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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1986-04-26, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.PASSEPORT D Montréal, samedi 26 avril 1986 L9aventure Photo Nathalie Petrowakl Photo Pierre Matthieu Un bouddha, décoré de fleurs et de foulards.Une geisha préparant le thé.Petits Japonais à l’heure de la collation ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ mmm ¦WtKW VOYAGE AU COEUR DU JAPON NATHALIE PETROWSKI L’AÉROPORT de Tokyo est un aéroport comme les* autres.Néons blafards sur couloirs en enfilade; bulles publicitaires semées comme des champignons sur le parcours du tapis roulant ; rien dans le mobilier résolument moderne ne transpire le dépaysement.On a beau être au bout du monde, on se croit encore chez soi, en Occident.Apparence trompeuse.Telle une geisha secrète et réservée, le Japon met plusieurs jours sinon plusieurs années à se révéler.Devant le paysage trop familier, j’ai réagi comme tous les Occidentaux qui débarquent: en faisant ouvertement état de ma déception.C’était donc cela le J apon : un aéroport semblable à celui de Mirabel, aussi loin du centre-ville, sans le moindre cerisier aux alentours et avec en prime des douaniers affichant un air aussi notoirement buté que les nôtres.A l'extérieur, un paysage plat, un ciel terne griffé par des files métalliques qui semblent téléguider un million de petit es voitures blanches fraîchement lavées.La déception se poursuivait.L’aventure.Quelle aventure ?J’ai pris une première navette, puis le Skyliner, train supersonique qui fait la liaison Tokyo-Narita jusqu'à minuit.Passé minuit, faites vos prières et sortez votre mouchoir ou votre sac de couchage.Plus moyen de moyenner.Un taxi Narita-Tokyo peut coûter jusqu’à $300.La banlieue fleurie de béton a filé par la vitre du train.A chaaue arrêt, un tintement de clochettes était suivi de la voix aigrelette d’une hôtesse déclinant son catéchisme en japonais puis en anglais.Les passagers autour de moi avaient des yeux bridés, des cheveux de jais et m’indiquaient pour la première fois que je faisais désormais partie d’une mi norité visible.Au terminus de Ueno, la minorité visible est devenue franchement voyante.La gare était bondée de monde.Pourtant pas une âme occi dentale à l'horizon sinon celle du mannequin blond sur l'affiche publi citaire.Le dépaysement commen çait tranquillement à faire son effet.Je me suis retrouvée sous la pluit du dimanche soir, incapable de dé chiffrer la caligraphie compliquée des noms de rue, incapable de me rappeler le moindre mot de japonais agitant désespérément les mains de vant des quidams qui ne compre naient rien à ce que la guijin de pas sage radotait.L’aventure commençait.J’ai repéré l’hôtel de la gare.La proximité de l’endroit était son seul et unique avantage.Pour le reste, ce n'était plus de l’aventure, c'était du sport.Il m'a fallu apprendre l'art de la contorsion pour rapatrier la totalité de mon corps à l’intérieur du garde-robe en guise de chambre Une fois la porte fermée, la tristesse miteuse de l’endroit, doublé d’une odeur persistante de chop suey m’ont pendant quelques minutes pro londément découragée non seule ment du Japon, mais de l’aventure en soi.Peut-être étais-je trop vieille, trop bourgeoise, trop yuupie, trop privi légiée pour me payer de luxe de cet exil aussi exotiuue que sordide.Cent fois sur le cliché, remettez votre ouvrage.Le lendemain, il pleuvait toujours.J’ai pris le premier métro en route pour nulle part.Je suis descendue d’un wagon pour remonter dans un autre.J’ai voulu m'aventurer à Ginza, la mecque du magasinage puis à Shinjuku, haut lieu de la jeunesse de Tokyo.Mais la foule monstrueusement disciplinée, m’a pétrifiée.J’ai tourné en rond dans la station pendant une heure, étourdie, aba sourdie, abrutie, hallucinée Je marchais dans un monde surréaliste, meublé de grands magasins high tech à côté desquels Katon fait figure de magasin Woolco.A chaque tournant de couloir ou de rue, je me sentais agressée par la beauté des objets et la surenchère scandaleuse de leurs prix.Dire que le Japon est cher est un euphémisme, Notre dollar est une pttepse monnaie de papier devant le yen tout puissant et presque insousciant de sa force.A Tokyo, le dollar ne vaut pas même 50 cennes et donne tout juste droit à un verre d’eau.Une tasse .de café servi dans de la porcelaine coûte un minimum de $4 Ne parlons pas du reste.Vêtements, bijoux, bouffe, accessoires électroniques, tousles paradis artificiels de la so ciété de consommation commencent à $100 pour atteindre des sommets indécents Les soldes n'existent pas.Les Japonais refusent d’acheter a rabais.Lorsqu'ils achètent, Ils veulent payer cher.Très cher.Ce n'est pas un réflexe de parvenus.C'est une manie de maîtres consommateurs.Si cela coûte cher, c’est que c’est meilleur.Le pire, c'est que c'est vrai l’as parce que quelqu’un l’a décrété! Tout simplement parce que les com; merçants japonais ont le malheur d'être honnêtes.What you see, /$ what you got J'ai continué ma marche dans lé ville en sentant mon argent fondre d'humiliation Je fendais maintenant les flots d’un océan de cadres en costumes bleu marine, montre Rolex au poignet et attaché case au bras Je cherchais désespérément une sortie sans la trouver, sans même pouvoir la nommer Je me croyais condarrw née à mes couloirs tel Sisyphe à soo rocher.Puis subitement, au bout d'un es* caller roulant, j’ai aperçu une éclair cie.C’était Lumina Square, un ei pace ouvert et tranquille, une sort® d’esplanade intérieure, parée de marbre clair et déplantés tropicales.Des bars et des cafés s’enfilaient calmement jusqu'à une immense horloge art deeco.De jeunes yuppies japonais y sirotaient des bières blondes et des cafés chers.Après deux jours d'errance, c’était mon premier moment de répit, mon premier vraj contact avec le Japon Le lendemain, il ne me restait plus Suit* à la page D-2 mmammmmmmrnmmmiÊiKmimmmmmmÊÊÊmtÊÊmiÊmmmmm HanQ^’^onvteO \0\ï 1*1 3999$ an.3999$ c.» " lATUSV D-2 ¦ Le Devoir, samedi 26 avril 1986 LE DEVOIR .PASSEPORT Le Japon, pays de simplicité et de splendeur Suite de la page D-1 qu’à quitter Tokyo et à partir à la découverte d’un monde radicalement différent.La grande aventure du Japon, c’est précisément cette découverte - culturelle, sprituelle, intellectuelle - découverte sans fracas, où Mon a pas besoin de se perdre dans la brousse, d’escalader les pics acérés, dé manger des fournis et de coucher dans des canots, pour vivre des sensations fortes et comprendre que l’a-vènture est autant un mouvement qu’un état d’âme.«.Je suis arrivée à Beppu, bain Sauna et grande source thermale du Fiche signalétique Compagnies aériennes: Aucun vol direct Montréal-Tokyo ( Narita).< ; Le plus pratique: CP Air.Montréal-Vancouver-Narita.Le moins cher: Korean Airlines.Los Angeles-Séoul-Narita .$1,175.Le prix moyen du billet est d’environ $1,500.h*- Les autres: American Airlines: Montréal-Orlando-Narita.!**¦' Air Canada avec Japan Airlines: Montréal-Vancouver-Narita.; l Eastern avec Northwest: Montréal-Laguardia (NY)-.IFK (NY)-Na-i-I rita.! Japan Airlines: JFK (NY)-Narita.Durée du voyage: Entre 19 et 26 heures, dépendant de la route.Décalage horaire: 13 heures.L’heure japonaise est comme on dit, 5; slightly ahead of its time.•¦C; Voyage en groupe: Club Aventure Voyages - $3,600, trois semaines tout compris.Service à la carte également.Tél: 286-9014 Nikka Tours - $3,100 -13 jours - soupers non compris et supplément pour une chambre simple.Tél: 871-8182 Devise: Le yen.Actuellement le dollar canadien ne vaut pas grand-’chose au Japon.Un dollar canadien vaut entre 120 et 126 yens alors qu’il en valait presque le double il y a deux ans.Ne pas apporter de dollars canadiens ni de chèques de voyage en yen.La meilleure solution: le dollar US ou encore de l’argent comptant en yen acheté à Montréal.Maison de Change Forexco, 360 Saint-Jacques ouest, suite 1213.Tel: 284-1971.Coût de la vie: Honteusement cher.Pas moyen de s'en tirer à moins de $90 par jour, pour se loger et se nourrir.A midi, un repas coûte entre 1,200 et 1,600 yens.Le soir, environ 2,000 yens.Sushi et shashimi (le célèbre poisson cru) sont aussi exquis qu’ils sont dispendieux.Un morceau d’oursin par exemple vaut environ $4.C’est également le prix moyen d’un café.Le café est un luxe au Japon.Mieux vaut se convertir au thé ou au saké.Hébergement: On compte cinq sortes d’hôtels.Les hôtels Western.Parfaitement occidentalisés et chers.Au Tokyo Prince Hotel, une chambre simple coûte 19,000 yens.Les hôtels buisness pour hommes d'affaires japonais, sont moins chers et parfois miteux.Prix moyen entre 5,000 et 6,000 yens.Les Ryokans, les hôtels traditionnels japonais sont mal chauffés mais propres et juste assez exotiques pour vous donner le goût de marcher sur des tatami le reste de votre vie.Les prix varient entre 5,000 et 15,000 yens.Reste le minshuku, hôtel traditionnel et familial et le Shukubo, hébergement dans les temples.Il faut essayer un Shukubo au moins une fois.Le problème c’est que les moines ne sont pas toujours ouverts aux Occidentaux et préfèrent souvent rester en famille.Moyens de transport: Système de train et de métro efficaces, impeccables et d’une foudroyante ponctualité.Pour voir du pays, prendre le Shinkansen, train ultra-rapide et acheter une passe de train.7 jours -27,000 yens.14 jours - 43,000 yens.21 jours - 55,000 yens.Climat: Une température semblable à celle de Montréal qui fluctue avec les saisons.De novembre à mars, froid et humide.Préparez vos chandails, les maisons japonaises ne sont pas chauffées.A partir du 15 avril, le temps se réchauffe.C’est le printemps, les cerisiers sont en fleurs.Juin est pluvieux.Juillet et août, chaud et humide.Septembre et octobre : l’automne japonais c’est un peu notre été indien.Beau, chaud et coloré.Derniers détails: Visas et vaccins ne sont pas nécessaires.Les cartes ; de crédits ne sont pas acceptées partout.Mieux vaut du cash.C’est un langage que les Japonais comprennent bien.Si vous êtes un fumeur endurci, apportez vos cartons de cigarettes sans quoi vous serez obligé de fumer japonais.Oubliez Le Monde et le Herald Tribune et rabattez-vous sur les quelques rares journaux écrits en anglais.Organisez votre voyage en prévision des festivals.C’est simple.Il y a des festivals à chaque semaine.Les Japonais aiment fêter.Passé minuit toutefois, n’y ; pensez plus.Les Japonais sont des couche-tôt.Ne marchez jamais avec vos souliers sur les tatami.C’est un sacrilège.Ne vous mouchez pas en public, c'est de mauvais goût.Si vous ne parlez pas japonais, souriez.C’est encore la meilleure monnaie d’échange au Japon.Japon en fin d’après-midi.Le groupe avec qui j’allais désormais voyager, m’attendait derrière une baraque de bois nichée au flanc d’une montagne.Des odeurs de souffre accompagnées des borborygmes de la terre en pleine digestion s'élevaient dans l’air frisquet.Les sept membres du groupe étaient recouverts de glaise et pataugeaient dans un étang de boue volcanique.N’eut été de l’odeur insoutenable, j’aurais volontiers plongé dans la boue avec eux.A la place, j’ai choisi la roche la plus japonaise, sorte de minéral plat et méditatif.J’ai contemplé la sérénité du paysage.Au loin, des moines boud- La semaine prochaine Le week-end prochain, s’ouvrira à Vancouver l’Exposition internationale ayant pour thème « Le transport et les communications ».Quelque 20 millions de visiteurs, dont des milliers de Québécois, seront attendus au cours des six mois que durera Expo 86, à laquelle participent 54 pays.LE DEVOIR .PASSEPORT s’est donc rendu à Vancouver pour vous présenter cette exposition, la plus belle, dit-on, depuis celle de Montréal il y a 19 ans déjà.D'autres articles vous guideront sur les différentes façons de se rendre à Vancouver, soit en voiture, par train, ou en avion.Bref, Vancouver sera la destination-vedette en Amérique du Nord cet été et Expo 86, l’occasion rêvée de découvrir cette merveilleuse région du pays.Le pavillon de la Saskatchewan.POUR L’EUROPE Réservez vos billets d'avion au prix économique Consultez-nous pour 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campagne, puis le super Shinkansen, train ultra-rapide qui donne l’impression de voyager sur un coussin d’air.Nous avons mangé du poisson cru aménagé dans nos asiettes comme un jardin japonais, bu de la bière fraîche, et réchauffé nos mains autour d’un bol de thé vert servi tous les jours à 4 heures.Nous avons dormi dans des hôtels traditionnels japonais, les Ryokans.Nous avons marché pieds nus sur les tatami et rêvé sur les futons moelleux et leurs oreillers de riz.A Hiroshima, il a fallu se recueillir sous les restants du clocher décapité par la bombe atomique.Le Parc national de la Paix est un ilôt de verdure au milieu d’une jungle d’acier et de verre.Des oiseaux chantent dans les arbres, les saules pleurent leurs larmes dans la rivière.Trois bunkers viennent briser l’élégante asymétrie du lieu.A l’intérieur, Hiroshima se souvient.Films, photos, maquette de la ville rasée, lambeaux d’étoffes qui tiennent sur des squelettes de fer, mannequins de cire avançant péniblement sur le sol à feu et à sang.Les objets parlent au nom des 138,690 victimes dont le nom reposent dans le cénotaphe.Devant moi, deux petites japonaises de 10 ans, prennent des notes et poussent des cris d’étonnement.La conscience se perpétue d’une génération à l’autre.A la sortie du musée des horreurs, les marches d’une banque détruites résistent au temps.Une taehe plus sombre ternit leur éclat.Cette tache est une ombre.Cette ombre, c’est tout ce qu’il reste d’une personne qui a fondu le 6 août 1945 à 8 h 15 du matin, alors que la première bombe atomique explosait dans le ciel pur d’Hiroshima.Une ombre humaine semblable à une étampe japonaise, stigmate symbolique d’une histoire absurde.Dehors il pleut encore et les arbres qui ont repoussé en dépit des calculs scientifiques, brillent d’un vert éclatant.La nature s’est vengée.La leçon d’Hisohima, c’est cette vengeance.Hiroshima c’est la mort mais c’est aussi la vie qui renaît, la vie qui persiste et signe sa victoire sur les cerisiers pleureurs et les eaux émeraudes du parc.Après Hiroshima, je ne sais plus.Les pages de mon calepin sont restées blanches.Il y avait trop à voir, trop à dire, les mots n’allaient plus assez vite.Après Hiroshima, le Japon dans sa simplicité et sa splendeur.Le Japon et ses merveilles dont l’île de Miyajima.Nous y sommes arrivés par tra-versier.De loin, le tori mythique de Miyajima, celui que Ton retrouve dans tous les dépliants touristiques, ressemblait à un hochet debout dans l’eau.Des daims à peine effarouchés sont venus manger dans notre main.En haut dans la montagne, les temples sombres, les bouddhas noirs se confondaient au feuillage.La visite est devenue une chasse au trésor, chaque nouvelle allée abritant un temple, puis un autre, puis des dizaines d’autres.Miyajima n’était qu’une entrée en matière pour Koyasan et ses 123 temples perchés à 3000 pieds d’altitude.Nous y sommes arrivés par té-léférique, bercés par un vieil air de Frank Sinatra.Des moines shingons nous ont hébergés comme ils hébergent tous les Japonais qui en font la demande, moyennant la somme de $64 par personne.A Koyasan, la levée du corps se fait à 5 h 30 du matin.Elle est suivie d’une douche glaciale puis d’une messe célébrée par terre dans les odeurs d’encens et les incantations atonales des moines.Le déjeuner végétarien se prend sur une table basse entre quatre murs coulissants.On déjeune de racines et de riz.Pour peu qu’on n’ait pas le coeur à manger du riz, on devra se passer de thé.Le thé malheureusement, se sert après coup dans le bol de riz.Nous quittons Koyasan à regrets.Le téléférique redescend doucement sur un air de Mantovani.Après avoir visité les temples, traversé les allées ombrageuses des cimetières, salué les bouddhas tous formats, après s’être heurté aux contradictions d'une religion qui croit à la réincarnation mais qui insiste pour couvrir les tombes de ses morts de foulards et de fleurs, après avoir foulé l’endroit le plus sacré du Japon, humé l’odeur enivrante de la nature et contemplé REPRISE DU MOUVEMENT TOURISTiaUi Si vous supportez mal le froid, a, PRENEZ UN A VION ^ i> pour HAÏTI aux Antilles $r CAR LA DIFFÉRENCE EST Pyhaïti « » -h • Cure de repos, • Magasinage • Soleil 99 jours sur 100 • Cuisines créole et française • Excursions en montagne • Cordial accueil!!.Voyez votre agent de voyages Montréal Office National du Tourisme 44 Fundy/Étage F Place Bonaventure Avenue Marie-Jeanne Port-au-Prince, Montréal, H5A.1A9 Tél:(514)871-8993 Haiti Tél: 2-1729 New-York 30 Rockfeller Plaza New York, New York 10020 (212) 757-3517 15 siècles d’histoire, on redescend sur terre avec une sorte d’humilité.Lorsque le téléférique touche au sol, on se sent à la fois léger et terriblement chargé d’un passé envoûtant.On se met alors à compter les jours et à se dire avant même que le voyage soit terminé, qu’on a été bien bête.On a décidément attendu trop longtemps pour découvrir le Japon.Journaliste au secteur culturel, l’auteur était l’invitée du Club Aventure.r 1 VOYAGES MftUlDE POUR DES VACANCES RÉUSSIES L il PLUS LOIN C’EST ENCORE T0URBEC Bangkok.1399* Singapour.1369' Hong Kong.1399' Djakarta.1399' Paris.349' Dakar.1049' Athènes.829' Delhi.1399* Lima.659' Taie d aéroport en sus ISS Tarifs suiets a changements Conditions de reservation ei d annulation consule?TourOec tournée Tourbec Montréal ?595 de Maisonneuve Ouest 842-1400 535 rue Ontario E 288 4455 3506 ave Lacombe 342 296) Québec 572 2791 Sherbrooke 563 4474 Oetenteur d un permis du Quebec POUR VOTRE PROCHAIN VOYAGE EN FRANCE VOTRE VOITURE TT HORS TAXE CITROEN ou PEUGEOT EN BELGIQUE VOLKSWAGEN AUDI LE CONFORT — LA CAPACITÉ — LES PRIX ET SURTOUT UN SUPER SERVICE EN EXIGEANT DE VOTRE AGENCE DE VOYAGE DE PASSER VOTRE COMMANDE PAR UN SPÉCIALISTE CUROP Asm Le Devoir, samedi 26 avril 1986 ¦ D-3 LE DEVOIR .PASSEPORT -——- - Kyoto, des jardins et des temples s,*-,-.ÀK &Égpi£Éi w$mmm , -.ré*f**s ^>'W- À, _ _, ' • ¦•«(¦,*»¦ y*W*i* .«w s ’ v -'-*•-» -***ss> - » ' ¦ •V ks«i*wpp"w>« ;-W *&*¦ '-***>., x ?âè«^k.*«$*•**#* .5*** V-'- Xr *&*$*&& • ï** ." < -».-GEORGES DELERUE MICHELE RAV G P* [-=========—- PARISIEN 3 12:05 2:25 4:95-7:05 9:30 Sam Couche tard 11:50 LAVAL 3 Sam Dim 12:05-2:25-4:45 7:05 9:30 Sem 7:05 9 30 Sam Couche tard 11:50 iVifniMmÉ 'OSCAR du MEILLEUR FILM ÉTRANGER' L’histoire ffl) r.OfficiellevJr Luis Ptaenzo it,n version franccnte) ovih ioui titre» unçyUmi Barri, 12:15-2:354:55-7:15-9:35 tÆIillHH B *3 jMiRIlIli’UlMiHf?'! Unlveraité, 2:004:30-7:00-9:30 ST DENIS STI CA1HENINF Z88 Z) IS COIN DI MAISONNt UV[ 84S 4518 Bill Hmwtwtem.The lînwtte **?Hex Kmi, David h’.delMein.Kolluig Stont’ .UN CHEF-D’OEUVRE.> »on\ \i i i:\ présent» M* SOEURS ( version française de IIVWVII VMUII.lt MSI MIS) VVOOI» M.I.I’.’N MK 11 M l < VIM MIVI VUHOW ( VUItlI I’ISIII It BVUBVItX III IINIIIT I I OM1 NOI.W M VI HI I \ O’.NI I I.INVN ES3I"] CCZtop , LE DEVOIR ST OfNIS JARRY ,i8fl bbll MEILLEUR FILM FRANÇAIS DE L’ANNÉE in Cl SAKS I ilVRIKK Jlli PfOMA FtM NOLAND GIRAUD - MICHIl BOUJiNAH - ANDNC DUSSOLIIR W*SIN,t la NOUVIAU film da Colin* farraau distribué par LIS FILMS SMC OU LES AVENTURES DE 3 PLAYBOYS ET LEUR BÉBÉ IUJ ST OfNIS STI CATHIRINF ?HR?l!f» A.LONGUEUIL PI AGI lONGUfUlt CARTIER-LAVAL ?B BOUI 018 LAUftlNTtOIS IM1M74 ST HYACINTH! 774 ?.Î70 aiml À Thetford Mines •t Trolt Rivières MASKA I CINÉ-PARC ST-EUSTACHE mum is isimm ?n 47?mm 370 i/o ; Ciné parc ouvert loua In aolra 2a Hlm .PORTÉS DISPARUS.(14 ana) Beethoven luttera pour réaliseï son rêve ultime a travers la splendeur éternelle et dramatique de la 9 symphonie.r .VAS f INI Il IX (JMON Muvwe rifîjinaie % Lu « xi .•*
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