Le devoir, 28 juin 1986, Cahier C
INTELLIGENCE .fRTIFICIF.lLSE m h i if h es I.MSAtOXt MICHEL GERMAIN L’INTELLIGENCE ARTIFICIEUSE ['HEXAGONE ESSAI COLLECTION Positions philosophiques DIFFUSION: Québec livres La dignité de l’homme tragique JEAN ROYER 2UAND ANDRÉ FRÉNAUD fait paraître Les Rois mages, en 1943, la poésie française de changer.Une voix nouvelle porte « la dignité de l’homme tragique » jusqu’au déchirement.Avec Frénaud, la poésie n’est plus seulement une affirmation révolutionnaire ou une beauté magique comme chez les surréalistes, mais elle fait voir les chemins ouverts de la douleur d’être jusqu’au chant.La « victoire » relative du poème est sans cesse remise en cause par le non-poème.C’est-à-dire que le poète reste toujours conscient des limites de sa poésie, qui épouse sa condition d’homme et son insatisfaction d’êtrç.Née entre l’échec de la révolution russe et la découverte des charniers nazis, la poésie de Frénaud ne se fait pas d’illusion.Elle ne rêve plus de la perfection du monde mais elle poursuit un itinéraire qui veut tenir l’homme à la hauteur de l’homme.Le poète se met en quête de « la douceur errante » de la vie.« Se niant lentement, s’élève/ un homme porte-lumière», écrira-t-il.Aujourd’hui, André Frénaud est devenu un poète majeur de la litté- rature française.Héritier à la fois de Baudelaire et Rimbaud, il est bien, comme l’a écrit Michael Bishop « une des voix les plus démystifiantes de la poésie française ».Son oeuvre, depuis Les Rois mages (1943) jusqu’à Haeres (1982), publiée chez Gallimard, a exercé une grande influence sur les meilleurs poètes de notre temps.Frénaud vient d’ailleurs de recevoir de la France le Prix national de poésie.La revue Sutflui avait rendu l’hommage d’un numéro (39-40) sur son oeuvre.Des jeunes poètes lui exprimaient leur reconnaissance dans le numéro 455 de La Quinzaine littéraire, en janvier dernier.La Maison de la Poésie de Paris, dirigée par son premier éditeur, Pierre Seghers, lui consacrait en mars dernier une exposition admirable.Il semble que l’oeuvre de Frénaud, avec ses longs poèmes et l’ampleur de son souffle, puisse prendre enfin sa place dans un paysage littéraire où s’estompent le fragment et l’aphorisme.« Rarement on aura conjugué la lisibilité et la complexité avec tant de force », écrit Gérard Noiret.« Il représente à mes yeux, les temps étant ce qu’ils sont, la seule modernité qui ait encore du sens », dit à son tour Yves Bonnefoy.André Frénaud est arrivé tard à la poésie.Son premier poème lui est venu en 1938.Il avait 31 ans.Formé aux lettres, au droit et à la philosophie (celle des Allemands et des agnostiques), il était surtout attiré par une sorte de socio-psychanalyse, dans son travail de pensee.Le poète explique, dans son livre d’entretiens avec Bernard Pingaud, Notre inhabileté fatale (un des plus beaux livres qui soient sur la poésie), sa renaissance en poésie.Son premier poème, « Épitaphe », contient déjà cette voix et ce ton qui allaient devenir siens, en même temps que sa poétique de l’échec et sa quête ontologique : « Quand je remettrai mon ardoise au néant un de ces prochains jours il ne me ricanera pas à la gueule Mes chiffres ne sont pas faux ils font un zéro pur Viens mon fils dira-t-il de ses dents froides dans le sein dont tu es digne Je m’étendrai dans sa douceur.» Né en 1907 à Montceaux-les-Mines, André Frénaud se retrouve lecteur de français à Lwow en Pologne.Il voyage jusqu’en 1939.Puis, fait prisonnier, il reste en captivité de 1940 à 1942 et il commence a écrire les poè- mes des Rois mages sur le papier de sacs de ciment qu’il devait transporter.Il envoie ses textes à Pierre Seghers qui les publie.On y entend la voix irrésistible du prisonner de Brandebourg, travailleur forcé de son destin et de celui des autres :« Je suis sur ma pelle tendu vers le cou-chant/Le sable coule de mon visage », écrit le poète.« Cette poésie ne se conte pas d’histoire », me disait un jour Gaston Miron, avant de m’introduire chez son ami Frénaud.« Elle est riche par le commun langage qu’elle travaille mais aussi par sa lucidité.C’est une poésie du combat de l’homme contre lui-même.Elle porte l’espérance déçue que l’homme soit à la hauteur de l’homme.Et pourtant le poète ne perd jamais foi que l’homme un jour soit pleinement un homme.» Me recevant dans son appartement de Paris, André Frénaud nuancera ce jugement, au cours de l’entretien chaleureux qu’il accordera au DEVOIR et où, de sa voix grave et roulant ses éloquents « r » de Bourgogne, il me répétera son respect et son exigence pour la poésie et pour les hommes qu’elle parle.Cette poésie est faite d’une luci-dité intransigeante, d’une honnêteté Suite à la page 5 ANDRÉ FRÉNAUD LE DEVOIR CULTUREL CAHIER Montréal, samedi 28 juin 1986 LANAUDIÈRE Un été tout en musiques CAROL BERGERON IL SERA QUESTION ici du festival d’été de Lanaudière, et non de celui de la ville de Joliette.Fernand Lindsay, son directeur artistique, tient à cette précision, car « le festival doit couvrir la région et la région désire y participer de plus en plus ».À sa neuvième saison, qui s’est ouverte jeudi avec le pianiste québécois Louis Lortie jouant Liszt, cet événement musical a pris une telle envergure que l’on va le doter, pour son dixième anniversaire, d’un toit principal, « un site du genre de ceux de Tanglewood dans le Massachusetts ou de Saratoga dans l’État de New York, explique Fernand Lindsay, dont la salle contiendra 2,000 places sous une toiture.Cette salle s’ouvrira sur une pelouse en amphithéâtre afin d’accomoder, à l’occasion, entre six et huit milles personnes de plus.On travaille déjà sur les plans et Joliette nous a donné un magnifique terrain en bordure de la ville, à cet endroit où ont eu lieu les compétitions de tir à l’arc lors des Jeux Olympiques de 1976».bn apprenait jeudi que le gouver nement d’Ottawa a confirmé sa par ticipation, jusqu’à 32.5% des coûts d’immobilisation, dans la construe Le guitariste Alexandre Lagoya et le flûtiste Jean-Pierre Rampai.tion de cet amphithéâtre de Joliette, dont le coût d’ensemble atteindra la somme de $6.2 millions de dollars.Le maire de Joliette, de son côté, déposait jeudi une subvention d’un peu plus d’un million dans ce projet qui, dès lors, est mis en oeuvre.Comme on le constate, le Festival d’été de Lanaudière a maintenant le vent dans les voiles.Cette remarquable réussite, Fernand Lindsay, « le père Lindsay » comme on l’appelle, refuse d’en accepter seul tout le crédit.Il tient à rendre hommage à l’extraordinaire travail de certains Clercs de Saint-Viateur qui l’ont précédé et qui lui ont ouvert la voie.Les pères Lucien Bellemare et Rolland Brunelle ont jeté les bases et construit ce qui maintenant est devenu l’un des plus ardents foyers de l’activité musicale au Québec.Rappelons que, pendant l’année, le CEGEP Joliette-De Lanaudière accueille trois orchestres de jeunes musiciens.Par ailleurs, le camp musical de Lanaudière reçoit, depuis 1967, garçons et filles âgés de huit à 16 ans sur les bords du lac Priscault, près du village de Saint-Côme.Pour ce camp musical, il est également question de construire une salle de concert et d’autres bâtiments pour l’été prochain.Devant cet essor de l’activité musicale, et du festival en particulier, les hommes d’affaires et les administrateurs municipaux ont tout récemment déclaré « sol de musique » la ville de Joliette.Ils n’ont d’ailleurs pas été les seuls à constater les effets positifs sur l’économie de la région puisqu’une chaîne hôtelière importante songe à s’y installer.On a le sentiment que tout le monde s’est mis au diapason de la musique .et pas n’importe quelle musique.Centrée sur « la belle musique, la musique classique », comme dit le père Lindsay, la programmation du festival veut cependant éviter l’élitisme.« Notre préoccupation constante est d’élargir le public qui va au concert ».Ainsi, quand le festival se déplace dans les églises de Lanaudière, il se fait attentif aux attentes des populations qu’il va rencontrer.Ces petits villages aux si belles églises n’attirent pas encore les foules de l’extérieur de la région, et les amateurs de grande musique n’y sont pas nombreux.C’est pourtant la qu’on pourra entendre les pianistes français Éric Berchot et François-René Duchâble, l’Ensemble Claude-Gervaise et le quatuor polonais Wi-lanowski.Cette série des mardis débutera dans l’église Sainte-Geneviève de Boucherville par la présentation, le premier juillet à 20h30, de La flûte enchantée de Mozart (en version concert) avec les chanteurs de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal et l’Orchestre Métropolitain sous la direcion de Raffi Armenian.Les grands concerts de prestige auront lieu dans la salle Rolland-Bru-nelle du CEGEP et dans la cathédrale de Joliette, tous les jeudis, du 26 juin au 21 août.Des interprètes aussi connus que le flûtiste Jean-Pierre Rampai (3 juillet) ou le guitariste Alexandre Lagoya (10 juillet), la mezzo-soprano Marilyn Horne (17 juillet) ou la soprano Renata Scotto (21 août) feront sûrement salle comble, et cela en dépit du prix relativement élevé des places.Pour le concert de Mme Horne, un billet coûtera la jolie somme de $50 : « C’est du luxe de s’offrir une si prestigieuse cantatrice dans une salle de 900 sièges, lance le père Lindsay.Dans un lieu comme celui que nous aurons Tan prochain, nous aurions pu éviter cela».Dans cette même série, la soprano Wilhelminia Fernandez reviendra le 14 août.Cette année elle chantera le rôle de Marguerite, aux côtés du ténor André Jobin et de la basse Pierre Charbonneau, dans une version concert de l’opéra Faust de Gounod.La Ci-dessus le haubolste suisse Heinz Holliger, et en médaillon le guitariste sud-américain Baden Powell, qui tous deux feront partie (Powell le 11 juillet, Holliger le 2 août) de l’exceptionnelle affiche estivale du 9ème festival de musique de Lanaudière qui a débuté jeudi soir dernier à Joliette.soprano Michèle Boucher et le baryton Louis Quilico donneront, le 31 juillet, un récital conjoint, tandis que le 7 août, la soprano Marie-Danielle Parent et la violoniste Angèle Du- beau seront les solistes d’un concert avec l’Orchestre Métropolitain.La soirée d’ouverture du festival Suite à la page 5 Marilyn Horne Renata Scotto Le Devoir, samedi 28 juin 1986 LE DEVOIR CULTUREL LA VITRINE DU LIVRE GUY FËRLAND PHILOSOPHIE Jean-François Lyotard, Le Postmoderne expliqué aux enfants, Galilée 166 pages.Je ne donnerais pas ce livre à un entant de quatre ans.Même si le postmodernisme y est expliqué simplement, la notion reste toujours (et par définition) trouble.Lyotard la définit en ces termes : « Le postmoderne serait ce qui dans le moderne allègue l'imprésentable dans la présentation elle-même.)».C’est vous dire.En fait, il faut penser le postmoderne dans l'horizon dégagé par Kant dans son esthétisme du sublime.Je ne suis pas sûr qu'un enfant comprendrait.il irait plutôt Jouer sur la plage 7 'V' ~ 7 -5*7 k .• «nw- '¦* fc w 1 3^: L ESSAI Harley Shaiken, Le Travail à l'envers, Flammarion, 310 pages.Dans ce livre-témoignage, Harley Shaiken nous parle des conséquences de la robotisation qui inverse le rapport de dépendance entre l’homme et la machine.Il nous en fait voir aussi les répercussions sociales et politiques.Victor-Lévy Beaulieu, Chroniques polissonnes d'un téléphage enragé, Stanké, 195 pages.Ce recueil de chroniques sur la télévision, publiées dans LE DEVOIR d'avril 1984 à juillet 1985, nous montre toute la virtuosité dont peut faire preuve l’auteur de Jos Connaissant lorsqu 'un sujet l'inspire.Petr Kral, Lefs) Burlesque(a) ou parade des somnanbules, Stock, coil.« Cinéma », 360 pages.L'auteur de Le Burlesque ou Morale de la tarte à la crème, qui traitait du burlesque cinématographique dans son ensemble, nous parle cette fois-ci de l’oeuvre de différents grands comiques du cinéma.POÉSIE Jean Royer, Le Chemin brûlé.L’Hexagone, 52 pages.Le critique littéraire du DEVOIR a déjà publié sept recueils de poésie.Celui-ci touche au plus près le corps et le souffle de l’autre, dans un dépouillement de procédés littéraires.LITTÉRATURE Luigi Pirandello, Le Mari de sa femme, Balland, 336 pages.Un mari balourd et prétentieux pousse sa femme, une jeune romancière, vers la gloire et les honneurs, en ne sacrifiant rien aux bassesses de toutes sortes.Elle l’abandonne tout de même pour une aventure orageuse avec un autre écrivain.Tous les personnages sont ici prisonniers de l’image que leur renvoient les autres.On retrouve, dans ce 4e roman de l'auteur de Six personnages en quête d’auteur, tous les thèmes de l'écrivain : les rapports difficiles et ambigus de l’écrivain avec son public, avec son entourage, avec lui-même, et l’incommunicabilité à l’intérieur du couple.Alberto Moravia, L’Homme qui regarde, Flammarion, coll.« Lettres étrangères », 202 pages.Après La Chose, Moravia récidive et place le lecteur en position de voyeur.Deux sujets principaux dans ce livre : comme toujours, la femme, que se dispute le père et le fils, et la menace nucléaire.Un roman percutant.Charles Bukowski, Le Postier, Grasset, coll.« Les Cahiers Rouges », 215 pages.Ce livre est le premier roman que publia « le vieux dégueulasse ».Il y raconte sa vie de postier, ses misères et ses flirts.C'est le fond du baril que touche là Bukowski.Il nous brosse un portrait saisissant de la médiocrité.AUTOBIOGRAPHIE Régis Debray, Comète ma comète, Gallimard, 139 pages.Cet homme qui fut de toutes les luttes nous parle de lui avec simplicité et sans complaisance.Dans ces pages, on rencontre un homme et un demi-siècle d’événements marquants pour la société française.Pour en savoir un peu plus sur les odeurs LE FEUILLETON LISETTE MORIN ?Patrick Suskind, Le Parfum, Le Seuil, 354 pages.EN L’AN de grâce 1756, le parfumeur Balaini, dans sa manufacture du faubourg Saint-An-toine, à Paris, « eut une idée géniale : avec les conflits armés qui allaient éclater dans le Nouveau Monde, à propos des colonies, il allait lancer un parfum qu’il appellerait “Prestige du Québec”, quelque chose de corsé et d’héroïque, dont le succès (cela ne faisait aucun doute) le dédommagerait largement de l’incertitude du marché anglais».Une idée que la mort l’empêcha de réaliser.Mais une idée qui naquit, bien sûr, de l’imagination débridée de l’auteur du roman Le Parfum, avec des centaines d’autres idées qui font du livre de Patrick Siiskind la fable la plus inattendue et la plus « odorante » de l’année.Songez donc : « Prestige du Québec », s’il avait pu naître et se propager, grâce à l’odorat charmé des clients européens de Baldini, aurait pu compenser, et quelle chance pour les Québécois ! l’odieuse réputation qu’un certain Voltaire, dans Candide, à peu près à la même époque, faisait aux « quelques arpents de neige ».Ce préambule est hors de propos.En fait, l’horrifiante histoire de Grenouille, meurtrier par conscience ( ! ) professionnelle, n’a rien à voir avec les tribulations des colons de la Nouvelle-France au 17e siècle.Le roman de Süskind, cet Allemand féru de la « petite histoire » au temps de « la Grande », à l’aube des changements de société qui amèneront la Révolution française, est d’abord une véritable plongée dans la grouillante et.grenouillante populace du Paris des artisans.Jean-Baptiste Grenouille, qui voit le jour sous un étal de boucherie, sauvé de justesse des « habitudes » d’une mère jusque-là infanticide et qu’on décapitera en place de Grève, est un héros comme les aiment les auteurs de contes fantastiques.Il est né avec une étrange faculté : celle de percevoir et de pouvoir, par la suite, recomposer toutes les odeurs.Or ce garçon, peu gâté par la nature et par la vie — il est malingre, laid et boiteux —, possède, outre un nez infaillible, une étrange anomalie : il n’a pas d’odeur, son corps ne sent rien.À partir de là, quand on s’appelle Patrick Süskind, on compose des variations à l’infini sur le monde des odeurs, des fragrances, des émanations de toute nature et de toute provenance.De l’atelier du maître tanneur où l’on a placé le pauvre orphelin, là où l’atmosphère est pertilentielle, comment Grenouille passe chez un parfumeur élégant, puis, après un long voyage qui le mène dans une grotte en Auvergne (cette retraite au désert où le héros se prend pour le Christ est l’épisode le moins réussi du roman) dans la ville de Grasse, capitale alors et toujours mondialement reconnue des parfums, voilà ce qu’il faut lire en suivant pas à pas, ou plutôt à la trace.parfumée, l’inquiétant personnage de Süskind.Dans cette longue quête des odeurs, où Grenouille apprendra les mille façons, par distillation, par enfleurage, à partir de brassées de fleurs : narcisses, jasmins, oeillets, roses et toutes autres plantes ou herbes odoriférantes, de composer les parfums les plus suaves et les plus grisants, les maîtres en essences parfumées n’apprendront rien.La documentation du romancier paraît complète et précise.Les pérégrinations de l’affreux Grenouille, a travers les Alpes provençales, les « tableaux » des villes de l’époque et leur pestilence, les petites gens et les bourgeois enrichis que le hasard lui permet de côtoyer, tout cela est justement vu.par le nez ! Comme autrefois on parla de « l’école du regard », on se trouve ici à « l’école de l’odorat », guidé par un nez extraordinaire.Là où la fable dégénère en histoire de vampire — mais un vampire qui, LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER Un succès inespéré — Saviez-vous que le marché du livre pour la jeunesse n’est pas rien, au Québec ?On y a vendu, par exemple, plus de 300,000 exemplaires des titres de la série « Le livre dont vous êtes le héros ».Ces histoires sont fondées sur la saga de Tolkien, Le Seigneur des anneaux.Les adolescents y trouvent des histoires à contraintes et ressorts mettant à l’épreuve leur propre imaginaire.Ces livres où se retrouvent des histoires de « donjons et dragons », entre autres, ont d’abord été conçus en Angleterre.Gallimard a lancé la série dont chaque titre devient un best-seller tant au Québec qu’en France.Récemment, le directeur du Dé- Sartement Jeunesse de Gallimard, I.Pierre Marchand, est venu rencontrer les libraires du Québec.Il a présenté une nouvelle revue pour la jeunesse, Piranha, où l’on retrouvera des textes de grands écrivains.La littérature pour la jeunesse avait besoin d’une structure, a dit M.Marchand.« Il nous reste à ouvrir aussi davantage nos pages à las francophonie et à avoir des auteurs québécois dans Piranha », a ajouté l’éditeur.M.Marchand s’est fait demander au Québec pourquoi Gallimard ne publie pas de « Livre dont vous êtes l’héroïne» ?En fait, dit M.Marchand, une série au féminin a été refusée pour incompatibilité avec l’univers de force mâle en jeu dans ces livres.Mais Gallimard reste un éditeur ouvert à toute adaptation nouvelle venant du Québec et proposant une féminisation de ces péripéties pour la jeunesse.Notons que l’an dernier, Gallimard Jeunesse a augmenté ses ventes de 5 à 7 millions d’exemplaires de livres de poche.Et la collection « Folio Junior » a battu de 5% la série « Le livre dont vous êtes le héros ».Pierre Marchand fondait Gallimard Jeunesse il y a 13 ans.Il est devenu le premier éditeur pour enfants en France et un des premiers dans le monde, grâce à plusieurs collections originales pour tous âges, remarquables par leurs qualités littéraires et graphiques.Quant au surplus de gains enregistrés grâce à la série « Le livre dont vous êtes le héros », Pierre Marchand promet de les investir dans l’ensemble de Gallimard Jeunesse, « pour faire davantage de livres de littérature pour les petits.Car le livre pour enfants, ajoute-t-il, est celui dont la production demande le plus d’argent.» Dans son message aux libraires du Québec, M.Marchand s’est montré un éditeur enthousiaste : « Faire des livres pour enfants, c’est ce qu’il y a de plus intéressant, de plus valorisant mais aussi de plus difficile, a lancé Pierre Marchand.En fait, quand on sait faire des livres pour enfants, on sait faire tous les autres.Fabriquer un livre pour enfants c’est, à chaque fois, faire un livre d’art.Chaque livre doit être le mieux illustré, le mieux imprimé, le mieux fabriqué.» ?Pierre Seghers — Deux émissions d’intérêt exceptionnel seront entendues cet été au réseau FM de Radio-Canada, les 21 et 28 juillet : « Portrait de Pierre Seghers, l’éditeur des poètes ».Le nom de Pierre Seghers a été, depuis 1939, associé à la poésie.Il aura vraiment été l’éditeur des poètes du vingtième siècle, en meme temps que poète de grande qualité lui-même.Le journaliste Réginald Martel l’a rencontré et lui a fait raconter sa vie d’éditeur et de témoin privilégié.Seghers se confie avec grâce, raconte des souvenirs, des anecdotes, parle avec chaleur de la poésie.Il lit aussi quelques-uns de ses poèmes et chante même quelques-unes des chansons qui ont été écrites à partir de ses poèmes.Voilà un beau moment de radio, une ren- Pierre Seghers.contre inoubliable entre Pierre Seghers et Réginald Martel.Un document émouvant à écouter cet été.C’est une réalisation de Jean-Guy Pilon.?La Société littéraire de Laval a un an — M.Patrick Coppens a été élu président de la Société littéraire de Laval.Il est assisté à la vice-présidence par M.Michel Cailloux et Mme Hélène Abdelnour, par Mme Renée Thivierge, responsable du bulletin, par M.Roger Rigal, responsable des soirées et conférences, par Mme Bernadette Bujold à la trésorerie et Mme Angèle Pintal, relation-niste et responsable du Comité du Secrétariat.Faisant le büan de la première année d’existence de la société, M.Coppens a annoncé que des subventions seront demandées auprès du Conseil des Arts et du ministère des Affaires culturelles pour élargir le programme d’activités.Douze soirées de lectures et d’échanges avec des écrivains, ainsi que la publication de huit numéros d’un bulletin littéraire ont principalement marqué la première saison de la société qui a déjà accueilli pas moins d’une centaine de membres.Prix Air Canada — La Société des écrivains canadiens et la société Air Canada invite tous les écrivains d’expression française du Québec et du Canada à participer à son concours littéraire, ouvert cette année aux romans publiés entre le 1er juillet 1985 et le 30 juin 1986.Le lauréat recevra deux billets d’avion aller-retour pour la destination de son choix sur le réseau d’Air Canada.Le prix sera remis au Salon du livre de Montréal Les participations sont reçues à : Société des écrivains canadiens a/s de la Fondation Macdonald-Stewart, 1195, rue Sherbrooke ouest, Montréal (Québec) H3A 1H9.La cloture du prix est fixée au 31 juillet à minuit.?JVers la paix — Le concours lancé par l’organisation « Drapeau Blanc » pour la paix vient de connaître son aboutissement : la publication du recueil intitulé Vers la paix et réunissant une cinquantaine de poèmes dont ceux qui étaient primés, aux Éditions La Liberté de Ste-Foy.Ce concours à l’occasion de l’Année internationale de la jeunesse a attiré 774 participations de jeunes de 15 à GERMAN CASTRO CAYCEDO TRANSMETTRE QUOI ?À QUI ?COMMENT ?POURQUOI ?CRITÈRE No 41 PRINTEMPS 1986 SOMMAIRE Liminaire ROGER SYLVESTRE Actes du colloque SUZANNE LAMY, RAYMOND MONTPETIT, HÉLÈNE PELLET1ER-BAILLARGEON, PIERRE PERRAULT, ROSE-MARIE ARBOUR, PIERRE PAQUETTE, ROLAND HOUDE, Compléments PIERRE BERTRAND SUZANNE FAVREAU HUGUETTE DUFRÉNOIS, JACQUES G.RUELLAND, Trans/mission La culture comme transmission La transmission: pourquoi?à qui?comment?quoi?Le territoire de l’âme Sexuer l’art Le syndicalisme: transmettre une période de mutation Information, construction, critique L’Ancien et le Nouveau Éduquer en dehors des sentiers battus Au-delà des possibles Philosophie et ordinateur Numéro disponible chez votre libraire (Diffusion Dimedia) et au secrétariat de la revue Critère.critère Collège Ahuntsic, 9155, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2M1Y8 Téléphone: Mardi et mercredi (514) 389-9068 _________________________ Ceci est un roman d’aventures, d’aventures vraies.Dans un hamac, un cadavre desséché, et près de lui un testament qui se termine sur les mots: ‘‘Je lègue mon âme au diable.”.Une sorte de cauchemar dans la forêt vierge.19,95$ est en_ Patrick Saskind.au lieu de boire le sang de ses victimes, en « aspire » l’odeur, sur leur peau, leur chevelure, leurs vêtements, pour non pas s’en gorger mais s’en imprégner — Süskind est à son meilleur.Pas moins de 25 jeunes filles, toutes vierges eftoutes remarquablement belles, seront ainsi assommées, à coup de maillet en bois d’olivier, par l’affreux Grenouille.Résolu à recomposer pour son usage l’odeur suprême, celle qui lui servira, aux dernières pages du récit, non seulement à échapper au supplice de l’écartèlement mais à susciter une attirance telle qu’elle mènera au cannibalisme la racaille du cimetière des Innocents, à Paris, là où se termine, comme elle a commencé, la vie extraordinaire de Jean-Baptiste Grenouille.( ,envLU' Castro Oavccdo Je iè^ue nton'ân^ au diable roman LE DEVOIR CULTUREL EST DIRIGÉ PAR R.LÉVESQUE ÂbVes a- Suzanne Labin mais 1246, rue Saint-Denis.Montréal Tél.: 844-6896.844-4967 Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS font relâche cet été, et vous donnent rendez-vous en septembre.I 362 jours Par anneej | Tous les dimanches après-midi venez regarder avec nous ’’APOSTROPHES’’ à 14h à TVFQ-99 avec Bernard Pivot 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 S3*»* \aÀev* acoeU 25 ans.Les premiers prix dans cha- ] que catégorie sont allés à Fréféric Houde Maillot et à Jean-François Down.Le texte de ce dernier nous donne une idée de la qualité du concours.« Humeur noire » : « L’eau qui se mêle/dans la tête/l’eau boueuse/de la guerre/celle qui se boit à genoux/ne vient pas d’autres terres/On la porte à nos yeux/ce n’est pas peu-/dans les paysages/de soif.» ?Dixit.01 — La revue Dixit.01 consacre sa septième livraison à des contes et nouvelles pour enfants, écrits par Cécile Gagnon, Henriette Major, Hélène Monette, Louis de Gonzague, Michel Coutu et Lucie Dé-saulniers.AGENCE DU LIVRE ta®6'' .vvùvet \Contes dvu &*wett Le Devoir, samedi 28 juin 1986 ¦ C-3 LE DEVOIR CULTUREL Écrire dans les deux langues LETTRES QUEBECOISES STÉPHANE LÉPiNE * Anne-Marie Alonzo et Alain Laframboise, French Conversation, éditions Trois (2033, avenue Jessop, Laval, H7S 1X3; tél : 663-4028), 1986, s.p.(ouvrage tiré à 100 exemplaires).LE BILINGUISME artistique est-il possible ?Deux arts (codes, concepts, systèmes) comme la peinture et la littérature peuvent-ils converser, s’entretenir, échanger leur savoir sans que la « langue » de l’un prévale sur celle de l’autre ?Existe-t-il une langue (code, concept, système) commune aux deux médias ?Telles sont les questions que soulève ce premier ouvrage paru aux éditions Trois ; French Conversation.Editions TROIS £MÊJ.On sait que, depuis des siècles, un certain discours littéraire s’attache à la description de tableaux.D’abord simple exercice de style, l’Ut Pictura Poesis a finalement provoqué des interrogations fondamentales sur le bien-fondé, les raisons et les possibilités qu’offre cette discipline.Peut-on (d)écrire un tableau ?Pourquoi ?Qu’est-ce qui, dans la représentation picturale, demeure insaisissable et que l’écriture ne peut donc pas traduire ?Et, corollairement, qu’est-ce qui, dans le texte littéraire, ne saurait être illustré ?La description du tableau ne peut jamais être neutre et, par conséquent, définitive.Le regard de celui qui décrit fait irrémédiablement trembler sa main au moment de la « transcription ».Celle-ci obéit donc fatalement à « toutes les distorsions du regard, de la pensée, de l’écriture et du temps (qui) se manifestent, inconsciemment ou consciemment » dès que l’écrivain veut « rendre compte de son plaisir à l’image» (Françoise Siguret).Écrire l’image est donc un geste subjectif mais qui, de plus, entraîne une dépolarisation du sens.À la multitude des points de vue possibles correspond une modification du sens de cette image.Soumise au regard de tous (un regard qui est essentiellement solitaire), l’image perd sa « réalité », éclate en un faisceau de réalités parallèles.Parler des rapports entre écriture et peinture, avec toute l’ampleur théorique et critique qu’une telle question requiert, serait démesuré et dépasserait mes compétences.Mais peut-être puis-je vous parler de l’excellent ouvrage d’Anne-Marie Alonzo et Alain Laframboise.Avec French Conversation.Alonzo et Laframboise présentent un « théâtre d’écriture ».Sur la scène du livre, se rencontrent deux auteurs (deux regards) et deux systèmes artistiques.Dialogue entre deux créateurs, entre deux formes d’art, lieu d’expression de deux rapports « privés » au même tableau (Gabrielle d'Es-trées et une de ses soeursV French Conversation permet differents entretiens qui convergent et se superposent.D’abord, soulignons que ce tableau, qui offre plusieurs caractéristiques de la série des Dames à la toilette de l’École de Fontainebleau, comporte plusieurs des éléments qui ont fait le prestige de cette école : des corps dénudés, des draperies, des bijoux, une profondeur de champ qui permet de voir à l’arrière-plan une servante à son travail et, comme le souligne Jean-Jacques Lévê- Ciel variable : de l’angoisse à l’espoir LES REVUES CAROLE DAVID TRE JEUNE et sans emploi §¦1 dans les années 80.Ciel ! -¦-^Boubou-macoutes et Opération des claques.Ciel variable, manifeste du temps, revue documentaire, est né de l’impulsion et du désir de ses animateurs et non pas, du moins au départ, de l’attente du lecteur.Vox populi, l’expression culturelle du Collectif des jeunes sans emploi de Saint-Louis-du-Parc (CJSE), vient de lancer le premier numéro d’un magazine qui correspond sans aucun doute à un besoin : celui de rompre l’isolement, héroïque parfois, mais cruellement inefficace.La première livraison répond parfaitement au titre et à la volonté de cette « équipe du tonnerre » qui veut, avant toute chose, montrer le che- • min étroit des lassés-pour-compte.Au sommaire, la température agit comme métaphore pour exprimer l’état d’une culture marginalisée ; « Autant en emporte le vent », « Tempête relative » et « Dégagement partiel ».Même Alcide Ouellet, en météorologue politique averti, philosophe sur le régime universel des vents, signes de changement probables dans la couleur du temps.Ciel variable affiche le désespoir sur papier glacé noir et blanc avec une précision irrésistible.Ce n’est sûrement pas un hasard si ce périodique a choisi de se définir comme un magazine documentaire : il préfère montrer que la réalité dépasse les fictions rapportées dans les grands médias tout au long de l’Année internationale de la jeunesse.La photographie prend dans cette* revue toute sa force d’intervention.Le reportage photographique de Marcel Blouin nous rappelle que « les jeunes d’aujourd’hui sont.» autrement plus' différents que la majorité voudrait bien le croire.Ce qui frappe dans cette suite de portraits, c’est la diversité à laquelle nous confronte la réalité montréalaise : skinhead, heavy metal, punk, disco, minorités culturelles, autant de visages qui feront pâlir les tenants de la catégorisation excessive, entre autres les preppies de l’Acceptation globale.« La rue c’est aussi l’arcade », témoignage de Gaston Leclerc, travailleur de rue, avec des photographies de Alain Chagnon, nous révèle le quotidien des jeunes de l’est de Verdun, ville qui a, dit-on, le plus haut taux de délinquance au Canada.Vox populi s’est d’abord fait connaître par son travail photographique, il n’est donc pas étonnant de constater LA MÉTÉO' ENSOLEILLÉ, VENTS NUCLÉAIRES, PLUIES ACIOES.MINIMUM 0 .MAXIMUM «g* *.DEMAIN - CIEL VARIABLE.kCÉTAlUPACSE «LA RUE C’EST AUSSI L’ARCADE» QUATRE FOIS VINGT EGALE: POUAH! LtMAN'IFCSTf DMfcMPS .t i M® i] il f; LtI'v- rmMfU \ que, dans ce périodique, l’image prend beaucoup plus d’importance que le texte.La plupart des articles sont là pour témoigner d’un travail ' critique déjà effectué par le biais de la photographie.À cet égard, le travail de ce collectif de communication n’est pas sans rappeler le courant photographique qui anime la revue Ovo depuis sa fondation.En dépit de son jeune âge, Ciel variable étonne par son professionnalisme : présentation graphique impeccable, concept efficace et politique éditoriale originale.De plus, en optant délibérément pour le documentaire, sans jamais faire preuve de misérabilisme, ce magazine est en rupture avec les majorités des courants actuels.Critique de l’illusion, de la séduction, l’équipe de Ciel variable pratique un humour décapant.Lisez Montréal brûle-t-elle, poeme-affiche de Hélène Monette; le ton est morose, provocateur.L’humour et la violence des propos sont loin d’être en demi-teintes : « Vous avez votre paye le jeudi, vous restez dans l’Ouest, vous êtes remplis d’amis à n’en plus savoir que faire, mais vous allez au concert, seul, vous allez tout droit au cancer.» Ainsi le code humoristique atteint la revendication sociale et renou- velle en quelque sorte l’espace idéologique.Ciel variable joue contre les éléments, nous réapprend le contraste du noir et du blanc et fait revivre le genre dazibao.L’imagination est au pouvoir, mais avec un parti pris évident pour le réel.primer.Loin de nous détourner des « vrais problèmes », la fiction de même que la photographie interviennent dans cette revue pour revendiquer une meilleure qualité de vie : tel est l’objet de Ciel variable, magazine d’angoisse et d’espoir.En fait, ce périodique s’appuie sur l’expérience du CJSE, qui, depuis 1982, anime des recherches et des séminaires sur les médias de communication, les enjeux sociaux de l’heure et les alternatives sociales et culturelles pour les jeunes chômeurs de 18 à 30 ans.On remarque, cependant, que Ciel variable n’a rien d’un journal de quartier, car ses préoccupations (chômage, écologie, information) rejoignent une majorité qui n’a pas toujours les moyens de s’ex- H1 LIVRES RECENT ET ANCIENS Achat et vente la plus grande librairie 251 Ste-Catherine E Champin .champs i00' Monùéa' WOVfW' 844 ,2567 que (1), « derrière ce monde impassible, en constante représentation, la fièvre ».Et André Barret (2) d’ajouter, parlant des Dames à la toilette : « Les gestes des mains, à l’exemple des Mudras indiens, expriment l’essentiel du message : la main gauche posée à plat entre les seins (dans Gabrielle d’Estrées., cette main pince le sein de l'autre), la droite tenant un anneau entre le pouce et l’index, anneau à l’intérieur duquel il était d'usage de gra ver un nom, une promesse, un aveu.Le mystère n’est pas là si grand, il y a ostensible affirmation du lien d’amour entre le “moi”de la main gauche et le ’“toi” de la main droite ».Ainsi, Gabrielle d’Estrées et une de ses soeurs n’est pas étranger à l’intention de parade fréquente dans les tableaux ae l’École de Fontainebleau mais se veut aussi l’expression de la volupté et du désir amoureux car « ces portraits raffinés, dit André Barret (3), sont sorte d’ex-votos galants, à la fois talismans et gages d’amour ».C’est sur cette affirmation mystérieuse du lien d’amour que s’est penchée Anne-Marie Alonzo.Si l’on s’interroge encore aujourd’hui sur celle des soeurs de Gabrielle qui lui pince le téton (la duchesse de Vil-lars ou la maréchale de Balagny ?), Alonzo va tenter, pour sa part, d’interpréter le geste, de découvrir le sens de l’engagement que toutes deux semblent solliciter.La scène première (primitive) que cristallise le tableau est celle d’un toucher muet.Par des retouches faites à cette scène, Alonzo va donc essayer d’en saisir la nature, de comprendre la portée symbolique de ce geste dont la représentation picturale garde le secret.« Si de l’une à l’autre tout devait se dire si tout se disait qu’en penserais-tu ?» Mais, en cherchant ainsi le « point d’ancrage », en cherchant à savoir ce que veulent dire ces gestes, ce qu’ils portent (vers l’autre), Anne-Marie Alonzo ne fait pas qu’étudier le rapport « amoureux » que semblent entretenir ces deux soeurs mais elle questionne aussi le rapport entre deux formes d’art.Qu’il s’agisse donc de Gabrielle et de sa soeur ou de la peinture et de la littérature, on remarque toujours une volonté de communiquer, de converser (voir le titre de l’ouvrage) avec un(e) autre que nous ne connaissons pas entièrement, dont nous ne percevons que des fragments (voir les fragments de corps, de tableaux qui illustrent l’ouvrage) et dont nous désirons parler la langue pour mieux le/la toucher.French Conversation met donc en lumière le discours que se tiennent, d’une part, Gabrielle d’Estrée et sa soeur, et, d’autre part, la peinture et l’écriture.Le travail qu’effectue Alain Laframboise sur l’image, travail de fragmentation, de collage et de déconstruction, va dans le même sens, celui de l’élucidation d’un « secret ».Que ce soit par le texte ou par l’image, les deux auteurs nous montrent une « Gabrielle dite reproduite morcelée » jusqu’à l’émergence du sens.Outre La Création d’Adam, La Naissance de Vénus et Les Demoiselles d’Avignon, qui sont, à quelques reprises, confrontées au tableau étudié, le lecteur/observateur de French Conversation remarquera l’inclusion d’images contenues dans un livre de conversation anglaise à l’étude dans les écoles du Québec dans les années 50 et 60.Étonnante, cette inclusion donne, en fait, une représentation supplémentaire de l’apprentissage qui est fait dans ce livre d’une autre langue, celle d’une autre forme artistique.En fait, comme John et Mary dans ces livres d’anglais, ici le texte et l’image conservent, s’entretiennent, recréent des situations typiques de rencontres, de dialogues, s’inscrivent dans des fictions afin de permettre à l’élève-lecteur d’acquérir les rudiments de leur langue commune.À l’aide de ces dialogues recréés, non seulement peut-on lire le texte avec le support de l’image et voir l’image et mieux la comprendre à l’aide du texte, mais il nous est aussi possible d’apprendre une langue nouvelle : celle, binaire, qu’usent l’écriture et la peinture pour se parler.Comme dans une représentation théâtrale où, comme le dit Mikhaïl Bakhtine, s’« instaure un dialogue entre toutes les sources de la parole », ici deux discours s’entrechoquent, inscrivent leurs énoncés dans un devenir permanent et donnent à l’ouvrage une force performative indéniable.Livre de conversation dynamique, French Conversation est un livre-objet remarquable qui crée le vocabulaire d’une rencontre entre la poésie et l’image.(1) Jean-Jacques Lévêque, L’École de Fontainebleau, Ides et Calandes, 1984, p.9.(2) André Barret, Fontainebleau, le miroir des dames, Robert Laffont, 1984, p.58.(3) Idem, p.56.r \ Au bout de chaque cigarette m Un seul filtre: vos E| CT* poumons U P k* V J VLB/VACANCES vlb/vacances XKSp * Daniel Gagnon UE PÉRIL AMOUREUX Des nouvelles fascinantes et fascinée» Daniel Gabion se promène dans monde de fantasmes, terriblement hu- main.capable, tout de front, d’insoutena- bles douceurs et de cruelles violences.Un livre superbement accompli, dans sa violence et sa poésie.» Stéphane btptne, Lu Devoir 138 pages — 11,95$ PROGRAMMEURS À GAGES Guy Cloutier, Le Soleil.281 pages — 14,95$ pHlfS® mÊèèêèèêèèèèèê pôîntsjtoissi poîntsJRgSSÎi à _ ' 1 ' , cnanté de- Benaud a c0'"p^taine de çh«n- p""”"1 SS.**»»-o* —.rui saS£.*srîrf»15™5 safessrss compta"®' — .in ~ T» .e* v U C-4 ¦ Le Devoir, samedi 28 juin 1986 LE DEVOIR CULTUREL Danse : les rendez-vous de l’été MATHIEU ALBERT DE LA DANSE cet été ?À Montréal, certes, avec les Grands Ballets Canadiens au Théâtre des îles.À Saratoga également, dans l’État de New York, à compter du 2 juillet, où le New York City Ballet partage ses quartiers d’été arec les compagnies de Twyla Tharp et Al win Nikolais, puis à Ottawa, où les fidèles pourront croiser de nouveau les plus célèbres des palmipèdes dans une version revisitée du Lac des cygnes (après celle du Kirov il y a trois semaines à Montréal), de la Scala de Milan.À Montréal d’abord, si le coeur vous en dit, les GBC en bivouac au Théâtre des îles de Terre des hommes offrent jusqu’au 6 juillet un amalgame de huit chorégraphies (réparties sur deux programmes) triées parmi les plus récents succès inscrits à leur repertoire.Ainsi les adeptes pourront revoir l’impérissable Raymonda de Marius Petipa, pièce catégorie grand luxe, idéal pour amateur de virtuosité, Les Sylphides (pas de deux) de Michel Fokine : 10 minutes d’une douce errance sous l’éclairage tamisé d’un clair de lune, puis White Dragon d’E-lisa Monte, Avec Brahms de Linda Rabin, Agon de Balanchine et, finalement, trois oeuvres de James Ku-delka : In Paradisum, Genesis, et Passage.Le rideau est prévu, en matinée à 15 h 30, en soirée, à 20 h.Pour information : 878-1615.?Mais pour qui vibre davantage au spectacle du faste, c’est vers Saratoga qu’il faut se tourner, où le New York City Ballet occupe, pour une 21e saison consécutive, la scène du Saratoga Performing Art Center.À l’affiche : plus d’une vingtaine de représentations (matinées et soirées) échelonnées entre le 2 et le 19 juillet.Une véritable cascade de ballets où Balanchine, malgré sa disparition il y a trois ans, remporte la part du lion avec 14 pièces de sa cuvée sur un total de 23 à l’affiche.Ainsi seront présents, entre autres, Sérénade, la première oeuvre que Mister « B » réalise après son arrivée en Amérique en 33, Ballo della regina, un labyrinthe effarant par sa complexité, conçu en 77 à l’honneur de Merrill Ashley, première danseuse de la compagnie, Épisodes, une trajectoire, voisine par son caractère dépouillé, des Quatre tempéraments et Agon, puis Divertimento no 5, une fantaisie moulée à la manière du 19e siècle.Jerome Robbins pour sa part, codirecteur de la compagnie avec Peter Martins, débarque avec Glass Pieces, Dances at a gathering, Interplay et Antique Epigraphs.A noter que la soirée du mercredi 16 juillet est consacrée toute entière à des pièces du répertoire de Robbins.?A ?Fidèle à ses habitudes, Saratoga accueille également, au cours de l’été, différentes compagnies américaines de danse moderne.Cette année, Twyla Tharp et Alwin Nikolais, ainsi que deux compagnies moins connues : Laura Dean Dancers and Musicians et la Hubbart Street Dance Company logent tour à tour, jusqu’au 2 août, sur la scène du « Little Theatre».La compagnie de Twyla Tharp y séjourne du 7 au 12 juillet, Alwin Nikolais, du 21 au 26.Chorégraphe halluciné, bricoleur d’illusions, Nikolais, depuis près de 40 ans de carrière (les origines de sa compagnie remontent à 1948), s’est fait le poète émerveillé de la danse moderne.Logé à mi-chemin entre l’onirisme pur et le fantastique, son art se veut à l’image d’un univers réinventé, où la musique, les éclairages et les costumes cohabitent à part égale avec le mouvement lui-même.Une immense fantasmagorie, habitée par des danseurs rendus pratiquement méconnaissables dans leur rôle de sculpture vivante.Un langage ouvert à la féerie du merveilleux que l’on pourra découvrir enfin à Saratoga (Nikolais n’est jamais venu à Montréal), à travers un éventail de huit pièces, réparties sur deux programmes.Pour information : communiquez directement avec les guichets du SPAC : (518) 587-3330.^ ^ * Finalement, à Ottawa, au CNA, le Ballet de la Scala de Milan présente, trois soirs durant à compter de jeudi prochain (avec matinée samedi), une version réinventée du Lac des cygnes de Franco Zeffirelli.Une version remaniée de fond en comble qui souhaite restituer, après un siècle de contrefaçon, la vérité vraie du récit imaginé en 1877 par Begitchev et Geltser, et le chorégraphe Julius Reisinger.Marius Petipa et Lev Ivanov échappent-ils aux remontrances du réalisateur ?Non, la version qu’ils réalisent en 1895 (qui est celle du Kirov), serait la source, précisément, de la tromperie dont nous sommes les dupes.En arbitre de la vérité, Zeffirelli s’est attaché à rétablir la pleine authenticité du Lac des cygnes en faisant appel à Rosella Hightower pour la chorégraphié, et au maestro Lorin Maazel, pour que celui-ci épure la musique des scories laissées au fil des années par les manipulations diverses faites sur la partition.Au niveau de la distribution, à surveiller jeudi en soirée et samedi en matinee, la présence de Caria Fracci, première danseuse de la Scala, dans le rôle d’Odette.Pour information: (613) 563-1144.Judith Johnson et James Kudelka dans Agon, aux Grands Ballets Canadiens.12ième Anniversaire I \ S.I.C.I.U hm® VOUS’ EAC1UTI: LA V1I-! mmmmm ORCH CHARLES DuTOlT ÉTÉ 1986 BASILIQUE NOTRE-DAME 1" juillet 19 h 30 « Une folle escapade TOURISTICO -POUCÆRE, en AUTOBUS, dans les rues de MONTRÉAL » Du 2 juillet au 16 août 1986 Les mercredi, vendredi et samedi À 18 h (départ : square Dominion) Renseignements : (514) 844-5128 ; noires CHARLES DUTOIT ROLF BERTSCH, piano ARMAS MAISTE, piano MOZART: Symphonie n° 34, K.338 MOZART: Concerto pour deux pianos, K.365 STRAVINSKY: Petrouchka (1911) SIÈGES RÉSERVÉS Billets individuels 14$.11,50$.8$ en vente • aux comptoirs Ticketron (?1.25$) • par Télétron ( + 2.65$) • aux guichets de la Place des Arts (>1.00$) • à la Basilique Notre-Dame le jour du concert CE FESTIVAL EST RENDU POSSIBLE GRÂCE  LA GÉNÉROSITÉ DE POWER CORPORATION DU CANADA 4S-0-U-S Fonction: Direction artistique Le poste Direction artistique se rapporte au vice-président exécutif Description: La direction artistique à la responsabilité 1— de l'orientation de la politique théâtrale de la Compagnie en conformité avec la vocation que celle-ci s'est donnée depuis sa fondation c'est-à-dire privilégier le travail de jeunes auteurs et créateurs québécois 2— entière d'établir la programmation de la saison selon les exigences requises pour la bonne marche des opérations de la Compagnie et de ses objectifs.3— entière du choix ou de l’approbation du choix de tous les créateurs impliqués dans un spectacle.4— entière de la qualité et du rendement artistique de la Compagnie 5— d’être le porte-parole et le représentant fidèle de ta Compagnie auprès du milieu artistique, du public, des média et des jeunes créateurs.6— du choix de son attaché(e) de presse et adjoint(e).7— de structurer un comité de lecture et de maintenir un lien étroit avec les auteurs québécois.8— d'assumer la présidence du comité «Fonds de dotation-Compagnie de Quat-'Sous Inc.» 9— d'assumer la présidence du comité des auditions ou de toute activité connexe.10— du maintien des relations harmonieuses avec la direction administrative en participant aux réunions hebdomadaires du comité de gestion.La Compagnie de Quat’Sous Inc, au 100 est, avenue des Pins s'est donné comme objectif primordial: L'établissement d'un lien préférentiel entre elle et les jeunes.En promouvant de préférence le travail de jeunes auteurs et créateurs québécois.En privilégiant au 100 est, avenue des Pins un théâtre de création.En assurant aux jeunes auteurs et créateurs un lieu favorable à l’éclosion de leurs talents et en leur servant de tremplin.S.V.P.faire parvenir votre curriculum vitae avant le 15 Juillet 1986 à l’adresse suivante: Compagnie de Quat’Sous Inc.100 est, avenue des Pins Montréal, (Québec) H2W 1N7 a/s: Comité de sélection / Direction artistique ANTIQUITES BONAVENTURE 26 juin — 29 juin 1986 PLACE BONAVENTURE, MONTRÉAL Plus du 100 principaux antiquaires d'Amérique du Nord offrent une sélection des plus diverses d'antiquités jamais montrées au Canada.Heures d'ouverture: jeudi, 26 juin 11h à 22h Vendredi, 27 juin 11 h à 22h Samedi, 28 juin I Ih â 22h Dimanche, 29 juin 1 lh a 18h Admission 3.00$ Enfants 75?Une réalisation de Obsession Antiques Lui.(514) 9.1Tb 17.6 m ïïgjj Samedi 28 juin 1986 12h00 Les Jeune* Artistes Alain Desgagné, clar., Hélène Colle-relle et Julie l.afontaine, vis., Patricia Gagnon, alto, Annie Cladbois, vc: Quin-telle.K 581 (Mozart) - Hélène Collerette.vl, Alain Desgagné, clar.et Sandra Murray, p.: «Contrastes» (Bartok).13hOO Des musiques en mémoire Jazz et musiques du monde: rencontre de continents (3e de 4).«L’Asie».Inv.Raymond f.ervais.Anim Elizabeth Gagnon.14h00 L’Opéra du samedi «Turandot» (Busoni): llarald Stamm.Sabine llass, Jane llenschel, Joset Protschka, l.udwig Baumann.Ellen Ge-nenger, Claes H.Hartmann, Berthold Possemever, Choeur et Orch.symphonique de la Radio de Francfort, dir.Kliahu Inbal.Anim Jean Deschamps.18h00 Concert Intime Ensemble I Musicide Montréal, dir.Yuli Turovsky : Concerto pour deux violoncelles (Boccherini).18H30 Musique de table Oeuvres de Liadov, Granados.Chopin.Mayr.Grieg et J.S.Bach.Anim.Jean Paul Nolet.20h00 Orchestres américains orch symphonique de Chicago, dir Kurt Masur : Symphonies nos 3 et 4 (Brahms).22h00 Jazz sur le vif Quatuor Boogie Gaudet ( Paul Boogie Gaudet.saxo , Brian Murphy, p„ Skip Beckwith, b.Charles Goguen, bait).23h00 Musique de chambre Bagatelles, op.47 et Rondo en sol min.pour violoncelle et piano (Dvorak).23h30 Le Voyage Intérieur ••Healing Music» (Joanna Brouk).Anim.Yvon Leblanc Dimanche 29 juin 198B 0h00 Musiques de nuit La nuit, des musiques de toutes les épo ques et de tous les pays vous accompagnent jusqu'à l’aube.'Anim.Monique Leblanc 5hS5 Méditation «Les fardeaux de l'homme heureux» (Jean Giraudoux) 6h00 La Grande Fugue Ire h.Oeuvres de J S Bach el Grieg.2e h.: Oeuvres de Haydn.Beethoven et Soler 3e h.Oeuvres de Debussy, Coste, Mozart.Vivaldi et Rameau Anim Gilles Dupuis 9h00 Musique sacrée Motel «Der Gerechle kommt um» (J S.Bach); extr.Oratorio «Paulus» (Men delssohn); «Laudi alla Vergine Maria» et «Ave Maria» (Verdi); «Petite messe solennelle» (Rossini); extr «Messadi Clonal.(Puccim).Anim Gilles Dupuis 10h00 Récital Gwen lloebig, vl ; David Moroz, p 10H30 Les Goûts réunis Fins Collegium Vocale de Cologne et Trix l.andolf el Karin von Gierke, vis.Brian Franklin, vc.et Sally Kortino, clv Oeuvres de G Gabrieli, Schütz et Mon teverdi.Anim Jean Deschamps 11h30 Mélodies Linda Dumont, sop., et Rachel Martel, p 12h00 Pour le clavier Sonate.D.537 (Schubert); Ballades, op 10 (Brahms); Mazurkas, op 69 (Chopin) Arturo Benedetto Michelan geti.Anim.Jean Perreault.13h00 Le* Musiciens par eux-mémes Inv.Mme Jacques Ibert.femme du composileur, el son fils Jean-Claude (Irede 2).Anim.Renée Laroehelle.14h30 Concert dimanche Concours Reine Elisabeth 1985 (ire de 3).Du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, concert des lauréats.Orch.philh.des Flandres, dir.Günther Neuhold: Concerto,op.35 (Tchaikovsky): Chin Kim.vl.• 6e place ; Concerto, op 47 (Sibelius): Mi-Kyung Lee, vl.- 5e place; Concerto en ré min.( Khatchaturian) : Kun IIu, vL -4eplace.Anim.Jean Deschamps.16h30 Les Grandes Religions «I.Église orthodoxe» (36e de 45) «I.'Église orthodoxe en Amérique, (dern.de 2).Inv Jean Meyendorf.Int.Pierre Gariépy.Prés.Jean Deschamps.17hOO Tribune de l’orgue Émission spéciale sur Joseph Bonne (dern.de 2).Toccata, op.5 no 3 «Poème d'automne», op.3 et Intermezzo, op 5 no 7: dom Richard Gagné, orgue de l’abbaye de St-Benoil-du-Lac; Prélude, op 5 no 1 : Y von i.arrivée, orgue de l'église de Ste-Luce-sur-Mer; «Offertoire sur les grands jeux» (Couperin) et «In memoriam»: Joseph Bonnet Inv Georges Lindsay.Anim.Jean Deschamps.18h00 Que les peuples chantent Concours international de chorales d'a mateurs organisé pour l'U.E.R.par la Radio de Cologne.I.es choeurs d'enfants (Ire partie).Pays participants: Tchécoslovaquie, Corée, Canada.Allemagne, Hongrie et Finlande.Anim.Myra Créé 18h30 Musique de table Oeuvres de J.S.Bach, Schubert.R.Strauss, Debussy et Liszt.Anim.Jean-Paul Nolet.20h00 Musiques actuelles 21h30 Concert de |azz ¦ Antonio Carlos Jobim».Dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.Antonio Carlos Jobim inter prête ses plus grand succès: «One Note Samba», «Corcovado», «Desafinato», «The Girl from Ipanema», «Agua di be-ber», etc.Ce concert est diffusé simul tanément à la télévision française de Radio-Canada.Anim.Michel Benoit et Raymond Gervais.23h00 Musique de chambre Quintette, op.87 (Hummel).23h30 Le Voyage intérieur «Ki» (Kitaro) Anim.Yvon Leblanc Lundi 30 juin I986 OhOO Musiques de nuit Intégrale Gustav Mahler (9e de 17) Symphonie no 5: Orch.symph de la ra diodiffusion bavaroise, dir.Rafaël Ku beiik Anim.Michel Keable 5h55 Méditation «Monologue du bégonia» (Jean Giraudoux).6h00 Les Notes inégales Ire h Sonate pour violon et piano, op 12 no 2 (Beethoven); Quintette en si bém (llolzbauer).Morceau de concert pour harpe, op 154 (Saint-Saëns).2e h.: Sonate en sol pour piano (Stepan); «Romance-Andante» pour 5 violoncelles (Balakirev); «l.ieder und Romanzen», op.44 nos 1 à 4 (Brahms); Symphonie no 7 ( Boyce) 3e h.Concerto no 7 pour violon ( Albinoni ) : «I priego amor» et «Dè.dimmi tu» (I.andini); «Variations sur une valse de DiabeHt» (Booklet, Czapek.C.et J Czerny); «Valse des pa tineurs», op 183 (Waidteufel); «Gym nopédie» no 1 el «Gnossienne» no 1 (Satie); Symphonie, op.3 no 2 (J Stamitz).Anim Colette Mersy 9h00 Un été en musique Anniversaire du musicologue allemand nalurahsé américain Curt Sachs «Duo Ghimira» (Éthiopie); Chants liturgi ques du Moyen Age (Arménie).«Per sian Sel» (Cowell).Quatuor no 5 (Bartok).«Suite bergamasque», op 16 (De bussy); Musique pour le temps des Croisades; «Pulau Dewata» (Vivier); •Solod'Ud» (Turquie).Anim Françoise Davoine.11h30 Lss Jeunes Artistes Daniel Godin el Catherine Dallaire.vis.; François Paradis, alto, el Johanne Perron, vc.: Quatuor, op 51 no 2 (Brahms).12h00 L'Art vocal Kxlr «Paganim» et «La Veuve joyeuse» (Lehar): Tanja el Nicolai Gedda; extr.«Simon Boccanegra», «Nabucco» et «Don Carlo» (Verdi): Nicolai Gyuselev, b.Anim.Jean Morin.13hOO Au gré de la fantaisie Rondo, K 184 (Mozart); «Children's Corner» (Debussy); extr.«A l’écoute des vents solaires» (llykes); extr.«Les Quatre Saisons» (Vivaldi); extr.«Les Sept Péchés capitaux des petits bourgeois» (Weill); «Vocalise» (Rachmaninov); «Liza» (Gershwin); Sérénade pour cordes, op.48 (Tchaikovsky); • Ophelia l.ieder»,op.67 (R.Strauss); Quatuor, II.III/4 (Haydn).Anim.Sylvia 1/Ecuyer.16h00 Au coeur de l'été • Magazine, guide touristique et anthologie sonore.Actualités culturelles: Marie-Claude Trépanier.Anim.Ginette Bellavance.17h00 En continuité • «Du côté de Manosque» (4e de 12).«La Provence» Propos de Jean Giono.Lect.Robert Florent Prod.Radio France.17h30 Présent-musique Magazine d'actualité musicale.Anim.André Vigeant.18h30 Libre échange • Pierre Olivier rencontre Serge Racine, président de la Société de Meubles Shermag.19h00 Les Grands Commis de l'Etat • lie de 13 Inv Margaret Catley-Carlson, présidente de l'ACDI ( Agence canadienne de développement international) Rech et int.Michel Vastel.20h00 Concerts européens Concert à l'Opéra allemand de Berlin Quatuor Buchberger et Orch.de l'Opéra allemand de Berlin, dir.Jesus Lopez Cobos: «Silhouette» - création • ( W'unsch): Concerto pour quatuor et orch , op I3l (Spohr); Variations pour orch.(Reimann).Till l'espiègle», ( R.Strauss).- Festival du chateau de l.udwigsburg.Quatuor Melos et lllf Ro-denhauser, clar.: Quintette, op.146 (Reger); extr Quatuor, op.18 no 2 (Beethoven).22h00 Jazz-soliloque Fin vedette: Alex Dean, Monty Alexander.Lee Konitz/Hal Galper.Maxine Sullivan.Sir Charles Thompson, Johnny Dvani, Tony Williams et Louis Armstrong.Anim.Gilles Archambault.23h00 Musique de chambre Grand duo concertant et Polonaise pour violoncelle et piano, op 3 (Chopin) 23h30 Le Voyage intérieur «Contemplation» (FIliscu/Hamel) et «l.e Voyage intérieur» (J.-L.Victor).Anim.Yvon Leblanc Mardi Ut juillet 1986 OhOO Musiques de nuit À l'occasion de la Fêle du Canada, l'animateur Michel Keable vous présentera des compositeurs et des interprètes canadiens Compositeurs: Calixa Lavallée, R Murray Schafer, David Grimes, Oscar Peterson et Jean Papi neau-Couture Interprètes: Orch de Radio-Canada à Winnipeg, F'.nsemble Stratford, Tommy Reilly.Robert Silverman, Ofra llarnoy.Groupe Répercussions.The Canadian Electronic F’.n-semble, The York Winds, Peter McCul-cheon, Orch.du Centre National des Arts d'Ottawa, Louis Lortie, F'.nsemble I Musici.Kenneth Gilbert, Mary Cyr, dom André l.aberge, André-Sébastien Savoie et Julie Holtzman.5hS5 Méditation «Une humanité révélée» (Jean Giraudoux).6h00 Lss Notes Inégales Ire h Quatuor.K 387 (Mozart); Suite «Waler Music» (Handel); Sonate.K 201 (I) Scarlatti).• 2e h.Concerto, II VIIb/2 (Haydn), Pièces pour piano, op 3nos 1 el2(R Strauss); «J ay mis mon cuer» el «Se la face ay pale» (Dufay); extr «Lieutenant Kije» (Prokofiev) 3e h.; «Ouverture» (Morawetz); • Le Papillon», op 18 et «L'Oiseau mou- che», op.11 (Lavallée); Quatuor avec-flûte, op.41 no 2 (Pleyel); «Danse slave», op 46 no 6 (Dvorak); Chansons du folklore canadien-français (Kolinski); « Brisas del’Lempa» eWDanza Nortena» (Payel); «Joyeux bandits» (von Suppé).Anim.Colette Mersy.9h00 Un été en musique Aperçu des principaux festivals de musique à travers le Canada au cours de Tété.Anim.Françoise Davoine 11h30 Concert intime «Les deux nous parlent» (Marcello); Sonate no 2 (Pezel); «Oh puissant roi des miracles» (F'.lert); Quintette pour cuivres (Arnold): Éns.Canadian Brass.12h00 L’Art vocal Cantate «Aquilon et Orithie» (Rameau): Claude Corbeil, b.; Mireille La-gacé.clv.; GillesBaillargeon, vl.; Gian Lyman, viole de gambe; Quatre l.ieder (Schubert): Lois Marshall, sop.; Stuart Hamilton, p.; «Don Quichotte à Dulcinée» (Ravel): Joseph Rouleau, b.; Charles Reiner, p ; «Réconciliation» et «Ah! qui brûla d'amour» (Tchaikovsky): Pauline Vaillancourt, sop.; Jean-Eudes Vaillancourt, p.; «Propos intimes» (Jeannotte): Paul Trépanier, L; Janine Lachance.p.; «Anden Mond» et «Die Sterne» (Schubert): Ingemar Korjus, b.; John Newmark, p Anim.Jean Morin.13h00 Au gré de la fantaisie Émission spéciale en hommage à la Fêle du Canada.Anim.Syjvia L'Écuyer.16hOO Au coeur de Tété • Anim.Ginette Bellavance.17hOO Habiter sa ville • 5ede 13 «L'espaceurbain».Inv.René Parenteau, dir de l'Institut durba nisme de l’Univ.de Montréal, Christophe Caron, designer urbain et prés, du Groupe d'intervention urbaine de Montréal, et Michel Barsolo.prof, à l'Institut d'urbanisme de l’Univ.de Montréal Rech.et anim.Roberte Au-clair.17h30 Présent-musique Anim.André Vigeant.18 h 30 Votre passeport, sTI-vous-plait • 5e de 13.Inv.Marie-Thérèse Pomma-rel, traductrice, secrétaire de direction à Montréal Anim.Dominique Blondeau à Montréal el Charles Temerson à Paris.19hOO Derrière le terrorisme • 5e de 13 «Le terrorisme palestinien».Rech el int.Charles Laroehelle et Hélène Sarrasin.19h30 D’enfance et de jeunesse • «La Blessure» de Denise Desaulels.Lect.Estelle Picard.20h00 Concerts suropéens Émission spéciale pour la Fête du Canada Orch Métropolitain, dir.Serge Garant: «Offrande II» (Garant).- Quatuor Orford: Quatuor (Lutoslawski).-Orch national de France, dir.Yves Prm: «F'Ieuves» (G.Tremblay).22hOO Jazz-soliloque Émission feuille d'érable Fn vedette: Oliver Jones, Alex Dean, Oscar Peter-son, et Montreal Jubilation Gospel Choir Anim.Gilles Archambault 23hOO Musique de chambre Quatuor «The Canadian» (Overholtzer).23h30 Le Voyage Intérieur «Aura» (Peter Michael Hamel).Anim.Yvon Leblanc.mnmamssm OhOO Musiques de nuit Vers Ih30, retransmission simultanée de la musique accompagnant les feux d'artifices de la Fête du Canada, à l'FIxpo 86 de Vancouver.Anim.Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation ¦ Dieu dans mes récits» (Jean Giraudoux) OhOO Lee Notas inégal** Ire h.Quatuor no 5 «Sérénade» (Slen-hammar); Adagio.K.540 (Mozart): Symphonie en la (Tuma) ¦ 2e h.: Suite no 4, BWV 1069 (J.S.Bach); Six Variations pour flûte et guitare (T.Bohm); Sonate no 1 pour violoncelle et b.c.( B.Marcello); «Quinte el septime estam-pies reales» (anon).3e h.: Symphonie (Grimani); Adagio pour hautbois, violoncelle, cordes et orgue (Zipoli); Quatre Études de concert, op.52 (Tcherep-nine); Pavane et gagliarda (Staden); «Le Tombeau de Couperin» (Ravel).Anim.Colette Mersy.9hOO Un été en musique Anniversaire de naissance de l’écrivain allemand Hermann Hesse.Ouv.«Manfred» (Schumann); F'antaisie «Wanderer» (Schubert); Trio,op.11 (Beethoven); «Mort et transfiguration» (R.Strauss); «Im Maien, IchschelT mein Horn» (Senti); «LudusTonalis» (Hindemith).Anim.Françoise Davoine.11 h30 Récital d'orgue Bernard Lagacé, orgue Wolff, abbaye d'Oka.Anim Jean Perreault.12h00 L’Art vocal Oeuvres de J.S.Bach.Cantate, BWV 10: Filly Ameling, sop,; Helen Watts, cont.; Werner Krenn, t ; Marius Rintzler, b.; Wiener Akademiechor, Orch.de ch.de Stuttgart, dir Karl Münchinger; extr.Cantate, BWV 197: Lois Marshall, sop.; Stuart Hamilton, p.Reprise de l’émission Mélodies (voir dimanche.Ilh30).Anim.Jean Morin.13h00 Au gré de la fantaisie Concerto en si bém.pour violon ( Per-golesi); «Pot-Pourri» (Petrucciani); «Shérérazade» (Ravel): Trio, D.929 (Schubert); extr.«Villancicos», «Asturias» ( Albeniz) ; « Danse espagnole» no 5 (Granados); «Recuerdosde la Alhambra» (Tarrega); Symphonie pour cordes, op.118a (Chostakovitch); Mazurkas, op.17 (Chopin).Anim.Sylvia L’E-cuver 16h00 Au coeur de l’été • Anim.Ginette Bellavance.17h00 Questions de notre temps • «L'archéologie au Québec».I.a mise en valeur.Inv.Claude Chapdeleine, archéologue.et Michel Baril, dé Parcs Canada.Anim.Céline Déguisé.17h30 Présent-musique Anim.André Vigeant.18h30 Progrès et perspectives • «Thérapies familiales systématiques» (Ire de 5).Prod.Radio France.19h00 Suivez le castor • Parc national Kouchibougouac.Rech.texte et anim.Guy Rochette.19h30 Concours de nouvelles • «Michèle» de Mireille Daoust.20h00 Concerts européens Orch.symph.de la Radio SDR de Stuttgart, dir.Garcia Navarro; Narciso Ye-pes, gui.: «Danzas fantasticas», op.22 (Turina); «Concierto de Aranjuez» (Rodrigo), Symphonie no 8 (Dvorak).-Printemps de Prague.Quatuor Smetana: Quatuor no 2 «Pages intimes» (Janacek), 22h00 Jazz-soliloque Fin vedette: Lenny Breau, Mel Tormé et George Shearing, Sonny Rollins, Chu Berry.Anim.Gilles Archambault.23h00 Musique de chambre «Éludes sur un chant populaire anglais» (Vaughan Williams) et «Cherry Ripe» (Bridge) 23h30 Le Voyage Intérieur ¦ Musique pour un temple inconnu» (Alain Kremski) el «Le Voyage intérieur.(J L.Victor).Anim.Yvon Leblanc.wnmmmwM OhOO Musiques de nuit Anim.Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation «Une seconde Ile du bonheur» (Jean Giraudoux).6h00 Laa Notas Inégales Ire h.: Trio pour piano, clarinette el violoncelle (Rodolphe d’Autriche); • Phylliset Thirsis» (C.P.FI.Bach); Con-cerio en do min pour guitare ( Marcello); Rransles (Gervaise).2e h.: extr.•Castoret Pollux» (Rameau); Sonata décima terza à 4 (Castello); Sonate progressive, op.10 no 2 pour piano et violon (Weber); Variations sur un thème dans un style ancien (Salzedo); «Les Abeilles» (Pasculli) 3e h.; Divertissement no 5 (Croes) ; Études, ôp.10 no 7 el op.25 no 1 (Chopin/Godowsky); Sonate no 5 pour basson (Cdrrette);.extr.«Le Lac des cygnes» (Tchaikovsky); extr.«La Diva de l'FImpire» (Satie).Anim.Colette Mersy.9h00 Un été en musique ••Tomorrow Shall Be May Dancing Day (trad, anglais); Quintette no 52 (Boccherini); «Concierto madrigal» pour 2 guitares (Rodrigo).- «F'ranz Liszt: l’été du centenaire» (5e de 13).Le Virtuose.«Malédiction» et Douze Étudesd’éxé-cution transcendante (Liszt).Anim.Françoise Davoine.11h30 Récital Noël Samyn et Jean-Guy Brault.12h00 L’Art vocal «Theresienmesse» (Haydn): FIrna Spoorenberg, sop.; Bernadette Greevy, cont.; John Mitchinson, t.; Torn Krause, bar.; Brian Runnel, org.; Choeur du Collège St.John, Cambridge, Academy of St.Martin-in-The-Fields, dir.George Guest.Anim.Jean Morin.13hOO Au gré de la fantaisie Trésors et splendeurs de Chine.En hommage à l’exposition qui se déroule présentement a Montréal, émission consacrée au riche héritage musical chinois Anim.Sylvia L’Écuyer.16h00 Au coeur de l’été • Anim.Ginette Bellavance 17h00 Les Trésors du théâtre • Inv.Charlotte Boisjoli, comédienne.Rech., texte et anim.Michel Vais.17h30 Présent-musique Anim.André Vigeant.18h30 Du monde entier au coeur du monde • ••Le Far West et le Nouveau-Mexique».Inv Madeleine Ouellette-Michalska, écrivain, critique littéraire et essayiste.Rech., int.et anim.Claudette Lambert.19h00 Séquences du 7e art • 5e de 13.«Le film noir américain».Anim.Richard Gay et Jean-Marie Poupart 19h30 Enigmes et fiction • 4e de 12.«Le Roi de coeur» d'FId Mc-Bain.Adapt, radio: Roger Des Roches Lect.Jean Marchand.Prod.Radio France.20h00 Orchestres canadiens Orch.du Centre national des Arts d'Ottawa, dir.Franco Mannino; Yo-Yo Ma, vc.: Concerto grosso, op.3 no 2 (Vivaldi); Concerto en ré (Haydn); Symphonie no 4 (Beethoven), 22h00 Jazz-soliloque F’.n vedette: Archie Shepp, Horace Silver, Stanley Turrentine, Gene Ammons et Sonny Stitt, Bill Evans, Stan Getz.Anim.Gilles Archambault.23h00 Musique de chambre Sonate pour violon et piano, op.75 (Saint-Saëns).23h30 Le Voyage Intérieur «Ten Kai» (Kitaro).Anim.Yvon Leblanc.Vendredi I juillet 1986 OhOO Musiques de nuit Anim, Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation « Le danger de perdre son âme» (Jean Giraudoux) 6h00 Les Notes Inégal** Ire h.: Oeuvres de J.C.Bach.Grieg et Abel 2e h.: Oeuvres de Telemann, Liadov.Zaimont, Negro Spirituals et Le-clair.3 h.Sinfonia a 4 (Torelll); Ada gio, op 11 (Barber).Prélude, thème el variations pour clarinette ( Rossini) ; • Caravan il» (I.Desmarais); «La Mantovana» (Zannetti); «Après-midi d'été» (Massenet).Anim Colette Mersy.9h00 Un été en musique Les 100 ans de la statue de la Liberté «The Battle Hymn o! The Republic» (J.Ward Howe); «The Fourth of July» (Ives); «An American in Paris» (Gershwin); Suite no 1, BWV 1007 pour violoncelle seul (J.S Bach); «They That Go Down to the Sea on Ships» (Purcell); «Les Pins de Rome.(Respighi) ; Quatuor «Américain», op.96 (Dvorak); «The Anacreontic Song» (Smith); .Amériques» (Varèse).Anim.Françoise Davoine.11h30 La Slnfonletta de Radio-Canada à Québec Dir.Gilles Auger: Suite pour orchestre à cordes et «Bachianas brasileiras no 9 (Villa-Lobos); extr.Suite no 3, BWV 1068 (J.S.Bach).12h00 L’Art vocal Oeuvres de Foster, Gershwin, Bernstein, Hamaliseh/Bergman, Weill/Nash et Romberg/Hammerstein interprétées par la Chorale Roger Wagner, Si mon FIstes, Roberta Alexander, José Carreras et Kiri Te Kanawa.Anim.Jean Morin.13h00 Au gré de la fantaisie Place aux demandes d'auditeurs.Pour la saison d’été, les émissions du vendredi seront consacrées â votre choix musical Adressez vos demandes â : Au gré de la fantaisie, 14e étage.Maison de Radio-Canada, 1400 est, boul.Dorchester, Montréal, H2L 2M2.Anim.Gilles Dupuis.16h00 Au coeur de l'été • Anim.Ginette Bellavance.17h00 Recherches scientifiques au Canada • 5e de 20 «L'Informatique II».Inv.Claude Lamontagne, prof, au département de psychologie à l’Université d'Ottawa el Jacques McNeil, vice-président de OMVPE, Rech.et int.Michel Icart.Anim.Gustave Héon.17h30 Présent-musique Anim.André Vigeant.18h30 C.R.P.L.F.• 5e de 6.«Horreurs et merveilles».Inv.Nacer Khemir, écrivain, cinéaste et conteur tunisien; Fldouard Prigent, Breton.¦ Fn deuxième partie, 3e de 4 entretiens avec Jacques Munier, el Odile Lesourne, psychanalyste, auteur d'un ouvrage intitulé «Le Grand Fumeur et sa passion».Prod.Radio France.20h00 Les Grands Concerts Ire partie: Lorraine Desmarais, piano.• 2e partie: Trio Oliver Jones.Oliver Jones, p ; Michel Donato, cb.; Don Alias, batt.el congas.Anim.Jean Deschamps.22h00 Jazz-soliloque Fin vedette: Jack De Johnnette, Tal Farlow, Buddy Guy, Jim Hall, Jim Hall /Barney Kessel, Kenny Drew, Mickey Tucker et Barry Harris.Anim.Gilles Archambault.23h00 Musique de chambre Quatuor, K.421 (Mozart).23h30 Le Voyage Intérieur «Timewind» (Klaus Schulze).Anim.Yvon Leblanc.mammmm OhOO Musiques de nuit Anim.Monique Leblanc.5hS5 Méditation «À la veille de l’éternité» (Jean Giraudoux).9h00 La Grande Fugue Ire h.: Oeuvres de Janitsch, Mozart et G.P.FL Bach.- 2e h.: Oeuvres de F'oster, Handel, Hurlstone et M.Haydn.-3e h.Oeuvres de J.S.Bach et Mozart.4 h.Oeuvres de J S Bach, Dalze, Gar-dane, Dvorak, Weber, Martinu, Bechet, Glass/Moran et Offenbach.Anim.Gilles Dupuis 10hOO Chronique du disque Inv Jacinthe Couture, pianiste, et Claudio Ricignuolo, violoniste, membre de T-Orleans,blues Swing, bop, free.Bordas ¦ Gothenburg Symphony Orchestra Neeme
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