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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 3 juin 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-06-03, Collections de BAnQ.

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n Pour vos Obligations d’épargne du Québec.Tassé & Associés.Limitée 879-2100 Vol.LXXVII — No 127 ?Généralement ensoleillé.Max.: 17 (détail 16) Montréal, mardi 3 juin 1986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents pràtTQ Côte Nord.Gaspesie.Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents wCli I w LISTE ONÉREUSE La CUM a dû payer à une firme de lobbyiste un montant de $ 1 228.75 pour qu’elle lui fournisse la composition des commissions parlementaires de l'Assemblée nationale.Page 3 ECONOMIE SOCCRENT POUR L’EXPANSION La région du Saguenay—Lac Saint-Jean met de l’avant un projet tout à fait original en vue d’assurer elle-même son expansion économique.Des gens d'affaires de la région ont annoncé hier leur participation à une Société en commandite de création d'entreprises, SOCCRENT, qui commence ses activités avec un fonds de capital de risque de $ 10 millions.Page 9 BOURSE : HAUSSE À L’HORIZON C’est du moins l’avis de M.Anthony Boeckh, le conseiller de banques américaines.Celui-ci explique ses conclusions par le récent ralliement du dollar US, qui donne à la Réserve fédérale une nouvelle marge de manoeuvre pour faire reculer encore plus les taux d’intérêt.Conséquence : les marchés boursiers devraient très bientôt connaître une activité fébrile.Page 9 SPORT DÉCÈS D’AURÈLE JOUAT L’une des figures légendaires des Canadiens de Montréal, M.Aurèle Joliat, est décédé, dimanche, à Ottawa, à l’âge de 84 ans.Page 16 LE PRIX NOBEL DE LA PAIX DANS LA MÉTROPOLE Mgr Desmond Tutu invite le Canada à exercer son leadership PAULE DES RIVIÈRES ESCALADE DE LA GUERRE COMMERCIALE CANADO-AMÉRICAINE LIBRE-ÉCHANGE Bourassa désire une formule de ratification par les provinces BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA — Le premier ministre Robert Bourassa désire qu’une formule soit établie afin de permettre aux provinces de ratifier formellement un éventuel traité commercial entre le Canada et les États-Unis, formule qui permettrait le cas échéant au Québec d’exercer une forme de droit de veto.C’est ce qu’a indiqué le premier ministre du Québec en arrivant hier à la rencontre fédérale-provinciale convoquée par M.Brian Mulroney pour discuter de la participation des provinces à la négociation déjà entamée avec les États-Unis sur la libéralisation des échanges commerciaux.M.Bourassa ne se présentait toutefois pas à cette conférence avec le désir d'arracher à ses collègues provinciaux et au premier ministre fédéral une entente immédiate sur une telle formule.Les modalités peuvent être très complexes, a-t-il dit, en évoquant comme modèle soit la formule d’amendement constitutionnel actuelle, soit la formule d’amendement discutée en 1971 à Victoria ou une toute autre formule à définir exigeant l’unanimité des régions.M.Bourassa semblait cependant espérer pouvoir obtenir un accord de principe.Pour lui, il est certes normal que le gouvernement fédéral signe les traités internationaux, mais dans ce cas-ci, le gouvernement central ne peut pas se prononcer au nom des gouvernements provinciaux.Il faut que le Québec puisse nommé- ment faire valoir ses intérêts, tout au moins à la fin.« Ce qui est indispensable, c’est que le Québec puisse se réserver le droit d’être d’accord ou pas d’accord avec le traité (qui pourrait être signé avec les États-Unis) dans la mesure où ses intérêts économiques sont concernés», a-t-il déclaré aux journalistes qui l’attendaient à l’entrée du Parlement où avait beu la rencontre en tête à tête, autour de plateaux de sandwichs.Plus tôt dans la journée, M.Bourassa avait tenté d’indiquer que le gouvernement fédéral n’avait pas le choix que de reconnaître ce droit de veto aux provinces dans le champ de leurs compétences.Alors qu’il était en compagnie du premier ministre ontarien David Petrson, il a approuvé la remarque suivante de son homologue ontarien: « Comme je le comprends, Ottawa a le pouvoir de signer des traités, mais les provinces ont le pouvoir de les mettre en oeuvre », a dit M.Peterson en évoquant les compétences économiques des provinces dans un certain nombre de domaines.Il a poursuivi en disant : « Nous avons de toute façon un droit de veto effectif.Aussi, Ottawa ferait mieux de le comprendre et d’acceop-ter de compter avec nous.» M.Bourassa devait ajouter à cela que « un traité ne pourra être mis en oeuvre sans notre collaboration », soulignant par ailleurs que cela justifiait les exigences des provinces.Les autres premiers ministres n’ont pas voulu indiquer hier si leurs Voir page 8: Bourassa M.Michael Wilson Ottawa annonce JOCELYN COULON OTTAWA — Le ministre des Finances, M.Michael Wilson, a annoncé, hier, une série de mesures de représailles en réponse à l’imposition par Washington d’une surtaxe sur les importations de bardeaux de cèdres de Colombie-Britannique.Au même moment, les Américains imposaient de nouveaux tarifs punitifs sur certains produits canadiens de l’acier.Les mesures de représailles, qua-lifées par l’opposition de « ridicules et d’insignifiantes ».touchent prin- cipalement l’importation de livres et de magazines ainsi que des pièces d’ordinateurs et certains semiconducteurs.Les mesures seront effectives à compter du 6 juin, date d’entrée en vigueur de la majoration tarifaire américaine sur les bardeaux de cèdres.Le 22 mai dernier, le gouvernement américain avait annoncé, sans avertissement préalable au gouvernement canadien, des droits de douane de 35 % sur l’importation de bardeaux de cèdre rouge.Le Canada rétablira les droits de douane de 10 % sur certains livres, des représailles certains magazines et autres publications.Ces taux tarifaires avaient été abolis en 1979 en échange d’une exemption pour le Canada d’une mesure américaine sur le droit d’auteur.Selon le ministre Wilson, cette mesure a été jugée incompatible avec les obligations des États-Unis en vertu du GATT.La mesure expire le 21 juin prochain et si les États- Unis ne la rétablisse pas, le Canada supprimera à nouveau sa taxe de 10 % et tentera de trouver d’autres moyens de représailles.Le rétablissement de la taxe permettra à Ottawa de percevoir environ $36 millions de droits supplémentaires.Les Américains ont exporté au Canada en 1985 pour $360 Voir page 8: Représailles UNE RIPOSTE TROP TARDIVE L’éditorial de Paul-André Comeau en page 6 Le temps presse.Si la communauté internationale n’adopte pas « de toute urgence » des sanctions contre le gouvernement raciste d’afrique du Sud, les Sud-Africains renverseront le pouvoir blanc par la violence.« Les choses en sont là », a prévenu, hier, l’évêque sud-africain Desmond Tutu.Le prix Nobel de la Paix était à Montréal hier, pour rappeler aux Canadiens et à leur gouvernement que « il n’est pas possible de rester à cheval sur la clôture » lorsque les gens meurent».Mgr Tutu n’a pas caché que la population noire d’Afrique du Sud était divisée quant à l’utilisation de la violence pour abolir l’apartheid.Pour sa part, il répète que « toute violence est condamnable » mais ajoute qu’ « il vient un temps où il est justifié de renverser un gouvernement injuste par la violence ».À plusieurs reprises au cours de la journée, l’éveque a comparé la situation dans son pays à celle qui a mené à l’extermination de millions de Juifs.Mgr Tutu rend le président des États-Unis, M.Ronald Reagan, le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, et le chancelier ouest-allemand, M.Helmut Kohl, responsables de la situation actuelle et il invite le Canada « à jouer un rôle de leadership moral».C’était la première visite du prélat sud-africain à Montréal et, partout où il est passé, il a rapidement conquis son auditoire, par sa simplicité et son sens de l’humour.Le message était en revanche clair.et sans complaisance à l’endroit des Canadiens.Le premier ministre du Qué-Voir page 8: Tutu Photo Jacquot Grenier Mgr Desmond Tutu a fait la connaissance des Montréalais hier et un des moments importants de cette journée a été sa rencontre avec les communautés noires anglophone et francophone.blende** a VEC UN PEU moins /M d'imagination, un x M écrivain ferait un meilleur roman qu'une autobiographie.¦ Une erreur commune d’appréciation : croire que plus une personne est grave, plus elle est compétente.¦ Dans la conquête du monde, la nation qui est la plus forte se croit la meilleure.— ALBERT BRIE AU SOMMAIRE ‘ * Ji RAVALEMENT DE FAÇADE POUR LE MUNDIAL Le Mexique, les buts et les haricots JEAN-CLAUDE BUHRER Le Monde MEXICO — « Le Mexique est toujours debout.» En plein Mundial, le slogan s’étale sur les murs, orne les voitures de police, les pahssades masquant les démolitions.Comme s’il fallait convaincre les Mexicains, les encourager à continuer à avoir confiance en eux-mêmes et en leur pays.Apparemment, le gouvernement n’a pas ménagé ses efforts pour panser les nombreuses plaies encore béantes de la capitale et pour recevoir fastueusement les visiteurs attendus avec impatience.Les Mexicains de la rue, eux, semblent moins directement passionnés par la rencontre sportive que par les quelques menus avantages qu’ils espèrent en tirer.Un décalage très net apparaît entre les préoccupations des autorités, mécontentes des critiques exprimées à l’étranger, et les soucis d’une majorité de la population, entraînée dans le tourbillon des problèmes quotidiens.Et quand le mécontentement apparaît sous forme d’inscription murale affirmant « No queremosgo-les, queremos frijoles » (« Nous ne voulons pas des buts, mais des haricots » ), ce qui est la manière mexicaine de dire « assez de jeux, nous voulons du pain », une équipe municipale de nettoyage est dépêchée d’urgence afin de la faire disparaître.Chacun convient finalement que la crise n’est plus seulement économique et sociale, mais morale et politique.Le double séisme de septembre dernier a joué un rôle catalyseur, et a fait vaciller les idées traditionnelles, pourtant solidement ancrées, sur l’immuable stabilité politique mexicaine.Les remous du marché pétrolier n’ont rien arrangé.Pour les responsables politiques, il s’agit de serrer les rangs, de colmater les brèches et d’imposer une certaine austérité à une classe moyenne peu disposée à être la seule à en faire les frais.À Mexico même, la délinquance de droit commun augmente et inquiète les autorités.Cela n’empêche pas l’insouciance la plus totale de régner dans les centres de loisirs de Mexico, où cadres supérieurs, hauts fonctionnaires et proches des cercles gouvernementaux vont passer les fins de semaine dans d’anciennes haciendas reconverties en hôtels de luxe.Comme trop souvent ici, le fardeau le plus lourd retombe sur les moins favorisés.Les principales victimes du tremblement de terres sont les habitants des zones pauvres.L’incurie des responsables chargés de reloger les victimes et l’extrême lenteur des travaux ahmentent un mécontentement latent.Le mécontentement s’explique si l’on voit les cahutes mises à la disposition des sinistrés dans le cadre du programme officiel dit de rénovation des logements populaires.Non seulement les emplacements choisis laissent songeur — des rangées de baraquement dressés au milieu de la folle circulation du trafic urbain des autoroutes de la capitale — mais le matériau utilisé ne vaut pas grand-Volr page 8: Mexique BANQUES 3,500 guichets reliés au Canada PAUL DURIVAGE Les six plus grandes banques du pays, le Mouvement Desjardins et deux sociétés de fiducies viennent de s’unir pour former le plus important réseau partagé de guichets automatiques au Canada.La nouvelle a été annoncée hier aux cours de présentations tenues simultanément à Montréal, Toronto et Vancouver et regroupant en chaque cas une brochette de personnalités du monde bancaire et financier.Le réseau Interac mis en service hier regroupe déjà les gui- Volr page 8: Guichets 38 ans après le REFUS GLOBAL voici enfin ACCEPTATION GLOBALE Le manifeste de toute une génération .par François Benoit et Philippe Chauveau (et vice-versa) BORÉAL/Société >1 7,95$ V > 2 ¦ Le Devoir, mardi 3 juin 1986 Constitution: Bourassa et Peterson croient pouvoir en venir à une entente 3 Photolaser PC Les premiers ministres Robert Bourassa et David Peterson.PIERRE O’Neill MM.Robert Bourassa et David Peterson croient pouvoir s’entendre sur les conditions d’adhésion du Québec à la constitution de 1982.Pour la première fois depuis leur entrée en fonction, les premiers ministres du Québec et de l’Ontario ont longuement discuté, hier à Montréal, de l’état du dossier constitutionnel.Pour en conclure que leurs divergences sont réconciliables et qu’il leur serait possible, à moyen terme, d’en venir a une entente.Au cours de ce tête-à-tête, les deux chefs politiques libéraux ont repassé, point par point, les conditions d’adhésions formulées par le Québec.C’est seulement dans quelques mois que M.Peterson sera en mesure de rendre un jugement détaillé du dossier uébécois, mais d’ores et déjà, il se it prêt à reconnaître au Québec le statut de société distincte, ce pré-requis que M.Bourassa entend faire inscrire dans le préambule de la constitution.En conférence de presse, M.David Peterson a reconnu que les négociations avec les autres provinces pourraient s’avérer longues et ardues, mais il s’est dit confiant de pouvoir susciter des appuis importants à la cause du Québec, auprès de plusieurs premiers ministres provinciaux.Pour sa part, M.Robert Bourassa a annonce son intention de demander au premier ministre Mul-roney que les conditions d’adhésion du Québec à la constitution soient inscrites à l’ordre du jour de la conférence fédérale-provinciale qui se tiendra à Calgary, l’automne prochain.Assis à ses cotés, M.Peterson s’est engagé à appuyer la démarche de M.Bourassa.Les deux premiers ministres venaient de participer ensemble à une émission de lignes ouvertes, animée par M.Pierre Pascau, et diffusée successivement sur les ondes des réseaux québécois et ontarien de Télémedia, D’abord en français, les auditeurs du Québec ont interrogé les deux chefs de gouvernement sur leur évaluation du projet de libéralisation des échanges commerciaux avec les États-Unis, sur les droits des Franco-Ontariens ainsi que sur quelques autres questions marginales.• Au cours de l’émission, un auditeur a exprimé la crainte d’un rapprochement trop étroit entre l’Ontario et le Québec, rappelant à M.Bourassa que l’ancien premier ministre René Lévesque avait payé cher, en 1982, pour ne pas s’être suffisamment méfié du Canada anglophone.Dans un deuxième temps, sur le réseau anglais de Télémédia, des auditeurs de Toronto ont à leur tour exprimé la méfiance des Ontariens à l’endroit des Québécois.Ils ont notamment décrit le Québec comme une province unilingue francophone qui brime les droits de la minorité anglophone et qui interdit aux travailleurs ontariens d’y exercer leur métier.À maintes reprises, MM.Peterson et Bourassa ont dû prendre la défense du Québec, soulignant que c’est la province qui respecte le plus intégralement les droits de sa minorité anglophone.Puis, M.Peterson s’est fait reprocher par ses propres concitoyens de vouloir faire de l’Ontario une province bilingue et d’être plus généreux à l’endroit des Franco-Ontariens que le Québec ne l’est à l’endroit des anglophones.Un peu plus tard, dans le même studio de CKAC, les animateurs Solange Chaput-Rolland et Claude Charron recevaient le sénateur conservateur Arthur Tremblay à l’émission « Noir sur Blanc ».Invité à traiter essentiellement du dossier constitutionnel, M.Tremblay a dit avoir décelé plusieurs points de correspondance entre les conditions posées par le gouvernement Bourassa et celles formulées par l’ancien gouvernement Lévesque.Il en a conclu que le Québec devrait faire consensus sur une position unique, avant de se présenter devant le Canada anglophone.« Il faut que ça marche.Le peuple québécois ne peut pas vivre indéfiniment dans l’équivoque ».Les entrepreneurs doivent décréter le lock-out ce matin dans le conflit de la construction (LE DEVOIR) — Le conseil des ministres du gouvernement du Québec décidera, demain, lors de sa réunion hebdomadaire, s’il laissera libre cours au conflit qui paralyse, depuis lundi matin, la quasi-totalité des chantiers de construction du Québec.Le ministre du Travail, M.Pierre Paradis, a fourni cette précision, hier après-midi, lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.On ne sait encore s’il se pliera à la demande formulée par le Conseil provincial des métiers de la construction - International, la FTQ-Construction et l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ) qui le pressent, dans une rare unanimité, de ne pas intervenir dans le conflit.C’est au cours d’une conférence guenn l’éditeur qui cfflfu^^édite qui aura lieu, ce matin, dans la métropole, que l’AECQ annoncera officiellement la décision de décréter un lock-out dans le conflit que l’oppose aux ouvriers de la construction, en riposte à cette huitième journée de débrayage général qui perturbe, encore aujourd’hui, les activités de l’industrie.Au cours d’une entrevue accordée au DEVOIR, le président de l’AECQ, M.Claude Daoust, a déclaré que « la menace de lock-out n’était pas du bluff », comme avaient voulu le faire croire certains leaders syndicaux.• Aujourd’hui, l’AECQ profitera d’une rencontre de presse pour dévoiler les résultats d’un sondage réalisé par la maison SORECOM qui tendrait à démontrer que « ce que les travailleurs désirent: c’est ce que leurs entrepreneurs leurs propo- sent ».Si le président de l’AECQ s’est dit convaincu que la majorité des entrepreneurs de la province suivront cet appel au lock-out, il a cependant indiqué que certaines entreprises qui n’ont pas eu à subir l’arrêt de travail de leurs ouvriers, notamment dans le secteur résidentiel de la région de Hull, pourraient ne pas mettre en application cette menace.Par contre, les résultats de plusieurs consultations menées dans les grands chantiers industriels qui sont parvenus aux bureaux nationaux de l’AECQ, au cours de la journée d’hier, indiquent déjà qu’une très forte proportion des entrepreneurs respecteront le mot d’ordre lancé, la semaine dernière, par 700 de leurs collègues réunis en assemblée générale.Si la journée de débrayage d’hier, suivie par 90 % à 95 % des travailleurs, selon les évaluations disponibles, s’est déroulée sans aucun incident rapporté, tant au bureau du ministre qu’auprès de chacune des parties impliquées, certaines altercations sont survenues au cours des derniers jours.Vendredi dernier, à Sainte-Foy, des travailleurs auraient causé des dommages évalués entre $ 20,000 et $ 30,000 sur le chantier de la compagnie Construction canadienne.D’autres personnes, arrêtées à Grand-Mère à la suite de l’incendie d’un camion, devront comparaître en justice.Mais de part et d’autre, hier, on s’accordait à dire qu’il s’agissait là de gestes isolés qu’on s’efforçait de minimiser.M n< L’incident des chalutiers espagnols peut entraîner des représailles de la CEE PIERRE APRIL d’études en économie familiale Richard Champagne Odette Leroux Brunet OTTAWA (PC) — Le Secrétaire d’État aux Affaires extérieures, Joe Clark, a indiqué hier aux Communes que l’incident des chalutiers espagnols arraisonnés dans les eaux territoriales canadiennes la semaine mon nouwau p«xwsmmE ILIÀLE CONTENU — Module 1 — Vie familiale — Module 2 — Alimentation — Module 3 — Habillement — Module 4 — Logement — Enrichissement Cahier élève 10,35$ ISBN-2-7601 -1404-X (220 p.) Corrigé 13,50$ ISBN-2-7601-1488-0 (220 p.) En vente dans les librairies: 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514)849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil, Québec Tél: (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél: (514) 861-5647 Olivetti M-24 L’ordinateur officiel des circuits FORMULE — Vitesse 8 Mhz (8086 d’Intel) — Mémoire Ko (jusqu’à 8M.octets extentionée)* — Compatibilité (Ms/Dos, manuel en français) — Graphiques haute résolution (640 X 400 pixels) — Disque rigide 20 M.octets* * équipement optionnel La “FORMULE I" des ordinateurs de bureau, disponible à partir de $2995.00 Les professionnels en bureautique 7035, Av* du Parc Montréal, P.Q.395 ru* Bérubé VIII* Vanlar, Québec H3N1X7 G1M1C7 (514)270-1141 Montréal (418) 681-7825 Québec CANADA DACTYLOGRAPHE établie en 1917 dernière risquait d’occasionnner des représailles de la Communauté économique européenne « en regardées questions de pêcheries et de marché d’exportation de morues.» Le ministre Clark répondait à une question du député liberal de Terre-Neuve, Georges Baker, qui se demandait comment le ministre du Commerce international, M.James Kelleher, en était venu à la conclusion que le commerce de la morue avec la Communauté économique européenne pouvait être menacé par la decision canadienne de faire respecter ses eaux territoriales par les flottes de chalutiers venant de tous les pays d’Europe.« Est-ce que le Secrétaire d’État, a précisé M.Baker, peut informer la Chambre sur l’exactitude d’une déclaration du ministre du Commerce international, puisque la Communauté européenne a déjà nié en être arrivée à cette conclusion?» Quant au ministre des Pêches et Océans, il n’a pas voulu confirmer ou infirmer les déclarations de son collègue Kelleher.« De toute façon, a-t-il indiqué, je doute que les accords du GATT permettent de telles représailles.» À ceux qui pourraient blâmer le gouvernement d’avoir agi trop vite en poursuivant les chalutiers espagnols, mettant en danger un marché d’exporations de plus de $ 50 millions avec les Européens, le ministre Sid-don a suggéré d’y penser à deux fois.De son côté, le libéral Lloyd Ax-worthy a demandé au Secrétaire d’Ètat aux Affaires extérieures Joe Clark de s’assurer que les membres du gouvernement puissent s’entendre sur un discours commun dans cette affaire.« Serait-il possible que le vice-premier ministre, a-t-il lancé, organise une rencontre entre ses deux collègues ( Kelleher et Siddon ) afin qu’ils s’entendent sur les faits, considérant qu’il s’agit-là d’un marché d’exportation de $ 55 millions?» 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 843-6241 Le nouveau programme d’étude de santé communautaire de l’Université de Montréal A tous les professionnels de la santé, la Faculté de l’éducation permanente offre conjointement avec la Faculté de médecine et la Faculté des sciences infirmières, dès cet automne, le nouveau certificat de SANTÉ COMMUNAUTAIRE Ce programme, qui met l'accent sur des connaissances d’ordre biologique, psychologique et social, vise l'acquisition et le développement des savoirs et des techniques de travail propres à répondre aux besoins de santé de l'individu et de la communauté.Voici quelques cours offerts dans le cadre de ce programme: Introduction à l’épidémiologie Anthropologie de la santé Introduction à la biostatique Santé mentale Education à la santé Droit de la santé Nursing communautaire Périnatalité La date limite d'admission pour l’automne 1986 est fixée au 15 juin.Renseignements: 3335, chemin Queen Mary Tél,: 343-6090 Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente RECENSEMENT: le Canada fait son portrait Avec des millions de coups de crayon dans les cases appropriées, les Canadiens vont dresser aujourd’hui leur profil démographique en remplissant les formulaires de recensement qui ont été distribués dans tous les foyers.Le premier recensement effectué au Canada le fut en 1666 : 3,215 personnes y avaient été dénombrées.Au 1er juin 1985, la population du Canada était de 25,358,500.Le recensement permet aux statisticiens d’établir le portrait de la population du Canada, d’en déterminer le nombre exact à une date donnée, de connaître la composition des familles, ses origines.Des formulaires abrégés de recensement ont été distribués dans quatre-vingt pour cent des ménages du Canada, pour employer la terminologie de Statistique Canada.Ces formulaires ne contiennent que neuf questions, notamment sur l’état matrimonial, la langue maternelle et l’appartenance à un groupe autochtone.Pour éviter toute confusion à ce sujet, Statistique Canada prend soin de préciser en marge de son questionnaire que cette question ne s’adresse pas « à toute personne qui se considère comme étant un indien de l’Inde, d’Asie ou du sous-continent indien».Si le formulaire abrégé devrait se remplir en moins de dix minutes, il faudra une vingtaine de minutes pour remplir le questionnaire complet qui est adressé à vingt pour cent de la population.Il comprend les mêmes questions que le formulaire abrégé, et d’autres qui portent sur le logement, le lieu de naissance, la citoyenneté, l’origine ethnique, les langues parlées, la scolarité, la migration, l’emploi et le revenu.La formulation de la question sur les groupes ethniques, dans ce questionnaire, fait entrer la race noire dans les groupes ethniques.On y demande donc aux répon- dants de dire à quel groupe ethnique ou culturel ils appartiennent (français, anglais, irlandais, allemand, italien, juif, noir, etc).Statistique Canada cherche à savoir pour la première fois par ce questionnaire à déterminer quelle proportion de la population est atteinte d’incapacité physique, mentale ou d’un problème de santé chronique.Tous les exploitants agricoles doivent aujourd’hui aussi répondre à un questionnaire plus long, qui pourrait prendre 45 minutes à remplir, et qui porte sur la superficie de la terre exploitée, la superficie des différentes cultures, les cultures de serres et de champignons, l’utilisation d’engrais commerciaux, les dépenses d’exploitation et les ventes de produits agricoles et forestiers.Dans ce formulaire, comme dans les autres, les questions du recensement sont expliquées.On y demande par exemple au répondant s’il possède, dans son exploitation, un ordinateur utilisé principalement pour la gestion et on explique que l’informatisation agricole influera sur le mode de distribution de l’information et de l’étendue des services aux exploitants.La technologie moderne et des coupures, dans la publicité par exemple, ont permis de réduire à quelque $ 150 millions les coûts du recensement de 1986.Près de 45,000 employés temporaires payés par Statistique Canada, dont 25,000 étudiants, seront mis à contribution pour la réalisation de ce recensement.Le guide distribué avec les formulaires de recensement insiste sur la confidentialité des questionnaires .et des réponses.Le prochain recensement, en 1991, sera plus complet que celui .d’aujourd’hui, et comprendra par exemple des questions sur les taxes payées, les hypothèques, etc.Ottawa en fleurs imj.Mettez-vous à l'heure juste de notre capitale! 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V^,,/ ¦— Détenteur d’un permis du Québec et de l’Ontario Le réseau canadien de trains voyageurs Le Devoir, mardi 3 juin 1986 ¦ 3 La CUM paie $1,228.75 pour une liste publique ALAIN DUHAMEL Afin de connaître la composition des commissions parlementaires de l’Assemblée nationale et l’affiliation politique de leurs membres, la Communauté urbaine de Montréal n’a pas hésité à acquitter une facture de $1,228.75 au nom d’un bureau de la ville de Québec.Il s’agit de la firme Les Partenaires, conseil en affaires publiques et gouvernementales, dont le siège social se trouve boulevard Saint-Cyrille, dans la Veille capitale.Depuis 1984, la CUM retient, au coût horaire de $60, les services de ce bureau pour la surveillance des travaux parlementaires.La première année, elle a payé à ce lobby de Québec un peu moins de $23,000 pour des renseignements et des documents publics, publiés dans les journaux ou disponibles à la librairie de l’Éditeur officiel, au complexe Desjardins.Parmi les documents publics livrés, on trouve copie des projets de loi, des extraits de certaines interventions ministérielles, les curriculum vitae des certains éus, tels les adjoints parlementaires.« Il est important de pouvoir prendre connaissance des avants-projets de loi et des projets de loi dès leur dépôt à l’Assemblée nationale et d’obtenir dans les plus brefs délais les textes règlementaires ainsi que toute autre information se rapportant aux activités de la Communauté » lit-on dans les documents de la CUM au soutien de cette dépense.’ La facture du mois de février, approuvée récemment par le comité exécutif de la CUM, fait état d’une commande spécifique du bureau du président du comité exécutif sur les commissions parlementaires.En réponse à cette requête, Les Partenaires ont donc prépapré une liste des commissions parlementaires et de leurs secteurs d’intérêt, les noms des présidents et vice-présidents des commissions et l’affiliation politique des membres desdites commissions.La firme québécoise a aussi préparé une liste des porte-parole de l’Opposition par secteurs en deux listes, l’une par ordre alphabétique des personnes, l’autre par ordre alphabétique des secteurs.Étant donné que la commission de l’Assemblée nationale a mis plus de temps que prévu à la nomination des membres des commissions parlementaires, les professionnels retenus par la CUM justifient leur emploi du temps en ces termes: « Malgré que la commission parlementaire de l’Assemblée nationale se soit réunie pour faire ces nominations, il y eut nécessité de tenir deux séances afin de compléter les ententes entre les partis politiques.Cela eut l’heure de nous obliger à reprendre une partie de nos listes.D’autre part, la répartition des secteurs pour l’Opposition n’était pas totalement complète.Nos questions auront reçu des réponses après que le cabinet du Chef se soit penché sur ces questions qui n’avaient pas de réponse.Certaines sont restées sans réponses (sic).» Le manque de policiers coûte $42,000 à la CUM Parce qu’elle n’avait pas suffisamment de policiers affectés à une perquisition, la police de la Communauté urbaine de Montréal a dû séquestrer une famille entière.ce qui lui vaut, aujourd’hui, de lui payer $42,831, plus les intérêts courus depuis 1981, en indemnité.En effet, un jugement récent de la Cour supérieure condamne la Communauté urbaine de Montréal à indemniser les sept membres de la famille Boyer, rue Fabre, injustement arrêtés et emprisonnés au cours d’une perquisition de police effectuée en juin 1981.La famille habitait un logement dans un immeuble de trois étages où, entre autres locataires, se trouvait une personne soupçonnée de trafic de drogue.Les tribunaux ont par la suite établi la validité du mandat du perquisition et jugé abusives les arrestations et les séquestrations.Les enquêteurs ont tenté de se justifier en affirmant qu’ils n’avaient pas assez de policiers à leur service dans cette opération, menée simultannément en plusieurs endroits de la ville, pour mener une perquisition complète en présence des occupants du logement.« Le tribunal est d’avis que les demandeurs ( la famille Boyer), citoyens honnêtes, sans aucun antécédent judiciaire n’ont pas à faire les frais des problèmes de personnel de la force policière » lit-on dans le jugement rendu en avril dernier.Le comité exécutif de la CUM n’a pas voulu interjeter appel de ce jugement et consent à payer, outre les sommes indiquées, des intérêts de 15 % pour le mois de décembre 1981, de 19 % pour l’année 1982, de 16 % pour le premier trimestre de l’année 1983, de 15 % pour le reste de l’année 1983, de 14 % pour l’année 1984 et le premier semestre de 1985 et de 12 % pour la période du second semestre de l’année 1985 à nos jours.Cette affaire alimentera un débat en marche depuis plusieurs années entre la CUM et la Fraternité des polciiers au sujet de la réduction du personnel dans la police et de ses répercussions sur les opérations de police et le budget du SP-CUM.Le RCM a 27 candidats et 15,000 membres Avec le choix de ses candidats dans les districts électoraux de Mlle End et Jean-Talon, prévu pour le 11 juin, le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) complétera la ronde des investitures prévues pour ce printemps.Le RCM aura alors des candidats officiels dans 29 districts électoraux, sur les 58 à pourvoir, et plus de 15,000 membres inscrits, un sommet dans son histroire.Les assemblées d’investiture du RCM, réglées selon un protocole dont il ne déroge jamais, ont rassemblé chaque fois quelques centaines de militants et mené à l’élection de deux candidats relativement peu connus contre des militants bien enracinés dans le parti.Il s’agit de M.Jacques Mondou, notaire, dans le district de Saint-Edouard, et de M.Saulie Zajdel, analyste en informatique, dans le district de Victoria, qui ont pu rassembler un nombre suffisant de leurs partisans pour l’emporter.A Magog, une bonne adresse.^ det'étoile rés.: (819) 843-6521 Brunch le dimanche Vue panoramique sur le lac Memphrémagog 1133, rue Principale ouest, Magog, QC, J1X 2B8 Héritage Montréal et Sauvons Montréal demandent le classement du mont Royal ALAIN DUHAMEL Jugeant le mont Royal menacé de toutes parts, la fondation Héritage Montreal et le mouvement Sauvons Montréal ont demandé au ministre des Affaires culturelles de le classer en arrondissement naturel.« Il est évident que les mesures de protection actuelles ne sont pas adéquates » a affirmé le président de la fondation Héritage Montréal, M.Jean-Claude Marsan.« Le classement donnera aux Québécois un moyen additionnel de contrôler ce qui se fait sur le mont Royal et suscitera une fierté nouvelle pour cet important site » a déclaré Madame Cecile Grenier, présidente de Sauvons Montréal.Le classement en arrondissement naturel couvrirait le parc du mont Royal ainsi que les cimetières Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal.Au périmètre de l’arrondissement, une aire de protection des espaces verts et de la silhouette de la montagne s’étendrait jusqu’au boulevard Edouard-Montpetit, à la rue Mont-Royal, aux avenues Du Parc, Des Pins et Cedar et jusqu’au Chemin de la Côte-des-Neiges.« Les grands cimetières et le parc Mont-Royal constituent une concentration unique au Canada d’aménagements paysagers du XIXe siècle.L’intérêt de ces beux, tant sur le plan historique que sur le plan esthétique et symbolique, devrait faire de cet ensemble d’aménagements l’arrondissement naturel le plus important du Québec » lit-on dans le dossier préparé au soutien de la requête, transmise la semaine dernière au ministre des Affaires culturelles, Madame Lise Bacon.Plusieurs projets de construction et d’aménagement se préparent au mont Royal.L’Université McGill veut construire, sur le flanc sud, près de la croisée Des Pins/Du Parc, un important complexe sportif; au sommet, la firme d'ingénierie SNC prépare la construction d'une tour de télécommunication et d’observation; au nord, un promoteur privé convoite la piste de ski de l’Université de Montréal, inexploitée depuis plusieurs années.« On craint beaucoup une privatisation de cet équipement car son exploitation ne pourrait rester modeste» affirme M.Marsan.Dans le cimetière Mont-Royal, le déboisement du lieu dit mont Murray, et la coupe d’arbre modifient le paysage; dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, la construction d’imposants columbarium ne s’intégre pas au paysage.Toutes ces initiatives ont cours sans que ne transparaisse un réel souci d’aménagement harmonieux dans un lieu dont le caractère historique et symbolique ne fait aucun doute.« Le mont Royal est l’élément majeur qui identifie Montréal.Par sa position centrale dans la ville, la montagne est le point de repère, à la fois spatial et symbolique, pour tous les Montréalais.» Berliner et Keaton passent au PCM ALAIN DUHAMEL Deux opposants à l’administration municipale et au maire de Montréal ont résolu de se joindre au Parti civique (PCM).Il s’agit de M.Sam Berliner, conseiller municipal, et Robert Keaton, ancien conseiller municipal.Tous deux proviennent des rangs du Groupe d’action municipale (GAM), parti politique municipal écrasé sous les dettes et dissout a la fin de 1985.M.Berliner a été élu pour la première fois en 1982.Il se présentera dans le district électroral de Victoria qu’il représente.Robert Keaton, élu une première fois en 1974 avec le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), défait depuis sous la bannière du Groupe d’action municipale, se présentera dans le district électoral de Loyola qui avait élu, en 1982, M.Felippo Salvatore, du RCM, qui a choisi depuis de siéger à titre d’indépendant.Les deux candidats justifient leur choix en soulignant particulièrement la volonté de changement qui s’exprime dans le PCM par le choix de ses candidats: quelque 25 candidats du PCM ne siègent pas encore au Conseil municipal.MM.Berliner et Keaton, qui se sont côtoyés à Alliance-Québec, se confortent à l’idée que les sondages qui donnent le président du RCM, M.Jean Doré, en avance sur le chef du PCM, M.Jean Drapeau, font aussi état d’un taux de satisfaction des contribuables élevé, aux environs de 70 %.Ce taux corrrespond à la tendance observée dans tout le Québec à au sujet de la satisfaction à l’égard des services municipaux et voisine le taux observée au cours de la campagne électoirale de 1982 à Montréal.« Je me suis joins au PCM, affirme M.Robert Keaton, parce que celui-ci offre aux Montréalais le meilleur équilibre entre le changement et la continuité.Je crois que les Montréalais s’attendent à ce changement et à Cols bleus: Québec ne décidera rien avant l’été LAURENT SOUMIS Les 5,000 cols bleus de la Ville de Montréal devront patienter au moins jusqu’à l’été avant de savoir s’ils retrouveront ou non leur droit de fève, perdu au début du printemps, la suite d’un débrayge général.Le bureau du ministre québécois du Travail, M.Pierre Paradis, a confirmé, hier, qu’il attendra l’avis du Conseil des services essentiels sur la liste des services à assurer en cas de grève avant de prendre une quelconque décision.Compte tenu des délais et du processus relativement long par lequel le Conseil émettra son avis, le ministre ne s’attend pas à recevoir une recommandation avant la mi-juin.Rapport en poche, il pourrait bien s’accorder alors quelques semaines de réflexion avant de rendre sa décision sur le droit de grève des travailleurs membres du Syndicat canadien de la fonction publique affilié à la Fédération des travailleurs du Québec.Au Conseil des services essentiels, on indiquait, hier, qu’un médiateur examinait présentement avec les parties la dernière liste de services, déposée récemment par le syndicat, en vue de trouver un terrain d’entente.Le Conseil attend lui-aussi le résultat des efforts de son médiateur avant de juger s’il est préférable de tenir ou non de nouvelles audiences publiques sur la question.Vingt-deux mois après le début du conflit et à la suite du constat CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél.: (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur d’échec convenu par le médiateur spécial au dossier, M.Y van Blain, sous-ministre québécois du Travail, les cols bleux ont résolu, en fin de semaine dernière, d’accentuer leurs moyens de pression, de réclamer la restitution du droit de grève et de participer à leur manière, et si l’impasse persiste, aux prochaines élections municipales de novembre prochain dans la métropole.cet éauilibre au cours des quatre années a venir.» M.Keaton reproche au RCM une propension à se dévouer au bon fonctionnement de son appareil interne plutôt que de s’intéresser aux contribuables de la ville.M.Berliner reproche à l’opposition officielle une réduction de ses perspectives à un seul segment de la société, négligeant les autres y compris le secteur des affaires.Persuadé que le PCM a pris la voie du rajeunissement et du renouveau, il note l’ouverture d’esprit de ce parti à des opinions diverses et differentes de celles quu’il a véhiculées par tradition.Le conseiller du district Victoria, promoteur du bilinguisme dans les services municipaux et d’une procédure formelle de consultation publique dans les cas d’amendements aux règlements municipaux, compte poursuivre ses efforts dans le PCM.« Mes opinions sur ces sujets, et d’autres, ne changeront pas a la suite de mon adhésion au PCM.Mon engagement est maintenant de travailler au sein du Parti civique afin de réaliser ces objectifs.» L’un et l’autre tenteront de promouvoir le PCM dans des districts électoraux à prédominance anglophone où le RCM a fait élire plusieurs de ses candidats.• • ASSEMBLÉES PUBLIQUES • Les services en regard des femmes • Les services pour les jeunes • L'aide aux personnes âgées • Les services aux personnes handicapées et tout autre sujet se rattachant à la santé.Si la problématique des services de santé et sociaux vous préoccupe, venez donner votre opinion aux membres de la Commission lors des assemblées publiques , qui se tiendront aux endroits suivants: Comm/ss/on D’Enquête sur les Services de Santé et les Services Sociaux Lundi, 9 juin — 20 h 00- École Polyvalente Pierre-Dupuy (auditorium) 2000, rue Parthenais Montréal (Québec) Animatrice CLAIRE LAMARCHE Renseignements: Lauréanne Collin, agent de liaison Mardi, 10 juin — 20 h 00 — École Saint-Maxime (Salle Yvon Hébert) 3680, boul.Lévesque Chomedey (Laval) Mercredi, 11 juin - 20 h 00 — Université Concordia (Faculty Club) 1455, bout de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) Animatrice SUZANNE COPELAND (514) 286-6146 SOYEZ-Y NOMBREUX, VENEZ VOUS FAIRE ENTENDRE! ANTIQUITES AVIS D’ENCAN PAR GODONIER INC.9060 Charles de la Tour, Montréal 389-1397 — 389-1398 Encan Mardi 3 juin, à 19h30 Mercredi 4 juin, à 19h30 Jeudi 5 juin, à 19h30 — Nombreux mobiliers de chambre à coucher, salle à dîner, salons notamment des chaises, des fauteuils, des buffets, des commodes, des armoires, des tables, etc.— des coffres, — des poupées, — des bijoux, — des réveils, horloges, pendules — 100 fers à repasser ancien (suite de la collection confiée) — de l'argenterie, des services en porcelaine, DES ÉTAINS — des médailles, — de la cristallerie des lustres, et bien plus encore Des I8éme, 19ème et début 20ème siècles En outre, pendant l'exposition, il sera possible d'acheter (sans attendre l’encan) plus de 200 autres articles.Les seuls encanteurs spécialistes de PART DECO au QUÉBEC A UC UNE PRIME D 'A CH A T À PA YER PARLA CHETEUR (soit 10% de moins que nos concurrents) Notre encan de juin se tiendra les 3,4 et 5 juin (exposition les jours précédents) m [fAZONIJS TOULESAMDICOUPJS D "epuis l'avènement du Sanctuaire du Mont-Royal, vous n'avez plus à subir les épreuves de l'entretien de la maison.Ces perpétuelles inquiétudes domestiques sont enfin disparues.Définitivement.Les gens aux goûts éclectiques l'ont compris.Ce qui explique le succès que nous connaissons.Au Sanctuaire, tout concourt à assurer votre bien-être.Un édifice construit selon des techniques modernes qui réduisent l'entretien au minimum.Des administrateurs compétents et une équipe de professionnels qui s'occupent de tout.Une surface habitable immense, bien planifiée -avec des «pièces» de rangement - et qui peut même être aménagée en fonction de vos besoins.Des cuisines, des dînettes, des salons et des salles à manger avec une vue superbe.Des baies vitrées sans fin qui laissent entrer le soleil.Chez vous, il sera encore plus beau.PHASE IV: LA DERNIERE le sancruaipe Accédez A un nouveau mode de vie.du mont-royal CONDOMINIUMS PRIVILÉGIÉS EN BORDURE OUEST D'OUTREMONT: 6,100 CHEMIN DEACON, MONTRÉAL (514) 7384000 DE PRÉFÉRENCE SUR RENDEZ-VOUS.I ch.à coucher: 1.036 pl.cir.+ $133.500 + /2 ch.i coucher: t.274 pl.cir.+ $172.500 + /3 ch.à couclur: 1.711 pi.cir.+ $214.500 + /Panthousa: Z.S19 pl.car.+ $457.500 - (SELON DISPONIBILITÉ) BIENTÔT! LE SPORTING CLUB DU SANCTl IA t I 4 ¦ Le Devoir, mardi 3 juin 1986 ARTS ET SPECTACLES Duceppe à la Place des arts : un premier bail à long terme après 13 ans MM.Jean Duceppe (à droite) et Guy Morin, directeur général de la Place des arts.THEATRE ROBERT LÉVESQUE Il est devenu tellement évident que la salle Port-Royal de la Place des arts est le havre de la Compagnie Jean-Duceppe, depuis treize ans, qu’il fallait bien que, dans les faits, la direction de cette entreprise théâtrale et la régie de la PdA cessent de jouer au temporaire ou au provisoire.Le 29 mai dernier, pour la première fois depuis la création de la Compagnie Jean-Duceppe en 1973, les deux parties se sont entendues sur un bail de cinq ans.Depuis 73, à chaque année, la compagnie de théâtre n’était jamais vraiment certaine de jouer son avenir à court terme sur la même scène.Lenteur des procédures d’entente, silences prolongés, etc.« En tant que directeur de théâtre, déclare Jean Duceppe, dans un communiqué de la Société de la Place des arts, ce bail me rassure.Cela signifie une sécurité de cinq ans et la possibilité de faire des projections à plus longue échéance.Cette nouvelle entente témoigne à merveille de la volonté de collaboration de la direction de la Place des arts avec nous.» Ce premier bail à long terme harmonise des relations qui n’ont pas toujours été au beau fixe entre M.Duceppe et la PdA, en particulier au moment où la direction de celle-ci a décidé de demander une redevance sur le coût des billets de théâtre.?Marceline, qui êtes-vous ?L’Association des comédiens du Conservatoire d’art dramatique de Montréal présentera, les 5, 6 et 7 juin à 20 h et le 8 juin à 15, un spectacle de poésie-théâtre (dite et chantée) à l’occasion du bicentenaire de la poétesse française Marceline Desbor-des-Valmore (1786-1859).Sous la direction de Hughette Uguay, les comédiens Anne Bédard, Marcel Girard, Isabelle Guilbault et Ninon Lévesque donneront cette soirée de « poésies élégiaques » au studio du Conservatoire (100, rue Notre-Dame est).L’entrée est libre.?Dernières du Grand Cirque.Une deuxième et dernière prolongation, au Quat’Sous, pour les retrouvailles des comédiens du Grand Cirque ordinaire.Interrompu vendredi dernier, pour permettre à Guy Thau-vette d’aller jouer Being at home with Claude à la Quinzaine de théâtre de Québec, le spectacle du Grand Cirque ( Avec Lorenzo à mes côtés) reprend ce soir et jusqu’au samedi 7 juin, alors que ce sera la dernière, -définitive.?Les vingt ans des Marguerites.Le théâtre des Marguerites, de Trois-Rivières, animé par Mariette Duval et Georges Carrère depuis sa création en 1966, fête cet été ses vingt ans.À l’affiche, une comédie de Jean Daigle, Au septième ciel.C’est le second Jean Daigle à ce théâtre en autant d’années.La pièce sera défendue par Suzanne Langlois, Ar- lette Sanders, Reine France, Bertrand Gagnon, Jean-Louis Paris et Georges Carrère qui signe la mise en scène.On réserve au 761-3054 à Montréal, ou au 377-3368 à Trois-Rivières.?David Mamet au Centaur.Une pièce fort intéressante à l’affiche du Centaur, actuellement.Dans le tourbillon des festivals, elle risque de passer inaperçue et ce serait dommage.C’est la création à Montréal de la pièce de l’écrivain américain David Mamet, Glengarry Glen Ross, prix Pulitzer il y a deux ans à New York, dont l’intrigue se déroule dans le monde véreux des tractations immobilières.On a dit que la pièce était comme une suite explosive de La Mort d'un commis-voyageur, d’Arthur Miller.L’ex-directeur de la section anglaise de l’École nationale de théâtre, Joel Miller, signe la mise en scène, et les comédiens Les Carlson, Joe Cazalet, Fred Euringer, Ken James, Jack Langedijk, Perry Schnei-derman et Ron White interprètent les personnages de Mamet.Jusqu’au 8 juin.?Albertine, 181 fois.Bilan impressionnant pour la dernière pièce de Michel Tremblay, Albertine en cinq temps.Depuis sa création au Centre national des arts, et sa présentation au Rideau-Vert à l’automne 1984, le drame de Tremblay aura été joué 181 fois par les mêmes interprètes.Dans le Vieux-Port « Images du futur » ANGÈLE DAGENAIS S’ajoutant aux nombreuses autres activités culturelles qui occuperont les Montréalais au cours de l’été, une exposition inédite d’imprimés géants d'illustrations et de dessins graphiques, de vidéos de spots publicitaires ou de films d’animation — dont le dénominateur commun est qu’ils sont tous produits par ordinateur — aura la vedette pendant trois mois (12 juin au 8 septembre) à l’ancienne gare maritime Louis-Jolliet du Vieux-Port de Montréal.D’envergure internationale, cette exposition, intitulée Images du futur, présente plus particulièrement, cette année, les réalisations de la France qui, avec les États-Unis et le Japon, est une pionnière dans le domaine de la recherche graphique assistée par ordinateur.C’est notamment une société française, « Cinq sur cinq », qui présentera, du 12 au 15 juin, sur les murs extérieurs du site de l’exposition, une projection géante d’un spectacle intitulé « Images de synthèse » — nom souvent donné aux images fabriquées par ordinateur.Première réalisation d’une société privée à but non lucratif co-présidée par Ginette Major, directrice générale de la programmation chez Vidéotron, et Hervé Fischer, sociologue, artiste et écrivain des communications, cette exposition présentera un panorama de quelque 800 de ces « oeuvres d’art » issues des technologies électroniques.Créée en décembre dernier, la « Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal » bénéficie du « partenariat privilégié » du service des activités culturelles de la Ville de Montréal, qui lui aurait fourni des services pour une valeur de $ 100,000, expliquent ses promoteurs.La Société immobilière du Vieux-Port serait également contributrice de services pour un montant équivalent.Les différents gouvernements, pour leur part, ont offert quelques milliers de dollars en subventions — les montants ne semblent pas arrêtés, à quelques jours de l’ouverture de l’événement.Le ministère canadien de l’Emploi couvre les salaires d’une vingtaine d’emplois d’été ; enfin, les entreprises privées contribueraient en équipements et services une valeur de $200,000.Les amateurs de cinéma et de télévision reconnaîtront facilement ces images d’animation qui constituent ce qu’on décrit souvent comme les « effets spéciaux » du petit ou du grand écran.Des animateurs expliqueront, au cours d’ateliers-démon-trations, comment créer ces images en se servant de logiciels graphiques sur des micro-ordinateurs.Des imprimantes sophistiquées témoigneront également des plus récents développements de cette technologie de pointe.Se voulant autre chose qu’une exposition-vitrine, « Images du futur » espère créer un plus grand intérêt auprès du public pour la création assistée par ordinateur.TELEVISION CINEMA ASTRE I: (327-5001) - Police academy III" 8 h— “Target" 9 h 40 ASTRE II: — "Short Circuit" 7 h.9 h ASTRE lit: — “La loire aux malheurs" 9 h — “Touché"7 h 15 ASTRE IV: — “No Retreat No Surrender" 7 h 30, 9 h 15 BERRI I: (288-2115) - “Police academy III" 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15, 6 h, 7 h 45, 9 h 30 BERRI II: — "Légende" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI III: "Trois hommes et un coutfin" 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 50 BERRI IV: - "Histoire officielle" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 BERRI V: — "Le baiser de la lemme araignée" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 BONAVENTURE I: (861-2725) -"Hannah and Her Sisters" 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 05 BONAVENTURE II: - "8 Millions Ways to Die" 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) - “Allan Quatermen et les mines du roi Salomon" 7 h 15, 9 h 15 BROSSARD II: (465-5906) - "La loire aux malheurs" 7 h 30, 9 h 30, BROSSARD III: "Short Circuit" 7 h, 9 h CINÉMA CAPITOL: (849-0041)- "Cobra” 12 h 35, 2 h 25, 4 h 15, 6 h 05, 7 h 55, 9 h 45 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (698-0141 ) — "Deux enfoirés à St-Tropez" 7 h 30— "L'ange de la vengeance" 9 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY II: - “Mines du Roi Salomon" 7 h 15 — "Un été d'enter" 9 h 20 CARTIER-LAVAL: (663-5124) — "Police Aca demy III' 7 h 15, 9 h 15 CHAMPLAIN I: (524-1685) - “Allen Quater-main et les mines du roi Salomon" 7 h 25.9 h 20 CHAMPLAIN II: — “La foire aux malheurs" 7 h 10, 9 h 05 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)— "28 Up" 7 h, 9 h 45 — "Cal" 7 h 15 — "My American Cousin" 9 h 30 CINEMA DE PARIS:(875-1882) — “No Retreat No Surrender" 1 h 45, 3 h 35, 5 h 25, 7 h 15, 9 h 05, CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Catherine est (523-3239)— "The Best Little Warehouse in L A." 1 h.2 h 30, 4 h, 5 h 30.7 h, 8 h 30, 10 h.(jusqu'au 4 juin) CINEMATHEQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— "Le sanglant symbole" & "She's a very nice lady" 18 h 35, "Mourir, mourir, unique grâce" & "Je meurs de soif, j’étoutle, je ne puis crier" 20 h 35 CINEPLEX I:(849-4518)-"Quiet earth" 1 h 15.3 h 15.5 h 15, 7h 15, 9h 15 CINÉPLEX II: — “Money Pit” 1 h 25, 3 h 25.5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX III: — "Murphy's Law" 1 h 20.3 h 20.5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX IV: - "Kiss ol the Spider Woman" 2 h, 4 h 20, 7 h, 9 h 20 CINÉPLEX V: — "James Joyce’s Woman" 1 h 30.3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VI: — “My American Cousin’ i n 45, 3 h 45, 5 h 45.7 h 45, 9 h 45 CINÉPLEX VII: - “Oftlclal Story” 2 h.4 h 30.7 h, 9 h 30 CINÉPLEX VIII: - Out of Africa” 1 h 30.4 h 45, 8 h.CINÉPLEX IX: - "Legend" 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - “Rocky 4" 5 h 45, 9 h 30— "Youngblood" 3 h 40, 7 h 25 CINÉMA MONTRÉAL II: - Retour vers le futur” 5 h 30.9 h 30— “Startlghter" 3 h 40, 7 h 35 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141 )— “Brazil" 12 h 45, 15h 25,18 h 05, 20 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - "Retour vers le futur” 12 h 30, 17 h, 21 h 10— "Starflghter" 15 h, 19 h 10.COMPLEXE DESJARDINS III: - "Mlnouche l’insatiable" 12 h 25, 16 h 25, 20 h 20— “Les noceuses en folle" 13 h 40, 17 h 40, 21 h 40— “Échanges brûlants" 15 h 05, 19 h 05.COMPLEXE DESJARDINS IV: - "Highlander" 12 h 35, 14 h 45, 16 h 55, 19 h 05,’21 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— "Short and Suite" & "P4W : Prison for Women" 7 h, 9 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- "Miss Julie’* 19 h — "Sweet Bird of Youth" 21 h CRÉMAZIE: (388-4210) - "Souvenirs d'Afrique” 8 h DAUPHIN I: (721 -6060) — "Le dernier survivant" 7 h 20, 9 h 30 DAUPHIN II: “Pouvoir Intime" 7 h 40, 9 h 20 DORVAL I:(631 -8587)- “Top gun" 7 h 10, 9 h 20 DORVAL II: "Cobra" 6 h 05.7 h 55, 9 h 45 DORVAL III: "Hot Target 6 h, 7 h 50, 9 h 40 DÉCARIE I: (341-3190) - “Short Circuit" 7 h.9 h DÉCARIE II: - "Sweet Liberty” 7 h 15, 9 h 15.ÉLYSÉE I: (842-6053) — “Romance cruelle" 7 h, 9 h 30 ÉLYSÉE II: - "Anne Trlster” 7 h, 9 h FAIRVIEW I: (697-8095) - “Water" 7 h 30,9 h 30 FAIRVIEW II: - “Poltergeist II" 6 h, 7 h 50, 9 h 50 GALERIE DAZIBAO: 4060 boul.St-Laurent (845-0063) — Gérard Courant, proj.de tilms du 27 mai au 7 juin.GREENFIELD I: (671-6129) - “Poltergeist II” 6 h, 7 h 50, 9 h 50 GREENFIELD 2: - "Cobra" 7 h, 9 h.GREENFIELD 3: — "Cobra" 6 h, 8 h, 10 h.IMPÉRIAL: (288-7102)-“Top Gun” 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 JEAN-TALON:(725-7000) - "Double gang en folle" 9 h 15, “Les anges se fendent la gueule" 7 h 15 KENT l:(489-9707) - “Poltergeist II" 6 h, 7 h 50.9 h 50 KENT II:— The Color Purple " 6 h 05, 9 h L’AUTRE CINÉMA:(722-1451)- “Cocoon" 7 h— “Tirez sur le pianiste” 7 h 30— Philippines .” 9 h 15 — “Jules et Jim” 9 h 30 (3-4-5 juin) LAVAL l:(688-7776)— “Top Gun' 7 h 10, 9 h 20 LAVAL II:— "Poltergeist II" 6 h, 7 h 50, 9 h 50 LAVAL III: - "The Color Purple” 6 h 05, 9 h LAVAL IV:- “Nlnja Turf" 6 h 15, 8 h, 9 h 45 LAVAL V:-“Cobra" 7 h, 9 h LAVAL-ODÉON l:(687-5207)— “Short Circuit" 7 h 15, 9 h 15 LAVAL-ODÉON II:— "La foire aux mal heurs" 7 h, 9 h.LOEW’S I:(861 -7437) — “Poltergeist II” 12 h 20, 2 h 15, 4 h 10.6 h, 7 h 50, 9 h 50, ven.der.spec.11 h 45 LOEW’S II:- “Echo Park” 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 LOEWS III:- "Water" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 LOEW’S IV:- “Pink Pyjamas” 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 LOEWS V:- “Police Academy III" 1 h.2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45.MERCIER:(255-6224)— “Police academy III" 7 h, 9 h.LE MILIEU: (277-5789)- “Perfect lives” "Two moon July" 20 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - “Birdy” 7 h 15, 9 h 30— “Tristesse et beauté” 7 h, 9 h OUTREMONT:(277-4145)— “Train d’enfer” 7 h 15— "L'Hôtel New-Hampshire" 9 h 30 PALACE l:(866-6991) — “Cobra" 12 h 35, 2 h 25, 4 h 15.6 h 05, 7 h 55, 9 h 45, ven.der.spec.11 h 35 PALACE II:- “9 Vi Weeks" 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30 PALACE III:- “Hot Target" 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Jazz tous les soirs— spectacles à 10h , 11 h.30 et OOh 45— Les lundis soirs Jam Session avec Cisco Normand BAR 2080: 2080 rue Clark Mtl (285-0007)— Jazz tous les soirs— Michael Gauthier, guitariste de jazz, en spectacle du jeu au dim a compter de 22h BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert Mtl (842-2808)— Spectacle Marie-Perle Quintin.pianiste, tous les soirs, du lun au ven de I7h à 20h AU BUSINESS: 3500 St-Laurent.Montréal (849-3988}— « Flash Light » installation environnement de Pierre Pépin, jusqu'au 3 |um CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Party Retro, les meilleurs hits des années 70.le 3 juin CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario Mtl (843-8620)— « De la belle Otero à Carmen » nouveau spectacle de danses espagnoles de Sonia Del Rio sur des oeuvres de Purcel.Jimenez et Bizet, les mar et jeu à 21 h CAFÉ-THÉÂTRE QUARTIER LATIN: 4303 SI-Derus.Mtl (845-4932)— < La voix Ferré ou Le Chant du Hibou » spectacle de Philippe Noireaut, du 28 mai au 15 juin, du mer au dim à 20h.réservations au 676-0636 CAFÉ THÉLÈME: 311 est rue Ontario, Montréal (845-7932)— * Michel Bédard Quartet » 6 et 7 juin à 21 h 30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— CENTRE D'ESSAI DE L'UNIVERSITE DE MONTRÉAL: 2332 Edouard-Montpetit, Montréal (272-4238)— « Le temps d'une vie » de Rolland Lepage, 4-5-6-7 juin à 20h CLUB BALLATTOU: 4372 St-Laurent, Mtl (845-5447)— Tous les soirs, musique populaire africaine, de 21 h a 03h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)— Tous les soirs l'Ensemble Elder Léger, à 17h 30 CLUB SODA: 5240 ave du Parc, Montréal (270-7848)— ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente « A Beloeil ou ailleurs * 4 siècles d'histoires, 40 épisodes.4 mois, jusqu'au 29 juillet, du mar au sam 20h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherine, Montréal (845-5484)— .All Girl Festival ¦ du 2 au 8 juin GALERIE DAZIBAO: 4060 St-Laurent ste 104, Montréal (845-0063)— Projection de films de Gérard Courant, du 27 mai au 7 juin LA FOLIE DU LARGE: 1021 rue Bieury — Céline Delisle et Piewe Nadeau, du mere, au vend à 2th30, nouveau lieu pour les auteurs-compositeurs-interprètes.LÉ GRAND HOTEL: 777 Université, Montréal-Bar Tour de Ville Le quatuor Night Shift en spectacle du mar.au dim.jusqu'au 29 juin LE GRAND CAFÉ, LE BATEAU IVRE: 1720 St-Denis (849-6955) — Louise Beauchesne Latin Band, le 4 et 5 juin LE GYMNASE: 75 Sir George-Elienne Cartier, ste 204, Montréal (766-3590)— Les Jeudis du Gim, spectacle de Gérard-Charles Valente, tous les jeu.de mai à 19h,30 LE PORTAGE: Hôtel Bonaventure(878-2332) -Concert avec Karen Silver, du 3 au 14 juin, mar.jeu.à 9h30et 11h30, ven.sam.10h et minuit.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desiardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Deux pianistes sont en vedette, Claude Foisy, du lun.au ven.de 17h.à 20h — Fred Neylor, du mar.au sam, de 20h.à 24h.HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Charles Bensoussan, lun.au ven 17h.à 21h —Carol Parisien, mer.au sam 21h.àOlh LA CROISETTE: 1201 0.Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellette, pianiste, du dim.au ven.18h.à 23h LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (Basai 66)— « Thérèse et Pierrette à l'école des Saints- Anges • adaptation du roman de Michel Tremblay, m.en s Michel Forgues, du 22 mai au 14 juin LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, du lun.au dim.L'IMPROMPTU: 1201 O.Dorchester (878-2000)— John Shear, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21 h.à 02h LE MILIEU: 5380 St-Laurent, Montréal (277-5789)— « Lesquinzejoursdu Milieu » du 23mai au 5 juin Performance de > Bagdata * avec Monty Cantsin les 3-4 juin à 21h.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 Mont-Royal est (872-2266) — Festival international de la Marionnette, « Pe-trouchka » le 3 juin à 10h, 13h30,19h, « Pitrerie.le 4 juin à 10h, 13h 30.19h.MAISON DE LA CULTURE CÔTE DES NEIGES: 5290 ch.Côte-des-Neiges (872-6889) - « Sol de America • en spectacle, musique andine le 4 juin à 20h.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 boul.Monk (872-2044) — Spectacle d’Éva, le 4 juin à 20 h; • Les pièges de la mer.(film) de Jacques-Yves Cousteau, jeudi 5 juin à 19h.PLANETARIUM DOW: 1000 St-Jacques.Montréal (872-4530)— « Le ciel ce soir.tous les lundis, spectacle français, 20h.30, spectacle anglais 19h.30— .Au-delà de Saturne • du 29 mars au 22 juin, spectacles français: mar.au ven.13h,30, 20h,30, sam 14h 15,16h,30,20h.30, dim.13h., 15h.30,16h.30, 20h.30, spectacles anglais: mar.au ven.12h.30, 19h 30.sam.13h., 15h.30,19b.30, dim.14h.15 et 19h 30 PUZZLE-SCENE: 333 Prince-Arthur, Montréal (288-3733)— * Anglo » de Austen-Hayward, à compter du 16 mai, du mer.au dim.à 20h,30 LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur.900 ouest Dorchester, Montréal (861-3511)— .Irma la douce » comédie musicale, à compter du 3 avril, du mer.au dim.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0657)— • Thirteen-13 » (Alternative Rock) le 5 juin STATION 10:2071 ouest rue Ste-Catherine, Montréal— THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Mtl PALACE IV:- “Nlnja Turt” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 PALACE V:- “Pretty in Plnk” 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PALACE VI:— “Aphrodite’ 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PARADIS I: — “Mines du roi Salomon" S h — "Portés disparus 2" 9 h 45 PARADIS II:— "Rocky 4" 9 h 30 — “Youngblood" 7 h 30 PARADIS III:— Deux enfoirés à St-Tropez" 8 h — “Le détraqué" 9 h 35 CINÉMA PARALLELE: (843-6001)- “Einstein on the Beach” 8 h, 9 h 30, jusqu'au 8 juin PARISIEN l:(866-3856) - “Éducation anglaise" 1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 1 5, 9 h 10 PARISIEN II:— “9 Vi semaines” 12 h 25, 2 h 40, 4 h 55, 7 h 10, 9 h 30 PARISIEN III:- “Conseil de famille" 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 20 PARISIEN IV:— "Aids, trop jeune pour mourir” 12 h 30, 2 h 15, 4 h 05, 6 h 05, 7 h 50, 9 h 35 PARISIEN V:— “Rose bonbon” 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7h 10, 9h 10 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - “Police academy III” 7 h 15, 9 h 15 PLACE LONGUEUIL II:- "Le jeune tigre" 9 h 10 — "Opération jaguar” 7 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - “Short Circuit" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON II:- "A Room With a View” 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON III:- "Desert Hearts” 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE DU CANADA:(861-4595)- “Sweet Liberty” 7 h 10, 9 h 20 PLACE DU PARC 1:844-9470)- "Cobra" 6 h 05,7 h 55,9 h 45 PLACE DU PARC II: "Cobra" 7 h 15,8 h 55 PLACE DU PARC III: “The Color Purple” 6 h 05, 9 h SAINT-DENIS ll:(845-3222) - "Nom de code : oies sauvages" 12 h 30, 16 h, 19 h 30, "Les enfoirés à St-Tropez" 14 h 20, 17 h 50, 21 h 20 SAINT-DENIS III:— "La première aventure de Shertock Holmes" 13 h 10, 15h 10, 17 h 10, 19 h 10, 21 h 10 VERSAILLES l:(353-7880) — "Cobra" 7 h, 9 h.VERSAILLES II:- "Poltergeist II' 6 h, 7 h 50, 9 h 50 VERSAILLES III:— “Aids, trop jeune pour mourir" 6 h 05, 7 h 50, 9 h 35 L’ERMITAGE:(388-5577) — "Hannah et ses soeurs" 7 h, 9 h 30 LE/THE CINEMA:(931-2477) — "Down & Out in B.H." 7 h, 9 h YORK:(937-8978) - “Wise guy” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15.8 h, 9 h 45 (288-3161)— « Glengarry Glen Ross » de David Mamet, du 15 mai au 8 juin THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— Soirée bénéfice au profit du Centre Saidye-Bronf-man, * Shoah » de Claude Lanzmann à 17h, le 3 juin THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins (845-7277) — Le Grand Cirque Ordinaire, jusqu'au 7 juin du mar.au ven.20h et sam.19h.-22h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « Othello * de Shakespeare, m.en s Olivier Reichenbach, à compter du 1 mai, mar.au ven.20h., sam.16h.et 21 h THEATRE DU PERCE-RÊVE: 9 rang Anctil, Vic-toriaville (752-5070)— La Troupe de l'Escabeau présente « Tournez la plage • de Claude Poissant, m.en s.Ginette Riopel, du 9 mai au 14 juin, les ven.et sam.à 20h.30 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Salle Claude-Champagne, 200 ave Vincent d'Indy (343-6479) — Récital de piano de Une Villeneuve, le 3 juin à 20 heures.OBSCURE: 729 Côte d'Abraham Québecc (529-3775) — Installation / Théâtre « Elagabafus *, jusqu'au 7 juin à 19h.BIBLIOTHEQUE GABRIELLE ROY: 350 rue St- Joseph Est Québec (694-0206) — Quinzaine internationale du théâtre « Krazy Kal > le 3 juin à 13h30, CONSERVATOIRE D’ART DRAMATIQUE: 13 rue Stanilas Québec (694-0206) — Quinzaine internationale du théâtre.Wild Child ¦ 3-4 juin à 19h et 21h30 THÉÂTRE DE L'iLE: Hull (771-6669)— « Le bélier < de David E.Freeman, adaptation québécoise de Louison Danis, du 21 mai au 21 juin, jeu.au sam.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Théâtre ¦ A Chorus Line .le 4-5 juin à 20h m EINSTEIN ON THE BEACH sur le célèbre opéra de Philip Glass et Bob Wilson e C B F T 12.00 Première édition 12.20 Télex arts 12.30 Vivre à trois 13.00 Terre humaine 13.30 Au jour le jour 13.35 Coupe du monde de soc- cer .Mexique vs Belgique.16.00 Félix et Ciboulette 16.30 Minibus 17.00 Le grand raid / le Cap-terre de feu 18.00 Ce soir 18.26 Les nouvelles du sport 18.29 la météo 18.30 Avis de recherche 19.00 Cap Danger 19.30 La clé des champs 20.00 Un père modèle 21.00 Dallas 22.00 Le Téléjournal 22.25 Le Point 23.00 La météo 23.04 Les nouvelles du sport 23.16 Télex arts 23.20 La coupe du monde de Soccer * Portugal vs Angleterre » 03 C FT M 12.00 Ici Montréal 12.15 Létéshow 13.15 Matinée d'été 14.15 Ciné Quiz « Le carrefour » amér.72 avec George Kennedy, Vera Miles et William Win-dom 16.00 Les champignoles 17.00 Dan August 18.00 Ici Montréal 18.30 Létéshow 19.30 Québec à la carte 20.00 Les Moineau et les Pinson 20.30 Histoires singulières 22.00 Madame Columbo 23.00 24.00 Les nouvelles TVA, Les Sports.La couleur du temps Cinéma de lin de soirée .Les filles du régiment • fr.78 avec Laurence Mercier, Gérard Séty et Marie-Laurence Bunel CD RADIO-QUÉBEC 17.30 La période de question 18.30 Les grandes maladies 19.30 Ça vaut le voyage 19.57 Tirage La Quotidienne 20.00 Station-Soleil 21.00 Cinémania .Le mur • tr.83 avec Run-cel Kurtiz, Ahmet Zirek, Nicolas Hossein et Isabelle Tissandier 23.00 Station-Soleil l&l T V F Q (Câble) 12.30 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.00 La chance aux chansons 13.30 Cinémas, Cinémas 14.30 Les clins d'oeil de l’esprit Saint 15.50 Radio-France-tnternatio- nale 16.30 C'est encore mieux l'après-midi 18.00 Le Journal 18 J0 Des chiffres et des lettres 19.00 La maison de TF1 19.49 Intermède : soleil électrique 20.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 20.30 La chance aux chansons 21.00 Mardi Cinéma : Les jeux 22.30 Les médicales 23.30 Cocoricocoboy 23.45 Le journal 24.15 Radio-France-Internatio- nale Q C B M T 13.00 Ali my children 13.58 World Cup Soccer < Mexico vs Belgium ¦ 16.00 Parenting 16.30 Vid Kids 17.00 Video hits 17.30 Three's company 18.00 Newswatch & Sports News 19.00 Gzowski 6 Co 19.30 Ted Knight Show 20.00 The Fifth Estate 21.00 Remington steele 22.00 The National News & The Journal 23.00 Newswatch & Sports News 23.30 The World Cup Soccer • Portugal vs England • CB CFCF 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another Worid 15.00 General Hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.37 Wheel of Fortune 17.00 The Price is Right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment Tonight 19.30 New Wilderness 20.00 Billy Graham Cruisade 21.00 Spenser: For Hire 22.00 Night Heat 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 Cinema 12 « White Bullalo » 1977 avec Charles Bronson, Will Sampson et Kim Novak 02.00 Second Feature < King Creole > amé 58 avec Elvis Presley, Carolyn Jones et Dean Jagger 04.00 The Man from U.N.C.L.E.05.00 Hart to Hart V.P.THE QUIET EARTH LE DAUPHIN BEAUBIEN PRÉS D IBERVILLE 771 6060 7:20 9:30 MEILLEUR FILM FRANÇAIS DE L’ANNÉE rrvxitx ES in 12:30, 2:50, 5:10, 7:30, 9:50 ST OEMS STE CATHERINE 288-2II5 11ANNAl I tS SOEURS IL»] 7: 00 - 9:30 ST DENIS JARRY 388 5577 OSCAR du MEILLEUR _ FILM ÉTRANGER' R !/ L'histoire 1 Officielle Un film de Luis Puenzo Hector Aterio/Norma Aléandro lf»1 1215, 2 35, ST-DENIS STE-CATHERINE 2BS21I5 6:55,7:15,9:35 •f'SÈf I CONCOURS CÉLÉBRATION DES VINS AMÉRICAINS Voici dans le feu de l’action une partie de nos gagnants avec leurs accompagnateurs.Nos gagnants étaient Mesdames Louise Aubé, Doris Boucher, Johanne Pichette, Cécile Robitaille, et Messieurs Armand Cloutier, Raymond Désautels, Paul Gadoury, Michel Roy, Jean-Pierre Servant et Raymond Turcotte.Étaient aussi présents pour la photo, M.Jean Bourcier, vice-président de la Société des Vins Américains et Roland David directeur de la promotion au Devoir.SUPPLÉMENTAIRE Jusqu'au 8 juin à 20h00 et 21 h30 le CINÉMA PARALLÈLE 3682 boul.St-Laurent.843-6001.Le mercredi 28 mal dernier, 20 gagnants de notre concours Célébration des vins américains ont eu le loisir de goûter une cinquantaine d’excellents crus américains à l’Hôtel le Quatre Saisons de Montréal.Ce concours a été tenu en collaboration avec la Société des Vins Américains, la Consulat des États-Unis de Montréal, CJFM 96, le Théâtre Centaur, le Pot de Fleur et Le Devoir.Encore toutes nos félicitations aux gagnants.* Le Devoir, mardi 3 juin 1986 ¦ 9 INFORMATIONS INTERNATIONALES ÉLECTIONS ANTICIPÉES AU JAPON Nakasone joue son avenir de premier ministre « occidental » TOKYO (AFP) — M.Yasuhiro Nakasone, le premier ministre le plus « occidental » du Japon de l’après-guerre, jouera son avenir politique le 6 juillet au cours d’élections anticipées obtenues hier par une dissolution de la Chambre des représentants.Controversé au sein de son propre parti, il a remporté une bataille fondamentale dans sa quête d’un troisième mandat en obtenant que les électeurs se prononcent eux-mêmes sur sa politique, mais aussi sur un style qu’il qualifie de « présidentiel ».Pour cela, M.Nakasone a dû violenter l’opposition, ce qui n'a pas posé de gros problèmes.Malgré un boycottage des partis de centre et de gauche, la Diète réunie en session extraordinaire a été dissoute le jour même de sa convocation.Cette mesure avait pour unique but de permettre des élections anticipées le premier dimanche de juillet, date fixée pour un renouvellement régulier de la moitié de la Chambre haute.Surtout, le populaire chef du gouvernement, régulièrement crédité de 55 % de satisfaits dans les sondages, a su court-circuiter une fois de plus la gérontocratie qui dirige le Parti libéral-démocrate (LDP, au pouvoir).Son mandat expirant fin octobre selon les règles du LDP, il a calculé qu’un triomphe électoral était sa seule chance contre un appareil politique où il s’est fait de nombreux ennemis et ou des sexagénaires, baptisés abusivement « nouveaux leaders », disputent déjà sa succession.À 68 ans, M.Nakasone espère qu’une élection simultanée des deux Chambres, plus mobilisatrice de l’électorat dispersé des conservateurs, le créditera d’un triomphe comme celui obtenu par le LDP en 1980 lors d’un autre double scrutin.Théoriquement, la Chambre a été dissoute pour se conformer à une nouvelle répartition des sièges votée en mai pour corriger une sureprésentation des campagnes jugée inconstitutionnelle par la cour suprême.Mais personne ne s’est trompé sur le véritable enjeu : l'avenir de M.Nakasone.L’ancien officier de marine avait déjà surpris en se faisant élire en 1982 puis réélire deux ans plus tard, bien que ses partisans soient minoritaires au sein du parti conservateur.Depuis, M.Nakasone a poursuivi une politique d’ouverture des marchés japonais et d’insertion de son pays dans la communauté occidentale.Son nationalisme avoué passe par une réaffirmation du Japon sur la scène internationale qui contraste avec la politique de l’autruche de ses prédécesseurs.Rejetant le circuit traditionnel des bureaucrates et des équilibres d’intérêt entre factions rivales du LDP, M.Nakasone a gouverné en nommant des personnalités responsables devant lui seul.Il s’est aussi appuyé contre les appareils sur les médias, passant maître dans l’art de s’adresser directement au pays par le biais du petit écran.Sa diplomatie active l’a bien servi à cet égard, le plaçant sur un pied d’égalité avec les « grands » du monde occidental, a commencer par le président Ronald Reagan.Ses rivaux, les ministres Noboru Takeshita (Finances) et Shintaro Abe (Affaires étrangères) n'ont pas formulé déprogrammé clair.Le troisième, M.Kiichi Miyazawa, qui préside le comité excécutif du LDP, s'est prononcé pour une relance intérieure par une relâche de l’austérité budgétaire.Mais ses chances paraissent minces après son échec à empêcher des élections anticipées.M.Nakasone, autrefois surnommé le « kasamidori » (la girouette) de la politique japonaise s’est toutefois dépêché de récupérer l’idée, faisant miroiter une rallonge budgétaire de plus de $17 milliards US.Simple promesse ou tournant, le chiffre vient à point en période électorale dominée par les difficultés des exportateurs japonais face à un yen fort.Relance du débat sur le traité ABM ÉQUATEUR L’opposition triomphe au référendum Le retour de Bonner en URSS MOSCOU (AFP) - Vêtue d’un tailleur bleu-gris, l’air fatigué mais d’un calme à toute épreuve, Mme Elena Bonner, l’épouse de l’académicien soviétique dissident Andreï Sakharov, a effectué hier son retour en URSS après six mois passés à l’Ouest.« S’il n’y avait pas eu mon mari, je ne serais jamais revenue en URSS », déclare-t-elle immédiatement après avoir passé la douane à la foule des journalistes venus l’accueillir, mais aussi à quelques amis soviétiques.Harassée par la longue et méticuleuse fouille de ses bagages, notamment ses documents, elle ne pense qu’à une chose : « se reposer, dormir un peu ».Loquace, elle s’empresse d’affirmer qu’elle ne donne pas d’interview: « C’est vous qui ne me laissez pas passer », crie-t-elle aux correspondants.Elle ne sait visiblement pas quand elle retrouvera son époux à Gorki (400 km à l’est de Moscou) où il vit en exil depuis 1980.« Je ne peux pas dire quand.Je pense dans deux, trois jours, car j’ai beaucoup à faire à la maison », dit-elle faisant allusion à son appartement dans la capitale soviétique.Quelques minutes plus tard, à la même question, elle répondra « dans trois ou quatre jours ».Elena Bonner, 63 ans, qui venait de Milan, est arrivée à Moscou par un vol régulier de la compagnie italienne Alitalia, vers 18 heures locales.Elle n’est sortie de l’aéroport, après les contrôles de police et de douanes, qu’une heure et demie plus tard.Elena Bonner, qui avait été autorisée à la fin de l’année dernière à se rendre en Occident pour s’y faire soigner, a subi plusieurs interventions chirurgicales dont un pontage coronarien à l’hôpital de Boston (Massachusetts).De nombreux miliciens (policiers), les nerfs à fleur de peau, patrouillaient dans l’aéroport.Ils ont interpelé avant même l’atterrissage de l’avion un homme, un Soviétique, venu avec sa fille pour accueillir Elena Bonner.Parmi les autres Soviétiques, un jeune écolier présent « simplement dans le but d’en savoir plus sur Sakharov», et une dame très âgée, un bouquet de fleurs à la main.WASHINGTON (AFP) - La remise en cause par le président Ronald Reagan du traité SALT II a relancé le débat sur l’accord ABM qui limite les systèmes défensifs et pourrait faire obstacle au projet de « guerre des étoiles ».Après que le président Reagan eut annoncé que les États-Unis ne seraient plus liés par l’accord SALT II de limitation des armements stratégiques, des responsables américains qui ont requis l’anonymat ont révélé à la presse que l’URSS avait proposé jeudi dernier à Genève un renforcement de l’accord ABM en échange d’une réduction de son arsenal offensif.Lundi, M.Edward Djerejian, porte-parole de la Maison-Blanche, s’est refusé à commenter cette offre mais a souligné que le président Reagan avait décide dans l’immédiat de maintenir les recherches sur son projet de bouclier spatial, l’Initiative de défense stratégique (IDS), à l’intérieur des contraintes imposées par l’accord ABM.Toutefois, a-t-il rappelé, « une plus large interprétation » des dispositions de l’accord, qui permettrait de passer de la recherche au développement d’armes spatiales, a été jugé « pleinement justifiée » par Washington.Le secrétaire à la Défense, M.Caspar Weinberger, était allé plus loin dimanche en dénonçant lors d’une interview télévisée la dernière proposition qu’aurait faite Moscou aux négociations de Genève sur le désarmement nucléaire et spatial.« Étendre le traité ABM ou faire quoi que ce soit qui nous empêcherait de faire tout ce qui est nécessaire pour développer l’IDS est quelque chose à laquelle nous serions tout à fait opposes », a-t-il dit.Il s’est montré déterminé à « déployer » un jour le système de défense stratégique, ce qui impliquerait un abandon de l’ABM.Selon le New York Times, la proposition soviétique vise à redéfinir les critères retenus par le traité ABM et à faire passer de six mois à 15 ou 20 ans le préavis nécessaire pour qu'une partie puisse se dégager de l’accord.Jusqu’à présent, Moscou avait fait d’une limitation de l’IDS la condition de son offre visant à réduire de moitié les arsenaux stratégiques des deux superpuissances.QUITO (AFP) — L’Équateur a décidé de vivre sous le régime des partis en dépit de la campagne du référendum menée par le gouvernement du président Leon Febres Cordero.Les résultats provisoires montraient dimanche soir que les grands vainqueurs de la triple consultation sont les partis du centre et de la gauche marxiste.La proportion s'établissait ainsi : le centre gauche (sociaux démocrates et démocratie chrétienne de l’ex-président Osvaldo Hurtado) récolte environ 27 % ; la gauche marxiste (trois partis) environ 19 % ; la droite, dont le parti social chrétien du président Febres Cordero, environ 20%.Le référendum avec lequel le président Febres voulait donner aux indépendants la possibilité de se présenter aux élections, a été converti par l’opposition, au cours d’une violente campagne électorale, en un test de popularité du président de la République.Son résultat (61 % de non, 26 % de oui) a été interprêté par l'opposition comme une véritable déroute du chef de l’État.Les élections législatives et régionales partielles se sont déroulées paralèllement mais leurs résultats sont encore provisoires.La nouvelle Chambre des représentants de Quito (Parlement monocameral) qui sortira de ces élections devrait donner la majorité à l’opposition.LE MONDE EN BREF ¦ Salvador : dialogue SAN SALVADOR (AFP) — Le président salvadorien, M.José Napoleon Duarte, a proposé dimanche d’entamer un « troisième dialogue pour la paix » avec la guérilla.Au cours d’un discours célébrant ses deux années de pouvoir, le président Duarte a ajouté qu’il avait demandé à l’archevêque du Salvador, Mgr Arturo Rivera y Damas, d’agir en tant que médiateur.« Nous voulons terminer cette guerre », a déclaré le chef de l'État faisant allusion à la guerre civile qui a coûté la vie à plus de 55,000 personnes au cours des six dernières années.Les précédents dialogues entre la guérilla et le gouvernement se sont tenus en octobre et novembre 1984 mais ont été interrompus depuis.¦ Liban : guerre des camps BEYROUTH (AFP) — Les combats entre le mouvement chiite Amal et les Palestiniens des camps de réfugiés de Beyrouth, ont fait depuis deux semaines 80 tués et 540 blessés, selon le dernier bilan dressé par les belligérants.Le chef du mouvement chiite Amal, M.Nabih Berri, a indiqué hier que les combats commencés le 19 mai avaient fait 60 tués et 380 blessés, dans les rangs chiites, notamment parmi les habitants de la banlieue sud (à majorité chiite) de Beyrouth.Un porte-parole de la branche militaire du Fatah, principale composante de l’OLP, favorable à M.Yasser Arafat, avait indiqué dimanche que 20 Palestiniens avaient été tués et 160 autres blessés depuis le déclenchement des combats.¦ Haïti : condamnation PORT-AU-PRINCE (AP) — Le premier officier de l’ancien régime à être passé en jugement, a été accusé de meurtre et condamné à 15 ans de réclusion.Le procès du lieutenant colonel Samuel Jeremy, qui a duré près d’un mois, s’est terminé vendredi tard dans la soirée.L’accusation remontait à un incident en 1984 au cours duquel un prisonnier avait été battu.Le détenu était ensuite mort peu de temps après sa mise en liberté.L’avocat de la défense a annoncé qu’il ferait appel.Avec quel genic d’institutions finandètes la plupart des dirigeants de petites entreprises québécoises transigent-ils?Toutes les autres institutions financières 37.3% Selon un sondage effectué en 1985 par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante auprès de 20,000 de ses membres, plus de 62% des quelque 3,800 répondants du Québec transigent surtout avec des banques à charte.Banques à charte 62.7% Nous aimons travailler avec les petites entreprises, car elles font marcher les affaires bancaires et rouler l’économie.De plus, les petites entreprises sont une source importante d’emplois: elles ont à leur service plus de deux millions de Canadiens.Faut-il s’étonner que tous les Canadiens considèrent la petite entreprise comme le principal pilier de notre économie?Cette annonce est publiée par l’Association des banquiers canadiens représentant les 65 banques à charte du Canada.> fl 1 Le Devoir, mardi 3 Juin 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Rédacteurs en chef adjoints: Lise Blssonnette, Jean-Guy Duguay Jean Francoeur Directeur de l'Information: Christian Bellavance Directeurs adjoints: Pierre Beaulieu, Serge Gosselin Directeur des services administratifs: Michel Paradis L’OMBRE DU FAVORITISME OU P sur coup, la semaine dernière, l’ombre du favoritisme s’est remise à planer de façon inquiétante sur l’Assemblée nationale.Elle met en cause deux ministres: au premier chef, celui des Services et de l’Approvisionnement et, dans une moindre mesure, le président du Conseil du trésor.Elle laisse entrevoir, si l’on n’y prend garde, la résurgence de pratiques douteu-*ses, sinon carrément condamnables que, à la suite nd’efforts remarquables, l’on avait réussi à extirper en très grande partie.Aussi faut-il cerner rapidement la source de cette fumée avant qu’elle me se propage comme un feu de brousse.Peu après son arrivée au pouvoir, il y a près de dix ans, le gouvernement péquiste mit sur pied le fichier central (communément appelé Rosalie) 'des fournisseurs de biens et services au gouvernement québécois.L’implantation de ce système •informatique a grandement assaini les appels d’offres et l’octroi des contrats, notamment en :,donnant chance égale et en accroissant la concurrence entre les fournisseurs inscrits dans l’un ou l’autre fichier.La neutralité et l’impartialité ont pris le dessus sur le bon vouloir du Prince.Les dé-“ rogations ont été rarissimes.Bref, l’efficacité et l'étanchéité du système ont fait leurs preuves.* Avec une hâte suspecte, le nouveau ministre -responsable a, dès la mi-décembre dernier, demandé à des conseillers en administration d’«é-"valuer l’ensemble des activités du Service des jachats du gouvernement, avec une concentration -particulière sur la programmation et l’opération informatique du SAG».Pris à même la masse salariale du ministre délégué, ce contrat de $20,000, a été accordé, sans appel d’offres et comme par - hasard, à la firme Roger Pominville, qui a établi •des relations privilégiées avec la députation libérale, M.Gilles Rocheleau en particulier, à la faveur de l’acrimonieux débat relatif à la fusion de Baie-Comeau et Hauterive, en 1982.Le ministre, qui se fait fort d’étaler des «anomalies» de l’administration péquiste, a commis une imprudence dès le point de départ en donnant un contrat politique pour réviser des pratiques ad-"ministratives.Son explication est d’ailleurs cou-sue de fil blanc: il craignait, dit-il sans broncher, -que le répertoire du fichier central lui recommande «une firme qui n’aurait pas eu la compatibilité de répondre aux questions que nous lui po-7sions».Quant à réviser et évaluer Rosalie, pourquoi ne pas commencer par le commencement et : mettre sa probité à l’épreuve pour le choix d’un contractuel?On objectera qu’un contrat de $20,000, ce n’est _pas la mer à boire.Certes.Sauf que c’est à la lu-~mière de cette évaluation préliminaire que le mi-‘ nistre décidera des analyses et réformes subsé-; quentes.Raison de plus pour que chaque étape de l’opération soit menée avec le doigté et le sérieux qui s’imposent.Pour l’heure, elle semble viciée à sa base même et soulève de lancinantes interrogations.Qu’il y ait lieu, après huit ans, de tenter d’améliorer un système qui a prouvé son utilité, soit.Que l’on veuille réduire la lourdeur de sa réglementation - quelque 400 pages, dit-on - personne ne contestera cette louable intention.Mais il est fort intrigant d’entendre le ministre prétendre qu’il veut rendre le système plus équitable pour tous les intéressés.On a hâte de savoir comment s’exercera cette équité et qui en sera le gardien et l’arbitre.M.Rocheleau est fort loin d’être rassurant, à cet égard, fulminant contre ce qu’il appelle la partisanerie péquiste et proférant des menaces à peine voilées contre le leader parlementaire de l’opposition.Il est vrai que l’impulsif Guy Chevrette a mal calibré ses attaques, mais le ministre manque encore plus de retenue et de pondération.Ce qui est fort inquiétant pour l’avenir.L’autre indice d’éventuel favoritisme provient d’une récente directive du Conseil du trésor concernant le recrutement et l’embauche des milliers d’employés occasionnels du gouvernement.Au lieu du guichet unique en vigueur depuis huit ans, par le truchement des Centres Travail-Québec, le démantèlement imminent de ces derniers a poussé le Trésor à rétablir une ancienne pratique.Chacun des quelque cent ministères et organismes maintiendra des fichiers de candidatures, chacun étant libre d’y puiser la personne de son choix.Le nouveau système est dépourvu de toute objectivité, mais le président du Trésor répond que la nouvelle directive n’est pas plus laxiste que la précédente, le choix des milliers d’occasionnels continuant d’être effectué par les fonctionnaires.On se serait attendu à plus de rigueur de la part de l’homme qui, depuis six mois, s’est commis à la tâche herculéenne d’assainir et de contrôler sévèrement les finances publiques, bref de donner l’exemple d’un gestionnaire éminemment responsable.On veut bien, comme lui, faire confiance aux députés.Mais quelles garanties a-t-il que, en l’absence de règles strictes, aucun ne sera tenté de se mêler d’une embauche désormais soumise à plus d’arbitraire ?Rien n’assure que sa nouvelle formule sera moins coûteuse et a l’abri de tout soupçon.De façon subreptice, est-on en train de passer à un Etat-Providence, revu et corrigé, mais à rebours, à la sauce libérale ?Administrer le gouvernement comme une business, est-ce que ça signifie en prendre à son aise avec des règles éprouvées, mais aux racines encore fragiles, pour faire plus de place aux amis et aux favoris du régime ?A l’examen de deux sources de fumée, ces questions ne sont pas prématurées, hélas.— GILLES LESAGE sainte à Montréal La guerre ! LE CANADA, qu’il le veuille ou pas, est plus que jamais impliqué dans la guerre civile qui oppose les fonda-, mentalistes sikhs aux autorités de ¦ l’Inde.Nos forces policières n’ont pu ! s’empêcher d’annoncer leur dernier ; coup de filet à Montréal, résultat d’une coopération entre la Sûreté du Québec (SQ ), la police de la Communauté urbaine (CUM), la Gendar-! merie royale (GRC) et les services secrets du Canada (SCRS) et des États-Unis (FBI).Mais il en faudra ¦ davantage pour régler le problème.Dans la communauté sikh du Ca-; nada, les dernières arrestations de • Montréal ont été reçues comme un ; choc.Les dirigeants de la commu- • nauté réprouvent la violence et invi-i tent leurs concitoyens à se méfier ; d’une provocation qui pourrait être derrière une conspiration comme ! celle que les forces policières au- ¦ raient réussi à déjouer.Mais le dos-.sier, complexe, exige prudence et ; pondération.• Nos tribunaux tenteront de dépar-; tager les responsabilités, à Montréal • comme ailleurs au pays, dans quel-! ques autres affaires analogues.On n’a pas à juger sur la foi de rapports de police des gens qui ont droit à la présomption d’innocence et à un juste procès.Mais quelques phénomènes méritent d’être notés, avant que s’ouvre un des procès les plus délicats qu’on ait vus depuis longtemps.D’abord, il a quelques mois, nos services secrets eux-mêmes ne se gênaient guère pour confier aux médias que le gouvernement de l’Inde pouvait s’être infiltré dans des groupes sikhs pour les pousser dans la violence et discréditer le mouvement indépendantiste au Pendjab.De son côté, l’Inde ne cachait pas son mécontentement à l’égard de la sécurité canadienne.Ensuite, depuis les troubles inter-communautaires au Pendjab et, notamment, l’intrusion armée de New-Delhi dans le temple sacré d’Amrit-sar, la presse a rapporté plusieurs appels a la guerre sainte, lancés non seulement au Pendjab, mais aussi dans les communautés sikhs en Europe et en Amérique du Nord, par des militants extrémistes.L’amour du prochain et l’esprit pacifique ne sont pas les seuls sentiments à animer une partie des adeptes de cette religion.En outre, les forces policières d’ici, sous la pression causée par un des plus grands attentats terroristes des dernières années, et le plus grave au Canada — l’explosion en vol d’un avion d’Air India —, n’ont pu résister à la tentation de démontrer une efficacité qui, jusqu’à ce jour, n’était pas évidente.Récemment, la Colombie-Britannique a été témoin d’un attentat contre un ministre du Pendjab, venu aux noces d’un parent, et dont la présence n’aurait pas été signalée aux services de sécurité ! Enfin, même si notre ineffable ministère fédéral de l’Immigration annonçait, en décembre dernier, un retour à la normale au Pendjab, la crise qui secoue cet État de l’Union indienne n’a jamais été aussi profonde.Violences communautaires, assassinats politiques de « modérés », division de l’administration sikh sortie des élections, échec au moins partiel de l’entente qui devait mettre fin aux troubles.Dans ce contexte de guerre sainte, où sont invités à la lutte et au sacrifice, non pas d’abord des violents, comme on pourrait le croire, mais de simples fidèles, la police canadienne garde toutes ses obligations et ses prérogatives en matière de sécurité.Mais il est douteux qu’une simple politique anti-terroriste mettre un terme aux attentats.Le problème était politique et le demeure.Pour l’heure, le ministère québécois de la Justice s’oppose à la remise en liberté des cinq accusés de Montréal, estimant qu’ils sont un « danger pour la société ».Cette présomption devra être sévèrement passée au crible par la cour.Les autorités se préparent de sérieuses difficultés, si elles induisent imprudemment les citoyens d’ici à voir dans les Sihks de Montréal un danger potentiel pour « la société ».— JEAN-CLAUDE LECLERC Une riposte trop tardive Il aura fallu dix jours de tergiversations, de déclarations contradictoi- ¦ res, de valse-hésitation pour en ar-i river à la seule issue possible dans ; cette affaire des bardeaux de cèdre.Devant l’imposition par Washington, de droits considérables sur ces produits forestiers, Ottawa ne pouvait se dérober plus longtemps.Les mesures de rétorsion, finalement annon-.cées hier, en fin d’après-midi, à la Chambre des Communes, par le Mi-• nistre des Finances, constituent sans ! doute une riposte relativement bien ; calculée, mais elles ont le défaut ca-1 pital de venir trop tard, beaucoup ; trop tard.; En temps normal, on devrait se fé- ¦ liciter des précautions prises par le ! gouvernement fédéral avant de s’engager dans ce jeu de représailles commerciales.On pourrait y lire la preuve d’une maturité politique, d’une finesse diplomatique.Mais voilà, les lois du genre ne conviennent plus dans le cadre particulier que tracent les négociations au sujet d’un éventuel accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.Toute négociation implique des règles de jeu particulières : c’est vrai, d’abord et avant tout, en politique internationale.Et les États-Unis l’avaient bien compris, qui n’ont pas hésité à frapper le jour même où les chefs des deux délégations échangeaient, à Ottawa, les courtoisies d’usage.A la faveur de ce premier incident des négociations auxuquelles on a peut-être un peu rapidement accolé l’épithète de «historiques», les États-Unis ont mené le bal avec un talent consommé.Petite fuite bien orchestrée d’une partie du rapport confidentiel de l’ambassadeur américain , en poste à Ottawa, sur la « panique » des autorités canadiennes, intervention publique de ce même ambassadeur pour « mettre en garde » le gouvernement fédéral: des trucs empruntés à la panoplie des tactiques de toute négociation sérieuse, répertoire pourtant bien connu des diplomates de carrière et des étudiants en relations intematioonales.Pendant ce temps, Ottawa accum-nulait volte-face sur volte-face.Ces maladresses auraient masqué, semble-t-il, de profondes divergences au sein du gouvernement de M.Mulro-ney.Il a fallu dix jours pour que s’orchestre cette riposte, en accord avec les lois du genre, en conformité aussi avec les souhaits légitimes des milieux durement touchés par la décision américaine de décréter ces droits de douane très élevés .On doit pourtant reconnaitre une réelle cohérence à l’ensemble de mesures, décidées hier par Ottawa, contre certaines exportations en provenance des États-Unis.Dans un premier temps, c’est la loi du talion qui est respectée.Le montant de 77 millions de dollars, escomptés sous forme de droits de douane rétablis sur les publications, imprimés et certaines composantes d’ordinateurs, correspond exactement à ce que devront verser les exportateurs canadiens pour régler l’entrée aux États-Unis des bardeaux de cèdre.Là où Ottawa renchérit intelligemment, c’est en imposant des droits nouveaux sur quelques produits mineurs, comme les sapins de No’el et les flacons d’avoine.Il s’agit là d’un message de portée synbolique qui ne ourra pas ne pas être capté à Was-ington.L’ensemble de ces droits ne pèse pas lourd dans le commerce entre les deux pays et ne peut donc pas causer de tort grave.Mais la manifestation d’une volonté politique est là, qui a fait terriblement défaut depuis la décision de la Maison Blanche.Encore une fois, le gouvernement conservateur a râté son effet en voulant ménager la chèvre et le chou.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Lise Blssonnette Encore un petit pain DEPUIS que leurs étudiants en sciences humaines ont perdu le haut du pavé qu’on lance, que leurs syndicats ont vieilli dans la prospérité, et qu’elles se sont recyclées dans la collaboration avec l’industrie, on croyait les universités tranquilles, apaisées, à l’abri de leurs guerres civiles traditionnelles.Bien à tort.Ces jours-ci, ça barde.Si vous le savez moins qu’au bon vieux temps, c’est que la querelle est de haute voltige, tant par les arguments qui s’échangent que par la qualité hiérarchique des rotagonistes.Mais la crise est tout fait sérieuse.Tout a commencé avec une enquête du Conseil des universités, qui s’inquiétait de la prolifération des « programmes courts » dans les universités québécoises, notamment les universités de langue française.Le Conseil des universités, tout consultatif qu’il soit, est, en fait, le grand maître du développement des programmes universitaires dans la province car ses évaluations et ses avis au ministre de l’Enseignement supérieur décident de la naissance ou du refus des nouveaux enseignements que proposent régulièrement les universités.C’est le cas pour les baccalauréats, maîtrises et doctorats, mais pas pour les « programmes courts » comme les « certificats », qui sont, en général, des petits bouts de baccalauréats, et qui ont joyeusement proliféré ici depuis une quinzaine d’années.Chacune des universités est son propre juge et, sans faire indûment le mauvais esprit, on pourrait soupçonner qu’elles ont profité de cette porte de côté pour faire du développement un peu moins contrôlé.C’est justement ce que suggère le rapport du malheureux comité auquel le Conseil a demandé cette enquête, et qui se fait aujourd’hui lacérer vif sur la place publique.Il a constaté que ce phénomène de formation courte était essentiellement québécois, et québécois francophone.Sur 58,000 inscrits aux certificats au Canada en 1983, par exemple, plus de 41,000 suivaient leurs cours dans les universités de langue française du Québec.Et le comité a effectivement mis en doute l’intelligence de ce « virage » qu< A os institutions d’enseignement supérieur ont pris sans débat préalable, et qui singularise notre système en Amérique du Nord, dans une position concurrentielle pour le moins douteuse.Pour lui, ce phénomène a eu un impact négatif sur la fréquentation du programme régulier de premier cycle qu’est le baccalauréat et, par conséquent, sur les études avancées dont le baccalauréat est la clé.En 1983, nos universités comptaient 30,000 étudiants de plus qu’en 1978 : plus de la moitié de cette nouvelle clientèle préférait s’inscrire aux certificats.Au Canada anglais, y compris les universités québécoises de langue anglaise, l’augmentation était de 82,000 étudiants, dont moins de 4 % s’inscrivaient à des certificats.Mais c’est là, attachez vos ceintures, que la querelle statistique commence.L’Université du Québec et l’Université de Montréal, deux grandes productrices de certificats, lapident le comité en affirmant qu’il voit des liens de cause à effet la où il n’y en a pas.Pour eux, la croissance de la clientèle qui préfère la formation courte n’a absolument pas affecté les autres programmes.C’est un phénomène indépendant, qui serait en quelque sorte un ajout, une contribution que d’autres universités ne consentent pas à l’idéal de la démocratisation et de l’accessibilité aux études supérieures.Leur grande preuve, qu’ils reprochent au comité d’avoir ignorée, est que le taux de croissance des inscrits au baccalauréat croît selon le même rythme au Québec qu’en Ontario, point suprême de comparaison.Si les deux provinces avancent du même pas dans la formation régulière, il n’y a donc pas de quoi s’inquiéter.L’argument est de parfaite mauvaise foi, et il est bien étonnant que le Conseil dçs universités se soit laissé intimider au point d’hésiter aujourd’hui à endosser le rapport de son comité.(C’est probablement à cause de la levée de boucliers, plutôt que de la conviction statistique.) Car les chiffres sont là, fulgurants, que l’Université du Québec publie elle-même.Dans la voie royale qui mène aux études avancées, c’est-à-dire le baccalauréat fréquenté à temps complet, le Québec francophone comptait 45,912 étudiants en 1978, puis 53,417 en 1983, pour un taux de croissance de 16.3 %.Pour la même période et aux mêmes programmes, les nombres ontariens sont de 126,062 en 1978 et 146,208 en 1983, pour un taux de croissance de 16 %.Ici, ce sont évidemment les nombres absolus qui parlent.Il y a trois fois plus d’étudiants dans la « bonne » voie en Ontario qu’au Québec, alors que la population ontarienne ne dépasse quand même pas du triple celle du Québec francophone ! L’UQ persiste, au surplus, dans la mauvaise foi en se réjouissant du taux de passage du baccalauréat aux études de maîtrise et de doctorat, qui serait le même au Québec qu’en Ontario, preuve qu’on peut dormir tranquille pour l’avenir scientifique de la nation.Encore une fois, si les nombres de départ sont bien plus élevés en Ontario qu’au Québec, la province voisine aura toujours un avantage marqué.Il est bien désolant de voir des universités, qui ont toujours invoqué notre évident retard pour se plaindre de leur financement, soudain l’effacer pour justifier leurs pratiques internes.Ce que les chiffres disent, c’est que nous avons encore un énorme rattrapage à faire.Croître au même rythme nous laissera toujours loin derrière, et il n’y a vraiment pas de quoi se vanter.La comparaison valable, que les universités protestataires laissent dans l’ombre, touche les provinces de l’Atlantique, elles aussi bien en retard eu égard à l’Ontario.Le taux de croissance de leurs inscriptions au baccalauréat régulier a été quatre fois plus élevé que celui du Québec, toujours de 1978 à 1983.Le lien direct entre la croissance des certificats québécois et la quasi-stagnation des baccalauréats n’est peut-être pas aussi clair que ce qu’en disait le comité du Conseil des universités, mais l’évolution de nos universités reste tout à fait troublante.Sauf l’Université Laval, qui se range plutôt du côté des conclusions du comité, les autres arguent que les certificats ont été une réponse à une clientèle qui n’aurait, autrement, pas fréquenté l’université.Voilà qui laisse, en effet, à réfléchir.Le profil de cette clientèle est majoritairement féminin, régional, concentré à 70% dans des programmes aux exigences scolaires préalables minimales.Si l’on ne sait rien de son statut socio-éco nomique, on peut deviner qu’il n’est certes pas le plus bourgeois.Certaines universités, comme l’UQ, semblent réussir mieux que d’autres à ménager pour eux des possibilités d’intégration aux programmes réguliers; mais il n’empêche que, prise dans son ensemble, hors des vrais cours de recyclage professionnel qui n’accueillent que 16 % de cette clientèle, la formation courte a l’allure d’une réponse à rabais aux besoins des groupes les plus traditionnellement délaissés par l’université.Quand les universités prouveront que cette porte d’entrée est aussi large et prometteuse que la porte régulière, qu’elle n’est pas qu’un simple accès au vestibule, une nouvelle illusion pour des exclus, alors que les exigences du marché du travail montent en spirale, on acceptera leurs protestations de bonne conscience.On voudrait aller jusqu’à nous faire croire que le Québec, avec ce modèle «d’éducation permanente », aurait été à l’avant-garde du continent puisque, tant au Canada anglais qu’aux États-Unis, la croissance est du côté des études à temps partiel, aux programmes « flexibles » qui peuvent mieux accommoder les femmes, les minorités, etc.Encore faudrait-il, avant de se taper dans le dos, que nos Eoints de départ soient compara-les.Quand, comme aux Etats-Unis, la moitié de nos étudiants du secondaire s’inscriront à l’enseignement supérieur, plutôt que de ne même pas décrocher leur diplôme, nous pourrons peut-être raconter, comme autrefois Duplessis, que nous avons le meilleur système d’éducation au monde et que les Américains feraient bien de nous imiter.Ce qu’ils font, pour l’instant, ressemble à un système à deux voies dont Tune à rabais pour les moins nantis, et ils ne sont pas à la veille de transformer leurs grandes universités en facultés d’éducation permanente.Tous les certificats et les programmes courts ne sont pas à mettre au panier, certes.Mais il est parfaitement légitime de songer à faire le ménage dans cette curieuse excroissance qui, au surplus, attire une clientèle de plus en plus jeune alors qu’on la disait destinée, au départ, aux adultes qui n’avaient pas eu la chance d’aller à l’université.L’idéologie supposément progressiste de « l’éducation permanente », que le Québec a épousée comme tant d’autres avec l’énergie de la naïveté, pourrait bien avoir eu comme effet de diminuer les aspirations scolaires.À force de répéter que le système idéal est celui où l’on entre, sort et revient selon les besoins, bien des jeunes pourraient s’être dit qu’un long effort initial n’est pas si important, avant d’attaquer le marché du travail.Qu’on peut aller et venir, effectivement, et qu’il sera toujours temps de se rattraper.Et ils feront comme le Québec, collectivement : ils ne se rattraperont jamais et se raconteront, pour se consoler, qu’ils progressent au même rythme que les autres.Quelques marches plus bas.LETTRES AU DEVOIR ¦ Le droit d’exister C’EST Gilles Vigneault qui rêvait d’un Québec habité à la grandeur.Si Ton partage ce généreux idéal, on ne peut qu’être affligé de l’ouverture légale et tranquille — comme de dépanneurs du coin — des cliniques d’avortement au Québec.Et, à moins d’avoir des oeillères, peut-on s’empêcher de rapprocher ces meurtres aseptisés et prophylaxiques des foeti québécois, de l’euthanasie — « eu » : je n’en suis guère assuré — de nos villes minières ?Maintenant, c’est Schefferville, la perle nordique, qui est propulsée à Tavant-scène de notre actualité nihiliste.Elle a un goût de mort, notre présente histoire, à commencer par la stérilité de ho-tre pensée politique — mère de bien d’autres stérilités.C’est comme si l’existence se partageait entre les gens comme un gâteau : la vie donnée à l’un est refusée à l’autre, le nouveau-né est un gêneur, l’enfant un trouble-fête, l’adulte un concurrent, le vieillard un meuble encombrant, etc.Pourtant, des économistes, d’accord là-dessus avec notre poète de Natashquan, n’hésitent pas à professer que la jeunesse et l’augmentation d’une population favorisent sa croissance économique.Leader du monde blanc de Schefferville, M.Duclos pousse avec une exemplaire modération un cri d’alarme, au niveau de la municipalité du Nouveau-Québec en perdition, et fait justement ressortir sa vocation spécifique et les emplois qu’elle assure.Il rappelle discrètement que la ville de Schefferville fut érigée en 1954-55 par une Charte (alors « royale ») ; sans peine le moindre constitutionnaliste en déduira que Knob Lake n’est pas si facile à fermer qu’on veut bien le laisser croire en bas.De façon plus constructive, j’ose rêver — à la manière de Vigneault — que les Montagnais d’abord — qui habitent la majeure partie du Québec et en sont par le fait même les principaux « habitants » — seront dûment consultés avant toute disposition que les gouvernements pourraient prendre à l’égard de la cité subarctique.Poussé plus loin, mon rêve débouche sur une scène inattendue, mais non pas inespérée.Voilà les populations amérindiennes et blanches qui fument l’avenir autour d’une même table.— JEAN-LOUIS LECLAIR St-Augustin-de-Québec, 16 mai.¦ Le Maghreb et le Québec L’INTELLECTUEL CANADIEN d’origine maghrébine, Mr Abdelkader Benabdallah, dans un très intéressant article intitulé « Le Canada et le Maghreb : de nombreux atouts à cultiver » (LE DEVOIR, 6 mai, p.7), parle notamment « de profonds courants de pensée politique anti-impérialiste provenant du Maghreb qui ont marqué le Canada et stimulé le mouvement d’émancipation et de progrès dans ce pays nord-américain en voie de mutation».Je comprend sa façon subtile et diplomatique de rappeler combien précieux fut l’impact du Maghreb sur le muvement national indépendantiste du Québec des années 1960-70.Mais ce que j’ignorais, c’est que le Maghreb a engendré un courant de pensée politique anti-impérialiste qui a eu une si grande influence sur le mouvement national québécois.Comment se peut-il que des pays sous-développés et donc culturellement en retard aient un quelconque impact idéologique, moral ou intellectuel sur un pays occidental développé comme le Québec.— LINDA HOGUE Montréal, 19 mai.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 9130.rue Boivin.La-Salle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul Le-beau.St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement = $1 00 Pour Information: à Montréal: 332-3891 A Québec: (418)687-2022 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois - 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, mardi 3 juin 1986 B 7 Le défi du syndicalisme : améliorer la productivité 4*1.'1 iÉw Y* « Les travailleurs et travailleuses doivent participer à l’amélioration de la productivité et s'impliquer à la source » Extraits d'un document publié récemment par la Centrale des syndicats démocratiques LA PRODUCTIVITÉ est le reflet de l’efficacité de l’utilisation par une société des ressources dont elle dispose.Ce n’est pas une fin en soi mais plutôt une source d’accroissement du bien-être.Qu’on le prenne d’un point de vue économique, industriel ou social, le fait d’améliorer la productivité devrait mobiliser tous et chacun.Économique : améliorer la productivité consiste à créer une richesse nouvelle, faire plus avec moins ; industriel : améliorer la productivité permet à l’entreprise d’accroître sa compétitivité et sa capacité concurrentielle ; social : améliorer la productivité permet de créer la richesse nécessaire pour lutter contre la pauvreté, le chômage et les inégalités.Pour aller à l’essentiel, soulignons que la productivité, telle que véhiculée dans les milieux de travail, n’est pas encore un projet collectif et n’a pas de définition globale.Traditionnellement, les syndicats s’intéressent à la productivité après coup, c’est-à-dire quand vient le temps de négocier le partage des gains de productivité.Les syndicats sont exclus de l’élaboration et de la mise en oeuvre des moyens d’accroître la productivité.C’est une minorité, pour ne pas dire une poignée d’individus, qui contrôlent la productivité : les dirigeants d’entreprises.La productivité n’a pas de définition globale.Pour une très grande majorité de dirigeants d’entreprises, la productivité se mesure de façon purement quantitative : c’est le rendement, c’est-à-dire la quantité produite par un nombre de salariés déterminé à l’intérieur d’une période de temps fixée.Cette définition étroite fausse complètement l’enjeu.L’objectif devient bêtement le suivant : produire toujours plus et plus vite ! Une stratégie syndicale Cette définition ne garantit nul-, lement la survie de l’entreprise.Elle oublie toute notion qualitative (qualité des produits, de la gestion, etc.), écrase l’innovation (nouveaux produits, recherche et développement) et ne tient nullement compte des dégâts du « toujours plus et plus vite » (accidents de travail, maladies professionnelles, insatisfaction, absentéisme, etc.).Devant ces constats, en particulier le grave fossé entre la théorie et la pratique, la CSD a élaboré une stratégie d’intervention.Notre stratégie repose en particulier sur deux lignes d’action : — les travailleurs et les travailleuses doivent participer à l’amélioration de la productivité et s’impliquer à la source; — il faut redonner à la productivité son véritable sens en lui attribuant une définition élargie et globale.La participation des travailleurs et des travailleuses à la vie de leur entreprise permet d’agir directement sur la productivité.On ne peut plus se contenter de « regarder passer le train » et de négocier après coup le partage des gains.Il faut s’impliquer dans le choix des moyens.Évidemment, cette ligne d’action se démarque nettement du syndicalisme traditionnel de « partage de gâteau » et questionne les traditions dans l’entreprise.Par exemple, lorsqu’on participe de la sorte, il faut comme préalable avoir accès à l’information financière et économique de l’entreprise ; il faut en outre redéfinir complètement la notion du droit de gérance.Dans un tel cadre de participation ouvrière, il devient évident que le « toujours plus et plus vite » devient tout a fait insuffisant pour mesurer la productivité.De par leur participation, les travailleurs et les travailleuses appor- tent des dimensions nouvelles à la définition de la productivité : démocratisation de l'entreprise, santé et sécurité, qualité de vie au travail, satisfaction, autonomie et réalisation de soi par le travail, etc.• Des réalisations Depuis maintenant près de 10 ans, la CSD est à l’action pour maîtriser la productivité dans ce nouveau cadre.Nous avons acquis la conviction que cette approche contribue à relever le défi du syndicalisme moderne.Voici d’ailleurs une série de réalisations concrètes qui s’inscrivent dans ce cadre.a) Le développement d’outils de diagnostic.Comment permettre à des travailleurs et à des travailleuses de se prononcer scientifiquement sur l’état de la productivité de leur entreprise et sur leurs préoccupations et attentes qui en découlent ?• Pour répondre à cette question, la CSD offre maintenant à ses syndicats affiliés une large expertise.— L’approche ergonomique centrée essentiellement sur la prévention des accidents et maladies du travail par une analyse des risques rattachés aux postes de travail : bruit, chaleur, monotonie, horaires, postures, etc.— L’approche socio:technique qui offre une démarche par laquelle les salarié-e-s eux-mêmes sont appelés à reconcevoir (« re-design») l’organisation du travail et la description des tâches.b) L’analyse syndicale de la situation financière d’une entreprise.Comme on l’a dit, la participation comporte comme pré-requis l’accessibilité à l’information financière.Suite à la crise économique, les syndicats affiliés à la CSD ont effectué une véritable percée dans ce domaine.Ce fut un premier pas vers la participation à la productivité.Des dizaines d’entreprises ont ouvert leurs livres.Pour répondre à ce besoin, tous les négociateurs à l’emploi de la CSD et de ses fédérations affiliées ont reçu une formation de niveau universitaire en comptabilité.c) La participation à la relance.Dans près d’une centaine d’entreprises, des comités conjoints et paritaires de relance ont permis aux travailleurs et travailleuses de participer activement à l’analyse des problèmes de productivité de leur entreprise et à l’élaboration de solutions pour garantir le redressement et la relance de leur entreprise.Dans la majorité des cas, ces comités ont reçu l’appui des pouvoirs publics par le biais du Programme de protection de l’emploi dans l’entreprise ( PPEE) du ministère de la Main-d’oeuvre du Québec et par le biais du Service d’aide à l’adaptation de l’industrie (SAAI) de la Commission de l’emploi et de l’immigration du Canada.Communément appelés « CAMO » (pour Comité d’adaptation de la main-d’oeuvre), ces comités, tels qu’utilisés par la CSD, ont fait leur preuve.d) Des approches sectorielles.La « cause » de la productivité a aussi été défendue par des actions sectorielles.Soulignons le très récent cas de la chaussure où, à la suite d’une décision du gouvernement du Canada (abolition de la protection contre les importations), les syndicats de ce secteur et affiliés à le CSD ont adopté un plan d’action portant essentiellement sur l’élimination des faiblesses de la productivité (planification de la main-d’oeuvre, innovation, modernisation de la gestion, information financière et santé/sécurité).e) Une expérience régionale.Suite au Sommet économique de la région de Québec, la CSD s’estassociée étroitement à la direction régionale du ministère de l’Industrie et du Commerce et à la section régionale de l’Association des manufacturiers canadiens pour mettre sur pied le Forum productivité Québec.Ce forum élabore actuellement un outil d’analyse de la productivité en association avec des experts des départements des relations industrielles et d’administration de l’Université Laval.L’objectif est d’offrir à toutes les entreprises manufacturières de la région qui croient à la concertation en milieu de travail un instrument scientifique pour identifier les facteurs clés qui déterminent leur productivité.f ) Le cas du secteur des affaires sociales.La science économique et les gens qui la pratiquent ont toujours été mal à l’aise pour traiter de la productivité d’un hôpital, d’un centre d’accueil ou d’un CLSC.Or, depuis la ronde de négociation de 1982, la CSD tente de renverser ces mentalités de courte vue.Et nous avons fait des gains.Ainsi, une expérience est à naître à Granby : la formation d’un comité d’adaptation du milieu de travail (CAMT) ; ce sera une première au Québec ! g) Une présence institutionnelle.Pour compléter sa contribution à la « cause » de la productivité, la CSD participe activement à tous les lieux de concertation où ce thème est dominant : Centre sectoriel de productivité du textile ; Centre sectoriel de productivité du vêtement ; Centre sectoriel de productivité du meuble et bois ouvré.La CSD progresse quotidiennement dans la maîtrise syndicale de la productivité.C’est parfois pénible et coûteux mais c’est un investissement auquel tout syndicalisme qui se veut moderne ne peut ignorer.Pour relancer Montréal : créer un « fonds d’urbanisme » Claire Beaugrand-Champagne Le Carré Saint-Louis.« L’aménagement de squares serait particulièrement approprié dans le cas de Montréal » „ -A**.S"»* ?’y > é LUC-NORMAND TELLIER L'auteur est professeur au département d'études urbaines de l'Université du Québec à Montréal et nouveau directeur de la maîtrise UQAM-INRS-ENAP en analyse et gestion urbaines LE DÉVELOPPEMENT de Montréal a tenu dans le passé foncièrement à trois types de facteurs : premièrement, à ses avantages de localisation; deuxièmement, au dynamisme de sa population; enfin, à sa capacité d’intégration spatiale et économique de ses multiples activités.Les premiers avantages de localisation de Montréal découlaient de l’existence des Rapides de Lachine et de l’arrêt obligatoire que constituait Montréal pour le trafic maritime entre l’Atlantique et les Grands Lacs.À ces avantages se sont ajoutés par la suite ceux qui étaient liés à la place stratégique de Montréal dans le réseau ferroviaire, puis dans le réseau aérien.Depuis les années 1950, la majeure partie de ces avantages de localisation ont été remis en question par des décisions politiques bien précises.La construction de la Voie maritime du Saint-Laurent, les politiques tarifaires imposées au secteur ferroviaire et la construction de Mirabel ont grandement contribué à enlever successivement à Montréal ses attributs de capitale maritime, de capitale ferroviaire, puis de capitale aérienne du Canada.Notons qu’aucune de ces décisions politiques ne se justifiait sur la base de la recherche d’une quelconque rentabilité interne, la Voie maritime accumulant déficits sur déficits.La seconde base du développement économique de Montréal, le dynamisme de sa population, a aussi été fortement ébranlée par les dissensions sociales qu’a connues Montréal depuis 1960.Les crises linguistiques, patronales-syndieales et autres ont donné lieu à des déchirements profonds.Enfin, la dernière base de la croissance de Montréal semble maintenant aussi affectée.Nous faisons allusion à la capacité de Montréal d’intégrer harmonieusement les diverses activités dans son espace géographique et dans sa structure économique.L’ampleur des effets d’entrainement de chaque activité sur l’économie de Montréal dépend en bonne partie de cette intégration.Il semble que cette base économique ait aussi été affaiblie au cours des dernières années.Ceci est tout particulièrement évident au niveau du tissu urbain de Montréal.Le déséquilibre a été accentué par l’affaiblissement du centre-ville de Montréal causé par le départ, pour Toronto et ailleurs, de nombreuses activités des secteurs « supérieurs » (services financiers, sièges sociaux, etc.).Une mauvaise gestion urbaine de l’agglomération montréalaise s’est ainsi conjuguée à des forces externes pour soumettre le coeur de l’agglomération montréalaise à des pressions démesurées.Une telle dégradation du tissu urbain de Montréal n’engendre pas que de la laideur ; elle constitue de plus en plus un obstacle réel au développement économique de Montréal, à sa vocation touristique, à sa vocation internationale et à son affirmation comme centre urbain en Amérique du Nord.L’heure est venue de réagir fortement et de lancer des opérations d’urbanisme d’envergure.Pour être efficace, une politique active d’urbanisme devra satisfaire à certaines exigences.La première de ces exigences pourrait bien être le pragmatisme et l’absence de dogmatisme.Montréal doit se doter d’une politique d’urbanisme innovatrice faite de projets d’intervention précis plus que de plans globaux désincarnés.Ce nouvel urbanisme devra être tout autant économique que juridique.Par exemple, une grande partie des aberrations urbanistiques montréalaises (les terrains vagues, les incendies criminels, les stationnements improvisés) ont des causes économiques que le cadre juridique actuel permettrait facilement de corriger en taxant sévèrement les mauvaises utilisations que les propriétaires privés font de ce bien a caractère public qu'est le sol.Une telle taxation des mauvais usages du sol, en arrêtant la dépréciation du capital foncier, serait dans le meilleur intérêt des propriétaires eux-mêmes et elle le serait encore plus si les taxes ainsi perçues servaient à constituer un « fonds d’urbanisme » public finançant des opérations urbanistiques ponctuelles.Ces opérations pratiquées sur le tissu urbain auraient un caractère nettement chirurgical.Elles viseraient à enrayer le processus de détérioration de certains quartiers, dès l’apparition de ce processus, en procédant à des restaurations ou à des reconstructions.Là où la détériora- tion est trop avancée, il s’agirait de reconstruire le tissu urbain lui-même en transformant, d’un coup, de vastes espaces.Par exemple, certains terrains vagues ou stationnements improvisés pourraient être transformés en squares et tous les édifices donnant sur ces nouveaux squares pourraient faire l’objet d’une action de restauration coordonnée.Une telle opération rehausserait considérablement la qualité du tissu urbain, à l’endroit visé et aussi dans les environs.La formule de l’aménagement de squares serait particulièrement appropriée dans le cas de Montréal, qui est, en bonne partie, une ville de squares (la Place d’Armes, le square Dominion, le square Saint-Louis et le square Philips comptant sans conteste parmi les plus beaux joyaux urbanistiques de Montréal).Sans entrer dans des débats poli tiques, il convient de se demander si les partis politiques montréalais sont mûrs pour un urbanisme aussi concret, aussi audacieux.Malgré les succès indiscutables de l’opération 20,000 logements, malgré le recours à une taxe sur les terrains vagues à l’occasion des Olympiques, malgré son goût pour les projets concrets et malgré sa récente ouverture aux pratiques de l’urbanisme, le Parti civique serait vraisemblablement réticent face à une stratégie urbanistique innovatrice.On le verrait mal actuellement se faire le promoteur d’une approche semblable à celle que nous venons de proposer.À moins de surprises, la volonté politique de pratiquer cette forme d’urbanisme devra venir d’ailleurs.Il n’est malheureusement pas évident que cette volonté pourrait venir du RCM.Si l’on se fie aux publications de ce parti, ce dernier est plus prêt à favoriser un urbanisme « réagissant » qu’un urbanisme « agissant ».Le discours du RCM laisse entendre que le jour où les citoyens d'un quartier seront en mesure de faire obstacle à toute opération im- mobilière jugée indésirable, l’optimum urbanistique viendra de lui-même.L’idée même d’un conflit possible entre l’opinion des citoyens d’une rue, celle des citoyens d’un quartier ou celle de l’ensemble des citoyens semble écartée, tout comme celle d’une opposition possible entre les vues de la génération présente et l’intérêt des générations futures.D’autre part, le RCM a traditionnellement (et'encore aujourd’hui) tendance à aborder les questions urbaines à partir de l’idée de conflit ou tout au moins de divergence (par exemple, entre locataires et propriétaires ou entre secteur public et secteur privé).Cette façon d’aborder les choses pose problème dans la mesure où l'urbanisme agissant, au sens où nous l’entendons, ne saurait procéder que de la recherche de consensus et de la conciliation des intérêts de tous.Les partis existants laissant peu d’espoir, faut-il s’en remettre à un quelconque lobby de l’habitation et de l’urbanisme ?La réponse à une telle question n’est pas simple.Certes, toute action visant à mettre sur la place publique les enjeux urbanistiques peut avoir un effet positif sur les autorités publiques, mais surtout sur la population.Le Sommet économique de Montréal cherche à lancer une telle recherche de consensus.Il serait tout à fait souhaitable qu’à cette occasion, tous les intervenants, et en particulier les intervenants gouvernementaux, perçoivent le rôle stratégique que pourrait jouer la création d’un fonds de « régénération » du tissu urbain montréalais dans la relance du développement économique de notre ville.Un tel fonds et les actions d’urbanisme qu’il permettrait, constitueraient une approche originale et pragmatique à la revitalisation du centre-ville de l’agglomération montréalaise et au renouveau de Montréal.Foi, croyances et vie éternelle NOTES DE LECTURE LAMBERT GINGRAS * Hans Küng, Vie étemelle ?, Seuil, Paris, 1985, 354 pages INDÉNIABLEMENT, la question de Dieu hante l’homme.À travers elle, c’est l’espérance d’une vie éternelle qui l’habite, de même qu’une interrogation quant à ses origines.C’est que l’une et l’autre, en fait, sont étroitement liées : « croire en la Résurrection », écrit Hans Küng, « ce n’est pas un supplément à la fois en Dieu; c’est très précisément la radicalisation de la foi en Dieu (.) Parce que je crois ce Dieu capable de tout, et justement de cet extrême : la victoire sur la mort ».Le théologien allemand, au cour d’une série de conférences prononcées à l’Université de Tubingen et récemment traduites et publiées en français, aborde ce problème délicat et pourtant fondamental de la possibilité d'une vie éternelle.Dans le plus grand respect des croyances non-chrétiennes et des points de vue athée ou agnostique, Küng étudie l’argumentation qui fondait, dans le cas de Feuerbach par exemple, une preuve de l’inexistence de Dieu.Selon cette thèse de Feuerbach, à laquelle on se réfère encore aujourd’hui chez les « théoriciens » de l’athéisme, « ce que l’homme n’est pas encore mais ce qu’il veut être un jour, il le suppose au ciel dès maintenant.» L’homme, de même, « rejette ce monde-ci pour le reconstruire à la fin sous le nom d’au-delà ».Finalement, toute croyance religieuse n’est que projection, désir puéril.Le Dieu ne constitue qu’un objet d’espoir, ne correspond à aucune réalité.Toutefois, s’il n’y a pas de rapport entre le désir d’une chose et l’existence réelle de cette chose, on ne peut nier l’existence de cette chose sous le seul prétexte qu’on la désire.Le philosophie Eduard Von Hartmann écrivait à ce sujet que « toute la critique de Feuerbach contre la religion et toute la preuve de son athéisme reposent en fait sur cette unique conclusion, c’est-à-dire sur un raisonnement logique erroné».De toute façon, ces formules souvent employées pour décrire la religion — envie, opium, ressentiment, illusion — sont trop courtes, selon Hans Küng, pour « épuiser le réservoir de l’espérance sans cesse débordant ».Le problème doit être étudié avec plus de prudence, de manière moins expéditive.C’est ce qu’entreprend le théologien, sans croire, toutefois, pouvoir vider une question aussi infinie que son objet.C’est sans doute Rabelais mourant, d’une certaine façon, qui eût l’intuition la plus humaine de ce qui nous attend tous : « Je m’en vais chercher un grand Peut-être ».Après une exposition des idées majeures de l’athéisme, Küng s’attache donc à une critique de ces thèses pour en démontrer l’absence totale de fondement.Elles ne sont que de pures croyances, tout comme celles qu’elles prétendent détruire.« Tant à l’Ouest qu’à l’Est, le Dieu Progrès semble avoir rapidement perdu sa crédibilité, et l’on met sérieusement en doute la foi en une vie qu’amélioreraient sans cesse la science et la technologie, ou encore la révolution et le socialisme ».C’est cette désillusion face à quelque nouvelle divinité rationnelle qui explique le regain d’intérêt pour la question de Dieu et qui justifie une réflexion plus profonde sur la foi.Hans Küng en est conscient et procède en intellectuel véritable, sans recours à l’argument d’autorité ni aux présupposés doctrinaux.D’où, peut-être, toute la controverse entourant cet auteur aussi apprécié que dénigré.La réflexion sur le sens de la mort amène l’auteur, tout naturellement, à'se pencher sur le sens de la vie, le respect qu’on doit lui porter et la dignité qui lui est propre.En cela, la déontologie médicale revêt une importance particulière, et Küng nous livre quelques commentaires fort intéressants sur le rôle de la médecine, ses droits et ses devoirs, sa perfection et ses limites : « La médecine a-t-elle le droit de faire tout ce qu’elle peut faire ?C’est aujourd’hui la question majeure de l’éthique médicale».Ce n’est pas sans raison que l’homme refoule la mort hors de sa conscience, évite toute discussion rationnelle à son sujet, que « nous vivons ac si mors non esset (comme si la mort n’existait pas) ».L’écrivain Erich Freid écrivait, sur cette intelligence propre à l’humain, les vers suivants qui rendent fort bien la spécificité de notre espèce et la lucidité qui l’accompagne dans son cheminement vers une fin : « Un chien qui meurt et qui sait qu’il meurt comme un chien et qui peut dire qu’il sait qu’il meur comme un chien est un homme ».Face à ses craintes inévitables des hommes devant leur commune destinée, et pour satisfaire à l’exigence incontournable d’une dignité humaine à préserver meme et surtout dans la mort, on voit aisément l’extrême nécessité d’une éthique médicale qui ne néglige pas, comme l’écrit Hans Küng, « les dimensions profondes de la réalité, mais inclut dans les considérants médicaux les questions fondamentales de l’existence humaine et de Vhomo pa tiens».¦ 8 ¦ Le Devoir, mardi 3 juin 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Représailles millions de livres et magazines.Le gouvernement imposera aussi des droits de douane sur les importations de pièces d’ordinateurs et de semi-conducteurs d’une genre fabriqué au Canada.En janvier dernier, le Canada, à la demande pressante dés États-Unis, avait adhéré à une entente trilatérale avec Washington et Tokyo afin de permettre l’entrée en franchise de ces articles.« En nous retirant de cet accord et en rétablissant les droits appliqués précédemment, nous prélèverons $41 millions en recettes supplémentaires sur les importations venant des États-Unis», a déclaré M.Wilson.Enfin, Ottawa augmentera les droits tarifaires sur une série d’articles, « non-consolidés » dans le cadre du GATT, et qui entrent au Canada à des taux réduits.Ainsi, les tarifs douaniers seront augmentés sur les importations de sachets de thé, la farine d’avoine, les arbres de Noël, le cidre et les purificateurs d’air à ozone.Le ministre des Finances a souligné devant le Parlement que l’objectif cherché par le gouvernement canadien était de « faire comprendre aux Américains les coûts que com-pbrte le protectionnisme, tout en évitant de recourir à des mesures qui ne feraient qu’empirer notre propre situation ».M.Wilson a précisé que « le gouvernement ne tire aucun plaisir de l’application de ces mesures », mais que le commerce fonctionnait dans les deux sens et qu’il « faut faire prendre conscience aux nations que lé protectionnisme est injustifié».Les partis d’opposition ont qualifié la réplique gouvernementale de faible et précisé qu’elle ne sera pas prise au sérieux par les Américains.Le chef néo-democrate, M.Ed Broadbent, a inscrit, pour aujourd’hui, une motion de non-confiance contre le gouvernement et demandé ce que le cabinet avait l’intention de faire pour protéger les emplois des 4,000 travailleurs de Colombie-Britannique qui sont menacés par la surtaxe américaine.« Le gouvernement, par cette annonce dérisoire et insignifiante, a tout simplement abandonné les travailleurs et l’industrie du bardeau de cèdre », a déclaré M.Lloyd Axwor-thy, critique libéral, qui donnait la réplique au ministre Wilson au nom de son parti.Au lendemain de la décision américaine, le premier ministre Brian Mulroney avait promis une réponse vigoureuse et menacé haut et fort le • gouvernement américain.Puis quelques jours plus tard, le secrétaire •jjrÉtat, M.Joe Clark, déclarait que le -Canada demanderait une compensation financière pour l’imposition des tarifs.La réponse américaine fut rapide.Washington n’était pas disposé à retirer la mesure, à accorder une compensation, ni à prendre d’autres mesures qui assureraient aux producteurs canadiens de bardeaux le maintien d’un accès raisonnable au marché américain.Ce refus américain a été clairement exprimé lors d’un entretien entre M.Clark et le secrétaire d’État américain M.George Shultz à Halifax la semaine dernière.À cette occasion, M.Shultz a promis que les États-Unis ne recommenceraient plus et de consulter le Canada avant de prendre d’autres mesures de ce type.Hier, on apprenait qu’une surtaxe de 41 % pourrait être appliquée sur des produits canadiens reliés à l’acier.La nouvelle mesure a été votée par la Commission du commerce international.4 Tutu bec, M.Robert Bourassa, qui s’est entretenu avec Mgr Tutu, s’est pour sa part engagé à « regarder de près » les intérêts qu’aurait la Caisse de dépôt et de placement du Québec en Afrique du Sud.M.Bourassa a été plus évasif sur l’autre question abordée par Mgr Tutu, soit les sanctions économiques : « c’est une question qui regarde le gouvernement fédéral ».Quelques instants plus tôt, Mgr Tutu avait déclaré que « l’initiative du Commonwealth est morte ».Selon l’évêque anglican, le comité du Commonwealth n’a plus qu’une chose à faire maintenant et c’est de recommander des sanctions.« Le Danemark l’a fait.Pourquoi le Canada ne pourrait-il pas le faire?», a lancé Mgr Tutu.Le Canada a pris certaines mesures pour marquer son opposition au régime de Pretoria mais en évitant jusqu’à présent les sanctions économiques.Les pays du Commonwealth ont préféré envoyer un groupe de « sages » en mission en Afrique du Sud, pour tenter de rapprocher les parties».Le rapport du Commonwealth, dont la mission a brusquement tourné au vinaigre il y a deux semaines lorsque Pretoria a lancé un raid contre des bases de l’ANC (Congrès national africain) dans trois pays voisins , sera déposé cet été.D’ailleurs, hier, le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, a répété en Chambre qu’il attendrait le rapport du groupe avant d’adopter quelque mesure que ce soit contre Pretoria.Or, c’est justement cette attente qui n’a plus de sens, s’acharne à ré-, péter l’evêque Tutu en affirmant que « l’apartheid serait mort si nous avions eu l’appui des banques internationales ».Le prélat sud-africain ne croit pas une minute que le président sud-afri-jcain, M.Pieter Botha, voudrait agir mais en est empêché par la minorité blanche d’extrême droite.Il ne croit pas davantage que les sanctions con-.tre l’Afrique du Sud pénaliseraient “en premier lieu les Noirs.- « Qu’est-ce que ce sursaut philan- Le projet de centre de rercherche sur l’auto s’établirait dans l’Est DENIS LESSARD OTTAWA (PC) - C’est dans l’Est de la métropole que devrait atterrir le centre de recherche que mettra sur pied Bombardier dans le secteur de l’automobüe.Selon des sources au gouvernement, Ottawa pousserait même pour que cet institut, chargé de faire avancer la technologie des petites autos dans un climat rigoureux, s’installe dans le comté conservateur de Mercier, à la pointe est de 111e.Ces mêmes sources assurent qu’Ottawa a donné comme condition sine qua non à son appui financier des retombées économiques dans la région de Sainte-Anne-de-la-Poca-tière, où Bombardier a déjà une ligne d’assemblage de rames de métro.Cette semaine, le président de Bombardier, M.Laurent Beaudoin, doit partir pour le Japon.Si, au cabinet fédéral, tout se déroule sans anicroche, il aura en poche la lettre d’intention du gouvernement fédéral qui appuiera financièrement le centre de recherche ainsi qu’une ligne de montage de micro-voitures Daihatsu, prévue pour Valcourt dans les Cantons de l’Est.Cette usine créerait jusqu’à 3,000 emplois une fois atteint son rythme de croisière de 200,000 autos par année dans cinq ans.Le centre de recherche est lui susceptible de créer 300 emplois directs dès son ouverture et donnerait du travail à 500 personnes d’ici cinq ans.Rejointe hier à son bureau de comté, la jeune députée conservatrice de Mercier, Mme Carole Jacques, a refusé de confirmer qu’une décision était prise.« Tout ce que je peux dire c’est que je travaille fort depuis plusieurs semaines sur ce dossier avec les ministres concernés et que je suis très optimiste », a-t-elle dit.C’est aussi dans Mercier que se trouvent les usines de locomotives de MLW, propriété de Bombardier, qui fonctionnent au ralenti depuis plusieurs mois.Imminent, le moment de l’annonce formelle du projet reste encore à être décidé par Ottawa.Certains stratèges souhaitent une annonce dès cette semaine, avant que M.Beaudoin ne se rende au Japon.D’autres préféreraient attendre que Suzuki ait annoncé son projet d’usine commune avec GM en Ontario.Un projet québécois serait alors susceptible de ramener le balancier politique en faveur des tories au Québec, estime-t-on.De son côté le député libéral de Shefford (où se trouve Valcourt),M.Jean Lapierre,estime que le ministre à la Petite entreprise, André Bisson-nette, a joué d’imprudence en révélant à la presse, la semaine dernière, des parties essentielles du projet.« M.Bissonnette a négocié en amateur.Imaginez maintenant dans quelle position de négociation se trouve Bombardier pour négocier avec les Japonais », a-t-il dit.Ce projet est dans l’air depuis au moins deux ans, et « il est maintenant à une phase trop cruciale pour être utilisé à des fins politiques », de lancer le député liberal.thrope qui n’a pas été servi lorsque des sanctions furent adoptées contre le Nicaragua, la Pologne, la Libye ?», demande-t-il.« Le monde est obligé de nous aider à forcer le gouvernement à relâcher les prisonniers politiques, à faire rentrer les citoyens en exil et à s’asseoir avec tous les représentants pour élaborer une nouvelle constitution.Même s’ils représentent plus de 80 % de la population, la constitution que le gouvernement s’est donnée en 1984 interdit l’accès des Noirs au Parlement.Partout où il est passé hier, Mgr Tutu a été chaleureusement accueilli.Sa journée a commencé par une rencontre avec le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, puis une messe à la petite cathédrale Christ Church, tout près du magasin La Baie.Les évêques de différentes églises étaient réunis pour l’occasion et Mgr Paul Grégoire a rendu hommage « à nos frères et soeurs qui souffrent l’oppression ».L’évêque de Johannesburg, qui est en grande partie responsable de la montée du militantisme religieux en Afrique du Sud, a ensuite pris la parole à un déjeuner-causerie organisé par Association québécoise des organismes de coopération internationale.Le mouvement syndical était bien représenté.Mais le meilleur moment de la journée fut gardé pour la fin, lorsque l’évêque s’est rendu à l’Église Union United, en plein coeur de la communauté noire de Montréal.Pour la première fois, les communautés noires anglophone et francophone de Montréal s’étaient donné rendez-vous.4 Bourassa exigences allaient aussi loin.Leur porte-parole, l’albertain Don Getty, s’est refusé à tout commentaire sinon pour dire qu’il était optimiste quant à un heureux dénouement.Selon toute probabilité, la rencontre d’hier soir allait se concentrer sur la participation des provinces au déroulement même des négociations.Il y a six mois, le premier ministre avait promis « la pleine participation des provinces » à ces négociations avec les États-Unis comme aux négociations commerciales multilatérales à venir à l’automne.Jusqu’ici on n’avait pu s’entendre sur une formule qui puisse satisfaire les deux parties.Le premier ministre Bourassa rappelait hier soir que pour le Québec s’attendait plus qu’a des consultations, mais à « une pleine participation à l’élaboration des mandats de négociation et à une information complète sur le déroulement des négociations ».Jusqu’ici, le premier ministre Mulroney a surtout parlé de consultation à toutes les étapes, notamment par le biais du comité interministériel créé l’automne dernier qui réunit tous les ministres provinciaux du commerce autour du ministre fédéral, M.James Kelleher.4 Guichets chets de la Banque Royale (1,030), la Banque Canadienne Impériale de Commerce (600), la Banque Toronto-Dominion (520), ainsi que des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec (250).Les guichets de la Banque de Montréal (600) doivent être ajoutés au réseau d’ici une quinzaine de jours tandis que ceux de la Banque Nationale du Canada (120) du Canada Trust (170) et des Crédits unions participantes (150) seront raccordés l’automne prochain.En tout, quelque 2,500 guichets automatiques sont dès aujourd’hui accessibles aux clients de ces différents établissements financiers.L’ajout prochain de quelque 1,000 autres portera le nombre total de machines interreliées à environ 3,500 réparties dans plus de 130 villes et localités à travers le Canada.Le nouveau réseau regroupe ainsi près de 95 % du total des guichets automatiques en usage au Canada.D’autres institutions financières sont de plus susceptibles d’ajouter leurs NDLR Nous prions les lecteurs du DEVOIR de bien vouloir prendre note que nous interrompons la chronique Aujourd’hui pour la période estivale.Il nous fera plaisir de reprendre ce service à la communauté dès l’automne.équipements au réseau d’ici peu, a précisé M.René Croteau, adjoint au président, relations institutionnelles, pour la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins.Interac ne permet pour le moment que les retraits d’argent en espèces pour les usagers opérant à partir d’un guichet d’une institution financière autre que la leur.On entend par ailleurs étendre la gamme de services disponibles de façon à inclure toutes les opérations courantes.Selon M.Croteau, le lancement de ce réseau est très prometteur pour l’avenir et devrait profiter à tous les consommateurs.À son avis, on pourrait voir en effet davantage de guichets dans les dépanneurs, les magasins d’alimentation et les stations-service, ceci, même en région éloignée.« Auparavant, il n’aurait pas été possible pour un établissement financier d’installer un guichet dans une petite localité en raison du faible nombre de clients.Maintenant, grâce au réseau partagé, les clients de n’importe quel établissement membre opérant dans la localité pourraient utiliser un guichet d’un autre établissement », a-t-il déclaré.M.Croteau voit également dans la formation de ce réseau une étape importante vers l’implantation de la carte de débit par laquelle les consommateurs pourraient choisir de faire débiter directement le montant de leurs achats directement de leur compte bancaire, au lieu de payer comptant ou par chèque.C’est d’ailleurs l’objectif des banques que de mettre en branle ce nouveau mode de paiement d’ici le second semestre de 1988.M.Pierre Paquette, vice-président aux services aux particuliers de la Banque Nationale, a souligné que la nature confidentielle des opérations serait sauvegardée, les transactions étant transmises au moyen d’un code brouillé à l’ordinateur central de l’institution financière concernée.Pour les mêmes raisons, il ne croit pas en des possibilités de fraude accru.L’accès au réseau est immédiat.L’usager a ainsi accès dès aujourd’hui aux 2,500 guichets déjà interreliés, ceci à même sa carte bancaire actuelle ainsi que de son numéro ou code d’identification personnel.Des frais de 75 cents seront par ailleurs débité du compte de l’usager pour chaque opération bancaire réalisée sur des terminaux associés.M.André Bisson, premier vice-président et directeur général pour la région de Québec de la Banque de Nouvelle-Écosse a par ailleurs annoncé que cette dernière institution absorberait tous les frais au bénéfice de ses clients.Selon les spécialistes, les guichets automatiques représentent présentement près de 5 % du volume total des opérations réalisées par les institutions bancaires.Les retraits comptent par ailleurs pour près de 85 % des opérations enregistrées aux guichets automatiques.4 Mexique chose : du carton pressé et enduit d’un dérivé du pétrole pour les parois, une charpente de bois léger et de la tôle pour le toit.Une allumette suffit à les faire flamber, et de récents incendies, peut-être intentionnels, en ont ravagé un certain nombre.Les sinistrés refusent parfois d’occuper ce qu’ils appellent des « poulaillers ».Les familles nombreuses préfèrent encore s’entasser dans des masures de fortune bâties à la hâte avec des matériaux de récupération des immeubles effondrés ou évacués.Les responsables admettent qu’à peine 0.4 % de ce qui a été détruit a été reconstruit, et leur intention est de rebâtir 44,000 logements dans le courant de l’année.On estime à 120,000 le nombre de familles sinistrées.Le tremblement de terre a aussi permis de mettre en lumière des pratiques ignorées de l’opinion publique.Ainsi, dans la zona rosa, la plus touristique de la capitale avec ses nombreux hôtels, ses boutiques et ses restaurants, des ateliers semi-clandestins ont été découverts.De jeunes ouvrières travaillaient pour des salaires nettement inférieurs aux barèmes officiels, pourtant déjà dérisoires.Cette main-d’oeuvre bon marché, formée essentiellement de mères ou de femmes célibataires, était rémunérée à environ 48 % du salaire minimum de 1,650 pesos par jour.Avec un dollar américain valant environ 500 pesos, cela représente un peu plus de $3 US.Pour huit heures de travail, les midinettes ne percevaient donc guère plus d’un dollar et demi, sans la moindre garantie.Il est question de porter le salaire minimum quotidien à 2,000 pesos, mais, comme au cours des trois premiers mois de l’année, l’inflation s’est élevée à quelque 19 %, on imagine les conditions de vie de ces ouvrières ! À en croire avocats et intellectuels qui essaient de leur venir en aide depuis le tremblement de terre, elles seraient plusieurs dizaines de milliers dans cette situation, mais à peine trois à quatre mille se seraient présentées pour tenter d’obtenir des indemnités ou pour s’affilier à des « syndicats » lancés par de petits groupes d’activistes, afin de faire valoir leurs droits.Le réveil politique que certains attendaient n’a toujours pas eu lieu.Les militants les plus enthousiastes hiers se montrent moins sûrs.Ainsi, dans le vaste bidonville de Nezahual-coyotl, ils ne font guère recette.Les porte-parole de la gauche — aussi restreinte que fragmentée — admettent qu’il est chaque jour plus difficile d’avoir des contacts suivis et fructueux avec les habitants de ces zones de misère : leur préoccupation fondamentale est de survivre, de trouver un petit métier leur permettant d’assurer, plutôt mal que bien, la nourriture quotidienne.Pour eux, le Mundial est avant tout l’occasion d’aller se poster autour des stades pour cirer des souliers, vendre des boissons, des badges, des biscuits ou des souvenirs de pacotille, afin de faire rentrer quelque menue monnaie dans l’escarcelle familiale.Un prêtre qui vit depuis plusieurs années dans la colonie El Sol aux confins de Nezahualcoyotl constate un accroissement alarmant du trafic de drogue et une nette augmentation de la violence.Celle-ci se traduit par des rixes à la sortie des petits bals du samedi soir, des bagarres sanglantes et sans motif, ou encore des coups de main contre des voisins apparemment un peu moins mal lotis.Il critique les dépenses somptuaires pour aménager les abords des stades ou les centres de communications, alors que dans la zone de Nezahualcoyotl, le transport public est déficient, 750,000 personnes n’ont pas d’emploi.Les fonds manquent pour installer des canalisations et l’éclairage public, les conditions d’hygiène et d’approvisionnement en eau sont notoirement insuffisantes.Pour lui : « Le Mexique est un navire en train de sombrer sous les effets conjugués du fardeau de la dette et de la chute de prix des produits pétroliers.Le capitaine fait en sorte que le peuple ne s’en rende pas compte, mais déjà les rats quittent le bateau.Le Mexique se trouve en état d’insolvabilité, et le gouvernement ne veut pas le reconnaître.» La situation économique demeure préoccupante.Les dirigeants s’efforcent de répondre aux exigences des bailleurs de fonds étrangers.En même temps, ils exhortent leurs concitoyens à manifester leur patriotisme en rapatriant les fonds placés à l’extérieur.Patrons et industriels continuent pour leur part à faire preuve de la plus grande prudence, car les signes de reprise se font toujours attendre, tandis que les remous du marché pétrolier ne sont pas de nature à ranimer des enthousiames défaillants.Des experts affirment que, si le gouvernement avait contrôlé au cours des dix dernières années la fuite des capitaux, la dette du Mexique ne dépasserait guère $12 milliards au lieu de $100 milliards.Ils assurent que le capitaux mexicains ayant trouvé refuge au-delà de la frontière représentent au moins la moitié de la dette.D’autre part, les économistes évaluent à $6 milliards GATT L’agriculture et les services discutés BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA — L’agriculture et les services seront à l’ordre du jour de la prochaine ronde de négociations commerciales multilatérales qui s’ouvrira au mois de septembre, en Uruguay, par une réunion des 90 pays signataires de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).C’est ce dont ont convenu le week-end dernier les ministres du Commerce de 18 pays signataires de l’Accord qui étaient réunis depuis trois jours à Séoul, en Corée du sud, pour préparer cette rencontre de septembre.Dans un entretien téléphonique depuis Séoul, le ministre canadien du Commerce extérieur, James Kelleher, a exprimé sa satisfaction devant ce consensus qui s’appuie autant sur des pays développés que sur des pays en voie de développement.La prochaine étape sera, a-t-il souligné, de faire que l’agriculture soit reconnue comme question prioritaire et soit traitée à ce titre sur une voie expresse.Le Canada était depuis longtemps un partisan de soumettre le commerce des produits agricoles à des règles internationales, ce qui n’avait pu être fait dans les précédentes rondes de négociations.L’opposition à de telles négociations est venue surtout des Européens qui ces derniers mois avaient durci leur attitude.La récente guerre commerciale entre les États-Unis et la Communauté européenne sur le blé aura démontré le caractère urgent de la question, a noté M.Kelleher.La question avait été discuté par les dirigeants des sept pays les plus industrialisés lors du sommet de Tokyo, à la demande du Canada qui a recueilli, croit le ministre, le fruit de ses pressions.Outre le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis ont promu activement un changement d’attitude à Séoul.Les pays en voie de développement étaient les plus désireux de porter le commerce des produits agricoles à l’ordre du jour des prochaines négociations.C’était pour eux une priorité, de dire M.Kelleher qui a rappelé que les règles du GATT, sans être complètement muettes, touchent à peu de produits.Pour ces pays, la libéra- lisation des règles commerciales est la seule façon d’assurer à leurs produits agricoles accès aux marchés des pays développés.En acceptant d’inscrire à l’ordre du jour de la négociation la question des services, les pays en voie de développement ont cependant fait à leur tour un compromis.Plusieurs pays, notamment le Brésil, voyaient d’un mauvais oeil la libéralisation des règles pour le commerce des services, jugeant leurs secteurs de services encore trop faibles pour affronter la con-curence internationale.À l’occasion de cette rencontre à Séoul, M.Kelleher a eu par ailleurs des entretiens avec son homologue américain, Clayton Yeut-ter.Pendant une heure, ils ont fait le point sur deux dossiers commerciaux litigieux : dans le cas du bardeau de cèdre, le ministre dit être peu optimiste quant à une révision de la décision américaine d’imposer des tarifs de 35 % sur le bardeau importé.Dans le dossier du bois d’oeuvre, il y a place à un peu plus d’optimisme, mais pas au point, croit-il, de penser que le département américain du commerce puisse refuser Ü’ouvrir une enquête pour déterminer si le Canada subventionne! indirectement l’industrie du bois d’oeuvre.Dans ce cas, une décision doit être rendue le 9 juin sur la tenue de l’enquête.M.Kelleher a fait savoir à M.Yeutter que déjà en 1983 une enquête similaire avait établi que les droits de coupe moins élevés qu’aux États-Unis exigés par les provinces ne- constituaient pas des subventions déguisées à l’industrie.Depuis 1983, rien n’a changé au Canada quant aux politiques sur les droits de coupe.Le ministre canadien a aussi rencontré sur une base bilatérale le commissaire au Commerce pour la Communauté européenne, Willy de Clercq.Celui-ci a fait part au Canada de la préoccupation des pays européens à la suite de l’arraisonnement de deux bateaux de pêche espagnols.Le contentieux entre la communauté et le Canada s’allonge dans le domaine de la pêche, a fait remarquer M.de Clercq qui aurait menacé le Canada de représailles en bloquant la vente de morue étêtée qui constitue la majorité des ventes candiennes de morue en Europe.la diminution des revenus des exportations de brut pour 1986, en raison de la baisse des prix.Le séisme a fait resurgir des problèmes d’environnement, trop longtemps négligés sinon ignorés.La pollution à Mexico augmente, et l’air est chaque mois moins respirable.Des personnalités parmi les pius prestigieuses du pays ont formé le Groupe des cent, qui compte aujourd’hui quelque 400 membres, des intellectuels de toutes les sensibilités résou-lus à essayer de limiter les dégâts avant qu’il ne soit trop tard.Leur tâche n’est pas aisée, car, si leurs déclarations sont publiées, lues et commentées, l’écho qu’elles éveillent est mince.Leur réflexion met en cause les options des autorités, sans pouvoir exercer d’influence notable sur la définition de programmes engageant l’avenir.Et leur approche se heurte à la question de la corruption, que nul ne peut se permettre de dénoncer ouvertement, à l’exception du président.Certes, M.Miguel de la Madrid s’est courageusement lancé dans la bataille contre cette lèpre qui ronge le système.La récente extradition par les États-Unis de l’ancien chef de la police de la capitale, l’ex-général Arturo Durazo, qui a été mis sous les verrous, s’inscrit dans cette campagne.Mais, pour un gros poisson capturé, combien de pêcheurs en eau trouble de moindre envergure, tout aussi malfaisants, toujours en liberté et s’accommodant fort bien de pratiques douteuses ?Revenus de bien des illusions, les Mexicains se bornent à hausser les épaules : « Nous sommes à la fin d’un cycle politique, et la crise que traversons est à la fois économique, politique et morale.Ne pas le voir, c’est être aveugle », nous dit Octavio Paz.« Le Mexique est un pays surréaliste », se complaisent à répéter amicalement ceux qui le connaissent et l’apprécient.Ni Bunuel, ni Artaud, ni tant d’autres ne les démentiraient.C’est probablement vrai.Mais les Mexicains, eux, commencent à en avoir assez d’être les éternels dindons de la farce.par la PC et l'AP Ça s'apprend chez nous! Ne vous laissez pas prendre au dépourvu.Une formation en secourisme et en RCR, ça sauve des vies et ça s'apprend chez nous! Rappelez-vous que l'Ambulance Saint-Jean est le chef de file dans le domaine de la formation en secourisme au Canada.Ambulance Saint-Jean 1985: Shimon Pérès, premier ministre israélien, lance un appel au roi Hussein de Jordanie, lui demandant d’engager des négociations de paix avec Israël.1984: le Pendjab, où les autonomistes Sikhs manifestent, est placé virtuellement en état de siège par l’armée indienne.1983: manifestation anti nucléaire aux abords de la base aérienne américaine d’Upper Wayford (Angleterre): 752 arrestations.1982: l’ambassadeur d’Israël à Londres est grièvement blessé d’une balle dans la tête tirée par un terroriste.1981: le pape Jean-Paul II quitte l’hôpital, trois semaines après l’attentat dont il a été victime sur la Place Saint-Pierre.1979: la conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement s’achève à Manille par un désaccord majeur entre pays industrialisés et pays du Tiers-Monde.197fi: l’ancien président bolivien Juan José Torres est découvert assassiné en Argentine.1973: fondation de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick.— Un Tupolev-144, avion supersonique soviétique rival de Concorde, s’écrase sur Goussainville, près de Paris, au cours du Salon aérien du Bourget: les six membres d’équipage sont tués ainsi que sept personnes au sol.1966: Peng Cheng, maire de Pékin et personnalité politique chinoise, est évincé.1985: l’astronaute Edward White devient le premier américain à marcher dans l’espace au cours du vol de Gémini quatre.1963: mort à l’âge de 81 ans du pape Jean XVIII.1962: un avion s’écrase près de l’aéroport d’Orly : 130 morts.1959: Singapour devient autonome.1945: plus‘de 150,000 militaires allemands se rendent aux Anglo-Américains sur l’Elbe.1942: raid aérien japonais sur Dutch Harbor, en Alaska.1940: fin de l’évacuation des forces alliées de France.1937: le duc de Windsor, ex-Edouard huit d’Angleterre, épouse une Américaine divorcée, Wallis Simpson, au château de Cande, en France.1935: le paquebot français Normandie établit un record de vitesse lors de son premier voyage entre Le Havre et New York: quatre jours, 11 heures et 42 minutes.1924: mort de l’écrivain tchèque de langue allemande Fanz Kafka, né en 1883.1909: William Lyon Mackenzie King devient le premier ministre du Travail au Canada.1899: décès du compositeur autrichien Johann Strauss.1887: Wilfrid Laurier devient chef du parti libéral du Canada.Ils sont nés un 3 juin: le peintre et décorateur français Raoul Dufy (1877): l’artiste américaine de music-hall Joséphine Baker (1906); l’acteur américain Tony Curtis a 61 ans. y LE DEVOIR CAHIER Montréal, mardi 3 juin 1986 i EN UN COUP D’OEIL LES AFFAIRES .EN QUELQUES LIGNES JOCELIN DUMAS ¦ LA LAURENTIENNE ÉMET $ 60.2 MILLIONS D’ACTIONS SUBALTERNES La Corporation du Groupe La Laurentienne a déposé hier auprès de la Commission des valeurs mobilières du Québec et des différentes autorités compétentes au Canada un prospectus définitif relatif à une émission de 4.3 millions d’actions subalternes catégorie B comportant droit de vote à un prix de $ 14 l’action, pour un montant de $ 60.2 millions.Simultanément à cette émission, La Laurentienne, mutuelle d’assurance a souscrit et la Corporation a convenu de lui émettre 357,143 actions catégorie A pour un montant additionnel de $ 5,000,002.Les actions subalternes catégorie B comportant droit de vote permettent à leurs acheteurs de réclamer une déduction de 50 % de leur coût d’acquisition aux fins du régime d’épargne-actions du Québec.L’émission a été achetée par les preneurs fermes Geoffrion, Leclerc Inc., McLeod Young Weir Limitée, Lévesque, Beaubien Inc.et Nesbitt Thomson Bongard Ltée.La livraison des actions subalternes catégorie A et catégorie B aura lieu le 13 juin 1986.¦ Le bénéfice net de Gaz Métro augmente de 45 % au premier trimestre Pour les six premiers mois de son exercice financier, la société Gaz Métropolitain a réalisé un bénéfice net consolidé de $ 70.3 millions, soit $ 1.77 par action ordinaire, comparativement à $ 38.8 millions ou $ 1.32 par action pour la période correspondante de 1985, soit des augmentations respectives de 45 % et 25 %.La moitié de cet écart favorable provient d’une progression qui n’est que temporaire et qui se résorbera au cours des six derniers mois de l’exercice.Le solde est constitué de gains d’efficacité réalisés par la compagnie et de la plus-value découlant de l’émission d’actions ordinaires effectuée en août 1985.La compagnie a modifié son exercice financier qui se termine maintenant le 30 septembre.Gaz Métropolitain enregistre ainsi ses plus fortes ventes et bénéfices au cours des six premiers mois de l’exercice, le cycle d’exploitation normal d’un distributeur gazier.Ces résultats semestriels ne sont donc pas proportionnellement indicatifs des résultats pour l’exercice complet.Les revenus de Gaz Métropolitain ont atteint $ 616 millions pour les six premiers mois de l’exercice 1986 comparativement à $ 491 millions pour la même période en 1985, une augmentation de 20 %.Le volume des ventes du premier semestre se chiffre à 3,114,000 mètres cubes de gaz naturel, comparativement à 2,431,000 mètres cubes pour la même période de 1985, une augmentation de 28 %, dont 25 % provient des régions de distribution acquises en mai 1985.Les actionnaires de Gaz Métropolitain ont reçu une offre il y a quelques jours pour échanger leurs actions ordinaires de la compagnie contre des actions ordinaires de Noverco inc.Noverco deviendra, au terme de cette offre, la compagnie mère de Gaz Métropolitain.L’offre d’échange d'actions ordinaires, à raison d’une action ordinaire de Noverco pour chaque action ordinaire de Gaz Métropolitain est valide jusquau 16 juin 1986.¦ Imasco prolonge son offre pour acquérir les actions de Genstar Imasco a prolongé jusqu’au 3 juillet son offre en vue d’acquérir les actions de Genstar Corp.qu’elle ne détient pas encore.Le conglomérat montréalais Imasco (tabac, restaurants, pharmacies-bazars) a racheté la compagnie Genstar de Vancouver en avril dernier.On estime que cette opération devrait lui coûter environ $ 2.6 milliards.¦ Allied-Lyons poursuit Hiram Walker La société Allied-Lyons PLC a intenté une poursuite de $ 4 milliards en dommages-intérêts contre la société Hiram Walker Resources pour le présumé non-respect d’une entente prévoyant la vente de ses activités de distillerie à Allied-Lyons.¦ Datagram poursuit Milog-LG M.Pierre Pharand, président et chef de la direction de Datagram Inc., a annoncé que la compagnie a intenté une poursuite en dommages-intérêts contre la société Milog-LG Inc.Par contrat intervenu il y a près d’un an, cette dernière a vendu à Datagram un logiciel pour son système de communication pour les ordinateurs Burroughs.Cette poursuite porte, notamment, sur le défaut de la société Milog-LG Inc.de fournir un soutien adéquat au logiciel et sur certains vices propres au logiciel, en violation de ses obligations contractuelles.La poursuite s’élève à $ 321,943.¦ Noranda fait face à une grève Le syndicat des métallurgistes unis d’Amérique, unité locale 6887, membres du comité de négociation, a informé la compagnie Minéraux Noranda, division CCR, que ses membres avaient rejeté ses offres d’une nouvelle convention collective et avaient accordé aux officiers du syndicat le mandat d’exercer les moyens de pression nécessaires incluant la grève.Plus de 900 employés de raffinerie de cuivre et de métaux précieux de Montréal-Est sont touchés par cette décision.Les producteurs nord-américains traversent actuellement une période où la concurrence est féroce à un point tel que les employés font face a des demandes de concessions très substantielles.Compte tenu des circonstances actuelles dans l’industrie du cuivre, la compagnie a offert des améliorations très sensibles à ses régimes d’avantages sociaux.Le but premier de la compagnie est de survivre tout en continuant à maintenir un niveau d’emploi qui a très peu varié même au cours des années très difficiles qu’elle vient de connaître.Selon Anthony Boeckh, conseiller de banques américaines La Réserve américaine réduira les taux qui entraîneront à nouveau la Bourse à d’intérêt, la hausse Photo CP Les diverses places boursières pourraient très bientôt connaître une activité fébrile, à la faveur d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt.JEAN CHARTIER En raison du ralliement récent du dollar américain, la Réserve fédérale a de nouveau une marge de manoeuvre pour alléger les taux d’intérêt, ce qui se fera sous peu et suscitera par la suite une nouvelle forte poussée du marché boursier.C’est ce que prévoit l’éditeur de la revue The Bank Credit Analyst, M.Anthony Boeckh, dans la livraison de juin de sa publication.Le conseiller des banques américaines en arrive aux mêmes conclusions que M.Henry Kaufman, le vice-président de Salomon Brothers, la plus grande firme de négociation d’obligations gouvernementales aux États-Unis.Celui-ci a prévu voici 10 jours une baisse du taux d’escompte US en juin.M.Boeckh renchérit donc en ce sens.Le prudent prévisionniste qui an-nohça à chaque fois les fortes poussées de taux d’intérêt en 1980,1981 et 1982 persiste donc cette fois à anticiper une autre réduction radicale des taux d’intérêt.Depuis la fin de 1984, écrit M.Boeckh, la politique économique expansionniste américaine a été modi- fiée de manière à ce que l’incitatif premier n’est plus fiscal.Il a plutôt trait à la politique monétaire.Des interventions pour modifier le taux de change du dollar ont ainsi mené à une dévaluation de fait de la monnaie US, mais ceci n’a pas réussi à infléchir le déficit commercial américain qu’on évalue encore à $ 157 milliards pour 1986, d’après les prévisions du premier trimestre.En outre, l’indice des prix des producteurs demeure négatif, à - 3.7 % pour 1986, et l’indice des prix à la consommation ne dépasserait pas le 1.5 % aux États-Unis cette année.L’inflation sera même négative, prévoit-on maintenant, en Allemagne et au Japon.La tendance à la désinflation globale demeure donc intacte partout.Il est d’ailleurs logique à ce propos que l’or ne réussisse pas à décoller en regard de ces prévisions.L’or s’est avéré le plus pauvre placement Voir page 10 : Bourse $10 millions de capital de risque au départ Le Saguenay—Lac Saint-Jean crée une société en commandite qui favorisera l’expansion économique CLAUDE TURCOTTE (Chicoutimi) — La région du Saguenay— Lac-St-Jean met de l’avant un projet tout à fait original en vue d’assurer elle-même son développement économique, plutôt que de s’en remettre essentiellement aux grands promoteurs extérieurs, comme ce fut le cas jusqu’à maintenant.Déjà prévenus que leur région perdra plusieurs milliers d’emplois au cours des 20 prochaines années à cause de la modernisation des équipements et de l’innovation technologique de ces grandes entreprises, une majorité de décideurs du monde des affaires, grands comme petits, ont annoncé hier leur participation à une Société en commandite de création d’entreprises, SOCCRENT qui démarre avec un fonds de capital de risque de $ 10 millions et qui se donne comme objectif de créer au moins 300 emplois et une cinquantaine d’entreprises au cours des deux prochaines années.Un sommet économique régional faisait voir froidement en 1984 que le taux de chômage pourrait dépasser les 40 % dans 15 ou 20 ans, si on ne trouvait pas le moyen de remplacer les emplois allant en diminuant dans les grandes entreprises traditionnelles.Par exemple, au cours des 20 ou SOCCRENT 25 prochaines années, Alcan, le plus gros employeur de la région, réduira de 2,000 ou 3,000 le nombre d’emplois directs, qui est présentement à près de 7,000 dans cette région du Saguenay—Lac-St-Jean.M.Alphonse Riverin, recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi, a rappelé hier une constatation qu’il faisait alors : « La facilité avec laquelle on trouvait du travail chez les gros employeurs de la région a paralysé en quelque sorte le dynamisme et l’entrepreneurship régional.Les quelques PME existantes se greffaient à la grande entreprise.» Il a donc fait part de ses inquiétudes à M.Pierre Laurin, vice-president à la planification chez Alcan, qui en mars 1985 soumettait un projet, devenu maintenant une réalité.M.Laurin a non seulement piloté le projet, mais il en devient aussi le premier président.L’originalité de SOCCRENT réside en grande partie dans le fait que plusieurs des grandes entreprises présentes dans la région participent au fonds de $ 10 millions et que les petits entrepreneurs locaux y sont aussi représentés par l’entremise d’une corporation régionale d’investissment, AMISK, qui aura une participation de 20 % et qui aura un droit de veto sur les orientations de cette Société, pour faire en sorte que les entrepreneurs jouent un rôle prépondérant et assument justement la prise en main de leur propre développement économique.SOCCRENT a pour le moment comme partenaires les grandes entreprises suivantes : Alcan, Abitibi-Price, Consolidated-Bathurst, Papier Cascades, Gaz Métropolitain, le Mouvement Desjardins et AMISK, qui compte déjà 351 actionnaires.On ne veut pas divulguer le montant des contributions spécifiques de chacune de ces grandes entreprises au fonds de $10 millions.Les gouvernements de Québec et d’Ottawa ont également décidé de fournir « une quatrième roue au carrosse », en accordant respectivement $ 900,000 et $ 1.5 million.Ces sommes, qui s’ajoutent au capital de $ 10 millions, serviront à éponger des frais pour le Bureau de support à la gestion qui sera mis sur pied, et pour divers services, dont celui drune firme des Pays-Bas, Job Creation, qui développe depuis 10 ans une ex-pertive en création d’entreprises et d’emplois.Cette firme a aide notamment British Steel Corporation au moment où elle devait faire des mises à pied massives.Le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Daniel Johnson, voit dans ce projet « les germes de solutions plus durables », en précisant toutefois que pour le gouvernement « il s’agit d’une expérience que nous tentons ».M.Benoît Bouffard, secrétaire d’État et député de la région, a reconnu que « ce dossier fut difficile à Ottawa et il a bouleversé les habitudes de la technocratie ».Quoiqu’il en soit, les entreprises qui bénéficieront de la participation et des services de SOCCRENT n’auront pas droit à des avantages fiscaux autres que ceux déjà accessibles à tous.Mais on espère au Saguenay—Lac-St-Jean qu’il sera possible d’en mettre en place éventuellement.Les promoteurs de SOCCRENT Voir page 11 : SOCCRENT LA PRIVATISATION : UN PHÉNOMÈNE MONDIAL ¦ 2.Les gouvernements profitent des dénationalisations pour réduire leur déficit MIVILLE TREMBLAY de la Presse Canadienne (Le premier article de cette série de deux a été publié dans l'édition du DEVOIR d'hier.) ES VENTES au secteur privé d’entreprises nationalisées, ou •créées par l’État, sont souvent accompagnées d’une rhétorique vantant les mérites du capitalisme et dénonçant l’inaptitude des bureaucrates à remplacer les vrais entrepreneurs.Mais concrètement, les gouvernements procèdent de façon pragmatique, et en douce profitent de la manne passagère pour réduire leur déficit.La privatisation est un thème à la mode dans plusieurs pays, mais « l’opinion publique apprécie encore mal le contexte international véritable dans lequel ce changement se produit.Dans le monde d’aujourd’hui, la majorité des gouvernements, non seulement dans les pays industrialisés, mais aussi dans les pays en voie de développement, ont pris conscience du fait que le manque de souplesse et de rentabilité de leur secteur public productif constitue l’une des causes de la performance insuffisante de leurs économies », écrivent MM.Charles de Croisset, Baudoin Prot et Michel de Rosen, dans leur récent livre, Dénationalisations : les leçons de l’étranger ( Economica, Paris, 1986,209 p.).Un désenchantement à l’égard de la performance de nombreuses sociétés d’État incite certainement les gouvernements à chercher une autre solution, mais les motifs qui président aux dénationalisations sont nombreux.Ainsi, en ce moment au Québec, le principal argument utilisé est celui de la relève : à l’occasion de la Révolution tranquille, l’État est intervenu dans l'économie afin de pallier la faiblesse des entreprises francophones ; maintenant que la bougeoi-sie locale à pris du poil de la bête, on doit lui faire confiance et lui refiler le flambeau.En Europe de l’Ouest, après la CâMBIOR L'étroitesse du marché canadien pose un problème au Québec.Ainsi, le tiers de l'émission de Cambior sera écoulé en Europe.deuxième guerre mondiale, ce fut fréquemment l’effort national de reconstruction qui fut invoqué pour justifier les nationalisations.D’autres prises en charge par l’État ont été réalisées pour sauver de la faillite ou restructurer des secteurs jugés stratégiques, que ce soit sur le Flan militaire, économique ou de emploi.Aujourd’hui, ces motifs sont souvent devenus caducs.D’autres étatisations ont été faites pour des motifs idéologiques, mais avec le retour en faveur du libéralisme économique, la propriété collective des moyens de production, héritée de Karl Marx, reçoit un enterrement de première classe.Pour d’autres pays, particulièrement ceux du tiers monde, les privatisations sont souvent fortement suggérées par les organismes d’aide multilatérale, comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.Ce sont pourtant eux qui, il y a quelques années, ont prêté les sommes nécessaires à la création des entreprises publiques, qui se sont généralement avérées déficitaires.Même s’il parvient à trouver un acheteur local, le gouvernement doit cependant, dans bien des cas, continuer de payer les dettes accumulées.Équilibres budgétaires Quels que aient pu être les motifs des nationalisations, et toutes les raisons invoquées pour les renverser, les gouvernements sont pressés de passer à l’action par l’état de leurs finances publiques.Les compagnies rentables sont vendues pour réduire les besoins d’emprunt du gouvernement et le délestage des compagnies déficitaires, même lorsqu’il entraîne sur le coup des pertes impor- tantes, a l’avantage de garrotter l’hémorragie des fonds publics.Pendant plusieurs années, les gouvernements ont pu absorber sans trop de difficulté lespertes financières des sociétés d’Etat chroniquement malades, mais, particulièrement depuis la récession de 1982, ils ont réalisé qu’ils ne pouvaient poursuivre sur la coûteuse lancée de l’État providence, ou de l’État entrepreneur, et qu’ils devaient dorénavant faire des choix difficiles pour contrôler leur déficit.En Angleterre, malgré toutes les réformes de droite du gouvernement Thatcher, les dépenses publiques ont augmenté de 10 % en termes réels depuis 1979 (défense, police et aide sociale résultant du chômage qui a doublé), passant de 43 % à 46 % du produit intérieur brut.Pour maîtriser son déficit, le chancelier de l’Échiquier (ministre des Finances), M.Nigel Lawson, se fait donc de plus en plus gourmand : pour chacune des trois prochaines années, il compte sur des revenus de privatisation d’environ $ 10 milliards.À une échelle combien plus modeste, le gouvernement du Québec table sur des recettes de $ 175 millions pour boucler l’exercice financier en cours.Si vendre l’argenterie pour rembourser de vieilles dettes passe encore, s’en servir pour payer l’épicerie est plus malsain.Que fera-t-on quand on aura tout vendu ?Mais sera-t-on seulement capable de tout vendre, interroge pour sa part le très sérieux magazine Eu-romoney ?Au train où vont les choses, les marchés financiers risquent d’être sérieusement engorgés par l’émission d’autant de nouvelles actions.Avec la relativement faible capitalisation de leur marché boursier, le huitième au monde, les Français sont inquiets pour leur programme de privatisation.Le Canada a plus de chance, son marché boursier, qu vient au quatrième rang derrière celui des États-Unis, du Japon et de l’Angleterre, est deux fois plus pro- fond que celui de la Bourse de Paris.Toutefois, même en faisant appel aux places financières étrangères, l’ensemble des firmes privatisées pourrait constituer une bouchée trop grosse.Pire encore, il pourrait occasionner l’éviction d’émissions d’actions faites présentement en très grand nombre par des compagnies privées, déjà inscrites en bourse, ou désirant y effectuer un premier appel public à l’épargne.Euromoney (février 1986) évalue à $ 27 milliards la ponction annuelle en capital que nécessitera pendant cinq ans la privatisation de quelque deux douzaines de compagnies aériennes ou de téléphone qui sont à vendre.NTT (Nippon Telegraph and Telephone) a une valeur nette de $ 29 milliards, soit à peu près la valeur de la capitalisation boursière de General Motors.Le gouvernement japonais, qui veut en privatiser les deux tiers, devra étaler la vente sur cinq ans, ce qui drainera quand même, chaque année, la moitié de l’argent requis par l’émission record de British Telecom, qui fut dénationalisée en 1984.Pour faire passer le gros biscuit de British Gas, les Anglais étaleront en quatre versements le paiement des actions, qui devrait atteindre près de $15 milliards.Toutes proportions gardées, l’étroitesse du marché canadien pose également problème au gouvernement du Québec : pour la vente de Cambior (regroupant les meilleurs éléments d’actif minier de Soquem), qui devrait rapporter $ 150 millions, on prévoit écouler près du tiers des actions en Europe.Les gouvernements n’ont donc pas fini de puiser dans l’épargne pour financer leur déficit : apres la vente massive d’obligations, on risque maintenant d’inonder le marché de nouvelles actions.Tant que l’optimisme des investisseurs poussera le marché boursier à la hausse, les gouvernements feront de bonnes affaires, mais s’il y a un Voir page 10 : Privatisation t r ? iüùtiÜWiii t&t.» t«m> MM» W T M f.«MK (MiMt âp r**f»** j*W* r*M8ft W WW W>«148MJMHP sure™, HMèWèW) tANOY '.A 3000 SO^é 9H 0^ 200 $15W 151^ ISV^ TSE 300 1,82 Variations des titres Awrifèroe I 3871,43 I Sw4,62 Pétrole et sas Produits Produits de industriels censommadon ^5.AB ,442 Haut la twm.Qt- .24M $39 X% M% - Va O 3575 $9% 9% 9% + % 54304 $17% 17% 17% 29M $25 24% 24% - % 17M $X% X''8 M%- % 1)00 $251/4 25 X'A - 1/4 60M 17 17 17 10M $5% 5% 5Vi - % 40M 140 140 140 + 3 141M $25 24% 24% - 'A 13M $5'/: S% 5% 42M 465 445 4» -15 17» 1» 145 145 - 5 2M $X'4 X''4 X'A O 30M 16 ie 18 100M 370 310 3X +10 2092 $X% X’.t X% + % A 16M $15% 15% 15% - % 20M $15% 15% 15% + '/4 185M 91 91 91 + 1 40M 20 X X 24677 $12% )2'/4 12'A - Va 24M $27% 271/4 27'/4 S 6M $32% 32 ¦/4 32% + 'A 575 $24% 24% 24% + % 80S $13% 13% 13% + % 162549 $45V: 44'A 44% - % 8IS7S $10% 9% 9%- % 21S2M $25% 25% 25% - % 7M $22'} 77Vt 22'/i - % 1176 $15'/4 15 15 - 'A ION $19% 19% 19% - % 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Numoc Numoc Numoc Numoc.Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Nvo A NVQ A Nvo A Nvo A Nvo A Nvo A Nvo A Nvo A Nvo A Nvo A Nvo A Nvo A O P J VtMMLMM I V IMMMMJ MMi I 24 25 30 29 30 3 6 7 $ 9 12 13 U 20 2! 23 27 21 39 2 Jn 5 Jn 5 P Jn 6 Jn 6 P Jn 7 P Jn 8 PUS Jn 9 1 Jn 9 P215 Jn 10 1 Jn 10 P315 Jn 12% 3 Jn 12%P $5% Sp 5 P 1 Sp 7 P 45 Sp 8 P120 Sp 9 1 SP 9 P220 Sp 10 1 SP 10 P 320 DC 5 235 Oç 5 P 5 Dc 6 155 Oc 7 P 70 Fb 32% $5 Fb 32%P 115 Fb 35 360 Fb 35 P210 Fb 37% 2» Fb 37%P 310 Ag 25 $10 Ag 25 P 1 Ag 27% $7’/2 Ag 27%P 25 Ag » P 5 Ag 32% 3» Ag 32%P 10 Ag 37%P $2% Ag 40 15 Ag 40 P $5 Nv 30 $6 Nv » P 35 Nv 32%P 75 Nv 35 290 Nv 37%P 290 Nv 40 100 Nv 40 P $5 Fb 27% 340 Fb 27%p no Fb » 165 Fb » P 235 Ag 20 $6% Ag 20 P 5 Ag 22% P 5 Ag 25 P 5 Ag 27%P 65 Ag 30 75 Ag » P $2 Nv 22'/; $6% Nv 22%P 5 Nv 25 465 Nv 25 P 25 Nv 27''2 260 Nv 27%P 85 Nv » 130 Nv » P215 JO 37V2 $5% JO 37%P 105 JO 40 P 190 jQ 42%P »5 Jo 45 P $5 Jy 35 P 5 Jv 42%P 240 Jv 45 P $4% Jy 47% 5 Jy 47%P $7% Jy SO 1 Jy 50 P $9% Oc 35 $6'/4 Oc 37% 435 Oc 37% P 85 Oc 40 P 155 Oc 45 P 490 Oc 47%P $7V4 Fb 17% $2% Fb 17%P 85 Fb 20 P 185 Ag 12% $6% Ag 12%P 1 Ag 15 P 1 Ag 17%P 35 Ag 20 P 1» Nv 15 P 15 Nv 17%P 65 JO 10 270 Jo 10 P 10 JQ 12% 140 JO 12%P115 Jv 10 $2% Jy 10 P 5 Jy 12% 40 Jv 12V2P 40 Jv IS I Jv 15 P 270 Jy 17% $6% Jv 17%P $5 Oc 10 255 Oc 10 P 5 Oc 12% 70 Oc 12%P 75 Oc 15 5 Oc IS P $2% Oc 17% 1 • Oc 17%P $5 Fb 8 145 Fb 8 P 90 Fb 9 95 Fb 9 P)35 Ag 8 95 Ag 8 P 20 Ag 9 40 Ag 9 P 60 Ag 10 10 Ag 10 P ISO Ag 12% 1 185 52 20 95 115 60 5 ‘20 70 35 50 60 135 160 25 4 4 2613 235 320 5 5 903 335 2» 5 25 no $5% 20 65 60 146 140 90 110 15 10 360 240 260 74 10 10 264 340 335 5 255 190 30 25 175 140 150 65 80 280 15% $5% 3 140 ns 8 410 420 22 $2% 270 295 15 5 15 75 11 $7% $9% 491 25 1 526 10 40 43 $3% 385 676 25 10 130 m 35 » 234 $5% $6% $8% 19 60 65 12 100 115 52 310 335 920 340 390 15 115 125 98 $5% 365 335 21 135 100 10 210 175 10 260 $9 15 25 25 Obd Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Plocer Plocer Plocer Placer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Placer Plocer Placer Placer Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Provigo Provtgo Provigo Provigo Provigo Provigo Provigo Provigo Provigo Provigo 1 Provigo ! Provigo : Provigo ! Provigo I Provigo Provigo Provigo Provigo Provigo Provigo Gl R Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Spar Spar Spor Spor SPor Spor Spar Spor Spor Spor Spor Spor Spar SPor Spor Spar Spar Spor Spor Spor Spor Spor Spar Spar Spar Spar Spor Spor Spor Spor Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico Stico stico stico Teck B Teck Teck B Teck Teck Teck Teck Spl(t2% m $3% 485 20 Sp102%P 95 120 65 28 Spl05 170 195 $5% 2 SPIOS P 185 210 105 20 Spl07% 100 120 165 206 SP107%P 340 365 »5 100 SpllO 45 70 no 40 SpllO P $5% $5Vj 340 22 Spn2% 15 40 $2 2 oci02% $4 $4'/4 sev-a Dcl02%P 165 190 115 122 DC105 240 265 340 24 DC105 P 265 290 210 24 DC107% 140 165 230 128 Dc107%P 410 435 53% 120 i DclIO 85 no 165 49' DcIlO P 55% $6% $4% 44 I Jn 20 185 210 215 1128’ Jn 25 1 10 10 0541 Jn 27% 1 10 20 1991 Jn 27%P $5'% 55% $4% 1 ! 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