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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1989-08-18, Collections de BAnQ.

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ana «ma i éducation cahier spécial LE DEVOIR Montréal, vendredi 18 août 1989 Le ministère de l’Éducation: 25 ans après • la DÉFINITION du mot concise et juste • la prononciation lorsque jugée nécessaire • le féminin des adjectifs • la catégorie grammaticale • les différents sens du mot • des exemples du mot dans une phrase • le pluriel s’il est difficile • des synonymes • des contraires • le pluriel des mots composés Fn vente chez votre libraire r UN VRAI /1IM* h: ujkl mu itnirstii nvi ri • les mots de la même famille à leur place dans la liste alphabétique • la forme féminine des fonctions et noms de métier • des québécismes et des canadianismes en quantité tout en conservant le caractère universel 24,95$, 1010 pages - 64 planches en couleurs, relié (gardes renforcées) 16 000 MOTS POl IR l'ÉCOI.K TRECARRE BORDAS ZM Le Devoir, vendredi 18 août' 1989 Un ministre de l’Éducation doit tenir le rôle de sentinelle MAITRISE EN RELATIONS INDUSTRIELLES L'Université du Québec à Hull offrira à l'automne 1990 un nouveau programme de 2e cycle de 45 crédits, à temps plein et à temps partiel.Objectifs généraux 1 Développer la compréhension des diverses dynamiques du changement dans le domaine du travail; 2.Développer les habiletés à analyser les causes, les processus et enfin les impacts de ces transformations sur: • la main d'oeuvre; ¦ les milieux de travail.Ce programme s'adresse aux personnes qui désirent poursuivre une carrière dans l'un des domaines suivants: •GESTiON tes RESSOURCES HOWAr •flÊLATlOHS te TRAVAR.travail Conditions d'admission Détenir un baccalauréat en relations industrielles, en sciences humaines, en sciences sociales, en administration ou dans un domaine connexe avec une moyenne de 3.0 ou l'équivalent.Les étudiants dont la formation universitaire antérieure est différente des relations industrielles pourront se voir imposer une scolarité complémentaire de premier cycle en relations industrielles n'excédant pas 30 crédits.Demandes d’admission Les personnes intéressées à suivre le programme de Maîtrise en relations industrielles ont avantage à présenter une demande d'admission au plus tard le 21 août 1989 afin d'entreprendre les cours complémentaires dès l’automne 1989 afin d'être prêtes lors de l'ouverture officielle du programme à l'automne 1990.Renseignements: André Beaucage Responsable du programme Maîtrise en relations industrielles Université du Québec à Hull C.P.1250, suce.B Hull (Québec) J8X 3X7 Téléphone: (819) 595-2293 89.90.45 "I Université du Québec à Hull PHOTO LE DEVOIR Claude Ryan, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur de Ryan ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur LA CRÉATION du ministère de l’Éducation remonte aux travaux de la Commission Parent.Chargée par le gouvernement d’examiner la situation générale de l’éducation au Québec au début des années 60, la Commission royale d’enquête avait conclu, avant même de soumettre son rapport général, à l'existence d’une situation anarchique.Le problème lui était apparu si grave et urgent qu’elle jugea devoir publier un rapport préliminaire préconisant la création immédiate d’un ministère de l'Éducation.Le gouvernement Lesage donna rapidement suite à cette proposition.Un ministère de l’Éducation fut créé en 1964.Le ministre se vit confier le mandat de promouvoir l’éducation, d’assister la jeunesse dans la péparation et l’orientation de son avenir et d’assurer le développement des institutions d’enseignement.Des modifications furent apportées par la suite au régime institué en 1964.En 1985, la création du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science soustrayait à l’autorité du ministre de l’Éducation tout le secteur de l’enseignement post-secondaire.La même année, des éléments importants de la formation professionnelle des adultes étaient transférés du ministère de l’Éducation au ministère de la Main-d’oeu-vre et de la Sécurité du revenu.Enfin, en 1988, lors de l’adoption de la nouvelle loi sur l’instruction publique (loi 107), le ministre de l’Éducation, tout en conservant son rôle de promotion de l’éducation et de soutien aux institutions d’enseignement, se voyait confier le mandat « de veiller à la qualité des services éducatifs dispensés par ses institutions ».A ne s’en remettre qu’aux interprétations que l’on donne souvent de son rôle, on pourrait croire que le ministre de l’Éducation est roi et maître dans le domaine de l’éducation.La réalité est cependant tout autre.Par le pouvoir qui lui est conféré de « veiller à la qualité de l’éduca tion », le ministre dispose certes d’un champ d’intervention très étendu.Aux yeux de la population, il est le grand responsable de l'éducation.Si quelque chose va mal quelque part, on frappe spontanément à la porte du ministre.En affirmant souvent qu’aucune situation touchant l’éducation ne saurait le laisser indifférent, le titulaire actuel a voulu faire droit à une croyance très répandue et très juste suivant laquelle il doit y avoir quelqu’un à Québec qui veille activement à la qualité des services éducatifs.Ce rôle de veilleur, de sentinelle toujours à l’affût des besoins et des attentes de la population, me paraît un volet capital de la mission du ministre de l’Éducation.Non seulement celui-ci doit-il assumer ce rôle mais il doit aussi disposer des ressources voulues pour s’acquitter efficacement des responsabilités qui en découlent.Depuis mon entrée en fonction, j’ai porté une attention constante aux représentations en provenance des sources les plus diverses : élèves, enseignants, parents, cadres scolaires, commissaires, députés, journalistes, ceux qui ont voulu attirer mon attention sur un problème relié à l'éducation ont très généralement atteint leur but.Ce rôle de sentinelle permet au ministre de l’Éducation d'assurer un lien constant entre la population et le gouvernement.Rien ne doit empêcher ce lien de demeurer vivant.Autant le ministre de l’Éducation doit être en constant état de veille, autant il serait par contre irréaliste et dangereux de s’imaginer qu’il peut lui-même régler tous les problèmes.La loi confère au ministre de l’Éducation des pouvoirs très étendus en matière de programmes d’études, d’allocation de ressources financières, de définition de normes concernant la qualité des études ou de la gestion.Mais elle ne lui confère pas pour autant le pouvoir de diriger lui-même les établissements d’éducation.En vertu de la loi, le pouvoir de dispenser les services éducatifs est conféré non pas au ministre mais à des commissaires d’écoles élus au suffrage démocratique universel par leurs concitoyens.La nouvelle loi sur l’instruction publique confère aux commissaires d’écoles des pouvoirs nombreux et significatifs.Il leur revient entre autres d’organiser les services éducatifs sur leur territoire, d’embaucher et de diriger le personnel enseignant et les autres personnels requis, de gérer les ser- nmuirrrrrlllürrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrTTi INSTITUT DE PASTORALE Centre universitaire de formation permanente L'Institut de pastorale offre un vaste choix de cours dans les domaines de l’intervention pastorale, de l’articulation de la foi chrétienne, de l’approfondissement du dynamisme spirituel et du développement des ressources personnelles.On peut y obtenir un baccalauréat en théologie pastorale, un certificat en études pastorales ou un certificat en pastorale liturgique.On peut aussi suivre les cours comme auditeur libre.Demandez le programme de l'année académique 1989-1990 2715, ch.Côte Ste-Catherine Montréal H3T 1B6 739-3223 vices requis pour la bonne marche des écoles, d’adapter les programmes aux besoins de leur clientèle, etc.Ces pouvoirs attribués aux commissions scolaires leur sont exclusifs.Ils doivent certes être exercés sous la surveillance générale du ministre et en conformité avec les normes définies par ce dernier ou le gouvernement.Mais ils ne peuvent pas être enlevés aux commissions scolaires, sinon par voie législative.Lorsqu’il institua le ministère de l’Éducation, le législateur insista aussi pour entourer le ministre d’un organisme consultatif, le Conseil supérieur de l'éducation, à qui furent dévolues des attributions importantes.Sur bon nombre de sujets, en particulier sur les questions reliées au régime pédagogique, aux programmes d’études, aux examens et aux diplômes, à la qualification du personnel pédagogique et à la coordination de l’enseignement à tous les degrés, le ministre est tenu avant d’agir de solliciter l’avis du Conseil supérieur.Celui-ci peut en outre intervenir de sa propre initiative sur tout sujet qu’il juge important.Comme le Conseil supérieur s’est abondamment prévalu de son pouvoir d’intervention ces dernières années, il constitue par sa seule présence et bien davantage par son action un frein salutaire aux risques d’arbitraire ministériel.Pour les questions touchant les valeurs morales et religieuses à l’école, le Conseil supérieur est entouré de deux comités confessionnels — le comité catholique et le Comité protestant — qui détiennent eux aussi des attributions non négligeables.Voilà d’autres éléments qui balisent efficacement la puissance ministérielle.En raison de l’extrême complexité des questions d’élèves réguliers et quelque 400,000 étudiants adultes, le ministre est assisté d’une équipe réduite de conseillers politiques et d’une batterie imposante de fonctionnaires.Au ministère de l’Éducation, on compte aujourd’hui près de 1,100 fonctionnaires permanents et de nombreux collaborateurs occasionnels.Il incombe à ces collaborateurs d’étudier suivant les normes que définissent la loi, les règlements et la tradition, les dossiers que leur réfèrent quotidiennement le ministre ou les clientèles du ministère.Lorsqu’il est saisi d’un dossier, le ministre, ne serait-ce que par souci de réalisme, doit en référer à ses collaborateurs de la fonction publique.Par leur connaissance des dossiers, par leur familiarité avec le vécu quotidien des commissions scolaires et des écoles, les fonctionnaires sont appelés à transmettre très souvent des avis au ministre.Celui-ci n’est pas tenu de se soumettre à ces avis.S’il veut agir sagement, il les étudiera cependant avec attention et respect.Le ministre, qui prétendrait dicter de haut la marche du ministère pour régler jusque dans le moindre détail l’action de ses collaborateurs, se placerait dans une situation intenable.Il deviendrait vite un fléau pour ceux qu’il a mission de servir.Son action serait vouée à l’échec.Ces balises, loin de réduire à néant le rôle du ministre, l’obligent à un effort de dépassement continuel.Elles lui rappellent que, si maintes décisions ne peuvent être prises que par lui, il lui incombe par-dessus tout d’éviter de se noyer dans le détail afin de pouvoir imprimer une direc * Le Devoir, vendredi! 8 août 1989 'M 3 1964: c’était l’temps que ça change! •Pierre Proulx PHOTOS ARCHIVES Bien avant la réforme scolaire, en 1941, dans un collège de Trois-Rivières.— Suite de la page précédente tion générale claire et ferme à la politique du gouvernement en matière d’éducation.Comment rendre l’éducation sans cesse plus accessible dans toutes les régions, dans tous les milieux sociaux, pour toutes les classes d’âge ?Comment faire en sorte que l’école soit vraiment un creuset où se façonne en profondeur un type humain original ?Comment ménager les programmes d’études de manière qu’ils préparent les élèves à la fois à l’insertion réussie dans la vie économique et sociale et à l’accomplissement plénier de leur destin humain ?Comment assurer à l’éducation sa juste part de la richesse collective ?Comment faire fructifier au maximum les investissements considérables que la communauté consent dans le secteur de l’éducation ?Comment ménager les rapports entre les nombreux intervenants — élèves, enseignants, parents, professionnels et administrateurs — qui composent le monde scolaire ?Comment assurer l’insertion heureuse du milieu scolaire dans l’univers plus large des préoccupations du gouvernement et de la société ?Il appartient au ministre de proposer au gouvernement et à la population des orientations claires et réalistes sur ces sujets.Il lui appartient de proposer des choix qui procéderont inévitablement, dans une certaine mesure, de sa propre expérience et des ses propres intuitions de l’avenir, mais qui devront aussi reposer sur des travaux d’étude approfondis.On juge de l’oeuvre d’un ministre non pas au nombre d’heures qu’il a passées à son bureau mais à la qualité des travaux accomplis sous sa direction, à la valeur des choix politiques dont il a été responsable, au climat qu’il a réussi à établir dans le milieu par ses interventions et ses attitudes.Dès le début du mandat du présent gouvernement, j’ai voulu pour ma part lier mon passage au ministère de l’Éducation à un mot très simple qui décrit mieux que tout autre mes intentions : le mot « rigueur ».Quatre ans plus tard, je nourris toujours le meme dessein.Que le ministre de l’Éducation réussisse à introduire davantage de rigueur à tous les paliers d’intervention; que chaque chose soit partout un peu mieux faite à la suite de son passage; que la langue maternelle, la langue seconde, la mathématique, les sciences, la religion et la morale soient mieux enseignées à chaque niveau, dans chaque école et dans chaque classe; que l’enseignant, traité avec considération, donne quotidiennement le meilleur de lui-même en classe et que les élèves en fassent autant.Voilà pour moi le moyen le plus sûr de progresser.Que notre génération rattrape le terrain qu’elle avait perdu au chapitre de la rigueur. m Université du Quebec Télé-université Direction du perfectionnement Module culture et société Service d’évaluation linguistique IF panbonal centre d'études musiccles Pour les lout-peats.5-$oos Initiation à la Musique Pour les entente et les adultes Chant choral, Flûte, Guitare, Piano, Violon i Pour les musiciens Théorie, Formation auditive.Improvisation, Arrangement Composition, Direction d’ensemble > ClASSt OUVERTt séance dmtormabons mercredi, le 13 septembre 1989, à 20h.1475, ave Lajoie, Outremont, Québec H2V1P9 Pour de plus amples renseignements ciété en pleine évolution.L’exemple du département de sciences économiques de l’Université de Montréal est éloquent à cet égard.Ce département fêtait au printemps 1989 son 30e anniversaire.« Nous avons fait plusieurs batailles épiques », rappelle André Raynaud, actuellement professeur à ce département et qui était en 1958 directeur de ce nouveau département bien qu’il en était à ses premières années d’enseignement.« Nous avons changé complètement le programme d’économie, poursuit-il.Cela s’imposait parce que l’ancien programme était complètement dépassé.Les étudiants en économie suivaient davantage un programme de philosophie sociale à l’intérieur duquel on retrouvait des cours d’économie.Il faut dire que l’on vivait dans un contexte social très particulier.L’Université de Montréal était encore une université catholique.C’était l’évêque qui nommait le conseil des gouverneurs de l’université et tous les professeurs devaient faire une profession de foi pour enseigner.» D’un extrême à l’autre La réforme du programme d’économie a consisté à adopter un programme, comme on en retrouvait dans les universités nord-américaines avec bacc spécialisé, maîtrise et doctorat, et à abolir le schéma de licence à la française.On a aussi introduit des cours d’économie, micro, macro, statisti- ques et mathématiques, afin de répondre aux exigences plus quantitatives de l’économie moderne,.« Nous nous sommes retrouvés avec l’un des programmes de bacc les plus spécialisés, précise M.Raynaud.Nous sommes allés d’un extrême à l’autre.Mais, comme la majorité des étudiants universitaires venaient des collèges classiques, nous considérions qu’ils avaient assez de connaissances générales.» Cette réforme a aussi permis d’ouvrir la porte aux étudiants du secteur public.Le département d’économie fut parmi les premiers à recruter des étudiants ailleurs que dans les collèges classiques.« Nous avions l’impression que tout était possible, ajoute André Raynaud.L’université était alors beaucoup plus petite, les professeurs n’étaient pas nombreux et je me retrouvais, avec quelques autres jeunes professeurs, sur tous les comités de l’université.À notre avis, les professeurs devaient diriger l’université.C’est pourquoi nous avons mis en place plusieurs des structures que l’on connaît aujourd’hui : rassemblée universitaire, la commission des études, où siègent uniquement des professeurs.» Le mot clé à l’époque, selon André Raynaud, c’était la compétence.« Nous avions une hantise de la compétence, dit-il.Et, comme DÉPARTEMENT DES AFFAIRES PUBLIQUES CULTIVEZ UN TALENT ET VOTRE RÊVE SE RÉALISERA ART ET CULTURE-AUTOMNE 1989 Calligraphie tous niveaux Calligraphie chinoise Développement personnel à travers l’art dramatique Guitare: jeu Guitare: appréciation Études juives (Institut Harvey Golden) Création littéraire Compréhension de l’opéra Marketing du journalisme Littérature Voyage NOUVEAUX COURS: L’autobiographie, le développement personnel à travers l'art dramatique, le monde de la guitare, la guitare classique, le voyage en Asie, la calligraphie pour enfants et la calligraphie chinoise.INSCRIPTION À LA MI-AOÛT Cours donnés en anglais TÉLÉPHONEZ 739-2301 OU RENDEZ-VOUS AU: 5170 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal, Québec, H3W1M7.CENTRE SAIDYE BRONFMAN PHOTOS ARCHIVES Les diplômes ont commencé à prendre une importance capitale dans la vie du Québec.Québécois, nous croyions que si nous étions instruits et compétents, nous pouvions diriger le monde.D’ailleurs, je répétais souvent à l’époque : « S’il passe un francophone avec un doctorat sur la rue, je l’engage ».Et nous le faisions.Il faut dire que l’université était alors dans une situation où elle pouvait se permettre d’embaucher.» i «* 2 D i:i MViKsm i O/.s/ t.Y(7 T m —I « H Des études universitaires à domicile : une solution pour concilier travail, études et famille Plus de 140 000 étudiants ont acquis à la Télé-université une formation reconnue.La Télé-université : un chef de file dans Tenseignement à distance.Pour plus d'informations, composez : à Québec: (418) 657-2262 ou 1-800-463-4722 (sans frais) à Montréal: (514) 522-3540 ou 1-800-361-6808 (sans frais) Université du Québec Télé-université ,, .¦ j : PHOTO LOUISE BILODEAU « Nous avions le mandat de fouiller la condition enseignante.Certains pensaient qu’il suffirait d’en discuter quelques heures entre nous.C’était vraiment manquer de flair politique.» Claude Benjamin (à droite) en compagnie de Jean-Marie Benjamin et Léopold Garant.Le Conseil propose et le ministère dispose §§§§fse Jacques LE CONSEIL écrit.Souvent et beaucoup.Depuis 25 ans, son rapport annuel dressent en 70 pages, en moyenne, un tableau sur l’état et les besoins de l’enseignement au Québec.Fidèle aux recommandations du rapport Parent, le Conseil prépare et rédige aussi des avis.LA DISCIPLINE SANS LARMES ¦ ¦ Pour vous aider à maintenir la discipline en classe, rien de mieux que le message écrit.¦ Ce message personnel est une économie d’énergie et de salive.L’enfant réfléchira et s’améliorera.Quinze messages en blocs de 25 feuilles (1J9S) ÉDITIONS MARIE-FRANCE 3688, me Fleury Est Montréal-Nord H1H2S6 (514)329-3700 Une dizaine par année.Des courts et des longs.C’est selon.Proposer un nouveau dosage de la grille horaire peut se faire en 25 pages.Analyser la place des sciences humaines dans l’éducation en nécessitera le triple.Le CSÉ ne soumet pas les avis par plaisir; les ministres n’en demandent pas par bonté d’âme.Us y sont obligés ! Par exemple, avant de modifier un programme d’enseignement, l’État doit consulter le CSÉ.En revanche, ce dernier est tenu de répondre aux questions d’un ministre.Et, après avoir entendu et étudié les requêtes publiques, de lui acheminer des suggestions s’il le juge opportun.Le CSÉ ?En quelque sorte, le pont qui relie la population au gouvernement.Organisme consultatif sans pouvoirs décisionnels, il va de soi que ses recommandations ne sont pas toujours suivies à la lettre.Le CSÉ propose; le ministère dispose.Pourtant, règle générale, U semble qu’on en tienne compte.Même si, parfois, elles arrivent comme un chien dans un jeu de quilles.Tel fut le cas de l’avis sur la condition enseignante qui a jeté un peu d’huile sur les relations MÉQ/CSÉ.C’était à l’orée de négociations houleuses, au temps du docteur Laurin.« Nous avions le mandat de fouiller la condition enseignante.Certains pensaient qu’il suffirait d’en discuter quelques heures entre nous.C’était vraiment manquer de flair politique, souligne Claude Benjamin.Car, pour savoir, il fallait que les gens s’expriment.Alors, nous avons fait la tournée du Québec.Ce qui, en pleines négociations, apportait drôlement de poids aux enseignants.» Le ministre a grincé des dents; la population, elle, a découvert ce qu’était la tâche d’un enseignant, d’une enseignante, au primaire, au secondaire.« À l’époque, se souvient l’actuel président, il y avait vraiment péril en la demeure.Les enseignants nourrissaient beacoup de rancune; les audiences ont libéré la bile et LE MONDE DE L’ÉDUCATION AU QUÉBEC Répertoire descriptif 1989-1990 Associations professionnelles • syndicats • commissions scolaires • établissements d’enseignement post-secondaire • instances gouvernementales • éditeurs • facultés d éducation • centres de recherche • périodiques • journaux internes • repertoires • catalogues • guides • etc.Plus de 940 ressources.200 descripteurs et 15 annexes.1989, 200 pages, 19,95 $ ( + 1 $ port et manutention) ASSOCIATION ^Pn^QUEBEC C.P.8503 / Sainte-Foy (Québec)/G1V4N5 MONDE Tél.: (418) 681-0621 poste 48 Le Devoir, vendredi 18 août 1989 ¦ 17 redonné, aux gens des écoles, une certaines confiance dans le métier qu’ils exerçaient.D’un autre côté, cela a été interprété comme un bras de fer entre le ministère et le Conseil.» « Le Conseil en est sorti hypothéqué, précise Pierre Lucier.Non seulement vis-à-vis l’État, mais aussi dans les réseaux.Il y avait beaucoup de mécontents et moi, j’ai hérite de cela.Il fallait donc se repositionner : nous n’allions tout de même pas redevenir tranquille ! J’ai donc investi à fond dans les avis, afin d’établir une nouvelle crédibilité.» Archives utiles Dans les archives du CSÉ reposent au moins 300 écrits.Certains y dorment depuis longtemps.Comme celui sur la participation dont on a cessé de parler au début des années 1970.Il y a aussi ceux qu’on réveillera un jour.Tel est le cas du rapport annuel sur la dynamique de l’établissement, croit Robert Bisail-lon, l’actuel président.« Sans doute l’avis le plus important mais qui, pour des raisons que j’ignore, est passé le plus inaperçu.Il renverse toutes les conceptions qui ont prévalu en éducation depuis le rapport Parent.Il est toujours très actuel et le sera encore dans 10 ans.» Et il y a les autres : ceux qu’on ressort à l’occasion, parce qu’il s’agit vraiment de documents historiques.« L’Activité éducative en est un bel exemple, dira Pierre Lucier.Pour le meilleur et le pire du contenu, ça demeure une pièce dans la discussion des réseaux.Je ne prétends pas que tous l’aient lu, mais il revient souvent dans le décor.» Tout comme le rapport Nadeau, l’ancêtre du livre blanc sur les collèges qui, avec ses forces et ses faiblesses, alimente encore les débats.Un rapport qui a donné bien du fil à retordre à Jean-Marie Beauche-min.« Au sein même du Conseil, il y a eu dissidence.La moitié était pour; l’autre, contre.» « Les ministres connaissaient mal les cégeps : c’est normal, ils n’y sont pas passé, explique Claude Benjamin.Alors, ils ont voulu savoir comment fonctionnaient ces boîtes-là, quelle formation il s’y donnait.» Certains avaient des idées bien arrêtées et y tenaient d’une façon très ferme, reprend M.Beauchemin.« Il s’agit d’un beau cas où les recommandations n’ont pas été suivies », constate Pierre Lucier.Qui, par contre, donne encore matière à réflexion .1—-A PHOTO LOUISE BILODEAU L'actuel président du Conseil, Robert Bisaillon Gouvernement du Quebec Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science Abonnement gratuit! Vous voulez en savoir plus long sur la recherche scientifique, sur l'enseignement universitaire, sur l'enseignement collégial?Offrez-vous donc un abonnement à Fine Pointe! Ce bulletin d'information est publié chaque mois, sauf en janvier et en juillet, par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science Direction des communications 1033, rue de la Chevrotière 19e étage Québec GIR 5K9 (418) 643-6788 Nom: Organisme (s'il y a lieu): Adresse: Code postal: lüiüiïiiQiiïiitiUIUi Notre système scolaire confessionnel H lA CC’d ESS'ONNAllIt SCOt AIRE 25 ANS D’OPPOSITION A LA DÉCONFESSIONNA USATION DE NOTRE SYSTEME SCOLAIRE 1964 - 1989 Pour vous procurer publication gratuitement Tél: 1-514 661-7195 ou 524-3597 toujours l’option de la vaste majorité de la population! *= 25 ANS D’ÉCHECS À LA DÉCONFESSIONNALISATION SCOLAIRE Madame Denise Bombardier ouvrait son programme à la télévision, le deuxième ou troisième dimanche de janvier, en déclarant ceci, à peu de chose près: "Le Québécois autrefois s'identifiait par sa langue et sa religion.La religion ayant été évacuée, il ne lui reste plus que sa langue." CONTREDIT PAR LES FAITS Une publication relatant les 25 ans d’échecs de nos gouvernements dans leurs tentatives de déconfessionnaliser le système scolaire du Québec vient d'être publiée.Lancée parla Coalition pour la confessionnalité scolaire qui regroupe au-dessus de 1,000 organismes, répartis dans presque toutes les villes et villages de la province, ainsi que plus de 200,000 pétitionnaires, elle contredit l'affirmation de Mme Bombardier et démontre bien que la vaste majorité de la population du Québec tient toujours à l'éducation chrétienne de ses enfants et qu'elle choisit l'école catholique pour en assurer la réalisation en milieu scolaire.FACILE À CONSULTER Cette publication s’étend de 1964 à nos jours et montre, année après année, l'opposition tenace delà population àlalaïcis-sation de tout le système scolaire.L'année est indiquée dans la marge extérieure en gros caractères ainsi que la loi ou le projet de loi débattu ou les faits commentés, comme la Consultation sur le Livre vert, en 1978.On repère facilement chacun des évènements marquants de ces réformes scolaires qui n'en finissent plus de finir.Les actions juridiques, récemment entreprises par la Coalition et le Regroupement des commissions scolaires pour la défense des droits constitutionnels afin de contrer la Loi 107, y sont aussi mentionnées.LA LO1107 ET NOS ÉCOLES Dans sa deuxième partie, un document-synthèse décrit les modifications profondes que la Loi 107 fera subir à notre système scolaire, si elle n'est pas déclarées "ultra vires" par les tribunaux, comme la Loi 3 qui lui était semblable.OUTIL INDISPENSABLE C'est un outil indispensable pour quiconque veut se donner une idée juste des problèmes posés à notre système scolaire par les politiques peu démocratiques de nos gouvernements depuis 25 ans.Cette publication nous rappelle aussi que "le droit et le devoir d'éducation.sont pour les parents.quelque chose d'irremplaçable.qui ne peut.être totalement délégué à d'autres, ni usurpé par d'autres." (JP II, Les tâches de la famille - p.73) Elle est disponible à l'unité ou en quantité en défrayant le coût de l'expédition eten s'adressantà: LA COALITION POUR LA CONFESSIONALITÉ SCOLAIRE LE MOUVEMENT SCOLAIRE CONFESSIONNEL DU QUÉ.(Reçus d'impôt pour les dons d'appui au Mouvement Scolaire Confessionnel) 3669 rue St-Hubert, Montréal, Qc H2L 3Z9 ¦ Tél: 1.514.524-3597 * 527-0225 3500 boul.Lévesque, Laval Qué.H7E 2P8 • Tél.: 1.514.661-7195 18 ¦ Le Devoir, vendredi 18 août 1989 Le Devoir, vendredi 18 août 1989 ¦ 19 Le Mont Saint-Louis en 1964 et en 1989: deux mondes bien différents fttfTanno Lalande MONTRÉAL, décembre 1964.LA LUMIERE jaune et brutale du plafonnier le tira brutalement du sommeil.Il s’étira en jetant un coup à sa montre : 6 h 30.En attendant des pas se diriger vers sa cellule de pensionnaire, il se hâta de glisser sous l’oreiller son exemplaire des Fleurs du mal.Plutôt libéraux, les frères des Écoles chrétiennes ne badinaient cependant pas avec les livres « à l’index ».Le frère Albert agrippa le rideau qui servait de porte à sa cellule et donna un petit coup sec qui fit glisser les anneaux sur la pôle.« M.Gagnon, vous ferez diligence aujourd’hui.Un autre retard à la messe et vous êtes bon pour la retenue de samedi.» « Oui, frère Albert », répondit Normand Gagnon, avec un air contrit de circonstance.Il referma le rideau, fit son lit en vitesse en glissant le livre interdit entre le matelas et le sommier; puis il s’habilla en révisant mentalement sa leçon de latin.Il ajustait sa cravate quand son voisin de dortoir passa à son tour la tête entre les pans de la tenture.« Oublie pas ! On a une pra-v.tique de hockey, ce soir, après l’étude.» « Ita missa est ».Le soupir de soulagement, qui souleva comme une vague les 600 garçons agenouillés dans la petite chapelle du collège Mont-Saint-Louis, fut ponctué de quelques borborygmes : les estomacs ré-clamaient leur pitance.En silence, les élèves se dirigèrent vers le réfectoire.Circulant avec son plateau entre les longues tables bien astiquées, Normand contemplait la neige qui mouchetait le ciel d’un gris foncé.Plus bas, rue Ontario, le plan Dozois dressait ses tours tristement identiques.La vue des HLM lui rappela qu’il avait donné son nom pour la distribution de paniers de Noël de la Société Saint-Vincent-de-Paul.M.Gagnon, dit une voix derrière son dos, vous irez vous faire couper les cheveux, on ne veut pas de « Bitules » ici.L’adolescent reconnut le nom des Beatles, qui séduisaient les jeunes et scandalisaient les « croulants ».« Il exagère ! » grogna-t-il pour lui-même.Comme les 35 étudiants de sa classe de versification, le jeune Gagnon se tenait debout et silencieux à côté de son pupitre.« Notre Père qui êtes aux cieux.» Après la prière, le cours commença.« J’ai ici les résultats de votre composition française, gronda le frère Bernard.Il y a encore trop de fautes.Le français se perd, soupira-t-il en lissant sa bavette à deux pans.» Puis, il se tourna pour écrire au tableau noir les mots à copier.Suivirent les cours de religion et de maths séparés par une courte récréation.À 13 h, ils étaient de retour en classe pour le cours de latin, donné par un des rares professeurs laïcs.Ils passèrent au labo pour le cours de physique et revinrent en classe pour le dernier cours et, après une bonne récréation, la période d’étude obligatoire.Version latine, devoir d’algèbre, leçon d’histoire, deux pages du Cid à apprendre par coeur.Normand sentit soudain le poids de ses 15 ans.Après le souper composé d’un vague ragoût et de l’inévitable blanc-manger, il reprit le chemin de sa classe pour une nouvelle heure d’étude.À 20 h, les sportifs se retrouvèrent sur l’une des trois patinoires aménagées dans la cour du collège.Les jeunes déblayèrent 'a neige accumulée et s’élancèrent en criant sur la surface un peu raboteuse.« Un vrai p’tit Jean Béliveau », lança le frère Henri à Normand qui venait de déjouer le gardien de buts.À 9 h 30, les lumières du dortoir s’éteignirent.« Mettons-nous en la présence de Dieu .» commença le frère Albert.Normand s’endormit avant la fin de l’oraison, en rêvant du jour où les filles seraient admises.Josée surtout.M PHOTO CHANTAL KEYSER PHOTO ARCHIVES En 1989, le travail se fait en collaboration.L’attitude était un peu moins décontracté il y a 25 ans.•'.V, Montréal, décembre 1989.La sonnerie stridente du réveil-matin perça lentement les couches brumeuses de son sommeil.D’un gesté rageur, il fit taire le trouble-sommeil et se tourna en remontant les couvertes sur sa tête.«Stéphanie, appela sa mère derrière la porte fermée, il passe 8 h, tu vas encore être en retard à l’école ! » — « J’eommence juste à 9 h 30 », gro-gna-t-il.Il se rendormit.En secondaire IV, les élèves du Mont-Saint-Louis jouissaient déjà d’un horaire plus souple.À 8 h 45, cependant, il sauta du lit en catastrophe, fouilla dans ses tiroirs pour en extirper un pantalon et un coton ouaté.Un coup d’oeil au miroir de sa commode lui rappela que sa couette bleechée — le seule excen tricité tolérée au collège — avait besoin d’une retouche.Il accrocha son baladeur d’une main, une cassette de Tracy Chapman, ses cigarettes et son sac à dos de l’autre.« Bon ! c’est quoi l’horaire aujourd’hui ?» En consultant la petite feuille quadrillée affichée sur son mur, il eut un soupir d’aise : F PS, éduc, chimie, une petite journée.« Salut mom ! cria-t-il en claquant la porte derrière lui.Il courut pour attraper l’autobus.Quant la 24 Sherbrooke passa devant l’ancien collège devenu condo, il se rappela les souvenirs que son père, un ancien du Mont-St-Louis, lui avait racontés.Il arriva au nouveau collège, déménagé en 1969 au nord de la ville, rue Henri-Bourassa, à 9 h 25.À la réception, le frère Bernard, le seul frère encore présent au collège, fronça les sourcils, mi-sévère, mi-indulgent.Après un détour par le vestiaire où il choisit, dans sa case à livres, ceux dont il aurait besoin au cours de l’avant-midi, Stéphane se précipita vers sa classe.La porte venait de se fermer quand il arriva, le souffle court et l’excuse toute prête.Mais le prof se montra magnanime.Le cours de FPS portait sur la contraception et l’adolescent eut quelques instants de distraction à se demander où il avait laissé sa boîte de condoms.Le son de la cloche mit fin à ses interrogations.Il n’eut que le temps de se rendre au laboratoire pour le cours de chimie.Après un dîner vite enfilé à la cafétéria, il alla griller une cigarette dans le vestibule glacial, l’oeil aux aguets.Après avoir été tolérée, la cigarette venait à nouveau d’être interdite, sauf dans la cour.Il se dirigea ensuite vers le gymnase après un autre détour par le vestiaire.Retour en classe à 2 h 30 pour le dernier cours, français.« J’ai corrigé votre examen, gronda Mme Simard.Le nombre de fautes que j’y ai trouvées.C’est incroyable ! Le français se perd », soupira t elle.À 15 h 30, Stéphane rejoignit Julie au local du journal Mon oeil.Deux heures et quelques lignes plus tard, animés par une soudaine et irrésistible fringale, ils allèrent discuter de leurs textes devant un Big Mac.« Faut que je parte ! », s’exclama soudain Julie.Je veux absolument finir mon travail en histoire du Qué bec avant la partie de hockey, ("est la première partie de Labeur au Forum, depuis qu’il est avec les Nordiques ! 'Pu viens l’écouter chez nous ?» Stéphane hésita.Son propre travail en sciences générales n’avait pas beaucoup progressé et il avait un devoir facultatif en chimie.Tant pis ! Ça attendrait.« D’accord ! » « Attends, une seconde ! » Elle alla fouiller dans son sac et lui glissa dans la main une boîte de Ramses « Tu les avais oubliés.» L’agronome agit également à titre d’intervenant en éducation à plusieurs niveaux.Sa formation universitaire scientifique spécifique à l’agriculture et son approche globale du secteur agro-alimentaire en font un éducateur avisé, compétent et recherché.ORDRE DES AGRONOMES DU QUÉBEC agronome est surtout connu pour son travail de conseiller en production et en gestion auprès des producteurs et productrices agricoles.Mais il fait bien plus que cela.L’AGRONOME, C’EST UN PROFESSIONNEL DE L’ÉDUCATION I- agronome est impliqué dans l’enseignement secondaire et collégial où il forme la relève agricole, les producteurs et productrices déjà établis et les teehnologistes.Il enseigne aussi au publie en général, le faisant bénéficier de ses connaissances sur des sujets comme l’utilisation des pesticides ou la fertilisation des jardins, en passant par la conservation «le l’environnement.Professionnel de l’agronomie, l’agronome veille au développement «le l’agriculture et «le ceux qui en vivent, et à l’éducation de ceux «pii s’y intéressent.JEUNES ADULTES JEUNES ADULTES JEUNES ADULTES DICTION EXPRESSION ORALE THÉÂTRE.SCÈNES DIALOGUÉES ENFANTS (6-9 ans) JEUNES (10-14 ans) LES “15-17ans” JEUDI 17h à 18h30 • AU CENTRE VILLE VENDREDI, 17h à 19h OU SAMEDI, 10h à 12h • À AHUNTSIC J Inscription ^septembre I• Prospectus sur demande CONSERVATOIRE l^lle 3505, rue Durocher, Montréal.H2X 2E7, Tél.288-4140 JACQUES LAURIN, directeur général DICTION EXPRESSION CHALE THÉÂTRE SCÈNES DIALOGUÉES ENTANTS (6-9 ans) JEUNES (10-14 ans) LES “15-17 ans” JEUDI 17h à 18h30 • AU CENTRE VILLE VENDREDI, 17h à 19h OU SAMEDI, 10h à 12h • À AHUNTSIC inscription septembre • Prospectus sur demande CONSERVATOIRE 3505, rue Durocher.Montréal.H2X 2E7, Tél 288-4140 JACQUES LAURIN, directeur général DICTION EXPRESSION ORALE THÉÂTRE SCÈNES DIALOGUÉES (ENTANTS (5-9 ans) JEUNES (10-14 ans) LES “15-17ans” JEUDI 17h à 18h30 • AU CENTRE VILLE VENDREDI, 17h à 19h OU SAMEDI, 10h à 12h • À AHUNTSIC Inscription ^ septembre • Prospectus sur demande CONSERVATOIRE 3505, rue Durocher, Montréal.H2X 2E7, Tél : 288-4140 JACQUES LAURIN, directeur général 20 B Le Devoir, vendredi 18 août 1989 CENTRE DE RECHERCHES ASTRO-PSYCHOLOGIQUES DE MONTRÉAL INC.COURS ET ATELIERS Michel Philippon Nicole Chenet D’ASTROLOGIE 523-1081 522-3791 Début des cours le 16 septembre C.P.1061 Suce.Desjardins.Montréal, H5B 1C2 UQA I7l l /T Le savoir universitaire, VI une valeurjûre! Programmes offerts à la session d'hiver 1990 Baccalauréats • Éducation au préscolaire et enseignement au primaire (perfectionnement) • Enseignement en adaptation scolaire et sociale (perfectionnement) • Information scolaire et professionnelle • Enseignement professionnel Certificats • Éducation en milieu de garde • Adaptation scolaire et sociale • Insertion sociale et professionnelle des jeunes • Économie familiale et sociale • Instructeurs en milieu de travail • Enseignement de l'initiation à la technologie • Sciences de l'éducation • Formateurs d'adultes en milieu scolaire • Enseignement de la formation personnelle et sociale • Application pédagogique de l’ordinateur • Éducation interculturelle Date limite pour une demande d'admission : 1er novembre 1989 Renseignements : Famille de Formation des maîtres Tel.: (514)987-3611 ou Registrariat 870.bout, de Maisonneuve Est Local T-3600 Montréal Tél.: (514) 987-3121 Université du Québec à Montréal Réseau anglophone plutôt que protestant?«Les protestants ne font pas confiance au gouvernement» — Fox Daniel Baril M Marcel Fox est une figure bien connue du milieu scolaire protestant.Il a été directeur général de la Commission des écoles protestantes du grand Montréal (CÉPGM) de 1974 à 1986.Il est présentement vice-président du Conseil supérieur de l’éducation, poste qu ’il a également occupé de 1969 à 1974.Il nous accorde cette entrevue indépendamment de ses fonctions.M.Fox, quel bilan faites-vous de l’impact qu’a eu la création du ministère de l’éducation sur le réseau scolaire protestant ?Il est certain qu’au point de vue autonomie, le secteur protestant, tout comme le secteur catholique, a perdu.Avant la création du ministère, le développement pédagogique se faisait à la commission scolaire et c’était généralement le même développement qui était reconnu par le comité protestant qui décidait de tout.Aujourd’hui, ce développement se fait au niveau du MEQ.Nous sommes sous une structure éminemment centralisée et la loi a restreint la compétence du comité protestant à l’enseignement religieux.Cette centralisation vous paraît-elle négative ?Il y a du bon et du mauvais.Ce qui est bon, c’est que le développement pédagogique est plus rationnel et plus uniforme entre les réseaux catholique et protestant.Lorsque la CÉPGM a ouvert son secteur français, les programmes ont été calqués sur les programmes anglo-protestants.Maintenant, c’est l’inverse.Tous les programmes du MÉQ sont établis en français puis traduits en anglais.Sauf pour certains programmes spécifiques établis par la Direction des services éducatifs aux anglophones, en consultation avec les commissions scolaires.^ Le secteur protestant a donc perdu de son autonomie dans l’établissement de ses propres programmes.En quoi la traduction du français à l’anglais va-t-elle à l’encontre de la spécificité protestante ?Soyons francs.Depuis un siècle, le secteur protestant n’a jamais été vraiment protestant.Il était considéré comme un système anglais et le secteur catholique comme un système français.Le réseau protestant a été ouvert à tous les immigrants qui n’étaient pas protestants et l’influence de la religion y est moins forte que dans le système catholique.Pour les protestants, la religion est l’affaire de la famille et non pas d’une institution.Les questions de stricte dénomination doivent s’enseigner à l’église et non pas à l’école.Les catholiques et les protestants ne pourront jamais s’entendre là-dessus.Il est intéressant de signaler que c’est depuis la création du MÉQ que l’enseignement de la religion s’est amplifié du côté protestant.Avant, c’était dans le cours d’anglais qu’on étudiait l’Ancien Testament comme littérature judéo-chrétienne et il n’y avait pas de cours de religion.Maintenant, il y en a un puisque c’est la fonction exclusive que la loi a accordée au comité protestant.Mais ce cours est plus centré sur l’étude comparative des religions que sur l’enseignement d’une religion.PHOTO CHANTAL KEYSER Marcel Fox, vice-président du conseil supérieur de l’éducation.«Depuis un siècle, le secteur protestant n’a pas été vraiment protestant.» Pourquoi alors ce secteur refuse-t-il de jouer franc jeu et de se convertir en secteur anglophone ?C’est parce que le côté protestant n’a pas confiance dans le gouvernement provincial et que les écoles protestantes sont garanties par l’article 93 de l’AANB.Mais je vous parie que si demain on amendait l’article 93 pour changer les mots « catholique » et « protestant » par « français » et « anglais », la plupart des protestants accepteraient les commissions scolaires linguistiques.Pourquoi les protestants ne réclament-ils pas un tel amendement ?On nous a toujours dit que c’était impossible parce qu’il faut l’accord de toutes les parties.De plus, comme ce changement se ferait au niveau provincial, nous craignons de perdre notre système scolaire.Le statu quo joue aussi contre vous.La majorité de votre clientèle n’est pas protestante et pourrait bientôt ne plus être anglophone.—> Wlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllh 1 ; i vÆi FORMATION AUX ADULTES [8] MÉTRO DU COLLÈGE Cégep de Saint-Laurent 'illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllL SESSION AUTOMNE 1989 FORMATION PROFESSIONNELLE ARCHITECTURE ECHANGE DE FICHIERS DRAWBASE, AUTOCAD.DATACAD BUREAUTIQUE WORDPERFECT I et II.GRAPHIQUES.MS-DOS LOTUS 1-2-3.RESEAUX.TELECOMMUNICATIONS DESSIN TECHNIQUE SCIENCES GRAPHIQUES DESSIN ASSISTÉ PAR ORDINATEUR AUTOCAD DEBUTANT.INTERMÉDIAIRE, AVANCÉ ORCAD (CIRCUITS IMPRIMES) ÉLECTRONIQUE PROGRAMME DE TECHNICIEN (9 COURS) CIRCUITS IMPRIMES PAR ORDINATEUR (ORCAD) ENVIRONNEMENT ASSAINISSEMENT DE LEAU SANTE SÉCURITÉ AU TRAVAIL PREVENTION DES TRAUMATISMES DU DOS GESTION D'IMMEUBLES INFORMATIQUE (TECHNICIEN) PROJET DE FIN D'ÉTUDES CHAMPS D'APPLICATION 3 INFORMATIQUE (POUR TOUS) LANGAGE BASIC.LOGICIELS MS-DOS.LOTUS 1-2-3.DBASE III.PROGRAMMATION EN LANGAGE C.INTIA TION A LA MICRO-INFORMATIQUE.INFORMATIQUE DE GESTION PHOTOGRAPHIE ET VIDÉO TECHNIQUES ADMINISTRATIVES ADMINISTRATION.COMPTABILITE.COMPTABILITE INFORMATISÉE (BEDFORD).FINANCE.VENTE.MARKETING, PERSONNEL SÉMINAIRES DE FIN DE SEMAINE APPRENTISSAGE DU CLAVIER D ORDINATEUR, DEMYSTIFICATION DE (INFORMATIQUE, INTRODUCTION AU LOGICIEL BEDFORD INTRODUCTION AUX LOGICIELS WORD (TRAITEMENT DE TEXTE).WORDPERFECT (2 NIVEAUX), FORMATION GENERALE SCIENCES HUMAINES PSYCHOLOGIE, ÉCONOMIE, SCIENCES POLITIQUES.HISTOIRE, GEOGRAPHIE.ANTHROPOLOGIE, SOCIO LOGIE.PHILOSOPHIE SCIENCES PURES ET DE LA SANTÉ BIOLOGIE.CHIMIE, PHYSIQUE, MATHÉMATIQUES (19 COURS) MATHEMATIQUES • ENSEIGNEMENT TRADITIONNEL 103.203.105.171.211 • ENSEIGNEMENT MODULAIRE 202 @ 702, 211 311 ARTS ET LETTRES FRANÇAIS.ANGLAIS, ESPAGNOL, FRANÇAIS LANGUE SECONDE.CINEMA (15 COURS) Demandez la liste complète des cours offerts cet automne.747-6616 DBASE III, LOTUS 1 2-3 MS-DOS POUR UTILISATEURS NOMBRE DE PLACES LIMITÉ Inscription jusqu'au 1er septembre 1989 — Inscrivez-vous dès maintenant A la line pointe de /il FORMATION Début des cours: 16 ou 18 septembre 1989 WmFi Tmiîmnnmwiiiit/È \lllllllllllllllltlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllltlllllllllllllllllllllllllllli'ii!ll!i Le Devoir, vendredi 18 août 1989 ¦ 21 T Cela joue contre les anglophones dans le secteur protestant et contre les catholiques dans le secteur catholique.C’est pourquoi un système scolaire confessionnel, qui ne reconnaît que deux confessions, est un anachronisme dans notre monde moderne.La loi 107 prévoit des fonds pour l’enseignement religieux protestant et catholique.Pourquoi pas pour les autres religions ?La loi 107 n’est pas une loi linguistique percée.C’est une loi « linguistico-confessionnelle » qui ne fait que remettre la question confessionnelle au niveau de l’école et cela va causer encore plus de problèmes.Si je vivais à côté d’une école qui se déclare catholique et qu’on me disait que mon enfant devrait aller dans une autre école parce qu’il est protestant, je m’objecterais.La commission scolaire reflète les écoles.Des commissions scolaires linguistiques devraient donc regrouper des écoles linguistiques sans dénomination confessionnelle.Le régime pédagogique et la loi 101 vous ont-ils fait perdre une certaine autonomie linguistique ?De son plein gré, la CÉPGM s’est francisée par l’implantation de cours de français à immersion dès 1967, bien avant la loi 101.Aujourd’hui, 41 % de la clientèle du secteur anglais ont choisi de suivre des cours intensifs de français et elle pourra s’adapter à 100 % à la situation linguistique du Québec.Quant au régime pédagogique, il a affaibli l’enseignement de l’anglais.Depuis au moins 50 ans, l’enseignement de l’anglais dans nos écoles franco-protestantes s’est toujours fait à partir de la maternelle.Selon le nouveau régime pédagogique, l’enseignement de l’anglais langue seconde ne peut se faire qu’à partir de la quatrième année alors que l’enseignement du français peut se faire n’importe quand.Cela vous apparaît-il injustifiable?On nous dit que c’est pour des raisons politiques et culturelles et non pour des raisons pédagogiques.Quand la pédagogie et la politique se mêlent, c’est toujours la pédagogie qui perd.L’influence de l’État dans l’école peut être salutaire ou néfaste.Avec un gouvernement autoritaire à outrance — ce n’est pas le cas pour le moment — l’enseignement pourrait devenir de l’endoctrinement.Le secteur protestant a déjà fait des efforts énormes pour l’enseignement du français.Dès la création du MÉQ, il s’est opéré un grand changement de mentalité à cet égard.La politique de la CÉPGM a toujours été le bilinguisme.Malheureusement, la politique du Québec est l’unilinguisme.La Loi 101 constitue des menottes aux mains des commissaires.Partagez-vous l’avis de la CÉPGM qui considère l’imposition de matières dites « mutiles » comme l’éducation sexuelle ou l’économie familiale par le régime pédagogique comme contraire à l’esprit protestant ?Non, je ne crois pas.Sous bien des rapports, l’éducation sexuelle va beaucoup plus à l’encontre de la morale catholique que de la morale protestante.Ce qui est contraire à l’esprit protestant, c’est l’enseignement de la religion par l’école.Mais les arguments de la CÉPGM étaient purement pédagogiques.Nous connaissons une autre controverse qui porte plutôt sur l’enseignement de l’histoire.Celui-ci est beaucoup trop centré sur l’histoire du Québec que sur l’histoire du Canada.En tant que protestant, que pensez-vous du recours à la clause nonobstant dans la loi 107 pour protéger les privilèges des protestants ?Comme protestant, je proteste (rire).Il ne devrait pas y avoir de clause nonobstant dans une constitution parce qu’on ouvre une brèche.Mais je respecte le ministre de l’Éducation actuel parce qu’il a voulu protéger les garanties constitutionnelles.Vous soutenez donc que le système devrait demeurer protestant .Seulement parce que ce sont ces dispositions constitutionnelles qui nous garantissent un système scolaire.Un système scolaire anglophone ?Un système scolaire.(hésitation) protestant ! école Les Mélèzes L JOLIETTE A PENSIONNAT ET EXTERNAT “LES MÉLÈZES” Congrégation de Notre-Dame 393, rue de Lanaudlère Jollette, Québec J6E 3L9 • Internat de semaine pour fillettes seulement.(Transport Joliette-Repentigny-Montréal, Joliette-St-Jérôme) • Cours primaire pour garçons et fillettes • Enseignement Musique: cours privés de piano, violon, flûte traversière.INFORMATION: (514) 753-4433 « VANIER SEMINAR CENTRE Une Formation Micro-Informatique Unique en son Genre Cours sur IBM® PC • Introduction au IBM PC • Hard Disk Management • Lotus 1-2-3 (2 niveaux) • Lotus Agenda • Lotus Freelance Plus • Symphony (2 niveaux) • dBASE III Plus (2 niveaux) • dBASE IV • Multimate Advantage II • Microsoft Word • DisplayWrite 4 / Visio4 • WordPerfect 5.0 (3 niveaux) • Bedford Accounting 848-9900 McGill ® 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découverte capitale qui vient révolutionner l'enseignement de la pensée en tant que technique.Pour commander ou si vous désirez de plus amples renseignements, veuillez conlacter: Dominie Press 1361 rue Huntingwood, suite 7 Tél.: (416) 291-5857 Agincourt, Ontario, M1S 3J1 FAX: (416) 291-1556 L’idée: un dictionnaire français qui tient compte des réalités canadiennes et québécoises.L’idéal: 62 000 mots dont 4 000 canadianismes Des milliers d’exemples tirés de notre contexte.CENTRE ÉDUCATIF ET CULTUREL INC.8101.boul Métropolitain Est Montreal (Quebec) H1J 1J9 Telephone: (514) 351-6010 Télécopie: (514) 351-3534 La commission Parent a i.’ PHOTO LOUISE BILODEAU Robert Maheu bien passé ses examens HUpse Jacques FRÉQUENTER l’école : un droit ! Pour les garçons et pour les filles.Qu’importent la race, la culture, le milieu social.Poursuivre ses études : un autre droit ! Tout comme celui d’avoir un système d’éduca- Pour gens d’affaires Programme intensif de deux semaines avec activités socioprofessionnelles.tion de qualité et diversifié.Ainsi, ni l’écolier de la Gaspésie, ni l’écolière de l’Abitibi ne seraient trop défavorisés par rapport à ceux des grandes villes.Avec de telles visées, la Commission royale d’enquête sur l’enseignement proposait un réel objectif de société.C’était il y a 25 ans.Pour étudiants Programme intensif de quatre semaines avec activités d’intégration au milieu anglophone.Il faut dire que, déjà dans les années 1950, parents et enfants souhaitaient une plus longue scolarisation.Une société industrielle avancée exige des travailleurs qualifiés.Une révolution scientifique et technologique oblige à une meilleure formation générale et à davantage de spécialisation.En fait, entre 1950 et 1960, la moyenne de fréquentation avait augmenté de deux ans.La Commission Parent, elle, déposait la première partie de son rapport en 1963.La création d’un ministère de l’Éducation, la gratuité et la généralisation de l’enseignement, la mise en application des recommandations de ladite Commission allaient entraîner une véritable explosion scolaire.L’accessibilité à tous les ordres d’enseignement s’est accrue ; les diplômés se sont multipliés.Les prévisions établies pour l’aube des années 1980 ont toutes été dépassées; par contre, le rythme de croissance n’a pas toujours été respecté.Les chiffres d’abord.Un tour rapide des statistiques permet de comparer la réalité des trois dernières décennies.Par exemple, alors qu’en 1961, environ 10 % des bambins âgés de cinq ans fréquentaient le pré-scolaire, en 1986, ils étaient près de 98 % à s’a- —* Hébergement chez des familles anglophones Renseignez-vous: il HUE LANGUAGE kiWORKSHOP 180, rue Bloor ouest.Suite 202 Toronto, Ontario M5S 2V6 Tél.: (416) 968-1405 IMMERSION EN ANGLAIS A TORONTO “C’EST UN TRAVAIL TRÈS DUR ENSEIGNER, ON NE LE SOULIGNE PAS ASSEZ.AU COLLÉGIAL, C’EST PLUS DIFFICILE QUE C’ÉTAIT.’’ (Claude Ryan, La Presse 6 mai 1989) LES ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS DE CÉGEPS SONT D’ACCORD AVEC LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION.NOUS ATTENDONS SES SOLUTIONS.Federation autonome du collegial (FAC) 14 cégeps, 3,000 professeur-e-s, 43,000 étudiant-e-s.ÜÜËêfiSL* me St-Denis, Ml««eéal44lMéb|K:lH^;3^ .C514X848r997r‘’, M **•'**• HÜM Direction générale des programmes de premier cycle •l If Nord U* Sud H l«- Nord: mal-développement de l'Afrique, qui sont étudiées ici tive à notre culture les éd 5170, av.Decelles, Montréal, Québec H3S 2C5 — (514) 735-6406 J J A Le Devoir, vendredi 18 août 1989 23 muser à la maternelle.Et si, aujourd’hui, à peu près personne n’échappe au primaire, il est intéressant de noter qu’en 1956,80 % des élèves s’assoyaient sur les bancs de la petite école contre un peu moins de 45 % en 1986.« Au moment où Henripin et Martin ont fait leurs travaux, la baisse de natalité commençait au Québec et ils n’y ont pas vraiment cru », explique Robert Maheu, directeur des études économiques et démographiques au MÉQ.Cette nouvelle tendance ne s’est donc pas prolongée dans leurs calculs.La Commission Parent croyait également que la totalité des jeunes entreprendraient des études secondaires.Elle a vu juste.« Selon les comportements observés en 1987, plus de 99 % des gens se rendent en première année du secondaire ; 96 % en deuxième ; 93 %, en troisième.» Le taux de fréquentation chute à 86 % en secondaire IV.Précisons, par contre, qu’entre 1976 et 1987, le nombre d’abandons a nettement régressé (63,000 contre 33,400).En outre, la Commission estimait que 80 % des étudiants quitteraient Diplôme d’études secondaires en poche.« Actuellement, nous avons atteint un sommet de 72 %.Mais, la Commission s’était moins penchée sur l’éducation aux adultes.En additionnant les deux, on dépasse légèrement les prévisions ».Un brin de malice : les collégiens et les universitaires.On espérait que 45 % des premiers amorceraient des études collégiales; on en calcule 63 %.On pensait réaliste un chiffre de 20 % pour les seconds ; en 1981, le taux de fréquentation se situait à 18 %.En ajoutant les étudiants à temps partiel, on voisine les 35 %.En fait, l’éducation des adultes a quelque peu perturbé les prévisions.Les réformes scolaires, le chômage, l’entrée massive des femmes sur le marché du travail, tout autant.Les imprévus ensuite.Lorsque les démographes Jacques Henripin et Yves Martin ont soumis leur prévision d’effectifs scolaires (1961-1981), ils avaient évidemment été forces de supposer des structures d’enseignement.Une opération hasardeuse qui les a restreints à présenter des hypothèses plausibles.Ils ne pouvaient prévoir l’imprévisible.Ainsi, en 1987, le MÉQ décernait légèrement moins de DES que lors des années précédentes.« Une baisse qui s’explique par des mesures prises pour améliorer la qualité de l’éducation et, plus particulièrement, le changement de la note de passage (de 50 % à 60 %), affirme M.Maheu.Les nouvelles règles d’accès à la formation professionnelle ont également rendu plus difficile l’obtention du DÉS.» Une filière où, jusqu’à tout récemment, étaient acheminés les élèves en difficulté.« La Commission Parent imaginait qu’un pourcentage nettement plus élevé de jeunes emprunterait cette voie.Cela correspondait aux attentes d’alors quant a l’évolution du marché du travail.On voyait la nécessité d’un plus grand nombre de cols bleus.En réalité, c’est le secteur tertiaire qui s’est développé.» On assiste aussi à une certaine recrudescence de l’abandon sco- laire.L’augmentation des exigences et de la note de passage pèse lourd dans la balance, prétend Robert Maheu.D’autres facteurs y contribuent.Le marché du travail vient faire concurrence à l’école.Lorsque le taux de chômage est élevé, comme ce fut le cas en 1981-82-83, ça incite certains jeunes à prolonger leur séjour à l’école.Lorsqu’il baisse.En fait, peu d’élèves hésitent entre l’école et ne rien faire, mais entre l’école et un emploi rémunéré.Notons que les trois-quarts des décrocheurs sont âgés d’au moins 17 ans.Une formule qui plaît L’éducation aux adultes est en pleine effervescence.La Commission Parent n’avait pas prévu une telle ampleur et, encore moins, son influence sur l’organisation même de l’enseignement.En 1987, 10.9 % des personnes d’une génération inscrits dans cette catégorie obtenaient leur DÉS.Au collégial, un an plus tôt, 9,000 étudiants à temps complet relevaient de ce secteur.Ils étaient plus de 66,000 à y bûcher, à temps partiel, L'ASSOCIATION DES CADRES SCOLAIRES DU QUÉBEC c'est plus de 2 000 personnes oeuvrant dans les commissions scolaires du Québec et spécialisées dans tous les domaines de la gestion scolaire, qui se sont donné pour mission de contribuer au développement du système scolaire par une participation constante et éclairée à l'élaboration et à la mise en oeuvre des politiques relatives à l'éducation./4S60CIN10N DES CIDRES SCOWIRES DU QUEBEC 11 UNIVERSITE LAVAL• LES COURS DE L’ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Une occasion unique d’élargir le champ de ses connaissances et d’acquérir des crédits universitaires tout en demeurant chez soi Automne 1989 Les cours offerts seront: • MED-11535 - SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL (3 CR.) Équipe de professeurs Frais d’inscription: 125 $ • ADM-18777 - CRÉATION ET DÉVELOPPEMENT D’ENTREPRISE (3 CR.) Professeur: Yvon Gasse Frais d’inscription: 135 $ • THL-11800-MATTHIEU, MARC ET LUC - LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES (3 CR.) Professeur: Pierre-René Côté Frais d’inscription: 125$ • GRC-18353 - LA CIVILISATION GRECQUE (3 CR.) Professeur: Jacques Desautels Frais d’inscription: 125 $ • GUI-18714 - INVESTISSEMENT IMMOBILIER (3 CR.) Professeur: Dominique Achour • Frais d’inscription: 135 $ Les frais d’inscription comprennent les droits de scolarité, les frais de matériel pédagogique et les frais de matériel didactique.DÉBUT DES COURS: semaine du 11 septembre 1989 Possibilité de s’inscrire à titre d’étudiant libre (pour les personnes qui désirent acquérir des crédits universitaires) ou d’auditeur (pour les personnes qui ne désirent pas acquérir de crédits universitaires).Les personnes intéressées par un ou plusieurs de ces cours et qui désirent recevoir les documents d’information sont priées de communiquer avant le 19 septembre 1989.ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ Bureau 342 Pavillon Félix-Antoine-Savard i\ Université Laval, Québec G1K 7P4 V m:(4,8>65^83?i”a|.’ff>!- = l -I ¦> , „ -1 > :u pour l’obtention d’un DÉC.Le Conseil supérieur de l’éducation évaluait, qu’en 1986, les adultes de plus de 30 ans constituaient 35 % de l’ensemble des effectifs universitaires.L’éducation aux adultes : une formule nécessaire qui plaît beaucoup.En s’affirmant sur le marché du travail, les femmes ont très vite compris qu’un petit bagage académique les confinerait à des «jobs» d’arrière plan.Après avoir bossé quelques années, les décrocheurs ont retrouvé quelque intérêt aux études : plusieurs ont repris le chemin des écoliers en sachant, cette fois, ce qu’ils venaient y chercher.« L’accès à l’université demande des explications.Beaucoup de phénomènes sociaux ont transformé les prévisions de la Commission.Les études à temps partiel et les programmes se sont beaucoup développés, parce qu’ils répondent aux besoins actuels des Québécois.Sans cela, bien des gens n’auraient jamais pu accéder à des études universitaires.Disons donc qu’on a dépassé l’objectif mais, en même temps, que l’univerité s’est transformée.» TROIS GUIDES PÉDAGOGIQUES Pour comprendre les réalités mondiales à partir de l’exemple de la famine en Afrique (Approuvés par le ministère de l’Éducation du Québec.Matériel complémentaire.Cours: organisation géographique du monde contemporain).La famine sur un continent fertile 2.L’AFRIQUE RENCONTRE L’EUROPE Quelles ont été les conséquences de la colonisation de l’Afrique par l’Europe?Le développement de l’économie coloniale a surtout répondu aux besoins des colonisateurs d’où les causes du 1.LA FAMINE SUR UN CONTINENT FERTILE La diversité des peuples, des coutumes, des cultures et des climats africains ainsi que le potentiel agricole immense dont le continent est doté, voilà les principaux thèmes abordés dans ce livre.L'Afrique d'aujourd'hui < v/ ~ ¦ 2 L'Afrique rencontre l'Europe 3.L AFRIQUE D’AUJOURD’HUI La lutte des pays africains pour accéder à l’indépendance, l’influence que continue à exercer l’économie internationale sur les pays pauvres et les besoins réels qu’ont les pays du Tiers-Monde sont analysés ici.une presence a - - * .u • **$>*?* -fr - 24 B Le Devoir, vendredi 18 août 1989 L\Xt>otT 5TEJNER drMOMTREAl y S donnons à ['enfant un enseignement vivant gui fiuisxe grandir avec Coi. n^azifition^ fioux L année icoLaixe Sç-ÇO 1(JL mate.tjue.Lcfiu.ii.fiLacei en l ère année et leconAaixe 1 334-13Ç1 12050 yjB>oii-de-lB)ouLogne, dint-j3)£.TJicn(l 25, avenue des Frères Drummondville, Québec, J2B 6A2 Tél.: (819) 478-3330 - 478-3336 - 478-3383 Le Collège Saint-Bernard est une institution privée catholique mixte, dirigée par les Frères de la Charité et membre de l’A.I.E.S.(Association des institutions d'enseignement secondaire).Cours secondaire complet de formation générale avec option pensionnat pour garçons.Enrichissement et mesures d’appui pédagogique, informatique, musique (Harmonie), sports, activités culturelles.Les examens d’admission se font généralement les deux (2) derniers samedis de novembre, le premier de décembre ou sur rendez-vous.LA COMMISSION SCOLAIRE sainte-croix BALLET CLASSIQUE ÉCOLE POLYVALENTE PIERRE-LAPORTE • ; ¦ Le cours concentration-ballet de l’École Pierre-Laporte est un PROGRAMME UNIQUE EN SON GENRE accessible à tous les élèves (garçons et filles) du cours secondaire résidant au Québec.Ce cours permet aux élèves de poursuivre dans la même institution leurs études secondaires régulières ainsi qu’une pratique intensive de la danse.IL S’A- DRESSE ESSENTIELLEMENT AUX CANDIDATS DÉSIREUX DE FAIRE UNE CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN BALLET CLASSIQUE OU SUFFISAMMENT DOUÉS POUR RÉUSSIR CE PROGRAMME.Ce programme se poursuit au niveau collégial.Il est le résultat d'une entente entre la Commission scolaire Sainte-Croix et l’École Supérieure de Danse du Québec.Les élèves admis bénéficieront de la gratuité scolaire et ceux qui devront prendre pension pourront obtenir une bourse.Pour renseignements: Mme SYLVETTE MONTAL (514) 739-6311 ÉCOLE POLYVALENTE PIERRE-LAPOftTE, 1101, CHEMIN ROCKLAND VILLE MONT-ROYAL (QUÉBEC) H3P 2X8 — TÉL: 739-6311 PHOTO ARCHIVES Les classes blanches: apprendre en dehors de l’école.Semaines vertes ou blanches S’amuser en apprenant Allaire CE DONT se souviennent le mieux Vincent et Catherine de leur sixième année à l’école St-Benoît, ce ne sont ni des mathématiques ni du français, mais plutôt de la semaine qu’ils ont passée à la base de plein air de Jouvence.En effet, les 23 élèves de sixième année de cette école du quartier Ahuntsic ont passé la semaine du 15 janvier en classe blanche dans les Cantons de l’Est.« C’est une tradition vieille de 15 ans à notre école », explique le directeur, Édouard Lalande.« Les semaines blanches ou vertes sont pour les enfants une occasion exceptionnelle pour fraterniser, poursuit-il.Pour plusieurs d’entre eux, c’est la première fois qu’ils quittent leur foyer.» La réalisation d’une classe verte ou blanche demande beaucoup d’organisation.Il faut d’abord consulter les parents et les enfants.Il faut aussi s’assurer que cette semaine s’auto-finance car les écoles n’ont pas de budget pour ce genre d’activités.Et comme, même dans un quartier comme Ahuntsic, il y a des enfants de milieux socio-éco-nomiquement faibles, il faut organiser une campagne de financement.« D’ailleurs, précise M.Lalande, nous tenons à ce qu’aucun enfant ne soit exclu pour des raisons économiques.» Mais les classes blanches ne sont pas qu’une semaine de repos.On y travaille aussi.Des ateliers de mathématiques et de français sont organisés à l’intérieur.Et, comme on est à la campagne, on en profite pour parfaire ses connaissances en écologie.Ainsi, un atelier portait sur le thème : « Comment se nourrissent les oiseaux en hiver ?» Une place pour les loisirs à l’école ?Cependant, ces classes vertes ou INSTITUT CATHOLIQUE DE MONTRÉAL École privée pour la formation et le perfectionnement des maîtres Baccalauréat ès Sciences — Majeur en éducation — Mineur en enseignement préscolaire et primaire UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL IHÎI 2715, CU.de la Cote-Ste-Catherlne Montréal, Québec H3T 1B6 (514)735-4881 Le présent depuis 25 ans DANS LES CHANGEMENTS ÉDUCATIONNELS IMPORTANTS (VOIR PAGE 3 DU 1er CAHIER) UN INVESTISSEMENT — UN ACQUIS - UNE NÉCESSITÉ L’ÉCOLE PUBLIQUE: UNE RESSOURCE COLLECTIVE À SAUVEGARDER L’Alliance des professeures et professeurs de Montréal (CEQ) Le Devoir, vendredi 18 août 1989.WL 35 —-'1 • ¦ » - • — - blanches se font rares.Dans une école que l’on veut de plus en plus performante, l’heure est davantage à l’excellence qu’à l’amusement.« Lorsque l’école s'occupe de loisirs, elle est très cohérente avec elle-même.Tout comme dans les matières académiques, elle vise beaucoup plus l’excellence et la performance que la participation ou le respect des rythmes différents des jeunes », affirme Gilles Lamoureux, formateur au CÉR-FAC (le Centre d’éducation, ressources, formation, animation et consultation), un nouvel organisme à but lucratif que viennent de mettre sur pied quatre ex-travailleurs du Bureau de consultation jeunesse.Lieu prévilégié Gilles Lamoureux a animé au cours des cinq dernières années de nombreux ateliers dans des écoles à l’intention des professeurs du primaire et du secondaire pour leur parler des loisirs des jeunes.Selon lui, l’école constitue un lieu privilégié pour l’organisation de loisirs.Mais, il faudrait qu’elle accepte de s’ouvrir davantage.Ainsi, dit-il, « on ne demande pas suffisamment aux jeunes ce qu’ils aimeraient eux, comme loisirs.On a plutôt tendance à offrir aux jeunes des activités qui correspondent aux valeurs des enseignants.» « De nombreux professeurs, au contraire, considèrent que les loisirs, ce n’est pas le rôle de l’école, poursuit-il.D’ailleurs, le monde de l’éducation ne s’intéresse pas beaucoup aux loisirs si ce n’est pour des activités élitistes comme les compétitions de basketball ou de « génies en herbe » entre écoles secondaires.» Il s’agit pourtant d’un phénomène nouveau.Autrefois, tous les loisirs gravitaient autour de l’école, qu’il s’agisse des scouts ou des guides, des parties de hockey que les élèves jouaient contre les frères ou du corps de clairons.Mais la société a changé, les loisirs aussi.Le hockey n’est plus le seul sport que pratiquent les jeunes Québécois.Pour plusieurs parents, les enfants, c’est comme une auto.un symbole de réussite, poursuit Gilles Lamoureux.Si tu as de beaux enfants, tu les montres et tu en es fier : « Regardez mon fils, il suit des cours de piano, de karaté, de ballet-jazz et de natation.Il est aussi membre du club des jeunes scientifiques.C’est un mordu de l’informatique et il lit beaucoup.» Ceci n’est malheureusement pas une caricature, comme le démon- CENTRE DE REEDUCATION AUDITIVE ISO-SON VOUS OFFRE UNE RÉÉDUCATION AUDITIVE INDIVIDUELLE elle enraye la dyslexie elle corrige les problèmes de langage, lecture, écriture AJOUT SCOLAIRE (Attention particulière aux parents) Lise Laverdière 2, rue Ste-Anne, Pointe-Claire, H9S 4P5 (514) 695-1478 »• ÉCOLE D’ARTS PLASTIQUES Une des écoles les plus réputées au Canada.Elle offre plus de 90 cours, enseignés par 50 artistes.LES INSCRIPTIONS SE FONT MAINTENANT POUR LA SESSION D'AUTOMNE 1989 Dessin et peinture Arts graphiques Aménagement d’intérieur Gravure Sérigraphie Photographie Sculpture Bijouterie Céramique Dessin de mode Enfants et adolescents Histoire de l’art • ATELIERS Seymour Segal, dessin du corps humain, 11-13-15-18 et 20 septembre.Rita Briansky, atelier de l’auto-portrait, 28 août - 1er septembre ON PEUT MAINTENANT VISITER LES NOUVEAUX ATELIERS: TÉLÉPHONEZ 739-2301 OU RENDEZ-VOUS AU: 5170 Chemin de lo CôteSte-Cotheiine,Montréal,Québec,H3W1M7.CENTRE S A I BRONFMAN tre celte histoire d’un enfant de 11 ans.Un premier de classe.Tout d’un coup, ses notes ont chuté, sans raison apparente.Il a rencontré la psychologue de l’école qui s’est aperçue que ce jeune souffrait de burn out.Il avait huit « loisirs ».Il n’en avait choisi aucun.La psychologue lui a alors demandé ce qui l’intéressait, lui, personnellement.Il a choisi les deux loisirs qu’il préférait.Son stress a diminué et ses notes ont remonté.« Certains parents ont tendance à vouloir contrôler la vie de leurs enfants parce que la vie est affreuse, enchaîne Gilles Lamoureux.On les inscrit dans des activités, pas nécessairement pour qu’ils ap prennent, mais pour qu’ils ne soient pas confrontés a des choses affreu ses comme la drogue, le sexe ou la violence.» Les enseignants soulèvent une autre question lorsqu'on parle de loisirs dans les écoles : Qui va s’en occuper ?Et les parents, eux, en soulèvent une autre : Qui va s’occuper des enfants en dehors des heures d’ouverture de l’école ?À l’école St-Mathieu, on semble avoir trouvé une réponse intéressante à ces questions : le service de garde en milieu scolaire organise en effet différentes activités comme de la danse rythmique, des arts plastiques, du théâtre et du pa tinage.rendant la semaine de lecture en février, ce service a même organisé une semaine blanche dans une base de plein air à laquelle ont ' ' 25 élè cinquième année.participé 25 élèves de la maternelle a la cinqi SESSION AUTOMNE ’89 Cours de 14 semaines débutant le 11 septembre Cours de 10 semaines débutant le 1er octobre * INSCRIPTION DÈS MAINTENANT TEXTILES: Tissage, vannerie, tricot, courtepointe, impression sur tissu, chimie de la teinture, peinture sur soie, conception pour le tissage par ordinateur.perfectionnement pour professionnels et tisserands avancés.CÉRAMIQUE: Tournage, façonnage, technologie des glaçures, modelage raku.l’argile aux mains des cadres.DESSIN-PEINTURE: Aquarelle, huile, choix de mediums, dessin, dessin du corps humain, design, portrait, pastel, histoire de l’art-artisanat, exploration spatiale, marketing, design graphique, l’illustration publicitaire, couleur, l’art et l’ordinateur, calligraphie, bijouterie, studio libre.JEUNESSE: cours de 12 semaines pour enfants et adolescents débutant le 18 septembre.488-9558 350 Victoria, Montréal, H3Z 2N4 (métro Vendôme) Organisme sans hui lucratif, subv.en parue par le ministère des Affaires culturelles.permis CPO 122 - Loi sur l'enseignement privé, ministère de l'Éducation.L'ÉDUCATION DES ADULTES AU CÉGEP Renseignez-vous au cégep de votre région ou à CÉGÉPHONE (514)271-1124 du lundi au vendredi jusqu’à 21 h.nous acceptons les frais d'interurbain LE BON USAGE DES DICTIONNAIRES KTJta, MICHELLE GOSSELIN LE BON USAGE DES DICTIONNAIRES d’utilisation Enfin disponible, un guide unique, complet et accessible sur l'utilisation des dictionnaires! Adapté et conçu pour l’utilisation maximale du Petit Robert I et du Petit Larousse illustré, ce guide s’adresse aux étudiant(e)s, au public en général, adolescent(e)s et adultes.Contenant des explications, de nombreux exercices présentés dans des mises en situation actuelles, des révisions ainsi qu’un corrigé, ce guide, accepté et recommandé par le Ministère de l’Éducation, s’avérera un outil inestimable pour les étudiant(e)s de niveau secondaire et collégial.712 pages, ISBN 2-89084-051-4 $7.95 ,D)DTDÛ1MS là U® 001)© 3020 chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, Québec, Canada, G1X 3V6 Téléphone et télécopieur: 418-658-3763 GROUPE DE RECHERCHE EN GÉOLINGUISTIQUE L’ATLAS DE LA FRANCOPHONIE le monde francophone Cet ouvrage, unique en son genre, présente d’une façon inédite un panorama de la francophonie mondiale en 5 volets: les racines du français, le français comme langue maternelle, le français comme langue seconde, le statut juridique du français et une vision socio-démographique de la francophonie.Comprend: 1 cofTret-relieur, 5 volets pliés, 1 planche murale et I brochure explicative.ISBN 2-89084-052 2 $69.95 DAVID M.ROULIN, M.A.ORTHOPHONIE LE DÉVELOPPEMENT DU LANGAGE Guide pratique Pour les éducateurs désireux de faire un travail de prévention.Ce guide comprend, non seulement la matière théorique d’un cours sur l’initiation aux troubles du langage, mais aussi des méthodes d’analyse et des techniques de correction des troubles mineurs.tic la Iraïuoph Ut dévelaptemettf tangage 9 •a J LORD, MADELEINE BRUNEAU, MONIK LA PAROLE EST À LA DANSE Le présent livré porte sur l’enseignement de la danse dans les écoles primaires.Cet ouvrage rencontre les besoins fondamentaux des enseignants travaillant auprès des enfants et désireux de mieux comprendre le sens de l’expérience artistique vécue par le jeune enfant.La structure au volume vient faciliter la compréhension de la matière et fait ressortir certains principes qui guident la planification de l’enseignement.138 pages, 90 illustrations ISBN 0-88609-000-8 C.B 77-63332E $14.95 » * m *
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