Le devoir, 6 mars 1986, Page(s) complémentaire(s)
La petite boite où l'on mange bien Vol.LXXVII — No 54 ?Chutes de neige.Max.: —6.(détail page 21) Montréal, jeudi 6 mars 1986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote-Nord.Gaspeste.Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Si rien n’est fait pour l’exercice financier 1986-87 Le déficit s’élèvera à $4.5 milliards ¦ $1.5 MILLIARD DE PLUS QUE NE L'AVAIT PRÉVU YVES DUHAIME EN MAI RUDY LE COURS \ ~-L-ÜHtl M.Gérard D.Lévesque ; Photo PC QUÉBEC (PC) — Si rien n’est fait, le déficit budgétaire de l’exercice financier 1986-87 totalisera près de $4.5 milliards, soit $1.5 milliard de plus que ne l’avait anticipé l’ex-ministre pé-quiste des Finances Yves Duhaime en mai dernier.Dans le document sur les finances publiques du Québec, intitulé L'Urgence d’un redressement et présenté hier par le ministre des Finances Gerard D.Lévesque, on apprend que le gouvernement libéral devra ramener ce déficit à $3 milliards pour éviter la pénible décote sur les marchés financiers new-yorkais.L’écart de $1.5 milliard est attribuable à la conjonction de plusieurs facteurs qui pourraient être regroupés ainsi: — le coût des programmes existants a dû être révisé à la hausse de près de $500 millions par rapport aux prévisions du ministre Duhaime.Ce dernier n’aurait pas agi par malice, comme le montre un document du Conseil du trésor rendu public par M.Lévesque, mais parce qu’il disposait de données datant déjà de 11 mois au moment de la préparation de ses prévisions budgétaires; — le mini-budget du 18 décembre a bouleversé les équilibres financiers de $219 millions.Le gouvernement « a agi de cette façon en toute connaissance de cause vis-à-vis la situation financière de 1986-87 car il était et il demeure convaincu que telle était la voie à suivre pour rendre plus concurrentielle la fisca- lité québécoise », peut-on lire dans L'Urgence d’un redressement', — des engagements pris par l’ancien gouvernement depuis le 23 avril accaparent $136 millions non prévus dans le prochain exercice financier; — une série d’impondérables incluant la diminution des dividendes d’Hydro-Québec, une baisse fédérale des paiements de transfert et le coût de l'harmonisation au budget fédéral totalise $376 millions; Voir page 12: Déficit Nos autres informations Des emprunts pour l’épicerie — pages 12, 13 et 15 page 10 Les points saillants Voici les points saillants du document sur l’état des finances publiques du ministre Gérard D.Lévesque : ¦ Le déficit appréhendé pour l’exercice financier 1986-87 est de $4.5 milliards, et non plus de $2.9 milliards, comme l’anticipait l’ex-ministre des Finances, M.Yves Duhaime, en avril 1985.¦ Pour maintenir le déficit à $3 milliards, le prochain budjget devra prévoir des compressions de Voir page 12: Points Trois arrestations et des accusations de voies de fait Une trentaine de manifestants séquestrent le consul d’Haïti LAURENT SOUMIS Le vent des Gonalves a soufflé chaud et fort, hier, sur le Consulat général d’Haïti à Montréal.Une trentaine de ressortissants haïtiens ont occupé durant plus de cinq heures les locaux du Consulat général d’Haïti, au dixième plancher de la Place Bonaventure, privant de leur liberté le consul général, M.Jacques-Antoine Auguste, et ses deux collaboratrices.Au terme de l’opération d’évacuation, dirigée par l’escouade anti-émeute de la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), trois individus ont été appréhendés et devront répondre à des accusations de voies de fait et de séquestration.Si la police de la CUM refuse pour l’heure de divulguer leur identité, plusieurs manifestants ont indiqué au DEVOIR que MM.Jean-Claude Delval et Clark Cadet figuraient parmi les personnes arrêtées.Le groupe, baptisé Comité d’action patriotique haïtien (KAPA) voulait protester contre la présence dans les missions consulaires et diplomatiques haïtiennes, au Canada et à travers le monde, de diplomates identifiés comme « des duvaliéristes et des tontons macoutes».Réclamant « la déduvaliérisation et démacouti-sation du nouveau régime en place.en Haïti », les manifestants ont démis symboliquement de ses fonctions le consul actuel après avoir exigé l’abrogation des visas d’entrée obligatoires pour retourner dans leur pays.Les événements ont débuté vers 11 heures 30, hier matin, lorsque le groupe s’est présenté dans les locaux consulaires, situés au sommet de la Place Bonaventure.La veille, le consul avait dû recourir aux policiers de la Communauté urbaine de Montréal pour faire évacuer quatre personnes qui refusaient de quitter les lieux.Hier midi, une trentaine de manifestants avaient convoqué une conférence de presse « devant les locaux du consulat ».Contraint de les laisser entrer dans son bureau, le consul Antoine devait finalement accepter qu’ils y tiennent leur manifestation « dans les limites de la légalité ».Devant le mur qui portait encore le cerne de la photographie de l’ancien président d’Haïti, Jean-Claude Duvalier, les manifestants ont d’abord proclamé « symboliquement et temporairement » un nouveau consul, en la personne de M.Serge Bou-chereau, président de Multi-aide Haïti, un organisme communautaire de Montréal.Pendant ce temps, le consul « déchu » était retenu contre son gré avec ses deux collaboratrices dans une pièce adjacente.Dès que les représentants de la presse s’approchèrent du consul pour l’interroger, quelques manifestants se mirent à- le conspuer en scandant: « À bas macoute! À bas Auguste! ».Choqué des accusations lancées par ses compatriotes « d’avoir collaboré avec le régime Duvalier et d’avoir tenu une liste secrète de dissidents interdits de séjour en Haïti », le consul général Auguste, nommé à Montréal, il y a six ans, a vivement protesté de son innocence.« Je ne suis pas un fonctionnaire au service d’un gouvernement, mais de l’État, a-t-il répété aux occupants.Vous n’avez aucune preuve de ce que vous avancez.De telles listes n’ont jamais existé, ni avant la chute du régime Duvalier, ni après l’arrivée du Conseil national de gouvernement.» Après avoir soutenu qu’il ne lui appartenait pas de juger du régime, M.Jacques-Antoine Auguste a finalement déclaré qu’il appuyait les revendications du KAPA.Pendant que des membres du groupe tentaient de communiquer par téléphone, en Haïti, avec la Voir page 12: Consul ADULTES, nous arrivons à établir une amitié que si nous éprouvons la môme joie à exécuter un tra vail qui nous soit propre en communauté d'esprit.m Entrer en moi-même me mène à moi pourvu que je m'en sorte.' ¦ Un pianiste qui passe huit heures par jour à son piano est moins un bourreau de travail qu’un tortionnaire pour son instrument.¦ Ce que femme peut, homme lui en veut.— ALBERT BRIE Photo Jacquet Grenier Avant leur évacuation par l’escouade anti-émeute de la CUM, une trentaine ressortissants haïtiens ont symboliquement proclamé, hier, M.Serge Bouchereau, nouveau consul général d’Haïti à Montréal, au terme d'une occupation de cinq heures de la mission consulaire dans la métropole.AU SOMMAIRE LA BANQUE DU CANADA A DÉCAISSÉ SUS 2 MILLIARDS Plus précisément, $ US 2,244.6 millions.C'est la somme qu'a dû décaisser la Banque du Canada pour soutenir le cours de la devise canadienne depuis le début de l’année.Les chiffres publiés hier par le ministère des Finances du Canada révèlent qu'Ottawa a emprunté une somme record de $ US 2,564.5 millions le mois dernier pour consolider ses réserves monétaires tandis que ces dernières n'ont augmenté que de $ US 1,249.7 millions depuis le 31 janvier 1986.Page 13 Des évêques et des femmes ANALYSE MARIE LAURIER CERTAINES femmes plus engagées que d’autres dans le mouvement des femmes en Église ont parlé d’un rendez-vous raté.D’autres, moins sensibles ou | plutôt plus conformistes et soumises à la hiérarchie ecclésiale ont été quelque peu déroutées par le discours féministe qui jetait les bases de la discussion sur la place des femmes dans l'Église.Mais pour la participation des évêques et des femmes à la célébration liturgique du dimanche matin, tous étaient unanimes à penser que cette belle collégialité vécue dans un climat de très haute spiritualité dans la salle de la Maison des Soeurs de la Providence à Cartierville témoignait à elle seule de l’idéal pourtant simple à réaliser d’une participation inconditionelle des femmes dans les grands moments liturgiques.Les évêques et les femmes vibraient bu même diapason: par ce seul geste ils venaient de se réconcilier et l’objectif du partenariat quasiment atteint.Non pas qu’il y eut d’affrontements majeurs dans les discussions pendant deux jours entre une trentaine d’évêques du Québec et une centaine de répondantes des diocèses et Voir page 12: Femmes Reagan pose ses conditions pour la tenue de son prochain sommet avec Gorbatchev WASHINGTON (AFP) - Le président Ronald Reagan a averti hier M.Mikhaïl Gorbatchev que le prochain sommet américano-soviétique devrait avoir lieu à Washington et que leur rencontre suivante, prévue a Moscou en 1987, n’aurait lieu que si le numéro un soviétique se rendait d’abord aux États-Unis.Si les Soviétiques n’acceptent pas le calendrier américain pour la tenue d’un sommet .cette année à Washington, « j’ai une nouvelle pour eux : il n’y aura pas de sommet en 1987 à Moscou », a déclaré le président Reagan en recevant à la Maison-Blanche un groupe de journalistes.« Le prochain sommet aura lieu à Washington.S’il n’a pas lieu en 1986, il aura lieu en 1987, peut-être.Mais en tout cas, le prochain sommet aura lieu à Washington », a précisé par la suite le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Larry Speakes.La mise en garde du président américain intervient au moment où les perspectives d’un second sommet Reagan-Gorbatchev, initialement prévu pour le mois de juin prochain à Washington, paraissent de plus en plus incertaines.Lors de leur première rencontre en novembre dernier à Genève, MM.Reagan et Gorbatchev s’étaient mis d’accord pour se revoir cette année à Washington et l’année prochaine en Union soviétique.Depuis, les États-Unis ont proposé que le sommet de Washington ait lieu au mois de 1 R.Reagân M.Gorbatchev juin tandis que le Kremlin a fait savoir de façon « informelle » qu’il préférerait attendre à septembre, date que Washington a refusée du fait de la proximité des élections législatives américaines de novembre.M.Speakes a souligné hier que les États-Unis souhaitent que la prochaine rencontre ait lieu « avant le mois d’août ».Ce différend sur les dates traduit, selon les observateurs, une divergence sur la substance du prochain sommet.M.Gorbatchev a en effet implicitement lié la tenue de la rencontre à l’existence de progrès dans les négociations sur le désarmement, lors de son discours la semaine dernière à l’ouverture du congrès du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS).La Maison-Blanche s’était vivement élevée contre un tel lien tout en reconnaissant par la suite que le numéro un soviétique avait pris soin de ne pas établir de conditions explicites à la tenue d’un sommet.Hier, évoquant la fin de la dernière session des négociations sur le désarmement de Genève, la Maison-Blanche a rejeté sur le Kremlin la responsabilité de l’absence de progrès en accusant Moscou de ne pas avoir répondu aux dernières propositions américaines.« Le donnant-donnant des négociations serait mieux servi si les soviétiques répondaient à nos propositions.Nous avons répondu aux leurs», a déclaré M.Speakes.La fin, mardi, de cette dernière session de négociations ne semble pas augurer d’une amélioration rapide de l’atmosphère entre les deux super-grands et en insistant pour que le prochain sommet ait bien lieu à Washington comme prévu, le président américain a paru vouloir mettre M.Gorbatchev au pied du mur.Pour de nombreux observateurs à Washington, M.Reagan pourrait fort bien en effet se contenter d’un sommet aux États-Unis qui ne débouche pas sur un accord en matière de désarmement.Il serait en revanche plus difficile pour le numéro un soviétique de justifier un voyage aux États-Unis sans ob- tenir à cette occasion des concessions de la part du président Reagan.La nouvelle mise en garde américaine intervient au moment où se poursuit à Moscou le congrès du PCUS.Les responsables de la Maison-Blanche ne s’attendent pas à recevoir de réponse soviétique sur la question du sommet avant la fin du congrès la semaine prochaine.La résolution de clôture du congrès, diffusée dès hier par l’agence Tass, appelle à la coexistence pacifique avec l’Occident.Ce texte-bilan, qui doit être publié par la presse soviétique aujourd’hui, souligne que la coexistence pacifique devrait devenir le principe universel le plus élevé dans les relations d’Etat à État.« L’impérialisme, note cependant cette résolution rédigée sur un ton militant et idéologique, est une menace accrue pour l’existence même de l'humanité, surtout parce qu'il se prépare à franchir un pas nouveau et peut-être irréparable, l’extension de la course aux armements à l’espace.» Pourtant, réaffirment les 4,993 délégués au congrès dans leur texte qui entérine les vues de la direction, le caractère même des armements modernes ne permet à aucun pays ii 1 * , «V.WHSU» la guciie nucléaire, mais aussi la course aux armements ne peut pas être gagnée.La première Ni To/e Avti/ alliance de ÏÏ8N 1 » Seuls survivants d’une dynastie ravagée r par la guerre et les haines, le père et la J fille n’ont cessé de vivre une passion w réciproque, jalouse et inaccomplie, r Autour de ce couple ambigu, d’autres êtres tentent d’exister.éditions f lammarion A < / Le Devoir, jeudi 6 mars 1986 ¦ 3 Grâce à Adrien Ouellette Le ministère des Transports a eu accès aux arguments des opposants à son projet sept mois à l’avance LOUIS-GILLES FRANCOEUR Sans requérir au préalable leur permission, le ministère québécois de l’Environnement a transmis en août 1985 à un promoteur, en l’occurence le ministère des Transports, copies des requêtes pour audiences publiques adressées deux mois plus tôt à l’ancien ministre de l’Environnement, M.Adrien Ouellette, par une vingtaine de citoyens de la région de Plessisville.Ces citoyens s’opposent à l’élargissement de la route 116 sur leurs terres.Le ministère des Transports a ainsi pu avoir accès sept mois à l’avance aux arguments invoqués par les citoyens de Plessisville pour contester en partie son étude d’impact.La réplique finale du « promoteur » a été rédigée en décembre dernier, comme en fait foi le dossier de l’autoroute 116, disponible au Bureau d’audiences publiques sur l’Environnement.Mais ce document, qui contient des amendements formels à l’étude d’impact - dont la divulgation était impérative en décembre - n’est apparu au dossier public que mardi, soit deux jours avant le début des audiences publiques.Le ministère de l’Environnement, qui en a été saisi le 11 février, n’en a pas donné copie aux citoyens de Plessisville comme il l’avait fait avec leur requête en août dernier.Il l’a toutefois fait parvenir au Bureau d’audiences publiques aux alentours du 20 février.Dans une entrevue accordée mardi au DEVOIR, la porte-parole des 20 citoyens de Plessisville, Mme Gervaise Rousseau-Trépa-nier, a déclaré: ¦ que « le cabinet du ministre de l’Environnement et les fonctionnaires du ministère n’ont jamais demandé aux citoyens de Plessisville de transmettre le contenu de la demande d’audience au promoteur» ¦ que le ministère de l’Environnement ou celui des Transports n’ont jamais communiqué aux requérants la réplique élaborée entre août et septembre à leurs interrogations, qu’on trouve dans VAnalyse des éléments présentés dans une pétition à l’appui d’une demande d’audience publique et dont Monsieur et Madame Trépanier seraient les auteurs(sic).Mme Rousseau-Trépanier a in- diqué qu’elle demandera aux commissaires du BAPE de tirer cette affaire au clair et de se prononcer sur le détour imprévu de sa requête d’audiences chez le promoteur six mois avant qu’elle fasse l’objet d’une décision ministérielle.L’essentiel de cette affaire est confirmée dans une lettre adressée par le sous-ministre adjoint aux Transports, M.Y van Demers, à son vis-à-vis à l’Environnement, M Gérard Divay, pour faire « suite aux demandes d’audiences publiques dont vous nous avez transmis copie ».La même lettre confirme d’ailleurs explicitement que la réplique des Transports constitue un amendement à l’étude d’impact soumise aux règles de la divulgation publique: « Le document (la réplique des Transports) intègre également une révision de l’étude sur le bruit incluse à l’étude d’impact initiale», y lit-on.Rejoint hier au téléphone, le sous-ministre adjoint à l’Environnement, M.Gérard Divay, a déclaré au DEVOIR que « c’est à la demande du ministre de l’Environnement », M.Adrien Ouellette, qu’il avait transmis en août 1985 copie de la demande d’audience des citoyens de Plessisville.« C’était la deuxième fois, a-t-il précisé, que le ministre me demandait de le faire » : il s’agissait cette fois encore d’un projet présenté par le ministère des Transports.M.Divay ajoute qu’une telle transmission « n’est ni illégale, ni un manque à l’éthique».Néanmoins pris de doute, il a jugé bon de faire trancher la question par les avocats du ministère, ajoute-t-il.M.Divay reconnaît qu’il y a une « faiblesse » dans le fait que le ministère a été plus prompt à informer les Transports des doléances des requérants qu’à les informer de la réplique du promoteur.M.Divay déclare que « lorsqu’on a affaire à des promoteurs privés, la situation est différente ».Mais, reconnaît-il, la Loi de l’Environnement ne reconnaît aucun statut particulier aux promoteurs « publics » que sont les ministères, par rapport à ceux du secteur « prive ».Le président du BAPE, M.André Beauchamp, reconnaît avoir reçu les amendements à l’étude d’impact directement du ministère de l’Environnement aux alentours du 20 février.Conflit à la STRSM Bourbeau accorde 24 heures aux parties pour s’entendre QUEBEC (PC) — Le ministre des Affaires municipales André Bourbeau donne un delai de 24 heures aux parties impliquées dans la grève du transport en commun de la rive-sud de Montréal pour s’entendre.Interrogé hier à sa sortie du con- ON EN RETROUVE DANS VOTRE QUARTER! Québec seil des ministres, M.Bourbeau a dit que ce délai lui apparaissait opportun compte tenu de « l’ouverture » faite par le Syndicat des chauffeurs de la STRSM.Le ministre a incité les parties à s’entendre sur les services essentiels pour que la santé et la sécurité de la population soit assurée.Selon l’ouverture manifestée hier, le Syndicat des chauffeurs, la section 333 du SCFP semble prêt à assurer les services de transport en commun pendant 10.5 heures par jour en trois tranches de trois heures et demie.Le gouvernement révisera la situation aujourd’hui si, entre temps, la direction de l’entreprise et les deux syndicats impliqués n'en étaient pas venus à une entente.L’autre syndicat rassemble les employés d’entretien.Les profs de consultés et cégep seront « mobilisés » FRANÇOIS LEMENU La Fédération des enseignants et enseignantes du Québec rie croit pas que l’éducation doit être gérée comme une entreprise.Pour s’opposer à l’application de principes de productivité dans l’enseignement, la FNEEQ a rejeté les offres gouvernementales et décidé de mener une large consultation auprès de ses 10,000 membres.Cette démarche s’inscrit d’ailleurs dans une vaste consultation commune avec la Fédération des affaires sociales, la Fédération des employés des services publics du Québec, et la Fédération des professionnels salariés et cadres dont les représentants des 724 syndicats étaient réunis en conseils fédéraux conjoints depuis trois jours afin d’étudier les offres patronales des secteurs public et parapublic.« Nous allons rencontrer notre monde et les convaincre qu’on ne peut rester dans les conditions du présent dépôt, » a expliqué hier la présidente de la FNEEQ, Mme Rose Pellerin.Et au-delà de cette consultation auprès des enseignants de cégep, Mme Pellerin souhaite rejoindre les administrations locales et les sensibiliser aux problèmes que posent les offres patronales ainsi que l’application de la Loi 37 qui modifie le régime de la négociation.Au niveau collégial, la FNEEQ déplore que les offres patronales im- Eosent au corps enseignant une mo-ilité et une polyvalence qui ne respectent pas les statuts des gens.« Il est inconcevable que les professionnels non enseignants — psychologues, orientateurs — passent avant les enseignants non permanents dans notre liste de rappel, » explique Mme Pellerin.La présidente de la FNEEQ trouve tout aussi aberrant le fait que les enseignants seront les premiers rappelés sur la liste des professionnels non enseignants.« Comme ceux-ci ne sont pas nombreux, on peut suppposer que le gouvernement cherche simplement à les éliminer.» Enfin comble du ridicule, constate Mme Pellerin, les enseignants auront priorité sur la liste de rappel des employés de soutien.« Au moins on est certain d’une chose, c'est que les employés de soutien ne pourront pas enseigner ! » La FNEEQ s’oppose également à la notion de polyvalence inscrite dans les offres patronales.« Le dépôt gouvernemental établit des champs d’enseignement comme au niveau secondaire, expliqüe Mme Pellerin.L’administration peut ainsi décider qu’un professeur de biologie enseignera désormais la chimie sans tenir compte de ses véritables compétences et de sa préparation.» « La qualité de l’enseignement a Action Travail des femmes STCUM de discrimination RENÉE ROWAN Modifiant ses critères d’embauche en cours de concours, la Société de transport de la communauté urbaine de Montréal (STCUM) réduit au minimum les chances des femmes de devenir chauffeur d’autobus, estime le groupe Action Travail des Femmes (ATF).Suite au règlement de la convention collective de 1984 qui prévoyait une réduction des heures de travail des chauffeurs d’autobus, on avait convenu d’embaucher 150 nouveaux chauffeurs en 1985 et 150 en 1986.À l’époque, la STCUM avait déclaré dans les journaux qu’elle comptait tout mettre en branle afin d’inciter un plus grand nombre de femmes à devenir chauffeures d’autobus ou opératrices de métro.Elle avait dit qu’elle espérait embaucher 150 femmes chauffeures au cours des deux prochaines années.Le 7 octobre dernier, la Société ouvrait un concours de recrutement dans le but de se constituer une banque de candidat(e)s pour répondre aux besoins prévus pour la période 1986-1987.Linné Boucher, 25 ans, a rempli un formulaire qu’elle a mis à la poste le 24 octobre.Elle répondait à toutes les exigences du concours, entre autres celle de « posséder une expérience de conduite de véhicule commercial ou d’autobus».Le 4 novembre suivant, elle était convoquée à l’examen écrit puis, le 19 janvier, à un examen oral.« Tout semblait aller très bien, dit-elle: j’étais confiante d’être retenue au nombre des candidates.» Ce n’est qu’à la toute fin de l’entrevue, une fois que l’on a fait le bilan de son expérience - un an et demi au total sur des camions de livraison de trois tonnes et d’une tonne et demie -qu’on lui a indiqué qu’elle ne répondait plus aux exigences puisque depuis le 15 octobre précédent, il fallait posséder une expérience de cinq ans de conduite de véhicule commercial ou d’autobus pour répondre aux exigences du concours.« Ce critère a un effet discriminatoire évident sur les femmes qui ont été jusqu’ici largement exclues des emplois de ce type », a soutenu, hier, en conférence de presse, Carole Wallace, d’Action travail des femmes, ce même groupe qui était intervenu dans la cause maintenant célèbre du CN.« Le même syndrome rose qui avait frappé le CN, en 1979, au moment où l’on s’est mis à exiger une expérience de soudure pour les postes de nettoyeurs de wagon, semble maintenant atteindre la STCUM où l’intégration des femmes comme chaufeures vient d’être stopée par l’imposition d’un nouveau critère d’embauche », a indiqué Mme Wallace.Outre Linné Boucher, neuf autres femmes qui ont ainsi été écartées du LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 Canada Renseignez-vous sur le budget fédéral 1986 COMPOSEZ SANS FRAIS le 1-800-267-0475, du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.Vous pouvez aussi vous procurer les brochures ci-contre au centre d’information du centre commercial le plus près de chez vous et aux Réseaux Infocentre participants.^P.ÏVSe“ baissé avec l’augmentation de la tâche, fait remarquer la leader syndicale.La polyvalence ne fera qu’accroître cette détérioration de la qualité de l’enseignement.» L’autre gros problème est l’application de la Loi 37.La présidente de la FNEEQ explique que le dépôt sectoriel des offres a ouvert la porte à la négociation locale.« Il y aura une négociation à deux niveaux, dit-elle.Au niveau sectoriel d’abord, puis au niveau local pour satisfaire aux principes de la décentralisation.Mais quelle entente aura priorité ?Par exemple, une entente au niveau sectoriel est de trois ans, mais seulement de deux ans au niveau local.A la fin, on ne sera pas où se trouve la convention collective de l’enseignant.» Face à cette situation, la FNEEQ entend convaincre les administrateurs que la décentralisation n’a pas de sens et qu’elle mène à un cul-de-sac.Elle n’entend pas utiliser des moyens de pression « lourds » et combattre de front la Loi 37.« C’est au niveau local que nous voulons agir, dit Mme Pellerin.Nous voulons regrouper les syndiqués des trois fédérations — enseignants, professionnels, employés de soutien — et même creer un front commun intersyndical au niveau de chaque cégep.Il est clair que le gouvernement va agir en fonction de notre capacité de mobilisation.» accuse la à l’embauche concours assistaient à la conférence de presse convoquée par ATF.Des chiffres obtenus de Statistiques Canada démontrent que dans la région de Montréal, il y a un bassin de 43,750 hommes qui possèdent l’expérience exigées de cinq ans alors que seulement 1,860 femmes peuvent répondre à cette nouvelle exigence.M.Claude Marier, directeur des relations publiques à la STCUM, explique que la seule raison qui a motive un changement de critère en est une d’urgence.Devant l’avalanche de candidats, le centre de formation des chauffeurs a été littéralement débordé et pour raccourcir les délais de formation, il a été décidé d’exiger une expérience de cinq ans de conduite de véhicule commercial ou d’autobus.Il y a deux semaines, ajoute-t-il, le service des ressources humaines et le service du transport ont conjointement fait une recommandation à la direction pour réduire à deux ans l’expérience demandée.M.Marier se dit convaincu qu’en ramenant le critère d’expérience à deux ans, la Commission va atteindre son objectif d’embaucher 150 femmes en deux ans.« Déjà, en 1985, nous en avons embauché 90 ; il n’en reste plus que 60 en 1986.» M.Marier ajoute qu’en 1985, on a embauché 224 chauffeurs dont 79 femmes qui avait en moyenne 3.6 années d’expérience de conduite de véhicule commercial.Les villes paieront plus que prévu à la STCUM ALAIN DUHAMEL Pour l’année 1985, les administrations municipales de l’île de Montréal épongeront un déficit d’exploitation du transport en commun de $97.9 millions, $6.2 millions de plus que prévu dans le budget de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM).Les états financiers vérifiés, dont le conseil d’administration de la STCUM doit se saisir à son assemblée de ce soir, montrent que les revenus d’exploitation ont été inférieurs de $8.9 millions dans l’île de Montréal et de $2.2 millions hors de l’île par rapport aux prévisions budgétaires.La facture plus élevée ne surprendra pas les administrations puisque la présidente directrice générale, Mme Louise Roy, les avait prévenues, dès l’automne dernier, de l’accroissement du déficit anticipé en raison d’une chute importante de l’achalandage escompté, en début d’année particulièrement.Elle constraste, cependant, avec les résultats des années précédentes pendant lesquelles de commodes conventions budgétaires faisaient en sorte que les administrations municipales touchaient un trop-perçu.Pour la première fois en 1985, la STCUM a inscrit à ses revenus une somme de $13.3 millions qu’elle avait perçue en trop auprès de ses cotisants municipaux.Auparavant, elle devait retourner aux villes les sommes réclamées en trop lorsque ses résultats financiers montraient un déficit moins élevé que prévu.Malgré cet apport exceptionnel et une hausse des tarifs moyenne de 7.5 % en 1985, la STCUM doit réclamer des villes une contribu tion de $97.9 millions, $11.3 millions de plus que pour l’année 1984.La somme réclamée pour Tannée 1985 est, à un demi-million près, identique au déficit d’exploitation prévu en 1986 ($97.3 millions).Ainsi, si la STCUM atteint ses objectifs budgétaires cette année, la contribution des villes de la CUM parviendra donc à la croissance zéro.Les résultats financiers indiquent que les revenus d’exploitation de la STCUM provenant des voyageurs sont passés de $175.4 millions en 1984 a $188.5 millions en 1985 alors qu’elle en escomptait $198.8 millions.La contribution des villes, prévue en 1984 à $100 millions, a été de $86.5 millions et augmente $97.9 millions en 1985 tandis que les subventions du gouvernement québécois diminuent de $159.8 millions à $159.2 millions.FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER, N’écoutez pas le chant des sirènes! CONSOLIDEZ VOS ACQUIS! VOTEZ LE 16 MARS Section canadienne du Parti SOCIALISTE FRANÇAIS B.P.505 - Outremont (P.Q.) H2V 4N4 Quel plaisir de recevoir chez-soi Quoi de neuf chez « Anjou Québec » • un comptoir traiteur inédit où vous trouverez toutes sortes de nouveautés • un banc de poissons et de fruits de mer où fraîcheur et qualité sont sans égal • des légumes et des fruits frais de qualité au prix du marché • des viandes d’une qualité inégalée PLAT DU JOUR Jeudi: Aiguillette de boeuf braisée aux petits légumes Vendredi: Filet de truite de mer au calvados Samedi: Gigolette de volaille au coriandre_____ Notre Chef cuisinier, quel talent.À vous d’en profiter! Des spécialités bouchères crues que vous devez découvrir avec l’aide de nos bouchers qualifiés.1953 1986 gniOU^OUËBEC La boucherie charcuterie traiteur c'est notre métier 1025 rue Laurier ouest 272-4065 272-4086 Ministère des Finances Canada Department of Finance Canada 12 ¦ Le Devoir, jeudi 6 mars 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Points dépenses et des augmentations de taxes totalisant $1.5 milliard.¦ La dette accumulée du Québec a quintuplé en neuf ans, passant de $5 milliards en 1977 à $27.8 milliards le 31 mars prochain.¦ Dorénavant, le ministre des Finances disposera de prévisions des dépenses plus récentes pour la rédaction de son budget.¦ Environ 95 % des emplois créés depuis la fin de la récession de 1981 ont été des emplois à temps partiel.¦ En 1983-84, il en a coûté $716 de plus par habitant, au Québec qu’en Ontario, pour assurer les services de l’État.4 Déficit — des réécritures comptables pour tenir compte du déficit accumulé des centres hospitaliers, de l’état des comptes à recevoir au ministère du Revenu et de pertes encourues par certaines sociétés d’Etat vont chercher $250 millions.M.Lévesque s’est gardé de toute accusation partisane au cours de son exposé et durant la conférence de presse.Il a expliqué que la situation des finances publiques devenait de plus en plus corsée en raison d’une croissance zéro des paiements de transfert fédéraux qui comptent pour le quart des revenus de la province, de la croissance automatique annuelle du coût des programmes existants de l’ordre de $650 millions et du coût du service de la dette qui représente 13.5 % des revenus budgétaires contre 4.2% en 1974-75.Incidemment, la dette nette du gouvernement atteindra $27.8 milliards le 31 mars et représente main- 6 mars par la PC et l’AP 1983: victoire écrasante d’Helmut Kohl, favorable à l’installation de missiles américains en territoire allemand, lors des élections générales en RFA.— Violentes tempêtes dans le sud du Manitoba : des tours de télévision s'écroulent et l’aéroport de Winnipeg doit être fermé jusqu’au 8 mars à cause de l’épaisseur de la glace sur les pistes d’atterrissage.1982: le brise-glace canadien Louis Saint-Laurent est mis hors d’usage par un incendie.1980: la p'oète, historienne et romancière Marguerite Yourcenar devient la première femme à être élue à l’Académie française.1975: une opération de commando arabe contre un hôtel de Tel-Aviv fait 14 morts.1973: mort de Pearl Buck, lauréate des prix Nobel et Pulitzer de littérature.1971 : les Sud-Vietnamiens annoncent la prise de Sepone (Tche-pone), important noeud de communications sur la piste Ho Chi Minh, au Laos.1970: Alexandre Dubcek est suspendu du Parti communiste tchécoslovaque dont il a été le secrétaire général.1965: le département américain de la Défense annonce l’envoi au Sud-Vietnam de 3,500 fusiliers-marins, premières troupes terrestres combattantes américaines engagées dans la lutte contre les forces communistes.1964 : mort du roi Paul de Grèce ; le roi Constantin monte sur le trône.1962: Washington s’engage à défendre la Thaïlande contre une agression communiste directe, sans attendre une action de l’Organisation du traité de l’Asie du Sud-Est.1957: Israel remet le couloir de Gaza aux Casques Bleus de l’ONU.— Les anciennes colonies britanniques de la Côte de l’Or et du Togo forment le Ghana.1955: le Canada acquiert la suprématie au hockey grâce à une victoire de 5-0 de l'équipe de Penticton sur celle de l’URSS.1953: Georges Malenkov succède à Staline à la tête du gouvernement soviétique.1950: mort à Paris à l’âge de 78 ans de l'ancien président de la France, Albert Lebrun.1946: la France reconnaît le Vietnam comme état libre au sein de la fédération indochinoise.— Le Canada prête un milliard 250 millions de dollars au Royaume-Uni remboursable en 50 ans, à deux pour cent d’intérêt.1946: les Etats-Unis ont désormais la capacité de fabriquer une bombe atomique mille fois plus puissante que celles qui ont détruit Hiroshima et Nagasaki.1945: la première armée américaine occupe Cologne.— Le cargo Greenhill Park est détruit par un incendie dans le port de Vancouver.1936: l'amiral Von Tirpitz, partisan inconditionnel de la guerre sous-marine, meurt à l'âge de 81 ans à Berlin.1933: les Polonais occupent le port de Dantzig.1928: la sacrée Pénitencerie concède au diocèse de Québec une indulgence de 300 jours attachée â l'invocation de Notre-Dame de la Protection.1836: Fort Alamo, à San Antonio (Texas), est pris par l’armée mexicaine, au terme d'un siège de 13 jours qui a coûté la vie à 187 Américains, dont Davy Crockett.1826: formation des comtés de Kent et Gloucester au Nouveau-Brunswick.1789: le gouvernement britannique envisage de coloniser la Nouvelle-Ecosse.1617: Louis Hébert signe le contrat qui lui permettra de devenir le premier cultivateur en Nouvelle-France.tenant 28.9 % du Produit intérieur brut contre 17 % en 1980.M.Lévesque note de plus que Québec n’est pas encore parvenu à cesser d’emprunter « pour payer l’épicerie » bien que des efforts substantiels ont été faits au cours des dernières années à ce chapitre.Le solde négatif se situe maintenant à $230 millions.Le document pré-budgétaire fait ressortir en outre que, selon une étude du Secrétariat du Conseil du trésor, le coût des services publics en 1983-84 a dépassé celui de l’Ontario de $4.7 milliards, soit une moyenne de $716 de plus par habitant.Devant cette situation et parce qu’une hausse des impôts risquerait d’être improductive d’autant plus que le budget fédéral augmente déjà considérablement le fardeau des contribuables, M.Lévesque n’a guère le choix.« Parce qu’il ne peut pas compter sur une croissance substantielle de ses revenus, le Québec devra freiner vigoureusement ses dépenses.» Ce sera difficile puisque les compressions des années antérieures ont éliminé tout ce qui pouvait rester de gras.Le document laisse entendre qu’une réforme importante de l’aide sociale est à envisager puisque le nombre de bénéficiaires aptes au travail s’est accru de 34.8 % entre l’automne 1982 et le quatrième trimestre de 1985.Autres dépenses qui croissent trop rapidement, celles de l’assurance-maladie avec un taux annuel de 11 % Il faudra, a indiqué M.Lévesque, que le gouvernement s’attaque aux bases budgétaires des programmes existants.Le document suggère que la tarification des services est une source sous-utilisée de revenus du gouvernement.Un seul exemple est relevé, celui des frais de scolarité qui ne représentent que 7 % des coûts de fonctionnement du réseau universitaire.Leur niveau n’atteint pas la moitié de ce qu’ils sont en Ontario.M.Lévesque s’est bien gardé de lancer le moindre ballon sur ses intentions budgétaires que les Québécois connaîtront à la fin avril.Mais il ne s’est fermé aucune porte non plus.« Quant à moi, toutes les hypothèses doivent être envisagées mais ce ne sont pas toutes les hypothèses qui seront retenues», conclut-il.4 Consul station Radio-Soleil, la conférence de presse fut finalement annoncée.Dès que le consul eut mis le pied dans la salle principale où s’entassaient la plupart des manifestants, quelques individus, parmi les plus passionnés, déclenchèrent alors une véritable bousculade.Au cours de l’altercation, le consul fut victime de voies de fait devant les caméras de télévision.Pendant que certains lui assenaient des coups de poing, d’autres tentaient de le protéger.Un homme criait éperdue-ment à travers la cohue: « Non! Non! Ne faites pas ça messieurs! » Pendant près d’une minute, au cours de laquelle le consul fut projeté sur une étagère qui s’effondra sous le choc, d’aucuns craignaient qu’il ne subisse le sort réservé aux tontons macoutes après le départ d’Haïti du président Duvalier.Au moins deux individus, dont l’un devait être arrêté plus tard par les forces de l’ordre, se portèrent à la défense du consul pour assurer la protection de sa personne physique.S’en suivit une longue heure de confusion, au cours de laquelle, ni le personnel consulaire, ni les journalistes et techniciens de la télévision présents ne furent autoriser à quitter les bureaux, ne serait-ce que momentanément.Prévenus par les employés des bureaux voisins de la place Bonaven-ture, une vingtaine de policiers venant des districts et de l’escouade tactique de la Communauté urbaine de Montréal arrivèrent sur les lieux vers 14 heures 30.Ils mirent près d’une demi-heure à convaincre les occupants de les laisser franchir les portes vitrées du consulat.Vers 15 heures, une quinzaine d’entre eux pénétraient finalement dans les bureaux, accompagnés d’au moins deux agents de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et des responsables de la sécurité de la Place Bonaventure.Pendant que les policiers rejoignaient le consul, qui avait trouvé refuge dahs son bureau personnel, les manifestants chantaient, scandaient des slogan^ et applaudissaient aux déclarations de leur « nouveau » consul.Enrubanné d’une banderolle aux couleurs retrouvées d’Haïti, le bleu et le rouge, et tenant une fleur à la main, M.Bouchereau tentait de minimiser l’escarmouche justifiée, selon lui, par « la provocation de l’exconsul à l’endroit de certrains membres de la diaspora ».Après quelques heures d’attente, une ressortissante haïtienne, Mme Judith Similien, qui se trouvait là par hasard, a finalement pu obtenir un visa d’entrée en Haïti, signé de la main du consul « déchu ».En compagnie des hauts gradés de la police, celui-ci mettait alors la dernière main au plan d’évacuation des occupants.Vers 16 heures 45, escorté des policiers de la CUM, eux-mêmes flanqués de leurs confrères de la GRC, le consul général Jaqcues-Antoine Au- guste est venu prévenir les manifestants, mégaphone en main, qu’il venait de demander à la police de la CUM « d’utiliser toute la force nécessaire pour expulser les intrus».On avait peine à entendre l’ordre d’évacuation, voilé par les cris: « Assassin! T’tit tonton! » Les journalistes durent immédiatement quitter les lieux pour être tenus à l’écart durant tout le déroulement de l’opération d’évacuation.Quinze minutes plus tard, les forces de l’ordre procédèrent à l’expulsion des bureaux à laquelle consentirent dans le calme la totalité des manifestants.Mais aussitôt rendus dans le corridor de l’édifice, les manifestants devaient constater avec stupeur que les policiers procédaient à l’arrestation de trois d’entre eux, sous les yeux d’une quinzaine de policiers de l’escouade anti-émeute de la CUM appelés en renfort.Casqués et matraques en main, ils attendaient fermement les manifestants au détour, à l’intersection d’un autre corridor, loin du feu des pror jecteurs.Sous les yeux des badauds rassemblés à la porte de Place Bonaventure, les manifestants criaient leur soutien aux individus appréhendés : « Vous ne serez pas seuls, nous reviendrons! ».Scandant leurs slogans, les manifestants se dirigeaient, en soirée, vers les locaux de la police, rue Bon-secours, dans le Vieux-Montréal, où étaient détenus, assuraient-ils, leurs trois compatriotes.4 Femmes d’organismes féminins.Mais au début des travaux samedi, immédiatement après l’allocution d’ouverture de l’historienne Micheline Dumont, on sentait un malaise, une certaine gêne parmi les membres de l’épiscopat qui ne s’attendaient sans doute pas à être pris à partie de façon aussi réaliste.Ils étaient venus en toute bonne foi pour essayer de dégager des consensus sur la façon d’établir un véritable partenariat avec les femmes dans l’Église, dans les limites permises, en excluant par exemple du discours toute référence à l’accessibilité des femmes au sacerdoce, le Vatican imposant toujours son interdit sur cette question, ce à quoi les évêques doivent fatalement se soumettre.Mais bien d’autres questions pouvaient faire l’objet de discussions, et c’est en les abordant avec sincérité et objectivité que l’épiscopat québécois voulait démontrer son ouverture d’esprit.Certes, pour certains d’entre eux s’entendre rappeler l’aliénation des femmes dans l’Église et dans l’histoire des sociétés avait de quoi les rendre nerveux et mal à l’aise, alors que pour d’autres plus familiers avec ces propos pour les avoir lus ou déjà entendus dans leur milieu, éprouvaient une certaine tristesse à croire que tous les efforts qu’ils font dans leur diocèse pour associer les femmes dans la pastorale et la bonne marche des communautés chrétiennes étaient à peine reconnus, sinon insuffisants.Les exigences des chrétiennes engagées dans la vie de l’Église sont nombreuses et elles savent fort bien les articuler.Et elles sont reconnaissantes à l’épiscopat d’avoir nommé des répondantes à la condition féminine dans chacun des diocèses de façon à ce qu’elles puissent sensibiliser leurs frères à leurs situations particulières.Leurs revendications ne sont pas excessives ni impossibles à réaliser car ce ne sont pas elles qui ont inventé les problèmes de la société qui jusqu’à nouvel ordre est composée d’hommes et de femmes.Et elles voudraient que les évêques et les curés tiennent compte de ces réalités au lieu de chercher à les dissimuler, à les minimiser ou simplement continuer à les ignorer.Il est tout à fait significatif d’ailleurs que l’ont ait employé le terme de partenariat dans la recherche de l’objectif global de cette rencontre, les évêques et les femmes ayant admis de part et d’autre que les concepts de complémentarité et d’égalité sont devenus piégés.Les discussions ont donc été polies et civilisées, mais très articulées, une fois admis qu’elles serviraient de pistes de réflexion et d’identification des problèmes liés à la condition féminine.Et déjà le samedi soir l’atmosphère était à la détente par la participation d’un théologien laïc qui a emprunté la gestuelle d’un clown et le verbe de l’humour pour cerner les principaux malentendus que les femmes ont raison de vouloir dissiper dans leurs rapports avec les hommes, à plus forte raison lorsque ceux-ci ont démontré une résistance farouche pendant de longues années à l’endroit de ces réalités d’infériori-sées.Le message du comédien a fortement aidé les participants à reprendre le lendemain un dialogue plus fructueux et serein.C’était la toute première fois qu’une rencontre du genre avait lieu entre les évêques québécois et les femmes.Un bilan exhaustif de cette expérience permettra sans aucun doute de conclure qu’elle devra se répéter.En évitant peut-être cette fois quelques maladresses et erreurs de parcours, certaines participantes ayant réclamé à juste titre une meilleure consultation préalable sur les enjeux et les défis qu’elles devaient privilégier.Ce ne fut donc pas un rendez-vous raté, il a plutôt pavé la voie au prochain! LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 Selon Johnson, il n’y a pas eu de camouflage de la part du PQ LIA LEVESQUE LAC BEAUPORT (PC) - Le document publié par Gérard D.Lévesque n’est qu’un pétard mouillé.C’est la réaction laconique qu’a eue mercredi le chef de l’opposition Pierre Marc Johnson face a l’exposé sur la situation des finances publiques du ministre des Finances Gérard D.Lévesque.M.Johnson se trouvait au lac Beauport, où les 23 députés péquistes se sont réunis, mardi et mercredi, afin de préparer la rentrée parlementaire.Pour M.Johnson, l’exercice « politique » de M.Lévesque a servi à « tirer son chef d’embarras».Depuis des semaines et tout au long de la campagne électorale, M.Bourassa s’est appliqué à démontrer qu’il jouissait d’une marge de manoeuvre de $400 millions, en coupant ici et là dans les dépenses publiques et en escomptant certains revenus de la privatisation.Le premier ministre accusait de plus le gouver- nement du Parti québécois d’avoir fait du camouflage de chiffres en quittant le pouvoir.Mercredi au lac Beauport, M.Johnson s'est moqué des « gymnastiques, culbutes et entourloupettes » qu'a dû faire M.Bourassa « pour expliquer pourquoi il ne pourra pas remplir ses promesses électorales ».« On s’évertuait à lui dire qu’il n’y avait pas de marge de manoeuvré mais ça lui a pris cette tentative de politisation pour le comprendre », ironisait M.Johnson.Le document rendu public par le ministre des Finances prouve, selon M.Johnson, qu’il n’y a eu aucun camouflage de chiffres et qu'il n’y a « jamais eu d”open bar’dans les finances publiques du Québec ».Cela démontre aussi, soutient-il, que le précédent gouvernement a tout fait pour maintenir le déficit au seuil de $3 milliards.Le chef de l'opposition, encadré du critique du parti en matière de Finances Jean Garon, de même que des députés Guy Chevrette (leader), Jacques Brassard (whip) et Fran- çois Gendron (leader adjoint), s’en est aussi pris de façon plus générale à la façon qu’ont MM.Bourassa et Gérard D.Lévesque d’interpréter les chiffres.L’impasse budgétaire de $1.5 milliard, M.Johnson l’explique ainsi: — une somme de $1 milliard, « qui a toujours représenté le problème budgétaire du Québec depuis les cinq dernières années » et qui est essentiellement dû, selon lui, au fait que les dépenses croissent plus vite que les revenus; — un montant de $240 millions, qui vient du fait qu’Hydro-Québec ne pourra pas payer dé dividendes cette année au gouvernement; — et $220 millions qui résultent des taxes abaissées en décembre dernier: essence en régions périphériques et assurances Individuelles et « de la réduction de taxe intempestive aux mieux nantis».Pour combler ce cadeau aux plus riches, dénonce M.Johnson, « on tente de faire comprendre au monde qu’on va être obligé de sabrer partout ».AUGMENTATION DES FRAIS DE SCOLARITÉ Professeurs, étudiants et les jeunes libéraux s’y opposent QUÉBEC (PC) - La possibilité qu’a évoquée le ministre Gérard D.Lévesque d’augmenter les frais de scolarité à l'université a eu l’heur de déplaire à la fois aux professeurs, aux étudiants et même.à la Commission jeunesse du Parti libéral.Joints hier par la Presse Canadienne, les représentants du RAEU Rassemblement des associations tudiantes universitaires), de la Fédération des associations de professeurs des universités du Québec et de la Commission jeunesse du Parti libéral ont unanimement décrié l’intention manifestée par le ministre des Finances.Qui plus est, le conseil général des libéraux, réunis samedi à Montréal, avait adopté une résolution demandant au gouvernement de convoquer une commission parlementaire sur la gestion et le financement des universités, dont les frais de scolarité.Le premier ministre Robert Bourassa avait indiqué qu’il se sentait lié par la résolution.Le RAEU, qui regroupe 60,000 étudiants des universités, a à maintes reprises averti qu’il ne tolérerait aucune hausse des frais de scolarité.« C’est inacceptable », s’exclamait M.Michel Lacombe, permanent au RAEU.Le RAEU prévient qu’il est « organisé pour leur répondre » mais préfère répliquer d’abord par « des moyens posés».Si le gouvernement persiste dans son intention d’augmenter les frais de scolarité, l’escalade viendra ensuite « et les moyens plus agressifs comme les manifestations après».Pour le moment, les représentants du RAEU espèrent faire entendre raison au ministre de l’Education et de l’Enseignement supérieur Claude Ryan, qu’ils rencontrent aujourd’hui à Québec.Ils souhaitent entre autres lui rappeler ses promesses durant la cam-agne électorale et son engagement maintenir l’accessibilité à l’enseignement supérieur.En campagne électorale, MM.Ryan et Bourassa ont tous deux promis le maintien du gel des frais de scolarité.Le RAEU ne nie pas les chiffres avancés par le ministre Gérard I).Lévesque, à savoir que les frais de scolarité du Québec n’atteignent pas la moitié de ceux exigés en Ontario, mais il rétorque que le Québec a du retard à rattraper.« Le Québec a beaucoup moins de diplômés universitaires que l’Ontario.Il faut rattrap-per ce retard et non nuire à l’accessibilité à l’éducation.» Même du côté des professeurs d’universités, on s’élève contre la porte qu’a entrouverte M.Gérard D.Lévesque.Le président et directeur général par intérim de la FAPUQ, M.Michael Brian, n’a donné que la réaction préliminaire de la fédération.Les enseignant d’universités se réunissent ce matin pour discuter de la question.A prime abord, les associations de professeurs d’universités « sont contre une hausse des frais, en principe ».« Notre but serait, idéalement, qu’il n’y ait pas de frais de scolarité du tout et que le gouvernement in- vestisse davantage d'argent dans les universités.» Il faut selon M.Brian, étudier la question du financement des universités dans son ensemble.Même la propre Commission jeunesse du Parti libéral dénonce les allusions du ministre libéral.M.Pietro Perrino, président de la Commission jeunesse, rappelle la résolution prisé par les 300 délégués du Conseil général du parti, samedi dernier.« La commission parlementaire doit avoir lieu, sinon c’est de l’hypocrisie; ça a donné quoi le conseil général ?», s’interroge le représentant des jeunes au PLQ.M.Perrino se dit convaincu que les frais de scolarité ne seront pas augmentés pour 1986-87 mais craint pour les années à venir.« C’est une guerre de tranchées, les frais de scolarité, et une guerre à recommencer chaque année.» Le Parti libéral « a toujours dit qu'il défendait la justice sociale et l'équité, c'est le temps de le prouver ».M.Perrino ne voit pas pourquoi les frais de scolarité seraient augmentés soudainement.« Quand on a pris l’engagement de ne pas les augmenter, en campagne électorale, ils étaient au même niveau qu’au-jourd’hui, soit la moitié des frais en Ontario.» Les représentants de la CREPUQ (Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec) sont réunis avec les autres collèges et universités du Canada à London, en Ontario.Il a été impossible d’obtenir leur réaction pour le moment.AU LIBAN Un otage français exécuté BEYROUTH (AFP, Reuter) -L’organisation du Djihad (guerre sainte) islamique a annoncé, hier soir, l’exécution du sociologue Michel Seurat, un des quatres otages français dont elle a revendiqué l’enlèvement au Liban.Dans un communiqué dactylographié déposé à la porte du bureau d’une agence étrangère à Beyrouth, accompagné d’une photo polaroid de Michel Seurat vivant, le Djihad islamique annonce avoir exécuté le chercheur Michel Seurat, 38 ans, l’accusant d’avoir fourni aux services de renseignements français des études et des analyses sur le Proche-Orient et sur les mouvements islamiques au Liban.M.Seurat est un chercheur du Centre d’études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain (CERMOC) qui vit depuis de longues années au Liban.Sa femme Mary, de nationalité syrienne, lui a donné deux filles Alexandra, 4 ans, et Laetitia, 2 ans.M.Seurat avait été enlevé le 22 mai 1985, avec le journaliste français Jean-Paul Kauffmann, de L'Evénement du jeudi, sur la route de l’aéroport international de Beyrouth.Deux autres Français, les agents diplomatiques Marcel Carton et Marcel Fontaine avaient été enlevés le 22 mars 1985.L’annonce de l’« exécution » de M.Seurat a provoqué perplexité et angoisse à Paris, où l’on s’interrogeait hier soir sur l’authenticité de « cette abominable revendication », selon les termes employés par le ministère des Relations extérieures.Dès l’annonce de la nouvelle, le Quai d’Orsay a indiqué « mettre tout en oeuvre » pour en vérifier l’authenticité.Le ministre des Relations extérieures, M.Roland Dumas, qui depuis des mois tente d’obtenir la libération des quatre otages français, a immédiatement réuni ses plus proches collaborateurs et est entré en contact avec Beyrouth afin de vérifier l’exactitude de l’information.Une heure après l’annonce de la nouvelle, personne à l’Élysée ou au Quai d’Orsay n'était en mesure d’apporter le moindre élément susceptible de confirmer ou d’infirmer l’authenticité du communiqué.Dans les milieux autorisés fran- çais, on n’exclut pas que l’incertitude puisse se prolonger longtemps, et certains responsables suggèrent même qu’elle puisse durer peut-être plusieurs mois.Le Djihad, organisation extrémiste proche de l'Iran, avait revendiqué l'enlèvement des quatre Français peu après leur disparition.Ce groupe a également revendiqué les disparitions de quatre Américains, le journaliste Terry Anderson, le prêtre catholique Lawrence Jenco, le directeur d’hôpital David Jacobsen et le professeur Thomas Sutherland.OTTAWA (PC) - Malgré les économies qu’il aurait permis de réaliser, un projet de centralisation de tous les sondages gouvernementaux en une consultation mensuelle unique pour le compte de tous les ministères fédéraux a finalement été mis au rancart.C’est ce qu’a confirmé mercredi le ministre canadien des Approvisionnements et Services, M.Stewart Mclnnes.De source gouvernementale, on laisse entendre que le gouvernement craignait que la concentration des données ainsi recueillies ne rende l’information trop facilement accessible aux journalistes, aux partis d’opposition et au public, en vertu de la Loi d’accès à l’information.En outre, il aurait peut-être été politiquement délicat pour Ottawa de choisir l’exécutant du contrat annuel de $1 million, le candidat le plus probable étant la firme Décima Research Ltd., de Toronto, déjà chargée des sondages pour le compte du Parti conservateur.Selon ces mêmes sources, le projet de sondage à fins multiples, qui devait entrer en vigueur l’automne dernier, avait reçu l’approbation du comité des communes sur les communications, mais il est mort de sa belle mort aux mains du puissant comité des priorités, que dirige le premier ministre Brian Mulroney.Au mois de septembre, un fonc- La revendication de l’exécution de M.Seurat survient alors que les relations franco-iraniennes connaissent un nouveau contentieux, avec l’expulsion de France de deux Irakiens pro-iraniens vers Bagdad.Hamza Faouzi al-Roubai, 38 ans, et Mohamed Hassan Kheireddine, 36 ans, tous deux étudiants, ont été expulsés vers Bagdad le 19 février, après leur arrestation dans le cadre d’une importante rafle du contre-espionnage français en réponse à une série d’attentats à Paris au début du mois.tionnaire du ministère des Approvisionnements et Services avait indiqué que ce dispositif permettrait d'économiser pas moins de $7 à $8 millions par an.Interviewé à l’extérieur des Communes, mercredi, le ministre Mcln-nes n’a pas nié que des préoccupations d’ordre politique et la volonté de garder les données secrètes aient pu jouer un rôle dans l’abandon du projet, mais il a suggéré une explication additionnelle.« On craignait peut-être qu’un ministère monopolise trop de pouvoir », a-t-il avancé, faisant allusion à son propre portefeuille.Néanmoins, les autres ministères seront désormais requis de soumettre leurs projets au ministère de M.Mclnnes avant de commander la fabrication de tout nouveau sondage « sui mesure ».Le ministre a expliqué que les Approvisionnements et Services s’assureraient que le travail n’est pas fait en double et qu’il respecte certaines critères d’ordre financier.Toutes les propositions seront d’abord examinées par un comité du cabinet avant d’être autorisées, a-t-il également mentionné.Le système de sondage « omnibus » aurait exigé la fabrication d'un sondage comportant une centaine de questions, administré chaque mois à 1,500 citoyens.Ottawa abandonne son projet de sondage unique
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