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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-12-16, Collections de BAnQ.

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• le plaisir des ivres ulLLk* LES PRIX SONT PAF.! Charrarisny Montréal, samedi 16 décembre 1989 L’INSTANT PRÉSENT Î l otre nouveau titulaire de la chronique des Lettres québécoises, Michel Laurin, a lu le dernier ouvrage de Gilbert Choquette, La nuit yougoslave.Page D - 3 AIMER LES MOTS n roman réjouis sant, écrit Lisette Monn qui a lu Le Burelain, dont le héros ne se prend guère au sérieux, réservant tout son respect pour la langue.Page D - 5 SORCIÈRE S A ans balai, avec patience, la sorcière Françoise Tribollet, à Paris, a raconté à Dominique Demers comment ses consoeurs et elle lisaient des livres pour enfants avant de procéder à la sélection des meilleurs titres.Page D - 9 DRÔLE îî umpole, c’est c personnage drolatique qui fait les délices des Britanniques et des Américains depuis un moment déjà et qui nous arrive en traduction.Alain Pontaut a rencontré l’auteur, John Mortimer.Page D -10 Une tornade nommée Joëlle Miquel PHOTO JACQUES GRENIER Lorsque Joëlle Miquet se met à rire, on croit voir une enfant.Anne Wiazemsky Passer de l’ombre à la lumière PHOTO JACQUES GRENIER Anne Wiazemsky décoiffée par notre vent d’hiver.JEAN ROYER Écrire c’est vivre pour soi.Anne Wiazemsky le sait bien, elle qui est née dans une grande famille d’écrivains, les Mauriac, et qui a dû prendre le détour du cinéma (Godard, Bresson, Pasolini) avant d’habiter son rêve d’enfant avec un premier roman, Mon beau navire (Gallimard).« Écrire, c’est passer de l’ombre à la lumière, me dit la comédienne.Ecrire, c’est aller à la recherche de ses propres mots, tandis qu’au théâtre on n’emploie que les mots des autres.» Après un premier livre, Des filles bien élevées (Grand prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres en 1988), voici donc un roman, qui raconte le voyage de Roséliane, treize ans, entre Caracas et la France.Sur le magnifique transatlantique Balboa, elle passe de l’adolescence à l’âge adulte.Avec sa mère, la belle Pauline, son frère Dimitri et sa nouvelle amie Dominique, Roséliane quitte la magie de l’enfance pour les jeux cruels des adultes.L’initiation aux aventures du coeur — séductions et jalousies — se poursuit dans un roman tout simple qui dure près de 300 pages.Le ton est juste et l’écriture enjouée.D’ailleurs, Anne Wiazemsky n’a pas de penchant pour les complications, en littérature: « Mon goût va pour les romans de toujours.Des histoires, des personnages qui vous racontent des choses qu’on sentait mais qu’on ne savait pas exprimer ou qui vous servent de miroir».Ce roman, au départ, elle le voyait comme une nouvelle très longue: « Je ne voulais pas me dire que je voulais faire un roman.Je n’osais pas».Quand on est la petite-fille de François Mauriac, « la barre est mise très haut d’emblée ».« À 15 ans, j’ai vraiment eu envie de faire autre chose, de ne pas m’inscrire dans cette tradition des Mauriac.Peut-être a-t-il fallu que j’existe d’abord en dehors de la famille pour revenir à l’écriture et ne pas justement me sentir diminuée du fait qu’on cite toujours mon grand-père à mon sujet.Car à 20 ans on est plus orgueilleux, on veut exister pour soi toute seule.» Quand on est une femme, on ne peut pas entrer en littérature aussi facilement que les hommes qui la font! L’interdit est multiplié.« Je suis sûre que mes difficultés d’écrire, le temps que j’ai mis à y arriver, viennent du fait que la littérature était une affaire d’hommes.Cette idée était d’autant plus forte qu’elle était inconsciente et enfouie en moi.Même s’il y a des tas d’auteurs féminins que j’aime énormément.» Écrire, c’était aussi un rêve d’enfant pour Anne Wiazemsky.« Enfant, j’écrivais beaucoup de romans.Quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais: être un grand écrivain.Je trouvais tellement extraordinaire de faire des livres que j’avais envie d’être de ce groupe d’élus qu’on lit.» Aujourd’hui, dans la quarantaine, la comédienne devenue romancière ne sait pourtant pas encore très bien ce que c’est que d’écrire, selon son propre aveu: « J’ai toujours l’impression que je ne fais rien de mes journées, que je rêvasse, que je regarde les autres.Alors écrire, ce serait rat- Voir page D -14 : Wiazemsky AUTRES UNIVERS D_ pays: l’Afrique du Sud et Haîli.Alice Parizeau nous emmène dans le dépaysement et des personnages à ne pas oublier.Page D-12 ENFANCE JL our sa premièr chronique, Yves Dubé a choisi de rendre hommage à Jean Éthier-Blais et à Fragments d’une enfance.Page D - 15 GUY FERLAND C’était un mercredi après-midi, dans un ascenseur.À l’extérieur, il faisait un froid intense et une légère neige tombait des cieux.Emmitouflés dans nos mentaux d’hiver, on dégelait en silence.Tout à coup, la tornade s’est levée.Une jeune fille menue s’est avancée vers la porte pour m’accueillir.Vêtue d’une petite jupe noire bouffante, d’un chemisier blanc en dentelle, d’un veston noir court et coiffé d’un chapeau noir à pois blancs à la mode parisienne, elle a pris rapidement toute la place.Sa petite voix haute perchée et ses minauderies la font passer pour une gamine.Lorsqu’elle se met à rire, de tout et de rien, on croit voir une enfant.Ses remarques espiègles sur tout un chacun achèvent de nous convaincre qu’on a affaire à une petite fille.Elle s’est mise à parler sans arrêt, ses yeux lançant des éclairs.Elle se tortillait sur place.Son corps voulait absolument bouger.Son nom ne vous dira pas nécessairement quelque chose : Joëlle Miquel.A 21 ans, pourtant, elle est déjà une vedette dans le monde culturel français.Elle a, à son actif, co-scénarisé avec Éric Rohmer le film Quatre aventures de Reinette et Mirabelle dans lequel elle tenait le premier rôle, elle a joué dans plusieurs pièces au théâtre et dans le film de Claude Lelouche Itinéraire d’un enfant gâté, et elle vient de faire paraître un premier roman important aux accents autobiographiques, Les rosiers blancs (Belfond).On comprend alors, en regardant cet impressionnant curriculum vitea, que Joëlle Miquel soit une véritable boule d’énergie qui cherche à s’échapper par toutes les pores de sa peau.C’est qu’elle n’a pas toujours été comme cela car, comme le ravoir page D -14 : Miquel Le Plaisir des livres accueille deux nouveaux collaborateurs Yves Dubé, figure bien connue dans le milieu littéraire du Québec, prend la relève de Jean Éthier-Blais qui durant un quart de siècle a livré ses « Carnets » dans LE DEVOIR.Pédagogue de formation, M.Dubé est avant tout connu comme directeur littéraire, fonctions qu’il a exercées chez Leméac et Guérin.Michel Laurin signe aujourd’hui sa première recension d’ouvrages québécois pour Le plaisir des livres.Il en avait précédemment signé des centaines puisqu’il était de l’équipe de Nos livres jusqu’à la disparition de ce mensuel.Il est aussi professeur de littérature québécoise au cégep de Saint-Laurent.Il assure ainsi le remplacement de Jean- PHOTOS JACOUES GRENIER Nos nouveaux collaborateurs, Michel Laurin et Yves Dubé.Roch Boivin qui, pendant près térêt et sympathie l’évolution de cinq ans, a suivi avec in- des lettres québécoises.La revue TROIS présente: Un numéro FEMMES INTERNATIONAL Que des textes de femmes! En français, en anglais et en traduction.61 femmes — 18 pays — numéro double — 269 pages — 20,00 $ En vente chez votre libraire Diffusion Parallèle D-2 ¦ Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 JACQUES FOLCH-RIBAS La chair de pierre ROMAN La chair de pierre par Jacques Folch-Ribas 16,95 $ ROHKRI I O'FONT «Un chef-d'œuvre d'artisan.» François Nourissier, le Figaro Magazine.«Jacques Folch-Ribas nous donne le roman d'une vie et un roman qui vit par ses qualités d'écrivain.» Pierre-Robert Leclerc, Le Monde.«Dans l'œuvre de Jacques Folch-Ribas, ce roman est un chef-d'œuvre et dans notre littérature aussi, où il restera un chant d'amour pour un pays choisi.» Jean-Roch Boivin, Le Devoir.Le monde change, les espions aussi.À l'ère de la transparence, l'amour vient troubler le nouveau jeu Est-Ouest.L Agenda Icare par Robert Ludlum 29,95 $ Un très grand cru du maître du suspense.Numéro 1 au best-seller.Toutes les nouvelles par Tenessee Williams 47,35 $ «Elles sont, toutes, des modèles du genre et contiennent souvent en germe les sujets du théâtre le plus réaliste, celui d’une Amérique violente, à la recherche du plaisir et marquée par la tragédie.» Jacques Folch-Ribas, La presse.ROBERT LAFFONT Quid 49,95 $ Une encyclopédie annuelle en un volume.Des faits, des dates, des chiffres sur tous les sujets.,S !/,'6V*Vÿ/>,Wi4¥: Guide de poche du vin par Hugh Johnson 17,95 $ Tout ce qu'il faut savoir pour choisir et apprécier les vins, par un spécialiste de réputation mondiale.Édition 1990, mise à jour et augmentée.te recettes MICHEL GUÉRARD Minceur exquise par Michel Guérard et Alain Coumont 39,95 $ MINCEUR EXQUISE 150 recedes pour maigrir en se régalant * * ROBERT LAFFONT # j?des livres ouverts sur la vie La maison Russie par John Le Carré 20,95 $ roman ROMAN ROBERT LAFFONT ROBERT LAFFONT WILLIAMS NOUVELLES hdMtiimpliIrrtdmKikiàti» f MX-tVn> •GALAXIES ET AUTRES MERVEILLES DE L'UNIVERS JAM K.MARION MILLER, :v avec pamei Les feux du ciel .- -VOy.- r.; 3yy •» 4v» i *** • i par William K.Hartmann et Ron Miller 39,95 $ Un astronome et un peintre nous donnent à voir l'espace lointain qui enveloppe étoiles et galaxies, au-delà des limites de l'univers connu.La grande cuisine minceur a reçu une consécration internationale et a été traduit en 10 langues.Michel Guérard continue à proposer de manger k légèrement tout en se régalant. Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 ¦ D-3 fids Les combattants de la luix* 'WÉLfàJÈ» *S«or >;**- *8 '-V'iam "'ai rriii O 160 p.reliure spirale 14,95$ MS-DOS SIMPLIFIE I I H m UVI» KOI cc IT.n nine H’fitro un hliiffonr n£ tniro cnr la mÆtrnnnlp am£r; LES PETITS MENSONGES Régine Michel Paris, Le Pré aux clercs, 1989 ALBERT BRIE QUATRE FEMMES, un homme, une ville.Tous mentent.La ville, c’est New York avec sa violence, sa foie, sa démesure et surtout ses fausses promesses de réussite.Guy, le « héros » du roman travaille en marge du cinéma documentaire.Autour de ce fieffé menteur gravitent quatre femmes qui tracent de lui, au fil des chapitres, un portrait, sinon féroce, à tout le moins, sans indulgence.Beau garçon, mais piètre amant, paresseux velléitaire aux fausses illusions et aux réalisations avortées, il passe à côté de tout et rate tout, y compris sa sortie.Ces femmes, maîtresses d’occasion ou en titre, viennent d’ho-rizons différents : France, Brésil, Canada, États-Unis.Elles ne se connaissent pas, mais elles ma-; nient les petits mensonges qui forment la trame du roman.À la fin, la mort accidentelle et ridicule de Guy les réunira.Ces petits mensonges sont un peu gros.N’est-ce pas le fait d’un peut tout le monde.Mais ici, on se demande, dès les premières pages de ce livre, comment des femmes sagaces et un tantinet calculatrices ont pu se laisser prendre dans les rets de ce Don Juan de pacotille.Je n’y vois qu’une explication : l’obsession du sexe.Elles ont été draguées, chacune y allant de ses avances, sauf une : Diane, la petite américaine du Nebraska, pragmati-2 que, qui se cherche une place au "soleil à New York.En plus d’être un bluffeur né, Guy est un phallocrate qui pratique les jeux de l’amour avec une maladresse consommée.La plupart des femmes, il les possède brutalement.Anne et Monica, en particulier, ne s‘en sont pas formalisées puisqu’elles lui restent attachées.Elles semblent prendre un plaisir masochiste à se laisser manipuler.Seraient-elles nymphomanes ?On peut se le demander.Chris, la canadienne, n’est pas dupe très longtemps.Sous la mince carapace de ce bel Adonis fanfaron et insolent, elle a vu l’adolescent attardé qu’elle materne, obéissant à ses caprices, mais sachant jusqu’où ne pas aller.Ces femmes qui comptent dans l’itinéraire, l’auteure nous les présente à la queue leu leu.Elles font, selon l’ordre d’entrée dans la vie de Guy, leur petit tour de piste, disparaissent un temps, puis reviennent à point nommé.Guy est chaque fois le centre de leurs préoccupations.Anne ouvre le bal.Elle fut la première à tomber sous le charme de ce maître-menteur.Celui-ci vit avec cette femme qu’il n’aime pas depuis huit ans.Comment se sont-ils connus ?« Guy l’avait draguée avec indifférence, probablement pour tromper l’ennui de ce petit port espagnol, sans style, la dernière femme avant des semaines en mer.» Ce périple, Guy décide subitement d’y renoncer.Il devait, avec un copain, faire la traversée de l’Atlantique sur un bateau qu’ensemble ils avaient rafistolé.C’est ce qu’il dit.De ce copain, plus jamais on ne le verra dans le paysage.Existe-t-il seulement ?On a tout lieu d’en douter.Toujours est-il que notre navigateur à la manque rentre à Paris dans le sillage d’Anne, s’invite chez elle, et comme l’oiseau, y fait son nid.C’est son port d’attache.Car Guy est un cinéaste itinérant.Il part pour New York avec l’idée de faire un documen- taire sur la métropole américaine.Il loge, par saccades, au Chelsea Hotel, quand ce n’est pas chez Monica, une gamine de 18 ans, qui vit d’expédients, telle une écornifleuse, ou encore chez Chris, une Montréalaise qui travaille dans une maison de production cinématographique.À l’occasion d’une randonnée à bord d’un rafiot dans la baie de New York, Guy fait du plat à Diane au vu et su de Monica qui n’existe plus.Mais la fille du Nebraska n’est qu’une passade.Elle veut le piéger, mais découvre vite qu’il est un « faux jeton » et une «lavette».Les mois passent.Le documentaire sur New York est toujours à l’état de projet.Il le restera.Quand il en est question avec Chris, qui cherche à l’épauler, il a toujours une vision nouvelle de son scénario.Dans l’intervalle, il se laisse vivre.Que fait Guy de ses journées ?Sans doute bat-il les pavés de New York.On ne sait rien de son emploi du temps quand il est hors d’atteinte de ses femmes ventouses qui, à petits pas, s’en détacheront.Au moment où Monica vient lui dire adieu, il est tout occupé à jouer l’acrobate.Il fait une chute qui lui est fatale.Comme il n’a pas de famille, donc, que personne ne réclamera sa dépouille, les quatre femmes feront le nécessaire.Elles se lient d’amitié et conjuguent leurs efforts pour mettre en marche le film que Guy n’a jamais su faire.Pieux mensonge ?.Chaitipifiriy LES PRIX ONT LEVÉ LE COUDE.! Page D7 attention, s’arrêter devant une trouvaille particulièrement juteuse, et toujours très respectueuse du génie de la langue.Frédéric Mops, son héros débonnaire, gentil, aimable avec tous et toutes, n’est pas un lexicographe désincarné.Il aime les fem- mes et bien que « beaucoup s’en fallait (qu’il) eût l’encolure d'un grand chasseur de croupes, il lui arrivait bien de suivre quelques derrières dont l’ondulante gaieté l’avait ému : c’était par pur réflexe et sans esprit de conquête.Aborder une femme, la circonvenir de niaiseries éculées dans le seul dessein de goûter avec elle quelques instants de démence vénérienne, rien que d’y penser, son coeur breloquait».Ça devait arriver : j’ai cédé à la tentation, retrouvant un passage où le héros, quoi qu’il s’en défende, se sent « d’humeur pria-pique » ! Mais il faut lire Jorif pour, sinon partager sa passion pour le Littré, au moins reconnaître son bon goût en matière de littérature.Comme il fallait s’y attendre, il aime les auteurs du XVIIIe, pratique Jean-Jacques, jusque dans ses tics et manies, et révéré un poète de ce siècle, que je crois néanmoins méconnu : Patrice de La Tour du Pin.11 le cite à l’occasion et m’a donné du remord d’avoir relégué bien loin, dans mon « coin des poètes » (qui n’a rien de la solennité de celui de Westminster Abbey), l’auteur de La Quête de joie.Car, comme l’affirme encore Mops, ce très gentil burelain, « ils ne sont pas nombreux, quoi qu’on pense, les livres qui ont la vertu d’ouvrir au Un roman sur la guerre qui vous installe au coeur au vertige.Aussi percutant que le plus vrai des témoignages, avec la littérature en plus.Editions du Seuil « bon » lecteur la voie qui changera sa vie ».Ce livre, qui a changé la vie de Mops, et pourquoi pas celle de Richard Jorif, c’est évidemment le Dictionnaire.Mais n’est-il pas, après tous, celui qui contient tous les mots, donc, tous les livres ?Et fréquenter, pendant une heure brève, un auteur féru du grand Littré, ce n’est pas perdre son temps.le temps de lire.J'ai fuit ramoiir avec mon thérapeute HÉLÈNE LAPIERRE el MARIE VALIQUETTE, Ph D.LA RLAUSA7I0N D'UN HLM IIS MATINS INFIDELES 85 220 pages —" 19.95* JEAN BEAUDRY et FRANÇOIS BOUVIER nHfevf GUIDE DE REDACTION & \\ //¦.>um\rllr.s nulitt ii I n i unie ntt/iojifuHli/iue 135 pages 14.95* Sous la direction de: RÉAL BARNABÉ Manuel dé Journalisme radio-télé 230 * .¦ pages — - 19.95* JACQUES LARUE-LANGLOIS Dans toutes les bonnes librairies et chez, nos dépositaires Montréal: Agence du Livre.( oop U.Q.A.M .Renaud Bray.U.de M (pav sc.sociales) Zone Libre Québec: Générale Française.Laliberté.Pan toute Hull/Ottawa: Trillium.Coop U Q A H.Trois-Rivières: Libfa< Sherbrooke: Biblairie G G ( Chicoutimi: Les Bouquinistes « ÉDITIONS SAINT-MARTIN I AS 4316, boul.St-Laurent, Montréal I (Québec) H2W 1Z3 (514) 845-1695 GUÉRIN ALEXANDRE ZINOVIEV LE GORBATCHÉVISME Les pouvoirs d'une illusion • ' ï~T .Une analyse socio-politique décapante sur les démangeaisons réformistes de la révolution par le haut et du Glasnost en U.RS.S.ÉDITEUR • IMPRIMEUR • LIBRAIRE 4501, rue Drolet, Montréal (Quebec) H2T 2G2, TT (514) 842-3481 Distributeur exclusif: Québec livres, TT (514) 327-6900 .\ \ \ D-6 ¦ Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 Les beaux livres de Noël À L'ÉCOUTE DE LA LITTÉRATURE À L’ÉCOUTE DES PLUS BEAUX TEXTES DE LA LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE r> Interprétés par \ Ghislaine Paradis et Jean Faubert Prix de l’Académie Charles-Cros 1988 À L ' É C O U T H I) E L A L I T T E R A T U R E POESIES.CONTES NOUVELLES DU QUEBEC CHOIX DES TEXTES ET COMMENTAIRES AURÉLIEN BOIVIN PRIX D'EXCELLENCE 1990 décerné par l'Association des consommateurs du Québec POÉSIES, CONTES ET NOUVELLES DU QUÉBEC Choix des textes Aurélien Boivin — Musique de Jean Musy 120 minutes d’écoute Un recueil de 120 pages A L’ECOUTE DE LA I.I T T E R A T T R E CONTES D’AMOUR D’ENCHANTEMENT DU QUEBEC rPr*lA, •u*»r i PRIX D'EXCELLENCE 1990 décerné par l'Association des consommateurs du Québec TïïïïïïfflTI CONTES D’AMOUR ET D’ENCHANTEMENT DU QUÉBEC Choix des textes André Vanasse — Musique de Robert Bibeau 190 minutes d’écoute incluant 10 chansons interprétées par Ghislaine Paradis Un recueil de 120 pages 39,95$ chaque coffret En vente chez votre libraire wÆn 1977, boul.Industriel, Laval (Québec) H7S 1P6 (514) 667-9221 • le plaisir des GUY FERLAND CINQ Michel Martin ,Francine Pelletier et Claude-Michel Prévost Logiques coll.« Autres mers, autres mondes » 228 pages Jean-Marc Gouanvic présente ainsi ces cinq nouvelles de science-fiction : « Jean Dion, c’est dans Au dieu marteau la grande science-fiction classique, celle qui rejoint les interrogations fondamentales sur le tragique et le destin.Colette Fayard met en scène une « Leçon des choses » sur la beauté du monde et sur la beauté de la relation entre deux jeunes que des milliers de kilomètres séparent.Francine Pelletier présente, (.) dans le Tiers de l’avenir, une aventure politique où se joue l’avenir du monde sur fond de famine et de sous-développement.Michel Martin redonne vie, avec la Tortue sur le trottoir, au thème cher à H.G.Wells de la Machine à explorer le temps.Claude-Michel Prévost, c’est une science-fiction dans le style «série noire», comme l’indique le titre « Pas de dum-dum pour Mister Klaus.» Dans la meme collection, Jean-François Somain, connu depuis 1966 sous le pseudonyme de Jean-François Somcynsky, publie un recueil de nouvelles intitulé Vivre en beauté.CRIS Danielle Fournier VLB Éditeur 108 pages Danielle Fournier lance des petits cris qui forment un chant d’amour touchant dans lequel se fait entendre une voix singulière.« Je ne te dis pas la vérité; je te parle.Un son, un cri manifeste; l’envol et le geste.Je suis à l’extérieur.Est-ce que je te parle de moi ?Mon corps éclate.Je ne te dis pas la vérité; je me soumets.À ta demande, je reste dans Ten deçà de ce que je crois être.Suis-je ou te suis-je ?Cela m’afflige d’avoir à revenir à cette pensée au creux resté douloureux.Mon corps éclate.» LE SOURIRE DE GÉRARD DE NERVAL Gabrielle Pascal VLB Éditeur/Le Castor astral 220 pages Cet essai met en valeur une dimension surprenante de l’oeuvre de Nerval : l’humour.« En analysant des textes de Nerval qui illustrent successivement son éloge de la gaieté, sa tentative de pratiquer le comique et par ailleurs son échec à atteindre un humour libérateur, nous verrons que les formes diverses de ce réseau du ludisme sont toutes liées au thème de la révolte contre les règles, c’est-à-dire contre le Père.» UN LIVRE DE MORALE Paul Chamberland L’Hexagone coll.« Essai » 206 pages « Le nihilisme n’est pas un « état d’âme », ni une maladie du XXe siècle, dit-on.Il ne se dissocie pas du cours normal des choses propre à la modernité.Refuser d’en estuaire C P 337.suce.Outremont, Montréal.QC, H2V 4N1 COMME UNE MUSIQUE.pi ni ri ru ii nnl Comme sur une musique de.écrire non pas sur.mais avec ou à côté de la musique, comme on écrit derrière le bruit du monde, devant la voix des choses.Dossier: les jeunes poètes.Qui sont-ils, ceux qui n'ont pas encore 30 ans et qui font de la poésie?Les numéros 55.56 s'en viennent Les nouveaux interdits — Estuaire Levée d’encre / Notes de voyage Abonnements pour quatre (4 numéros) ABONNEMENT ÉTUDIANT/ÉCRIVAIN 15,00 S ?ABONNEMENT RÉGULIER 18,00 J ?ABONNEMENT POUR INSTITUTIONS 30.00SD ABONNEMENT DE SOUTIEN 30.00SD ABONNEMENT À L'ÉTRANGER 35.00SD CHAQUE NUMÉRO 6,00 SD Nom_________________________________ Adresse ____________________________ Code____________________________ va ll.LT/ M'ABONNER A PARTIR DU NUMÉRO .PAUL CHAMBERLAND UN LIVRE DE MORALE ESSAI IHt-XAGONÈ convenir, c’est vouloir rester captif de toutes les illusions dans lesquelles se complaît l’individu.Celle de la liberté, par exemple, tenue pour une prérogative indiscutable ou .une monnaie d’échange.(.) alors que les politiciens ne ‘gèrent’ plus que le mensonge, dont le triomphalisme publicitaire et médiatique fait passer la représentation pour le réel même.Le nihilisme, c’est le réel même.» TABLEAU D’AURÉLIE Louise Warren VLB Éditeur 136 pages « Papa déjeune.Il se nettoie les oreilles avec le bout pointu de sa cuillère à pamplemousse.Maman tricote.Arrivée au bout de son rang, elle se nettoie les oreilles avec le bout de sa broche à tricoter.Je n’aime pas la façon avec laquelle papa me regarde quand il aiguise ses couteaux, quand il se met à affiler les lames pour la dinde de Noël qu’on mangera bientôt.C’est peut-être le seul pouvoir quil lui reste ici.J’ai eu très peur qu’il se coupe et de voir le sang gicler partout sur les murs de la cuisine.» C’est le coup d’envoi de ce récit initiatique.« Je me suis acheté un cahier.Quand papa rentrera de l’hôpital, lorsqu’il sera guéri, je lui ferai lire mes notes.J’ai l’intention de consigner par écrit tous mes sentiments et mon chagrin.Il est très malade.Tantôt, le médecin en blouse blanche m’a empêchée de courir vers papa qui criait mon nom du fond du corridor froid éclairé d’une lumière sale' et jaunâtre.Je n’ai pas pleuré.À cause de maman.» UNE SOCIÉTÉ, UN RÉCIT Discours culturel au Québec (1967-1976) Micheline Cambron L’Hexagone coll.«Essais littéraires » 202 pages Dans cet essai, l’auteur pose l’hypothèse qu’il est possible de définir, grâce à l’analyse comparée d’oeuvres singulières, un récit commun, diffus et structurant, qui travaille le discours cutlturel d’une époque et le contraint.Pour étayer cette hypothèse, Michelle Cambron a choisi la période qui s’étend de l’exposition universelle aux Jeux olympiques en passant par la naissance du Mouvement souveraineté-association, la première victoire du PQ, la crise d’octobre, etc.L’auteur analyse des textes aussi différents que les chansons de Beau Dommage, les articles de Ly-siane Gagnon, les monologues d’Yvon Deschamps, le théâtre de Michel Tremblay, la poésie de Gaston Miron et le roman de Réjean Ducharme.Johanne Laurier Une douleur singulière UNE DOULEUR SINGULIÈRE Johanne Laurier VLB Éditeur 164 pages LES ÉTUDES STRATÉGIQUES Approches et concepts Collectif Éditions du Méridien 535 pages Sous la direction de Charles-Philippe David, une quinzaine de collaborateurs, surtout québécois, dressent le bilan des études stratégiques.Ils abordent les thèmes liés à l’évolution de la stratégie, tels que la notion de sécurité, la pensée militaire, les formes alternatives de défense et les recherches sur la paix.C’est la première fois qu’un tel exercice de compréhension sur une discipline aussi complexe est publié en français.Robert Des filles de H TYPOS! f itntüM H .! Le nouvel âge ne passe pas de mode.Pour preuve, les éditions J’ai lu publient coup sur coup six essais dans leur collection « New age ».Il s’agit de L’univers : Dieu ou hasard de Michael Talbot, La visualisation créatrice de Melita Denning et Osborne Philips, La voie des chamans de Gary Doore, Puissance des couleurs de Dorothee L.Mella, Le pouvoir des cristaux de Michael G.Smith et Edgar Cayce et la réincarnation de Noel Langley.La collection BQ, administrée par Leméac éditeur, les éditions Fides et les éditions Hurtubise HMH, continue de publier régulièrement des livres de qualité.La dernière fournée comprend L’Eldorado dans les glaces de Denys Chabot, L’aigle volera à travers le soleil d’André Carpentier, Le petit bonheur et Sonnez les matines de Félix Leclerc, Moi, Pierre lluneau d’Yves Thé-riault et Les fondements topologiques de la peinture de Fernande Saint-Martin.Typo poursuit, tant bien que mal, la réédition d’ouvrages marquants de révolution de la littérature québécoise.Les nou-veaux-nés sont : Les fées ont soif de Denise Boucher, Picture Theory de Nicole Brossard, Les voyagesd’Irkoutskde Jean Basile et Des filles de Beauté de Robert Baillie.Les collections Points, Points actuels et Point virgule ne sont plus à présenter.Voici un choix parmi leurs nouveautés : Mon père américain de Jean-Marc Robert, Grands reportages, 43prix Albert-Londres 1946-1989, Le rêve du singe fou de Christopher.Frank, Monsieur Butterfly de Howard Buten, Des femmes qui tombent de Pierre Desproges et Kilos de plume, kilos de plomb de Jean-Louis Yaïch et Gérard Ap-feldorfer.Folio est cette belle collection blanche qui a déjà dépassé les 2000 titres publiés.Les derniers romans en liste sont : La girafe de Marie Nimier, Un ciel si fragile de Jack-Alain Léger, Propriété privée de Paule Constant et Les passions partagées de Fé-liciens Marceau de l’Académie française.i Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 ¦ D-7 q r-.- Of.: .¦ T • le plaisir des .i, j ivres L’art de bâtir s v*®: Vv wa; «S"* «Sf iliLT -rsr i R«- "K .* !*>' ?/« V de charmantes enseignes ave*, des noms à faire rêver : La souris verte, Croque livre, Jean de la lune, Les cousins d’Alice, L’oiseau-lyre, L’imaginaire, Lilosimages.Elles sont convaincues, passionnées, militantes et, le plus souvent, hautement qualifiées.« Elles ont fait apparaître non seulement les petits éditeurs mais aussi tout le fonds oublié ou mal connu des grands.En un mot, face au déferlement des nouveautés, elles maintiennent une sélection de qualité.En faisant du fonds, elles affirment la réalité culturelle du livre pour enfants », écrit Isabelle Jan dans son ouvrage récent, Les livres pour la jeunesse ( Sorbier ).Tous les ans, les sorcières publient une sélection des meilleurs titres pour la jeunesse et décernent leurs prix sorcières.Françoise Tribollet, sorcière elle-même et co-propriétaire de la librairie L’Herbe Rouge, rue d’Alésa, à Paris, supervise l’élaboration de ce choix de livres.« Dans les médias, on ne parle de littérature jeunesse qu’à Noël, dit-elle.Avant, chaque libraire élaborait sa propre sélection pour ses clients : nous avons décidé de nous réunir.» Pendant que tout le monde se la coule douce aux belles heures de l’été, les sorcières déléguées bossent dur.Elles lisent les productions des derniers mois et talonnent les éditeurs pour consulter textes et illustrations des oeuvres en préparation.La sélection 89 / 90 comprend 180 livres nouveaux ( parus ou à paraître au cours de l’année ) répartis en catégories, des bébés jusqu’aux adolescents, avec, en prime, des livres pour tous les âges et d’autres à découvrir en famille.Aux nouveautés s’ajoutent une quarantaine de titres de fonds pour PHOTO DOMINIQUE DEMERS Françoise Tribollet, sorcière elle-même et co-proprlétalre de la librairie L'Herbe Rouge, rue d'Alésa, à Paris.vernaculaire de certaines espèces.C’est par recoupements qu’on réalise que le « pigeon migrateur », dont le dernier spécimen est mort à Cincinnati en 1914, n’est nul autre que la tourte qui a donné au Québec son nom au plat qui nous inspire encore aujourd’hui.LE GRAND LIVRE DES ESPÈCES DISPARUES Jean-Christophe Balouet et Eric Alibert Editions Ouest-France, 1989 LOUIS-GILLES FRANCOEUR Voilà sûrement la recette idéale pour faire du neuf avec du vieux.Et cela sans nous endormir même si on a reproduit un magnifique dodo sur la page couverture.Des centaines d’espèces animales - certaines sources comme le rapport Bruntdland parlent de milliers - ont disparu de la surface du globe au cours du dernier millénaire.De certaines nous avons des portraits, des squelettes, etc.C’est leur histoire et surtout l’histoire de leur disparition que nous racontent le paléontologue Balouet et l’illustrateur animalier Alibert.Les deux auteurs procèdent par continent, ce qui fait mieux comprendre d’ailleurs les relations entre certai- nes disparitions.Ce livre, magnifiquement illustré de cartes, photos et reproductions, demeure d’abord et avant tout fascinant parce qu’il raconte l’évolution de la relation entre les animaux, la nature et l’homme.Que de vieilles histoires, pourrait-on dire ! Mais si contemporaines par leur signification, voire leurs conséquences sur l’amenuisement du capital génétique de la planète.Il y a certes quelques faiblesses.Les auteurs font parfois peu de distinction entre les types de chasse à l’origine de certaines disparitions: les carnages de grande envergure dont bisons et tourtes furent victimes, les chasses d’extermination décrétées par des gouvernements aveuglés par les préjugés n’ont rien à voir et ne peuvent être regroupées indistinctement sous le vocable de chasse.D’un strict point de vue historique, des distinctions s’imposent.Cet ouvrage qui nous provient de France fait aussi preuve d’un certain manque de souplesse culturelle en ignorant parfois le nom À quelle heure est la levée dans le désert?de Michèle Causse que les découvertes n’éclipsent pas complètement les chefs-d’oeuvre déjà parus.U ne sélection sévère — à peine 5 % de la production annuelle ! — puisqu’on publie annuellement plus de 4500 titres pour la jeunesse en France.Avant d’être sorcière, Françoise Tribollet faisait la classe aux enfants et cherchait désespérément des libraires qui distribuent des conseils en vendant leurs livres.On n’est jamais mieux servi que par soi-même, s’est-elle dit et, avec deux amis, elle a fondé L’Herbe Rouge, une des deux seules librairies jeunesse tenues par une sorcière à Paris.Deux fois par semaine, depuis douze ans, Françoise Tribollet anime des ateliers de lecture dans sa librairie mais même en dehors de ces heures, la librairie sert un peu de garderie.Les écoliers s’amènent après l’école avec leur argent de poche ou celui de leurs parents.Le parti-pris de sorcières ?« Etre sélectif, dit Françoise Tribollet.C’est en littérature de jeunesse que les consommateurs sont le plus perdus.Ils viennent chez nous parce qu’ils savent que nous faisons une sélection.À partir des maisons d’édition, des auteurs, des illustrateurs, de nos goûts personnels et de notre subjectivité, en consultant diverses revues et publications.En plus La sorcière qui orne le catalogue de livres publié par l’Association.A quand notre tour?Les éditions TROIS présentent Pour aimer cette pièce, il n’est pas nécessaire d’avoir connu Jane Bowles Comme au théâtre, il y a des peronnages.Il se contenteront de parler.Parler c’est agir.Parler c’est tuer.Ne pas parler c’est tuer aussi.132 pages — 12,95 $ En vente chez votre libraire Diffusion DMR «La pièce de Michèle Causse m’a impressionné.C’est très fort et assez beau.» Paul Bowles des choix annuels de l’association nous avons notre propre sélection, c’est-à-dire, tout notre fonds : 4000 livres jeunesse.» « Au cours des dix dernières années, il y a eu une véritable explosion de la production jeunesse, poursuit-elle.Pensez qu’il y a 40 ans, tout ce qu’il y avait en littérature jeunesse, c’est Hachette.Il y a 20 ans, une foule de petites maisons jeunesse sont apparues et aujourd’hui, tous les grands éditeurs pour adultes ont leur secteur jeunesse.Pourquoi ?Parce que ça se vend ! Il y a moins d’enfants mais on veut qu’ils aient tout.Les parents aimeraient qu’ils lisent à trois ans.Personne veut manquer son coup.Avant 1985, les clients ne venaient pas nous demander quel livre choisir pour enseigner la lecture à leur fils de trois ans.Françoise Tribollet se défend bien de verser dans la littérature pour jeunes yuppies en ne choisissant que de magnifiques albums, très modernes, bien léchés et un tantinet intellectuels.La preuve ?Walt Disney ! « Au début nous les refusions carrément.Puis, on s’est dit que c’est bête.C’est normal qu’après avoir vu le film, les enfants aient envie du livre.Nous avons fait une recherche — la production Disney est abondante — et nous avons retenu les meilleurs titres, ceux qui ne méprisent pas les enfants.Le problème avec Disney, c’est qu’ils ont découvert qu’on peut vendre de jolis dessins avec des textes minables.L’image porte le texte.Les enfants sont contents de retrouver les populaires personnages alors ça marche quand même.» L’Herbe Rouge diffère un peu des autres librairies spécialisées pour la jeunesse.Ailleurs, les beaux albums et les romans côtoient une foule de jolies choses, jouets, papeterie et jeux éducatifs pour enfants.L’Herbe Rouge a misé sur la para-littérature et la littérature jeunesse partage l’espace avec le polar et la science-fiction.« C’est fantastique, dit Françoise.Des adolescents qu’on a vu grandir transfèrent au rayon adulte.» Avec nous, la lecture, c’est pas sorcier ! Gilbert Choquette La Nuit yougoslave GILBERT CHOQUETTE LA NUIT YOUGOSLAVE § Un roman auquel la conscience morale n’est pas étrangère; une conscience déchirée entre une fidélité promise et un amour dont le héros ne sait s’il est partagé.jL La Nuit yougoslave est un roman intimiste auquel un dénouement imprévu donne tout son sens.CHRISTINE BONENFANT POUR L’AMOUR D’ÉMUIE I Chaque nouvelle s’attache à décrire ce que l’ordinaire et le familier peuvent contenir d’étrange et de bouleversant.Christine Bonenfant nous séduit et réveille en nous des émotions que l’on croyait cachées depuis longtemps.• «Un livre convaincant.» Roch Poisson, En toutes lettres ROMAN • l'Hexagone lieu distinctif de I edition littéraire *' «.akô».!.» NOUVELLES québécoise Christine Bonenfant Pour l’amour d’Émilie Nouvelles l’Hexagone D-10 ¦ Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 • le plaisir des mes L’homme le plus drôle de l’année Rumpole: une institution de la culture britannique contemporaine ALAIN PONTAUT Fils d’un grand avocat de Londres, lui-même « barrister » célèbre et familier du tribunal d’Old Bailey, la Cour de justice centrale de Londres, John Mortimer est plus célèbre encore, surtout en Angleterre et aux États-Unis, par une oeuvre littéraire dont le tirage a atteint, dès ses débuts, des chiffres vertigineux.niaux, l’adultère sous toutes ses formes, les flagrants délits dans les chambres d’hôtel, des choses comme ça.Non pas que mes parents eussent l’esprit égrillard ou songeassent à divorcer.Tout simplement ça faisait vivre la famille.Mon père plaidait les causes de divorce et j’ai continué après lui.Il s’habillait comme Churchill, veste noire, col dur et chaîne de montre en or recouverte de cendre de cigare.Il avait la spécialité de faire à tout bout de champ des citations littéraires mais qui n’avaient jamais aucun rapport avec le discours qu’il tenait.Vous savez, la trace du cordon dont parle Macbeth.Mon père me disait comme ça, tout d’un coup, l’air angoissé : « As-tu vu le cordon ?etc.» Je disais : « Quel cordon ?» Je n’y Les récits qui mettent en scène en particulier le personnage d’Horace Rumpole, vieil avocat aussi habile que Maigret et plus porté que Colombo sur l’humour à froid, ont.connu depuis quinze ans un succès démultiplié par l’usage qu’en a fait la télévision américaine, dans des séries où Loe McKern incarne l’ineffable et fascinant Rumpole, baptisé par le Sunday 'iïmes « le Falstaff des temps modernes » et largement considéré comme une institution de la culture britannique contemporaine.C’est ce Rumpole que les Éditions de l’Étincelle publient ici et à Paris pour la première fois en français sous le titre : Rumpole : Affaires à suivre, ce qui nous valait il y a quelques jours de rencontrer John Mortimer à Montréal.À première vue, ce Conseiller de la Reine que l’on imagine aisément sous la perruque, cet écrivain fameux et dont on sait qu’il a aussi été joué, au théâtre et au cinéma, par les plus grands, serait un personnage fort impressionnant si son teint coloré ne témoignait pas à la fois du goût vif et expert qu’il a pour les grands bordeaux et d’une chaude et parfaite illustration de ce qu’on appelle l’humour britannique : dans le propos, une sobre élégance pour dire froidement les choses les plus farfelues et dans l’oeil un éclat affectueux, amusé pour le pittoresque sans fin de la comédie humaine.« Je considère, ;.-t-il-écrit, que la vie est quelque chose de fondamentalement comique et que c’est la comédie qui en fait le portrait le plus fidèle ».Dans la vie ou dans ses livres, sa comédie à lui est un inimitable mélange de drôlerie et d’émotion, de mystère et de satire, d’humanisme et d’observation aiguë.« À la maison, me dit-il, nous aimions bien les conflits matrimo- VA rtiste et le Livre au guébec - 1900-1989 - “Expo-vente” Dernier jour LES ARTISTES: Jean-Claude Bergeron, Gilles Boisvert, l.éon Bellefleur, Jordi Bonet, Françoise Bujold, Cécile Chabot.Reynald Connolly, Stanley Cosgrove, Angèle Beau-dry, Jean-Pierre Beaudin, Al-béric Bourgeoys, Odette Bros-seau, Michèle Cournoyer, Monique Dussault, Muriel Faille, Réal Dumais, Martin Dufour, Célyne Fortin, René Derouin, Rodolphe Duguay, Albert Dumouchel Claude Fortaich, Elisabeth Dupond, Georges Del-fosse, James Guitet, Clarence Gagnon.Roland Giguère, Claude Haeffely, Edwin Hol-gate, Adnano Lambe, Berto Lardera, Marie-Anastasie, Janine Leroux-Guillaume, Michael La Chance, Jean-Paul Lemieux, Jean-Paul Mousseau, Indira Nair, Ozias Leduc, Michel Landry, Anne Kahane, Robert Lapalme, Paul Meunier, Gérard Morrisset, Gaston Petit, Jean-Guy Robert, Mimi Parent, Alfred Pellan, Claude Péloquin, Roland Pichet, Lyne Rivard, Jean-Paul Riopelle, Jean Pa-lardy, Stelio Solé, (Société de Conservation du Présent), Gérard Tremblay.et bien d’autres.Catalogue sur demande François Côté libraire 1840 Amherst, Montréal, H2L 3L6 Tel.: 523-0182 du mardi au samedi de J2h00 à 17h00 pièce autobiographique, -âge autour de mon père, comprenais rien.« A Stratford, où il allait souvent, il disait - à voix haute ! - le texte de Shakespeare avant les acteurs.Quand on le lui faisait remarquer, il disait : “Ces acteurs sont trop lents’.Par la suite, il est devenu aveugle mais il a continué à plaider et dans le train, ma mère lui lisait les documents utiles aux causes, parfois les témoignages les plus confidentiels .) En 1963, John Mortimer a écrit une Voyage jouée d’abord au théâtre par Alec Guiness et puis, au cinéma, par Alan Bates et par Laurence Olivier dans le rôle-titre.« Cette pièce, dit-il, était un hommage filial et c’était émouvant pour moi parce que le film a été tourné chez-nous, dans la maison construite par mon père».Pendant la Seconde guerre mondiale, Mortimer, tout jeune, découvre le cinéma en participant au tournage de films de propagande et de soutien aux combattants.« J’y étais l’assistant du metteur-en-scène, dit-il, mais un assistant nul, incompétent, sans la moindre autorité.On n’avançait pas parce que mon rôle était d’abord d’exiger le silence sur le plateau.Et je m’égosillais, je criais : “Silence ! Silence ! ” el personne ne m’écoutait.Et les combattants attendaient ».En 1947, un premier roman, Charade, obtient un gros succès de critique.« Une sorte de mystère mi-comique mi-philosophique, pas réaliste, dit-il, un peu Julien Green, comme genre, mais je ne voudrais pas l'offenser ».Malgré son travail d’avocat (« Très jeune, j’avais épousé une femme qui avait quatre enfants et il fallait beaucoup de divorces pour nous faire vivre tous les six »), il écrit plusieurs romans, bien reçus, et à partir de 1955, des pièces pour la radio, en alternance avec Harold Pinter ou d’autres jeunes auteurs anglais.De cette époque, date une pièce qui aura un énorme succès, affrontement tragi-comique de deux vieux criminels dans une prison, Pour la bonne cause, qui sera adaptée pour le théâtre, la télévision et finalement deviendra un film joué par Peter Sellers.Il a aussi traduit Feydeau - La Puce à l’oreille, Un fil à la patte.- pour la mise en scène de Jacques Charron, un expert, au National Theatre de Londres.« Ce fut un énorme succès que ces comédies pourtant si parisiennes, mais si prodigieusement construites et écrites, avec ces personnages qui apparaissent d’autant plus graves et compassés que les situations qu’ils vivent sont d’une loufoquerie de plus en plus rebondissante ».John Mortimer a aussi écrit six épisodes dramatiques inspirés par la vie de Shakespeare et publié deux livres composés d’interviews de gens aussi différents que Georges Simenon, Mick Jag-ger, Raquel Welch, Desmond Tutu, Graham Greene, Joan Collins ou le Premier juge d’Angleterre.« Mais, dit-il, Missis Thatcher n’a pas voulu.Je ne sais pas 1 PHOTO JACQUES GRENIER John Mortimer, Incarnation de l’humour britannique, vient d’être nommé à Paris l’homme le plus drôle de l’année par l’Association pour la promotion de l'humour dans les affaires Internationales.Parmi les précédents lauréats de cet enviable titre se retrouvent Art Buchwald, Peter Ustinov, Pierre Daninos et Torn Sharp.pourquoi.Le fait que je la déteste n’est pas une bonne raison.» Il me raconte tout cela, je note et il me regarde écrire.Il me dit, pensif : « C’est très difficile, l’inter- view.Je vous plains beaucoup ».Il n’est venu qu’une fois à Montréal, il y a deux ans, pour faire une conférence à l’Université McGill.« Mais, dit-il, je suis aussi mauvais en conférencier qu’en assistant-metteur-en-scène.» En ce qui concerne le fameux Rumpole, il l’a créé en pensant qu’il en aurait besoin pour ses vieux jours et puis, ob-serve-t-il, « écrire ces histoires avait un avantage secondaire lorsque je plaidais devant les tribunaux : si jamais le juge faisait quelque chose de particulièrement stupide, je pouvais toujours le mettre dans le prochain Rumpole.C’est le ton même de ces nouvelles policières parfaitement construites et dont l’humour ne se dément jamais.On y lit par exemple : « À ses côtés, une superbe rousse, les traits pâles, avait cette expression de spiritualité consciente de soi qui rend les peintures préraphaélites si agaçantes».« Les gens aiment beaucoup Rumpole, dit John Mortimer, je ne sais pas pourquoi.Il existe même un club des Rumpole à San Francisco ! La femme de l’avocat, la tyrannique Hilda, que j’ai baptisée « Celle-à-qui-il-faut-obéir », comme Mme Thatcher, elle est nécessaire mais insupportable, elle est affreuse et tout le monde l’adore ! C’est incompréhensible.L’ennui, avec Rumpole, c’est qu’un client, un vrai, m’a dit un jour très sévèrement au tribunal : « M.Rumpole me ferait acquitter, lui.Pourquoi vous, ne pouvez-vous pas ?» De sorte qu’on ne sait plus, en parlant avec John Mortimer, si on est dans un livre ou dans la vie, dans la compagnie, vraie ou fausse, de « ces vieux avocats à qui il arrivait souvent d’appeler le juge le plus rébarbatif ou le cambrioleur de banque le plus endurci “mon chou”, expression qu’ils n’employaient jamais avec leur épouse ».On ne s’ennuie pas un instant à lire-écouter Rum-pole-Mortimer.L’histoire d’amour de Samson et de Dalila SAMSON Jean Grosjean Éditions Gallimard, Paris N AIM KATTAN Voici un nouveau récit biblique de Jean Grosjean.Après Élie, Jonas, La Reine de Saba, il nous livre sa lecture d’une autre figure mythique.Dans la Bible, Samson est un personnage à la fois historique et présent.Non pas dans l’actualité mais dans la conscience.Des siècles de fabulations en ont fait un mythe.Dans un récit éclatant dans sa simplicité, Grosjean dépouille le personnage du mythe et retrouve l’homme et la femme qu’il a aimée et qui l’a trahit dans son expression première.Car Samson est d’abord une histoire d’amour.Samson, un homme puissant de corps et candide d’âme est in- BEST-SELLERS conscient du mal qui l’entoure et indifférent au pouvoir qui le cerne.Samson et Dalila sont amoureux l’un de l’autre mais voilà leur lien doit rester caché puisque lui est Hébreu et elle Philistine.Deux peuples en opposition, en conflit.Dalila ne sera pas acceptée par le peuple de l’homme qu’eUe aime et son propre peuple se moque de cet amour humiliant.Doublement humiliée elle persiste sans se révolter.Elle cherche à retrouver un équilibre perdu.En trahissant son amour, en le détruisant, elle le fait éclater au grand jour.Les deux peuples seront bien obligés d’en reconnaître l’existence.Le pouvoir vainc l’amour mais ne l’écrase pas.Tendu, aveuglé, Samson est défait mais ne perd pas confiance.L’amour de Dalila est inaltérable même dans la trahison, même quand il détruit son objet.Elle résiste, et dans un dernier sursaut c’est Samson qui écrase, par sa force d’âme, le temple du pouvoir.Dans son récit, Grosjean, comme pour éviter le mélodrame et échaper à la pesanteur du mythe, s’amuse.Des espiègleries, des anachronismes.Ce sont des haltes qui accroissent le plaisir de lire sans diminuer la puissance du récit.SOOÊTt CANADAME DU CANCER 693 PAGES 24,95$ «V louKOrrr 447 PAGES 22,95$ Anne au Domaine des Peupliers Lucy Maud Montgomery 324 PAGES 16,95$ ‘Jade.J I JULIETTE POMERLEAU YVES BEAUCHEMIN «La généreuse Juliette [?.] nous séduit tout de suite et pour toujours» Pierrette Rosset, Elle LE FEU DU MAUVAIS TEMPS CLAUDE LE BOUTHILLIER «[.] l'un des hommages les plus vibrants rendus à la mémoire des Acadiens» Guy Cloutier, Le Soleil ANNE AU DOMAINE DES PEUPLIERS LM.MONTGOMERY La suite d'une saga pleine de tendresse, d'humour et de lucidité.«Une des plus belles histoires romantiques du monde» (The Washington Post) O U Qui Sait.si vous n’en profiterez pas vous même?DÉSORMAIS DISPONIBLE EN LIVRE-CASSETTE LA NUTT SACRÉE CANADIAN CANCER SOCIETY de Tahar Ben Jelloum Éditions didakhé Coffret de 5 cassettes, durée 5h00 COMPTOIR DE DIFFUSION DU LIVRE: 683-4102 EN VENTE DANS LES MEILLEURES LIBRAIRIES Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 ¦ D-11 le plaisir des ivres Guides pour tous les âges RENÉE ROWAN LE MONTRÉAL DES ENFANTS Guide pour parents branchés Christine Durocher Stanké 312 pages, 14,95$ Je ne suis pas un parent branché, mais une mamie qui aime faire ChrisfinrM )tw>< îkt GUIDE POUR PARENTS BRANCHES mma eMfflï 'kt éditions Le Pré aux clercs 269 pages, 19,95$ La mise à l’écart du mot « vieux » ne réduira, hélas, en rien la discrimination de fait qui frappe les vieillards, écrit Gérard Badou.Le journaliste, grand reporter à Y Express, poursuit: « Et ce ne sont sûrement pas les termes pseudo-scientifiques de « gérité » (« état d’une population vieillie », de « nursage » (« ensemble des soins infirmiers »), de « retraito-logie » (« étude de la retraite dans tous ses aspects, juridiques financiers, économiques, sociaux ou psychologiques »), qui feront de la vieillesse un « âge d’or ».L’auteur ne mâche pas ses mots: avec lucidité et honnêteté, il a choisi de démasqué ces termes entrés trop facilement dans notre vocabulaire pour amener le lecteur à mieux comprendre ce qu’est vraiment la vieillesse.« Il sera de plus en plus risqué, conclut-il, de céder à la tentation d’oublier notre propre avenir».des activités avec ses petits-enfants.J’ai trouvé dans ce guide des suggestions inattendues, de nouvelles pistes qui permettent de renouveler les sorties.Ce qui fait aussi l’intérêt de ce livre, c’est sa présentation pratique, claire.Ainsi, par exemple, dès la table des matière, on peut facilement repérer la tête de chapitre qui nous intéresse (activités culturelles; la nature en ville; trains, bateaux et autres promenades, etc) suivi d’une liste des diverses activités s’y rapportant.Pour chaque activité, on précise l’adresse, le numéro de téléphone, la station de métro la plus près, les heures d’ouverture selon le cas, l’âge auquel les enfants sont susceptibles d’être intéressés.Un guide intelligent à recommander.LES NOUVEAUX VIEUX Gérard Badou ioceiyne Robert pêwï!UR ACCOMPAGNEZ VOS ENfANTS ET ADOLESCENTS DANS IA DECOUVERTE DE LEUR SEXUALITÉ PRÉFACE DE USE PAYETTE ns de leur sexualité.Il est possible, note Jocelyne Robert, que l’éducation sexuelle ne se fasse nulle part, chacun se renvoyant la balle.Mais elle croit fermement que les parents doivent être les premiers intervenants dans l’éducation sexuelle de leurs enfants « parce qu’ils demeurent les personnes les plus signifiantes auprès de leurs adolescents ».À tous ceux et celles qui trouve que parler de sexualité est compliqué, l’auteur propose « des mots pour le dire », des pistes réalistes où elle tente de parler différemment de la sexualité en faisant une large place à l’amour.UNE AUTRE CÉSARIENNE?NON MERCI Hélène Vadeboncoeur Québec/Amérique 336 pages, 22,95$ « Un livre que toute femme en âge d’avoir un enfant doit lire, ne serait-ce que pour être informée des méthodes qui permettent d’éviter une césarienne inutile », écrit dans la préface Madeleine Blanchet, M.D.L’objectif est atteint.L’auteure, qui travaille depuis 10 ans comme recherchiste dans le domaine de la santé, a exploré les plus récentes recherches médicales sur le sujet, a interviewé des médecins et autres professionnels oeuvrant en osté-trique, contacté des organismes canadiens et américains s’occupant de prévention de la césa- Une autre césarienne?mier du genre écrit en français et qui s’appuie sur des études canadiennes, les auteures osent lever le voile sur un sujet tabou, sur des « erreurs professionnelles » dont le secret est trop souvent protégé.« Informer le public apparaît d’une élémentaire décence afin de mettre un frein à cette pratique illicite et de susciter ainsi un mouvement de prévention », souhaitent Mmes La- pierre et Valiquette.Aucun thérapeute n’est à l’abri de l’erreur; mais il en est une qu’il ne devrait plus pouvoir commettre après avoir lu ce volume, c’est de taire porter à sa cliente la responsabilité d’avoir fait l’amour avec elle», commente Yves Saint-Arnaud, Ph.D., de l’Université de Sherbrooke.Les lecteurs en arriveront aussi à cette conclusion en refermant ce livre.rienne et de promotion de l’accouchement vaginal après césarienne (AVAC) et recueilli les témoignages de femmes ou de couples ayant vécu un AV AC.Après avoir fait un tour complet de la question, Hélène Vadeboncoeur conclut « qu’il n’y a pas une seule Vérité en obstétrique mais plusieurs, et pas nécessairement celles qu’on nous présente souvent comme étant des solutions inévitable ».J’AI FAIT L'AMOUR AVEC MON THÉRAPEUTE Témoignages sur l’intimité sexuelle en thérapie Hélène Lapierre Marie Valiquette 192 pages, 19,95$ Dans ce livre témoignage, le pre- JACQUES RANCOURT LES ( HOSES SENSIBLES Poésie *lf la sensation immédiate et \ raie./. cho\c\ wnsihlcs accueillent l'expérience quotidienne avec une conscience aiguë et une compassion > ihrnntc.l’Hexagone • Poésie LES CHOSES SENSIBLES m .£31 JACQUES RANCOURT I HtXAGONI * POtSlf.PARLEZ-LEUR D’AMOUR.Jocelyne Robert Préface de Lise Payette Les éditions de L’Homme 216 pages, 15,95$ L’auteur, sexologue et éducatrice, nous présente ici un guide « un outil pour la vie d’aujourd’hui » qui veut aider les parents à accompagner leurs enfants et adolescents dans la découverte Hue \e L B R A R E 1005, av.Laurier Ouest — TéL: 279-6384 La librairie L I M Boni.Saint-Laurent Montréal, H2X 2V4 (métro Sherbrooke, autobus 144) 514.499.2012 7 JOURS/SEMAIHE DE 9H.A 22H.Mm.Pa C 1MI, MAUL & %jHABICHOI Une magnifique collection d’albums de lecture en format géant et régulier Par Nicole Girard et Paul Danheux Illustrés par Michel Bisson ¦ Pm i & Cn xBiciioi J NICOLE GIRARD PAUL DANHEÜX ILLUSTRÉ PAR MICHEL BISSON Enfin Chabichou revient ^L.NICOIX Albums 29.95$ Albums réguliers m f i m r Si Les chansons Mimi, Paul & Chabichou Une cassette de dix chansons inspirées des albums accompagnées de la scénarisation des histoires Interprétées par Henri Bergeron Christine Lamer Charles Prévost et un choeur d’enfants hhumd 1977, boul.Industriel Laval (Québec) H7S 1P6 ® (514) 667-9221 D-12 ¦ Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 LUS! EUE IIOIO • le plaisir des ivres Deux univers lointains à découvrir ALEXANDRA, MON AMOUR, MA COLÈRE Wally Mongane Serote Traduit de l’anglais par Christine Delanne-Abdelkrim Messidor Paris, 1988, 320 pages QUAND S’ARRÊTENT LES TAMBOURS Arlette Gordon Stock, Paris, 1989 286 pages Alice B4RIZEAU Lettres A étrangères Quand je commence un livre, un roman surtout, j’espère toujours qu’il sera bon, fascinant, ou tout du moins qu’il m’ouvrira la porte d’un univers que je ne connais pas et que j’ai envie de découvrir.Hélas, les bons romans sont beaucoup plus rares qu’on ne le pense.Au fait, qu’est-ce que pour vous, pour moi, pour nous, un bon roman ?Et là les réponses varient selon les lecteurs, leurs intérêts et leur sensibilité, ce qui demeure certainement le problème crucial quand on veut communiquer avec les autres par le truchement des livres.Car c’est un grand plaisir que de pouvoir discuter avec un ami, une camarade, un amant ou un mari, des livres, les commenter et les analyser.Un plaisir d’autant plus profond d’ailleurs qu’il s’agit parfois de confessions très personnelles.En discutant d’un roman il arrive, en effet, qu’on découvre ses propres réactions ou encore qu’on avoue des fantasmes soigneusement cachés auparavant.Pour ma part, j’essaie toujours de respecter au maximum l’auteur et de lire son volume jusqu’au bout, même s’il ne parvient pas à accrocher pleinement mon attention, mais j’évite par la suite de l’imposer à quiconque.Je m’efforce aussi de justifier la raison pour laquelle on peut, ou on doit, selon moi, s’intéresser à un bouquin en particulier.C’est ainsi que l’originalité première du roman de Wally Mongane Serote réside dans le fait qu’il raconte un univers qu’il connaît depuis toujours, celui de l’Afrique du Sud et que c’est un écrivain dont il faudra suivre la carrière.Né dans le village d’Alexandra qu’il aime et déteste, c’est là qu’il avait travaillé et c’est là qu’il avait été arrêté sous l’accusation du terrorisme.À partir de 1974, le voilà aux États-Unis en train de participer aux manifestations de Harlem et de Manhattan, puis, il retourne sur ses pas, s’installe au Botswana, sur la frontière de son pays et se met à écrire.Avec beaucoup de sobriété, ce qui est un mérite dans son cas, il parvient à rendre ainsi dans « Alexandra, mon amour, ma colère », ce sentiment d’infériorisation constante de l’homme noir, pauvre, obligé de compter avec les blancs pour gagner sa vie sans avoir la possibilité de réclamer en même temps ses droits civils les plus fondamentaux.Quand Tsi Molopé raconte à la première personne son travail au collège McLean, puis celui des autres, ses semblables, qui eux ne peuvent compter sur les riches mécènes américains, on s’identifie facilement avec lui, Des personnages apparaissent, suscitent l’intérêt, mais, hélas, disparaissent trop vite et il arrive qu’on éprouve de la difficulté à maintenir avec eux des liens en tant que lecteur.Par ailleurs, on trouve dans ce roman des accents émouvants et profondé- ment humains à côté des descriptions factuelles de divers événements où la police officielle, ou secrète, torture, fait chanter ses victimes et impose la censure.Par moments, le roman fait penser à certains textes de Faulkner et on ne peut s’empêcher de supposer que Wally Mongane Serote a dû, lors de son passage aux États-Unis, être influencé par les grands écrivains américains de l’époque de la Grande Crise économique qui avec la même rage que lui racontaient la misère des chômeurs et des vagabonds.N’empêche que l’auteur de « Alexandra, mon amour, ma colère », son pauvre village où il ne peut retourner Earce qu’il avait été rasé par les ulldozers, apporte un témoignage fort intéressant sur les réalités de l’Afrique du Sud.Pour comprendre ce qui se passe au jour le jour dans cette partie du monde, il faut, sans doute, lire son roman et ne pas oublier trop rapidement ses personnages.• • • Quand s’arrêtent les tambours est un roman d’une toute autre veine et aussi « français », si on peut user d’un pareil adjectif, dans le style plutôt « à l’eau de rose », que celui de Wally Mongane Serote peut être « américain », dans la dimension des « oeuvres graves ».C’est le premier livre d’Arlette Gordon, dont on indique qu’elle est journaliste et collaboratrice de Claude Le-louch ce qui rend d’autant plus surprenantes certaines maladresses de style.Car contrairement aux cinéastes qui peuvent se permettre des dialogues embrouillés, les romancières doivent être conscientes que les films passent sur les écrans tandis que les livres sur les rayons des bibliothèques demeurent.Au centre de l’intrigue se situe le personnage de Rachel, la danseuse qui frôle la quarantaine et qui se pose des questions sur son avenir.Sa carrière s’achève sans maison Une parabole politique tout à fait d'actualité, incisive et intuitive Un grand cru Le Carré./Veir York Times Bref, après La maison Russu comme après Gorbatchev, 1* roman d'espionnage ni le mondt ne seront plus les mêmes L'Express «Contrairement à tous les précédents livres de Le Carré, celui-là est rédigé avec uni aisance, une vitesse, un allant, ninée.>! Le Point une légèreté illumine! fl atteindre les sommets et sa vie personnelle de femme divorcée et mère, n’est ni un échec, ni une réussite.En arrivant à Haïti, elle rencontre Manu et il lui inspire une passion que la romancière parvient à rendre avec une remarquable économie de moyens.La trame de l’intrigue c’est cela en somme, mais elle se situe sur une toile de fond fort importante.Nous voilà à Haïti au moment où Bébé Doc perd le pouvoir.Les chefs des macoutes, les cadres supérieurs, cherchent à fuir à l’étranger.Manu, le chef révolutionnaire, continue sa lutte et ne peut s’embarasser d’une femme qui, étrangère est d’autant plus facilement identifiable.Le sujet n’est pas nouveau, ce qui l’est par contre c’est l’atmosphère dans laquelle apparaît le lien entre la révolution et les rites vaudou.Car on a beaucoup parlé du changement de régime à Haïti, mais sans faire allusion nécessairement à cet aspect de l’existence des Haïtiens autant riches, évolués et éduqués, que pauvres.Soulignons qu’Arlette Gordon situe ses personnages dans des milieux où il n’est pas question de misère, mais plutôt du commerce de la drogue et des grands propriétaires terriens, amis des gouvernements corrompus et soucieux de corrompre ses complices pour mieux les dominer.Les descriptions qui portent sur les rites vaudou, la sensualité latente qui se déchaîne entre les femmes, comme entre les femmes et les hommes, la violence de certaines relations, tout cela est d’une authenticité incontestable.La journaliste connaît bien son sujet et grâce à cela on découvre avec elle à quel point il est important dans les sociétés nord américaines, comme européennes, de comprendre les mentalités des gens qui arrivent avec leurs traditions culturelles et leurs habitudes, pour s’y installer et « faire fortune », sans vouloir nécessairement pour autant s’y intégrer.C’est là, sans doute, l’aspect le plus valable de ce roman de lecture facile qui se termine au moment où Rachel, la danseuse, prend l’avion pour retourner en France et tombe sous les balles des militaires qui perdent le contrôle et tirent sur la foule.Mémoires d’un jeune garçon HENRY JAMES traduit de l’anglais par Christine Bouvard avec une préface de Diane de Margerie Rivages, Paris 1989, 327 pages MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Qu’ont en commun le Paris du Second Empire, le Londres de Victoria et le New York de 1850 ?Le bonheur d’avoir été connus, fréquentés, arpentés par le jeune Henri James, petit garçon au drôle de haut-de-forme et aux bottines noires qui ne manquaient pas d’attirer invariablement les regards des autres enfants.Henri James a toujours été sensible à la personnalité des villes.« Allez n’importe où — n’importe où — à travers la ville » dit le narrateur brisé des Papiers d’Aspern à son gondolier qui a faim.Petits canaux de Venise, rue de Tournon à Paris « une jolie vieille rue de Province » pré-vient-il, et à Londres, la grouillante rue Baker que fend un fiacre duquel il emporte entre autres, la vision d’une femme s’écroulant doucement après avoir été frappée par un homme.Toutes ces villes ont un fin : la mémoire.« Un écrivain ne se reconnaît pas à sa capacité d’imaginer mais à celle de transformer », et cette fois c’est le narrateur d’une grande et fameuse mémoire retrouvée qui parle et que l’on se plait à poser en vis-à-vis français de James.Ces Mémoires d’un jeune garçon deviennent l’incarnation écrite de cette vision et le récit autobiographique, un matériau d’écrivain en cours de traitement avec tous les défauts que ce statut suppose : longueurs, attendrissements mais aussi fascination pour un âge révolu, ce « monde des sages harmonies » que James quitte peu à peu.Fascination de surcroît pour un tempérament d’écrivain en train de se former.« Et je me souviens avoir pensé (quel étrange petit critique je devais commencer à être) que l’appeler « Miss Lind » dénotait chez lui la présence d’étendues sauvages.» Henry James nourrissait une admiration sans borne pour William, son frère aîné d’un an.Il lui semblait que lui seul avait tous les talents et toute l’intillenge; que lui, Henry, et en tout cela il partageait l’avis des nombreux maîtres ayant défilé chez les James, n’était bon à rien.William meurt comme meurent nombre de figures dominantes dans cette immense famille et seul Henry James demeure avec son talent magnifique.Ces Mémoires se terminent sur la maladie du jeune garçon, une sorte de fièvre infectieuse qui le gardera longtemps allité, diminué en tout cas, par rapport au frère William tant admiré ainsi qu’aux camarades de son âge.Il devient de plus en plus difficile de ne pas songer alors à la maladie de « l’autre ».Mais alors que l’allitement de Proust est celui d’un homme mûr, ayant beaucoup sorti et par conséquent ayant fait suffisamment de provisions pour « durer » en écriture, la maladie de James est celle encore d’un enfant.Elle est un gouffre, une rupture, une expérience physique et métaphysique tout à la fois, après quoi peut débuter la vie de l’écrivain.Anthologie en anglais de littérature arabe ASPECTS DE LA LITTÉRATURE ARABE Aspects of Modem Arabie Literature Matti Peled, Éditions Peeters Louvain et Paris, 1989, 213 p.GILBERT TARRAB Voici un livre complet pour faire connaître la littérature arabe contemporaine.Et il n’est pas écrit par n’importe qui.Né à Haïfa, Israël, en 1923, Matti Peled est fort connu du public montréalais puisqu’il est venu plusieurs fois y donner un cycle de conférences publiques sur la nécessité pour Israël d’engager le dialogue avec nulle autre que l’OLP de Yasser Arafat, afin d’aboutir à une paix juste et durable au Proche-Orient.Ayant été un militant actif dans les forces de la Haganah et du Palmach dès 1938 (forces de défense juives), il termina sa carrière de militaire en 1969, avec le titre de général, après avoir participé aux guerres de 1948 (fondation de l’État d’Israël), 1966 (Suez) et 1967 (Guerre des Six-Jours).Dès 1975, il fonda le Conseil Israélien pour la paix israélo-palestinienne, avec le journaliste et député U ri Avnery et quelques autres.En 1984, il fit de ce Conseil un parti politique — la liste progressiste pour la paix —, et fut élu au par- PAUL ZUMTHOR POINT DE FUITE l'nr fuite parmi les choses et les sens.Point de tuile est un appel a la solitude nue de l'être, dans une lan-üiie épurée, ramenée à ses nthmes primordiaux.l’Hexagone • Poésie lement israélien avec Mohammed Miari.Il est intéressant de noter qu’il est également professeur de littérature arabe à l’Université de Tel-Aviv, sans compter les nombreuses interventions qu’il fit dans ce domaine à l’étranger, notamment à Harvard et à la Sorbonne.Après avoir consacré un livre sur l’oeuvre de l’écrivain égyptien Najib Mahfuz, voilà qu’il vient de publier une petite anthologie sur l’histoire de la littérature arabe contemporaine, depuis la moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours.C’est ainsi que le lecteur fera connaissance avec Mahmud Tâhir Haggi, avec al-Muwailihi et Shawgi, avec Mahmud Taymur, Tawfiq al-Hakim et Yasin, enfin avec la littérature palestinienne, de 1917 à 1948 (date de la défaite).Après 1948, les écrivains palestiniens continuèrent à écrire, mais surtout pour défendre les luttes de leur peuple : ils firent donc dans la littérature engagée.Il est bon et sain de voir un Israélien, général de réserve et exdéputé au Parlement israélien, s’attacher à faire connaître de par le monde la richesse de la littérature arabe et palestinienne.Il est bon et sain de voir un professeur israélien consacrer ses énergies à faire des conférences de par le monde pour répandre, à travers la littérature arabe, un message de paix et de convivialité entre les deux peuples.Distribué au Québec par DIFFUSION PROLOGUE INC.MAINTENANT DISPONIBLE chez votre libraire : Absente pour la journée ROMAN ISBN 2-7600-0162-8, 180 pages, 14,95 $ La vie d'Anita Leduc n’est qu’un tour du monde à l’infini; aucun pays ne lui est inconnu.Les récits qu’elle fait de ses voyages suscitent l’admiration de tout le village.Femme adulée, Anita Leduc n’a pourtant jamais pris l’avion de sa vie.Christiane St-Pierre sill©» CP.885 Moncton (N.-B.) E1C8N8 m Le Devoir, samedi 16 décembre 989 ¦ D-13 • le plaisir des ivres L’impertinence tranquille de La chanson de Rolande FRANCE LAFUSTE L’oeil est espiègle, le sourire accroché au coin des lèvres et l’humour chevillé au corps.La vie n’est pas si drôle pourtant.Raison de plus.L’humour né de l’angoisse n’est-il pas son meilleur antidote?Rolande Allard-Lacerte fait de l’humour une profession de foi.« Parce que toujours carburer à l’indignation, c’est mauvais pour la santé.Parce que bien des fois, il vaut mieux en rire qu’en pleurer ».Mais quand l’humour tranche dans le vif de la bêtise, Rolande ne rit plus.Elle est tout simplement en colère.Ses coups de coeur et ses coups de griffe, Rolande Allard-La-certe les a exprimés dans des billets et des analyses publiés dans la Tribune de Sherbrooke, Le Monde et LE DEVOIR.Pendant 30 ans, elle a navigué entre l’édito souriant, le pamphlet et la caricature.Pendant dix ans, elle a signé ses Billets d’Italie où elle est partie en 69 avec son mari et ses deux enfants.« Nous sommes partis comme des naufragés, dit-elle dans un grand rire juvénile.Avec seulement un valise, des vêtements et une anthologie de poètes».Aujourd’hui, elle publie quelques uns des articles écrits au cours de ces quinze dernières années dans La chanson de Rolande.Une chanson dans laquelle jamais elle n’égratigne les faibles et les paumés, tient-elle à préciser.Seulement ceux devant qui on fait marcher l’encensoir et la brosse à reluire.« J’ai toujours eu l’impertinence tranquille de m’attaquer uniquement aux fats et aux gens au pouvoir.Parce que personne n’ose les contrer sauf dans de faux rôtissages du type Club sandwich.Je trouve ça d’une indécence incroyable.Si j’ai continué, c’est parce qu’il y a trop de félicitologues qui passent leur temps à vous faire des courbettes».Parce que certains écrits émouvants lui ont aussi attiré des sympathies, celles de personnes sensibles qui lui disaient être ses amies.Son intention n’était pourtant pas de jouer sur la corde sensible.À la façon de la caricaturiste qu’elle aurait aimé être, un peu comme La Bruyère dans ses Caractères, Rolande Allard-La-certe décoche ses flèches pour brocarder ses contemporains.« On dit encore plus de choses en peu de mots.La caricature, c’est un condensé d’images et d’idées, un éditorial en soi ».Si certains coups portés ont été durs, elle estime n’avoir jamais frappé en bas de la ceinture.« Les caricaturistes le font et pourtant, ils sont mieux perçus », regrette-t-elle.À défaut du trait Wé sur papier.Itoiande Allard-Lacerte se sert des mots.Attention.Pas n’importe lesquels.Plutôt « des mots tendres ou violents, soie, laine, fil et coton, des mots qui permettent d’osciller entre raison et dérision, entre l’ire et le rire ».Ce plaisir des mots, c’est à sa mère, ancienne institutrice et véritable éducatrice, qu’elle le doit, dit-elle.Ainsi a cinq ans, elle se gargarisait de « d bossus et de d ventrus » qu’elle savait distinguer et s’amusait de rimes et ri-mettes; à 12 ans, elle écrivait le Petit reporter, journal avec publicité, bandes dessinées, éditorial et roman à suivre qu’elle distribuait à ses amies de la rue Champlain.Une journaliste était née.« Les mots sont faits pour en jouer et en jouir.Il faut être très puritain pour leur nier cette vocation première », dit l’humoriste dont l’oeil bleu qui frise s’émerveille des possiblités d’à peine 26 lettres.Le souvenir amusé des éclats de rire qui emplissaient le salon à chaque séance de piano et la découverte des livres dans le grenier maternel lui donnent le sentiment d’avoir eu une enfance protégée: « Je suis née sous le signe du rire et de la musique ».Ces années heureuses, elle a cherché à les retrouver chaque fois qu’elle a écrit un livre pour la jeunesse.Il n’est pas dit qu’elle n’y revienne pas.Plus tôt que prévu même.«J’aime écrire pour les enfants parce que là encore, on choisit les mots, les plus faciles et les plus beaux.» Si le poète Supervielle l’accompagne comme elle dit.Voltaire, les écrivains russes du 19è siècle, Réjean Ducharme (peut-être notre meilleur écrivain) et Jacques Ferron restent ses compagnons littéraires.Et si tout peut se dire sans honte et sans tabou, il y a l’art et la manière.Aussi re-grette-t-elle qu’au Québec on confonde joyeusement farceurs et humoristes.« Entre le stand-up comique et l’ironie légère, il y a tout un monde ».Les femmes de leur côté manient l’humour avec prudence.Comme si le passage du compliment au pamphlet ne se faisait pas du jour au lendemain.Si elle n’écrit plus de billets, Rolande Allard-Lacerte a gardé ce « troisième oeil » qui lui fait lire entre les lignes et annoter tout ce qu’elle trouve.« Il y a des gens qui ont le chic de dire des choses particulièrement drôles sans le savoir souvent parce qu’ils n’ont pas le sens du ridicule ».Parfois elle est Don Quichotte monté sur sa Rossinante, parfois, la mouche du coche.« Tout ça sur fond d’angoisse bien sûr.L’humour n’est-il pas un exercice de lucidité ?».LA CHANSON DE ROLANDE Rolande Allard-Lacerte Boréal, 1989 Une nouvelle librairie de voyages typiquement RENAUD-BRAY 5227, COte-des-Neiges — 342-1515 PHOTO SUZANNE LANGEVIN Rolande Allard-Lacerte NOUVEAU DICTIONNAIRE VISUEL JUNIOR Un cadeau aile/7 postérieure abdomen^ œilAf simple corbeilles pollen^ œilM compose antenne'7 mandibule*7 patte/7 anterieure QUEBEC/AMERIQUE - VIENT DE PARAITRE - TOUT EN COULEURS - 160 PAGES - 19,95$ OFFRIR UN DICTIONNAIRE VISUEL JUNIOR, C'EST OUVRIR LA PORTE SUR UN MONDE DE CONNAISSANCES.p//7/% y ti ° J Ha PROPd Laimsse rn a ntlcui's cyc,0^/e / nf0"»ar e%c/nesson'/0»s etviJ°PémD °°s/a ¦'"’tune DuouhL 8 000 mots e/ e Entier en dSe *¦ain lradi"onnene e*Pressmns rellf°n »«/*.19955 3£'"w''9»c';ww^ a,ra"çais p 1 Li abondance D’INFORMATIONS.TOUT EN COULEURS! uUp à „ L 79.95 S les éditions françaises 1411 rue Ampere.C.P.395.Boucherville (Quebec! J4B5W2 Tel (514) 641 0514 871 0111 1-800 361-9635 I D-14 ¦ Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 • le plaisir des ivres Lacroix et Guillevic: l’apprentissage du silence SILENCE Benoît Lacroix Éditions du Silence Montréal, 1989, 52 pages ART POÉTIQUE Guillevic Gallimard, 190 pages, 1989 JEAN ROYER « Si tu n’as pas peur du silence, continue d’écrire », avait dit le poète à la jeune femme.En effet, l’écrivain apprend à côtoyer le silence.En fait, qui que nous soyions, homme, femme ou enfant, un silence nous habite.C’est le monde en nous qui existe et pour l’habiter à notre tour il faut trouver sa parole, sa voix, sa petite musique à soi.Cet essai encyclopédique de Benoît Lacroix, publié dans une édition confidentielle, et ce long poème méditatif de Guillevic nous introduisent par leurs mots à l’intérieur même des forces du silence.On connaît de Benoît Lacroix ses contes, Quelque part en Bel-lechasse (Noroît, 1981) et ses nombreux travaux sur la reügion et la culture populaires.L’érudition du médiéviste s’est alliée ici la sensibilité de l’écrivain pour nous donner un essai magnifique réunissant ce que je pourrais appeler la litanie du silence.La réflexion de Benoît Lacroix se nourrit de la parole des poètes, Guillevic des philosophes et des mystiques, de la Bible et de la règle des moines, des proverbes, des religions populaires et du folklore des peuples.L’essayiste retrouve sur son parcours l’expérience du silence dans les cultures du monde, chez les Arabes, les Allemands, les Turcs, les Québécois, à la suite des Chinois, des Grecs et des Romains.Hommes et femmes de tous les âges, de Lao Tzu à Pascal, de Jésus à Heidegger, sans oublier saint Jean de la Croix, Thérèse d’Avila, Péguy, Plutarque, Rachel Leclerc et Jacques Brault.Rituels et lieux sacrés du silence, rivalités entre la parole et le silence, souffrance et sagesse du silence: la méditation de l’auteur nous vaut une leçon de vie.Benoît Lacroix Silence est le livre d’un homme qui a apprivoisé son sujet.Lisons, page 27 : « Il reste évident que le silence est un être subtil: il faut sans cesse le chercher, l’aimer, le deviner, voire l’inventer.Il a ses temps et ses lieux choisis: une église, un boisé, la nuit, ou sa chambre, quoique le plus accessible de ses temples soit encore l’âme, le moi intérieur avec tout son mystère et ses secrets.» Ce livre est aussi celui d’un moraliste.Benoît Lacroix sait que le silence a tout à faire avec les conduites humaines.Lisons, page 38: « L’excès du silence conduit à la colère, à la violence, à l’ennui; mais à son meilleur, ni thérapeutique ni ascétique, le silence devient cet espace invisible et merveilleux qui s’appelle amour, amitié, affection, ten-dresse • De son côté, le poète explore le silence de son monde intérieur.Comme le potier le poète tire du vide une forme, un poème comme un vase communicant de la vie.Dans le poème de Guillevic, Art poétique, la leçon de choses devient leçon de langage.On n’est pas surpris de voir Guillevic dédier son ouvrage à Jean de La Fontaine, son ancêtre.Le poète écrit pour savoir ce qu’il peut être, pour connaître son histoire rattachée à celle de la vie.Ce nouveau livre du chaleureux poète de 80 ans nous arrive comme une des plus belles méditations qu’on ait écrite sur l’état de poésie et le travail du poète.L’appel du silence, l’angoisse de l’écriture, le chant du monde et l’espérance de l’individu, voilà des raisons de vivre en poésie et de s’enraciner dans le poème.On n’en finirait pas de commenter cet « art poétique » de Guillevic, qui marquera une date dans l’histoire de la poésie.Évitons la paraphrase.Citons quelques lignes choisies au hasard des beautés de ce livre: « Avec des mots/ Et leurs souvenirs,/ Faire un noyau/ Que l’on puisse, ou presque,/ Tenir dans la main,/ Un noyau de temps.» « Le poème/ nous met au monde », nous fait comprendre Guillevic.Rares sont les poètes qui auront su, aussi bien que lui, conduire le lecteur dans l’atelier de l’art poétique.4 Miquel conte le roman, elle fut paralysée de l’âge de 7 ans à 12 ans.Comme le personnage des Rosiers blancs, Mathilde, Joëlle est née à la campagne en Normandie dans une famille où le mot culture faisait sortir le révolver de la répression.« Ça ne faisait pas sérieux de s’intéresser aux livres.Mes parents me poussaient vers les mathématiques et les carrières scientifiques.Heureusement, pourrait-on dire ironiquement, je suis tombée paralysée à 7 ans et il a fallu que je m’évade de la dure réalité à travers les livres.C’est ainsi que très tôt j’ai écrit des poèmes et des chansons.Le travers était pris.Mais j’ai continué mes études en mathématiques et en physiques jusqu’au bac, après quoi j’ai décidé de devenir comédienne en cachette.Mes parents ont appris ma seconde carrière en voyant mon nom dans un article qui parlait d’une pièce de théâtre.» À partir de ce moment, rien n’arrête la volonté de Joëlle Miquel.Avec du talent qui lui sort par les oreilles, elle perce le milieu du théâtre parisien.À 18 ans, elle décide de faire du cinéma.Avec une détermination sans pareille, elle appelle un cinéaste qu’elle aime bien, rien de moins qu’Eric Rohmer, pour lui proposer de produire un film dont elle a écrit le scénario.Le charme opère immédiatement.« Je l’ai fait rire et sa femme m’avait déjà remarquée à la télévision.» Non seulement Roh- mer produit le film, mais il demande à Joëlle d’interpréter le premier rôle.C’est le succès et la gloire.« Mes parents ont été obligés de me prendre au sérieux à partir de ce mo-ment-là.» Joëlle Miquel continue par ailleurs de jouer au théâtre en plus d’écrire des scénarios de film.« Du temps, on en perd toujours trop, s’exclame-t-elle ».Un jour, un grand cinéaste, dont elle veut taire le nom, lui demande d’écrire un scénario en s’inspirant de La patrie dangereuse de Stefan Zweig.Elle prend la commande au sérieux et écrit l’histoire qui s’inspire librement dudit livre mais plus spécifiquement de sa vie personnelle.Entre-temps, le cinéaste avait oublié la commande et s’en foutait éperdument.Alors des amis de Joëlle, qui trouvaient le manuscrit intéressant, l’ont envoyé à quatre éditeurs à l’insu de la principale intéressée.Les quatre éditeurs ont accepté le manuscrit et c’est Bel-fond qui s’est montré le plus empressé.« Au départ, explique-t-elle, le manuscrit avait le double de pages.J’écris toujours, même pour une commande, par impulsion, sous l’urgence de quelque chose à dire qui passe à travers moi.Ensuite, j’aime épurer.Comme j’aime les gens épurés.Et je procède par petites touches pour laisser aux lecteurs le plaisir d’imaginer.» Le titre du roman lui est venu d’une heureuse coïncidence, comme dirait Duras.Un jour qu’elle allait à une exposition de roses, elle a aperçu des roses blanches magnifiques qui exhalaient une odeur enchanteresse.En s’approchant pour mieux humer le délicieux parfum, elle voit le nom des roses : c’était le même que le sien ! La narration du roman passe allègrement de la première personne à la troisième.« Ça s’est fait naturellement, mais on peut dire que la narration se dédouble quand l’émotion est trop forte.Le « elle » est un personnage que je n’aime pas parce qu’il est trop lucide et sans sentiment.» Le thème principal des Rosiers blancs, on l’aura deviné, c’est la folie de vivre qui habite encore l’auteur jusqu’à la ferveur.« Ce que je voulais transmettre, c’était l’énergie contenue dans le premier cri.En vieillissant, on perd les cris.Un pied dans la société, un pied dans la rage, la mort n’est pas loin.» Les rosiers blancs sont également un récit sur la famille « car c’est à partir de là qu’on se construit.Si on n’a pas connu, d’une façon ou de l’autre, une histoire familiale, on est condamné à errer.Mathilde est ainsi condamnée à l’errance parce qu’elle cherche à reconquérir l’amour familial qu’elle a perdu.Mais pour rejoindre ce but ultime, elle doit faire la différence entre la réalité et le fantasme du prince charmant sur un cheval blanc.Les gens, en général, ont beaucoup de difficulté à vivre dans l’instant présent de l’amour.La plupart du temps, ils vivent soit dans le futur en imaginant un paquet de projets, soit dans le passé en ressassant les débuts de leur amour.C’est pour cela, d’après moi, qu’il y a tant de ruptures dans les couples modernes.C’est également parce qu’on ne sait plus accueillir la différence; on OiamiHitiiv LES PRIX EN ÉTAT D’ÉBRIÉTÉ.! PageD7 juge trop rapidement les comportements déviants, ceux qui ne s’inscrivent pas nécessairement dans la bienséance établie.» Pour parvenir à ce degré de « sagesse » qui laisse le monde à chacun et la liberté à tous, il n’y a qu’un truc, d’apès Joëlle Miquel, paradoxalement : garder l’enfant en soi.« Dès qu’on perd l’enfance, dès qu’on perd la faculté de s’émerveiller par l’autre, l’émotion brute n’existe plus et on devient adulte.» Inutile d’ajouter que Joëlle Miquel, malgré les succès et la vie parisienne mouvementée qu’elle mène, ne deviendra jamais une adulte, mais sûrement une écrivaine reconnue.4 Wiazemsky traper le temps perdu, rassembler toutes ces rêveries et savoir se servir de tout ce grouillement».Les acteurs savent observer les autres pour créer des personnages.Comme on le fait en littérature.La comédienne Anne Wiazemsky a été La Chinoise de Godard, la jeune fille de Théorème de Pasolini.On l’a vue aussi, comédienne de 17 ans dans les années 1960, dans le film de Bresson Au hasard Balthazar.Vingt ans plus tard, elle crée au théâtre des pièces de Valère Novarina.L’imagination de la comédienne puise aux mêmes sources que l’imagination de la romancière, explique-t-elle.« Il vient un moment, quand on est au coeur d’un livre ou au milieu des répétitions d’une pièce de théâtre, où tout d’un coup on a l’impression d’être devenue un aspirateur: tout ce qu’on voit entre dans le livre qu’on écrit ou le personnage qu’on joue.On puise dans soi et autour.» « Mais il y a une différence entre le théâtre et la littérature.Au théâtre, on fait partie d’une équipe et si ça ne va pas, il y a l’énergie de l’autre qui vient vous relancer.Tandis qu’en littérature on est complètement seule, j’allais dire : abandonnée de la terre entière - c’est le moment où l’on pleure.Pourtant, personne ne m’a demandé d’écrire ce livre.L’éditeur était très étonné que je lui apporte un livre; il ne m’avait jamais demandé de l’écrire.En littérature, on est quand même seule.Pourtant, le fait que ce livre a été aimé m’en fera écrire un troisième! » PIERRE SAVOIE AUTOBIOGRAPHIE DTJN BAVARD «I.o récit humoristique et sarcastique de la naissance d'un écrivain.» Gu> Cloutier, Le Soleil «Savoie, explorateur.» Jean-Koch Bonin, Le Devoir l’Hexagone • Récit Pierre Savoie Autobiographie d’un bavard Récit I Hexagone Le français qui s’entend MARIE-ÉVA DE VILLERS Travaillez-vous du bigoudi ou êtes-vous dévissé de la toiture ?Si vous n’êtes pas cinglé, répondez non.Pour ne pas avoir un métro de retard, vous consulterez le plaisant inventaire bleu, blanc, rouge ( comprendre de la France métropolitaine ) de Charles Bernet et de Pierre Rézeau qui vient de paraître au Le Dictionnaire du français parlé recense en près de 500 pages des expressions imagées qui appartiennent au « français de tous le jours et particulièrement à celui des chaumières ( milieux populaires ) et des cafés du Commerce, des ménagères à bigoudis mais aussi des BCBG et des Marie-Chantal».Ces chercheurs du CNRS, qui travaillent à l’élaboration du Trésor de la langue française à Nancy, ont épluché 500 titres représentatifs du français parlé actuel.Ils nous apprennent par exemple, qu’avoir l’air d’un accident de chemin de fer, c’est offrir une apparence lamentable, en parlant d’une personne, qu’un chèque sans provision est un chèque à ressort ou qu’avoir mis ses pompes à bascule, c’est être ivre ( métaphore fondée sur la démarche hésitante et l’équilibre précaire de celui qui a trop bu ).Avec la particularité de parler « le français tel qu’il vit dans l’usage quotidien », les sources textuelles choisies par les auteurs participent de tous les genres : le roman avec Nicole de Buron, Régine Deforges, Alexandre Jardin, Jean Vautrin, pour ne nommer que ceux-ci, les écrits acides de Louis-Ferdinand Céline ou de Cavanna, le théâtre de Forlani, de Françoise Dorin ou d’André Roussin.Les romans policiers truculents, les séries noires se sont taillé la part du lion : San Antonio, Alain Demouzon, Jean-Paul Denure, Joël Houssin, etc.Les monologues comiques de Raymond Devos ou de Guy Bedos côtoient les textes de Daninos.Les chansons de Renaud, de Brassens et les films n’ont pas été oubliés ( La vie est un long fleuve tranquille, Trois Hommes et un couffin, Garçon ou Garde à vue ).Bien sûr les journaux et les périodiques ont été largement mis à contribution : Le Canard enchaîné, Hara-kiri, mais aussi Le Point, L’Express ou Le Monde.Vous pourrez goûter ces expressions hautes en couleur qui ne trouvent pas place au dictionnaire parce qu’elles sont trop contemporaines, trop régionales, ou trop familières, voire libres.« À ce français en charentaises [.] s’ajoute le large éventail du français en baskets, celui des jeunes[.] souvent repris par les médias notamment parisiens, toujours friands de clichés.» Certaines expressions sont précédées d’un symbole propre à renseigner le lecteur sur l’usage prudent de ces locutions.Délaissant la classifi- Seuil.cation habituelle des niveaux de langue ( familier, populaire, vulgaire, etc.), Bernet et Rézeau expriment des réserves marquées ( point blanc ) ou très marquées ( point noir ) ; ils précisent que l’emploi d’une locution enfreint un tabou ( grossièreté ou allusion sexuelle ) ou qu’elle peut être perçue comme une injure, notamment raciste ( point blanc ou noir barré ).Ainsi l’expression passer la chipolata au sécateur au sens de « circoncire » est-elle précédée du point noir barré afin de prévenir Bernard Derome ou Charles Tisseyre que, toute imagée qu’elle soit, il vaut mieux ne pas employer cette locution dans le Télé-journal ! J’ai retrouvé certaines expressions que je croyais québécoises : c’est une autre paire de manches, les Français disent surtout c’est une autre paire de bretelles ( c’est vraiment autre chose ) ou perdre le Nord, la carte, ou la boussole ( ne plus avoir ses esprits ).De quelqu’un qui somnole, nous disons qu’il cogne des clous et des Français qu’il pique des clous.Le recensement de Bernet et de Rézeau se limite presque exclusivement aux locutions figurées de France ; seules quelques expressions belges, suisses ou québécoises ont été décrites.Pour le Québec, outre le Dictionnaire des canadianismes de Gaston Du-long que vient de publier Larousse, signalons notamment les Régionalismes québécois usuels ( 1983 ) répertoriés par Robert Dubuc et Jean-Claude Boulanger ainsi que le Dictionnaire de locutions et d’expressions figurées du Québec publié en 1985 par André Clas et Émile Seutin qui viennent de faire paraître un nouveau recueil J’parle en tarmes ( dont le titre parait plutôt mal choisi ).Au lieu de dire bêtement que votre patron est très ambitieux, dites plutôt qu’il a les dents longues à déchirer la moquette et s’il est avare en plus, ajoutez qu’il a des oursins dans le porte-monnaie.Vous aurez certainement du succès auprès de vos collègues sans compremettre votre avancement, si le patron vous entend.NDLR : Les lecteurs sont invités à faire part de leurs commentaires, de leurs critiques et de leurs suggestions à l’auteur de cette chronique.La correspondance doit être adressée au Plaisir des mots, aux soins du DEVOIR, 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Wiiold Ryhczynski LE CONFORT LE CONFORT I.ihu J’hahilutio* Cinq siècles d'habitation 286 pages 24,95 $ Witold Rybczynski nous fait découvrir une histoire de l’architecture, de l’aménagement intérieur et du confort qui changera complètement l’image que nous nous faisons de la maison.ÉDITIONS DU ROSEAU 7870, rue Fleuricourt, St-Léonard Québec, H1R 2L3 MESSAGES CULTURELS ET MÉDIAS par Monique Caron-Bouchard 152 pages *12,95$ 3965 Henri-Bourassa E.mÉDITI0NS Montréal, QC H1H 1L1 PAULINES Tel.: (514) 322-7341 Ce livre se veut un guide et un instrument d’évaluation des diverses composantes culturelles des outils de communication.Il s'adresse aux producteurs, aux radio-diffuseurs, aux éducateurs et aux parents.MESSAGES CULTURELS ET MÉDIAS examine la façon dont on crée et véhicule les stéréotypes dans les messages communicationnels s'adressant aux enfants et aux jeunes.De plus, il propose des moyens pour rendre ces messages plus transparents de la réalité sociale.L'auteure oeuvre dans le secteur des communications depuis plus de 20 ans.Elle agit à titre de sociologue-conseil auprès des radiodiffuseurs ainsi que des maisons de production.f Jr • leplaisirdes ivres L’enfance exemplaire de Jean Éthier-Blais 0 H» Yves DUBE IA Les cornets En ce froid dimanche matin de décembre, j’écoute Rigoletto et je lis Éthier-Blais.Quel mélange pour le moins baroque ! Et pourtant, l’enchantement de ces notes de Verdi, tantôt aiguës et tantôt liquéfiées, rejoint celui que me procure ma lecture : aux remarques réfléchies se mêlent des propos si souriants et même souventes fois moqueurs, mais toujours sentis, qui nous sont présentés comme des confidences dont on ne devine qu’au fil de l’emprise l’importance réelle.D’ailleurs, l’avertissement de l’auteur est clair, tellement limpide qu’on ose à peine y croire ; « L’esprit de l’homme est fait de telle sorte qu’il recouvre autant qu’il dévoile».Je le prends comme un défi.Saurai-je découvrir ce qu’il veut taire à travers la merveilleuse luminosité de ce qu’il accepte de confier à son récit ?À quoi servirait la littérature si elle ne révélait pas de la vie ce que le quotidien enrobe de sottises, de banalités, de mensonges et de demi-vérités ?Et puis non, Verdi doit se taire ! Éthier-Blais prend toute la place.Il ne supporte pas ce fond musical pourtant si distrayant.La légèreté amusante de la femme volage comme la plume au vent.pour une autre heure, en d’autres circonstances ! L’enfance d’Éthier-Blais ne supporte de partage qu’avec mes propres souvenirs, ceux de mes premières lectures, ceux de mes premières angoisses et de mes tout premiers enthousiasmes.Il me parle en même temps comme Sénèque écrivait à Luci-lius et comme parlait son cher Chateaubriand confiant aux siècles à venir la genèse de ses tourments et les secrets de sa réussite.Il explique et répond du même coup au désarroi de Mauriac confiant à ses lecteurs vers la fin de sa vie : « Je n’ai jamais été jeune parce que personne n’a voulu l’être avec moi ».Ces fragments d’une enfance nous parlent d’accompagnement, mais ne craignent ni l’absence ni la solitude, ni même la descente aux Enfers, au royaume des Morts.Cette sérénité à tout cran repose sur des valeurs familiales, religieuses, littéraires et nationalistes.Les douze premières années de vie, durant lesquelles on le PHOTO JACQUES GRENIER Ces Fragments d’une enfance nous parlent d'accompagnement, mais ne craignent ni l’absence ni la solitude, ni mâme la descente aux Enfers, au royaume des Morts.sait bien, tout va se jouer, commencent par une victoire (il gagne le prix du plus bel enfant) et finit par un triomphe (il remporte le premier prix provincial de l’Académie Jean-Baptiste-de-la-Salle).Mauriac n’a pas su subjuguer la solitude - d’où ses regrets si troublants - Éthier-Blais la fait sienne, la transforme en matériau royal, s’y complait pour mieux comprendre l’essence même de la nature humaine.C’est pourquoi il n’est jamais vraiment dépourvu et peut toujours garder en réserve une cer- taine dose d’humour, un regard lucide sur son entourage immédiat, sur les effronteries de l’histoire vécue par les hommes et les nations, sur l’immatérialité de ce qui échappe à ses contemporains trop bruyants ou pas suffisamment attentifs.Car c’est bien d’attention qu’il s’agit ici.D’une attention faite de générosité, d’une fidélité extrême, de brillance continue.L’auteur, enfant, était déjà ce que nous révélera beaucoup plus tard le critique avisé que nous connaissons.Il commençait à percevoir à tra- Des textes à méditer vers les apparences et les «architectures compliquées» des êtres, des choses et de toute la nature la portée créatrice et même la récurrence procréatrice que tout comporte.La révélation de cette enfance illumine de lumières neuves et actives les enfances de tous ceux qui se réfugient dans la lecture et dans la conquête de l’unique connaissance indispensable : celle de l’âme humaine.Les pages sur la comtesse de Ségur dépassent en intérêt et en analyse celles pourtant désormais célèbres que Mauriac lui avait consacrées et qui marquaient le rôle considérable qu’avait joué la comtesse sur l’enfance décrite dans l’oeuvre mauriacienne.L’Encyclopédie de sa jeunesse nous est restituée, auréolée de souvenirs bienfaisants.Les pèlerinages de l’auteur à la Bibliothèque paroissiale ressemblent à s’y méprendre à ceux que nous faisions à la Bibliothèque municipale de Montréal.La mise au point du problème qui existe depuis toujours entre les Franco-Canadiens (et particulièrement les Franco-Ontariens) et les Québécois apporte un nouvel éclairage à cette question grâce à la justesse du témoignage apporté et à l’émotion profonde de l’expérience vécue.Ja- mais personne, à ma connaissance, ne l'avait fait de façon aussi claire ni aussi juste jusqu’à ce jour.La vie de famille racontée avec humour, sans fard et sans concession aussi, se déroule comme un film intimiste, une galerie de portraits à message, et cela dès le point de départ avec Madame l.aflèche qui semble avoir inspiré l’auteur comme le personnage d’Un Coeur Simple avait inspiré Gustave Flaubert.Jean Éthier-Blais croit-il vraiment, comme il le dit, n’être le prophète que de lui-même ?Qu’il se détrompe.Avec ce livre il nous assume tous, ses contemporains, ses compatriotes, ses lecteurs qui n’ont besoin ni d’extraordinaires connivences, ni d’occultes partis-pris pour se sentir émus devant ses propos, pleins d’admiration et de recueillement à la lecture de son histoire, enthousiastes enfin devant les perspectives qu’une telle introspection, aussi perspicace et logique que brillamment consciente, peut faire naître en chacun des lecteurs de ces fragments de son enfance qui n’ont de cesse de nous faire envie, de provoquer en nous une forme d’exaltation aussi rare que bienfaisante.CELUI QUI CONNAIT LA VÉRITÉ CONNAIT LA LUMIÈRE Augustin TA PAROLE EST MA FORCE ET MA VIE Essaie Levain Bâle/Montréal/Paris 1989, 48 p.chacun 10,90$.JACQUES GAUTHIER Voici deux ouvrages d’une collection qui contient les plus beaux textes de la tradition chrétienne illustrés d’admirables photographies.Aurelius Augustinus (352-430) a donné le titre de confessions à ce qui allait devenir un classique de la littérature chrétienne.Augustin avait quarante-cinq ans et était au début de son épiscopat dans la ville portuaire d’Hippone, en Afrique du Nord.Les textes sélectionnés pour cet album, en français et en latin, traduisent la soif d’Augustin.La religion d’Augustin est celle d’un désir inassouvi, d’une soif de bonheur et de paix : « Notre coeur est inquiet tant qu’il ne se repose pas en toi» (Livre 1, chap.l) Les courts textes décrivent aussi l’émerveillement d’Augustin devant la création, émerveillement bien rendu par le choix judicieux de photos couleurs qui montrent que la nature invisible de Dieu est visible dans ses oeuvres.On retrouve la même beauté des illustrations dans Ta parole est ma force et ma vie.Ici encore les photos se marient bien aux textes du prophète Isaïe.Vingt-deux textes de méditation et de prière choisis parmi les plus actuels.Vingt-deux textes à redécouvrir où passe le puissant souffle poétique du grand prophète de l’espérance.LIBRAIRIE HERMÈS 1120, av.laurier ouest outremont, montréal H2V 2L4 tél.: 274-3669 De 9h à 23h30 • 362 Jours par année.Venez regarder avec nous APOSTROPHES le dimanche à 1 Sh et à 2Oh THEATRE QUEBECOIS ISBN 0-88609-005-9 Jan Doat ANTHOLOGIE DU THÉÂTRE QUÉBÉCOIS Moyen de connaissance, d'étude, de classement, aide-mémoire, cet ouvrage pique la curiosité, provoque l'intérêt et aide à la recherche sur le théâtre québécois.Il s'agit ici d'un témoignage de la vitalité du théâtre canadien de langue française, de ses origines à nos jours (1606-1970).506 pages.C.B.73-10185 18.00$ Il 1111 H II \IN Kl Louis O'Neill LE PROCHAIN RENDEZ-VOUS Essai sur l'avenir du Québec.Le règne du Parti Québécois, avec ses ombres et ses lumières, clôt la Révolution tranquille.De cette époque il importe de tenter une évaluation avant de s'interroger sur l'avenir de la -société distincte- que constitue le Québec.Pour l'auteur l'important est de tirer du passé les leçons qu'il contient et d'aborder avec lucidité les dossiers de l'heure.187 pages ISBN 2-89084-046-8 14.95$ Michel L'Hébreux LE PONT DE QUÉBEC, une merveille du monde Cet ouvrage reconstitue tous les événements de la passionnante histoire du Pont de Québec Il retrace le long cheminement qui court de 1851, date de la première requête pour la construction d'un pont sur le Saint-Laurent, aux débuts des travaux en 1900 Puis, il relate sa reconstruction après les inoubliables tragédies de 1907 et 1916, jusqu'à son érection finale, le 20 septembre 1917 200 pages, 75 illustrations ISBN 2-89084-039-5 14.95$ 1111*1111 h,!U 1/ Let lcri h/nn.it/n/\h Angéline Saint-Pierre EUGÈNE LECLERC Ce livre vient rendre hommage à un artiste de chez nous qui consacra plusieurs années de sa vie à la sculpture de voiliers miniatures.Par le biais de plus de 120 photographies, le lecteur découvre un homme d'une richesse infime.Un homme que le talent, le goût du risque, l'amour du travail ont élevé très haut dans le rang des artistes de sa catégorie.138 pages ISBN 2-89084-030-1 10.00$ Guy-Marie Oury MRG BRIAND, évêque de Québec et les problèmes de son époque Une biographie très documentée que vient de consacrer à Mgr.Briand un spécians.c de l'histoire religieuse de la Nouvelle-France, Dom Guy-Marie Oury.La vie d'un homme qui, par sa ténacité, sa diplomatie et sa profonde psychologie, sut préserver et développer les institutions catholiques dans un Canada où la survie du peuple canadien-français était critique.248 pages.ISBN 2-89084-032-8 14.75$ Un U nt'b nui s ^ _ .bitn rrnnt/tiillf | Roger Le Moine UN QUÉBÉCOIS BIEN TRANQUILLE Cet ouvrage biographique est consacré à Sir James McPherson Le Moine, un de nos grands intellectuels du siècle dernier.Avocat, historien, littérateur, il fut un des essayistes les plus prolifiques de son époque, voyageur et naturaliste, McPherson Le Moine est tiré de l'oubli tant par le caractère exceptionnel de son mode de vie que par l'oeuvre admirable qu'il a accomplie.188 pages.6 illustrations.ISBN 2-89084-034-4 14.95$ Pince lacques-Cnrticr ou QuarattH un* i It thru tir trnnitii* a Uiirbrc André Duval PLACE JACQUES-CARTIER ou Quarante ans de théâtre français à Québec (1871-1911) Il n'existe absolument aucun livre sur l'histoire du théâtre à Québec.Or, la vieille capitale a vécu au tournant du siècle une période intense de vie théâtrale, qui dura quarante ans.Dans un milieu francophone homogène, des artistes tels d'Artigny, Dessane, Jehin-Prume, Lavigueur et tant d'autres, se sont fait connaître et ont fait naître et aimer le théâtre à Québec.332 pages.80 illustrations.ISBN 2-89084-031-X 19.95$ LES ÉDITIONS LA LIBERTÉ INC.3020, chemin Sainte-Foy Saite-Foy (Québec) Canada G1X 3V6 418-658-3763 Téléphone et télécopieur en vente dans toutes les bonnes librairies _ Raymond Douville VISAGES DU VIEUX TROIS-RIVIÈRES TOME I ET TOME II Si vous désirez connaître la façon de vivre de nos ancêtres, leur comportement entre voisins, leur humeur, leurs habitudes quotidiennes, ce livre vous fournit une foule de détails inédits et captivants.L'auteur, historien de renom, a fouillé et analysé les documents d'archives et en a retiré des récits vivants et colorés qui se lisent avec tout l'attrait des meilleurs romans.Le tome I.204 pages 22.00 $ Le tome II, 274 pages 24.00 $ ISBN 2-89084-049-2 Michael Foster - Carol Marino LE PLATEAU CONTINENTAL POLAIRE Les scientifiques de l'Arctique canadien Cet ouvrage commémore le vingt-cinquième anniversaire des premières expéditions de l'Étude du plateau conti nental polaire et rend hommage à cette poignée de gens dont le dévouement a permis de si grandes réalisations 128 pages, 150 photos noir et blanc, 14 photos en couleurs Broché ISBN 2-89084-040-9 19.95 $ Relié sous jaquette ISBN 2-89084-042-5 24.95 $ I I S ( Mill KS _______ DIS |)|\ Société des Dix CAHIER DES DIX NO 43 La Société des Dix (fondée en 1936) a publié â date 43 Cahiers contenant chacun dix articles inédits, signés par des historiens renommés de l’Histoire canadienne.Leur valeur intrinsèque fait que plusieurs numéros sont épuisés.Voici le 43e, document de plus de 300 pages et comme les précédents d'une lecture à la fois attachante et instructive.ISBN 2-89084-043-0 Numéros disponibles: 21 -23-24-26-28-29-33-35-36-37-38-39 40 41 -42 16.00$ Comité d'organisation du Sommet de Québec ACTES DE LA DEUXIÈME CONFÉRENCE DES CHEFS D'ÉTAT ET BE GOUVERNEMENT DES PAYS AYANT EN COMMUN L'USAGE DU FRANÇAIS Ce document officiel et exclusif a été préparé par le Comité d'organisation du Sommet de Québec On y retrouve les discours, les budgets et les résolutions adoptées, ainsi qu'une foule d'informations concernant les orientations politiques, sociales et économiques de la communauté francophone internationale 308 pages ISBN 2-89084-047-6 25.00 $ L'AYION A IA CONQUÊTE DE LA COTE-NORD rÉcofcdca de&MtmwU MHiK MSMOTl Léopold Désy LAURÉAT VALLIÈRE ET L'ÉCOLE DE SCULPTURE DE SAINT-ROMUALD 1852-1973 Lauréat Vallière, élève de Ferdinand Villeneuve, devint rapidement un grand de la sculpture sur bois et par le fait même, caractérisa l'art du Québec Léopold Désy, auteur de cet ouvrage, nous fait connaître les conditions dans lesquelles notre adiste a évolué II nous raconte comment Saint-Romuald est devenu le centre de l'art religieux dans l'histoire du Québec.280 pages, 195 illustrations.ISBN 2-89084-024-7 32 qq $ TfW *_L 'i,.V Mgr René Bélanger L'AVION À LA CONQUÊTE DE LA CÔTE-NORD (1919-1954) CONQUERING THE NORTH SHORE BY AIR (1919-1954) Disponible en français et en anglais Développement de l'aviation sur la Côte-Nord 1919-1954 L'immensité de la Côte-Nord, coupée de nombreuses rivières et son éloignement des grands centres administratifs ont de tout temps posé un sérieux problème, celui des moyens de communications.136 pages, 42 illustrations.ISBN 0-88609-002-4 8.95 $ Société d'Étude et de Conférences VARIÉTÉS LITTÉRAIRES ARTISTIQUES HISTORIQUES Voici réunis en un seul volume, seize articles relativement courts, portant sur des sujets diversifiés tels que: Les femmes journalistes.Joseph Vénna.La dispersion des Bonaparte La qualité de l'écriture, l'originalité des textes, les photos, les illustrations et les documents qui les accompagnent en rehaussent la teneur et en font une source de références précieuse.284 pages.20 illustrations ISBN 2-89084-043-3 19.50$ 4 D-16 ¦ Le Devoir, samedi 16 décembre 1989 F ,e choix Boréal pierre Niorency Morency Pierre Monde and Pierre Moi forets, le fleuve , les animaux- c fait •ansrnet du Nouveau *****SÏ£»« •OU à S offrir, écriture tra\ et étrangère, » (Guy Fer Illustrations de Pierre es naturelles a littérature eràsajubil: aissance sur !nifdllivre, tant pat «» ’rand mre québécoise ‘"tter“" nous entoure Aes Brochier.27,95$ Lvaillée, cou , que par le •land, Le D* Lussier.Préface Vol.de SSSb Tfl**™* MadeleineTerron travers histoires nt les gra et de la sen: Nouvel*» Lin recueil de lesquelles s’expt ambiguités de < i relocation de la vte i àVémodonlaplus’ ' „„ 15,95$ ptilllpp» Chsuw*u théâtre L’AFFMBE AD AM ET lSibilite \\)kh tr fer d’intervenants: re mon bébé o(iongloi»k,lÇt st de retour et n :t percutant qm ssentiettes" «Le i» «Laval sera-i f„ Sons oh» " ritfanlî pag*! 11,95$ andem Benoit ,ous donne un soulève des psychiatre est-r «neunjourun histoire compt tttSsON f*rit-iwec nde • , des textes qm °Ût dU Jefléthir.L’humonste nentaiedes coups de cœur cUemenlsÎe griffes- les coups ae g _22,95$ sotAuoimÆi^ mondé chanson ROLANDE pwtUmourte toted*-«“ méto»l“*jn [ tôle « prédeaf- *t inquiet b | fabula**-• boréal Pierre Vadeboncoeur essai SURriNBBi heuréosé Vaikb*>ncocut Laberge Marie Huis clos fam dramatique e imp°ssible’ Marie Laber| talent.Un lr Vnl.de 224 pages- heureuse L-ETM DU MONDE 1989-1990 olcoévT®’1 totnom lOtltOMi Laberçp Hnrrtoi'
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