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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-07-29, Collections de BAnQ.

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ESTAMPES ¦ La gravure au 19e siècle en France : une extraordinaire collection d’estampes en visite au Musée des Beaux-Arts de Montréal, page C-8.Montréal, samedi 29 juillet 1989 Les 30 ans de la pub québécoise PHOTO CHANTAL KEYSER -& Semyon Vekshtein à Lanaudière Été exceptionnel, chef exceptionnel Le maestro Semyon Vekshtein.Marie Laurier EMYON VEKSHTEIN fait ses premières armes comme chef d’orchestre attitré du Festival international de Lanaudière et déjà cette fonction lui va comme un gant.Il fallait le voir diriger de main de maître les 350 choristes et les 150 musiciens au gala d’ouverture de l’amphithéâtre, ce mémorable 17 juillet, pour constater une fois de plus que le père Lindsay avait eu du flair en s’associant le jeune maestro de 40 ans.« Ce fut une première inoubliable, nous disait M.Vekshtein en entrevue cette semaine.Tout a marché comme sur des roulettes.L’acoustique est vraiment remarquable.» Il ajoute qu’à part quelques petits défauts techniques corrigibles avec le temps, il semble bien que l’équipe du festival peut envisager l’avenir de cet amphithéâtre avec optimisme.Encore peu connue du grand public québécois et canadien, la compétence de Semyon Vekshtein aux États-Unis est déjà reconnue par les critiques et les grands du milieu musical.C’est après avoir dirigé Boris Go-dounov à l’église Saint-Jean-Baptiste avec la participation de l’Orchestre métropolitain que le père Lindsay, directeur artistique du Festival international de Lanaudière, remarqua le chef et lui proposa de venir présenter l’opéra de Borodine en version concert.On se souvient que les artistes, notamment Joseph Rou- leau dans le rôle-titre qui avait lui-même suggéré le nom de M.Vekshtein comme chef d’orchestre pour cet opéra, avait émerveillé l’auditoire et suscité les éloges des critiques les plus sévères.Cette année, il a répété l’exploit avec le Prince Igor de Borodine.Une autre réussite.Ces réalisations heureuses au moment où le festival se dote d’une vocation « internationale » devaient inciter le père Lindsay à s’adjoindre les services de Semyon Vekshtein et à lui proposer le poste de chef attitré et de conseiller à la direction artistique.Celui-ci accepta de venir s’installer à Montréal et en résidence secondaire, à Joliette.Son engagement s’établit sur une base annuelle.« Après cette saison nous verrons bien », commente philosophiquement le musicien qui s’attire déjà les critiques élogieuses du milieu québécois, canadien et américain.Il faut dire que cet été de 1989 pendant lequel on présente une vingtaine de concerts à l’amphithéâtre, est exceptionnel et en quelque sorte expérimental en raison de la nouvelle structure physique du festival et de sa vocation internationale.Cela justifie certainement la nomination d’un chef.« J’ai l’intention de constituer un orchestre de tout premier ordre.Les musiciens sont jeunes, dynamiques, enthousiastes et ils possèdent tout le potentiel requis pour constituer une formation de haut calibre.» On peut comprendre dans ces propos que Se-Volr page C-2 : Vekshtein Guy Ferland ELLE EST PARTOUT.Comme Dieu jadis.Elle nous aguiche du matin au soir.Parfois même, on en rêve la nuit.Pourtant, on finit par ne plus la remarquer.C’est à ce moment qu’elle est la plus efficace.La publicité, en effet, fait partie de notre mode de vie quotidien.Certains s’élèvent contre sa présence envahissante, d’autres seraient désorientés sans elle.D’après Jean-Marie Allard, qui vient de consacrer un livre à l’histoire de la publicité québécoise pour marquer le 30e anniversaire du Publicité-Club de Montréal, « la publicité est le reflet fidèle des valeurs d’une société à un moment donné ».L’auteur cite, à titre d’exemple, les réclames diffusées dans les années 70 qui avaient toutes une saveur nationaliste.Depuis le référendum, toutefois, la diffusion de messages américains adaptés par des agences québécoises s’est accrue.La bataille entre les publicitaires québécois, qui veulent créer des messages conformes à la mentalité québécoise, et les magnats de la finance qui préfèrent des adaptations, sinon des traductions purement et simplement des messages anglais parce que la réalisation est ainsi moins coûteuse, n’est pas finie.Elle ne le sera jamais d’ailleurs, estime Jean-Marie Allard.« Les annonceurs qui ont les moyens de réaliser de la publicité à l’échelle nationale sont en général des compagnies américaines ou canadiennes anglaises.Il y a bien sûr des exceptions, mais on ne crée pas une industrie de la publicité sur des exceptions.Il faut donc se battre pour faire triompher l’idée qu’au Québec, les publicitaires savent faire.» Pour bien comprendre le dilemme de la publicité québécoise et sa naissance tardive en tant qu’industrie, on doit remonter dans le temps.C’est ce qu’a fait admirablement Jean-Marie Allard dans son ouvrage La pub, 30 ans de publicité au Québec (Libre expression).Véritable livre d’art et de souvenirs, cet album de prestige illustré de 232 photographies sur papier glacé ne sera disponible en librairie qu’au mois de septembre au coût de $ 80.Une vidéocassette « nonstop » de commerciaux québécois classiques apparaîtra également sur les rayons des libraires au même prix.Jean-Marie Allard n’en est pas à ses premières armes dans le domaine de la publicité.Après un bac- calauréat en science politique, il oriente très tôt sa carrière en relations publiques.« À 22 ans, j’étais directeur des relations publiques aux Grands ballets canadiens.» Il a ensuite oeuvré comme relationniste dans l’appareil gouvernemental avant de devenir en 1978 le premier directeur du Publicité-Club.Quatre ans plus tard il décide de mettre sur pied un organisme international de réflexion sur la publicité à caractère social.Sociétal a vécu sept ans et est mort faute de financement adéquat.Aujourd’hui, Jean-Marie Allard agit à titre de d’expert-conseil.Lorsqu’il a proposé au Publicité-Club d’écrire un livre sur l’histoire de la pub au Québec, il ne savait pas dans quelle galère il s’embarquait.Il a réalisé 66 entrevues et travaillé sans répit pendant quatre mois.Allard voit trois grandes étapes dans l’évolution de la publicité au Québec.La première s’étend de 1764 à 1950.C’est l’époque de la grande noirceur.La publicité était conçue en anglais et traduite à la va-comme-je-te-pousse.N’importe qui traduisait souvent n’importe comment.Pour donner un exemple de l’envahissement anglophone dans le domaine, Jean-Marie Allard rappelle que « la première agence de publicité francophone a été fondée en 1908 par François-Émile Fontaine et qu’elle avait pour raison sociale le nom de Canadian Advertising Agency Ltd.» « Le premier grand tournant, poursuit Jean-Marie Allard, survient au moment de la Deuxième Guerre mondiale.C’est à cette époque qu’on assiste aux deux premières campagnes publicitaires conçues et produites entièrement en français.Il s’agit des campagnes de la vente des bons de la Victoire et celle du recrutement des Forces armés canadiennes pour la guerre de Corée.Ces deux campagnes ont été produites par le fédéral dans le but de changer le comportement des Québécois.» Avec l’avènement de la télévision à Montréal en 1952, les choses commencent à bouger.Plusieurs annonceurs deviennent commanditaires d’émission qu’ils surveillent attentivement et les campagnes francophones augmentent.Mais les véritables débuts de la publicité québécoise coïncident avec révolution socio-économique du Québec.Les publicitaires qui avaient préparé le terrain pendant des années piaffaient d’impatience devant l’incurie des annonceurs.Ils décident Voir page C-2 : Publicité PHOTO PUBLICITÉ-CLUB Publicité québécoise du début des années 60, tirée du livre de Jean-Marie Allard.Aidez votre mari à se détendre après le travail! Si votre mari rentre à la maison tendu et fatigué, c'est un mauvais présage pour la soirée.Voici une suggestion pour vous rendre la soirée plus agréable.A l'heure des pantoufles et de la pipe, servez- lui une tasse de Postum qui calme les nerfs, diminue - la tension et prédispose au sommeil.A l'encontre du thé et du café, le Postum ne contient pas de caféine, de drogues ou de stimulants.Il n'affectera jamais ses nerfs ou son estomac.Fait de grains entiers de céréales, le Postum a un goût délicieux.Ce soir, tous les deux, dégustez du Postum.Prenez la saine habitude de boire du Postum.POSTUM INSTANTANÉ HAUT LES ESPRITS ! Tourisme et culture, un couple fait pour voyager Suzanne Lalande DANS le salon bleu et sable du Manoir Campbell, s’égrènent doucement les accords romantiques d’une pavane de Georges-Émile Tanguay.Ce court récital du pianiste Réjean Coallier vient joliment clore une excursion d’un jour consacrée à l’univers du peintre canadien, Ozias Leduc.Une journée fort bien remplie d’ailleurs : départ de la Chapelle Notre-Dame du Bon-secours, dans le Vieux-Montréal, où Leduc a peint la coupole, longue visite guidée de l’Eglise de Saint-Hilaire dont il a conçu l’iconographie et réalisé l’entière décoration, petit détour devant la maison où il a vécu, souper gastronomique au manoir CampbeU et enfin, ce concert d’oeuvres de compositeurs canadiens, contemporains du peintre.Seuls les fleurs des pommiers n’étaient pas au rendez-vous de ce magnifique dimanche de la fin du début de l’été.Les beaux détours offrent ainsi depuis deux ans, de mai à septembre, une série de circuits culturels « explorant tout à la fois, comme le dit le dépliant, l’univers des sons, des mots et des couleurs ».Des circuits qui allient agréablement les plaisirs de l’esprit à ceux de la.chère.L’idée et sa réaUsa-tion sont de Francine Sarrasin, bachelière en musique, docteure en histoire de l’art, pédagogue enthousiaste des belles et bonnes choses.Au programme cette année : Le Prince Igor et les icônes; Mozart, musique-musée, etc.Des excursions de quelques jours tout au plus, au Québec surtout, parfois à Ottawa ou New-York.Francine Sarrasin est de chaque voyage, profitant du parcours en autobus pour raconter avec compétence et vivacité, l’artiste, son oeuvre et son temps.Une formule originale qui change — oh ! combien agréablement — des tournées de centres d’achats pour madames en mal de consommation.D’ailleurs, depuis quelques années, le Québec a commencé à s’intéresser d’un peu plus près au tourisme qu’on dit culturel.À vrai dire, dès qu’on s’éloigne des plages, identiquement bleues, chaudes et dorées, quel que soit leur pays d’origine, le tourisme a toujours un petit côté culturel.Mais si on prend la peine d’insister, c’est qu’on propose aux gens de partir expressément pour aller visiter des musées et des églises ou encore assister à des concerts, des ballets et des opéras.Le tourisme culturel se pratique en Europe depuis de nombreuses années.Le Québec s’y est mis plus tardivement.Pierre-Paul Houle, fondateur de l’agence LM à Saint-Bruno est probablement le premier ici à s’être lancé dans l’aventure.Il a commencé en 1963 avec des voyages à l’intention des membres du Musée des beaux-arts (MBA) de Montréal.Peu après cependant, les Amis du MBA ont décidé de confier l’activité à son comité de bénévoles.Les Amis du MBA de Québec ont d’ailleurs fait de même.Douze ans plus tard, à la demande de sa soeur, membre des Disciples de Massenet, Houle lance ses voyages « musicaux », avec un premier concert au Metropolitan de New-York.Depuis, chaque année, il organise quelques voyages de ce côté de l’Atlantique, à New-York, Saratoga, Joliette ou San Francisco.En Europe aussi, de Milan à Moscou en passant par Londres, Vienne ou Bayreuth.Et même en Orient.« Avec les années, les gens sont devenus plus connaisseurs et plus exigeants », fait-il remarquer.Et plus nombreux ?« Pas vraiment .Le problème, c’est pas que les gens ne sont pas intéressés, c’est qu’ils ne savent pas où s’adresser.On n’est pas assez connus.» C’est exactement ce que déplore Françoise Dufresne, mélomane et amateure d’art, qui a découvert ces voyages par hasard et se souvient avec émotion du festival des nuits blanches de Leningrad ou de Du-toit dirigeant les Contes d’Hoffmann à New York.« On en entend rarement parler, il n’y a pas assez de publicité.Pourtant ça vaut vraiment la peine.» Il reste que depuis quatre ou cinq ans, d’autres agences ont choisi d’exploiter cette veine.Elles demeurent peu nombreuses : l’investissement est important et le risque élevé.Il faut en effet acheter longtemps à l’avance des billets de $ 100 ou ( 200, sans certitude de les vendre.La clientèle est restreinte, exigeante et pas facile à rejoindre.C’est pourquoi la majorité des agences ont d’abord été poussées dans cette voie par des institutions culturelles.À Montréal, par exemple, c’est à la demande du directeur artistique de la Place des arts, Henri Barras, que l’agence Ma-lavoy a organisé les Randonnées culturelles de la Place des arts.Randonnées suspen- dues cette année, après trois ans d’existence.Interruption momentanée, assure cependant Barras.« Nous essayons d’élaborer une autre formule, alliant les voyages à une série de conférences .Mais, dès l’an prochain, elles devraient reprendre.» En attendant, Ma-lavoy s’est tournée vers les arts visuels et offre une Italie inédite en compagnie d’une bachelière en histoire de l’art.Dans la Vieille Capitale, c’est aussi avec la participation étroite du directeur artistique de l’Opéra de Québec, Guy Bélanger, que le groupe Voyages du Vallon propose, depuis quatre ou cinq ans, des tournées musicales.Londres, Vienne, Leningrad, Hel-sinski, Milan sont au nombre des destinations proposées.Au menu, des concerts, des opéras, des ballets.Et la présence fidèle et experte du directeur de l’Opéra.« À l’automne, annonce par aiUeurs le directeur des groupes, Jean-Guy Gingras, on innove avec une croisière théâtrale en Méditerranée, sur le Mermoz.C’est la 14e édition du Festival de Théâtre en mer, mais c’est la première fois que la croisière est vendue au Québec et pour l’occasion, le co-Volr page C-8 : Tourisme Michel Tremblav LE PREMIER QUARTIER DE LA LUNE LE PREMIER QUARTIER DE LA LUNE de Michel Tremblay .s'en vient 20 juin 1952: de grands événements bouleversent l'histoire de la rue Fabre.Demain, rien ne sera plus comme avant.En librairie: semaine du 21 août 1989 L.LMLA C-2 ¦ Le Devoir, samedi 29 juillet 1989 PHOTO CHANTAL KEYSER Jean-Marie Allard, auteur d’un ouvrage sur les « noces de perle » (30 ans) de la publicité québécoise.4 Publicité alors de fonder, en 1959, une association qui aura comme mandat de faire connaître le lucratif marché francophone du Québec et surtout de promouvoir la création publicitaire québécoise.Cette association n’était évidemment pas vue d’un très bon oeil par les annonceurs anglophones.« Les débuts furent modestes, explique Allard.Le Publicité-Club regroupait une centaine de membres.Aujourd’hui, on en compte 1,300.Il faut dire qu’on ne peut parler d’une industrie de la publicité québécoise d’expression française que depuis les années 70.Avant cette date, les publicitaires faisaient plutôt partie d’une tribu.N’oublions pas que pendant longtemps seulement 20 % de la publicité diffusée au Québec passait par les agences francophones.Maintenant, la proportion est inversée.Les BPC, Cossette et autres ont conquis durement le marché.« Aujourd’hui, les agences francophones ont comme défi de devenir nationales.Car ce qui a fait la marque de nos agences, c’est également ce qui les enferme dans un ghetto.Les annonceurs font confiance aux concepteurs québécois dans la mesure où leurs messages s’adressent à l’auditoire québécois.Pourtant, les succès remportés par les publicités du Québec commencent à dépasser les frontières.On gagne des concours et on exporte quelquefois des concepts de campagnes publicitaires.Mais, au Canada anglais, il reste encore à franchir la frontière de la méfiance.» 4 Vekshtein myon Vekshtein souhaite rester au service du festival de Lanaudière, une saison n’étant pas suffisante pour réaliser ses ambitions.Justement parmi les ambitions de ce chef d’origine russe qui a passé les 27 premières années de sa vie en Russie pour ensuite venir s’établir aux États-Unis, il note celle «d’apprendre le français le plus rapidement possible ».« Quand je suis arrivé en Amérique du Nord, je ne savais pas un mot d’anglais et maintenant je le parle couramment.J’espère que le français me viendra aussi facilement, le milieu francophone dans lequel je travaille m’y aidant.» Grâce à sa connaissance de la musique russe, outre le Prince Igor et Boris Godounov de Moussorgsky qu’il a déjà dirigés avec un succès reconnu par tous les critiques, il a inscrit au programme des prochains concerts des oeuvres de Chostako-vitch (le 22 juillet avec Joseph Rouleau, Linda Roark-Sirummer et Vladimir Popov) et pour la soirée de clôture du samedi 26 août de Rimsky-Korsakov, de Tchaikovski avec les violonistes Peter Zazofsky et Denise Lupien.Avant d’émigrer aux États-Unis, Semyon Vekshtein a connu une carrière fructueuse en Union soviétique où il dirigeait régulièrement les orchestres philharmoniques de Moscou, Kiev, Riga et Saratov de même que l’Opéra de l’Ukraine et les Ballets Kirov.De 1972 à 1975, il fut directeur musical de l’Ensemble des solistes de la Philharmonique de Moscou.Aux États-Unis, il a dirigé l’Ame-rican Ballet Theatre en tournée en Amérique du Sud.Jeanotte et Landry, un duo exemplaire Jean-Paul Jeanotte (ténor), Jeanne Landry (piano): des Mélodies de Charles Gounod.Reynaldo Hahn et Gabriel Fauré; des Lieder de Franz Schubert.Amplitude OPCD-1004, enregistrements réalisés en 1961 et 1962.Carol Bergeron AUJOURD’HUI le nom Jean-Paul Jeanotte est immédiatement associé à l’Opéra de Montréal dont il assume la direction artistique depuis 1980.Mais lorsque cet administrateur annonce qu’à la fin de cette année il quittera ce poste pour prendre sa retraite, c’est plutôt sur 45 années d’activités artistiques que le rideau tombera.Quarante-cinq années dont une vingtaine consacrées à l’édification d’une carrière de chanteur qui le fit apprécier aussi bien à la scène et au concert qu’à la radio et à la télévision.Avec la pianiste Jeanne Landry notamment, Jeanotte donna de nombreux récitals au Canada, aux États-Unis, en Europe et même en Union Soviétique, en 1961.À partir de 1964, il s’orienta vers l’enseignement, à l’Université Laval et à l’école de musique Vincent-d’Indy; et vers l’administration, à l’Union des artistes, à la Société de musique contemporaine du Québec, à la régie de la Place des arts, à l’Opéra du Québec, etc.En somme, une trajectoire remarquable qui, à certains, rappellera celle du ténor ontarien Edward Johnson (1878-1959).Après avoir chanté avec succès sur les grandes scènes d’opéra d’Amérique et d’Europe, ce dernier devint directeur général du Metropolitan de New York, de 1935 à 1950.Curieusement, ces deux ténors ne laissèrent guère plus d’enregistrements l’un que l’autre.De Johnson, je possède un coffret de deux microsillons d’extraits d’opéras (OASI-622).On fait mention de ses gravures Columbia et RCA mais, à ma connaisance, elles n’ont pas été rééditées.Il y aurait également quelques « pirates » provenant de radiodiffusions, notamment un Pelléas et Mélisande.De Jeanotte, certains collectionneurs possèdent encore ses trois disques parus chez Select, au début des années 60 ; Bergerettes, brunettes, avec le claveciniste Kenneth Gilbert (M.298.089), Gounod, Hahn, (M.298.012) et Schubert, Fauré (M.298.046), avec la pianiste Jeanne Landry.Il y a également un 30 centimètres Scarlatti et Rameau, avec le Quatuor Parrenin (Lumen LD-2-120) et quelques enregistrements de Radio-Canada International, surtout des oeuvres de Serge Garant.Les gravures commerciales sont maintenant devenues si rares qu’on les a presque oubliées.Grâce aux efforts de Renée Maheu — la biographe de Raoul Jobin ainsi que de Léopold Simoneau et Pierrette Alarie — qui dirige la collection Opéra/mélodies chez l’éditeur montréalais Amplitude, certains de ces précieux documents referont surface en CD.Le premier volet de cette collection est consacré à Jean-Paul Jeanotte.Les deux prochaines parutions raviveront le souvenir de la merveil leuse voix de ténor de Richard Verreau.Puis suivront le ténor Raoul Jobin et la basse Joseph Rouleau.Cependant, ces rééditions dépendent des autorisations de reproduction qu’il faut d’abord obtenir.Madame Maheu s’intéresse également à la vie et à l’oeuvre du pianiste et chef d’orchestre Jean-Marie Beaudet.Elle se propose de sortir une Shéhérazade, de Ravel, avec le soprano français Ninon Vallin et l’Orchestre de Radio-Canada.Toujours sous la direction de Beaudet, il existe une bande radio (1955) de Pelléas et Méli- PHOTO DENISE DENIS iiiffll Jean-Paul Jeanotte sande avec Suzanne Danco et Jean-Paul Jeanotte.Elle souhaiterait aussi publier une version du Quintette op.115 de Fauré avec le quatuor Pascal, dans laquelle Beaudet tient la partie de piano.Le critique de musique Jean Vallerand écrivait dans les pages du DEVOIR que Jeanotte « a le sens du phrasé et sa sensibilité lui permet toujours d’atteindre l’âme de la musique ».À cela il faut ajouter, qualité majeure de ses interprétations, qu’il possède une diction impeccable.Une diction qui, en son temps, aurait pu faire l’envie d’un Gérard Souzay.Et puisque l’art du ténor québécois s’affirma principalement dans la Mélodie, il n’est pas déplacé de le comparer à celui du célèbre baryton français.Dans Fauré, par exemple, là où Souzay insiste jusqu’au maniérisme, Jeannotte reste généralement sobre et beaucoup plus discret.Il évite de souligner grossièrement le sens des mots.Toutefois, Souzay possède une voix superbement timbrée dont les ressources lui permettent d’utiliser une palette expressive d’une grande richesse.Bien que jolie, celle de Jeanotte est beaucoup plus petite et pauvre en couleurs.Il suffit de comparer les deux chanteurs dans la Mélodie « En Sourdine » de Fauré.Le premier (Philips 420 775) séduit irrésistiblement.le second n’y parvient pas.Voilà, en résumé, on peut dire que dans ce récital Gou-nod-Hahn-Fauré-Schubert, Jeanotte accomplit un travail tout à fait admirable.Cependant, contrairement à Souzay, il ne semble pas pouvoir s’exprimer avec la même séduction non plus qu’avec la meme émotion.Toutefois, il s’agit d’un beau témoignage de notre patrimoine culturel musical.Et en matière d’enregistrement, il y a encore de grand efforts à faire pour éviter qu’on oublie définitivement ceux qui nous ont précédés.Donc un document qui devrait ravir les amoureux de la mélodie française qui y apprécieront également la qualité des accompagnements de Jeanne Landry.Les deux musiciens formèrent un duo exemplaire.Radio-Musique m Radio-Culture Êâ Radio-Canada 24 heures sur 24 au réseau FM Stéréo de Radio-Canada SAMEDI 29 JUILLET 1989 12h00 DES MUSIQUES EN MEMOIRE Concert «Le Mystère des voix bulgares» (Reprise) Anim Elizabeth Gagnon 13h00 LES JEUNES ARTISTES Duo Allegro: Chantal Rhéaume.fl ; Marc Deschênes.gui.: «Histoire du tango» (Piazzola); • Episodi» (Margola) Anim.Françoise Da-voine.13h30 L'OPÉRA DU SAMEDI Festival International de Lanaudière 1989.«Le Prince Igor» (Borodine): Yuri Mazurok, bar ; Joseph Rouleau, b ; Eva Zseller et Chantal Lambert, sop , Maria Popescu et Sonia Racine, mezzos; Guy Bélanger, Michael H Gray et Robert Robitaille, t.; Grégroire Legendre, b ; Choeur classique Multi-Voix de Montréal, Orchestre du Festival, dir Semyon Vekshtein Anim Jean Deschamps 17h30 RÉCITAL D'ORGUE Catherine Todorovsky, orgue Wilhelm, église Saint-Bonaventure, Montréal Concerto en si min «Del Signor Meck» d'après Vivaldi (Wal-ther); Canzone trancese terza, del primo tuono (into (Salvatore); «Elevazione» (anon ); Fantaisie en sol, BWV 572 (J.S Bach).Anim.Michel Keable 18h00 MUSIQUE DE TABLE Extr «Orphée et Eurydice» (Gluck); «Liebes-liederwalzer», op 52a (Brahms); «Une petite musique de nuit» (Mozart); Cinq Sonates pour piano (Scarlatti); Ouv.«La Belle Galathée» (Suppé); Quintette «La Truite» (Schubert); extr Suite pour orchestre no 2, BWV 1067 (J S Bach).Anim.Normand Séguin, 20h00 MUSIQUE ACTUELLE Serge Provost et Gilles Tremblay rendent hommage à Olivier Messiaen Anim Janine Paquet.(Reprise) 21h30 TRÉSORS D'ARCHIVES «Nicolas Nabokov, musicologue et ami de Stravinsky, (dern de 2).Les périodes néoclassique et sérielle (Entrevue réalisée à Pans en 1971) Int Maryvonne Kendergi 23hOO JAZZ SUR LE VIF Festival de jazz ouest-allemand (5e de 6) Michel Camilo Trio Anim Michel Benoit DIMANCHE 30 JUILLET 1989 OhOO MUSIQUES DE NUIT La nuit, des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent |us-qu'à l'aube Anim.Bertrand Guay.5h55 MÉDITATION «Les biographes.(Henry de Montherlant) 6hOO LA GRANDE FUGUE 1re h.: extr.«L'Année» (Fanny Mendelssohn) Sonate pour flûte et piano (Poulenc); Six • Gnossiennes» (Satie).- 2e h.«Siegtried-Idyll» (Wagner), «Scènes d'enfants» (Schumann); Introduction et allegro (Ravel); «La Naissance de Vénus» (Respighi) - 3e h.: Trio en sol.K.496 (Mozart); Nocturne, op 10 no 1 (Tchaikovsky); Concerto pour trois violons, R 551 (Vivaldi) Anim Gilles Dupuis ShOO MUSIQUE SACRÉE •Vêpres pour la fête de Santa Barbara» (Monteverdi).Anim.Gilles Dupuis lOhOO POUR LE CLAVIER Classe de maître avec la pédagogue Monique Deschaussées (dern de 2).Oeuvre commentée Fantaisie, op.17 (Schumann) Lyne Villeneuve, p.Anim Jean Deschamps 11hOO HISTOIRE DE L'ENREGISTREMENT 5e de 10.Inv.Gilles Marchand Anim Colette Mersy 12hOO FESTIVAL CHORAL INTERNATIONAL 1989 Choeur Poliansky de Moscou, Choeur Obre-tenov de Bulgarie, Orchestre symphonique de Toronto, dir.Guennady Rojdestvensky «Alexandre Nevsky» (Prokoviev).Anim.Danielle Charbonneau.13h00 CONCERT DIMANCHE Orchestre de chambre du Manitoba, dir.Simon Streatfeild; Keri-Lynn Wilson, fl : «La Princesse de Navarre» (Rameau); extr.Sonatine, «Nicolette», «Trois Beaux Oiseaux du paradis» et «Ronde» (Ravel); Sérénade (Damasse); «Prismes et cristaux» (Pépin); Concerto (Jolivet) Anim Jean Deschamps.14h30 LES MUSICIENS PAR EUX-MÊMES Inv Tosca Marmor, pédagogue.Int Georges Nicholson 15h30 EN CONCERT Yves Saint-Amant, b ; Susie Napper, vc ; Ré-jean Poirier, org : extr.de Cantates sacrées de J S.Bach Anim Michel Keable (Reprise).16h30 LES GRANDES RELIGIONS «L'islam».Rech Georges Baguet.Lect Diane Giguère et Jean Deschamps 17h00 TRIBUNE DE L'ORGUE Récit au grand orgue: histoire de la vie musicale à l'église Immaculée-Conception (dern de 2) Anim Michel Keable 1 ShOO MUSIQUE DE TABLE «Je te veux» (Satie); Concerto en la pour violoncelle (C.-P-E Bacii); Impromptus, op.142 (Schubert); «Tzigane» (Ravel); «Danses slaves», op.72 nos 14 et 16 (Dvorak); Sonate pour violoncelle et piano, op.65 (Chopin); extr Quatuor en mi min.no 12 (Telemann).Anim Normand Séguin.20h00 COMMUNAUTÉ DES RADIOS PUBLIQUES DE LANGUE FRANÇAISE • «L'Esprit de perfection» (2e de 9).Inv.Maurice Bernachon, chocolatier Rech , texte et anim Stéphane Deligeorges Prod Radio France 21h00 INTERLUDE ESTIVAL 21h30 FESTIVALS D’ÉTÉ Concert enregistré le 17 juillet 1989 dans le cadre du Festival International de Lanaudière.Soirée gala Orchestre du Festival, dir Semyon Vekshtein; Carol Neblett, sop , Michèle Gaudreau.mezzo; Vladimir Popov, t ; Joseph Rouleau et Grégoire Legendre, basses, Anton Kuerti, p ; Choeur Multi-Voix de Montréal, Choeur de Lanaudière «Fanfare» (Hétu); extr «Un bal masqué» (Verdi); extr.«Norma» (Bellini), Fantaisie chorale, op 80 (Beethoven); extr «Boris Godounov» (Moussorgsky); extr «Aida» (Verdi) Ce concert e»t présenté simultanément à la Télévision de Radio-Canada 22h30 INTERLUDE ESTIVAL 23h00 JAZZ SUR LE VIF Festival de |azz ouest-allemand (dern de 6) Albert Mangelsdorff-Wolfgang Dauner Quintet Anim Michel Benoit LUNDI 31 JUILLET 1989 OhOO LES NUITS D'ÉTÉ Anim Georges Nicholson 5h55 MÉDITATION «Ma création littéraire» (Henry de Montherlant) 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim Françoise Davoine.9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim Catherine Perrin 11h00 LA CORDE SENSIBLE Un rendez-vous quotidien au cours duquel votre choix musical est le nôtre Faites-vous plaisir Écrivez-nous en accompagnant vos demandes d'un court texte de présentation personnalisé Anim Colette Mersy 12h10 LES CAPRICES DE L'ÉTÉ Au mitan de la journée, la musique vous offre un sourire, une pensée amicale Anim Stéphane Pilon 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Extr «Le Carnaval des animaux» (Saint-Saëns), Divertimento, K 136 (Mozart); Variations et fugue sur un thème de Mozart, op 132a (Reger), Quintette en si min pour clarinette, op 115 (Brahms), Cantate «Geist und Seele wird verwirret», BWV 35 (Bach), Suite en la min (Rameau); «Concierto de Malaga» pour guitare (Moreno et Torroba) Anim Johane Laurendeau 16hOO MATIÈRES DE RÊVE • 6e de 10.Élise Turcotte lue par Madeleine Arsenault 16h30 LA RÉVOLUTION DES AUTRES • 6e de 10.«L'Allemagne» par Robert Laroche Production Radiodiffusion-Télévision belge francophone.17hOO LATITUDES» «Exotismes» (12e de 15).L'Amazonie.Interview avec Biaise Cendrars (archives de Radio-Canada).Lect.Ronald France.Texte et anim Pierre Villon 17h30 EN CONCERT Orchestre de chambre de Radio-Canada, dir.Pierre Morin; Jacques Simard, htb.: Concerto (R Strauss); Symphonie no 2 (Beethoven).Anim Michel Keable (Reprise) 18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPEENS Orchestre de la Suisse romande - Saison 1987-88 Orchestre de la Suisse romande, dir.Uriel Segal; Bruno Pasquier, alto: Ouverture «Manfred», op 115 (Schumann); Concerto, op posth.(Bartok); Symphonie no 95 (Haydn), extr «Le Mandarin merveilleux» (Bartok) Anim Aline Ouellet 21 h30 LES TRÉSORS DU THÉÂTRE • 6e de 10 «Jean Duceppe» Rech et anim Pierre Lavoie et Michel Vais.22h00 NOUVELLES DU JAPON • 6e de 10.«Paris 1872, journal de Ryuhoku Na-rushima» de Mitsuo Nakamura Prod Radio France 23hOO JAZZ-SOLILOQUE «Jazz Lips» Louis Armstrong; «Just Friends» Jimmy Raney; «Easy Living.: George Benson/Jack McDuff; «Fly Me to The Moon.Julie London; «Quasimodo» Sphere; «A Time tor Sobriety» Don Pullen/Bengt Hallberg; • Stormy Weather»: Charles Mingus Anim.Gilles Archambault.MARDI 1er AOÛT 1989 OhOO LES NUITS D'ÉTÉ Anim Georges Nicholson 5h55 MÉDITATION «Opinions illusoires» (Henry de Montherlant) 6h00 LES NOTES INEGALES Anim.Françoise Davoine.9hOO UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim Catherine Perrin 11hOO LA CORDE SENSIBLE Anim Colette Mersy 12h10 LES CAPRICES DE L'ÉTÉ Anim.Stéphane Pilon.13hOO AU GRÉ DE LA FANTAISIE • Sea Song» (Pat Metheny), extr «Henry V» (Walton); Trio, op 66 (Mendelssohn); «Queen of Sydney» et «Amaryllis» (Oregon), «Requiem» (Victoria), «Trois Tableaux de Botticelli.(Respighi), «Aubade» (Poulenc).«Nocturnes» (Fauré) Anim Johane Laurendeau 16h00 CHARMES DE L'ÉTÉ • 6e de 10 «Vieux-Québec» Inv Yves Tessier, professeur d'histoire du Cégep F X.Garneau, auteur du «Guide historique au Québec» Int et anim Richard Joubert 16h30 SOIRÉE FIN DE SIÈCLE AU PARC SOHMER • Le parc Sohmer de Montréal un lieu populaire de culture urbaine évoqué en musique et en chansons d'époque (6e de 7).«La bière légère le dimanche» Rech et anim Mireille Barrière et Yvan Lamonde 17hOO PERSPECTIVES SCIENTIFIQUES» • Les Catastrophes de la structure» (dern de 6) Les catastrophes du symbolique Inv Jean Petitot, Marc Auge, Umberto Eco et René Thorn Rech , texte et prés Marcello Castel-lana Prod Radio France 17h30 EN CONCERT Catherine Perrin, civ Suite en ta (Leroux); Pavane en ta dièse min (L Couperin); Prélude, fugue et allegro en mi bém .BWV 998 (J S Bach), Sonate en mi min «Wurtenberg», op 2 no 3 (C.P.E Bach); «La Tentation d'Ar-lequin» (Lesage).Anim.Michel Keable.(Reprise).18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Orchestre de la Suisse romande - Saison 1987-88 Julia Varady, sop.; Marjana Lipov-sek, alto; Thomas Moser, t.; Kurt Moll, b.; Choeur de chambre romand; Choeur Pro Arte de Lausanne; Société Chorale du Brassus; Orchestre de la Suisse romande, dir Wolfgang Sawallisch: «Missa Solemnis», op 123 (Beethoven).Anim Aline Ouellet.21h30 CONCOURS DE NOUVELLES • 6e de 10.«Circumnavigatrice» (Daniel Gagnon).Lect Anne Caron.22h00 LA GUERRE D’ALGÉRIE • 6e de 10.«1959, l'année des dupes».Entretiens de Patrice Gelinet avec Léon Delebecque, Marie Elbe, Jacques Roseau, Pierre Monteil, Paul Delouvrier, Bernard Tricot, Si Azzedine, Jacques Massu, Boualem Ousse-dik, Ahmed Ben Bella, Francis Jeanson, Mgr Laval, Mgr.Scotto et Général Buis Prod France-Culture, 23h00 JAZZ-SOLILOQUE «Forth.Paul Bley; «Limehouse Blues»; Gene Krupa; «Four Men On A Horse»: Woody Herman; «Blue» Billy Eckstine; «This Is Always»: Chet Baker; «Plain Jane»: Sonny Rollins; «Harmonique» John Coltrane; «India»: David Liebman Anim Gilles Archambault.MERCREDI 2 AOÛT 1989 OhOO LES NUITS D'ÉTÉ Anim Georges Nicholson.5h55 MÉDITATION «Chaînes» (Henry de Montherlant) 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim Françoise Davoine 9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim.Catherine Perrin.11 hOO LA CORDE SENSIBLE Anim.Colette Mersy.12h10 LES CAPRICES DE L'ÉTÉ Anim Stéphane Pilon 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Enregistrements publics, historiques et inédits Delibes extr «Lakmé» avec Mado Robin Schubert Quatuor à cordes en mi bém , D 87 avec le Quatuor Hagen J S Bach Concerto brandebourgeois no 6, BWV 1057, avec l'Orchestre du Festival Marlboro, dir Pablo Casals Rachmaninov: Concerto pour piano no 2 avec Van Cliburn Musique du Mali «Blues for Val» avec Joe Pass, gui Dvorak: Terzetto pour 2 violons et alto, op 74 Beethoven Symphonie no 8 avec l'Orchestre symphonique de Berlin, dir Wilhelm Furtwangler Schumann Lieder.avec Jessye Norman, sop Anim Johane Laurendeau 16h00 POÈTES DU XXe SIÈCLE • 6e de 10 «WH Auden» Lect Yves Massi-cotte et Renée Larochelle Rech Jo-Anne Bouchard 16h30 SCIENCE ET TECHNOLOGIE EN MARCHE • «Drogues stimulantes et tranquilisantes» Inv Marie-Françoise Legrand, chef du département de pharmacologie au Centre hospitalier Pierre-Janet à Hull, Guy Métivier.professeur de kinanthropologie à l'Université d'Ottawa Rech et mt Yves Jeaurond et Christine Bor-deleau Prés Gustave Héon 17h00 AU FIL DU TEMPS • «Les Ursulines à Québec hier et aujourd'hui» (1 re de 5) Sur les traces de Marie de l'Incarnation Rech et texte Irène Brisson Lect et anim Renée Hudon et Richard Joubert 17h30 EN CONCERT Chamber Players de Toronto, dir.Agnes Grossmann, Adèle Armin.vl ; James Mason, htb , Gérard Kantargian, vl Concerto grosso, op 6 no 8 (Corelli), Concerto pour hautbois et violon, BWV 1060 (J S Bach); extr «Les Quatre Saisons» «L'Automne» et «L'Hiver» (Vivaldi) Anim Daniel Poulin (Reprise) 18h30 L’AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Choeur et Orchestre de la Radio de Berlin, dir.Heinz Rogner; Magdalena Hajossyova, sop.; Bettina Denner, alto; Peter-Jungen Schmidt, t.; Hermann Christian Polster, b.: Symphonie no 9 et «Te Deum» (Bruckner).Anim Aline Ouellet 21h30 POPULATIONS ET MIGRATIONS • 18e de 20.«Le Québec et l'immigration: à la croisée des chemins» Rech , int.et anim.Hélène Sarrasin et Charles Larochelle 22h00 LITTÉRATURES • «L'Empire des lettres» (2e de 10).Un roi sans couronne, Confucius (1 re de 2).Inv.Charles Leblanc, sinologue Anim.François Ismert.22h30 ANTHOLOGIE • «Adagio» de Félix Leclerc.Lect.Jean-Louis Paris 23h00 JAZZ-SOLILOQUE «III Wind»: Lorez Alexandria; «Blueness»: Paul Bley; «Byard Inspired»: Haze Greenfield; • Central City Sketches»: Benny Carter; «Brilliant Corners»: Bennie Wallace Anim Gilles Archambault JEUDI 3 AOÛT 1989 OhOO LES NUITS D’ÉTÉ Anim Georges Nicholson.5h55 MÉDITATION «Les Jeunes Gens» (Henry de Montherlant).6h00 LES NOTES INÉGALES Anim Françoise Davoine.9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim.Catherine Perrin.11 hOO LA CORDE SENSIBLE Anim Colette Mersy.12h10 LES CAPRICES DE L'ÉTÉ Anim Stéphane Pilon 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE «Les 5 clés de sol» extraits des disques qui ont obtenu la meilleure cote à l'émission «Chronique du disque» Anim.Johane Laurendeau.16h00 LES AGES DE L’HOMME • 6e de 14 «Le Traître Corps».Inv.R Perel-man Rech , texte et anim Émile Noel Prod.France-Culture.16h30 L'UNIVERSITÉ EN QUESTION • 6e de 10.«Universités contemporaines: parallèles et inter-influences».Inv.Stanley Hott-man, professeur au Centre d'études européennes à l'Université Harvard; Guy Rocher, sociologue et professeur au Centre de recherche en droit public à l'Université de Montréal, Georges Walden, ancien ministre de l'Enseignement supérieur de la Grande-Bretagne Rech , anim et int Florian Sauvageau 17hOO LE PAYSAGE DANS LA PEINTURE QUÉBÉCOISE • 6e de 10 Le printemps, l'été et l'automne Lect Normand Séguin Anim.Guy Boulizon 17h30 EN CONCERT Ensemble Arlequin Dominique Simard et Claire Marchand, fis; Suzanne DeSerres, bas .Jean-François Gauthier, dv «Sonate corelli-sierende» pour deux flûtes et continuo no 3 (Telemann), Rondo en do min (C P E Bach), Deux Canzonas (Frescobaldi); Sonate en do pour deux flûtes et clavecin obligé (F Bach), Sonafe en mi pour deux (lûtes et b c (C P E Bach).Anim Michel Keable 18h30 L'AIR DU SOIR Anim.Aline Ouellet 20h00 FESTIVALS D'ÉTÉ Festival International de Lanaudière 1989 Quatuor Vermeer Quatuor en la.K 464 (Mozart), Quatuor en la min , op 13 (Mendelssohn) Anim.Michel Keable.22h00 LES CHEMINS DE LA CRÉATION • • Vers la musique» (tre de 5) Erik Satie.Texte Rober Racine Lect Ronald France et Jean-Louis Millette 22h30 MÉMOIRES • «Marcel Dubé raconte» (3e de 18) Inv Monique Miller Lect Guy Godin 23h00 JAZZ-SOLILOQUE En vedette: Don Ellis, Scott Hamilton, Lionel Hampton, Horace Silver, Michel Petrucciani, Earl Hines et Eddie South.Anim.Gilles Archambault.VENDREDI 4 AOÛT 1989 OhOO LES NUITS D'ÉTÉ Anim.Georges Nicholson 5h55 MÉDITATION «Lueur de gentillesse humaine» (Henry de Montherlant).6h00 LES NOTES INÉGALES Anim.Françoise Davoine 9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim Catherine Perrin 11 hOO LA CORDE SENSIBLE Anim.Colette Mersy, 12h10 LES CAPRICES DE L’ÉTÉ Anim.Stéphane Pilon.13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Orchestre symphonique de Toronto, dir.Gunther Herbig; Midori, vl.: Ouv.«Oberon» (Weber); Concerto en ré min., op.47 (Sibelius); Symphonie no 1 (Brahms) Anim.Johane Laurendeau 16h00 LES 50 ANS DE L'ONF • 6e de 10 «La Production anglaise» Inv.Paul Cowan, réalisateur Anim.Richard Gay.16h30 LES INDUSTRIES DE U CULTURE • Pierre Olivier s'entretient avec Peter Krauss, directeur de la Galerie d'Art du Centre Saidye Bronfman 17h00 BIOLOGIE ET MÉDECINE • Prod France-Culture 17h30 LES JEUNES ARTISTES Nancy Pelletier, p.: «Jeux d'eau à la Villa d'Este» (Liszt); «Moments musicaux», op 16 nos 1 à 4 (Rachmaninov).- Giuseppe Pietra-roia, sax , Eugene Plawutsky, p.: Fantasia (Villa-Lobos); Sonate (Creston).Anim Françoise Davoine.18h30 L'AIR DU SOIR Anim.Aline Ouellet.20h00 FESTIVALS D'ÉTÉ Festival International de Lanaudière 1989.Orchestre du Festival, dir.Semyon Vekshtein; Shirley Verrett, mezzo: extr «Alceste» (Gluck); extr «Don Carlos» (Verdi); extr «L'Africaine» (Meyerbeer); extr «Macbeth» (Verdi); extr «L'Entant prodigue» (Debussy); extr.«Otello» (Verdi).Anim Michel Keable.22hOO TRAJETS ET RECHERCHES • Claudette Lambert s'entretient avec Jocelyn Demers, pédiatre et hématologue 22h30 SECONDE DIFFUSION • «Jeux d'enfants» (17e de 22).La motivation Inv Terez Rettalvi, professeur à l'Université de Moncton Rech , texte et anim Danielle Bilodeau 23hOO JAZZ-SOLILOQUE •Chinatown» Jack Teagarden; «Concerto lor Yusel Lateef» Yusef Lateet, «Red Arrow»: Red Rodney, «Thou Swell»: Art Tatum.Anim.Gilles Archambault SAMEDI S AOÛT 1989 OhOO MUSIQUES DE NUIT Anim Bertrand Guay 5h55 MÉDITATION «La bonté» (Henry de Montherlant) 6hO0 LA GRANDE FUGUE Anim Monique LeBlanc 10h00 CHRONIQUE DU DISQUE Inv Michel Ducharme, baryton, professeur à l'Université Laval; Réjean Poirier, organiste-claveciniste.vice-doyen de la faculté de musique de l'Université de Montréal Anim Normand Séguin • ÉMISSION CULTURELLE »î|ï.CBJ-FM 100,9 CBAF-FM 98,3 CBOF-FM 102,5 CBF-FM 100,7 CBV-FM 95,3 CJBR-FM 101,5 CBF-FM 104,3 »î|j; •i* *f' Chicoutimi Moncton Ottawa-Hull Montréal Québec Rimouski Trois-Rivières ’iff Le Devoir, samedi 29 juillet 1989 ¦ C-3 le cahier du i • ameai La légèreté n’a ici Deux films d’auteurs au ton neuf * « », rien d’insoutenable PHOTO ARCHIVES Une scène du film Les maris, les femmes, les amants, de Pascal Thomas.Les maris, les femmes, les amants.Un film de Pascal Thomas, avec Jean-François Stévenin, Sasan Moncur, Emilie Thomas, Clément Thomas, Olga Vincent, Michel Robin, Catherine Jacob, Daniel Ceccaldi, Guy Marchand, Sabine Haudepin, Hélène Vincent, Michel Robin, Anne Guinou et Pierre Jean.Scénario: Thomas et François Caviglioli.Images: Renan Polies.France, 1988,112 minutes.Aux cinémas Berri et Carrefour Laval Marcel Jean IL Y A une France qui disparaît.Ce n’est pas moi qui le dit, mais plutôt le personnage interprété par Daniel Ceccaldi dans Les maris, les femmes, les amants.Cette France, c’est celle du vaudeville, de la comédie à la française, de la gauloiserie.C’est la France de Feydeau, celle des portes qui claquent et des amants dans le placard, celle qui nous permet de dire que « dans un couple français, il y a toujours au moins trois personnes ».Comédie dans la plus pure tradition française, Les maris, les femmes, les amants est un peu l’emblème d’un type d’humour de plus en plus rare au cinéma.Un humour situé à égale distance entre Mocky et Rohmer, un humour bavard et râleur où se côtoient les mots d’esprits et la grossièreté, la poésie et la trivialité, dans un cocktail incroyablement tonifiant.On pense au Déclin de l’empire américain lorsque, au tout début du film, les maris et les femmes sont séparés.D’un côté, les maris prennent les enfants avec eux et se rendent à l’Ile de Ré pour les vacances.De l’autre, les femmes restent à Paris pour travailler et, chaque jour, se retrouvent inlassablement au même café où elles parlent des maris et des amants, tout en s’échangeant régulièrement les clés d’une garçonnière où elles se rendent pour trouver matière à conversation.À l’île de Ré, les maris se la coulent douce, peut-être pour la dernière fois puisque l’on achève la constuction du pont qui, bientôt, changera l’île en une masse d’hôtels de grand luxe où s’entasseront les vacanciers.Autre symbole de cette France et de ce cinéma qui disparaissent, l’île de Ré deviendra bientôt une station balnéaire semblable à toutes les autres, sans cachet ni personnalité.Le réalisateur de Les maris, les femmes, les amants, Pascal Thomas, aime la profusion des personnages.Son film en compte environ une trentaine, tous dessinés avec un art certain.C’est donc autour d’une multitude que tourne l’action, qu’elle virevolte joyeusement pour rendre le film à peu près irracontable.Très doué, Thomas arrive à lier l’ensemble pour créer un récit vif et complexe, empreint de quelques beaux moments de poésie champêtre (la séquence de la pêche à l’anguille, par exemple).Et que retient-on de ce remue-ménage de près de deux heures qui ne nous épargne pratiquement aucun répit ?Que l’amour est difficile, voire impossible, qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer et que le mensonge, comme dirait Denys Arcand, est le ciment de la vie sociale.Ici, la légèreté de l’être n’a rien d’insoutenable.Tom Novembre Gunilla Karlzen Misiiue le Charlelie Couture SALLE Un film de Johnlvoff D'après le roman de Jean Philippe Toussaint publié aui Éditions de Minuit W * V I Un fleuron de la littérature enfantine à l’écran La salle de bain Un film de John Lvoff, avec Tom Novembre.Gunilla Karlzen.Jiri Stanislav, Jerzy Piwowarcazyk, Anouk Ferjac.Scénario: Lvoff et Jean-Philippe Toussaint, d'après le roman de Toussaint (Editions de Minuit).Image: Jean-Claude Larrieu.Musique: Charlélie Couture.France, 1988, 91 minutes.Complexe Desjardins.Mon cher sujet Un film écrit et réalisé par Anne-Marie Miéville, avec Gaele Le Roi, Anny Romand, Hélène Roussel, Yves Neff, Bernard Woringer, Hans Zischler.Image: Jean-Paul Rosa da Costa.France, 1988, 96 minutes.Parisien.Francine Laurendeau DEUX « films d’auteurs » français, deux premiers longs métrages au ton neuf et à la démarche personnelle prennent l’affiche à Montréal cette semaine.Le personnage central de La Salle de bain (Tom Novembre), pour des raisons qui ne nous regardent pas, a élu, dans l’appartement où il vient d’emménager avec sa compagne (Gunilla Karlzen), la salle de bain.Plus précisément la baignoire.Il y passe ses journées, y vit à son rythme, lit, réfléchit.Quand le soir lui ramène Edmonsson, il est plutôt content, il l’écoute.Mais ne participe pas.Sonne-t-on à la porte ?« Si tu veux, je t’accompagnes », offre-t-il.Tout irait plutôt bien mais les deux Polonais appointés pour repeindre la cuisine viennent troubler son voyage intérieur.Il s’éclipse.On le retrouve, tout aussi calme et solitaire, dans une chambre d’hôtel situé — le spectateur qui n’est pas au bout de ses surprises le découvrira bientôt — à Venise.Début de la seconde partie.Il y a longtemps qu’on le savait, on peut à la fois adapter et inventer.Jouant avec toutes les nuances du noir et blanc dans des décors admirablement cadrés, John Lvoff installe un climat insolite au centre duquel Tom Novembre ne cache pas tout à fait, sous son apparente impassibilité, une sensibilité à fleur de peau.Les petits piétinements qui précèdent le dénouement n’empêchent pas ce film d’exercer une (quasi) inexplicable séduction.?TROIS FEMMES.Angèle (Gaële Le Roi), la vingtaine, aime Carlo qui ne veut pas de l’enfant qu’elle attend : tristesse d’un avortement.Le même Carlo, saxophoniste, voudrait que, comme lui, elle se lance dans la musique populaire.Elle choisit d’être fidèle aux compositeurs qu’elle aime et de mener a terme une seconde grossesse.Quelques années plus tard, elle semble heureuse auprès de Carlo et de leur enfant.Agnès (Any Romand), la quaran- PHOTO PASCALE BAILLY Tom Novembre dans La salle de bain.PHOTO ANNE-MARIE MIEVILLE Gaële Le Roi dans Mon cher sujet.taine, mère d’Angèle.Elle écrit.Deux hommes dans sa vie.François, fuyant.Hans, omni présent.« Pas de milieu, dit une protagoniste, entre le type inatteignable et le type collant.» Elle croit à l’amour dont les hommes, déplore-t-elle, se méfient trop.Elle déteste les raisonnements réducteurs de Hans : « Je ne veux pas de tes explications.Tu as une pensée en forme de couvercle.» Odile (Hélène Roussel), la soixantaine, mère d’Agnès.Le seul homme qui lui reste, c’est son vieux père, qu’elle soigne comme un enfant.Mais elle n’a plus d’illusions quant au couple : elle sait que les gens sont seuls, irrémédiablement.Ce qui ne l’empêche pas de trouver qu’aujour-d’hui, on rompt trop facilement.« Tout n’a pas toujours été rose avec ton père mais moi, je ne l’ai pas quitté», reproche-t-elle à sa fille.Les relations femmes-hommes, voilà une façon de résumer Mon cher sujet.Mais il s’agit tout autant des relations fille-mère et mère-fille, ce mélange complexe de tendresse et d’irritation, ce besoin de refuge et d’éloignement.« Pourquoi veux-tu cet enfant ?de-mènde Agnès à Angèle, qu’attends-tu de lui ?Moi, quand j’ai voulu avoir le mien (toi) ma décision a été dictée par le désir de m’éloigner de ma mère (avec un homme).mais sans me séparer d’elle.» Anne-Marie Miéville, qui collabore depuis 15 ans et huit films avec Jean-Luc Godard principalement comme co-scénariste, a le sens de l’écriture filmique et mène son récit avec maîtrise et élégance, y introduisant quelques innovations intéressantes comme ces conversations télépho- niques où le chevauchement des ré pliques accentue l’impression de malentendu entre les personnages.Si l’aspect formel de cette recherche engendre parfois un certain maniérisme, quelques séquences sont porteuses d’émotion, comme le très beau moment de la leçon de musi- que.Le film est précédé du court nié trage L'ombre de nous, de Guylaine Roy, un petit film en forme de ga geure : tourner l'attente et les re trouvailles amoureuses d'une femme et d’un homme en ne filmant que leurs ombres.Babar - Le Film.Un film d'Alan Bunce, d’après l’oeuvre de Jean et Laurent de Brunhoff.Scénario: Peter Sauder, Patrick Loubert, Michael Hirsh, J.D.Smith, John de Klein, Raymond Jafelice, Bruce.Directeur de l’animation: John Laurence Collins.Musique: Milan Kymlicka.Adaptation française des dialogues: Vincent Davy.Voix de la version française: Davy, Dominique Leduc Page, Caroline Dhavernas, Aurélie Mayer, Loïc Fauchoux, Mickaël Fauchoux, Inti Chauveau, Camille Desmarais, Claude Préfontaine, Victor Désy, Ronald France.(Canada, 1989) 77 min.V.o.anglaise aux Palace et Dorval.Version française aux cinémas Parisien, Versailles, Laval et Saint-Jérôme.(FL) — Claude Rostand raconte l’anecdote suivante.Un jour, dans le salon, Francis Poulenc jouait au piano de sa propre musique quand, soudain, l’une de ses nièces, une petite fille de quatre ans, l’interrompit : « Oh ! ce que c’est laid ce que tu joues là ! Tiens, joue-moi ça ! » Et, ce disant, elle campait sur le piano un des albums de Babar, de Jean de Brunhoff.Amusé, le compositeur des Dialogues des Carmélites commença à improviser, au gré des images et des aventures.Puis il se prit au jeu, poursuivant sa narration musicale devant la petite fille dans le ravissement.Peu à peu, attirés par une musique qui leur paraissait insolite de la part de l’oncle Francis, tous les autres enfants de la maison arrivèrent et s’installèrent autour de lui.Encouragé par ces réactions enfantines, Poulenc commença aussitôt à mettre noir sur blanc cette composition dédiée aux 11 petits garçons et petites filles qui avaient formé son premier auditoire.Aujourd’hui, les musicologues s’accordent pour dire que V Histoire de Babar le petit éléphant compte parmi les meilleures pages que Poulenc ait écrites pour le piano.(C’est du reste vérifiable sur disque ou cassette Adès, avec Jacques Février, pianiste, et Raymond Gérôme, récitant.) Cela pour rappeler qu’au même titre que Bécassine, Astérix ou Tintin, les Aventures de Babar, écrites pour les tout petits dans les années 30 par Jean de Brunhof, sont un des fleurons de notre littérature enfantine, de notre patrimoine culturel francophone.Est-ce chauvin de regretter que la version originale du film ait été produite au Canada anglais ?Je n’ai en tout cas pas pu me défendre, samedi dernier, d’un sentiment de nostalgie lors de l’avant-première de Babar, The Film : la version française n’étant pas prête, il m’a fallu subir en anglais le charmant bestiaire.Sa tendre amie Céleste (qui deviendra plus tard sa femme) vient prévenir le jeune roi Babar de l’assaut que s’apprête à déclencher l’armée des rhinocéros sous la direction du féroce Rataxès.Babar veut voler au secours des éléphants menacés mais ses vieux conseillers freinent ses élans : on ne déclare pas la guerre comme ça.Il faut d’abord réfléchir, évaluer, tergiverser.À ce train-là, pense Babar, la défaite est inévitable.Et il décide d’agir par ses propres moyens.Une adaptation fidèle dans l’ensemble.On retrouve la Vieille Dame, l’ami Arthur, Cornélius le sage, le singe Zéphir.Mais les concepteurs du scénario ont su remanier les textes originaux, qui s’adressent à un public de trois à sept ans, afin d’en tirer un long métrage susceptible d’intéresser un plus vaste auditoire.C’est ainsi que l’on a ajouté quelques clins d’oeil aux adultes, comme cette amusante digression musicale sur le rôle des comités : vous nagez dans l’indécision ?Alors désignez un comité.Il y a beaucoup de batailles dans ce film d’animation alors que les seuls coups jamais tirés dans les al- bums Babar furent je crois les trois coups de canon proclamant la naissance de Flore, Pom et Alexandre, les trois enfants du couple royal.Je me demande si, tant qu’à faire des changements, on n’aurait pas plutôt dû moderniser le personnage de Céleste, prototype par excellence de la « vraie» petite fille, toujours la larme à l’oeil ou le cri à la bouche, dénuée d’initiative, quêtant aide et protection auprès du « vrai » petit mâle sans peur et sans reproche.Cela dit, voilà un gentil film où amener les petits.De grâce, choisissez la version française.«55!» FAMOUS PLAYERS Hi#6 1 ofl V'r, p N0üV e' ' INFQ-FILMv 866-0111 llhOO à 22hOO les films du crépuscule International U 480 STF CATHERINE O B66 3856,, 5:15-7:25-9:35 Un film de ANNE-MARIE MIÉVILLE avec GAELE LE ROI, ANNY ROMAND, HÉLÈNE ROUSSEL En première partie: L'OMBRE DE NOUS un court métrage de Guylaine Roy Adaption et dialogues de JEAN-PHILIPPE T0USSAIN1 et JOHN LVOFF Musique CHARLELIE COUTURE monei ed.t.on LOCAL A LOUER avec ROLAND BERTIN CHARLOTTE OE TURKHEIM iM|t JEAN CLAUDE LARRIEU Son JEROME THIAULT Montage ANNICK ROUSSEL ROUARD Producteur e.ecutit DOMINIQUE TOUSSAINT GAGNEZ UN EXEMPLAIRE DU LIVRE Chaque semaine, trois spectateurs se mériteront un exemplaire du livre -LA SALLE DE BAIN» Un coupon de participation sera remis, a l'achat de chaque ticket au guichet CINEPLEX ODEON.et devra être depose dans la boite prevue a cet effet DESJARDINS BASH AIRF 1 288 3141 «CENT DIX MINUTES DE BONHEUR.On retrouve l’esprit mordant de «LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE» et les bons mots cuisants du «DÉCLIN DE L’EMPIRE AMÉRICAIN».- STUDIO «Il ne faut pas manquer de voir ce film singulièrement pluriel qui nous réconcilie avec le cinéma».- LF.NOUVEL OBSERVATEUR «Une perle rare dans le cinéma comique d’aujourd’hui».- LIBÉRATION «Une chronique charmante sur la faiblesse des hommes, à huit ans comme à quarante, et leur infinie passion des femmes», le monde LES MARIS U3 FEMMES LES AMANTS DANS UN COUPLE FRANÇAIS, IL Y A TOUJOURS AU MOINS TROIS PERSONNES ( INfMAS ClNf PLLX OCX ON un film de PASCAL THOMAS avec Jean-François Stévenin • Hélène Vincent • Guy Marchand • Sabine Haudepin • Catherine Jacob Daniel Ceccaldi Écrit et réalisé par Pascal Thomas Directeur photo Renan Polios Musique Marine Rosier CKAC73 COUPONS IT LAISSM A AS SI B RIFUSfS T) I CARREFOUR LAVAL ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 2330 AUT DES LAURENUDES 688 3684 «5 C-4 ¦ Le Devoir, samedi 29 juillet 1989 • le plaisir des ivres Savoie et Soucy, explorateurs AUTOBIOGRAPHIE D’UN BAVARD Pierre Savoie Montréal, l’Hexagone 1989, 97 pages AMEN Jean-Yves Soucy Montréal, Les herbes rouges 1989, 63 pages Jean-Roch BOI7IN Lettres ?québécoises CE PETIT RÉCIT, Autobiographie d’un bavard, se lit en une couple d’heures.Au plus.Je l’ai même lu au milieu d’un autre livre.Une incartade, je ne m’étais pas assis pour lire quand je l’ai pris dans mes mains, à cause du regard de L’Arlésiennede Van Gogh, sur la couverture, dont je ne pouvais me détacher.Pas attiré par le titre du tout.Assez de vécu et de mémoires ! Ajoutons-y que, pour le vécu et la mémoire, on apprend en quatrième de couverture que l’auteur est dans la trentaine, qu’il est né à Asbestos, qu’il enseigne la littérature à l’Université de Montréal.Les autobiographies, chez les professeurs en tout cas, sont d’habitude des oeuvres de fin de carrière.L'Ar lésienne, je ne comprends toujours pas, le bavard si.Fin causeur, le nar rateur ! Qui ajoute au récit de sa courte vie, d’Asbestos à Montréal, via Laprairie, avec voyage initiatique aux îles-de-la-Madeleine, un «avertissement» ! Piqué, j’ai lu avec plaisir et beaucoup d’amusement le récit parodique de l’éducation sentimentale, et sexuelle surtout, d’un enfant des années 60.Le professeur se fait donc insou tenablement léger pour raconter, et montrer que, si l’on sait raconter, on peut raconter n’importe quoi.Autant raconter sa vie ! En faire, par le biais du récit bien contrôlé, un exercice d’humour et la démonstration d’une rhétorique d’époque.C’est ce qui est réussi et divertissant.Pour un vieux produit de guerre comme moi, c’était fascinant cette confusion si particulière du sentimental et du sexuel, caractéristique d’une époque qui a trouvé les mots pour dire le second mais jamais appris ceux qu’il fallait pour dire le premier.Cela donne un récit taquin, qui ne provoque que pour ne pas succomber au bavardage, mais en joue aimablement, pour peu qu’on s’en fasse complice.Cette complicité n’est pas acquise et l’on pourrait détester ce ré- I£] PHOTO HEXAGONE Pierre Savoie cit masturbatoire.A moins qu’on ne soit né en région éloignée, mâle blanc d’origine modeste avec le monde en partage et qu’on adhère à « l’avertissement » dont le dernier paragraphe s’entame ainsi : « Enfin, excuse-moi lecteur si, à défaut de mieux, je suis parfois réduit comme Casanova à raconter mes souvenirs égrillards, quoique je n’aie pas encore atteint l’âge souhaitable pour le faire.» Paragraphe qui se termine sur les mots de Casanova à ses lecteurs : « Je sais que je vais faire une folie; mais quand je sens le besoin de m’occuper et de faire une folie; mais quand je sens le besoin de m’occuper et de rire, pourquoi m’abstiendrai-je de le faire ?» ¦k LE PARCOURS littéraire de Jean-Yves Soucy ne manque pas d’être fascinant pour se permettre toutes les bifurcations comme autant de défis.La Buse et l'Araignée (les herbes rouges, 1988) explorait la sexualité des enfants avec une audace qui a fait frémir, l’époque voulant que l’éducation soit conçue comme un condom increvable.Fol qui s’y fie ! Jean-Yves Soucy, ni benoit ni benêt, épouillé de tout rousseauisme, ne cesse pourtant pas de scruter les profondeurs de la nature humaine.Dans cette novella, il circonscrit son sujet à son héros (cette fois le terme est propre, car l’aventure est peu commune).Ce héros, (on ne disputera pas de l’héroïsme de la situation) il est cloué à un lit d’hôpital, aveugle, sourd et muet.Il lui reste le toucher et l’odorat et les détours labyrinthiques du cerveau.C’est plus qu’il n’en faut à l’auteur pour nous emmener explorer la réalité de la conscience et nous en montrer les contours inédits, insoupçonnés.les herbes rouges Jean-Yves AMEN NOUVELLE Le toucher lui laisse d’explorer les replis de son corps et la masturbation comme dernière évidence de la vie qui en demande si peu.L’olfaction lui réserve des surprises et d’autres évidences à nous, lecteurs.La privation sensorielle a ceci de particulier de développer les sensations résiduelles.« Apres la révélation du fumet de mes excréments, j’ai beaucoup réfléchi aux implications de cette découverte d’un troisième sens, le seul qui dépasse la barrière de ma peau, le seul que je puisse utiliser dans l’immobilité la plus totale (.) Dans son immatérialité, l’olfaction allait m’offrir le moyen de m’évader.J’ai appris à sortir ma conscience de sa niche et à l’installer dans mes narines.Plus d’idées.Je me préoccupe seulement de filtrer l’air afin de capter l’âme évanescente que les êtres exsudent à leur insu.» Rien de commun, on le devine, entre ces deux courts textes, si ce n’est de refuser le glamour du roman-roman.Savoie et Soucy, chacun à son extrémité, explorent.Savoie, les limites du centre, Soucy, les confins du convenu.C’est ainsi qu’ils font oeuvre de littérature.Au dandysme post-moderne de Savoie, Soucy, l’autodidacte oppose tous les feux d’une plume jaillissante qui ne se refuse aucune harmonique, ignore du familier, tout ce qui est typique.C’est admirable et ce texte a les qualités d’une gemme dans son oeuvre.À tel point qu’il devient une fantasque métaphore de la création elle-même.Malgré les dessins fantastiques de Hans Bellmer qui l’illustrent, le livre broché comme une vulgaire revue est d’une présentation si moche qu’on peut douter qu’il trouve preneur.C’est bien dommage ! Jean-Luc Godard sous 34 facettes PHOTO AP Dans un de ses chapitres, Cinéma selon Godard raconte pourquoi le journaliste Noël Godln a lancé une tarte à la crème au visage du réalisateur (notre photo) au Festival de Cannes en 1985.LE CINÉMA SELON GODARD CinémAction no 52 Sous la direction de René Prédal Paris, Corlet-Télérama 1989, 215 pages MARCEL JEAN ON A SOUVENT l’impression que Jean-Luc Godard est le cinéaste préféré des critiques, des théoriciens, des intellectuels et des essayistes.Pourtant, lorsqu’on fait le compte, on réalise qu’il s’est écrit très peu d’ouvrages sérieux sur Godard.Ainsi, si l’on n’arrive plus à dénombrer les livres portant sur Hitchcock, Renoir ou Truffaut, on a vite fait le tour de ceux qui ont été consacrés à Godard : un imposant dossier de la revue Études cinématographiques datant de plus de 20 ans (nos 57-61), le numéro 16 de la Revue belge du cinéma, un essai de Raymond Lefèvre (publié chez Edilig) et un autre de Marc Cerisuelo (chez Lherminier-Quatre Vents).C’est pratiquement tout.Pour le reste, il faut fouiller dans divers ouvrages généraux ou dans les revues, ou encore se référer aux écrits de Godard lui-même, qui sont regroupés dans cette véritable bible du cinéphile qu’est Godard par Godard (aux éditions Cahiers du cinéma).C’est dire à quel point la parution récente du Cinéma selon Godard, cet imposant dossier de la revue thématique CinémAction, comble un grand vide.Regroupant quelque 34 articles, ce recueil propose diverses lectures de l’oeuvre et de l’homme.Dans un premier temps, on y aborde Godard, homme des médias.Pourquoi le journaliste Noël Godin a-t-il lancé une tarte à la crème au visage du cinéaste au Festival de Cannes en 1985 ?Quelles ont-été les démêlés judiciaires autour de Je vous salue, Marie ?Etc.Ensuite, plusieurs critiques (dont Annie Goldmann et Michel Marie), analysent quelques jalons de l’oeuvre : À bout de souffle, Alphaville, Je vous salue Marie, etc.Cette seconde partie est complétée par un entretien avec le cinéaste et un autre, intitulé Produire Godard, avec Alain Sarde.Il est beaucoup question dans le troisième chapitre des rapports entre le cinéma de Godard et les autres arts : peinture, littérature, théâtre, danse, etc.On y souligne l’influence déterminante qu’il a exercée sur plusieurs créateurs contemporains, le metteur en scène George Lavau-dant, par exemple.On peut cependant reprocher au responsable du dossier d’avoir ici trop mis l’accent sur les entrevues, qui ne sont pas toutes d’égale valeur (voir celle avec l’écrivain Raoul Mille, qui accumule les affirmations gratuites).Le quatrième chapitre (« Godard, auteur, réalisateur, metteur en scène » j interroge le statut d’auteur du réalisateur du Mépris et mesure surtout son impact sur toute une génération de cinéastes.Enfin, le dernier chapitre (Godard, société, critique) aborde son travail sur le plan social et laisse la parole à un anti-go-dardien notoire (Marcel Oms), ainsi qu’à un autre qui s’est reconverti ( Freddy Buache).Par la multiplicité des points de vue qui y sont exprimés et la pertinence de la majorité des articles qui le composent, ce dossier de CinémAction mérite largement le détour et aidera sans doute à une meilleure compréhension de l’une des oeuvres majeures du cinéma contemporain.Parole moqueuse LES MATINS NUS, LE VENT André Brochu Éditions Trois Poèmes YVES JUBINVILLE À LA QUESTION de savoir qui parle dans le poème, la poésie des dernières années répond : un être magnifié par la solitude, attentif aux choses, au quotidien et à ces heures qui dilapident l’identité.Cet être n’a qu’un point de référence : le « je ».Un je problématique, instable, mais néanmoins un je par où transite tout le réel.Son parcours, on s’en doute, n’a pas de fin.Ainsi, donne-t-il lieu à une multitude de discours comme autant de chemins, de projets entamés qui ne trouvent jamais leur achèvement.Le « je » d’André Brochu est bien différent.Multiple, fragmenté, il l’est sans doute, mais pas à la manière d’une intimité bafouée, écorchée.Sa voix n’a rien de celles qui, de nos jours, se glorifient dans le malheur.Non, André Brochu parle plutôt dans la distance.Tapi dans un nulle part, dans la mémoire, sa parole est rieuse, moqueuse parfois, et son lieu est celui de la poésie.« Casser le mot pour en extraire le mot encore et puis au bout au bout du monde mort et du siècle démis casser encore et puis et puis jolis débris cacher les mots qu’on a omis cela fera bien une étincelle un fruit.» Ce « siècle démis », s’agirait-il du 19e ?H ugo et son grand souffle, Lamartine et ses échos célestes, Baudelaire et la jouissance perverse : la poésie offerte dans Les matins nus, le vent puise à la source de cette conscience totalisante qui raconte, depuis un point de convergence, l’histoire du temps, de l’espace, des espoirs, des désirs, de l’amour : « Âme perchée très haut sur la merveille elle regarde l’absolu en face elle ne fait aucune concession au mirage du monde au Dieu des capitales aux prodiges comptables.» Cette noblesse de ton ne va pas sans un certain sourire en coin, PHOTO TROIS André Brochu bien sûr.Brochu le sait, lui qui ne parle pas comme ça tous les jours, que l’éloquence paraît suspecte.Alors il amplifie, double la dose de lyrisme pour aboutir à des « caillot(s) de parodie » : « Tobie or not Tobie les énergies dégringolaient tout avait l’air de rien l’espace prenait place allongeait sa carapace le temps de dire oeuf et de pondre un poème en forme d’univers.» Las des visions panoramiques, il entre aussi dans « les plus silencieuses retraites ».Ces lieux sont traversés par des tensions, par du désir, notamment celui d’un peuple qui rêve de résoudre ses peurs, ses contradictions ; Nous étions les enfants du carême mangé avec l’ombre du doute le long des années tranquilles comme la révolution sans fil.» Enfin, il y a le rapport avec l’autre, dernier retranchement de la poésie de Brochu.Sur ce terrain, le poète confronte l’ultime difficulté, à savoir que l’autre se dérobe sans cesse, tel ce « sein traqué sous la paume coupable/quand les colonnes du soir fondent soudain ».Simple, généreuse, la poésie d’André Brochu se tient a mille lieues de l’opacité et du chaos ambiants.L’auteur cherche à retrouver la voie par laquelle tout peut se dire, de la « légende des siècles » au « parti pris des choses ».Cette voie est celle du langage qui, au-delà du réel, demeure la seule expérience commune à tous et toutes.Une bibliographie de la sociologie québécoise des 15 dernières années CLASSES SOCIALES ET MOUVEMENTS SOCIAUX AU QUÉBEC ET AU CANADA David Descent, Louis Maheu, Martin Robitaille et Gilles Simard Montréal, Éditions Saint-Martin 1989, 206 pages MARCEL FOURNIER ~ LA CONSTITUTION d’une bibliographie est la première étape de toute recherche.Apparemment neutre, cette activité qui exige temps, patience et curiosité peut, surtout lorsqu’elle est l’objet d’une publication, acquérir une dimension polémique par la sélection des thèmes et des auteurs qu’elle effectue.Par son titre Classes sociales et mouvements sociaux, la bibliographie que présentent David Descent, Louis Maheu, Martin Robitaille et Gilles Simard dans la collection CIDAR (Centre d’information et d’aide à la recherche du département de sociologie de l’Université de Montréal) vise explicitement à faire cohabiter, un peu à la manière d’Alain Touraine, deux approches sociologiques : celle des classes sociales et celle des mouvements sociaux.Dans un essai-synthèse qui pré- cède la bibliographie et qui fournit une évaluation critique de la production sociologique québécoise et canadienne des 15 dernières années, les auteurs définissent clairement le sens de leur démarche; ils nous invitent à emprunter les « voies analytiques et théoriques de la convergence » pour étudier ce qui est au coeur du social, à savoir le conflit et les mouvements sociaux.Même si elle n’est qu’une des trois rubriques de la bibliographie — les deux autres étant les Classes sociales et L’État et les rapports socio-politiques — , la rubrique Mouvements sociaux est la plus importante et comprend de nombreuses sous-rubriques afin de rendre compte de la diversité des mouvements sociaux sectoriels : féministe, pacifiste, écologique, relatif à la consommation et aux conditions de vie, ethnique, étudiant et jeune.Il n’est pas facile dans une telle entreprise d’être exhaustif : l’on parle peu d’autogestion et encore moins de religion.Il s’agit d’abord d’un outil de travail qui saura, comme le souhaite Louis Maheu être utile à la « réflexion et à la connaissance »; la bibliographie a l’originaüté (signe des temps ?) d’être à la fois québécoise et canadienne.EVELYNE BERNARD LA VAIRONNE Grand prix littéraire GUÉRIN 1988.Grand prix LOGIDISgUE de la science-fiction et du fantastique québécois 1989.Cela fait beaucoup de gens à contredire si vous n’êtes pas satisfaits de ce roman./ GUERIN I il té rat un ÉDITEUR • IMPRIMEUR • LIBRAIRE 4501, rue Drolet, Montreal (Quebec) II2T2G2, Tel.: (514) 842 3481 commandes téléphoniques acceptées Le Devoir, samedi 29 juillet 1989 ¦ C-5 • le plaisir des ivres Envoûtement chez les Kikuyus LE RETOUR DE DEBORAH Barbara Wood Montréal, Libre Expression 1989, 789 pages (titre original : Green City in the Sun) SYLVIE MOISAN BARBARA WOOD est un auteur américain dont les romans connaissent un immense succès à travers le monde depuis plusieurs années.Elle a, en effet, écrit une dizaine de best-sellers dont Et l’aube vient après la nuit et Séléné.Mme Wood a été durant dix ans assistante en chirurgie, ce qui nous vaut sans doute ces références nombreuses à la médecine, tant dans Séléné que dans Le Retour de Deborah.Ce roman est une immense saga qui se déroule au Kenya, de 1920 à nos jours.On y raconte l’histoire de la famille Treverton à travers trois générations, ce qui nous donne l’occasion de découvrir en même temps l’histoire de ce fabuleux pays d’Afrique orientale.Le riche Lord Valentin, complètement séduit par la beauté exotique de ce pays où il a servi pendant la Grande Guerre, s’installe au Kenya en 1919.Il décide d’y créer une plantation de café, alors que sa soeur Grace, docteur en médecine, fonde une mission pour les indigènes de l’endroit, les Kikuyus.La doctoresse les soignera vaillamment et tentera de leur inculquer des notions fondamentales d’hygiène.Elle luttera également contre certaines pratiques des indigènes jugées malsaines par les Blancs, par exemple l’excision du clitoris des femmes kikuyus, opération rituelle fort importante pour cette population et qui s’accompagne de l’ablation des lèvres et de la suture de.ce qui reste.Dans cette lutte pour tâcher d’imposer aux indigènes les « bienfaits » et préceptes de la civilisation occidentale, elle se heurtera tout au long de sa vie à Wachéra Mathengé, la sorcière kikuyu qui est prête à tout pour sauvegarder les coutumes et croyances de son peuple.C’est là, en fait, que réside le principal intérêt de ce roman passionnant : on y découvre les moeurs et coutumes, parfois déconcertantes pour nous, Occidentaux, de cette population d’indigènes, qui ne tardera pas à prendre conscience de la dépossession dont elle est victime et qui engagera une lutte violente pour retrouver à la fois son pays et son identité.L’auteur nous montre, avec lucidité, l’ampleur de cette dépossession et ses conséquences désastreuses pour les Kikuyus.Mais elle expose également le point de vue de ces colons anglais confrontés à l’éventualité d’un départ à cause de la révolte des indigènes, révolte qui conduira le pays à l’indépendance, en 1963.Pour plusieurs de ces colons, le Kenya est le seul pays qu'ils connaissent, puisqu’ils y sont nés, ainsi que leurs parents et leurs grands-parents.Ils y ont, par ailleurs, travaillé fort et le pays a bénéficié à bien des égards de leur action.Il ne s’agit pas ici de prendre partie pour l’un ou l’autre de ces deux groupes sociaux, ce que l’auteur se garde bien de faire, car, quelles que soient les améliorations apportées par les Blancs sur le territoire des Kikuyus, elles n’ont pu se faire que grâce à une usurpation.Alors que souvent, dans ce type de roman, les personnages sont prisonniers d’une sorte de dichotomie qui les classe soit dans la catégorie des méchants blancs ou dans celle des bons indigènes (parfois l’inverse), ici ce n’est as le cas.L’humain y est montré travers ses aspirations, ses grandeurs et ses misères, et ce, quelles que soient sa race et sa culture.Confronté à des enjeux de taille, il est aux prises avec ses contradictions.Mais, par-dessus tout, c’est de la difficulté à concilier deux cultures, fondamentalement différentes, dont il s’agit.Ce n’est pas là le moindre intérêt de ce roman, qui pose la question du racisme, en confrontant sans cesse le point de vue des deux cultures qui s’affrontent, deux cultures liées ici à la race.Il y a aussi des histoires d’amour passionnées, des suicides et des meurtres dans ce roman, mais très souvent ces histoires d’amour se passent entre une femme blanche et un homme noir (curieusement, jamais l’inverse) et elles seront toujours vouées à l’échec par une sorte de fatalité liée très certainement au contexte historique et politique.Qu’importe, apres tout, la question des amours interraciales reste posée, de façon intelligente et sensible et on se surprend à penser qu’elle est, malheureusement, encore d’actualité.Les riches demeures à l’anglaise, les paysages exubérants, les dangereux safaris constituent l’arrière-plan exotique de ce roman.Mais il y a aussi les amours interdites, les fascinants rites traditionnels des Kikuyus, truffés de maléfices et de mauvais sorts.Le tout compose un ensemble captivant, malgré ses 800 pages, et le lecteur se retrouve, du début à la fin, littéralement envoûté.« A\ Henri Gulllemin PHOTO ARCHIVES Des récits romanesques qui galopent LA LAISSE Françoise Sagan Paris, Julliard 1989, 229 pages LES GUÉRILLANS Jacques Lanzmann Paris.J.C.Lattès 1989, 220 pages Lisette AlORIN ?e 'G,.DES CHEVAUX lancés au galop sur la couverture de l’un comme de l’autre des romans auraient-ils influencé mon choix de la semaine ?C’est bien possible, après tout.Mais plus sérieusement, choisir Sagan et Lanzmann, c’est retrouver le romanesque.Une épithète déconsidérée, on le sait, depuis les expériences des laborantins du Nouveau Roman.C’est du même coup dévorer sans complexes deux histoires, sans doute fort différentes, mais soulevées par le même plaisir d’écrire pour deux écrivains, très aguerris, mais qui n’ont jamais adhéré à quelque dogme esthétique que ce soit.Voyons d’abord Sagan, qui en est à son 18e roman.La laisse, ce n’est pas pour elle.Personne, jusqu’ici, n’aura réussi à la « tenir » de cette façon.Mais elle enserre le cou de Vincent, musicien de formation mais gigolo.de profession, auquel avec la tranquille bravoure d’écrivain qui la caractérise, elle cède, façon de dire, la plume du narrateur.Qui tient la laisse ?Laurence, une jeune femme riche, une bourgeoise épanouie qui, « malgré son obsession de la minceur, est très plaisante, la peau rose et les cils noirs ».Cette Laurence « parlait néanmoins de l’amour comme n’en parlent pas les putains, mais seulement les femmes du monde, de manière puérile et crue.» Un tel appartement boulevard Raspail, un studio pour l’amant entretenu avec un PleyeL, auquel succédera un Stein way quand Vincent menacera de rompre l’attache qui le lie, depuis sept ans, à cette épouse qui l’enferme dans la dépendance, choisit ses costumes et ses cravates, éloigne tous les amis et copains d’autrefois; bref qui veut bien tout payer, et même allonger chaque mois l’argent de poche, mais qui le considère comme son bien, sa propriété exclusive.Cette Laurence, possessive et calculatrice, la romancière d'Aimez-vous Brahms ?et d’Un piano dans l’herbe, s’arrange pour nous la rendre parfai- PHOTO ARCHIVES Françoise Sagan tement détestable.C’est le beau qui l’emporte sur la belle.Le gigolo qu’on nous donne à voir comme la victime, d’abord consentante, puis, peu à peu, qui se rebiffe.Il n’est pas devenu le pianiste de concert qu’il rêvait d’être ?Le hasard et quelques nécessités intérieures lui feront découvrir un autre filon : la musique de film, qui lui rendra, en même temps que la dignité, l’argent qui lui permettra de fuir, de rompre.La laisse ! Sagan n’épargnera pas sa malheureuse Laurence.Et la fin, brusquée comme souvent chez cette romancière de peu de pages, apparaît ici comme inéluctable.On aura cependant, tout au long de cette histoire, en apparence semblable à toutes celles qui l’ont précédée dans une oeuvre depuis longtemps associée au jet set, pu apprécier la justesse de ton et la maîtrise du style.Ce Vincent est troublant de sincérité et il sait écouter Beethoven.Celle qui écrivit Musiques de scène continue de pratiquer, avec une grâce inégalée en notre siècle, les temps du subjonctif et même le futur antérieur : « Désignait-il ce qu’on avait cru, à bon escient, jadis, être le futur, un con- ditionnel optimiste », ou plutôt n’était-ce pas « ce que l’on avait cru possible, hier encore, et qui s’avérait aujourd’hui folie douce » ?Écrivain musical, Sagan ?On l’aura assez bas sinée avec sa fameuse petite musique.Contentons-nous de la louer pour la réussite de l’opus 18 d’un catalogue déjà très riche.?D’UN TOUT AUTRE style, et d’un registre fort différent.Les Guénllans, de Jacques Lanzmann, est pourtant aussi romanesque et sans doute doit-il encore davantage à l’imagination.Il a, de surcroît, en cet été des malheurs de la jeunessse chinoise, la qualité, que n’avait certes pas voulue l’auteur en le rédigeant, de coller de très près à l’actualité.Ce qui l’avantagera sans doute au box office pendant plusieurs semaines Une jeune femme, Fabienne Lourqueseau, que le piston plus que l’expérience a fait pénétrer dans une maison d'édition, est chargée de rédiger la biographie d’un explorateur.Qui vit en ermite dans un petit village — Saint Martin-des-Ombres — avec sa jeune épouse qu’on croit d'origine esquimaude.Et c’est parti.Charles-David Junger est-il véritablement un archéologue de génie ?A-t-il dé couvert, en Mongolie, une ville enfouie dans les sables et un trésor inestimable ?C'est ce que, sur un rythme un peu essoufflant, la biographe finira par apprendre, non sans mal, après un séjour en Chine dont le moins que l’on puisse dire est qu’il fut pimenté d’imprévus.À travers l’histoire d’une biographie, qui s’écrit sous nos yeux, c’est la Chine éternelle qui transparaît les malheurs de ce peuple innombrable, soumis au régime de Mao après celui des Seigneurs de la guerre.Mais il ne faut pas chercher dans Les GueriUans l’exactitude des récits d’un Lucien Bodard, par exemple, ou la rigueur critique des livres de Simon Leys : Lanzmann est un conteur d’histoires et non pas un historien.Les aventures de Charles-David Junger, racon tées par lui, dans les « mémoires » qu’il adresse à sa biographe, ou par le truchement de son compagnon d’il y a 40 ans, le vieux Li-Lliang, qu’on retrouve presque mourant dans la retraite où l’a confiné le Grand Timonier, sont certes passionnantes, mais elles doivent sans doute beaucoup aux récits des vrais sinologues.Le mérite de Lanzmann, et il n’est pas mince, c’est de nous entraîner dans une extraordinaire galopade où se mêlent, et parfois se confondent, les mythes, les événements réeLs et, bien entendu, la soif de l’aventure et de la découverte.L’éditeur, malheureusement, comme très souvent à Paris depuis quelques années, ne possède pas de comité de révision très efficace.Le livre est parsemé de coquilles, de fautes disgracieuses, qui agacent et même très souvent indisposent le lecteur.Une nouvelle génération d’écrivains sabras ZELIG OU LA NOSTALGIE DE LA MORT Itamar Levy Paris, éditions Liana Levi, 1989 DU SANG SUR LES BLÉS Yotam Reuveny Paris, Intertextes, 1989 1789 selon SILENCE AUX PAUVRES! Henri Guillemin Paris, Arléa 1989 Albert Brie IL N’Y A PAS de quoi s’étonner de voir Henri Guillemin « s’attaquer » à la Révolution française.S’attaquer au sujet, bien entendu.Non pas à la façon de tant d’historiens, tels Bainville et surtout Michelet, lequel travaillait trop vite et s’inspirait d’ouvrages de seconde main.Guillemin, que notre télévision d’État nous a fait connaître jadis, a donné vie au monde de la littérature, en soulevant le voile qui nous obnubilait sur les grands des lettres.Et, par là, nous les représentait sous leur vrai jour qu’une bonne part de l’histoire officielle et didactique occultait.On a fait reproche à cet « inquisiteur » des lettres et de la politique des sommets de chercher la petite bête noire chez certains intouchables et de redorer le blason d’auteurs calomniés par les parasites d’une critique envieuse ou prévenue.L’auteur intitule « libelle » son Silence aux pauvres ! « Mon petit texte, comme il le désigne, m’a semblé plus sarcastique que diffamatoire, sauf dans des cas d’exception et à propos d’hommes de haute stature : Danton et Bonaparte, « ce gangster corse».Dans une.note liminaire, Guillemin précise son dessein : « L’histoire sérieuse n’a pas encore mis en lumière la place qu’a tenue, dans la Révolution française, dès le début, la crainte chez les possédants d’une menace de leurs biens.» N AIM KATTAN BIEN QUE jeune, la littérature israélienne a traversé plusieurs étapes.D’abord, celle de la fondation et de la fidélité.Il fallait faire revivre une langue antique, dire un nouveau pays dans la fidélité à une dispersion Guillemin Quelques-uns l’ont fait.Sédillot est du nombre.« Le vrai drame de la Révolution, affirme-t-il, est d’ordre financier : aucun Français ne peut s’y soustraire.Chaque jour, le producteur travaille, le marchand vend, la ménagère achète.Chaque jour, se pose le problème du pain et de la monnaie.Chaque jour, le Trésor public mesure l’écart entre ses dépenses accrues et ses recettes chancelantes.» Guillemin prend parti pour Robespierre, austère, vertueux, contre Danton qui, pour l’auteur, est un forban (quoique généreux), un jouisseur, un opportuniste.Ce fut Danton qui avait été à l’origine du tribuanl révolutionnaire.Sur le plan constitutionnel, la seule dictature, instaurée sous la Terreur, fut celle du Comité du Salut public.Il existait une antinomie inconciliable entre le tribun bouillant et corrompu mais humain et le révolutionnaire, incorruptible et glacé au point d’en paraître inhumain.Les trois assemblées qui vont gouverner jusqu’au Directoire : l’Assemblée nationale, la Législative, la Convention, sont composées de propriétaires.Le 27 juillet 1794, la Convention fait volte-face et envoie Robespierre à la mort.La Convention révèle alors son vrai visage.« Triomphe de la liberté économique; suppression du contrôle des prix, lesquels montent aussitôt verticalement.On meurt de faim dans les quartiers du travail et de la misère Puis, en octobre 1799, les modérés confient à Bonaparte le soin de se débarrasser du Directoire.Lui saura se faire charger par un puissant groupe bancaire de l’opération finale.Et des lors, voici la France vampire.séculaire.Il y eut ensuite l’étape héroïque.Un pays neuf qui se construit* et qui se bat.Puis, ce fut l’étape de la crise.L’absence de paix et le surgissement de problèmes intérieurs.Nous assistons, depuis quelques années, à une nouvelle étape, à la naissance d’une nouvelle génération d’écrivains.Ceux qui sont nés après 1948, c’est-à-dire après la fondation d’Israël.Plus jeunes que leur pays, ils n’éprouvent pas le besoin d’affirmer leur appartenance à un État naissant.La société dans laquelle ils vivent n’est plus celle des pionniers.Cependant, en dépit des apparences, le pays n’a pas été normalisé.Dans Zeligou la nostalgie de la mort, Itamar Levy pose des questions sur sa nature et sur son histoire.Celle-ci est loin d’être claire.Il y eut toute une génération d’écrivains israéliens qui cherchaient à couper les amarres avec la diaspora.La vie commençait en Israël.Une vie neuve, héroïque.Ils tournaient la page d’un siècle d’humiliations et de souffrances.Et l’on assiste en Israël à un phénomène que l’on connaît dans tous les pays d’immigration.Les fils ignorent la culture de leurs pères quand ils ne la méprisent pas.Et les petits fils reprochent à leurs pères de les avoir privés de leur culture d’origine et partent à la découverte des grands-pères.C’est la démarche d’Itamar Levy.Deux familles, l’une sépharade et l’autre ashkénaze nouent des liens à travers un siècle de soubresauts, de tribulations et de coups de théâtre.Ce jeune écrivain donne une version irrévérencieuse d’une histoire juive, de fidélités trahies, de loyautés abrogées et de revirements inattendus.Histoire revue et corrigée, certes, mais c’est une manière de l’assumer.Israélien, il s’affirme juif, sans rupture avec un peuple que ses rédécesseurs ont pensé et cherché regénérer quitte a tomber dans le piège de l’oubli.?LES NOUVELLES de Yotam Reuveny dressent une autre dimension de la réalité israélienne.L’époque héroïque est bien révolue.Elles décrivent des personnages juifs qui ne sont pas aux prises avec la guerre et la paix.Exemple, la nouvelle intitulée Pression.Un jeum* 0 .''e po- lice vit avec un professeur d’université et là on découvre un aspect de la vie israélienne.Comment l’on vit la marginalité, comment l’on vit l’homosexualité.L’universitaire n’a pas peur de promener son amant avec lui en voyage et celui-ci doit vivre dans l’attente et la clandestinité.Devant la télévision est une nouvelle poignante.Un homme se rend à New York pour la première fois.Il s’installe devant la télévision et regarde film sur film, émission sur émission.Il est en plein New York, la ville qu’il avait déjà vue, chez lui, dans des films semblables.Le long voyage n’est qu’un déplacement inutile.Le voyage avec des enfants évoque l’arrivée d’un immigrant de Roumanie en Israël.Il se trouve dans une ville nouvelle, en plein désert.Il fuit la pension, où on l’a placé, et se réfugie chez un camarade et c’est la naissance d’une amitié qui, plus tard, sera un amour.Ce recueil décrit une société qui est en train de se faire.Les rapports humains y sont aussi problématiques, aussi ambigus qu’ailleurs.librairie HERMÈS 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 def 3 C VeoeI r APOST 362jouts __ m * MHS ÉDITEUR • IMPRIMEUR • LIBRAIRE 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T2G2, Tél.: (514) 842-3481 commandes téléphoniques acceptées C-6 ¦ Le Devoir, samedi 29 juillet 1989 T le cahier du i • kSamedi CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (327-5001)- Batman U 1 h 15, 4 h, 7 h, 9 h 45 ASTRE II: - UHF1 h 15.3 h 15.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15, ven sam.dern.spect 11 h 15 ASTRE III: - Karate Kid 31 h 15.3 h 30, 5 h 45, 8 h, 10 h 15 ASTRE IV:— Week-end at Bernle's ven.à mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.— Parenthood mer jeu.1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 45,10 h.BERRII: (288-2115)- Batman 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 BERRI II: -S.O.S.fantômes 212 h 45.3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 BERRI III: Karate Kid 3 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 30 BERRI IV: — Les maris, les femmes et les amants 12 h 45.3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 BERRI V: — Les Lavlgueurs déménagent 5 h, 9 h — Combat è finir 7 h — Flerro l'été des secrets 1 h, 3 h.BONAVENTURE I: (861-2725)- Shag dim.2 h 30, 5 h, 7 h 30, 9 h 30, sam.et sem 7 h 30.9 h 30 BONAVENTURE II: - Great Balls ot Fire dim 2 h 15, 4 h 30, 7 h 05, 9 h 20, sam.et sem 7 h 05, 9 h 20 BROSSARO I: (465-5906) - Jésus de Montréal ven sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15, sem.7 n, 9 h 15 BROSSARD II: Son alibi ven.sam.dim.5 h, 7 h 15, 9 h 20, sem.7 h 15, 9 h 20— Flerro, l'été des secrets ven.sam.dim.1 h, 3 h BROSSARD III: Batman ven.sam.dim.1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 35, sem.7 h, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- K-9 sam dim 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 10, sem.7 h, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 2: S.O.S.fantômes 2 sam dim 1 h 45, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 20, sem 7 h, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 3: Jésus de Montréal sam dim.2 h, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 35, sem.7 h 10.9 h 35 CARREFOUR LAVAL 4: Son alibi sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h., sem.7 h, 9 h.CARREFOUR LAVAL 5: Les maris, les fem- mes et les amants sam.dim.5 h.7 h 15,9 h 30, sem 7 h 15.9 h 30— Flerro, l'été des secrets sam.et dim.1 h 05.3 h 05 CARREFOUR LAVAL 6: When Harry Met Sally sam.dim.1 h 20, 3 h 30.5 h 30.7 h 30, 9 h 40, sem.7 h 30, 9 h 40 CINËMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel.Mtl- Gllost-busters 2 ven à mar.12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 30— Parenthood mer.jeu 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: Mtl- Jésus otMont-real2 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: Mtl- UHF ven au mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.— Parenthood mer.jeu.1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 25 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Licence to Kill sem.7 h, 9 h 40, sam.4 h 20, 7 h, 9 h 40, dim.1 h 40, 4 h 20, 7 h, 9 h 40 CINÉMA OMÉGA 1: - Chérie, l'ai réduit les enfants 1 h, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 20 CINÉMA OMÉGA 2: — Permis de tuer 1 h 15, 4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine 0.(866-3636) — Street Lorraine tous les soirs 19 h 15, 21 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001 )— Relâche jusqu'au 2 août CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada— Ghostbusters 2 ven.sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30, sem.7 h, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: Shag ven.sam dim.12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 30, 9 h 40, sem.7 h 30, 9 h 40 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: UHF ven sam dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25— sem.7 h 20, 9 h 25 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: When Harry Met Sally ven.sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 05, sem.7 h, 9 h 05 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: Week-end at Bernle's ven.sam.dim.12 h 50.2 h 55, 5 h, 7 h 05, 9 h 20, sem.7 h 05, 9 h 20 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: Karate Kld3 ven.sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, lun.mar.7 h 15.9 h 30— Parenthood mer.jeu.7 h, 9 h 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- CINÉMA V -1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Turner and Hooch 7 h 15.9 h 40.sam, dim 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15.9 h 40 CINÉMA V - 2: Licence to Kill 6 h 50, 9 h 35, sam dim.1 h, 4 h.6 h 50.9 h 35 CINÉPLEX I: (849-3456) - Camille Claudel 1 h 30, 4 h 45, 8 h 15 CINÉPLEX II: — Scandale 1 h 10, 3 h 20, 5 h 30, 7 h 40, 9 h 50 CINÉPLEX III: — K-9tr 1 h 05, 3 h 15, 5 h 30.7 h 40, 9 h 45 CINÉPLEX IV: - Field of Dreams 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30.9 h 40 CINÉPLEX V: - Bagdad Café 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VI: — La petite voleuse 1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 40, 9 h 50.CINÉPLEX VII: — Les aventures du Baron Munchausen 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 35 CINÉPLEX VIII: - La soûle 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 25.9 h 30 CINÉPLEX IX: - Karate Kld 3 1 h 30, 4 h, 7 h 10, 9 h 45 COMPLEXE DESJARDINS l:(28»-3141)— Mort d'un commis voyageur 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - Son Alibi 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 20.9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS III: - La salle de bain 1 h 15, 3 h 15, 5 h 10, 7 h 05, 9 h COMPLEXE DESJARDINS IV: - Batman 1 h 10, 3 h 50.7 h, 9 h 40 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)- Relâche jusqu'au 1er août CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— sam Monsieur Ver-doux 19 h — The Big Sleep 21 h 15 — dim.Dark Corner 19 h.— Leave Her to Heaven 21 h CRÉMAZIE: (388-4210)- Batman sem.7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060) - Jésus de Montréal 2 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 DAUPHIN II: Liaisons dangeureuses sem.7 h 30, 9 h 45, sam.dim.2 h 30, 5 h.7 h 30, 9 h 45 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - When Harry Met Sally sam.dim.2 h 20, 4 h 20, 7 h 10, 9h 10, sem 7 h 10, 9 h 10 CINÉMA DÉCARIE 2: Shag sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10, ven.lun.mar.7 h 10, 9 h 10— Parenthood mer.jeu.7 h, 9 h.DORVAL I: (631-8586) — Indiana Jones S the Last Crusade 1 h, 4 h, 6 h 50, 9 h 35 sam dern.spect.11 h 55 DORVAL II: Babar, the Movie 12 h 15.2 h — Lethal Weapon24 h.6 h 45,9 h 30 sam dern spect.11 h 30 DORVAL III: Honey I've Shrunk the Kids 1 h.3 h 10, 5 h 20, 7 h 30.9 h 40 sam.dern spect 11 h 35 DORVAL IV: — Peter Pan 12 h, 1 h 40, 5 h 45— Dead Poets Society 3 h 15, 7 h 20, 9 h 45 sam.dern.spect.24 h.DU PARC 1 : (844-9470)- Turner and Hooch sem.7h,9h 15, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9h 15 DU PARC 2: - Lethal Weapon 2 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 10, 3 h 50, 7 h, 9 h 25 DU PARC 3: - Licence to Kill 6 h 45.9 h 30, sam.dim.1 h, 4 h, 6 h 45.9 h 30 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Indiana Jones st la dernière croisade 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 2: — Peter Pan 1 h, 2 h 30.4 h.5 h 30— Permis de tuer 7 h 05, 9 h 35 FAIRVIEW I: (697-8095) - Licence to Kill 1 h, 3 h 50, 6 h 35, 9 h 25 FAIRVIEW II: - Peter Pan 12 h, 1 h 45, 6 h.— Batman 3 h 30, 7 h 35,10 h.FAUBOURG STE-CATHERINE 1:(932-2230)-Harry Met Sally 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Weekend at Bernle's 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Do the Right Thing 2 h, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 40, lun.2 h, 4 h 30, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Scenes from the Class Struggle In Beverly Hills 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (49M159)- GREENFIELD I: (671-6129) - Indiana Jones et la dernière croisade 1 h,4h,6h50,9h 35 GREENFIELD 2:-PeterPan 12 h, 1 h 40-Perm/» de tuer3 h 30, 6 h 30.9 h 30 GREENFIELD 3: — Friday 13th part 8 Jason Takes Manhattan 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 40 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Vertige lun.au dim.10 h 30, 11 h 30, 13 h 30, 14 h 30,15 h 30.16 h 30,17 h 30, 19 h 30.20 h 30, 21 h 30— Speed lun.au dim.12 h 30, 18 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Indiana Jones ê the Last Crusade 12h20,3h20,6h20,9h 20 LAVAL l:(688-7776) — Indiana Jones et la dernière croisade 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 40 ven.sam.dern.spect.24 h 10 LAVAL II:— Babar, le film 12 h 30, 2 h 10— Permis de tuer 3 h 50, 6 h 30, 9 h 20 ven.sam.dern.spect.24 h.LAVAL III: — Chérie, l’ai réduit les enfants 12 h 40, 2 h 50, 5 h.7 h, 9 h 10 ven.sam dern spect 11 h 20 LAVAL IV:- Peter Pan 12 h 10.1 h 30.5 h 45—Batman 3 h 15.7 h 15.9 h 45 ven sam.dern spect.24 h 25 LAVAL V:- Lethal Weapon 2 12 h 10.2 h 30.4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.24 h LAVAL 2000 1: (687-5207)- Batman ven.sam dim.1 h 10, 4 h, 7 h, 9 h 30, sem.7 h, 9 h 30 LAVAL 2000 2: Karate Kld 3 ven.sam.dim.1 h 30, 4 h 10.7 h 05, 9 h 35, sem 7 h 05, 9 h 35 LOEWS l:(861 -7437) - Licence to Kill 12 h 40,3 h 35.6 h 30, 9 h 20 ven.sam.dern.spect.24 h LOEWS II:— Dead Poets Society 1 h, 3 h 45,6 h 20, 9 h 15 ven.sam.dern.spect.11 h 50 LOEWS III:— Turner and Hooch 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 35 LOEWS IV:- Star Trek V the Final Frontier 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 ven.sam.dern.spect.11 h 40 LOEWS V:— Batman 1 h.3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 ven.sam.dern.spect.11 h 45 OUIMETOSCOPE:(525-86ÛO) - Sam salle 1 Une affaire de femmes 19 h — Petite Vera 21 h 10— salle 2: Boutique de l’orfèvre 19 h 30— Cry on the Dark 21 h 30— Salle 3: Trois hommes et un couffin 19 h 15— L’ami américain 21 h 20— Dim.Salle 1: Les douze travaux d’Astérix 14 h — La belle Barbara 15 h 45— Tommy 19 h— Petite Vera 21 h — Salle 2: Le train pour Hollywood 14 h 15— Boutique de l'orfèvre 16 h 10— Cry In the Dark 19 h 15— L'amour braque 21 h 30— Salle 3: Le million 14 h 30— L'ami américain 16 h 30 — Les ombres des ancêtres oubliés 19 h 30— Réanlmateur21 h 20 PALACE l:(866-6991) — Batman 12 h, 3 h, 6 h, 9 h ven.sam.dern.spect.11 h 45 PALACE II:— Lethal Weapon 21 h 30, 4 h 10, 6 h 50, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 55 PALACE III:— Babar, the Mo vie 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h.— Lethal Weapon 28 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h.PALACE IV:— Friday 13th part B Jason Takes Manhattan 8 h, 10 h 15— Peter Pan 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30 PALACE V:— Friday 13th part 8 Jason Takes Manhattan 12 h 05, 2 h 20, 4 h 35, 7 h, 9 h 15, mer 12 h 05, 2 h 20, 4 h 35, 9 h 15, ven.sam.dern.spect.11 h 30 PALACE VI:- Honey I Shrunk the Kids 12 h 15, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 45 PARADIS I: (354-3110)- Batman tr 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 45 PARADIS II:- Karate Kld 3 U.1 h, 3 h 20.5 h 40, 8 h, 10 h 15 PARADIS III:- S.O.S.fantômes 21 h.5 h 10, 9 h 20— K-9 tr 3 h 05, 7 h 15 PARISIEN I: (866-3856)- Indiana Jones et la dernière croisade 1 h, 4 h, 6 h 55, 9 h 40 PARISIEN II:- Babar, le Hlm 1 h, 3 h — Mon cher sujet 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 PARISIEN III:- Peter Pan 12 h, 1 h 40, 5 h 45— Société des poètes disparus 3 h 15, 7 h 20, 9 h 45 PARISIEN IV:- Permis de tuer 12 h 30, 3 h 30, 6 h 30.9 h 25 PARISIEN V:- Chérie, J'ai réduit les enfants 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 35 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - UHF 1 h15,3h15,5h15,7h15,9h15 PLACE ALEXIS NIHON II:- Shag 1 h 05.3 h 05, 5 h 05.7 h 10, 9 h 20 PLACE ALEXIS NIHON III:- Ghostbusters 2 2 h, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25 PLACE DU CANADA: - Scandal dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h., sam.lun.mar.7 h, 9 h.— Parenthood mer.jeu.1 h 45, 4 h 15, 7 h, 9 h 25 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Karate Kld 312 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 2: - Batman 1 h 15, 4 h, 7 h, 9 h 35 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— sam.Earth Girls are Easy 7 h 15— The Adventures ot Baron Munchausen 9 h 30— Night of the Living Dead 24 h— dim.New York Stories 3 h.— Paperhouse 5 h, 9 h 30— The Adventures ot Baron Munchau-sen7h15 UNIVERSITÉ: Mtl (849-0041 )- Licence to Kill sem.6 h 15, 9 h 15, sam.dim.12 h 15, 3 h 15, 6 h 15, 9 h 15 VERSAILLES l:(353-7880) - Indiana Jones et la dernière croisade 1 h, 4 h, 6 h 50, 9 h 35 ven.sam.dern.spect.11 h 55 VERSAILLES II:- Batman 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 ven.sam.dern.spect.11 h 50 VERSAILLES III:— Chérie, J'ai réduit les enfants 12 h 30, 2 h 35, 4 h 40, 6 h 50, 9 h 10, ven.sam.dern.spect.11 h 25 VERSAILLES IV:— Friday the 13th, part 8 Jason Takes Manhattan 12 h 30, 2 h 35, 4 h 40, 6 h 50, 9 h 10 ven.sam.dern.spect.11 h25 VERSAILLES V:- Babar, le film 12 h 30, 2 h 15— Permis de tuer 3 h 50, 6 h 40, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.24 h 15 VERSAILLES VI:— Peter Pan 12 h 30, 2 h 20— Lethal Weapon 2S h, 6 h 45, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 50 EXPOSITIONS réal (288-5820)— Oeuvres d'artistes canadiens et américains— Egalement affiches, encadrement, laminage Ateliers et galeries ART 45: 2155 Mackay, Montréal (843-5024)— Artistes de la galerie: Michael Jollitte, Evergon, Torn Hopkins, du 1er juillet au 15 août ATELIER LE CORBEAU: 13 rue Principale nord, Sutton (538-2712)— Oeuvres d'artistes de la région.ATELIER-GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (844-3438)-Gravures et gouaches de Kittie Bruneau— Intaglios de Richard Lacroix— Gravures originales de Claude Weisbuch— Estampes de Marc-Antoine Nadeau, du 9 au 31 juillet, lun au sam.10h.à 18h„ dim.13h.à 18h ATELIER GALERIE ROBERT ROUILLIER: 74 Valmont.Repentigny (581-1132)— Oeuvres de WW Armstrong, J Rhéaume.M.de Carrier, A.Fortin, S.Perreault et M Lefort.ATELIER DE CRÉATION OASIS: 940 St-Pierre, St-Roch-sur-Richelieu (785-5663)— En permanence, travaux de Thérèse, André et Gaétan Pilon, huile, aquarelle, médium sec, sur rendez-vous ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke, Montréal— Tout l'été importante exposition de tapisseries et sculptures spatiales, oeuvres de Micheline Beauchemin BALCON D'ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Exposition permanente des oeuvres de A.Bertounesque, J Der, L.Del Signore, V.Horik, N.Hudon.L Kirouac, C.Langevin, P.Tex Lecor, M.Mercier, P, Paquin, G Rebry, L.Tremblay, G.Tigner, et aussi oeuvres de L.Ayotte, S Cosgrove, F, la-curto, A L'Archevêque, C.Le Sauteur, A.Noeh, A.Rousseau et R.Richard BOURSE D'OEUVRES D'ART DE MONTRÉAL: 5487 rue Paré, Ville Mont-Royal (341-6333)— Grande salle d'exposition et de vente d'oeuvres d'art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres, du mar, au dim, 10h.à 16h CENTRE D’ART BAIE-ST-PAUL: 4 boul Fatard, Baie-St-Paul (418-435-3681)— Symposium de la jeune peinture au Canada, du 4 août au 4 sept.CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 Victoria, Montréal (488-9559)— Exposition annuelle des professeurs, exposition multidisciplinaire regroupant 12 artistes professionnels, du 25 août au 9 sept., mar.au ven.10h à 18h„ sam.10h.à 17h, CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— .Montréal sur papier > oeuvres sur papier de 15 artistes, du 27 juin au 3 août— • Storm Bay • peintures récentes de Su Schnee, du 1er au 31 août CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 rue Baile, Montréal (939-7000)- Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de maitres, 120,000 livres, 45,000 photographies ainsi que des fonds d'archives importants CENTRE COMMÉMORATIF DE L’HOLOCAUSTE A MONTRÉAL: 5151 chemin Côte-Ste-Catherme, Montréal (735-2386)— < Enfants de l'holocauste » et salle commémorative, ouvert du lun.au ven de 10h.â t6h .visites guidées les lun.jeu.à 10h.30 et 13h.30 CENTRE DU DESIGN: 1600 ouest Notre-Dame, ste 105, Montréal (933-6095)— « Montréarts » art actuel, du lun au ven 10h.à 16h.le week-end et en soirée sur rendez-vous CENTRE D'EXPOSITION LÉON-MARCOTTE: 222 rue Frontenac, Sherbrooke (819-563 2050)— L'art de l'emballage japonais, du 7 |uil au 10 sept., mar.au dim.de 12h.30 à 17h.CERCLE D'ART: 2159, boul.St-Martin est.Laval (384-2551)— .Rythme et fantaisie • exposition concours des membres de la Corporation des Emailleurs du Québec, oeuvres de plusieurs artistes, du 27 juin au 11 sept tous les tours de 10h a 21h.CHAPELLE DU BON-PASTEUR: 100 est rue Sherbrooke, Montréal— * Les instruments de musique à travers les temps » cent pièces de la collection de l'Ensemble Claude-Gervaise, instruments authentiques des 18e et 19e siècles, des copies du Moyen-Âge, instruments folkloriques, etc.jusqu'au 26 août, tous les jours de 12h.à I7h CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine, Montréal (393-8248)— « Dieux et diables les artistes • 49 artistes de toutes disciplines, du 10 juin au 12 août, du mer au sam COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 St-Ambroise.Montréal (935-1291)- Dans les 5 galeries « Extrêmes > exposition multidisciplinaire, jusqu'au 29 juillet— Oeuvres de Maria Jankovics.tout le mois d'août, ouvert tous les jours COMPLEXE DESJARDINS: Montréal- .Je bicycle 89 ou imagination sur deux roues > 20 sculptures-bicyclettes de Armand Oestroismaisons-Picard, du 31 juillet au 5 août COMPLEXE GUY FAVREAU: 200 ouest boul René Lévesque, Montréal— Salle de conférence: Oeuvres de Renata Duncan Guertin, Georgette Crai-nic et Florica Cimpoes Dragan.tapisseries, peintures.dessins, du 4 au 31 juillet, lun.au ven de 9h à 16h 30 FRANÇOIS COTÉ LIBRAIRE: 1840 Amherst, Montréal (523-0182)— • L'imprime-photo ¦ de la photographie â l'offset, jusqu'au 19 août, lun.au ven.12h.à 17h.LES CRÉATEURS ASSOCIÉS DE VAL-DAVID: 2495 de l'Église, Val-David (819-322-2043)-Exposition du groupe Temps, artistes multidisciplinaires, du 28 juillet au 20 août— Paloma Torres, xylographies, du 6 août au 6 sept, ENCADREMENT IDÉE: 235 ouest St-Paul.Mont- EXPOSITION: 4060 St-Laurent, espace 205, Montréal— « Le mouton noir > exposition de la relève en arts textiles, réalisation des étudiants de Concordia, du 14 juillet au 12 août EXPOTEC 89: Vieux-Port de Montréal (496-IMAX)-« Zoom sur les sens » exposition sur la communication EXPRESSION CENTRE D’EXPOSITION DE ST-HYACINTHE: 405 rue St-Simon, St-Hyacinthe (773-4209)— Art et Ordinateur, utilisation de l'informatique ou ordinateur en art, du 15 juil.au 3 sept.LES FILLES DU ROY: 415 Bonsecours, Vieux-Montréal (849-3535)— Paysages canadiens, oeuvres de Ron Davis, D.Raos, Franz-Claussen, I.Poruszky, Pierre Boucher FORT CHAMBLY: Salle Albani, Chambly (658-1585)— Exposition traitant de l'histoire du Fort Chambly sous le régime français— « Rébellions 1837-1838 ¦ à compter du 29 juin, du mer.au dim.10h.à 17h.GALERIE ACTION: 190 rue Laurier, St-Jean-sur-Richelieu— Photographies de Richard Carreau et Yves Ferland, du 5 au 31 juillet— « Art été 89 ¦ oeuvres de 14 artistes de la région, du 2 au 20 août, tous les jours GALERIE AMRAD AFRICAN ARTS: 1522 ouest Sherbrooke, ste 4, Montréal (934-4550)— « Quand l'art s'allie à la nature > du 26 mai au 30 juillet GALERIE D’ART L'ARISTOCRATE: 1500 Atwater, Plaza Alexis Nihon (935-8030) — Peintures de N.Boisvert, M Brazeau, M.Favreau, G.E.Gingras.J P Lapointe, A.Richardson, A.Rousseau.C D.Valais.GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-4750)— Exposition des étudiants de premier cycle, du 7 juillet au 5 août GALERIE DES ARTS CONTEMPORAINS: 2165 rue Crescent, Montréal (844-6711)— Exposition de peintures et sculptures péruviennes Szyszlo, Chavez.Hersbourtz, Krebs, Liona, Di Malio, Tola, Shinki, Verstiz, Carrera, Velarde, Pareja, Rosas, Pra-ger, Roselo, Gozman, Mutai et Liona, du 6 juillet au 30 août GALERIE L’ART FRANÇAIS: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (849-3637)— Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE D’ART LA VALIN: 1100 ouest boul René-Lévesque.Montréal— 3e Biennale nationale de la céramique, également oeuvres céramiques de la collection Lavalin.du 7 au 29 juillet, mar au sam.12h.à 18h.GALERIE D’ART MONIQUE SALVAIL: 120 J.A Préfontaine, St-Adolphe d'Howard (819-327-2311)— Exposition des oeuvres de Baillargeon, Baird, Bourret, De Groot, Desrosiers et autres, sam.et dim de 13h.à 17h.GALERIE D'ART ALAIN LACAZE: 129/131 St-Paul, Québec (418-692-4381)— Huiles, aquarelles et estampes originales d'Alain Lacaze, en permanence GALERIE D'ART STEWART: 176 Bord du Lac.Pointe-Claire (630-1220)— Oeuvres céramiques du groupe Kecskemet, du 8 août au 1er sept., lun.au ven.GALERIE D’ART SERGE TURGEON INC: 2080 Crescent, Montréal (287-7172)— Exposition de plus de 65 artistes canadiens contemporains originaux, de calibre international, du 8 au 31 juillet, mar.et mer de 11 h.à 19h , jeu et ven.11 h.à 21 h , sam.et dim.de 11h.à 18h GALERIE D'ART VENTE ET LOCATION: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Nouvelles oeuvres des artistes de la galerie, jusqu'au 30 août GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS: 88 est St-Paul, Montréal (866-1836)— • Oiseaux du Québec > oeuvres de F Angers.P.Cantin, A.Cantin, T Guité, G Lebel, C Lé-garé, J.P Marie.R St-Pierre, J Sylvestre et C Winslow, du 14 juin au 31 août GALERIE AUBES 3935: 3935 St-Denis, Montréal (845-5078)— Denis Demers, rétrospective 1972-1986, tout juillet GALERIE PIERRE BERNARD: 141 Champlain, Hull (777-4437)— Oeuvres de Andrée Vézina— également oeuvres de Alexandre, Burton, Alvarez, Le-Sauteur, Bruni.Masson.Cantin.Mauro, Desaulniers, Muhlstock, Gagnon.Jacob.Pichet, Hamel, Riopelle.Laberge, Tremblé, Labelle, Tremblay, Simpkins, Sho-well et Théberge-Zaharia, du 1er au 31 juillet, du mer.au dim.et sur rendez-vous GALERIE PIERRE BERNARD: 4511 St-Denis, Montréal (285-6351 )— Artistes de la galerie, du 4 juillet au 5 sept., mer au dim.et sur rendez-vous GALERIE SIMON BLAIS: 4521 rue Clark, ste 100.Montréal (849-1165)— Artistes de la galerie, également Bergeron, 8ianchard.Bougie, Giguère, Hudon.Louis Jaque, Letendre.Masson, Richard et Riopelle— Collages de Barraud, tapis de Cilou Zelkine et sculptures de Pauline Spénard, juillet et août GALERIE CLAUDE BROCARD: Montréal (353-9396)— Liquidation en expositions des plus grands peintres canadiens, jusqu'à 70 % de réduction, sur rendez-vous GALERIE CADRE: 5431 St-Laurent.Montréal (271-9990V- Collection unique de marionnettes anciennes: Théâtre Wayang-Gullk, d'Indonésie, du mar au dim.GALERIE CHANT VISUEL: 4671 St-Denis, Montréal (849-2810)— La magie du dessin, collection de dessina et estampes, tout Tété GALERIE DES CINQ CONTINENTS: 1225 ave Greene, Montréal (931-3174)— Gravures d'artistes Inuit et les Indiens de la côte ouest: Pudlo, Peter, Morgan, Etook, Morrisseau, Bill Reid, Joe David et autres, du 8 août au 9 sept.GALERIE DANIEL: 2159 Mackay.Montréal (844-4434)— Artistes de la galerie: J.Brillant, Chaki, S.Lack, R.Landfield, L'Héritier, J.Morosoli, L.Podolsky, L.Richard, Y.Trudeau, C.Widgery et autres, juillet et août GALERIE BERNARD DESROCHES: 1444 ouest Sherbrooke, Montréal (842-8648)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, Jean-Paul Lemieux, René Richard, Adrien Hébert, Goodridge Roberts, ainsi qu'artistes contemporains de la galerie GALERIE L'EMBUSCADE: 1571 Badeaux, Trois-Rivières (819-374-0652)— Exposition collective: Le Marché de l'Art Actuel, 15 artistes exposent, du 30 mai au 1er août GALERIE LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal (845-5484)— Oeuvres de P.Henley, D.Langlois, P.Lefebre, C.Miron et P.Morin, à compter du 4 juin GALERIE GMP: 31 rue Ste-Anne, Baie-St-Paul (418-435-6141)— < Les diamants de mon pays » du peintre Girard, ouvert tous les jours jusqu'au 9 oct.GALERIE JOCELYNE GOBEIL: 2154 rue Crescent, Montréal (843-3856)— Exposition de bijoux d'artistes joailliers contemporains, du mar.au sam GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blainville ouest, Ste-Thérèse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs de la galerie, mar.au sam.12h.à 18h.GALERIE RICHARD HEVEY: 80 rue Morin, Ste-Adèle (229-4341)— Oeuvres de H.Champagne, P Tougas, A.Leimanis, M.Fecteau, A.Arts, F lacurto, R.Cantin, Basque, M.Gagnon et autres, ouvert les sam.et dim.GALERIE KASTEL: 1366 ave Greene.Mtl (933-8735)— Nouvelles acquisitions-signées de J.W.Beatty, J.Beaudoin, F.Brandtner, L.Brooks, S.Bru-noni, S.Chase, Suzor Côté, B.Des Clayes, M.A.Fortin, P.Huot, A.Y.Jackson, H.W.Jones, M.Lapensée, J.P Lemieux et autres, du mar au sam.10h.à 17h,30.GALERIE KO-ZEN: 532 est Duluth, Montréal (842-0342)— Exposition d'objets japonais, du 29 juin au 31 juillet, du lun.au sam.GALERIE CLAUDE LAFITTE: 1446 ouest Sherbrooke, Montréal (288-7718)— Exposition permanente, maitres canadiens: Borduas, Fortin, Hornyak, Lemieux, Morrice, Pellan, Riopelle, Roberts et Thomson GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 1620 ouest Sherbrooke, Montréal (935-5455)— Oeuvres de Darrell Petit, Naomi London et Heather Nicol, du 3 au 26 août GALERIE LAVOIR: 3632 St-Laurent, Montréal-En permanence, 40 tableaux de Jeanca, peints sur le mur GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 4524 rue De La Roche, Montréal (842-3639)— Estampes originales de maitres européens et japonais— ouvert du mar.au ven.10h.à 18h.sam.12h.à 17h.GALERIE LUDOVIC: 1390 ouest Sherbrooke, Montréal (844-9788)— Oeuvres de Poissant, Rousseau, Chapdelaine, Hrabe.Desjardins, Lamoureux, Hudon et Bertounesque.GALERIE LISETTE MARTEL: 467 Notre-Dame.Montebello (819-423-6361)— Exposition des oeuvres de L, Archambault, Cosgrove, Piché, Rebry, Delsi-gnore, St-Marc-Moutillet, Soulidas, LeCor, Hudon et autres, tous les jours, 10h.à 18h.GALERIE SOHO MERCER: 250A rue Lyon, Ottawa (238-2451)— Oeuvres d'artistes contemporains.mar.au sam.12h.à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours, Vieux-Montréal (875-8281)— Oeuvres de M A De Foy Suzor-Côté, J P Lemieux, Cornélius Krieghotf, R Duguay, Léo Ayotte, Ozias Leduc.Marc-Aurèle Fortin, Clarence Gagnon, A.Rousseau, Robert Pilot, B.Des Clayes, R.Richard, Joseph Franchère et autres, du mer.au dim.de 11 h.à 18h.GALERIE MIHALIS: 1500 ouest Sherbrooke, Montréal (9324554)— 2e étage: Collection permanente GALERIE DU MOBILIER CONTEMPORAIN: 3643 St-Laurent, Montréal (289-9348)— Exposition de deux jeunes designers, Sylvie Durocher et lan Pratt, du mar.au sam.GALERIE MONTCALM: 25 Laurier.Hull (819-595-7488)— Exposition thématique sur les légendes du Québec et événements hors-série, du 22 juin au 30 juillet— Bicyclettes d'artistes, du 2 août au 3 sept GALERIE PINK: 1456 ouest Notre-Dame.Montréal (935-9851 )— « Store Front Art » du 7 juillet au 27 août, ven au dim.de 13h.à 17h.GALERIE PORT-MAURICE: 8420 Lacordaire.St-Léonard (328-8585)— < L'aquarelle à son meilleur • oeuvres de Jean-Jacques Henrie et Aline Lymbero-poulo, du 2 au 25 août GALERIE SUZANNE REMILLARD: 1227 Amherst, Montréal (526-8451)— Oeuvres de Beha, Cosgrove, Prévost, Tibo et Vittorio, mer au dim.GALERIE ROLLAND: 2350 rue Guy.Montréal (932-9739)— Estampes originales de maitres européens et québécois Dussau.Ting, Pellan, Riopelle et autres, lun au ven 10h.à17h.30, sam 10h à 17h GALERIE DON STEWART: 2148 Mackay.Montréal (932-2852)— Oeuvres du sculpteur François Morelli GALERIE TOILE ÉTOILE: 5011 Queen Mary.Montréal (342-7649)— Oeuvres récentes des artistes de la galerie, du mar au sam.11h.à 17h.GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, ste 301, Montréal (842-9208)— Exposition permanente oeuvres de Chagall et Riopelle, tous les jours de 11h.à 13h GALERIE ZANETTIN: 28 Côte de la Montagne, Québec (418-692-1055)— Rétrospective des oeuvres de Joseph Giunta, du 9 juillet au 6 août, tous les jours GUILDE CANADIENNE DES METIERS D'ART QUÉBEC: 2025 rue Peel.Montréal (849- 6091 )— Oeuvres de Hanna Back et Nicole Raymond, du 8 juillet au 12 août— Dessins Inuit par Keelee-meeoomee, Kingmeata, Lucy et Pitseolak, du 19 août au 23 sept.HOTEL REINE ELIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée < Le Montréal des Montréalais > ouvert tous les jours.IMAGES DU FUTUR 89: Vieux Port de Montréal-Exposition internationale d'arts et de nouvelles technologies: hologrammes, courts films en 3D par ordinateur, installations interactives avec le public.Thème: Bicentenaire de la Révolution française.Tous les jours de 12h.à 23h.jusqu'au 24 sept INTÉRIEURS RÉGIS FORTIN: 1564 Van Horne, Montréal (270-1680)— Artistes canadiens et d'Amérique latine (Argentine) art africain, objets de collection, du mar au sam.LANGAGE PLUS: Alma— Biennale d'estampe, du dessin et du papier, oeuvres de 10 artistes japonais, du 12 juin au 27 août, tous les jours LIBRAIRIE-GALERIE LE CENTRE: 1316 est Ste-Catherine, Montréal (526-0453)— • Une vie après une autre • oeuvres de Ron Cardinal, du 5 mai au 31 août, tous les jours MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest boul.de la Concorde, Laval (662-4440)— Laval 89, l'été de la relève, 6 jeunes artistes lavallois, du 14 au 30 juillet MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare, Piedmont (227-4322)— Exposition des oeuvres de René Richard, P.V.Beaulieu, Riopelle, Henri Masson, et autres.MAISON NATIONALE DES PATRIOTES: 610 chemin des Patriotes, St-Denis-sur-Richelieu (787-3623)— Exposition permanente sur les Patriotes de 1837-1838, une histoire à découvrir!, de juin à nov., mar.au dim.de 10h.à 17h.(fermé en octobre) MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune, Dorion (455-6290)— Peintures de Jacques Léveillé, jusqu'en sept, du mer.au dim.de 11 h.à 17h.— Visites guidées et historique de la Maison Trestler ainsi que de la ville de Vaudreuil, du mer.au dim.de 11 h.à 17h MAISON SIR GEORGE-ETIENNE CARTIER: 458 est Notre-Dame, Montréal (283-2282)— • La porcelaine chinoise d'exportation » du 15 juillet au 30 sept, tous les jours de 9h.à 17h.PALAIS DE LA CIVILISATION: Ile Notre-Dame, Montréal (872-8181)— Expositions internationales sur le cinéma t Cités-Cinés • « Hollywood et l'Histoire > et « Hommage à Claude Jutra > du 25 mai au 15 oct., dim.au jeu.10h.à I8h , ven.et sam.10h.à 20h.PARC FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal (872-2273)— Montréal, le Québec et la Révolution Française (1789-1805) exposition à caractère historique, dans une perspective montréalaise et québécoise sur la Révolution Française, du 26 mai au 4 sept.PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COMMERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d'aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les jours.PARC HISTORIQUE POINTE-DU-MOULIN: Ile Perrot (453-5936)— Moulin à vent, maison du meunier, centre d'interprétation, visites guidées tous les jours.LA PETITE GALERIE: 1200 Shefford, Bromonl (534-2256)— Oeuvres des artistes de la galerie, dont P.Tabouillet, Y.Bergeron, R.Dupuis et J.Walsh, sam.et dim.10h.à 18h.RESTAURANT LES JARDINS DU BOISÉ: 6101 ave du Boisé, Montréal (737-6611)— Oeuvres de Denyse Beaudry Leduc, tous les jours de 11h.30 à 22h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal— 2e étage: Exposition de peinture antillaise et québécoise, Koukara, groupe des antilles, peinture, sculpture, dessin et infographie, du 27 juillet au 3 sept LA TURLUTAINE: 10575 boul.Bécancour, Ste-An-gèle de Laval (819-222-9990)— Aquarelles de Gaétan Pilon, du 6 août au 30 sept., mar.au dim.VIEUX-PORT DE MONTRÉAL: Montréal- Mé-tasculpture, 16 sculpteurs québécois, du 2 juillet au 23 septembre WADDINGTON AND GORCE INC: 1504 ouest Sherbrooke, Montréal (933-3653)— Artistes de la galerie: Comtois, Curnoe, Di Léo, Fafard, Forrestall, Gordon, Knowles, Laliberté, Letendre.Lindzon, McCall, McEwen, Mead, Michener, Molinari, Perehudotf, Ruba, Scherman, Stewart, Thauberger, Tousignant et Winterer Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE DE KIRKLAND: Kirkland— L'Art des enfants et adolescents, du 3 au 31 juillet, lun.au ven de 13h.à 21h.Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— Tenir l'image à distance, du 15 juin au 3 sept — • Anicca > installation vidéo de Daniel Dion, du 15 juin au 27 août— L'histoire et la mémoire, acquisitions récentes en art québécois, du 15 juin au 3 sept — Le Musée est ouvert du mar au dim.de 10h.à 18b.MUSÉE D’ART DE ST-LAURENT: 615 boul Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— Rétrospective « L'émail au Québec de 1949 à 1989 • oeuvres d'une quarantaine d'artistes, du 18 juin au 27 août (Le Musée sera fermé du 15 au 29 juillet) MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St-Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)— < Contenant Contenu > à partir de nos collections, un regard sur révolution des contenants, exposition permanente— Collection Famille Achille Chartier, thématique des métiers traditionnels dans la région de Rivière-du-Loup, du 14 tév.au 3 sept — « La collection Loto-Québec • et le ¦ Brandy Pot > de Pierre Bourgault Legros, sculpteur, du 23 juin au 10 sept., du mar au dim.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: Ottawa— Salle de vidéo: Série de vidéos et films d'artistes: Paysages électroniques, du 6 juillet au 4 sept — Galerie d'art asiatique: Miniatures indiennes, de juillet à septembre— Salle d'expositions temporaires: Karsh, l'art du portrait, jusqu'au 4 sept — L'image aimée: le portrait à travers un siècle et demi de photographie, jusqu'au 4 sept.— Salle de dessins et estampes: La ligne du corps, jusqu'au 27 août MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 Sherbrooke ouest (285-1600)— La Collection Tokugawa: le Japon des shogun, du 21 juin au 10 sept — La gravure au 19e siècle en France: le don Touche Ross au Musée des beaux-arts de l'Ontario, du 28 juillet au 3 sept., de 10h.à 19h.tous les jours MUSÉE BEAULNE: 96 rue Union, Coaticook (819-849-6560)— Oeuvres des artistes Satoshi Saito et Louise Doucet Saito, jusqu'au 4 sept.— Exposition de kimonos et d'objets d'arts décoratifs, jusqu'au 10 oct., tous les jours de 11h.à 17h.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418-643-2158)— « Souffrir pour être belle • réflexion sur la beauté, objets d'époque et accessoires des plus modernes, jusqu'au 4 sept — • Objets de civilisation • exposition permanente— « La barque à voile • exposition permanente— « Mémoires • exposition permanente— « Electrique » moyens techniques et magnifiques objets de collection, jusqu'au 1er oct.89 MUSÉE DE LACHINE: HOchemin LaSalle.Lachine (634-3471)— Pavillon Benoit-Verdickl: Robert Pelletier, Louis Lalontaine et Sylvie Cauchon, photographies.du 15 juillet au 27 août— La Dépendance: Charles-Auguste Barbier, appareils photographiques fin du 19e et début du 20e siècle.Collection Pierre Giroux, du 15 juillet au 20 août— Événement cinéma: films courts métrages productions de L'ONF, et courts métrages production de l'UdeM, L'Uqam et Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003)-Jazz du mer.au dim.22h.15 à 02h.30— Jacek Ko-chan Trio, du 26 au 30 juillet BAR 2080: 2080 rue Clark, Montréal (285-0007)— Trio Alain Caron avec Paul Brochu, batterie, le 29 juillet à 22h.— Michael Gauthier, guitariste de jazz, le 30 juillet à 21 h.30 BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario, Montréal (843-3808)— Jazz les mardis à 22h.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Steve Grooves, le 29 juillet à 22h.45— Jim Zeller, le 30 juillet à 22h.45— Dan Bigras, les 31 juillet 1-2-34-5 août à 22h.45 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h à 24h„ mar.20h.à 01 h., mer.au ven.17h.à 22h — LeTrio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au sam.à compter de 22h — Le trio de Bernard Primeau, le dim.de 19h.à 24h.invitée le 30 juillet.Marie Labreck, chanteuse LE BIJOU: Complexe de Pointe-Claire, Pointe-Claire (694-0308)— The Comedy Nest Road Show, les mer à 20h.30, invité le 2 août: Larry Smith CAFÉ CAMPUS: 3315 Queen Mary, Montréal (735-1259)— Tous les dimanches, dimanches alternatifs— Tous les lundis, lundi reggae CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal— Jazz les ven et sam à 21h.30 LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque, Laval (661 -4985)— Jazz tous les dim.avec Le Zig Zag Quartet.11h.à 15h.LE CLUB G.M.: 22 St-Paul.Vieux-Montréal (861-8143)— Jazz live, du lun au ven de 17h.à 21 h.— Happy Hours 17h à 21 h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)-Mar au ven.l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session à 21h.30 COCK’N BULL: 1944 Ste-Catherine 0.(932-4556)— Tous les dim.jazz et dixieland live.HOTEL LA CITADELLE: 410 ouest Sherbrooke.Montréal— John Gilbert en spectacle, mar.au sam à compter de 20h HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Mtl (285-1450)— Bar L» Foyer: Deux pianistes en alternance, Tibor Ceasar, du lun.au ven.17h.à 20h.— François Comeau, du mar au sam.20h.à 24h.HOTEL DELTA: 475 ave President Kennedy, Montréal (286-1986)— Quatuor Daniel Lessard avec le chanteur Ming Lee, le 29 juillet de 21 h.à 01 h HOTEL DU PARC: 3625 ave du Parc, Montréal (288-6666)- Le Quatuor Kirk Macdonald, du 27 au 29 juillet de 21 h.à 02h.LÉ GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— B«r Chez Antoine: Randy Doherty, du 24 au 29 juillet de 20h à 24h — Bar Tour de Ville: Max Sherman Orchestra.du 26 au 30 juillet de 21 h.à 02h LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000)— Mike Mirizio au piano, du dim au ven.17h.à 20h l'université Concordia, les sam.et dim.jusqu'au 20 août MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale, Les Eboulements, Qué.(418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE DU PATRIMOINE: Hôtel de Ville, St-Adolphed'Howard— Le musée est ouvert les mar.et jeu.de 19h.30 à 21h.30, mer 9h.à 12h„ sam.14h.à 16h„ dim.11h.à 14h.(saison estivale) MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec— • Territoires d'artistes: paysages verticaux .événement multidisciplinaire en art actuel, artistes d'Asie, d'Europe, du Canada et des Etats-Unis du 15 juin au 1er octobre MUSÉE DU SÉMINAIRE: 9 de l’Université.Vieux-Québec (418-692-2843)— ¦ Les arbres de Frédéric Back > exposition alliant la présentation de photographies à des dessins originaux, jusqu'au 22 oct.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 rue St- Pierre, Mtl (845-6108)— Exposition des oeuvres de « Marc-Aurèle Fortin » en permanence— « Femmes peintre du Québec • 50 artistes représentées, du 10 mai au 3 septembre, du mar.au dim.11 h.à 17h.MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam et dim.de 12h.30 à 17h.et sur rendez-vous MUSÉE DAVID M.STEWART: Le Vieux-Fort, ile Ste-Hélène (861-6701)— « Aux armes citoyens » exposition qui retrace l'évolution technologique de l'arme à feu du 17e siècle à la Révolution Française et de son incidence sur l'armée de Napoléon 1er lors de ses conquêtes de l'Europe, jusqu'au 4 sept., tous les jours de 10h.à 18h.sauf le mardi MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (8436942)— « Histoire d'os • présentation de TOstéothèque de Montréal— également collection de mammifères, d’oiseaux, d'insectes, d'armes, d'appelants etc.MUSÉE OES URSULINES: 734 rue des Ursuli-nes, Trois-Rivières (819-375-7922)— Aquarelles de Jacqueline Gougeon, jusqu'au 30 juillet— Le Musée au futur antérieur, collection permanente, jusqu'au 3 sept — L'Arbre enchanté, acryliques de Colette Cloutier, du 2 août au 3 sept., du mar.au ven.de 9h.30 à 17h„ sam.et dim.13h.30 à 17h.L’ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans, du mar.au dim.19h.à 02h.LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h.à 24h„ danse au son du groupe Ruffino Tino.L’ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Disk-Jockey, du mer.au sam.LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam 19h à 23h.L'IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun au sam.21 h.à 02h.PAVILLON DES GOURMETS: 5680 Des Lauren-tides, Auteuil, Laval (478-5730)- Les ven.et sam danse avec animation, à 20h.30 RESTAURANT CLAUDIO'S: 124 est St-Paul Vieux-Montréal (866-0845)- Musique les ven.et sam.à 22h.30— Jazz brunch le dim.à 13h.RESTAURANT RICARDO: 1652 boul Ste-Adèle, rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, 19h.à 23h.jazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, et Rob Adams, au piano RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657)- Rising Sun Reggae Splash: le 29 juillet Mango et Sir Monty plus invités spéciaux à 22h — Reggae Jam-Down Session avec Mango, le 30 juillet à 22h.— Blue Monday Jam Session avec The Silver Lining Blues Band, le 31 juillet à 22h.®ALLE REINE ÉLISABETH: bar dés voyageurs 900 Boul.Dorchester (861-3511 )- Normand lubie et David Lessard lun.et mar 17h.à 22h — Oliver Jones et Charles Biddles, mer.ieu ven 17h.à 22h — Normand Zubie et Daniel Lessard, sam 17h.à 24h.Classique AMPHITHEATRE: Joliette— Festival international Lanaudière: Hommage à Lagoya, Alexandre Lagoya, guitariste et chef d'orchestre, Angèle Dubeau, violoniste et l'Orchestre du Festival, oeuvres de Vivaldi et Mozart, le 29 juillet à 20h.— Sarah Vaughan et le Trio Ramsey Lewis, le 30 juillet à 20h BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale.Montréal (866-1661)- Tous les dimanches à 11h„ le choeur polyphonique de Mont- BASILIQUE NOTRE-DAME: 110 ouest Notre-Dame.Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h .grand-messe (grégorien et polyphonie) i l'orgue Pierre Grand'Maison CHATEAU MONTCALM: 255 chemin Fusey, St-Donat (819-424-1531 )— L'Ensemble instrumental Wiener Tanze, flute, clarinette, violon et piano en concert, Soirée Viennoise, oeuvres de Strauss et Lehar, du 29 juin au 12 août, jeu.au sam.20h.30 LA CHORALE DONOVAN: et les Chanteurs d'Orphée.dir.Fred Stolztfus.sont à la recherche de chanteurs!euses) qui possèdent de l'expérience en Voir page 7: Musique MUSIQUE Le Devoir, samedi 29 juillet 1989 ¦ C-7 : le cahier du / • mMameai VARIETES LE BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubért.Montréal (842-2808)— Spectacles du mer au sam à 22ti LE CAF’TIERS: 4837 ave du Parc, Montréal (270-5336)— Cassetoudou présente Musique Soleil, musiques et chansons d'Haiti, du Brésil, du Québec et amérindienne, le 29 juillet à 21h.LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Côte Vertu.St-laurent (745-4322)— Atelier d'art pour les enfants, jeu.au dim de 17h,30 à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada.Pointe-Claire (694-4915) et 5830 Boul Taschereau, Brassard (676-4404)— Ateliers d'art, gratuit pour les enfants |eu ven.sam dim 17h.30à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: 5380 bout.Taschereau, Brassard (676-4404)— Ateliers d'art gratuits pour les enfants, jeu.ven.sam.dim 17h.30 à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrefour Angrignon.7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu au dim de I7h 30 é 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax, 2900 boul Le Carrefour, Laval (688-8244)— Atelier d'art gratuit pour les entants.|eu au dim de 17h.30 é 20h 30 COMPLEXE DESJARDINS: Montréal- Grande tête Inca: défilés de costumes, musique, danses folkloriques.spectacles, du 27 au 29 juillet— Animation: l'esprit de la fiesta, le 30 juillet LA DILIGENCE: 7385 bout Décane, Montréal (731-7771)— Théâtre Candlelight: • Eubie » comédie musicale, avec Michelle Sweeney, Phillip Cole.Geraldine Hunt et Don Jordan, du mar.au dim , diner 18h.30, spectacle 20h.30 FORT LENNOX: St-Paul-De-l'ile-Aux-Noix— Initia- tion à i archéologie (bac archéologique) activité pour la famille, du 1er juillet au 27 août, les week-ends de lOh.àlSh HOTEL LE QUATRE SAISONS: 1050ouest Sherbrooke Montréal— Piano-Bar L Apéro avec Gilles Jourdain, du lun au ven 17h à01h.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal-Exposition internationale d'arts et nouvelles technologies hologrammes, courts films en 3D par ordinateur installations interactives avec le publie Thème Bicentenaire de la Révolution française, tous les jours de 12h à 23h jusqu'au 24 sept LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur.900 ouest Dorchester.Montréal— Calé Baroque Arthur: • Sexy Follies > â compter du 23 nov„ mer jeu ven dim 20h 30.sam 20h et 22h 30 MAISON DE LA CULTURE AHUNTSIC: Mtl (872-8749)— Exploraction-Métro é la station de métro Henri-Bourassa, les composantes et les mécanismes de tonctionnement de notre transport souterrain, du 14 juin au 26 août— Maison du Pressoir 10,865 rue des Pressoirs, Montréal— Exploraction i écriture au passé, au présent et au futur, depuis les plaquettes d'argile jusqu'à l'ordinateur, les différentes formes d'écriture et l’évolution du livre, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE COTE-DES-NEI- GES: 5290 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Exploraction: Ênergia.le coeur qui bat, le sang qui circule, l'eau, le soleil et le vent, le big band, toutes les formes d'énergie et leurs applications, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 bout Monk, Montréal (872-2044)— Exploraction: Le dessin d’animation, à partir de techniques simples, l'entant crée son propre dessin animé et s'initie aux mystères du dessin d'animation, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal (872-B755)— Exploraction: la chasse aux fantômes, des mises en situation permet- + Musique chant chorale et une bonne lecture à vue, pour une audition 487-7921 ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à 8h 45, grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: Angle Rachel et Henri-Julien, Montréal (842-9811)— L'organiste Jacques Boucher aux messes de 10h.et 11h , le 30 juillet ÉGLISE ST-JOSEPH: 166 rue Dante, Montréal (270-1324)— Tous les dimanches, messe catholique traditionnelle à 8h.30, messe catholique traditionnelle chantée (grégorien, polyphonie et orgue) tous les dimanches à 10h.ILE DE LA VISITATION: Angle boul Gouin est et rue de l'isle, Montréal— Bande Magnétik, chant A Cappella, répertoire varié, le 30 juillet à 19h.JARDIN BOTANIQUE: 4101 est Sherbrooke.Montréal— Concerts Campbell tous les dim.de juillet à I2h — Le 30 juillet, Atrefact, Percussion et Guitare MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune, Dorion (455-6290)— Concert Lise Daoust, flûte, et Yves G.Préfontaine, clavecin, autour de Jean Sébastien Bach: J.S.Bach, C.Ph.E.Bach, Frédéric Le Grand, Burke et Quantz, le 3 août à 20h ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie, Montréal (733-8211)— Le dim.à 11h„ Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude— À lSh., Raymond Daveluy à l'orgue SQUARE DORCHESTER: rue Peel et boul René-Lévesque ouest, Montréal— Concerts de l'Armée du Salut Citadelle de Montréal, tous les dimanches à 14h 30, du 4 juin au 30 juillet— L'Harmonie Rive-Sud, le 30 juillet à 19h 30 tent d'avoir une approche objective de ces farts tout en reliant à des causes scientifiques, du 14 |um au 26 août— La télévision expliquée aux entants, la participation de l'entant à un scénario ou à la manipulation des caméras lui donne accès aux composantes techniques menant à la production d'une émission.du 14 jum au 26 août MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-OE-GRACE: 3755 Botrel.Montréal (872-2157)— Exploraction le masque, les différents usages du masque la mage, le camouflage ou la protection, du 14 juin au 26 août— L envers du décor, une maquette géante donne l'illusion parfaite du théâtre et renseigne sur tous les métiers de la scène, du 14 |um au 26 août MAISON DE LA CULTURE PARC-FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal (872-2273)— Exploraction: un voyage dans le temps, traite des fourrures et vie quotidienne à l'époque de la Révolution Française, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: Patro Le Prévost, 7355 Christophe-Colomb.Montréal (872-1730)— Exploraction Le grand monde de la marionnette, rencontre avec des personnages fascinants, l'histoire de la marionnette et les techniques de fabrication et de manipulation, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Exploraction: l'automobile, à bord d'un véhicule dont le traiet est ponctué d'arrêts, le jeune conducteur apprend le fonctionnement des différentes pièces de son engin, du 14 juin au 26 août MONT AVILA: Autoroute des Laurentides.sortie 58.St-Sauveur des Monts (514-227-2663)— Sous le chapiteau: Les Ateliers de Production du Théâtre de Rue présente L'été-dragon, spectacle pour toute la famille.marionnettes géantes, sem et sam à 14h .en soirée les ven et sam à 19h 30 MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal— Activités familles-amis, dans le cadre de l’exposition Tenir l'image à distance, portrait de famille, les 30 juillet et 13-27 août de 13h à 17h —Autour de la mémoire, venez participer à une oeuvre collective, les 6 et 20 août de I3h.à 17h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Auditorium Maxwell-Cummings: présentation des films: Masks, Shoen Uemura: Painter of Beautiful Women, The Art of Keisuke Serizawa, les 29-30 juillet à 13h.30— Atelier-Esso: Les jeux d'encens et leurs formes, les 29-30 juillet de 13h à 16h — Démonstration Togei ou art de la céramique japonaise, les 29-30 juillet à 14h,30— Visite commentée de la Collection Tokugawa: Le Japon des shogun, le 30 juillet à 10h RESTAURANT LES FILLES DU ROY: 415 Bon-secours, Vieux-Montréal (849-3535)— Balades du 19e siècle avec 2 musiciens de folklore, tous les dim.au brunch 11h.à15h.RESTAURANT SANCHO PANZA: 3458 ave du Parc, Montréal (844-0558)— Spectacle de guitare et de danse Flamenco avec John et Danielle, tous les samedis 21h.et 23h SALLE L’INTRO:911 est Jean-Talon, Montréal (277-3006)— De plus en plus rock n' Roll, spectacle de Cari Bazinet et Benoît Clément, m en s.Don Jordan et Benoit Clément, du 30 juin au 3 sept STADE OLYMPIQUE: Montréal (252-8667)-L'observatoire de la tour du Stade, accessible par funiculaire.tous les jours de la semaine, lun.12h à 23h„ mar.au dim de 10h à 23h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— Hong Kong Children Choir, le 29 juillet à 20h.THÉÂTRE D’ÉTÉ L’ÉPI D’OR: R R no 2, Ripon (819-428-7120)— « La Périchole » opéra bouffe, de Jacques Offenbach, version abrégée, avec l'Ensemble Lyrique Lanaudière: Marie Laferrière.mezzo-soprano, David Doane, ténor, Roland Gosselin, basse.Camil Laurence, comédien, et Monique Grenier, pianiste, le 29 juillet à 20h 30 TELEVISION SAMEDI O CBFT 12.00 Univers inconnus 13.00 Ciné-Famille • Le trésor de Nouvelle-France » fr 14.55 Le monde du vélo 15.00 L'univers des sports 16.30 La santé c'est payant 17.00 Visions d’ici O CBMT 12.00 What's New Review 12.30 Wonderstruck 13.00 Sea Hunt 13.30 Driver's Seat 14.00 Canadian Gardener Visits 14.30 Fish'n Canada 15.00 CBC Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday Report Œ) C FT M 12.00 Samedi Magazine 14.00 Au royaume des animaux 14.30 Chacun chez soi 15.00 Magnum 16.00 L'esprit d'aventure 17.00 Videostar 17.30 Bugs Bunny et ses amis 18.00 Ici Montréal «B C F C F 12.00 World Wrestling Federation 13.00 Animal Aliens 14.00 CTV Sports Special 1989 Sun Life tennis.men’s final 16.00 Wide World of Sports 18.00 Puise (S TV5 14.00 Sports Loisirs 15.00 Visa pour le monde: le Flevoland 16.10 Télétourisme 16.30 Autant savoir: spécial 500e 17.15 Continents francophones 18.00 Cinéma, cinémas 09 RADIO-QUÉBEC 16.00 Les grands travaux de l'archéologie dans le monde 16.30 Histoire des sciences au Québec 17.00 Légendes du monde 17.30 Les animaux et leurs mystères 18.00 Passe-Partout 63 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les P'tits Pierrafeu 12.30 Le Petit Journal 13.00 Throb 13.30 Patrouille du cosmos 14.30 Les P'tites vues < Aventures avec l'oncle Manuelo > brésil 72 avec Mauro Farias et Luis Mario Farias 16.30 Au bout de la ligne 17.00 Look 89 17.30 Le Grand Journal 18.00 La roue chanceuse DIMANCHE O CBFT 12.00 La semaine verte 13.00 Rencontres 13.30 Autosport Molson 15.00 Propos et confidences 15.30 Évangéline Deusse 17.00 Second regard 18.00 Le téléjournal O CBMT 12.00 Meeting Race 13.00 Ourselves and Other Animals 13.30 Hymn Sing 14.00 Keepers of the Light 15.00 CBC Sportsweekend 16.30 CBC Sportsweekend 17.00 Sharon, Lois and Bram's Elephant Show 17.30 Blizzard Island 18.00 The Magical World of Disney Q9 12.00 14.00 16.00 17.00 17.30 18.00 CFTM Bon Dimanche Ciné Wee-End ¦ Panique en plein ciel > amér 76 avec David Janssen, Don Meredith et Christopher George Sport Mag Le gala mini-stars de Nathalie Alt Ici Montréal © CFCF 12.30 Question Period 13.00 Amen 13.30 Profiles ot Nature 15.30 Star Trek: the Next Generation 16.30 Canada in View 17.00 The Littlest Hobo 17.30 FT Fashion Television 18.00 Pulse © TV5 14.00 Les héros du samedi 15.00 Apostrophes 16.20 Les enfants de 89 16.30 Concertissimo 17.30 Le Ressac 09 RADIO-QUÉBEC 16.00 Le cerveau: stress et émotions 17.00 Légendes du monde 17.30 Ordy 18.00 Passe-Partout 63 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le Petit Journal 13.00 Les P'tites Vues > François ou le chemin du soleil > it.angl.72 avec Graham Faulkner, Judl Bowker et Valentina Cor-tese 15.00 Les tripodes 15.30 Les carnets de Louise 16.30 Coup de soleil 17.00 La fourchette des vedettes 17.30 Le grand journal 18.00 Premières Le charme discret de la bourgeoisie Scene* from the Class Struggle In Beverly Hills.Un film de Paul Bartel, avec Jacqueline Bisset.Robert Beltran, Ray Sharkey, Mary Woronov, Ed Begley Jr, Wallace Shawn, Rebecca Schaeffer, Arnetia Walker, Barret Oliver, Paul Bartel et Paul Mazursky Scénario: Bruce Wagner.Images: Steven Fierberg Musique Stanley Myers (États-Unis, 1989) 90 min Au Faubourg Marcel Jean ÇA COMMENCE comme un film de Bunuel.Cinq jours après la mort de son mari, une riche veuve assoit toujours le corps de celui ci à table lors des repas.Accablée par la tristesse, elle jette un chaudron d'eau bouillante au visage de sa servante chi cano.J urant de la venger, le major dome veut ébouillanter à son tour la veuve, mais voilà que son élan est interrompu par une explosion de joie : c’est son anniversaire et sa patronne a mis en scène tout ce cirque pour lui faire une surprise.Les bras ballants, le beau valet n'en est pas encore au bout de son étonnement, car quelques secondes plus tard, les invités se retirent et la veuve s’offre à lui sur la grande table de la salle à dîner.J'arrête ici ce résumé pour ne pas vendre la mèche du plus récent film de Paul Bartel.Il y a donc, comme on l’a dit, un peu de Bunuel, du Charme discret de la bourgeoisie, dans ce film.Mais ce n’est pas la seule influence du cinéaste : il y a aussi un peu de la série télévisée Upstairs/Downstairs ( Maîtres et valets), un peu des soaps d’après-midi, une bonne portion de l’efficacité acquise par Bartel à l’école de Roger Corman, et beaucoup de cet humour iconoclaste qui lui est si particulier.De Bartel, on connaît surtout Death Race 2000, qui est l’un des premiers films avec Sylvester Stallone, et Eating Raoul, ce gros succès de 1982 qui faisait rimer arrivisme et cannibalisme.Cet auteur, qui est aussi souvent interprète de ses films, est une sorte de cousin américain de l’Espagnol Pedro Almodovar.Comme lui, c’est un champion de la comédie au deuxième degré, un spécialiste des petits budgets et de l’esthétique kitsch.PHOTO CINECOM ENTERTAINMENT Mary Woronov : un jeu subtil dans sa grossièreté.Scenes from the Class Struggle m Beverly Hills, à travers les névroses et les aventures amoureuses d’une bande de bourgeois et de leurs serviteurs, trace un portrait plutôt cin giant de la classe dominante américaine.C’est souvent drôle et plein d’esprit, parfois d’une saine vulgarité.L’interprétation très pince-sans-rire de Jacqueline Bisset, le jeu outré de Robert Beltran et Arnetia Walker, ainsi que celui très second degré (c’est-à-dire subtil dans sa grossièreté) de Mary Woronov, Ed Begley Jr et Wallace Shawn, y sont pour beaucoup dans la réussite du film.Grâce à eux, de même qu’à la musique de Stanley Myers et la photographie très classique de Steven Fierberg, on a l’impression que le film avance constamment sur le fil du rasoir.Metteur en scène doué, Bartel ar rive donc à faire tenir l’ensemble et à donner au film une facture unique dans le cinéma américain.On peut lui reprocher de manquer un peu de souffle, ce qui est d’ailleurs souvent le cas chez ce cinéaste, alors que les situations de départ flamboyantes se diluent dans la durée d’un long métrage.Qu’on se rassure malgré tout : si le film en entier n’est pas à la hauteur des dix premières minutes, ce n’est pas suffisant pour nous gâcher le plaisir.télévision du samedi soir en un rl in d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22HOO 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal Téléjoumai Q /Frog goes to.Samedi de rire Q Baseball / Cardinals vs Expos Téléjournal P météo/Sport 22h35 / Cinéma : Napoléon {le partie) —Fr.1955 P Avec Daniel Gélin et Raymond Pellegrin HD WCAX (CBS) Burlington News (1 h.) Wonderful World of Disney Paradise P Tour of Duty P West 57thp News Magnum, P.l.Ç5~) WPTZ (NBC) Plattsburgh News Cheers Cheers M>Tw°9 Amen P Dads The Golden Girls P 13 East (Première) Hunter P News Saturday Night’s Main Event H CBMT (CBC) Montréal News The Tommy Hunter Show The Smothers Brothers Comedy Hour The Golden Girls P Baby Boom Baloney ! Spitting Image The National Newswatch 23h45 / Spitting Image «Il CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Spécial Nuance Cinéma : French Love —É.-U.1984 Avec Karen Allen et Thierry Lhermitte La vie des gens riches.Journal intime: Inv.: Andrée Lachapelle Nouvelles TVA météo/sport Cinéma : Croix de fer —GB.77 Avec James Coburn ÇQ CFCF (CTV) Montréal Pulse Expos Summer ’89 Smith & Smith’s.Baseball / Cardinals vs Expos Katts and Dogs News Pulse Movie: Mary White t TV5 (Télévisions Francophones) Cinéma, cinémas Journal télévisé de TF 1 La nuit sur l’étang Avis de recherche : Isabelle Aubret Temps présent Jazz i Montréal Alice Le divan (23h45) Journal télévisé de TF 1 (17) C1VM (R.-Q.) Montréal Passe-partout National Geographic Cinéma : La dentellière —Fr.1976 Avec Isabelle Huppert et Yves Beneyton Le clap Première ligne Points de vue Africa (documentaire) (20) Musique Plus Musique vidéo VJ: Natalie Richard Vox Pop Film musical / Koyaanisqatsi ConcertPIus / Le mythe sous Mitsou (22) WVNY (ABC) Burlington ABC News P Twilight Zone Star Trek : The Next P Generation Movie: A Winner Never Quits —É.-U.1986 P Avec Keith Carradine et Mare Winningham A Man Called Hawk P ABC News 23hl5/ War of the Worlds (24) C1CO (TVO) Ontario Polka Dot Door Golden Pennies Doctor Who Legends of the World Movie : Ruggles of Red Gap —É.-U.1935 Avec Charles Laughton et Zasu Pitts Conversations Movie : The Devil and the Deep —É.-U.1932 Avec Charles Laughton et Gary Cooper 23h20/Conversations (dem.) (25) Much Music 18h30 / The Big Ticket : Miller Backtrax Soul in the City Vidéoclips Dire Straits Spotlight The Big Ticket.(33) VERMONT ETV (PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Evening at Pops Movie : To KM a Mockingbird —É-U.1962 Avec Gregory Peck et Mary Badham 23hl0 / The Minneapolis Sound P (35) QUATRE SAISONS Montréal La roue chanceuse Top jeunesse en vacances Cette semaine Cinéma : Le pont de Remagen —É.-U.1969 Avec George Segal et Ben Gazzara Le grand journal Coup de soleil Sports plus week-end Bleu nuit : L ’amour propre.ne le reste jamais très longtemps r- -." 1 .1 .—i La télévision du diinanelie soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO O CBFT (R.C.) Montréal Le clan Campbells Le rêve californien (3e/7) Les Beaux Dimanches : Les Beaux Dimanches : Champs Élysées à l’Olympia Lanaudière: un été en musique Les Beaux Dimanches : Lanaudière 89: Gala d’ouverture Téléjoumai sport (22h40) 23hl5/Cinéma : Les 47Ronins (2e partie) —Jap.1942 Avec Arashi Yashisaburo Ç3~) WCAX (CBS) Burlington News Night Court 60 Minutes (information) Ç Murder She Wrote P Sins (2e/3) (spécial) Q CBS NewsP 23h 15/The new Honeymooners 23h45 / Taies [ from the.f!D WPTZ (NBC) Plattsburgh Focus News The Jim Henson Hour Ç Family Ties P Billionaire Boys Gub (spécial) P M*A*S*H Movie : The Bedroom Window —Am.87 Avec S.Guttenberg O CBMT (CBC) Montréal Magical World of Disney P Movie : Superdad —É.-U.1973 Avec Bob Crane et Kathleen Cody Chasing Rainbows P NewsP Venture Newswatch The Streets of San Francisco CE) 1 CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal La Belle et la Bête La vie des gens riches.Cinéma: L’amour foudre (lre/2) (spécial) Avec Shirley MacLaine et John Heard Nouvelles TVA météo/sport Magazine Montréal Arme et charme SB CFCF (CTV) Montréal Pulse Travel, travel Matlock (lre/2) P wsp Sins (2e/3) (spécial) Q , News Puise Entertainment this week SB 1 TV5 (Télévisions Francophones) 17h30/Cinéma : Le ressac -Fr.1984 Avec Rat Vallone Journal télévisé de TF 1 Sentier Apostrophes : Souvenirs de Roger Stéphane 21hl5/Thalassa 22h 10/Cinéma : Mademoiselle B — Fr.1986 Avec Jean-Baptiste Thierrée et Claude Avril 23h40 / Journal télévisé de TF 1 (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-soleil : l'étoile.!9hl5/Ciné-soleil : L’Ile-noire La trentaine Lumières Cinéma : HeUo DoUy — Ê.-U.1969 Avec Barbra Streisand et Walter Matthau lu guerre (2fi 1 Musique Plus Musique vidéo Rock import Musique vidéo / VJ : Francis Bay (22) WVNY (ABC) Burlington ABC News P Wheel of Fortune Trans-Antarctica P Expedition (spécial) Mick and Frankie (spécial) P Movie : Starting Over —Ê.-U.1979 Q Avec Burt Reynolds et Jill Clayburgh ABC NewsP 23hl5 / Personal Power (24) CiCO (TVO) Ontario Passe-partout L'oiseau Meu Le monde des épices Pages d*histoire.Marcheloup (5e/6) A comme artiste L’échiquier P provincial Documentaires en musique Réflexion sur la sexualité (25) Much Music 19 h : Backtrax The Best of Much Vidéoclips Sheriff/ Frozen-Ghost.Test Pattern (331 1 VERMONT ETV (PBS) All Creatures Great and Small Wild p America Naturescene National Audubon P Society Masterpiece Theatre : P Fortunes of War (2e/7) Masterpiece Theatre : P Fortunes of War (3e/7) Mystery ! A Dorothy L P Sayers Mystery Masterpiece Theatre P (35) QUATRE SAISONS Montréal Premières Caméra 89 Cinéma : A ventures à New York —Ê.-U.1969 Avec Jack Lemmon et Sandy Dennis Le grand journal D'importance capitale Sports plus week-end Menick reçoit. C-8 ¦ Le Devoir, samedi 29 juillet 1989 chronique Bien à vous; AD Le livre de ma mère LES TEMPS sont compromis.Les juges, transformés en gardiens de l’ordre et de la paix, nous disent comment il faut « vivre », s’immiscent dans nos consciences, dans nos fors intérieurs, dans nos coips.Dans d’autres cultures on crierait à la dictature des ayatollahs.On croyait vivre dans le pays le plus libre de la planète, là où les femmes ont la paix, peuvent circuler, travailler, étudier, voyager, aimer, créer, vivre leur vie sans représailles, sans mépris, sans culpabilité.Erreur.Les vieux sorciers agitent encore leurs gris-gris pour semer la peur, pour affirmer leur pouvoir, préserver leur emprise et leur domination.Je doute qu’un enfant non-dé-siré, c’est-à-dire qui n’a pas le bénéfice de l’amour avant de naître, puisse jamais écrire comme Albert Cohen Le livre de ma mère (Gallimard), cette longue lettre de 175 pages d’un fils à sa mère, gardienne non pas de la vie mais de l’amour.Ce ne sont pas les pères — même après quelques millions d’années d’« humanité » sur cette planète — qui transmettent l’amour mais bien les mères.Certains géniteurs ne se découvrent même jamais de fibre paternelle (ou trop tardivement, quand ça n’a presque plus d’importance) ayant tout investi dans ce rôle de pourvoyeur universel qu’ils ont usurpé.D’autres « monnayent » leur paternité en pensions alimentaires, visites de fins de semaine ou cadeaux démesurés (tout s’achète, croient-ils, même l’amour).Pourquoi l’enfant n’aurait-il pas droit à un père et à une mère à plein temps, pourvoyeurs d’amour ?Or ce sont les mères plus souvent qu’autrement qui se portent volontaires.Les pères ne trouvent jamais le temps qu’il faut, leurs jobs ne le leur permettent pas, ils sont toujours trop occupés, trop pressés.En interpellant sa mère décédée, fouillant dans son héritage de vie, de souvenirs, de points de repère indélébiles, Cohen livre le plus beau témoignage qui puisse s’écrire sur l’amour — le seul — impérissable, que voue une mère à son enfant.Parent à son tour, Cohen avoue ne pas pouvoir aimer sa fille à ce point.Évidemment, l’amour de cette mère que décrit Cohen est un amour à l’ancienne, toutes fibres tendues vers l’être aimé dans la plus grande abnégation d’elle-même.Les mères d’aujourd’hui ne sont pas aussi protectrices et « uni-dimensionnelles ».Leur vie ne se résume pas à leurs enfants, ce qui ne les empêche pas de leur passer cette denrée irremplaçable qu’est l’amour gratuit, l’amour générosité du coeur (et non du portefeuille), l’amour disponibilité, l’amour fiabilité, l’amour toujours.Est-ce parce que les enfants nous mangent le corps pendant neuf mois (comme des parasites) que les mères développent cet inaliénable besoin de donner chair et âme à leurs rejetons tout au long de leur vie ?Parce que l’amour c’est ça, de la sueur, de l’écoute, de la patience, de la continuité, de la tolérance, de la beauté.L’amour, ça ne se dicte pas du haut d’un tribunal.Quel savant juge a mis sa carrière entre parenthèses ou refusé une promotion pour disposer de suffisamment de temps à consacrer à sa progéniture.AUCUN.(Je généralise à dessein parce que les exceptions sont si rares qu’elles ne sont pas « significatives » comme diraient les sociologues.) Et pourtant ce sont eux qui dictent aux femmes comment gérer leur coeur et leur corps, au nom du droit de la cellule.Mais on est tous des usines à cellules.On en fabrique des millions tous les jours.On va donner bientôt des droits aux cellules cancéreuses de proliférer à volonté, peut-être .Quelle absurdité ! Heureusement qu’il y a des écrivains comme Cohen pour nous ramener aux vraies valeurs humaines et des oeuvres comme Le livre de ma mère pour nous faire réfléchir et comprendre davantage ces êtres étranges, les mères, qui donnent tout librement, gracieusement.Les hommes n’ont pas de leçons d’amour à donner.Quand ils entendent une femme leur dire qu’elle n’est pas prête à organiser sa vie autour des besoins d’un enfant, ils devraient comprendre.non ! Les sorciers craignent peut-être davantage que les femmes refusent en nombre de plus en plus grand de transmettre, non pas la vie, mais l’amour.La vie se fabrique déjà en éprouvette .— Angèle Dagenais DU NÉO-CLASSICISME AU SYMBOLISME Un siècle d’estampes en France Les brodeuses no 2, d'Ignace Henri Jean Théodore Fantin-Latour (1895).Musée d’art contemporain de Montréal 25 ans déjà! EXPOSITIONS ¦ Anicca Installation vidéographique de Daniel Dion Jusqu’au 27 août Tenir l'image à distance Oeuvres photographiques de treize artistes du Québec, du Canada et de l'étranger Jusqu'au 3 septembre L'histoire et la mémoire Oeuvres de quinze artistes québécois acquises au cours des deux dernières années Jusqu'au 3 septembre ACTIVITÉ FAMILLES-AMIS ¦ Portrait de famille Invitation à amener sa famille ou à en inventer une sur place et d'en faire tirer un portrait dans un décor pré-fabriqué Les dimanches 30 juillet ainsi que 13 et 27 août De 13h à17h VISITES Du mardi au vendredi, visites d'une durée de fh30, suivies sur demande, d'un atelier Réservations: (514)873-5267 Le dimanche, visite-express d'une durée de 50 min .en français et en anglais Inscription: sur place, le jour même, dès midi, horaire à déterminer Jusqu'au 31 août Entrée libre Cité du Havre (514) 873-2878 Transport: La ligne d'autobus 168 de la ST.CU M dessert le Musée du mardi au vendredi.Maintenant en vigueur les fins de semaine de 12h à 18h.un service de taxi collectif! Renseignements: (514) A-U-T-O-B-U-S MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL La gravure au 19e siècle en France: le don Touche-Ross au Art Gallery of Ontario, Cabinet des estampes, Musée des beaux-arts de Montréal, jusqu’au 3 septembre Claire Gravel LA COLLECTION Touche-Ross termine à Montréal sa tournée canadienne.Constituée par des conservateurs du Art Gallery of Ontario (AGO) grâce aux dons annuels de la célèbre compagnie d’experts-comptables, cette collection a ceci de particulier qu’elle vient combler les manques de la collection de ce musée.Ses éléments développent davantage un fond déjà existant qu’ils ne composent un tout en soi.C’est ainsi que dans le catalogue complet du don Touche-Ross, on retrouve pêle-mêle des oeuvres de Kandinsky, Tapies, David Hockney, Arakawa, Christo et Motherwell.Afin de présenter la collection dans un ensemble homogène, les conservatrices du AGO, Mmes Katharine Lochnan et Brenda Rix ont choisi 70 gravures du 19e siècle, majoritairement françaises, auxquelles se joignent quelques oeuvres britanniques, des Whistler, Seymour, Sickert, Ward et Prout, ce qui est tout à fait pertinent, vu l’importance au point de vue de l’histoire de l’estampe, des échanges entre ces deux pays à cette époque.L’exposition nous révèle un 19e où foisonnent les styles.Du style révo- jAusee Beaulne 96, rue Union Coaticook, Québec J1A 1Y9 DOUCET-SAITO 12 juin - 4 septembre 1989 Tous les jours 11-17 heures Tél.: (819) 849-6560 LA GALERIE D'ARE LAVALIN • MONTRÉAL 3e Biennale nationale de la céramique et oeuvres en terre cuite de la collection Lavalin Entrée libre du mardi au samedi de 12 h a 18 h 1100, boulevard René-Lévesque Ouest.Montréal Du 6 au 29 juillet 1989 lutionnaire, le néo-classicisme d’un Prud’hon, au symbolisme d’un Dulac, une pluralité de tendances se succèdent au rythme accéléré des régimes politiques.La lithographie, inventée en Allemagne en 1798 fait son entrée en France : Le Paresseux, de Guérin (1816), montre qu’on l’utilisa d’abord par de petits traits serrés proches de la technique de l’eau-forte; on en viendra à exploiter ses qualités de noircissement plus tard, à la période romantique.Celle-ci se manifeste de bien des façons : paysages inspirés des grands paysagistes anglais, puis hollandais, introduisant des notions de pittoresque au sublime, mettant en scène des jardins dont la « rusticité » fait sourire, à l’instar des rochers qui semblent flotter comme des nuages dans l’oeuvre non datée de Lebar-bier.Un romantisme médiéviste s’exprime dans les scènes de genre, les fables de Louis Hersent où les nonnes s’en donnent à coeur joie avec l’appétissant jardinier.Elles prendront un ton populaire à outrance avec Nicholas Toussaint Charlet, tandis qu’un dessinateur comme Samuel Prout s’attardera à reproduire les architectures gothiques de la ville de Rouen.C’est après avoir peint Le radeau de la Méduse que Géricault entreprit, à Londres, une série de 12 lithos, Various Subjects from Life on Stone dont on peut admirer deux pièces où perce un souci de réalisme avant la îettre.Puis c’est au tour de la grande tourmente du romantisme selon Delacroix : Cheval effrayé sortant de l’eau (1828), Lion dévorant un cheval (1844) où le trait de crayon lithographique se fait impétueux.Une des plus belles pièces de l’exposition est Juive d'Alger et Rue d’Alger (1838) où Delacroix a croqué une odalisque et tiré prestement la saveur d’une rue accablée de soleil de part et d’autre du texte de l’écrivain Alphonse Karr.Louis Boulanger avec une Attaque du tigre et Tigre attaquant un lion transforme les thèmes de Delacroix en études trop dessinées.Vers 1840, nous apprend la conservatrice du cabinet des dessins et estampes du Musée des beaux-arts de Montréal, Micheline Moisan, il y a eu un regain de l’eau-forte en France : plus facile à transporter, la mince plaque de cuivre que la lourde pierre lithographique ! Cette renaissance naît des besoins d’un art qui délaisse l’atelier pour aller peindre dans la nature, sur le motif.L’école de Barbizon, ainsi nommée à cause de ses artistes amoureux de la forêt environnant Fontainebleau, est représentée ici par Du 4 AOÛT AU 4 SEPTEMBRE À BAIE-SAINT-PAUL LE SYMPOSIUM ’89 de la jeune peinture au CANADA Quinze artistes peignent sur le thème “LIBERTÉ’ les artistes invités France/Joeï Kermarrec États-Unis/Darryl Hughto Canada/Serge Lemoyne Les conférences de M.René Huyghe de l’Académie française 5 août 14h.“Picasso, mythe des temps modernes." 12 août 14h.“Cézanne, tradition et modernisme.’’ Cours avec Jean Tourangeau de l’Université Laval 14 août au 1 sept."L’art qui se fait” (45 heures) Informations Centre d’art de Bale-St-Paul Inscriptions 418-435-3681 Ajoutez une touche de beauté à votre été! Offrez-vous le plaisir d’un circuit culturel avec / Les, .Maux détours les 11-12-13- août prochains Sut Iti (i&utewiA di (ffuvUtmt Le forfait comprend, entre autres, des commentaires sur Laure Conan et F.-A.Savard, la visite de la papeterie St-Gil-les, lecture par le comédien Jacques Brouillet, concert au Domaine Forget, visite du Centre d’art de Baie Saint-Paul.hébergement au Manoir Charlevoix, les repas.Réservations: 276-0207 Charles Jacque, Daubigny et Corot.Jacque et Daubigny célèbrent une nature géorgique, un paradis champêtre, peuplé de bergers et de troupeaux.Les Souvenirs de Corot, eaux-fortes rarissimes car il n’en grava que 14, et la collection Touche-Ross en possède quatre, surprendront par la gestualité enlevée du dessin.Souvenirs d’Italie ou de Hollande, ils énoncent deux grandes influences confondues dans une irrépressible nostalgie.Charles Meryon — que d’aucuns s’accordent à nommer le plus grand graveur du 19e — s’est attaché à graver les quartiers de Paris qui allaient être démolis par l’urbanisme du baron Haussmann.Ces planches traduisent une atmosphère hallucinante, l’artiste (mort fou) allant jusqu’à représenter ses visions délirantes, comme cette chasse-galerie aux baleines qui voguent autour du Ministère de la Marine (1865).Dans le magnifique catalogue de l’exposition, traduit en excellent français, on apprend que Meryon voulait dépeindre une attaque aérienne, ce qui a beaucoup troublé son médecin, le docteur Cachet, qui soignera plus tard le malheureux Van Gogh.Les Gitanos (1862) est l’une des premières oeuvres gravées d’Édouard Manet, alors féru d’art espagnol, de Goya à Vélasquez, dont il copie le portrait en pied de Philippe IV.Plus intéressantes sont les eaux-fortes et les lithos de James Abbot Mc Neill Whistler, cet Américain qui préféra l’Europe et qui devint un des premiers partisans de « l’art pour PHOTO ART GALLERY OF ONTARIO l’art ».Son économie de trait, sa délicatesse infinie, qui va jusqu’au monochrome, jusqu’au fragment, ne relève que de Rembrandt et suscite une émotion semblable.Il faut voir son Nocturne où Venise s’endort dans l’eau.À côté, les mezzo-tinto (gravure à la manière noire) de Tissot sont d’une élégance si chargée qu’elle en devient ridicule : la fin du 19e siècle, c’est également ce style étouffant, qui emprunte à la photographie.Les Brodeuses, de Fantin-Latour (1895), est une litho tirée d’un dessin des deux soeurs de l’artiste datant de 40 ans auparavant.Les effets de lumière et d’ombre du contrejour sont magnifiques.Scènes de rue, intérieurs mangés par les motifs décoratifs, les oeuvres de Bonnard et de Vuillard, par leur polychromie, marquent un appauvrissement du médium.L’univers des peintres Nabis semble se dissoudre dans des taches colorées que l’estampe ne sert pas.Ces oeuvres annoncent les premières abstractions qui verront le jour, dix ans plus tard.Seuls, les grands paysages symbolistes de Charles-Marie Dulac tirent parti de l’estampe.Ses arbres qui se tordent dans un expressionnisme menaçant offrent un écho pâle à cette émotion pure que l’on trouve chez Van Gogh.Voilà un mécénat éclairé, celui qui laisse aux conservateurs toute la latitude dans le choix des oeuvres et comme il est dommage qu’une société née au Québec ait préféré faire ses dons en Ontario ! + Tourisme médien Paul Hébert sera du voyage.» Les enfants de l’après-guerre ont maintenant l’âge et la bourse pour délaisser la misère, si sympathique soit-elle, des auberges de jeunesse et s’offrir le luxe du tourisme haute de gamme, qu’il soit culturel ou d’aventure.Les adeptes sont donc un peu plus nombreux dans chacune de ses branches.Mais l’un et l’autre s’adressent, malgré tout, à une clientèle restreinte.Question de goût d’abord.Faut aimer, soit le risque, soit l’art.Question de coût, ensuite.Prenons une tournée de concerts en Europe de deux à trois semaines.Outre le billet d’avion, il faut compter des chambres d’hôtels convenables sinon luxueuses, des repas agréables sinon gastronomiques, et surtout, au moins une demi-douzaine de billets pour la Scala ou le Bolshoi.Le tout se détaille difficilement en bas de $ 4,000 ou $ 5,000.Les détours de Francine Sarrasin coûtent, pour leur part, entre $ 125 et $ 410, incluant transport, logement à l’occasion, visite commentée, con- cert et repas gastronomique.Rien à dire, rapport qualité-prix.Mais il faut néanmoins pouvoir se le payer.La clientèle est donc principalement constituée de femmes seules, d’un certain âge et d’un revenu certain, plus rarement d’hommes seuls ou de couples, exceptionnellement de jeunes, étudiants en danse, musique ou peinture ou, simplement, bien-nés de parents aussi nantis que généreux.Dans ces groupes dont les participants ont en commun un amour indéfectible pour la musique ou la peinture, une curiosité intellectuelle et un goût des belles choses, se crée souvent une joyeuse complicité qui ajoute au plaisir du voyage.Complicité accentuée par une similitude d’âge et de culture.D’ailleurs, les récidives sont fréquentes, assurent ceux et celles qui les organise.Culture et tourisme vont donc de pair, tout naturellement.Trop peut-etre.C’est peut-être pourquoi on oublie trop souvent de miser sur ce couple pourtant gagnant, autant pour attirer les gens ici que pour les amener ailleurs.Une lacune que le Québec semble en voie de corriger.Grand bien nous en fasse.Barry Allikas, Yves Bouliane, Lalie Douglas, Catherine Everett, Marc Garneau, Gilles Gheerbrant, Betty Goodwin, John Heward, Richard Lanctôt, Guido Molinari, Sylvia Safdie, Suzan Scott, Micheal Smith, Bill Vazan, Marion Wagschal MONTREAL sur PAPIER 27 JUIN — 3 AOÛT LA GALE I lüf LERIE D’ART SAIDYE BRONFMAN YM-YWHA 5170 Chemin d# la Côte Sla.Catherine Tél.: 739-2301 Heure»: Lun.au Jeu.9h i 21h/Ven.9h à 17h/Dlm.lOh à 17h
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