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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1989-03-23, Collections de BAnQ.

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DAMNÉ SATAN Richard Bergeron Satan : entité personnelle omniprésente qui poursuit son oeuvre de déconstruction du monde ou portrait de nos angoisses et de nos désirs lubriques?5,50$ Centre d'information sur les nouvelles religions 8010 rue St-Denis Mtl.H2R 2G1 Tél.: 382-9641 5710 ave Decelles Mtl.H3S 2C5 Tél.: 735-6406 d’entrainement dans la plupart des diocèses du Québec.À preuve, le congrès provincial sur l’amour et la sexualité qui a eu lieu les 10, 11 et 12 mars sous le thème général Voir plus loin que son corps et qui a remporté un vif succès.Quelque 450 participants de tous les coins du Québec se sont réunis à Saint-Hyacinthe à ces assises ouvertes par Mgr Louis Lange vin, évêque de Saint-Hyacinthe, et qui ont été organisées entièrement par les jeunes, avec le soutien du Service de pastorale du diocèse.Le thème a inspiré des dramaturges en herbe qui ont composé une pièce de théâtre intitulé Saint-Valentin et cette soirée a également donné lieu à un moment fort de cet exemple d’engagement dans la société mascoutaine.Ce n'est pas le seul projet mis sur pied par les quelque 5,000 jeunes chrétiens engagés dans la pastorale dans un milieu qui devait faire sienne mieux que quiconque depuis bientôt cinq ans la nécessité de s'intéresser à l’éducation de la foi auprès de filles et de garçons en pleine croissance.« ( >n sent chez les 15-25 ans un désir d'approfondissement des valeurs fondamentales et ils sont à la recherche d'adultes qui les inspirent ».soulignait en entrevue au I) K \ ( il lî le responsable de la pastorale-jeunesse du diocèse de Saint-Hyacinthe.lean-Guv Roy, de la Congrégation des Frères dû Sacré-Coeur et responsable diocésain de la pastorale jeunesse.Cette urgence en quelque sorte de s’occuper de la catégorie de fi (tôles la moins sensibilisée aux choses de la foi, en raison d’une absence ou plulôl d'une indifférence à l'endroit de l'éducation chrétienne dans leur foyer, les évêques du Québec en faisaient un de leurs object ils prioritaires en 1985, Année internationale de la jeunesse.Cherchant résolument des explications au manque de relève de fidèles pra- ® c 100 jeunes parleur h Dieu rSiilïï Le livre de prières écrit par les jeunes tiquants ou à tout le moins engagés dans la poursuite d'une identification spirituelle, ils ont écouté les problèmes, les attentes et les aspirations d'une centaine de jeunes.Oui.ont alors constaté les évêques, les jeunes sont intéressés à s'ouvrir aux exigences de la foi, pourvu qu'on leur tienne un langage adapté à leur âge et mentalité et qu'on leur donne la possibilité de s’engager dans des activités stimulantes.Point déterminant Cette rencontre allait être déterminante dans la nouvelle approche de la pastorale jeunesse.Ce qui allait convaincre le frère.lean-Guv Roy de poursuivre la démarche qu'il avait entreprise personnellement dans le diosèce de Saint-Hyacinthe pour redonner aux jeunes le goût d'approfondir le sens des valeurs humaines et spirituelles.Après cinq ans de travail, le frère Jean-Guy Roy continue de croire plus que jamais aux jeunes, ces derniers ne demandant pas mieux que de se mobiliser pour des causes et des activités d’ordre spirituel pourvu qu'on les implique vraiment en fonction de leurs propres préoccupations et de leur vie quotidienne.« Les jeunes veulent donner un sens à leur existence, ils sont en quête de ressourcement de vie intérieure et ils ont un besoin d’encadrement afin de se sentir partie intégrante de la société civile et religieuse.Mon travail se veut un reflet de ce comportement bien compréhensible, beaucoup de ces jeunes pourtant baptisés ayant grandi dans une quasi ignorance des préceptes de la foi.» Parmi les projets lancés par les jeunes, celui d'un petit livre de prières composées par eux sous le titre Bonjour Seigneur ( Novalis) et qui obtient un succès sans précédent de librairie partout au Québec.Il s'agit d une sélection de 100 prières parmi 600 textes soumis et composés par des jeunes de 12 à 20 ans et qui reflètent bien leurs angoisses.leurs inquétudes, leurs questionnements mais aussi leurs espoirs.Ils sont accompagnés d’illustrations également réalisées et choisies par les jeunes.Chacune des prière est signée du prénom et de l'âge de son auteur; une copie du livre a été offert au pape Jean-Paul II et il est maintenant vendu partout au Québec et même en France.Ce genre de projet est un exemple par tant d’autres susceptibles de mobiliser les jeunes en ce qu'il s'inscrit dans leur volonté de parler à Dieu dans leur propre langage, sans faire appel à des formules toutes faites pour lesquelles ils n’é-prouvent aucun penchant.A l'automne, au mois d'octobre, reprenant une idée lancée l’année dernière, il y aura de nouveau une Semaine diocésaine des jeunes inspirée par le slogan Affiches tes cou-leurs pour les trente institutions Jeunes du grand Montréal\ je vous appelle à construire avec vos aînés l’Église de demain.N hésitez pas à partager avec d’autres la joie de croire, d’espérer et d’aimer.Le C hrist et VÉglise comptent sur vous.P nul C cirditud Grégoire archevêque de Mon freed scolaires de niveau secondaire et collégial, les vingt mouvements de jeunes et les 115 paroisses du diocèse de Saint-Hyacinthe.Faisant part de cette expérience unique dans l'Église canadienne de janvier 1988.le frère Jean-Guy Roy écrivait: «Une impressionnante liste d’activités variées animées par des jeunes ont surgi des milieux scolaires, paroissiaux et des mouvements-jeunesse : retrouvailles, rallye, ligue d’impro, tournée-jeunesse pour la paix, fête de la majorité, gestuelle, soirée de réflexion, corvée d’entraide, bal costumé, visite aux prisonniers, soirée sportive, remise de mérites, célébrations eucharistiques, démarches dans les cours d’enseignement religieux et de morale, etc.« Avec leurs bras, leurs mains et leur voix, des centaines de jeunes nous ont manifesté leur désir de bâtir un monde plus humain et plus fraternel.» Ht le frère Roy de raffermir sa conviction que l’Église doit renouveler son langage pour communiquer avec les écoliers, les étudiants et les travailleurs.« (’elle semaine des jeunes fut un pari de foi! Elle se situe dans la praxis d’une Église missionnaire voulant répondre à la soif d’absolu et de communion des jeunes.» Une invitation PUu'o ;iii\ humes invite le dé- pliant qui renseigne les milliers de celte micro-société mascoutaine de tous les mouvements, groupes et organismes susceptibles de canaliser leur désir de grandir dans la foi.de vivre la fraternité et de bâtir un monde meilleur.Chaque groupe d'âge, depuis les tout petits de 4 à 8 ans dont s’occupent des adolescents de 15-17 ans dans le groupe de l’Éveil religieux, ou encore La Relève un lieu de rencontre pour les 15-18 ans qui apprennent dans des rencontres animées par des spécialistes « la connaissance de soi, des autres et du Christ ».Sans compter les organismes traditionnels des scouts et des guides, de la J EC et autres mouvements d'action catholique et d'apostolat laïc, les sessions de spiritualité dans le cadre du programme Oasis, le Service de préparation à la vie pour les 12-20, celui dit des Vocations qui accompagne les jeunes en recherche de leur avenir.Toutes ces réalisations à Saint-llyacinthe jointes à celles qui existaient déjà ailleurs ont un effet d'entraînement et de stimulant pour les 22 autres diocèses, au point de former le Regroupement de la pastorale jeunesse avec un secrétariat dirigé par Clément Vigneault et dont le siège social est situé dans les bureaux de l’Assemblée des évêques du Québec (AEQ) au 1225 boul.Saint-Joseph à Montréal.PHOTO CHANTAL KEYSER Des jeunes de St-Hyacinthe qui se sont mobilisés dans une pastorale active.« Les jeunes avides de trouver des modèles » Marie Laurier « LES JEUNES cherchent un sens à leur vie.il n'y a pas de doute.(Ils) cherchent d'abord des modèles, des chrétiens heureux (jui les comprennent, leur font une place et qui parlent leur langage.( Ils) veulent être utiles, s'engager pour les autres, vivre des expériences signifiantes.A nous de leur en proposer.» Jean-Guy Roy, directeur de la pastorale jeunesse du diocèse de Saint-Hyacinthe concluait ainsi les résultats d'un sondage effec-tué en 1980 dans les écoles secondaires et polyvalentes de la l'ommssion scolaire régionale de Yamaska (région de Saint -llyacinthe) sur Les croyances religieuses des jeunes.A 35 ans, cet éducateur de format ion.spécialiste en orthopédagogie, frère du Sacré-Coeur, s’est donné pour vocation de s'occuper des jeunes et de « mul-tiplier les portes d'entrée dans l'expérience de vie chrétienne ».Depuis 1984, son travail dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, le 4e en importance numérique au Québec avec ses 300,000 habitants — après Montréal, Québec et Sainl-Jean-Longueuil — a commencé à porter fruits: « Au bas mot.je peux dire qu'il y quelque 5.000 jeunes de moins de 25 ans qui sont engagés dans les mouvements, les organismes et les groupes de pastorale.Mon travail consiste à les accompagner, les encourager, à être en quelque sorte un agent de concertai ion pour toutes les activités qu'ils proposent pour exprimer leur quête d’absolu.Cela évidemment avec l'aide d'une armée de bénévoles.» Tout en sachant bien identifier les causes de la désaffection des jeunes à l'endroit de la pratique religieuse, du penchant réfractaire de beaucoup d'entre PHOTO JACQUES GRENIER Jean-Guy Roy directeur de la pastorale jeunesse du diocèse de St-Hyacinthe eux à tout ce qui touche les choses de la foi.le frère Roy ne s’attarde pas à ces aspects négatifs.Et U a noté ces derniers mois .< un certain retour aux valeurs fondamentales»: « Les jeunes sont avides de trouver des modèles.des adultes qui les inspirent.Ils ont également besoin de références solides et stables.» Il reste beaucoup de travail à faire et Jean-Guy Roy le sait mieux et plus que quiconque.Département de sciences religieuses et d’éthique PROGRAMMES DE 1er CYCLE - Certificat en animation pastorale - Certificat en éducation morale - Certificat en sciences religieuses - Baccalauréat en théologie - Baccalauréat d’enseignement en sciences religieuses PROGRAMME DE 2e CYCLE - Maîtrise ès arts en éthique Pour informations: (418) 724-1425 Université du Québec à Rimouski I.a vision franciscaine de l'existence et notre manière de vivre l'Évangile rencontrent plusieurs préoccupations des JEUNES: fraternité, solidarité internationale, soif d'authenticité, recherche du spirituel, justice, paix, écologie, etc.Ces pierres d'attente nous invitent à devenir parmi eux des témoins qui les aident à donner sens à leur vie.à découvrir l'Évangile et même à s'ouvrir au projet de la vie franciscaine.Par leurs aspirations, leurs préoccupations et même leurs indifférences.ils nous interpellent et nous offrent une chance d'adaptation, de renouveau, d’évangélisation et de conversion, tant au point de vue individuel que communautaire.(Projet de province 1987 - 1993, nn.112-113) LES FRANCISCAINS DE L’EST DU CANADA 5750, BOUL.ROSEMONT, MONTRÉAL, QUE.H1T 2H2 Tél.: (514) 259-2542 3 Le Devoir, jeudi 23 mars 1989 GESTUELLE LITURGIQUE Des artistes expriment leur foi Laurier « K N RÉINTÉGRANT le corps au coeur de la liturgie eucharistique, nous rendons plus accessible et plus crédible le mystère du Verbe incarné.» ("est ce que croit fermement l'abbé Jacques Dubuc qui a institué dans le diocèse de Montréal une gestuelle qui accompagne les grandes cérémonies liturgiques.On ne se surprend plus de voir ces jeunes danseurs et danseuses, vêtus de tuniques de tons pastels, évoluer gracieusement dans le choeur et la net de l'église et'les habitués du Jour du Seigneur à Radio-Canada notamment apprécient ce supplément de mystique à la messe télévisée du dimanche.Ils auront l'occasion demain d’admirer une fois de plus la « performance » chorégraphique des artistes au cours des « Souvenances du Vendredi saint » au petit écran de Radio-Canada vers 13 h, une retransmission du spectacle public présenté le 19 mars dernier à l’église Notre-Dame du Bel Amour.Cet événement jeunesse a mobilisé seize danseurs dont cinq des Grands Ballets ( anadiens, huit de l’École Pierre-Laporte, trois danseurs indépendants de l’Knsemble Eddy Toussaint, en plus de musiciens et comédiens recrutés au Centre culturel de l’est et dans le groupe des Pèle-rins des Quatre saisons.Sur un texte de Pierre Côté, curé de l’Im-maculée-Conception, une chorégraphie et une mise en scène signées par l’abbé Dubuc, cette émission sera le résultat de longues semai nés de travail et de répétition.Nombreuses exigences Car ce genre de manifestation nécessite une préparation soignée, adaptée au lieu sacré et à la liturgie du jour, autant d’exigences qui ont déjà fait leur preuve et obtenu l’imprimatur des autorités ecclésiastiques du diocèse dont celui du cardinal Paul Grégoire qui fut un des tout premiers à encourager l’initiative de son jeune collaborateur, le prêtre Jacques Dubuc également attaché au Service de presse du diocèse.Dans la préface d’un livre écrit par l’abbé Dubuc et publié chez Fides en 1986 sous le titre Le Langage corporel dans la li t urgie, le cardinal Grégoire écrit : « Des célébrations festives nous ont Religieux De Saint-Vincent-de-Paul AU SERVICE DE LA JEUNESSE DEPUIS 1884, AU CANADA 821, Bon Air Sainte-Foy, Qué.(418) 683-3441 Viens, Esprit Saint! Un programme d’initiation au sacrement de Confirmation, conçu par YOffice de Catéchèse du Québec, publié par Novalis Cahier parents-jeunes: ________ accent mis sur la responsabilité du jeune dans l’Église et sur l’appui que lui donne l’Esprit de Jésus.44 p.; 3,25$ Cahier de la communauté chrétienne: implication de la paroisse.56 p.; 3,95$ Guide des catéchètes: un choix de neuf démarches.48 p.; 3,95$ Ç.P.700, Hull, QcJ8Z 1X2 Egalement disponible à nos comptoirs des 365, rue Rideau, Ottawa, Ont.et 8123, rue St-Denis, Montréal (métro Jarry) QC, ainsi que chez votre libraire.NOVALIS (613)560-2542 (514)382-8432 permis de voir et de goûter la beauté de gestes qui soutiennent la prière.(.) Dans tous les cas, le visuel, le gestuel font partie d’une-liturgie où le corps exprime aussi les pensées du coeur et de l’esprit.» Cet ouvrage de 250 pages démontre bien, comme le rappelle son auteur que « le langage corporel fait partie intégrante de la liturgie chrétienne, sorte d’espace privilégié pour bâtir un lien vivant avec les autres ».« Depuis Vatican II, poursuit-il, la litugrie relève le défi de passer d’un climat de relative passivité à un climat de participation active de tout le peuple où l’expression se révèle une composante majeure.» Depuis plus de dix ans mainte nant.l’abbé Dubuc a donc mis sa formation de danseur professionnel au service de la liturgie, surtout comme chorégraphe, metteur en scène, animateur ou interprète des textes liturgiques en fonction de l’expresion corporelle.On lui doit les chorégraphies des grandes cérémonies: anniversaires, messes solennelles de la Saint-Jean, de Noël, de Veillées pascales, visite du pape en 1984, processions, oraisons d’actions de grâces, bénédiction, rassemblement comme celui de la visite du pape au Stade olympique.La liste de ses réalisations est impressionnante et plusieurs d’entre elles ont été télévisées.Exemple d’évolution Au fil des années, cette forme d’art associé aux manifestations religieuses s’est améliorée, raffinée, perfectionnée, l’abbé Dubuc ayant constamment poursuivi sa L’ASSOCIATION DES AUMONIERS D’HÔPITAUX DU QUÉBEC Depuis 1962, l’A.A.H.Q.regroupe ses membres afin de les aider à développer une meilleure attitude pastorale face à l’évolution des différents milieux de santé PHOTO CHANTAL KEYSER L’abbé Jacques Dubuc en répétition avec un danseur pour l’émission «Souvenances du vendredi saint».recherche en ce domaine et approfondi la symbolique du rituel liturgique, la qualité du mouvement et des gestes qu’il suppose: « Par exemple, la génuflexion fut longtemps associée à une crampe que l’on attrape avant d’entrer dans son banc, et on se faisait fort de l’escamoter.Il n’y a toutefois aucune raison pour ne pas redonner à ce geste sa véritable signification qui en est une d’adoration et de respect.» Ainsi en est-il des offrandes, des prières eucharistiques, des lectures des textes bibliques, bref de chacune des oraisons utilisées dans les cérémonies religieuses.À cha AUJOURD’HUI CREDO Mensuel protestant Informations — Réflexions Témoignages réformés 3480, Décarie, Montréal, Qc.H4A 3J5 TéL:(514) 486-9213 cune d’entre elles correspond une attitude du « corps en liturgie », pour reprendre une expression utilisée par le prêtre.Le choix des danseurs et des danseuses se fait sous forme d’invitation dans les écoles spécialisées et les troupes professionnelles.« Les jeunes artistes doivent évidemment accepter les normes prescrites par cette forme d’art tout à fait particulière et compren dre que la danse en église est une forme de prière.» Les jeunes ont si bien compris ces exigences qu’ils ont souhaité se rencontrer entre eux en dehors des heures d’exeeice et de répétition.Se ressourcer Ils ont fondé le « Groupe en art et en communication » à l’intérieur de la pastorale jeunesse du diocèse.Le premier dimanche du mois, ils se retrouvent à l’église de l’immaculée Conception et avec un animateur, soit le père Alain Roy, directeur de la pastorale jeunesse du diocèse de Montréal, l’abbé Dubuc ou le franciscain Pierre Brunette, ils participent à des activités et des échanges susceptibles de les aider à se ressourcer et à approfondir leur foi.Ce nouvel organisme est également ouvert aux artistes des autres disciplines: sculpture, peinture, théâtre, musique, littérature.4 toi, cégépien, universitaire projet vocalionne! sacerdotal.ou jeune travailleur, qui portes un le ccvitvc éfut>w*v»t DIOCÈSE D E MONTRÉAL t) Donne un sens à ta vie offre une communauté de vie pour mûrir et préparer ton engage-ment au service de l'Église et du monde.1675 est, boni.Gouin, Montréal H2C 1C2 388-6839 ¦ ¦ • ¦ ______________________________________________________________________________ Le Devoir, jeudi 23 mars 1989 B 5 Un enseignement religieux pour 30 ethnies T—T^T- PHOTO ARCHIVES Une école où les Québécois de souche sont minoritaires.En médaillon, M.Hervé Leduc A MONTREAL, lorsque des parents décident d'envoyer leur enfant à Té cote, ils ont le choix entre deux commissions scolaires confessionnelles I.une est protestante ( la ('ommission des écoles protestantes du grand Montréal ou CEPGM) et l’autre, catholique (la Commission des écoles catholiques de Montréal ou CECM).Dans le Montréal aux cent clochers qui nous a vu grandir, ce choix ap paraissait naturel.Mais aujourd'hui, dans un Montreal cosmopolite où se sont élevés temples, pagodes et mosquées, dans un Montréal où la pra tique religieuse des Québécois catholiques s'est profondément transfor niée, comment s'enseigne la religion ?Et qu'en pensent ces nouveaux Québécois de toutes souches'.’ ("est ce que nous sommes allés » oir dans des écoles catholiques et des écoles protestantes.Tendes: Luc Allaire « AIIMKD, Chantarangsy, Joshua et André, vous allez former une équipe et vous allez chercher deux exemples qui illustrent l’importance de la prière dans la vie de Jésus ».Cette scène de la vie quotidienne, vous pourriez l’entendre dans un cours d’enseignement moral et religieux à l'école Antoine de St-Exu-péry à St-Léonard où l’on compte pas moins de 30 ethnies différentes.Vous pourriez aussi l’entendre à l’école St-Luc dans le quartier Notre-Dame de Grâce et dans de nombreuses écoles françaises de Montréal où les jeunes Québécois de « souche » sont en minorité.Actuellement, dans les écoles françaises de la CÉCM (Commission des écoles catholiques de Montréal), un élève sur quatre est d’origine ethnique autre que française.On prévoit que ce sera un élève sur deux dans 10 ans.Dans les écoles françaises de la CÉPG M (Commission des écoles protestantes du Grand Montréal), les Qué bécois de souche forment déjà une faible minorité.Ces enfants viennent de moins en moins d’Europe et de plus en plus du tiers-monde.Leur religion, dans bien des cas, n’est pas chrétienne, mais plutôt bouddhiste, hindouiste, juive ou musulmane.Pourtant, ils fréquentent des écoles confession nelles catholiques ou protestantes et, bien souvent, ils suivent des cours d’enseignement moral et religieux.Devant cette situation, Hervé Leduc, conseiller principal en édu cation chrétienne à la CÉCM, rappelle que les élèves et les parents ont le droit d’être exemptés du cours de religion.« Par contre, ajoute-t-il, la réalité de l’école catholique est là.Nos écoles sont catholiques par la volonté de nos ad ACAT Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture.DONS ADHÉSIONS 336, avenue Clarke, Westmount, Qc H3Z 2E6 TéL: (514) 933-2978 VARENNES lieu de naissance de la première bienheureuse canadienne SANCTUAIRE DE MÈRE D’YOUVILLE 201.rue Ste-Anne, C.P.46 Varennes, (Québec) JOL 2P0 (514)652-2873 Semites de Marie Les Servites de Marie proposent au monde de ce temps, la figure de Marie, femme de Foi et d’Espérance.Maison provinciate o.s.m.5705, “Est, bout.Qouin, Montréal-Mprd, Q£ Ml Ç 5X1.Ed 325-5960 O O O UNIVERSITÉ LAVAL Faculté de théologie auuentccie dan t aveaùi.Tùie Muwtturie dotn, te monde.PROGRAMMES DE 1er CYCLE • Baccalauréat en théologie (90cr) • Baccalauréat en enseignement secondaire (90cr) • Diplôme en théologie (60cr) • Certificat en théologie (30cr) • Certificat en pastorale (30cr) • Certificat en sciences humaines de la religion (30cr) PROGRAMMES DES 2* ET 3e CYCLES • Doctorat en théologie (90cr) • Maîtrise en théologie (45cr) • Diplôme en théologie (30cr) POUR INFORMATIONS: (418) 656-3576 Liés à la fondation de Montréal dès 1640 Engagés au pays depuis 1657 dans des ministères pastoraux varies Consacrés à la formation des futurs prêtres Dédiés à la formation chrétienne des jeunes Envoyés en mission au Japon, en Colombie et au Brésil Les Prêtres de Saint-Sulpice 116, rue Notre-Dame ouest.Montréal, Canada 1123 11 2 (514) 849-1070 6 ¦ Le Devoir, jeudi 23 mars 1989 — Suite de la page précédente ministrations scolaires et parce qu'elles ont le droit de l’être selon l’article 93 de l’Acte de l'Amérique du Nord britannique.Conséquemment, les élèves non-catholiques sont nécessairement mis en contact avec les valeurs de la religion catholique.Une attitude de tolérance doit alors se manifester des deux côtés.» Dans les écoles françaises de la CÉPGM, l’approche inter-cultu relie n’est pas quelque chose de nouveau, comme le rappelle Halett Djandji, conseillère pédagogique en enseignement moral et religieux à la CÉPGM.« Nous avons une tradition d’ouverture face aux immigrants, ce qui n'est pas le cas de la CÉCM, ajoute-t-elle.Il y a toujours eu des élèves non-chrétiens dans nos classes.Les juifs, par exemple, n’étaient pas acceptés dans les écoles de la CÉCM dans les années 40 et 50.Ils se sont donc dirigés vers les écoles anglaises et protestantes, même s’ils étaient francophones.» Ce n’est d'ailleurs qu'avec l'adop- tion de la loi 101 que la CÉCM s’ou-vrira aux immigrants.Ét encore aujourd’hui, Mme Djandji considère que la CÉPGM a plus de facilité à accueillir les communautés culturelles.« Nous les intégrons plus facilement, dit-elle, parce que les gens comprennent bien que la culture de ce pays est basée sur les valeurs judéo-chrétiennes.Ils ne voient donc pas de problème majeur à ce que leurs enfants connaissent ces valeurs-là.Cela fait partie de leur adaptation de la même façon que moi, si j'allais au Japon, je m’intéresserais au shintolsme et au bouddhisme.La CÉCM, de fait, affiche davantage ses couleurs confessionnelles.D’ailleurs, comme le précise M.Leduc, « les animateurs de pastorale font beaucoup de travail auprès des immigrants désireux de connaître notre système de valeurs reli gieux.» À la CÉPGM, par contre, l’enseignement religieux ne vise pas à endoctriner les jeunes et il n’y a pas d'animation pastorale dans les écoles.m A .M.t* ',i & O'1’* Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière Évêché de Sainte-Anne 1200, 4e avenue La Pocatière, Qué.GOR1Z0 Té!.: (418)856-1811 Evêque Mgr André Gaumond BERTRAND, FOUCHER, BÉLANGER INC.4284, rue DE LA ROCHE MONTRÉAL, (QUÉBEC) H2J 3H9 (514)596-1559 LIBRAIRIE ET ORNEMENTS D'ÉGLISE FILS D'ABRAHAM ¦A 1 \ '\S cVMtV U, ¦ Une toute nouvelle collection, comprenant plusieurs volumes sur différentes religions au monde.¦ Toutes les communautés religieuses actuelles \ sont abordées.J VOLUMES DÉJÀ PARUS: “Fils d'Abraham".(Panorama des communautés juives, chrétiennes et musulmanes), incluant poster arbre généalogique, en couleur.85 57 cm —¦ 29.95 S “Les Bahais" - 29.95 $ "Les Adventistes du 7e jour" — 29.95 S “Les Syriens orthodoxes et catholiques” 24.95 S Affiche séparément: 13.50 S ÉDITIONS BRKPOLS Disponible cite/ votre libraire ou .IRIS DIFFUSION INC.5090.rue de Bellechasse.Montréal, H1T 2A2 Tél (514) 253-0403 — Télécopieur (514)256-5078 Enseigner la religion catholique « Drôlement plus intéressant! » « ÉNSKIGNÉR la religion catholique dans une école secondaire, c’est drôlement plus intéressant maintenant qu’il y a une quinzaine d’années », affirme Thérèse Fran-coeur.Mme Francoeur enseigne la religion depuis 20 ans, dont les 17 dernières années à l’école Antoine de St-Éxupéry à St-Léonard.Si elle trouve son métier plus intéressant, c’est grâce à ses élèves.« Je me Y a-t-il un protestant dans la classe?SI SI MONK Fleury, professeur d’enseignement moral et religieux protestant, posait cette question à ses élèves de Secondaire 3, 4 et 5 de l’école française Van Home, rares seraient les mains levées.« Toutes les religions sont représentées dans mes classes, affirme Mme Fleury.Il y a des musulmans, des juifs, des con-fucianistes, des témoins de Jéo-vah et, parfois, des protestants.Personnellement, je trouve cela extraordinaire, mais cela demande beaucoup d’ouverture d’esprit tant de la part des étudiants que de ma part.» Paradoxalement, les étudiants et leurs parents ne demandent presque jamais l’exemption de l’enseignement religieux protestant à l’école Van llorne tout comme dans les autres écoles de la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal.Ce qui est pourtant une pratique courante dans les écoles de la CÉCM (Commission des écoles catholiques de Montréal).D’ailleurs, les demandes d’e-xemption sont rares , selon Mme llaletl Djandji, conseillère pédagogique en enseignement moral et religieux à la CÉPGM.Même les professeurs, qui enseignent ce programme, ne sont pas toujours protestants.Mme Fleury, par exemple, est catholique.« Bien sur, un professeur juif ou bouddhiste peut demander l’exemption, tout comme il peut très bien donner ce cours.On ne lui demande pas de croire.Il a juste besoin de comprendre l’esprit dans lequel ce cours se donne.» Au primaire, ce programme est divisé en trois blocs : l’histoire judéo-chrétienne, la célébration et les relations personnelles et sociales.Le premier bloc constitue l’essentiel de renseignement religieux protestant.« Ce bloc est en fait un cours sur les valeurs judéo-chrétiennes» explique Mme Djandji.Le deuxième bloc aborde les célébrations religieuses de différentes traditions, chrétiennes et autres.Finalement, le troisième bloc porte sur les relations personnelles et sociales.Pour les personnes intéressées aux problèmes de l’église et du monde actuel Cours en droit canonique donnés par: L’INSTITUT DE DROIT CANONIQUE DE STRASBOURG,FRANCE lournées d'information Montréal: 3 juin 1989, Québec: 10 juin 1989 renseignements A.P.D.C.Canada 185 Lailemant, Drummondville, Qc J2B 5B6 1(819) 478-0728 Raptim-Canada Ltée agence de voyages internationale r\RCV)^ détenteur d'un permis du Québec PELERINAGES MARIALS 1- Notre Temps vers l'Ouest Mystérieux Départ 17 juin, 27 jours, Cad $2225.2- La Gaspésie et les Maritimes — 10 jours Départ le 31 juillet PP Plusieurs bons programmes pour l'Europe sont aussi disponibles Demandez les itinéraires 2055, rue Peel (514) 849-5791 Suite 270 ligne inwats Montréal (Québec, Maritimes, Ontario): H3A 1V4 1-800-361-5919 sens plus sécure et plus libre dans mon enseignement parce que les jeunes manifestent une attitude d’ouverture incroyable.On peut approfondir énormément de choses.Ce qu'on ne pouvait pas faire il y a une dizaine d’années à cause de la réaction des jeunes et de leur attitude de refus.Les jeunes sont aussi plus motivés à apprendre la religion parce que c’est leur choix ».Les jeunes peuvent en effet choisir eux-mêmes de suivre ou non le cours de religion à partir de Secondaire III.C’est aussi à ce moment que la proportion d’élèves en enseignement moral augmente considérablement.Alors qu’au primaire, trois élèves sur quatre s’inscrivent en senseignement moral et reli gieux (EMR), cette proportion di minue progressivement jusqu’en secondaire V où elle atteint 50%.Si les jeunes qui choisissent la religion sont plus motivés à apprendre, les nouveaux programmes d’enseignement moral et religieux y sont pour beaucoup, croit M.Leduc.« Il y a 20 ans, dit-il, on enseignait le petit catéchisme, une sorte de « Reader’s Digest » de théologie qui n’était en fait qu’un exercice de mémoire.On est ensuite passé à la catéchèse.On a alors évacué pratiquement tout ce qui était acquisition de connaissances de telle sorte qu'une génération complète s’est tâtée dans les cours de religion et en est sortie en ne connaissant strictement rien, ni sur Dieu, ni sur la religion catholique.» « Kn 1985, poursuit M.Leduc, le ministère de l’Éducation a adopté un nouveau programme d’enseignement moral et religieux.On est alors revenu à une heureuse combinaison de savoir et de bien-être religieux des enfants.» Pour plusieurs professeurs de religion, ce nouveau programme d’enseignement moral et religieux constitue un véritable enseignement catéchétique car Jésus est toujours présenté comme modèle.SEMAINE SAINTE EN TERRE SAINTE avec choix de 15 ou 19 jours en Jordanie-Syrie.PÂQÜE ORTHODOXE À JÉRUSALEM, GRANDIOSE! Départ le 24 avril 1989, tout inclus Aussi disponible, vol seulement Montréal-Amman.Pour renseignement: Voyages Tourex Inc.(514) 843-8873 LES RECLUSES MISSIONNAIRES Institut de vie contemplative, les Recluses Missionnaires sont RECLUSES par leur vie de silence et de dépouillement; elle sont MISSIONNAIRES par leur prière continuelle d'adoration et d'intercession pour l'Église et le monde PARTAGE: Par l'hospitalité, elles accueillent les chercheurs de Dieu désireux de partager avec elles le don de la prière dans la liturgie et l’adoration silencieuse HOTELLERIES MONASTIQUES: 1250 est, boul.Gouin, Montréal H1C 1B8 — tél : 648-6801 2351 boul Labelle, Lafontaine, Qc J7Z 5T5 — tél.: (514) 438-1852 Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé.sur fonds gris ou de couleur Le Devoir, jeudi 23 mars 1989 ¦ 7 La préparation aux sacrements sort des écoles PHUfO CHANTAL KEYSER Avec l'assistance du curé, des catéchètes laiques sont responsables de la préparation sacramentelle.Françoise Genest SAMEDI après-midi, Sophie, 8 ans, se rend au sous-sol de l’église paroissiale.Avec une dizaine d’autres enfants, elle participe à une réunion pour la préparation sacramentelle, qu’animent deux laïcs du voisinage.Dans quelques semaines, Sophie recevra, tout comme des milliers d’autres jeunes écoliers de troisième année, le sacrement du Pardon jiuis, un peu plus tard, celui de l’Eucharistie.Il y a quelques années, c’est à l'école élémentaire, pendant les cours, de catéchèse de deuxième année, que se serait déroulée cette préparation et c'est le professeur de Sophie qui aurait agi à titre de caté-chète.Puis, quelques semaines après sa première communion, Sophie aurait reçu le sacrement de la Confirmation.Aujourd’hui, la jeune écolière devra attendre sa cinquième année scolaire pour être confirmée.Et c'est également à la paroisse, et non pas à l’école, qu’elle s’v préparera.Kn fait, depuis 198:5, la préparation sacramentelle des enfants a été considérablement modifiée et presqu'entièrement confiée aux paroisses.Kn rendant cette décision, l'Assemblée des évêques du Québec mettait ainsi fin à la longue tradition qui voulait que ce soient les professeurs qui s’acquittent de la préparation sacramentelle des enfants.« Dès 1975-76, explique l’abbé Robert Sauvageau, adjoint au coordonnateur général de la pastorale du diocèse de Montréal, une première étude commandée par l'Assemblée des évêques mettait en lu mière l’importance de préciser le rôle que l'école, la famille et la pa-roisse devaient jouer respectivement dans la préparation aux sacrements.Depuis 1965, on avait tout remis entre les mains de l’école et les parents n’avaient pas voix au chapitre.Au moment de la révision des régimes pédagogiques au début des années 1980.il fut entendu que cette étape serait dorénavant confiée à la paroisse et à la famille et non plus à l’écoje.» Cette décision de l’Assemblée des évêques fut accueillie favorablement par la majorité des enseignants, de plus en plus nombreux à manifester certaines réticences face à la préparation aux sacrements.Kllc tenait compte également des transformations sociales de l’école élémentaire, où on compte un nombre grandissant d’enfants inscrits en classe d'enseignement moral ou dont les parents ont interrompu toute pratique religieuse.À cela s’ajoute évidemment les nouvelles réalités impo-sées par le multiculturalisme, particulièrement dans la région de Montréal.Il n'y a donc plus d’automatisme et les parents qui désirent que leurs enfants reçoivent ces sacrements devront en faire la demande à la paroisse et les inscrire eux-mêmes aux rencontres préparatoires.Les enfants devront avoir complété une deuxième année scolaire et être âgés d'au moins huit ans pour recevoir les sacrements du Pardon et de l'Eucharistie et avoir entamé leur cinquième année scolaire et être âgé d’au moins 11 ans pour la Confirmation.« Nous préférons maintenant associer ces célébrations à l’âge des enfants plutôt qu’à leur grade scolaire », explique Claire Dumont, directrice-adjointe à l’Office d'éducation du diocèse de Montréal.Pardon Eucharistie Pour se préparer à recevoir le sacrement du Pardon, Sophie assistera donc à trois réunions en compagnie des autres enfants de la paroisse.Ce sont des laïcs, ayant reçu la formation nécessaire, qui agissent comme catéchètes et qui animent ces rencontres d'une durée d’environ une heure chacune.Au cours de ces animations, les enfants sont amenés à se sensibiliser à l’importance du Pardon et de la réconciliation à partir d’exemples tirés de leur jiropre expérience.A l’aide des cahiers d’exercices et de jeux, du programme « Célébrons son amour», spécialement conçu |iar l'( iflice de catéchèse du Québec pour les sacrements du Pardon et de l’Kucharistie, les enfants poursuivent leur préjiaration à la maison.Au terme de ces trois premières rencontres, les enfants reçoivent le sacrement du Pardon au cours d'une courte célébration.Trois autres rencontres, du même type, aboutiront à la célébration de f-\ LESURSULINES DE L’UNION CANADIENNE filles de l’Église font oeuvre d’éducation au Canada depuis 350 ans à la suite de Marie de l’Incarnation.Mlles exercent aussi leur apostolat au .lapon, au Pérou, aux Philippines.Maison générale des Irsulines 1358, rue de Montmorency, Québec, G1S2G8 s> SANCTUAIRE DELA RÉPARATION AU SACRÉ-COEUR Fondé en 18% par Marie de la Rousseliére PÈLERINAGES, RETRAITES INDIVIDUELLES OU EN GROUPE Gosselin et Associés COMPTABLES AGRÉÉS Michel H.Gosselin, C.A.Spécialisé dans les organismes volontaires et de charité depuis 20 ans.1415 Jarry Est Bureau 430, Montréal Qué.H2E 1A7 Tél.: (514) 376-4090 Dirigé par les Frères Mineurs Capucins René LEGUERRIER, Recteur Inf.: 642-5391 3650, bout de la Rousseliére, Montréal, (P.A.T.)HlA 2X9 l'Eucharistie.Bien que la formule proposée par l'Office de catéchèse du Québec ((H Q) soit la plus répandue, certaines paroisses, pour leur part, ojv tent pour le programme proposé par Françoise Darcy Bérubé et .lean-Paul Bérubé et qui prévoit quatre rencontres de groupe de 30 minutes pour le sacrement du Par don et six pour l'Eucharistie.« Le rôle des parents est plus accentué dans la formule proposée par les Bérubé et la paroisse ne fait que compléter le travail amorcé à la maison » explique l’abbé Sauva geau.Confirmation Bien que la préparation au sacrement du Pardon et de l’Eucharistie ait élé entièrement confiée aux jia misses, certaines écoles continuent d'assumer la préparation â la con firmation et il faudra attendre 1991 pour que soit achevé complète ment le transfert aux paroisses.« Il fallait laisser le temps aux coin munautés de mettre en place le programme pour la communion et aussi le temps à l'Office de catéchèse de produire les nouveaux manuels scolaires issus de la ré forme pédagogique de 1983 et ceux pour la préparation en paroisse », explique Robert Sauvageau Les manuels de l’iK'Q pour la préparation à la Confirmation sont maintenant prêts et certaines pa misses ont doue commencé â les utiliser.La célébration de la Confirma Don, pour sa pari, n'a pas vraiment changé, si ce n’est qu'une poignée de main de l'évêque a remplacé le traditionnel soufflet sur la joue.vufan Is venir ii moi.(Marc III.Il) mime de- les moiive- Clcrcs île Saint Vive les jeunes! « Les jeunes sont le printemps de notre église.Ils sont pour nous une grande espérance.Faire un pas avec eux, c'est marcher ensemble vers une église nouvelle pour un monde nouveau.» Mgr I ai ni,s Ixingevin, évêque DIOCÈSE DE SA INT-H Y A CENTRE 8 ¦ Le Devoir, jeudi 23 mars 1989 Six jeunes, six religions En priorité: la liberté de choisir fgfifiçoise Genest ILS FONT de la méditation, vont à la messe ou prient à la synagogue.Ils célèbrent les fêtes religieuses, respectent les commandements de leurs églises ou les enseignements des maîtres.Orthodoxe, anglican, protestante, bouddhiste, juive ou catholique, les six jeunes âgés de 16 à 26 ans, que nous avons conviés à une table ronde, nous ont tous parlé de l'importance des rites, de leur foi et surtout de leur choix.Mais comment expliquer un tel choix, à l'heure où la jeunesse tourne le dos aux pratiques religieuses et remet en question l’autorité des églises ?Tradition familiale, obligation sociale ou autorité parentale ?Libre choix, nous ont répondu la plupart d'entre eux.Michel Bel-lemare, 25 ans, a rejoint très volontairement les rangs de la communauté bouddhiste à la suite de ses études collégiales.Claude Desjardins, 26 ans, de mère catholique et de père anglican a choisi, pour Une croyance qui n’est pas aveugle AUCUN K protestation contre les interdits des différentes églises en matière de contraception, de sexualité, de drogue, etc.Ces jeunes croyants sont plutôt dociles.« Ça va de soi pour moi, je ne me drogue pas, je ne m’enivre pas, je sélectionne les films que je vois, j’essaie de suivre ce qui est demandé et je ne trouve pas cela difficile », répond Claude.« C'est parfois tentant de dévier des enseignements, mais le mérite n’en est que plus grand », ajoute Claudia.« ("est comme la fidélité dans le mariage, tu qptes pour une religion et tu choisis d'en suivre les règles, même si ce n’est pas toujours facile », conclut Martin.Et une fois de plus, c’est runanimité.Sauf peut-être pour Michel, dont la religion, ne prévoit pas de telles restrictions.« Chez les bouddhistes.précise-t-il, chacun doit intérioriser ses expériences, car il n'y a pas de notion de bien et de mal.» Pas question donc de comptabilité céleste des bonnes et des mauvaises actions pour ces jeunes croyants.On suit les règles par amour de Dieu ou pour être bien dans sa peau et non pas pour « gagner son ciel ».Bien sûr, on croit à la vie après la mort, mais on parle davantage de dialogue avec Dieu, que de ciel à mériter.« Dieu nous aime tel que nous sommes et nous choisissons, en suivant ces commandements et sa parole, selon les rites de notre religion, de lui rendre cet amour.Ce n’est pas une question de mérite », expliquent Martin et Karine.S’ils s’accommodent plutôt bien que mal des commandements de leurs églises, ils s’inquiètent davantage, comme le souligne Michel, de trouver un conjoint qui partage leur vision du inonde et leur vie religieuse.Et, c’est à nouveau l'unanimité autour de la table, pas question de se marier avec quelqu’un qui ne soit pas du même groupe religieux.« On est trop isolé chacun de son côté, lorsque l’autre ne partage pas cette dimension de la vie quotidienne », lance Claude.« C’est trop compliqué pour l’éducation des enfants», ajoute Karine.« C’est essentiel pour bien se comprendre », conclut Claudia.La foi et le doute A l’exception de Michel, ils croient donc tous à la vie éternelle de même qu’à la toute puissance de Dieu, qu'ils définissent comme le créateur de l’univers et ce malgré tout ce que la science peut en dire.« La science peut expliquer les phénomènes biologiques ou physiques de l’évolution de la vie, mais elle ne pourra jamais en expliquer le pourquoi, pas plus qu’elle ne peut expliquer ce qu’il y a après la mort », soutien- nent Claude et Symon.« De toute façon, l’explication que me fournit ma foi vaut bien l’absence d’explication de la science, qui ne comprend que les mécanismes physiques, mais qui ne peut dire qui ou quoi a initié la vie », ajoute Karine.« Je ne crois pas que la science pourrait un jour expliquer ce qu'il y a après la mort, et même si elle le faisait, je considérerais cela comme une hypothèse à prouver », renchérit Martin.Cela dit, il y a tout de même place pour lès questions et le doute.Tas question de croire aveuglément, soutiennent-ils à l’unisson.Il faut se questionner, chercher plus loin, expérimenter sans cesse.« La foi, c’est un chemin à parcourir, avec des hauts et des bas, des périodes de doute et de recherche», explique Karine.Le bouddhisme ne repose pas sur un dogme ou des croyances précises, tout est dans la conscience de chacun et il m’arrive de douter.Dans ces périodes, j’avoue que j’aimerais croire en un Dieu sauveur qui aurait les réponses à mes questions, ce serait peut- être plus facile », commente Michel.A chacun sa vérité Autour de la table donc, des représentants de six religions différentes, ailleurs dans le monde certains de leurs groupes .s'affrontent dans des guerres séculaires et violentes.Selon eux, le jeu en vaut-il la chandelle ?Certainement pas.répondent nos six invités, qui croient que les guerres de religion sont surtout politiques et qu'on ne peut pas s’entretuer au nom de Dieu.« Les groupes religieux opprimés peuvent toujours choisir la clandestinité comme c’est déjà le cas dans certains pays, la désobéissance civile pacifique est certainement acceptable dans de telles conditions, mais pas la guerre», soutient Claude.« Les guerres de religion n’existent pas, ce sont des guerres politiques avant tout», ajoute Symon.« Les conflits naissent de la peur engendrée par l’ignorance, pourtant chacune des religions détient une part de la révélation et de la vérité.Le problème, c’est que tout le monde croit avoir raison et tente d’imposer sa vision du monde aux autres, plutôt que de chercher à comprendre celle des autres et de s'en enrichir ».ajoute Martin.La solution ?« Peut-être davantage de rencontres comme celles-ci.répondent-ils, question de mieux se parler et de mieux se comprendre.» Nous regrettons qui* notre invité musulman n’ait pu se présenter à celle table ronde.sa part, la religion anglicane, alors qu’il était majeur et sans l’influence de sa famille.Karin Maag, 1!) ans, vient d’une famille protestante, mais se sent tout à fait libre de pratiquer cette religion.Même son de cloche pour Symon Kou-klewsky, 23 ans, et membre de l’église orthodoxe ukranienne.De son côté, Martin Beaudry, 21 ans, se définit comme le catholique le plus radical de sa famille.Quant à Claudia Chokron, 16 ans, elle dit se sentir tout à fait à l’aise dans la communauté juive sépharade, même si les traditions familiales lui onl imposé la pratique religieuse.Évidemment, dans le contexte des années «0, ils n'hésitent pas à se définir comme des marginaux.« La mode est davantage à l’approche scientifique que spirituelle.Beaucoup de jeunes s’en prennent à notre crédulité et pensent que nous sommes naïfs.Pourtant, la religion nous apporte une vision du monde souvent mieux définie que celle des non croyants », explique Claude Desjardins.« Ce n’est pas facile de parler de sa foi avec des jeunes qui ne croient pas; pourtant, quand on discute un peu plus profondément, on se rend compte qu’eux aussi cherchent des réponses à leurs questions.Mieux, je dirais qu'ils se montrent souvent très intéressés par ce que nous vivons et certains nous envient presque notre foi », ajoute Karine Maag.Pour Claudia Chokron, le rejet ou l’incompréhension naissent généralement de l’ignorance.« Bien souvent, les gens nous jugenl parce qu’ils connaissent mal nos rites et nos croyances, ils ne comprennent pas l’importance des gestes que nous posons ou la signification de notre foi.» Croyants et.pratiquants Bien sûr, nous disent nos jeunes invités, les rites, les prières, les cultes exigent une discipline à la LES DOMINICAINES DE LA TRINITÉ: Un reflet de l’Amour du Père Pour le Monde d’aujourd’hui.Spécialement pour les Jeunes.Par dos rencontres individuelles ou de groupes, elles accompagnent des Jeunes Adultes dans leur cheminement de Foi et leur recherche vocationnelle.Elles accueillent des Jeunes Filles dans leurs maisons afin de les aider à approfondir leur Vie de Foi.à découvrir leur Appel personnel.leur permettre d’expérimenter la Vie de la Communauté dans le Partage de la Prière et de l’Apostolat! Elles s’inspirent de Saint Dominique: CONTEMPLER.et COMMUNIQUER AUX AUTRES LE FRUIT DE SA CONTEMPLATION! Maison générale: 2300, Terrasse Mercure, Montréal H2H IPI tel.: 521-7984 Québec: 1187, St-Cyrille ouest, Québec GIS IV8 - tél.: 527-3172 Trois-Rivières: 1475 boul.du Carmel, Trois-Rivières G8Z 3R7 — tél.; 379-4118 Nous appuyons des projets de pastorale-jeunesse.Faire Église avec les jeunes 235, rue Moisan Drummondville, Qc J2C 1W9 Francine Bédard (81 9) 472-3744 Présidente PHOTO CHANTAL KEYSER Karin Maag, 19 ans, protestante (de dos), Martin Beaudry, 21 ans, catholique, Claudia Chokron, 16 ans, juive sépharade, Claude Desjardins, 26 ans, anglican, Michel Bellemare, 25 ans, bouddhiste, Symon Kouklewsky, 23 ans, orthodoxe.quelle, il est souvent contraignant de se soumettre.« On n’a pas toujours envie de participer à une réunion ou d'aller au culte quand nos amis organisent une sortie, mais c’est le choix que nous faisons».lance Karine.•< Dans les moments de doute, lorsque tout va mal, on a tendance à remettre cette discipline en question, mais elle est essentielle pour pouvoir aller plus loin », ajoute Michel.« En fait, beaucoup de jeunes disent croire, mais ne veulent pas passer par une institution religieuse, ils veulent parler à Dieu directement et ils sont surpris que nous acceptions les rites et les commandements de l’église qu’ils jugent trop contraignants », ajoute Martin Beaudry.Autour de la table, c’est l’unanimité : la religion avec ses cadres, ses structures et ses rites est nécessaire pour supporter la foi.« Chez les bouddhistes, les structures sont presque inexistanles, mais les enseignements des maîtres sont essentiels pour guider notre démarche.Il y a des étapes à franchir et il faut un minimum d’encadrement pour s’v retrouver.En fait, la religion devient un outil nécessaire pour avancer dans une démarche spirituelle », explique Michel Bellemarre.Même son de cloche chez les autres participants.Les traditions et l’expérience des plus vieux servent de balises.Pas question de balayer ce qui a déjà été fait et, surtout, pas question de faire cavalier seul.! « Appartenir à un groupe religieux, ce n’est pas seulement de se soumettre à des riles, mais c’est aussi faire partie d’une communauté et, pour moi, c’est essentiel.J’ai besoin des autres pour aller plus loin », soutient Karine.Pour Claude Desjardins, l’église dispense la catéchèse nécessaire à la connaissance de Dieu el à l’apprentissage de la foi.Pour Symon et Claudia, les rassemblements religieux sont particulièrement importants pour les minorités ethniques, qui maintiennent ainsi leurs traditions culturelles.« L’église est souvent le point de ralliement pour les groupes ethniques, comme les Ikraniens.Même si je peux prier Dieu par- tout ou dans une autre église, c’esl dans le rite orthodoxe que je me sens le plus à l'aise, sans doute parce qu'il répond à une conditionnement culturel », précise Symon.Chacun à leur façon il tente de faire entendre la voix des jeunes dans leurs groupes religieux.Mission parfois difficile dans des églises aux lourdes structures.« Plus l’église est grande et plus il y a risques de frictions.D’une part, il y a les plus jeunes qui veulent aller de l’avant, et, d’autre pari, ceux qui veulent préserver les traditions.On en arrive parfois à ne plus s'écouter.J'ai souvent eu l’impression d'être la jeune de service dans les comités et les réunions et de ne pas avoir de crédibilité », raconte Karine.« Ça dépend des situations et des groupes, pour ma pari, j’ai 26 ans et je suis président du comité de ma paroisse », commente Claude.« Il y a des choses vraiment très simples qu’on arrive pas à changer.Par exemple, l’église orthodoxe interdit les instruments de musique à l’église, et il est impossible d'aller à l'encontre de celte directive», ajoute Symon.MBBanaamBB Soeurs de Saint-Joseph de SaintvHyocintfxe ffî Une Congrégation vouée à l’éducation intégrale de la Jeunesse et à l’évangélisation des pauvres Au service de l’Église du Québec depuis 1877 Le Devoir, jeudi 23 mars 1989 ¦ 9 La Fraternité du Tau Sur les traces de François d’Assise e-Agnes Tellier UN MERCREDI soir à Québec.Dix jeunes Québécois récitent en créole le « Notre-Père », sous une croix franciscaine en forme de T.Ils appartiennent à la Fraternité du Tau (T en grec), enracinée sous deux climats: dans la région de Québec depuis 1977 et en Haïti depuis 1980.À Québec, ces jeunesse retrouvent deux fois par semaine pour prier, dans un petit appartement donnant sur le Mail Centre-Ville, en plein coeur d’un quartier populaire.A Haïti, ils passent deux mois, voire un an, dans une paroisse au doux nom de Corail, à 300 kms de Port-au-Prince.Les membres de la Fraternité du Tau séjournent dans l’île du sud, non pas comme bénévoles ou comme coopérants, mais comme missionnaires laïques, avec la bénédiction de l’évêque de Jérémie, Mgr Willy Romélus.Car ils appartiennent à une communauté chrétienne « de base », qui témoigne de l’Évangile et de son message d’amour, repris au XlIIème siècle par François d’Assise.U ne douzaine d’entre eux sont même allés très loin dans leur témoignage.Quelques couples et quelques célibataires se sont engagés dans l’Ordre franciscain séculier, à la grande joie de leur « assistant spirituel », le Père Guy Bé-dard, capucin.Selon lui, la communauté a tenu depuis 1977 grâce à son lien avec cet ordre, créé il y a 800 ans.En douze ans, plusieurs centaines de jeunes sont passés par la Fraternité du Tau.Qu’une ving- taine s’y soient enracinés jusqu'à former cette parcelle d’Église missionnaire, voilà qui est étonnant.Et que ces jeunes aient fondé une mission, entièrement autonome: voilà qui est encore plus inusité.Tout part de la Jeunesse franciscaine: autour du Père Bédard et d’une religieuse, des jeunes adolescents se réunissaient pour approfondir et surtout vivre leur foi.Très vite, ils ont chanté et joué sur tou tes sortes de scènes, dans toutes sortes de lieux d'animation évangélique.Par exemple, en 1986-87, ils ont présenté dans les écoles secondaires un spectacle marquant l’Année internationale de la paix.Si on fai sait la paix.Ils furent aussi responsables du kiosque d’animation des jeunes lors de la visite du Pape à Québec en 1984.Depuis deux ans, ils animent la Journée annuelle des jeunes à Sainte-Anne de Beaupré, sans parler des nombreux témoi gnages apportés devant des classes ou des groupes de pastorale, ni des Fêtes liturgiques! Par ailleurs, avant l’ouverture de la Maison de l’Auberiviôre, la Fraternité a accueilli pendant quelques années jusqu’à 3.60 clochards la nuit de No I dans le Mail Centre-Ville.Une réponse « Ua Fraternité du Tau est née à une époque où beaucoup de groupes montaient des spectacles évangéliques et animaient des lieux chrétiens.Douze ans plus tard, la Fraternité demeure, grâce à la spiritualité franciscaine», explique André Bilodeau, un des fondateurs.Avec Marie Jeunesse, la Fraternité du Tau semble le seul groupe de jeunes qui, aujourd’hui encore, LA FACULTÉ D'ÉTUDES RELIGIEUSES Mus par un intérêt indéfectible pour la fomialinn théologique et pour l’étude de la religion, nous proposons des cours donnanl accès aux grades de: ?BA: programme spécialisé offert par la faculté des arts; ?BTH: baccalauréat en théologie (maîtrise en théologie, en collaboration avec les collèges affiliés de l’Église anglicane, de l’Église presbytérienne et de l’Église unie du Canada); ?STM : grade général sans thèse; ?MA: grade spécialisé avec thèse; ?PHD avec spécialisation dans l’une des concentrations suivantes: • études bibliques; • histoire et théologie; • religion et culture; • histoire de la religion (hindouisme et bouddhisme); • éthique et sciences humaines en médecine.Notre faculté est d’orientation avant tout historique et philologique, mais nous ne négligeons pas pour autant les questions d'actualité comme les études féminines, la théologie contextuelle et l’éthique comparative.Notre faculté se compose d'un groupe restreint et sympathique d’érudits et d'étudiants qui travaillent en étroite collaboration.L’UNIVERSITÉ McGILL Ecrire ti: Docteur Donna K.RunnaUs Doyen Faculté d'études religieuses 3520, rue Université Montréal (Québec) Il3A 2A 7 Canada 10 ¦ Le Devoir, jeudi 23 ma^s 1989 — Suite de la pane précédente évangélise par l'animation dans la région de Québec.Rarissimes sont les jeunes qui, une fois les études terminées, gardent les mêmes liens.Kncore plus rares sont les groupes qui décident de renforcer leurs liens, une fois chacun engagé dans une vie professionnelle exigeante, quand naissent les enfants.Dans la Fraternité du Tau, les enfants — qui sont déjà cinq - font partie intégrante du groupe.Cela permet l’implication des couples et des jeunes familles.« Il faut être convaincu de la nécessité de la vie de la communauté pour ta propre vie » estime André Bilodeau.« Vivre l’Evangile de façon radicale exige un engagement plus grand (que la simple pratique religieuse).Comme je ne veux pas que la foi soit seulement un petit tiroir de ma vie, je dois y investir encore plus que dans les études et dans la carrière », précise Claude Deschênes.La Fraternité organise sa vie communautaire autour de la célébration dominicale, un « partage du vécu » entre 9 h 30 et 15 h.Ceux qui le peuvent viennent aussi à la célébration du mercredi soir.La corn munauté discute actuellement des moyens d’élargir le partage des moyens financiers, entre les 25 membres aux ressources inégales.En Haiti L’engagement missionnaire pris par la communauté renforce certainement la motivation.Far ha- sard, en 1980, la Fraternité du Tau s’est retrouvée dans les Caraïbes.au lieu du Tchad.« Nous cherchions à savoir ce qui se passait dans un pays en développement et surtout quelle préparation (professionnelle) permettait d’y être réellement utile », raconte l’actuel président de la Fraternité, Claude Deschênes.Depuis 1985, la Fraternité a donc-adopté Corail.Et, depuis 1987, elle y maintient en permanence quatre missionnaires laïques, qui oeuvrent notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation.Claude Deschênes fût, avec sa femme Suzanne Martel, l’un des quatre premiers missionnaires envoyés pour au moins un an.L'été, d’autres membres de la communauté viennent prêter main-forte et vaquent à divers travaux communautaires: construction, réparations, voirie.« Cette mission de Corail est une réaüsation de tous les Franciscains laïcs de la région de Québec.Jeunes et moins jeunes financent cette mission.Parmi les quatre missionnaires, il y a même actuellement une dame de 66 ans », précise le Père Bédard.La mission a sa propre maison et collabore avec le curé de la paroisse.À partir de son expérience au Québec et en Haïti, la Fraternité du Tau a déposé un mémoire sur la vie communautaire lorsque le diocèse de Québec a réfléchi sur « la mission des laïcs dans le monde et dans l’Église ».Elle suit avec intérêt la recherche-action sur la paroisse, menée par les évêques du Québec jusqu’en 1991.Jeune Femme.si tu as découvert en toi un ‘coeur grand comme le monde’ et que Jésus Christ t’interpelle à t’engager dans la vie religieuse missionnaire ou à donner des années de ta vie comme laïque missionnaire LES SOEURS MISSIONNAIRES DE L’IMMACULÉE CONCEPTION (M.I.C.) présentes en Asie, en Amérique Latine en Afrique et à Madagascar, ‘ANNONCER LA BONNE NOUVELLE DU SALUT EN JÉSUS CHRIST AUX PERSONNES QUI NE LA CONNAISSENT PAS’ t'offrent la possibilité de répondre à Son appel en collaborant à leur projet missionnaire: Si ce défi rejoint tes aspirations profondes Communique avec nous au 645 rue St-Thomas, Longueuil, J4H 3A7 ou en téléphonant à 677-7821 ou 677-3936 m :CS: \ 1 PHOTO ARCHIVES Le père Guy Bédard (première rangée à gauche) en compagnie de trois religieuses du Bon Pasteur et de quatre jeunes de la Fraternité du Tau en Haiti.prit nécessaire pour favoriser l’in- taire - nourrie de vie spirituellet-sertion des jeunes de plusieurs ma- semble donc un des défis que peut mères », suggère François Deschê- proposer l’Église aux jeunes chré-nes (23 ans).Cette vie communau- tiens les plus exigeants.« Créer des fraternités, comme celle du Tau, n'est pas l’unique solution pour attirer des jeunes.Mais l’Église doit avoir l’ouverture d’es- ÉGLISE ÉPISCOLALE DU CANADA DIOCÈSE DE MONTRÉAL \p TV*/ Furtif intégrante de la C ommunion anglicane Offices et lieux île culte Paroisse de la Nativité 3001 rue Moll.Rosemont M esse: Dimanche à 14h 15 Réunion de prière a domicile vendredi a I9h00 Prêtre Yves Joseph 321-7038 C athédrale du Christ Centre-ville, métro McGill coin Ste-C atherine et Université Messe samedi I2h0()et certains dimanches Autres otYiccs samedi ShOO et lOltlH) Informations: 843-6577 Paroisse du Saint-Rédempteur Centre-ville 1444 ave Union, métro McGill Messe dimanche 10h3() Informations: Rolland Boulet 252-8317 Église St-Georgcs Centre-Ville, métro Peel Place du Canada, coin Peel et de la Gauchetièrc Offices eucharistiques 2e et 4e dimanches du mois I7hfi0 Ltudes bibliques 1er et 3e dimanches du mois I7h00 Information Hélène Gagné.739-4460 CHUDeedi Production de toute oeuvre • audiovisuelle • littéraire • artistique destinée à faire connaître l'influence historique de personnes qui se sont engagées dans des actions importantes au nom de leur foi.S’adresser à Madeleine Lavallée 1600, rue de Lorimier Montréal, Qc, H2K 3W5 (514) 521-1984 Les Éditions Bellarmin vous proposent: L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PUBLIC DES FRÈRES ÉDUCATEURS (1920-1970) UTOPIE ET MODERNITE par P oui André Turcoite Bellarmin 220 pages 28,00 $ LE LIVRE DES PSAUMES traduit et interprété par Léopold Sü hour in Bellarmin-Cerf 631 pages 24,00 $ ^ LA SOURCE par Ever Raguin Bellarmin-Dcsclée de Brouwer 126 pages 15,00$ ^ LA THÉOPOÉSIE DE PATRICE DE LA TOUR DU PIN par Jacques Gauthier Bellarmin-Cerf 249 pages 24,00 5 ^ LE CORPS BRISÉ LE DERNIER OUVRAGE DE JEAN VANIER Beilarroin-Fayard le Sarment Mûpag» 9#$ J ^ Éditions ûellatmin S100.bout.Sainl-Luurent Montréal (Québec) Canada H2P2L9-Tel.: (514) 387-2541 & w/ LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS ÉTRANGÈRES Que faisons-nous?Nous annonçons la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ • en travaillant à la formation de communautés Chrétiennes évangélisatrices • en nous engageant dans la promotion de la justice e* du respect de la dignité humaine, • en accueillant les valeurs culturelles des peuples où nous vivons au service de l’Evangile.Où?• En Asie: Philippines, Hong Kong, Japon.• En Amérique latine: Argentine, Chili, Pérou, Cuba, Honduras.• En Afrique: Soudan.• Et au Canada.180, Place Juge-Desnoyers, Ponl-Viau, laval (Québec) H7G IA4.— Têt.: 667-4190 LES SOEURS DE LA CHARITÉ DE SAINT-HYACINTHE Congrégation fondée en 1 840 par Mère Marie-Michel-Archange Thuot MISSION DANS L’ÉGLISE: •Révéler l'amour du Père dans le monde des pauvres» Le Devoir, jeudi 23 mars 1989 ¦ 11 Des religieux dans tous les milieux «Travailler avec les plus appauvris» Luc Allaire I.K l’KRK Claude Hardy, capucin, travaille au Carrefour familial llo-chelaga-Maisonneuve depuis trois ans.« J'ai lait le choix, dit-il.de tra- \ ailler av ec les plus appauvris.Kt.lorsque j'ai fait ce choix, je me suis intégré dans un mouvement social, pas comme leader, mais comme salarié.» Cette nuance est importante aux veux de Claude Hardy.Selon lui, la présence de plus en plus impor- Dons à 190 organismes L'INTKRVKNTION des religieuses et des religieux ne se manifeste pas que par leur dévouement et leur présence dans les organisations communautaires.K lie prend aussi la forme de dons en argent.Pour mieux gérer leur budget de dons, les com-munautés religieuses ont mis sur pied en 19715 le Comité de pri rodés dans les dons dont le man dal est d'évaluer les projets que leur acheminent les groupes populaires et d’envoyer leur appréciation aux communautés religieuses de la province.Ces communautés utilisent ces recommandations lorsqu'elles décident de faire des dons.L'an dernier, ce comité a recommandé les projets de 190 organismes qui se sont partagés un million et demi de dollars.Toutefois, les communautés religieuses ne réussissent plus à financer tous les projets que leur recommande le Comité de priorités dans les dons, car le nombre de demandes augmente très rapidement.Ainsi, les groupes qui s'adressent pour la première fois à ce Comité est passé de 97 à 184 entre 1984 et 1988.Cette forte augmentation est directement reliée, selon la CRC-Q, aux restrictions et aux coupures dans les services publics, notamment dans les services sociaux et les services d’éducation.« Les communautés religieuses ne pourront pas continuer très longtemps à faire autant de dons car leurs sources de revenus diminuent et que leurs dépenses augmentent », affirme Soeur Clémence Laurin.S> esmarais / "»Hf* Première Communion • Confirmation • Ordination L Quoi offrir?/Vous amas des suggestions et l'embarras du choix Ame 60 ouest, rue Notre- Dame •H ]È aaaaAa ,ÆvirT .“'i.Université de Montréal Faculté de théologie COURS OFFERTS:, Printemps: mai-juin ¦ Mariologie/THL 3144 ^ Prof.: Micheline Gagnon Dates: du 3 mai au 26 juin.Lundi et mercredi 18 00-21 00 Été: Du 4 au 14 juillet ¦ Anthropologie biblique/BBL 1400 Prof.: Jean Bacon ¦ Pastorale scolaire au primaire/PTR 1184 Prof.: Richard Leblanc Été: Du 17 au 28 juillet 9 Lettres aux Gâtâtes et aux Romains/BBL 2301 Prof : Odette Mainville 9 L'Église comme événement et expérience/THL 1535 Prof André Beauregard N B Les cours se donnent — Lundi au vendredi — de 9:30 à 12:30 et de 13:30 à 15:30 POUR INFORMATION: Faculté de théologie Université de Montréal Tél.: 343-7164 tanlc des religieux dans les orga insal ions communautaires ne mar que pas un retour aux communau lés religieuses des années 30.« l’é jioque où elles étaient propriétaires de pauvres », dit-il sur un ton nar quois « I .a charité chrétienne a cédé k lias à la lulle pour la justice, pour suit il Mon engagement dans k quartier llochelaga-Maisonneuvt esi fondé sur une analyse sociale Au départ, je me suis demandé pourquoi ces gens étaient pauvres et j'ai compris que, dans une so ciété comme la nôtre, leur pau \ ridé n'élail pas le fruit du hasard.» Le Père Hardy n'est pas un cas unique dans un Québec de plus en plus laïc.Des milliers de religieu ses et de religieux travaillent quo tidiennement dans des maisons d'hébergement pour femmes vio lenlées.des centres de femmes des maisons de jeunes et d'héber gement-jeunesse, des coopératives d'habitation, des organismes d'é duration populaire et des projets de réinsertion sociale, dans tous les coins du Québec, de l'Abitibi à la (laspésie, en passant par les grands centres urbains et les municipalités rurales.Presque partout Km effet, depuis une vingtaine d'années, les sphères d'intervention des membres des communautés religieuses se sont beaucoup diversifiées.Aux secteurs traditionnels de l'éducation dans les écoles, des soins hospitaliers et de la pastorale, se sont ajoutés l'éducation populaire, la défense des droits de la personne, le travail avec les plus démunis et la conscientisation sociale.« Nous n’avons pas d’autre fonction que d’être à l’avant-garde ».ex plique Roger Poirier, de l’Ordre des Oblats et directeur du Centre St-Pierre.« Lorsque ça va bien dans un milieu, les religieux doivent quitter la place pour toujours être présents là où sont les personnes les plus exploitées.» •< Ce qui est nouveau», selon Soeur Clémence Laurin de la congrégation des Saints Coeurs de ,lé sus et de Marie, « c’est de voir les religieux et les religieuses revendiquer ! Il faut bien se rendre note que, lorsqu’une soeur se à crier, cela va à l’encontre de comi met : toute sa formation.La soumission, c'était une chose sacrée, il y a quelques années.Mais les soeurs en gagées avec le «¦ petit monde » ne peuvent plus se taire devant ce qu'elles voient.» D'ailleurs, les religieuses et les religieux prennent de plus en plus la parole Par exemple, la Conférence religieuse canadienne, région du Québec, a présenté un mémoire sur l'appauvrissement au Québec au premier ministre Robert Hou t assa, en décembre dernier.Ce mémoire dénonçait avec force les po iniques économiques et sociales du gouvernement québécois qui, selon la CRC Q.entraînent l’appauvrissement et la marginalisation d'un très grand nombre de personnes Sombre portrait Ainsi, les auteurs de ce mémoire dressent un portrait très sombre de la réalité québécoise : •> La pau vreté se présente sous les traits de milliers d'enfants et de jeunes dont l'avenir semble bloqué.Plus de La Société des missionnaires d’Afrique : $ Q) , ovaire* 6h 'étes blanc^ • Une communauté religieuse à l'intérieur de laquelle tu peux concrétiser ton engagement chrétien % comme prêtre, frère ou laïc associé.• Une communauté internationale qui t'offre de relever le défi d'une vie apostolique en terre africaine.«Les missionnaires sont surtout des initiateurs.L'oeuvre durable doit être accomplie par les Africains eux-mêmes» (Cardinal I.avigcric fondateur des Missionnaires d'Afrique) Pour en savoir plus, communique avec Victor Grégoire M.Afr., 11 100, bouL de l'Acadie, Montréal, 1I3M 2S8.Tél.: (514) 331-3520 MICHEL CAILLOUX Le Catéchisme de Bobinette Illustré par Caroline Merola Plusieurs générations d’enfants ont vécu des moments magiques en compagnie de Bobino et Bobinette, sur les ondes de Radio-Canada.Dans cet album, Michel Cailloux veut partager son engagement personnel de croyant avec les enfants.Il leur offre un précieux instrument de catéchèse qui devrait répondre à beaucoup de leurs questions sur Dieu et la religion.C'est un catéchisme écrit avec des mots simples, propres au langage de Bobinette.ep ÉDITIONS PAULINES 3965, boul.Henri-Bourassa Est Montréal, QC, H1H1L1 Tél.: (514) 322-7341 ^ CATÉCHlSAtfl 2! BOB/nf m .JOê «à-*- "" à» •kir';- .-.¦> - : 72 pages 12,95$
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