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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1989-06-07, Collections de BAnQ.

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SIDA 89 Informations Page 9 Vol.LXXX — No 131 ?Ensoleillé avec passages nuageux Max: 24 Détail page 18 Montréal, mercredi 7 juin 1989 Côte Nord.Gaspssie Nouveau Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS SIDA 89 Un tueur aveugle en Afrique Pierre Cayouette RN AFRIQUK, le sida frappe aveuglément et n’est pas l’apanage de quelques « grou pes à risques» comme en Amérique du Nord ou en Ru-rope.Sur le continent africain, plus de 80 % des cas de sida ont été transmis lors de rapports hétérosexuels.Le directeur du Comité national du programme de lutte contre le sida au Zaïre, N’Galy Bosenge, a exprimé son désarroi devant cet état de fait, hier, lors de la Ve Conférence internationale sur le sida qui se déroule à Montréal jusqu’à vendredi.« Rn Amérique du Nord et en Rurope, des groupes bien ciblés comme les homosexuels, les drogués intraveineux qui s’échangent des seringues contaminées, les hémophiles et les enfants nés de mère séropositive constituent 90 % des personnes atteintes du sida.Rn Afrique, la transmission homosexuelle n’est à l’origine que de 6 % de l’ensemble des cas recensés.C’est un phénomène bénin.Tandis que les toxicomanes ne représentent que 1 % des personnes atteintes.Dans 90 % des cas, le sida frappe la population en géné-Voirpage 10: Un tueur Les dirigeants auraient quitté Pékin L’armée se retire d'après AP, AFP et REUTER Pékin—L’armée chinoise, vraisemblablement divisée, a montré des signes de solidarité avec le peuple, hier, en se retirant de la place Tian An Men alors que des informations donnaient à entendre que les dirigeants du pays avaient quitté Pékin.Un enorme convoi militaire de plus de 200 camions a quitte ce matin la place Tian An Men, dans le centre de Pékin, pour se diriger vers l’est, tandis que les soldats tiraient sur les immeubles le long du chemin, plusieurs militaires scandant :« À bas la corruption officielle ».Ce dernier slogan a ete accueilli par des applaudissements par les citoyens abrités dans les couloirs et sous les entrées d'immeubles du parcours.Une demi-heure après le passage du convoi, des soldats a pied, baïonnette au canon et paraissant extrêmement tendus, ont suivi le même chemin aux cris de « tirez sur les fascistes et écrasez les contre-revolu-lionnaires », personnes ne pouvant dire de quelle révolution on parlait.La signification de ces mouvements de troupes était loin d’être claire.Au cours des deux derniers jours, des rumeurs persistantes ont Autres informations Pages 5 et 10 fait état d’affrontements aux abords de Pékin entre les unités ayant écrasé le mouvement étudiant et des militaires hostiles à sa répression.Le gouvernement américain a prétendu, hier, que les principaux dirigeants chinois semblaient avoir quitté Pékin et que la ligne dure marquait des points avec l'éviction à la tête du Parti communiste chinois du réformiste Zhao Ziyang.« On dirait qu’ils ont fermé bouti que », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Marlin Fitzwa-ter.« Il n’y pas de message de la direction ni d’indication sur qui dirige», a-t-il ajouté.La situation demeurait extrême-Voir page 10: L'armée PHOTO AP Tandis que les dirigeants chinois semblaient avoir abandonné leur poste, hier, dans une certaine confusion, les chars sillonnaient les rues de Pékin.Ci-haut, l’un d’eux écrase une carcasse d’autobus incendiée.PHOTO AP L’adieu à l’imam Plus de 10 millions de fidèles ont envahi Téhéran, hier, pour dire un dernier adieu à l'ayatollah Khomeini, mort samedi.Page 4 DU MÉTRO À L’HÔPITAL « Québec exige une enquête sur l’électrocutée (LR DRVOIR) — La ministre des Affaires sociales, Mme Thérèse Lavoie-Roux, exige un rappprt « dans les 24 heures » de la direction de l’hôpital .Jean-Talon de Montréal, où fut traitée d’urgence, samedi soir, une jeune fille électrocutée par une décharge de 750 volts, après s’être aventurée dans le tunnel du métro, station Sherbrooke.Cependant, une enquête du Coroner tentera d’établir les circonstances dans lesquelles l’adolescente de 16 ans, de Montréal, Mélanie Coté, est décédée, le lendemain après-midi, à domicile.À l’hôpital Jean-Talon, où des témoins soutiennent que la jeune fille n’aurait reçu aucun soin approprié, autre qu’un bandage sur une main déjà noircie par la brûlure, c’était le le mutisme complet, le directeur de l'établissement, M.Pierre Ledoux, s’étant retranché derrière un communiqué annonçant laconiquement qu’« une enquête interne est en cours ».La jeune Mélanie s’était engagée en compagnie de quatre copains et copines dans le petit escalier qui relie le quai au tunnel, au-delà d'un portillon pourtant très visiblement interdit d’accès.Prévenue par une compagne du danger qu’elle courait, l’adolescente en rebroussant chemin a fait une chute et saisi le rail de 750 volts, se brûlant gravement à la main.Au lieu d’appeler à l’aide, les jeu- Voir page 10: Québec ¦ M i 'A- ' ¦Am® ,7* «ï* PHOTO JACQUES GRENIER La rue Saint-Sacrement, en face du DEVOIR, hier après-midi.Montréal fera un peu plus pour ses « rues » Paré M Alt; R R consolation pour les automobilistes lassés de l’allure sinistrée des routes: la Ville de Montréal consacrera en 1989 $ 12 millions de plus pour réparer son réseau routier.De quoi paver .45 km de rues et 95 km de trottoirs de plus que prévu.Au surplus, un fonctionnaire de la Ville a fait savoir hier que l’administration avait émis pour 1989 9,000 permis « d’entrave » à la circulation à des entrepreneurs, soit 80 % de plus que les années précédentes.Si l’on permet si facilement l’obstruction des voies publiques, c’est pour ne pas nuire au développement économique et urbain de la Ville.C’est ce qu'a rétorqué la responsable des Travaux publics à la Ville de Montréal, Mme Jacqueline Bordeleau, lors d’une conférence de presse, précisant que ces entrepreneurs payaient cher leur droit d'occuper la voie publique.« Des milliers de restrictions sont imposées à ces permis », a-t-elle ajouté.Mme Bordeleau avait convoqué la presse pour annoncer que le budget prévu pour la réfection des voies publiques sera augmenté de $ 21 à $ 33 millions celte année.Ces douze millions seront puisées à même le surplus budgétaire enregistré par la Ville il y a quelques semaines.Cet effort permettra de devancer de peu l’ambitieux programme de réfection des infrastructures de la Ville qui s’étendra sur dix ans et grugera plus de $330 millions dans les caisses municipales.Pour l’ensemble des travaux d’infrastructure, sur et sous la voie publique, le programme prévoyait en 1989 la dépense de $91,5 millions.Mme Bordeleau a souligné que les travaux toucheront surtout les vieux quartiers tels le sud-ouest, le centre-sud et le Plateau Mont Royal.« Les travaux supplémentaires visent surtout à remplacer les trottoirs d’asphalte par des t rolloirs de béton plus sécuritaires et plus esthétiques », a-t-elle précisé.On veut également mettre fin à la pratique du rapiéçage des trottoirs, cataplasme inesthétique et peu résistant.Les secteurs d'intervention sont déterminés en fonction de la détérioration de la chaussée mais surtout en fonction de l’achalandage et de la proximité de centres de services sociaux ou de centres d’accueil pour personnes âgées ou handicapées.Sur dix ans, on évalue à $ 2 milliards le coût total de la modernisation des égoûts, des conduits et des voies publiques à Montréal.Une facture gigantesque Voir page 10: Montréal ASSURANCES Les automobilistes peuvent s’attendre à une hausse de primes H|§h Chartier Les automobilistes pourraient subir une hausse de leurs primes d’assurance l'an prochain si les assureurs, malgré une vive concurrence, décident de faire payer aux consommateurs la hausse des réclamations pour dommages qu’ils ont eu à payer.C’est ce qu’a donné à entendre, hier, M.Daniel Demers, président du comité de la statistique au Groupe- ment des assureurs automobiles du Québec.D'un point de vue actuariel, la hausse des coûts moyens de réparation de véhicules automobiles justifie une hausse de 5 % à 10 % des primes d'assurance-aulomobile, selon M.Daniel Demers.Ce dernier prend cependant la précaution de préciser qu’il appartient à chaque compagnie d'assurances de décider si elle hausse ses primes.Les assureurs se font une guerre sans merci en ce moment et ils sont dans le creux du cycle des assuran- ces depuis trois ans déjà.Les primes émises pour les voitures de tourisme ont augmenté globalement de $ 827 millions à $ 1.2 milliard depuis 1984.Il s’agit là d’une hausse de 48 %, tandis que les montants versés pour les sinistres sont passés de $ 597 millions à $ 989 millions, soit une une progression de 66 % pour la même période.Les primes n’ont donc pas rattrappé les réclamations.Le président du Groupement des assureurs automobiles du Québec, M.Yves Brouillette, insiste aussi sur le fait que les montants versés pour couvrir les dommages matériels ont continué de progresser plus rapidement en 1988 que les primes perçues.Pour cette seule année, la progression atteint en effet 11 %.Les montants déboursés pour toutes les catégories de véhicules sont de $ 1.1 milliard.Or le volume des primes pour l’ensemble des véhicules n’a augmenté que de 5 %, bien qu’il se situe à $1.5 milliard.Bref, la situation ne s’arrange pas pour les assureurs automobiles.M.Brouillette indique un dépassement depuis 4 ans de ce que les assureurs appellent techniquement le combine ratio.Il s’agit là des frais d’exploitation moyens et taxes ajoutes aux versements pour les sinistres.Ces frais et taxes atteignent 23.6 % des primes pour la dernière année disponible, 1987, et les rapports sinistres/ primes atteignaient 80.3 % des montants touchés.Le dit ratio atteint donc les 104 %.M.Brouillette s’est efforcé de donner un portrait complet de la situation en soulignant qu’il faut aussi te-Voir page 10: Automobilistes AUJOURD’HUI Kelesi mord la poussière La Canadienne Helen Kelesi subit l'élimination face à l'Américaine Mary-Joe Fernandez à Paris.Page 20 Expos.3 Cards .2 Pascual Perez produit le point victorieux et remporte un premier match à titre de partant cette saison Page 20 425 BOUL.DE MAISONNEUVE OUEST, MONTRÉAL Une affaire de succès (514) 288 9450 IV-vEMC I MICRO CONTACT Québec: 418 683 1444 Levis: 418 835 1444 Trois-Rivières: 819 378 9180 Chicoutimi: 418 545 7925 Montréal: 514 288 9450 Scpt-Iles: 418 962 2255 Hull: 819 778 2788 Micro Contact: 8 magasins à l'échelle du Québec pour Micro Contact, un des plus importants détaillants de produits informatiques au Québec, vous offre support, conseils, service et qualité.Pour être près de vous et mieux vous servir, nous avons ouvert 8 magasins à travers la province dans lesquels nous vous offrons une gamme variée de logiciels et d'équipements de très haute qualité tels: les ordinateurs Macintosh™ de Apple® dont la puissance n'a d'égal que la facilité d'utilisation.Venez visiter un de nos magasins et faites l'expérience Micro Contact.Parce que nous avons le souci du détail vous aider! Apple et le logo Apple sont des marques déposées de Apple Computer, Inc.Macintosh est une marque de commerce de Apple Computer, Inc.Concessionnaire autorisé 10 ¦ Le Devoir, mercredi 7 juin 1989 Ottawa rapatrie les Canadiens de Chine OTTAWA (PC) - Un DC-10 nolisé par le gouvernement fédéral doit procéder tôt ce matin à l'évacuation de plus de 200 Canadiens se trouvant actuellement à Pékin.Une cinquantaine d’autres citoyens canadiens avaient déjà quitté hier la capitale, où le gouvernement fédéral entend réduire sa représentation diplomatique à une vingtaine de fonctionnaires de haut niveau.Le DC-10 de la compagnie Canadien International déposera les personnes évacuées à Tokyo.Presque tous les ressortissants canadiens habitant Pékin devraient alors avoir quitté la ville, qui était le théâtre hier de combats entre factions de l’Armée du Peuple.Ottawa a en outre dépêché un 707 des Forces armées canadiennes à Osaka, au Japon, où l’appareil militaire demeurera en attente dans l’éventualité où d’autres évacuations seraient nécessaires.Parmi les mesures punitives que le Canada songe à imposer à la Chine, le secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures Joe Clark a par ailleurs laissé entendre, hier aux Communes, que la marge de crédit de $2 milliards, dont bénéficie le gouvernement chinois auprès de la Corporation canadienne de développement des exportations, pourrait lui être retirée.Le ministre avait déjà annoncé lundi la suspension des contrats que PAC DI s’apprêtait à signer avec le gouvernement chinois.La communauté internationale, a-t-il en outre mentionné, pourrait également sévir en bloquant la demande d’adhésion de la Chine au GATT.C’est lundi soir que M.Clark a décidé, sur la base d’informations faisant état d’une résurgence de la violence à Pékin, de recommander aux Canadiens de quitter la capitale dans les plus brefs délais.Un plan d’évacuation a été mis à exécution pour pallier à l’engorgement des vols commerciaux, provoqué par l’écla- tement des troubles.Des 600 ressortissants canadiens installés en Chine, la moitié habitent à l'extérieur de la capitale.M.Clark a indiqué aux Communes ne pas voir pour l’instant la nécessité de faire sortir du pays ceux qui n’habitent pas Pékin où la violence et la répression semblent pour le moment s’être concentrées.Ces chiffres ne tiennent pas compte toutefois du nombre indéterminé de gens d’affaires et de touristes qui sont dans le pays et qui contactent en nombre croissant l’ambassade du Canada à Pékin, dont les téléphones n’arrêtent pas de sonner.Pour le reste, M.Clark a refusé une fois de plus d’en appeler au Conseil de sécurité des Nations-Unies -comme le lui demande l’opposition libérale - afin que soit débattue d’urgence la question chinoise.Le ministre n’en voit pas pour l’instant la pertinence, compte tenu du fait que les statuts de l’ONU empêchent l’organisme international de se mêler de problèmes internes.« Mais évidemment, le désordre et les conflits dans un pays aussi grand et aussi puissant que la Chine ne peuvent pas rester internes bien longtemps», a affirmé M.Clark.En Chambre, le député libéral Sergio Marchi a suggéré au gouvernement d’adoucir provisoirement les dispositions de la Loi sur l’immigration concernant la réunification des familles afin que plus de Canadiens d’orginine chinoise puissent faire venir ici leurs parents.La communauté chinoise compte quelque 350,000 membres au Canada.Ottawa a reporté de 60 jours la déportation des ressortissants chinois qui n’ont pas passé le test d’entrée des services d’immigration.Il s’est également engagé à étudier les demandes de prolongation de visas qui lui seront soumises par les étudiants chinois - ils sont 4,500 au Canada - qui fréquentent une institution scolaire canadienne.PHOTO AP *( V' ; Lgs mâtins de Pékin Les Pékinois se sont éveillés, hier, parmi les débris laissés ça et là à l’ouest de la place Tian An Men à la suite des événements violents survenus au cours de la fin de semaine dans la deuxième ville chinoise.Tentant de faire circuler le plus d’informations sur la rebellion, les étudiants se sont affairés à confirmer des rumeurs voulant que des troupes armées étaient à se regrouper et à comptabiliser les morts et les blessés.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Automobilistes mr compte des revenus de placement attribuables à ce type d’assurances.Autrement dit, il y a un déficit technique sur les opérations d’assurances, mais les revenus de placement attribuables strictement aux assurances automobiles, et non aux capitaux propres de la firme, représentent de 3 à 4 % des primes touchées.Il y a donc un léger déficit globalement.Certains assureurs font mieux que la moyenne.D’autres perdent beaucoup d’argent.Mais, les assureurs cherchent avant tout à se prémunir contre les hausses de frais des réparations pour l’avenir.Comment s’établissent au juste ces primes en ce moment?Elles atteignent $ 406 en moyenne pour une voiture de tourisme.En 1984, la prime moyenne ne dépassait pas $ 348.Il y a donc eu une hausse de 16 % en cinq ans selon le relevé du G AA.En 1985, il y eut d’abord légère diminution de $ 13 des primes, en raison d’une guerre de tarifs.Bien vite, en 1986, celles-ci sont remontées à $ 359, puis en 1987 à $391.Bref, la hausse la plus forte est survenue en 1987, plus forte aussi qu’en 1988.Globalement ces chiffres ne suivent pas le coût moyen des sinistres par automobiles, explique le vice-président délégué aux Assurances des particuliers du Groupe Commerce.Par véhicule, les déboursés ont augmenté de $ 248 à $ 345 ces cinq dernières années.Ceci représente une hausse de 36 %, en regard d’une poussée de 16% pour les primes.En réalité, c’est encore plus impressionnant si on regarde le coût moyen par sinistre.Celui-ci est monté de $ 1,089 à $ 1,397 de 1984 à 1988, soit une hausse de $ 308, ou 28 % pour cinq ans.En chiffres absolus, ces progressions sont toutes très for tes, $ 103 pour la dernière seulement.La situation actuelle ressemble donc fort à la situation du début de la décennie.M.Brouillette a aussi expliqué que seuls les assurés sans réclamation depuis belle lurette ont droit aux boni des assureurs.Les assurés ayant réclamé un remboursement pour vandalisme ou délit de fuite représentent dorénavant pour les compagnies d’assurance un risque plus grand qu’un assuré n’ayant rien réclamé.Les victimes de vandalisme, de vol et de délit de fuite en pâtiront.C’est pourquoi d’ailleurs un assuré de Montréal paie plus qu’un assuré de province.Il est plus susceptible d’être victime de vol qu’un résident de la Gaspésie.L’expérience du territoire requière une prime de 17 % pour un assuré de Montréal par rap- port à la moyenne provinciale.Par contre, en Beauce et en Gaspésie, le coût moyen pour une protection complète ne dépasse pas 75 % de la moyenne provinciale.4 Québec nés étourdis, constatant que leur amie était si mal en point, saisie de spasmes et de tremblements, décidèrent, sans réclamer d’aide, de la conduire à l’hôpital Jean-Talon où un préposé à l’accueil, dont on ignore l’identité, lui aurait suggéré à la blague de « mettre sa main dans un seau de glace et attendre que la glace fonde ».Prévenus à leur tour, les parents ne purent obtenir, a révélé un quotidien de Montréal hier, quelque secours que ce soit des services d’urgence de l’hôpital, et ce jusqu’à 3 h environ dimanche matin.Mélanie aurait même perdu connaissance, et aucun médecin ne serait intervenu, affirment ses amis.Découragés, tous regagnèrent alors le domicile familial.Il appert que la jeune fille souffrait déjà d’arythmie cardiaque et qu’elle devait subir un examen médical après ses examens scolaires.Vers 14 h dimanche, elle expirait.Au siège social de la Société des transports de la CUM, on ne disposait hier après-midi d’aucun renseignement fiable sur la tragédie, pour la simple raison qu’aucun usager ne semble avoir été témoin de l’accident.Les adolescents n’ont ni coupé le courant sur le tableau d’urgence prévu à cette fin sur le quai, ni même prévenu le changeur de faction, ni réclamé l’aide d’Urgence-Santé.L’étourderie de Mélanie Coté, étudiante à l’école secondaire Margue-rite-de-Lajemmerais, n’est pas peu fréquente.Le directeur des communications de la STCUM, M.Hubert Sacy, a rappelé hier que jusqu’à 15 personnes sont signalées chaque semaine en train d’arpenter les tunnels du métro de Montréal, souvent par pure bravade, parfois parce qu’elles veulent récupérer un objet tombé dans le puits du rail.« Mais ce •sont des jeunes pour la plupart, ils jouent à la roulette russe, s’avisant de déboucher à la station suivante avant l’arrivée d’une rame.Il y a quelques semaines, un jeune s’est tué ainsi.Il n’entendit pas venir la rame.Il portait un walkman sur les oreilles .» «Nous ignorions tout de la tragédie de Mélanie, pour ainsi dire, puisqu’il n’y a eu aucun témoin à notre connaissance, nulle interruption de courant, aucun signalement.» Un comité interne de la STCUM est en train de réexaminer le dispositif entier de la sécurité des passagers et du personnel d’entretien dans le métro.Sans doute proposera-t-il que les portillons qui donnent accès au rail soit verrouillés, ou dotés d’un signal d’alarme ou d’un dispositif d’interruption de courant en cas d’usage injustifié.Si rien, hélas, ne peut empêcher un téméraire de s’engager sur la voie en sautant directement du quai, un avis très clairement affiché pour enjoindre les usagers de couper le courant dès qu’une personne s’engage sur la voie, ne serait certes pas superflu.4 Montréal que la Ville dit ne pouvoir payer sans la participation des autres paliers de gouvernement.Le dernier relevé des Travaux publics fait étal de 426 km de trottoirs et 409 km de rues qui nécessitent des travaux majeurs d’ici 10 ans.La moitié du réseau routier montréalais date d’avant les années 50.Par ailleurs, Mme Bordeleau a précisé que les travaux de réfection des conduits souterrains dans le Vieux-Montréal, qui lui donnent des airs de ville bombardée, ne seront achevés qu’en 1991, à la veille des festivités de 1992.Questionnée sur le projet d’enlèvement des saillies (pots à fleurs intégrés aux trottoirs) qui monopolisent une voie sur plusieurs grandes artères (Sherbrooke, Saint-Laurent, Mont-Royal, etc.), Mme Bordeleau a rétorqué qu’il ne s’agissait pas d’une priorité de l’administration Doré pour cette année ou l’an prochain.4 Un tueur ral, les femmes, les hommes et les enfants», a dit M.Bosenge.Cette situation particulière complique énormément la lutte contre le sida en Afrique.On ne sait pas vers quelle population concentrer ses efforts.D’autant plus que la prévalence du virus HIV augmente sans cesse sur ce continent et ailleurs dans le monde en développement.A Kinshasa, capitale du Zaïre, l’arrivée massive de paysannes forcées de se prostituer a fait en sorte que près de 6 % de la population est infectée.Les responsables africains de la santé publique sont impuissants.« Toute campagne d’éducation populaire, comme en Amérique, est impossible.Une grande partie de la population est illettrée et ne possède ni radio, ni télévision », a dit M.Bo-senge.Des obstacles politiques se dressent également.« Le reste du monde a trop longtemps accusé l’Afrique d’être le foyer de l’épidémie, voire la cause de la propagation.Les chefs politiques africains hésitent à entreprendre des campagnes de prévention du sida, de crainte de raviver les soupçons», a-t-il soutenu.Par-dessus tout, l’Afrique n’a pas les moyens de faire face à l’épidémie.« Plusieur hôpitaux n’ont pas l’argent pour s’offrir le nécessaire pour stériliser les seringues et autres instruments médicaux élémentaires ou même des gants.À l’extérieur des grandes villes, des centres hospitaliers n’ont même pas l’eau courante.Bref, toutes les conditions sont réunies pour que le virus se propage », a dit M.Bosenge.Faute d’argent toujours, le dépistage des réserves de sang demeure très limité en dehors des grands centres.De sorte que les risques d’infec- tion lors de transfusions de sang sont immenses.En Amérique du Nord, ce problème a été solutionné il y a longtemps.Au 1er juin, 24,686 cas de sida avaient été déclarés dans 47 pays d’Afrique, selon des données fournies par l’Organisation mondiale de la santé.Mais, selon le Dr Jonathan Mann, directeur du programme mondial de lutte contre le sida à l’OMS, plus de 2.5 millions d’Africains seraient infectés du virus de l’im-muno-déficience humaine (VIH).4 L’armée ment confuse hier à Pékin et les informations se sont faites rares.Mais une chose est certaine, si un calme relatif régnait à Pékin, des protestations se sont élevées dans plusieurs provinces.Les risques d’une guerre civile ont donc semblé monter d’un cran.Des factions rivales de l’armée ont échangé des coups de feu, sous le regard des citoyens qui tentaient d’encourager les soldats sympathiques à la démocratie, à tuer leurs ennemis.Des soldats ont continué de tirer des coups de feu autour de Pékin et des témoins ont rapporté que des enfants avaient été blessés.Les manifestations anti-gouvernementales se sont étendues à plusieurs villes hier, notamment à Shanghai, Nanjing, Chengdu et Shenyang, malgré que les dirigeants de Shanghai et de trois provinces eurent apporté leur soutien à la répression.Un peu avant, un porte-parole du gouvernement, Yuan Mu, avait livré un premier commentaire officiel depuis la répression de dimanche, en déclarant que la Chine ne craignait pas l’opprobe international qui avait accueilli son geste.« L’armée a remporté une première victoire mais la rébellion n’a pas encore été complètement écrasé », a-t-il dit, en ajoutant que « la situation dans la capitale reste menaçante ».Radio Pékin a annonçé que Qiao Shi, un tenant de la ligne dure, avait remplacé le réformiste Zhao Ziyang à la tête du Parti communiste.Cette annonce est parvenue à l’Ouest au moment où la Maison-Blanche se demandait si les dirigeants de Pékin n’avaient pas quitté le pays.Il a ajouté que « près de 300 » personnes avaient été tuées et 7,000 autres blessées depuis que les troupes chargées de faire respecter la loi martiale étaient entrées dans Pékin dans la nuit de samedi à dimanche pour écraser « le chaos contre-révolutionnaire » Le personnel hospitalier, les diplomates et journalistes ont plutôt évalué à 10,000 le nombre de blessés et à au moins 1,400, possiblement 3,000, le nombre de Chinois qui ont trouvé la mort lorsque l’armée a chargé sur la foule dimanche matin, dans un geste d’une violence inégalée depuis 40 ans.M.Yuan a admis que son bilan n’était « pas très précis » en raison de la Ralliement chinois à Montréal aujourd’hui (LE DEVOIR) — Une manifestation qui devrait attirer des milliers de Montréalais de toutes origines aujourd’hui a été annoncée hier par la communauté chinoise pour inciter le gouvernement canadien à dénoncer avec plus de vigueur qu’il ne l’a fait le massacre de Pékin.« Nous y invitons tous les Montréalais, francophones, anglophones, allophones, tous ceux qui ont à coeur la démocratie et veulent nous donner espoir», a fait savoir hier M.Kenneth Cheung, qui estime que la majorité des 50,000 Canadiens d’appartenance chinoise participeront au défilé.Montréal compte plusieurs milliers de Canadiens qui ont des parents non seulement dans la capitale chinoise mais aussi à Canton et Shangal, dont on est sans nouvelles depuis la répres- sion militaire du week-end dernier.Montréal compte également un grand nombre de Chinois venus de Hong Kong et de Taïwan.Les organisateurs ont obtenu hier après-midi le feu vert des autorités municipales, qui leur ont interdit cependant l’accès à la rue Sainte-Catherine, trop achalandée sur semaine.Le ralliement est prévu pour 11 h ce matin à l’angle des rues Clarke et Lagauchetière, pour emprunter la rue Bleury vers le nord jusqu’au Bl.René-Lévesque, de là vers l’ouest jusqu’à Peel, direction nord jusqu’à Sherbrooke, vers l’est jusqu’à Saint-Urbain, puis direction sud jusqu'au Complexe Guy-Favreauet l’immeuble d’Hydro-Québec, où les manifestants s’adresseront aux autorités fédérales et provinciales.PHOTO AP Jean-Paul II chez les luthériens Jean Paul II a condamné l’avortement et le divorce hier à Copenhague, royaume du libéralisme sexuel.C'est la première fois que le pape abordait ces thèmes depuis le début de son voyage en Scandinavie où les luthériens contestent l’enseignement de l'Église catholique.Il a participé à un service religieux, ci haut, en la cathédrale luthérienne du Xllème siècle à Roskilde où il n’a pas eu le droit de prendre la parole, certains évêques luthériens ayant déclaré qu'ils ne participeraient pas à la cérémonie si le pape était autorisé à s’exprimer.F ranco-Albertains Au tour de la FFHQ de dénoncer Québec «Jean-Pierre Proulx Après l’Association canadienne française de l’Alberta, la Fédération des francophones hors Québec se déclare « très déçue » de la position que le Québec va soutenir la semaine prochaine, en Cour suprême, concernant les droits de la minorité franco-albertaine relatifs à la gestion de ses écoles.Pendant ce temps, les intervenants directs dans cette cause sou-tiennent avoir l’appui du Québec et aucun porte-parole du gouvernement québécois ne veut livrer son point de vue sur la question.Le Québec, apprenait-on la semaine dernière, soutiendra que l’article 23 de la Charte canadienne des droits accorde aux minorités un « droit de regard » sur leurs écoles alors que les francophones hors Québec réclament un « droit de gestion ».Du reste, la Cour d’appel de l'Ontario et, dans une moindre mesure, celle de l’Alberta, ont déjà reconnu ce droit de gestion à leurs minorités francophones.Aussi la FFIIQ déplore-t-elle « que le Québec continue de rejeter la décision de la Cour d’appel de l’Ontario ».Mais pour leur part, les requérants directs dans cette affaire, M.Jean-Claude Mahé, Mme Angéline Martel, M.Paul Dubéet l’Association Georges et Julia Bugnet ont, à la suite de l'intervention de l’ACFÂ, la semaine dernière, émis un communiqué précisant que, avec d'autres organismes ou gouvernements, le Québec interviendra la semaine prochaine en leur faveur.M.Mahé, qui, incidemment, habite maintenant Montréal, a déclaré hier au DEVOIR en avoir eu l’assurance verbale de la part des procureurs du Québec: « Ca été très clair ».M.Mahé reconnaît que le texte même du mémoire comporte des nuances.Mais il en est ainsi de tous les autres et cela est fonction des circonstances et des intérêLs de chacun.Par exemple, dit-il,
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