Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 1986-07-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR .PASSEPORT -D Montréal, samedi 26 juillet 1986 Montréal DES HAVRES DE VERDURE HUGO LÉGER Collaboration spéciale ELLE court, elle court, la canicule.Sur les hauteurs béates du Mont-Royal, le mercure chatouille les 30° C.C’est le grand gala des glandes sudoripares.Montés des balconvilles en panne sèche et des chauds quartiers bétonnés, les Montréalais envahissent, comme leur propre jardin, les 201 hectares de la Montagne.On s’est refilé le même programme : soleil, verdure et farniente.Les points d’ombre se vendent à gros prix, et le ralenti est une condition de survie.Des corps à demi-nus, assoupis, groggys de soleil, n’attendent qu’un nuage pour sortir de leur torpeur.Près d’une table de pique-nique, un quatuor d’écureuils se paient un gueuleton aux frais de généreux touristes américains.Sorti de nulle part, un jogger, rouge comme un homard, vogue vers un destin apoplectique sur les flots verts de l’été.Plus haut, au Lac aux Castors — Ciel, un point d’eau ! —, des enfants se splishent-splashent à qui mieux mieux, sous le regard attendri de leurs parents.La Montagne ne ménage pas ses enchantements.À l’instar des parcs Hélène de Champlain-Terre des Hommes (où l'on trouve le plus grand arbre de Montréal, un orme d’Amérique de 30,5 m.), Maisonneuve et Angrignon (plus de 40 hectares), le Mont-Royal s'inscrit dans la catégorie des parcs métropolitains ou grands parcs urbains.Aménagé vers 1870, au coût de $ 1 million, par l’américain Frédéric Law Olmstead, le célèbre fondateur de la profession d’architecte du paysage (à qui l’ont doit également Central Park à New-York), ce luxuriant espace naturel reste encore et toujours la plus éloquente parade à l’urbanisation accélérée de la ville.C’est le parc-roi de la cité.Titre incontesté.Autour de ce vaste domaine, la Ville de Montréal compte 550 parcs aménagés, pour un convenable ratio de 2 hectares par 1000 habitants (ou 2,100 hectares/18,3000 hectares).Tous ces espaces verts sont peuplés de 190,000 arbres, dont les principales espèces sont l’érable argenté, le frêne de Pennsylvanie et l’érable à sucre.En ajoutant les arbres de rues (115,000), Montréal possède une moyenne d’un arbre par 3,5 habitants.Assez pour faire les singes ou jouer les pinsons en famille.Chaque parc a évidemment sa vocation.Prenons le parc Jeanne-Mance, sur le versant est du Mont-Royal.C’est le rendez-vous de tous les Maradona en herbe, des Lendl du dimanche et des Babe Ruth en goguette.Grecs, Portugais, Latinos, Antillais et Québécois y forment une faune unique, bigarrée — soudée par le — plaisir du jeu.De l’animation non-stop.C’est la grande marmite multi ethnique qui mijote à grand feu.Très sain bouillon de cultures, diront les Tiers-mondistes.Ce modèle de parc à vocation multiple, fortement répandu sur l’île (parcs Laurier, Villeray, Ahuntsic, etc.), est né au milieu du XXe siècle (période 1930-65).La population exigeant l’accroissement des services récréatifs et sportifs, les administrateurs municipaux conçoivent des 36 fe IBs * s; «UI9PK ; « >> * Photo Louise Lemieux Le parc Lafontaine, avec ses deux étangs, a tout pour séduire le promeneur.>.3 .'SA parcs intégrés dans un système d’es-aces verts multiples lié intimement la trame urbaine.Les jardins de plaisance cèdent donc le pas aux parcs publics dont les fonctions sont divisés selon les groupes et les âges.L’arrivée des récréologues confirme la tendance : standardisation des éléments de jeux, des aménagements et des installations, sans rapport évident aux conditions du site.C’est pourquoi, aujourd’hui, sur le territoire de la Ville de Montréal, les sportifs peuvent s’en donner à coeur joie : 21 piscines extérieures, 141 courts de tennis, 210 terrains de baseball et de balle-molle, 40 terrains de soccer, et 74 pataugeoires pour les plus jeunes.Mais si vos humeurs dérivent plutôt du côté de la détente, ne désespérez pas.Montréal a cela de fascinant qu’elle possède une diversité étonnante de parcs, témoins de l’évolution des conceptions en matière d’aménagement et d’urbanisme.Rescapés de l’expansion commerciale et industrielle de la fin du XIXe siècle auquelle ils devaient faire contrepoids, les squares de Montréal forment un patrimoine architectural de première importance.Ces îlots de verdure tranchent sur le béton et l’asphalte des quartiers résidentiels à forte densité de population ou des quartiers d’affaires où ils sont encadrés d’édifices commerciaux et institutionnels.Avec sa triomphante fontaine, sa vespasienne fleurie, ses petits jardins décoratifs et ses arbres centenaires, le Carré Saint-Louis est sans nul doute le plus connu et le mieux restauré de tous les squares montréalais.Mais il ne faudrait pas oublier les squares Molson, Delorimier, ou Georges-Étienne Cartier (Saint-Henri) qui conservent tout leur charme d’antan et gardent leur vocation de parcs de voisinage.Si l’on observe attentivement la carte de Montréal, une évidence saute aux yeux : le vert n’y est pas également distribué.Les quartiers anciens font généralement office de parents pauvres, mais les choses tendent à changer.Longtemps considéré comme une zone défavorisée en termes d’espaces verts, le quartier Centre-sud est aujourd’hui le lieu d’une profonde revitalisation.Épousant l’idée de récréation informelle et familiale dans un espace libre et ouvert, les architectes de paysage de la Ville y ont essaimé quantité de mini-parcs, à même les ruelles et les lots laissés libres par les feux ou les hangars démolis.Ces nouveaux aménagements constituent de très oxygénantes ponctuations dans une trame urbaine « tricotée serrée ».Faites un détour par les rues Dalcourt, Lartigue ou Saint-Christophe, vous y trouverez de petits bijoux de parcs, au desing soigné (pergolas, pavés imbriqués, fontaines, etc.).Pour les amants d’une nature plus sauvage, signalons l’existence des parcs régionaux, tous situés au pourtour de Tile de Montréal : le boisé de Liesse, le boisé de Saraguay (tous deux au nord de Montréal, en bordure de la Rivière-des-Prairies), le parc régional de Rivière-des-Prairies et le boisé de la Réparation (à la pointe est de l’île), Ces grands boisés recèlent une multitude d’espèces florales et fauniques que l’urbanisation n’a pas totalement entamés.La vrai campagne en ville.Mais parlant de sanctuaire écologique, c’est le Jardin botanique de Montréal qui remporte la palme.Haut la main.Troisième plus grand du genre après ceux de Londres et de Berlin, le Jardin possède plus de 26,000 espèces et variétés représentant la flore du globe.Orchidées, bégonias, Bonsai, Rhododendrons, pivoines, c’est à une fête de la vue et de l’odorat qu’invite ce charmant endroit.Soixante-treize hectares de délectation qui font honneur à son fondateur (1931), le frère Marie-Vieto-rin.Mais entre tous ces havres de verdure, ma préférence va à l’éternel parc Lafontaine.Il a tout pour plaire, le robuste nonagénaire (1888) : deux étangs où naviguênt de nobles cygnes, des sous-bois délicieusement ombragés, un Jardin des Merveilles rétro à souhait, des baseballeurs, des tennismen et des joueurs de pétanque plus vrais que nature, des enfants enjoués, que sais-je encore.Le parc Lafontaine, c’est le camping municipal de Test montréalais.On y débarque avec la famille, le chien, les chaises pliantes, le cooler, les sandwiches.Et avec toute la bon-hommie nécessaire à de mémorables pique-niques.Les balançoires font toujours la joie des enfants.Un cycliste se baladant au Lac aux Castors.En mortaise, des pensionnaires du parc Angrignon.1 Yn ¦4 * ’iWardain $ PAR PERS.TAXES EN SUS SUPPLÉMENT DE 100* D-2 ¦ Le Devoir, samedi 26 juillet 1986 LE DEVOIR .PASSEPORT Les terrasses, pour bien manger et bien.voir r.Photo Louise Lemieux I wissB mjm sKSgteSï / NOUVELLES FRONTIERES JE VOYAGE COMME JE VEUX AVEC NOUVELLES FRONTIERES JOSÉE BLANCHETTE Collaboration spéciale AU QUÉBEC, c’est au nombre de parasols que les jours de chaleur se comptent.Qui dit chaleur, dit sang chaud et il n’est pas coutume plus latine que celle de se transformer en voyeur sous les dehors négligés du spectateur.Montréal offre en pâture plus de trottoirs à brouter qu’aucune autre métropole en Amérique du Nord, simplement parce que se faire voir et dévorer des yeux fait partie de la culture latine au même titre que « saper » la mousse d’un cappuccino et engouffrer un jambon-beurre Regarder, c’est encore à la portée de tout un chacun, du plus blasé au plus exalté, on en fait son affaire pour pas cher, qui pour le sex-appeal du paysage, qui pour la compagnie des foules, qui encore pour rassurer son ego bien portant.Car la faune du béton hurlant de juillet prend parfois des allures de banboula avec pour musique de fond la pétarade des motards-moutons et comme parfum .Non, ce n’est pas du Chanel ! Il y a 10 ans on avait cru voir dans cette mode parasol le refuge de quelques artistes paumés cherchant un bol d’air sur le bitume des trottoirs repoussants.Depuis, chaque petit estaminet qui se respecte gruge ce qu’il peut du territoire municipal, de l’auvent jusqu’au parcomètre.Et on y troque au gré du vent le parasol de toile pour celui des nuages.Bien sûr, vous avez la vôtre, cette loge plein sud où les copains sont sûrs de pouvoir vous retrouver bon an, mal an.Ou alors vous avez déniché un de ces endroits reclus, tel un jardinet nippon dans un monastère zen et vous en faites votre sanctuaire de fin d'après-midi entre le boulot et les corvées.Grand bien vous fasse, mais sans pouvoir les nommer toutes, voici tout de même quelques parcelles d’ombre, et parfois d'eau fraîche, où le temps s'arrête et plus souvent qu’on ne le pense ! Rue Saint-Denis, bien sûr, la terrasse est devenue une seconde nature et si elles se valent toutes, la glus ancienne reste celle du Fau-ourg Saint-Denis.Ce grand aquarium qui fait le coin de la rue Emery est au premier rang de l’action, a cheval sur le terrain de jeu.L’été durant, les contorsionnistes.de tout acabit viennent s’y produire dans l’espoir d’une obole, tandis que les serveurs observent d’un oeil mauvais leurs miséreux pourboires jetés à la rue.Bébert, un vétéran sur la rue, 11 étés de terrasse, trois demi-finales Perrier (les courses de garçons de café) et deux courses à obstacles Pernod, commente nostalgiquement l’évolution de « sa » rue : « C’est plus parisien maintenant, avec tous ces cafés et l’animation, mais à l’époque ce n’était pas un repère de pushers ! Que des artistes et des étudiants.» Plus haut dans le hupper side, là où ont peut-être émigre artistes et étudiants, le Café Cherrier et sa terrasse très prisée des habitants du quartier, fait le coin des grandes artères.Tout près du cinéma Carré Saint-Louis existe un de ces nids à ciel ouvert, la terrasse de Babou, une bonne pâtisserie-bistrot du quartier.L’endroit est idéal pour les fringales nocturnes et les déclarations au clair de lune.En retrait et loin surtout de l’agitation voisine, on s’y retrouve au frais des feuillus sans l’ombre d’un regret pour la ville qui bat.Dans Outremont, La Moulerie a ouvert ses portes à la saison estivale.Ce petit resto coincé a presque doublé sa capacité depuis le mois de mai.Bien que les moules ne soient pas en saison, le cadre est charmant et les breuvages offerts très diversifiés, de plus la rue Bernard est devenue un après-cinoche idéal pour y relater les impressions fortes.Au centre-ville la mode est sur le toit.À l'Hôtel de la Montagne c’est côté piscine qu’on barbote autour d’un cocktail.Les serveurs beach-bums y circulent avec l’aisance d'hôtesses de l’air en plein vol.Et comme en avion, on vous sert votre boisson préférée dans un verre de plastique ! Un haut-parleur tonitrue des airs de dance-nrusic à tout va mais la vue sur les gratte-ciel de la ville est remarquable surtout au coucher du soleil, tantôt punch jamaïquain, tantôt hawaïen.À l'Hôtel Sheraton, la Sand-• wicherie du sixième étage offre une vue semblable avec le jardinet et la tranquillité en sus.Comme dans lé partere de vos meilleurs voisins, quand ils vous invitent pour l'apéro, on s’y sent un brin chez soi mais mieux servi.Un peu plus vers l’ouest, le Jardin du Ritz fait figure d’ancêtre en matière de terrasses.Les petits canards y pataugent gentiment dans la mare centrale en attendant le menu d’automne qui saura les apprêter.Les auvents striés de jaune et les serveurs bardés dans leurs vestons font tout autant partie du décor que ces petites filles enrubannées de rose qui jettent le pain aux canards.La comtesse de Ségur en mieux ! Dans le passage du musée, non loin, Il Cortile s’est aménagé une jolie terrasse intérieure que je recommanderais aux amoureux d'Italie, de lumière et de dolce vita.Carrément dans l’ouest, la ter- Photo CP rasse cachée du Normand Basque se réserve l’affection des gens du quartier.Cette cour intérieure offre une vue imprenable sur les cordes à linge voisines et on s’y retrouve presque Des terrasses, on en retrouve maintenant dans presque tous les coins de Montréal.Rue Bernard (photo ci-contre), rue Crescent (photo ci-dessous), ou rue Saint-Denis ne sont que quelques-unes des avenues qui sont devenues des lieux de rendez-vous privilégiés des Montréalais et des touristes.tiqjjSfÇk, en famille pour repasser son linge propre, disons ! Et à Westmount, la luxueuse épicerie Cinq Saisons offre aux passants de la rue Greene un choix de salades Photo CP diversifiées à picorer sur la terrasse en plein air et sur l’air d’un morceau joué par un joyeux quatuor de musiciens, bacheliers de l’Université McGill.Pour battre l’été avec mesure ! Hetsmsk Fête du Travail iptembre f Du 29 août au 01 septembre A Pêrtu de MM A 125* I fcv i i I b>V base 2 Tour de ville en français: 5$ Fête de l'Action de Grâce Du 10 au 13 octobre .•_ * • • •• Choir d hotels Times Square.Greenwich • Village.Central Park J.Ce prit comprend Y* • Transport en autobus de Montreal a New York et retour • Hebergement pour 2 nuits selon la base choisie • Taxes et trais de service a < l'hôtel • Représentant Tourbec ^0 « • 0B»0 • TOUMEC iÔÜTmÂÏ Nouveau Tounaac P ses «• Miloennotivi omit Montreal MM 100 US n»1Mnl »S«SS B» I* utc*» C D «I Pî MH 0 • 0 rounetc uttniaoou Utltnleui dun perms Ou Oi/ODec l),ur 2 personnes, petit déjeuner inclus.Réservations: (418) 665-6633.RICHBUEU / RIVE-SUP AUBERGE HANDHELD: Dans un cadre enchanteur, nichée au coeur de la vallée du Richelieu.auberge accueillante avec vue sur la rivière.Membre du .Country Inns and Back Roads.Charme et tranquillité font notre réputation Réunion d'affaires et Plan Américain pour groupes.50 chambres si 8 salles de banquets st réunions.Chambra à partir de 45$ pour 2 personnes Tous les dimanches de 10h A 15h Brunch Québécois: adultes 12$.enfants 71.De 4h à la fermeture, buffet du dimanche soir au coin du feu adultes 14,75$.entants 8.75$.Ouverture de notre Bateau-Théétre l'Escale dés le 17 juin Saint-Marc-sur-RIchelieu J0L 2E0.(514) 584-2226 4 H0STELLERIE US TROIS TILLEULS: vière Richelieu sous le toit d'une demeure d'un autre Age.Paisible et confortable.Restaurant de renom, jardin-terrasse, 21 chambres avec balcon.Tél.: 584-2231.— ^""'V ¦ AUBERGE DU PORTAGE: KæaSW»-».santé.Bain de boue de tourbe.Les plus beaux couchers de soleil, le calme, le re-oos et la bonne table.Auberge sympathique, 47 unités, chambres, motels, cabines.plage, piscine, sauna, tourbillon.P.A.(3 repas) 45$ par jour p.p., 275$ par semaine, p p., occ.dbl.(418) 862-3601.POUR LE PLAISIR DES VALISES! RIVIÈRE-DU-LOUP, 418-862-3514 • Ouvert à l'année • Pavillon da neuf chambres un séjour- .bien mijoté Les Chaumières Bortneuvicnnca inc.Ou nouveau à i t .jk découvrir Un réseau feuJz d* charmantes petites •£-4$ 4 • Chaumièrss dans la Grand Portnsul a Venez apprécier notre Ans cuisine â quelque» minutes d* Québec Table d'Hôts: 15,BS$ Mot scthrléé»: voile sur Is fleuve, golt.tsonls.planch* â voit* Information: 300 Routs 118, Contenté, •lèg# «octal.Ctt Portnsuf, Québec, 08A ILS Tél.: 1-418-28S-1331 $099 Bout.Fossambsutt Bée-Csthertrv-de-ls Jacques Carter Tél.: 1-419-878-2751 1 Jui fierai mfitudtsnav LE DEVOIR .PASSEPORT Le Devoir, samedi 26 juillet 1986 B D-5 Apprendre la voile en pleine ville ROBERT CHOQUETTE Collaboration spéciale FILER à vive allure en tentant de maintenir l’équilibre précaire du voilier; garder ses voiles bien réglées; prévoir les sautes d’humeur du vent et surtout bien coordonner ses gestes avec ceux de l’équipier au moment des virements de bord: telles sont quelques-unes des techniques qu’on pratique à l’école de voile du lac des Régates à l’Ile Notre-Dame.Juste à côté, à un kilomètre environ, se trouve le Bassin olympique, où l’on peut aussi, en été, pratiquer les sports d’aviron: kayac de vitesse, aviron sur skiff en simple ou en double et canotage.Ces deux activités se déroulent sous l’égide du Club nautique et de plein air de Montréal, une structure administrative montréalaise qui en assure la gestion.En parcourant l’Ile Notre-Dame, on éprouve une curieuse sensation qui provient sans doute du contraste entre un certain isolement qu’on y trouve et la proximité du centre-ville, qu’on sent grouiller à dix minutes de là.L'îlot de verdure n’a rien de naturel : on se souvient que cette île a.jailli du fleuve, il y a une vingtaine d’années, afin d’accueillir l’exposition universelle de 1967.Coincée entre la Voie maritime du Saint-Laurent et l'Ile Sainte-Hélène, plus connue et plus authentique, l’Ile Notre-Dame, toute artificielle qu’elle soit, offre ce curieux paradoxe de fournir un lac et des rivages accessibles aux Montréalais, ces insulaires orphelins qui n’ont, nulle part ailleurs, un « bord de l’eau » où tremper le gros orteil.L’origine de l’école de voile comme tel remonte à 1976.Les responsables de la division des sports de la Ville ne voulaient pas que Montréal soit en reste sur les autres grandes villes canadiennes.Toronto possédait déjà son école de voile, tout comme Kingston, Halifax et même Winnipeg.On voulait doter la métropole d’une école modèle tant par le choix du site que par l’organisation des cours, la variété des bateaux et des formules offertes.On ne recula devanj aucune innovation: cette école est la première au Qué- -, — VZr*-.¦ ¦ : ' Les jeunes peuvent également s’initier à la planche à voile au Club nautique et de plein-air de Montréal, au lac des Regates —- ~ bec à s’être dotée d’un simulateur pour pratiquer les virements de bord ! On accueillait les premiers stagiaires au printemps 1977.Désormais petits et grands pourraient s’initier à la voile, trop souvent perçue comme inaccessible et inabordable.Assez curieusement, l’école connut des débuts assez décevants: les prix excessivement bas et l’inexpérience du personnel en ont fait hésiter plus d’un.Mais avec le temps, les choses sont rentrées dans l’ordre de sorte que l’école de voile du lac des Ré- gates est l’une des rares à avoir résisté au déferlement de la planche à voile qui entraîna une diminution marquée du nombre d’adeptes du dériveur.Elle se situe aujourd’hui parmi les premières au Québec au plan de la fréquentation.C’est d’autant plus étonnant que Montréal n’abrite plus aucun port de plaisance depuis que la Ville a décidé de fermer la marina de la Ronde en début de saison.En ces-temps où la faveur populaire penche du côté des gros voiliers habitables, il peut sembler un peu étrange de s’initier à la voile sur de minuscules dériveurs.C’est pourtant la méthode la plus appropriée pour acquérir une grande maîtrise de la conduite d’un voilier et des manoeuvres qu’on doit y effectuer.Les voiliers de taille supérieure conviennent mal aux apprentissages de base à cause de leurs réactions plus lentes, moins franches.Après tout qui songerait à apprendre à conduire une voiture en commençant sur un autobus! Tel est l’esprit qui guida l’école à ses débuts: permettre aux citadins de se familiariser avec la voile et leur donner la possibilité de naviguer sur des voiliers aux caractéristiques diverses: dériveurs en solitaire, voiliers pour deux personnes, catamarans.Aujourd’hui la flotte comporte des modèles forts différents : Code 40, Sunfish, Bombardier 4.H, Laser.On accueille des groupes composés de douze personnes pour des cours d’une duree de neuf heures, en trois séances distinctes, le jour, le soir ou en fin de semaine.Il en coûte $ 45 par personne aux citoyens de Montréal âgés de plus de quatorze ans.Aux moins de 14 ans, on offre aussi des leçons sur Optimist.Il s’agit d’un merveilleux petit bateau conçu spécifiquement pour l’initiation des enfants à la voile.D’ailleurs on ne saurait trop recommander aux parents qui pratiquent déjà la voile d’y inscrire leurs moussaillons.Les enfants apprennent très rapidement la conduite d’un voilier pour peu qu'on leur en laisse la chance.A la suite de ces cours, ils deviennent des équipiers fort appréciés surtout lorsque les grandes personnes sont appelées d’urgence à des manoeuvres délicates.Ces cours d’une durée de six heures s’adressent aux plus de cinq ans et coûtent $20.A l’école de voile du lac des Régates, on n’a pu échapper à la forte demande de la part des véliplanchistes.On leur propose donc des cours d’une durée de six heures, au coût de $ 50.Pour un léger supplément, on fournit aussi les combinaisons isothermiques.Des cours d’initiation à l’aviron, au kayak et en canot-camping sont également offerts.Ces cours obtiennent d'ailleurs un tel succès qu’ils seront prolongés en septembre : pour l’aviron, il y aura deux sessions de 12 heures chacune ($ 35) les 8-9-10 11 et 15- 16- 17-18 septembre; pour le kayak, il y aura trois sessions de neuf heures chacune ($ 30) les 2-3-4,9-10-11 et 16- 17- 18 septembre; et pour le canot-camping, il y aura trois sessions de six heures chacune ($ 20) les 2-3,9-10 et 16-17 septembre.On peut aussi louer un voilier au Club nautique et de plein air de Montréal.Pour plusieurs, la location constitue une alternative intéressante quand on ne peut se payer le luxe d’acheter son propre bateau.Sans compter qu’on peut se rendre au lac des Régates en métro.De la station Ile-Saint-llélène, on marche une quinzaine de minutes via le pont du Cosmos.Vingt dollars suffisent pour une ballade de deux heures en catamaran sur le lac des Régates, d’une longueur d’un kilomètre et demie.Une planche à voile se loue pour $ 8 l’heure.C'est peu pour s'offrir une virée sur les ailes du vent, juste à côté du fleuve Saint-Laurent avec, en prime, les gratte-ciel de Montréal en fond se scène.Pour se renseigner ou s’inscrire à l’école de voile: 872-3374.télévision du samedi on un clin d*ocil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21hOO 21h30 22h00 22h30 23h(M) 23H30 QOIiOO Super-écran First-Choice Téléjoumal Q O CBFT (R.-C.) Montréal 18h05:t .S.A Une fenêtre sur le monde Baseball Ligue Nationale : Expos es Reds Ou en cas de pluie : La haleine du bout du monde ou Ma femme s'appelle Reviens Festival Inter, Jazz de Mil.Téléjournal p Sports 20h 35 - Cinéma : Coup de tête -Fr.78 Avec Patrick Dewaere, France Dougnac et Jean Bouise CTD WCAX (CBS) Burlington Ne»s(lh.) Star Search We’re puttin on the Rita Movie : Stormin ’ Home —É.-U.1985 P Avec Gil Gerard, Lisa Blount et Emily Moultrie News Movie: The Suicide's Wife Am.79 Avec Angie Dickinson C5~) WPTZ(NBC) Plattsburgh News Solid Gold The Facts of Life She’s with Me The Golden Girls Me & Mrs.(’ • Remington Stee Je News Saturday Night Live CBMT(CBC) Montréal CBC News Q Heritage Theatre National league Baseball : Expos r.v Reds Way ne & P Shuster Front Page P Challenge The National Ç Newswatch ! 23H45 — Cine 6 : Will There Really he a Morning ?QD WMTW (ABO Auburn News ABC News Q Star Search DifTrentt?Strokes Benson P Movie : Wanda Nevada —.Ê.-U.1 Avec Brooke Shields et Luke A 979P .skew News ABC Newsp The Benny Hill Show Solid (fold tifol CFTM (TVA) Montréal lci Montréal Paul et les jumeaux CHiPS Festival Fiction : Cerveau d’acier —É.-U.1969 Avec Eric Breaden, Susan Clark et Gordon Pinsent Science & Technologie Sur la colline Nouvelles IV A Sports Cinéma : Matricule .173 —Am.73 Avec Gilles Budin, M.Gibet ffR CFCF (CTV) Montréal Pl,lsc Alouettes *86 Gimme a Break! Check it Out! Magnum, P.l.CFU Football : Toronto Argonauts vs Saskatchewan Rough Riders CTV News p Pulse (17) CIVM (R.-Q.) Montréal 17,130 : Nova Maya l’abeille Hollywood Spectacle de Barbara à l’Hyppodrome de Pantin Theodor Chindler (3e) L’Odyssée des juifs marocains — — ' (22) WVNY (ABC) Burlington ABC Nem ^ Barney Miller lifestyle of the Rich and Famous DifTrent P Strokes Benson P • Movie : Wanda Nevada -É.-U.1979 P Avec Brooke Shields et Luke Askew ABC Newsp News 22 23h 25 : The Ix> ve Boat /•— Polka Dot (24) CICO (TVO) Ontario _ The Stationery Ark Doctor Who Canadian Short Stories 1 _ Movie : Three (iodfathers —É.-U.1949 Avec John Wayne, Pedro Armendariz et Harry Carey jr.21h 50 :Con- versations Movie : The Bravados —É.-U.1958 Avec Gregory Peck, Joan Collins et H.Silva Conversations (i*X\ Wild Ame- Q (33) VERMONT FTV (PBS) Cats & P Dogs All Creatures Great and Small To the Manor Bom Yes, Minis- ter Front Row Feature : Mr.Smith Goes to Washington -Ê.-U.1939 Avec James Stewart, Jean Arthur et Claude Rains 23hl5 - Movh Am.1945 Ave'- t : The Shop around the Comer m o.ii 3t james Stewart /-¦V 30 millions (99 J TVFQ (télévision française) d’amis Des chiffres et des lettres 18h 50 : Infovision 1 es jeux de 20 heures la chance aux chansons Le Jeu de la vérité : Michel Piccoli Téléfilm: Histoires Vécues 23h20 : Coco- ricocoboy l/C Journal Radio-France Internationale Télévision Payante 17h — Cinéma : Rire Droite Rire douche (Drame) Cinéma : l.’ultime attaque (Drame de guerre) Movie : Door to Door (Drame) - Movie : Breaking All the Rules (Comédie) Cinéma : Ramho II, la mission —É.-U.1985 Avec Sylvester Stallone, Julai Nickson et Richard Crenna Movie : The Heavenly Kid (Comédie fantaisiste) Movie : The Wild Life (Comédie) 22h45 — Cinéma : Marche à t'omhre (Comédie) Oh 15 : Exterminateur 2 Oh 15 : Perfect (Com dram ) l.2i télévision du dimanche en un elin d'oeil 18h00 18H30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23H00 23h30 OOhOO tFl CBFT (R.-C.) Montréal Télé journal P 18h01 : Documentaire Can.Paul.Marie P el les enfants les Beaux Dimanches : Pour une chanson 20h3S:Leq Téléjournal l,es Beaux Dimanches : 3 Châteaux au Portugal IjCs Beaux Dimanches : Mariage Blues 23h 20 : Sports 23h 35: Ciné-Club Volpone —Fr.41 f3~) WCAX (CBS) Burlington News Benson P 60 Minutes (Information) Murder, She Wrote P Movie : Missing Children : a Mother's Story—É.-U.1982 P Avec Mare Winningham, Polly Holliday et Janet Wyatt News 23h 15 : Star Track (~5~) WPTZ (NBC) Plattsburgh Focus’86 Puttin on the Hits Wheel of Fortune Jeopardy Dalton’s Code of Vengeance Movie : CA.T.Squad -E.-U.1986 p Avec Joseph Cortese, Steven W.James et P.Charbonneau Championship Wrestling The Dukes of Hazzard 0 CBMT (CBC) Montréal Wonderful World of Disney p Fraggle P Rock The Beach- P combers Seeing Things p The Return of Sherlock P Holmes The National P Venture Newswatch The Alfred Hitchcock Hour (3D WMTW (ABC) Auburn News ABC News P Disney Summer Classics : Herbie Rides Again —É.-U.1974 P Avec Helen Hayes, Keenan Wynn et Ken Berry Movie : For Lovers Only —Ê.-U.1982 p Avec Debra Raffln, Andy Griffith et Sally Kellerman News ABC News P Dempsey & Makepeace fffïj CFTM (TVA) Montréal lci Montréal Ia‘ Village de Nathalie Peau de banane En chansons.Nicole Martin Cinéma : Rêves de gloire —É.-U.1974 Richard Thomas et Michael Brandon Société 86 Contexte Nouvelles TVA Sports Fn toute amitié Dan August IB CFCF (CTV) Montréal p,,lst’ F.xpo 86 Welcomes.Entertainment this Week Mini-Série : Mistral's Daughter (1ère /3) Ç Avec Lee Remlck, Stacy Keach et Stefanie Powers CTV News 23h 21 : Pulse Scarecrow P & Mrs.King rqray Pèche à la (17) CIVM (R.-Q.) Montréal ligne Pinocchio les intrépides : L’express de l'Atlantique Media Mag Téléfilm : 50 ans de cinéma avec Life 22h40 : La grande sortie (22) WVNY (ABC) Burlington AB( Ncws 9 Omaha's Wild Kingdom Disney Summer Classics : Herbie Rides Again -É.-U.1974 p Avec Helen Hayes, Keenan Wynn et Ken Berry Movie : For Loren Only —É.-U.1982 P Avec Debra Raffin, Andy Griffith et Sally Kellerman ABC NewsP News 22 23h 25 : Jim & Tammy Was 1 *¦ Robinson (24) CICO (TVO) Ontario Sujssc L'eau et la vie À votre Service Au nord du 60°: dest.incertaine Les Prix Nobel Cinémas & Cinémas : Le Mur —Fr.1983 Avec Tuncel Kurtiz, Ahmet Ziyrek et Nicolas Hossein l-agardère (33) VERMONT ETV (PBS) Firing Line Odyssey Evening at Pops Masterpiece Theatre P The Flames Trees of Thkka (4e) The Heart of the Dragon p Masterpiece Theatre P (reprise de 21 h.) Heart of p tlie Dragon 1 */i|*fl|p npe (99) TVFQ (télévision française) fans 18h 45 : A nous deux Télé-Série : Grand Hôtel (2e 16) Résister ou les captives Apostrophes : Claude lévi-Strauss d'Aigucs Mortes 22h 45 : Musicalement l>e Journal Radio-France Internationale i HH 1 Super-écran 17h 15— Cinéma : Harry Tracy (Western) I9hl5 — Cinéma : Besoin d'amour (Drame psychologique) Cinéma : 1.homme de Majorca —Suédois 1984 Avec Sven Wollter et Tomas von Bromssen Cinéma : l.e projet Brainstorm (Science-Fiction) First-Choice Movie : Dots and Bunny (Dessins animés) I9h 15 — Movie : Little Treasure (Drame sentimental) Movie : Pale Rider — Ê.-U.1985 Western avec Clint Eastwood Movie : American Ninja (Aventures) 1 D-6 M Le Devoir, samedi 26 juillet 1986 LE DEVOIR .PASSEPORT TERRASSE DU CASTILLON À la recherche du temps perdu K I n La Terrasse du Castillon offre une escapade hors du temps.LE MANOIR DE NEUVILLE Une bonne table, un beau décor JACQUES COULON Collaboration spéciale L’UNI) ES plaisirs du voyage, et sûrement pas l’un des moindres, c’est de trouver au bout de la route, dans une région où l’on n’était encore jamais venu, un endroit qui soudainement nous emballe.C’est un peu ce qui nous est arrivé en découvrant, dans un coude de la petite route 138 — un peu passé le village de Neuville, en direction de Québec — une belle demeure entourée de grands arbres, située juste en bordure du fleuve, à moins de 500 mètres du petit port de plaisance.Au loin, on aperçoit le pont de Québec et, sur la rive sud, haut perchés sur les falaises abruptes, les villages de Sainte-Croix et de Saint-Antoine-de-Tillv.Comme plusieurs auberges de campagne des plus sympathiques et vraies, le manoir en question eut une longue histoire d’échecs et de demi-succès jusqu’à ce que les propriétaires actuels, Jean-Claude et Diane Tremblay, en fassent l’acquisition en mars 1985 et commencent à rebâtir sa réputation.Avec toutes les difficultés que l’on sait pour ce genre de petite entreprise .Bref, voilà un endroit avenant, confortable, où le personnel est courtois et les propriétaires dévoués au possible, établi de plus au coeur d’une région magnifique en été, ces opulentes terrasses naturelles qui longent le Saint-Laurent, de Portneuf à Saint-Augustin.L’intérieur du manoir est bien disposé : salon aux belles boiseries de chêne, confortablement meublé, longue salle à manger (dont une section en terrasse couverte) donnant directement sur le fleuve.Tables bien dressées, plantes vertes, toiles d’artistes régionaux.On peut observer le mouvement des bateaux sur le fleuve tout en prenant son repas ou en sirotant un apéro.Les six chambres actuellement disponibles au premier étage ont toutes été rénovées.Quoique meublées simplement, elles sont claires et confortables, équipées chacune d’une salle de bain.Pas de téléphone ni d'appareil de télévision, du moins pour le moment.Il semble d’ailleurs que les clients qui viennent ici pour se reposer, ne s’en plaignent pas.Des fenêtres, on peut contempler le fleuve.Le soir, à marée basse, des centaines de gros rochers ronds émergent lentement de cette immense prairie marine.La nuit, le ressac vient battre les longues pierres plates de la grève.Le manoir dispose aq sous-sol d’un bar et d’une grande salle de réunion bien aménagée, prolongée par une terrasse en plein air pour les belles &§£ r» Photo Jacques Coulon Le Manoir de Neuville, situé en bordure du fleuve.journées d’été ou d’automne.Ce qui sort des cuisines est appétissant, bien présenté dans l’assiette.Au menu quotidien et à la carte, des plats classiques ou plus exactement de ceux que l’on rencontre le plus souvent, tels le carré d’agneau, la sole meunière, le magret de canard au vinaigre de framboises, le filet de doré.Mais on offre aussi du saumon, du flétan aux poireaux et aux amandes, une escalope de veau aux oranges bien réussie.Knfin, un brin d’imagination et de fantaisie qui aiguise le plaisir de passer à table.Les desserts sont particulièrement soignés et la cuisine en général, nous dit-on, ira encore en s’améliorant.Le pain frais provient d’un boulanger de Neuville.Comme tous les aubergistes des régions un peu éloignées, les Tremblay ont parfois de la difficulté à trouver des produits qu’ils aimeraient servir.Ce problème du ravitaillement, de l’abondance et de la variété des produits est d’ailleurs connu de l’ensemble de la profession hôtelière et pas seulement des petites entreprises.La carte des vins présente un choix honnête, et surtout peu coûteux.Vins d’Alsace, bourgogne, Bordeaux, côtes du Rhône et de bons beaujolais (Brouilly, Morgon, Julie-nas) autour de $ 27 à $ 30 la bouteille.Le brunch du dimanche, copieux et varié, est à $ 11.95 et, pour dîner à deux, avec un vin moyen, il faut compter environ $ 60-65 avant taxe et service.La salle à manger, sauf pour le petit déjeuner, est ouverte de 11 h 30 a 15 h et de 17 h 30 à 22 h environ.Neuville, qu’on appelait jadis Pointe-aux-Trembles, est un vieux village agricole où l’on trouve de splendides maisons et une église intéressante.On peut jouer au golf et au tennis à proximité de l’auberge, faire de la planche à voile près du petit port de plaisance.Pour les amateurs de randonnée, la Station forestière de Duchesnay n’est qu’à une douzaine de kilomètres au nord, passé le village de Sainte-Catherine.L’établissement et ouvert toute l’année.MANOIR DE NEUVILLE, 469, route 138, Neuville (environ 28 km de Québec.Sortie 281 de l’autoroute 40.Tél.: (418) 876-2424.La direction accepte les principales cartes de crédit.LA BONNE TABLE JOSÉE BLANCHETTE Collaboration spéciale DIGNE de Proust en effet ! Une exquise mise en scène début de siècle.L’entre-deux-guerres dans les jardins de Neuilly, Auteuil ou Passy.Le goûter sous la tonnelle, ces dames à jouer de l'ombrelle, les jeunes garçons empêtrés de leurs canotiers et les petites filles, blanches, comme des images.Ces messieurs, gilets ouverts sur leurs chemises de popeline, à jauger le parcours de croquet derrière leurs monocles.D’un coup de maillet adroit ils ont pris la situation en main.La bonne, toute bonnet et dentelles, expédiant les enfants et leurs cerceaux encombrants.L’hôtesse sculptée dans le vernis de la politesse, versant le thé fumant dans la porcelaine fleurie.Et les madeleines encore tièdes laissant échapper leur parfum gourmand, véniels coquillages au beurre, boursouflés comme une huître, saupoudrés de sucre fin, une poudre blanche sur laquelle les dents font des traces.Les lèvres en ventouses les fillettes trop sages en auront des coliques tout l’après-midi, les garnements en chaparderont dans leurs poches pleines de menus larcins.Et ces dames aux mines resplendies minauderont en susurrant que c’est bon.Rèvenons au XXe siècle (et pourtant nous y étions), celui des gratte-ciel, des arbres transplantés, des ruisseaux ensemencés, des pelouses engraissées, des serviteurs syndiques .Et quoi encore ! Remontons le temps à bord d’un ascenseur jusqu’au terminus du 17e étage, direction terrasse du Castillon, Hôtel Bona venture.Digne de Proust en effet ! Une escapade hors du temps (du manque de temps pour plusieurs) sur les toits du centre-ville.Un crochet dans l’histoire sans le costume d’époque mais avec tout le décorum.Un rêve à l’heure du midi comme seules les grandes villes savent en donner à leurs inconditionnels.Un nid haut-perché à l’écart des klaxons, une brise de vert inconnue des pollutions.À l’ombre des jeunes filles en fleurs ! Des arbres encore adolescents jettent une note fraîche sur un ruisseau d’eau limpide.Des poissons orangés y coulent des jours tranquilles.Les tables-parasols attendent le soleil plombant de pied ferme.Un carré de pelouse rase, non loin, évoque le jardin, le croquet, les anneaux, les jeux digestes de l’après-repas.Des serveurs en culottes corsaires et aux socquettes noires sont attachés à cette cour peu banale qui patauge entre deux eaux : le déjeuner romantique et le lunch d’affaires.La carte déroule sa prose coquette, un saumon mariné à l’encre de coré-gone, des aiguillettes de faisan sous voile de cristal.La soupe du jour était un excellent velouté chaud (servi tiède) à base de fromage cheddar.Pour le saumon marine, soit, on connaissait l’encre de pieuvre ou de seiche.Celle de co-régone dans la marinade d’un sau- (•ASTRONOMIE RESTAURANT • Buffet • Dîner d'affaires • Table d'Hôte • Musique et danse • Réceptions de tous genres Rés.: 381-5490 381-8979 8625, Boul.St-Laurent .Montréal, Qué.ht h JMucljdte «MOULERIE» Festival de la Moule & Frites incluant Bière en fût 6.85$ Bar et Terrasses extérieure et intérieure 3706 St-Denis Rés.: 845-7632 PT:;T.; '.- O fe0Oet
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.