Le devoir, 18 avril 1986, Supplément 2
AVRIL 1 VOLUME 2, NUMERO 3 GENIER1E De la Baie J Les ingéniei gestionnain es bâti: dans cent ¦ Du génie c le génie change d’adresse: 1100 boulevard Dorchester ouest Montréal Lavalin CODE POSTAL: H3B 4P3 • TELEPHONE: (514) 876-4455 • TÉLEX: 055-61250 SOMMAIRE LE DEVOIR ÉCONOMIQUE — VOLUME 2, NUMÉRO .3 — AVRI1 1980 11 La crise est finie 18 lr Canada veut de l'espaee 22 La hière sera meilleure grâce a la manipulation génétique 2"1 La profession d ingénieur cent ans d'elïorts continus 32 Manie s, le he be de Camille Dagenais 36 Cinq lois plus d'ingcnicurcs en P)ô 39 Thies.I\> 45 l.TP.M enseigne a pécher au Bunindi Pli P18 P’" P .12 7 à 4 Avant-propos I.ingénierie québécoise 1er de lance du développement 6 Entrevue M Michel Belanger La rentabilité passe avant la vanne 50 Bourse La relance n'est pas menacée 52 Gestion personnelle l.apres KEER le 1 I KK 56 Économie les Canadiens dev ront su serrer la ceinture 60 Du français qui n'en est pas Excuse mv Frenc h 62 l.a belle affaire Vous ave/ dit économie'" LE DEVOIR ÉCONOMIQUE ( DNP.A RÉDACTION: RFDACTFl R FN ( HH Paul André ( «»mc.ui RFDACTFIR FN ( lll l ADJOINT cl rcsj'Hmsahlc de la publicalK»n lean-Ciuv Duguav ONT COLLABORÉ À CE MAGAZINE: Claude Turcotte.journaliste au DF Ve )IR Jean Lue Duguav.Andre Kirouac Jean-Claude Guédon.Jean Robert sansfa*,*>n.Renu Tougas.Andrée Ducharme Ravmond Theoret.Guv Vincent Françoise ( ôte.Pierre Beaudrv et Jean Guv Liurendeau.pigistes PHOTOS la mise Lemieux.Alpha Diffusion Quatre par ( inq I A( DI I FPM le ( NR< spar Aerospace, la NASA ( P Kail la s< K iete s\( Pratt \ NX hitnev PCRLICITÉ: Mk belle Allé.direc trie e des ventes nati* males, f ranc me ( .ingras dire* tru * des ventes régie males ri I.* aies PRODl (TION: Andre l.i|< ne < < mimunu atm m I ter IMPRESSION: Imprimerie Montreal Mag< >g DISTRIR1 TION: les Message ries l )v nautiques Berth*»ld Briseb* ms PROMOTION: R< «land I )avul ( * supplement le I )e\.m I < • m< muqu* est publie pat U De\"il Jll nu du saint sac renient Mi min ai IIJA IXletest distribue gratinlenieni ave» Iediti"ii régulière du IH a\ ril l'tHc » Il peut egalement rïre *ibtenu en ki< .squ* au prix de J ôs$ < »u par la p« »sie en 1* leph* .liant a I A | I I H ?4 U(.| LE DEVOIR AI )MIMS I R AI U >N M Mu lu i Paradis Permis cle deuxieme < lasse demand* le I>FY< )IR I < im»miuju* Maga/in* * si publie huit f< us par année I )ep< »t legal Bihli* >the*jue nan* mal* «lu Quebn Bihli* itheque natu mal* dut anada I I.DEVOIR B.ONOMIQI I L'INGÉNIERIE QUÉBÉCOISE FER DE LANCE DU DÉVELOPPEMENT AVANT-PROPOS PAUL-ANDRÉ COMEAU Rédacteur en chef du DIEVOIR A la faveur d'un reportage en Algérie, il v a un peu plus d'un an, la presence là-bas de firmes il ingénierie montréalaises m'avait réservé d'heu reuses surprises.Aux abords rie la capitale de ce pays, une véritable armada d'ouvriers et rie techniciens québécois s'affairaient a achever ries érli lires socio culturels, imaginés parries ingénieurs et architectes de Montréal À l'intérieur du pays, aux portes du désert ou I Algérie a eu la chance rie découvrir ries hydrocarbures, uns autre société établissait un réseau, plus modeste mais tout aussi important, rie r entres régionaux d'entre-liens du parc rie camions rie l'État.A mon retour au pays, voila quelques mois, j'ai ptis connaissance, rie layon très fortuite, rie I ouverture, rl ici deux mois, d'un Institut de rechcrccs rat biotechnologie, dans la métropole du Canada Au moment où la manipulation gene lit|uc se traduit déjà dans plusieurs par s par des résultats concrets et rentables, le Québec s'engage lui aussi dans une voie d'avenir ou la notion tta rlitionnelle de .génie» est très singulièrement élargie l'es deux exemples illustrent, à mes veux, le cheminement considérable rie la profession rl ingénieur au pays du Quebec et.dans un cer tain sens, au Canada, l a notion même d ingenie-rie s'est très lentement fixée au terme d'une evolution marquee par une triple influence: britannique.française et américaine I implantation d écoles ou de facultés a permis, au cours ries r ent dernières années, la création d'un corps d'ingénieurs professionnels dont la r arrière s est rl abord associée aux- projets et aux decisions des administrations publiques.I.a mise en place rie l'équipement hydroélectrique à t ta 'ers tout le Québec n'a pas été que prétexté à rhansons poétiques et a nostalgie de commande.IV la Manicouagan a la Haie de lames, le génie québécois s est impose et s 'est dote rl une carte de rompetcnce visible sut' la scène mondiale.( eue presence des ingénieurs québécois aux quatre coins rte la planète dépend aussi, dans une la i gr nir sut e.rie l.t créa t ion ries sociétés rie génie vomei! dont certaines ont vu le jour ries avant la Seconde ciuerre mondiale C'est un aspect rie là réalité d'ici souvent ignore le Quebec dispose rl un reseau rie tirmes rl ingénierie qui se sont hissées au rang de véritables multinationales i; mge merle a la québécoise décroché projets et contrats rlans une centaine rie pays C'est matière à legi time fierté, c'est, aussi et surtout source, d'emplois et débouchés pour notre société.Ces ingénieurs et ingénieures — les femmes sont rie plus en plus nombreuses à s'insérer avec succès et talent dans un milieu autrefois réserve aux hommes — sont très majoritairement issus ries écoles polytechniques implantées dans des circonstances souvent peu favorables.Ces écoles se sont adaptées aux exigences nouvelles d'une société en complète transformatin.Idles se sont aussi directement impliquées dans des initiatives de coopération internationale dans les pars du Tiers-Monde.( es maisons d'enseignement se tournent maintenant vers les secteurs de pointe.Il s'agit là d'un effort concerté où les centres de recherches, gouvernementaux et privés, doivent relever des défis considérables.Certains pays qui présentent de nombreuses analogies avec le nôtre — les pars Scandinaves, par exemple — ont déjà une bonne longueur rl avance a ce chapitre, les manipulations génétiques permettent des percées insoupçonnées en sylviculture, en production agro-alimentaire, pour ne citer que deux secteurs où se joue rie toute évidence le progrès économique du Québec.1, ingénieur, hier directeur rie chantier et av en tut iet des grands barrages, doit désormais se doit blet rl un expert en sciences administratives et rl un chercheur attentif tourné vers les interrogations poussées de la matière.C'est dire l'importance de ces mêmes institutions d'enseignement rt dr recherches Malgré les exigences rigoureuses imposées aux éventuels étudiants en génie sous tonne rie contingentement à l'admission ces fr ôle' sont littéralement prises d'assaut, chaque année Impossible de ne pas s'en réjouir.Impos siblr également rie ne pas exiger rie tous rigueur et aurl.tre.tout a la lois.C est la condition du maintien du niveau rt excellence auquel a accédé, depuis quelques décennies déjà.1 ingénierie qué becoise Cet rttoit au niveau de la recherche constitue rl ailleurs une condition essentielle rie la reprise réelle de l'économie canadienne, relance encore fragile s il tant en croire certains experts.Dans une prochaine livraison.I.e Magazine économique se penchera rl ailleurs sur la situation des centres et laboratoire de recherche pour tenter de cerner les voies d'avenir ¦ * 1.1' DI-VOIR ÉCONOMIQUE • • il îbhiiik, m, Il ne reste plus qu’une seule excuse pour ne pas choisir Swissair.Et non, ce n’est pas le prix.Il n’en coûte pas plus cher de voyager sur Swissair, que ce soit en Première, en Classe Affaires ou en Classe Économie.Il ne s’agit pas d’un manque de destinations intéressantes.Swissair dessert plus de 44 villes en Europe seulement et au-delà de 100, sur 5 continents.Ce n’est pas, non plus, la banalité de ses services.Swissair a été choisie, encore une fois en 1985, « Meilleure ligne aérienne au monde » par ce qui est E"-m ,/v stm,tm 11,1 mh«( iipenhague.I Jak.tr, I J.tma e Istanbul Jeddah Johannesburg rse11les.Milan.Monrovia.Montrt g, Santiago.Sa" Paul".Seoul.Sir St ut t g N S ENTREVUE M.MICHEL BÉLANGER: LA RENTABILITÉ PASSE AVANT LA VANITÉ Fidèle à ses objectifs originaux, la Banque Nationale clu Canada conservera sa base et son marché principal au Quebec qui continuera de lui servir de point d'appui dans sa stratégie d’ouverture sur le monde.Ce choix institutionnel comporte cependant un risque, calculé et accepté: une diminution possible de l 'importance relative de ses assises québécoises dans l’ensemble de ses activité.CLAUDE TURCOTTE Journaliste au DEVOIR le tiers des actifs de la Banque Nationale se retrouve à l'extérieur du Canada.Ayant 12S ans bien comptes; ayant finalement digéré la fusion historique avec la Banque provinciale et en voie d absorber la Banque Mercantile sans problèmes sérieux.la Banque nationnale n'a pas l'ambition de poursuivre ainsi une politique d acquisitions pour devenir un jour la plus grande banque au Canada.«Notre objectif est d'obtenir une rentabilité supérieure à la moyenne», précise M.Michel Bélanger, président du conseil et chef de la direction, dans une entrevue sollicitée par LE DEVOIR, quelques jours après que cette institution eut rem porté le Mercure de l'entreprise de l'année, qui est le premier prix du concours prestigieux organise par la Chambre de commerce du Québec.le jury a simplement résumé les raisons de son choix par le commentaire suivant: «Outre ses excellents résultats financiers, la Banque nationale du Canada s'est distinguée par plusieurs réalisations d'importance qui lui ont permis d'accroître sa visibilité et son impact tant sur la scène nationale qu internationale».En 19~9, au moment de la fusion avec la Banque provinciale, la Banque canadienne nationale d alors avait des actifs de S9 milliards et ceux de sa partenaire étaient de $6 milliards.Dans son rapport annuel de 1988, la Banque nationale déclarait des actifs de S2.V-» milliards et quelques jours plus tard elle confirmait officiellement lacquisi-tion de la Banque Mercantile, dont les actifs étaient de S t milliards.La Banque nationale n'en reste pas moins la sixième banque en importance au Canada, à environ une vingtaine de milliards d'actifs de la Banque Toronto-Dominion, qui arrive au cinquième rang Sauf pour des motifs de pure vanité, il n'v a pas lieu de se formaliser de cette situation, explique M Belanger C eux qui tiennent tout de même à un premier rang peuvent toujours retenir que la Banque nationale est la première des banques dans la moitié du Canada qui se trouve à l'Est de la rivière (Hit.louais, cest-a-dire le Québec et les provinces de 1 Atlantique.Mais cette division géographique ne reflète pas évidemment avec exactitude la réalité économique canadienne.Selon M, Bélanger, il est cependant très important pour une institution bancaire d'avoir «une certaine taille de l'ordre de SU) à Sis milliards», pour qu'elle puisse avoir accès à des sources de-fonds internationales, ce qui lui permet de maintenir des activités d'un certain volume.M.Bélanger ajoute que d'avoir deux ou trois fois la taille minimale requise ajouterait peu aux avantages de la Banque- Dans cette poursuite de l'objectif d'une rentabilité supérieure a la moyenne, on se réjouit grandement a la Banque nationale des résultats du premier trimestre de 1986, ayant pris fin en janvier.qui confirment les meilleurs résultats en terme de profitabilité, de rendement sur le capital ou sur l'actif.Pour le moment, le tiers des actifs de ia Banque nationale se retrouve à l'extérieur du Canada; sur les deux-tiers qui restent au Canada environ 8s% sont situés Québec.La Banque compte dans son réseau canadien s”l succursales, dont -462 au Québec, S8 éparpillées en Ontario, 36 dans les Maritimes mais avec concentration dans l'Acadie francophone et 18 dans les provinces de l'Ouest.I n tout et partout, elle avait avant la fusion de la Mercantille.10 8 emplovés.En 19”9, lorsque la Banque provinciale et la Banque canadienne nationale ont fusionné, elles avaient ensemble près de 1s 000 employés! Le processus d'intégration ne fut pas facile, d'autant plus qu'il a fallu dans la même période d'ajustements faire lace a la pire crise économique depuis le krach de 1929 Mais pourquoi en fait-t-on procédé à cette fusion de deux des plus respectables et importantes institutions financières dans l'histoire du 6 LE DEVOIR ÉCONOMIQUE En affaires, il faut atteindre son but Envoy 100 vous est offert par Bell en asso Les gens avec qui vous désirez communiquer sont parfois absents.Particulièrement, comme un fait exprès, quand l’information que vous devez leur transmettre ne peut attendre.Envoy 100 Pour atteindre votre but à coup sûr, Bell Canada vous propose Envoy 100'K Envoy 100 est le plus important service de messagerie électronique au Canada.Et il est efficace: un seul message, une seule fois.Vous épargnez temps et argent tout en accroissant votre productivité.Et Envoy 100 est d’autant plus économique qu’il est facturé à l'usage: vous ne payez que pour l'utilisation que vous en 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en I9~9, tel quon I expliquait dans le rapport annuel de I98t: «Quoique ayant encore toutes deux une grande partie de leurs opérations concentrées au Québec, elles développaient activement leurs allaites à l'échelle canadienne et internationale depuis une dizaine d'années.C'est alors quelles ont convenu d'unir leurs efforts pour réaliser l'une des plus importantes fusions élans l'histoire bancaire et former la Banque nationale élu Canada Ceci leur permettait d'obtenir des économies d'échelle et d'éliminer les duplications d'efforts elans leurs marchés traditionnels.1rs ressources considérables ainsi libérées et réunies les placeraient dans une meilleure position concurrentielle vis-à-vis les plus grandes banques élu Canada et élu monde pour fournir des services bancaires et financiers ele mc“illeure‘ qualité a toute* la gamme ele leurs clientèles».1rs fruits ele ces efforts ont commencé el'appa-raitre avec clarté dans les résultats financiers de 19Ks.La fusion de 19"9 fut suivie de l'application d'un plan ele développement et ele gestion, qui axait surtout été conçu à la Banque provinciale et e|tii imprègne aujourd'hui totalement les structures de la Banque nationale.loutefois axees sur les suce'ursalcs et le* «gérant de banque» e|ui en principe devait être «omniscient», les politiques, les decisions et les activé tes s'articulent maintenant à partir de cinq grandes directions: celle du réseau qui administre les succursales, celle des prêts commerciaux qui s'intéresse particulièrement au crédit des petites et moyennes entreprises, celle des grandes socié-tes qui a pour champ d'action l'Amérique du Nord et qui a développé des expertises particulièrement dans les secteurs du pétrole et des produits forestiers, «le tait d'avoir un certain niveau domestique nous permet daller acheter ries fonds à letran-ger, et non pas puiser dans les fonds domestiques, pour faire de l intermédiation à l'étranger, la majorité îles clients de cette division déborde large ment le Quebec et certains n'ont meme rien ici», ajoute M Bélanger à propos de ces relations il affaires avec les grandes entreprises La banque a aussi une direction internationale qui s'occupe de crédit et de financement du commerce international.Dans cette division, on fait affaire surtout awc îles entreprises qui sont installées ici ou qui y poursuivent des activités.1rs prêts à risques souverains ou les prêts à des pays sont bien sur «moins actifs», mais la Banque maintient tout de même des services de renouvellement de prêts et de renégociation.Il y a enfin une division de la trésorerie, qui est en pleine expansion.Elle est chargée de la gestion des liquidités de la Banque et veille à maintenir les réserves imposées par la loi.Elle est enfin le conseiller financier de la Banque.M.Belanger, axant de devenir président du conseil île la Banque nationale, a occupé plusieurs fonctions importantes, notamment celles de président de la Bourse de Montréal et de haut fonctionnaire pendant plusieurs années à Québec: il a fait aussi un stage de quelques années au minis tète îles finances a Ottawa après avoir acquis une formation d'économiste à Université Laval.On résiste difficilement à la tentation de l'interroger sur des sujets d'actualité brûlante tels le libie-éihange avec les f.tats-l nis, les déficits gouvernementaux.la fluctuation de la valeur des monnaies, la vague de la privatiation et l'emploi chez les jeunes.Ses réponses sont très claires ou plus nuancées, selon la limpidité ou la complexité des questions en cause.Aux yeux du président de la Banque nationale.Ii libre-échange avec les f.tats-l nis.tel qu’envi-sage présentement, consiste en «la négociation il un statut juridique av ec les Américains pour les biens exportés dans leur pays par le Canada».Il faut s'entendre aussi sur un certain nombre de modalités et d'ajustements particuliers.En aucun i as.il ne s agit il établir des tarifs qui seraient communs aux deux pars.Après avoir ainsi défini l'objectif.M.Bélanger affirme ceci: «La Banque nationale pense que le Canada serait plus mal pris si ça (libre-échange) n avait pas lieu».Selon le président, «un accès permanent aux f.tats-l nis vise à assurer aux exportateurs canadiens un marché dans des conditions qui permettent aux entreprises d'acquérir le degré de productiv ité que ça demande».A ceux qui s inquiètent d'un débordement massif de l'industrie américaine au Canada.M.Bélan-git teplique que «le marché canadien est moins important pour les Etats-l nis que le marché américain l est pour nous».Il mentionne qu'aucun sec-tiut de I activité nest a 1 abri du protectionnisme américain Aux agriculteurs, il donne l'exemple de I industrie du porc, qui a fait l'object de mesures tarifaires.Il rappelle que le Canada est l'un des rares pays industriels à avoir un très petit marché comparativement aux États I nis.à la Communauté économique européenne, au lapon et meme au Brésil.A propos du déficit fédéral, dont on parle beaucoup depuis quelques années, M Bélanger signale dans le budget du ministre Michael Wilson un point important, à savoir l'engagement de contenir ! ’ (514)270-1141 CANADA DACTYLOGRAPHE INC., en affaires depuis 1917 20 LE Pl'VOIR ECONOMIQUE ¦ mobiles de haute t'requenee qui rendrait possible un lien direct avec les regions les plus reculées Avant l'an J 000 les usagers pourraient communiquer entre eux.via satellite, à partir de ditterents véhicules, voitures, camions, trains, embarcations, av ions ou même comme simples piétons a l aide de stations terrestres portatives de la taille d'une valise Pour sa part le Projet Kadars.it consiste en un satellite de telecommunication qui permettra de taire le balavage quotidien de l'Arctique, des 199s.independament ries conditions atmosphériques ou nuageuses.C.apable de distinquer la glace mince de la glace épaisse, la nouvelle de la vieille.Kadarsat pourra identifier les meilleurs canaux de nav igation.Sa technologie est tellement avancée que Kadarsat peut évaluer le rendement vie la récolte vie pommes de terre vie toute une prov ince d'un seul balavage par ravlar.l.e projet le plus grandiose, est certes la Station spatiale, qui vloit être mise en chantier au cours vies années 90 A l'instar de plusieurs nations euro peennes et du Japon, le Canada s'est engage a col laborer avec les Plats I nis dans la construction et l'utilisation d'une plate forme spatiale perma tiente et habitée 11 s'agit en réalité d'un vaisseau spatial aussi grand que trois terrains vie football le projet vloit coûter entre huit et dix milliards de dollars au cours des huit prochaines années |.a répartition vies taches a la future Station spa dale est déjà définie Le lapon doit contribuer un module expérimental.Les Kuropecns doivent fournir les laboratoires vie recherches Columbus Le Canada s'est engage a équiper la station spa liai d'une installation d entretien et d essai, vest à-dire d'un centre vie reparation vies satellites en orbite Ln choisissant ce créneau vl activ ités, le Canada pourra ainsi utiliser ses points torts en matières de telemanipulateurs et d'intelligence artificielle Il en coûtera au Canada moins de la moitié delà participation des autres nations, soit la somme de S (¦>2* millions par année L'Institut emploiera 22u personnes.dont loti chercheurs et 120 techniciens et il pourra accueillir jusqu'à su chercheurs inv ites du secteur industriel, il universités ou d'organismes internutio n.tux Depuis IS mois I Institut occupe îles locaux temporaires a l'hôpital Rova \ ictoria où îles scientifiques poursuiv ent îles recherches en genic biochimique, en genie génétique, en technologie des enzymes, en fusion cellulaire ci en immunologie moléculaire ¦ CI AMM L'INFORMATIQUE PAR LA PRATIQUE • GESTION DE BUDGETS • ANALYSE FINANCIÈRE • GESTION DES INFORMATIONS • TRAITEMENT DE TEXTES St votre travail ou celui de votre personnel comporte l'une de ces composantes, vous employez sans doute la micro-informatique Le CI AMM vous apprend à utiliser FACILEMENT les logiciels les plus répandus, un ATOUT IMPORTANT pour faire face aux nouvelles tâches qu'impose le développement de la technologie.Le CIAMM dispense des cours accessibles à tous Le CIA M M peut également vous donner une formation conçue en fonction des besoins spécifiques de votre entreprise La durée des cours varie de 7 à 28 heures — • Cours intensifs basés sur des exercices HZ! — pratiques HZ • Une personne par micro-ordinateur • Maximum, 8 personnes par groupe • Cours de jour, de soir ou de fin de semaine- CENTRE D’INFORMATIQUE APPLIQUÉE du Montréal métropolitain Métro Longueuil 679-0671 V.2(> I I DI \OIK 1VONOMIQI I LA PROFESSION r D'INGENIEUR: CENT ANS D'EFFORTS CONTINUS Ingénieur civil, conseil, agronome, des mines, des ponts et chaussées; il semble exister une telle variété que l 'on en vient à se demander cpii sont tons ces ingénieurs.Que font-ils ?Et bien sur d 'où viennent-ils ?I.a situation de la profession en 198b est Iaboutissement de plus de cent et nuées d'efforts visant à regrouper les vieux corps de metier d'autrefois, arpenteurs, architectes, mécaniciens ou autres en une corporation socialement et p)'ofessionnellement établie.JEAN-CLAl DE GUÉDON Collaboration spéciale L.i profession des ingénieurs au Québec offre des particularités très nettes liées à une histoire et a une structure sociale particuliérement complexes.En effet la société québécoise, a la fin du \l\c siècle, offre le spectacle d une société à deux étages dont l'un, anglophone.établit relativement bien, dans les limites rl une siicictc coltniiale.ses rappt>1 ts avec le non veau monde industriel, tandis que l'autre, franco phone, éprouvé vie très grandes dilhcultes a s'adapter à ce nouvel univers Situe dans l'Empire britannique, le t anada suit les modèles pn ifessit tnnels anglais dans leurs gran vies lignes Dans le vas vies ingénieurs, la victim hi /’use tin ilcnhci i iilin/nni iln i hciiun ih• /1 \f )IH I C r >\( )\||Q| I / CIV (le 1(1 mécanisation n allait survenir que (/ueh/nes décennies plus tard lion professionnelle est fondée sur I apprentissage et la pratique, et non sur un diplôme le jeune ingénieur britannique ne tentait guère de se faire valoir par des études; il se mettait plutôt en quête d'un ingénieur bien établi et le payait pour avoir le privilege de se placer a son service.Nanti ensuite d’une lettre de recommandation, il pou sait alors tenter de faire valoir sa valeur professionnelle sur la base d'une attestation d'expérience pratique.Ainsi le réseau des ingénieurs déjà établis contrôlait collectivement la profession dans les lies britanniques et.dans une certaine mesure, dans le reste de ITuiipirc 1-e modèle français qui jouait un certain rôle pour la population francophone du Québec, était tout autre les premiers ingénieurs non militaires tranyais avaient été tonnes dans des écoles roya les ou ilftat pour ensuite être versés dans des corps specialises comme les mines, les ponts et chaussées, etc.Ce ne fut que plus tard, avec la création privée de Ifcole Centrale des Arts et Manufactures en 18J0.que la categorie d ingénieur civil apparut, et avec elle, la profession les flats l nis ont, dans l'ensemble, suivi le modèle professionnel franyais~ën liant assez té>t l'identité professionnelle a l'obtention du diplôme Cette liaison entre professionnalisme et éducation supérieure tut cruciale pour la création et le deve loppement de ce que l'on a appelé par la suite l.t classe moyenne le rappel des événements qui ont ponctue la dillicile organisation de la protession d ingénieur au C anada et au Quebec démontré l'interférence répétée de ces modèles nationaux déjà plus ou moins constitués et les problèmes que cela a entraînes Mais les differences de statut entre les diverses categories il ingénieurs ont également joue leur rôle l a construction îles chemins île ter au Canada prit de l'extension dans les années |8So et ce lut a cette époque que le personnage de I ingénieur iî • >¦-' commença a s affirmer.Avec les capitaux surtout d'origine britannique qui affluaient au Canada, suivirent les ressortissants de Grande-Bretagne, et en particulier des ingénieurs De là naquit une pre litière tentative d organisation de la profession qui eut lieu en 1800 lorsque fut incorporé, sous le gouvernement de I l nion l’«Association of Pro vincial Land Surveyors and Institute of Civil Tngi-neers of Canada».Cet assemblage hétéroclite rappelle l'ancien voisinage des arpenteurs et des ingénieurs.Il ne s'avéra pas très v iable car l asso dation disparut rapidement.l a décennie ~l) vit le développement d’écoles d ingénieurs ou de facultés de génie sur le modèle général îles écoles qui se multipliaient alors aux flats I nis.huit McGill, que I I niversité de lô ronto, ou le King's College de Kingston, lancent des initiatives en ce sens Au même moment.P.l () Chauveau tentait en vain de lancer une école de science appliquée aux arts et a l'indus trie a 1 t niversité l.av.tl.Son successeur.Géiteon Ouimet finit par implanter ce type d'école dans l'Académie commerciale catholique de Montreal qui.le plus souvent, est appelée I «fcole du Pla teau» ( est la I origine de I Lcole Polv technique île Montreal 'toutefois.une partie de l'héritage anglais demeura puisque les diplômes conférés par ces écoles, a l'exception de ceux de l'Lcole Polytech nique de Montreal, ne donnaient pas directement le titre d ingénieur et ne garantissaient pas le droit a la pratique Seule I fcole Polytechnique, et ci-îles i8-(>.obtint du gouvernement québécois un diplôme universitaire d'ingénieur civil, ce qui lui attira il ailleurs des critiques du côté anglophone Pour les francophones, il y avait tout avantage a aborder la question professionnelle sous I angle îles diplômes: cette manière de voir permettait egalement de contourner la difficulté de pénétrer les réseaux il ingénieurs anglophones Puisque la pratique industrielle en entreprise privée était très difficile il accès aux ingénieurs Québécois, il fai lait trouv er d'autres terrains il exercice Or les gouvernements municipaux et tout particulièrement Montréal v ivaient alors les problèmes d une intense urbanisation Ces municipalités en plein essor ottrirent donc du travail aux ingénieurs que bceois.que ce soit sous forme d'emploi stable ou.plus souvent, sous tortue de contrats Ces mêmes gouvernements reconnurent assez facilement, plus tacilemenl en tout eas que les entreprises pri vees, la validité d une identité professionnelle ton liée sur un diplôme Dans les années 1880, I identité professionnelle îles ingénieurs restait a construire Des universe tes.en particulier Toronto.McGill et Queen's, sen talent de plus en plus le besoin de se trouver un interlocuteur clairement identifiable pour négocier plus précisément leur rôle face à la proies sion Mais les ingénieurs les mieux établis ne voyaient pas d'un bon oeil I'emergence de règles qui.au mieux, intensifiaient la concurrence; ils prêteraient continuer de dominer ce qui tenait lieu de protession dans le flou et l'imprécision.I.année 1880 v it les ingénieurs anglophones déployer une activ ité intense, surtout a Montreal les francophones brillaient surtout pat leur absence Après de nombreuses réunions, circu laites et discussions, le nom de Canadian Societv ol Civil Engineers fut choisi le ô décembre 1880.et îles février on recensait J88 membres l ne charte royale accordée le JA juin 188” officialisa I existence île la première organisation canadienne d ingénieurs le quartier general s installa à Mont JH I | DTAOIK I (ONOMIQl I 'MB real où McGill, immédiatement, offrit des locaux temporaires.L’Ecole Polytechnique qui, à la même époque, terminait des négociations difficiles en vue de son transfert de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal à U niversité Laval à Montréal, était restée complètement absente de ce processus.les années qui suivirent virent un débat naître entre ceux qui voulaient une société d'ingénieurs propre à défendre le professionnel et ceux qui favorisaient plutôt un organisme de tvpe «société savante».En fait, la législation fédérale de la Société limitait celle-ci à un rôle de société savante puisque la réglementation des professions relevait de la juridiction provinciale.Ceci posait un problème car l’organisation de la profession sur une base provinciale signifiait que le marche principal du Canada — le Quebec et l’Ontario — serait scindé en deux Mais elle permettrait aussi à la profession naissante de certifier elle-même ses membres sans que le gouvernement n'intervienne par des examens spéciaux.«.ce qui pouvait favoriser les jeunes diplômés au détriment d’ainés plus expérimentés».En fait, au cours de toute cette période qui s'étend jusqu'en 1920.on assiste à la rencontre d'intérêts divergents, voire contradictoires, exprimés par des individus qui.en dépit de leur titre commun d'«ingénieur», occupaient des rôles sociaux très différents.En 1896, on forma une fois de plus un comité pour étudier de près la question du statut proies sionnel des ingénieurs En conjonction avec les comités de diverses provinces, un projet de texte de loi fut préparé, projet qui.avec quelques modi fications mineures, fut voté au Manitoba la même année et deux ans plus tard au Québec.Ces deux lois limitaient en principe la pratique du génie civil aux membres de la Société canadienne de génie civil, mais cette organisation, fondamentalement pan-canadienne, s'avéra être un piètre instrument pour organiser la profession au niveau des provinces A l’Ecole Polytechnique on sen inquiéta d'ailleurs puisque cette loi aurait pu faire du tort a ses diplômés Mais après avoir reçu un avis légal officieux, on ne sentit même pas le besoin d intervenir auprès du gouvernement U* problème du renforcement de la profession demeurait donc entier La pression des membres ordinaires, en particulier de certains francophones et de plusieurs membres de l'Ouest, croissait face à l'élite des ingénieurs Elle atteignit de nouveaux sommets immédiatement après la première guerre mondiale, alors que de graves problèmes de chômage menaçaient l'économie canadienne surchauttee par les besoins de la guerre Eu ques tion tut reposée a la Société canadienne des mge nieurs civils, rebaptisée entre temps Institut des ingénieurs du Canada», par sa section de la \ illc de Quebec A sa reunion annuelle de lévrier 19b).l'Institut confia alors a un comité preside par C E \Y Dod well, la tache rie rédiger une loi type qui pourrait être soumise à toutes les assemblées legislatives prov inciales de layon a promouvoir une legisla tion aussi uniforme que possible dans I ensemble du Canada.I n projet de texte vie loi fut soumis av ec succès au vote vies membres vie I Institut en juillet de la même année et l'année suivante, vies lois apparurent dans six prov inces dont le Que bec qui fonde la Corporation vies ingénieurs pro fcssionnels vie Quebec La création vie corporations professionnelles clans les provinces canadiennes av ait enfin résolu la question de l'organisation de la pratique vie l'ingénieur.Cependant, elle n'atténua pas les diver genres qui s'étaient déjà manifestées entre l'élite vies ingénieurs et les autres membres de l'Insti tut En effet, la créaiii>n vies cns pun in ciales correspondait a l'aspiration ancienne de former une profession fermer' et reflétait le souci de sécurité vie la majorité vies ingénieurs; pendant ce temps, une certaine élite d ingénieurs vomi nuait vie croire en une prolcssion ouverte et ira cluisit cette orientation par vies pratiques d'admission dans I Institut qui entraînèrent vies I fictions entre celui-ci et les et irpt irai ions pr< îles sionticlles provinciales Au lieu vie sc situer a finie rieur d une organisation, le conflit entre les in génicurs s'était déplace pour se poser entre vieux institutions L'INGENIERIE I n tillin' ties ennuis t htllllll'ls tic / C/)l HjUC Iti construction tlu tunnel sons le Mont lloynl r' ¦¦ h le problème ne fut jamais régie de layon com plètement satisfaisante, avec le résultat qu'en I9.sC les corporations provinciales sc dotèrent vie leur propre organisme pan canadien, le «Dominion Council of Professional Engineer» ou Conseil Canadien des ingénieurs professionnels Bien entendu.I Institut tenta de réagir en proposant vies réformes dans ses réglements, mais en vain vat ces refontes furent refusées par les membres En effet ceux-ci.en majorité de l'Ontario, dépendaient souvent, directement ou indirectement, de succursales de grandes firmes d ingénierie des Etats bn is et ne voulaient pas d une c «rganisation vie la profession qui put interférer avec leur sta LE DEVOIR ECONOMIQLE 29 tut d'ingénieur spécialisé.[.'Institut dut donc se résigner à passer une série d'ententes bilatérales avec les corporations provinciales en commentant en 1940 avec la Nouvelle-Écosse, lit peu plus de dix ans plus tard, toutes les provinces sauf deux, 1 Ontario et la Colombie-Britannique, avaient passé des accords analogues avec l’Institut.Mais, a nouveau, les conditions de travail des ingénieurs avaient beaucoup changé avec la grande crise et surtout la seconde guerre mondiale.Aux Etats-1 nis, des mouvements de svndicali-sation des ingénieurs avaient vu le jour vers la fin de la seconde guerre mondiale et dans la période vie reconversion industrielle qui avait succédé à la guerre.Au Québec, le mouvement pour la syndicalisation naquit au moment même où il mourait aux 1- ta t s -1 nis.Ses racines sont d ailleurs complètement différentes, loin de naître des conditions de la guerre et dans la grande entreprise privée, il trouva son origine dans une importante entre -piise publique (Èfydro-Québec), dans le gouvernement du Québec et surtout clans un organisme municipal (la ville de Montréal).Ensuite, il se situait clans le sillage général de la Revolution Tranquille et il touchait surtout les ingénieurs-francophones.Enfin, il procédait d une analyse fondée sur le concept français de «cadre».39SSW tkwüjiu wwjUiHAiaiiLui itailimil ii.li un iïaalpifiui «raws1 3nu- in pleine crise economique.en P) in et l'IU.I,i construction de l,t première section de In centrale de licaubarnois démit fournir du travail à des centaines de chômeurs I n dépit de toutes ces différences entre la situation des ingénieurs francophones du Québec et celle de leurs collègues des Etats l nis.un point cl analogie a subsiste: I Ordre des Ingénieurs du Quebec, tout comme son équivalent aux Etats-l nis.s est fortement oppose à la syndicalisation de scs membres En ettet, I Ordre des ingénieurs considérait que le statut légal d une corporation soustrayait ses membres aux lois générales du tra-'ad et que cètait a la Corporation professionnelle c|u il rev enait de protéger les interets de ses membres l’ai ailleurs.I argument syndical reflète claire ment le tait que les préoccupations professionnelles ne sont pas abandonnées par le nouveau regroupement En effet, selon le syndicat, «une Corporation professionnelle fermée, ou obliga- toire, est un organisme semi-public qui a reçu de l'Etat le mandat de protéger le public en contrôlant l'admission à la profession et la qualité des services professionnels».Que ce mouvement naisse parmi les ingénieurs francophones ne devrait pourtant pas surprendre outre mesure.L'ingénieur québécois francophone, en effet, s'est toujours distingué de son collègue anglophone.En 1970, les francophones tendaient encore à se concentrer dans le génie civil tandis que leurs collègues anglophones avaient plus tendance a graviter vers les tâches administratives.De plus, tandis que -r0% des anglophones étaient employés par la grande entreprise privée, les francophones de plus de quarante ans n'y étaient présents qu a 20% et ceux de moins de quarante ans a 32%.La répartition des lieux de travail selon 1 origine anglaise ou française est d'ailleurs fort instructive et montre clairement que l'on se trouve, en tait, en face de deux communautés distinctes ayant chacune un spectre particulier de pratiques et qui ne peuvent, par conséquent, être représentés aisément par un seul organisme.Ce qui permit la réalisation de la syndicalisation des ingénieurs au Québec, ce fut la loi du travail retormulée dans le Bill s t du gouvernement l-esage en 196.3-4.Jean Marchand, alors président de la CSX, avait d'ailleurs ouvert la porte à cette extension un peu inattendue de la nouvelle loi du travail en disant publiquement en juin 196.3: «Si les membres des professions ne veulent pas se syndiquer, cest leur affaire, c'est à eux qu il apparient d en décider, ce n'est pas au gouvernement a les priver d un droit aussi fondamental».Au départ des années ~t).par conséquent.I ingénieur québécois disposait de plusieurs options pour se définir socialement.Il pouvait réaffirmer son statut de professionnel et ce d autant mieux qu'il travaillait dans un bureau privé comme ingénieur-conseil: il pouvait se voir comme cadre, c’est-à-dire comme appartenant à cette couche de salariés située immédiatement en dessous de la direction de l'entreprise où il oeuvre; ou encore il pouvait se sentir très dévalorisé, employé bien en deya de ses capacités s'il était limité a des tâches de dessinateur ou autres tâches du même genre qui tendent à le placer dans la situation d'un technicien supérieur.Mette situation perdure actuellement, même si I acerbité des conflits entre instances professionnelles et syndicales s'est fortement atténuée ces dernières années.En effet, la gamme des institutions en place semble recouv rir assez correctement 1 ensemble vies pratiques et des situations vie travail vies ingénieurs.Ceci ne veut pas dire que-tout est parfait au royaume de l'ingénierie, ou que I histoire s est stabilisée à tout jamais; au contraire.I irruption vie nouvelles spécialités.I importance toujours croissante donnée à Lingénieur-docteur dans la plupart vies pays industrialises et l'accent concommitant sur la recherche pointent déjà vers tin nouvel horizon qui requerra vie déplacer de nouveau les liaisons entre statut social, organisation professionnelle et conditions de travail.Mais Pour le moment, les réformes introduites au cours vies années soixante sont encore en place.Elles vonstituent le point vie départ nécessaire pour toute transformation future.¦ l'auteur est professeur titulaire.Institut d'IHstoire et vie Sociopolitique des sciences, l’niversité de Montréal.Il rédige actuellement un livre sur l'histoire de l'Ecole Polytechnique de Montréal, qui sera publié l'année prochaine.30 LE DEVOIR ECONOMIQl 1 Dans la tradition.SUR TOUS NOS VOLS AIR NOUS VI! AVEC AIR FRANCE, IL Y A UNE CHOSE QUI SERA TOUJOURS PRESENTE .UNE AMBIANCE PETILLANTE QUI FAIT DE CHAQUE VOYAGE UNE EXPÉRIENCE MEMORABLE.LES PRIMES-VOYAGES AEROPLAN EN VOYAGEANT PAR AIR FRANCE ENTRE LE CANADA ET LA FRANCE, VOUS POUVEZ ACCUMULER DES POINTS AFIN DE VOUS PREVALOIR DES PRIMES-VOYAGES DU PROGRAMME AÉROPLAN S/// NS TOUJOURS PLUS HAUT 3/ MANIC 5, LE «BÉBÉ» DE CAMILLE DAGENAIS M.Camille A.Dagenais, qui a quitté récemment la présidence du conseil d’administration du Groupe SNC, a accompli beaucoup dans sa carrière d'ingénieur qui s'étend sur 40 ans.Il a surtout réalisé le plus grand rêve de sa vie: celui de faire de grosses constructions.CLAUDE TURCOTTE Journaliste au DEVOIR Ce rêve a pris forme en lui.très tôt.lorsqu'il était enfant.Le pont Jacques-Cartier et l'édifice Sun Life, qui étaient sans doute les deux plus imposantes constructions de Montréal, l'impressionnaient beaucoup.11 a alors demandé où il fallait aller pour apprendre à faire d'aussi gros travaux A l'École Polytechnique, lui ont répondu ses professeurs.«Dans mon cas, raconte-t-il aujourd'hui, ce tut une vocation que de devenir ingénieur».Il a donc obtenu son diplôme d'ingénieur en 19-tb.à une époque où le génie attirait encore peu les jeunes francophones.Il obtient son premier emploi comme ingénieur à la Canadian Industries Ltd (CIL): il le conserve pendant quatre ans.dont trois à l'usine de Bcloeil.qui sc specialise dans les explosifs, les engrais chimiques et les acides.Il passe ensuite trois ans chez H.J.Doran, une firme d'architectes.11 y exerce la fonction d'ingénieur résident pour les stations de radar de la ligne «Pine Tree», ce qui lui permet de connaître M I Georges Chénevert.qui fut l'un des trois piliers de SNC.C'est d'ailleurs lui qui le fait entrer dans cette firme d'ingénieurs en 1933.où il est demeuré 33 ans; il vient de quitter pour se conformer à un règlement qu'il a lui-même instauré, à savoir que le président du conseil doit prendre sa retraite à l'âge de 63 ans.M.Dagenais a eventuellement pris charge de la section hydro-électrique de SNC En 1939, u devenait associe du bureau et en lôo t il assumait la (onction de gerant des associes.Cette orienta lion devait rapidement le conduire à des fonctions administratives de plus en plus grandes et even tuellement à celles de president et chef de la dtrcc tion et de président du conseil 11 a donc effectue les éludes de plusieurs rtviè res: Manicouagan.Outardes, une partie de la Ca niapiscau et la rivière des Quinze Ce sont aujourd'hui tous des noms bien connus Ces riviè res ont été harnachées et font toutes partie du réseau d'Hydro-Québec.«Jusque là.rappelle t il.seuls les bureaux anglophones d ingénieurs avaient travaillé pour llvdro Québec M Chénevert avait justement vu qu'on pouvait par les études s'infiltrer dans ce secteur d'activités.I ai donc moi-même év olué avec les projets qui devenaient de plus en plus impur tants».M Dagenais a eventuellement pris charge de la section hydro électrique de SNG En 1939.il devenait associé du Bureau et en 19ou il assumait la fonction de gerant des associés.Cette orienta tion devait rapidement le conduire à vies fonctions administratives de plus en plus grandes et even tuellement aux fonctions de président et diet de la direction et de président du conseil L'INGÉNIERIE AL AQUFBFCOlSt Porsche.On n’échappe pas à son destin, n y a certains automobilistes à qui le destin a déjà réservé une Porsche.Il ne fait aucun doute qu’un jour, tôt ou tard, ils en posséderont une.Ce n’est qu’une question de temps.Ces conducteurs sont attirés par la Porsche aussi inéluctablement que la mer appelle le fleuve.Inévitablement, ils se trouveront.Pour eux, une voiture est plus qu’un simple moyen de transport.Ce sont des mordus de l’automobile.Ils aiment conduire pour le plaisir de.piloter.Et leur voiture se doit d’avoir du caractère, ¦'.‘cvy VS ¦ Vv.Cr.y* •ff» y, iHlHW SH H Ms ¦mm ^ v:v; ._ iii m mmm •-¦SSdÿ.v mm tfBOl ;iï;R-.t mm * 'jsB m** ¦¦ d’avoir l’âme d’un pur-sang.Le jour ou ils découvrent la maniabilité et la fougue de la Porsche 944, leur vie prend une autre dimension.Ils sont comblés.Et après cette expérience marquante, jamais ils ne reviendront en arrière.Ils ont trouvé la voiture qui leur était réservée, leur Porsche, et leur destinée s’est enfin accomplie.Pour ces mordus de 1 automobile, ce n était qu’une question de temps.Pour de plus amples renseignements, faites par venir votre carte d'affaires a Division Porsche.l'HO.kglinton Avenue East.Scarborough, Ontario Mil, 2M1 35 32. DIAOIK PCONOMIQll ut construction tin barrage etc Manic 5 permis à Camille Dagenais de donne) la pleine mesure de son taletit et de ses energies.Mais, au terme d'une imposante carrière, qui lui a permis de laisser la trace de SNC et la sienne dans une centaine de pais à travers le monde, avec une liste très variée de constructions d'usines de toutes sortes, d'édifices, de barrages et de centrales hydro électriques ou nucléaires, M.Dagenais constate qu’il a d'abord réalisé «son rêve» sur la rivière Manicouagan avec ce fameux barrage de Manic S, dont il fut l’ingénieur chargé du projet aussi bien pour le design que pour la surveillance.lincore aujourd'hui, on peut dire sans exagération de langage qu'il parle avec amour de Manie s: «C'est un ouvrage gigantesque du point de vue de l'architecture et de la beauté.II faut le voir le soir, lorsqu’il est illuminé.Pour moi, c'est une oeuvre extraordinaire et c’est difficile de trouver quel que chose de plus joli».Mais Manic S fut aussi un très grand projet sur le plan du génie et des prouesses techniques.les études de la rivière ont commencé en 195s et quatre ans plus tard on en arrivait à la proposition de construire un barrage à voûtes multiples, ce qui a amené une association avec la firme Coyne belief de Paris.M.Coyne était alors universellement reconnu comme le plus éminent bâtisseur de barrages au monde, avec quelques Italiens, l a firme SNC était donc l'ingénieur du projet, en association avec ces collègues de Paris.Quel tut le plus gros défi à relever à Manic S?M Dagenais n'hésite pas à répondre que ce fut d'abord la coupure dans le fond de la fil ière.le lit de la Manicouagan est composé d'une matière très per- meable et il (allait s assurer que I eau ne coulerait pas en dessous du barrage, d ou la coupure qui! fallait installer Pour y arriver, on a eu recours à un système italien, qui pet mettait île creuser dans cette matière \ isqueusc sans que les nuits ou les parois ne s'effondrent au fur et a mesure que I on creusait.le second plus grand défi, selon M.Dagenais, lut la structure complexe du barrage, qui nécessitait I installation de chantiers imposants.Comme le barrage était en pente, il fallait inventer îles layons de couler le béton dans une structure inch née.«Ce tut une éducation assez importante pour I industrie de la construction et pour tout le monde 11 a fallu inventer de nouveaux produits, par exemple des ciments qui développent moins de chaleur, eti .» On parle aujourd hui île tissures dans le barrage Daniel-Johnson M.Dagenais reconnaît que cela la surpris un peu.Il attribue essentiellement au troid certains effets secondaires qui sont plus forts qu on le prévoyait et il reconnaît qu'il faudra un jour procéder a certains travaux, mais il n'est nullement inquiet quant a la solidité de la construction.M Dagenais affirme que Manie s a eu un effet déterminant sur la progression de SNC.puisque ce barrage a attiré I attention île tous les ingénieurs du monde lui I9~0.avait lieu a Montréal le congrès de l’Association internationale îles ingénieurs, dont M Dagenais est l'un des dirigeants, et de nombreux congressistes ont tenu a voir le barrage PHOTO M PUA Dim MON «m Après Manic S, c'est dans le sud de I Inde que M D.igen.iis a le plus réalise son rêve de gros projets, à Idukki.avec un barrage en are de ISO mètres de haut et une centrale souterraine de 800 mégawatts.Avec cette construction qui remonte au début des années 00.SNC a établi des liens avec l'Inde qui existent encore aujourd'hui.En tait, 1000 a marqué l'ouverture de SNC sur le marché international, alors que le gouvernement canadien avait organise une mission en Amérique du Sud pour explorer les possibilités d'ex portation du génie conseil M Dagenais taisait partie de ce vovage de 21 jours.SNC a ensuite participé avec cinq autres firmes à Cansult.qui permettait d'unir les efforts en vue d une action interna tionale.SNC avait alors moins de 200 employés et elle n'avait pas les revenus suffisants pour agir seule.Après sept ans de cette co participation.SNC était prête à y aller par elle-même; elle pouvait même progresser plus rapidement Depuis une douzaine d années, les activ ités internationales représentent entre to et SA",, des affaires du Groupe et contribuent largement a stabiliser les revenus année après année M.Dagenais s'est occupé surtout de la vente des services de l'entreprise a par tir de I9(w.alors qu'on le détachait de plus en plus ries activités purement techniques pour lui confier l'ensemble du bureau Kn 1000, un v irage important est survenu avec la création ries fntreprises SNC l.tée.ce qui consistait a acheter tous les intérêts des associés et compagnies pour mettre sur pied une compagnie par actions privées possédée par une cin quantaine d'actionnaires, tous des employes 11 s'agissait effectivement d'une étape très importante qui rendait possibles deux choses: changer le contexte rie 1 organisation, qui jusqu'alors faisait qu un associe était détenteur rie protêts spécifiques; la modification permettait a SNC de garder les profits dans I entre prise.SNC pouvait plus facilement se créer une image a l'extérieur, re qui était important dans un contexte industriel et rendait plus taciles les transactions avec les entreprises SNC a d ailleurs évolué rie plus en plus vers des projets industriels importants, comme celui de Ciment I.alarge On a pratiquement construit toutes les usines sur la Kivc Suri entre saint-Lambert et Sorel .lance M Dagenais On pense tout de suite a Sirlbec et a 1er et Titane, mais on retrouve aussi SNC dans les pâtes et papiers, la pétrochimie, lencrgie nu riéairc et sa presence dans le secteur hydro électrique s est maintenue |u>qu'a ce jour (elle a actuellement un contrat pour IXi-2A).Vers l')“S.sNC se piquait de pouvoir travailler dans -tous les aspects du génie- Devenu un administrateur a plein temps en ld~o.M Dagenais a mis beau coup de temps et rlénergie a la vente II était absent de la maison six mois par année pour répondre à la demande ries clients qui aiment bien sentir que le grand patron s intéresse à leur projet spécifique.ties absences exigeaient ries collaborateurs fiables M Dagenais estime avoir été chanceux et explique en par tie cette chance jxir la motivation accrue de gens qui sont en même temps ries actionnaires.Il sont maintenant tSochcz SNC.a détenir des actions de la maison Quoiqu il en soit.M Dagenais rend hommage a ce personnel, mais il insiste sur le fait qu'une relève se bâtit avec les années, en rappelant que sur une pe riode rie IS ans.SNC a aidé a la forma tion rl au moins 2S0 de ses employes par des séminaires périodiques.C'est, selon lui.un facteur essentiel dans la réussite rie toute entreprise.11 rlit aussi que SNT fut ties disci pliné» en définissant a partir de inondes plans quinquennaux d'orientation et déchéances Depuis lost), on v a ajoute les plans annuels C'est dans le cadre rie ces plans que SNt a decide de s infères ser a la pétrochimie, de vouloir partira per au secteur manufacturier et de développer ries activités de recherche C est ce qui explique l'acquisition ries Industries \alcarticr et des Arsenaux Canadiens l.e Croupe SNC ne v ise pas nécessairement a se spécialiser dans les produits militaires, mais il pense qu il pourra ainsi, aver la recherche, develop per rl autres sortes rie produits Présentement, le Croupe SNT' se pen che sur le protêt d une usine rie disques audionumeriques (au la/.er) a Drum mondvaile 11 cherche constamment a devancer le marche et revolution, de manière a toutours faire ries ventes et ries profits On a jusqu'à maintenant réussi a rlelinu 1rs marches potentiels une dizaine rl annee a l'avance I ne fois ers marches identifies, il s agissait rie deter miner comment les exploiter et semen dre sur les gestes a posta pour obtenir les contrats -Ces! plus facile a dire qu’à faire, rés onnait M Dagenais.mais c'est quand même plus far ale uuinurd'hui que dans le passe, a cause ries informations nom hreuses disponibles» Pour ce qui esi rie son avenir person ncl.M Dagenais entend s de euper acti veinent pendant encore quatre ou cinq ans en commuant rie parut ipcr aux ta m seils d'administrations dont il lait dc|.i partie, notamment ceux rie Air l iquide Canada l.tec.rie la banque Kovalc.Sp.u Aerospat ialc.I, lnrlust rielle (cic rl assurant v1 vie), t aiiam Man.it, les pliai mat ics esta impies Jean Coin u et l'Asso dation canadienne ries courtiers en valeurs mobilières I l u|ires, que fera l ib II restera tou louis le golf cl les v rivages ¦ 1 ingénieur est un proies- v in nel i ompéteia pu t on soit, innove, planifie, construit et souvent même gère et administre Au Québet.nous sommes 27 000 pour faire le pont enîre la st lent e el la population I- impart de notre travail se retrouve dans la r le quotidienne de t haque individu Boire un verre d eau.brancher un appareil éler trique, se véhiculer en voiture ou par le transport en commun, regarder la télévision, prendre l'avion, sont autant d activités auxquelles I ingénieur est mêlé Les ingénieurs oeuvrent dans des centaines de dise iplines.qui, interreliées, nous procurent le bien être auquel nous sommes habitués l e genie quebei ois.notre qualité de vie par les si ieni es et la 1er hnologie ORDRE DES lUGtUIEURS DU QUÉBEC 1.1 DI \< >IK | ( ( >Nr )MK,)I | AS CINQ FOIS PLUS D1NGÉNIEURES.EN 1996 Les femmes ingénieures sont encore fortement minoritaires au Québec.Hiles se taillent cependant une place toujours grandissante au sein de leur profession.Idles ont presque quadruplé leurs effectifs en dix ans et, si la tendance actuelle se maintenait, elles devraient être cinq fois plus nombreuses qu elles ne le sont aujourd'hui.vers la fin de ce siècle.ANDRÉEDUCHARME Collaboration spéciale le montage il un turbo l>ro/uilsenr l‘T(> est aussi une affaire de femmes.Diane Utfrenaye, ingênieure, procède à l 'analyse de microstructures par traitement d image.Longtemps fréquentées presque exclusivement par des hommes, les facultés de génie ont vu un tel afflux de femmes au cours des derniers dix ans.que les comportements mêmes des étudiants ont été bouleversés.A I École Polytechnique de Montréal, ils s'habillent aujourd hui avec plus de coquetterie, notent les observateurs.Pt.plus révélateur encore, les étudiants ont décidé de mettre un terme, il v a deux ans.aux soirées de type «stag party», ces réunions entre hommes souvent caractérisées par la grivoiserie.les femmes constituent cette année 18 % des effectifs de premier niveau au baccalauréat et 11.8 % de l'ensemble ries étudiants des trois cvcles a I École Polytechnique de Montréal, un établissement qui fournit à lui seul le tiers des ingénieurs de la province «l ne chose est certaine, il y a beaucoup plus de femmes.On constate que (le génie) n'est plus une option qui est rejetée par les femmes», fait remarquer Mme Micheline Bouchard, une des deux seules femmes à obtenir son baccalauréat en ingénierie de l'École Polytechnique en 1969 et présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec de 19”8 à 1980 Au sein même de l'Ordre des ingénieurs, le nombre de femmes a presque triplé en dix ans.pendant que celui des hommes progressait de Al %, les femmes, qui comptaient pour 1 % des membres de I OIQ en 19~s.ne représentent toujours que J." % des ingénieurs de la province, révèlent les listes de l'OIQ qui réunissait, en février 1986.~3o femmes et ds 91a hommes.battrait des femmes pour le génie est un phénomène récent et en partie provoqué par des ingénieures.C'est par exemple, à la demande des organisatrices du deuxième congrès des femmes ingénieures du Canada, tenu à Montréal en avril 1983, que l'Office national du film a realise «Nous sommes des ingénieures», un film promotionnel visant a recruter des tilles dans les écoles de génie et largement diffusé dans les écoles canadiennes depuis 36 I.K DK VOIR ÉCONOMIQl K La faillie proportion de femmes ingé-nieures inscrites a l'Ordre se reflète dans les entreprises québécoises La société La\alin notamment, emploie s|o ingénieurs.dont l(i femmes, pour ses ope rations au Québec Celles-ci comptent pour 3.1 "n des ingénieurs, une proportion légèrement supérieure a la place quelles occupent dans la profession même De grosses entreprises comme llvdro-Quebec ont récemment adopte ries programmes d action positive pour promouvoir l'embauche rte femmes.Selon Mme h mise Malo, coordonnatrice à condition féminine, la société d'état a rte passé les objectifs quantitatifs quelle s'était fixes pour la première fois en avril hiss.Cinq temmes ingenieurcs ont ete engagées au cours de la derniere année sur un total rte J t ingénieurs, une pro portion de Jo.S ".alors qu’llvdro-Québcc se proposait d'embaucher au moins une femme sur lu ingénieurs Des statistiques de décembre loss indiquent toutefois que.sur les I JoJ personnes ayant une formation d'ingénieur a Hydro Quebec, -tb.ou 3,S sont des femmes Le syndical des ingénieurs.qui exclue les chercheurs, compte aussi 3.b "n premier empli >i a I lydrt ' Quebec, où elle travaille toujours Rentrer sur le marché du travail, ca a été un problème, dit-elle aujourd'hui, et progresser dans une carrière, comme dans tous les secteurs d'emploi non traditionnels, ya a été plus difficile (en tant que femme)».Quand elle a du choisir le domaine dans lequel elle poursuivait ses études, «on ne m a même pas suggère le génie, même si mes lorces étaient en mathématiques et en sciences.Les conseillers en orientation me conseillaient d aller du coté artistique» ( est lors d'une v isite avec sa classe a I hcole Polytechnique de Montréal que Micheline Mouchard, alors âgée de 11 ans.a découvert son intérêt pour le génie I nc autre mgcnicurc.Mme Diane (iirard.travaille a la Société vies transports ete la Communauté urbaine de Montreal depuis sept mois Sur neuf ingénieurs charges de protêt dans son serv ice, elles sont deux femmes Lite lia eu aucune difficulté a trouver du travail après avi >ir complete sa maîtrise en genic vies transports doutes les temmes (mge meures) que je connais ont un emploi, comme tous les hommes en génie», sou ligne t elle lin dépit de ce qu’elle nomme l'évolution du milieu.Diane (urard denote encore parfois une attitude plus paternaliste des patrons envers les lent mes qu envers les hommes Le domaine du genie s ouv re ettecli vemeni aux temmes et un énorme pro grès en ce sens a déjà ete accompli, disent d un commun accord tous les intervenants, qui indiquent par ailleurs que la progression se fait a très petits pas Dès h)-i>.\1 Cailles M C¦ îr.irci.mge nieur et registraire a I Idole l'olviechm que de Montreal depuis l'Po.des é lan ¦un ledressement vie ta situation" A cette epoque, les temmes comptaient pour 'S vies eltectilsetudiants.Mme Mouchard était a la tète vie I Onlic des ingénieurs du Quebec ci une aune ten mie.Mille 1 lamelle /.u ki >11.picsid.nl le ( on seil canadien des ingénieurs (Mme /ai kott avait aussi etc présidente vie I ( >IQ en he's ~lv l\ >1 y ici h nique vie Mont real sont vies temmes et leur prnpoi lion augmente régulièrement vl eiiv non I par année depuis 1TJ Mais la.iiih m.ilis.iiii ni viti milieu , v oui me 1 appelle M (iir.iivl.a vte|.i visse vt.uis les autres pmi inces canadiennes ou i m a observe que les proportions di ICI11 mes dans les Incultes de genie platon lient a Is alors que (I i vole l’olv tev llinquel est cm ore eu pleine crois '.UKv .vie souligner M (iii.inl ( llv >sc cei laine, les cluvilaines v|ui ont vies aptituvles eti si k-iho sont mamie nam m ni mis v vis vies k ,u r ivres si un litivjucs Des le sm oiivlaue, (mitaine lebrun a subi vies lests qui ont v ontii inv ce qu’elle savait vicia.quelle prelci.ut nettement les sciemes aux autres malic les Lite est étudiante en deuxieme an nec en spcviahte geiue vicviiiquv une branche ou les tilles ri picsv nlv ni .s n vies ctuvli.uits les spécialités vie génie v himiqui ni dustnei et v iv 11 atiin ni icspcvtivvmcni 31.0, 311.3 et JJ.o vie kmiins a I l-'volc IA ilv tev liuii|uc.ali u s que le genic iniiuei nolitient la tavvui vjuc de trots tciiuiics v|in comptent poui s vies etudiants dans v cite spw taille M vies etuiiianies affirment vire traitées exactement 11 mime Icursi 1 inheres il au très si ni II rent vie se sent u 1 res minor 11.11 nsa 1 Lente l’olv ici liinque Dominique Lacoste vlit quelle lia aru un pioblcnu dans ses voriis vie genic 1111I (.est en vtviii iis vtv s heures vie v lasse qu elle sulm le harcèlement vie quelques etudiants ( est 1 ippress.ml, av 1 me la |i rite Icmmille J s ,111s | .u meme revu vies appels a la maison tille s empresse daimilci v|(i elle a vies vopaiiis etudiants vl.uis vtv s facultés m.i|oritaircineni temimiics qui subissent un soit semblable au sien t 11e de ses copines, qui pictcrc gai der I .mom mat note pat .tilleuls que Iv ' filles apprennent a s affirmer- en sini.i tu ni vtv 1111111 mie numci iquc Alain ( li.iboi eiuvtiani en qu.111 u un année, a pi mi sa part iemarv|ue ringin' changement, clic/ les hommes v 1 mime vile/les temmes avw I ai nice vl un plus granit nombre vie tilles dans les rangs des etudiants en genic Ali us que les lemme¦' si Mit plus féminines, nu mi' g.ttioimic tes qu avanl les hommes sont devenus minus durs estime 1 il ¦ Exportateurs, si vous avez.E XPOR'r BCCIU VOS ventes e I exportation “t 1.-'» ¦.* — lance de nouveaux ( anaila pioduits d exportation *- * peicee sur de nouveaux marches etrangers fait une i HA* li' * •- y > ' ; lt Ht ix d excellence n I expot tution LdMdCltt'f lilt1 L fc*St poul VUUb Oui nous croyons gu une petite moyenne ou yi ande enti upnsu gui expot te avec, sue tes i not itr guc I un 1 econnaisse les et foi ts gui ont rtt* déployés pouf y d( NvtM Pus vous'1 Inscrivez vous sans tarder Dell nu ide/ cotte toi inuluti e vie candiddtuit-Date limite des inscriptions vend!edi le 4 juillet MJBb Poui obtenu votif toimutait 1-de ediididcitui e 1 emplisse/ le coupon ci aptes ou telephone, sans ti aïs au 1 800 267 8488 Ananas eilenauius bitumai AHaas Canada Canada I* r ( d ii;kIVi HtmpiibSf-.it- i uupui votre tdr te d dttdiifs Pr ix d exttllffitf d i * CdMâdienriu Info f g Ministère dtb Affdm-s *¦ «1 ProiTifiidclt Suss*-» OttâAd (Ontdfiu) K IA UC 1 t poSt***' i Apol tut.O J! * { I t K tÉTa I Unt L MXOtXCtUINU ALEXPORTAnON CANADIENNE Une initiative de James Kelleher.Ministre du Commerce extérieur j il i II M il K I ( ( »\( iMli il i Hydro Québec offre aux industries d'extraction et de fabrica tion du Québec : • une aide technique gratuite pour déterminer les procédés que l'on peut améliorer par une électrotechnologie • une aide financière pour effectuer les études d'avant projet et de faisabilité • une aide financière pour réali ser le projet /cùtcm, Les électrotechnologies permet tent de réduire les coûts de production, d'augmenter la productivité et d'améliorer le contrôle de la qualité et la sécurité.Ce programme s’applique aux nouvelles entreprises ou à celles qui existent déjà.Pour plus de renseignements, communiquez avec le service de la Clientèle (le numéro de télé phone figure sur votre facture d'électricité), et demandez la bro chure « Programme d'aide à l'implantation des électro technologies ».Hydro-Québec L'électrifficacité THIÈS, P.Q.(¦MMMMMMMMMMNMMMMMMMHlMNMMHMHBMMaHHMNMH Au début des années I()”(), la recherche appliquée et les contacts avec / entreprise privée explosent à l'Ecole Polytechnique de Montréal (PPM) et l'enseignement professionnel y est littéralement renouvelé.Concomitamment, prend graduellement forme dans cette école d’ingénieurs une réalité nouvelle, engageante et nécessaire.la coopération internationale.RÉMI TOI (.AS Directeur de la coopération internationale a l'Ecole Polytechnique de Montreal L'INGÉNIERIE 'À U\ QUÉBÉCOISE" Fière de sec cent ans.l'EPM répondait ainsi à l'appel du pays et de l'humanité1 en par ticipant à l etton des sociétés québécoise et canadienne pour venir en aide aux pays en voie de développement (PYD) Depuis longtemps ouverte sur le monde par ses étudiants étrangers et ses professeurs d'origines diverses, l'PPM.la plus grande école d ingénieurs francophone au Canada (environ s 00 étudiants à temps plein à tous les cycles en septembre lOKoi.s engageait al< ns rés» dûment sut la v » ne rte la c» >» » Iteration internationale, convaincue que cette act ion porte en elle tous les elements il une me il leurc comprehension entre les hommes 1 I DÉVELOPPEMENT DI S R ES,SOI Kl IS III M AI NES I I l'M île par sa nature même, oeuvre mien hi eonstnielioii dime sèment dans le «développement vies ressounes usine il }>luee duns le humaines' , une des priorités sectorielles du pio /uni de Dtuiulu I l 1)1 \( HR I I ( )V )MK,)I I (9 mm *4*.¦ - -¦ .*.• •-• - •.- - .v4*;, • .,-.fç i -'•••>-> '-¦;.- '.'.v,- : .r - •¦ 5*1** ¦ DEVOIR IVONOMIQl I lin cuisse connue sur le terrain, les étudiants autochtones et leurs professeurs effectuent des travaux fnatù/ues.l.c projet de l'École polytechnique de Thiès (Sénégal), la première grande oeuvre de l'EPM (financée par l'ACDl) en matière de coopération internationale et un défi continuel habilement relevé par l'Ecole depuis 19~5.a profondément influé sur la pensée institutionnelle de Polytechnique à ce propos.Si bien qu'en 1981.l'École Polytechnique devait se doter d'un Service de la coopération internationale dont le but était et est encore de planifier, organiser et coordonner tous les programmes et activités de l'EPM dans le domaine de la coopération internationale.Par ce geste significatif.l'EPM traduisait la volonté de ses membres et plus généralement le voeu du gouvernement du Québec de «continuer à approfondir et à développer l'ouverture des universités québécoises à la réalité universitaire internationale et leur participation à des entreprises de coopération internationale».l'ne nouvelle voie était donc toute tracée pour l'EPM: présente sur tous les continents par ses diplômés, ses professeurs et ses réalisations.Polytechnique offre maintenant, par son Service de la coopération internationale, des services ad hoc très variés pouvant aller de la simple organisation d'un stage technique pour des ingénieurs jusqu'à l'implantation et le fonctionnement d’une école complète d'ingénieurs ou de techniciens supérieurs.Ses interventions peuvent être ponctuelles ou s'échelonner sur plusieurs années.En un mot, l'EPM peut intervenir efficacement dans tous les aspects de la formation d'ingénieurs et de techniciens supérieurs (enseignement, recherche, gestion) pouvant intéresser les pays en voie de développement.Pour mener à bien ses actions de coopération universitaire.l’EPM a signé à ce jour environ gramme canadien d'aide publique au développement énoncée par l'ACDl (Agence canadienne de développement international).l.es objectifs de l'ACDl sont d’accroître les ressources humaines spécialisées dans les PCD et Polytechnique est disposée a jouer un rôle important dans cette action concertée visant à améliorer le bien-être des populations en général.1.' I'.PM se trouve en effet dans une position particulière et priv ilégiée lorsque des programmes de coopération comprennent une formation d'ingénieurs.Implantée en Amérique du Nord au coeur de l’ingénierie et de la technique nord-américaine et essentiellement francophone.l'Ecole Polytechnique constitue un creuset naturel ou peuvent s'allier intimement des technologies et des modes de pensée différents, l.es techniques nord-américaines deviennent ainsi plus facilement accessibles aux PYD francophones PHOTO Réalisation: Le Group NRJ inc DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE: LE NERF DE LA GUERRE Entre une entreprise qui fonctionne bien et une entreprise performante, une équipé de technologues compétents peut faire toute la différence.DES SPÉCIALISTES DE LA RÉALISATION Dans le monde de la technologie, qui donc teste des prototypes, installe, opère et entretient 1 équipement de pointe et la machinerie sophistiquée.supervise des travaux de construction et participe a des recherches spécialisées, planifie et coordonne des projets d'envergure?Ce sont les technologues des sciences appliquées.membres de l'Ordre des Technologues du Québec, aussi habiles à réaliser de petits que de grands projets selon les objectifs que se sont fixés les entreprises.DES SECTEURS DIVERSIFIÉS Les technologues sont actifs dans bien des secteurs d'activité.On les trouve notamment dans des domaines aussi variés que l'aéronautique.T agro-alimentaire.le bâtiment et les travaux publics, la cartographie et la géodésie, la chimie industrielle, la foresterie, l'assainissement (de l'eau et de l'air), l'électrotechnique.l'informatique, les techniques maritimes, les matières plastiques, la mécanique.la métallurgie, le meuble et le bois ouvré, la technologie minérale, le papier, les sciences naturelles, les systèmes ordinés et les textiles.Faisant le lien entre le développement des technologies et leurs applications, les technologues, bien formés, sont nombreux à assurer une présence pratique et efficace dans l'ensemble de l'économie québécoise.Cette présence de la profession contribue grandement au développement du Québec.DES SERVICES À L’INDUSTRIE L'Ordre des Technologues effectue une sélection de ses membres en reconnaissant leur niveau de formation et leurs qualifications professionnelles afin de maintenir, dans ses rangs, un niveau de compétence élevé.De plus.l'Ordre a mis au point des programmes de formation continue qui vont s'intensifier au cours des prochaines années et dont les employeurs vont bénéficier.Parallèlement, comme service à 1 industrie, les membres sont soumis à l'inspection professionnelle.Selon monsieur Denis Dubois, président de I Ordre et technologue lui-même "de tels mécanismes de contrôle font que l'appartenance à une corporation professionnelle, assujettie au Code des professions, est un gage de qualité auprès des employeurs".D’IMMENSES BESOINS DE COMPÉTENCES Il ajoute que "les grandes entreprises tout comme les PME ont d'immenses besoins de compétences en matière de technologie que leurs responsables des ressources humaines sont parfaitement capables d'identifier.Toutefois, ils ne pensent pas toujours à engager des technologues compétents qui ont la formation requise.En ce sens, notre Corporation a un gros travail d'information à faire.En effet, le développement technologique du Québec ne peut se réaliser sans l’apport de ressources compétentes.Il sera, pour ainsi dire, "le nerf de la guerre face a la concurrence internationale.au moins pour les vingt prochaines années C est pourquoi les technologues qualifiés, précieux collaborateurs des entreprises québécoises.sont une ressource essentielle a notre économie".P Ordre des Technologues des sciences appliquées du Québec 4152 rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M5 (514) 845-3247 Publi-reportage- V/ Les diplômés de l’École Polytechnique de Montréal.une présence dynamique à l’échelle mondiale! En 1986, l'exportation représente un emploi sur quatre au Québec.Cette conquête tie nouveaux marches étrangers est largement attribuable’aux diplômes de l'École Polytechnique de Montréal qui sont souvent les premiers ambassadeurs du talent québécois à l’échelle internationale.École Polytechnique de Montréal * ’USB: S«r* '4* r '~:&S8!S*kSi «?«*1*4 .4» • ’’ Vf ¦nr m rrj •< à « 4\V.¦-v% ., *.% > 4 « 1' **i>H»*; : •«* t'iv/.v«.«, H*«V ,«/, T .t J .Vt\> '«Je X » » ' ,«ii# m*/ r — i quinze ententes avec des établissements ou organismes européens, six avec des établissements africains, environ le même nombre en Amérique Latine et aux Antilles, et enfin une avec un orga-nisme asiatique Bien qu'opérationnelles à divers degrés dans le temps a cause des conditions économiques et sociales prévalant dans le monde ou certaines parties du monde à certaines époques, ces ententes demeurent toujours, pour LLl’M, des fenêtres ouvertes sur le monde universitaire et des canaux de communication bénéfiques avec vies établissements et organismes oeuvrant dans les mêmes secteurs d'activité.LE TRANSFERT DF TECHNOLOGIE Le transfert de la technologie est l'une de1- plus importantes questions vie reflexion face au vlev e loppemetu et au dialogue Nord-Sud depuis au moins dix ans A la (ontercnce des Nations l nies sur la science et la technologie pour le développement en lb",S.U a été propose que vie la recherche et du développement a l'échelle mon diale se déroule dans les PYl) en Lan dtion, en comparaison vie l'actuel 3 ou a",, Pour tâcher cl atteindre cet objectif, la formation vie scientifiques et d'ingénieurs vie pays en voie vie dév eloppement prend une importance toute particulière, et la contribution vie ITP.M sur ce plan est conséquente.L L PM a en ettel acquis au cours vies ans la eon-vaction que la formation d'ingénieurs et vie techniciens supérieurs en terre nationale constitue un movie efficace vie transfert vie technologie Ln termes concrets, la technologie peut être definie comme 1 engagement vie l'homme .dans toute modification, en principe utile, vies formes de son environnement».Conformément a cette definition, tout transfert vie technologie appelle inévitablement vies changements culturels, car la tutnsplant.ition d une technologie d un continent a un autre et d'un pays à un autre, entraîne vies changements vie mentalité qui influencent proton dement le fonctionnement et la culture vies gens Le transfert vie technologie, puisqu'il est susccp-tible vie modifier les rapports entre l'homme et son milieu, constitue vie par sa nature même, une operation complexe pouvant v appliquer a nom lire vie structures, et à maints niveaux Il petit, par exemple, être cm isage dans le cadre vie stages de formation vie nationaux dans tics eta Plissements etrangers acceptant vie partager leur tev hnolt tgic, t >u dans le cadre vie stages de ressv tr lissants vie pays technologiquement avances dans vies etablissements nationaux en voie vie forma bon.ou encore dans le cadre vie programmes d implantation vie nouveaux etablissements dans des PYl) souhaitant ce transfert Par établisse ments.nous entendons industries, laboratoires, bureaux deludes ci bien entendu maisons vie toi mat ton en ingénierie et en technique supérieure Il taut vie plus considérer que le transfert vie tev h nologie s effectue aussi sut les plans organisation net.humain, socioculturel.pedagogique, ou sut le plan vie la recherche Dans cette contotu turc.I LPM croit que la formation d ingénieurs et vie techniciens supérieurs en terre nationale est par ticuliérement efficace en termes vie transfert de technologie puisqu'elle permet non seulement le transfert vie la technologie elle même, mats ega lenient la formation d agents de transfert qui sait font donner une dimension humaine pertinente aux mutations qtt entraîne inévitablement l uit plantation vie nouvelles technologies tant sur le plan culturel qu'économique La formation en terre d'origine d ingénieurs et vie techniciens supérieurs vie PYl ) ne peut être que L'INGÉNIERIE À LA QUÉBÉCOISE le ( IIIII/IIIS de II)ïcs accueille imii tint,nu les iiifiênleurs cl techniciens sn/ici leurs militaires i/ue eirils.|HU ¦JA*»»- SV 'a^v ; -V 'v4 mm .«7ÎW >-».¦ •YTf' J» :>:¦.t 3 LI 1 )I \n er s a reput.t ili« >n deiitri prise miii »vatr ne effi(.n e (‘t fini >ii1 tribueri >nt .1 t.n ir< * L f f, .fi ur'- qui .>n « .fut an.itj.i pendant do n.omhreu' emoro dans |, qui vu nt Pour vous informer i tlVltf NOVA A notrf: énergie au service de votre avenir LA SOCIÉTÉ ALBERTAINE C.P.2535.Station M.Calgary.Alberta T2P 2N6 mmrnmm: l ~ 56,4 ^58.9 -60.4 BELLINGHAM*?orw»"'- v.BOURSE LA RELANCE N'EST PAS MENACÉE Les premières semaines de 1986 auront été fort propices aux marchés financiers comme en font foi les niveaux records des principaux indices boursiers et obligataires à travers le monde.Cette tendance haussière ne cesse de surprendre.l'effondrement des prix du pétrole a été un des trois facteurs qui expliquent / engouement des inrestisseurs pour les marchés boursiers.Les cours boursiers sont sur une courbe ascendante depuis juillet 1982.L’amplitude du mouvement est sans précédent.Plus précisément, les cycles haussiers d après-guerre avaient été en moyenne d une durée de quelque 32 mois et leur hausse d’ensemble de l’ordre de ^3% alors que le cycle actuel entreprend son -t.3 ième mois et que les cours ont déjà plus nue doublé! TROIS FACTEURS CLEFS Trois éléments ont été à la base même de I engouement des investisseurs pour les marchés financiers en général et la bourse en particulier.\i l'H \ i >ii i i su »\ La baisse des taux d'intérêt, lèffrondement du piix du pétrole et la faiblesse du dollar américain vis-à-vis les principales devises internationales, PROSPECTIVES FAVORABLES A ce stage-ci, les investisseurs semblent convaincus que le cycle économique demeurera positif pour encore quelque temps.En d'autres mots, la relance amorcée il y a déjà plus de trois ans n'est toujours pas menacée Et pourquoi en serait-il autrement.'' Après tout, non seulement l'évolution récente des taux d'intérêt devrait elle permettre dici peu une meilleure cadence économique mais, encore plus, les investisseurs ont été rassu-rés de 1 intervention coordonnée des autorités monétaires internationales visant à promouvoir la croissance de l'économie par le biais d'une réduction des taux d'intérêt.Cette layon de voir les choses est des plus importantes car l'économie américaine a été plutôt laible ces derniers mois, un état de fait qui aurait pu occasionner un repli significatif des cours boursiers De plus, bien peu d'experts entrevoient une flambée inflationistc à court terme Après tout, si certains s'inquiétaient il n'y a pas si longtemps des conséquences nocives d'une baisse du dollar américain sur le niveau des prix, le sentiment tics experts a bien évolué.De tait, non seulement les produits importés sont-ils encore disponibles à des prix sensiblement similaires à ceux des der niers mois mais, toute hausse sectorielle impur tante semble avoir été plus que contrecarrée par I effondrement des prix du pétrole sur les marchés mondiaux.À titre illustratif, retenons seule ment que 1 incidence d une réduction du prix du pétrole sur I inflation est théoriquement des plus importantes.La baisse actuelle (ES SJS à l'S SIS) pourrait engendrer un repli de quelque do de l'inflation.ET LES PROCHAINS MOIS?[.'investisseur demeure donc confiant que 198b permettra une augmentation importante du niveau de l'activité économique, donc des profits disponibles.De fait, les marchés boursiers acceptent d'emblée que les premiers mois de 1980 soient assez décevant à cet égard.Toutefois, la baisse des taux d'intérêt à un moment où les pressions inflationistes demeurent assez mitigées font plus que compenser pour le manque à gagner au niveau des profits des entreprises.les hausses souvent quasi-euphoriques des cours boursiers américains et européens ont donné lieu à un effet d'entrainement des plus imposants au Canada De fait, la performance economique du Canada a été plus satisfaisante ces dernières années.Par contre, les attributs mêmes du cycle actuel, soit une faible inflation et plus récemment l’effondrement des prix du pétrole, auraient pu être des obstacles insurmontables pour une Bourse où les ressources naturelles sont une composante aussi importante.Il n'en fut pas ainsi.Certes la performance relative a accusé jusqu'ici un certain retard, surtout à cause des valeurs pétrolières.Il n'en demeure pas moins que les autres compartiments ont en général offert une performance assez endiablée Ne serait il pas justement à propos de présumer que les experts puissent se tromper quant à I inflation fin HP-début H-?Si tel devait être le cas, le Canada ne jouierait-il pas tl une cote d'écoute relativement plus forte d'ici peu?¦ Le Groupe • Privatisation • Gestion d'équipements publics • Gestion de la santé et de la sécurité du travail • Gestion d'ingénierie (ingénierie des valeurs) • Gestion d'approvisionnement • Projet -clé en main» • Ingénierie • Voila autant de nouveaux concepts de gestion a I intérieur desquels LE GROUPE CEGERCO performe Le Groupe Gegerco Cimaa yn>»o9- T,a»au» gé'*»'au» P'OlP' C 'é ma,r 666 'ue Sherbrooke ouest bureau iiQi Montreal Qc H3A1E7 475 rue St Arabie bureau 150 Quebec: Qc G1R6E4 t5 Place La sa île bureau 204 Baie Comeau Qc G4Z U8 100 rue Racme est bureau 10t Ch.coutim, Qc Q7h tri (614 284 %1Q 418'641 0710 418 296 8200 4t8)643 4936 Gegerco I l DEVOIR ÉCONOMIgt E SI gj 1 DEVOIR I ( ONOMIOI I Le fonds enregistré de revenu de retraite pourrait devenir l 'option privilégiée des détenteurs de régimes enregistrés d épargne-retraite (REÉR) à la suite des propositions d’assouplissement contenues dans le dernier budget Wilson.ANDRÉ KIROUAC Vice président, développement Brault.Guy.O'Brien Inc.Les retraités qui désirent retirer les fonds accumulés dans un R II; K peuvent soit rencaisser d'un coup; rencaisser par étapes se Ion leurs besoins; acheter une rente viagère, ou encore une rente à terme ou bien prolonger les avantages du Kl.If K en transférant les valeurs de leurs REER dans un tonds Enregistré de Revenu de Retraite (l-l-iRR).Or.jusqu a présent, cette dernière option n’était pas aussi populaire que l'achat des deux types de-rentes en raison des contraintes cpii s v rattachaient.le budget présenté le _>(> février dernier lu retraite financière se prépare de longue baleine le I I RK offre des solutions intéressantes i-iiuro vicm min sms \ it'll! de I cut plusieurs tie ces contntiti-tfs fl l'en tire le FFRR particulièrement avantageux.I F.FFRK l e 1 1 K K.institue en 1M~,S.permet tie lr.uislerer suns les eneuisser les valeurs .leeuniulees thins les KI 1 K I t FFRK garantit uu benéticiaire quil recevra limit's les sommes qui y sont investies.plus les intérêts.tli\ itlentles ou gains en capi-lul générés par les placements effectués II est done possible de eontinuer à dit terer I impôt sur le capital et les intérêts accumulés.Avant le budget du _!(> tc\ lier, le FF R R ollrait certes un revenu annuel plus fai ble qu une rente a terme ou qu'une rente viagère pendant les six a dix premières années, dépendant des taux tie rende nient qui étaient utilises, mais le retenu annuel d un F IKK ne cessait tie croître et dépassait les annuités tie rentes vers la onzième année Fe FF.RR permettait et permet encore le meilleur report d'impôt ties options i literies au retraite en plus de lui permet -ire tie continuer a taire croître la portion qu'il conserve a I abri du lise.De celte manière, le FFRR ollre la possibilité tie protéger son capital contre l'inflation l’our bénéficier tie tes caractéristiques nettement supérieures aux rentes viagères et a terme, le retraite devait sàstrcin tire a certaines règles particulièrement contraignantes.1) PLAFOND ÉLIMINÉ l.e rentier devait retirer île son FF R R une certaine portion de son portefeuille selon une formule rigide: le montant maximum que I on pouvait retirer eha que année était égal au montant accumulé dans le FFRR divisé par le nombre tl années qui séparaient le retraite de I âge de MO ans Ainsi, un retraite tie Os ans av ant trails le ré S100 000 en valeurs dans un FFRR.1 un rendement hypothétique de lu”,, jusqu'à MO ans.n avait le droit tic retirer qu Un maximum tie I fit tie cette somme la première année, soit > t ooo II pouvait toutefois augmenter cette somme en se servant d'un taux d'actualisation pouvant varier entre o a 0"„ Fc même retraite aurait pu toucher s~ A~M la première année s'il av ait t in iisi le taux tl actualisation maximum en début tl année.Fn revanche, s il avait choisi la première option, il toucherait S to ooo a I âge de Mit ans mais seulement sl~ ooo s il avait choisi le taux d actualisation le plus élevée le ministre des Finances.\F Michael Wilson, propose d'abolir le plafond annuel de retrait d'un I FRR et transforme ce plafond en plancher: notre retraite ne pourrait donc retirer moins de S t ooo de son I FRR la première ¦muée mais pourrait désormais en rcti ter autant qu’il le désire.La portion ainsi retirée, et seulement cette portion, devient alors imposable 2) DÉLAI DF CARFNCF F F CONVERSION DES RENTES M Wilson propose aussi d'abolir l'obligation d'attendre l'année civile sui-vaut le transfert d'un R F F R a un FFRR avant de pouvoir commenter a en reti ter tics tonds Ainsi, un retraite avant transféré son R F F R clans un FFRR en début de janvier inso devait attendre au 1er lanvier b),S- avant de retirer tics tonds.Dorénavant, ce benetii taire aura immédiatement accès à ses tonds M W tison propose que les retraites puissent t onv et tu ou racheter leurs ren tes a tenues ou leurs rentes viagères et qu ils puissent déposer ces rentes dans un FFRR Jusqu a present, l'achat d'une rente était irrev i n able A) NOMBRE DF FFRR M W îlson éliminé aussi la restriction quant au nombre de I F RR qu'un retraite peut detenu alors que Ion ne pouvait détenir plus il un FFRR.on pourra de LA PAIX l é Manoir du Lac Delate vous off re tic travailler dans le calme et la sérénité Son site exceptionnel.en pleine nature, vous permet de tenir ties reunions tl affaires produetnes.tout en permettant a vos emploies de profiter d'un peu d'air pur Nous pouvons accueillir tie IJ a iSn per sonnes dans nos salons et salles tie travail Notre service commercial se fera un plaisir tie vous donner tous les details.commuuit|ue/ avec nous sans tarder RENSEIGNEMENTS 1-800-463-2841 848-2SSI rTFT r P t] é w.I 40 avenue Ou Lac Ville du tac Deiaqe 'Quebec G0A4PC I.K MANOIR PLI LAC DELACE I l DI \t ill< I < < >\( tMh.tl I S A /(’ l l l\l\ lllllogcrê est conçu /tour le rentier tlesirettx de s 'occuper de Ut gestion de son portefeuille.jvr V»5- ^Wa U ¦ ¦ xmrÊisÈÊÊae - » 91 .S-» I l DFVOIR FCONOMIQIK \< Ils IIIKI VIM IV < >l< ill.l vuviii Ht* puo i t^iv.OU iCiV^LU.1 t • Peut-être contenait-elle une erreur.Peut-être n’a t-il pas reçu votre marchandise.Peut-être maîtrise-t-il aussi l’art de toujours tout remettre au lendemain.Ou bien ne peut-il momentanément vous payer.Mais, comme vous le savez, ce n’est pas avec des peut-être qu’on bâtit une entreprise.Pourquoi alors ne pas recourir au télémarketing.Vous découvrirez combien l’utilisation planifiée de l’interurbain peut s’avérer efficace pour recouvrer un compte en souffrance.En agissant ainsi, rapidement, précisément, vous renforcez instantanément votre fonds de roulement.Excellent réflexe, car c’est de lui que dépend le succès de votre entreprise.Comme vous le voyez, l’interurbain est la façon rapide et personnelle, simple et économique de communiquer avec vos clients et.d’être payé! N’est-ce pas une raison suffisante de passer vos grandes journées au téléphone.L’efficacité passe par Bell Membre du réseau national Telecom Canada Bell L’interurbain, une raison payante de passer ses grandes journées au téléphone. ECONOMIE LES CANADIENS DEVRONT SE SERRER LA CEINTURE Jusqu 'à la fin de 1985, la prospérité semblait s’être installée à demeure au Canada: le caractère muselé de sa reprise soûlerait l’envie de ses partenaires commerciaux, la croissance économique accélérait même l’allure; le climat financier était des plus sereins.Dès le début de 1986, toutefois, des signaux annonciateurs de temps moins cléments ont fait surface.RAYMOND THÉORET, Ph.D Lconomiste senior à la Banque Nationale Ce changement à vue au chapitre des conditions financières au pays en aura surpris plusieurs.Mais en prenant du champ, il apparaît que les moteurs de la présente reprise canadienne sont bien fragiles.Lessor de la croissance économique y dépendait pour bonne part de l'embellie cyclique qui prévalut aux États-l nis de la fin de Sans que l'on sache trop pourquoi, le dollar canadien s'est mis à péricliter.Timide au début.le resserrement de la politique monétaire fut à la hauteur des accès de faiblesse r/e la croissance du dollar canadien.À l'aube du mois de mars, les tlepnis le milieu de germes d'un profond ralentissement économique /V.Vr étaient semés.n y / \ 0 gssgm s I l IM-VOIR IX ONOMIqH I MOIS IM Kl VH.IIV Oldll.l PRENEZ LA VOIE TECHNOLOGIQUE! Trois programmes de recherche et de développement viennent d'être créés à l'intention des entreprises.Ils favorisent la réalisation d'études de faisabilité ou d'opportunité, la modernisation des équipements ou encore l'élaboration de projets novateurs.Si vous oeuvrez dans les domaines de l'informatique, des biotechnologies, de l'électronique ou des techniques de fabrication, ou encore si vous êtes intéressés au développement de ces secteurs technologiques dans votre entreprise, vous pourriez être admissibles à d'importantes subventions.Programmes d'appui au développement technologique Pour tout renseignement, s'adresser au Bureau conjoint d'évaluation des programmes Entente Canada-Québec sur le développement scientifique et technologique C.P.1690, Succursale B Montréal (Québec) H3B 3L3 Tél.: (514) 842-7883 Ministère d'Etat Ministry of State Sciences et Technologie Science and Technology Canada Canada Gouvernement du Quebec Ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique Canada Québec ss 19KJ jusqu u lu mi-8-t.Mais cette source de croissance s est par la suite tarie.Ultérieurement.la demande intérieure prit le relais.Cependant, celle-ci s était alimentée rie politiques monétaire et fiscale laxistes.Les écarts de taux d'intérêt très minces, voire négatifs, entre le Canada et les États-Unis en 1983 et au début de 198-t en sont la preuve.Témoin également l'intumescence du déficit budgétaire du gouvernement fédéral canadien, phénomène exceptionnel en temps de haute / (“"a
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