Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1989-09-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
RISTORANTE f un pan détour pour une grand?gastronomie italienne» r Cd'Nd FERNANDEl .V V .50 est.rue Jam Réservations: (514) 381-9650 HMIXK Jn Q«*« i,,n1£*r««œ naissance p INE L^ERATURt \ /a vie ft,toi ««"P18.tmS®» ;HRISWN eosmw' | 0\CTÉE^ Le choix ÜfÜrice Godin .de notre bureau d'Ottawa L’UNILINGUE DÉPUTÉ néo-démocrate Dave Barrett a profité de l’annonce de sa candidature à la direction de son parti pour se livrer à une attaque en règle contre les chefs politiques québécois et la stratégie du Québec et d’Ottawa sur l’entente du lac Meech.Au cours d’une conférence de presse dans la capitale fédérale, M.Barrett, candidat important à la succession d’Ed Broadbent, a accusé Robert Bourassa d’hypocrisie sur la question linguistique.Il lui reproche d’avoir appuyé l’Alberta en juin dernier contre la minorité franco-alber-taine alors que M.Bourassa disait, par la loi 178, vouloir protéger la langue française.Le Québec a en effet appuyé, au nom de la juridiction provinciale sur l’éducation, l’Alberta qui contestait la volonté des Franco-Al-bertains de vouloir administrer leurs écoles.« Et l’hypocrisie n’a aucune place dans ce genre de questions au pays», de dire M.Barrett.L’ancien premier ministre de la Colombie-Britannique, âgé de 59 ans, a aussi traité Jacques Parizeau « d’affairiste de droite », qui n’a rien d’un social-démocrate.D’ailleurs, Leloup hurle Galilée triomphe La pièce-fleuve de Bertolt Brecht vient de prendre l’affiche au Théâtre du Nouveau Monde dans une mise en scène de Robert Lepage.Robert Lévesque l'a vue et a été ébloui par la scénographie et la mise en place des éléments visuels.Page C-1.Livres à vendre Bien qu'il s'agisse d'un produit culturel, les livres sont soumis aux inéxorables lois du marché.Dans le dernier article d'une série dans laquelle elle a touché à la création littéraire etla production des livres, Françoise Lafleur aborde la question de la distribution des livres dans les milliers de points de vente qui existent au Québec.Page D -1 Prix littéraires: les paris sont ouverts d’ajouter M.Barrett, ce n’est pas le PQ qui a piloté les grandes réformes sociales au Québec, mais bien les libéraux de Jean Lesage.C’est cependant à propos de l’entente du lac Meech que les propos de Dave Barrett ont été les plus virulents.Il a d’abord reproché à Brian Mul-roney et à Robert Bourassa d’avoir imposé une date limite à la ratification de l’entente, mettant ainsi l’avenir du Canada en jeu.« Ils ont commis une grave erreur en imposant une date limite », dit-il, et les Canadiens n’aiment pas ce genre d’ultimatum.Que cette date limite fasse déjà partie du processus normal de révision constitutionnelle ne change en rien l’opinion de M.Barrett.Il faut renégocier et revoir les principes mêmes de l’accord.« Nous pouvons mettre Meech de côté, même lui donner le nom d’un autre lac et revenir avec une nouvelle proposition», dit-il, et sans ultimatum.Il avance même une nouvelle interprétation la notion de société distincte.¦< La Colombie-Britannique est une société distincte, l’Alberta est une société distincte et le Canada est une société distincte ».Il est important que chaque région trouve son compte dans la réforme Voir page A-10: Barrett Moubarak lance un appel au dialogue palestino-israélien Pérès et Rabin réagissent favorablement d'après AFP et Reuter LE PRÉSIDENT ÉGYPTIEN Hosni Moubarak a préconisé hier à New York, au grand lieu de rendez-vous international que sont actuellement les Nations unies, un « dialogue palestino-israélien sans conditions préalables », sur la base des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU et des « droits nationaux inaliénables du peuple palestinien ».Simultanément, des échos favorables à cette intervention émanaient de Shimon Pérès et Yitzhak Rabin, deux personnalités israéliennes partisanes du dialogue, dont la position de force sur l’échiquier politique israélienne semble se renforcer actuellement.Les sondages d’opinion publique en Israël reflètent actuellement un basculement de la majorité en faveur du dialogue avec les Palestiniens.M.Rabin, ministre israélien de la Défense, a notamment déclaré qu’il n’y a pas d’alternative, pour la paix, au dialogue avec les Palestiniens.Au moment où une intense activité diplomatique se déploie autour de la question du dialogue israélo-palestinien, M.Moubarak est intervenu devant l’Assemblée générale de l’ONU.Il a estimé que les conditions étaient ¦< aujourd’hui favorables pour en-Voir page A-10: Moubarak Le Parlement libanais réuni en Arabie Saoudite Les élus discutent de paix malgré l’opposition du général Aoun BEYROUTH (AFP) - La majorité des 73 députés libanais élus il y a 17 ans sont arrivés hier en Arabie Saoudite pour y discuter de réformes politiques susceptibles de ramener la paix dans un pays plongé depuis plus de 14 ans dans la guerre.Cette « réunion à l’étranger » du Parlement libanais est considéré comme un événement capital dans le retour du Liban à la vie civile.Le général Aoun s’y opposait.Cette réunion se tient à Taef, dans l’ouest du royaume saoudien, sous l’égide du triumvirat arabe (Arabie Saoudite, Maroc, Algérie) chargé en mai par le Sommet de Casablanca de trouver une solution à la crise libanaise dont le dernier épisode a fait 6,000 victimes.Trente-quatre parlementaires, dont six résidents dans le « pays chrétien », ont emprunté l’aéroport de Beyrouth, sous contrôle syrien.À la dernière minute, un député du Liban-Sud, M.Raëf Samara (74 ans), a contacté le président sortant du Parlement, M.Hussein Husseini, pour l’informer que son cardialogue lui interdisait expressément de prendre l’avion.Ils ont embarqué sur un vol de la compagnie nationale libanaise Middle East Airlines (MEA), affrété par le gouvernement saoudien.Dix autres députés ont été transportés dans des hélicoptères de l’armée libanaise ou par hydroglisseur jusqu’à Chypre, où un avion de la MEA, également affrété par l’Arabie Saoudite, les a emmenés jusqu’à Taef, lieu de villégiature de la fa- mille royale saoudienne.Douze députés devraient arriver en Arabie Saoudite en provenance de capitales européennes.Douze députés ont fait part de leur décision de ne pas assister la rencontre de Taef, certains invoquant des raisons de santé.La moyenne d’âge du Parlement libanais est de 65 ans.D'autres, comme M.Raymond Eddé, candidat à l’élection présidentielle de septembre dernier, et qui vit en exil volontaire Paris depuis 1976, Voir page A-10: Parlement Pas de condoms dans les écoles du Québec Renée Rowan LAV ENTE de condoms par machines distributrices dans les écoles secondaires de la région de Montréal pour combattre le sida, comme cela va se faire à Toronto à compter du 1er décembre, n’est pas pour demain matin.« Il n’en est pas question jusqu’à présent », dit Mme Martine Lafleur, coordonnatrice des communications externes à la Commission des écoles catholiques de Montréal.Des machines distributrices de condoms seront installées dans toutes les écoles secondaires publiques de Toronto dès le 1er décembre prochain.Après un débat agité qui a duré deux heures, les membres de la Commission des écoles du Toronto métropolitain ont, selon un article publié hier par The Toronto Star, voté dans une proportion de 17 contre 13 en faveur de l’installation de telles machines distributrices dans les 26 écoles secondaires de Toronto.Ce faisant, Toronto deviendra la première ville au Canada à avoir des machines distributrices de condoms dans ses écoles secondaires.Une récente étude conduite pour le compte du gouvernement fédéral révèle que 31 % des garçons et 21 % des filles de 9e année avaient déjà eu des relations sexuelles.Cette même étude a montré que 49% des adolescents connaissaient les dangers du sida, mais seulement 25 % avaient utilisé des condoms.Interrogée sur les intentions de la CÉCM et sa position face aux machines distributrices de condoms pour combattre le sida, Mme Lafleur, en l’absence du président de la Commission, Me Michel Pallascio.a réservé ses commentaires.« Cela appartient au président », a-t-elle dit.« En tant que maisons d’enseignement, s’est-elle contenté d’ajouter, les écoles doivent informer les jeunes sur les maladies transmises se-Volr page A-10: Condoms Gagnant du Festival de la chanson de Granby de 1983, le jeune Jean Leloup (alias Leclerc) n’a presque pas été vu à la scène mais son dernier disque Menteur fait un malheur chez les critiques.Nathalie Petrowski l’a interviewé.Page C -1.Saisie de vingt tonnes de cocaïne Des enquêteurs ont procédé hier à Los Angeles à la plus grosse saisie de cocaïne de tous les temps.Vingt tonnes de poudre blanche ont été découvertes.Page A-3 Sanivan à vendre Noranda et GTL qui possèdent respectivement 51 % et 25 % des actions de Sanivan ont décidé de se départir de l’entreprises spécialisée dans la décontamination.Page B-1 Alerte à Manille PHOTO AP Les forces armées et la police ont été placées hier en alerte maximale dans la capitale philippine, Manille, et la sécurité a été renforcée près des installations vitales à la suite du refus de la présidente Corazon Aquino d’autoriser les Ottawa indemnise les écrivains Goncourt d'abord, Fémina ensuite.Les candidats sont connus.Les candidats sont connus, il ne reste qu’à les lire et à faire des paris.Page D - 2 funérailles de l'ancien président Ferdinand Marcos aux Philippines, décédé jeudi.Des partisans de l’ancien président philippin mais aussi quelques uns de ses adversaires, ont enjoint Mme Aquino de revenir sur sa décision de ne pas autoriser l'enterrement aux Philippines de Ferdinand Marcos.Les fidèles de l’ancien président philippin ont organisé une vigile en guise de protestation.Voir page A-5.$300,000 pour les victime de la faillite de Leméac larie Laurier TEL QUE promis au mois de mars dernier, le gouvernement fédéral a commencé dès hier à indemniser les auteurs lésés par la faillite des Éditions Leméac survenue en juin 1988.Quelque 275 écrivains parmi lesquels figurent les Michel Tremblay, Antonine Maillet, Gratien Gélinas, Jean Barbeau et Jean Éthier-Blais se partageront la somme globale de $ 300,000 consentie par le ministre des Communications, M.Marcel Masse, en vertu d’un projet spécial que lui confère son pouvoir discrétionnaire.Ce geste concret met donc fin à un dossier dans lequel un grand nombre d’écrivains québécois se trouvaient impuissants et conscrits, découragés aussi de faire oeuvre de création sans être rétribués au mérite, en dépit de contrats personnels dûment signés avec les éditeurs.En rendant ainsi aux romanciers, poètes et essayistes ce qui leur appartient de droit et désireux de corriger une conséquence d’un « malheur administratif » dont ces créateurs ne sont nullement responsables, le ministre Masse s’est dit heureux du dénouement de cet imbroglio au moment où se tient un congrès international des écrivains à Montréal.« Il s’agit là d’un geste symbolique de nature à confirmer la valeur de l’acte de la création littéraire, a-t-il rappelé comme il allait le faire quelques heures plus tard dans la soirée devant les 450 intellectuels du P.E.N.Club.Je suis persuadé que les créateurs ne doivent pas être les otages et encore moins les victimes des institutions culturelles qu’ils ont contribué à bâtir par leur travail », devait-il ajouter.Ce dédommagement comporte une rétroactivité maximale de cinq ans à compter du 26 juin 1988 — date de la faillite des Éditions Leméac — et tous les auteurs ayant un solde minimum de $ 25 recevront leur dû.L’émission des chèques a déjà com-Volr page A-10: Ottawa Marcel Masse 4 CAHIERS —$1.00 Vol.LXXX — No 227 ?Ensoleillé Max.: 13.Demain : nuageux.Détail paye B-8.Montréal, samedi 30 septembre 1 989 Candidat à la direction du N PD AUJOURD’HUI Barrett rejette le concept de société distincte A-2 ¦ Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 Le verdict à Via Rail tombera la semaine prochaine d'après la Presse canadienne DÉS la semaine prochaine, l’administration fédérale devrait officiellement sabrer dans plusieurs services aux passagers offerts par Via Rail, apprenait-on hier de sources gouvernementales.Le gouvernement veut faire connaître rapidement les détails des coupures, qui entreront en vigueur en janvier, afin de pouvoir émettre les préavis de licenciement de 90 jours aux milliers de travailleurs touchés par ces mesures.Cette annonce permettra aussi au gouvernement de voler la vedette au comité des transports des Communes qui ouvre mardi ses audiences sur le démantèlement de Via.Il y a pourtant moins de cinq ans, le gouvernement de Brian Mulroney promettait de ressusciter le charme du train en dotant Via de nouveaux équipements et en raffermissant sa position.Rien de tout cela n’a été fait et aujourd’hui le gouvernement laisse tomber Via, ne lui accordant que $ 250 millions en 1993 alors que la compagnie en recevra $ 541 millions cette année.Il ne restera plus de Via Rail que quelques trains dans le corridor Québec-Ontario et des trains rarissimes entre Montréal et Halifax, et Toronto et Vancouver.Les coupures surviennent juste au moment où le nombre de voyageurs augmente chez Via, soulignait pour sa part, hier, le critique néo-demo-crate en matière de transports, lain Angus.Selon des tableaux présentés au conseil d’administration de Via, plus de gens avaient pris le train à la fin juillet 1989 qu’à la même période l’an dernier.M.Angus affirme que Via a ainsi enregistré une hausse de 14.6% de revenus et de 7 % pour le nombre de voyages.« En dépit de la vétusté de l’équipement, dit-U, de plus en plus de gens empruntent le train.Sur tous les trajets on note une hausse.» Le ministre des Transports, Benoît Bouchard, affirme plutôt que les coûts d’opération de Via augmentent plus vite que ses revenus et que le service aux voyageurs est beaucoup trop subventionne.Le critique libéral Joe Comuzzi demande pour sa part au ministre des Finances, Michael Wilson, de rendre publics les documents qui lui ont servi à décider le gouvernement à abandonner Via Rail.Hors de la Chambre, M.Angus a distribué une partie d’une étude menée par Via qui démontre que l’abolition complète des trains de voyageurs entraînerait la perte de 7,700 emplois à Via et 1,800 autres au CN et au CP.Quelque 20,000 emplois seraient également menacés, tant chez les fournisseurs de Via que dans l’industrie du tourisme.À Montréal, le président de la FTQ, Louis Laberge, et le ministre responsable de la région montréalaise au sein du cabinet Mulroney, Jean Corbeil, ont eu un entretien d’environ une heure au cours duquel M.Corbeil ne s’est engagé qu’à organiser, pour M.Laberge, une rencontre avec le ministre Bouchard Benoît Bouchard PHOTO CP avant que les coupures ne soient décrétées.Rien n’a encore été décidé, a répété le ministre du Travail après son entretien avec le leader syndical, dont la fédération a mis sur pied un front commun des syndicats du rail.M.Corbeil a également accepté de siéger à la table de concertation du rail mise sur pied par le gouvernement du Québec.DÉMANTÈLEMENT DE L’INDUSTRIE FERROVIAIRE AU QUÉBEC Messieurs Mulroney et Bouchard C’EST TOUT LE QUÉBEC QUI RÉCLAME UN MORATOIRE is appuis au Front commun de du Québec Des villes lécois Des municipality East-Hereford St-Philippe de Néri Gallichon St-Tfte Grand Métis Ste-Sophie Hampden Ste-Victoire d'Arthabaska Huber deau Villoge de Chénéville Kamouraska Ville de l’Annonciation La Morondiére Villoge de St-Rophoël La Reine Village Grandes-Bergeronnes la Bos tonna il Village de Neuville lobelia Village SaintCharles sur Richelieu Loc des Seize Iles Villoge de Lavaltrie Loc-oux-Sables Villoge de Taschereau lanoroi» d'Autray Villoge de Sainte-Rosalie Lorouche Laurier-Station CORPORATION le» Méchins MUNICIPALES McMasterville Albanel Village McWatter» Baie Shawinigan Milan Barnston Ouest Notre-Dame de la Solette Bégin Oka Belcourt Poroiss» de Pointe-oux-Tremble» Bellecombe Paroisse St-Gérard de Mojello Bury Paroisse de Mocamic Conton de Compton Paroisse de St-Jérôme de Matane Canton de Ponionby Paroisse de Princeville Conton de low Plaisance Canton de Launay Pointe-du-loc Conton de Potton Prévost Canton de Wright Ropide-Danseur Canton de Rawdon Rivière Blanche Canton de Trécesson Rivière-Ouell» Canton Marchand Sacré-Cœur de Jésus Chambord Saint-André d'Acton Champneuf Saint-Basile Villoge Sud Colombier Soint*êenjormn Compton Station Saint-Ooùde Courcelle» Saint-Dominique Durham-Sud Saint-Gabriel Grande-Ile Soint-Guilloume-de-Groroda Grandes-Piles Saint-Isidore Grosses-Roche» Saint-Jean-Baptiste Hébertville Soint-louis-de-Gonzogue Hérouxville Saint-Prime HonfW Saint-Zacharie la Martre Sainte-Angele-deMérici Loc-o-lo-Croii Sainte-Ann» de la P érode lodurantoye Sointe-Catherlne-de-lo- lomarche Jocques-Cartier Lemieux Sainte-Florence Nicole) Sainto-Morifr-dt-Monnoir Notre-Dame de Pontmoin Sainte-Rito Notre-Oome des Monts Sayobec Notre-Oame-du-Bon-Conseil Shipshaw Notre-Dame-du-Nord Sl-Alban Village Notre-Oame-du-Socré- St-Ambroise Coeur-d'ljioodun St-8emord, Partie Sud Parent StCuthbert Poroiss» Saint-Ignace de Stonbridge St-OavkWe-falordeou Poroisse de Soint-Félix-de-Valois St-Oominiqu» du Rosaire Paroisse StAlexondre-des-lacs St-Edmond Poroisse Sointe-Appoline-de-Patton St-Edmond du Loc-au-Soumon Paroisse de la Trinité-des-Mont» Soinl-fauitin Paroijie St-Auguitin de Woburn St-François de Sales Poroiss» de Soint-Zénon St-Gérord de» Lourentide» Poroisse de Si-Fidèle de Mont-Murroy St-Hooort Poroisse Nore-Oome-de-lo-Paix St-Marcellin Poroisse de l’Épiphanie St-foulin Paroisse Soint-Thorcisius Des corporations municipales Des chambres de commerce VILLES Amo» Aylmer Beaupré Bedford Beloeil Boiibriond Carignon Carleton Chombly Chandler Choriesbourg Chôteouguay Chibougamou Chicoutimi Danville Dégelii Deux-Montagnes Greenfield Pori Iberville Ile Perrot Jonquière la Baie La Tuque la Pacatière laval lebei-sur-Quévillon léry longueuil Mocamic Malortic Mople Grove Moscouche Mercier Montmogny Montréal New Richmond Québec Repentigny Rivière-du-loup Soint-Brunode-Montorville Saint-George» Solnt-luc SaintPascal Salnt-Romuald SointeGenevièv» Sept-lle» Sherbrooke St-David de l'Auberivière Thetford Mine» Troit-Rivières Vohd'Or Vonier Woterloo MUNICIPALITÉS Arntfield Brigham Bristol Calixo-lavollée Canton Clermont Canton de DHton Cap-Santé Chut» Soint-Philipp» Clervol Cloutier Daveluyvill» East-Broughton Paroisse de Sointe-Marie-Salomé Paroisse de St-Alexis Paroisse de St-Roch de Richelieu Paroisse de Saint-louis, Isle aux Coudres Paroisse de Sainte-Elisabeth Paroisse de St-Mathieu Paroisse de St-Joseph de lanoraie -Paroisse de St-Damien Paroisse de St Hyacinthe le Confesseur Paroisse de St-Câme Paroisse de Soint-Sulpice Paroisse de St-Éphrem Paroisse de St-Sylvestre Paroisse de Saint-Janvier Paroisse de Saint-Germain Poroisse du lac Paré Paroisse de St-Alexandre Paroisse St-Camille-de-Lellis Paroisse Saint-Alphonse Paspébiac Ouest Petit Matane Pointe-à-la-Croix Pointe-des-Cascades Port-Daniel Est Rainville Rivière Pentecôte Rivière St-Jean Saint-Aimé du lac des Iles Saint-Ambroise-de-Kildare Soint-Augustirvde-Desmaures Saint-Biaise Soint-EIzéar Soint-Espril SointFlavien, Paroisse Saint-Fronçois-Xavier-de-Viger Soint-Georges Saint-Jean-Baptiste Saint-Joseph de Komouroska Saint-Joseph de Cléricy Saint-Joseph-de-lo-Rive Soint-Julien, Paroisse Saint-Maiorique de Grantham Saint-Mathias-sur-Richelieu Soint-Mothieu Saint-Math ieu-de-Rioux Soint-Paul-du-Nord Saint-Pierre-de-Sorel Saint-Simon de Rimouski Saint-Stanislas Soint-Tite-des-Caps Sainte-Aurélie Sainte-Claire Sointe-Euphémie-sur-Rivière-du-Sud Sainte-Hélène de Breakeyville Sainte-louis» Sointe-luce Sainte-Praxède St-Adelme St-Cosimir St-f tienne des Grés St-ftienne-de-Bolton St-Félix de Dalquier St-Félix-de-Volois St-Framjois-Xavier des Hauteurs St-H Horion St-Jacques-Le-Mojeur St-Jean de la Lande St-Joseph-de-lepage St-Jude St-Mathieu-de-Dixville St-Méthode St-Mkhel Archange St-Norbert, Paroisse St-Omer St-Patrice de Sherrington St-René-de-Matane St-Sébastien St-Sixte St-Théodore d'Acton Sl-Wenceslas, SD Ste-Angèle-de-Prémont Ste-Cécile de Milton Ste-Germoine-du-lac-Etchemin Ste-Edwidge Ste-Hélène Ste-Rose-de-Watford Ste-Thérèse de Gaspé Stukely-Sud, SD Tourelle Tring-Jonction Vol St-Gilles Village de St-Zacharie Village de Sointe-Clothilde-de-Horton Village de Coteau-Station Village de Papineauville Villoge de East Broughton Station Village de Dixville Village de Bishopton Villa de Ste-Félicité Village de Stanstead Plain Village de Lorrainville Village de Soint-Siméon Village de St-Léonord d'Aston Village de l'Isle-Verte Village de Saint-Voilier Village de Grenville Village de Ste-Thède Village de Ayer's Cliff Village de Soint-Gédéon Village de Upton Village St-Grégoire de Greenlay Village de Pont-Rouge Village de Price Vmoy CHAMBRES PE COMJWERCE Cop-des-Rosiers Chibougamou District de Trois-Rivières Gascons, Port-Daniel, Shigawake la Baie Mogog-Orford Nominingue Inc.Notre-Dame du Nord Piedmont Rawdon Région de Mont-Joli Rivière-du-loup Soint-Donat Squatec St-Jeon-de-Dieu Vol d'Or Voudreuil-Soulonges FTQ FRONT COMMUN DES SYNDICATS DU RAIL FTQ FTQ Une plainte contre Vallerand (LE DEVOIR) — Le Parti québécois a saisi officiellement la Direction générale des élections d'une plainte contre le ministre des Approvisionnements et Services, député de Cré-mazie, André Vallerand, à la suite de la publication de sept pages entières consacrées au tournoi de golf organisé par M.Vallerand au bénéfice de l’église de la Visitation.La plainte ne porte pas sur le tournoi, mais sur la publicité qui en découle pour remercier ses commenditaires, parue dans Le Journal d’Ahuntsic, édition du 18 septembre, en pleine campagne électorale.Le nom de M.Vallerand y apparaît 30 fois, sa photo y est reproduite sur presque toutes les pages, et la publication du cahier fut payée par de nombreux commanditaires sous forme de cartes d’affaires, une pratique que la loi réserve au seul agent officiel du comté, dont le nom, du reste, n’apparaissait pas au bas des pages.En outre, signale la plainte, la loi autorise les seuls particuliers à contribuer à une caisse électorale, alors que les commanditaires sont des sociétés commerciales.Il s’agit donc là de « contributions illégales », soutient la conseillère juridique du PQ, Me Louise-Hélène Sénécal.La loi est rigoureuse.S’il s’avérait que M.Vallerand a sciemment dépassé les limites prescrites de ses dépenses électorales par le biais de cette publicité, le comté pourrait échoir à son plus proche concurrent, Use Dagenais.$ 10,000 d’amende à Jean-Richard Charbonneau Ex-directeur général du CSSMM ard Morrier JEAN-RICHARD CHARBONNEAU, l’ex-directeur général du Centre des services sociaux du Montréal métropolitain (CSSMM), a été condamné hier à une amende de $ 10,000 ou, à défaut de payer dans les 12 mois, à un an de prison.Il devra en outre exécuter à l’intérieur des trois prochains mois des travaux communautaires pour une durée minimale de 150 heures.Il y a un peu plus de 10 jours, l’accusé s’était reconnu coupable, devant le juge Yves Lagacé, de la Cour du Québec (division criminelle), de six fraudes commises contre le gouvernement du Québec au moment où il était en poste durant les années 1984-85.L’ancien fonctionnaire de 43 ans, qui devait au départ répondre de neuf chefs de fraude, de huit autres d’abus de confiance et d’un dernier de vol, avait été libéré d’un chef de fraude et de celui de vol (faute de preuve), lors de son enquete préliminaire, tenue en mai dernier.Mais le tribunal, retenant cependant les 16 autres accusations, l’avait derechef cité à procès.Toutefois, il y a environ deux semaines, quand Charbonneau a décidé de se reconnaître coupable à six accusations de fraude, comprenant des pots-de-vin, la Couronne et la défense, après discussions, en étaient venus à un compromis sur son sort.Ainsi, Me Réginald Michiels retirait-il les huit accusations d’abus de confiance et deux chefs de fraude contre le gouvernement, dont l’un visait l’obtention d’une récompense de $ 40,000, en juin 1985, d’un fournisseur du gouvernement, Jean-T.Dubé.Charbonneau avait démissionné de ses fonctions en mai 1986, après les avoir occupées durant près de deux ans.Puis, Mme Thérèse Lavoie-Roux, alors ministre des Affaires sociales, avait demandé à la firme de conseillers Price, Waterhouse un rapport sur la gestion du démissionnaire du CSSMM.C’est quelques mois plus tard que la police était entrée au dossier, puis que 18 accusations avaient été portées à l’été 1988.Donc, il y a quelques jours, Charbonneau reconnaissait avoir accepté durant son mandat, de Jean-T.Dubé deux pots-de-vin, soit une aquarelle évaluée à $ 6,540, puis une sculpture valant au bas mot $ 3,900.Par son plaidoyer de culpablité, Charbonneau a aussi admis avoir fait exécuter par divers entrepreneurs des travaux d’électricité, de menuiserie, de peinture et d’aménagement paysager à sa résidence de la rue d’Igé, à Boucherville.Tous ces travaux étaient une gracieuseté de la maison Urbatech Limitée, un autre fournisseur du gouvernement.Tout compte fait, Charbonneau s’en tire assez bien, car le fait pour un fonctionnaire d’accepter des récompenses en secret en retour de certains privilèges à qui les verse, est passible de cinq années d’emprisonnement.Dès qu’il aura rempli les obligations imposées par le juge Lagacé, Charbonneau compterait aller s’établir en Italie, où, selon son avocat, Me Gabriel Lapointe, il agirait à titre d’agents d’artistes, ayant déjà touché au monde du spectacle par son implication auprès de la Compagnie de danse Eddy Toussaint.Une « vraie » semaine des non-fumeurs d'après la PC SI UN AMI persiste à fumer chez vous, actionnez le ventilateur de la cuisinière.Si vous vous rendez à une assemblée, arrivez avant tout le monde et enlevez les cendriers.Voilà quelques trucs pleins d’astuce que suggère l’Association québécoise des non-fumeurs.Lasse d’entendre parler des « pauvres fumeurs qu’il ne faut pas trop brusquer, dont il faut respecter les droits », l’association a décidé de valoriser les non-fumeurs, de changer leur image d’« achalants », de les aider à s’affirmer.Pour ce faire, elle organise une « vraie » semaine des non-fumeurs, du 30 avril au 4 mai.Une « vraie » parce que la présidente de l’association, Janine Larose, trouve que l’actuelle semaine des non-fumeurs, en janvier, est centrée uniquement sur le fumeur et les méthodes pour cesser de fumer.C’est donc une semaine axée sur le non-fumeur en milieu de travail qu’elle propose, pour la première fois.Entre-temps, l’Association québécoise des non-fumeurs a publié un dépliant exposant 26 trucs pour faire valoir ses droits, ainsi que des répliques humoristiques à servir aux clichés des fumeurs.Par exemple, pour justifier l’interdiction de fumer chez vous, prenez une assurance-incendie avec une clause pour non-fumeurs.Si vous êtes gêné d’interdire à vos amis de fumer, attribuez l’interdition à votre compagnie d’assurances.Au restaurant, même si vous savez qu’il n’y a pas de section pour non-fumeurs, demandez qu’on vous y place.Les requêtes répétées des clients feront peut-être céder la direction du restaurant.Dans.une file d’attente à la banque, lorsque votre voisin fume, dites-lui que vous êtes allergique à la fumée de tabac et que vous devez absolument passer au guichet.avant de vous évanouir.Lorsqu’un fumeur s’entête à fumer dans un ascenseur, tenez les portes ouvertes jusqu’à ce qu’il ait éteint sa cigarette.Et quoi répondre quand un fumeur vous lance : « Et mon droit de fumer à moi ?» « Personne ne te refuse le droit de fumer, à condition que tu gardes toute ta fumée pour toi.» L’ASSOCIATION QUÉBÉCOISE POUR L’ÉTUDE DE L’IMPRIMÉ en collaboration avec ta Bibliothèque Nationale du Québec JOURNÉE D’ÉCHANGES SCIENTIFIQUES ¦ 9:15 Mot de bienvenue: Philippe Sauvageau.Président directeur général de la B.N.Q.¦ 9:30 Claude Sutto (Institut d’études médiévales, Montréal) Les débuts de l’INDEX des livres interdits ¦ 10:20 J.Martinez de Bujanda (Centre d’études sur ta Renaissance, Sherbrooke) LES INDEX des livres interdits au XVIe siècle ¦ 11:30 Raymond Brodeur (U.Laval) La tansmission du savoir religieux au Québec: les catéchismes ¦ 14:30 Elizabeth Zawisza (Queen’s University) La science du livre dans les recherches littéraires ¦ 15:20 Louise Filion (B.N Q.) Bibliographie rétrospective au Québec.État de lu compilation VENDREDI LE 6 OCTOBRE 1989 Bibliothèque Nationale du Québec Salle Gérard-Martin Édifice Marie-Claire-Daveluy 125 ouest, rue Sherbrooke, Montréal (Métro: Place des Arts) Le Devoir samedi 30 septembre 1989 A-3 La SQ intervient contre le bingo à Oka U n gynécologue demande l’annulation d'un reglement à la Cité de la santé H||tin Pelchat APPUYÉS par un hélicoptère, les policiers de la Sûreté du Québec sont intervenus en force, hier matin, à Oka, pour mettre fin aux présumées activités illégales du Riverside Bingo des Mohawks.Sept personnes ont été arrêtées à la suite de huit perquisitions.La descente a eu lieu vers 8 h et a duré environ 90 minutes, a indiqué un porte-parole de la SQ, André Blanchette.Une cinquantaine de policiers y prenaient part.mps-Gilles Francoeur LE BUREAU d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a décidé de maintenir à son poste le commissaire Gilles Leduc, dont la crédibilité a été attaquée cette semaine en pleine audience sur un projet de dragage de la baie Missisquoi à l’embouchure de la rivière aux Brochets.C’est ce au’a affirmé hier au DEVOIR le president de cette commission d’évaluation environnementale, Yvon Dubé, juste avant que ne reprenne la dernière soirée de la partie informative de l’audience.Cette semaine, plusieurs groupes environnementaux à l’origine de cette audience publique ont soulevé le fait que la femme du commissaire Leduc, un ingénieur de la région, était secrétaire du ministre des Affaires municipales et député local, M.Michel Paradis.Or, c’est un fait connu dans la région et de la commission, une partie de ce projet de dragage a été financée en partie grâce au budget discrétionnaire dont bénéficie M.Paradis à titre de député local.Officiellement, le projet de dragage est parrainé par cinq villes de la région.M.Paradis, qui lorgnerait du coté du ministère de l’Environnement ce temps-ci, n’a jamais appuyé ouvertement le projet, même si c’est sa caisse discrétionnaire qui a payé une partie de l’étude d’impacts réalisée par les cinq villes.Le président de la commission du BAPE qui évalue ce projet a déclaré hier au DEVOIR : « Je ne demanderai pas la démission du commissaire Leduc.Après tout, son épouse a le droit de travailler où elle veut sans que cela ne rende son mari inapte à poser des jugements comme ingé- Les suspects ont été accusés, au Palais de justice de Saint-Jérôme, d’avoir conduit ou administré une loterie illégale, en contravention de l’article 206 du Code pénal.Un tel délit peut valoir à ses auteurs une peine maximum de deux ans de prison.Les quatre hommes et trois femmes arrêtés ont été libérés sur promesse de comparaître.Ils doivent revenir en cour le 26 octobre.Les Mohawks d’Oka tiennent depuis cet été des soirées de bingo dans un édifice neuf érigé sur une rive du lac des Deux-Montagnes.L’immeuble peut accueillir 1,500 personnes.L’entreprise est la propriété de Quand on fait remarquer à M.Dubé que c’est le conseil des ministres — et non la direction du BAPE — qui a récemment nommé l’ingénieur Leduc à la fonction de commissaire ad hoc, il ajoute : « Ce genre de débat ne devrait pas se faire à partir d’un cas particulier.C’est une discussion que je préférerais reprendre à un niveau plus général ».« Ce n’est pas la première fois, poursuit aussitôt le commissaire Dubé, que des ministres posent des gestes ou prennent position dans des dossiers soumis à l’étude du BAPE et cela, souvent même avant la fin des audiences.Ça été le cas récemment du ministre Claude Ryan, qui a appuyé le projet d’autoroute Saint-Eustache-Lachute.Et de René Lévesque pendant le débat sur les berges de Longueuil».Les commissions du BAPE remettent leur rapport au ministre de l’Environnement, qui adresse ensuite ses recommandations au conseil des ministre pour décision finale.Les groupes environnementaux à l’origine de cette audience maintiennent pour leur part que le cas du commissaire Leduc entache la crédibilité de la commission et du BAPE.Le dossier de la rivière Aux-Bro-chets n’en est pas à sa première embardée.Contrairement aux dispositions du règlement sur les audiences publiques, l’étude d’impact des cinq promoteurs ne contient aucun examen rigoureux d’une alternative sérieuse au projet des cinq promoteurs municipaux.La firme à l’origine de cette étude s’est défendue de cet accroc au règlement et aux règles de l’art en se retranchant derrière le mandat limité donné par ses cinq clients.Les clients se sont retranchés derrière les directives du ministère qui n’exigeaient pas ce que prévoit la loi.Et le ministère, qui n’en trois résidants, qui ont cependant conclu avec le conseil de bande une entente assurant à la communauté 49 % des revenus du bingo.U ne centaine de personnes y travaillent.Le chef du conseil, Clarence Simon, a dénoncé l’intervention de la SQ, menée, dit-il, par quelque 75 policiers.Les Mohawks contestent la juridiction du gouvernement sur leur territoire.« 11 n’y a que des gens pacifiques ici, dit M.Simon.Ils sont intervenus sur une propriété privée, une propriété mohawk ».Les policiers, affirme M.Simon, auraient tenté d’intimider une soi- est pas à son premier manquement sur cette question, a « tourné autour du pot comme d’habitude », a expliqué une source au sein de la commission qui a déploré que les citoyens soient obligés de se prononcer sûr un dossier incomplet au sens de la loi.Les groupes environnementaux qui s’opposent au dragage de quelque 35,000 mètres de boue dans la baie Missisquoi estiment que cette activité frappera durement la faune aquatique parce qu’elle provoquera la remise en suspension de nombreux polluants d’origine agricole, qui se sédimentent dans l’embouchure de la rivière.Le plan de dragage « quinquennal » demandé par les cinq villes a pour but de permettre le passage des embarcations de plaisance dans une embouchure pratiquement obstruée en raison des rejets et de l’érosion agricoles.Cette situation déplaît souverainement aux navigateurs d’une marina située en amont sur la rivière.Les groupes environnementaux comme le Mouvement écologique du Haut-Richelieu et l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) ont démontré cette semaine, cartes à l’appui, que la marina pourrait être déménagée dans la baie, sur un site situé en eau profonde.Ainsi, disent-ils, il deviendrait inutile de draguer chaque année l’embouchure du cours d’eau, une opération qui devra se répéter tant que le cours d’eau agricole ne cessera pas de transporter dans le lac Champlain la terre et les pesticides des fermes.M.Paradis a déjà déclaré au DEVOIR que la rivière aux Brochets constituait un exemple parfait de l’inefficacité de la politique provinciale de protection des berges, dont il souhaitait un renforcement draconien.xantaine de membres de la réserve qui, sans arme, montaient la garde devant les locaux du conseil.La SQ a saisi à Oka l’équipement utilisé pour le bingo : plusieurs grands tableaux d’affichage électronique, téléviseurs, bouüers.En juin, a indiqué l’agent André Blanchette, les propriétaires du Riverside Bingo ont tenu leurs premiers bingos en toute légalité.Après une interruption en juillet et août, les soirées de bingo ont repris.Il y a une semaine, les organisateurs du Riverside Bingo aurait enfreint la loi, soutiennent les policiers.La loi oblige les organisateurs à obtenir un permis et à ne pas offrir plus de $ 3,500 en prix.Samedi dernier, dit André Blanchette, $ 4,200 en prix auraient été attribués.Ce week-end, dit-il, les organisateurs avaient annoncé deux nouvelles soirées de bingo, avec cette fois $ 10,000 en prix.Les deux soirées de bingo étaient annoncées à la radio et par des panneaux publicitaires, indique le policier, mais les montants offerts, eux, circulaient « en catimini ».Dans les réserves Mohawks du Canada et des États-Unis, des projets de bingos et casinos ont suscité depuis quelques mois des divisions internes, ainsi qu’on l’a vu à Kahnawake et à Saint-Régis, et provoqué de la violence et des interventions policières.À Kahnawake, les traditionalistes de la Grande Maison s’apprêtent à exploiter cet automne une salle pouvant accueillir 3,000 personnes, la troisième plus grande en Amérique du Nord.Ils ont vu dans l’intervention de la SQ à Oka un « avertissement », explique Peter Diome, porte-parole de la Grande Maison.« Les prix offerts à Oka étaient de $ 4,200, soit $ 700 de plus que la limite permise, dit-il.En envoyant la SQ, le gouvernement du Québec dépense au moins $ 500,000 pour récupérer $700! » Un problème d’approvisionnement en eau empêche encore l'ouverture du bingo de Kahnawake.Ce weekend cependant, les Mohawks y tiennent des journées portes ouvertes.Les Mohawks de Kahnawake comptent offrir des prix de $ 29,000, soit bien supérieurs a la limite fixée par la loi.Ils n’ont pas non plus l’intention de se doter des permis exigés.« Nous avons déjà un permis signé par les chefs de clan de la Confédération des six nations, et pour nous, c’est légal », dit M.Diome.Un affrontement semble donc inévitable, à moins que la rencontre prévue la semaine prochaine entre les représentants de la Grande Maison et ceux de la Régie des loteries et courses du Québec conduise à un rapprochement.Bttïitiard Morrier UN OBSTÉTRICIEN-GYNÉCO-LOG U E de l’hôpital Cité de la santé, à Laval, a déposé hier en Cour supérieure une requête visant à faire annuler un règlement de l’institution qui, depuis quelques semaines, interdit aux patientes, autres que celles résidant à Laval et dans quelques municipalités des environs, de venir accoucher en ces lieux.Dans sa requête pour jugement déclaratoire, le Dr Yvon Jasmin est secondé par deux de ses patientes de l’extérieur du territoire que la Cité de la santé ne veut plus desservir, soit Mmes France B., de Lachenaie, et Linda L., de Montréal.Le Dr Jasmin, qui est également membre du conseil d'administration de l’institution en cause, tient aussi un cabinet de consultation à la polyclinique médicale Saint-Martin de Laval.Selon le nouveau règlement de la Cité de la santé, seules y seraient désormais admises pour accouchement des patientes résidant à Laval ou encore dans certaines municipalités bien précises des Basses-Lau-rentides, telles Boisbriand, Rose-mère, Bois-des-Filion, Lorraine, Ter-rebonne, Mascouche, Saint-Eusta-che, Oka, Sainte-Thérèse et Blain-ville.Les autres futures mères demeurant à l’extérieur de ces municipalités devraient donc prévoir la naissance de leur enfant dans des hôpitaux de Montréal, de Saint-Jérôme ou d’ailleurs Suivant, en obstétrique justement, deux patientes à l’extérieur des villes mentionnées, le Dr Jasmin voudrait bien que celles-ci accouchent à la Cité de la santé, où il pratique, et il n’admet pas que la direction de l’hôpital impose à ses médecins des limites territoriales, même si un nombre maximal de 3,500 accouchements peuvent y être pratiqués annuellement.Par ailleurs, la Cité de la santé permettrait à son personnel résidant en dehors du territoire qu’elle veut uniquement desservir de se faire soi gner dans son établissement.Elle demande de plus à ses médecins de faire les demandes d'admission pour les patientes autorisées dans les quatre mois précédant leur accouchement, tandis qu'elle invite ceux-ci à transférer toutes les autres patientes ordinaires au* autres hôpitaux, sauf en cas d’urgence vitale.L'administration de l’institution de Laval suggère, en outre, pour les bénéficiaires qui ne rencontrent pas les conditions mentionnées de les refuser tout simplement ou encore de retarder toute demande de rendez-vous de quatre semaines.Le Dr Jasmin, qui trouve illégal qu’on l’empêche d’accoucher certaines de ses patientes à la Cité de la santé, telles les deux co-requérantes, voit dans ce geste un accroc direct à la Loi sur les services de santé et à celle de l’assurance-maladie, tout en considérant qu’on le limite dans ses privilèges de médecin traitant.C’est aussi poser un affront aux futures mères qui ont le droit absolu du •hoix de leur médecin pour suivre eur grossesse.Illégal aussi, menlionne-t-il, estJe teste de l'administration de l’insti-ution de s’immiscer dans la pratiaue de la médecine de son personnel.Il fait aussi valoir que de retarder des rendez-vous de quatre semaines dans le cas d'examens en laboratoire prive le médecin traitant de données importantes, souvent essentielles même au début d’une grossesse, pour pouvoir suivre adéquatement une patiente.Le Dr Jasmin opine aussi que c’est faire de la discrimination envers ses patientes que de les classer en deux catégories selon le lieu de leur résidence, tout comme il trouve discriminatoire qu'on permette à des employées de l’hôpital, non « admissibles » selon les nouvelles normes, de pouvoir s’y faire traiter alors qu’on le ne permet plus à des patientes ordinaires.Le gynécologue souligne, en outre, que la récente réglementation est inopportune, parce qu’il n’y a pas de ressources alternatives plus proches que la Cité de la santé pour assurer des services.meur ».États généraux Saisie de 20 tonnes Gouvornemont du Québec Commission des normes du travail Le jour de l’Action de grâces En vertu de la Loi sur les normes du travail, le 9 octobre, jour de l’Action de grâces, est un jour férié pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses du Québec.En conséquence, tout employé à temps complet ou à temps partiel peut bénéficier d’un congé payé ou d’une indemnité.Pour avoir droit à un jour férié, ce jour férié doit être un jour ouvrable* pour l’employé.De plus, l’employé doit avoir 60 jours de service continu dans l'entreprise et ne pas s'être absenté la veille et le lendemain de la fête sans l'autorisation de l'employeur ou sans rai- Le BAPE soutient Gilles Leduc 1989 sur l’éducation Les milieux syndicaux et patronaux sont absents du débat C’EST sans les syndicats et le milieu patronal que se fera en fin de semaine le point sur l’état de santé du système d’éducation au Québec, dans le cadre des « États généraux sur l’Éducation » organisés par la Fédération des étudiantes et étudiantes du Québec.Vingt-cinq ans après le rapport Parent, ce premier grand forum « non partisan » organisé par cinq regroupements d’associations étudiantes de l’Université du Québec à Ri-mouski, de l’Université de Montréal, de l’Université Laval, de l’Université de Sherbrooke et du campus de l’Université Mc Gill, devait etre l’occasion de confronter divers groupes d’intérêt sur l’avenir du monde scolaire.Le coordonnateur de l’événement, M.Richard Fradette, ne cachait toutefois pas hier sa déception de n’avoir pu rallier à cet événement les principales organisations syndicales et patronales.Plus de 1,100 invitations ont été lancées mais, hier après-midi, seulement une centaine de participants étaient inscrits.« Notre objectif était de réunir les gens qui travaillent avec les milieux scolaires, tant du côté des ministères, des universités, des cégeps, des syndicats que des entreprises.Nous voulons cerner le débat autour de plusieurs grandes questions, mais l’objectif est d’abord de trouver des pistes et non de voter des résolutions ou de faire des recommandations », a expliqué M.Fradette.« Il y a un manque de volonté dans certains milieux à vouloir se commettre.La représentation des milieux syndicaux et des corporations aurait pu nous apporter beaucoup, étant donné la place qu’ils occupent dans notre société », a-t-il insisté.Bref, même sans tous les intervenants souhaités, on amorcera en fin de semaine cette grande remise en question.La discussion portera sur un éventail de sujets aussi divers que le financement des universités, la qualité et l’accessibilité à l’enseignement, la place des femmes et la qualité du français.Le sénateur et ex-sous-ministre de l’Éducation, M.Arthur Tremblay, et M.Guy Rocher, membre de la célèbre commission Parent, ont ouvert le bal hier en retraçant le fil des événements qui ont précédé le rapport Parent.Le sénateur Tremblay a jugé regrettable que des organismes aient refusé de se joindre à ce grand forum sur l’éducation.Et qu’en est-il de l’éducation 25 ans après le rapport Parent ?Sarcastique, le sénateur Tremblay s’est limité à dire « que les générations n’étant jamais les mêmes, les systèmes d’éducation devaient constamment être réévalués ».Aujourd’hui, il sera question de la place des jeunes dans le système d’éducation, des universités et des cégeps, du financement post-secondaire et des relations entre l’université et la société.L’ex-ministre déléguée à la condition féminine dans le gouvernement de Pierre-Marc Johnson, Francine Lalonde, parlera des femmes et de la formation postsecondaire.aniouWOL'ÉBEC La boucherie charcuterie et le traiteur c’est notre métier! m y m Les temps froids nous amènent aussi de bien bonnes choses, comme.notre fameuse choucroute cuite! 1025 rue Laurier ouest 272-4065 / 272-4086 de cocaïne LOS ANGELES (AFP) — Au moins 20 tonnes de cocaïne, d’une valeur de $ 2 milliards US, ont été saisies, hier, à Los Angeles, ont annoncé les autorités locales, soulignant qu’il s’agit de la plus grosse prise de cette drogue jamais enregistrée dans le monde.Ralph Lochridge, porte-parole de l’administration de lutte anti-drogue (DEA), a déclaré que l’ancien record pour les États-Unis était de trois tonnes et demie, à Tampa, en Floride, l'année dernière.Quelque $ 10 millions en espèces ont également été saisis au cours de l’opération qui a été menée jeudi en fin de soirée, a ajouté M.Lochridge.La drogue a été saisie dans un entrepôt situé dans un quartier calme de Los Angeles, dans la zone industrielle de Sylmar, au nord de la vallée de San Fernando, à 35 km du centre-ville.Les circonstances exactes de l’opération n’ont pas été précisées.Trois hommes, dont les identités n’ont pas été encore communiquées, ont été arrêtés, sous l’accusation d’association de malfaiteurs dans le but de distribuer de la cocaïne, a dit M.Lochridge.« Us affirment être mexicains mais leurs accents étaient sud-américains », a poursuivi le porte-parole, précisant que la DEA a enquêté et mené une « surveillance intense » pendant une année avant de lancer l’opération qui devait conduire à cette saisie record, jeudi vers minuit.Les responsables californiens de lutte anti-drogue estiment que plus de la moitié de la cocaïne distribuée aux États-Unis entre dans le pays par Los Angeles.Dans un premier temps, les cartels colombiens parviennent à lui faire franchir la frontière mexicaine puis les fameux gangs de Los Angeles la distribuent dans les grandes villes américaines.son valable.*Un jour ouvrable est un jour où l'employé travaille habituellement ou un jour férié où il est appelé à travailler effectivement Dans le cas où il doit travailler ce jour, il a droit au salaire correspondant au travail effoctué et à une indemnité ou, au choix de l'employeur, à un congé compensatoire d'une journée.BAIE-COMEAU HULL JONQUIÊRE MATANE MONTRÉAL Renseignements (418) 589-9931 (819) 771-6259 (418) 695-1940 (418) 562-2010 (514) 873-7061 QUÉBEC ROUYN NORANDA SHERBROOKE TROIS RIVIÈRES (418) 643-4940 (819) 762-0867 (819) 565-0441 (819) 374-4661 V.J Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Collège de Bois-de-Boulogne ATELIERS DE PERFECTIONNEMENT Octobre 1989 Ces cours s’adressent aux adultes oeuvrant à titre professionnel ou bénévole dans des organismes communautaires et dans les établissements du réseau de la Santé et des Services sociaux ainsi qu’aux étudiantes et étudiants pour qui ils pourraient être un complément de formation.Handicaps auditifs et interventions professionnelles le samedi 7 octobre de 9 h à 17 h Intervention et gestion du stress le vendredi 13 octobre de 9 h à 17 h Intervention et gestion du temps le vendredi 20 octobre de 9 h à 17 h Utilisation de la musique dans la relation d’aide le samedi 28 octobre de 9 h à 17 h Coût: 35$ par personne Dans le cadre du programme "Gestion de bénévolat".Communication et relation d’aide les samedi et dimanche 23 et 24 octobre de 9 h à 17 h 30 Coût: 70$ par personne Informations: 332-3000 poste 347 Inscriptions: 332-3000 poste 313 10555, avenue de Bois-de-Boulogne Montréal, Québec H4N 1L4 332-3000 UN DOSSIER DÉSORMAIS PRIORITAIRE CERTIFICAT EN ÉTUDES DE L’ENVIRONNEMENT Quatre pistes vous permettant de comprendre l’environnement dans une perspective d’action et de pratique: • santé environnementale • aménagement • écologie appliquée • écologie humaine Programme multifacultaire DATE LIMITE D’ADMISSION: Le 1er novembre 1989 Annuairp et demande d’admission: 3335, chemin Queen Mary Métro Côte-des-Neiges Téléphone: 343-6090 1111111 y APPRENDRE POUR AGIR t A-4 ¦ Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 CULTURE ET SOCIETE Vladimir Volkoff remporte le prix international de la Paix Ferland VLADIMIR VOLKOFF a reçu hier le premier prix international de la Paix du Centre québécois du P.E.N.Club international offert par Alcan et Hydro-Québec.Ce prix est doté d’une bourse considérable — $ 20,000 — et sera décerné chaque année, à l’occasion du congrès du P.E.N.Club, à un auteur qui aura fait montre dans son oeuvre d’un réel souci pour la paix et la liberté des individus.Vladimir Volkoff s’est évidemment dit heureux et surpris de recevoir ce prix, mais surtout fier qu’il soit donné par le Centre québécois, « parce que je crois avant tout à la défense du français de par le monde ».Il faut souligner que l’auteur de Les Hommes du tsar (Julliard et L’Âge d’homme) vit aux États-Unis depuis plus.de 20 ans et écrit directement en français.« Ma patrie, c’est l’exil », laisse-t-il tomber fièrement.Effectivement, il se dit le plus Français des Français, même si ses parents sont Russes, et le plus Russe des Russes, même s’il n’a jamais mis les pieds en Russie.Vladimir Volkoff a publié une trentaine de livres, dont la plupart sont des romans, et a remporte de nombreuses distinctions littéraires.Ses parents, persécutés, ont quitté la Russie après la Révolution et se sont établis en France où il est né.« Ma langue maternelle est le russe, mais ma langue littéraire est le français », ajoute-t-il.L’auteur du Retournement a étudié en littérature et a obtenu un doctorat en philosophie à la Sorbonne.Après avoir participé à la guerre d’Algérie, il a fait son tour du monde.Il est venu s’établir pour un an à Montréal, mais n’a pas trouvé de travail.C’est à Atlanta qu’il s’est fixé pour enseigner et écrire.Aujourd’hui, il vit de sa plume, « même si mes romans traduits en anglais ne connaissent pas de succès aux États-Unis ».Il explique ces échecs par une mauvaise présentation de ses romans qui renferment beaucoup d’action, mais ne sont pas des romans d’espionnage « avec du sang et des cadavres ».Vladimir Volkoff se définit d’abord comme un artisan.« Ma littérature, je la veux de qualité, avec de l’action et remplie de réflexions sérieuses.J’écris mes romans toujours trois fois.À chaque fois, je corrige la version précédente et ça me prend en général deux ans à temps plein avant de donner mon manuscrit.» D’autre part, le congrès du P.E.N.Club s’est terminé dans l’allégresse, hier, par un dîner d’adieu en présence du ministre des Communica- Un concert qui aurait bien pu se passt de Vunilinguisme de ses présentateurs timidement mais avec grâce et dans la Sorbonne) nous préparaier PHOTO P E N.Club/Canadian Centre Vladimir Volkoff, lauréat du premier prix de la Paix du P.E.N.Club.tions du Canada, Marcel Masse, et une soirée dansante.On a pu entendre aussi, en première mondiale, la pièce orchestrale Paix et migration, de Michel Longtin, interprétée par l’orchestre I Musici de Montréal.On a également procédé, jeudi soir, au lancement de deux ouvrages : lé collectif L’Écrivain : liberté et pouvoir (éditions du Pélican-Septentrion) et le recueil de Georges-Emmanuel Clancier, Tentative d’un cadastre amoureux (Écrits des Forges).Le congrès semble avoir été un succès populaire, des foules importantes se pressaient encore hier aux différents panels.C’est, d’ailleurs, ce qui a frappé les délégués étrangers.Pour Jean Éthier-Blais, deux mots résument les activités du congrès : « Amitié entre les hommes et les femmes de lettres et solidarité avec les écrivains en prison qui sont peut-être à notre place.» Musique et Révolution Concert des Chambristes de Montréal : Pleyel, Sonate, op.16 n° 5; Amadeo Rosetti, Quatuor, op.5; Devienne, Quatuor, op.73 n° 1; Gyrowetz, Sonate, op.26 n°2; Michel-Joseph Gebouer, Quatuor concertant n° 1; Haydn, Trio, Hob.XV18.Le 28 septembre au théâtre Paul-Desmarais du Centre canadien d'architecture.Carol Bergeron LE CENTRE canadien d’architecture (CCA) ouvrait jeudi, pour la première fois, les portes de son théâtre Paul-Desmarais au public mélomane.Très sobre dans sa décoration, cette petite salle de 217 places aux murs lambrissés de panneaux de bois rectangulaires possède une acoustique très agréable qui convient fort bien à la musique de chambre.Elle possède, en somme, les dimensions d’un grand salon de musique.Un salon où, jeudi soir, la musique dut céder une partie de son temps à la parole.Et sans qu’en apparence cela ne le justifiât, puisque le sujet du concert n’était rien de moins que « la musique et la Révolution, à Paris vers 1790 », la langue « officielle » devint inopportunément et surtout, exclusivement l’anglais.Pour être juste, précisons qu’il fallait tout de même s’attendre à ce que la maîtresse des lieux, Phyllis Lambert, adressât un petit mot de bienvenue.Aussi le fit-elle, quelque peu lipiii Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente HI ill!!!! illllllïii LA FACULTE DE L’EDUCATION PERMANENTE A CRÉÉ POUR VOUS PLUS DE liutbf -.J » f r if) w-.o BIEN ADAPTES A VOS timidement mais avec grâce et dans les deux langues officielles, puisque le centre de recherche sur l’architecture, qu’elle a conçu et qu’elle dirige, est nommément « canadien ».C’est après que les choses devinrent embarrassantes, pour ne pas dire offensantes pour les francophones qui se trouvaient dans l’auditoire.Présentée comme une francophone qui dirigeait le service anglais de Radio-Canada au Québec, Nicole Bélanger vint nous faire, dans la langue de Shakespeare, la genèse d’une « édifiante » collaboration entre son service et le CCA.Or il n’était point dit que ces soirées musicales, même si elles avaient été conçues en collaboration avec la CBC, ne s’adressaient qu’aux seuls anglophones.Comme si cela ne suffisait pas, on a demandé à deux musiciens de présenter, en anglais, faut-il encore le préciser, toutes les oeuvres.Précaution totalement inutiles puisque, fort bien rédigées, les notes du programme (écrites par Jean Gri-benski, professeur de musicologie à la Sorbonne) nous préparaient fort bien à l’écoute de la musique.Nous n’avions donc pas besoin qu'un Andrew Tunis nous confesse qu’il ne connaissait à peu près rien des pièces ni des compositeurs qu’il interprétait.Il n’était pas davantage nécessaire de subir les « vasouillages » historico-biographiques de l’altiste Douglas McNabney.D’autant que la musique parlait avec assez d’éloquence de son insupportable vacuité.Bien entendu, cette appréciation ne s’applique pas au Trio pour violon, violoncelle et piano de Joseph Haydn.À l’exception de quelques passages ici et là, je n’ai pas l’impression que ce qu’on nous a fait entendre de Pleyel, Rosetti, Devienne, Gyrowetz et Gebouer valait vraiment la peine d’être joué autrement qu’en doses homéopathiques.Si seulement, plutôt que de se comporter comme des élèves appliqués, les Chambristes de Montréal y avaient ajouté un peu d’esprit, un brin de folie.Les intellectuels cubains sont mis au pas BESOINS PROFESSIONNELS rand Rosenthal de l'Agence France-Presse LA HAVANE — Les autorités cubaines viennent de rappeler à leurs intellectuels les plus remuants que la liberté de création a ses limites dans l’île, en faisant décrocher d’une exposition de peintures plusieurs toiles mettant en scène Fidel Castro.L’avertissement s’adresse particulièrement aux jeunes peintres de l’Institut supérieur d’arts (ISA) qui, depuis deux ans, sont à la pointe d’une fronde intellectuelle avec des créations iconoclastes de la révolution.Selon plusieurs intellectuels cubains, une exposition de peintures début septembre, au Castillo de la Fuerza, un fortin colonial reconverti aux activités culturelles à l’entrée de la baie de La Havane, a conduit à la mise à l’écart discrète de Marcia Leiseca, chargée du secteur des arts plastiques au ministère cubain de la Culture.Marcia Leiseca, vice-ministre de la Culture jusqu’à la réorganisation du ministère en mars dernier, et pendant des années figure-clé de l’institution culturelle qu’est la Casa de las Americas, avait pris à plusieurs reprises la défense des jeunes plasticiens et jouissait d’une grande sympathie dans les secteurs intellectuels où elle avait été surnommée « la Dame de fer».Selon les mêmes sources présentes à l’inauguration de l’exposition, plusieurs toiles de deux jeunes artistes peignant à quatre mains, Pon-juan de la Coloma et Rene Francisco, ont été décrochées.L’une d’entre elles, qui montrait Fidel Castro parlant sur la place de la Révolution a une foule composée de visages de Fidel Castro, n’a même pas été exposée.Après l’inauguration, d’autres toiles où figurait le leader de la révolution cubaine ont été également soustraites aux regards des visiteurs.Ces événements ne semblent avoir en rien assagi l’imagination provocatrice des jeunes peintres.Trouvant sans doute que l’espace de la culture va se réduisant, ils sont passés récemment à ce qu’ils appellent la « culture .physique », en organisant ironiquement un match de base ball, le sport national cubain.Ils envisagent désormais un marathon et un match de boxe.Dans les milieux culturels officiels, on reconnaît que les plasticiens ont, en effet, « un langage très politisé » qui dérange parfois, mais qui aide au débat sur des sujets complexes.Il n’y a pas de changement politique dans le domaine culturel, ajoute-t-on, et les plasticiens continueront de jouir de leur liberté de création.Pour appuyer ces affirmations, une exposition du peintre Flavio Garciandia qui se tient actuellement dans le hall du cinéma Charlie-Cha-plin, siège de l’Institut cubain de l’art et des industries cinématographiques (ICAIC), est essentiellement consacrée à des toiles représentants des faucilles faisant l’amour avec des marteaux ou vice versa.Autre indice, le chanteur Pedro Luis Ferrer est réapparu en public à La Havane, à la fin de la semaine dernière, après avoir été interdit de scène et de diffusion, voici plus d’un an, à la suite de déclarations critiques lors d’une tournée à l’étranger.Plus controversé, en revanche, apparaît le cas de l’écrivain et critique cubain José Parts Sariol, dont l’édition du dernier livre a été arrêtée au milieu du processus d’impression début septembre, selon plusieurs sources dans le monde culturel cubain.Son roman, intitulé Cualquiera (Quiconque), met en scène un responsable des relations publiques d’un ministère cubain.Le héros, plutôt négatif, assis sur le Malecon de La Havane, l’avenue bordant la mer, se livre, bouteille de rhum à la main, à un monologue sur l’opportunisme et la double morale dans la société cubaine sur fond de 30 ans de révolution.Le roman achevé en 1987, puis approuvé par un comité de trois lecteurs, comme il est d’usage dans l’île, en était au stade des corrections avant impression, lorsque le directeur des Éditions de l’Union des écrivains et artistes cubains (UNEAC) a demandé une nouvelle évaluation du roman.La décision de stopper l’édition du roman a été prise pour des « raisons fondamentalement littéraires », affirme-t-on dans les milieux officiels.Universalis : 31,500 pages Trouvez ci-dessous le certificat qu’il vous faut: • Créativité: fondements et méthodes • Criminologie I et II • Droit • Études de l’environnement • Études individualisées • Gérontologie • Gestion des services de santé I et II • Information et journalisme • Micro-informatique (1) • Publicité Recherche documentaire et rédaction française Relations industrielles I et II Relations publiques Santé communautaire Santé et sécurité du travail Sciences de la communication Toxicomanies: prévention et intervention Traduction I et II mener à un baccalauréat ès arts ou ès sciences et vous Des certificats bien agencés peuvent vous aideront concrètement dans vôtre carrière.Vous êtes indécis dans votre démarche?Nos conseillers en formation se feront un plaisir de vous guider dans votre choix de programme.Prenez rendez-vous au 343-6867.(1) Microprogramme DATE LIMITE D’ADMISSION: Le 1" novembre 1989 INFORMATION: Service d’accueil el de renseignements 3335, chemin Queen Mary Rez-de-chaussée (Métro Côte-des-Neiges) Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 19h le vendredi de 9h à 17h ou téléphonez au (514) 343-6090 PARIS (AFP) - Cathédrale de la connaissance de la « galaxie Gutenberg », la nouvelle édition de Y Encyclopaedia Universalis a été présentée jeudi à Paris : 36 millions de mots, 31,500 pages et 30,000 illustrations, 6,000 articles, répartis en 30 volumes, d’un poids total de quelque 60 kg- Cette troisième édition de cette encyclopédie, lancée en 1968 par l’éditeur américain Encyclopaedia Britannica et l’éditeur français, le Club français du Livre, est composée de 23 volumes pour le Corpus, 4 pour l’Index et 3 pour le Symposium.Elle sera tirée dans un premier temps à 20,000 exemplaires.Les 23 volumes du Corpus, la clé de voûte de l’édifice, le plus complet actuellement dans l’édition française, seront disponibles dans le courant de l’automne et les sept autres au printemps.La nouvelle édition a gardé les trois couleurs traditionnelles des volumes (blanc, or et bleu) et les milliers d’articles de synthèse du Corpus.En fait, ce sont le contenu et l’organisation de l’encyclopédie qui ont été profondément modifiés.Ainsi, le Thesaurus-Index, « porte d’entrée » de l’encyclopédie, s’enrichit de 1,300 notices nouvelles, faisant de ces quatre volumes une véritable banque de données.r Centre d'information et de documentation sur la Mozambique et l'Afrique australe LE CENTRE D’INFORMATION ET DE DOCUMENTATION DU MOZAMBIQUE ET D’AFRIQUE AUSTRALE VOUS INVITE À UNE SOIRÉE D'INFORMATION: Le centre d’information et de documentation du Mozambique et d'Afrique australe vous invite à une soirée d’information: NAMIBIE: LA NAISSANCE D’UNE NATION! Les élections du 1 er novembre Les manipulations de l’Afrique du sud La position du gouvernement canadien Lundi le 2 octobre à 19:00 heures, à la CSN-1601 Delorimier, Montréal.DE NAMIBIE: des porte-paroles des églises et des groupes populaires DE RETOUR DE NAMIBIE: Peter Bakvls de la CSN et Paul Purltt du CTC.Pour plus d'information, contactez Isabelle Fortin au 499-0314.B:/B L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 ¦ A-5 Devant l’Assemblée générale des Nations unies Barco réclame la guerre mondiale contre la drogue NEW YORK (AFP) — Le président colombien, M.Virgilio Barco, a lancé hier, du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies un appel à l’aide à la communauté internationale dans sa « guerre totale » contre le trafic de drogue.M.Barco a proposé un « plan d’action global » pour lutter contre les trafiquants de drogue qui n’ont pas de frontières et pour qui il ne peut être question de « refuges sûrs ».« Dans cette guerre, a-t-il dit, le temps est venu à la communauté des Nations de choisir son camp.Beaucoup d’entre vous, a-t-il dit en s’adressant aux nombreux délégués présents dans l’hémicycle, n’acceptent peut être pas le fait qu’il s’agit d’une guerre totale », en expliquant que si la cocaïne est produite en L’opposition dénonce les exécutions à Pretoria PRETORIA (AFP) — La pendaison, hier à Pretoria, d’un militant du Congrès national africain, et l’annonce que quatre exécutions auraient lieu mercredi prochain, ont été violemment critiquées par l’opposition antiapartheid, qui y voit une contradiction totale avec les appels répétés du président Frederik W.de Klerk à la création d’un climat propice à l’ouverture de négociations avec la majorité noire.L’exécution de Mangena Jeffrey Boesman, un Noir de 36 ans membre de l’ANC, et celle de Jacobus Freeman, un Métis de 30 ans, sont les premières depuis l’accession à la présidence de M.de Klerk, qui a grâcié 11 condamnés à morts, dont sept le jour même de son entrée en fonctions, le 20 septembre.Ces deux pendaisons portent à 39 (29 Noirs, huit Métis dont une femme et deux Blancs) le nombre des suppliciés depuis le début de l’année, alors que 52 condamnés à mort ii-tions en 1988 et 164 l’année précédente.« D’un côté, le gouvernement parle de réconciliation nationale et de négociations, mais de l’autre, il persiste avec les exécutions politiques », a déclaré à l’AFP Max Coleman, militant blanc anti-apartheid.M.Coleman a rappelé que l’ANC, le principal mouvement nationaliste d’Afrique du Sud, avait demandé un moratoire de toutes les exécutions politiques.« Ça ne semble pas être une réponse (positive) à cet appel », a-t-il commenté à propos de l’exécution de Boesman.Mangena Boesman avait été condamné au gibet en 1987 pour un meurtre considéré par l’opposition anti-apartheid comme un délit politique.Il avait, en effet, été reconnu coupable de l’assassinat, en 1985, d’une institutrice de 51 ans, Mellina Fass, accusée par les militants radicaux d’être une « moucharde » de la police.Des émeutes anti-gouvernementales faisaient rage à l’époque dans presque toutes les cités noires du pays.Deux autres Noirs condamnés à mort pour ce meurtre ont vu leur peine commuée en 25 ans de prison.La victime avait été lynchée au moyen de la méthode dite du « collier », qui consistait à placer un pneu imbibé d’essence autour du cou du supplicié et à y mettre le feu.Des dizaines de Noirs —élus locaux, policiers ou des personnes simplement soupçonnées d’être des informateurs de la police — avaient été mises à mort de cette manière entre 1984 et 1986.Amérique latine, elle est consommée en Amérique du Nord et atteint désormais l’Europe et l’Asie de l’Est.« Tant qu’il y aura des consommateurs il y aura des fournisseurs », a-t-il dit en soulignant que « les seules lois que les trafiquants de drogue respectent sont celles de l’offre et de la demande ».Aussi, a-t-il demandé l'aide de la communauté internationale autour d’un « plan d’action global »’ en six points dont le premier consiste d’abord à reconnaître que « la demande insatiable de drogue alimente le ter-rorisme qui est l’une des plus grandes menaces contre la démocratie en Amérique Latine».Deuxièmement, a expliqué sous les applaudissements le président, tout effort pour lutter contre la drogue « dépend également de la coopération internationale afin d’arrêter le commerce illégal de produits chimiques » qui est essentiel dans la fabrication de la drogue consommable.La 2e conférence internationale des Nations Unies contre la drogue qui s’est tenue début septembre à Vienne en Autriche a notamment mis l’accent sur l’importance du contrôle des produits dits « précur- seurs », comme le kérosène, l’ammoniaque ou l’acétone, indispensables à la transformation de feuille de coca en cocaïne.Troisièmement, le président a demandé un réel contrôle international des ventes d’armes, utilisés par les traficants de drogue pour intimider ou terroriser les populations.Il a également souhaité une « ferme condamnation » des activités de mercenaires étrangers dont plusieurs d’entre eux sont employés par les dirigeants du cartel de Medellin.Selon Bogota, cinq Israéliens, une douzaine i PHOTO AP De nombreuses personnes ont franchi, encore hier soir, le grillage qui encercle l’ambassade ouest-allemande à Prague.Afflux à Prague, dégel à Varsovie Les ambassades de RFA débordées d'après AFP LA CRISE des réfugiés de RDA dans les ambassades de la République fédérale allemande, à Prague et a Varsovie, s’est accentuée hier.Il y a de plus en plus de monde sur les terrains des deux délégations diplomatiques — 2,600 à Prague et 600 a Varsovie — mais un dégel était perceptible à Varsovie, tandis qu’à Prague, la RFA a réussi à renvoyer la balle dans le camp tchécoslovaque, à l’issue d’une visite de deux jours du président de la Croix-Rouge ouest-allemande.Sans obtenir d’engagement précis, le prince Botho zu Sayn-Wittgenstein a cependant quitté Prague avec l’assurance que la Croix-Rouge et les autorités tchécoslovaques allaient étudier de près la demande de coopération humanitaire, visant à vider l’actuel problème, présentée officiellement par la RFA à la Tchécoslovaquie avant-hier soir.« C’est quelque chose de nouveau et positif », a estimé un responsable ouest-allemand, qui a requis l’anonymat.« Jusqu’à présent, les Tchécoslovaques nous avaient toujours dit non.Maintenant ils admettent la nécessité d’examiner notre demande d’autres locaux pour héberger au moins provisoirement une partie de nos réfugiés », a ajouté ce responsable.Le président de la Croix-Rouge de RFA a souligné le ton « très favorable » et la « bonne volonté » dont a fait preuve à son égard son interlocuteur, le vice^jrésident de la Croix-Rouge tchécoslovaque Frantisek Novotny.La police locale a nettement renforcé sa présence aux abords de l’ambassade, a-t-on constaté.Par groupes de deux, des hommes en uniforme ont pris ostensiblement position le long de la petite route menant au parc de la mission diplomatique, rebaptisée par dérision « Hôtel Leipzig » par ses hôtes de RDA.« Ils n’interviennent pas, mais leur présence a un but dissuasif évident’, a commenté un responsable ouest-allemand.Concernant le sort des réfugiés est-allemands qui accepteraient la proposition de Berlin-Est de retourner en RDA avec la garantie d’$tre autorisés à émigrer dans les six mois, M.Pavel a précisé que « naturellement », il y aurait « des exceptions, par exemple pour ceux qui sont liés aux secrets d’État dans leurs obligations de travail en RDA».Dans l’autre « affaire » similaire, à Varsovie, le ministre polonais des Affaires étrangères Krzysztof Skubis-zewski a assuré hier à New-York son homologue ouest-allemand, M.Hans Dietrich Genscher, qu’une solution au problème des quelque 600 Alle- mands de l’Est réfugiés à Varsovie était « imminente ».Un porte parole du chef de la diplomatie ouest-allemande, M.Juer-gen Chrobog, a souligné que M.Genscher était « exceptionnellement plein de confiance et rempli d’espoir » à la sortie d’un entretien de deux heures, organisé en marge de l’assemblée générale des Nations unies.M.Skubiszewski a également réaffirmé que le gouvernement polonais ne renverrait aucun ressortissant est-allemand en RDA contre sa volonté.Le chef de la diplomatie ouest-allemande a remercié son homologue polonais pour la manière prévenante avec laquelle Varsovie prenait en charge les réfugies est-allemands dans l’ambassade.Mais sur le terrain, les réfugiés de Varsovie répétaient hier à qui voulait l’entendre qu’il n’est « pas question » de retourner en Allemagne de l’Est, et disaient qu’ils avaient grande confiance envers le gouvernement non communste de la Pologne pour veiller sur eux.Succès de la grève générale Haïti veut renégocier sa dette extérieure avec le Fonds monétaire PORT-AU-PRINCE (AFP) - Le chef du gouvernement haïtien, le général Prosper Avril, a reconnu hier le succès de la grève générale très largement suivie mercredi pour protester contre un accord signé avec le Fonds monétaire international ( FMI), et annoncé son intention de le renégocier.Dans une interview accordé à Radio Soleil, la station de l’église catholique, le général Avril a reconnu que cet accord — qui porte sur un prêt de 27 millions de dollars du FMI en contrepartie d’une hausse de 30 % des tarifs douaniers — a été conclu à « un moment où le peuple haïtien est confronté à toutes sortes de problèmes».Le chef du gouvernement a qualifié de « légitimes » les préoccupations des six millions d’Haïtiens.« Moi non plus, ne je suis pas d’accord avec les exigences du FMI’, a-t-il déclaré, tout en admettant avoir été pressé de signer cet accord cause des difficultés économiques auxquelles le pays est confronté.Il a également annoncé une diminution de plusieurs millions de dollars du budget de l'État pour la pro- chaine année fiscale.Le général Avril a également indiqué qu’il mettrait prochainement en place un programme, de concert avec les différents secteurs de la population, pour combattre la vague d’insécurité qui a fait plusieurs dizaines de morts dans les derniers mois.Il a par ailleurs reconnu que plusieurs militaires participent aux actes de banditisme commis à travers le pays et a annoncé le jugement prochain de certains d’entre eux.Interrogé sur un éventuel retour de l’ex-président Leslie Manigat, renversé par un coup d’État militaire en juin 1988, cinq mois après son arrivée au pouvoir, le général Avril a affirmé que celui-ci « a le droit de retourner dans son pays ».« Le gouvernement assurera toujours sa sécurité, à lui de savoir les problèmes que sa présence pourrait causer », a-t-il ajouté.5 S EXXA 4» IS^ DUVET I 550 PRÉSIDENT KENNEDY 843-6248 I ST-JEAN: 1 PLACE DU MARCHE DECOUVREZ DE NOUVEAUX HORIZONS UNIVERSITAIRES ALLEMAGNE (République fédérale).BRÉSIL, CHINE (République populairel, COLOMBIE, CORÉE (République!, LOUISIANE, MEXIQUE, ROYAUME UNI, TUNISIE.0e nouveaur horizons universitaires s'oflrenl à vous grâce aui programmes de Bourses d'études à l'étranger administrés par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science avec la collaboration du ministère des Affaires internationales.Si vous désirez vivre une espérience enrichissante de séjour è l'étranger sur le plan des études comme sur le plan personnel, alors, ces programmes sont peut être pour vous.Pour savoir si vous êtes admissible et pour obtenir la brochure, veuillez vous adresser à la Direction de la coopération du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, 39, rue Saint Louis, 3' étage.Québec (Québecl GIR 3Z2, au numéro (4181 644-3235 ou au service responsable de votre université: Calendrier de dépôt de votre candidature: Bourses Québec - RFA Bourses Québec - Brésil Bourses Québec - Corée Bourses Québec - Colombie Bourses Québec - Mexique Bourses Québec - Chine Bourses Québec - Tunisie Québec - Royaume-Uni Bourses Québec - Louisiane 13 octobre 1989 20 octobre 1989 20 octobre 1989 3 novembre 1989 3 novembre 1989 17 novembre 1989 12 janvier 1990 26 janvier 1990 2 février 1990 I Gouvernement du Québec Ministère de l'Enseignement supérieur I et de la Science Direction générale de l'enseignement et de la recherche universitaires Québec de Britanniques et plusieurs Latino-américains sont actuellement recherchés.Quatrièmement, M.Barco a insisté sur la nécessité d'une coopération internationale pour arrêter le blanchiment de l’argent de la drogue, dont les sommes, selon les experts, se situent entre le commerce d'armes et les revenus pétroliers, soit à peu près $300 milliards(US).Cinquièmement, la Colombie sou haite la ratification de la convention de Vienne demandant notamment la confiscation de tous les biens acquis avec l’argent de la drogue ou servant à son trafic.À cet égard, il a demandé la tenue d’une session spéciale de l’ONU sur la drogue, qui selon toute vraisemblance doit se tenir en octobre.11 a également demandé la mise en place d’un groupe international de travail au niveau ministériel chargé de coordonner les actions contre les trafiquants de diogue.Sixième et dernier point, le président Barco a souhaité le soutien de la communauté internationale au système démocratique de son pays et à son économie dont il assure qu’elle n'est pas liée' au trafic de diogue.Le président a souligné l’importance de la stabilité du prix du café, la principale ressource colombienne, qui en raison de l’absence d’accord international a fait perdre à son pays plus de $400 millions de revenus cette année, a-t-il dit.Dans sa conclusion, le président a notamment demandé aux pays industrialisés de reconnaître « leur dette écologique » vis-à-vis de l’humanité, en parlant de la déforestation, des pluies acides et de la destruction de la couche d’ozone.Plusieurs pays, parmi lesquels les États-Unis, la Grande Bretagne et la France ont annoncé leurs aides financières, militaires et judiciaires pour lutter contre les trafiquants de drogue.Nervosité à Manille après la mort de Marcos d'après AP et AFP MANILLE — Les forces armées et la police ont été placées en alerte maximale, hier dans la capitale philippine, et la sécurité a été renforcée près des installations vitales, à la suite du refus de la présidente Co-razon Aquino d’autoriser les funérailles de l’ancien président Ferdinand Marcos aux Philippines.Ferdinand Marcos, 72 ans, est décédé jeudi d’un arrêt cardiaque au centre médical de St Francis à Honolulu, où il était hospitalisé depuis neuf mois.Hier à l’aube, le commandant de la défense de la région de la capitale, le général de brigade Rodolfo Biazon a ordonné que la zone de Manille soit placée en alerte maximale et a renforcé la sécurité à toutes les stations de radio et les chaînes de télévision, les centrales électriques, les centraux téléphoniques et d’autres installations essentielles.L’ensemble des partisans de l’ancien président philippin mais aussi quelques-uns de ses adversaires, ont enjoint Mme Aquino de revenir sur sa décision de ne pas autoriser l’enterrement aux Philippines de Ferdinand Marcos.« La réconciliation est possible, mais basée sur la justice et les fautes du passé contre le peuple philippin doivent être corrigées », a dit Mme Marcos au cours d’une confé rence de presse.Elle enverra aux funérailles de l’ancien président son conseiller pour la sécurité nationale, l’ex-général Rafael Ileto, qui jouit d’un respect unanime dans le pays.Mme Aquino avait ordonné dans la matinée que les drapeaux soient mis en berne dans tout l’archipel.Elle a transmis ses condoléances à la famille de son prédécesseur, sous le régime duquel son mari, le chef de l’opposition Benigno Aquino, fut assassiné en 1983.« Les restes de Ferdinand Marcos ne seront pas autorisés à être rapatriés jusqu’à ce que le gouvernement, sous la présente administration ou sa suivante, en décide autre- ment », avait déclaré la veille la pré sidente philippine au cours de son message de condoléances à la famille de Ferdinand Marcos.Les fidèles de l’ancien président philippin, a annoncé un des ses partisans, Oliver Lozano, vont organiser une marche funèbre symbolique en protestation, sans préciser toutefois quand aura lieu le cortège.Le vice-gouverneur d’Ilocos Norte et ancien chef de la police secrète à Manille, Rolando Abadilla, a déclaré que les partisans de l’ancien président épuiseraient « tous les moyens légaux » pour organiser les funérailles aux Philippines.Si cela échoue, a ajouté Rolando Abadilla, « nous déciderons quand le moment sera venu » quelles sont les solutions de rechange.À Manille, le vice-président Salvador Laurel, dirigeant le parti d’opposition nationallisle et un opposant de premier plan à Ferdinand Marcos a enjoint, lui aussi, Corazon Aquino à autoriser l’enterrement de l'ancien président aux Philippines.L’ancien ministre de la défense, le sénateur Juan Ponce Enrile, qui avait pris la tête de la mutinerie militaire en février 1986 qui avait provoqué la chute de Ferdinand Marcos et consécutivement l'arrivée au pouvoir de Corazon Aquino a déclaré: « Je demande au président de l’autoriser (Ferdinand Marcos) à revenir.Cela devrait permettre aux gens qui croyait en l’ancien président de lui rendre hommage », a déclaré Juan Ponce Enrile, lors d’une interview à la radio.L’ancien ministre de la défense a été démis de ses fonctions à la suite de sa tentative manquée de coup d’Etat contre Corazon Aquino, le 23 novembre 1986.Les procès contre la famille Mar-cos et ses alliés — aux Philippines comme aux États-Unis et.en Suisse — vont être poursuivis pour tenter de recouvrer une partie des fonds publics détournés et que Manille estime entre 5 et 10 milliards de dollars, ont indiqué des sources officielles.A Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente mmlf' COMPRENDRE ET INTERVENIR CERTIFICAT EN TOXICOMANIES Obtenez les connaissances pour identifier les problèmes liés à l’usage de l’alcool et aux autres drogues.Développez les habiletés pour intervenir auprès des toxicomanes.DATE LIMITE D’ADMISSION: Le 1er novembre 1989 Annuaire et demande d’admission: 3335, chemin Queen Mary Métro Côte-des-Neiges Téléphone: 343-6090 Extérieur: 1-800-363-8876 mm illp A-6 U Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 L ACTUALITE INTERNATIONALE CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIAS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield.Montréal.Canada, H3G 1X5 Fax: (514) 934-1246 Télex 05-268656 Têt : (514) 934-0272 POUR RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS, CONTACTEZ FRANCINE GINGRAS AU 842-9645 Exécutions, présence militaire et boycottage diplomatique marquent le 40e anniversaire de la Chine communiste Des festivités au goût amer Centre de psychologie 39 ouest, bout Gouin Montréal H3L 1H9 (514) 331-5530 -SERVICES PSYCHOLOGIQUES- Goum inc.M.SAFAR B.Com., C.M.A.CONTRÔLEUR EXTERNE BILINGUE • Contrôle interne, états financiers, fiscalités.• Étude, conception, implantation systèmes comptables & prix de revient.• Budget & contrôle budgétaire.• Traitement comptable.• Tarif horaire, per diem.TÉLÉPHONE: (514) 337-6158 / 333-6840 d'après AFP et Reuter PÉKIN — Gravement isolé sur la scène internationale, le régime communiste chinois fêtera demain son quarantième anniversaire.Exécutions, appels à la clémence des organisations humanitaires, boycottage diplomatique, lourde présence militaire : c’est sous ce signe que la place Tiananmen, reconquise dans le sang en juin dernier par les autorités de Pékin, se prépare à ces festivités au goût amer.Ainsi, la plupart des grandes ambassades occidentales — dont celles des États-Unis et de la CEE — boycotteront partiellement les cérémonies du 40e anniversaire, pour marquer leur condamnation de la répression du printemps de Pékin.Les ambassadeurs occidentaux ont décidé — après concertation — de participer au banquet officiel offert ce soir au Palais du Peuple par le Premier ministre, M.Li Peng, mais de quitter le lieux avant le spectacle prévu aussitôt après, a-t-on appris de sources diplomatiques concordantes.Cette attitude, a expliqué un officiel américain, vise à manifester la désaprobation envers Pékin, mais sans aller jusqu’à la rupture totale.Même de nombreux pays socialistes — URSS en tête — ont soigneusement pris leurs distances vis-à-vis du PHOTO AP Au Grand Palais du peuple, hier, les caciques du régime chinois se sont réunis, dans le cadre des commémorations du 40e anniversaire de la République.régime chinois, qui prône le retour au marxisme-léninisme pur et dur.De son côté, l’organisation humanitaire Amnistie internationale a demandé hier au gouvernement chinois la libération de tous les prisonniers de conscience et l’arrêt des exécutions, ont indiqué à Londres ses porte-parole.Dans un message adressé au Premier ministre, M.Li Peng, Amnesty estime que cette action serait une « contribution majeure la protection des droits de l’homme «.Selon AI, il est impossible de savoir combien de personnes sont actuellement détenues en Chine en raison de leurs opinions, ni combien se trouvent sous le coup d’une condamnation à mort.HYDRO QUEBEC a PROCEDURE D'EXAMEN DES PLAINTES des clients d'Hydro-Québec établie en vertu de la Loi concernant l’examen des plaintes des clients des distributeurs d’électricité ( 1989, L.Q.c.13) Des services à la clientèle d’Hydro-Québec sont établis dans quarante-sept de ses bureaux d’affaires au Québec, pour répondre à toute demande d’information et de renseignements ou toute question relative à la livraison et la fourniture de l’électricité.Hydro-Québec améliore constamment ses services auxquels les clients sont invités à recourir pour toute question en relation avec Hydro-Québec.La Loi concernant l’examen des plaintes des clients des distributeurs d’électricité vient renforcer l’accessibilité aux clients à un meilleur service à compter du 1er septembre 1989.La procédure prévue dans cet avis explicite la marche à suivre à cette fin.La premiere étape à franchir pour formuler une plainte est de communiquer avec le bureau du service de la Clientèle approprié.1.OBJECTIF DE LA PROCÉDURE Définir les modalités d'accueil et de traitement des plaintes formulées par les clients d'Hydro-Québec sur l’exécution des stipulations de leur abonnement.2.CHAMP D’APPLICATION Cette procédure porte sur les plaintes relatives à la livraison et la fourniture de l'électricité à des fins d'habitation dans un logement.3.DÉPÔT D'UNE PLAINTE Le client peut en tout temps formuler verbalement ou par écrit une plainte soit en la déposant directement soit en l’expédiant par la poste.Lorsque ce dernier moyen est utilisé, la plainte est présumée avoir été déposée 2 jours après sa mise à la poste.Les représentants d'Hydro-Québec effectuent toutes les démarches nécessaires, au sein de l'entreprise, pour tenter de donner satisfaction au client.4.FORMULATION D UNE PLAINTE Aucune forme particulière n'est nécessaire pour qu’une plainte soit valablement déposée.Cependant, il est loisible au client d'utiliser un formulaire établi par Hydro-Québec à cet effet et disponible aux bureaux de service à la clientèle de son secteur.Afin d’en faciliter et d'en accélérer le traitement, la plainte du client énonce clairement les faits qui en font l’objet et expose le redressement demandé.Tout document pertinent est déposé en même temps que la plainte.Hydro-Québec prête assistance pour la formulation d'une plainte au client qui le requiert.BUREAUX DU SERVICE DE LA CLIENTÈLE 5.TRAITEMENT D'UNE PLAINTE La plainte est traitée par Hydro-Québec dans un délai de 45 jours de son dépôt pour la première année d'application de la loi, soit jusqu'au 31 août 1990, et dans un délai de 30 jours après cette date.Dans ce délai, et lorsque la plainte a été formulée par écrit, Hydro-Québec informe le client, par écrit, des conclusions auxquelles elle en est arrivée, des motifs qui les justifient et, le cas échéant, des suites qu'elle entend donner à la plainte.Dans tous les cas, elle informe le client des modalités du recours possible auprès du commissaire.6.RECOURS AU COMMISSAIRE Le client qui a formulé une plainte par écrit à Hydro-Québec et qui demeure en désaccord avec les conclusions qui lui ont été transmises par Hydro-Québec peut s'adresser au commissaire aux plaintes.La demande doit être faite par écrit avec motifs à l'appui et accompagnée des conclusions transmises par Hydro-Québec.7.SUIVI DE LA RECOMMANDATION Hydro-Québec doit, dans les 15 jours de la réception d'un rapport du commissaire, informer, par écrit, le commissaire et le client des suites qu'elle entend donner à toute recommandation faite à son intention par le commissaire et, si elle n'entend pas y donner suite, les informer des motifs justifiant sa décision.Baie-Comeau Forestville Gaspé Lévis Papineauville Saint-Jean 135, boulevard Comeau 284, boulevard York sud 5130, boulevard 320, rue Henri-Bourassa 620, boulevard Normandie Sorel Baie-Comeau Gaspé de la Rive-Sud B.P.220 Saint-Jean 385, boulevard Flset G4Z 2H8 GOC1R0 Lévis Papineauville J3B 7A8 Sorel G6V 4Z7 J0V1R0 J3P3R4 Beauce Granby Saint-Jérôme 875, avenue du Palais 700, rue Georges-Cros LG-2 Némiscau Québec 200, rue Kennedy Thetford Mines B.P 1000 Granby 401, boulevard Rideau 2625, boulevard Lebourgneuf Saint-Jérôme 1185, boulevard Smith nord Samt-Joseph-de-Beauce J2J1K8 B.P 3000 B.P.1607 J7Y4B7 Thetford Mines GOS 2V0 Rouyn-Noranda Québec G6G 5S6 Hull J9X5B5 G1K7K1 Saint-Jovite Beauport 200, rue Jean-Proulx 440, rue Limoges Trois-Rivières 430, rue Ardoutn B P 1100 Maniwaki Rimouski B P 700 6000, boulevard des Forges Beauport Suce.B 421, boulevard Desiardins 389, rue Vamer Saint-Jovite B P 608 G1C5Y9 Hull Maniwaki Rimouski JOT 2H0 Trois-Rivières J8X 3Z6 J9E2E8 G5L7E3 G8Y 6K5 Bonaventure Sainte-Thérèse 284, boulevard York sud iles-de-la-Madeleine Mont-Laurier Rivière-du-Loup 22, boulevard Desjardins est Val d'Or Gaspé Cap-aux-Meules 1061, boulevard Paquette 128, rue Fraser B P 5000 1600, rue de l'Hydro G0C1R0 Iles-de-la-Madeleme Mont-Laurier Rivière-du-Loup Sainte-Thérèse B P 669 GOB 1BO J9LIM4 G5R 1C8 J7E1C1 Val d’Or Châteauguay J9P4P7 102, boulevard Joliette Montréal - Secteur Est Rock Forest Secteur Boréal Saint-Jean-Baptiste 1181, rue Raoul-Charette 7800, rue Jarry est 705, boulevard Industriel 2625, boulevard Lebourgneuf Valleyfield Local 12 B P 70 Montréal Sherbrooke B.P 1607 2915, boulevard Châteauguay Joliette H1J 1H2 J1L2E9 Québec Monseigneur-Langlois J6K 3A7 J6E 3Z4 G1K 7K1 Valleyfield Montréal - Secteur Ouest Rouyn-Noranda J6S 4W3 Chibougamau Lac-Saint-Jean 3200, Chemin Côte-Vertu 401, boulevard Rideau Sept-iles 510, Route 167, B P 8600 1550, boulevard Auger ouest Saint-Laurent B P 3000 1925, rue Decoste Vaudreuil Chibougamau B.P 2300 H4R 1P9 Rouyn-Noranda Sept-îles 640, avenue Chicoine G8P2X2 Alma J9X 5B5 G4R5C3 Vaudreuil G8B 5V7 Montréal - Secteur Nord J7V 5V5 Chicoutimi 8181, avenue de l'Esplanade Saint-Bruno Shawinigan 1400, rue Manie La Tuque Montréal 705, boulevard Clairevue ouest 75,119- Rue, B.P.760 Victoriaville B P 5020 90, rue Beaumont, B.P.6300 H2P2R5 Saint-Bruno-de-Montarville Shawimgan-Sud 879, boulevard Industriel est Chicoutimi La Tuque J3V 9Z9 G9N6W1 B.P.310 G7H 5H9 G9X 3P7 Montréal - Secteur Sud Victoriaville 600, rue Fullum Saint-Hyacinthe Shawville G6P6T1 Drummondville Laval Montréal 7300, rue Choquette Route 148, B P 309 175, Chemin du Golf 1881, rue Michelin H2K4L1 Saint-Hyacinthe Clarendon Grantham-Ouest Laval J2S7L1 J0X 2Y0 J2B 6W8 H7L4T5 Dans son message, l’organisation cite les noms de journalistes, religieux, étudiants, arrêtés depuis plus de dix ans, notamment au Tibet;.Leur maintien en détention, estime AI, est contraire à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme-.Selon Al, beaucoup de personnes arrêtées en juin dernier lors des manifestations pour la démocratie sont détenues sans jugement et sont victimes de mauvais traitements.Ce n’est donc pas le bouquet de feux d’artifices et les 2,800 coups de canon, place Tian An Men, dans la nuit de dimanche à lundi, qui pourront faire oublier l’isolement du pays, ses difficultés économiques, son inflation à 25.5 %, et les profondes divisions de ses organes dirigeants, accentuées d’une sourde lutte pour la succession de M.Deng Xiaoping.Le souvenir de l’intervention des chars qui ont rétabli au pouvoir une vieille garde d’octogénaires rassemblée autour du numéro un Deng Xiaoping, 85 ans, est entretenu par la vision des soldats dans la capitale.L’armée populaire qui, pour la première fois de son histoire, a ouvert le feu sur le peuple, dans la nuit du 3 au 4 juin, ne défilera pas le 1er octobre, officiellement pour des raisons d’économies.Mais les soldats sont partout, en tenue de combat, casques et armés de Kalachnikov, aux points stratégiques de la ville pavoisée de milliers de drapeaux rouges et de slogans louant les réalisations du « glorieux Parti communiste chinois».Dans le même temps, le nombre des sentinelles a été multiplié sur la place Tian An Men, qui sera ouverte dimanche soir à plus de 100,000 invités — danseurs et musiciens triés sur le volet — mais restera fermée au public, pour d’évidentes raisons de sécurité.C’est de cette immense esplanade donnant sur la Cité Interdite, siège des empereurs de Chine, que Mao Tsé Toung a proclamé la fondation de la République, voici 40 ans.Pour bien affirmer la reconquête de l’espace de 40 hectares transformé pendant cinq semaines en forum de la contestation pro-démocra-.tique, le pouvoir a utilisé une vingtaine de mètres cubes de plâtre.Il a fait ériger une statue allégorique et provisoire symbolisant les piliers du régime — ouvriers, intellectuels, soldats et paysans — à l’endroit précis où les étudiants avaient planté une « déesse de la démocratie » en polystyrène, qui a été renversée par l’armée, le 4 juin.Le spectacle du déploiement de force, officiellement justifié par le nombre d’armes saisies par des « émeutiers », va à l’encontre des proclamations incessantes des médias officiels, qui insistent sur la normalisation de la situation dans le pays.La nouvelle direction n’a cesse de réaffirmer son attachement à la politique de réformes et d’ouverture préconisée par M.Deng depuis 1979.Mais contrairement à ses espoirs secrets, les sanctions économiques et le gel des relations de haut niveau imposés cet été par nombre d’Etats, dont les Occidentaux et le Japon, sont effectivement appliqués, selon les milieux diplomatiques.Dans un tel contexte, le premier des 40 slogans officiels retenus par le PCC pour le 1er octobre « sonne faux », a fait remarquer un diplomate.11 commande : « Célébrons avec enthousiasme le 40e anniversaire de la République Populaire de Chine ».Dans le même esprit, la chronique des exécutions capitales a été particulièrement nourrie ces derniers jours.Cinq criminels ont été condamnes à mort à Nankin, dans l’est de la Chine, ce qui porte à plus de 50 le nombre d’exécutions dans le pays en une semaine, a rapporté hier un journal local.Plus de 45 exécutions et condamnations à mort ont été rapportées dans plusieurs régions de Chine depuis le 21 septembre, dont 10 Shanghai, 16 Canton, 12 dans la province de Guizhou (sud-ouest) et un nombre indéterminé dans la province nord-ouest de Gansu.Dans un rapport du 18 septembre, l’organisation Amnesty International a indiqué que 242 exécutions ont été annoncées officiellement depuis le début de l’année, dont 137 depuis la répression du mouvement en faveur de la démocratie, le 4 juin.Mais elle a précisé que le bilan réel doit être « beaucoup plus élevé ».Inmtut il• commerça mondiml en collaboration avec la .j>r>«>ne - >1* Ol daMooira, présentent une conférence sur la nouvelle génération de villes internationales Le mercredi 4 octobre 1989 de 17 h à 19 h Hôtel Le Quatre Saisons - Salon Été •¦The Global Activities of American Cities» CONFÉRENCIER Earl H.Fry Ditector ol the American Section of the • New International Cities Era- (NICE) PRÉSIDENT DE SÉANCE André Gamache Adjoint au President Communauté urbaine de Montréal Coût Général: 25s Étudiants: 10s Renseignements et réservations Lorraine Trudeau: 393-3355 Bell DOMIAR Lmmlm Intern*! tonal le DEVOID :;11 Businef} Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 ¦ A-7 L’ACTUALITE INTERNATIONALE La Roumanie a proposé une « action » du Pacte contre Solidarité d’après AFP VARSOVIE — La direction du Parti communiste roumain (PCR) a proposé le 19 août dernier aux États membres du Pacte de Varsovie et .« à tous les autres pays socialistes » des « actions communes » pour s’opposer à la mise en place d’un gouvernement conduit par Solidarité en Pologne, a révélé hier le quotidien du mouvement syndical polonais, Ga-zela Wyborcza.L’authenticité du document a été implicitement confirmée par le POUP.Les dirigeants du Parti Ouvrier Unifié Polonais (POUP) ont opposé .une fin de non-recevoir à une telle initiative, estimant que la question de la formation du gouvernement était l’affaire exclusive de la Pologne, indique le journal.Un porte-parole du POUP, confirmant que cet « échange d’opinions » entre la Roumanie et la Pologne avait bien eu lieu, a protesté contre sa publication par le quotidien.Le 19 août à minuit, rapporte Ga-zeta Wyborcza, l’ambassadeur de Pologne en Roumanie a été convoqué par un secrétaire du Comité •Central du PCR qui lui a fait part, dans une déclaration transmise oralement, de l’inquiétude du président roumain Nicolae Ceausescu sur la si- tuation en Pologne.« Le fait que le parti communiste polonais renonce à son rôle dirigeant constitue une menace importante pour le Pacte de Varsovie », indiquait notamment la déclaration, selon le quotidien.Le PCR a alors lancé un appel au Bureau Politique du POUP « avec l’espoir que ce mouvement ferait tout ce qu’il faudrait pour s’opposer la liquidation du socialisme en Pologne» , selon la même source.Dans sa réponse, poursuit le quotidien, la direction du POUP a catégoriquement rejeté les assertions du président Ceausescu.Le porte-parole du Comité Central du POUP, M.Jan Bisztyga, s’est vivement insurgé, dans une déclaration diffusée par l’agence de presse polonaise PAP, contre la publication par Gazeta Wyborcza de l’intervention roumaine et de la réponse polonaise.« Cette publication s’est faite notre insu », a-t-il dit.« Nous nous opposons à l’exploitation de cet échange d’opinions, qui vise brouiller les relations entre les États et les partis communistes polonais et roumain.Ceci ne peut que porter atteinte à la Pologne », a affirmé M.Bisztyga.L’austérité divise Solidarité d'après AFP VARSOVIE — Moins de trois semaines après son investiture, le gouvernement de Tadeusz Mazowiecki doit faire face aux critiques de ses propres amis politiques, et notamment de Lech Walesa, qui a brandi la menace d'une explosion sociale en Pologne.Cette grogne survient au moment oû le ministre des Finances du pays, ,Leszek Balcerowicz, revient tout juste d'une tournée occidentale où il a obtenu des promesse d’aide, à la condition expresse de serrer la ceinture de ses concitoyens, en abolissant les subventions aux entreprises, en libérant les prix, et en créant un chômage qui toucherait, dans un premier temps, jusqu’au tiers de la force de travail.Au cours d’une conférence de presse à Gdansk, le président du syn- dicat Solidarité a implicitement lancé sa première mise en garde au gouvernement qu’il a lui-meme contribué à former.« Si, a-t-il dit, les hausses des prix se poursuivent, il est très vraisemblable que ni le gouvernement ni moi-même ne parviendront calmer les esprits en Pologne.À la longue, cela pourrait déboucher sur une guerre civile, la population descendant dans la rue », a ajouté le président de Solidarité.Lech Walesa n’a pas hésité qualifier d’« insensées» les dernières hausses de prix (doublement, triplement de plusieurs denrées de base), prenant ainsi le risque d’attiser les mécontentements contre un gouvernement qui a à peine eu le temps de mesurer l’ampleur des difficultés auxquelles il est aujourd’hui confronté.-Publicité- Disparaître?Allons donc?PAR PIERRE BOURGAULT * ISPARAÎTRE ?Allons donc ! Les peuples ne sont pas plus éternels que les personnes et il se pourrait bien que le peuple québécois ne soit plus là dans 200 ans ou dans 1 000 ans.À entendre certains, la fin serait pour demain.Les conditions dans lesquelles s’épanouit notre petite collectivité française en Amérique du Nord ne sont pas des plus faciles, j’en conviens.Nous restons en position fragile.Mais l’étions-nous moins sous le Régime français ?L’étions-nous moins après la conquête, alors même qu’on mettait en oeuvre, et systématiquement, les politiques qui visaient justement à nous faire disparaître ?L’étions-nous moins en 1841, quand on fit l’Acte d’Union des deux Canadas pour mieux nous noyer dans l’empire anglo-saxon ?L’étions-nous moins en 1867, quand le BNA Act consacra notre état de minoritaires au Canada ?L’étions-nous moins à la fin du XIXe siècle, quand nous accueillîmes des dizaines de milliers d’immigrants pendant que des dizaines de milliers des nôtres s’exilaient hors des frontières du Québec ?L’étions-nous moins il y a 30 ans, quand toutes les grandes décisions économiques et politiques nous échappaient complètement et que l’anglais dominait sur l’ensemble du territoire ?Disparaître ?Allons donc ! Parce que nous ne faisons plus assez d’enfants ?C’est un peu inquiétant quand on pense à la solitude de nos vieux jours et qu’on se demande qui paiera nos pensions de vieillesse, mais ça fait un bon bout de temps déjà que nos vieux meurent seuls et on ne va pas quand même pas semer la panique partout pour une vulgaire opération comptable ! À vrai dire, nous sommes fragiles mais plus forts que jamais.De toute notre histoire, nous n’a- vons jamais été aussi forts et tout concourt à le démontrer.Nous pouvons démontrer également qu’il suffirait de peu pour nous placer en situation presque inexpugnable.Je crois l’avoir fait partiellement dans la dernière partie de ce livre.Il est évident qu’on peut craindre le pire quand on s’attache à ne montrer que les dangers sans proposer les solutions.Et surtout quand on ne fait pas confiance au peuple québécois.PIERRE BOURGAULT Mu , je m'en souviens •V/màjj C’est vrai que nous ne sommes pas toujours à la hauteur de la situation.C’est vrai que nous nous précipitons trop souvent tête baissée dans tous les pièges que l’histoire nous tend.C’est également vrai que nous avons des paresses incompréhensibles et des langueurs de romantiques transis.Mais il est également vrai que ce peuple, dans sa très grande majorité, a relevé tout au long de son histoire des défis autrement plus exigeants que ceux auxquels il est confronté aujourd’hui.Et il l’a toujours fait dans un désert politique, économique et culturel effroyable.Mais nous sommes sortis du désert et nous sommes devenus un peuple moderne qui, s’il sait jouer de tous les instruments qu’il s’est donnés, peut encore tirer son épingle du jeu assez bien merci.Nous ne faisons plus d’enfants ?La belle affaire ! On nous serine sur tous les tons depuis toujours qu’il n’y a pas de croissance économique sans croissance démographique.Évidemment, pour les charlatans qui ont quelque chose à vendre, cela devient vérité première.Mais à qui fera-t- on croire aujourd’hui que ta Terre est dépeuplée et qu’elle manque de bouches à nourrir ?Remarquez bien que si nous faisions autant d'enfants qu’autre-fois on verrait les mêmes astrologues nous prédire la famine pour cause de surpopulation.Nous atteindrons sept millions d’habitants, nous dit-on, puis nous plafonnerons, puis nous décroîtrons lentement.Et puis après ?Je n’arrive vraiment pas à voir où est la tragédie.Premièrement, il n’est pas sûr que le mouvement soit irréversible.Deuxièmement, une immigration bien gérée pourrait nous permettre de ralentir le mouvement.Troisièmement, si l’inévitable doit se produire en l’an 2030 ou 2050, soit la décroissance lente, je ne vois vraiment pas en quoi le fait de n’être que six millions de personnes sur l’un des territoires les plus riches du monde puisse constituer en soi un danger mortel.Peut-être pense-t-on que le peuple québécois, au sortir du Référendum de 1980, s’est endormi pour toujours et qu’il glisse lentement vers sa propre assimilation sans même s’en apercevoir.Outre le fait que les peuples ont droit de reprendre leur souffle après des batailles épuisantes, je ne vois pas que le peuple québécois soit endormi.Dans tous les domaines, il est plus actif que jamais et il crée tous azimuts comme jamais auparavant dans son histoire et comme peu de peuples le font dans le monde.À moins qu’on imagine mal les jeunes prendre la relève d’une génération déçue de ne pas avoir réussi à faire flotter son grand bateau.Mais, le grand bateau, il nous appartient à nous de le remettre à l’eau et de convier les jeunes à y embarquer.D’ailleurs, si on en croit les dernières manifestations de notre belle jeunesse, elle ne demande pas mieux.Elle est prête à servir d’équipage si nous lui fournissons les timoniers.Disparaître ?Nous allons disparaître parce qu’une génération n’arrive pas à retrouver ses rêves de jeunesse ?Allons donc ! Et si nous avions été présomptueux ?Et si nous avions présumé de nos forces ?Cela est fort possible parce que le rêve était démesuré.Si nous acceptions aujourd’hui, avec un peu plus de modestie, de faire avec les autres ce que nous n’avons pas réussi à faire seuls ?Si nous invitions les jeunes à se joindre à nous pour faire, ensemble, le bout de chemin qu’il nous reste à faire jusqu’à la libération ?Ces jeunes, si discrets par ailleurs, ne demanderaient peut-être pas mieux.Mais allons-nous les convier à une table dégarnie ?Mettons la table et.mettons-nous à table et invitons les nouvelles générations à partager le repas.Oui ! la récolte a été bonne, même si nous avons perdu.un champ de blé d’Inde.Oui ! ce peuple a encore envie d’exister, même s’il se laisse séduire parfois par le chant des sirènes.Oui ! ça vaut la peine de continuer.Disparaître ?Allons donc ! Que disparaissent plutôt les prophètes de malheur qui n’ont jamais voulu croire que nous avions la force de nous rendre jusqu’au bout ! Vous souvenez-vous de ce jour où nous nous sommes remis en marche, quelque part autour de 1990 ?MOI, JE M’EN SOUVIENS.* Extrait du dernier ouvrage à succès de Pierre Hourgault Moi, je m'en souviens publié aux Éditions Stanké 280 pages — 15,95 $ En vente partout ! mm ¦ ai Dans le domaine immobilier réussissez votre placement.Que ce soit pour l'achat d'une maison, d'un immeuble résidentiel ou commercial, les inves-tissements que vous faites sont tous importants.Mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre placement, consultez un avocat.Au Québec, plusieurs avocats oeuvrent dans l'immobilier.Ils peuvent vous conseiller pour l'examen des titres de propriété, la correction des défauts de titre et l'évaluation des risques en découlant, la rédaction d'offres d'achat, d'actes de vente et de documents de financement.Pour des conseils de maîtres, contactez un avocat.Barreau du Québec Des conseils de maîtres Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Christian Charron A-8 ¦ Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Jean Francoeur, Jacques Chabot Albert Juneau, Directeurs adjoint: Michel Lefèvre Guy Deshaies, Pierre Cayouette La CSN et la survie de Vickers Une centrale syndicale ne peut laisser perdre 400 emplois CONTRAIREMENT à ce que le public et les employés de la Vickers pensaient, le rachat et donc la survie de l’entreprise ont bloqué, non pas seulement sur deux conditions, mais sur une troisième, révélée par LE DEVOIR : le versement d’une somme en argent de $ 250,000 à la direction du syndicat local.Que des gens de Casteel, l’éventuel acheteur, y aient vu à tort une demande de pot-de-vin, ou qu’il se soit vraiment agi d*une compensation à de strictes fins syndicales, la différence sera bien mince pour les 400 employés qui vont probablement perdre leur emploi à Noël.Or, mpme dans l’hypothèse où il ne s’agissait pas d’un avantage personnel indu recherché par deux dirigeants syndicaux, il aurait été pour le moins étrange que le financement dont oq parle pour des « libérations syndicales » — pratique qui n’a rien de répréhensible en soi — prenne, dans ce cas-là, la forme d’un gros paquet de billets verts remis sbus la table, sans plus de traces dans les archives ni de déductions à la source, comme on le voit parfois dans les affaires de fraude fiscale.Le moins qu’on puisse trouver, c’est que cela ne sent pas très bon.Cette affaire de libération soulève d’autant plus de doute que les deux autres conditions posées paf la CSN à Casteel — soit la clause sur la sous-traitance et la prime de séparation en cas de fermeture — ne semblaient pas soulever de problème insurmontable aux machinistes, autres employés de Vickers affiliés, eux, à la FTQ.Faut-il en conclure qu’en l’occurrence, la CSN locale a préféré une fermeture d’usine à une convention collective différente pour ses membres ?Par respect’pour leurs principes, des syndiqués ont certes le droit de préférer le chômage à des conditions de travail défavorables, bien que Montréal, surtout dans l’est, n’ait guère le loisir de se payer trop souvent un pareil luxe.Mais encore faut-il qu’un tel choix soit clair et qu’il se fasse de manière'pleinement démocratique.Or, si grande soit l’autonomie locale des syndicats affiliés à la Confédération des syndicats nationaux, il y a beu à cet égard de s’interroger sur les méthodes de ses principaux dirigeants à la Vickers.Le refus de la CSN est d’autant plus discutable que l’acheteur, Casteel, avait des reins financiers solides et se proposait de donner à Vickers, condamnée à périr avec la baisse du marché de la construction « militaire », une prometteuse vocation industrielle et commerciale.Il est vrai que la CSN et son Conseil central de Montréal se sont employés, avec les syndiqués de Vickers, à sauver et à créer des emplois dans l’est de la métropole.Mais cela ne saurait justifier le carambolage survenu à Vickers.La CSN doit revenir à l’essentiel de la question.Bien sûr, personne n’a pensé que la centrale ou son président aient pu tenter de mettre de l’argent dans leur poche à la faveur de cette négociation serrée.Bien sûr, un syndicat a droit de financer ses activités.Mais à quoi eut rimé une cagnotte de $250,000 si vraiment le syndicat risquait vraiment de n’avoir plus de membres « six mois » après la reprise de la Vickers par Casteel ?L’essentiel porte donc sur la survie de cette entreprise.M.Gérald Larose, qui s’est’efforcé de trouver une solution au problème de l’indemnité de séparation en cas de nouvelle fermeture à la Vickers, n’aurait pas dû laisser échapper un accord, que ce soit pour un problème de libérations syndicales, ou pour une question de sous-traitance ou d’indemnité de séparation.En réalité, l’enjeu est tel que la FTQ et Québec auraient dû être associés de près au parachèvement d’une entente complète.On ne laisse pas à deux personnes, fussent-elles président et vice-président d’un syndicat local, négocier la survie d’une entreprise comme Vickers.Est-il trop tard pour rouvrir le dossier ?Peut-être pas.La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec et son président, M.Louis Laberge, se sont engagés à tout faire pour donner une chance de reprise à la Vickers.Ils devraient être associés de près à toute tentative de réouverture des discussions avec Casteel ou tout autre acquéreur éventuel.La FTQ devra toutefois appeler à plus de modération les dirigeants de son syndicat local, l’Association internationale des machinistes, dont les talents diplomatiques ne sont pas évidents, sans parler de la vieille rivalité intersyndicale qui persiste chez Vickers.Les dirigeants de la CSN ne veulent pas d’une diversion vers un problème de rivalité entre deux centrales.La diversion sur la « réputation de la CSN », dont la base ne saurait être confondue avec le sommet, ne vaut pas mieux.Ce n’est pas dans cette direction que le Québec et Montréal vont garder une entreprise, et les employés de Vickers recouvrer leur gagne-pain.— JEAN-CLAUDE LECLERC La crise des nationalités Le risque de la balkanisation est immense en Yougoslavie ON A CRU fermement après le Deuxième conflit mondial que la question des nationalités en Europe centrale était close pour longtemps.La guerre froide aidant, cette conviction s’est renforcée avec les années.jusqu’au jour où, à la faveur d’un nouvel environnement international, l’instinct nationaliste sorte de ses lymbes, plus avide que jamais.Nulle part ailleurs qu’en Yougoslavie la crise des nationalités ne pourrait avoir de conséquen-c'es plus graves sur l’équilibre des forces en Europe.Si en Union soviétique le pouvoir central dispose de moyens dissuasifs pour imposer son autorité sur les républiques, ce n’est pas le cas du gouvernement de Belgrade qui, même s’il conserve la main haute sur l’armée, reste désespérément affaibli par les nombreuses et profondes dissensions entre les nationalités.Le conflit qui vient d’éclater entre la république Slovène et le gouvernement central en donne une éloquente' illustration.Car l’essentiel du pouvoir politique en Yougoslavie est assumé par les instances inférieures : les six républiques, les deux provinces, les quelque 11,000 communautés locales, sans compter les entreprises confinées pour la plupart à leur territoire « républicain ».La Serbie « domine », non sans difficultés, cette étrange mosaïque.Elle est parvenue certes à ré- tablir l’ordre dans la pauvre et minuscule province de Kosovo dont la majorité de la population conserve des affinités avec l’Albanie voisine.Elle éprouve toutefois beaucoup plus de mal à contenir les velléités nationalistes de la Slovénie, la république la plus riche du pays dont les regards pour l’heure sont tous tournes dans la même direction : l’Ouest.Le monde change.Au-delà de la mort de Tito, du dégel américano-soviétique et de la perestroïka de Gorbatchev, il y a aussi l’Europe de l’Ouest et son marché unique de 1992 qui viennent frapper aux portes de l’Est.Lors d’un sondage effectué l’an dernier, 70 % des Slovènes se sont prononcés en faveur d’une adhésion à la Communauté européenne.Il n’y a là rien d’étonnant.La Slovénie est la plus occidentale des républiques yougoslaves.La tension, déjà grande, entre le gouvernement central et celui de Slovénie vient de monter de quelques crans.Les autorités Slovènes ont décrété en effet le droit pour leur république « à l’autodétermination, y compris à la sécession et l’union à d’autres.» Belgrade menace de faire intervenir l’armée.Mais la situation est délicate : le chef de l’État fédéral est aussi un Slovène.Le risque est immense désormais de voir la Yougoslavie se balkaniser.— ALBERT JUNEAU Service postal à vendre ?U faudrait être tombé sur la tête pour acheter un tel barda FAUT-IL privatiser les Postes ?En principe, rien ne s’y oppose.Certes, on ne peut citer aucun exemple, nulle part au monde, d’un pays où le service postal serait entièrement assuré par l’entreprise privée (même la Grande-Bretagne qui est allée le plus loin dans cette voie continue d’assumer le service de base).Par contre, les cas abondent de services publics qui ont été confiés au secteur privé, et qui fonctionnent, le plus connu étant le téléphone.Mais encore faut-il qu’il y ait preneur ! Il y a à peine deux ou trois ans, une telle perspective était tout à fait irréaliste.Aucune entreprise privée ne pouvait envisager d’exploiter le service postal a moins de profiter des mêmes avantages, privilèges ou subventions accordés à la société d’État.Mais alors la transaction n’a plus de sens.Pourquoi changer quatre trente-sous pour une piastre ?Mais la situation a changé, croit le ministre responsable, M.Harvie Andre.La vente de l’entreprise serait maintenant envisageable.Avec un profit de $ 96 millions, le service postal serait devenu rentable, donc susceptible d’allécher les investisseurs.Rentable ?Il faut s’entendre.Une entreprise n’est vraiment rentable que lorsque ses profits atteignent un certain pourcentage de son capital.Ce qui n’est pas encore le cas aux Postes.En outre, les profits réalisés en 1988-89 ne tiennent pas compte des subventions diverses que le gouvernement continue de verser à la société : bureaux de poste ruraux, service aérien en régions éloignées, tarifs spéciaux pour les publications, courrier gouvernemental à port payé, et le reste.Enfin, ces profits s’élèveraient en fumée si la Société des postes perdait le quasi-monopole qu’elle détient sur le courrier de première classe.Selon la loi des postes, tout concurrent ne peut acheminer uqe lettre de moins de 50 grammes qu’à condition d’exiger un montant égal à trois fois le tarif des postes pour la même destination.Or, près de deux tiers des revenus des opérations postales proviennent justement de cette seule source.Le rapport Marchment (novembre 1985), pourtant dominé par un préjugé favorable à l’entreprise privée, écartait complètement l’hypothèse de la vente en bloc de la Société des postes, ne fût-ce que parce qu’il serait impossible de réunir les fonds nécessaires.Il écartait également l’hypothèse dë l’aliénation partielle des routes les plus rentables, ce qui compromettrait l’universalité du service postal faute d’un niveau suffisant d’interfinancement.Le même rapport écartait aussi l’expansion tous azimuts de la Société des postes dont certains rêvaient en contemplant l’enorme potentiel de développement des nouvelles techniques dans le domaine des communications.Une telle expansion aurait exigé des investissements que le gouvernement ne se sentait plus capable de faire et comporté des risques qu’il ne voulait plus courir.En fait, l’entreprise pourrait difficilement soutenir la concurrence, compte tenu de ces coûts de main-d’oeuvre bien au-dessus du marché et, il faut bien le reconnaître, en raison d’un climat de relations de travail qui ne semble guère s’améliorer, bien au contraire.C’est beaucoup de plomb dans l’aile d’un seul canard (boiteux).La Société des postes paraît plutôt condamnée à poursuivre son petit bonhomme de chemin en assurant un service de base le plus fiable possible, soutenue en cela pour la décision politique de laisser ses tarifs évoluer à la hausse, modérément mais de façon continue.Ainsi ramenée à sa mission essentielle, la Société ne s’en tire pas trop mal.Elle enregistre même des progrès sensibles.Mais il faudrait être tomber sur la tête pour acheter ce barda.— JEAN FRANCOEUR la VWRSüïfë Des ùéeociAT/ètis / «fcÊV dpi * 9 yiiiiiy mmm LETTRES AU DEVOIR La leçon des anglais LES ANGLOPHONES savent se défendre, eux ! Et ils nous donnent encore une fois une belle leçon de solidarité.Qu’attendent donc les Québécois pour ajouter ce mot à leur vocabulaire ?Si nous avions déployé la moitié de la volonté politique que les anglophones de l’ouest de l’île ont su canaliser à l’élection du 25 septembre, il y a belle lurette que le Québec serait un pays souverain.D’où nous vient donc cet amour maladif de la médiocrité ?Aurions-nous peur dë pécher par orgueil en nous affirmant enfin comme un peuple à part entière ?Ignorons-nous aussi le mot dignité ?Parce que j’ai besoin de continuer à rêver de souveraineté, je me prends à espérer que la présence de quatre députés du Parti égalité à l’Assemblée nationale aura pour effet d’ouvrir les yeux de tous les Québécois sur le danger réel d’être gouvernés, dans moins d’une décennie, par une minorité anglophone qui n’aura aucun scrupule, elle, à écraser la minorité masochiste que nous resterons au coeur d’un Canada uni.Cette leçon, nous devrions la ressentir comme une grande claque dans la face.Présenterons-nous encore une fois l'autre joue ?Ou ajouterons-nous les mots solidarité et dignité à notre vocabulaire ?— LAURETTE THERRIEN Montréal, le 28 septembre.Nous sommes prêtes hellre à M.Jeun Doré MAIS quand diable instaurerez-vous la collecte sélective des ordures ménagères.Je suis impatiente, ainsi que ma co-locataire de sortir de l’impuissance.Les constats ont été faits, nous voulons agir maintenant.Les gestes quotidiens ont un impact propice à la conservation de la nature.Le tri à la source de nos déchets domestiques, eh bien ! nous sommes plus que prêtes à le faire (journaux, verre, métaux, matières organiques à composter).Nous, des grandes villes nord-américaines, faisons tristement partie du peloton de tête au titre de la production de déchets, 3 livres par jour par habitant.Nous bouillons du désir de renverser la vapeur.Le problème de l’enterrement des déchets de notre civilisation est un problème aussi grave que celui de l’effet de serre, de l’extension du trou de la couche d’ozone, des pluies acides et des déchets dangereux.Pourquoi ne pas voir plus grand : permettre à Montréal d’éliminer sa contribution à l’effet de serre.Comment ?Par exemple, des transports collectifs si efficaces qu’ils rendent inutile l’automobile personnelle en ville.Le Québec pourrait même devenir un laboratoire pour les pays occidentaux.Avec une vision globale et des faits, le Québec peut relever les défis d’assainissement.Les gens d’ici ont l’enthousiasme, la passion même qu’il faut pour reconstruire la santé de l’environnement.Voilà un projet de société qui pourrait soulever l’ardente adhésion des partenaires de la société : jeunes, femmes, écologistes, fonctionnaires, scientifiques, syndicats, industriels.La volonté sociale de changer des attitudes est de plus en plus palpable dans la population, à quand la volonté politique.Félicitation aux villes de La-Salle, de Victoriaville et d’autres aussi d’avoir franchi ce cap d’élévation de la responsabilité collective par l’implantation de la collecte sélective en vue de recycler les matières recueillies.Assez de bonnes intentions, de l’action ! — SYLVIE-ANNE JEANSON et huit autres signataires.Montréal, le 26 septembre.Liberté et fidélité dans rÉglise l.ettre â M.Richard Bastien S’IL FAITpartie des droits reconnus par l’Eglise catholique elle-même que ses membres aient le droit de suivre ce que leur conscience leur dicte (une conscience cheminant sans cesse), il faut nécessairement qu’il soit tout aussi « catholique » de poser un geste qui va dans ce sens.Il est vrai que cela ne règle pas la question du « comment » vivre son appartenance en Église.Mais n’est-il pas aussi vrai, en même temps, de dire que celui qui exerce ce droit demeure catholique ?N’y aurait-il pas ici la tentation de confondre « conformisme » et « unité » ?À mon avis, c’est là votre erreur, monsieur.«L’Esprit souffle où il veut, nul ne sait d’où il vient et où il va » : cette Parole est aussi une Parole que tous les catholiques (et tous ceux et celles qui le veulent bien) ont le droit d’entendre.— MICHEL BOUTOT participant au congrès de l’Entraide missionnaire Montréal, le 28 septembre.Pressant appel LA PROTESTATION de Mme Jacqueline L.-Prévost, parue aujourd’hui dans LE DEVOIR, s'ajoutant à l’excellent article de M.Pierre Laporte (19 septembre) m’incite à joindre mes revendications aux leurs au sujet de la disparition de l’horaire de la programmation française MF de la Société Radio-Canada diffusée jusqu’à tout dernièrement dans LE DEVOIR et Le Soleil.Comme l’a dit M.Laporte, cette décision aura pour conséquence de provoquer la défection de beaucoup de fidèles auditeurs.J’avais l’habitude, moi aussi, de planifier mes heures d’écoute selon les émissions annoncées; je restais même à la maison certains soirs pour ne pas me priver de concerts qui me plaisaient particulièrement.Les « rétrécissements » opérés au fil des ans sur cet horaire m’avaient déjà beaucoup frustrée (omission du détail des programmes musicaux et des noms des interprètes notamment) : imaginez maintenant comment j’ai accueilli le diktat de la direction de l’unique poste de radio que j’écoutais et qui m’a permis, comme M.Laporte, de m’initier à la grande musique.! Je demande instamment à Radio-Canada de renverser sa décision et de nous rendre notre indispensable horaire hebdomadaire.— MICHELINE DUSSAULT Montréal, le 28 septembre.¦ Avis de l’éditeur Les • Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L'adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.Vision 360 Lettre à Télévision Quatre Saisons, Service de la programmation LORSQUE j’ai vu, cet été, la pu blicité annonçant l’émission Vision 360 pour la programmation d’automne, j’en ai été ravie.J’en ai parlé à des amis avec qui nous nous proposions d’écouter l’émission et d’en discuter ensemble par la suite.Nous trouvions l’idée très intéressante, innovatrice et avant-gardiste pour la télévision.« Enfin quelque chose qui sort de l’ordinaire ».Malgré que le sujet existe depuis fort longtemps, il était grand temps qu’une statiop de télévision pense à l’aborder, sur une émission hebdomadaire Mais quelle déception nous avons subie quand nous avons appris qu’elle ne sera pas diffusée;.Nous ne comprenons pas ce retrait.C’est certain que ces sujets sont délicats et qu’il faut y aller avec prudence mais il nous semble que cela aurait valu la peine de mettre du temps pour nous donner une émission de qualité (élimination des charlatans, dp sensationnalisme, des illuminés, etc.) et ainsi nous transmettre de l’information sérieuse, diversifiée et crédible.Nous espérons que ce n’est pas une décision irréversible et que vous allez la réviser et que nous verrons sous peu Vision 360 à l’écran de TQS (sinon, ça pourrait être à un autre poste et ce serait dommage).C’est un beau défi à relever et le défi ne fait pas peur à TQS, vous l’avez prouvé il y a quelques années lorsque l’on ne prédisait pas une longue vie à la nouvelle station.Bravo, j’ai toujours cru à votre réussite.Mais ne lâchez-pas !.— LINA ST-HILAIRE Boisbriand, le 23 septembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3381 Abonnements (514)844-5738 » LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire, Limitée.211 rue St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is $ 439 OO USD Second Class Postage paid at Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to Insa, PO Box 1518.Champlain.NY 12919-1518 ( Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 ¦ A-9 DES IDEES, DES EVENEMENTS Montréal ville universitaire Cl ne dynamique nouvelle se développe : 1 ’association des centres de recherche à l’étude des problèmes urbains « Le partenariat entre la Ville et les universités est une réalité, et II constitue un exemple à suivre pour le secteur privé montréalais.» ¦ *¦ mm JEAN DORÉ (Extraits de l'allocution prononcée bar le maire de Montréal à l'occasion du quatrième colloque international des universités urbaines tenu dans la métropole le 28 septembre m BIEN des égards la situation de Montréal ressemble à celle de bien d’autres grandes villes üniversitaires sur le continent.Mais Montréal a ceci de particulier qu’elle est en train d’instaurer, à même ses Ressources propres, une dynamique nouvelle et tout à fait particulière en termes de contribution des universités à la communauté.En effet, la Ville, et je parle ici de l’Administration municipale de Montréal, a entrepris depuis quelques années à peine de contribuer activement au développement du réseau universitaire et à l’émergence de nouveaux secteurs d’excellence, en associant systématiquement les universités, les grandes écoles et les centres de recherche universitaires de la région à l’étude des grands problèmes urbains.De fait, voilà un autre avantage potentiel qu’offrent les universités urbaines aux villes qui les accueillent : elles constituent des banques de ressources humaines et techniques que les villes peuvent utiliser pour approfondir leur compréhension des phénomènes sociaux, cultu-Tels et économiques typiques du milieu urbain, et donc pour favoriser leur propre développement.Déjà à l’heure actuelle, parce que nous avons décide de l’instaurer, ce partenariat entre la Ville et les universités est une réalité à Montréal, èt il constitue un exemple à suivre pour le secteur privé montréalais.La Ville est signataire de protocoles d’entente, par exemple avec l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-urbanisation), qui assure la mise en place et la gestion d’un système central de données socio-économiques et assume l’expertise scientifique d’études que lui commande la Ville.Des études sur le profil socio-économique de l’arrondissement Centre et sur la planification du transport ont notamment été réalisées ou sont en cours dans le cadre de ce protocole.Une autre entente lie la Ville à l’Université du Québec à Montréal.Les chercheurs de cette institution étudient des alternatives aux modes actuels de gestion des déchets et élaborent des scénarios de gestion rationnelle, à partir d’un modèle informatisé qu’ils ont conçu.Tout ce travail appuie l’action de la Ville qui est actuellement en train de se doter d’un plan de gestion intégrée des déchets.Des liens organiques avec les universités Un projet de recherche a fait l’objet d’un accord avec l’Université McGill, dont les chercheurs étudient la dilution du fluor dans le fleuve, dans l’hypothèse où celui-ci serait ajouté à l’eau potable de Montréal.L’équipe de recherche comprenait aussi du personnel scientifique de l’École Polytechnique et de l'Université Concordia.Plusieurs autres protocoles de ce genre ont été tout récemment conclus.L’un concrétise la collaboration étroite entre le Jardin botanique de Montréal et le département des sciences biologiques de l’Université de Montréal, pour la mise en place d’un centre de recherche en biotechnologie végétale; le second touche le Centre du bâtiment de l’U niversité Concordia, qui procède à une contre-expertise des études de simulation des vents, et établira des normes en cette matière.Par ailleurs, la Ville et l’Université McGill négocient une entente qui mettra à contribution l’École d’aménagement et l’Institut de criminologie, dans rétablissement d’une cartographie des zones de la ville où certaines catégories de citoyens peuvent ne pas se sentir en sécurité.Pendant ce temps, des discussions se poursuivent avec l’École Polytechnique pour mener une recherche appliquée sur de nouveaux modes d’élimination des neiges usées.Comme vous pouvez le voir, les horizons sont déjà assez diversifiés.Mais, au-delà de ces champs de recherche encore ponctuels, la Ville a déjà entrepris d’intensifier ses liens organiques avec le réseau universitaire, en fonction des besoins de l’Administration municipale pour les années à venir.À cet égard, quiconque est un tant soit peu sensibilisé à la situation des grandes agglomérations urbaines du nord de l’Amérique voit quels grands défis se posent à celles-ci dans un avenir prévisible : les problèmes liés à l’étalement urbain, à la dégradation de l’environnement, à la qualité du milieu de vie offert à leurs résidents, au renouvellement des infrastructures et à leur adaptation aux nouvelles technologies, au recyclage et au perfectionnement de leurs effectifs, à la modernisation de leurs systèmes de gestion,.C’est dans l’ensemble de ces domaines que Montréal s’assurera la collaboration du réseau universitaire.Cette collaboration va consis- ter en ententes de recherche et développement, dans les secteurs de la planification urbaine, de l’aménagement du territoire, du génie de l’environnement, dans le génie urbain, dans l’élaboration de systèmes de gestion qui répondent aux besoins créés par la déconcentration des services aux citoyens sur le territoire, etc.La Ville entend aussi exploiter à fond les ressources universitaires en termes de formation sur mesure pour ses employés, de façon à ce que ceux-ci soient parfaitement capables de suivre les changements.A l’inverse, l’accueil systématique de stagiaires des universités dans la fonction publique montréalaise permettra à ceux-ci de prendre contact avec le fonctionnement d’une grande administration publique.Outre les missions d’enseignement et de recherche appliquée, la Ville entend encore mettre à contribution le réseau universitaire dans sa mission de recherche fondamentale.Ainsi, dans le domaine crucial de la gestion de l’environnement urbain, la réflexion des grandes villes et des experts n’en est qu’à ses débuts, et il reste à créer un modèle applicable de développement urbain viable, qui concilie activité économique, protection de l’éco-système et qualité du milieu de vie.Voilà donc un vaste domaine de réflexion pour qui veut s’y risquer.Il est à prévoir que l’ensemble de ces champs de coopération va créer ici un champ d’excellence en recherche urbaine, et va donc ouvrir la voie à des échanges d’expertise entre Montréal et les autres grandes villes du monde.À cet égard, une aire particulière de rayonnement a déjà été prévue : il s’agit de transposer cette expérience locale au plan de la coo- pération internationale avec les pays en développement Jusqu’à maintenant, les programmes de coopération internationale ont surtout été axés sur l’activité agricole, puisque celle-ci accaparait la plus grande part de l’économie de ces pays.Mais ces programmes doivent suivre les mutations radicales qui se produisent là-bas, et notamment l’urbanisation incontrôlée qu'ils subissent, avec les besoins énormes qu’elle engendre et les conséquences incalculables qu’elle porte.Montréal entend donc participer activement à l’action des universités dans le développement urbain sur la scène internationale.Voilà donc un bilan sommaire de ce que nous avons déjà entrepris avec vous, du milieu universitaire, et voià dans quelles directions nous voulons faire route commune avec vous.D Le bilan des sondages On essaie de tirer trop d’informations des prévisions CLAUDE ANGERS Professeur à l'École nationale d'administration publique de l'Université du Québec COMME c’est maintenant l’habitude, la dernière élection provinciale a donné lieu à de nombreux sondages qui ont alimenté les médias tout au long de la campagne.Certains résultats de sondage furent jugés contradictoires.Par exemple, au début de septembre, un sondage Léger & Léger accordait six points d’avance aux Libéraux, alors que la firme CROP chiffrait cette avance à quatorze points.De tels résultats sont-ils étonnants ?Défient-ils la logique ?Sont-ils une preuve dè la malhonnêteté des sondeurs ?En fait, comme nous le verrons .plus loin, l’explication est fort simple : ceux qui comparent et commentent les sondages surestiment grandement la précision de certaines prévisions et essaient d’en tirer trop d'information.Ce texte a aussi pour but de renseigner le lecteur sur la précision des trois derniers sondages « nationaux ».Les sondeurs affirment que les résultats de leurs travaux reflètent généralement bien l’opinion publique, souvent avec grande précision.Évidemment, quand les partis en lice sont presque à égalité, les sondeurs soulignent, de façon bien légitime, les difficultés de prévoir le gagnant, puisque les marges d’erreur, l’interprétation des indécis et des discrets et les effets de dernière heure prennent alors une importance capitale.Or, la dernière élection provinciale nous permet d’évaluer nos sondeurs dans un contexte relativement idéal pour eux.Les trois derniers sondages En effet, les libéraux partirent nettement gagnants et ils parvinrent à conserver leur avance, malgré la crise des BPC, la colère des anglophones et les grèves des infirmières et des autres syndiqués du secteur public, ce qui donnait aux sondeurs une très forte probabilité de prévoir correctement le gagnant.Il n’est donc pas surprenant que les sondeurs aient tous prédit la victoire de Robert Bourassa.Toutefois, jusqu’à quel point ont-ils été précis dans leurs prévisions du pourcentage de vote ?Le tableau 1 rapporte les prévisions, avec marges d’erreur, des trois derniers sondages réalisés à l’échelle provinciale quelques jours à peine avant le jour du scrutin.Nous nous sommes ümité, dans ce tableau, aux prévisions concernant les deux principaux partis (ce qui explique pourquoi la somme des prévisions ne donnent pas 100%).1.Dernières prévisions de trois firmes de sondage Nombre et taux de réponses Prévisions PLQ (%) PQ (%) Avance oolnts de % CROP 14 au 17 septembre La Presse, TVA 1510 (68%) .50 ±3 39 ±3 11*6 Sorécom 14 au 20 septembre Le Soleil, CKAC, The Gazelle 983 (62%) 45x3,2 39 ±3,2 6 ±6,4 Léger & Léger 18 au 20 septembre Journal de Montréal, T0S 1220 (67%) 47,1 ±2,8 40,9 ±2,8 6,2 ±5,6 Résultats officiels* • En date du 26 septembre 1989.49,9 40,2 9,7 Avant de commenter ce tableau, rappelons, pour le bénéfice du lecteur peu familier avec la notion de marge d’erreur, que les firmes de sondage procèdent par échantillonnage au hasard et qu’ils basent habituellement leurs estimations à partir d’un millier de répondants environ.Par conséquent, si on réalisait un sondage le jour même de l’élection, ses résultats s’écarteraient des pourcentages réels obtenus par comptage lors du dépouillement du scrutin, puisque d’autres échantillons auraient produit des résultats différents en raison des variations attribuables à la méthode d’échantillonnage.C’est pour cette raison que les sondeurs accompagnent leurs prévisions de marges d’erreur.Par exemple, la maison CROP a annoncé que le parti de Robet Bourassa aurait reçu 50 % des voix, avec une marge d’erreur de ± 3 points de pourcentage, si l’élection s’était déroulée entre le 14 et le 17 septembre, CROP a voulu signifier par là que les libéraux auraient alors reçu de 47 à 53 % du vote.Lorsque ces marges d’erreur portent seulement sur la méthode d’échantillonnage — c’est le cas des trois firmes qui nous intéressent — elles sont forcément optimistes, puisqu’elles ne tiennent pas Le Canada a changé depuis deux ans DOCUMENT ED BROADBENT Déclaration du chef du Nouveau Parti démocratique du Canada relatif à l'accord du Lac Meech LE DOSSIP1R constitutionnel du lac Meech est présentement dans une impasse au Canada.Non seulement deux provinces ont-elles indiqué qu’elles ne sont pas prêtes à accepter l’Accord tel quel, mais, de plus, un autre gouvernement provincial récemment élu a indiqué son opposition à l’Accord actuel.Au-delà des paliers de gouvernement, dans la population en général à l’extérieur du Québec, certaines des préoccupations auxquelles, il y a deux ans, on envisageait trouver des solutions une fois l’Accord du lac Meech ratifié, ont maintenant atteint une intensité telle qu’elles doivent être abordées si l’on veut que l’Accord soit accepté.Deux choix s’offrent aux suppor-teurs de l’Accord du lac Meech et des cinq conditions du Québec qui y sont définies.Nous pouvons ou bien prétendre que le Canada n’a pas changé depuis deux ans et n’accepter aucune modification, ou bien nous pouvons lutter pour obtenir un nombre limité de modifications.Choisir la première option, c’est opter pour le rêve plutôt que la réalité.Je n’ai jamais cru que, dans la vie politique, l’approche de l’autruche était utile.Le Conseil fédéral du Nouveau Parti démocratique s’est réuni à Saskatoon le week-end du 16 septembre dernier.L’objectif de la résolution constitutionnelle que nous y avons adoptée était de dénouer l’impasse et d’atteindre les objectifs de l’Accord du lac Meech.La résolution que nous avons adoptée réaffirme l’engagement que le Nouveau Parti démocratique a pris il y a deux ans.Plus précisément, le Conseil fédéral « affirme son appui aux objectifs et principes de l’Accord du lac Meech qui répondent au désir d’inclure le Qué- bec à la Constitution canadienne et qui reconnaissent le Québec en tant que société distincte à l’intérieur du Canada.» En même temps, nous avons noté que certains changements, conformes aux objectifs de l’Accord, devraient être apportés pour dénouer l’impasse.On pourrait faire ces changements directement dans l’Accord ou par tout autre procédé constitutionnel, tel un accord parallèle.Notre résolution dit en toutes lettres que seulement « un nombre limité » de changements pourraient être apportés.En d’autres mots, le but de notre résolution, c’est de faire entériner l’Accord en répondant à quelques-unes des inquiétudes qui sont maintenant ressenties intensément dans presque toutes les régions du pays.Les inquiétudes le plus souvent soulevées par les membres de mon parti sont le principe de l’unanimité pour l’acceptation de nouvelles provinces, le besoin d’un engagement de tenir une conférence constitutionnelle des premiers ministres pour discuter du principe d’un gouvernement autonome pour les peuples autochtones, et une clarification de l’enchâssement dans la Constitution des droits reconnaissant l’égalité aux femmes.D’ici juin 1990, ceux qui détiennent un pouvoir politique, y compris les premiers ministres du Canada et du Québec, vont démontrer par leurs actes qu’ils sont prêts à accepter l’échec de l’Accord du lac Meech en ne faisant rien ou s’ils sont prêts à démontrer une certaine ouverture à la réalité canadienne.J’espère beaucoup que la même imagination dont ont faire preuve les leaders politiques canadiens et qui a conduit l’accord du lac Meech va maintenant mener à cette sorte de modification minime mais constructive dont on a maintenant besoin pour le sauver.La réintégration positive du Québec dans la constitution canadienne est tellement sérieuse et tellement désirable qu’on ne peut pas se permettre de la manquer faute d’avoir essayé.2.Les sondages publiés durant la campagne Prévisions PLQ (%) PQ (%) jofnTda'% Léger & Léger (17 au 20 août) 50 39 11 Sorécom (18 au 26 août) 44 37 7 Sorécom (25 au 29 août) 48 38 10 CROP (31 août au 6 sept.) 51 37 14 Léger & Léger (5 et 6 sept.) 47 41 6 Sorécom (5 au 11 sept.) 47 40 7 CROP (14 au 17 sept.) 50 39 11 Sorécom (14 au 20 sept.) 45 39 6 Léger & Léger (18 au 20 6ept.) 47 41 6 compte d’autres facteurs (refus de répondre, indécisions, mensonges, absences, questions biaisées, etc.) qui peuvent fausser les résultats.Les sondeurs ajoutent habituellement que leurs marges d’erreur s’avèrent correctes 19 fois sur 20.Us estiment ainsi à une chance sur 20 le risque — toujours celui qui est associé à la façon de prendre l’échantillon — qu’une prévision soient erronée, même en tenant compte de la marge d’erreur.Sondages contradictoires Revenons au tableau 1.Sachant, au lendemain des élections, que le parti de Robert Bourassa a devancé celui de Jacques Parizeau par 9,7 points (leurs partis ayant reçu respectivement 49,9 % et 40,2 % des suffrages), il faut souligner la très bonne performance de nos sondeurs, puisque 8 des 9 prévisions rapportées dans le tableau se sont concrétisées.On y constate que les firmes Sorécom et Léger & Léger ont sous-estimé le vote libéral, mais que la prévision de Léger & Léger s’avère correcte de j ustesse.Parions que nos sondeurs sauront tirer profit de leur bonne performance et vanter les mérites de leurs produits.C’est bien normal ! Mais ne nous laissons pas illusion- ner par leurs beaux résultats.En effet, rien n’assure que la firme qui a obtenu les prévisions les plus justes ait utilisé une meilleure méthodologie que les autres, puisque toutes les prévisions étaient basées sur l’intention de vote cinq jours au moins avant l’élection, et que l’opinion publique a pu changer durant les derniers jours de la campagne.D’ailleurs, les sondeurs furent moins chanceux lors de l’élection fédérale de 1984.Même s’ils prédirent tous la victoire de Brian Mulroney, la plupart sous-estimèrent de manière significative l’ampleur du balayage conservateur.Le tableau 2 résume les résultats des 9 sondages publiés durant la campagne.On y remarque des variations importantes, notamment que l’écart dans les avances prédites par les sondages CROP et Léger & Léger était de 8 points (14 % - 6 %), au début de septembre.Combien de personnes ont, par ignorance, pris cet écart de 8 points pour une valeur exacte ?Combien d’autres, incluant les analystes des sondages, ont assigné, par erreur, à cet écart de 7 points l’une ou l’autre des marges d’erreur fournies par le sondeur ?Considérant que les marges d’erreur des deux sondages sondeurs étaient de 3 points, un calcul statistique nous conduit à accorder une marge d’erreur « échantillonnai » (c’est-à-dire due à la seule méthode d’échantillonnage) d’environ 8,5 points à cette différence de 8 points.Or, aucun statisticien compétent ne fera grand cas d’une telle différence pour les raisons suivantes : elle n’est pas significative au sens statistique, c’est-à-dire d’après un test statistique; la marge d’erreur de 8,5 § oints est optimiste, puisqu’elle est asée sur les marges d’erreurs optimistes des sondeurs; c’est l’écart le plus grand entre deux sondages consécutifs, sur une possibilité de huit.En d’autres mots, la différence dont il est question peut bien s’expliquer par l’effet du hasard et toutes les explications qu’on fournira pour justifier cette différence seront forcément non-significatives au sens statistique du terme.En fait, on pourrait démontrer mathématiquement que la comparaison de deux avances, avec une marge d’erreur échantillonnale de 3 points, nécessiterait deux échantillons de 8 000 répondants chacun.Nous doutons que les commanditaires soient prêts à payer le prix de tels sondages.Par conséquent, on continuera à parler faussement de sondages contradictoires parce qu’on aura abusé de la portée réelle des sondages.Tant que les sondeurs s’en tiendront à des échantillons d'un millier de répondants, le problème ne sera pas d'avoir parfois des résultats étonnants ou qui évoluent en dents de scie prononcées.Au contraire, il sera étonnant de ne jamais en avoir, même avec des méthodologies identiques.N’oublions pas non plus que le risque d’avoir des résultats étonnants, qui peuvent s’expliquer par le hasard, s’accroît à mesure qu’augmentent le nombre de sondages et la quantité d’information véhiculée par chaque sondage (intention de votes, satisfaction à l’égard des partis, popularité des chefs, etc).Ce risque augmente aussi lorsqu’on extrait, par exemple, d’un sondage national fait auprès de 1 000 répondants l’intention de vote des citoyens du Québec métro.Le nombre de répondants se chiffre alors à une centaine tout au plus et la marge d’erreur échantillonnale est grandement accrue ( ± 10 % pour le pourcentage du vote accordé à un parti ; ± 20 % pour l’avance d’un parti; ± 28 % pour la comparaison des avances calculées par deux sondages).Les sondeurs nous mettent généralement en garde, dans les encadrés méthodologiques qu’ils publient dans les journaux (encore faut-il les lire ! ), contre les dangers du fractionnement de l’échantillon.Conclusion Une différence dans les sondages ne vaut la peine d’être approfondie et interprétée que lorsque l’effet du hasard représente, pour elle, une bien mauvaise explication.Malheureusement, il arrive trop souvent qu’on tente d’expliquer autrement ce qui n’est vraisemblablement que variations aléatoires.En fait, on oublie que les sondeurs exagèrent la qualité de leurs produits et des méthodes utilisées pour leur réalisation, augmentant ainsi le risque de mauvaises interprétations de la part des « consommateurs » de sondages.Ils préfèrent plutôt offrir au public (peu versé dans les aspects techniques des sondages) une marge d’erreur qui les avantage, quitte à fournir toutes sortes d’explications et de justifications, lorsqu’ils se trompent.Heureusement pour eux, les choses ont très bien fonctionné lors de la dernière élection ! Mais, nous aurons encore d’autres élections et d’autres surprises.D’ici là, exigeons de nos sondeurs qu’ils soient plus explicites au sujet de leurs marges d’erreur, notamment en ce qui concerne l’avance des partis et souhaitons que ceux dont le travail consistent à commenter les sondages apprennent à en connaître toutes les limites.m É A-10 ¦ Le Devoir, samedi 30 septembre 1989 SECTEUR PUBLIC Les syndicats affirment que leurs membres sont toujours bien informés (PC) — Le président du Conseil du trésor Daniel Johnson n’a pas à douter de la bonne loi des centrales syndicales.Tout au long de la négociation dans le secteur public, elles ont tenu leurs membres au courant des offres gouvernementales.La CSN a répliqué hier au ministre Johnson qui, la veille, accusait les centrales syndicales de mal informer leurs membres sur le contenu des offres gouvernementales.Dans un communiqué diffusé hier, la première vice-présidente de la CSN, Monique Simard, rappelait que des assemblées locales ont été tenues à plusieurs reprises pour informer les membres, connaître leur décision, prendre des votes.De même, les instances décisionnelles se sont réunies souvent pour faire le point.Des documents de « vulgarisation sur l'équité salariale » ont été soumis aux membres, de même que des rapports établissant l’écart entre les demandes syndicales et les offres patronales.« La CSN a toujours eu la réputation de faire ses débats avec ses membres et d’être transparente dans sa politique d’information », souligne Mme Simard.Par ailleurs, aucun débrayage n’est prévu dans l’immédiat, ni dans le secteur de la santé, ni dans celui de l'éducation, ni dans les services gouvernementaux.Les syndicats d’enseignants de cégep de la CSN et d’employés des services publics ont décidé de donner une chance à la négociation pendant une douzaine de jours au moins.Les 95,000 employés de la Fédération des affaires sociales (CSN), de leur côté, tiennent des assemblées locales jusqu’au 5 octobre pour renouveler les mandats de grève, accordés avant l’élection.Entre-temps, ils restent au travail.À la CEQ, on en saura plus dans les prochains jours.Une réunion intersectorielle se tiendra à compter de lundi soir à Saint-Hyacinthe.Les délégués de chaque secteur — santé, enseignants, professionnels de l’éducation et autres — y décideront de la recommandation à formuler aux syndicats locaux.Le mandat donné avant l’élection consistait en cinq journées de débrayage seulement.Il a été épuisé.Les membres devront donc se prononcer de nouveau avant toute action.En conséquence, les écoles primaires et secondaires auront elles aussi quelques jours de répit.À la FTQ, les négociations se poursuivent toujours.Cette centrale a déjà accepté l’offre de quatre pour cent d’augmentation pour 1989.Elle négocie activement la question de l’équité salariale.Il n’y a eu aucun débrayage chez ses 45,000 membres du secteur public.La Centrale des professionnels de la santé, qui n’est affiliée ni à la CSN, ni à la CEQ, ni à la FTQ, a entrepris un marathon de négociation de sept jours, à la fin de la semaine dernière.Elle représente 5,000 technologistes médicaux oeuvrant dans les établissements de santé.Eux aussi restent au travail pour le moment.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Barrett constitutionnelle en cours, ce n’est qui pas le cas actuellement selon lui.Et il faut essayer de comprendre que les problèmes du Québec ne doivent pas prendre toute la place.Il demande d’essayer de comprendre l’aliénation des gens de l’Ouest.Il explique que le Reform Party, même s’il n’a qu’un député, exerce la même force d’attraction dans l’Ouest que le Parti québécois à ses débuts.Il faut donc que chaque région jouisse d’un même traitement au sein de la Fédération canadienne.Conscient que son unilinguisme est un handicap pour un chef national, M.Barrett promet de « faire un sérieux effort », mais admet que cela ne sera pas facile.Certains, dans son entourage, ne se font guère d’illusions.Rejoint à son bureau, le député NPD de Tim-mins-Chapleau, Cyril (Cid) Samson, avoue que « ça ne sert à rien de se faire des illusions, il ne parlera jamais le français, pauvre lui ».Partisan de Dave Barrett, M.Samson, d’origine franco-ontarienne, explique même que M.Barrett l’a approché pour que celui-ci se charge de la partie française de ses déclarations publiques.« Il ne voulait pas insulter la population française », confie-t-il.Et M.Samson raconte qu’il accepté en disant à Dave Barrett : « Je suis préparé de faire n’importe quoi pour aider la parti, je suis dans tes mains » (sic).Si Dave Barrett était élu, il serait le premier unilingue à la tête d’un parti fédéral depuis John Diefenbaker.Et cette perspective en inquiète plusieurs.Certains chefs syndicaux, comme Bob White, des travailleurs de l’auto, et Louis Laberge, de la FTQ, ont refusé de l’appuyer à cause de cet unilinguisme.Le président québécois de l’aile fédérale du NPD, Paul Cappon, trouve que « c’est inquiétant, et s’il gagne, on ne peut lui donner plus de deux ans pour devenir bilingue ».L’entrée remarquée et controversée de Dave Barrett insuffle une nouvelle vie dans la course à la succession d'Ed Broadbent, terne jusque-là.Le député du Yukon, Mme Audrey McLaughlin, qui semblait s’acheminer vers une victoire tranquille, aura fort à faire pour arrêter Dave Barrett.Le congrès de direction du NPD aura lieu à Winnipeg à la fin novembre.Les députés Steven Langdon, Simon de Jong, Howard McCurdy et Ian Waddell sont également dans la course, de même que Roger La-gassé, un professeur.+ Condoms xuellement (MTS) et le sida.A l’intérieur du cours de formation personnelle et sociale, il existe un volet sexualité où ces questions sont traitées ».Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on note que la décision d’installer des machines distributrices de condoms relève de chaque commission scolaire.« Il s’agit d’une décision locale », dit M.Yves-Thomas Dorval, attaché de presse de la ministre Thérèse Lavoie-Roux.« Nous n’y voyons pas d’objection, mais la décision ne relève pas du MSSS », note-t-il, ajoutant, d’autre part, que « cela constitue un moyen parmi beaucoup d’autres pour combattre les MTS et le sida ».André Bureau est nommé sous-ministre à l’Environnement LE BUREAU du premier ministre Bourassa a annoncé hier la nomination d’André Trudeau au poste de sous-ministre de l’Environnement.M.Bureau, qui était depuis août secrétaire à la capitale au sein du Conseil exécutif, remplace Jean-Claude Deschênes.Ce dernier, qui occupait ses fonctions à l’Environnement depuis 1985, a été nommé secrétaire général associé au Conseil exécutif.Diplômé en sciences économiques, le nouveau sous-ministre de l’Environnement était depuis 1984 secrétaire général associé à l’aménagement et au développement régional au sein du Conseil exécutif.Il avait auparavant été secrétaire général associé par intérim à l’aménagement et à la décentralisation.MM.Trudeau et Deschênes occuperont leurs nouvelles fonctions à compter du 10 octobre.WEEK-END SAMEDI DIMANCHE Le Cercle de fermières d'Ahuntsic vous invite à un défilé de modes haut en couleurs, sous le thème : Les blés d'or, samedi 14 oct.à 20 h, au sous-sol de l'église Sl-Antoine Marie Claret (10660 Larose).Réserv.: 331-1478.¦ Danse Genèse présente La Genèse ou les premiers pas de l 'humanité vers Dieu, samedi 30 sept à 20 h 30 et dimanche 1er oct.à 15 h, à l'Auditorium D.B.Clarke, Univ.Concordia ( 1455, boul.de Maisonneuve ouest).¦ L’Association des hypoglycémiques du Québec vous invite à vous inscrire aux cours spécialement adaptés pour les gens souffrant d’hypoglycémie.Les Retrouvailles, le premier vendredi de chaque mois.593-8355.¦ Le centre des femmes d’ici et d’ailleurs accepte encore les inscriptions tardives pour les activités suivantes : Santé, Explorer sa créativité, Intégration à la vie québécoise, Se reconnaître comme femme, Relations mère-adolescent, Re laxation, Cours de français.— Mercredi midi 4 oct., dîner-vidéos « Échanges interculturels».Inscr.: 521-4127 (brochure sur demande).¦ 8e Festival culturel autochtone de Montréal, le 30 sept, de 12 h à 22 h et le 1er oct.de 12 h à 20 h, à l’École secondaire de Westmount (4350 Ste-Catherine ouest).Entrée libre.937-5338.¦ Afin d’aider le Regroupement québécois pour personnes avec Acouphènes, lors de sa campagne de levée de fonds annuelle, le restaurant Valentine (9010 Sherbrooke est, Mtl) tiendra un « 16 h à 21 h » spécial, le 30 septembre.¦ Accessibilité aux vacances pour jeunes adultes (18-35 ans) à faible revenu, à l’Auberge de plein air l’Interval, située à Sle-Lucie des Laurentides.Les séjours de 3 jours : l'Action de Grâce, et les Fêtes; les fins de semaine de 2 jours : l’Intervhal-loween, Pour parents fatigués, Ski de fond et Cabane a sucre.1-819-326-4069.a Ce soir à 19 h 30, conférence intitulée : Qui lutte contre le trafic de la drogue à la Librairie Pathfinder (6566, boul.St-Laurent).273-2503.La question n’a pas été débattue au ministère de l’Éducation, mais si la situation devait se présenter, M.Claude Ryan prendrait l’avis des comités catholitique et protestant du Conseil supérieur de l’Éducation avant de prendre une décision, dit M.Luc Rhéaume, son attaché de presse.Interrogé sur la question il y a quelques années, M.Ryan avait alors répondu, non en sa qualité de ministre, mais à titre personnel: « Pas de condoms dans les écoles ».Les condoms étant disponibles en pharmacie, il ne voyait pas la nécessité d’installer des machines distributrices dans les écoles.Tout en trouvant intéressante l’expérience torontoise, Mme Isabelle Sourdis, directrice de l’éducation au Comité Sida Aide Montréal (CSAM), estime qu’il est peut-être prématuré de rendre les condoms accessibles à tous les élèves des écoles secondaires sans avoir auparavant fait une étude pour en établir la nécessité.Elle se réjouit de l’évidente volonté de la commission scolaire de Toronto et du gouvernement de cette province de mener une action concrète auprès des jeunes.Il y a deux ans, CSAM a organisé des sessions d’information pour le personnel de la commission scolaire protestante du Lakeshore sur le sida et le MTS.Le Comité a aussi formé des intervenants, en l’occurrence des professeurs de morale, qui sont maintenant habilités à donner de l’information tant au personnel qu’aux professeurs et aux élèves, indique M.Jacques Lajoie, agent d’éducation et d’information à CSAM.Le Comité a aussi organisé des sessions d’information à l’intention des directeurs de la Commission scolaire protestante de Montréal et dès lundi prochain, CSAM entreprendra une sérié de rencontres d’information auprès du personnel, des professeurs, des comités de parents.En plus du matériel d’information, on distribera des condoms et le macarons de CSAM portant le slogan: « J’aime, je capote ».vegarder leurs régimes », sans attendre « rien de bon » de leurs efforts.Selon des sources proches de la réunion, l’ensemble des débats se tiendra à huis clos, et les journalistes ne seront pas autorisés à se rendre au Palais des congrès, où résident les députés.Aujourd’hui à 13 h, La Légende d'Orphée en musique par Claire Villeneuve, à l’Auditorium St-Albert-le-Grand (2715, chemin de la Côte Ste-Catherine).731-3603.¦ Aujourd'hui de 13 h à 17 h, le Centre in-tercullurel Monchanin (4917 St-Urbain, Mtl) vous propose une discussion-échange sur le thème : Fréquentations garçons-filles dans différentes cultures — est-ce une pratique universelle ?.288-7229.Entrée übre.¦ La Société de sclérodermie du Québec présente une conférence avec le Dr Marc Beaudoin, aujourd'hui, à l'Hôpital Notre-Dame, auditorium Rousselot (1560 Sherbrooke est).649-5334.Entrée libre.¦ Les bénévoles du Centre François-Sa-guenot (13950 Notre-Dame est, Mtl) organisent un bazar au profit des résidents, aujourd'hui de 10 h à 17 h.642-1446 (après 16h).¦ Les joies de la musique Scott vous invitent, aujourd’hui à 11 h, aux « Portes ouvertes » de la Place des arts : dix concerts gratuits et un dimanche des plus mélodieux.285-4273.¦ Le Centre de Tat-Chi Édouard Roy invite le grand public à se joindre aux méditations pour la paix qui ont lieu tous les dimanches soirs de 19 h à 20 h, au 3643 St-Laurent, 3e étage, Montréal.845-8022.¦ Le lundi 9 octobre débutera une nouvelle série de cours de yoga prénatal : mouvement, détente, respiration et informations prénatales.485-9675 (Jocelyne Aubry).¦ Le Collège Marie-Victorin offre aux personnes âgées d’au moins 14 ans le cours Croix de brome, les samedis, de 14 h 15 à 17 h 15, du 14 oct.au 2 déc.— Le cours Soins d'urgence aquatique, offerts les 6-13-14 et 15 oct.Inscr.: 328-3828, poste 2405.¦ Entre-Amis/Compeer Montréal est à la recherche de bénévoles (25 à 45 ans) intéressés à établir une relation amicale avec une personne ayant des difficultés en santé mentale.342-0057.+ Ottawa + Parlement refusent une réunion du Parlement à l’étranger pour discuter de questions aussi importantes qu’une révision de la Constitution libanaise.À l’aéroport de Beyrouth, la confusion a marqué l’arrivée du carrousel de limousines blindées transportant les députés.Six services d’ordres — l’armée syrienne, les services de renseignements syriens, l’armée libanaise déployée à Beyrouth-Ouest ( majorité musulmane), la gendarmerie et la sûreté générale libanaises et les gardes de corps personnels, tous armés jusqu’aux dents — donnaient des ordres et des contre-ordres.Le départ s’est toutefois fait dans une atmosphère bon enfant et plusieurs députés ont exprimé l’espoir d’une réussite de leurs travaux.Pour les parlementaires proches de Damas, comme M.Abdallah Racy, député du Liban-Nord et ministre de l’Intérieur dans le gouvernement soutenu par Damas de M.Salim Hoss, un échec de la réunion est à exclure.« Nous ne retournerons que lorsque nous nous serons entendus entre nous.La réunion de Taef doit aboutir une solution politique et définitive de la crise libanaise », a-t-il dit.Le camp chrétien avait levé les doutes sur sa participation à la réunion de Taef avec l’annonce mercredi soir de la participation de la majorité des députés chrétiens.Le camp chrétien exige toutefois la concomitance entre les réformes et la programmation, sous parrainage arabe, d’un retrait syrien du Liban et refuse que la réunion de Taef ait un pouvoir de décision.L’émissaire du triumvirat arabe, M.Lakhdar Ibrahimi.maître d’oeuvre du cessez-le-feu au Liban, a ras-sur sur ce dernier point les députés chrétiens.Il a précisé avant de les précéder en Arabie Saoudite que les réformes seront discutées à Taef mais qu’un aval ne pourrait leur être donné qu’au cours d’une réunion formelle du Parlement à Beyrouth.Toutefois, pour une grande partie de la presse, et pour l’homme de la rue, les députés libanais, élus il y a 17 ans et à qui plusieurs formations politiques dénient toute représentativité, se rendent en Arabie Saoudite pour approuver, sans la débattre, une solution politique, fruit d’un compromis entre le triumvirat arabe, la Syrie et les autres puissances qui ont un rôle au Liban.Dans cette optique, le chef spirituel des intégristes pro-iraniens au Liban, cheikh Mohammad Hussein Fadlallah, a accusé hier les États impliqués dans le règlement de la crise du Liban chercher avant tout « sau- mencé et devrait se poursuivre dès que l’on aura recensé les noms et les adresses des personnes concernées, avec la collaboration de l’UN EQ et des nouveaux dirigeants de la maison d’édition.On sait que cette dernière a été rachetée par un trio de gestionnaires et qu’elle opère désormais sous la raison sociale Le-méac Éditeur.Un des représentants de l’entreprise qui possède un fonds de près de 900 titres, Mme Lise Ber-gevin, a tenu à préciser que tous les auteurs Leméac, à l’excetion d’un seul, sont revenus au bercail.C’est en s’appuyant sur le prémisse de l’importance et de la responsabilité de l’écrivain travailleur solitaire que M.Masse associe volontiers à « la conscience » d’une société, voire d’une civilisation, qu’il fonde sa décision de lui venir en aide, dans ce cas d’injustice flagrante, nommément celui de la faillite d’une entreprise dont le premier devoir est de protéger ses principaux artisans.« J’ai la plus grande admiration pour ceux et celles qui font métier d’écrire, a-t-il déclaré, et en versant à des auteurs des droits dont il ne dépendait pas d’eux qu’ils aient été perdus, j'ai conscience de remplir une des missions les plus importantes des pouvoirs publics, qui est de rendre justice à ceux par qui la culture arrive ».M.Masse a tenu ces propos dans le cadre d’une conférence de presse à Montréal, en présence du président de l’Union des écrivains québécois (UNEQ), M.Bruno Roy, qui avait saisi les instances gouvernementales des conséquences désastreuses de la faillite de Leméac, notamment celle du manque à gagner des écrivains, les plus perdants dans cette affaire, eux qui ne roulent déjà pas sur l’or.Québec devait refuser de s’occuper de ce dossier et Ottawa accepter de l’étudier d’abord, pour ensuite prendre la décision finale de défrayer la note qui s’élève à $300,000.+ Moubarak gager un tel dialogue, sans conditions préalables».Le président égyptien s’est ainsi inscrit sur la même longueur d’ondes que les États-Unis, dont le secrétaire d’État James Baker avait affirmé la veille qu’il fallait que « les parties concernées se parlent à la meme table ».« Sans cela, nous ne ferons pas de progrès », avait ajouté M.Baker, à la suite d’un entretien avec les ministres égyptien et israélien des Affaires étrangères, MM.Esmat Abdel Meguid et Moshe Arens.Le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chevard-nadze, avait de son côté proposé jeudi ses « bons offices » pour qu’un dialogue entre l’OLP et Israël se déroule en Union soviétique.Le chef de l’État égyptien n’a fait aucune allusion à son récent projet en dix points relatif aux modalités d’organisation d’élections dans les territoires occupés.Selon les observateurs, sa proposition de dialogue en est complémentaire dans la mesure où des négociations entre Israël et les Palestiniens permettraient précisément de s’entendre, entre autres, sur les modalités d’éventuelles élections en Cisjordanie et à Gaza proposées par le gouvernement israélien.L’objectif du dialogue, selon M.Moubarak, est en effet de « parvenir à une conception convergente des pas qui devraient être franchis pour aplanir la voie vers la paix et un accord sur les conditions d’un règlement global » du conflit du Proche-Orient.Les élections proposées par Israël visent à désigner des élus qui discuteraient avec l’État hébreu du statut provisoire puis définitif des territoires occupés.L’OLP a reconnu les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU en novembre 1988.Elle réclame toutefois, forte de l’appui de la Ligue arabe, la reconnaissance des droits « nationaux «palestiniens, ce que ni Israël ni les Etats-Unis n’admettent.À la différence d’Israël, le président égyptien a réclamé dans une étape ultérieure la réunion d’une conférence internationale de paix.« Ce dialogue devrait être suivi par des mesures requérant une participation internationale dans le cadre d’une conférence internationale de paix afin de conclure un accord global définitif », a-t-il dit.« Il ne faut pas manquer aujour- Jean-tf DUFRESNE Le parti Égalité à l’Assemblée DIEU sait ce qu’il adviendra du parti Égalité.Il survivra peut-être mais, au mieux, la seule loi du nombre le contiendra toujours dans les limites d’une faction minoritaire.Peu importe.Avec ses quatre députés, il peut tout autant prétendre à la légitimité que les sept élus du Parti québécois de 1970, pour autant qu’il sache convaincre les francophones qu’il représente davantage qu’un simple mouvement de protestation de libéraux mécontents de leur chef.Après tout, le PQ de 1970 ne recueillit que 23 % des suffrages, moins que le PE dans les circonscriptions qu’il a emportées, et hormis les fanatiques d’office, nul n’accusa René Lévesque de détournement de scrutin.Le premier défi du PE, c’est d’assurer sa crédibilité auprès d’un auditoire anglophone plus large que l’électorat qu’il s’est rallié le 25 septembre, ce qui n’est pas chose faite.Tenir un discours enflammé, périlleusement avare de nuances, au mépris souvent des plus élémentaires vérités historiques, devant des auditoires acquis d’avance, c’est une chose ; en débattre sur le parquet contre 121 députés qui représentent 90 % des suffrages, dans le respect des traditions parlementaires, c’en est une autre, surtout que les débats sont télédiffusés.Pari plus difficile à relever encore, assurer sa crédibilité auprès des francophones eux-mêmes, s’il aspire, même sans trop d’espoir de convaincre, au moins à être compris.Quelle image par exemple donnera du parti Égalité un Gordon Atkinson unilingue en train de prêcher le bilinguisme intégral à la famille Tremblay de Chicoutimi ?Son chef, Robert Libman, s’est acquis du jour au lendemain une notoriété nationale, démesurée en regard des appuis qu’il a obtenus.On ne saurait l’en blâmer, mais il devra faire preuve d’une méfiance salutaire à l’égard des grandes chaînes d’informations canadiennes, dont l’appétit parfois suspect pour l’instabilité politique au Québec n’a pas toujours été au bénéfice de l’harmonie entre nos deux grandes communautés.Les échéances, non plus, ne jouent pas pour le parti.Sans programme mûrement réfléchi, n’ayant pu afficher sa cohérence en quelques semaines seulement de campagne, contraint maintenant d’assumer des responsabilités politiques dans la plus délicate des conjonctures constitutionnelles que le Canada ait connues depuis le référendum de 1980, il ne possède en outre aucune expérience parlementaire.Et il ne doit pas compter sur les péquistes ou les libéraux pour résister à la tentation de la roublardise et de la flatterie — M.Parizeau déjà veut s’en faire un « allié » stratégique — chacun cherchant à piéger le nouveau venu pour mieux servir ses propres intérêts.S’il veut être la voix des anglophones et se faire entendre de tous les Québécois, le parti Égalité ne saurait s’en tenir non plus au simple discours linguistique, ni au seul contentieux des libertés civiles.Ce sont là des préoccupations capitales, non seulement pour le PE, mais pour tous les partis d’ailleurs, elles ne cernent pas, et de loin, toute la réalité québécoise, et au reste il serait naïf de croire que l’Assemblée va y consacrer un débat d’urgence toutes les semaines.Le parti Égalité a le droit, comme toutes les autres formations politiques, de prendre lui aussi le « parti du Québec » de la manière qu’il conçoit le Québec.Il sera jugé au mérite de ses thèses.Mais ce droit s’accompagne de la plus exigeante des obligations.Parler pour le Québec, c’est d’abord le connaître, et le PE, si l’on s’en tient à son discours électoral, a fait preuve jusqu’à ce jour d’une méconnaissance historique qui ne peut que fausser son jugement, et lui attirer aussi les rebuffades les plus humiliantes à l’Assemblée nationale.Son chef, M.Libman, donne, quant à lui, l’impression que cette recherche indispensable du Québec réel — regarder derrière l’enseigne, pour ainsi dire — compte parmi ses plus urgentes priorités.Nul ne connaît encore l’étendue de sa réflexion personnelle.Le parti est jeune, il n’avait pas le choix de candidatures triées sur le volet — le PQ non plus, à l’origine — de sorte qu’il serait franchement plus honnête de le juger à l’aune de son action en chambre qu’à celle de sa performance sur les tribunes électorales.Il est un immense service aussi que le PE pourrait rendre à tous les Québécois, si le temps lui prête vie : ne pas craindre d’afficher sans fausse retenue le malaise d’une communauté anglophone qui n’ose pas, par orgueil ou pudeur, reconnaître qu’elle traverse depuis trente ans maintenant une crise d’identité plus aiguë peut-être que celle qu’ont vécue les francophones eux-mêmes.Et d’en imputer les causes réelles là où elles se trouvent.Il serait trop bête en effet de laisser se convaincre les plus blasés parmi nous, qu’en élisant un unilingue dans Notre-Dame-de-Grâce, par exemple, encore qu’il s’agit là d’une étourderie électorale quasiment rabelaisienne, la communauté anglophone aurait tout simplement signifié sa rupture avec le Québec, alors que la nouvelle génération de nos compatriotes ne mérite pas d’être accusée aussi sommairement de mauvaise foi.d’hui l’occasion qui s’offre car ce serait une faute plus grave encore que celles qui ont été commises par le passé de manquer des opportunités historiques de contenir le conflit et d’empêcher son aggravation », a dit M.Moubarak.Le chef de l’État égyptien a réaffirmé que l’OLP était « le seul représentant légitime du peuple palestinien » et estimé que la centrale palestinienne avait adopté « des positions positives » qui permettent de parvenir aux objectifs désirés.Israël refuse toujours de négocier avec l’OLP, qu’elle considère comme une organisation terroriste.Le ministre israélien de la Défense Yitzhak Rabin a déclaré hier, pour sa part, à l'occasion du Nouvel An juif, qu’il n’y aurait pas de paix au Proche-Orient tant qu’Israël refuserait de négocier avec les Palestiniens.Dans le même temps, un sondage publié par le quotidien YediothAh-ronoth révèle qu’une majorité absolue — 52 % contre 40 % — des Israéliens approuvent le plan égyptien pour les territoires occupés.Dans une interview accordée au quotidien Davar, Rabin, numéro 2 du Parti travailliste, souligne que la rupture entre la Jordanie et les territoires occupés ne laisse pas d’autre alternative à Israël que de traiter directement avec les Palestiniens.« La Jordanie ne pourra se joindre à des négociations politiques qu’après la mise en marche d'un processus israélo-palestinien, a-t-il précisé.La réalité est aujourd’hui que les Palestiniens sont le seul partenaire avec lequel Israël peut, peut-être, développer des négociations.Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité ».Le projet égyptien doit faire l’objet jeudi prochain d'une réunion du gouvernement israélien restreinte aux onze principaux ministres.Mais Shamir a d’ores et déjà souligné qu’il ne ressentait aucun besoin de passer aux actes puisqu’il s’agissait d’étudier des propositions et non pas un plan concret.Sur le terrain des territoires occupés, l’armée israélienne a interdit aux habitants de la bande de Gaza de pénétrer en Israël pendant toutes les fêtes du Nouvel An juif, de vendredi à lundi.Le chef des forces israéliennes a par ailleurs ordonné la libération de trois soldats qui avaient roué de coups un Palestinien mort depuis en détention.Le ministre israélien des Finances, M.Shimon Pérès, a déclaré hier que les positions israéliennes étaient « proches » du plan en dix points du président égyptien Hosni Moubarak.« Le fossé entre les positions israéliennes et les dix points du président Moubarak est plus étroit que celui qui séparait Israël des positions de son prédécesseur Anouar Sadate lors de sa visite à Jérusalem » (en 1977), a précisé M.Pérès dont les propos sont rapportés par la radio israélienne.30 septembre par la PC et l'AP 1988: une explosion fait quatre morts à l’usine de la CIL à McMas-terville, au Québec.1985: mort de Simone Signoret, comédienne et écrivain français, née en 1921.1980: le candidat républicain Ronald Reagan annonce son intention de renégocier le traité Salt-2 avec Moscou s’il est élu président des États-Unis.1974: des Amérindiens et la GRC s’affrontent lors d’une manifestation â Ottawa.1971: les États-Uniset l’URSS signent un accord destiné à empêcher un conflit nucléaire accidentel.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.