Le devoir, 21 mars 1986, Supplément 1
m r ** m Lü sluum: i’ v cmnptabiliu: ¥L^t‘ iUCIL! LE DEVOIR Montréal, vendredi 21 mars 1986 Les revendeurs de micro-ordinateurs font face à un marché mouvant MARC SÉVIGNY Collaboration spéciale standard dans l’industrie, et on ne compte plus les entreprises qui font dans « le compatible IBM », Dans le milieu des affaires et dans les grandes organisations où la multinationale avait déjà établi sa réputation, c’est la gamme des microordinateurs IBM qui est en vogue : le PC standard, le XT et le AT notamment.Par voie de conséquence, un grand nombre de détaillants se spécialisent dans ces produits.Malgré les succès d’IBM, la compagnie Apple est toujours dans la course avec le Macintosh, qui séduit la clientèle des professionnels, des éducateurs et des gestionnaires appréçient entre autre la simplicité de l’appareil.De plus, Apple a développé des produits connexes qui facilient l’utilisation du Macintosh dans un contexte du bureau : dispositif de communication Apple-Talk, imprimante au laser, chiffriers électroniques, logiciels de Suite à la page 2 CE n’est plus un secret pour personne : la micro-informatique individuelle est en déclin.Les visionnaires qui annonçaient l’entrée massive des microordinateurs dans les foyers doivent aujourd’hui revoir leurs calculs.Les vendeurs, eux, ont déjà révisé leur stratégie, et ils orientent aujourd’hui leur promotion en fonction d’une nouvelle clientèle : les professionnels et les petites et moyennes entreprises.1985: une année difficile Un sondage réalisé auprès d’une cinquantaine de détaillants en juin dernier a mis en lumière la désaffection du public pour les ordinateurs à bas prix et la micro-informatique au foyer.De plus, la concurrence féroce entre fournisseurs, les surplus d’inventaire et la chute des prix ont contribué à faire la vie dure aux détaillants de micro-informatique en 85.Il se vend encore beaucoup d’ordinateurs, mais le temps de la croissance phénoménale est terminé.Par ailleurs, les consommateurs sont devenus plus avisés.Une des raisons majeures de l’échec de la micro-informatique individuelle tient à l’absence d’applications utiles pour l’ordinateur à la maison.Bien des gens se sont rendus compte apres coup que le micro-ordinateur ne vaut pas grand chose si on n’a rien à faire rouler dessus.Ce phénomène force les détaillants à être plus perspicaces face aux besoins du public et à penser davantage en terme de contenu et d’applications.Ils doivent eux-mêmes être mieux informés et plus compétents.Ainsi, la clientèle des professionnels et des petites entreprises s’attend à recevoir une information pertinente et un support adéquat, et c’est cette clientèle que courtisent aujourd’hui les détaillants de micro-informatique.Les détaillants québécois L’ère des magasins de quincaillerie, où se côtoyaient ordinateurs, systèmes de son et téléviseurs, tire à sa fin.Suite au recul qu’a connu le marché de la micro-informatique, plusieurs magasins indépendants ont été rayés de la carte.Ce phénomène profite entre autres aux grandes chaînes, telles Computer-land, Radio Shack, Computer Innovation, etc.Ces marchands ont déjà rationnalisé leurs opérations en fermant des succursales, en diversifiant leurs activités, et en offrant des services adaptés à la clientèle des PME.Les grandes chaînes, dont quelques-unes de propriété étrangère, sont d’ailleurs en bonne position pour rafler la grosse part du marché de la vente au détail au Canada : 85 % d’ici 5 ans, selon les experts.Dans ce contexte, les détaillants québécois luttent pour leur survie.Des entreprises comme Parmic, Futur-Byte et Micro-Solutions sont parvenues à maintenir un réseau de succursales, mais l’on trouve surtout des marchands autonomes au Québec.Ceux-ci sont menacés à plus ou moins long terme par la consolidation des grandes chaînes.Selon les données du sondage mentionnées plus haut, il semble que ce soit les détaillants préparés pour la vente aux entreprises qui ont les meilleures chances de s’en sortir.Ces détaillants ont su développer une bonne expertise technique et sont capables d’offrir un support et un service à la clientèle de qualité.La formation des vendeurs, l’information au client et la diversité des services offerts — plan de location, garanties, contrats d’entretien — deviennent à cet égard des éléments déterminants.Les produits Les produits qu’on trouve chez les détaillants sont à l’image du marché, celui-ci étant dominé par deux entreprises concurrentes : IBM et Apple.IBM s’est imposé de façon spectaculaire depuis son entrée sur le marché de la micro-informatique.Le IBM-PC est aujourd’hui un ' / \ / s ^ J ¦l JBm¥ W' ' ¦ LE NOM DU LOGICIEL QUÉBÉCOIS C.P.485, Suce.Place d’Armes, Montréal Qc H2Y 3H3 (514) 842-9551 1(800) 361-7633 INFORMATIQUE 2 ¦ Le Devoir, vendredi 21 mars 1986 A- •%' 'V-ï’vV , Cosigma #8.6020 11th ST S.E v Calgary V Alberta T2H 2L7 \Is^403) 255-2772 Willowdale, Suite de la page 1 traitement de texte, etc.Quelques détaillants québécois se spécialisent dans ces produits, dont Micro Boutique Éducative à Montréal, et la Maison de l’ordinateur, à Laval.Enfin, certains détaillants croient encore à la vente d’appareils peu coûteux, destinés à une clientèle très large.À cet égard, les fabricants du Commodore et du Atari ont fait peau neuve avec des ordinateurs qui se veulent à la fois attrayants pour le grand public, et suffisamment puissants pour intéresser une clientèle plus spécialisée.On peut cependant se demander si le Amiga de Commodore ou le ST d’Atari — qui s’inspirent beaucoup du Macintosh — pourront se tailler une place aux côtés des meneurs, IBM et Apple en particulier.Pour ce qui est des produits connexes, les détaillants sont dans l’ensemble en mesure de fournir les ac- LOGIDISQUE cessoires qui complètent l’achat d’un système informatique : modems, imprimantes, câbles et cartes spéciales.La plupart tiennent au moins les logiciels les plus connus, dont quelques produits pour le traitement de texte et des logiciels intégrés comme Jazz, Symphonie, Lotus, 1,2,3 etc.Ils ont généralement des techniciens sur place et un service de dépannage téléphonique pour les cas d’urgence.Le coût des réparations peut varier entre $ 20 et $ 75 l’heure selon les endroits.Les détaillants qui se spécialisent dans le logiciel sont moins nombreux, mais ils ont habituellement une bibliothèque bien garnie de livre et de logiciels.C’est le cas de IPL Informatique, et de la li- brairie Le Camelot, à Montréal.Les tendances De l’avis de plusieurs détaillants, la vente des accessoires et des logiciels se porte mieux que celle des ordinateurs.On croît cependant que la miniaturisation encore plus poussée des micro-ordinateurs va donner un nouveau souffle à la micro-informatique individuelle et peut-être ranimer l’intérêt des gens pour l’ordinateur à la maison.Il demeure cependant que l’optimisme se manifeste surtout du côté des détaillants qui desservent une clientèle d’affaires.On constate d’ailleurs que plusieurs magasins se concentrent sur la vente de systèmes bureaucratiques, avec des produits pour la gestion et la comptabilité.1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 .IMPRIMANTES.NOUS EN AVONS UNE POUR VOUS! 1100, boul.Dorchester ouest ¦» T 861.5641 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (5 I 4) 843-6241
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