Le devoir, 20 mai 1986, mardi 20 mai 1986
fHàC ';i ¦MX\, ¦ •?'>; /s •***»' , new AmorosA BOREAL/Fiction .3* )OUMHJLy Comment investir si vous payez trop d’impôts Tassé & Associés.UmNk 8/9-2100 Vol.LXXVII — No 115 Pluie passagère et vents modéré.Max.: 14 (détail page 16) Montréal, mardi 20 mai 1986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Côte-Nord Gaspesie.Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS CANNES Le palmarès des dupes MARCEL JEAN La Palme d’or du 39e Festival de Cannes est allée, comme prévu, à The Mission, de Roland Joffe.Du coup, Sydney Pollack a prouvé qu’il était aussi dépassé en tant que président du jury que comme cinéaste.Un palmarès extrêmement décevant pour une compétition qui, pourtant, était de très grande qualité.Avec Thérèse d’Alain Cavalier (France), Sacrificed’Andrei Tarkovski (Suède), Le Lieu du crime d’André Téchiné ( France) et Do wn by La wde Jim Jarmusch (États-Unis), la sélection offrait sa part de grands films.Mais les films de Cavalier et Tarkovski étant sans doute considérés trop difficiles, et ceux de Téchiné et de Jarmusch n’étant pas assez ambitieux et flamboyants, le jury a préféré couronner un film entre les deux, un film aux prétentions à la fois commerciales et artistiques.Mais, comme on ne peut pas tout mal faire, le jury aura quand même eu assez de discernement pour donner le grand prix spécial du jury (deuxième prix en importance du festival) à Tarkovski pour son film Sacrifice.Tarkovski, malade, était représenté par son jeune fils (à qui le film était dédié) qui repartira les mains pleines.En effet, le prix de la meilleure contribution artistique est allé à Sven Nykvist, le directeur de la photographie du film.Sacrifice a aussi ramassé le prix du jury oecuménique (« pour sa vision poétique d’un monde menacé où l’homme recherche une dimension spirituelle pour survivre »), et celui de la Fédération internationale de la presse cinématographique (Fipresci) pour les films de la sélection officielle.Voir page 10: Cannes INTERNATIONAL « Pentecôte chaude » en Allemagne de l’Ouest Trois semaines après la catastrophe de Tchernobyl, la RFA a connu au cours du week-end ses plus violentes manifestations antinucléaires.Quelque 182 policiers et plus de 200 manifestants ont été blessés à Wackersdorf, en Bavière, le site d’une future usine de retraitement de combustibles irradiés.Page 5 ECONOMIE PROFITS DES SOCIÉTÉS : DIMINUTION DE 7.6 % Au terme du premier trimestre de 1986, il appert que les bénéfices des 130 principales sociétés canadiennes ont régressé de 7.6 % par rapport au premier trimestre de 1985.C'est la première fois depuis la fin de la récession en 1982 que l’on enregistre une baisse des profits en un trimestre au Canada.Page 11 CAMBIOR : UNE ÉMISSION RÉA INTÉRESSANTE Le plus important appel public à l'épargne à survenir dans l’histoire du régime d’épargne-actions du Québec sera celui de Cambior, filiale de la Société québécoise d’exploration minière SOQUEM.L'émission peut atteindre $ 150 millions et est admissible à une déduction de 75 % dans le cadre du RÉA.Page 11 sflencle'** LA MUSIQUE militaire, dit-on, a un effet d’entraînement.Elle l’exerce aussi sur moi, en ceci que je m’en éloigne.¦ La grande méprise des imbéciles est de croire que les gens intelligents leur semblent beaucoup moins qu ’ils ne le sont véritablement.¦ L’autodidacte est un individu qui cumule les fonctions de professeur et d’élève; tous deux se font la leçon mutuellement et au même rythme.— ALBERT BRIE Pretoria lance un raid contre l’ANC ¦ LES FORCES SUD-AFRICAINES FRAPPENT AU ZIMBABWE, EN ZAMBIE ET AU BOTSWANA JOHANNESBURG (AP, AFP, Reuter) - Les troupes sud-africaines ont attaqué, hier à l’aube, de présumées bases du Congrès national africain (ANC) à Gaborone, capitale du Botswana, et à Harare, capitale du Zimbabwe, deux pays voisins, ainsi que dans une localité proche de Lusaka, capitale de la Zambie.C’est la première fois que l’Afrique du Sud mène des attaques simultanées contre plusieurs pays.C’est la première fois que l’Afrique du Sud mène une opération contre le Zimbabwe.Le général Liebenberg, commandant en chef de l’armée de terre sud-africaine, a expliqué, hier à Johannesburg, que de petites unités de l’armée sud-africaine avaient attaqué avec succès un cen- tre de l’ANC et une « base de transit terroriste » à Harare, ainsi qu’une autre « base de transit terroriste» à Gaborone.Plus tard dans la journée, l’armée sud-africaine a annoncé que les forces de Pretoria avaient également attaqué à 9h (heure locale) un centre et un bureau d’information de l’ANC en Zambie, dans une localité dont le nom n’a pas été précisé, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Lusaka et à 800 km de l’Afrique du Sud.En fait, selon le président zambien, M.Kenneth Kaunda, l’aviation sud-africaine a visé un camp de réfugiés relevant du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, dans la région de Ma-keni, à une quinzaine de kilomètres du centre de Lusaka.Un Zambien et un réfugié sud-africain ont été tués.Huit à dix personnes ont par ailleurs été admises dans les hôpitaux.À Harare, les Sud-Africains ont frappé au coeur même de la capitale, mitraillant et faisant sauter les bureaux de l'ANC au centre-ville ainsi qu'un autre bâtiment de l'organisation dans la banlieue nord.Le premier ministre du Zimbabwe, M.Robert Mugabe, a annoncé hier soir l’arrestation de quatre suspects, dont il n’a pas précisé la nationalité.Les forces de sécurité du Zimbabwe, a-t-il ajouté, ont riposté lors de l’attentat, obligeant les attaquants à abandonner du matériel.Le porte-parole du gouvernement, M.Justin Nyoka, a démenti les informations diffusées par la presse nationale selon lesquelles des personnes se trouvant à l’intérieur des installations attaquées au moment du raid avaient été enlevées.C’est la première fois que l’Afrique du Sud reconnaît officiellement et publiquement avoir attaqué le Zimbabwe, l’ancienne Rhodésie.En revanche, le raid contre Gaborone est le deuxième en moins d’un an.Une attaque menée en juin dernier contre des objectifs présentés comme des bases de l’ANC dans la capitale du Bostwana avait fait plus de 12 morts.Le Lesotho et le Mozambique ont également été victimes d’attaques sud-africaines au cours des dernières années.Voir page 10: Pretoria M.Pieter Botha Photo AP Le premier ministre du Zimbabwe, M.Robert Mugabe, s’est rendu hier au quartier général de l’ANC, à Harare, pour constater l’ampleur des dommages causés par l’attaque sud-africaine.Les enseignants demandent une révision majeure de leur convention ¦ LES SYNDIQUÉS RÉCLAMENT UNE DIMINUTION DE LEUR TÂCHE ¦ LA PARTIE PATRONALE SE SATISFERAIT DU STATU QUO JEAN-PIERRE PROULX Les enseignants québécois veulent de nombreux changements dans leur contrat de travail.Le gouvernement et les commissions scolaires, eux, sont plutôt prêts à se satisfaire du statu quo.C’est ce qu’indique l’analyse des propositions que les parties se sont réciproquement soumises récemment, analyse qu’ont confirmée au DEVOIR des représentants des deux parties.Aux yeux du ministère de l’Éducation et des commissions scolaires, les conditions d’exercice de la profession d’enseignant doivent avant tout assurer la « qualité de l’éducation ».Il suffit, pensent-ils à cet égard, de reconduire le décret de 1982 en tenant compte toutefois des nombreux amendements que les parties y ont apportés depuis.Les enseignants, eux, estiment plutôt que leurs conditions de travail doivent d’abord leur permettre « d’assurer efficacement leurs fonctions ».Ils veulent en conséquence signer une convention très largement renouvelée.Nous avons rencontré, pour la Voir page 10: Enseignants ANNONCÉE À LA MORT DE FERRON, LA DISSOLUTION DU PARTI N’ÉTAIT QU’UNE BLAGUE Piqué par la droite, le Rhinocéros se réveille FRANÇOIS BARBEAU Quoiqu’on en pense, le Parti Rhinocéros n’est pas mort.La dissolution du parti, à la mort de son fondateur, le Dr Jacques Ferron, en avril 1985, n’était qu’une blague, que tout le monde a cru, sauf le directeur général des élections qui, d’Ottawa, a pris la peine d’appeler l’agent officiel du parti, M.Charles McKenzie, pour apprendre de sa bouche que le Rhinocéros avait tout simplement décidé d’une période d’hibernation.Et voilà qu’avec le printemps, un ex-porte-étendard du parti, M.Laurent Ali (Ali-Baba), candidat dans Westmount-Saint-Henri en 1984, se met en tête de réveiller la bête qui sommeille, mais sans consulter les « autorités » du parti, MM.François « Yo» Gourd et Dominique Langevin.C’est dans la très exotique ville de Kapuskasing qu’Ali-Baba veut sonner la trompette qui réveillera le rhinocéros, en sonnant en même temps les cloches à ceux qui se rebiffent là-bas contre le fait francophone.Pin apprenant ce projet, M.Charles Mackenzie s’étonne de ne pas avoir été consulté.De notre côté, dit-il, nous n’avons pris aucune décision, et si une décision est prise à ce sujet, elle le sera à l’automne.Septembre, par exemple, pourrait être propice à un congrès de leadership.Une campagne électorale fédérale pourrait bein être déclenchée bientôt, avec les scandales qui ébranlent le Parti conservateur.Et si Nixon revient, on peut s’attendre à tout.Personne ne nous a compris quand nous avons annoncé que le parti était enterré avec Jacques Ferron.La conférence de presse que nous avions convoquée à cette époque RHINOCEROS H l’avait été pour faire plaisir aux journalistes du Canada anglais, qui nous réclamaient une dernière blague à la mort du fondateur du parti.Ali-Baba, derrière ses lunettes rondes, veut rescuciter le Parti Rhinocéros, parce qui, dit-il, avec Bourassa et Mulro-ney, « c’est la farce politique totale, le retour au patronage, l'abolition des programmes sociaux qui avaient de la valeur, le retour d’un courant humaniste rétrograde en éducation ».Sans la soupape qu’offre le Parti Rhinocéros aux électeurs, il craint que « le vent de droite » n’ammène avec lui des événements violents, voire sanglants.Le Parti Rhinocéros, poursuit-il en se balançant dans son fauteuil, reste un parti qui va inciter les gens à réfléchir en ridiculisant la situation politique.Quand il se sera secoué de ses cendres, le Parti Rhinocéros modèlera plus ses critiques sur la Commedia dell’arte, cherchera plus à s’apparenter aux contes de Canterbury, au Décaméron, qu’au vaudeville auquel on a associé les loufoques candidats de ce parti aux récentes élections.Pour lui, il s’agit d’un retour au Parti Rhinocéros tel que le concevait Jacques Ferron.Les prochains candidats Rhinocéros devront, selon lui, être « ubuesques, ionesquiens ».Laurent Alie, dans ses moments sérieux, est professeur de langue, dans sa propre école, ALIEF, l’Académie des langues indispensables, élémentaires et fonctionnelles.Il ne s’est pas encore affublé du titre de Grand Rhinocéros, et il ignore aussi comment l’agent officiel du parti, Charles McKenzie, recevra son projet de ranimer le pachyderme.Ces préoccupations trop terre à terre ne l’empêchent pas de parler de ses éventuels candidats: un ancien premier ministre du Canada, quelques anciens premiers ministres provinciaux, un sénateur et d’ex-candidats vedettes du Parti Rhinocéros « en mal de publicité ».Et de nommer Raoul Duguay, Simone Chartrand, Gaston Miron.Chez les journalistes, Laurent Ali-Baba Alie voit très bien comme candidats Pierre Foglia et, pourquoi pas, Pierre Péladeau.« Mais je ne lui en ai jamais parlé », avoue-t-il.De toute façon, si les hautes instances de la Grande corne voient son projet d’un oeil torve, il lui suffira de s’instituer Nouveau Parti Rhinocéros.Voir page 10: Rhinocéros l É 2 U Le Devoir, mardi 20 mai 1986 Les coupures de prestations d’assurance-chômage Les associations de pré-retraités comptent bien faire reculer Ottawa JOCELYN COULON OTTAWA — En imposant des coupures des prestations d’assurance-chômage aux pré-retraites, le gouvernement Mulroney n’est-il pas en train de répéter la même erreur politique qui le fit reculer, l’an dernier, dans l’affaire de la désindexation partielle des pensions de vieillesse?« La bataille que nous livrons pour conserver les droits acquis pour tous les travailleurs en matière de prestations d’assurance-chômage est loin d’être terminée.Au contraire, elle va prendre de l’ampleur au fur et à mesure que les règlements adoptées par Emploi et Immigration toucheront plus de gens.Les retraités ont donné l’exemple et nous sommes déterminés à faire céder le gouvernement », déclare M.Gilles Plamondon, coordonnateur de la Coalition québécoise des retraités et préretraités.En mai dernier, après avoir annoncé une désindexation partielle des pensions de vieillesse pour janvier 1986, le premier ministre Mulroney avait fait marche arrière devant l’indignation générale.Pendant la campagne électorale de 1984, il avait promis de hausser les pensions de vieillesse.Depuis le 5 janvier, plus de 34,000 pré-retraités ont perdu complètement ou en partie le droit de toucher des prestations d’assurance-chômage comme cela était le cas auparavant lorsqu’ils optaient pour la retraite avant l’âge de 65 ans.Cette mesure a été annoncé en décembre 1984 par le ministre des Finances, M.Michael Wilson.Le ministère de l’Emploi et Immigration en a informé les employeurs et les syndicats en décembre 1985.« Le ministère a peut-être informé les employeurs de cette modification aux règlements de l’assurance-chômage, mais la plupart des gens n’ont jamais entendu parlé de cette mesure avant janvier», déclare M.Plamondon.Le coordonnateur de la coalition explique qu’au-paravant un travailleur qui choisissait de prendre une pré-retraite pouvait recevoir, en plus de sa pension et ou des prestations d’un régime de retraite personnel, un chèque hebdomadaire de l’assurance-chômage pendant un an.Cela lui permettait de planifier sa retraite ou même de tenter de se trouver un autre emploi comme dans le cas des militaires.Aujourd’hui, les pensions et les prestations du Régime des rentes du Québec sont calculées comme des revenus et déduites lors du calcul des primes d’assurance-chômage.M.Plamondon fait remarquer que les militaires sont obligés de prendre une retraite après 20 ou 25 ans de service.Ils sont en général âgés de 50 ans et plusieurs d’entre eux ne se trouvent pas assez vieux pour renoncer au travail.« Pendant l’année où un militaire recevait l’assurance-chômage, il pouvait se chercher activement du travail.Or avec cette nouvelle politique, il a tout juste de quoi payer pour le nécessaire.C’est la même chose pour les autres travailleurs.C’est même pire dans certains cas», dit-il.Selon M.Plamondon, plus de 2,300 appels contre ces mesures ont été déposés à la Commission de l’assurance-chômage.« Juste à Québec, sur 420 plaintes logées, 390 ont été gagnées.Bien entendu le ministère va en appel car il ne veut pas payer.Mais nous aussi nous allons poursuivre la lutte », précise-t-il.Les plaignants ne sont pas au bout de leurs peines.Ils doivent s’adresser a toutes les instances administratives de la Commission, puis à la Cour fédérale.Pendant ce temps, ils ne reçoivent pas les prestations.Une premiere cause devrait être entendue par la Cour fédérale en juin.Pour Mme Jeanne Lalanne, du comité Action-chômage de la région de Québec, les mesures gouvernementales frappent particulièrement les plus démunis.« Dans notre région, les pré-retraités touchaient en moyenne $ 150 à $ 200 de prestations d’assurance-chomage par semaine.Avec les nouvelles dispositions, ces sommes sont souvent réduites à $ 25 ou $ 50.On connaît même des cas ou le chèque hebdomadaire est de $ 6», déclare-t-elle.Mme Lalanne précise de plus que les mesures sont injustes car ceux qui perçoivent des revenus provenant d’un plan de retraite personnel comme un REÉR ne sont pas pénalisés.« Les petites gens n’ont pas les moyens de se payer un REÉR.Il y a donc deux classes de pré-retraités et nous ne comprenons pas l’attitude du gouvernement».M.Richard Fix, agent d’information à Emploi et Immigration explique que l’argent provenant d’un REÉR est une épargne personnelle qui a déjà été comptée comme revenu lorsque le bénéficiaire travaillait.« Le pré-retraité qui profite d’un REÉR a fait un effort supplémentaire, lorsqu’il travaillait, pour épargner de l’argent.Nous ne pouvons pas toucher à cela », explique-t-il.Pour M.Plamondon et Mme Lalanne, les nouvelles mesures d’Emploi et Immigration ont un effet contre-productif et désastreux sur toute la politique de pré-retraite et d’embauche des jeunes.« Les gens s’aperçoivent que cela ne sert absolument a rien de prendre une pré-retraite.Ils préfèrent garder leur emploi le plus longtemps possible, histoire de ramasser un peu d’argent pour la retraite à 65 ans», déclare M.Plamondon.Pour lui, cette attitude, tout-à-fait légitime, bloque les chances des jeunes à obtenir un emploi plus rapidement.« Le gouvernement ne cesse ne promouvoir des programmes de pré-retraite ou de partage du travail pour améliorer le sort des jeunes, mais de l’autre côté il frappe sur la tête des gens qui sont prêts à céder leur place.Cela est to- talement ridicule», dit-il.Au Parlement, deux deux côtés de la Chambre, on s’indigne des mesures prises par Emploi et Immigration et surtout de l’attitude hautaine de la ministre, Mme Flora MacDonald.Celle-ci a reçu de nombreuses lettres de députés, dont celles des ministres Joe Clark et Erik Nielsen, lui demandant d’annuler les dispositions et d’attendre les recommandations de la commission Forget qui se penche sur tout le fonctionnement de l’assurance-chômage au pays.Mme MacDonald fait tout le contraire.Elle déclare que les dispositions resteront en vigueur jusqu’au dépôt du rapport Forget cet automne.Elle ne précise pas, advenant que la commission recommande l’abolition de ces nouvelles mesures, si Emploi et Immigration va rembourser les victimes.Le député libéral de Sainte-Marie, M.Jean-Claude Malépart, est d’avis que l’attitude du gouvernement est tout à fait indécente.« Il y a des gens qui, l’an dernier, ont planifié une pré-retraite ne sachant pas que les règlements avaient été modifiés.L’information a été mal diffusée et ces gens se sont retrouvés, en janvier, avec des prestations d’assurance-chômage fortement diminuées sinon inexistantes.Certaines personnes n’ont été informées qu’en janvier lorsqu’elles ont reçu un avis accompagnant ce qui restait du chèque.» Pour M.Malépart, le gouvernement pourrait au moins annuler ces dispositions contre les gens qui ont planifié honnêtement la pré-retraite l’an dernier.« De plus, qu’on attende le rapport Forget.Le gouvernement épargnera cette année $ 30 millions sur les $ 10 milliards consacrés à l’assurance-chô-mage grâce à ces nouvelles dispositions.Ce n’est pas ça qui va réduire le déficit surtout après le coup des assurés de la faillite de deux banques de l’Ouest qui ont reçu $ 1 milliard et d’un rabais d’impôt de $ 500 millions pour la Olympia & York lors de son achat des actifs de Gulf Canada », déclare-t-il.Aux bureaux de la ministre MacDonald et de son sous-ministre, M.Lussier, on a refusé de répondre aux question du DEVOIR sur les nouvelles dispositions de l’assurance-chômage, de la politique de pré-retraite et du sort des jeunes.M.Plamondon indique que toutes les organisations impliquées dans ce nouveau débat vont se mobiliser pour maintenir la pression sur le gouvernement.Il annonce de plus que son organisation a publié récemment un kit d’information juridique pour que les pré-retraités puissent se défendre.L’information est disponible auprès des bureaux régionaux de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et dans les associations locales Action-chômage.Libre-échange Reisman exclut les programmes sociaux OTTAWA (PC) - Le chef négociateur canadien Simon Reisman affirme que son homologue américain Peter Murphy et lui-même considèrent tous deux que les programmes sociaux ne feront pas partie des sujets négociables lors des pourparlers sur le libre-échange, à moins qu’ils n’aient des répercussions significatives sur les questions commerciales.« Il faudra que des programmes sociaux aient un impact vraiment important sur le commerce entre le Canada et les États-Unis pour qu’il devienne pertinent d’en discuter pendant les négociations », a déclaré M.Reisman au cours de l’émission Sunday Report, dimanche, au réseau anglais de Radio-Canada.même et son homologue américain sont sur la même longueur d’onde, et il a laissé entendre que la confusion était due au moins en partie aux médias.« Toute cette affaire est due pour une bonne part à nos propres médias; certains veulent semer le trouble, et quand vous voulez semer le trouble, vous pouvez tou-jours trouver le moyen de le faire », a-t-il dit.M.Reisman a déclaré la semaine dernière que l’assurance-santé et d’autres programmes sociaux canadiens comme l’assu-rance-chômage, les régimes de pension et d’indemnisation des travailleurs ne seront même pas mentionnés pendant les négociations, qui débuteront, mercredi prochain, à Ottawa.M.Reisman a soutenu qu’en dépit de la controverse déclenchée la semaine dernière sur la question des programmes sociaux, lui- guenn l’éditeur qui ^ édite NOUVEAUTÉ LE TEMPS D’Y VOIR ISBN-27601 -1515-1 (351 p.) 14,95$ Le lendemain, M.Murphy affirmait à Washington que tout était négociable, y compris les programmes sociaux.« J’ai parlé plusieurs fois à Peter Murphy et je lui ai encore parlé après cet épisode des quelque derniers jours qui a donné lieu à beaucoup de confusion.Il m’a dit qu’il aurait souhaité, lors de son interview, avoir précisé: tout ce qui a un rapport avec le commerce », a dit le négociateur canadien.M.Reisman a soutenu que les équipes de négociation discuteraient uniquement « de ce qui a des répercussions importantes sur le commerce entre les deux pays » et a tenu à réaffirmer qu’il n’était pas question de discuter de matières non-commerciales.guenn éditeur limitée 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Le tlrhJvj, A VCaA, Cette publication de 351 pages contient 34 textes soit l'ensemble des présenta- ^ fions faites lors de la «Conférence internationale sur la situation des filles» qui se tenait à Montréal en octobre dernier.Les auteurs sont: B.Groult, C.Olivier, F.Groult, F.Collin, W.Apple-ton, H.Menzies, F.McKenzie, J.McNeil L.Balbo, D.Bombardier, F.Alarie, E.Batcher, C.Beauregard, L.Brault, C.Saraceno, R.Cloutier, S.Childres-Temple, E.Croker, F.Deaton, D.Down, S.El Haili, C.Ferrer, E.Fortes, R.Garon, J, Gaskell, G.Rhea Geller, C.Gull-bert, L.Guyon, J.A.Hunter, M.Kimball, M.La-berge, S.Laberge, L.Lafortune, S.Leblanc-Rainville.S.Lorenger, E.McClintock, S.Ménard, M.M.-Nielsen, R.Mura, J.Nolté, M.Pe-luso, D.Roy, A, Ruffo, L.Sayegh, M.Steben, T.Sullivan et M.Théorêt.En vente dans les librairies: 4560 rue Station 168 est, rue Saint-Denis Métro-Longueuil Sainte-Catherine Montréal.Québec Longueuil, Québec Montréal Québec Tél: (514)849-1112 Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514)843-6241 Selon le professeur Léon Dion Bourassa adopte une position de faiblesse PAUL MOONEY QUÉBEC (PC) — L’attitude du premier ministre Robert Bourassa dans le dossier constitutionnel risque d’affaiblir le pouvoir de négociation du Québec en matière de droits linguistiques et culturels, affirme l’éminent expert constitutionnel, M.Léon Dion.La revendication de M.Bourassa, à l’effet que le Québec soit reconnu comme une « société distincte » dans le préambule de la constitution canadienne, ne fournit pas au peuple québécois une protection culturelle et linguistique suffisante, a déclaré le professeur de droit, en fin de semaine dernière.« C’est la constitution qui compte, il n’y a en réalité pas grand force de loi dans un préambule et il ne serait pas sage d’essayer de protéger le Québec de cette façon», a-t-il dit.En mars dernier, M.Dion a démissionné de son poste de conseiller constitutionnel auprès du ministre québécois des Affaires intergouvernementales Gil Rémillard, parce qu’il était en désaccord avec la décision du gouvernement de cesser de soustraire systématiquement ses lois à l’application de la Charte fédérale des droits et libertés.Plus tôt ce mois-ci, M.Bourassa avait soutenu à l’Assemblée nationale que la reconnaissance du Québec comme « société distincte » serait probablement interprétée par les tribunaux comme attribuant au Québec « des pouvoirs spéciaux dans le domaine linguistique ».Mais M.Dion, qui a été conseiller auprès de la Commission Lauren-deau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme, et de la Commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne, affirme que les juges basent leurs jugements sur les articles du texte principal de la constitution.« Je serais très surpris si les juges tenaient compte du préambule lors de l’interprétation de la constitution, a-t-il dit,à moins qu’il ne soit clairement stipulé qu’il doit avoir le même poids que le reste du document.» « Nous devons plutôt voir ce que nous voulons dans chacun des articles de la constitution concernant la langue, la division des pouvoirs, le Sénat, la Cour suprême, l’immigration», a-t-il ajouté.Le Québec est la seule province qui a refusé de signer l’accord constitutionnel de 1982.Le gouvernement libéral de M.Bourassa espère conclure une entente constitutionnelle avec Ottawa et les autres provinces d’ici la fin de son mandat de quatre ans, en 1989.Mais M.Dion juge qu’il existe une « réelle possibilité » que la négociation traîne pendant des années, et il ne s’attend pas à ce qu’un règlement intervienne avant la fin du mandat de M.Bourassa.« Ma plus grande crainte, c’est que le gouvernement négocie à la pièce et qu’on se retrouve à donner quelque chose ici, à abandonner autre chose là, de commenter l’expert constitutionnel.Cette façon de négocier affaiblirait le Québec; la province doit être très solide dès le début des négociations.» M.Dion cite les récentes déclarations du ministre Rémillard, qui suggérait qu’une condition préalable aux négociations constitutionnelles soit le retrait du bill C-96, au sujet duquel Québec affirme qu’il réduira la contribution financière fédérale aux programmes de santé et d’éducation supérieure.« Je suis d’accord avec le secrétaire d’Êtat fédéral Benoît Bouchard à l’effet que ça n’a rien à voir avec les négociations constitutionnelles », de dire M.Dion.M.Dion affirme avoir peu d’espoir que les autres provinces acceptent d’accorder au Québec un droit de veto sur les amendements constitutionnels, l’une des principales revendications du gouvernement libéral.1484-1490 Sauvé ouest Tél.: (514) 336-6.173 (( entre de Elizabeth Bourget, m.*n s.Monique Du-ceppe.du 1 au 24 mai, du mar.au sam.20830, dim.158 THEATRE CENTAUR: 453 St-Françots-Xavi*r.Mtl (288-3161)— ¦ Stull as dreams are made on > de Fred Curchack, du 10 avril au 25 mai, du mar.au sam.208, le dim.198, matinées les sam.à 148, dim 25 mai, â 148— • Glengarry Glen Ross > de David Mamet, du 15 mai au 8 juin THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— • Broue > avec Michel Côté.Marcel Gauthier et Marc Messier, 20 au 25 mai â 208,28 au 31 mai â 208 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « Othello • de Shakespeare, m.en s.Olivier Reichanbach.â compter du 1 mai, mar.au ven.208.sam.168 et 218 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Mtl (844-1793)— • Albertine, en cinq temps ¦ de Michel Tremblay, m.en s André Brassard, du 20 au 31 mai à 208 THÉÂTRE SAINT-DENIS: 1594 St-Denis.Montréal (849-4211 )- Harryklin Variety Show, les 20-21 mai â 208 THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 ru* Ontario, Montréal (526-6582)— < L'idiot » de Dostoïevski, adaptation et m.an s.Téo Spychalski, du 20 au 25 mai â 218 UNIVER8ITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy.Montréal— Salle B:484 Concerts des étudiants-compositeurs de musique électro-acoustique du 20 au 22 mai à 208 THEATRE DU PERCE-RÉVE: 9 rang Anctil.Vic-toriavill* (752-5070)— La Troupe de l'Escabeau présente < Tournez la plage > de Claude Poissant, m.en s.Ginette Riopel, du 9 mal au 14 juin, la* van et sam.620830 THEATRE LE PIGEONNIER: 136 Wellington nord, Sherbrooke (564-2060)— U Manufactura présents • Something red > de Tom Walmsléy, m.an s.Daniel Valcourt, du 21 au 31 mai, mar.au sam 20830 GRAND THEATRE DE QUÉBEC: Salis Louis-Fréchette: L’Opéra de Québec présente • Carmen > les 20-22 mai 6208 SALLE RENÉ-PROVOST: 110 rue Wright, Hull (771-6669)— • L'Affaire de la quatrième avenue • de Daniel Cardinal, les 22-23-24 mai â 20830 THEATRE DE L'lLE: Hull (771-6669)— .La bélier • de David E Freeman, adaptation québécoise de Louison Denis, du 21 mal au 21 |uin, jeu au sam CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Opéra: Th* Stuttgart 8all*t.20-21 mai â 20830— Sali* Studio: > Tanzi • de Claire Luckham, jusqu'au 31 mai.sam 208, sam.148 at 208 PALACE l:(866-6991) - “My chauffeur” 12 h, 1 h 55, 3 h 50, 5 h 45, 7 h 40.9 h 35 PALACE II:-"9W weeks” 1 h.3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 35 PALACE III:- "Critter*' 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15, 6 h, 7 h 45, 9 h 30 PALACE IV:- “Pray tor death” 12 h 30.2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PALACE V:- “Pretty In plnk" 1 h , 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PALACE VI:- "April fool'* day' 12 h 20, 2 h 05, 3 h 50, 5 h 35, 7 h 20, 9 h 10 PARADIS I: — "La foire aux malheurs” 9 h 20.— "Touché” 7 h 30 PARADIS II:— "Algie de fer” 8 h — "Moment de vérité” 10 h 05 PARADIS III:— "Drôle* d'espions" 9 h 10 — "Mad Max” 7 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)- "Soft and hard" 19 h 30, 21 h 30 (17 au 23 mai) PARISIEN l:(866-3856) —“A l'attaque, plein gaz” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 PARISIEN II:- "SW semaines” 12 h 25, 2 h 40, 4 h 55, 7 h 10, 9 h 30 PARISIEN III:- "Conseil de famille" 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 20 PARISIEN IV:— “Aids, trop |eune pour mourir” 12 h 30, 2 h 15, 4 h 05, 6 h 05, 7 h 50, 9 h 35 PARISIEN V:- “Rose bonbon” 1 h 10.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) — “Police academy 111” 7 h 30.9 h 30 PLACE LONGUEUIL II:- “Aigle de fer” 7 h 15— “Vampire" 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - “Short circuit" 1 h, 3h,5h,7h, 9h PLACE ALEXIS NIHON II:- “A room with a view” 12 h 45, 3 h, 5 h 15.7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON III:- “Desert hearts” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE DU CANADA:(861-4595) - “Sweet liberty” 7 h 10, 9 h 20 PLACE DU PARC 1:844-9470)- “A l'attaque, plein gaz” 7 h, 9 h 10 PLACE DU PARC 11: "Water" 7 h 15, 9 h 15 PLACE DU PARC 111 : "Water" 6 h 15, 8 h 15 SAINT-DENIS ll:(845-3222) - "La première aventure de Sherlock Holmes" 12 h 50, 14 h 55,17 h, 19 h 10, 21 h 10 SAINT-DENIS III:- “Race des violents” 12 h 20, 15 h 45,19 h 15— "Guerrier» de la «" 14 h, 17 h 25, 21 h.LLES l:(353-7880) - “Aids, trop J su ne pour mourir” 6 h 05, 7 h 50, 9 h 35 VERSAILLES II:- “SW semaines’ 7 h 10.9 h 30 VERSAILLES III:- "A l’attaque, plein gaz" 7 h, 9 h 10 L'ERMITAGE:(386-5577) — "Hannah et ses soeurs" 7 h, 9 h 30 LE/THE CINEMA:(931-2477) "Water" 7 h 15, 9h 15 YORK:(937-8978)-"Blue City” 1 h 10, 2 h 55, 4 h 35, 6 h 15, 8 h, 9 h 45.TELEVISION B CBFT 12.00 Première édition 12.20 Télex arts 12.30 Vivre â trois 13.00 Terre humaine 13.30 Au jour lé jour 14.30 Cinéma • La Kermesse des aigles • amér.75 avec Robert Red-tord, Susan Sarando et Bo Brundin 16.00 Félix et Ciboulette 16.30 Minibus 17.00 Le train de 5 heures 18.00 Ce soir 18.26 Les nouvelles du sport 18.29 la météo 18.30 Avis de recherche 18.00 Cap Danger 18.30 La soirée du hockey 22.00 Le Téléjournal 22.25 Le Point 22.40 La météo 22.45 Les nouvelles du sport 22.55 Télex arts 23.05 Rencontres 23.35 Cinéma • Un homme qui me plait > fr.it.69 avec Annie Gi-rardot, Jean-Paul Belmondo, Farrah Fawcett et Maria Pia Conte (Q C F T M 12.00 Ici Montréal 12.15 CinéOuiz • Les lycéennes • amér.61 avec Sandra Dee.John Gavin et Virginia Grey 14.30 La petite maison dans la prairie 15.30 La bande animés 18.00 Les satellipopettes 18.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 18.00 Ici Montreal 18.30 Casse-téte 18.00 Peau de banane 18.30 Les deux (ont la paire 20.30 Entre chien et loup 21.00 Franc* Gall 22.00 Pour l'amour du risque 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma de tin de soirée • Gunn la gâchette > brit.72 avec Jim Brown, Martin Landau et Brenda Sykes (B RADIO-QUÉBEC 12.30 Sciences et cultures 13.00 Québec school télécasts 13.30 Le marché aux images 14.30 Inter-Action 15.30 Droit de parole 16.30 Retraite action 17.00 La période de question 18.00 Archibald le magicien 18.15 Eureka 18.30 Téléservice 18.27 Tirage de la Quotidienne 18.30 Justice pour tous 20.00 Arrimage 20.30 Caméra: reportages photographiques 21.00 Ciné-Mardi • Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux »tr 82 avec Romain Bouteille, André Julien, Evelyne Buyle, Henri Garcin et Jean-Pierre Franchetti 23.00 Téléservice ES T V F Q (Câble) 12.30 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.00 La chance aux chansons 13.30 Mardi Cinéma: les jeux 14.45 Désir d éniant 15.38 Radio-France-Internatlo-nale 16.30 C'est encore mieux l'après-midi 18.00 Le Journal 18.30 Des chlltres et des lettres 18.00 La maison de TFI 20.00 Les nouveauxjaux de 20 heures 20.30 La chance aux chansons 21.00 Le grand échiquier le Brésil O* Jorge Amado 23.15 Cocoricocoboy 23.30 Le journal 24.00 Radio-France-Internatio- nale e C B M T 13.00 All my children 14.00 Trapper John m d.15.00 Coronation Street 15.30 Parenting 16.00 Facts ol life 16.30 Vid Kids 17.00 Video hits 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 18.00 Gzowski 19.30 Hockey Night in Canada 22.30 The National news 23.30 Newswatch 24.00 Maude 24.30 CBC Late Movie • Confessions of an Nazi spy • 1939.avec Edward G Robinson, Paul Lukas, George Sanders et Francis Lederer (B CFCF 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another world 15.00 General hospital 16.00 Music vision 16.30 Take a break with Matthew Cope 16.37 Wheel of fortune 17.00 The price Is right 18.00 Pulse 18.00 Entertainment tonight 19.30 New wilderness 20.00 The A Team 21.00 Spenser: lor hire 22.00 Night heal 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 Cinema 12 > The Incredible Sarah • avec Glenda Jackson, David Massey et Douglas WII-mer 02.05 Second Feature ¦ Noon Sunday > 1971 avec Mark Leonard.John Russell et Linda Avery The man from U N C L E 03.55 04.55 Hart to hart 05.55 PK's video gold INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, mardi 20 mai 1986 B 5 Des manifestations antinucléaires font 400 blessés en RFA WACKERSDORF(RFA) (AFP) — Cent quatre-vingt-deux policiers et plus de 200 manifestants ont été blessés ce week-end lors des manifestations antinucléaires les plus violentes de l’histoire de la RFA devant le site de la future usine de retraitement de combustibles irradiés de Wackersdorf (sud de la RFA), selon un nouveau bilan communiqué par la police hier soir.Quelque 27 des 182 policiers blessés ont dû être transportés à l'hôpital, ainsi que neuf manifestants, a précisé la police.Les heurts entre les forces de sécurité et près d’un millier de « casseurs », qui avaient atteint leur paroxysme dimanche après-midi et dans la nuit de dimanche à hier, avaient repris hier après-midi après 10 heures de trêve, pour diminuer d’intensité en fin de soirée.La police craignait cependant que ceux-ci ne reprennent.II ier après-midi, environ 200 manifestants, pour la plupart masqués, se sont attaqués à un poste de contrôle volant de la police et ont mis le feu à un véhicule de transport et à une voiture de patrouille.Comme la veille et pendant la nuit de dimanche à hier, ils ont également de nouveau bombardé les policiers gardant les grilles métalliques entourant le site, à l’aide de billes de plomb, de pierres et de fusées d’artifice.Les policiers ont riposté à l’aide de canons à eau à laquelle ils avaient mélangé des gaz irritants.La police avait tout d’abord indiqué hier après-midi qu’elle n’avait pas fait, contrairement à ce que prétendaient les écologistes, usage de ce gaz extrêmement dangereux.Elle a cependant reconnu hier soir qu’elle s’était décidée finalement à l’employer après avoir longtemps hésité.Hier soir, les policiers ont lancé des grenades de gaz irritants sur les manifestants depuis des hélicoptères.Selon un porte-parole du « Bureau des opposants à la construction de Wackersdorf », « les policiers ont lancé sans discernement plusieurs centaines de ces grenades à gaz sur la foule ».Des réactions de panique ont alors eu lieu, des enfants se jetant en hurlant sur le sol.Les écologistes, qui avaient annoncé une « Pentecôte chaude », avaient pourtant commencé leur manifestation dans le calme.Quelque 3,000 d’entre eux s’étaient ainsi installés dans un camp improvisé près du site de la centrale hermétiquement bouclé de parois en métal.Des incidents devaient cependant éclater dès la nuit de samedi à dimanche, des manifestants s’attaquant aux rails de plusieurs voies de chemin de fer de la région et arrê- tant même un train, son conducteur n’ayant dû son salut que dans la fuite.Dans la nuit de dimanche à hier.Un groupe de 200 manifestants a tenté de pénétrer dans la zone des travaux à l’aide d’un bulldozer, mais a de nouveau été repoussé à l’aide de lances à eau et de gaz.Après le gouvernement fédéral, qui par l’intermédiaire de son porte-parole, M.Friedhelm Ost, avait qualifié hier matin les manifestations de Wackersdorf, « d’attaque contre l’État », le secrétaire général du Parti libéral (FDP, coalition gouvernementale au pouvoir), M.Helmut Haussmann, a estimé que ce qui s’était passé à Wackersdorf « représentait un abus irresponsable et punissable du droit de manifester ».« Celui qui se laisse aller à ses émotions au lieu de discuter objectivement sur l’énergie nucléaire ne peut qu’entraîner la provocation qui mène à la violence pure », a ajouté M.Hausmann.La RFA fait encore pour le moment retraiter ses combustibles irradiés par la centrale française de La Hague, en Normandie (nord-ouest de la France).Elle continuera jusqu’au démarrage de la centrale de Wackersdorf, prévu en principe en 1993, qui aura une capacité de retraitement de 350 tonnes par an, avec un coût d’environ 10 milliards de marks ($4 milliards US).¦Hi* Photo AP Armes de boucliers de plastique, des policiers ont fait face, au cours du week-end, à Wackersdorf (Bavière), à des milliers de manifestants opposés à la construction d'un centre de traitement des déchets nucléaires.Les verts réclament un arrêt immédiat du nucléaire HANOVRE (AFP, Reuter) — À l’issue d’un congrès de quatre jours où les radicaux semblent l’avoir emporté sur les plus modérés, les écolo-pacifistes ouest-allemands, dont l’accident de Tchernobyl est venu renforcer l’audience, ont voté hier une plateforme électorale réclamant la fermeture immédiate des 19 centrales nucléaires de RFA.Les verts ont décidé de n’apporter leur soutien au parti social-démocrate (SPD) dans les élections régionales du mois prochain que si ses candidats prouvaient leur volonté d’arrêter les centrales.La catastrophe de Tchernobyl, notent les observateurs, risque de modifier le paysage politique en RFA : il est devenu une préoccupation majeure des Allemands de l’Ouest, traumatisés par ses conséquences, et a bouleversé les sondages.Selon ces derniers, près des trois quarts des électeurs sont opposés à la mise en service de nouvelles centrales, et l’affaire a fait monter la popularité des verts de deux points supplémentaires, avec environ 8 à 9 % des voix, tandis qu'elle a diminué la cote du chancelier chrétien-démocrate (CDU), M.Helmut Kohl.Si une fraction du parti du chancelier envisage une sortie par étapes du nucléaire, dans un pays dont 31 % de l’énergie est fournie par les centrales, M.Kohl lui-même chante les louanges d’une source d’énergie « propre et sûre en RFA ».Cette question va agiter, dans les mois à venir, l’alliance nouée au niveau régional entre verts et SPD, en Hesse.Le ministre de l’Environnement du land, le vert Joschka Fischer, a réussi à introduire un compromis lors du congrès : le SPD doit prendre des mesures concrètes vers la sortie du nucléaire d’ici les élections de 1987, ce qui lui laisse quelques mois de répit pour négocier, sans quoi il démissionnera.Le nucléaire va aussi influencer les importantes élections régionales dans l’État de Basse-Saxe (dans le Nord), dirigé par la CDU, le mois prochain, et pourraient faire vaciller la coalition au pouvoir à Bonn.Si les 900 délégués se sont montrés divisés en deux tendances, les radicaux « fondamentalistes » et les pragmatiques « réalistes », ils ont été unanimes sur ce point, tout comme sur leur revendication de sortir la RFA de l’OTAN.Avec quel genre d'institutions financières la plupart des dirigeants de petites entreprises québécoises transigent-ils?Toutes les autres institutions financières 37.3% Selon un sondage effectué en 1985 par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante auprès de 20,000 de ses membres, plus de 62% des quelque 3,800 répondants du Québec transigent surtout avec des banques à charte.L’ACCIDENT DE TCHERNOBYL Bonn dénonce l’Union soviétique BONN (AFP) — Bonn a dénoncé hier les déclarations « infâmes » de Moscou entourant son refus d’indemniser la RFA des dégâts subis par ses agriculteurs notamment apres l’accident dans la centrale de Tchernobyl.Le porte-parole du gouvernement, M.Friedhelm Ost, a dénoncé dans un communiqué les « déclarations infâmes faites par Moscou dans le but de se dégager de sa responsabilité dans les dégâts subis au-delà de ses frontières après cet accident nucléaire ».Il a regretté la campagne de diffamation menée contre les gouvernements occidentaux et les médias par Moscou après l’accident, alors que la direction soviétique a suivi une politique d’information « au mépris des hommes, sans égard pour les dangers et les soucis qu’il a entraînés pour eux en URSS et au-delà de ses frontières».Tass avait écrit, dimanche, à l’issue de l’allocution prononcée par le chancelier devant les Allemands des Sudètes (expulsés de Tchécoslovaquie après la guerre), dans laquelle il regrettait le silence de M.Gorbatchev sur la question des indemnisations, que le chancelier utilisait l’accident pour rechercher sans aucun fondement des « compensations aux dommages matériels » que la RFA a prétendument subis.« Bonn a manifestement oublié la dette impayée au peuple soviétique pour les malheurs (.) que le fascisme allemand a causés à l’URSS », poursuivait l’agence officielle soviétique.La Pravda critique la télé soviétique MOSCOU (AFP) - La Pravda a reproché implicitement hier à la télévision soviétique la pauvreté de ses reportages sur les suites de l’accident à la centrale nucléaire de Tchernobyl.Dans un article critique qui, aux yeux des observateurs, semble destiné à ouvrir un débat sur les lacunes de l’information, le quotidien du PC soviétique souligne la nécessité d’une plus grande « efficacité » dans ce do- maine et réclame l’abandon des «schémas» dépassés.« En matière d’information, l’efficacité est proportionnelle au dynamisme.Celui-ci a augmenté dans une certaine mesure et nous avons pu le constater en regardant des reportages quotidiens sur la centrale de Tchernobyl (.) Mais les possibilités n’ont pas encore été épuisées», écrit la Pravda.Banques à charte 62.7% Nous aimons travailler avec les petites entreprises, car elles font marcher les affaires bancaires et rouler l’économie.De plus, les petites entreprises sont une source importante d’emplois: elles ont à leur service plus de deux millions de Canadiens.Faut-il s’étonner que tous les Canadiens considèrent la petite entreprise comme le principal pilier de notre économie?Cette annonce est publiée par l’Association des banquiers canadiens représentant les 65 banques à charte du Canada. 6 B Le Devoir, mardi 20 mai 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES RÉPUBLIQUE DOMINICAINE ¦ Les élections générales donnent lieu à un imbroglio juridique Joaquin Balaguer SAINT DOMINGUE (AFP) -Plus de deux jours et demi après la clôture du scrutin, les élections générales dominicaines ont provoqué hier un véritable imbroglio juridique, sur fond d’accusations de fraude et dans un climat de tension croissante.L’un des candidats, M.Jacobo Majluta, du Parti révolutionnaire dominicain (PRD, social démocrate, au pouvoir), a affirmé dimanche soir qu’il avait remporté les élections avec 40.46 % des votes, selon ses propres chiffres, contre 40.41 % à son principal rival, M.Joaquin Balaguer, Jacobo Majluta candidat du Parti réformiste social chrétien (PRSC).M.Majluta a également présenté dimanche soir une récusation de deux des membres de la Junte centrale électorale, l’accusant de partialité et dénonçant une série de fraudes.Les observateurs relèvent que les deux membres de la Junte dont M.Majluta demande la récusation, M.Caonabo Fernandez Naranjo, président, et M.Ruben Suro, membre, avaient tous les deux été présentés par le PRD, le parti de M.Majluta.Juan Bosc ment, notent les observateurs.L’armée et l’Église ont en effet qualifié les élections de libres et honnêtes.L’archevêque de Saint-Domingue, Mgr Nicolas Lopez Rodriguez, qui préside la Commission d’assistance électorale (formée d’observateurs indépendants), a également déclaré à la télévision nationale que le processus de dépouillement des votes s’était déroulé en toute clarté.l’app I.Sal ui de l’actuel âlvador Jorge Les récusations doivent en principe bloquer pour une durée indéterminée le dépouillement des votes.On apprenait toutefois de source sûre hier que la Junte centrale avait repris le décompte.Interrogé sur cette situation paradoxale, un juriste a indiqué à l’AFP que rien n’empêchait la poursuite du décompte des votes, et que les récusations présentées pourrait être examinées à l’issue du dépouillement.En revanche, la Junte ne peut pas transmetre ces résultats a l’Assemblée nationale, seule habilitée officiellement à proclamer un vainqueur, avant d’avoir examiné les récusations présentées par M.Majluta.M.Majluta parait de plus en plus isolé politique- M.Majluta n’a pas non plus l’ap président de la République, M.Blanco, pourtant membre du PRD.En effet, les deux hommes se livrent une lutte farouche au sein de leur propre parti, indique-t-on.Cette situation a provoqué l’accroissement de la tension à Saint-Domingue.La population a toutefois repris le travail tandis que la présence militaire est très importante dans les rues.Les forces armées ont publié un communiqué après les déclarations de M.Majluta pour inviter la population au calme et à attendre avec sérénité le résultat des élections.Des incidents ont fait trois morts le jour du scrutin.Le communiqué, signé de tout l’état-major, contredit également M.Majluta en affirmant qu’il considère que les élections ont été « libres et démocratiques » et sont « la plus évidente représentation de la volonté du peuple».L’armée ajoute qu’elle appuiera le candidat qui sera désigné vainqueur des élections, quel qu’il soit.M.Balaguer, interrogé après les déclarations de M.Majluta, s’est refusé à toute déclaration.Par ailleurs, on relève l’importance du score obtenu par le candidat du Parti de la libération dominicaine (PLD, gauche), M.Juan Bosch, assuré d’environ 20 %.Aux élections de 1982, M.Bosch, un ex-président de la République âgé de 76 ans, n’avait obtenu que 9.8 % des voix.Certes, M.Bosch n’obtiendra pas la présidence de la République, selon les projections, mais il aura réalisé un voeu qui tenait tout autant à coeur : casser la polarisation de la vie politique dominicaine autour des deux principaux partis, le PRD et le PRSC.M.Bosch est en quelque sorte le principal artisan de la défaite du PRD, parti qu’il avait quitté en 1973 pour fonder son propre parti.Selon les projections, le PRD devrait perdre au moins six points par rapport à 1982.Rentré d’exil en 1962, après la chute du dictateur Rafael Trujillo, dont il fut un opposant tenace, M.Bosch fut le premier président de la République de la jeune démocratie dominicaine, après avoir gagné les premières élections libres en 1962.Accusé à l’époque par les milieux industriels de sympathies communistes, il était renversé par un coup d’État militaire en 1963 et reprenait le chemin de l’exil jusqu’en 1965.(C’est cette année-là que les États-Unis, craignant de voir le pays s’aligner sur le castrisme, avaient incité l’Organisation des États américains à autoriser une intervention militaire directe.) Candidat aux présidentielles de 1978, M.Bosch subissait une écrasante défaite en n’obtenant que 1.1 % des voix.GRANDE-BRETAGNE Un journaliste du Times menacé d’être mis à l’index LONDRES (AFP) - Pour la première fois depuis près de 100 ans, un journaliste britannique risque, aujourd’hui, sa mise à l’index par la Chambre des communes dans une affaire qui pourrait relancer le débat sur la liberté de la presse face aux prérogatives du Parlement.La Chambre des communes se propose en effet de révoquer pour six mois l’accréditation d’un journaliste du vénérable quotidien The Times, M.Richard Evans, qui, en décembre dernier, avait publié un rapport, alors confidentiel, d’une commission parlementaire sur l’élimination des déchets nucléaires.M.Evans, qui a refusé de nommer la personne à l’origine de la « fuite », a déjà été censuré par le « comité des privilèges » du Parlement, qui a recommandé son expulsion.Ce comité est chargé de juger d’éventuelles infractions aux règles parlementaires.Par-delà le traditionnel refus du journaliste de révéler ses sources, M.Evans et son journal affirment que les règles gouvernant le reportage parlementaire sont désuètes et ont déjà été plusieurs fois enfreintes sans que la Chambre des communes prenne des sanctions.Quel qu’en soit sa conclusion, l’affaire marquera une nouvelle étape dans l’évolution des rapports entre la presse et le Parlement et, de l’avis des observateurs, pourrait donner lieu à de nouvelles réformes En dépit d’une longue tradition de couverture des débats au Parlement, la presse ne s’est vue reconnaître officiellement ce droit qu’en 1971.Une galerie de presse existe aux Communes depuis 1835, mais l’interdiction de publier les débats parlementaires était demeurée jusqu’alors dans les statuts.Au XVIIIe siècle, pour éviter la censure du Parlement, qui pouvait alors condamner un contrevenant à une peine de prison à la Tour de Londres, les journaux publiaient les comptes-rendus des séances sous forme de feuilletons, intitulés par exemple : « Le Sénat de Lilliput », avec utilisation de pseudonymes pour désigner les intervenants.Le Parlement peut encore aujourd’hui tenir des débats à huis clos, à la demande d’une majorité de députés, comme cela avait été fait à plusieurs reprises pendant la Seconde Guerre mondiale, pour des questions de sécurité nationale.AVIS PUBLICS AVIS DE QUALITÉ Succession de: SIDORKO, Joseph En son vivant de: 5953,3e avenue Montréal Décédé le: 22 lévrier 19S5 Le soussigné donne avis, conformément à la Loi sur la Curatelle publique (1977, L.R.Q., c.C-80), qu'il est curateur d’office à cette succession et qu'il recevra, à l'adresse ci-dessous, le paiement de toute dette envers la succession et la preuve de toute réclamation contre elle.Le Curateur public du Québec Tour de la Bourse Case postale 51 MONTRÉAL, QC H4Z 1J6 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-12-149555-669 PRÉSENT Protonotaire-Adjoint DAME HÉLÈNE COUTURE Partie demanderesse C.CELESTINO (TINO) UDOVICIC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CELESTINO (TINO) UDOVtCtC de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame.Montréal, P.Q., salle 1.100 dans les quarante (40) jours de la date de la publication du présent avis dans "LE DEVOIR".Une copie de la requête en divorce et requête pour mesures provisoires a été remise au greffe à l'intention de l'intimé, Célestino (Tino) Udovi-cic.Montréal, le 7 mai 1986 DOMINIQUE DI BERNARDO Protonotaire-Adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-04-002105-865 DAME FRANCE GAUVREAU.Demanderesse; -VS- CHRISTIAN VACHON, Défendeur; -ET- M LE CURÉ DE LA PAROISSE NOTRE-DAME DE-GRÂCE, LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DU DISTRICT DE MONTRÉAL LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE OU CENTRE DES SERVICES SOCIAUX RICHELIEU, Mis-en-cause ] es-qualités; PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur Monsieur Christian Va-chon est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 jours de la dernière publication.Une copie de l'action en déchéance d'autorité parentale a été laissée au Greffe de cette Cour ê son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut un jugement en déchéance d'autorité parentale MONTRÉAL, ce 15 mai 1986 (S) Michel Martin Protonotarie-adjoint Lestage 8 Rhéaume 794 Fréchette suite 110 Longueuil.Québec J4J5C9 Tél.: 670-7372 Canada, Province de Québec, District de Longueuil, COUR PROVINCIALE No.: 505 27-012019-858.PKR CKPTKUR l)KS AMKNDKS KN SA QUALITÉ DK SAISISSANT, partie demanderesse -vs- FRANÇOIS DKSPATIKS, partie défenderesse Le 3 juin 1986 à 10:30 heures, au 3585 Belair, Apt.305, Montréal district de Montréal, seront vendus par autorité de J uslice, les biens et effets de : FRANÇOIS DKSPATIKS.saisis en cette cause, consistant en: 1 t.v.couleur.1 vaisselier, etc.Conditions.ARC, KNT COMPTANT et/ou CHÊ-QUK VISÉ.Information: HKNRI JUNKAU, huissier.(514) 677 3734 Forget.Jodoin.Juneau.Teasdale, huissiers, 639 De Lorraine, Longueuil.Qc.J4H 3R6.AVIS DE QUALITÉ Succession de: FAUST, Blanche En son vivant de: 6241.40e avenue Rosemont Décédée le: 30 mars 1986 Le soussigné donne avis, conformément à la Loi sur la Curatelle publique (1977, L.R.Q., c.C-80), qu'il est curateur d'office à cette succession et qu'il recevra, à l'adresse ci-dessous.le paiement de toute dette envers la succession et la preuve de toute réclamation contre elle.Le Curateur public du Québec Tour de la Bourse Case postale 51 MONTRÉAL, QC H4Z1J6 CANADA PROVINDE DE QUÉBEC DISTRICT DE ST-HVACINTHE COUR SUPÉRIEURE NO: 750-14-000204-85 Dans l'affaire de JULIETTE COR8EIL-CARON interdite -et- MICHELINE CORBEIL-LARAMÉE curatrice AVIS DE VENTE A L'ENCHÈRE PUBLIQUE Avis public est, par les présentes, donné que, conformément à un jugement de la Cour supérieure, district de St-Hyacinthe, rendu le 15 mai 1986 dans le dossier numéro 750-14-000204-85 il sera procédé, le 5 juin 1986 à 17:00h, au bureau du notaire soussigné, au no 615 est de la rue Louvain, en la ville de Montréal (tél 388-2039) à la vente à l'enchère et à l'adjudication publiques de l'immeuble appartenant pour le 1 /3 à Juliette Corbeil-Caron, l'interdite et pour les 2/3 à la succession de Germaine Corbeil et désigné comme suit à savoir: — Un emplacement ayant Iront sur le côté sud-est de la rue Parc Champlain, dans les limites de la Ville de Mont St-Hi-laire, connu et désigné comme étant le lot numéro DIX-SEPT de la subdivision du lot originaire numéro QUATRE VINGT DIX-HUIT (98-17) des plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de St-Hilaire, ayant ledit emplacement une superficie totale de dix mille six cent soixante-dix pieds carrés, (10,670 pi.car.), me- ] sure anglaise, et plus ou moins; le tout tel qu'il se trouve présentement, avec ses servitudes actives et passives.apparentes et occultes y rat- : tachées.Avec maison y dessus éri- ! gée, portant le numéro civique 58, , dite rue Parc Champlain.Pour les conditions, s'adresser au notaire soussigné Signé à Montréal ! le 15 mai 1986 j Hélène Belle-Isle.L.L.L., D.D.N.j Notaire [ 615 est, rue Louvain Montréal (Québec) H2M1A5 la fierté a une ville I I I SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPELS D’OFFRES SOUMISSION: 1480 PISCINE SAINTE-HÉLÈNE (0022) PROGRAMME DE REMISE EN ÉTAT Date d'ouverture des plis • 4 juin 1986 Obtention des documents au • Module Bâtiment 700, St-Antoine est Bureau R.500 — Tél.: 872-3714 50.00$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé ou un cautionnement de 15 000 00 $ doit accompagner chaque soumission Quel que soit le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d'adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif à son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, avant l'heure de midi.Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau du greffier de la Ville à la chambre 120.Hôtel de Ville Le 20 mel 1986 Contre un dépôt de Sous lorme de chèque visé à l'ordre du Le greffier de la Ville Maurice Brunet AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie SOTEL INC.demandera à l'Inspecteur Général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 15e jour de mai 1986 Secrétaire de la compagnie Prenez avis que GILLES COUTURE, 85, de la Marquise * 2, Beauport, Cté Montmorency, QC G1E 1S6, li- • tulaire du permis de camionnage en vrac numéro Q-507961-001 pour la région 03 s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour obtenir le transfert de son permis, en faveur de TRANSPORT GICO INC., 85, de la Marquise # 2, Beauport, Cté Montmorency, QC G1E1S6.Tout Intéressé à ladite requête peut porter opposition ou intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième publication dans ce journal à: Commission des Transports du Québec, 585, bout Charest Est.Québec G1K7W5.BEAUDET PIUZE, avocats 2030 Père Lelièvre # 374, Duberger, QCG1P2X1 1ère publication: 20 mai 1986 2ème publication: 21 mai 1986 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-12-151444-860 RUTH JEAN ADAMS Requérant -VS- HAROLD DUNCAN FOSTER Intimé ORDONNANCE DE LA COUR PAR ORDRE DE LA COUR: L'intimé, HAROLD DUNCAN FOSTER, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de quarante (40) jours de la dernière publication.Une copie de la REQUÊTE EN DIVORCE a été laissée à la division des divorces à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce.MONTRÉAL.1er mai 1986 F.Hamelin PROTONOTAIRE ADJOINT MES GRANA, DJIHANIAN, POULIOT 245, rue St-Jacques, suite 200 Montréal, Québec H2Y1M6 Nous donnons avis que Marie Ber- l nadette Thérèse Pépin résidant et domiciliée au 483 de la Lorraine.Pont-Viau, Ville de Laval, H7G1Y7, province de Québec, s'adressera au Lieutenant Gouverneur en conseil pour obtenir un décret changeant son nom en celui de Marie Bernadette Thérèse Fernande Pépin.Laval, le 5 mai 1986.SAINT-AUBIN, LONDEI, CHARBONNEAU & PLANTE Procureurs de la requérante.Avis et donné que M.André Gagnon, 37, St-Germain St-Roch l'Achigan, Qué.détenteur du permis M-508922 0-001 région 06 s'adressera à la Commission des Transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de M.Michel Mayer, 2514 Boul.St-Charles Lachenaie, Qué.région 06 conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de la C.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère parution: 20 mai 1986 2ème parution: 21 mai 1986 PRENEZ AVIS QUE la requérante-cédante LES DÉMÉNAGEMENTS DE CHICOUTIMI LTÉE détentrice du permis Q-300571 s'adressera à la CTQ afin d'obtenir l'autorisation requise au transfert du certificat 002 dudit permis autorisant un service spécialisé de transport de ménages et ameublements usagés dans et de Chicoutimi et de tous points dans un rayon de 50 milles à tous points dans un rayon de 150 milles de Chicoutimi à la requérante-cessionnaire, sa compagnie soeur LES DÉMÉNAGEMENTS TRANS QUÉBEC INC.Les requérantes-conjointes demandent de plus que conformément à l'article 85 des règles de pratique de la CTQ la décision à être rendue soit exécutoire à compter de la date où elle sera rendue.Tout intéressé peut s'opposer ou intervenir à la présente demande dans les cinq (5) jours qui suivront la deuxième publication du présent avis dans ce journal en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, 585 blvd Charest Est, Québec G1K7W5.1ère publication: 20 mai 1986 2ème publication: 21 mai 1986 ME FRANÇOIS ROUETTE FLYNN, RIVARD 4 ASSOCIÉS Procureur des I requérantes conjointes AVIS DE LA DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie LES MINES SOBIGA LTÉE demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 15 mai 1986 J.CLAUDE BUREAU Procureur de la compagnie Prenez avis que JEAN-LUC POIRIER, 255, des Saules, Cap-Noir, Cté Bonaventure, QC G0C ICO, titulaire du permis de camionnage en vrac numéro Q-502204-0001 pour la région 01 s'adressera à la Commission des T ransports du Québec pour obtenir le transfert de son permis, en faveur de SERGE LÉVESQUE, 102 rue Restico, C.P.32, St-Alexis-de-Matapédia, Cté Bonaventure G0J 2E0.Tout intéressé à ladite requête peut porter opposition ou intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième publication dans ce journal à: Commission des T ransports du Québec, 585, bout.Charest Est, Québec G1K 7W5.BEAUDET PIUZE, avocats 2030 Père Lelièvre # 374, Duberger, QC G1P 2X1 1ère publication: 20 mai 1986 2ème publication: 21 mai 1986 Avis est donné que la requérante, U-HAUL CO.(CANADA) LTÉE, détentrice du permis M-600417, dont l'un des certificats autorise celle-ci à louer à court terme des camions spécialement agencés pour le déménagement au 1, boulevard Taché Ouest à Montmagny, s'adresse à la Commission des transports du Québec pour modifier l'adresse de ce bureau de location et demande ainsi à la Commission des transports du Québec d'être autorisée à l'avenir à louer à court terme des camions spécialement agencés pour le déménagement au 111, boulevard Taché Ouest, Montmagny, G5V 3A6.La requérante demande également à la Commission des transports du Québec de décréter suivant l'article 85 que la décision devienne exécutoire à la date où elle sera rendue.Toute personne qui désire produire une opposition ou une intervention dans cette affaire, peut le taire en s'adressant à la Commission des transports du Québec dans les cinq (5) jours de la deuxième publication du présent avis.1ère publication: 20 mai 1986 2ème publication: 21 mai 1986 CORBEIL.GROLEAU 4 DUFRESNE Procureurs de la requérante Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 1er mai, 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à PAUL MER CANADA INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, Québec, le neuvième jour de mai 1986, sous le numéro 3714384.Ce treizième jour de mai, 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Canada, Province de Québec.District de Longueuil, COUR MUNI-CIPAI.K l)K BROSSARD.No.: 121A85-S935.VILLE DE BROSSARD, partie demanderesse -vs-MANUKI.LUCAS, partie défenderesse.Le 3 juin 1986 à 10:00 heures, au 7920 Chambord, Apt.6, Montréal district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: MANUKt.LUCAS, saisis en celte cause, consistant en: 1 t.v.couleur, 2 magnétoscopes.Conditions: ARC, KNT COMPTANT et/ou CHÈQUE VISÉ.Information: HENRI JUNKAU.huissier, (514) 677-3734.Forget, Jodoin, Juneau, Teasdale, huissiers.639 De Lorraine, Longueuil.Qc.J4II 3R6.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOLIETTE Chambre de la Famille Divorces COUR SUPÉRIEURE NO: 705-12-006297-864 MICHEL MARTEL partie requérante VS COLETTE REQUIER partie intimée PAR ORDRE DE LA COUR La partie intimée, Colette Réquler est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 40 jours de la présente publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces de Joliette à son intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la partie requérante procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.JOLIETTE, le 12 mai 1986 Johanne Tellier Rég., adj.Mes Dupont 4 Langlois, avocats 2 Place Yvon Plourde # 202 Charlemagne, P.Q.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie LES INDUSTRIES LÉON ROY INC.demandera à l'Inspecteur général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 12e jour de mai 1986.MEYEROVITCH, GOLDSTEIN, FLANZ 4 FISHMAN Avis et donné que M.Jean-Claude Gingras, 1313, St-Georges, St-Cé-saire, Qué.détenteur du permis M-503101 D-001 région 06 s'adressera à la Commission des Transports du Québec dans le but d'obtenir l'autorisation-de transférer son permis en faveur de M.Jacques Gin-gras, 1036, Place Clément, St-Cé-saire, Qué.région 06 conformément aux dispositions de l’article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de la C.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère parution: 20 mai 1986 2ème parution: 21 mai 1986 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOLIETTE COUR SUPÉRIEURE NO: 705-04-000206-868 JOHANNE LONGPRÉ partie requérante -VS- GARY SEYMOUR partie intimée PAR ORDRE DE LA COUR La partie intimée, Gary Seymour, est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 30 jours de la présente publication.Une copie de la requête pour garde d'enfants et pension alimentaire a été laissée au greffe de la Cour Supérieure du Palais de justice de Joliette à son intention.Prenez avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la partie requérante procédera à obtenir contre vous par défaut.un jugement de garde d'enfants et pension alimentaire le 8 juillet 1986 accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu’elle sollicite contre vous.JOLIETTE, le 13 mai 1986.Diane Chabot, P.A.C.S.MES DUPONT 4 LANGLOIS 2, Place Yvon Plourde suite 202 Charlemagne, Québec Prenez avis que Bessette 4 Boudreau inc., Compton (QC), s'adressera à la Commission des transports du Québec afin d'obtenir le permis spécial suivant: Transport restreint — longue distance — route restreinte — contrat — De Saint-Élie-d'Orford à Valcourt et retour pour le transport de gaz naturel comprimé dans des cylindres à haute pression, pour le compte de Soquip.Durée: 364 jours.Toute personne intéressée peut intervenir ou s'opposer à la présente demande dans les cinq jours suivant la dernière publication, en s'adressant à la Commission des Transports du Québec.PARENTEAU, BOUCHER 4 ASSOCIÉS Par Guy Parenteau 1ère publication: 20 mai 2ème publication: 21 mai CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOLIETTE COUR SUPÉRIEURE NO: 705-04-000213-856 DAME PIERRETTE MARTINEAU demanderesse -VS- DANIEL PAQUETTE défendeur -ET- M.LE CURÉ DE LA PAROISSE DE STE-ADÊLE -ET- LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE -ET- LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DE ST-JÉRÔME Mis-en-Cause PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse.Daniel Paquette, est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 30 jours de la présente publication.Une copie de la déclaration amendée a été laissée au greffe de la Cour Supérieure de Joliette à son intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution ou contestation dans les délais susdits, la partie demanderesse procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de déchéance d'autorité parentale accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.JOLIETTE, le 13 mai 1986.Johanne Tellier, pacs Mes Dupont et Langlois, avocats 2, Place Yvon Plourde Suite 202 Charlemagne.Qué.J5Z 3E8 a Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 10 h 30 heure de Montréal FLR.66078.A le mardi 10 juin 1986 CONSTRUCTION SUR PORTIQUES DE BOIS ET PYLÔNES D’ACIER DE LA DERIVATION À 161 kV DE LA LIGNE CHICOUTIMI-NORD/SAGUENAY VERS LE POSTE SAINT-AMBROISE Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 20 000 $ Prix du document: 25 S GDN.600S8.A le mardi 10 juin 1986 Région Laurentldes CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D’ACCES LE LONG DE L'AUTOROUTE 440 A LAVAL ET AU POSTE JOLIETTE À JOLIETTE Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 40 000 $ GDN.60062.A le mardi 10 juin 1986 Région Laurentldes DÉBOISEMENT DE L'EMPRISE D'UNE LIGNE À 25 kV ENTRE LA BARRIÈRE SUD DU PARC DE LA VERENDRYE ET LE RELAIS LE DOMAINE Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 40 000 $ LCL.60019.A le mardi 10 juin 1986 TRAVAUX DE MODIFICATIONS SUR LES LIGNES DE TRANSPORT À 315 kV BOUCHERVILLE -LAPRAIRIE ET HERTEL - LAPRAIRIE Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 15 000 $ GDN.60059.A le mardi 10 juin 1986 Région Laurentldes CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS À DIFFERENTS ENDROITS DU SECTEUR HULL Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 70 000 S Prix du document: 25 $ Prix du document: 25 $ Prix du document: 25 $ Prix du document: 25 $ KSG.64055.F BGT.66062.F BCZ.60102.F BCZ.60101.F le mardi 3 juin 1988 le mardi 3 juin 1986 le mardi 3 juin 1986 le mardi 3 juin 1986 FOURNITURE ET INSTALLATION D'UN SYSTÈME DE DESSIN 4 VÉHICULES SUR CHENILLES (CHARGE UTILE: 4 900 ISOLATEURS RIGIDES A TIGE 93 330 KG - CHIFFON DE COTON ASSISTÉ PAR ORDINATEUR 8 OOO A 16 000 LBS) Admissibilité: Admissibilité: Admlealblllté: Place d'effelres au Québec Admissibilité: Place d'affaires au Québec Place d'affaires au Québec Place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 30 OOO $ Gatantie de soumission: Garantie de soumission: Garantie de soumleelon: 10 OOO $ 10 000 $ 30 OOO $ Prix du document: Gratuit Prix du document: Gratuit Prix du document: Gratuit Prix du document: Gratuit IDN.69046.A le mardi 10 juin 1986 Région La Grande CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCES A VAL D'OR Admissibilité: Principale place d'affairea au Québec Garantie de soumlaaion: 20 000 $ Prix du document: 25 S Les conditions de chacun des appels d’offres sont précisées dans un document qui peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et 13 h 30 à 16 h 00 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 8205 av.de l’Esplanade, 3e étage Montréal (Québec) H2P 2R5 Pour renseignements: (514) 383-2500 HAE.65758.A le mardi 3 juin 1986 Région Maurlcle TRAITEMENT CHIMIQUE ET MECANIQUE DE LA VÉGÉTATION DANS LES EMPRISES DE LIGNES DE TRANSPORT Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 30 000 $ (SOUMISSION PARTIELLE ACCEPTABLE) Prix du document: 25 $ BCZ.60087.F le mardi 3 juin 1986 59 653 PROTÈGE-HAUBANS EN POLYÉTHYLÈNE Admissibilité: Place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 20 OOO $ Prix du document: Gratuit Si le document n’est pas gratuit, le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque visé ou de mandat à l'ordre d’Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé ou de cautionnement fourni par une compagnie d’assurance, Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif Laurent A.Perreault LA BANQUE ROYALE DU CANADA 116355 CANADA INC.(Atlas Produits Distributeurs Canada) par acte daté du 12 décembre, 1983 et enregistré le 25 janvier, 1984 au bureau d'enregistrement de la division de Montréal sous le numéro 3438784, a vendu, cédé et transféré à La Banque Royale du Canada, tous ses comptes à recevoir, comptes de livres, créances, réclamations et demandes découlant de toute source, créés dans le cours normal des affaires ou autrement.LA BANQUE ROYALE DU CANADA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO: 500-12-151747-866 DAME YVETTE CHICOINE, requérante -VS- HORMIDAS LEBLANC, intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à l'intimé HOR-MIDAS LEBLANC de comparaître au greffe de cette Cour située au 10 est, rue St-Antoine, Montréal, salle Greffe des Divorces, dans les 40 (quarante) jours de la date de la pu-bliction du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la requête en divorce a été remise au greffe à l'intention de l'intimé HORMIDAS LEBLANC.Montréal, le 12 mai 1986.M.MARTIN, P.A.Mes Lafontaine, Chamberland 4 Paradis, 101, Place Charles Lemoyne.suite 221, LONGUEUIL, Qué.J4K 4Z1 (6514700) a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES GEE-86-19019 pour 10 h 30 heure de Montréal le mardi 17 juin 1986 AMÉNAGEMENT MANIC0UAGAN 5 Puissance additionnelle BÉTONNAGE DE LA CENTRALE ET TRAVAUX CONNEXES Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 200 000 $ Toutes les conditions du présent appel d’offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de 25 $ pour chaque exemplaire complet, chèque vise ou mandat payable à Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 à 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service des contrats 855, rue Sainte-Catherine est 3e étage Montréal (Québec) Canada H2L 4P5 Pour renseignements: Téléphone: (514) 289-5903 La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé tiré par le soumissionnaire sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire ou un chèque officiel d'une banque à charte du Canada, payable à l'ordre d'Hydro-Québec, soit un bon de garantie de soumission, au montant indiqué.Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau sus-indiqué sont admises à soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le directeur, Approvisionnement et Services Michel De Broux i > INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, mardi 20 mai 1986 S 7 I Des contras enlèvent des coopérants allemands Le groupe de Contadora suspend ses travaux sur un constat d’échec PANAMA (AFP, Reuter) - L’initiative de paix du groupe de Contadora a abouti, dimanche, à une nouvelle impasse, un désaccord opposant le Nicaragua à ses voisins au sujet d’un plan de démilitarisation de l’Amérique centrale.Les représentants du groupe de Contadora (Mexique, Colombie, Venezuela et Panama) et des cinq pays d’Amérique centrale (Costa-Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Salvador), réunis depuis vendredi, ont décidé dimanche de suspendre leur réunion devant l’impossibilité de parvenir à un accord sur les propositions présentées en matière de sécurité, a indiqué le représentant mexicain, M.Ricardo Valero.Les travaux de la réunion doivent reprendre le 27 mai prochain, a-t-il ajouté.Vu les difficultés des derniers jours, le groupe de Contadora mise maintenant sur le sommet des présidents d’Amérique centrale, qui doit avoir lieu le week-end prochain à Es-quipulas (Guatemala).La réunion de Panama avait été présentée comme un test de la volonté des pays centraméricains de surmonter leurs divergences face aux propositions de paix du groupe de Contadora.Les participants ne sont guère convenus que ae persévérer dans les efforts visant à élaborer un nouvel accord de paix régional.Le plan de Contadora vise à interdire les manoeuvres militaires et la présence de conseillers étrangers en Amérique centrale, à établir des contrôles sur les armements et à réduire les effectifs militaires des pays de la région.Le vice-ministre mexicain des Affaires étrangères, M.Valero, a laissé entendre, dimanche, à l’issue de la réunion de Panama, que l’attitude de « pays qui ont des intérêts et des liens dans la région » — une allusion au soutien de Washington aux rebelles antisandinistes — expliquaient en partie l’échec des pourparlers.Son homologue nicaraguayen, M.Victor Hugo Tinoco, a proposé ce week-end que le contrôle des armements ne s’applique qu’aux armes offensives.Il a aussi demandé que les effectifs militaires ne fassent l’objet d’aucune limitation.Dimanche, le président nicaraguayen, M.Daniel Ortega, a déclaré que son pays n’était pas disposé à négocier sur les « armements défensifs » utilisés par les troupes sandi- LE MONDE EN BREF ¦ Accord Taipeh-Pekin HONG KONG (AFP) — La Chine et Taiwan sont parvenues à un accord en vertu duquel la restitution du Boeing 747 de la Chine nationaliste, détourné le 3 mai sur la Chine populaire et de deux membres d’équipage, se fera à Hong Kong, ont annoncé des officiels chinois.M.Zh-zang Ruipu, chef de la délégation de Chine populaire aux négociations, a indiqué que la restitution de l’appareil aurait lieu à une date qui reste à fixer.Cet accord met fin à trois jours de négociations sur la manière dont l’avion devait être restitué et le lieu o ù cela devait être fait.Ces contacts étaient les premiers entre les deux Chine depuis 1949.¦ Gonzalez critique l’URSS MOSCOU (AFP) — Le chef du gouvernement espagnol, M.Felipe Gonzalez, s’est livré hier soir à une critique voilée de l’URSS à propos des droits de la personne en estimant que la coopération internationale en la matière ne devait « pas être considérée comme une ingérence dans les affaires intérieures ».Une telle coopération est « un facteur très important pour le renforcement de la paix et de la détente », a déclaré M.Gonzalez, lors d’un dîer au Kremlin offert par son homologue soviétique, M.Nikolai Ryjkov.« Les efforts dans ce sens, a-t-il souligné, ne doivent pas être considérées comme une ingérence dans les affaires intérieures des autres États, ni comme une tentative d’ériger un quelconque système économique et social en tant que modèle indiscutable pour les autres pays ».¦ Retrait partiel de troupes vietnamiennes du Cambodge HANOI (AFP) — Le Vietnam entamera à la fin de la semaine un retrait artiel de ses troupes du Cambodge, le cinquième depuis 1982, a-t-on appris de diverses sources généralement bien informées à Hanoi.Ce retrait portera sur une dizaine de milliers de soldats du corps expéditionnaire que le Vietnam maintient au Cambodge depuis 1979, selon les mêmes sources.Le corps expéditionnaire vietnamien compte actuelle-, ment, selon la plupart des estimations occidentales, entre 150,000 et 170,000 hommes, rappelle-t-on.¦ Manhattan Transfer annule VITORIA (ALT) — Le groupe américain Manhattan Transfer ainsi que deux solistes ont décidé d’annuler les concerts qu’ils devaient donner prochainement en Espagne dans le cadre du Xe festival de jazz de Vitoria (Pays basque), par peur de possibles actions libyennes.Des organisateurs du festival, qui doit se tenir dans deux mois environ, ont précisé que le groupe Manhattan Transfer ainsi que les solistes Albert King et Winston Marsalis, avaient renoncé à venir en Europe « par peur de possibles représailles de la Libye ».Résultats Provincial Tirage du 16-05-86 NUMEROS 5914561 914561 14561 4561 561 61 LOTS 500 000$ 50 000$ 1 000$ 100$ 25$ 10$ if ((ccccsa Tirage du 16-05-86 13 16 17 28 29 32 no complé- 4 men tain* I GAGNANTS LOTS 6/6 1 420 236,00$ 5/6 + 6 10 536,50$ 5/6 107 738,50$ 4/6 4 401 66,40$ Ventes totales: 1 750 487,00$ Mise-tôt 218 2029 GAGNANTS LOT 300 166,60$ Prochain gros lot 200 000,00$ approx.Semaine du 12-05-86 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Tirage du 16-05-86 NUMÉROS LOTS 865369 50 000 $ 65369 5 000 $ 5369 250 $ 369 25 $ 69 5 $ 86536 ¦ 1 000 $ 8653 M 100 $ 865 Mi 10$ ëLm Tirage du 17-05-86 1 25 34 41 44 49 no complu montairo VI Prochain tirage: 21-05-86 6 6 GAGNANTS 0 l.< )TS 2 171 636,70$ 5/6 + 2 410 198,00$ 5/6 172 3 647,40$ Gros lot (approx.): 4-6 12 494 96,50$ 3 500 000,00 3/6 242 711 10,00$ Ventes totales: 16 177 710,00$ Vous pouvez miser jusqu'à 20 h 00 le jour du tirage.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.nistes pour faire face à « l’agression américaine ».Le chef de l’État nicaraguayen, qui s’exprimait au cours d’une réunion publique à Niquinohomo, au sud de Managua, a réaffirmé que le Nicaragua signerait l’Acte de paix de Contadora dès qu’un accord serait conclu sur les questions des armements et des manoeuvres militaires.) Le Salvador, le Honduras, le Costa-Rica et le Guatemala ont rejeté la requête de Managua, en faisant valoir qu’il serait impossible de distinguer entre armes offensives et défensives.D’autre part, des soldats de l’armée sandiniste sont encore à la poursuite d’une centaine de guérilleros de la Force démocratique nicaraguayenne (FDN, antisandiniste) qui ont enlevé, samedi, huit coopérants ouest-allemands dans le sud-est du Nicaragua, a annoncé, dimanche à Managua, le ministère nicaraguayen de la Défense.Les troupes gouvernementales ont reçu Tordre d’« agir avec une extrême prudence » afin d’éviter qu’un éventuel affrontement n’entraîne la mort des otages, parmi lesquels figurent quatre femmes, a ajouté le SRI LANKA ministère.Les huit Allemands de l’Ouest ont été enlevés alors qu’ils travaillaient bénévolement à la construction du village de Jacinto Vaca, à 350 kilomètres au sud-est de Managua.Par ailleurs, le ministère ouest-allemand des Affaires étrangères a demandé hier à une cinquantaine d’Allemands occupant leur ambassade à Managua de l’évacuer afin de ne pas gêner les efforts pour la libération des huit coopérants enlevés samedi.Le ministère avait annoncé dimanche l’ouverture de négociations avec les contras par l’ambassade de RFA à Tegucigalpa (Honduras) pour obtenir la libération des coopérants.Enfin, M.Eden Pastora, dirigeant de l’Alliance révolutionaire démocratique (ARDE), a indiqué samedi qu’une victoire militaire contre Managua était impossible.« C’est inutile que les Nicaraguayens continuent à mourir, car il n’y a pas de victoire militaire possible », a déclaré M.Pastora, qui a demandé la semaine dernière l’asile politique au Costa-Rica.Il donnait une conférence de presse dans une localité costari-cienne non loin de la frontière nicaraguayenne, à 250 km de San José.Photo A* Violence policière en Corée du Sud Munis de masques à gaz, des membres de la police anti-émeutes sont intervenus, samedi soir, dans le centre de Séoul, pour disperser des centaines de jeunes Coréens — étudiants pour la plupart — qui s’étaient réunis pour commémorer le sixième anniversaire du soulèvement de Kwangju.La répression du soulèvement en 1980 avait coûté la vie à 190 personnes officiellement, à 2,000 personnes, selon l’opposition.Nouvelle offensive de l’armée COLOMBO (Reuter, AFP) — L’aviation sri-lankaise a bombardé hier à Jaffna, fief de la guérilla tamoule, où les maquisards résistent depuis samedi à une offensive de l’armée gouvernementale.Ces raids aériens marquent le début d’une intensification des combats, l’armée régulière semblant déterminée à reprendre par tous les moyens le contrôle de la quatrième ville du pays, occupée par les maquisards tamouls depuis un an.Offensive généralisée, comme le pensent les séparatistes tamouls, ou opération de routine, comme le dit le gouvernement de Colombo, l’opération lancée depuis 48 heures par l’armée sri-lankaise dans la région de Jaffna, au nord de Tile, marque en tout cas un tournant dans ce conflit séparatiste, estiment les analystes à New Delhi.Le premier ministre indien, M.Rajiv Gandhi, a estimé hier matin à New Delhi, « que le gouvernement sri-lankais semblait envisager à présent une solution militaire » au conflit qui l’oppose à une fraction des 2.5 millions de Tamouls vivant sur Tile.Sur le terrain, la situation est confuse et le bilan de l’opération en cours est pour l’instant assez limité : 22 séparatistes tués selon des sources militaires à Colombo, une quarantaine selon d’autres sources.Mais, c’est la première fois depuis plus d’un an que l’armée organise une opération de cette envergure contre la région de Jaffna, la quatrième ville du pays, d’où opèrent la plupart des groupes séparatistes.Auparavant, elle se bornait à procéder a des ratissages après des actions terroristes.L’action de l’armée vient après les deux attentats des séparatistes, au début du mois de mai à Colombo même, contre l’aéroport et la poste centrale qui ont fait au total plus de 30 morts, dont 15 touristes étrangers,et qui ont été condamnés unanimement, même en Inde, où pourtant une grande partie de l’opinion soutient la cause tamoule.De plus, dans la seconde semaine de mai, de violents affrontements ont opposé, au Sri Lanka même, deux factions tamoules, causant plus de 250 morts.Le LTTE (les Tigres libérateurs de l’Eelam Tamoul) a pratiquement éliminé l’Organisation de libération de 1’Eelam Tamoul et Colombo a pu vouloir profiter de ces combats fratricides pour tenter de prendre un avantage militaire sur le terrain.Enfin, autre signe que quelque chose a changé : dimanche, alors que les opérations étaient déjà en cours, Colombo a informé New Delhi que le gouvernement sri-lankais n’etait plus disposé à faire de nouvelles propositions pour mettre fin au conflit, tant que les groupes tamouls regroupés au sein de TEN LF ( Front national de libération de l’Eelam) n’accepteraient pas de discuter directement avec lui.Jusqu’à présent, les propositions et contre-propositions des deux parties étaient transmises par l’Inde qui s’est posé en médiateur depuis Tété dernier.CARTES D'AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tel : (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER Agents de brevet et de Marques de Commerce 1001.Bout, de Maisonneuve ouéél Montréal, Québec H3A 3C8 Tel : (514) 845-7126, Télex 05-24355 Facsimile (514) 288-8389 (CCITT t-ll-lll) La santé: un bien collectif Vous oeuvrez dans le domaine de la santé?Vous souhaitez accéder à un poste supérieur dans votre entreprise?Vous voulez compléter ou enrichir votre formation professionnelle?Vous trouverez sûrement parmi les programmes offerts en prévention et santé le certificat qui correspond à vos besoins.Ergonomie Gérontologie Gestion des services de santé I et II Santé et sécurité du travail Toxicomanies: prévention et intervention Introduction à la gestion des services de santé Enrionnement et santé Perfectionnement des intervenants et intervenantes auprès des femmes On trouve dans ces programmes des cours sur - L’organisation du système des services de santé - La planification et le contrôle budgétaire - Droit de la santé - L'introduction aux maladies du travail - Psychosociologie du vieillissement Physiopathologie du vieillissement Problématique de la santé et sécurité du travail Santé, civilisation et travail Médicaments, alcool, drogues de rue Problèmes de toxicomanies Ces cours sont offerts le soir ou en fin de semaine.La date limite d’admission pour l'automne 1986 est le 1er juin Venez nous voir au 3335, chemin Queen Mary ou signalez le 343-6090 Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Choisir les bonnes fréquences.Vous oeuvrez dans le domaine des communications?Vous souhaitez accéder à un poste supérieur dans votre entreprise?Vous voulez faire face aux nouveaux enjeux économiques, sociaux et technologiques du marché du travail?Vous voulez compléter ou enrichir votre formation professionnelle?Vous trouverez sûrement parmi les programmes offerts en communication, le certificat qui correspond à vos besoins.Information et journalisme Publicité Recherche documentaire et rédaction française Relations publiques Sciences de la communication Traduction I et I Micro-informatique Pratique de la grammaire normative Rédaction professionnelle Ces programmes qui s'adressent aux personnes qui veulent s’adapter aux situations de l’heure, couvrent des cours sur des sujets tels: L’analyse de l’actualité La presse écrite L’introduction aux médias L’introduction au marketing Le langage visuel en publicité La recherche commerciale La rédaction professionnelle - La structuration de texte - Les instruments des relations publiques - Les difficultés de la langue française - Le traitement informatique des textes Ces cours sont offerts le soir oü en fin de semaine.La date limite d’admission pour l’automne 1986 est le 1er juin.Venez nous voir au 3335, chemin Queen Mary ou signalez le 343-6090 Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente < n 8 B Le Devoir, mardi 20 mai 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Directeur des le 10 janvier 1910 Paul-André Comeau Lise Blssonnette, Christian Bellavance services administratifs: Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints: Michel Paradis Jean Francoeur Pierre Beaulieu, Serge Gosselin QUELLE RATIONALISATION ?SELON LE gouvernement fédéral, il n’y aurait pas assez de travail pour tous les chantiers maritimes au Canada.Il faudrait donc, en conséquence, « rationaliser » la production, c’est-à-dire, en termes clairs, fermer les entreprises les moins rentables.Mais lesquelles ?La direction et les employés de la division navale de Marine Industrie ont été surpris d’apprendre la semaine dernière qu’ils pourraient bien faire les frais de cette rationalisation.Actionnaire majoritaire de Marine par l’intermédiaire de la Société générale de financement, le gouvernement du Québec a immédiatement répliqué en affirmant sa volonté de maintenir le chantier de Tracy en exploitation.Ce qui étonne davantage, c’est la démarche suivie par Ottawa.Le gouvernement fédéral a demandé en effet à M.Peter Paul Saunders, président de la Versatile Vickers, de discuter avec les autres propriétaires de chantiers maritimes au Québec et de faire rapport au ministre de l’Expansion industrielle régionale.Dans une lettre qu’il a adressée au ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Daniel Johnson, M.Saunders propose tout simplement la fermeture de la section maritime de Marine et la concentration des activités de construction et de réparation des navires dans les deux chantiers de Versatile, à Lauzon et à Montréal Est.En d’autres mots, il suggère la disparition pure et simple de son principal concurrent au Québec.Il est normal que le gouvernement fédéral consulte le secteur privé avant de définir sa poütique.Et il est également normal qu’il porte une attention particulière aux propositions de Versatile Corporation qui contrôle environ la moitié de l’industrie de la construction maritime au Canada.Il est par contre inacceptable qu’une entreprise se donne le rôle de rationaüser la production tant au Québec que dans l’ensemble du Canada.Le ministre d’État à la Petite entreprise, M.André Bisson-nette, qui s’est fait le porte-parole d’Ottawa dans ce dossier, a indiqué que le gouvernement fédéral aura le dernier mot dans les décisions de fermeture.Mais encore faut-il que ce gouvernement ait une politique.La consultation du secteur privé permettra peut-être d’envisager une meilleure répartition des activités entre les différents chantiers de manière à accroître leur rentabilité.Mais il s’agit là d’un aspect spécifique et trop limitatif d’une politique de transport maritime.Or, sur les autres dimensions de cette politique, le gouvernement fédéral est étrangement muet.Avant de réorga- niser les entreprises, le gouvernement fédéral devrait définir les objectifs de développement ou de déclin qu’il entend poursuivre.En voulant tout de suite procéder à ce qu’il appelle la rationalisation, Ottawa commet l’erreur de mettre la charrue devant les boeufs.Comme celle de plusieurs autres pays industrialisés, la position concurrentielle du Canada sur le marché international de la construction maritime s’est détériorée au cours des vingt dernières années, avec l’arrivée de nouveaux pays producteurs, notamment la Corée du Sud, Taïwan, et le Brésil.Le Canada accapare désormais moins de 1 % du tonnage total produit dans le monde.En dépit de ce recul, le volume d’emplois est resté pratiquement stable.Mais il en fut tout autrement au Québec.Les chantiers québécois ne fournissent plus maintenant que 35 % environ de la production canadienne, contre 50 % en 1960.Ce sont surtout la Colombie-Britannique et les Maritimes qui ont augmenté leur part du marché.Ce déplacement à la fois vers l’Ouest et vers l’Est de la construction maritime a été favorisé par des facteurs dont le poids semblent aujourd’hui beaucoup moins significatif.M.Daniel Johnson a rappelé avec pertinence que la « rationalisation» avait déjà eu heu au Québec.Les intentions fédérales sont d’autant plus troublantes que les chantiers québécois paraissent plus efficaces et reçoivent moins de subventions ue la moyenne des chantiers canadiens.Une tude publiée à la fin de l’an dernier par le ministère québécois de l’Industrie et du commerce (Les chantiers maritimes au Québec et au Canada ) révèle en effet que le ratio subventions-/production et plus encore le ratio subventions/emploi au Québec dépasse largement la moyenne observée dans l’ensemble du Canada.Cette même étude, que le gouvernement fédéral aurait tout intérêt à consulter, décrit abondamment les nombreuses mesures d’assistance que fournissent les principaux pays constructeurs.Elle conclut notamment que la « moitié d’entre eux offre une aide directe quelconque qui peut atteindre jusqu’à 50 % du prix d’un navire ».Le protectionnisme fait donc fortune.Or, on sait que, sous plusieurs aspects, les politiques canadiennes d’aide sont dérisoires.Au-delà d’une consultation utile du secteur privé, c’est l’ensemble de ces questions que le gouvernement fédéral doit aborder.— ALBERT JUNEAU Les égarements de l’inélégance BILLET LE DEVOIR est en crise.Une fois de plus, soupireront ceux qui ont vu la neige neiger, selon le mot du poète.Au cours des dernières semaines, l’équipe de direction a vu se multiplier les témoignages d’encouragement, les offres de collaboration en provenance de la plupart des couches de la société québécoise, en provenance aussi des autres régions du Canada.La divulgation des états financiers de l’entreprise — on oublie trop souvent que LE DEVOIR est le seul quotidien au Québec à ainsi étaler au grand jour sa fiche de santé — a évidemment suscité inquiétude et appréhension.La fragilité de l’entreprise lancée par Henri Bourassa, il y a maintenant 76 ans, n’a jamais été un secret, encore moins un mystère.Tout au long de ces années, LE DEVOIR a toujours pu compter sur un élan de sympathie et de générosité au sein de la collectivite, pour retrouver sa vitesse de croisière et poursuivre un cheminement original sur ce continent.Certaines voix discordantes se sont pourtant élevées, ces derniers jours, qui appellent une réflexion particulière.Sur deux tribunes différentes, dans certaines officines, on cherche à diagnostiquer le mal dont serait atteint le quotidien de la rue du Saint-Sacrement.Commun dénominateur apparent de ces démarches, on tente d'expliquer le recul enregistré par le tirage du DEVOIR depuis le début de cette décennie.Dans la fièvre de l’entreprise, on néglige un détail relativement important: ce recul a non seulement été enrayé, mais le tirage quotidien du DEVOIR a repris une lente, mais régulière remontée, depuis plusieurs mois déjà.Qu’à cela ne tienne ! Examinons ces diagnostics, formulés en termes d’accusation, si ce n’est de condamnation pure et simple.Première explication: LE DEVOIR a fait fuir ses lecteurs en se complaisant dans une forme d’antisémitisme, sommaire d’abord, puis plus subtil au fil des années.Seconde hypothèse: LE DEVOIR s’est complètement fourvoyé en effectuant un virage abrupt, en privilégiant la xénophilie, en oubliant le combat national du peuple francophone d’Amérique.Rien de moins ! Ces deux charges feraient sourire, si elles n’avaient été formulées publiquement, au cours des derniers jours.Filles prennent une signification particulière en raison des difficultés d'où émerge ce journal.D’abord, cette question de l’antisémitisme.Coincidence ou non, voilà maintenant deux fois en moins d’un an que pareille attaque est lancée contre LE DEVOIR et chaque fois à l’occasion d’un rassemblement d’universitaires.Après un coup d’essai, lors d'un colloque tenu à Québec, c’est à Toronto, il y a tout juste une semaine, que le procès du DEVOIR a été tenu, sans autre forme de sommation.Le prétexte: un colloque sur les media et le Proche-Orient.En quarante minutes, tout y est passé.Depuis les débuts du journal jusqu’aux toutes dernières semaines, LE DEVOIR aurait été un vecteur privilégié de l’anti-sé-mitisme.S’agit-il de ressuciter les mauvais souvenirs d’une époque où un certain anti-sémitisme avait empoisonné l’existence collective aussi bien au Québec que dans le reste du Canada, ainsi que l’a démontré l’auteur de The Maple Leaf and the Swatiska ?Ce procès a déjà été entendu.Qu’en est-il de ce même problème depuis la Révolution tranquille ?LE DEVOIR aurait-il véritablement mené cette entreprise anti-sémite, comme le laisserait croire la charge de ce politicologue ?Que LE DEVOIR ait élaboré et poursuivi une politique éditoriale résolument anti-sémite, qu’il ait systématiquement dénigré le peuple juif, c’est une accusation qui ne tient pas.Devant une preuve décidément bien mince, on préfère s’en tenir au témoignage d’un autre universitaire qui, lui aussi, s’est intéressé au phénomène de la cohabitation des francophones et des juifs, à Montréal et ailleurs au Québec.Selon le professeur Mikhael Fîlbaz, de l’Université Laval, « la peur importée d’Europe se cristallise dans une défense farouche des droits de la personne et une susceptibilité, sinon une méfiance face aux idéologies nationalistes -» ( Forces, no 73, hiver 1986, page 58 ).LE DEVOIR aurait donc maintenu cette ligne nationaliste et se serait ainsi attiré la méfiance de certains éléments de la communauté juive ?Sûrement pas, s’il faut en croire un ouvrage que viennent de publier les éditions du Franc-Canada, consacré à L'Égarement du Devoir ! Les collaborateurs de ce pamphlet, qui respecte toutes les règles de ce genre littéraire bien précis, ne ménagent ni les effets, ni les coups.Il s’agit en fait d’un règlement de compte mené par les ténors de la Revueindépendandiste : MM.François-Albert Angers, Robert Barbéris, Jacques Poisson, Gilles Rhéaume, pour ne citer que ses auteurs.Avec une ardeur qui ne se dément pas d’un chapitre à l’autre, chacun y va de son accusation pour pourfendre ceux qui ont trahi l’idéal tracé par Henri Bourassa, ceux qui auraient dénaturé l’héritage de l’ancien député de Labelle.À vrai dire, à peu près aucun des journalistes qui ont écrit dans cette page depuis la fin de la Seconde guerre mondiale n’échappe à cette vindicte.On s’acharne particulièrement sur Claude Ryan, Lise Bissonnete, Jean-Louis Roy.Et même Gérard Filion que Ton accuse d’avoir plié devant les pressions de l’archevêché de Montréal avant de passer la main à Claude Ryan.LFI DEVOIR aurait donc trahi la collectivité québécoise en s’ouvrant aux courants nouveaux.Il n’aurait pas dû se pencher sur les problèmes que doit maintenant affronter une collectivité installlée de plein pied dans la civilisation industrielle.Et, accusation suprême, LFI DEVOIR aurait versé dans une xénophilie totale et absurde.Et vlan ! Pas question de tergiverser.Le dictionnaire est joliment utilisé pour grossir l’effet.Il parait inutile de s’arrêter longuement sur chacune de ces accusations, grosssies à souhait selon les lois du genre.À l’instar des autres quotidiens de même teneur — citons seulement Le Monde, à Paris, et The Times à Londres —, LE DFIVOIR a subi les contre-coups de Tavènernent d’une génération entièrement moulée dans la civilisation de Taudio-visuel.À cet égard, la chute de tirage du DEVOIR n’est pas, toutes proportions gardées, plus catastrophique que ce qu’ont connu ces publications prestigieuses.LE DFIVOIR a déjà entrepris de se situer à l’égard des changements que vit et que, sous un certain aspect, nourrit notre société.L’attention aux problèmes économiques est sans doute l’exemple le plus évident de cette attention à l’évolution du milieu.Trahison d’un idéal ou plutôt manifestation d’une même inquiétude qui, voilà plus d’un demi-siecle, poussait le chanoine Groulx à lancer une grande enquête sur la situation économique des Canadiens français ?La réponse s’impose, d’évidence.LE DEVOIR traverse une autre période difficile, s’inquiètent d’autres lecteurs, d’autres amis.C’est un fait que personne ici n’a nié.Une chose est cependant certaine: ce quotidien paiera toutes ses dettes.Avec courage et honnêteté.Selon des modalités qu’il appartiendra au prochain directeur d’imaginer et de définir.C’est ce qui permet à toute l’équipe du DEVOIR de conserver tête froide et de poursuivre son entreprise avec lucidité et indépendance.Peu importe le chant des sirènes ou les condamnations ex cathedra.— PAUL-ANDRÉ COMEAU LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 9130, rue Boivin, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser ies informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc., située au 775, boul Lebeau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2022 Livraison par porteur: édition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour Information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.& Lise Blssonnette On en veut UNE GRÈVE des nettoyeurs du métro donnait déjà sale et malodorante mine au Paris souterrain.En surface, malgré le soleil qui se décidait à assécher enfin trois mois de flotte, le moral parisien était à l’ennui fixe.Il y a bien longtemps que je n’avais vu la capitale aussi culturellement désoeuvrée.Rien, absolument rien, n’était « à voir absolument ».Au fronton des cinémas, une « floppée » de films américains occupait les lieux avec plus d’insolence qu’à Montréal, et une rare production française, malgré la belle tête de Catherine De-neuve, recevait un accueil désabusé des malheureux critiques qui n’étaient pas descendus à Cannes.Au théâtre, la déprime était pire que dans le métro.La pièce la plus courue et la plus célébrée de l’heure, Question de géographie, qui réussissait presque à remplir l’Odéon, ressassait dans l’emphase et le mélo moralisant une histoire sibérienne du milieu du siècle.Entre Molière et une création de la mythique Mme Mnouchkine sur Sihanouk lui-même, le touriste du juste milieu ne pouvait se rabattre que sur Labiche ou Barillet et Grédy.Les musées étaient déserts, sauf chez l’éternel Picasso.Dans le genre traditionnel, le Grand-Palais était le plus audacieux en offrant chichement deux salles aux grands peintres hollandais, « de Rembrandt à Vermeer », et il fallait trouver le chemin de Montrouge, en banlieue, pour respirer enfin, dans un « salon » annuel, les visions dont se nourrit l’avant-garde.Beaubourg s’intéressait au mieux à un obscur architecte du siècle dernier et, n’en parlons pas plus, se refaisait des bouts de façade sous d’affreuses caches de plastique.Sur son plateau, le plus populaire amuseur de foule était un rescapé de mai 68 qui lyrait du Brassens en se rythmant d’un orgue de Barbarie.Comme on pardonne tout à cette ville, sa cuvée de mai 1986 ne sera pas retenue contre elle.Ce ne peut etre qu’un mauvais concours de circonstances.Parce que, si les activités culturelles sont au ralenti, le débat culturel, lui, fait rage avec une vigueur de première qualité.À voir absolument.Le nouveau gouvernement français semble, d’ailleurs, lui-même abasourdi par les réactions à ses tentations d’austérité en arts, vaguement exprimées au lendemain des élections législatives.Les Parisiens n’aiment pas particulièrement la future allure de l’Opéra de la Bastille, tout de design canadien qu’il soit, mais s’inquiètent d’un obscur projet de l’amputer de ses vastes ateliers de costumes et décors, pour y loger une Cité musicale qui devait plutôt s’épanouir largement aux cotés du Musée des sciences du parc de la Villette.Une levée de boucliers a stoppé la velléité d’expédier au diable vauvert les « colonnes de Bu-ren », l’oeuvre la moins inspirée du jeune formaliste français, qui les achève sans génie dans la cour du Palais-Royal.La cote de M.Mitterrand remonte par sympathie depuis qu’on sait que sa pyramide post-moderne de la cour du Louvres sera construite, mais inutilisée durant deux ou trois ans encore, parce que les barbares des nouveaux ministères réinstallent leurs bureaux dans une aile du musée, qui devait être laissée aux arts dès la pyramide construite.La Ville de Lille est en armes contre M.Chirac, depuis qu’il fait mine de vouloir lui enlever son nouveau musée des maquettes des villes de Vau-ban.Et la privatisation du réseau TF 1, annoncée mercredi dernier, a eu plus d’effet dévastateur que le vague nuage nucléaire de Tchernobyl qui venait pourtant, à retardement, d’ameuter « la France radioactive », comme la baptisait sans vergogne le quotidien Libération.La culture, ce n’est pas encore le tiercé, mais ils sont nombreux à se passionner, ces jours-ci, pour un duel étourdissant : l’ancienne superstar et ministre Jack Lang piste partout, en le critiquant, son remplaçant François Léotard, l’homme des remises en cause.Même à l’époque de Malraux, prétend-on dans les salons, le Français moyen, si tant est qu’il existe, ne s’est jamais tant intéressé aux affaires culturelles, aux politiques culturelles, sinon à la culture elle-même.Selon un sondage que publiait d’ailleurs Libération, il y a quelques jours, une forte majorité de Français sont d’avis que le ministère de la Culture est celui qui a gagné le plus en importance, au cours des dernières années.On a bien lu, ce ne sont pas les ministères économiques qui ont eu la cote, malgré les batailles de titans qui ont opposé gauche et droite autour des nationalisations ou du chômage catastrophique, mais bien celui de la Culture.Aussi bien, quand on rentre à Montréal, pour trouver l’intéressant sondage que l’Union des artistes et La Presse ont commandé à Crop, et qui dévoilerait une « histoire d’amour » entre les Québécois et la culture, rien n’est très étonnant.Nous ne vivons pas sur une autre planète.Il paraît que 89 pour cent d’entre nous sont favorables à un important soutien public des activités culturelles, et cjue près de la moitié souhaitent meme que tous ceux qui nous gouvernent, à Ottawa, à Québec et dans les municipalités, se décident à en faire plus.Outre le rassurant attachement aux productions québécoises que semble démontrer ce sondage (sauf pour le cinéma, mais le phénomène est universel), les réponses aux questions, dit-on, témoignent d’un désir de véritables politiques culturelles, c’est-à-dire de présence de l’État.Si cela est vrai, et il est difficile d’en juger puisqu’on a publié très peu de tableaux et de données brutes, il faut y voir un retournement important, plus de vingt ans après la création, dans l’indifférence quasi générale, du ministère québécois des Affaires culturelles.Il me souvient d’une entrevue que m’accordait le premier titulaire et créateur du ministère, M.Georges-Émile Lapalme, quelques mois avant sa mort.Son histoire, à ce chapitre, en était une d’isolement presque total.Les Québécois et leurs gouvernants, expliquait-il, dépassaient rarement une défense toute théorique de la culture.Ils se targuaient d’être plus « culturels » que d’autres, au milieu du continent anglo-saxon, et ils avaient donc bien des prétentions, mais ne se souciaient pas d’engagements concrets pour des équipements, des subventions, des pro- grammes.De guerre lasse, on le sait, il s’était lui-même retiré de ce désolant tableau.Je lui faisais valoir que les choses avaient changé, que son ancien ministère était plus actif, que Montréal commençait à se sensibiliser à son sous-équipement culturel, si étonnant dans une ville qui se pense tellement intéressante.Mais il n’y croyait pas.L’État, selon lui, n’était pas encore convaincu à son plus haut niveau.De M.Lapalme à M.Clément Richard, en passant par M.Jean-Paul L’Allier et, aujourd’hui, M.Marcel Masse à Ottawa (il est beaucoup trop tôt pour savoir ce que sera l’engagement de Mme Bacon), il est certain, en effet, que les ministres « culturels » marquants ont toujours fait figure d’activistes assez isolés, que leurs collègues toléraient avec plus ou moins de condescendance.Pas plus aujourd’hui qu’hier, M.Bourassa n’aborde la culture comme un secteur vivant, en développement, passionnant.Il n’y investit pas plus d’intérêt personnel que son prédécesseur, M.René Lévesque, qui se contentait, lui aussi, de payer les tributs d’usage à notre héritage culturel, sans se demander comment il pourrait contribuer à en construire un nouveau, et qu’il fallait supplier à genoux pour l’amener à quelque manifestation culturelle importante.Devant les résultats du sondage Crop-La Presse-UDA, M.Bourassa répond évasivement : « On est tout à fait d’accord, étant donné le rôle spécifique du Québec en Amérique du Nord et au Canada, pour que le secteur culturel demeure une priorité.» Nous voici renvoyés encore une fois à cette conception glaciaire et glaciale de la culture, ornement qui perpétue les traditions, plutôt que dynamisme fondamental.D’une certaine façon, les Québécois semblent avoir dépassé leurs dirigeants et, à travers une consommation culturelle qui va croissant, mieux intégré cette dimension à leurs désirs de qualité de vie.Qu’on le veuille ou non, le ministère des Affaires culturelles va peut-être acquérir, ici comme en France, une visibilité de plus en plus forte.Le monde en veut, désormais, et du concret plutôt que des livres blancs sur notre identité culturelle.Des créateurs, et de la création.Des salles, des bibliothèques, des lieux d’exposition.De quoi se nourrir.Le nouveau gouvernement français de M.Chirac est en train de s’apercevoir que les appétits culturels recouvrent des dents, et qu’il vaut mieux ne pas passer pour une horde de barbares.Aux signaux qui apparaissaient la semaine dernière la-bas, il faut prévoir que la France du néo-libéralisme fera des compromis avec son président cohabitant socialiste, M.Mitterrand, qui, lui, ne désarme pas culturellement, et maintient sa popularité.Il aura probablement sa pyramide, ses musées et son empire culturel multidisciplinaire de La Villette.Et là s’arrête justement notre comparaison France-Québec.Au plus haut niveau, la France est gouvernée par un visionnaire culturel.« Dans toute ville, je me sens empereur ou architecte, ie tranche, je décide et j’arbitre », écrivait-il, en 1975, dans L'Abeille et l’architecte.Comme on dit là-bas, il en veut.Et c’est toute la différence.LETTRES AU DEVOIR ¦ Éducation des adultes : Quelles sont les perspectives ?Lettre adressée à M.Claude Ryan, ministre de l'Éducation du Québec 15% DE COUPURE dans le financement de l’éducation des adultes au cégep, 10 % de coupure dans le financement de l’encadrement des adultes au niveau secondaire, voilà ce que nous apprenions lors de l’étude des crédits du ministère de l’Éducation en commission parlementaire.Est-ce que ces deux mesures ne vont pas remettre en question en tout ou en partie la gratuité de certains services offerts aux adultes ?C’est une des questions que se pose la Coalition sur les politiques d’éducation des adultes.[.] Après les coupures de 1981, les dernières restrictions budgétaires apparaissent comme un véritable coup de massue, mettant toujours davantage en danger la survie même de l’enseignement aux adultes.Ces coupures sont d’autant plus inquiétantes que le gouvernement fédéral s’apprête, si Ton se fie à ce qu’il propose au Québec en matière de formation professionnelle, à diminuer les sommes qu’il injectait dans le réseau public.Est-il besoin de rappeler, monsieur le ministre, que le secteur de l’éducation des adultes est le plus fragile et le plus vulnérable, car il est le moins « protégé » de tous ?Aucune loi, en effet, ne reconnaît le droit des adultes à l’éducation, aucune loi n’assure l’existence des services d’éducation des adultes dans les institutions; de plus, 90% des enseignants et enseignantes de ce secteur sont contractuels.[.] Veut-on, en fin de compte, le dépérissement de l’éducation des adultes ?Il faut reconnaître, monsieur le ministre, que le gouvernement est en train de créer des conditions qui feront que les services publics d’éducation des adultes deviendront tellement pauvres et anémiés que les adultes, dans leur ensemble, seront de moins en moins incités à retourner à l’école.Quant aux plus fortunés, la tentation sera grande d’avoir recours aux écoles privées.La Coalition sur les politiques d’éducation des adultes vous prie donc, monsieur le ministre, de tout mettre en oeuvre pour élaborer incessamment une loi-cadre qui, selon votre propre analyse de l’énoncé de politique en éducation des adultes, serait Tune des clés de voûte d’une véritable politique en éducation des adultes.Cette loi devrait : 1.Assurer aux adultes le droit à l'éducation et à la gratuité.2.Assurer l’existence des-services d’éducation des adultes dans les commissions scolaires et les cégeps.3.Préciser les services essentiels à fournir aux adultes.Ce sont là les conditions minimales qui permettraient le développement de l’éducation des adultes, secteur, rappelons-le, où la demande ira en grandissant, compte tenu de l’augmentation Les •Lettres au DEVOIR» doivent être signées.L'adresse de même que le numéro de téléphone, ne sont requis que pour fins d'identification dans nos dossiers.LE DEVOIR demande à ses correspondants de bien vouloir s'en tenir à moins de deux feuillets dactylographiés à double Interligne et de faire parvenir leurs textes à Mme Suzanne Marchand.LE DEVOIR se réserve le droit d’abréger les textes trop longs.des exigences professionnelles provoquée par le contexte économique et technologique actuel.D’ici là, la Coalition recommande de surseoir à toute décision pouvant entraîner des coupures en éducation des adultes.— LÉA COUSINEAU porte-parole de la Coalition sur les politiques d’éducation des adultes.Montréal, 6 mai.¦ Blanc de mémoire VICTOR-LÉVY BEAULIEU a mangé trop de ouipettes : ça lui a dérangé non seulement l’estomac mais aussi, étrangement, la mémoire.Il prétend que je ne savais pas de quoi il parlait quand il m’entretenait, il y a quelques années, du roman de M.Roger Viau, Au milieu la montagne.Ce n’est pas vrai.J’avais lu ce roman avec intérêt, à la parution, et j’en avais conservé un bon souvenir.Au cours de la conversation à laquelle VLB fait allusion, nous avons échangé quelques phrases à ce propos.Il y a des nécrologues sérieux; il y en a qui le sont moins.— GILLES MARCOTTE Montréal, 3 mai.> l l —fji • ; ;.Le Devoir, mardi 20 mai 1986 ¦ 9 11/*4 CETTE LANGUE QUI NOUS ÉCHAPPE ¦ « Lire, écrire au cégep » J’ENSEIGNE le français dans un cégep et j’ai été extrêmement déçu du cahier spécial du DEVOIR intitulé : « Lire, écrire au cégep ».Ceux qui ont réalisé ce cahier ont passé complètement à côté de l’essentiel.On ne pouvait pas parler de l’enseignement du f rançais au cégep sans parler des difficultés énormes que rencontrent les étudiants lorsqu’ils doivent lire et écrire.Or, mis à part les étudiants eux-mêmes, dans leurs témoignages, les rédacteurs du cahier se sont contentés de quelques vagues allusions au problème.Il est d’ailleurs intéressant de constater que c’étaient les étudiants qui relevaient le problème et non pas les professeurs.Quant au programme, autre aspect important de l’enseignement du français au cégep, deux articles y étaient consacrés, mais il leur manquait une dimension critique.Commençons par les difficultés des étudiants.J’ai fait lire à des centaines d’étudiants un extrait d’une page, tiré du Pèlerinage aux sources de Lanza del Vasto.On y rencontrait la phrase suivante : « Ne parlons pas des bouleversements que le progrès des machines fait sans cesse subir aux institutions humaines, parlons seulement des avantages par lesquels elles allèchent le sot.» Or, la proportion des étudiants qui n’arrivaient pas à saisir le sens de cette phrase variait entre le tiers et la moitié.Ils soutenaient, entre autres, que l’auteur faisait, dans son texte, l’apologie de la machine.Je suis allé jusqu’à les inviter à vérifier dans le dictionnaire le sens des mots « allécher » et « sot » : certains ne parvenaient toujours pas à comprendre le sens de la phrase.On me dira sans doute : « C’étaient les plus faibles.» Non, justement, plus du tiers rencontrait les mêmes difficultés.La situation est extrêmement grave, pour ne pas dire tragique.Après 11 ans d’études, beaucoup savent à peine lire.Leur vocabulaire se révèle d’une telle pauvreté que l’on a peine à en croire ses yeux ou ses oreilles lorsqu’on en rencontre certains exemples.Le mot « sot » n’est pourtant pas un mot rare ou difficile.Je pourrais encore citer des dizaines d’exemples de ce genre.Lorsqu’on demande aux étudiants d’écrire, le résultat n’est pas plus reluisant.Les fautes d’orthographe pullulent, les phrases sont mal construites et, très souvent, on n’arrive pas à comprendre le sens de ce qu’ils écrivent.(—) Parlons maintenant du programme.La démarche de remise en question de celui-ci s’est poursuivie pendant 10 ans.Dix ans pendant lesquels le ministère et les professeurs se sont affrontés.Finalement, le ministère nous a donné un programme qui n’en est pas un : quatre orientations et une banque d’une douzaine de cours, avec lesquels toutes les combinaisons sont possibles.En fait, ce programme ne fait qu’officialiser tout ce qui se fait depuis des années dans les collèges.Il s’agit d’un compromis absolument bâtard, destiné à mette fin aux affrontements entre ministère et professeurs et derrière lequel il ne reste aucune pensée.(—)Tout compte fait, le cahier spécial du DEVOIR n’était peut-être pas si mauvais que cela.Plus de la moitié de ceux qui y ont collaboré, soit par leurs textes, soit en accordant des entrevues, étaient des professeurs de cégep.Or, le cahier nous renseigne assez bien sur le langage que tiennent entre eux les professeurs de cégep et, surtout, sur le type de discours qu’ils veulent tenir lorsqu’ils s’adressent au grand public.Il faut laisser croire que tout va bien, sinon on pourrait venir nous demander des comptes.— ANDRÉ PAINCHAUD Montréal, 23 avril.¦ L’école ne tiendra pas le coup à elle seule Lettre adressée à M.Claude Ryan, ministre de l’Éducation À LA SUITE des États généraux sur l'éducation, un vent d’inquiétude s’est mis à souffler sur les milliers de professeurs de français engagés dans l’implantation progressive des nouveaux programmes de français au primaire et au secondaire.La pseudo-scientifique évaluation comparative des performances d’élèves de sixième année de quatre pays francophones, qui donne la dernière place aux petits Québécois, n’a pas calmé ce vent, loin de là.Pendant ce temps, la loi 101 vacille et ébranle, avec elle, tout le barrage que nous avions réussi à dresser, comme peuple menacé dans notre science culturelle et linguistique, contre la marée envahissante de l’anglicisation et de l’américanisation insidieuses mais tenaces.Les problèmes d’orthographe, ou les orthogaffes, comme je voudrais qu’on les dénomme maintenant, ne sont qu’une des pointes de l’iceberg qui gruge les flancs de notre nacelle en péril dans cette mer américanisante.L’école ne tiendra pas longtemps le coup à eHe toute seule si la famille et la société ne font pas leur part dans l’entreprise difficile d’assurer un apprentissage efficace, durable et créateur du français au Québec.Au lieu de prêter flanc aux dénigreurs des nouveaux programmes et des professeurs et des enseignants et enseignantes qui l’appliquent dans leurs classes, il vaudrait mieux voir à ce que l’implantation de ces programmes soit encore plus valorisée et plus appuyée, par vous d’abord, monsieur le ministre, et par tous les intervenants de votre ministère auprès des commissaires d’écoles, des directeurs d’écoles et des parents.J’aimerais vous fournir, par la présente, quelques arguments pour soutenir votre démarche, arguments que j’ai partagés, vendredi le 25 avril dernier, avec quelque 70 membres de l’Association québécoise des professeurs de français, et qui ont été reçus avec enthousiasme et appuyés chaleureusement par les membres présents.(.) Les solutions, car il n’y en a pas qu’une, seraient, selon moi, et je vous les livre sans ordre : — De cesser d’enseigner l’orthographe et la grammaire par niveaux successifs et additifs de contenus à enseigner une fois pour toutes, deux, trois ou quatre années.— De mettre au banc, une fois pour toutes, comme base ou limite d’enseignement, toute échelle de vocabulaire lexical post datée du genre Dubois-Buyse par exemple, ainsi que tout matériel didactique à l’avenant qui cherche à la faire « passer », comme on dit, à tout prix, à raison de tant de mots par exercice.— De fonder nos objectifs de même que nos stratégies d’enseignement sur des recherches de valeur et sérieuses, comme celles de Ters et de Wittwer en France, et de Préfontaine au Québec, sur l’acquisition des structures de la langue française écrite.— Qu’on répande à grands renforts de photocopies, de vidéos, de journées ou même de sessions de formation, les remarquables recherches-actions qui se sont faites au Québec Après 11 ans d'études , beaucoup d'étudiants savent à peine lire.» (André Painchaud) Photo Jacques Grenier « Môme après 10 ans de loi 101, les anglophones du Québec sont toujours aussi Indifférents vis-à-vis le fait français.» (Léon Gératd Ferland) sur l’enseignement de l’écriture à partir des balises psycho-pédagogiques fournies explicitement et implicitement par les nouveaux programmes de français au primaire et au secondaire.— Que chaque enseignant et enseignante du primaire et du secondaire se donnent comme tâche et responsabilité de valoriser le français écrit correct à tout propos et sans répit ni repos, et qu’ils se sentent appuyés, en cela, par les directions et les comités d’école et de parents.— Que l’enseignement du français en ce qui concerne l’orthographe vise moins la performance chez l’enfant que l’appropriation par l’enfant et l’adolescent d’un savoir-écrire fonctionnel et créateur.— Que l’apprentissage de ce savoir-écrire fonctionnel et créateur soit avant tout l’affaire de l’enfant et surtout de l’adolescent.— Qu’à l’exception de certaines, mais toujours à 100 % bénéfiques, activités d’entraînement, l’enseignement de l’orthographe d’usage et de la grammaire soient intimement et ainsi dynamiquement intégrés à celui du savoir-écrire significatif pour qu’à peu d’exceptions près, toutes les rencontres de l’enfant avec l’écrit soient marquées primordialement au sceau de la fonction du langage et non de sa forme.— Que l’évaluation du savoir-écrire ne soit ni un piège, ni un assommoir, ni une guillotine, de sorte que le goût de l’enfant, de l’adolescent et plus tard de l’adulte pour un français écrit correct soit à l’égal de son goût pour l’expression et de son amour pour lui-même.— CLAUDE LANGEVIN professeur Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval.Québec, 28 avril.¦ Ne touchez pas à la loi 101 LES EXHORTATIONS au bilinguisme se font de plus en plus pressantes.(.) Avons-nous déjà oublié qu’aucune solution ne sera satisfaisante pour les deux groupes linguistiques ?Ou nous souffrons d’un bilinguisme institutionnel chaque jour plus envahissant, plus frondeur et effronté qui contamine insidieusement notre langue et qui rappelle aux Néo-Québécois que cette province accueille indifféremment l’une ou l’autre langue.Ou ils souffrent de ne pas nous rentrer dans la gorge la langue du continent qui, par ses magazines, ses disques, sa radio, sa télévision et son cinéma, nous renvoie une réalité anglo-saxonne, universelle et divertissante.M.Chagnon (le député) tente de nous faire avaler des couleuvres en préconisant le bilinguisme sous prétexte de respecter les Portugais, les Grecs, etc.Ce type d’affichage n’est en aucune façon partie au litige.Personne ne s’opposera à ce qu’il y ait trois mots de grec ou de vietnamien sur des menus ou sur des façades de restaurants.C’est une question d’exotisme et un tout autre problème que le bilinguisme officiel.D’autres souhaitent la création de ghetto bilingue en balkanisant d’abord Montréal, puis (qui sait ?) Sherbrooke, Hull, la Gaspésie.Le Québec, avec 82 % de population française, est en droit d’exiger que sa métropole lui renvoie l’image fidèle de cette réalité.Dans l’ouest de l’île, les Anglais nous ont tellement bien imposé leur langue que nous leur abandonnons — même à Radio-Canada — la désignation de ce territoire, appelé West Island.Dans ce secteur, nous vivons encore la même situation que celle qui avait cours au centre-ville de Montréal il y a vingt ans.Pointe-Claire, Dollard-des-Or-meaux, Baie d’Urfé cachent des univers d’insolence et d’indifférence.J’illustre ce propos d’exemples réels tirés de mon banal quotidien.À la Baie d’Urfé Plaza — et c’est ainsi dans tous les petits centres commerciaux.(.)À l’épicerie, les jeunes employés (parfois francophones) me donnent le total tout naturellement dans la langue de la province voisine en grimaçant quand je leur demande de le répéter en français.Dans l’affichage, le français — sporadique — est à l’avenant.En dépit de dix ans de loi 101, en dépit d’une éducation dite supérieure dans les écoles anglaises où l’enseignement du français aurait fait des progrès « énormes », je ne vois que la même indifférence tranquille chez les anglophones.(.,)Enfin, j’enfonce le clou.La partie est loin d’être gagnée, et ce au coeur même de nos institutions.J’enseigne le français dans un cégep de la région métropolitaine; dans les corridors et parfois même jusque dans les salles de classe de français, devinez un peu la langue d’usage d’un nombre croissant d’étudiants ?Je prie ce gouvernement de ne pas toucher à ma loi 101.— LÉON-GÉRALD FERLAND Ile Perrot, 30 avril.¦ Économiste et aliénation LU DANS LE DEVOIR du 6 mai dernier : « Tous les principes de l’économie vont à l’encontre du sentiment national.» Ces paroles sont de M.Claude Castonguay, homme d’affaires, ex-ministre libéral et « fédéraliste » notoire.Le journaliste qui l’interrogeait aux fins d’une enquête sur « Le nationalisme du milieu des affaires » résume ainsi la pensée de M.Castonguay : « En théorie, l’entreprise cherche les plus grands marchés et détermine le lieu de ses investissements sans tenir compte de son appartenance à un groupe linguistique, social ou religieux.» Mine de rien, de tels axiomes sont riches de signification.Ils s’inscrivent dans un courant de pensée, l’économisme, auquel les bonnes gens n’osent plus résister, de crainte d’être accusées de « dinosaurite » aiguë.Ainsi donc, la bête noire de l’économisme, c’est le « sentiment national », c’est-à-dire l’importance que les « dinosaures » accordent à ces réalités que sont la langue, la culture et — ô horreur ! — l’ethnie ou la nation.Quand on y attache trop d’importance, ces réalités entravent le progrès économique.C’est pourquoi ceux qui oeuvrent au progrès économique agissent sans en tenir compte.Si c’était bien vrai, cela voudrait dire, par exemple, que l’unilinguisme français au Québec ne saurait en rien déranger les investisseurs étrangers, attendu que la langue du pays où ils investissent les laisse indifférents.Les adversaires de la loi 101, a’deptes de l’économisme, soutiennent pourtant le contraire.Comme quoi on peut vivre avec ses contradictions.La vérité est que, derrière l’universalisme de façade dont l’économisme est censé préparer le règne, se cache l’impérialisme d’une nation bien spécifique, impérialisme qui, pour triompher, a besoin que grandisse, chez les autres nations, le sentiment que leur appartenance à des langues et à des cultures distinctes n’a plus sa raison d’être dans le monde moderne.Une propagande antinationaliste a alors cours, mais, curieusement, elle épargne les grandes nations impérialistes pour ne s’en prendre qu’aux petites déjà mal en point.Dépositaires des langues, des traditions et des cultures, les peuples, dans la mesure où ils s’entêtent à demeurer les principaux lieux de solidarité humaine, sont condamnés sans procès pour cause de « crime contre l’humanité ».Rivée à l’intérêt pratique, à l’utilitarisme, au lucre, l’entreprise, par contre, est parée de toutes les vertus et acclamée comme rien de moins que l’idéal et l’espoir du genre humain (.)À vos larmes.prêts.pleurez ! — LUC POTVIN La Salle, 10 mai.¦ Des pays dits « latins » Lettre adressée à M.P.A.Comcau DANS VOTRE éditorial du 26 avril 1986, vous parlez du Québec comme d’un pays « latin »; parce que français ?Ce genre de bobard est malheureusement inscrit en toutes lettres dans les dictionnaires français eux-mêmes.(« Pays de langue dérivée du latin ».) C’est un peu comme dire qu’une automobile est québécoise parce qu'une partie du minerai (du Brésil) pour la carrosserie a été transportée par le fleuve.Vous utilisez un critère linguistique douteux, à tout le moins fort discutable, dans un raisonnement d’ordre culturel et politique.Les pays français ont-ils une attitude particulière d’indifférence à l’égard de la guerre; possible.Serait-ce dû à ce qu’ils ne seraient pas eux-mêmes, ou moins, fauteurs de guerre.La Grande-Bretagne et l’Allemagne ne sont pas des pays germaniques, et la France n’est pas un pays « latin » ; la France est un pays fran- Photo Louise Lemieux çais.La France (« France de l’ouest »), et la Grande-Bretagne, et l’Allemagne (« France de l’est»), sont des pays celtico-germaniques.Pourquoi dites-vous « latin » à propos de la France et « germanique » à propos de la Grande-Bretagne.À cause de la langue ?La langue anglaise est à 65 % pour le vocabulaire et 75 % pour la grammaire une région de la langue française.L’anglais contient simplement plus de germanique que le français.Un anglicisme est dans un sens un régionalisme.Une partie du vocabulaire français a des racines dites latines, lesquelles en fait sont en grande partie grecques.L’alphabet (alpha beta) latin c’est l’alphabet grec.Le dictionnaire dit justement (avec raison) que le seul mérite des romains est d’avoir contribué à répandre la culture grecque.Vous avez probablement, comme moi, fréquenté les collèges de l’église romaine.A cause de la culture ?Ce serait vraiment le sommet du ridicule, alors que la France a largement contribué à jeter par terre le soi-disant « empire » romain, aussi ridicule que sa petite mafia fasciste qui ne tenait (et rançonnait) ces territoires que par la terreur et l'intimidation.Al Capone, Videla, se nommaient alors Nerone et Caesare.Dans ce sens, c’est plutôt la Grande-Bretagne qui serait un pays « latin ».Pour éviter un nouveau coup de l’Acadie, la France a dû inscrire, non sans mal, dans le traité de 1763, que les Canadiens seraient propriétaires de leurs terres.C’est vous qui écriviez dans un récent éditorial que le Canada anglais verrait au Québec un « projet collectif rétrograde et coercitif ».Sans méchanceté, ce n’est pas votre meilleur texte.— DENIS CASTONGUAY Montréal, 2 mai.« Les problèmes d'orthographe ne représentent qu’une des pointes de l'iceberg » (Claude Langevln) DES IDEES, DES EVENEMENTS LE COURRIER y i 10 B Le Devoir, mardi 20 mai 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Pretoria À chaque fois, Johannesburg a expliqué, pour justifier ses opérations, que les pays visés abritaient des « terroristes » de l’ANC, le mouvement de Nelson Mandela.Cependant, les pays voisins de l’Afrique du Sud, dont les économies dépendent étroitement de leur voisin blanc, nient les accusations sud-africaines.« Les pays voisins ne peuvent pas plaider l’ignorance concernant la présence de terroristes sur leur territoire », a soutenu hier le général Liebenberg.« Il est évident que les mines et les armes russes ne peuvent être amenées en Afrique du Sud que par une seule route, celle qui passe par nos voisins.L’action menée contre les terroristes doit être considérée comme montrant la ferme résolution de la République d’Afrique du Sud d’utiliser tous les moyens à sa disposition contre les terroristes, où qu’ils puissent être.» Johannesburg reproche à l’ANC, principale organisation de lutte armée contre le régime blanc de Pretoria, de n’avoir pas renoncé au recours à la violence alors que les dirigeants sud-africains « ont à plusieurs reprises dit leur détermination de combattre le terrorisme».Ces attaques coïncident avec les délicates négociations que mène actuellement une délégation de « sages » de Commonwealth afin de favoriser l’ouverture d’un dialogue entre le gouvernement de Pretoria et l’ANC.Les médiateurs tentent notamment de convaincre l’ANC de déclarer un cessez-le-feu en échange de la reconnaissance du mouvement par l’Afrique du Sud et de la liberation de M.Mandela.L’Afrique du Sud a pris le risque de compromettre la mission de bons offices du Commonwealth, en lançant trois raids punitifs sur de présumées bases de l’ANC.On a d’ailleurs appris, de source bien informée, au Cap, que les « sages » du Commonwealth avaient décidé d’écourter leur séjour en Afrique du Sud en raison des raids.Cinq membres du groupe chargé d’une médiation entre le gouvernement de Pretoria et ses opposants nationalistes noirs ont déjà quitté le Cap pour rentrer chez eux.Les deux autres leur emboîteront le pas, probablement aujourd’hui.De son côté, le secrétaire général du Commonwealth, sir Shridath Ramphal, a qualifié d’« actes de 20 mai par la PC et l’AP 1985: Jérusalem libère 1,150 prisonniers palestiniens et libanais en échange de trois militaires israéliens capturés au Liban en 1982.1983: les Etats-Unis lèvent l’embargo sur la livraison à Israel de chasseurs F-16 imposé après l’invasion du Liban.1982: la première ministre Margaret Thatcher rejette les appels à la modération de TON U au sujet des Malouines alors que la Grande-Bretagne et l’Argentine semblent prêtes à en venir à l’affrontement armé.1980: à 58 pour cent, les Québécois votent « NON » lors du référendum sur l’ouverture de négociations en vue de leur souveraineté-association avec le reste du Canada.— En Grande-Bretagne, Margaret Thatcher déclare que la violence ne réglera pas la grève des mineurs, qui dure depuis dix semaines et qui est à l’origine d’affrontements qui se soldent par un mort, 300 blessés et 2,700 arrestations.1979: record de chaleur pour le mois de mai à Goose Bay, Terre-Neuve: 32,1 Celcius.1977: dernier départ de l’Orient Express, en service depuis 94 ans.1974: l’URSS conclut avec la Libye un accord prévoyant un accroissement des fournitures d’armes soviétiques à Tripoli.1971: à Montréal, Francis Simard est condamné à la détention à perpétuité pour le meurtre du ministre québécois du Travail, Pierre Laporte, survenu le 17 octobre 1970: Accusés d’une tentative de détournement d’un avion de l’Aé-roflot, neuf Juifs soviétiques, en jugement à Leningrad, sont condamnés à mort, des peines qui seront commuées en 15 ans de détention.1907: premier engagement entre des Mig et des avions américains dans le ciel du Nord-Vietnam: d’après les pilotes américains, cinq et peut-être six Mig sont abattus.19*5: au moins 121 personnes perdent la vie dans l’écrasement d’un avion pakistanais près du Caire.19*4: le général de Gaulle propose une conférence internationale pour rétablir la paix et la neutralité au Laos.19*1: ouverture de la conférence d’Evian sur l’Algérie.1943: les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ratifient le traité supprimant les droits d’extra-territorialité en Chine.193*: chute de neige mesurable ( huit centimètres ) la plus tardive, en 113 ans, sur Montréal.1927: Charles Lindbergh décolle pour tenter la première traversée de l’Atlantique en avion sans escale.1117: des mutineries éclatent parmi les troupes françaises en Champagne.1875: un groupe de 415 Ecossais fondent Scotch Colony, près de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick.181* : le premier bateau à vapeur fluvial, le General Smyth , quitte Saint-Jean pour Fredericton.1799: Bonaparte lève le siège de Saint-Jean d’Acre, défendu par les Turcs.I5M: Christophe Colomb meurt en Espagne.guerre » les raids sud-africains et a demandé une réunion extraordinaire de la commission du Commonwealth pour l’Afrique australe dans les meilleurs délais.« Les efforts de paix du Commonwealth sont allés trop loin au goût de Pretoria », a déclaré sir Shridath.« Pretoria répond de la manière la plus brutale à nos efforts visant à mettre fin à l’apartheid par des moyens pacifiques.(Le régime de Pretoria) a déclaré la guerre à la paix en Afrique australe.» « Que faut-il de plus aux pays oc* cidentaux pour se désengager d’Afrique du Sud et la mettre au ban de la société humaine, politiquement et économiquement ?» a demandé le secrétaire général du Commonwealth.Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont vigoureusement condamné ces raids et les Pays Bas, président en exercice de la Communauté économique européenne, ont pris contact avec les pays membres de la CEE pour publier une déclaration commune.Par ailleurs, des affrontements entre habitants du bidonville de Crossroads près du Cap et vigiles soutenus par les autorités sud-africaines qui font rage depuis vendredi ont fait au moins 14 morts a annoncé hier la police sud-africaine.+ Enseignants partie syndicale, M.Hervé Bergeron, président de la Commission des enseignants et enseignantes des commissions scolaires (CECS).Cet organisme regroupe en cartel les syndiqués de la Centrale de l’enseignement du Québec, de l’Association des enseignants protestants et ceux de la Provincial association of catholics teachers.Du côté patronal, nous nous sommes entretenu avec M.Paul Chrétien, coordonnateur des négociations pour la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec.Le décret adopté en 1982 n’est plus le décret de 1982, explique M.Chrétien.Il a été amendé à de nombreuses reprises par la volonté des deux parties, insiste-t-il, et aussi tard que le 15 octobre 1985.« Le décret a reçu des assouplissements importants.La proposition patronale reflète le dernier cheminement des commissions scolaires.Compte tenu de ces amendements, le decret est très viable.Pour les commissions scolaires, il s’agit d’un vécu satisfaisant».Sauf exceptions, la proposition patronale ne cherche pas à « récupérer » des avantages consentis aux enseignants.Certains nous ont d’aileurs reproché de « partir de notre point de chute», ajoute M.Chrétien.« Nous estimons notre position réaliste ».En comparant le régime québécois de négociation avec celui des autres pays, poursuit-il, on a acquis la conviction que les champs de la négociation sont beaucoup plus larges qu’ailleurs.La proposition patronale constitue donc un effort pour ne pas l’élargir davantage.Chez les enseignants, on voit les choses différemment.Les amendements au décret n’ont pas rempli les aspirations que le Conseil supérieur de l’éducation a soulevées dans son étude de 1984 sur la condition enseignante.Ils ont simplement permis d’éviter le pire.Le décret reste le décret et ne saurait remplacer une convention librement signée qui, explique le président de la CECS, M.Bergeron, constitue « la seule façon d’assurer la stabilité et la qualité du système d’éducation».On remet aussi en question là loi 37 qui, en juin 1985, a défini le nouveau cadre de la présente négociation.Elle répartit notamment les matières qui doivent être négociées localement et à la table centrale.Le chapitre sur la tâche constitue le coeur de la convention collective des enseignants.Ceux-ci ont, à cet égard, placé leurs revendications sous le signe de l’autonomie profes-sionnnelle.Au net, leur fardeau quotidien se trouverait réduit.À tout le moins, leur marge de manoeuvre s'élargirait par rapport à la sitution actuelle qui, par ailleurs, convient encore aux employeurs.Ainsi, le MÉQ et les commissions scolaires proposent de maintenir la semaine de travail à « 27 heures de travail au lieu assigné et aux moments déterminés pour chaque enseignant par la commission ou la direction de l’école », le tout dans un horaire hebdomadaire de 35 heures et une plage quotidienne de huit heures.Les enseignants proposent plutôt une « disponibilité auprès de la commission de 27 heures».« La notion de disponibilité plutôt que la notion de présence obligatoire, explique la CEQ, répond mieux à nos aspirations d’autonomie professionnelle et de travail plus efficace ».Sur cette question, comme du reste tout ce qui touche la tâche, rien n’est cependant actuellement réglé.Les deux parties n’ont fait qu’un tour de piste pour s’expliquer leur position respective.Au primaire, proposent les patrons, 23 des 27 heures seront réservées à la « tâche éducative » proprement dite, c’est-à-dire à « des activités en présence des étudiants ».Pour le reste, la direction des écoles pourra les affecter à d’autres tâches qui font partie des fonctions générales d’un enseigant.Les enseignants proposent plutôt une tâche éducative de 22 heures.À l’intérieur de 23 heures, disent le MÉQ et les commissions scolaires, le temps moyen dévolu à l’enseignement —les cours et les leçons— sera de 20.5 heures.Dans ce 22 heures, les enseignants proposent plutôt un « maximum » de 21 heures et un « temps moyen » de 20 heures d’enseignement.Au secondaire, la « tâche éducative » serait, selon la partie patronale, de 20 heures — toujours à l’intérieur des 27 heures.Les enseignants réclament qu’elle passe à « lSheures et 20 minutes ».Les patrons proposent que les enseignants consacrent en moyenne « 17 heures et cinq minutes » à l’en- seignement proprement dit et les enseignants demandent « 16 heures et quarante minutes».Les syndiqués réclament cependant qu’un minimum de 60 % de la tâche éducative soit consacrée à la prestation de cours.Les patrons ajoutent que ce 60 % réservé à des cours pourrait aussi comprendre « les activités étudiantes à l’horaire».Les deux parties proposent surtout une définition différente de la tâche éducative: pour les commissions scolaires, elle comprend seulement quatre éléments: les cours, la récupération, les activités étudiantes, l’encadrement et les surveillances autres que les surveillances d’accueil et les déplacements.Pour les enseignants, la tâche éducative devrait comprendre d'abord la tâche d’enseignement, laquelle se définirait non seulement par la prestation de cours mais par toute activité auquel participent à la fois l’enseignant et l’élève dans le temps que prescrit le régime pédagogique.Elle comprendrait aussi la récupération, l’encadrement, la surveillance, les activités à l’extérieur du temps prescrit par le régime pédagogique — si l'enseignant accepte de remplir —, la participation aux comités prévus par la loi ou la convention, les déplacements des enseignants itinérants, et les réunions multidisciplinaires pour l’enseignant affecté aux élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage.En somme, dans les 23 heures réservées à la tâche éducative dans la proposition patronale, et les 22 heures consentis par les enseignants, ces derniers font entrer beaucoup plus d’éléments que la partie patronale.La reconnaissance de l’autonomie professionnelle suppose aussi, du point de vue des enseignants, qu’ils puissent « choisir la démarche appropriée » aussi bien pour la préparation et la présentation des cours, des manuels (parmi les listes approuvés), du matériel didactique, des guides et du matériel pédagogique, de même que des méthodes d’évaluation des apprentissages, compte tenu des examens du ministère et de fin d’année.Si, sur l’implantation de nouveaux programmes, la proposition patronale reconnaît aux enseignants le droit d’être consulté, ces derniers exigent plutôt des conditions préalables pour leur mise en oeuvre, notamment l’existence de matériel didactique et de manuels pour tous les élèves, le recyclage des professeurs et surtout la reconnaissance mutuelle que ces conditions sont bien remplies.Les patrons proposent par ailleurs de consulter les enseignants s’il s’agit d’apporter des changements aux bulletins des élèves.Les enseignants veulent en réduire le nombre de cinq à quatre.Cette matière est régie actuellement par le régime pédagogique et ne constitue donc pas en principe un objet de négociation.Les enseignants revendiquent aussi de nouvelles règles pour l’intégration des enfants en difficulté d’apprentissage.lia veulent voir les commissions scolaires se doter de politique à cet égard mais surtout s’assurer que cette intégration ne pourra se faire qu’en conformité avec cette politique.Les commissions scolaires sont prêtes à se doter d’une politique en la matière mais sans faire de son existence une condition d’intégration des enfants aux classes régulières.Autre demande capitale: le retour au ratio maître/élèves pour calculer le nombre d’enseignants à embaucher.On a remplacé cette technique en 1982 par celle du nombre maximum et moyen d’élèves par classe, technique que la partie patronale est prête à reconduire.Par exemple, au premier cycle du primaire, ce nombre maximum est de 27 mais ne doit pas dépasser 25 en moyenne dans l’ensemble de la commission.On demande à l’avenir d’engager au primaire « un enseignant par 21.29 élèves».Enfin, la CECS accorde beaucoup d’importance aux enseignants affectés à l’éducation des adultes.Les revendications à cet égard visent à « rendre ce secteur le plus comparable possible avec le secteur de l’enseignement régulier ».Actuellement, peu d’enseignants de ce secteur bénéficient de la permanence d’emploi.La partie patronale a consenti quelque 125 postes depuis 1982 et est disposée à reconduire cette entente.+ Rhinocéros AU-Baba se présentera dans la circonscription de Sainte-Marie et prédit d’ores et déjà qu’il se classera derrière le député Jean-Claude Ma-lépart aux prochaines élections, et u’aux élections suivantes, il sera lu.Le secret de son prochain succès électoral?« Je ferai exactement comme Malépart: je vais m’inscrire dans un club de bowling, devenir membre du Kiwanis et assister à toutes les soirées mondaines, les noces, les baptêmes, les funérailles ».Autrement dit, je me comporterai exactement comme un candidat du Parti civique.Ali-Baba représentait, ces dernières années, la tendance marxiste (Groucho) du parti, par opposition à la tendance lennoniste (John Lennon).Rompant avec la tradition fédéraliste du Parti, Laurent Alie s’était présenté comme indépendant aux partieUes de juin 1985 dans Bertrand, le Parti Rhinocéros n’étant pas reconnu comme parti officiel au Québec.Sous son véritable patronyme de Joseph Arthur Laurent Alie, son slogan était: « Dans Bertrand, pour le temps d’une paix, votez Joseph-Arthur ».Pour comble, Joseph-Arthur avait été, avec 402 voix, le candidat le plus populaire après Bourassa et Francine Lalonde.Mais c’est au fédéral, où le Parti est toujours reconnu officiellement par le Directeur général des élections, que les Rhinocéros ont une lutte à livrer, insiste Ali-Baba.La raison d’être du candidat Rhinocéros est toujours la même, ne pas être élu, pas plus que le fou du roi ne veut accéder au trône.Encore à l’ébauche, le programme d’Ali Baba propose l’annexion des États-Unis au Canada, pour que le libre-échange s’établisse sur des bases canadiennes et provinciales, et aussi l’annexion de l’URSS au Canada, pour améliorer les relations Nord-Sud.Fort de ces promesses, avec l’appui officieux des Verts d’Allemagne et l’éventuel appui du gouvernement de l'Islande, Ali-Baba est certain de n’être pas élu.Il pourra consacrer tout son temps à un autre de ses projets, le métissage du rhinocéros avec le caribou.+ Cannes D’ailleurs, soulignons que le prix de la Fipresci pour les films des sections parallèles est allé au Déclin de l’empire américain du Québécois Denys Arcand, « pour la lucidité et l’humour de son évocation des problèmes de la vie privée en forme de pamphlet social ».Un prix largement mérité pour un film audacieux dont les Québécois devront vraisemblablement attendre la sortie à l’automne.Le prix de la meilleure mise en scène est allé à After Hours de Martin Scorsese.Un prix incontestable pour un film dont la perfection de la mise en scène a été unanimement reconnue.C’est un Alain Cavalier visiblement déçu, qui n’avait pas le sourire facile, qui s’est vu remettre le prix du jury.Un bonbon pour un film qui méritait mieux.Cavalier, le favori du public cannois et de la presse française, en était venu à croire en ses chances de monter sur la plus haute marche du podium.Ces illusions se sont rapidement dissipées, car son prix lui a été remis dès le début de la cérémonie.Soulignons que Thérèse s’était aussi mérité une mention de la part du jury oecuménique.Les prix d’interprétation apparaissent comme très contestables.Ou- bliant Catherine Deneuve, splendide dans Le Lieu du crime, et Kim Basinger, brûlante dans Fool for Love de Robert Altman, le jury a couronné, ex-aequo, Barbara Sukowa (Rosa Luxemburg de Margarethe von Trotta) et Fernanda Torrès (Parle-moi d’amour du Brésilien Ar- ' naldo Jabor).C’est couronner Sukowa pour un rôle assez quelconque, elle qui fut infiniment meilleure sous la direction de Fassbinder (Lola).Quant à Fernanda Torrès, gageons que la présence de Sonia Braga, déjà actrice pour Jabor, au sein du jury, a pesé lourd dans ce choix.Chez les hommes, Michel Blanc pour Tenue de soirée de Bertrand Blier et Bob Hoskins pour Mona Lisa de Neil Jordan sont les lauréats.De bien petites choses si on les compare à l’époustouflant J on Voight qui tient Runaway Train d’Andrel Koncha-lovski à bout de bras.Voight a payé très cher le fait que le jury lui ait déjà décerné ce prix à l’époque de Coming Home.La Caméra d’or (meilleur premier film) est allée à Noiret blanc de la Française Claire Devers, alors que pratiquement tout le monde attendait le réalisateur noir américain Spike Lee et son She's Gotta Have It.Donc, dans l’ensemble, un palmarès cafouillant, à l’image de la cérémonie de clôture, qui frisait l’amateurisme.C’est L’Amour sorcier, troisième collaboration du cinéaste espagnol Carlos Saura avec le danseur Antonio Gadès, qui est venu clore le festival.Malheureusement, le film fut une cruelle déception qui fera sans doute très mal aux amateurs de Carmen et de Noces de sang.Un échec sur lequel il n’est pas la peine de s’éterniser.Ce 39e Festival de Cannes aura été l’année américaine, les Américains excellant à tous les niveaux, et particulièrement en démontrant l’étonnante vitalité de son cinéma indépendant.À ce chapitre, Jim Jarmusch, dont il faudra parler longuement du très beau Down by La w, se désigne d’emblée comme le chef de file des cinéastes de la génération des années 1980.LE CANCER AGIT.RÉAGISSEZ! soarit CANADIAN DU CANCER 111 SR laissez-nous prendre soin de vos opérations bancaires.A titre de propriétaire d’une entreprise personnelle, comment trouver le temps d’assurer le succès de votre entreprise tout en faisant face à la complexité de vos transactions bancaires quotidiennes?La Banque de Montréal vous offre une solution à la fois simple et efficace : le Programme de comptes d’entreprises rsonnelles.• Simplification de la gamme de produits • Réponse rapide aux demandes de prêt • Simplification de la prise de garanties • Frais mensuels fixes • Uniformisation de la politique tarifaire • Spécialisation de la gestion des comptes Il s’agit d’un programme qui vous permet de consacrer moins de temps à vos opérations bancaires, au profit de ta gestion de votre entreprise.Toujours à l’écoute des entreprises personnelles, la Banque de Montréal a mis au point ce programme complet â leur intention.Chacun des services qu’il comprend est conçu de façon à répondre aux besoins particuliers des entreprises personnelles et atteste notre engagement à servir, aujourd’hui et demain, ce secteur important.A la Banque de Montréal, nous sommes conscients que le succès des entreprises personnelles joue un rôle essentiel dans la croissance économique et financière du Canada.Si vous cherchez le moyen d’améliorer la croissance de votre entreprise, adressez-vous à la banque qui vous permet d'y consacrer tout le temps voulu : la Banque de Montréal.Communiquez avec votre directeur de comptes de la Banque de Montréal ou avec le centre d'affaires commerciales le plus près de chez vous.Banque de Montréal Au service des entreprises personnelles.t 4 JL LE DEVOIR CAHIER 2 Montréal, mardi 20 mai 1986- MACRO-ECONOMIE JOCELIN DUMAS ¦ Les prix des logements neufs ont augmenté de 6*4 % en un an L’indice des prix des logements neufs (1981 = 100) au Canada s’est établi à 101.3 en mars, en hausse de 0.7 % par rapport à son niveau de février (100.6).L'indice est en progression depuis les 10 derniers mois.Cet indice des prix de vente des entrepreneurs canadiens en construction dépasse maintenant de 6.4 % le niveau de 95.2 enregistré il y a un an.Entre février et mars 1986, l’indice estimé des « maisons seulement » s’est accru de 0.8 % pour atteindre 104.8, tandis que celui des « terrains seulement » a augmenté de 0.3 % pour se fixer à 95.7.¦ L’offre d’emploi augmente de 5.8% entre mars et avril L’indice désaisonnalisé de l’offre d’emploi pour le Canada (1981 = 100) a augmenté de 5.8 % entre mars et avril 1986, son niveau passant de 86 à 91.Il s’est accru de 14.4 % en Ontario (de 104 à 119), de 4.4 % au Québec (de 90 à 94) et de 4.3 % dans les provinces de l’Atlantique (de 139 à 145).Comparativement au même mois de l’an dernier, l’indice pour l’ensemble du pays s’est accru de 24.7 % en avril 1986.À l’exception des provinces de l’Atlantique, où l’indice a diminué de 35.8 %, toutes les régions ont contribué à cette hausse.¦ Les fabricants prévoient une hausse de production au 2e trimestre Les fabricants canadiens qui ont participé à l’enquête d’avril 1986 sur les perspectives du monde des affaires s’attendent à une hausse nette de la production au cours du deuxième trimestre, comparativement au premier trimestre de 1986.En effet, d’après les réponses pondérées, 40 % des répondants anticipent une augmentation de la production, tandis que seulement 14 % envisagent un recul.Par contre, une forte proportion de l'augmentation nette de la production prévue entre le premier et le deuxième trimestre reflète une tendance saisonnière.Dans l’enquête d’avril, 60 % des répondants ont indiqué que le niveau des nouvelles commandes demeurera quasi le même.Le niveau des commandes en carnet est considéré comme normal par 70 % des répondants.¦ Les prix des matériaux de construction augmentent légèrement L’indice des prix des matériaux de la construction résidentielle s’est inscrit à 125.5 en mars, soit une hausse de 1 % comparativement au niveau révisé de 124.3 enregistré en février dernier.L’indice est en hausse de 6.5 % en regard du niveau de 117.8 atteint un an plus tôt.Entre février et mars 1986, des augmenations de prix ont été signalées pour trois des quatre composantes : les matériaux de charpente (3 %), les matériaux mécaniques (0.8 %) et les matériaux architecturaux (0.2%).L’indice des prix des matériaux de la construction non résidentielle s’est élevé pour sa part à 123.1 en mars, soit un gain de 0.3 % comparativement au niveau révisé de 122.7 enregistré en février 1986.L’indice est en hausse de 4.3 % en regard du niveau de 118 atteint un an plus tôt.Entre février et mars 1986, des augmentations de prix ont été signalées pour les quatre composantes de l’indice : les matériaux de charpente (0.7 %), les matériaux mécaniques (0.3 %), les matériaux architecturaux (0.2 %) et les matériaux électriques (0.1 %).¦ Les prix des machines augmentent L’indice des prix des machines et du matériel (IPMM, 1971 = 100) selon l’industrie d’achat se situait au niveau préliminaire de 305.1 au premier trimestre de 1986, en hausse de 1 % par rapport au quatrième trimestre de 1985.La composante du matériel canadien de même que l’indice pour les biens importés ont gagné 1 % chacun au cours du trimestre écoulé.Dans le cas des biens importés, la faiblesse du dollar canadien, face au dollar américain, est la causejjpjiçigale d^ j^u^i^qgta- ¦ La consommation reprend aux USA Après trois mois de baisse consécutive, les ventes de détail ont augmenté de 0.5 % en avril.Cette reprise de la consommation est toutefois inférieure aux prévisions des analystes, qui attendaient une hausse de l’ordre de 1 %, après une baisse de 0.9 % en mars.La hausse de 4.1 % des ventes de voitures explique à elle seule le redressement des ventes de détail.Cambior : $ 150 millions admissibles à une déduction de 75 % La filiale de SOQUEM lance le plus important appel public à l’épargne dans le cadre du RÉA RËAction PAUL DURIVAGE Le plus important appel public à l’épargne à survenir dans l’histoire du régime d’épargne-actions du Québec, celui de Cambior Inc., est aussi l’un des plus intéressants à ce jour.La filiale de la société québécoise d’exploration minière SOQUEM vient de déposer un prospectus provisoire auprès des commissions de valeurs mobilières et des autres organismes de réglementation au Canada.Ce prospectus vise l’émission de jusqu’à $ 150 millions d’unités de capital-actions, au Canada et en Europe.CiM BI0R Le gouvernement du Québec se plaît à comparer cette privatisation a celle de British Telecom par le gouvernement de Londres en décembre 1984, quant à la procédure.Les actionnaires, eux, se réjouiront particulièrement si Cambior réitère le succès de la société britannique sur le plan boursier.Rappelons que le titre a doublé en valeur dès son inscription à la Bourse de Londres.Chose certaine, le gouvernement du Québec a tout mis en oeuvre pour faire un succès de cette émission.En bon commerçant, il aura sans doute voulu se construire une clientèle, son étalage n’étant pas essentiellement composé de sucreries.Le produit est de première qualité.SOQU EM n’a retenu pour Cambior que ses plus belles propriétés, se gardant bien de mêler l’or éclatant de la Mine Doyon au sel acide des Mines Seleines.Ces biens triés sur le volet composent l’une des plus grandes entreprises aurifères au Québec et la septième plus importante au Canada.Il s'agit principalement d’une participation de 50 % dans la mine à ciel ouvert Doyon, le « bijou » de SOQUEM, avec des coûts d’exploitation parmi les plus bas au Canada.On y trouve aussi les placements de SOQUEM dans Ressources Aiguebelle Inc.(24 %) et Mines Sullivan (33 %), ainsi que 46 propriétés minières de l’Abitibi à divers stades d’exploration.La participation de 38% de SOQUEM dans la société minière Lou-vem n’a pas été roulée dans la nouvelle filiale aurifère.Cambior s’est par contre réservé une option d’achat valide pour quelques mois encore et un droit de premier refus valable jusqu’au 30 janvier 1987.Lou-vem s'est révélée jusqu’à présent une grande source de déceptions pour ses actionnaires, mais son éternel optimisme suscite toujours les mêmes rêveries.Pour ajouter a son attrait, Cambior a aussi hérité de SOQUEM de sa participation dans Niobec, la seule mine de niobium en Amérique du Nord et l’une des plus importantes au monde.Celle-ci.située à Saint-Honoré au nord de Chicoutimi, compte Voir page 12 : Cambior Même situation aux États-Unis : recul des profits de 3 % Les bénéfices des principales sociétés canadiennes régressent de 7.6 % au premier trimestre de 1986 JEAN CHARTIER Les profits des 130 principales compagnies canadiennes ont régressé de $ 2.140 milliards à $ 1.978 milliard du premier trimestre de 1985 au premier trimestre de 1986.Il s’agit d’une régression de 7.6 %.C’est la première fois depuis la fin de la récession en 1982 qu’on enregistre un recul des profits en un trimestre au Canada.Il y a aussi eu recul aux États-Unis, mais celui-ci ne s’établit qu’à 3 %.Le recul avait été beaucoup plus fort (de 19 %) au premier trimestre de 1985 par rapport au premier trimestre de 1984.La situation est donc moins prononcée aux États-Unis qu’au Canada pour les trois derniers mois, mais le comportement des profits y est beaucoup plus erratique au sud de la frontière depuis 15 mois.Par rapport sir dernier trimestre de 1985, les profits ont reculé très fortement, soit de 12 % au Canada.La chute est donc nouvelle et subite ici.Si on prend les 12 derniers mois d’activité terminés au 31 mars, on en arrive au total à des profits de $ 8.465 milliards par rapport à $ 8.281 milliards aux 12 mois terminés au 31 mars 1985.On n’en est donc pas encore à un recul absolu pour les 12 Us profits des compagnies de ressources naturelles au Canada («n millions de dollars) Premier trimestre Varia- Hon 1986 1985 (%) Émrgl* $335.7 $462.9 - 23.0 Production énergétique 222.2 339.7 - 34.6 Les pétrolières intégrées 189.6 257.6 - 26.4 Les producteurs de pétrole et gaz 32.6 82.1 - 60.3 Transport énergétique 113.5 123.2 - 7.9 Gaz.électricité 90.8 98.4 - 7.8 Pipelines 22.7 24.8 - 8.6 Produits forestiers 105.1 98.3 + 9.1 Producteurs de l’Est 67.7 82.9 - 18.3 Producteurs de l’Ouest 37.4 13.4 + 179.7 MIvnmi 15.1 32.7 - 53.6 Or * 8.0 3.6 + 122.3 Mines intégrées - 21.0 44.3 - 147.3 Métaux - 2.7 - 55.1 + 95.1 Autres mines 30.8 39.9 - 22.9 Source : Th* Gktit» and Mail derniers mois, mais si la tendance actuelle se poursuit jusqu’en juin, on y sera sûrement.La compilation rendue publique par le quotidien The Globe and Mail dans son édition d’hier souligne aussi le fait que le déclin dans les profits des sociétés manufacturières dépasse le recul dans le profit des sociétés productrices de matières premières prises globalement.Le déclin atteint 28.6 % pour les sociétés manufacturières et 23 % pour les sociétés de matières premières.Dans le secteur énergétique, le déclin est néanmoins considérable.Il atteint 26.4 % pour les grandes compagnies pétrolières intégrées, leurs profits tombant de $ 257 à $ 189 millions, et s’établit à 60.3 % dans le cas des producteurs pétroliers et gaziers, glissant de $ 82.1 à $ 32.6 millions.Ce sont les compagnies de pipelines et d’hydro-électricité qui remontent quelque peu la moyenne.Les producteurs miniers ont aussi connu un très mauvais trimestre.Les profits des compagnies minières intégrées ont diminué de $ 44.3 à $ 21 millions et les compagnies métallurgiques ont encore enregistré des pertes, de $ 3 millions cette fois-ci.Seuls les producteurs aurifères ont amé-Volr page 14 : Bénéfices LES TITRES REA Date d'inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à rémission Prix 12-05-86 au marché 16-05-86 Var.Date d'inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l’émission Prix 12-05-86 au marché 16-05-86 Var.10-12-85 24-04-84 14-11-85 22-06-84 07-11-85 * ACSI * Aligro * Artopex * Bercley pr.conv.* Biltrite 150%, 150% 150% 150% 100 % 2.0$ 3.5$ 5.0$ 4.0$ 11.5 $ 2.0$ 5.0$ 5.0$ 4.0$ 8.0$ 6 5% $ 22 $ 10’%$ 475 12% $ 485 22 $ 10%$ 455 12%$ -52 + % -20 + % 22-11-84 15-11-84 20-11-85 17-10-85 09-12-85 * Perkins Petro-Sun pr.cnv.sr1 * Premier Choix-TVEC * Promatek Ltée Provigo 150% 150% 150% 150% 100% 7.2$ 4.0$ 6.0$ 3.9$ 32.0$ 5%$ 3%$6 5.0$ 325 16.2$ 10% $ 305 8% $ 345 19% $ 11 % $ 305 8 $ 355 19 V2 $ + 1% - % + 10 - % 28-05-85 27-11-84 Bombardier B * Biotech Electronics 75% 150% 28.6$ 7.0$ 13.0$ 5.0$ 22'4 $ 5% $ 21 ’/4 $ 5% $ - 1 + % 19-09-85 24-05-86 Radiomutuel Radiomutuel 100% 75 % 12.5$ 8.5$ 5.0$ 8.5$ 8% $ 15-06-84 08-12-84 06-09-85 * Canam Manac Inc.A * Cancom Cascades 100% 150% 100% 9.5 $ 20.0$ 17.2 $ 3% $J 5.0$ 5%$ ’ 16% $ 11 % $ 13%$ 15% $ 11 % $ 13%$ - 1/2 + % 12-07-85 20-06-85 .03-01-86 Ressources Aiguebelle * Ressources AuNore * Ressources la Pause 100 % 150 % 100 % 9.0$ 12.0$ 0.3$ 5.0$ 250 6 70 260 75 38 250 90 37 -10 + 15 - 1 22-03-84 27-12-84 * CB Pak Inc.CB Pak Inc.75% 75% 27.0$ 24.0$ 12%$ 6 12%$ 27 $ 27 $ 26% $ 26% $ - % - % 15-07-85 31-12-85 Ressources Yorbeau * Restaurants Sportscene 150 % 150% 2.2$ 2.5$ 70 250 84 480 80 5% $ 4 4 32 10-09-85 03-10-84 15-06-85 Ciment St-Laurent A * Circo Craft Inc.* CFCFInc.50 % 150% 75% 14.0$ 23.1 $ 44.0$ 22.0$ 8'/4$ 13%$ 35% $ 10%$ 21 % $ 38 $ 11 % $ 21 % $ + 2% + % + % 23-12-85 23-12-85 12-12-85 * Boutiques San Francisco Sanivan * Sico inc.150 % 100 % 100% 5.8$ 5.0$ 27.5$ 5%$ 4%$6 13%$ 9% S 6% $ 22 $ 9’/4 $ 6 $ 21% $ - y.- % 23-04-85 14-11-85 Consolidated Bathurst * Cont.Pharma Cryosan A 50% 150% 100.$ 6.0$ 16%$ 5.0$ 24% $ 7 $ 25% $ 6% $ + % - % 17-06-85 09-04-85 * Sumabus Inc.* Techmire Ltée 100 % 150% 10.0$ 2.6$ 5.0$ 4.0$ 7% $ 420 7% $ 335 - y« - 85 14-11-85 07-05-85 11-12-84 ' Cont.Pharma Cryosan B Corp.Fin.Power * Datagram Inc.150% 50% 150% 6.0 $ 27.4 $ 3.0$ 5.0$ 27%$ 3.0$ 7 $ 45% $ 320 6% $ 44 $ 315 - % -1 % - 5 21-12-84 05-11-84 27-12-84 * Télé-Capitale UAP Inc.Unigesco pr.conv.1 100 % 100% 100% 23.0$ 8.0$ 8.0$ 5.0$ 1 7'/2$ 6.0$ 13% $ 29% $ 12 $ 13% $ 30 $ 11 % $ - % + % - % 26-06-85 08-05-86 * Datamark * Disnat (Investissements) 150% 75% 2.0$ 2.0$ 2.0$ 2.0$ 5% $ 1 385 5% $ 340 - % -45 16-09-85 27-11-85 Unlgesco B * Uni-Select 100% 150% 55.0$ 3.0$ 475 ‘ 3.0$ 53/4$ 63/4$ 6% $ 6%$ + v.- y.15-06-85 06-06-85 05-12-85 * Dofor Inc.Domtar Donohue Inc.50% 50% 50% 25.0 $ 56.2$ 16.0$ 9%$ 17%$’ 17%$ 13%$ 28 $ 25% $ 14%$ 29% $ 26% $ + 1 + 1% +iy.11-10-85 15-10-85 * Visway Transport * Volcano 150% 150% 11.2$ 15.0$ 7'/4$ 7'/î$ 8% $ 133/» $ 9’/4 $ 1,3% 4- y, - y.18-12-84 30-09-85 04-12-85 07-11-84 07-08-85 * Entreprises Hartco * Équipements Denis * F.Armtex Pr.conv.FCA Internationale Gaz Métropolitain Inc.150% 150% 150% 100% 100% 7.0$ 2.0$ 2.2$ 12.5$ 75.9$ 7.0$ 2.0$ 2.0$ 18.0$ 11’%$ 390 335 210 16%$ 12%$ 390 335 195 17%$ 12 $ -15 +iy.- y.16-05-86 16-04-86 18-04-86 24-04-86 tMId&IUN tN LUUHb UU A VtNIH "Cambior 75 % 150$5 10.0$5 Canam Manac 50 % 40.0$5 15%s ' Geotfrlon, Leclerc B 75 % 10.5$ 6.0 $5 Gr.La Laurentienne 50 % 50.0 $ ' 13 % 5 — — 29-10-84 * Goodfellow 150% 5.0$ 5.0$ 6%$ 6% $ — 12-04-86 * Groupe SNC 50% 40.0$ 5 13 %5 — — — 26-11-85 23- 10-85 30-12-85 24- 10-85 * Groupe Cogeco * Groupe Kaufel * Groupe Lacroix * Groupe La Laurentienne 100% 150% 150% 50% 8.3 $ 6.3$ 2.7$ 30.0$ 7Vi$ 6.0$ 3%$ 10.0$ 9 $ 12% $ 300 12%$ 8% $ 13 $ 300 14%$ - y.+ % +1% 13-05-86 xx-05-86 xx-05-86 xx-05-86 10-04-86 18-04-86 Groupe Totec Lévesque Beaubien A Miron * Studio Perry SR Telecom * Teinturiers Hubbard 100 % 50% 50% 75% 75% 100% 40.0 $5 3.0$ 5 150$ 5 6.7$' 10.0$' 12 s — — 06-01-86 29-10-84 21-11-85 * Groupe Totec * Groupe Trans.GTC.Groupe Vidéotron * Guardcor Invest.* Idéal Métal 150% 150% 75% 150% 150% 2.0$ 10.0$ 23.3$ 10.0$ 13.0$ 2.0$ 4%$ ’ 7%$ 9%$6 5%$ 5% $ 12 $ 13%$ 6 $ 6'/4$ 5% $ 10%$ 13% $ 6 $ 6% $ - % -1% 5$' — — — 07-06-85 19-12-85 + y» PROGRAMME DE RÉINVESTISSEMENT ET D’ACHAT D’ACTIONS 12-11-85 29-11-85 11-12-85 07-01-86 25-03-84 * IPLinc.Industries Charan inc.* Lambert-Somec * Lavalln Tech.Louvem Inc.pr.conv.150% 100% 150% 100% 150% 5 % $ 10.0 $ 5.0$ 10.0$ 8.0$ 5%$ 10.0$ 3%$ 4%$ 6 5.0$ 10 $ 13%$ 5% $ 350 225 9% $ 13%$ 5% $ 305 210 - % + % - y.-45 -15 Prochaine date limite 06-06-86 15-05-86 15-05-86 20-05-86 11-05-86 06-06-86 * 08-05-86 Émetteur Alcan Banque de Montréal Banque Royale Canadien Pacifique Dominion Textile Domtar Ent.Bell Canada Déduc- tion 50% 50% 50% 50% 75% 50% 50% trimestriel maximal 2 000$ 20 000$ 1 Dividende annuel 0.8 US$ 1.96$ Prix au 12-05-86 40% $ 333/4 $ marché 16-05-86 39% $ 32% $ Var.- % - y.15- 11-85 16- 12-85 22-10-85 09-04-84 03-01-86 M-Corp inc.* Mateo Mart inc.* MPA Vidéo Inc * McNeil, Mantha Inc.* Mines Abcourt pr.conv.150% 150% 150% 150% 150% 4.8$ 2.5$ 3.5$ 3.0$ 7.0$ 14%$ 2.5$ 425 300 7.0$ 25%$ 250 285 11%$ 360 32% $ 225 280 10% $ 420 + 6% -25 - 5 - % + 60 7 500$ 20,000$ ' 4 000$ 4 000$ 20 000$ 3 2.00 $ 0.48$ 0.48 $ 0.88 $ 2.38 $ 32% $ 17%$ 20% $ 31 $ 39% $ 32 $ 1 65/b $ 22 $ 29% $ 39% $ - % - % + 1% -1% + % 30-12-84 20-02-85 22-03-84 22-11-85 27-03-84 Mines D'Or Val Mines J.A.G.Ltée Montreal Trustco * Memotec Data * Morgan Trustco 150% 100% 75% 150% 100% 2.2$ 0.5$ 27.5$ 10.5$ 6.0$ 150 160 12%$ 7’/«$s 6.0$ 225 38 25% $ 10%$ 291 195 36% 25% $ 10 $ 291 -30 -1% + % - % Indice RÉA - - Lévesque, Beaubien (1,000 en Janvier 1982) 3117 3140 + 23 * Premier appel public à l'épargne 1 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 2 pour 1.2 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 3 pour 1.3 : Par exercice.4 : Par année.5 : Chiffre préliminaire sujet à changement.6 : Bon de souscription exclus (valeur estimée).10-07-85 12-11-85 19-12-85 27-02-86 Multldev Immobilia Inc.* OEInc * Ordinateurs Hypocrat Peerless (les tapis) 150% 100% 150% 75% 2.5$ 9.6$ 2.0$ 16.0$ 3.0$ 6 8.0$ 3.3$ 8% $ 6% $ 14%$ 8% $ 14%$ 6% $ 14%$ 8% $ 15 $ - % + % - % + % ¦ Compilation par LE DEVOIR. 12 Le Devoir, mardi 20 mai 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE L’Ontario, New York et le marché international représentent les voies de l’expansion pour CGI, dont le chiffre d’affaires s’élève déjà à $ 22 millions PORTRAIT CLAUDE TURCOTTE CGI, conseillers en gestion et en informatique, une entreprise fondée en 1976, dont le chiffre d’affaires atteindra $ 22 millions cette année, compte déjà 400 associés, dont 85 % ont des diplômes universitaires et 35 % des diplômes de deuxième cycle.Ces conseillers ont un âge moyen de 34 ans, mais ils ont tout de même dans leur domaine professionnel une moyenne d’années d’expérience parmi les plus élevées au Canada, soit 11 ans.C'est là une performance remar- dustrielle-services techniques), où quable, et pourtant peu de gens encore connaissent cette entreprise et ses dirigeants.Son président et fondateur, M.Serge Godin, n’a que 36 ans.Loin de rechercher la gloire et la publicité, il se réfugie sans cesse dernière son équipe et il faut vraiment insister pour obtenir une entrevue de lui.En cela, il ressemble à Paul Desmarais qui naguère avait un trac fou en présence de journalistes.M.Godin a un autre point commun avec le président de Power : comme lui, il n’a pas eu le temps de terminer ses études universitaires ; le succès en affaires est arrivé avant le MBA.« Il n’y a pas de quoi se péter les bretelles, prévient-il ; s’il y a un facteur prépondérant d’une certaine réussite, c’est de n’avoir jamais dérogé de notre objectif originel, celui d’être des conseillers en gestion et en informatique.» CGI, errtffet, est née de cette idée iné-ditèd’offrir en même temps à ses clients des conseils en gestion et en ipformatique.Personne ne faisait les deux, et encore aujourd'hui c’est là « le point fort » de CGI, qui a compris très tôt « les grands impacts administratifs que l’informatique pouvait avoir sur une organisation ».P’ils d’un commerçant de bois de Shipshaw au Saguenay, Serge Godin a connu très jeune la société Alcan, son barrage et le pont en aluminium qui conduisait à Arvida.C’est d’abord par des lectures qu'il a pris contact avec l’informatique.Après des études collégiales, il s’amène à Québec, où il travaille de 1970 à 1975 pour Aquilla BST et prend des cours du soir à l’unive-sité.Il passe ensuite à 1ST (L’In- il ne reste que huit mois.Il sait dès lors qu’il y a une place sur le marché pour CGI, une idée qu’il élabore avec un ami, André Imbeault.Il a 26 ans au moment de la création de l’entreprise, qui obtient comme premier mandat « la coordination de l’application du régime de rémunération des cadres du réseau des affaires sociales ».Il suffit seul à la tâche.Puis, vient un deuxième mandat et son ami Imbeault le rejoint.Quelques autres amis les retrouvent un peu plus tard, dont Jean Brassard, qui est aujourd’hui vice-président exécutif de CGI.Ce premier noyau de collaborateurs constitue encore le coeur de l’entreprise.Afin de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et de ne pas dépendre exclusivement de contrats gouvernementaux, CGI ouvre un bureau à Montréal en mai 1978 pour y recruter une clientèle du secteur privé.Elle devient membre de l’Association canadienne des conseillers en administration en 1981.Puis, d’autres bureaux sont ouverts, l’un à Ottawa en 1981, d’autres à Toronto en 1983, à Jonquière en 1984 et à Trois-Rivières en 1985.Depuis peu, CGI a un représentant à New York avec mission d’y installer un bureau.On a aussi mis sur pied des filiales, soit CG R ( conseillers en gestion et rémunération ou relations industrielles) en 1983 ; deux ans plus tard arrive CGI International, qui a maintenant un chiffre d’affaires de $ 1 million et des activités dans cinq pays d’Afrique ; CGO (gestion et organisations) a vu également le jour l’an passé ; et en janvier dernier apparaissait CPG M.Serge Godin estime à environ 350 le nombre des clients de CGI, conseillers en gestion et en informatique.Cette dernière firme conseil rejoint presque tous les secteurs d’activités, les compagnies d'assurances, les banques, le secteur manufacturier, les organismes publics et para-publics.(conseil en productique et gestion).Plus récemment, CGI annonçait son association avec Communications Marsy.L’intention de CGI était d’élargir son éventail de services pour rejoindre l’ensemble des besoins, d’une entreprise.« Il n’y a pas une firme au Canada qui connaît tous les îlots d’informatique qui peuvent exister dans une entreprise et personne ne s’occupait de tous les aspects de l’informatique », explique M.Godin.CGI veut remplir ce role de conseiller pour les divers îlots d’informatique au sein d’une même compagnie.Toutefois, par souci d’éviter des conflits d’intérêts potentiels, CGI refuse cependant de faire du recrutement de cadres et de la vérification comptable.En l’espace d’une décennie, la croissance de l’entreprise a entraîné une augmentation phénoménale du personnel professionnel, c’est-à-dire administrateurs, analystes, etc., qui sont passés de six en 1977 à 400 maintenant.De ce nombre, 350 sont des associés (les 50 autres, arrivés depuis moins d’un an, le deviendront éventuellement).Être associé signifie détenir des actions ordinaires de la compagnie.« Le succès, explique M.Godin, c’est le capital humain.On a défini des politiques pour que nos gens soient contents, pour qu’il y ait un environnement, un climat, pour que ce soit leur entreprise.» Les associés participent à la gestion et chaque année ils reçoivent un pourcentage des profits de l’entreprise.En comptant le personnel de soutien, CGI a présentement 435 employés.Selon certaines prévisions, CGI pourrait avoir près de 1,500 associés en 1990 au Québec et en Ontario, sans compter le personnel de ses filiales.Très respectueux de la confidentialité à maintenir à propos de la clientèle, M.Godin mentionne que CGI a de 300 à 400 clients dans presque tous les champs d’activités, les compagnies d’assurances, les banques, le secteur manufacturier, les organismes publics et para-publics.Plusieurs parmi les entreprises les plus connues au Québec font partie de cette liste ; 65 % proviennent du secteur privé et à 35 % du domaine public et para-public.CGI maintient comme objectif d’avoir 25 % de ses activités comme conseiller en administration ; elle vise donc 75 % en informatique, avec une répartition de ses activités de la façon suivante : la moitié en réalisation de systèmes, 15 % en gestion de l’informatique et 10 % en conseil technologique.Ces proportions correspondent d’ailleurs aux besoins du marché.M.Godin insiste de façon très particulière sur une planification très serrée à chaque début d’année.Au cours de l’entrevue, dans une envolée subite, qui révèle bien dans quelles eaux il se sent le plus à l’aise, M.Godin donne un aperçu de sa philosophie : « À mon sens, il n’y a pas de direction sans planification.Il faut des objectifs clairs, précis et mesurables.Avec la planification stratégique, nous avons une référence, qui nous permet de mesurer le rendement d’une usine ; mais sans un plan établi, comment pourrait-on suivre et mesurer?» Il constate que des plans stratégiques existent généralement dans les entreprises, mais que la discipline n’y est pas très répandue.Quoiqu’il en soit, CGI veut maintenir une proportion de 10 % du < marché québécois ; comme ce marché grandit d’au moins 25 % par année, CGI voit aussi ses effectifs grimper dans une proportion équivalente.M.Godin ajoute : « Voilà pourquoi nous ne sommes pas des héros.C’est un bon domaine pour le développement, et les entreprises dans ce type de services sont les premières au Canada pour la croissance.» Parce que le personnel de CGI est essentiellement composé d’associés, qui sont très liés à l’entreprise, on évite une croissance en dents de scie, d’où l’objectif de limiter sa part du marché québécois à 10%.CGI vise 10 % sur d’autres marchés aussi, particulièrement en Ontario où elle n’a que 1 % du marché actuellement et 24 associés à Toronto.Mais l’Ontario représente 57 % du marché canadien, alors que le Québec n’en constitue que 25 %.Après 10 ans d’existence, avec un président qui n’a pas 40 ans et une équipe encore plus jeune que lui en moyenne, CGI peut donc envisager un long avenir.Pour l’instant, il est clair que pour assurer l’expansion, on met l’accent en Ontario, à New York et sur le marché international.Jusqu’à maintenant, à part le pourcentage de profits versés aux associés, tous les bénéfices ont été réinvestis dans l’entreprise ou placés dans des fonds (obligations, etc.) en vue d’une utilisation ultérieure à des fins d’association ou d'acquisition.CGI ne ferme pas de portes, même pas celle de devenir peut-être un jour une société ouverte dont les actions seraient inscrites en bourse.Il y a des formules qui permettraient de le faire, tout en conservant la formule des associés, si chère à M.Godin.Pour le moment, CGI se montre particulièrement intéressée à une association avec une firme d’ingénieurs-conseils.Avis aux intéressés.+ Cambior en effet pour près de 15 % de la production annuelle mondiale.L’emballage est soigné.L’offre financière consiste en des unités comprenant chacune une action ordinaire et un demi-bon de souscription.Selon ce que l’on en sait, chaque bon entier permettra d’acquérir une action additionnelle moyennant $ 10 au cours des trois prochaines années.Ce gadget s’avère de plus en plus prisé par les investisseurs en raison de son effet amplificateur dans un contexte boursier haussier.Tout cela, plus un fonds de roulement substantiel, pour % 10 l’unité, laisse-t-on entendre rue Saint-Jacques.C’est deux fois moins que ce à quoi on aurait pu normalement s’attendre compte tenu du marché actuel pour de pareils titres.Une réelle aubaine, ce qui est plutôt rare présentement à la Bourse.Ce prix suggéré représente en effet 16 fois les bénéfices courus.Les neuf plus importants producteurs d’or présentement inscrits en Bourse, en excluant Dome Mines et Minerais Lac dont les derniers résultats sont plutôt erratiques, se transigent selon un multiple de 33 fois.De même, le rapport aux fonds autogénérés n’est que de sept fois, à comparer à près de 17 pour les neuf Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR entreprises "comparables, et la valeur comptable du titre représente environ la moitié de son prix au public, plutôt que le tiers dans les autres cas.Campbell Red Lake, dont les coûts de production sont les plus bas au Canada, par exemple, se négocie en Bourse à une valeur représentant 38 fois ses bénéfices, 22 fois ses fonds autogénérés et près de six fois sa valeur comptable.Sans compter l’avantage fiscal que permet l’acquisition de ces actions au Québec.Celles-ci donnent en effet droit à une déduction de 75 % du coût d’achat dans le cadre du régime d’épargne-actions.L’émission étant de nature internationale, inutile de dire que le prix demandé n’a pas été rehaussé en conséquence et qu’il s’agit en ce cas d’un avantage entièrement dévolu aux actionnaires.À comparer avec les autres émissions RÉA, il faut d’ailleurs signaler l’importante liquidité dont bénéficie le titre.L’émission de 15 millions d’actions impliquera en effet des milliers d’actionnaires et suscitera un marché actif.Selon le président du conseil de Cambior, M.Gilles Mercure, ancien président et chef de la direction de la Banque Nationale, environ le tiers de l’émission irait au Québec, un autre tiers étant dévolu au marché institutionnel canadien et le solde allant à des intérêts étrangers, principalement européens.La disposition « de façon ordonnée et progressive », selon les termes employés par le ministre délégué à la privatisation, M.Pierre Fortier, du bloc de 60 % que détiendra toujours SOQUEM après l’émission, créera d’ailleurs un plus grand nombre encore d’actions en circulation.Bien sûr, tout cela ne va pas sans risque.Le marché de l’or est traditionnellement très volatile.Le phénomène est aujourd’hui accentué par les ventes massives d’or de l’Union soviétique et l’instabilité politique en Afrique du Sud.Le forage et l’extraction de minerai comportent de plus un grand nombre d’impondérables.Des formations géologiques imprévues peuvent surgir en cours de creusage.Des travaux dangereux impliquant des éclatements de roches peuvent provoquer des effondrements ou des inondations.Il y a aussi le facteur dollar.Comme Cambior reçoit le paiement de ses ventes d’or et de niobium en dollars américains, il est à craindre que la hausse marquée de la valeur du billet vert canadien par rapport à sa contrepartie U S ne nuise aux résultats de Cambior.L’entreprise s’est par ailleurs fort bien comportée au cours des trois dernières années, tirant des béné- fices substantiels malgré des prix déprimés pour le métal précieux.Le marché à ce niveau-ci ne pouvant aller qu’en s’améliorant, remission de Cambior, au prix escompté et le RÉA aidant, représente sans doute une excellente occasion d’ajouter un petit côté spéculatif à son portefeuille.Un portefeuille bien équilibré ne devrait cependant pas contenir une valeur de plus de 10 % en titres aurifères.DIVIDENDE Investors Dividend Fund Ltd Un dividende supplémentaire de 15' par action d'lnvestors Dividend Fund Ltd a été déclaré par le Conseil d'Admi-nistration.Ce dividende sera payé le 28 mai 1986 aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 27 mai 1986.Depuis son début en 1962, Investors Dividend Fund Ltd a payé un total de $142 millions en dividendes aux actionnaires.Bernard S.Tonl Secrétaire Le Groupe Investors ÉQUIPEMENTS DENIS INC.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES AVIS EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ que rassemblée générale annuelle des actionnaires de ÉQUIPEMENTS DENIS INC.sera tenue à Montréal, au Grand Hôtel, 777 rue Université, Salle St-Char-les, le 18ième jour de juin 1986, à 16 heures, pour traiter des questions suivantes: 1.Présentation du rapport des administrateurs et des états financiers consolidés de la compagnie pour l'exercice terminé le 28 février 1986, ainsi que le rapport des vérificateurs s'y rapportant; 2.Élection des administrateurs; 3.Nomination des vérificateurs et autorisation au Conseil d’administration de fixer leurs honoraires; 4.Traitement de toute autre affaire qui peut être régulièrement soumise à rassemblée.Ste-Rosalie, Québec, le 16 mai 1986 (s) MARCEL BOUTIN Secrétaire Marcel Boutin LE CONSEIL -DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Dîner-causerie Lord Carrington Secrétaire général de l’OTAN Les relations Est-Ouest: un défi pour l’OTAN.Le mardi 27 mai 1986 à18h00, Hôtel Reine-Elizabeth Membre: 30,00$ Non-membre: 35,00$ Pour réservations: le secrétariat 300, rue Léo Pariseau, Bureau 1210 Place du Parc (514) 288-2261 UN BON BAIL-AUTO 2 C’EST INTROUVABLE! 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l’or soient à peu près compensés par ceux qui l’influencent à la hausse.OR ET INFLATION INTERNATIONALE Donc, même si à long terme les analyses techniques confirment une hausse du prix de l’or, pour l’instant il faut s’attendre à ce que le cours de l’indice des aurifères se déplace en dents de scie, et de façon horizontale.C’est du moins l’opinion de plusieurs analystes.Facteurs qui influencent l’or De façon générale, la performance du cours de l’or est directement proportionnelle aux variations de l’inflation internationale (voir le graphique).Or, si le dollar américain est à la baisse, les importations coûtent plus cher, ce qui se répercute sur l’indice des prix a la consommation.En même temps, cette baisse du dollar est un signe que les spéculateurs délaissent une monnaie jugée moins profitable, et ce, souvent au profit de l’or.Ce phénomène trouve sa source dans la baisse des taux d’intérêt américains, qui rendent le dollar US moins attirant.Par ailleurs, plus les tensions politiques internationales sont fortes, plus les investisseurs ont tendance à se réfugier dans le précieux métal.D’autre part, le même phénomène se produit quand le marché sent venir une crise financière internationale.Finalement les comportements des pays producteurs et acheteurs déterminent, en partie, l’orientation du cours de l’or.Midland Doherty L’attitude de neutralité de Mike Pickers, analyste, trouve sa justification dans l’équilibre des forces en présence.D’un côté, l’inflation baisse, les tensions politiques internationales pondérées par l’éventuelle tenue d’un sommet Reagan-Gorbatchev et la croyance populaire que les banques vont s’entendre avec les pays producteurs de pétrole, fortement endettés, font que l’or ne devrait pas avoir une performance époustouflante à terme.D’autre part, l’incertitude vis-à-vis de l’avenir du plus gros producteur mondial (l’Afrique du Sud), qui écoule sur les marchés 80 % du métal jaune, permet à l’or de se maintenir au niveau actuel.M.Pickers se- Indice de l'inflation 78 Année Source: McNeil.Mantha inc.rait néanmoins enclin à recommander, pour le long terme seulement, les titres de compagnies produisant au plus bas coût et qui seraient capables de passer à travers une baisse temporaire du cours de l’or.Il cite Placer et Echo Bay.Lévesque, Beaubien Jean Rainville, lui, préfère attendre que les indicateurs inflationnistes se manifestent avant de faire des recommandations.Pour l’instant, le niveau élevé du taux d’intérêt réel (taux d’intérêt moins l’inflation) fait LES TITRES QUI FONT PARLER D’EUX CETTE SEMAINE Compagnie : Hees International Cote % $33 Y* (Mtl : Hees Int) Risque : conservateur Secteur d'activité : services financiers Recommandations / sociétés : Achat.Moyen et long termes / Dominion Securities Pittield : Lévesque, Beaubien ; Merrill Lynch ; Midland Doherty ; Nesbitt, Thomson, Bongard ; Richardson Greenshields Raisons : Hees est la plus importante société canadienne offrant des services financiers aux commerces.Le style innovateur et dynamique de ses administrateurs permet à la compagnie de faire des acquisitions intéressantes.Hees, tout en possédant une structure de capital conservatrice, profite d’un rendement de l’avoir des actionnaires de 16 %.Prix cible à moyen terme : $ 39.Cote : $ 3 3 Y* (Mtl: Moore) t Araehnae; Canadian Business Service; Nesbitt, Thomson, Bongard ; Richardson Compagnie : Moore Risque : conservateur Secteur d’activité Recommandations / sociétés : Achat.Long terme Capstone; Deane Witter; Dominion Securities Pltfield Greenshields Raisons : La demande de formules d'affaires et de matériel produits par la société devrait s’accroître si l’augmentation de la croissance économique prévue pour la fin de l’année aux Etats-Unis se matérialise.Moore, qui contrôle très bien ta progression de ses coûts de production, profite d’un ration cours-bénéfices acceptable, si l'on considère que le titre peut se faire entraîner par le dynamisme de son secteur.Prix cible à moyen terme: $39- { ^ (Mtl: Rothman) Compagnie : Rothmans Cote : $ 39 Risque : moyen Secteur d’activité : produits de consommation Recommandations / sociétés : Vente / Geoffrion, Leclerc ; McLeod Young Weir ; Richardson Greenshields Raisons : La compagnie continue d’avoir des difficultés.D’une part, avec ses propres affaires dans le marché en déclin du tabac ; d’autre part, avec sa participation à 50.1 % dans O’Keefe, qui voit diminuer sa part de marché de la bière.Malgré les récents changements de la direction, Rothmans devra attendre encore avant de voir la baisse des profits se transformer en hausse.Compilation LE DEVOIR La bonne action La présente annonce ne doit pas etre interprétée comme une offre publique des valeurs qui sont mentionnées.Une telle offre sera faite par voie de prospectus seulement dans la province de Québec où la Commission des valeurs mobilières du Québec a accepté le dépôt du prospectus Premier appel public à épargné LA SOCIETE EN COMMANDITE Q.M.E.1986 15 000 000 $ (offre minimale de 5 000 parts\ offre maximale de 15 000 parts/ Prix: 1 000 $ la part ASPECTS FISCAUX Les souscripteurs de parts qui sont des particuliers auront droit de réclamer des déductions en 1986 égalés à 133’/3% des FEC engagés par la Société aux fins de l’impôt fédéral sur le revenu et à 166%% des FEC aux fins de l’impôt sur le revenu du Québec.SOCIETES PARTICIPANTES Chaque part donnera le droit de recevoir des actions de: Les Mines d’Or Val Ltée Mines d’Or Perron Ltée Ressources minières Cogesco Inc.Canstat Petroleum Corporation Arbor Resources Inc.Souscription minimale: 5 000 $ Payable en deux versements Des copies du prospectus peuvent être obtenues auprès du soussigné Geoffrion, Leclerc Inc.Mai 1986 qu’il est plus attrayant de placer son argent dans le dollar que dans l’or.Mais si l’économie, poussée par une future baisse des taux, reprenait un rythme de croissance plus intense à l’automne, le spectre de l’inflation pourrait refaire surface, et les aurifères remonteraient.McNeil, Mantha D’accord avec ses précédents confrères, Robert Ayotte insiste sur le fait que la baisse du prix du pétrole aura un impact significatif sur l’inflation.Il ajoute même que la différence de $ 2 à $ 3 actuellement observée entre le prix du marché spot de Rotterdam et celui des marchés à terme de New York, rabaissera le cours de l’or noir dans un proche avenir.Toutefois, si ce prix se maintenait trop longtemps a un si bas niveau, la peur d’une éventuelle crise financière internationale pourrait inciter les investisseurs à se réfugier dans l’or.Geoffrion, Leclerc Pierre Dufresne, de son côté, affirme que si le prix de l’or baisse de $ U S 25, pour atteindre les environs de $ US 315, plusieurs producteurs québécois, dont le coût de production est relativement élevé, ($ US 250 l’once) verraient leur marge grandement touchée.Ce pourrait être pire encore pour les compagnies plus endettées dont le coût de production atteint les $ US 300.Comme Robert Ayotte, M.Dufresne n’a aucune recommandation à formuler.Brault, Guy, O’Brien M.Mason, lui, se démarque fortement de l’opinion générale par son optimisme.Voici ses raisons : 1.— les Japonais ont besoin de 200 tonnes métriques (6 % de la production mondiale) pour frapper les pièces d’or portant l’effigie de l’empereur Hiro-Hito ; 2.— les coûts de production du Voir page 14 : Les aurifères Les chances d’une baisse des taux US semblent s’évanouir WASHINGTON (AFP) - Les chances d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis, jugée probable au lendemain du Sommet de Tokyo, semblaient s’évanouir lundi, à la veille du Comité directeur de la Réserve fédérale, organe-clef de la politique monétaire américaine.Placée devant un dilemme entre dollar faible et croissance molle, la Fed se résoudra probablement à ne rien décider, estiment de nombreux analystes américains.Le maintien du statu quo sur le coût du crédit aux États-Unis pourrait sonner le glas de la troisième baisse concertée des taux, envisagée par les sept grands pays industriels à Tokyo au début du mois, ajoutent-ils.Une baisse supplémentaire du taux d’escompte de la Fed, fixé à 6.5 % depuis le 18 avril, viendrait aiguillonner l’économie américaine, qui tourne au ralenti depuis le début de l’année.L’annonce d’une sensible révision en baisse de la croissance du PNB au premier trimestre (3.2 % en rythme annuel, selon une précédente estimation) est ainsi attendue mardi.Mais depuis quelques jours, les signaux contraires à un recul des taux ou à un assouplissement de la politique monétaire menée par la Fed se sont multipliés.M.Henry Kaufman, le gourou de Wall Street, a même annoncé un resserrement et une probable remontée du coût du crédit aux États-Unis avant la fin de l’année.En laminant la rentabilité des placements étrangers aux États-Unis, une baisse du coût du crédit menacerait la position du dollar sur le marché, au moment où le secrétaire au Trésor, M.James Baker, et le président de la Fed, M.Paul Volcker, semblent, pour la première fois, faire front commun contre la chute du billet vert.Une offre spéciale Dépôts garantis 59 mois, intérêts payés annuellement En faisant affaires avec la Fiducie du Québec, vous vous associez à la force économique Desjardins Informez-vous des conditions Institution inscrite à la Régie de l’Assurance dépôts du Quebec O Fiducie du Québec Anjou (514) 355-2050 1-800 361 5808Chicoutimi (418) 549-5746 1 800 463-9657 Laval (5141 668-5223 1800 361 3803 Longueuil (514) 679 2810 f 800 361-5058 Montréal (514)286-3225 / 800 361 2680 Québec (418)647-4742 t 800 463 5026 Sainte-Foy (418) 653 6811 t 800 463 4792 Sherbrooke (819) 566 5667 t 800 567 6920 Desjardins LE DEVOIR OFFRE 350 INVITATIONS DOUBLES À CHINE: TRÉSORS ET SPLENDEURS sPïîupt ils pour une heure entière de l’exposi* ».Non Le Devoir a réservé tous les billets lion afin de les offrir à ses invités.Nous offrons par concours 350’ paires de billets à nos lecteurs.Joignez-vous à nous et venez vous émerveiller en contemplant les trésors et les splendeurs de la Chine! i .mm •t b DATE ET LIEU JEUDI LE 5 JUIN 1986 DE LA VISITE: PALAIS DE LA CIVILISA ILE NOTRE-DAME MONTRÉAL Pour participer, vous n’avez qu’à remplir et retourner le coupon de participation avant le 26 mai à: Concours Chine: Trésors et Splendeurs.Le Devoir, 211 rue St-Sacrement, Montréal, Québec, II2Y 1X1.CONCOURS CHINE: TRÉSORS ET SPLENDEURS NOM:_______________________________ ADRESSE:.CODE POSTAL:.NO.TÉLÉPHONE:. 14 ¦ Le Devoir, mardi 20 mai 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE Le groupe de travail sur la déréglementation remettra bientôt son rapport au gouvernement libéral MIVILLE TREMBLAY de la Presse Canadienne Tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire.Le Québec n’en est pas encore là, mais le gouvernement provincial estime qu’il est temps de faire le ménage dans l’écheveau des règlements qui, tout innocents et louables pris un à un, n’en risquent pas moins de ralentir l’économie, comme le géant Gulliver rivé au sol par des milliers de ficelles.Au début de l’année 1986, le gouvernement libéral formait un groupe de travail sur la déréglementation composé de sept personnes, principalement issues du milieu des affaires, et présidé par un ministre délégué, M.Reed Scowen.Son mandat achève et le rapport sera remis au premier ministre Robert Bourassa et au ministre de la Justice Herbert Marx au cours de la première semaine de juin.Le document, assure M.Scowen, aura notamment une mission pédagogique et sera rédigé dans une langue accessible.M.Bourassa a promis qu’il serait publié, mais n’a pas voulu préciser quand.« Notre mandat essentiel est d’examiner la réglementation au Québec et d’évaluer son impact sur la capacité concurrentielle de nos entreprises, explique M.Scowen dans une interview accordée à la Presse Canadienne.« Il est important de souligner que ce n’est pas le groupe de travail qui va déréglementer.Les décisions seront prises après de larges consultations par chacun des ministres sectoriels concernés et les changements seront apportés de façon civilisée, avec des périodes d’ajustement.» M.Scowen qualifie de « très pragmatique » l’approche de son groupe et soutient qu’il est « nullement question de défaire le tissu de la réglementation sociale du Québec, mais plutôt d’apporter des ajustements ».Il n’en reconnaît pas moins « s’attendre à des débats parce que toute réglementation protège ou avantage un groupe quelconque et que ces gens vont protester».Concrètement, le groupe s’est penché sur trois questions princi- pales : - la réglementation économique, particulièrement celle qui touche les secteurs de la construction, des professions et du transport, tant des personnes que des marchandises ; - la réglementation sociale (telles les normes minimales de travail) et les coûts qu’elle impose aux entreprises du Québec comparativement à ce qui prévaut en Ontario et aux États-Unis ; - le processus de réglementation, notamment la consultation et l’évaluation des coûts et bénéfices apportés par les règlements.M.Scowen affirme qu’une révision complète des milliers de pages de règlements déjà en vigueur n’a pu être réalisée en cinq mois.Il laisse entendre qu’il faudra créer une nouvelle structure pour com-léter ce travail de bénédictin et eaucoup de persévérance de la part du gouvernement.Normalement, lorsque le gouvernement, ou plus souvent la Fonction publique, promulgue un règlement, le but avoué est de préciser et d’appliquer les intentions générales formulées par le législateur dans des lois-cadre.Mais les règlements sont plus importants qu’ils en ont l’air.En pratique, comme pour toute législation, ils établissent un arbitrage entre ce qui peut se faire et ce qui ne peut pas se faire.De façon anodine, la réglementation donne ou enlève des privilèges ou des obligations à des individus ou à des groupes.L’ensemble de ces petites décisions politiques finit par former un contrat social plus ou moins heureux et la plupart des individus et des entreprises en viennent à s’y faire.Mais depuis quelques années, des pressions pour un allégement de la réglementation se font sentir de lusieurs directions à la fois.Il y a, ien sûr, l’influence du courant néoconservateur ou libertaire, selon lequel presque tous les règlements sont en soi nocifs, car ils briment la liberté des individus et des entreprises.Il y a également l’impact cumulatif des reglements qui ne cessent de se multiplier.La société devenant de plus en plus complexe, les règlements naissent continuellement, mais très peu trépassent, et le fardeau finit par trop peser sur certaines épaules.Toutefois, l’argument massue est celui de la concurrence.Les entreprises québécoises ont à se dépêtrer d’une réglementation plus contraignante que n’ont à le faire leurs concurrentes d’Ontario et, surtout, des États-Unis où souffle un fort vent de déréglementation.De plus, meme si nos entreprises parvenaient à s’en sortir tout en respectant des exigences sociales plus grandes, la bureaucratie qui accompagne ces obligations ralentit considérablement leur vitesse d’adaptation, dans un monde qui nécessite des réflexes de survie de plus en plus prompts.Ainsi, la réglementation n’est lus seulement une question d’ar-itrage poütique entre divers grou-es d’intérêt à l’intérieur du Qué-ec, mais également un arbitrage économique entre ce que veulent les Québécois et ce que le monde extérieur leur permet.« Les manufacturiers n’ont plus les moyens, face à la concurrence des autres provinces et des autres pays, d’assumer les coûts additionnels occasionnés par le fléau de la réglementation, soutient l’Association des manufacturiers canadiens (AMC), section Québec, dans un mémoire très fouillé remis au gouvernement.« Les PME ont souvent été les plus pénalisées, ne disposant ni de l’expérience, ni du personnel requis pour faire face au fardeau qu’imposent la maîtrise et l’interprétation de cette réglementation afin d’adapter leurs entreprises aux nouvelles exigences.» Ceci dit, l’AMC propose une foule de modifications concrètes pour mieux contrôler le processus ae réglementation et pour alléger et rationaliser des reglements qu’elle juge ridicules, tâtillons, impossibles a gérer ou improductifs.Dans un mémoire plus théorique que pratique, la Chambre de commerce de la province de Québec adopte une position plus radicale, car en plus de nuire à la compétitivité, elle estime que « certaines réglementations portent directement atteinte à des droits individuels, comme le droit de propriété et la liberté du travail ».La Chambre demande plus que des aménagements et réclame l’abolition de la loi anti-briseurs de grève, que les budgets des organismes réglementaires soient coupés de moitié et qu'un couperet législatif supprime automatiquement les réglementations et les organismes réglementaires après un certain délai, à moins qu’ils ne soient réexaminés et explicitement reconduits par l’Assemblée nationale.Voilà qui fait craindre le pire aux syndicats.Mme Mona-Josée Gagnon, directrice de la recherche à la FTQ, se dit « très inquiète » de ce qui se trame dans le groupe de travail gouvernemental.Son syndicat tiendra d’ailleurs à l’automne un colloque sur les thèmes de la privatisation et de la déréglementation.Le mouvement syndical ne s’oppose pas à un certain ménage, ou rationalisation, de la réglementation, mais ne veut pas qu’il soit prétexte à remettre en question les acquis des travailleurs, particulièrement en ce qui a trait a leurs conditions de travail.Pour sa part, Mme Niquette De-lage, présidente de l’Association des consommateurs canadiens, section Québec, croit que la mentalité dans les grandes entreprises a changé ces dernières années et u’on peut maintenant leur faire avantage confiance en éliminant ou en assoupüssant certains règlements.Ainsi, dans la publicité, les compagnies ont compris l’importance d’être à l’écoute des consommateurs et l’industrie est mieux en mesure de s’auto-réglementer.Toutefois, juge-t-elle, « il y a encore un travail gigantesque à faire de la part des PME».Dans toute déréglementation, affirme Mme Delage, il faut également s’assurer que les personnes les plus vulnérables ne se voient pas privées de leur accès aux services de base, comme le téléphone ou le transport aérien dans les régions périphériques.Pour le gouvernement, le défi sera donc difficile : comment libérer les entreprises des contraintes inutiles tout en préservant les acquis sociaux.NEW YORK Effritement du marché NKW YORK (AFP) — La tendance a évolué irrégulièrement en baisse hier à Wall Street dans un marché très calme.L'indice des valeurs industrielles a clôturé à 1,758.18 en baisse de 1.61 point.Quelque 86 millions d'actions ont été échangées.Le nombre des baisses a dépassé celui des hausses: 782 contre 695.493 titres ont été inchangés.Les observateurs ont attribué les dégagements aux changements récemment intervenus dans la conjoncture économique: les prix pétroliers ont rebondi de 10 à 16 dollars le baril ; les taux d’intérêt ne baissent plus de façon aussi significative et certains experts prédisent que la diminution de l’inflation a pris fin.Bien que la plupart des analystes boursiers demeurent optimistes à long terme, nombre d’entre eux estiment que Wall Street est entré dans une phase de consolidation après les gains record enregistrés depuis septembre 1985.Coca Cola a cédé 2 à 105 1-4.Hilton Hotels a perdu 1 1-4 à 69 3-4.Quaker Oats est tombé de 1 3-8 à 69 5-8.Texas Instruments a progressé de 3 3-8 à 133 5-8.Syntex a gagné 1 3-4 à 56 7-8.American Brands est monté de 1 1-8 à 85 1-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Dow Jones Industriel Dow Jones Transport Services publics 771,10 Variations des titres mWmf- INDICE GÉNÉRAL VOLUME (en millions) 8MMMMRü# •W .> : ./4 Collhn 103 15* 114* 15*+ * CRLk 524 14* 14 Va 14* Comp Sp 16 1211 51V» 51 51 - * CdPac 759 12* 12 12* I Caring 1 10* 10* 10* I Cart Wi 16 24 59* 58* 59 CatrpT 13 3402 51 50* 51 +1 Celonse 13 273 208 206 206'.a CeMPw 213 201 17 Vs 17 17 I Chmpin 18 5337 24 Va 23* 24*+ * : Chose 6 3611 40 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