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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-09-09, Collections de BAnQ.

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Casa FERNANDEL V * RISTORANTE un peut détour nour une grande qastrononne ikilu'nnet 50 o\l, rue Jam Réservations: (514) J81-%50 Vol.LXXX — No 209 ?Possibilité d'averses.Max.: 26.Détail page B-8.Montréal, samedi 9 septembre 1989 4 CAHIERS —$1.00 -E PLAISIR m des La rentrée Un aperçu des livres que nous promettent les maisons d'édition d’ici et d’ailleurs.Le Plaisir des livres revient, avec des projets de reportages, des entrevues, des recensions.Page D•1 Riche saison théâtrale à l’horizon La rentrée théâtrale s’inscrit sous le signe des grandes reprises du répertoire québécois, Dubé, Gélinas, Gauvreau (ci-dessus), Languirand, etc.Une saison extrêmement riche, mise en perspective par Robert Lévesque.Page C-1.Æ- Le parcours du combattant Piat Enragé des planches qui n’a presque pas tourné pour le cinéma ou la télévision, le comédien français Jean Piat révèle les dessous de son métier dans une autobiographie au titre évocateur, Le parcours du combattant.Page C -1.Le chômage en baisse Le taux de chômage a très légèrement baissé en août au Canada mais à Montréal il est passé de plus de 11 % à 8.8 %.Page B-1 Privatiser n’est plus un enjeu Chaudement discutée lors de la dernière élection provinciale, la question des privatisations est maintenant chose du passé.Page B-1 Bacon dévoile sa politique de gestion de déchets LES PROPRIÉTAIRES privés de sites d’enfouissement pourront continuer d’accepter les déchets provenant de partout au Québec, a annoncé hier la ministre de l'Environnement, Mme Lise Bacon.Page A-3 Une finale Graf-Navratilova Steffi Graf et Martina Navratilova s’affronteront dans la finale du simple dames, aujourd’hui à Flushing Meadow.Page B-10 Les autres employés d’hôpitaux débrayeront d’ici jeudi prochain Les 95,000 syndiqués de la CSN votent en faveur de la grève générale Notes de campagne Gilles Lesage vPlerre Proulx LES 95,000 membres de la Fédération des affaires sociales de la CSN seront en grève générale illimitée « au plus tard » jeudi le 14 septembre.À moins, évidemment, qu’un règlement n’intervienne d’ici là.Ainsi en ont décidé hier après-midi, à la quasi-unanimité, les 900 délégués du conseil général de la Fédération des affaires sociales (CSN), forts des mandats obtenus, depuis trois semaines, de la part de 82 % des 553 syndicats locaux.En moyenne, 70 % des membres de ces syndicats se sont prononcés en faveur de la grève générale illimitée.C'est, a commenté la présidente de la FAS, Mme Catherine Loumède, un mandat « très clair, indubitable, indéniable, qu’on n’a pas eu depuis des années».Les membres de la F AS, qui oeuvrent essentiellement dans les hôpitaux, les centres d’accueil et les services sociaux, seront vraisemblablement accompagnés dans leur mouvement, probablement à compter de ce même jeudi, des autres employés du secteur public, aussi bien des trois autres fédérations CSN, que des membres de la CEQ et du Syndicat des fonctionnaires provinciaux.Dans ce dernier cas, a-t-on annoncé hier, 61 % des membres ont donné à leurs dirigeants le mandat de déclencher jusqu’à cinq jours de grève à compter de jeudi prochain.À la CEQ, aussi, plusieurs syndicats locaux ont déjà donné des mandats de cinq jours de grève, quoique l’Alliance des professeurs de Montréal, le plus gros syndicat CEQ, ait refusé majoritairement d’emprunter cette voie, comme celle de la grève générale.Dans les trois autres fédérations CSN du secteur public (enseignants de collèges, employés de soutien du milieu scolaire, et professionnels des collèges), environ 75 % des 146 syndicats ont, a-t-on encore indiqué hier, accordé à leurs dirigeants « une banque illimitée de jours de grève ».Les conseils généraux de ces trois fédérations se réunissent aujourd’hui même pour décider, comme l’a fait hier la FAS, de la manière de remplir ce mandat.Mais on visera jeudi, c’est l’évidence.Voir page A-10: Employés Les infirmières poursuivies pour outrage au tribunal Renée Rowan et Bernard Descôteaux L’ETAU se resserre dans le conflit des infirmières, qui en sont aujourd’hui à leur cinquième journée de grève.Le procureur général du Québec, M.Gil Rémillard, a entrepris hier des poursuites en outrage au tribunal contre la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) et contre Mmes Diane Lavallée, Raymonde Bossé et Lucille Auger, respectivement présidente, vice-présidente et conseillère syndicale a l’information de la FIIQ.La Cour supérieure a émis à cet effet une ordonnance spéciale citant ces personnes à comparaître sous l’accusation d’outrage au tribunal, mardi prochain 12 septembre, au Palais de justice de Montréal La FIIQ et ses dirigeantes seront formellement accusées d’avoir passé outre l’ordonnance du Conseil des services essentiels qui les enjoignait, le 4 septembre dernier, de s’abstenir de tout arrêt de travail et de demander à ses 41,000 membres de ne pas faire la grève.La Fédération et ses trois dirigeantes sont passibles d’une amende qui peut atteindre $ 5000 ou d’une année d’emprisonnement.Gardant en réserve les amendes prévues à la loi 160, le procureur général décidera dans les prochains jours s’il y a lieu d’intenter des poursuites pénales.Voir page A-10: Inllrmlèrea PHOTO PC Diane Lavallée, présidente de la FIIQ, comparaîtra mardi matin au Palais de justice de Montréal.Pompiers demandés LE 25 septembre, ce n’est pas un premier ministre, encore moins un chef d’Êtat, que les Québécois vont élire pour quatre ans.C’est plutôt un chef pompier, entouré de quelques dizaines de volontaires, dont certains joueront le rôle de lieutenants de brigade.Disant cela, je ne pense pas uniquement au désastre des B PC et autres déchets dangereux — pour lesquels le boyau d’arrosage n’est pas, hélas, que symbolique — non plus qu'à la fronde qui, après les infirmières, est en train de gagner les quelque 300,000 autres fonctionnaires et «serviteurs publics».Eux connaissent fort bien leur terrible force de frappe, et ils s’en servent comme bon leur semble.Après avoir passé les trois premières semaines de campagne à se promener avec les fichus conteneurs de Saint-Basile, voici que les pompiers, anciens et nouveaux, passent les trois dernières à se pencher, une fois de plus, sur les sempiternels petits et gros bobos des travailleurs du secteur public et parapublic.Après cela, certains ont l’outrecuidance de prétendre que la campagne est moche et qu’il ne se passe rien depuis le 9 août.Des observateurs sagaces reprochent aux chefs d’équipe qui se disputent nos suffrages de ne répondre qu’aux alertes et urgences; ils seraient coupables de rester le nez collé sur un arbre au lieu de voir la forêt, de manquer de perspective et de long terme, bref, de ne pas proposer aux Québécois de projet de société.À preuve, selon ces moralistes, les Pères Noël qui remplis-Volr page A-10: Pompiers La grève force la fermeture de 5,500 lits d’hôpitaux Rowan LA SITU ATION devient de plus en plus difficile dans les hôpitaux du Québec, notamment dans certains centres hospitaliers comme à Notre-Dame, qui a dû fermer son urgence pour au moins 24 heures, n’étant plus en mesure d’accueillir de nouveaux malades.Selon des données fournies hier par la ministre Thérèse Lavoie-Roux, de passage à Montréal pour y annoncer la nouvelle politique sur les déchets bio-médicaux, il y avait environ 6,000 lits fermés dans les 144 hôpitaux touchés par la grève de la Fédération des infirmières et infir- miers du Québec.De ce nombre, la fermeture de 5,500 lits est directement imputable aux moyens de pression des infirmières.Quelque 700 autres lits sont fermés pour diverses raisons comme la pénurie d’infirmières, les travaux de réfection et autres, précise M.Michel Cléroux, directeur des communications à l’AHQ.Le taux d’occupation qui était, hier midi, de 62 à 68 % selon les établissements, devrait tomber à 60 % au cours de la fin de semaine, prévoit l’AHQ.Cela dépendra de l’achalandage des urgences, de la volonté des infirmières d’ajouter ou non des effectifs et de la capacité des hôpitaux d’accueillir dans leur unités de soins les patients qui sont entrés par l’ur- gence, note M.Cléroux.Les services essentiels sont toujours assurés à 100 % dans les services névralgiques (urgences, soins intensifs, hémodyalyse, etc.) et à 30 % en moyenne dans les unités de soins, c’est-à-dire sur les étages.L’hôpital Notre-Dame a fermé son urgence jusqu’à ce midi parce qu'il n’a pas, estime-t-iL, le personnel infirmier requis pour s’occuper des malades en civière dans les corridors.Il s’agit là d’un cas isolé.« Malgré les demandes de la direction, les dirigeants du syndicat local de la FIIQ refusent de fournir le personnel infirmier syndiqué nécessaire pour soigner ces malades dont le nombre est passé de 10 à 25 depuis le début de la semaine », explique M.Michel Marcouiller, directeur des communications et des affaires publiques à Notre-Dame.La situation, poursuit-il, est d’autant plus difficile dans cet établissement — contrairement à ce qui se passe ailleurs — qu’aucune infirmière syndiquée n’est disponible pour assurer les soins aux malades dans les 30 unités de soias de l’hôpital où sont dirigés les malades en attente d’hospitalisation à l’urgence.Les unités de soins intensifs étaient, hier, occupés à 100 %.En fin de journée.490 malades demeuraient hospitalisés à Notre-Dame, dont la capacité d’accueil est généralement le double.Aucun lit n’a été fermé dans cet établissement au cours de l’été.Dans les centres de soins de longue durée, la situation est variable, a rapporté la ministre Lavoie-Roux dans son bilan de la situation.Dans certains endroits, a-t-elle précisé, la situation est difficile, le personnel infirmier n’étant que de 25 % de ce qu’il est habituellement.Ces patients nécessitent en général entre quatre et cinq heures de soins par jour.Quant aux services de maintien à domicile assumés par les infirmières de CLSC, ils sont tombés à 30 % en moyenne, dit un porte-parole de la Fédération des CLSC.On nous informe, d’autre part, que dans un CLSC de la région de Montréal, seulement 30 cas sur 210 ont été traités.CONTAMINATION PAR LE PLOMB La CSST ordonne que l’usine Balmet de Saint-Jean mette fin à ses activités s-Gilles Francoeur PENDANT QUE les frère Singer-man tentaient hier de neutraliser l’ordonnance du ministère de l’Environnement qui les force à nettoyer et à décontaminer le terrain de leur usine de Saint-Jean-sur-Richelieu, la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) mettait la clef dans la porte de l’usine Balmet et forçait l’employeur à continuer de payer les salaires et les avantages sociaux des employés.La CSST justifie sa décision par le fait qu’à son avis, cette usine « présente un danger pour la santé et la sécurité des travailleurs car elle n’est pas en mesure d’assurer leur protection ».La décision de la CSST ayant été annoncée par l’agence Telbec à 17 h 55, il a été impossible de rejoindre les porte-parole de cet orga- nisme pour connaître les raisons qui ont déclenché hier ce branle-bas juridique plutôt qu’il y a six mois ou un an.Les propriétaires de la Balmet n’en sont pas à leurs premiers démêlés avec la CSST qui avait fermé en 1979 la Ballast Metal, une autre usine de décorticage de batteries construite six mois plus tôt à Delson.Selon la CSST, les contaminants manipulés à l’usine Balmet se répandent entre les postes de travail par manque d’isolation.Le travail y serait en outre dangereux en raison de l’amoncellement des « matières plombifères » à proximité des zones de travail et de l’accumulation d’eau sur le plancher, qui agit comme une éponge à toxiques.Les opérations de manipulation et d’entreposage du plomb, ajoute la CSST, augmentent les dangers d’inhalation par les travailleurs malgré le port des équipements de protection individuel.Des tests récents ont démontré pour la nième fois des dépassements des normes sur le plomb dans le sang des travailleurs de cette usine.La CSST ne met pas toutefois la clef dans la porte de façon définitive.Elle a déposé auprès de l’employeur sa liste d’exigences.Les operations de manipulation du matériel en vrac ne devront se faire que dans des locaux isolés, fréquentés par un minimum de personnes.Balmet devra nettoyer non seulement ses locaux pour y réduire les concentrations de poussières mais aussi décontaminer ses planchers qui devront être recouverts désormais d’un revêtement non poreux.Enfin, les frères Singerman devront s’assurer qu’aucune projection d’eau et de bruines acide ne viendra contaminer l’air respiré par ses employés.Balmet devra finalement soumettre un plan d’aménagement global de son matériel, de ses installations et Voir page A-10: Usine Ottawa ne fournira pas un sou dans Soligaz Barnard Descôteaux LE PROJET SOLIGAZ sera réalisé, le gouvernement québécois ayant décidé d’y aller d’un prêt participatif de $ 150 millions pour assurer sa mise en marche.Et ce, même si Ottawa n’y met pas un sou.Annoncé en grande pompe hier matin par le premier ministre Bourassa et une batterie de ministres libéraux — élections obligent — Soligaz était un élément trop important de la relance de l’industrie pétrochimique pour que Québec le laisse tomber, a-t-on expliqué.Les investissements directs de $410 millions dans Soligaz devraient entraîner des investissements en aval qui atteindront $2.1 milliards, affirme-t-on.Au total, 1065 emplois directs pourraient s’ensuivre, sans compter des milliers d’autres emplois indirects.De l’avis de Robert Bourassa comme du maire Jean Doré, c’était la relance de l’est de Montréal qui était en jeu.Ce projet prévoit la construction d’un pipeline de Sarnia à Montréal qui alimentera directement l’industrie pétrochimique montréalaise en gaz naturel liquide.Cela rendra l’industrie montréalaise plus compétitive, qui pourra aussi augmenter sa capacité et diversifier sa production.Pour aller de l’avant, ce projet devait remplir deux conditions, qui depuis 1986 faisaient l’objet de négociations avec Ottawa.Il fallait obtenir une garantie en gaz naturel liquide, indispensable pour que l’Office national de l’é-Vplr page A-10: Soligaz « M G I L L E S M A-R-C O T T LA VIE REELLE Nouvelles La vie, l'amour, la folie, le voyage et la littérature en seize histoires qui nous mènent au plus vrai: la vie réelle.240p.— 19,95$ LA PROSE DE RIMBAUD Essai Une lecture nouvelle de l’œuvre de Rimbaud qui nous fait découvrir le poète «compromis» dans les débats idéologiques.196p.— 15,95$ Le Devoir, samedi 9 septembre 1989 LES ELECTIONS DU 25 SEPTEMBRE COSGROVE POURRA VOTER La Commission de i-V.Dufresne MAJORITAIREMENT, la Commission de révision des listes électorales du comté de Westmount a jugé séance tenante hier que le candidat libéral, M.William Cosgrove, aura été domicilié depuis six mois au Québec le jour du scrutin, 25 septembre, conformément à la loi électorale.En conséquence, son nom ne peut être radié de la liste des voteurs.Les motifs de la décision, annoncée par l’ex-juge de la Cour d’appel du Québec, Me Albert Mayrand, au terme d’un interrogatoire méticuleux qui dura bien deux heures, seront rendus publics la semaine prochaine.L’un des trois réviseurs, Me Louise-H.Sénécal, désignée par le PQ, Mme Louise-H.Sénécal, y inscrira alors sa dissidence.« Je suis soulagé, enfin je suis chez-moi, a déclaré le candidat, vi- siblement ému, et j’espère maintenant pouvoir me consacrer tout entier à la campagne électorale».Un recenseur désigné par le parti Québécois, Mme Annouk Laurent, appelée à témoigner elle aussi, jugeant qu’elle n’avait pas autorité pour radier de son propre chef un électeur de la liste, avait saisi la commission de révision d’un « doute raisonnable » sur l’éligibilité de M.Cosgrove, après avoir pris connaissance, dit-elle, de plusieurs articles dans les journaux.La presse soupçonnait alors que le vice-président de la Banque mondiale, en poste à Washington depuis 1973, n’habitait le Québec que depuis le 9 août dernier, le lendemain tout juste de sa décision de se porter candidat dans le comté, à l’invitation du premier ministre, M.Bourassa.Fait à noter, il ne vint pas à l’esprit du recenseur d’exprimer un doute raisonnable sur l’éligibilité de l’é- FONCTION PUBLIQUE Parizeau compte sur un pour intégrer davantage CONTRAIREMENT au Parti libéral, le Parti québécois a choisi de ne pas fixer d’objectif chiffré à sa politique d’intégration des immigrants dans la fonction publique.Jacques Parizeau mise plutôt sur un changement d’« attitude ».« Le 12 % de M.Bourassa n’a aucune signification », dit Jacques Parizeau, qui estime plus utile de trouver des gens issus des communautés culturelles pour les postes de responsabilité, et pour les nominations relevant du Conseil des ministres.« Trop souvent, dans la ville de Québec, ils vont au gouvernement de père en fils», dit le chef péquiste.Les engagements du PQ en matière d’intégration des immigrants, que M.Parizeau a énoncés hier au cours d’une conférence de presse dans le quartier Villeray, visent surtout à accorder plus d’importance à la connaissance du français dans la sélection des ressortissants étrangers.Un gouvernement du Parti québécois hausserait le nombre de points alloués dans la grille de sélection à la connaissance du français, pour porter le poids relatif de ce critère de 14 % à 24 %.L’ordre de priorité dans le traitement des dossiers devrait également en tenir compte.Rappelant par ailleurs qu’en 1988, 12,000 Français avaient cherché à immigrer au Québec, M.Parizeau a dit craindre qu’on ne facilite pas, « sur le plan administratif », l’entrée au Québec de candidats de ce pays.Afin d’éviter la concentration des nouveaux arrivants dans la métropole, M.Parizeau accorderait plus de points dans la grille de sélection aux candidats qui réussissent à démontrer qu’un emploi à temps plein les L'ENSOLEILLEMENT AU SANCTUAIRE Pourquoi se cacher quand on peut baigner dans la lumière du matin au soir?Le design réfléchi des résidences du Sanctuaire vous offre du soleil tout autour.Ajoutez cet avantage au prestige d'un développement reconnu et vous obtenez l’assurance d'un investissement d’une valeur exceptionnelle.Vivez à votre aise, dans un cadre tranquille et moderne.Faites la lumière sur votre vie de demain, visitez aujourd’hui.Le Sanctuaire du Mont-Royal: le cadre de vie de ceux qui ont gagné leur place au soleil.3.V» s "O le sancTuaice c: du mont-royal co CL Bureau de vente 6100 Chemin Deacon, Montréal 4 (514) 738-6000 révision rejette la requête en radiation pouse de M.Cosgrove, présente elle aussi le jour du recensement, 22 août, dans la résidence louée deux semaines plus tôt par le couple, boulevard Maisonnauve ouest.Elle nota seulement que le logis était meublé avec parcimonie.Ayant entendu le témoignage de son épouse et le plaidoyer de Me Pierre-J.Dalphond, la commission, en rejetant la requête, estime manifestement que rien ne démontre que M.Cosgrove ait jamais exprimé l’intention de renier son domicile québécois.À vrai dire, rappelle Me Dalphond, la nouvelle loi électorale, sanctionnée en mars dernier, ne comporte aucune définition statutaire du domicile, contrairement à l’ancienne, et qu’en conséquence, celle du Code civil fait donc autorité en la matière.Or, l’article 80 du Code stipule que « le changement de domicile s’opère par le fait d’une habitation réelle dans un autre lieu, joint à l’intention d’y faire son principal établissement ».L’article 81 surenchérit : « La preuve de l’intention résulte des déclarations de la personne (M.Cos-crove en l’occurence) et des circonstances ».L’article 82, enfin, prescrit que « celui qui est appelé à une fonction publique temporaire ou révocable, conserve son domicile, s’il ne manifeste l’intention contraire».« Il ne faut pas confondre domicile et résidence », fait observer Me Dalphond.Or, non seulement M.Coscrove n’a-t-il jamais eu l’intention d’abandonner son domicile québécois, même s’il n’y tint pas feu et lieu durant seize ans, mais son témoignage, jamais contredit, démontre au contraire qu’il a toujours eu l’intention de retrouver son Québec natal : compte de banque actif, cotisation régulière en qualité de membre du parti Libéral du Québec, cotisation annuelle à l’Ordre des ingénieurs du Québec, police d’assurance-vie canadienne, enfants aux études au pays, visites régulières au Québec.Ceux de ses enfants qui habitaient avec la famille à Washington poursuivaient leurs études au lycée français de la capitale américaine.Depuis son retour, la cadette est inscrite à Marie-de-France.Au reste, M.Cosgrove disposait, à titre de fonctionnaire international au service de la Banque mondiale, d’un visa américain qui ne lui accordait que trente jours pour quitter les États-Unis, lui et toute sa famille, s’il abandonnait son emploi à Washington.En outre, la contrat qui le liait à la Banque mondiale, en qualité de vice-president chargé du personnel, lui accordait le privilège d’accepter des contrats en génie sanitaire du gouvernement du Québec.En somme, Me Dalphond a moins tenté de prouver que M.Cosgrove aura élu domicile au Québec depuis six mois avant le jour du scrutin, que dedémontrer qu’il n’a jamais cessé, depuis son arrivée au Québec en 1955 (il est natif de Thunder Bay, Ont.) d’être domicilié ici.Quant à la demande de radiation inscrite par un citoyen du comté, M.Jeremy Searle, eile fut rejetée mercredi par la commission, ce dernier n’habitant pas la section de vote où M.Cosgrove est inscrit.Appelé néanmoins à témoigner hier, il n’a pu qu’invoquer la commune renommée pour justifier sa requête, et ne possédait aucune connaissance personnelle de faits pour démontrer que M.Cosgrove n’est pas domicilié au Québec, sinon un appel téléphonique à la Banque mondiale, dont la réceptionniste lui confirma que M.Cosgrove était bien, avant le 8 août, vice-président de l’agence onusienne.changement d’attitude les immigrants Le PQ compte en partie sur la FTQ pour remplir l’aréna Maurice-Richard attend à l’extérieur de la région de Montréal.D’autre part, Jacques Parizeau augmenterait de $3 millions (20 %) les budgets de francisation, avant de négocier le rapatriement des $ 17 millions qu’Ottawa consacre à la formation linguistique.Le PQ s’engage aussi à augmenter de $1 million (30 %) les crédits alloués aux organismes sans but lucratif voués à l’intégration des immigrants, à leur défense, ou à la lutte contre la discrimination.Aux écoles à forte concentration multiethnique, il donnerait $4 millions de plus, afin qu’elles puissent embaucher plus de professeurs et dispenser plus d’heures d’enseignement du français.U n groupe de travail sur la concentration des communautés culturelles dans les écoles serait mis sur pied.Enfin, le PQ veut accueillir des familles de préférence à des travailleurs indépendants, et exiger des publicitaires que les messages gouvernementaux « reflètent davantage la réalité socio-démographique du Québec».M.Parizeau a vigoureusement protesté, au cours de la période de questions, quand un journaliste a soumis que le discours nationaliste du PQ avait parfois des relents d’intolérance pour les immigrants.« C’est de la politique-fiction », a lancé le chef péquiste.Ce dernier a affirmé que cet argument était jadis invoqué par certains fédéralistes, qui allaient même jusqu’à associer nationalisme québécois et fascisme.« Pour ces mêmes gens, le nationalisme canadien était quelque chose de très beau », dit-iL Le président de SOS Racisme, Alain Jean-Bart, assistait à la conférence de presse du président du PQ et a déploré que M.Parizeau ne quantifie pas ses objectifs, comme l’a fait M.Bourassa.Il faut un objectif concret, affirme M.Jean-Bart, parce qu’« il y a des résistances dans les syndicats et les partis politiques.Le Parti libéral a parlé de 12 %, mais il y une faille : il n’a pas fixé d’échéancier.» Paul Cauchon LE PARTI québécois espère attirer 10,000 personnes demain à 13 h 30 à l’aréna Maurice-Richard à Montréal, dans ce qui sera le plus gros rassemblement public de la campagne électorale péquiste.À cette occasion Pierre Bourgault sera du nombre des orateurs.Et pour l’occasion, le Parti québécois disposera d’un coup de main « informel » de la Fédération des travailleurs du Québec.« Nous n’émettons pas de mot d’ordre officiel, explique André Messier, porte-parole de la FTQ.Mais je crois qu’il y aura une certaine mobilisation au niveau des syndicats locaux, et particulièrement au niveau du syndicat de la construction en ce qui concerne le service d’ordre».L’assemblée de demain se veut essentiellement une assemblée partisane.Après avoir jonglé avec l’idée d’inviter un bon nombre d’artistes, les organisateurs de la campagne électorale péquiste ont préféré en faire une réunion d’abord politique, avec des orateurs porte-parole du PQ dans différents domaines (Pauline Marois, Guy Chevrette, Rémy Trudel, David Cliche, etc.).« De toute façon, ajoute Pierre Boileau, directeur de la campagne, plusieurs artistes ne pouvaient se libérer à quelques jours d’avis, étaient pris en studio ou au festival des Francofolies à Montréal ».Le chef Jacques Parizeau doit présenter demain un discours qualifié de « majeur », et les orateurs bénéficieront d’une présentation audio-visuelle et d’un orchestre.Le succès ou l’échec de l’événement pourrait peser lourd dans la suite de la campagne péquiste, qui semble bien partie au niveau national mais où on constate des problèmes sur le terrain, dans certaines régions.PHOTO CP Dans le quartier à forte représentation ethnique de Villeray, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, a pu discuter des engagements en matière d’intégration des immigrants qu’il a livrés hier.CROP élargit l’écart à 14 points Bibeau doute de la véracité du sondage Léger & Léger L’entourage du premier ministre Bourassa met en doute la crédibilité des sondages effectués par la firme Léger & Léger.Directeur de l’organisation du PLQ pour l’ouest du Québec et proche conseiller du premier ministre, M.Pierre Bibeau soutient que la méthodologie utilisée par Léger & Léger ne résiste pas à l’analyse des spécialistes en la matière.Dans un communiqué émis hier en fin de journée, alors qu’il avait déjà en main les résultats du sondage Crop, M.Bibeau a fait ressortir que le dernier sondage Léger & Léger comporte plusieurs vices de procédures.Ce sondage accorde seulement 46.7 % au PLQ et 40.6 % au PQ, alors que le sondage Crop établit à 14 points l’écart qui sépare les deux partis.M.Bibeau s’interroge surtout sur la donnée du sondage voulant que le taux d’indécis et de refus de répondre se situe à 36 %, alors que les firmes solidement établies et réputées établissent ce taux à environ 20 % des personnes interrogées.Selon Pierre Bibeau, les experts oeuvrant dans ce domaine conviennent en outre qu’il est pratiquement impossible d’obtenir, en seulement deux jours d’enquête, un taux de réponse de 67.5 % sur un total de 1034 questionnaires.« Tout nous porte donc à croire que ce sondage est une fumisterie », conclut le conseiller de Robert Bourassa.Programme modeste pour la francisation des entreprises (PC) — Le ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Claude Ryan, a lancé hier un programme de $ 300,000 susceptible d’aider des petites ou moyennes entreprises a franciser leurs activités informatiques ou implanter des changements terminologiques.Lors de la conférence de presse qui s’est tenue en présence du président de l’Office de la langue française, Pierre-Etienne Laporte, maî-tre-d’oeuvre du programme, et devant 24 fonctionnaires québécois de ce secteur, le ministre a reconnu qu’il ne s'agissait pas « d’un budget fantasmagorique ».Le ministre n’a toutefois pas écarté la possibilité d’y injecter d’autres ressources financières en puisant dans les $ 10 millions consentis en mars dernier par le gouvernement pour la promotion du français.De même, si certaines entreprises démontrent un intérêt pour le programme mais ne peuvent respecter l’échéance prévue pour présenter leur projet, le 30 novembre, le ministre Ryan se dit d’ores et déjà prêt à repousser cette date au mois de janvier.En bref Télémédia propose un débat (PC) — Le réseau Télémédia propose le jeudi 14 ou le vendredi 15 aux chefs Robert Bourassa et Jacques Parizeau, comme dates d’un hypothétique débat électoral.La rencontre durerait deux heures, avec l’animateur Pierre Pascau, et serait rediffusée le dimanche 17, a annoncé hier Télémédia.La sauce verte (PC) — L’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) estime qu’au-delà de l’ajout de $50 millions au budget de l’environnement, des ingrédients essentiels manquent au menu vert du Parti libéral pour que la sauce prenne.Dans un communiqué émis hier, l’UQCN note que les récents engagements des libéraux ne prévoit pas des pouvoirs accrus à la ministre de l’Environnement pour qu’elle puisse influencer directement les ministères à vocation économique et assurer la cohérence environnementale des politiques du gouvernement.L’organisme considère qu’il faudrait en outre mettre en vigueur les règlements de la loi forçant un examen public des impacts environnementaux des grands projets industriels, miniers et routiers.Venez célébrer avec nous notre 75e anniversaire Prix réduits toute l'année sur toutes nos fourrures et aussi sur nos pelisses canadiennes et importées.Super manteaux de visons originaux Exclusivité dans le vison: Umber Dusk Elite Black Scotia Mink froides du littoral à celles de la Place Mon-Repos ?Je me réjouis de ce que le candidat Cosgrove se soit vu hier confirmer le droit d’être inscrit sur la liste électorale.D’autant plus qu’ayant assisté aux audiences de la Commission de révision, j’ai été saisi d’une impression, apeurante et rassurante à la fois.Apeurante parce qu’il suffit d’interroger un suspect systématiquement, lui demander par exemple si les meubles de son logis sont achetés ou loués, si son bail est en règle, s’il possède un compte de banque « actif ou dormant », pour que l’avocat le moins compétent ou le flic le plus primaire en arrive en moins d’une demi-heure à le dépouiller cliniquement de son identité.Tel n’était pas le cas, hier.Ce qui tenait lieu d’interrogatoire fut assez corsé, bien sûr, mais les questions profitaient tout autant au « suspect » Cosgrove que les réponses éclairaient ses interrogateurs.Au contraire, et c’est là que je me sentis rassuré, heureux est ce pays dont les lois accordent le bénéfice du doute et la présomption d’innocence, car alors, on aurait pu assister hier à une pièce de Kafka, comme dans trop de pays où le tribunal accuse sans entendre et condamne sans juger.L’affaire Cosgrove est banale en soi.Dans chaque scrutin, on conteste ainsi le droit de vote, et la loi ne peut être sans rigueur, si elle prétend le protéger.Parce que la notoriété du candidat lui a conféré une importance démesurée, cet épisode de la campagne électorale nous aura permis de constater cependant que l’appétit parfois carnassier des stratèges politiques — pour ne pas parler de celui des médias — risque d’aboutir à des procès d’intention pernicieux.C’est peut-être le propre d’une liberté qu’on a toujours prise pour acquise, que d’en abuser innocemment sans se rendre compte de sa belle fragilité.Bon Dieu, on a quasiment soupçonné M.Cosgrove de n’être pas Québécois, lui qui l’est depuis 1944.Qu’en sera-t-il, ma foi, des immigrants qui vont débarquer ici la semaine prochaine?Welcome home, Mister Cosgrove! pas moins à lancer des sémaphores que personne n’entend, faute de pressions, de manifs ou de débrayages appropriés.Au plus fort la poche ?L’UPA qui, dans son genre, peut utiliser des moyens aussi puissants que ceux des policiers quand ils ne sont pas contents, a exigé une rencontre avec les chefs Bourassa et Parizeau, les sommant de s’expliquer quant aux crédits agricoles et aux politiques fédérales en agriculture.En d’autres termes, le monde agricole demande des comptes, mais pour le seul secteur qui le préoccupe.Après moi, le déluge ?Pour sa part, la Conférence religieuse canadienne (région du Québec) n’a-t-elle pas raison de presser les aspirants chefs de dire comment ils entendent assurer des conditions de vie décentes aux populations appauvries des centres-villes et des régions rurales du Québec ?Et l’Association des femmes collaboratrices est-elle en droit de dénoncer « l’attitude méprisante affichée par le gouvernement libéral », dans leur dossier, tout au long de son dernier mandat ?Vous croyiez que les grands patrons marchaient main dans la main avec M.Bourassa ?Jusqu’à un certain point, peut-être, mais pas tout à fait.Ne pouvant intervenir directement ou faire de réclame, le Conseil du patronat insiste : il faut réduire le déficit annuel (autour de $1.5 milliard) à zéro.Rien de moins.Mais alors, où le gouvernement prendra-t-il les $500 millions que les constructeurs lui réclament pour retaper les routes du Québec ?Comment satisfaire le front commun Ou-taouais-Laurentides en vue du parachèvement, attendu et promis depuis longtemps, des autoroutes 13 et 50 ?Et le fameux 1 % des affaires culturelles ?À moins que le maire Jean Doré n’obtienne enfin justice pour Montréal, qui réclame un « statut spécial » comme celui de Québec ?Et les jeunes, les assistés sociaux, les familles ?Et que faites-vous de la reconnaissance officielle des médecines douces ?Le bouquet, ce sont les juges provinciaux qui, les pauvres, veulent être traités comme leurs collègues fédéraux.À seulement $ 90,000 par année, ils sont, vraiment et terriblement, bien à plaindre.À quand la collecte publique ou l’obole du juge ?Alerte ou sonnette, alarme ou tocsin, surenchère et pression, tout est bon en campagne électorale pour tirer les marrons du feu.Ce n’est pas un immense dialogue, mais des monologues et des soliloques à l’infini, chacun parlant pour soi.La somme des choix et des intérêts personnels équivaut-elle à celle des intérêts collectifs et au bien commun ?Les besoins et priorités des uns ne viennent-ils pas en conflit avec ceux du voisin ?Comment concilier toutes ces urgences valables, sans recettes ni panacées, sans commode planche à billets verts ?L’opportunisme des partis et candidats ne répond-il pas à celui des citoyens et des groupes ?Pompiers demandés.Pour éteindre des feux, empêcher des conflagrations, gérer à la petite semaine, sans boussole et sans filet.+ Usine de ses opérations qui devra être approuvé prélablablement à la reprise des opérations.Conformément à la loi, la Balmet devra continuer de payer ses employés comme s’ils étaient au travail.Il a été impossible hier de rejoindre un porte-parole de cette entreprise pour savoir comment ses propriétaires réagissaient à cette fermeté nouvelle de l’appareil gouvernemental.La Balmet s’accommodait déjà mal de l’ordonnance imposée la semaine dernière par le ministère de l’Environnement.Hier, la compagnie publiait dans les Avis publics du DEVOIR une annonce indiquant qu’elle contestait devant la commission des affaires municipales l’ordonnance signée par la ministre, Mme Lise Bacon.Balmet demandait aussi à la commission de suspendre d’ici son jugement final l’effet de l’ordonnance de Mme Bacon, qui lui impose de couvrir sa cour d'asphalte pour paralyser les poussières au soL L’Environnement lui a aussi imposé de produire d’ici quelques mois un plan de restauration des lieux et de décontamination de la nappe d’eau souterraine, qui serait imbibée de plomb et d’acide sulfurique.Interrogée hier à Montréal à ce sujet, la ministre de l’Environnement a déclaré que la Balmet ne pourrait contourner son ordonnance, même momentanément.La loi de l’environnement prévoit plusieurs types d’ordonnances.Toutes peuvent être contestées devant la commission des affaires municipales.Mais si celles émises par le sous-ministre peuvent voir leurs effets suspendus momentanément, les ordonnances de la ministre, décrétées en vertu de l’article 56, ne peuvent être suspendues en attendant jugement puisque ce sont des ordonnances dites d’urgence environnementale.Forcés de payer ses travailleurs par la CSST et obligés d’effectuer les dépenses décrétées par l’Environnement, les actionnaires de la Balmet pourraient bien trouver les prochains mois fort difficiles.Il arrive que la fermeture de certaines entreprises ait pour effet de refiler leurs actifs les moins propres aux autorités publiques, comme ce fut le cas à Saint-Basile-le-Grand.
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