Le devoir, 17 mai 1989, Page(s) complémentaire(s)
394, laurier ouest Montreal }73 Î484' Vol.LXXX No 114 ?Généralement ensoleillé Max : 26 Détail page 18 Montréal, mercredi 17 mai 1989 Côte-Nord Cîaspèsie Nouveau Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS PHOTO CP Gérard D.Levesque en marche vers l'Assemblée nationale pour présenter son budget, hier.Un budget sans heurts Les entreprises paient pour les coupures d’Ottawa Bôrnard Descôteaux .- ,— de notre bureau de Québec LE MINISTRE des Finances Gérard D.Levesque a présenté hier aux Québécois un budget de petites surprises, où il donne un peu aux familles, aux chercheurs, aux universités et aux artistes tout en pigeant un peu dans les poches des entreprises qui voient leurs impôts augmenter.L’ère des vaches grasses est terminée, a expliqué hier le ministre des Finances du Québec en déposant son budget, son cinquième depuis 1985.La conjoncture économique et l’attitude négative du gouvernement fédéral imposent la prudence, a-t-il dit devant l’Assemblée nationale.Autant le gouvernement Bourassa pouvait être généreux l’an dernier, autant la marge de manoeuvre était mince pour ce budget, a reconnu M.Levesque en avouant avoir dû se donner un peu de latitude en augmentant de $ 138 millions la surtaxe sur les entreprises.Ainsi il compensait les mauvais coups assénés par le gouvernement fédéral avec le budget Wilson.Ces « coupures » venues d'Ottawa ont empêché en fait M.Levesque de présenter un budget aux allures élec-toralistes comme il aurait aimé pouvoir le faire puisqu’il s’agit du dernier budget avant les prochaines élections.Dans ces circonstances, le ministre des Finances a dû se contenter à faire un peu de rhétorique en soulignant avec force qu’au moins son budget ne contient aucune hausse d'impôt ni de taxe pour les particuliers.Et à montrer que le gouvernement a été sensible aux représentations faites par plusieurs groupes, ce qui a amené l’opposition péquiste à parler de saupoudrage.Voir page 10: Un budget Les points saillants QUEBEC — Voici les points saillants du budget québécois présenté hier par le ministre des Finances, Gérard D.Levesque : K Le déficit budgétaire réduit de $ 100 millions bienque les dépenses prévues se chiffrent par $32,5 milliards et les revenus par $31 milliards.¦ Les seuils d’imposition et certains crédits d’impôts aux familles sont indexés de 4,9 % à compter de 1990.¦ Les surtaxes appliquées aux divers impôts et taxes des entreprises sont augmentées.Elles rapporteront $138 millions en 1989-1990.¦ Les allocations à la naissance d’enfants sont majorées : $ 500 de plus lors du premier anniversaire d’un deuxième enfant et $ 4,500 au lieu de $ 3,000 pour chaque enfant additionnel.¦ Les allocations familiales indexées de 4,9% à compter de 1990 ¦ Déduction des frais de garde d’enfants haussée de $4,000 à $4,200 ¦ Le fardeau fiscal des contribuables réduit de $ 260 millions.¦ Le seuil admissible du coût de la propriété passe de $ 95,000 à $ 100,000 ¦ Crédits additionnels de $ 60 millions pour les universités et de $6 millions pour les chercheurs.¦ Aide totalisant $ 24 millions sur trois ans pour aider les FM E voulant implanter de nouvelles technologies.Les parts permanentes qu’émettra le Mouvement Desjardins donneront droit à une déduction fiscale de 100% avec plafond de $ 1,000 par an.$ 300 millions de plus en deux ans pour les familles flfnard Descôteaux .de notre bureau de Québec LES FAMILLES sont, pour une deuxième année consécutive, choyées par le ministre des Finances, Gérard-!).Levesque, qui leur réserve les rares largesses fiscales qu’on trouve dans le budget déposé hier.Confirmant qu’il s’agit de « la * priorité du gouvernement Bourassa, le ministre des Finances leur a en effet accordé une aide additionnelle de près de $ 300 millions sur deux ans, question de bonifier les mesures mises en place dans le budget de l’an dernier dont le célèbre « bébé-bonus » pour un troisième enfant qui passera de $3,000 à $4,500.Le gouvernement n’entend pas pratiquer une politique nataliste, a dit le ministre.Le gouvernement se doit toutefois de donner un meilleur appui financier aux familles qui « jouenl un rôle déterminant pour notre avenir collectif », a-t-il fait valoir devant l’Assemblée nationale.Le ministre profite en fait de ce budget pour tenir compte des critiques et réserves qu'avaient suscitées les mesures de l’an dernier.Il s’agit notamment de reconnaître qu’avoir des enfants coûte cher pendant plu sieurs années.Ainsi l’allocation de $3,000 à la naissance d’un troisième enfant et des suivants est-elle étendue.Cette allocation qui était versée par tranche de $ 375 à tous les trois mois pendant deux ans sera maintenue au même niveau mais versée pendant Voir page 10: $ 300 millions PHOTO CP Lothaire Bluteau dans le rôle de Jésus.CANNES Jésus pâlit balle Petrowski envoyéo spéciale CAN N ES — Les trois évangélistes, plantés comme des pi quels sur la Croisette avec leurs pancartes annonvant la venue prochaine de Jésus, n'avaient pas vu le film de Denys Arcand.Mais comme l'indiqua celui en t -shirt et en casquette, ce n'était pas vraiment nécessaire.« Nous on a notre propre Jésus au ciel, on n’a pas besoin de celui de Montréal ! » Certains lendemains bon Voir page 10: Jésus - Gorbatchev traite les jeunes Chinois de « têtes brûlées » d'après AFP et Reuter PEKIN — Le numéro un soviétique M.Mikhaïl Gorbatchev a comparé, hier, à Pékin, à des « têtes brûlées », les étudiants chinois qui manifestent sur la Place Tian An Men pour exiger la démocratisation du régime, selon le porte-parole du ministère soviétique des Affaires étrangères.D’autre part, le secrétaire général du Parti communiste chinois M.Zhao Ziyang, a lancé un appel ce matin aux étudiants pour qu’ils mettent fin à leur mouvement, assurant que leurs revendications en faveur de plus de démocratie seraient prises en compte.M.Guennadi Guerassimov a indiqué au cours d’une conférence de presse que M.Gorbatchev avait fait cette remarque au cours de discussions avec le secrétaire général du PC chinois, M.Zhao Ziyang.« Nous avons aussi nos têtes brûlées, qui veulent changer le socia- lisme du jour au lendemain », a dit M.Gorbatchev.M.G uerassimov a précisé que la remarque ne s’appliquait pas à tous les étudiants chinois, dont les dirigeants ont sollicité une entrevue avec le numéro un soviétique.« Il évoquait simplement la situation dans notre pays, mais étant donné le contexte, vous pouvez en déduire quelque analogie », a-t-il dit.M.Gorbatchev a relevé que les slogans des étudiants « correspondent aux objectifs du parti » communiste chinois, et a « exprimé l’espoir que les camarades chinois seraient en mesure de résoudre la crise actuelle».De source officieuse soviétique, on indiquait cependant hier soir que des pourparlers étaient en cours pour inviter des étudiants à la rencontre que M.Gorbatchev doit avoir, aujourd’hui, avec « des Chinois ».Hier soir, une foule de 400,000 per- sonnes a envahi Tian An Men, à la tombée de la nuit, pour une vaste manifestation de soutien aux grévistes de la faim et aux étudiants qui occupent la place depuis samedi.Les hauts-parleurs fixés par les étudiants sur le monument aux Héros du Peuple, au centre de l’esplanade, diffusent des messages de remerciement aux ouvriers et aux intellectuels venus appuyer le mouvement.Ailleurs, des orateurs lisent des déclarations de soutien venues d’usines et d’universités de Pékin et de province, auxquelles se mêlent des proclamations telles que : « Les étudiants sont des héros! » Drapant le monument, une bannière récemment installée demande, à l’unisson des manifestants et au nom des étudiants et des enseignants de l’école des cadres du PCC, « Un dialogue immédiat et sincère ».Voir page 10: Gorbatchev PHOTO AP Tandis que des milliers de personnes manifestaient sur la place Tian An Men, bouleversant une nouvelle fois le programme officiel de la visite du leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev, ce dernier et son épouse Ralsa rencontraient paisiblement le numéro un chinois, Deng Xiaoping.Cheik Khaled assassiné Le chef spirituel de la communauté sunnite du Liban, cheikh Hassan Khaled, 68 ans, (en médaillon), a été tué hier dans sa voiture piégée à Beyrouth.L’attentat a coûté la vie à 20 autres personnes.Page 5.PHOTOS AP La Cour suprême entend les arguments Peut-on forcer un employé à sa retraite rigfigiel C.Auger OTTAWA — Avant de juger si la mise à la retraite obligatoire à 65 ans viole la Charte canadienne des droits et libertés, la Cour suprême du Canada devra d’abord décider si les universités doivent être considérées comme des agents de l’État.Sept des neuf juges du plus haut tribunal du pays ont commencé, hier matin, à entendre les procureurs de sept professeurs d'universités ontariennes mis à la retraite contre leur volonté à 65 ans ainsi que le veulent les politiques internes de ces universités.Plus tard cette semaine, la Cour entendra la cause de médecins et de professeurs de Colombie-Britannique qui contestent la même politique.La moitié de la main d’oeuvre ca- prendre à 65 ans ?nadienne est touchée par les politiques de mise à la retraite obligatoire, la plupart du temps à 65 ans.La Loi constitutionnelle de 1867 prévoit, par ailleurs que les juges fédéraux - dont ceux de la Cour suprême - et les sénateurs sont obligés de prendre leur retraite à 75 ans.Trois provinces, le Québec, le Manitoba et l’Alberta ont des lois interdisant la mise à la retraite obligatoire.Dans ces provinces, les employés du gouvernement fédéral et d’entreprises régies par les lois fédérales sont toutefois encore forcés de quitter leur emploi à 65 ans, bien que le gouvernement fédéral ait suspendu l’application de cette pratique, au moins jusqu’à ce que la Cour suprême ait rendu jugement.Il y a acutellement 2.7 millions de Canadiens qui sont âgés de 65 ans ou plus, soit un peu plus de 10 % de la Voir page 10: 65 ans AUJOURD’HUI L’OLP à l’Unesco ?L'OLP repart en campagne pour obtenir que l’État de Palestine soit admis à part entière au sein de l'Unesco.Page 5 Coup d’État raté en Éthiopie Une tentative de coup d'État en Éthiopie échoue.Page 7 Claude Lemieux ne jouera pas Pat Burns annonce que le Canadien devra se passer de l'attaquant pour la deuxième rencontre de la finale de la coupe Stanley Page 20 Padres.5 Expos.2 Jack Clark produit trois points pour San Diego.Page 20 i-CIiukU» 1j0S confits Malépart il 00 s uin je I» g'tve STwStS Malépart LES COMBATS DE JEAN-CLAUDE RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE eut i: ^¦ * Salon des 3inésJt-and 38 J "//> AI*» de la grève des enfants de choeur à la lutte contre le cancer Aléridien TÉMOIGNAGE «.Un style saccadé, des phrases courtes, vivantes.» Mario Fontaine, LA PRESSE «.Le livre se termine avec des opinions savoureuses sur les hommes politiques qu’il a côtoyés.» Monique Richer, JOURNAL DE MONTRÉAL «.On reconnaît en fait le Malépart qui est sorti de l’Est mais qui traîne encore derrière lui une odeur de voie ferrée et de raffineries.» Bernard Blanchard, SUPER HEBDO 1980 SHERBROOKE OUEST, SUITE 520 MONTRÉAL, H3R 1E8 (514) 932-9037 y 10 ¦ Le Devoir, mercredi 17 mai 1989 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + $ 300 millions trois ans.Cette mesure s’appliquera dès maintenant aux « troisièmes enfants» qui ont moins de trois ans.Djins le même esprit, l’allocation de $500 pour un deuxième enfant sera aussi augmentée.Au premier anniversaire de cet enfant, un deuxième $ 500 sera versé.Là aussi M.Levesque veut tenir compte des critiques qui avaient demandé pourquoi on privilégiait le « troisième » enfant.Pour le premier enfant, M.Levesque ne modifie pas les allocations, mais il est là aussi sensible à la critique et il éiargil l'accès à son programme d'accès à la propriété aux familles comptant un seul enfant.Ce programme créé l'an dernier était réservé aux familles de deux enfants.Notons qu’il augmente à $ 100,000 le prix des résidences admissibles.La bonification des allocations à la naissance donnera $65 millions de plus aux familles cette année et l’an prochain.L’élargissement du programme d’accès à la propriété, $ 14 millions.M.Levesque ajoute à ces bonifications $182 millions en indexant de 4.9% un certain nombre de mesures fiscales touchant les familles.Parmi celles-là, se trouvent les allocations familiales de base, le niveau de revenu à partir duquel les familles commencent à payer de l’impôt, le plafond de la déduction pour frais de garde d’enfants, les credits d’impôt pour enfants à charge et pour famille monoparentale.Cette indexation ne sera mise en oeuvre que le 1er janvier 1990.M.Levesque indexe également à compter de janvier prochain les barèmes des programmes APTE et APPORT qui s’adressent aux bénéficiaires de l’aide sociale et à ceux d’entre eux qui retournent sur le marché du travail.Ils recevront ainsi $62 millions, somme qui là aussi profitera avant tout aux familles.La préoccupation du gouvernement pour les familles ressort clairement lorsqu'on fait le bilan des mesures adoptées depuis 1985, a dit M.Levesque.Le soutien aux familles par la fiscalité et les dépenses passera de $814 millions qu’il était en 1985 à $1.8 milliard en 1990.Une famille de deux enfants ayant un revenu de travail de $40,000 paiera en 1990 un impôt $4,417, soit $1,984 de moins qu’en 1985, a-t-il noté.Dans ce budget, M.Levesque n’en avait en fait que pour les familles et les plus démunis lorsqu'il s’est agi de revoir les mesures fiscales pour les particuliers.Le contribuable ordinaire ne bénéficie en fait que de trois mesures: un élargissement des règles du Régime d’épargne logement pour permettre de faire servir ce régime à l'achat de meubles; une indexation du crédit d'impôt pour personne vivant seule et le crédit pour personne à charge autre que des enfants.Les contribuables ordinaires bénéficient toutefois du statu quo car, insiste M.Levesque, ce budget ne comporte aucune hausse d’impôt et de taxe malgré « une conjoncture très exigeante ».+ Un budget S’il avait peu d’argent à redistribuer, il semble toutefois que M.Levesque ait choisi d’accorder ses largesses en étant fidèle aux objectifs établis dans son budget de l'an dernier.Ainsi, les familles sont encore une fois les enfants chéris de M.Levesque.Dans un esprit de consolidation, il vient ajouter aux « bébés-bonus ».L'allocation à la naissance pour un deuxième enfant passe de $ 500 à $ 1,000.Celle pour un troisième enfant, de $ 3,000 à $ 4,500.L'indexation des allocations familiales de base et de certains crédits d’impôt viendra donner aux familles un soutien additionnel de près de $ 300 millions sur deux ans.Dans un même esprit de consolidation des mesures de l’an dernier et d’il y a deux ans, M.Levesque vient ajouter aux budgets de recherche.Il donne ainsi près de $ 50 millions pour le Recherche etDéveloppement ( R & D) en industrie et ajoute $ 32 millions pour la recherche universitaire.Le ministre des Finances note que le gouvernement et les industries ne doivent pas craindre d’investir dans le capital humain.Cela est même impérieux, dit-il en annonçant qu’au cours de la prochaine année on mettra au point une stratégie à l’égard de la formation de la main-d’oeuvre qui sera basée sur l'instauration d’incitatifs fiscaux.Dans la foulée des budgets précédents, M.Levesque s’intéresse à l’internationalisation de l’économie.Les centres financiers de Montréal étant bien établis, il veut s’attacher maintenant à la protection de « notre patrimoine institutionnel» pour protéger le Québec contre les prises de contrôle d’institution.Une fois adoptées ces mesures qui répondent à des priorités gouver-nemtales, M.Levesque a tenté de répondre aux « urgences » diverses qui s’accumulaientsursonbureau.Il a dû alors diviser en plusieurs parts le peu d’argent qui lui restait.Les universités qui attendaient $ 150 millions pour régler leur problèmes de sous-financement reçoivent de M.Levesque qu’un maigre $ 34 millions.Les artistes qui se battent depuis quatre ans pour le « 1% » (pour que le budget des Affaires culturelles équivale à 1 % du budget de l’État) se voient accorder un maigre $ 9.6 millions.Le budget du ministère des Affaires culturelles passe à $ 244 millions, soit à 0.75 % du budget de l'État.La ministre, Mme Lise Bacon, avait espéré recevoir au moins $ 15 millions de plus.Les environnementalistes seront aussi déçus de voir que le budget du ministère de l’Environnement n’est réajusté que très légèrement.M.Levesque ajoute $ 12.7 millions dont $ 8.1 millions iront à l’élimination des B PC de Saint-Basile-le-Grand et Sha-winigan-Sud.À la Santé, le budget est aussi réajusté.On ajoute $ 15 millions dont $ 8 millions iront en services médicaux spécialisés (cardiologie) et $ 3 millions à l’Office des personnes handicapées.Celles-ci attendaient plus.Les constructeurs de route ne manqueront pas aussi d’être fort déçus.M.Levesque n’a que partiellement entendu leur cri d’alarme sur l’état du réseau routier.Le ministre des Transports, Marc-Yvan Côté, avait espéré recevoir au moins $ 75 millions pendant cinq ans.Il n’en reçoit que $ 30 millions, exactement comme l’an dernier.M.Levesque a par contre été sensible aux problèmes des régions auxquelles il accorde une série de petites mesures: $ 29 millions pour des travaux forestiers; $25 millions pour les réseaux d’aqueduc et d’égout des petites villes; prolongement des déductions additionnelles pour les actions accréditives en Abitibi ; $ 6 millions pour combattre le chômage en Gaspésie.Si M.Levesque a pu faire peu cette année, c’est qu’il s’est retrouvé avec une marge de manoeuvre très mince.En réalité, il terminait l’année financière aves $ 302 millions qu’il pouvait octroyer à des programmes nouveaux.Cela, c’était avant le budget Wilson qui est venu lui enlever $ 178 millions.11 a compensé en augmentant la surtaxe sur les entreprises mais aussi en annonçant une hausse des crédits périmés de $ 197 millions.Cela veut dire qu’en cours de l’année, les ministères devront réduire leurs dépenses d’autant.L’austérité relative qui a présidé à l’élaboration de ce budget vaudra encore pour plusieurs mois, a indiqué M.Levesque.Le PIB n’augmentera que de 2.8 % cette année comparativement à 4.9 % l’an dernier.En 1990, le PIB pourrait passer sous la barre de 2%.Cela appelle à beaucoup de prudence, surtout que l’effet du budget Wilson sur les finances du Québec sera encore plus sévère au cours des deux prochaines années.Il faudra réduire le niveau de croissance des dépenses qui cette année a atteint 5.9 %.Il veut le ramener à 5.4 % l’an prochain et 5.2% l’année suivante.Le gouvernement devra aussi mettre la pédale douce dans sa bataille contre le déficit.Ramené à $1.5 milliard cette année, il était de $1.6 milliard l’an dernier, les prochaines réductions ne se feront plus que par tranche de $ 25 millions.Cela permettra au gouvernement de se conserver une plus grande marge de manoeuvre pour les prochains budgets.+ 65 ans population.Mais dès l’an 2000, on estime que ce nombre passera à plus de 4 millions de Canadiens.Dès le début des audiences, hier, la Cour a été saisie d’une question préalable, à savoir si les universités devaient être considérées comme étant des instruments de l’État.La Charte des droits ne s’applique, en effet, qu’aux activités de l’Etat et les universités soutiennent que leurs politiques de mise à la retraite sont une question privée, un contrat entre les universités et leurs employés.De plus, les procureurs de l’Université de Toronto soutiennent que « le gouvernement n'a aucun pouvoir légal de contrôle sur l'université » et si la province nomme certains des-membres du conseil d’administration ( 16 sur 50 à l’U de T) mais ceux-ci ne sont aucunement redevables au gouvernement et une fois nommés ils ne reçoivent aucune directive du gouvernement.Les professeurs soutiennent pour leur part que l’université est « l'instrument des politiques publiques du gouvernement », qu’elle est financée a plus de 70 % par l’État, que le gouvernement fixe les frais de scolarité et nomme plusieurs des membres du conseil d’administration de l’université, donc qu’elle ne peut prétendre être indépendante de l’État.Quant au fond du litige, les universités ontariennes soutiennent qu’il y a quatre raisons pour lesquelles on doit maintenir la retraite obligatoire à 65 ans : ¦ Cette politique permet d’ouvrir des postes et de donner des promotions aux professeurs les plus jeunes.¦ La retraite à unen date fixée d’avance permet une planification plus facile tant pour les employés que les employeurs.¦ Le besoin d’une évaluation continue des professeurs vers la fin de leur carrière est moins grand.En fait, soutiennent les universités, c'est là un moyen de préserver la dignité des professeurs dont la productivité devient moins grande vers la fin de leur carrière.¦ La retraite à 65 ans fait partie d’un système complexe de salaires différés, de pensions et de programmes sociaux comme la pension de vieillesse et son abolition nuirait à ce système.Pour leur part, les procureurs de David Walter McKinney - un professeur de l’Université de Guelph dont le cas sert de cause-type - soutiennent qu’il a subi un préjudice réel dans sa vie professionnelle en étant obligé de prendre sa retraite à 65 ans.Mais les procureurs de M.McKinney, de six autres professeurs et d’un bibliothécaire soutiennent également que les universités ne peuvent se fonder sur des considérations d’ordre social pour forcer des gens à prendre leur retraite.Ainsi, affirment-ils, on ne peut pré- tendre qu’en obligeant les plus vieux à prendre leur retraite, on empêche les plus jeunes d’être embauchés ou d’avoir des promotions.Ils soutiennent que seulement le quart d’un pour cent des travailleurs choisissent de conserver leur emploi après 65 ans s’ils en ont la possibilité.Tout au plus, pourrait-il y avoir un effet passager et temporaire et l’impact financier maximum - si tous les professeurs des universités ontariennes décidaient de demeurer en poste après 65 ans - serait de $ 25 millions sur une masse salariale totale de $ 1.2 milliard.S’appuyant notemment sur l’article 15 de la Charte qui prévoit l’égalité de tous devant la loi, les professeurs soutiennent que si les universités devaient restreindre leur droits, elles se devaient de le faire en limitant le plus possible le préjudice subi et non par une règle générale et sans exceptions.+ Gorbatchev Pour la première fois également, une délégation de l’organe officiel Le Quotidien du Peuple s’est jointe à la foule de Tian An Men, rejointe un peu plus tard par des membres d’autres journaux du parti, de l’agence Chine Nouvelle, de la télévision et de plusieurs syndicats.La télévision a montré des images des grévistes de la faim dans son journal du soir, en insistant tout particulièrement sur le ballet incessant des ambulances qui emmènent les malades vers les hôpitaux.Sur l’un des côtés de la place, des étudiants équipés de porte-voix frayent un passage aux voitures qui emportent les grévistes de la faim évanouis, à intervalles réguliers de cinq minutes.Selon les organisateurs, plus de 3,000 étudiants sont désormais en grève de la faim, pour réclamer l’ouverture d’un dialogue sur les réformes politiques, retransmis à la télévision, la liberté de la presse et la fin de la corruption.À une extrémité de la place, les hauts-parleurs fixes, installés par le gouvernement, diffusent une lettre ouverte aux autorités, émanant des reponsables des universités de Pékin, qui demandent au gouvernment de rencontrer les étudiants et affirment que « la situation ne peut plus durer sur Tian An Men».Après la rencontre entre Gorbatchev et le numéro un chinois Deng Xiaoping, le numéro un soviétique, retournant à la résidence où il séjourne à Pékin, Gorbatchev et sa femme Raissa se sont arrêtés et ont quitté un moment leur voiture pour parler avec la foule massée sur les trottoirs, rapporte Chine nouvelle.M.Gorbatchev a serré quelques mains et a salué l'amitié entre les peuples soviétique et chinois.Plusieurs centaines de Pékinois ont crié « bienvenue » au dirigeant soviétique, qui les a remerciés.L’entretien prévu entre Gorbatchev et le premier ministre Li Peng, qui devait avoir lieu au Palais du Peuple, s'est finalement tenu à la résidence du dirigeant soviétique, dans les faubourgs ouest de la capitale chinoise.Il est probable que les manifestations étudiantes ont empêché la voiture de Li d’atteindre le centre-ville.+ Jésus dent plus qu’ils ne chantent.Après le formidable accueil que Jésus de Montréal a reçu à Cannes, voilà que le vent tourne, que les critiques sortent dans les journaux et qu’il pleut des tuiles sur la tête de Jésus.Dans Libération, un texte laconique et lapidaire signé par Gérard Lefort règle le cas du film en deux minuscules paragraphes avec en titre : « Triste est ressuscité ! et en sous-titre : un théâtreux monte la passion de J.C.Plutôt tannant ce Jésus de Montréal de Arcand ».Les choses s’arrangent un peu dans Nice-Matin ou Maurice Huleu parle de trésors d’imagination, de drôlerie, de tendresse et de compassion.Le critique annonce toutefois que les contradictions fondamentales du film nuiront à ses chances pour le palmarès et à l’ampleur de son succès auprès du public.Étrangement les deux articles se terminent de la même manière avec un « tabernacle » tonitruant lancé par des cousins français qui s’imaginent probablement qu’il suffit de sacrer pour obtenir un passeport pour le Québec.Une critique présumément favorable devrait bientôt paraître dans Le Monde.En attendant, le vote des critiques est aussi sorti dans la revue du Film Français publiée quotidiennement pendant le festival.Sur les 17 qui ont vu le film, un seul, un dénommé Henri Chapier de FR3, a « aimé passionnément ».Les autres oscillent entre le « un peu » (5 voix), le « beaucoup » (9 voix) et le « pas du tout » (2 voix).Notons que dans cette même liste qui suit uniquement la compétition, seul Trop belle pour toi de Bertrand Blier fait l’unanimité.Notons aussi qu’il s’agit pour l’instant du seul film français de la compétition et que les critiques qui ont droit de vote, sont Français comme de raison.Jésus sera-t-il condamné et crucifié après avoir été porté aux nues ?C’est la question que tous maintenant se posent, Denys Arcand y compris, qui au lendemain de la grande fête en son honneur, affichait un air sombre sous ses éternelles lunettes de soleil.Mais qu'il se console, la ministre Lise Bacon qui est venue expressément pour la première cannoise du film avant de filer au Sommet de Dakar, s'est dit fière de ce film-miroir et convaincue que le cinéma québécois vient de franchir une étape importante pour son rayonnement international.Même que la ministre n’était pas du tout étonnée par la réaction des trouble-fête de l’Hexagone.Assise sagement au kiosque du Québec au marché du film, elle lança avec philosophie : « que voulez-vous, nous créons beaucoup plus au Québec qu’en France, de sorte que nous sommes en train de devenir une menace pour eux sur leur propre terrain.» La ministre en a conclu qu’il ne faut surtout pas se laisser impressionner par nos cousins.De fait, il n’y a pas de danger.Les choses se déroulent à un rythme tellement furieux ici, que 24 heures après avoir été consacré superstar, Jésus est déjà remplacé dans le coeur de la presse par de nouveaux films et de nouveaux héros.Hier, la compétition présentait les derniers films de deux ex-palmes du festival.Jerry Schatzberg,lauréat de la Palme d’Or en 74 avec L'épouvantail revient avec L’ami retrouvé, un film froid et un tantinet ennuyeux avec Jason Robards dans le rôle d’un juif qui a fui en Amérique avant la guerre et qui revient 55 années plus tard en Allemagne à la recherche d’un ami perdu.Film classique.au thème usé, L’ami retrouvé pêche par sa lenteur et son souci du détail exacerbé dans une mise en scène terriblement coûteuse qui ne fait pas toujours avancer l’histoire.Par exemple, une petite scène de 30 secondes réunit au moins 2 000 figurants en tenues de soirée de l’époque sous prétexte de nous montrer que les deux amis ne viennent pas du même milieu.Le problème c’est qu’on l’avait déjà compris et depuis déjà trop longtemps.Avec Emir Kusturica, le Lauzon du cinéma yougoslave fraîchement repêché par la Columbia, l’ennui est impossible.Primé en 85 avec Papa est parti en voyage d’affaires, il revient avec Time of the gypsies, une épopée de deux heures sur un jeune et pur gitan qui perdra sa virginité morale au contact d’un monde violent et essentiellement pourri.De ce film trop long aussi, on retient l’imagination délirante, les images empreintes de poésie, les regards tristes d’enfants qui en disent long, une musique tzigane continue et une savoureuse phrase du jeune garçon qui lance à sa grand-mère : depuis que je mens, je ne crois plus personne.S’il s’agissait d’un premier film, Emir Kusturica remporterait à coup sûr la palme mais puisque le cinéaste en est déjà à sa troisième récidive et qu’il opère avec un style aussi flamboyant que lourd, il sera probablement recalé, d’autant plus que l’histoire est un prétexte plus qu’un moteur.Les histoires, les bonnes, les vraies, les originales, se perdent à Cannes.Tant et si bien que Elia Kazan, le monument du cinéma américain, a décidé d'y remédier.Le célèbre cinéaste maintenant âgé de 80 ans mais aussi vert et vigoureux qu’un jeune premier, s’est ramené à Cannes, flanqué d’un producteur français et de celle qui risque de remplacer Marlon Brando dans son coeur, une certaine Juliette Binoche, aussi belle que l’aube et mystérieuse que la nuit.Prenant la parole avant même qu’une première question soit posée, Kazan a annoncé qu’il tournerait l’année prochaine en Grèce, en Turquie et à Paris, un film intitulé Au delà de la mer d'Egée et qui coûtera près de $ 20 millions.Le film sera l’adaptation du roman autobiographique de Kazan et racontera l’histoire d’un éternel déraciné d’origine greco-turque qui fait un retour aux sources sur les terres volatiles de ses ancêtres.Kazan promet une histoire d’amour entre Juliette Binoche et Nicholas Cage, et une histoire qui finira bien.Pressant les journalistes intimidés de lui poser des questions, esquivant celles qui voulaient le faire avouer quelque incident du passé, Kazan a terminé avec un vibrant hommage à Gorbatchev comme s’il voulait encore se faire pardonner ses errances des années 50 alors qu’il dénonça ses anciens camarades communistes devant la Commission des activités anti-américaines.Quant à sa nouvelle protégée, elle gratifia l’auditoire de deux confessions.La première étant qu’elle était continuellement habitée par la peur de ma mort et la deuxième, que sa première rencontre avec Kazan s’etait soldée sur une séance de magasinage de parfums pour la femme du cinéaste.En quittant Kazan, Juliette rencontra nul autre que François Mitterand dans une librairie.Comme quoi, il y en a qui sont nées sous une bonne étoile et qui ont l’art de rencontrer les bonnes personnes dans les bons endroits.17 mai par la PC et TAP I987 : le Québécois André Viger remporte le marathon de Paris en fauteuil roulant.I986: des représentants de Pékin et de Taipeh se rencontrent pour la première fois depuis la fin de la guerre civile, il y a 35 ans.I985: coup de grisou dans une mine du nord du Japon: 31 mineurs sont tués, 22 autres blesseé: 24 sont bloqués sous terre.Les autorités soviétiques annoncent des mesures contre l'ivrognerie et l’alcoolisme.1983: Israel et le Liban signent un accord de retrait des troupes du territoire libanais, que les Etats-Unis s'engagent à soutenir malgré l’opposition de la Syrie.1981 : blessé grièvement trois jours plus tôt dans un attentat place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II quitte l’hôpital.1978 le corps de Charlie Chaplin est retrouvé dans un champ en Suisse, 11 semaines après le vol de son cercueil.1957: l’Egypte interdit le canal de Suez aux bateaux israéliens.1756: l’Angleterre déclare la guerre à la France.Ils sont nés un 17 mai: la reine Marie-Thérèse de Hongrie et de Roumanie (1717 1780); le médecin anglais Edward Jenner, inventeur du vaccin anti-variolique (1749-1823); le compositeur français Erik Satie (1866-1925); la cantatrice suédoise Birgit Nilsson (1922 ).Le budget déçoit le monde syndical LES TROIS grandes centrales syndicales québécoises sont déçues du budget Levesque.Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), M.Fernand Daoust, a été le premier à le faire savoir, hier soir.« On se serait attendu à un budget beaucoup moins prudent, beaucoup moins attentiste et beaucoup plus engagé à contrer les effets dramatiques du budget Wilson et peut-être la récession qui pourrait résulter de ce budget », a déclaré M.Daoust.Selon lui, le gouvernement ne fait que saupoudrer des miettes dans différents secteurs d’intervention, route, santé, services sociaux, environnement, alors qu’il aurait dû donner un sérieux coup de barre pour contrer les effets du budget Wilson et diminuer le chômage.« C’est un budget qui marque le pas et qui n’aura pas l’impact sur l’emploi que l’on aurait souhaité», a précisé M.Daoust.De son côté, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), M.Gérald La-rose, a qualifié d’« extrêmement décevantes » les mesures contenues dans le budget Levesque.« Les problèmes sont criants dans le secteur de la santé, dans l’éducation, au niveau de l’emploi, de la famille.Or M.Leves- que et son gouvernement continuent de privilégier le désengagement de l’État, aussi bien en termes de pourcentage des investissements qu’en comparaition avec l’Ontario », a-t-il déclaré.Selon lui, l’optimisme dont fait preuve le ministre québécois des Finances en regard du chômage ne peut s’expliquer que par la perspective d’élections prochaines.Le gouvernement manque de vision et se laisse porter par les événements, soutient de son côté la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ).La présidente, Mme Lorraine Page, a déclaré que le gouvernement venait encore de faire la preuve de son « insensibilité aux besoins de la population ».« Les réaménagements proposés ne répondront pas aux attentes de nombreux secteurs pas plus que le gouvernement du Québec n’a su, au cours de son mandat, satisfaire les grands besoins sociaux et économiques », a-t-elle dit.Selon elle, les quelques efforts financiers consentis par le gouvernement ne constituent que du saupoudrage.Mme Pagé est aussi déçue de voir que M.Lévesque n’ait rien prévu pour contrebalancer les effets du budget fédéral.RADIO-CANADA INTERNATIONAL La Fédération nationale des communications conteste la salle de rédaction bilingue i-V.Dufresne LA FÉDÉRATION nationale des communications (CSN) condamne à son tour le projet de fusionner en une seule les deux salles de rédaction francophone et anglophone du Service International de Radio-Canada, à Montréal.La Fédération sollicitera l’appui de la Fédération internationale des journalistes pour faire échec à cette initiative, qui émane du directeur du RCI, M.Andrew Simon, pour assurer « l’uniformité » des bulletins de nouvelles à destination de l’étranger.Les journalistes du RCI, tant francophones qu’anglophones, s’opposent à cette décision qui, disent-il, va accroître considérablement le fardeau de la traduction, comme le risque d’erreurs que celle-ci engendre.N’ignorant pas que la fusion suscite des craintes manifestes chez les rédacteurs, le nouveau directeur, nommé en janvier dernier, a rappelé que le fardeau de la traduction sera « minimal ».Dans une entrevue au DEVOIR, le mois dernier, M.Simon a aussi donné l’assurance que le « projet de fusion des deux salles ne se fera pas au détriment des langues officielles canadiennes, ni ne trahira l’existence de la dualité canadienne à l’étranger ».« La nécessité de la fusion, dit-il, se justifie par une duplication « inutile et incohérente » des bulletins de nouvelles, toujours écrits et diffusés dans les deux langues officielles.Mais il s’ensuit alors, affirme-t-il, deux versions parfois très différentes des mêmes événements».« L’argument de la traduction est un leurre, dit-il, toutes les salles de rédaction du monde traduisent.L’essentiel de la réforme proposée, et elle est toujours à l’étude, est de fusionnier les effectifs pour les regrouper en pupitres spécialisés, de sorte que nos auditeurs soient mieux servis ».Chez les journaliste du RCI, on ne voit pas comment un bulletin de nouvelles, dès lors qu’il n’est plus écrit que dans une seule lan- gue au lieu de deux, n’augmentera pas substantiellement le fardeau de la traduction.Chez les journalistes francophones, la réforme inspire plus de craintes encore.« C’est aussi simple que cela, nous sommes francophones et nous voulons travailler en français.Nous sommes journalistes, et nous ne voulons pas être relégués à des fonctions de traducteurs, ce n’est pas notre métier.S’il existe des variantes aujourd'hui entre les bulletins rédigés en anglais et en français, c’est précisément que Radio-Canada a pour mandat, incontestablement, de projeter à l’étranger la dualité canadienne », rappelle un artisan de la maison.M.Simon dit reconnaître que si les bulletins sont dissemblables d’une langue à l’autre — ce qu’il n’estime pas normal, car au plan international, soutient-il, « il n’existe qu’un seul Canada » — il ne saurait cependant pouvoir citer d’exemples de bulletins dont les contenus se soient contredits d’une langue à l’autre.« Mais en fusionnant les salles, nous serons en mesure de constituer des pupitres plus spécialisés pour chacune des régions-cibles où nous diffusons dans le monde.À l’heure actuelle, 8 des 10 sections linguistiques vers lesquelles nos bulletins sont traduits en langues étrangères, utilisent le texte original anglais.Seules les sections portugaise et espagnole utilisent le texte original français », explique M.Simon.« C’est ainsi qu’un auditeur de l’Union soviétique entend toujours la traduction russe ou ukrainienne du bulletin anglais du RCI, alors qu’un auditeur du Brésil entend toujours la traduction portugaise du bulletin français.C’est là une situation que je souhaite modifier, et en créant des pupitres spécialisés, les journalistes francophones, au contraire, auront plus d’occasions de voir leurs textes traduits dans un plus grand nombre de langues étrangères.Cependant, il appert qu'un comité inter syndical sera constitué dans les prochaines semaines à Radio-Canada pour regrouper dans une coalition contre cette mesure tous les journalistes syndiqués de la société d'État.Communautés culturelles: trois régions pilotes pour régionaliser l’immigration Le Conseil des Communautés culturelles et de l’Immigration (CCCI) recommande au ministère des Communautés culturelles de se doter d’une politique incitative de régionalisation de l’immigration.On suggère d’ailleurs au ministère de tester cette politique dans quelques régions pilotes: Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec.La question de la régionalisation de l’immigration pose problème depuis plusieurs années, et dans un avis intitulé « Quelques arpents de neige à partager » le CCCI estime que le ministère doit maintenant s’attaquer sérieusement au problème.Environ 90 % des nouveaux arrivants s’établissent à Montréal ou à proximité, et 10 % se répartissent dans l’ensemble de la province.Selon le Conseil, une répartition plus équilibrée est souhaitable car « elle permettrait à d’autres régions de bénéficier elles aussi des effets positifs de l’immigration sur l’activité économique et sur la croissance de la population».Une politique incitative de régionalisation de l’immigration devrait cependant s’intégrer au cadre plus large d’une politique de développement régional et de création d’emplois.De plus, l’établissement en région ne saurait être que volontaire, « aucune personne ne devant être contrainte de s’établir là où elle ne le souhaiterait pas ».Dans son avis le Conseil estime qu’une telle politique devrait impliquer la concertation des intervenants régionaux, la sensibilisation de la population et la diffusion d’une information adéquate aux personnes concernées.D29A 20 ¦ Le Devoir, mercredi 17 mai 1989 SPORTS PHOTO PC Lemieux ne jouera pas Gilchrist prendra sa place au sein de l’alignement Robillard de la Presse Canadienne CALGARY — Les jours de Claude Lemieux sont-ils comptés à Montréal ?Et, qui sait, aurait-il joué son dernier match dans l’uniforme du Canadien ?Pat Burns a confirmé hier que le gros ailier, héros offensif de la dernière conquête de la coupe Stanley, sera remplacé par Brent Gilchrist, ce soir, lors du deuxième match de la finale de la coupe Stanley.« Lemieux, a-t-il déclaré, n’est pas en bonne condition physique à cause de sa blessure à l’aine.Il n’y a pas de doute qu’il sera de retour dans la formation dès qu’il sera complètement guéri.» Mais voilà : Lemieux était morose à l’entraînement et il assure qu’il n’est plus blessé et ne croit pas à cette version.« Je ne suis pas en forme ?Bien, il faudrait passer des tests », a-t-il lancé.Il n’a pas obtenu un seul point à ses sept derniers matches, une statistique qu’a relevée son entraîneur.Lui et Burns ne se sont pas parlé.« Ça dit tout », a laissé tomber Lemieux.Burns a lancé plusieurs pointes à son joueur depuis quelques jours, allant jusqu’à relever que son contrat de trois ans semblait le rendre plus sûr de lui, tandis que comme recrue, il fonçait partout pour se faire valoir.Il a aussi déclaré qu’il n'était pas d’accord avec son joueur quand celui-ci afîirme qu’il n’a pas été le pire de son équipe lors du premier match de la finale.Une rumeur envoie Lemieux à St.Louis et il s’en trouve plusieurs pour penser que malgré ses paroles apaisantes, Burns a perdu patience dans le cas du joueur qu’il a déjà suspendu à deux reprises.Hier, l’entraîneur a cependant nié deux faits rapportés la veille, à savoir qu’il avait demandé à Serge Sa-vard d’échanger Lemieux après l’incident du couvre-feu à St.Louis et que c’est son directeur général qui lui a recommandé de le faire jouer à Philadelphie.« Je n’ai jamais demandé à échanger Lemieux, a-t-il dit.Et Serge Sa-vard ne m’a jamais dit quels joueurs utiliser.» « C’est sûr que ça me fatigue, a avoué Lemieux au sujet de la rumeur d’échange, mais ce n’est pas le temps de penser à ça.Je n’ai pas la tête à ça actuellement.« Je suis bien à Montréal, a-t-il répondu à une question, et ma femme vient de Montréal.Elle est enceinte actuellement et j’ai bien d’autres choses à penser, d’autant plus que si jamais ça devait arriver (un échange), il n’y a rien que je puisse y faire.» Plus tôt cette saison, Lemieux s’était pratiquement déclaré un « intouchable ».« La situation est différente aujourd’hui, dit-il, parce que l’équipe n’est plus satisfaite de moi.» Bums a aussi fait savoir qu’il avait averti son joueur de ne plus rester longtemps étendu sur la glace quand il est frappé, « parce que ça ne marche plus».L’autre soir, il a d’ailleurs interdit au thérapeute Gaétan Lefebvre de se porter à son secours, ce qui a choqué Lemieux, qui estime avoir « eu l’air fou ».Il en a voulu à son entraîneur car lui-même croit encore possible de confondre les officiels, mais il semble bien le seul à penser ainsi.« Si j’avais fait prendre une punition majeure et si nous avions marqué et gagné le match, j’aurais passé pour un héros», a-t-il explique.¦ Le Canadien et les Flames se disputeront le deuxième match de la finale de la coupe Stanley ce soir à Calgary, après un congé de deux jours, et Pat Bums trouve que cet intervalle va favoriser le Canadien.« Ça nous aura donné plus de temps pour nous habituer au décalage horaire et à l’altitude, a-t-il souligné, et nous avons eu deux excellents exercices.» Celui d’hier était nettement axé sur l’offensive.Guy Carbonneau Même s’il avoue que sa blessure à l'aine ne le fait plus souffrir, l’attaquant Claude Lemieux ne participera pas au deuxième match de la série finale de la coupe Stanley, ce soir, contre les Flames de Calgary.préférait être à l’étranger dans ces conditions.« Personne ne vous appelle pour vous déranger ou vous demander des billets, a-t-il expliqué.À l’étranger, vous pouvez dormir, assister à un spectacle, tandis qu’à la maison, il y a toutes sortes de distractions.Les gens nous disent que nous sommes trop bons, que nous al- lons gagner la coupe.» ¦ Tous les Flames disponibles étaient de retour à l’entraînement hier, incluant Colin Patterson, le rival de Guy Carbonneau pour le trophée Frank Selke, qui s’etait blessé légèrement à une jambe en bloquant un tir frappé de Stéphane Richer à la dernière minute du premier match, ainsi que Joe Mullen et Mike Vernon, qui avaient obtenu congé la veille.¦ Le client d’un bar (pu a été attaqué ar deux joueurs du Canadien a écrit la direction de l'équipe à Calgary pour s’excuser des ennuis qu'il a pu causer, qualifiant l'incident de mineur et affirmant qu’il aurait préféré qu'il ne soit jamais rendu public.PADRES 5-, EXPOS 2 Eric Show vole le spectacle Michel Lajeunesse — .de la Presse Canadienne LES EXPOS ont fait face à un Eric Show coriace et à un Jack Clark explosif, hier soir, et ils se sont inclinés 5-2 face aux Padres de San Diego devant 12,508 spectateurs au Stade olympique.Show (5-4) a mis fin à une série personnelle de trois défaites en limitant les Expos à sept coups sûrs en PADRES S EXPOS 2 pb p ci pp pb p es pp Wynne cg 4 0 0 0 Raines cg 3 110 RAlomr 2b S 2 1 0 Foley 2b 4 0 11 TGwynn cc 4 2 2 1 WJhnsn 4 0 0 0 JaClark cd 3 1 2 3 Aldrete cd 2 110 Roberts cd 0 0 0 0 Wallach 3b 3 0 11 Nelson lb 3 OOO Hudler 2b 0 0 0 0 CMrtnz 1b 1 0 0 0 DMrtnz cc 3 0 10 Santiago r 5 0 0 1 Frey 1 0 0 0 0 Flannry 3b 4 0 1 0 Pevey r 4 0 0 0 Salazar ac 4 0 1 O Owen ac 3 0 10 Show 1 4 0 1 0 Holman 1 10 0 0 GWHrris 1 0 0 0 0 Noboa fs 10 10 Gardner 1 0 0 0 O Golrrg fs 10 0 0 McGffgn 1 0 0 0 0 ONixon cc 10 0 0 Totaux 37 5 8 5 Totaux 30 2 7 2 San Diego 002 020 001—5 Montréal 100 001 000—2 E—Wallach, RAIomar, McGaffigan.DJ—Son Diego 1.LSB—Son Diego 10, Montréal 7.2B—RA-lomar.3B—Raines.C—JaClark (6).BV—RAIomar (7).BS— Wallach.San Diego ML CS P PM SB RB Show LG, 5-4 7 2-3 7 2 1 5 5 GWHrris PS, 1 Montréal 1 1-3 O 0 O 0 O Holman LP, 1-1 5 6 4 4 3 6 Gardner 2 0 0 O 0 2 McGffgan 1 1-3 1 1 O 0 0 Frey 2-3 1 0 O 1 0 Atteint — TGwynn par Holman.BP — Santiago.D —2 h 57.A — 12,508.sept manches et deux tiers de travail.Face à un alignement partant qui comprenait sept frappeurs gauchers, Show n'a permis qu’un seul point mérité.Son opposant Brian Holman (1-1), qui n’en était qu’à son deuxième départ et à son premier match depuis le 6 mai, a été chassé du monticule après cinq manches.Il a accordé quatre points à la suite de six coups sûrs et trois buts sur balles.Il a atteint un frappeur et a commis deux mauvais lancers.Il a surtout eu le malheur d’affronter Clark à trois reprises.Il n’a jamais pu le retirer.Clark a produit trois points, dont deux avec son sixième circuit de la campagne, un long coup au centre qu’il a regardé aller longuement avant d’entreprendre sa course autour des buts.Clark a aussi obtenu un simple d’un point et un but sur balles aux dépens de Holman.Fait encourageant pour les Expos cependant, le droitier Mark Gardner a participé à son premier match et a bien fait en relève.Il a retiré les six frappeurs qu’il a affrontés, faisant même mordre la poussière à Clark et à Rob Nelson.Les Padres ont marqué un dernier point en neuvième contre Andy Mc-Gaffigan.Après un retrait, Roberto Alomar lui a frappé un roulant dans les mains.McGaffigan avait tout le temps au monde pour compléter le retrait, mais son relais au premier a échappé à Wallace Johnson, permettant à Alomar d’atteindre le deuxième.McGaffigan a alors cédé sa place à Steve Frey et Alomar a volé le troisième.Un simple de Gwynn l’a poussé au marbre.Jack Clark est sans doute le frap- peur de .184 le plus redoutable du baseball.C’était la sa moyenne avant le match d’hier mais il a pourtant trouvé le moyen de produire trois des quatre premiers points des siens.Après un double de Roberto Alomar et un simple de Tony Gwynn en troisième, Clark a produit son 20e point de la saison avec un simple à travers l’avant-champ.Un roulant de Benito Santiago a permis aux Padres d’inscrire un deuxième point dans la manche.Puis en cinquième, Brian Holman a commis quelques erreurs.Il a d’abord atteint Gwynn, puis a servi trois balles à Clark.Il est revenu à la charge avec une rapide en plein coeur du marbre.Clark l’a expédiée par-dessus la clôture du centre à plus de 400 pieds du marbre pour son sixième circuit de la campagne.Il venait de changer tout le match.En première, Tim Raines avait arraché un triple à Eric Show pour marquer le premier point du match quand Tom Foley a suivi avec un simple au centre.En fin de sixième, les Expos ont réduit l’écart en profitant de l’erreur d’Alomar.Mike Aldrete a obtenu un simple au champ intérieur.Après avoir saisi la balle derrière le deuxième sac, Alomar a lancé hors d’équilibre et son relais a atterri dans l’abri des Expos.Aldrete a ensuite avancé au troisième à la suite d’une balle passée de Santiago et a marqué quand Tim Wallach y est allé d’un ballon-sacrifice au centre.¦ Buck Rodgers respecte au plus haut point Eric Show, qui était au monticule pour les Padres hier.Tellement, qu’il lui a opposé tout un alignement gaucher et ce sont deux des gros canons du club qui ont écopé et réchauffé le banc.Milbury confirmé à Boston BOSTON (PC) — Les Bruins de Boston ont confirmé hier la nomination de Mike Milbury comme entraîneur de l’équipe.Originaire de la ville de Boston, Milbury devient ainsi le 18e entraîneur des Bruins en 65 ans d’histoire.Le président et directeur général des Bruins, Harry Sin-den, a également élevé Milbury au titre de directeur général-adjoint, ce qui permettra au nouvel entraîneur d’avoir son mot à dire dans la composition de l’équipe.Milbury, qui aura 37 ans le 17 juin prochain, était un choix très populaire pour succéder à Terry O’Reilly qui a démissi-sonné afin de passer plus de temps auprès de sa famille.Milbury devient le sixième entraîneur des Bruins au cours des 10 dernières années.Depuis deux ans, il était l’entraîneur des Mariners du Maine, le club-école des Bruins dans la Ligue américaine.Sinden a aussi annoncé la promotion de Torn Johnson qui accède au poste de vice-président.L’avenir de l’entraîneur-ad-joint John Cunniff, qui est aussi natif de Boston, n’a pas été précisé hier.Cunniff a déjà rencontré les dirigeants des Jets de Winnipeg qui sont à la recherche d’un nouvel entraîneur.Gordon Clark, l’adjoint de Milbury au Maine, occupera les mêmes fonctions à Boston.EN BREF.Kal Daniels opéré au genou droit CINCINNATI (AP) — Le voltigeur Kal Daniels, des Reds de Cincinnati, a subi hier une opération arthroscopique au genou droit qui le tiendra à l’écart du jeu au cours des six prochaines semaines.Un porte-parole des Reds a déclaré que le Dr Warren Harding a retiré des éclats d’os et aplani et nettoyé les cartilages.Le nom de Daniels a été placé sur la liste des blessés pour une période de 21 jours.Les Reds ont rappelé le voltigeur Skeeter Barnes de leur filiale de Nashville (AAA).Alain Villiard classé sur l’équipe « A » OTtAWA (PC) — Alain Villiard, de Saint-Sauveur, est le premier skieur d’une discipline technique en 15 ans à être classé niveau « A » par l’Association canadienne de ski.Villiard, qui occupe le 28e rang en slalom sur le circuit de la coupe du monde, rejoint ainsi les descendeuses Karen Percy de Banff, Alberta, Kerrin Lee de Calgary, Rob Boyd de Whistler, C.B., et Brian Stemmle d'Aurora, Ont., parmi les détenteurs d’une carte « A ».Les 2e Jeux de la Francophonie en France RABAT (AFP) — La France accueillera les deuxièmes Jeux de la Francophonie en 1993, ont décidé hier à Rabat à l’unanimité les membres du Comité international des Jeux, sur proposition du secrétaire d’État français, chargé de la Jeunesse et des Sports, M.Roger Bambuck.L’affaire Tikkanen: un coup publicitaire EDMONTON (PC) — Glen Sather, le directeur-général et entraîneur des Oilers d’Emonton, n’a pas tardé à réagir à la menace de son attaquant Esa Tikkanen de faire annuler son contrat avec l’équipe en faisant appel aux tribunaux.Selon Sather, l’ailier gauche n’aurait formulé ces propos que pour s’attirer de la publicité.De plus, il a ajouté qu’un nouveau contrat de quatre ans — fort lucratif à ses dires — avait déjà été offert à Tikkanen.Tikkanen a paraphé un contrat de deux ans en mai dernier.Todd Worrell ratera 15 jours ST.LOUIS (AP) — Les Cards de St.Louis ont placé le nom du lanceur droitier Todd Worrell sur la liste des joueurs blessés pour une période de 15 jours, rétroactivement au 13 mai.Worrell s’est étiré un muscle à l’aine lors du match de samedi contre les Reds de Cincinnati.Pour le remplacer, les Cards ont rappelé le releveur Matt Kinzer de leur filiale de Louisville.$ 500,000 de plus pour Mike Schmidt PHILADELPHIE (AP) — Mike Schmidt a peut-être mérité un boni de $ 500,000 cette semaine, mais ce qui le préoccupe davantage c’est le malaise au coude gauche dont il est victime.Le joueur de troisième but a doublé son salaire pour la saison 1989 en vertu d’une clause de son contrat qui prévoyait une telle bonification s’il demeurait avec l’équipe jusqu’au 15 mai.Le contrat de Schmidt, opéré à l’épaule droite en septembre dernier, prévoit un autre boni de $ 500,000 s’il est encore avec les Phillies le 15 août.Hartford congédie Larry Pleau HARTFORD, Conn.(AP) — Les Whalers de Hartford ont congédié hier leur entraîneur Larry Pleau.Ce licenciement survient moins d’une semaine après l’embauche d’Ed Johnston à titre de directeur général de l’équipe.Celui-ci a confirmé par lettre que les Whalers honoreront la dernière année du contrat de Pleau évalué à quelque $ 125,000.Le départ de Pleau a par ailleurs relancé la rumeur voulant que Bob Johnson, l’ex-entraîneur des Flames de Calgary, devienne le sixième pilote de l’histoire des Whalers.Johnson occupe présentement les fonctions de directeur exécutif de l’Association de hockey amateur des États-Unis.Il serait toutefois à la recherche d’un contrat d’un an ou deux, ce qui pourrait inciter les Whalers à rechercher un autre candidat.Déjà quelques noms ont été proposés : Rick Ley, un ancien joueur des Whalers qui dirige les Admirais de Milwaukee de la Ligue internationale ; Ted Green, l’un des entraîneurs-adjoints des Oilers d’Edmonton ; Doug Risebrough, qui occupe des fonctions similaires avec les Flames de Calgary ; et Bob Berry, un bon ami de Johnston qui est l’adjoint de Brian Sutter avec les Blues de St.Louis.Pleau a rencontré Johnston lundi et celui-ci ne lui a pas offert un autre |«>ste au sein de l’organisation.Un Américain d’origine, Pleau faisait partie des Whalers depuis la création de l'équipe en 1972.Hartford évoluait alors dans l'Association mondiale de hockey.Johnston a succédé à Emile Francis la semaine dernière comme vice-président et directeur général.Comme entraîneur des Whalers, Pleau a maintenu un dossier de 81-117-26, dont une fiche de 50-51-5 depuis qu’il a remplacé Jack Evans le 7 février 1988.MECIR ÉLIMINÉ AUX INTERNATIONAUX DE ROME Débuts difficiles pour Wilander ROME (AFP) — Le Suédois Mats Wilander, troisième joueur mondial et tête de série no 1, a difficilement battu en trois manches, 6-7 (6-8), 6-3, 6-2, l’Argentin Javier Frana, 100e joueur mondial, lors de la deuxième journée des Championnats internationaux d’Italie, comptant pour le Nabisco Grand Prix et dotés de $807,500, hier à Rome.Très hésitant au service, incertain au fond du court, où il commit un nombre inhabituel d'erreurs, le Suédois a dû faire appel à toutes ses ressources physiques pour réussir à s’imposer.Dans le set décisif, le tenant du titre de Roland Garros, remis en confiance et retrouvant enfin la lon- gueur de ses coups, se détachait rapidement 2-0 pour conclure par 6 jeux à 2, mais sans réellement convaincre.Il devra jouer tout autrement au tour suivant pour battre l'Espagnol Emilio Sanchez (no 6), facile vainqueur de l’Argentin Eduardo Ben-geochea en deux sets (6-1, 6-2).Par ailleurs, l’Italien Omar Cam-porese, 115e joueur mondial, a créé la surprise, hier, dans la soirée sur le court central, en éliminant le Tchécoslovaque Miloslav Mecir, tête de série numéro 4,10e mondial, en deux sets 6-2, 7-5.Le Tchécoslovaque, déjà victime de l’Italien au cours du tournoi de Milan sur courts couverts, a con- firmé sa mauvaise passe actuelle un peu à l’image de la plupart des vedettes du circuit, tributaire d’un calendrier surchargé, et du passage con tinuel d’une surface à l’autre.Un autre Espagnol, l’espoir Sergi Bruguera, 18 ans, 81e joueur mondial, a causé une petite surprise en sortant l’Équatorien Andres Gomez (no 12), en trois sets, 2-6, 6-2, 6-2.Les Américains Jimmy Connors (no 5) et André Agassi (no 2) ont pour leur part facilement battu respectivement le Français Cedric Pio-line (6-4, 6-2) et l’Américain Todd Witsken (6 1,6 4), alors que le Haïtien Ronald Agenor (no 9), 29e joueur mondial, chutait lui aussi, victime du Yougoslave Bruno Oresar.Perreault quitte les Tigres Marc Delbès ==?= de la Presse Canadienne EXACTEMENT deux semaines après l’élimination de son équipe en finale de la Ligue junior du Québec, Gilbert Perreault a remis officiellement sa démission à titre d’entrai-neur-chef des Tigres de Victoriaville.Heureux de son année d’expérience mais désabusé par certaines facettes du métier, Perreault a décidé de prendre du recul et s’accorder une année de réflexion.Si Perreault a toujours su apprivoiser la pression en tant que joueur, il n’a pas toujours aussi bien réussi comme entraîneur.Au soir de la défaite décisive, dans le septième match de la finale face au Laval, Perreault avait clairement laissé entendre qu’il ne serait pas de retour la saison prochaine.HOCKEY Séries éliminatoires (Finale quatre-de-sept) Dimanche Calgary 3, Montréal 2 Ce soir Montréal à Calgary (21 h 05) Vendredi Calgary à Montréal (19 h 30) Dimanche Calgary à Montréal (19 h 05) Mardi Montréal à Calgary (21 h 05) (si nécessaire) Jeudi Calgary à Montréal (19 h 30) (si nécessaire) Samedi Montréal à Calgary (20 h 05) (si nécessaire) BASEBALL Ligue nationale Lundi Chicago 4, Atlanta 0 Cincinnati 6, Pittsburgh 5 San Diego 6, Montréal 5 L.Angeles 3, New York 1 Phil'phie 3, S.Francisco 2 Hier Atlanta 4, Chicago 3 Pittsburgh 5, Cincinnati 0 San Diego 5, Montréal 2 Los Angeles à New York, remis, pluie San Francisco à Phil’phie St.Louis à Houston Aujourd'hui Pittsburgh, Smiley (4-1) à Cincinnati, Rijo (4-0), 12 h 35 Les trappeurs pb et pp cc moy.Aldrete.36 6 2 0 167 Brooks.141 38 14 4 .270 Fi'gerald.57 13 8 2 228 Foley.109 26 15 2 .239 Galarraga 129 33 27 6 256 Garcia.62 15 6 0 242 Hudler .21 7 1 0 333 Johnson 36 10 10 1 278 Martinez 82 20 6 0 244 Nixon.78 20 8 0 256 Noboa.2 1 0 0 500 Owen 110 29 16 3 264 Pevey.4 0 0 0 .000 Raines.133 36 22 2 271 San'venia .88 24 9 2 273 Wallach.137 40 15 2 .292 Buts volés: Nixon 13; Raines 9: Hudler 6; Galarraga.Martinez 5; Garcia, Wallach 3; Brooks, Fitzgerald, Owen 2; Foley.Santovenia 1 Les lanceurs g-p ml pm rat) mpm Burke.4-1 23.1 11 17 4.24 Frey.M 1.2 0 2 0.00 Gardner 0-0 20 0 2 0.00 Gross.4-2 53.0 22 44 3.73 Hesketh.3-1 16.0 17 10 9.56 Holman.1-1 242 13 21 4.74 Martinez.3-1 58.0 21 27 3.26 McGaffigan 1-2 24.2 11 11 4.01 Perez.0-5 48.1 28 32 5.21 B Smith.3-1 44.2 12 19 2.42 Victoires préservées: Burke 8; Hesketh, McGaffigan 1 San Diego, Hurst (4-2) à Montréal, Perez (0-5), 19 h 05 Los Angeles, Leary (2-3) à New York, Gooden (5-1), 19 h 35 San Francisco, Reuschel (6-2) à Philadelphie, Howell (4-1), 19 h 35 Atlanta, Z.Smith (1-5) à Chicago, Sutcliffe (4-3), 20 h 05 St Louis, Magrane (3-2) à Houston, Deshaies (5-2), 20 h 35 Ligue américaine Lundi Detroit 3, Chicago 2 Toronto 5, Cleveland 3 K.City 4, Minnesota 3 Oakland 12, Milwaukee 2 Californie 4, New York 3 Hier Detroit 9, Chicago 7 Toronto 7, Cleveland 6 K City 8, Minnesota 1 Baltimore au Texas, pluie New York à Oakland Boston en Calitornie Milwaukee à Seattle Aujourd'hui Chicago, Reuss (3-2) à Detroit, Morris (2-6), 19 h 35 Cleveland, Black (1-5) à Toronto, Stieb (3-1), 19 h 35 Kansas City, Leibrandt (3-4) au Minnesota, Anderson (4-2), 20 h 05 Baltimore, Schmidt (1-4) au Texas, Ryan (4-2), 20 h 35 New York, Dotson (1-0) à Oakland, Davis (2-3), 22 h 05 Milwaukee, Birkbeck (0-2) à Seattle, Bankhead (2-3), 22 h 05 Boston, Clemens (5-1) en Californie, Abbott (2-3), 22 h 35 LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.difl.NEW YORK 20 15 .571 — ST.LOUIS 19 16 .543 1 CHICAGO 19 18 514 2 MONTRÉAL 20 19 .513 2 PHILADELPHIE 16 19 .457 4 PITTSBURGH 15 21 417 5/2 Section Ouest CINCINNATI 21 16 568 SAN FRANCISCO.19 18 .514 2 LOS ANGELES 17 18 .486 3 SAN DIEGO 20 21 488 3 HOUSTON 17 19 472 3 Vz ATLANTA 18 21 462 4 LIGUE AMÉRICAINE Section Est BOSTON 17 17 .500 CLEVELAND 17 19 .472 1 NEW YORK 17 19 .472 1 BALTIMORE 15 19 .441 2 MILWAUKEE 15 20 .429 2'/z TORONTO 14 24 .368 5 DETROIT 13 23 .361 5 Section Ouest OAKLAND 25 12 .676 KANSAS CITY 25 13 658 y, CALIFORNIE 24 13 .649 1 TEXAS 20 15 .571 4 SEATTLE 20 18 .526 5'/z MINNESOTA 16 20 .444 8 7z CHICAGO 16 22 .421 9'/z
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