Le devoir, 26 octobre 1988, mercredi 26 octobre 1988
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Un peu comme cela s’est fait en Espagne lorsque Adolfo Suarez a succédé à Franco.Il reste à savoir s’il existe un Felipe Gonzalez chilien (l’actuel chef du gouvernement socialiste espagnol).Pour l'jnstant j’en doute beaucoup».Selon le sociologue, la gauche est fractionnée au point qu'on ne peut plus parler d’un front uni.« Jamais le Chili ne reviendra au concept d’Unité populaire qui est considéré comme un désastre.Le Parti communiste ne retrouvera plus sa force d’antant à cause de ses multiples erreurs et de sa radicalisation qui va à l’encontre’de l’ouverture gorbatché-vienne.Quant aux socialistes, ils sont eux-mêmes divisés et la majorité est plutôl favorable à un rapprochement avec la Démocratie chrétienne », ajoute-t-il.M.Touraine pense que des élections législatives libres donneraient un bon 40% à la Démocratie chrétienne.« Inévitablement, le pays devra être gouverné au centre.» Il estime que les prochains 15 mois seront très difficiles à passer pour l’opposition.La désunion pourrait faciliter la réélection d’un Augusto Pinochet devenu simple civil, mais disposant d’un solide bloc électoral.« En ce moment, il n’y a aucune mobilisation de la part de l’opposition qui ne fait strictement rien depuis le plébiscite.» M.Touraine doit prononcer une conférence ce matin à l’École Polytechnique sur la crise de la modernité dans le cadre de la 15e conférence Augustin-Frigon fondée et organisée par le professeur Dominique Piron.Les Etats-Unis imposent de nouvelles mesures de rétorsion contre le Nicaragua WASHINGTON (AFP) - Les États-Unis ont annoncé hier de nouvelles mesures de rétorsion contre le Nicaragua, qui, après avoir expulsé leur ambassadeur en juillet dernier, refuse d’accréditer son remplaçant.Dans une proclamation rendue publique par la Maison-Blanche, le président Ronald Reagan a décide de suspendre l’octroi de visas d’entrée aux États-Unis pour les membres et employés du gouvernement nicaraguayen ou du Front sandiniste de h bération nationale (FSNL).Seuls les représentants ou employés d’organisations internatio- ISMAIL1A (Reuter) — La visitedu président François Mitterrand à Is-mailia (Égypte) hier, a permis au chef de l’État français et au président llosni Moubarak de réaffirmer leurs positions et leurs fréquentes convergences de vue sur la situation au Proche-Orient.Les élections israéliennes et américaines sont imminentes et pourraient déboucher sur une « période d’accélération» au Proche-Orient.Au cours d’une conférence de presse commune, Moubarak et Mitterrand ont lancé des appels sans concessions au respect de l’indépendance et de la souveraineté du Liban.Ils ont également exprimé leurs espoirs de voir se tenir une conférence internationale de paix au Proche-Orient.« Ôtez vos mains du Liban ( .) Les ingérences syriennes ou autres nales comme les Nations unies ou l’Organisation des États américains (OEA) sont exempts de cette mesure.Ces sanctions marquent une nouvelle dégradation des rapports entre les deux pays.Elles sont selon Washington une réponse aux tracasseries administratives de Managua contre les responsables américains et à ses mesures « contre la liberté d’expression, de presse et son appui aux activités subversives » dans la région.Le Nicaragua et les États-Unis ont maintenu des relations diplomate ne peuvent que compliquer les cho ses davantage et les complications mener à la fin du Liban », a ainsi affirmé Moubarak, qui a, en outre, appelé la Ligue arabe à se réunir pour discuter du problème libanais.Mitterrand a quant à lui évoqué le « dramatique destin du Liban » et réaffirmé « les principes de sa souveraineté et de son indépendance ».Le chef de l'État français s'esl également félicité de la tenue du récent sommet d'Akaba, en Jordanie, qui réunissait Moubarak, le roi Hussein et le chef de l’OLP, Yasser Arafat.Il a décrit cette rencontre comme « un pas en avant », « une démarche tout à fait positive » et, pour finir, « un progrès», avant d’ajouter: « ceux qui ne se parlaient plus discutent et d’autre part l’autorité politique et morale du président Moubarak s’exerce justement ».ques bien que, depuis 1981 et jusqu’à une décision du Congrès en février dernier, Washington ait soutenu militairement, parfois en tournant la loi, une insurrection armée contre le régime sandiniste.Mais cette fiction diplomatique est de plus en plus menacée, depuis que, le 11 juillet dernier, Managua a expulsé l’ambassadeur des États-Unis Richard Melton et-sept autres diplomates, les accusant d’avoir fomenté des manifestations antisandinistes.Washington, affirmant que cette accusation était sans fondement, a répliqué en expulsant le même nom- Mais le but de la rencontre allait au-delà de ces prises de position.« L’idée générale est que pour pouvoir jouer un rôle réel et efficace, il ne faut pas être pris au dépourvu.Ces discussions ont été décidées pour que la France et l'Égypte soient en phase, au cas où.»,expliquait-on ainsi de source française autorisée.Pendant environ cinq heures, dont deux heures en tête-à-tête complet, Mitterrand et Moubarak se sont également efforcés de démontrer de façon symbolique la qualité de leurs relations.Tout en ayant le label de visite officielle et même de première visite officielle du second septennat de Mitterrand, la rencontre d'Ismailia s’est déroulée sur un mode très informel.La brièveté visait à souligner l’existence de contacts profonds et l'inutilité des phases préliminaires.bre de diplomates.Depuis, les sandinistes ont refusé les noms de diplomates qui leur étaient soumis pour remplacer les expulsés ou même les diplomates qui quittaient Managua normalement à la fin de leur mission, a expliqué mardi le porte-parole du département d’État, M.Charles Redman.Par mesure de réciprocité, les États-Unis n’ont toujours pas accrédité de remplaçants pour les diplomates nicaraguayens expulsés.Le 22 septembre, selon M.Redman, les sandinistes ont encore rendu la tâche de l’ambassade américaine à Managua plus difficile en exigeant des diplomates quittant temporairement le Nicaragua qu’ils demandent, à l’étranger, un visa de retour, et en prolongeant les délais administratifs.La « guerre des visas » avait connu un nouveau rebondissement à la même époque, quand le président nicaraguayen Daniel Ortega avait annoncé qu’il ne se rendrait pas à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, les États-Unis refusant les visas à sa délégation.Washington avait démenti cette accusation, affirmant que les demandes avaient été introduites trop tard, mais que les visas étaient bel et bien accordés.La proclamation de mesures de rétorsion, signée le 22 octobre par M.Reagan, ne s’applique pas aux diplomates nicaraguayens en poste à Washington, mais elle est « un nouvel outil » à la disposition du secrétaire d’État George Shultz pour tenter de régler le différend diplomatique, a indiqué M.Redman.La portée des sanctions semble réduite, même si le département •d’État n'a pu fournir de chiffres sur les demandes de visas de responsables nicaraguayens au cours des derniers mois ou années.Mitterrand et Moubarak réaffirment leurs positions sur le Proche-Orient PHOTO AP Le chancelier Helmut Kohl et sa femme Hannelore ont reçu, hier, à l’ambassade ouest-allemande à Moscou le dissident Andrei Sakharov.Kohl et Gorbatchev divergent sur le statut MOSCOU (Reuter) — Helmut Kohl et Mikhaïl Gorbatchev ont estimé hier, à l’occasion de la deuxième journée de la visite au Kremlin du chancelier ouest-allemand, que le réchauffement des relations bilatérales ne devait pas souffrir de leurs divergences de vues sur le statut de Berlin, ont indiqué les porte-parole des deux délégations.La veille, le chancelier avait évoqué la question de la réunification des deux Allemagnes, amenant son hôte soviétique à réaffirmer la position traditionnelle du Kremlin, qui refuse d’envisager une telle éventualité et de voir modifier le statut de Berlin.11 ier, après trois heures de discussion, les deux camps ont tenu à minimiser les divergences, pour insister sur les aspects positifs de ce sommet, notamment en matière de coopération économique.Les deux pays sont notamment convenus de garanties juridiques pour les accords commerciaux bilatéraux qui se multiplient depuis que Moscou a décidé d’utiliser la coopération avec l’Ouest pour rénover son économie.Kohl et Gorbatchev se sont rencontrés avec leurs ministres des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi qu’avec d’autres haut responsables.Selon Friedhelm Ost, le porte-parole de Kohl, Gorbatchev a donné au chancelier pendant leurs entretiens privés de bonnes raisons de se mon- de Berlin trer optimiste sur le statut à long terme de Berlin, actuellement divise en quatre zones administrées par les vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale.« Nous ne voulons pas que le problème de Berlin soit un obstacle à l’amélioration des relations soviéto-allemandes », a déclaré pour sa part le porte-parole soviétique des Affaires étrangères, Guennady Guerasi-mov.« La partie allemande a exprimé une opinion pour l’avenir.Qui sait ce qui se passera dans 50 ou 100 ans?Mais nous pensons à aujourd’hui », a-t-il ajoute.La journée a été marquée par la signature d’accords de coopération ' sur l’agriculture, l’énergie nucléaire, la technologie spatiale, la protection de l’environnement, ou encore les échanges culturels, a précisé Ost.L’accord commercial prévoit des garanties légales pour le rapatriement en RFA des bénéfices réalisés en Union soviétique par les industriels allemands, et la protection des investissements en cas de nationalisation inopinée d’une entreprise à capitaux allemands, a-t-on indiqué de source allemande.Une cinquantaine d’hommes d’affaires avaient fait le voyage de Moscou en compagnie du chancelier Kohl, et près de 30 contrats ont été signés, mais la RFA est d’ores et déjà le premier partenaire commercial occidental de Moscou.Les oeuvres de Trotski publiées à Moscou MOSCOU ( Reuter) — Les écrits de Léon Trotski, vilipendé depuis des décennies en Union soviétique, vont être publiés à Moscou l’an prochain à l’occasion du centenaire de sa naissance.Viktoriya Cheremykh, de la Commision des publications d’État (Goz-komizdat) a déclaré à Radio Moscou hier que l'Institut d’histoire du Parti communiste, en préparait actuellement la publication.Les écrits de Trotski étaient dénoncés sous la dic- tature de Joseph Staline comme « les divagations d’un fou ».Leur publication, a souligné Cheremykh, s’inscrit dans un effort d’ensemble « pour fournir un tableau complet du passé de notre pays aux lecteurs soviétiques ».Elle n’a pas précisé lesquelles des oeuvres de Trotski, dont la possession sous Staline pouvait entraîner la peine de mort, et sous ses successeurs des peines de prison, seraient publiées * ; «rtjp Chaque jour, le compte rendu des derniers événements relatifs à la campagne électorale 1988.LE DEVOIR A DEUX DOIGTS DU POUVOIR L’annonce de la prochaine parution des écrits de Trotski fait suite à la publication dans un bi mensuel d'histoire au début du mois d’un ar-ticle indiquant qu’il avait été plus loyal envers le fondateur de l’Etat soviétique, Lénine, malade et affaibli au début des années 1920, que bien d’autres dirigeants communistes.Par ailleurs, dans une nouvelle biographie de Staline dont la Pravda a publié des extraits, Trotski est décrit comme « l’énergique démon de la révolution ».L'attention portée récemment à Trotski semble annoncer une probable réhabilitation.Battu par Staline dans la lutte pour le pouvoir après la mort de Lénine en 1924, Trotski avait été envoyé en exil à l’étranger en 1929.En 1940, il était assassiné à Mexico par un communiste espagnol, sans doute un agent de Moscou.Pendant son exil, Trotski écrivit la plupart de ses principaux livres, y compris une autobiographie et une étude détaillée de Staline.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514.Docteur Penfield, Montréal.Canada.H3G 1X5 Fax (514)934-1246 Télex 05-268656 Tel (514) 934-0272 U ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mercredi 26 octobre 1988 ¦ 5 Escadrons de la mort Israël suspend les activités de trois journalistes étrangers JÉRUSALEM (Reuter) — Les autorités israéliennes ont suspendu hier les accréditations de deux correspondants de l’agence Reuter, dont celui du chef de son bureau dans le pays, à la suite de la publication d’une dépêche sur les activités d’une unité secrète de l'armée dans la lutte contre l’intifada.Yoram Ettinger, le directeur de l’Office gouvernemental de presse, a annoncé que Paul Taylor, chef du bureau de Reuter en Israël, et Steve Weizman avaient été ainsi suspendus en attendant les résultats d'une enquête pour déterminer s’ils ont violé les dispositions de la censure militaire.Le correspondant du Financial Times de Londres, Andrew Whitfey, a fait l’objet d’une mesure similaire pour les mêmes raisons, à la suite d’une plainte du chef de la censure, le général Yitzhak Sham.Auparavant dans la journée, le ministre de la Défense, Yitzhak Rabin, avait qualifié d’« absurdités totales » les accusations avancées par certains Palestiniens de Cisjordanie, rapportées par Reuter, sur l’existence d’une unité spéciale de Tsahal chargée de liquider les organisateurs du soulèvement dans les territoires occupés.« Cette histoire est de bout en bout une absurdité totale, injustifiée, fondée sur des rumeurs et je n’ai rien a y ajouter», avait-il déclaré.De source proche des services de sécurité, on a indiqué toutefois qu’une unité secrète déployée en Cis- jordanie pour capturer des Palestiniens lanceurs de pierres et de cocktails Molotov, avait reçu verbalement l’ordre de tuer les fugitifs « ayant du sang sur les mains ».« Il y a de nombreuses unités militaires, de toutes natures, dans la région.Elles opèrent toutes dans les limites de la loi et conformément à tous les ordres de feu donnés à toutes les unités », a toutefois indiqué Rabin.Paul Taylor a indiqué qu’il lui avait été dit que sa suspension n’affecterait pas le travail de Reuter en Israël, mais que les responsables du pays auraient dorénavant pour instruction de ne plus traiter avec lui ou avec Weizman.Dans un communiqué publié à Londres, Michael Reupke, rédacteur en chef de l’agence Reuter, a déclaré : « Nous continuerons de cou .vrir Israël avec les critères d’exac-titude et d’impartialité que nos clients attendent de nous ».Le président de l’Association de la presse étrangère d’Israël, Robert Slatter, a déploré de son côté que les suspensions des accréditations de Taylor, Weizman et Whitley aient été décidées « à un stade si peu avancé de l’enquête».« La suspension des accréditations entre selon nous dans le cadre de la campagne globale menée par les autorités contre la presse étrangère depuis le début du soulèvement », a-t-il dit dans un communiqué.Deux journalistes américains, Glen Frankel ( Washington Post) et Martin Fletcher (A'BC News), avaient fait l’objet d'une mesure similaire en avril.Leurs cartes de presse leur avaient été rendues par la suite.Par ailleurs, une adolescente de 11 ans a été tuée et 15 autres Palestiniens ont été blessés par l'armée israélienne hier dans la bande de Gaza, théâtre de plusieurs violentes manifestations, a-t-on appris de sources palestinienne et proche des hôpitaux locaux.Les médecins de l’hôpital Ahli de la ville de Gaza ont indiqué que la victime, Manal Sainmor, avait été atteinte d'une balle à la poitrine lors d’incidents dans le camp de réfugiés de Shati.Elle était morte à son arrivée dans l'établissement.Un porte-parole de l’armée a déclaré de son côté que Tsahal enquêtait sur plusieurs incidents survenus dans la journée à Gaza, mais qu’il ne pouvait confirmer la mort de la jeune fille.Mohamed al-Saidi, 25 ans, qui a été blessé par une balle israélienne à Shati, a indiqué à Reuter que l’armée israélienne avait ouvert le feu après l’attaque d’une patrouille à coups de briques.Saidi a déclaré avoir été blessé dans cet incident et capturé.Il a ajouté que Sammor avait été abattue alors qu’elle tentait, avec d’autres, de s’opposer aux soldats qui l’emmenaient.Au moins 311 Palestiniens et six Israéliens ont été tués en 10 moisd’m-tifada.Walesa refuse de rencontrer Kiszczak d’ici la table ronde VARSOVIE ( Reuter) — Le gouvernement polonais a annoncé hier être prêt à engager des entretiens vendredi avec le syndicat dissous Solidarité, mais cette proposition s’est heurtée à un contentieux de dernière minute entre les autorités et le syndicat dissous.Le porte-parole du gouvernement Jerzy Urban avait déclaré que le ministre de l’Intérieur Czeslaw Kiszczak désirait rencontrer une dernière fois Lech Walesa pour examiner avec lui les modalités pratiques de la table ronde, mais Walesa, jugeant cette rencontre inutile, a fait savoir qu’il n’y participerait pas.« Le général et moi avons tout réglé », a répondu Walesa, joint par téléphone à Gdansk.« Le sujet est épuisé », a-t-il poursuivi, faisant allusion à ses trois entretiens antérieurs avec Kiszczak.Il a ajouté que le syndicat interdit était prêt à participer immédiatement à la table ronde sur l’avenir de la Pologne.Tout problème de pro- cédure pourra être évoqué au cours des contacts réguliers entretenus à un moindre niveau de responsabilité par les deux parties, a-t-il estimé.Cette fin de non-recevoir du président de Solidarité, qui refuse de revenir sur les modalités et la composition de sa délégation, devrait entraîner le report de l’ouverture de la table ronde.Pressé de dire si la table ronde pourrait commencer sans cette rencontre préalable Walesa-Kiszczak, Urban avait en effet répondu : « Sans ces pourparlers, je doute qu’une session plénière ait lieu le 28 car un certain nombre de questions n’ont pas encore été résolues».Les pourparlers proprement dits devaient avoir lieu près de Varsovie, au Palais Jablonna, ancienne résidence des Potockis, famille polonaise dont les membres jouèrent un grand rôle politique dans l’histoire du pays.Samedi, Walesa avait démenti avoir refusé de rencontrer Kiszczak, refusant toutefois de revoir la composition de sa délégation, comme le lui demandait le gouvernement.Les autorités sont opposées à la présence des dissidents Jacek Kuron et Adam Michnik au sein de la délégation de Solidarité, tant que ceux-ci n’auront pas juré allégeance à la constitution communiste du pays.En août dernier, à l’issue d’une vague de grèves, le gouvernement avait proposé à Walesa de participer à une table ronde sur l’avenir du pays, promettant que la question de la légalisation du syndical Solidarité, interdit eh 1981, y serait abordée.Mais depuis deux semaines, la préparation de la table ronde se heurte à des difficultés croissantes de part et d’autre : Solidarité affirme que sans légalisation préalable du syndicat, la table ronde ne servira à rien, tandis que le gouvernement estime de son côté que l’heure du rétablissement des syndicats libres n’est pas encore venue.Soldats français tués en Irak PARIS (Reuter) — Quatre militaires français ont été tués et quatre autres blessés en 1985 en Irak, lors d’un tir de réglage du canon français de 155 mm GCT (grande cadence de tir), alors expérimenté dans le conflit du Golfe avant même d’entrer en service dans l’armée française, affirme Le Canard Enchaîné.Selon l’hebdomadaire satirique, des militaires français, appartenant au lie régiment d’artillerie de marine (Rama), caserne près de Rennes, et au service technique de l’armée de terre (Stat), de Bourges, ont été envoyés en Irak, en civil et sans papiers d’identité.C’est en Irak, ajoute Le Canard, que le 155 GCT a été expérimenté : techniciens et conseillers militaires français ont réglé sur place les modes de tir de ces batteries, entièrement informatisées, et formé les artilleurs irakiens (.) Lors de sa vi site à Paris, un général de Saddam Hussein (le président irakien) n’a pas eu assez de mots pour dire tout le bien qu’il pensait des 200 batteries que Paris a livrées à Bagdad et qui ont cloué au sol les vagues d’assaut iraniennes».D’après le journal, c’est le 10 juin 1985, « lors d’un tir de réglage effectué soit loin des combats, soit en grandeur nature, c’est-à-dire sur le front », qu’une batterie a explosé, tuant quatre militaires français, trois du lie Rama et un adjudant chef du Stat de Bourges, et en blessant quatre autres.Par ailleurs, l’hebdomadaire, reprenant des accusations de dirigeants kurdes pro-iraniens, écrit que des opérateurs radios kurdes ont entendu des conversations en français lors d’un bombardement des Mirage irakiens, au printemps 1987, sur la vallée Jafati, où se trouvait le quartier général kurde.« Il pourrait s’agir d’échanges entre pilotes irakiens et conseillers français assurant, depuis leurs bases, la logistique de ces raids (.) Il faut espérer que cette version est la bonne et que les aviateurs français n’ont pas davantage mis la main à la pâle ».conclut Le Canard Fnchainé CENTRAIDE A BESOIN PE VOIRE AIDE.DONNEZ.Cenbralde Depuis un an, le monde a changé.Découvrez le nouvel W ETAT DU MONDE 1988-1989 Volume relié 640 pages, 19,95$ Le Boréal en collaboration avec c£3Jco!3*r L’ETAT DU MONDE 1988-1989 éc0norn:g»e Annuo»e et géopo"'IQue yxttOHSW* et LE DEVOIR vous invite à participer au tirage heddomadaire de L’ÉTAT DU MONDE Pour courir la chance de gagner, il vous suttit de découper et de retourner cette annonce à CIEL MF / Concours ÉTAT DU MONDE / C.P.98.5, Longueuil.J4H 3Z3 N'oubliez pas d'écouter CIEL MF entre 6 heures et 22 heures les mercredis 19,26 octobre et 2 novembre pour savoir si vous êtes parmi les gagnants! Les Sud-africains votent aujourd’hui Plus de 1,000 personnes ont participé à une réunion anti-électorale, hier sur le campus de l’université de Witwatersrand Ils réclamaient le boycot tage des élections municipales générales aujourd’hui La police a ordonné aux manifestants de se disperser et a lancé des gaz Pour la première fois dans l’histoire de ce pays, Noirs, Blancs, Métis et Indiens vote- ront le même jour, mais, comme en 1983, séparément en raison des lois sur l’apartheid résidentiel Du côté de I électorat blanc, on s'attend à des gains du Parti conservateur (CP.extrême-droite) au détriment du Parti national (NP.au pouvoir depuis 1948), menaçant le gouvernement à l’approche des législatives prévues l’an prochain Le NP espère toutefois récupérer des voix sur sa gauche grâce à l'effritement notoire du Parti fédéral progressiste (PFP, libéral) Du côté de l’électorat noir, en revanche, ce n'est pas l'étiquette politique des candidats gagnants qui sera |ugée significative.mais le taux de participation à ce scrutin L’Iran et l’Irak vont reprendre les négociations à Genève NEW YORK (AFP) — Le secrétaire général de l'ONU Javier Perez de Cuellar a annoncé hier avoir invité l’Iran et l’Irak à reprendre le 31 octobre à Genève leurs pourparlers de paix au niveau ministériel et a révélé que des progrès étaient en cours sur un point au moins des négociations : le rapatriement des prisonniers de guerre.M.Perez de Cuellar, qui donnait une conférence de presse, a manifesté l’espoir que les négociations entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, MM.Ali Akbar Velayati (Iran) et Tarek Aziz (Irak), aboutiraient à des progrès et contribueraient à « accroître la confiance entre les deux parties».Il s’est déclaré encouragé par le fait que Bagdad et Téhéran procéderaient dans un proche avenir à des libérations de prisonniers semblant ainsi montrer leur bonne volonté.« J’espère vraiment qu’ils le feront rapidement» a-t-il ajouté.Au cours des 10 derniers jours les deux pays ont libéré unilatéralement près d’une centaine de prisonniers de guerre invalides, blesses ou malades.L’Iran avait libéré le mois dernier 72 prisonniers irakiens et 1(1 Égyptiens.Samedi l’Irak a annoncé la liberation de 25 Iraniens.M.Perez de Cuellar qui avait informé auparavant les membres du Conseil de sécurité, a laissé entendre à la presse qu’il soumettrait quelques idées nouvelles à M M.Velayati et Aziz pour tenter de sortir les négociations de l’impasse actuelle.Elles n’ont en effet pratiquement pas avancé depuis l’instauration du cessez-le-feu le 20aoûl dernier, qui aurait du être suivi aussitôt du retrait des troupes des deux pays sur les frontières internationalement reconnues, el des échanges el rapatriements de prisonniers de guerre.Avant de procéder à ces deux plia ses, Bagdad a en effet posé deux conditions : l’octroi par l’Iran de garanties de liberté de navigation dans le Golfe et le détroit d’Ormuz aux bateaux irakiens et un accord sur le déblaiement du Chatt el Arab, la seule voie d’accès irakienne au Golfe.Lors du dernier round de pourparlers ministériels à New York au début du mois M.Perez de Cuellar avait soumis aux deux parties des propositions prévoyant la mise en route des deux phases.En échange l’Iran aurait garanti la liberté de passage aux navires irakiens une fois le retrait des troupes achevé.Mais le problème du Chatt el Arab, qui soulève celui de la validité des accords d'Alger de 1975 sur le partage de cette région entre les deux pays, était resté entier.L’Iran insist*pour que ce problème soit discuté une fois le retrait des troupes achevé.M Perez de Cuellar a indiqué qu’il participerait pendant quatre ou cinq jours à la prochaine session ministérielle de négociations à Genève qui pourrait durer jusqu’à deux semaines.Après son départ, son représentant spécial M.Jan Eliasson (Suède) présidera aux discussions.Les membres du Conseil de sécurité ont donné leur entier appui aux efforts menés par le secrétaire général.dans une déclaration faite devant la presse par leur président le comte Alexander York von Warten-burg(RFA).Ils ont également manifesté leur préoccupation devant les lenteurs de la négociation.Le comte York a également déclaré que la récente tournée accomplie en Iran et en Irak par le secrétaire général adjoint Marrack Goul ding, patron des forces de paix de l'ONU, avait souligné l’urgence d’une consolidation du cessez-le-feu en procédant à un retrait rapide des troupes iraniennes et irakiennes sur les frontières internationalement reconnues.COMMENT BONIFIER UN CFG* DE LA BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE ?AVEC NOTRE COUPON-BONI DE 25 $ ! par annee DUREE FIXE DE 3 ANS Faites fructifier downtoge iw economies mn un ceni/iatt de placement garanti (CPC) par la Banque Canadienne Im/ténale de Commerce.Nous vous accordons toujours un taux concurrentiel.F.t en plus vous pouvez choisir parmi différentes options en ce qui a trait a la durée et a la fréquence du versement de l'intérêt.Mais 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trois semaines de campagne électorale, telle est la constatation que font plusieurs obervateurs politiques québécois qui conviennent qu’il y aura, d’une façon ou une autre, progrès pour le NPD.Un progrès qui, disent-ils, doit être ramené à des proportions assez modestes somme toute.L’ambition première du NPD le 21 novembre est de faire élire pour la première fois des députés québécois aux Communes.Pas un seul, mais plusieurs, a laissé entendre à plusieurs reprises le chef néo-démocrate, Kd Broadbent, qui a prédit déjà que cette campagne électorale ferait avancer son parti de « plu sieurs années-lumière» au Québec.Pour Vincent Lemieux, politico- Faut lE devQï£ p°ui le cioiîe- logue de l’Université Laval, l’élection de quelques députés peut être considérée de fait comme chose possible.Sans vouloir prédire combien de députés seront élus, il constate que cela relève presque de la mathématique.« Avec 25 ou 28 % des intentions de vote, c’est écrit dans le ciel qu’ils vont gagner quelques sièges », prétend il en rappelant qu’avec 24 % du vote, le Parti québécois avait fait élire en 1970 sept députés (sur 108).La conjoncture électorale de 1988 n'est pas, croit M.Lemieux, sans analogie aussi avec celle de l’élection de 1962 qui a vu l’émergence au Québec du Crédit social.Comme alors, beaucoup d’électeurs sont déçus du Parti conservateur et ils ne veulent pas reporter leur vote vers les libéraux, note-t-il, en précisant qu’il s’agit d’un vote un peu invisible car il vient des couches populaires qui n’expriment pas facilement leurs opinions politiques.Avec un électeur sur quatre qui se propose de voter pour le NPD, il faut admettre que l’élection de députés dépendra, convient M Lemieux, de la capacité de ce parti à se faufiler entre conservateurs et libéraux.Dans la conjoncture actuelle, cela ne laisse que peu de place où cela est possible.Dans quatre ou cinq comtés, cela est possible, observe Pierre Bibeau, un conseiller politique du premier ministre Bourassa responsable de l’organisation électorale au Parti libéral du Québec.Selon d’autres, les chances sont plus minces.Guy Bi-saillon, un ancien député péquiste qui appuie Michel Agnaief, porte-parole fédéral du NPD au Québec et candidat dans Duvernay, ces chances seraient plutôt de l’ordre de un ou deux.En début de campagne, un sondage réalisé pour le compte du NPD identifiait en fait une dizaine de comtés où le candidat néo-démocrate avait de bonnes chances de se faufiler dont cinq où on était nez-à-nez: Témiscamingue (avec Rémi Tru-del), Chambly (avec Philipp Ed-munston), Laurier-Sainte-Marie (François Beaulne), Hochelaga-Mai-sonneuve (Gaétan Nadeau), Rosemont (Giuseppe Sciortino).D’autres bons comtés identifiés alors étaient Québec-Est, Mercier, Verdun, Outremont.Le sondeur Jean-Pierre Nadeau ( IQOP) estime pour sa part que la marge est très étroite.Après trois semaines de campagne, l’écart entre le premier qui est généralement un conservateur et le deuxième est trop grand.Il en aurait été autrement si le NPD avait pu maintenir la position qu’il détenait il y a un an et demi et qui le plaçait dans plusieurs comtés en première place, notamment dans la région de Québec où les intentions de vote pour le NPD ont grimpé jusqu’à 43%.Un autre sondeur, Grégoire Gollin (Créatec + ), croit aussi que les chances du NPD sont presque nulles.Alors que M.Nadeau pense que la base actuelle du NPD est solide mais insuffisante, il pense de son côté que le vote NPD va s’effriter.Plus la campagne va avancer, plus le moment psychologique du vote approchera plus les sondages montreront une désaffection pour le NPD.C’est un phénomène qui s’est manifesté lors de l’élection partielle de Lac-Saint-Jean, rappelle à cet égard M.Bibeau.S’il est vrai que le NPD est « bon deuxième », il est aussi vrai qu’il est bon premier pour la mollesse de son vote, explique M.Gollin.Cela tient, croit-il, au fait que la popularité du NPD tient à la popularité de Ed Broadbent.Celle-ci s’appuie sur la sympathie qu’il dégage et non sur la confiance qu’il inspire comme gestionnaire et chef d’une équipe.Le risque est fort que le jour J, la tendance pragmatique de l’électeur l’emporte sur sa tendance émotive.La performance faible de M.Broadbent dans le débat des chefs ne pourra que contribuer à alimenter la tendance pragmatique des électeurs, croit M.Gollin qui note que dans ce débat le NPD n'a su se démarquer sur des questions qui comme l’environnement et les droits des femmes devrait le caractériser.Que le NPD ne fasse que des gains limités ne sera pas catastrophique, croit Guy Bisaillon.Il faut être conscient, note celui-ci que le NPD n’a pas de base réelle et que s’il réussissait à terminer deuxième dans une quinzaine de comtés, ce serait déjà un succès important.À la prochaine élection, le NPD participerait dans ces comtés à l’énumération et il aurait un meilleur financement, ce qui est loin d’être négligeable.Un survol de plusieurs comtés indique que de fait à plusieurs endroits le NPD est bon deuxième, souvent faute d’organisation libérale.C’est le cas pour l’instant dans des comtés comme Québec-Est, Lévis et Louis-Hébert, dans la région de Québec.Dans la région de Montréal c’est aussi le cas comme Mercier, Anjou-Rivière-des-Prairies, Chambly.À l’exception de Témiscamingue qui recouvre notamment la ville de Rouyn-Noranda, rares sont les cas où le NPD peut véritablement se prétendre nez-à-nez avec le conservateur.AVIS PUBLICS PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-43-000316-884 COUR DU QUÉBEC DIVISION JEUNESSE (Chambre de l'Adoption) A Amando TuliO MARROQUIN adresse inconnue ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaître au Tribunal de la Jeunesse du district de Montréal, 410 est, rue Belle-chasse.le 6 décembre 1988 à 9:30 am et vous informe qu'un avis de la demande de placement concernant l'entant Osins Kenia MARROQUIN, née le 11 tuillet 1980 a été déposé à votre intention au grette de l'adoption Vous êtes avisé qu'à défaut de vous présenter à cette date et de déposer les demandes que vous entendez taire valoir, le requérant pourra obtenir un lugement par détaut.MONTRÉAL, le 17 octobre 1988 ANDRE MORRISSETTE greffier-adjoint Le tabagisme menace votre santé Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 22 septembre 1986 par lequel Bailey Metal Products Limited a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement le 15 octobre 1986 sous le numéro 3782736 Banque de Montréal, 4800 Yonge St., Willowdale, Ont.ramAna PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-174365-886 COUR SUPERIEURE PRÉSENT ROBERTO CARRILLO.Partie demanderesse c.LAURA GUTIERREZ, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LAURA GUTIERREZ (14-11-54) de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame, à Montréal, dans les 30 tours de la date de la publication du présent avis Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Dame Laura Gutierrez Lieu MONTRÉAL Date: 18 octobre 1988 HONORABLE JUGE DEREK A GUTHRIE, J.C.S Xj Rû^ax, -te üaXD LES MOTS CROISES Horizontalement 1— Instrument de géodésie 2— Paroi rocheuse — Substantif 3— Mousse blanchâtre — Jaunisse 4— Mois.— Boisson gazeuse — Masse de pierre 5— Tamiserais.6— D'une manière leste — Iridium 7— Enlever — Troupe militaire.8— Filet pour prendre les cailles — Irlande 9— Erbium — Bovin — Fleuve d'Afrique 10—Plante potagère — Rat palmiste 11 —Qui peut se fendre sous l’effet du gel — Combat 12—Pesage.— Nourriture pour les chats.Verticalement 1— Trembler un peu 2— Ancien jeu de hasard.— Action d'étirer 3— Faire éclater le tronc d'un arbre en l'abattant.— Petits cubes 4 — Mesure de résis- tance électrique — Bile noire ( Méd anc.) 5— Divinité féminine.— Personne qui ressemble à une autre 6— Métal précieux — Influence réciproque 7— Opinion — Pronom 8— Représenta un personnage dans un spectacle — Fendit légèrement 9— De bonne heure —• Foyer de la cheminée — Oestrus 10—Papier abrasif — Court espace de temps 11 —Il s'occupe de la culture des rosiers 12—De la Grèce — Vrai Solution d'hier o.i AM* T.fifA.P O N t4 E 'T'oy.H'D'I .5/) NT [o'/vie r I L LE Gfii.L V*SE U R U RMSyd E T ELEVAGE MaMetle] EMEU ONE A/l'/TA'A O.N le E R AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 4 octobre 1988 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à SPINOUT INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de QUÉBEC, le 7ième jour d’octobre 1988, sous le numéro 4080077.Ce 12ième jour d'octobre, 1988 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-3496-883 COUR SUPERIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE-ADJOINT MARIA BAHIENSE, Partie demanderesse c.DAVID TSADOR, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Monsieur David Tsador de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 rue St-Anloine Est.à Montréal, salle 2 17.à 9 heure 15 de l’avant-midi, le 23 novembre 1988 Une copie de la requête pour garde d'enfant a été remise au greffe à l'intention de M David Tsador Lieu Montréal Date: 19 octobre 1988 MICHEL MARTIN P A.PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-174170-880 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT DAME YVES-MARIE MONEREAU, Partie demanderesse j EDOUARD PICAULT.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Edouard Picaull, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame.Palais de Justice de Montréal, salle 1 100.dans les trente (30) |ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la demande en divorce a éfé remise au greffe à l'intention de Edouard Picaull, détendeur Lieu Montréal Date 18 octobre 1988 MICHEL MARTIN, PA.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-05-001574-845 COUR SUPÉRIEURE MICHEL FIGNOLE, Demandeur c.DR PIERRE MEUNIER.DR CAROL LAPOINTE, DR J J.BARBEAU.DR.JACQUES MARTIN et HÔPITAL JEAN-TALON, Défendeurs-Requérants et LES HÉRITIERS LÉGAUX DE FEU MONSIEUR MICHEL FIGNOLE, Intimés en reprise d'instance, PAR ORDRE DE LA COUR AUX HÉRITIERS LÉGAUX DE FEU MICHEL FIGNOLE Vous êtes par les présentes requis de comparaître en reprise d’instance au greffe de cette honorable Cour dans les dix (10) jours qui suivent la publication du présent avis.Une copie de l’Ordonnance en reprise d'instance a été laissée au greffe à votre intention.Prenez de plus avis qu’à défaut par vous de signifier aux procureurs ci-dessous désignés et de déposer votre comparution au greffe dans les délais susdits les défendeurs procéderont à obtenir le rejet de l'action intentée par Michel Fignole dans cette cause MONTRÉAL, le 18 octobre 1988 L'HONORABLE JUGE DEREK A GUTHRIE, J.C.S.Me Suzanne Daigle Lavery, O'Brien 1 Place Ville-Marie - #4000 Montréal.Québec H3B 4M4 Procureurs de Dr.Card Lapointe et Dr.J.J.Barbeau Me Nicole Morneau, Duquette, Morneau, Bélanger 1140 ouest, de Maisonneuve - #503 Montréal.Québec H3A1M8 Procureurs de Dr.Pierre Meunier et Hépltal Jean-Talon Me Michel Messier Godin, Raymond, Hudon S Charest 630 ouest, bout Dorchester - 11e étage Montréal, Québec H3B 1S6 Procureurs de Dr.Jacquet Martin.la fierté a une ville I I il Tl*- PPRSHi m SERVICE DE L’APPROVISIONNEMENT ET DES IMMEUBLES AVIS PUBLIC Appareils servant au déneigement des rues Les propriétaires d'appareils de déneigement désireux d'offrir leurs services à la Ville de Montréal, doivent se présenter au 700, boulevard Rosemont, à compter du 1er novembre 1988, entre 09 : OO et 16 : 00 heures, du lundi au vendredi inclusivement.Renseignements: 872-4827 BUREAU DU GREFFIER 11*1 AVIS PUBLIC VILLE DE MONTRÉAL ORDONNANCE Avis est par les présentes donné que le Comité exécutif, à sa séance du 20 octobre 1988, a édicté l'ordonnance suivante Ordonnance no 20 Reglement sur le bruit (4996, modifié — article 19.3) 1 Dans le cadre de la marche qui aura lieu le 26 octobre 1988, de 18h30 à 20h30, sur la rue St-Denis, entre le boulevard Crémazie et la rue Bellechasse, l'utilisation de mégaphones est exceptionnellement permise.Hôtel de Ville Léon Laberge Montréal, le 24 octobre 1988 Assistant-greffier Province de Québec.District de Iberville, COUR PROVINCIAL K.No 755 02-001036-875.P BAILLAR GKON LTÊK, demanderesse, vs-JKANPIKRRK C.UILBAULT, J KAN B.C.UILBAULT.A/S LKS CONSTRUCTIONS .IPG KNRG., défenderesse.Le 9 novembre 1988 à 11:00 heures de l’avant-midi au domicile de la défenderesse, au no 39 rue de la Seigneurie en la cité de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: Un camion Dodge Tradesman 200 Immatriculé Qué KGG-059.Conditions ARGENT COMPTANT, FRANÇOIS LKBLANC, Huissier.St-Kustache 20 octobre 1988 Jacques Philippe, 43 boul.Pie XII, St-Kustache.Qc, J7R 4X2.472-4762 Province de Québec.District de Montréal, COUR SUPÊRIKURK, No 500-05 009199 884 LKS INDUSTRIES LOUIS HUCZKA INC , demandeur, vs- BO A ELECTRONICS MANUFACTURING INC.(LES PRODUITS ÉLECTRONIQUES BOA INC ), 4480 chemin Côte-de-Liesses, suite: 101, Mont réal, Qc., défendeur I,e 4 novembre 1988, à 11:00 heures de l'après-midi, au domicile du défendeur, au no.4480 rue chemin Côte-de-Liesse, suite: 101, Montréal, en la cité de Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en : 1 (1) dactylo ALL AE355, 2.(1) davier R P S .3.(1) photocopieuse Ca non NP400F, 4 etc.Conditions ARGENT COMPTANT.SERGE OVIDE ENCIU, huissier, BUREAU D’ÉTUDE SERGE O.ENCIU, B A.h Ass, TÉL; : 871 1566, Montréal, 24 octobre 1988 PRENEZ AVIS que la compagme'cor-poratlon .SOCIÉTÉ FACTO INC.demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Laval, le 17 octobre 1988 ROBERT GAGNON, secrétaire CANADA PROVINCE 0E QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-02-002777-880 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE COMM.DES NORMES DU TRAVAIL, Partie Demanderesse -vs- LES COLLECTIONS SIOUXSIE LTÉE, Partie Défenderesse PAR ODRDE DE LA COUR La défenderesse, Les Collections Siouxsie Ltée, d’adresse inconnue est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente jours à compter de la présente insertion.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis selon l'article 119a C.P.C.a été laissée à la direction générale des Greffes au Palais de Justice de Longueuil à son intention.Faute par la défenderesse de comparaître dans ce délai, Statuer sur la demande, Prononcer lugement par détaut avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire.Longueuil, ce 21 octobre 1988 ELIZABETH S GOBEILLE.Protonotaire-adjoint Me Michel Poirier mes Parent & ass.2 complexe Desjardins, 24ième étage Montréal.LA METEO Prévisions U Lttvi .•.» kf.v.n PLUIE precipitations H Haute pression B basse pression ?masse d air (rais Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation générale: une vaste dépression se déplaçant vers le nord sur la baie d’Hudson maintiendra les nuages et les averses sur la plupart des régions du Québec Les averses seront sous forme de neige sur le nord-ouest et dans les terrains montagneux.La basse Côte-Nord connaîtra par contre de belles éclaircies après l'éloignement vers l'est d’une perturbation Les températures se maintiendront près des normales saisonnières sur l'est, aujourd'hui, mais seront généralement sous les normales dans toute la province, demain MONTRÉAL Généralement nuageux avec averses dispersées.Max 8 Vents modérés Risque de précipitations: 40 % Demain: nuageux avec quelques averses LEVER DU SOLEIL 7 h 26 COUCHER: 17 h 50 QUÉBEC Abitibi-Témiscammgue.Réservoirs Cabonga et Gouin nuageux evec quelques averses de neige fon-dente Max 4 Vents modérés Risque de précipitations 60 % Demain nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige Pontiac-Gatineau et Lièvre.Lau-rentides nuageux avec quelques averses de neige parfois mêlée de pluie Max 4 Risque de précipitations 60 % Demain nuageux avec quelques averses Ottawa-Hull-Cornwall généralement nuageux avec averses dispersées Max 8 Vents modérés.Risque de précipitations 40 %.Demain: nuageux avec quelques averses.Trois-Rivières et Drummondville.Québec, Estrie-Beauce généralement nuageux avec averses dispersées.Max.: 7.Vents modérés.Risque de précipitations.40 %.Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Lac St-Jean.Saguenay.La Tuque, Réserve des Laurentides: nuageux avec averses dispersées de pluie ou de neige Max 4 Vents modérés Risque de précipitations 40 % Demain nuageux avec éclaircies et averses dispersées de pluie ou de neige Charlevoix et Rivière-du-loup, Ri-mouski Malapédia nuageux avec éclaircies et averses dispersées Max 6 Vents modérés Risque de précipitations 40 % Demain couvert Ste-Anne-des-monts et Parc de la Gaspésie.Gaspé et Parc Forillon couvert Max 7 Vents modérés De- \ main: couvert.Baie-Comeau nuageux Eclaircies en matinée Max 7 Vents modérés Demain nuageux avec possibilité d'averses Sept-lles nuageux avec éclaircies Brumeux par endroits Max 7.Vents modérés Demain nuageux ! avec averses dispersées Basse Côte-Nord, secteur de Na-tashquan et à l'ouest, Anticosti nuageux avec éclaircies Brumeux par endroits Max 8 Vents modérés Demain couvert en matinée Nuageux avec averses dispersées en après-midi Secteur à t est de Natashquan | nuageux avec éclaircies Brumeux ; par endroits Max 8 Vents modérés Demain: couvert en matinée Nuageux avec quelques averses en après-midi La RIO mise sur son parc aquatique pour devenir rentable ygflelle Paré I.A RÉGIE des installations olympiques (RIO) espère atteindre la rentabilité et attirer un demi million de visiteurs de plus d’ici 1990 dans ses piscines avec un nouveau projet d'« aquaparc » qui intégrera chutes et glissades d’eau.Ce projet, dont les coûts s’élèveraient environ à $ 5 ou $ 6 millions, n’a toutefois pas encore reçu l’aval de Québec, a tenu à préciser le président de la RIO, M.Jean Deschamps, qui traçait hier le bilan de son mandat de six ans, M.Deschamps sera remplacé à la présidence de la Régie par M.Jean-Mare Bard, en novembre.Selon M.Deschamps, la création de ce parc aquatique permettrait à la RIO, dont le déficit d’exploitation s’élève à $ 4,5 millions cette année, d’atteindre d’ici trois ou quatre ans le seuil de la rentabilité.Un projet antérieur de glissades d’eau de $ 12 millions proposé par la Régie avait été rejeté par le gouvernement qui l’estimait trop coûteux.La Fédération canadienne de natation s’était aussi fortement opposée au projet qui supposait un empiétement sur les piscines actuelles.Ce nouveau projet serait aménagé sur un espace de 62,000 pieds carrés, adjacent aux piscines olympiques, pour l’instant à peine utilisé.L’aqua-oarc comprendrait une « piscine à vagues », des chutes d’eau, une rivière, des bains tourbillons, des aires de plage et des jardinets.La Régie prévoit obtenir une réponse de Québec d’ici six mois.« Nous pourrions accueilir de 1,000 à 2,000 personnes par jour.Il est clair que la clientèle des piscines désire des activités complémentaires.Nous cherchons un promoteur intéressé à réaliser ce projet qui, nous l’espérons, satisfera aux exigences de la Fédération », a indiqué le vice-président aux constructions, M.Talbot.Par ailleurs, le président de la RIO a rappelé que l’implantation d’un musée des sciences naturelles dans le vélodrome restait la seule solution pour rentabiliser cet équipement qui coûte plus de $ 2 millions par année à la Régie.La piste est inévitablement vouée à disparaître, mais le sort du « biodome » devra recevoir l’aval de la Ville de Montréal qui assumera une partie de ses coûts.Le coût d’un musée des sciences naturelles serait deux fois moindre que celui projeté pour le Musée des sciences et de la technologie, évalué à $ 100 millions, estime M.Deschamps.Dotée de sa tour, de son aquaparc et du musée des sciences naturelles, la RIO pourrait drainer jusqu’à cinq millions de visiteurs par année avec le Jardin Botanique, avance la RIO, optimiste.« Une Tour complétée, un stade couvert, une promotion de nos installations qui nous engagent dans la voie de la rentabilité, je termine ce mandat heureux », a finalement indiqué M.Deschamps, qui estime que le défi de son successeur sera de rentabiliser la Tour par l’aménagement des 13 étages du mât.La loi 107 Ryan lance le débat sur son proj*et corrigé Gilles Lesage de notre bureau de Québec « NOUS REFUSONS d’exclure purement et simplement la religion de l’école, car agir ainsi, ce serait porter atteinte à un droit des parents que nous voulons respecter.Nous refusons également que l'école soit utilisée pour imposer à tout le monde les valeurs d’une seule confession religieuse ».C’est ce que le ministre de l’Édu-cation a fait valoir à l’Assemblée nationale, hier, en lançant le débat sur le projet de loi 107, qui vise à donner une structure nouvelle et plus cohérente, à moderniser et à rationaliser la loi sur l’instruction publique.I ,e projet préserve les grands principes de la réforme, rendue publique en décembre dernier, et qui a fait l’objet de longues audiences en commission parlementaire : remplacement des commissions scolaires confessionnelles par des commissions linguistiques ; accès plus étendu aux services éducatifs ; maintien du partage des responsabilités entre les commissions et le gouvernement.Mais M.Claude Ryan a aussi rendu publics hier de nombreux amendements qui, selon lui, améliorent son projet initial et tiennent compte des représentations qui ont été faites au gouvernement.L’opposition péquiste ne l’entend toutefois pas de cette oreille.Elle réitère que le projet Ryan comporte de nombreux reculs par rapport à la loi 3 de l’ancien gouvernement, et qu’il est loin de faire consensus.« La copie présentée par le ministre n’a pas obtenu la note de passage », estime le député d’Abitibi-ouest, nouveau porte-parole du PQ en matière d’éducation.M.François Gendron croit que le projet, profondément amendé, aurait dû être écrit à nou veau.M.Ryan a choisi une autre voie, conclut-il, il ne saurait compter sur l’appui péquiste.«Nous voulons, conclut le ministre pour sa part que le Québec maintienne sous des formes renouvelées sa tradition d’accueil et d’ouverture envers les deux grandes familles religieuses, catholique et protestante, qui ont façonné à travers les générations l’âme du peuple québécois et qui continuent de regrouper une portion fortement majoritaire de la po- pulation québécoise.Mais nous voulons également que l’école publique soit la maison de tout le monde, que l’on y vive dans une atmosphère de respect envers les options et les valeurs de chacun .Le projet de loi 107 donnera naissance à des formules originales et inédites de coexistence entre élèves et parents d’allégeance spirituelle différente ».Il faut éviter les changements brusques et capricieux, dit M.Ryan, Ainsi, la formation d’un comité exécutif au sein de la commission scolaire sera obligatoire ; mais le droit de vote, que la première version accordait aux parents à la table des commissaires, est retiré.Quant au comité d’école, il reste obligatoire.Le plus important de tous les changements du projet, indique le ministre, est celui qui vise à remplacer les commissions confessionnelles par des commissions linguistiques.Mais, ne voulant pas répéter l’erreur du gouvernement précédent, il soumettra à la Cour d’appel, dans les semaines qui suivront l’adoption de la loi 107, les articles du projet qui pourraient être interprétés comme portant atteinte aux droits confessionnels garantis par la constitution aux communautés protestante et catholique.L’application de ces articles sera suspendue jusqu’à ce que les tribunaux se soient prononcés.S’agissant encore de la confession-naltlé, le pouvoir d'approbation des comités confessionnels du Conseil supérieur de l’éducation ne s’appliquera plus qu'aux programmes, manuels et matériel concernant l’enseignement moral et religieux.D’autre part, en plus de services accrus aux adultes, le projet se préoccupe des élèves handicapés et des élèves en difficulté ou en trouble d’adaptation et d'apprentissage.M.Ryan veut faire adopter son projet avant Noël, de sorte qu’il entre en vigueur dès l’été prochain.Dans sa réplique, M.Gendron a moqué les pouvoirs et fonctions du ministre, « omniprésent, omniscient et omnipotent », qu’il accuse de centralisation et de réglementation abusive.De même, le projet 107 comporte de graves lacunes quant à l’accessibilité aux services éducatifs, et il pèche par omission quant aux droits de l’élève et des parents.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LéS B§$NT\ Administration.(514) 844-3361 oUVERTS Rédaction.(514) 842-9628 pE 9H00 V16 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514)842-9645 numéro sans Irais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514)332-3891 ou (5141844-5738 Québec.(418)845-2080 Extérieur— Indicatif 514.1-800-361-6059 Indicatif 416.1-800-463-4747 Indicatif 619.1-80O-36I-5699 Indicatif 613.1-600-361-5699 ^ Les jouets populaires cette année: des valeurs sûres iàâbeile Paré LES IRRÉDUCTIBLES du Sud en janvier ont maintenant leur petit coin de Floride en plein coeur de la ville, sans les aléas de l’exil prolongé et de la vie à l’hôtel, à l’abri des rayons UV.Les Tropiques au 45e parallèle, c’est le rêve inavoué de bien des Québécois mais surtout le projet d’un seul homme.Cet homme, c’est Jean de Brabant, concepteur des « Tropiques Nord », un projet de condominiums de luxe doté d’une immense serre remplie de palmiers en plein coeur de la Cité du Havre, créant ainsi le plus grand jardin tropical sous atrium au monde à un endroit où le mercure descend sous zéro.Fallait être un Québécois pour y penser.À moins 30°C, bien au chaud sur leur terrasse, les habitants de ces tropiques nordiques pourront rigoler en contemplant la descente des glaces sur le fleuve, ou en admirant les premiers flocons se découper sur les bananiers ou tourbillonner dans le lagon bleu de leur jardin tropical.À des lieues de la Floride, mais à quelques minutes du centre-ville, dans leur bulle de verre, ils ne regretteront plus les plages achalandées de Pompano Beach et la foule de Walt Disney World.Mégalomane ?Comment ne pas parler de folie des grandeurs pour faire transporter jusqu’à Montréal des palmiers de 45 pieds venus des tréfonds du golfe du Mexique, allongés dans des camions à air conditionné comme des quartiers de boeufs.Neuf ans après avoir jeté ses premiers plans sur papier, jugés trop farfelus par plusieurs de ses clients, de Brabant déambule maintenant l'air comblé dans son énorme « bébé éprouvette ».Greffée comme un gros poumon à un complexe immobilier d’une centaine de condos, la serre de Tropiques Nord, dont la surface de verre fait plus 50,000 pieds carrés, a l’air d’un aéronef prêt à décoller au-dessus du fleuve.Sous cette demi-pyramide qui culmine à 120 pieds et s’incline jusqu’à une hauteur 70 pieds, d'un volume de trois millions de pieds cubes, prospèrent une quarantaine de cocotiers, de bananiers, de palmiers royaux et 10,000 plantes issues d’une centaine d’espèces venues de Floride et de Géorgie.Dans ce Paradise Island montréalais, roches volcaniques venues directement de Californie, cascades et lagon, presque bleu, où se déverse un bain tourbillon, semblent frais sortis d'un studio d'Hollywood.Pas étonnant quant on sait que Herb Ramsaier, l’auteur de ce paradis recréé au pouce qui recouvre un terrain de stationnement qu’il a fallu renforcer à coups de piliers de béton, a justement créé ces jardins de Disney World.« Je n’ai jamais participé à un projet d’atrium aussi important.Ce que j’ai fait ailleurs correspond au huitième de ce projet.Le plus compliqué a été de faire venir les plantes jusqu’ici et les ouvriers de Floride pour s’occuper de la plantation des arbres », explique-t-il.Quant au promoteur, rien n’était trop compliqué pour empêcher la réalisation de son bébé.« Ça fait des années que je crois à ce projet et j’ai fini par le faire.Je suis un rêveur et je suis convaincu que c’est ce qu’il y a de plus beau au monde dans le genre », affirme le promoteur en admirant son lagon taillé dans le roc.Les prévisions de saturation du marché des condos de luxe le laisse d’ailleurs froid car, « nous n’avons pas de concurrence, il n’y a pas d’autres endroits où on peut vivre sous les Tropiques à Montréal », affirme-t-il simplement.« Je suis d’abord Montréalais et je ne vois pas pourquoi les gens devraient s’exiler dans le Sud pour profiter des fleurs et de la chaleur.Je leur offre tout ça à trois minutes du centre-ville», ajoute-t-il.Climat tropical oblige, la réalisation de la verrière a entraîné certaines acrobaties architecturales peu communes.Par exemple, un système de chauffage de 700 tonnes et un autre d’aération complexe sera nécessaire pour assurer la température ambiante de 25° C sous la verrière 365 jours par année.D’ordinaire, un système de 20 tonnes suffit à alimenter un édifice à bureaux de 4 à 5 étages.Vieillir dans l'élégance, la dignité et la facilité, à l'abri des bourrasques, telle est la philosophie de de Brabant.Pour ce, mieux vaut avoir quelques économies.Un petit coin de Floride à la Cité du Havre se détaille maintenant entre $ 275,000 et $ 750,000, selon la grandeur des condominiums.Bien qu’astucieux en soi, le projet initial de de Brabant est passe dans le collimateur de la Ville de Montréal avant de prendre forme.D’abord imaginés sous la forme d'un long rectangle flanqué d’une serre de même dimension, à côté d’IIabitat 67, les « Tropiques » avaient plus l’air d’un élévateur à grain qu’autre chose, affirme un urbaniste de la Ville de Montréal.Les deux ailes en « T », le volume en « escalier » de 8,10, 12 étages et l'aménagement extérieur prévoyant l’accès à la rive pour les Montréalais ont dû être modifiés pour satisfaire aux exigences de la Ville.Comme dirait de Brabant, il y a de ces compromis esthétiques qui sont coûteux.De fait, pour assurer l’inté gration des Tropiques à la Cité du Havre et satisfaire la Ville, on a dû construire 20 % moins d’unités que prévu.Les « Tropiques », qui ont coûté la bagatelle d'une cinquantaine de mil lions de dollars, aurait des suites.On prévoit déjà implanter sur le même site deux autres phases plus imposantes étant donne le succès que connaît la première étape.La moitié des 120 condominiums a déjà trouvé preneur.L’idée d’un hôtel « tropical », dont le site n’est pas encore déterminé, trotte aussi dans la tête de M.de Brabant, de même que celle de résidences pour les personnes âgées.« J’ai un brevet pour mon concept pour le Canada, les États-Unis et bientôt tous les pays industrialisés.J’ai l’intention d’en implanter un peu partout », avance-t-il.D’ici là, de Brabant jubile discrètement en pensant à la première tempête de neige, alors qu’il trinquera à la venue de l'hiver du haut de sa terrasse.ENTREVUE EXCLUSIVE Uà Lévesque v: de la Presse Canadienne DANS LE DOMAINE des jouets, la fin de 1988 sera celle des valeurs sûres que sont les jeux de société, les trains, les jeux de bloc, les oursons de peluche, les casse-tête, les autos téléguidées et les poupées de base.C’est la conclusion que tire l’Association des consommateurs du Québec, dans son relevé annuel des jouets vendus au Québec.La revue sera encartée dans le magazine Protégez- Vous.Cette année, l’association a testé 205 nouveaux jouets, qui s’ajoutent aux 200 déjà testés les années passées et qui restent sur le marché.En conférence de presse hier, Mme Angèle Delaunois, rédactrice en chef de la revue .louets, a indiqué qu’on avait décerné 15 prix d’excellence et 11 «prix Poubelle».Les jouets ont été testés par une cinquantaine de familles volontaires.Chaque jouet est passé entre les mains de quatre ou cinq familles.L’association récupérait ensuite le jouet usagé, abîmé ou non, et enregistrait les commentaires.Les jouets ont été évalués selon des critères comme l’intérêt suscité, la solidité, le rapport qualité-prix, la simplicité de la manipulation, la sécurité, les valeurs véhiculées, etc.Ainsi, les jeux vidéo, qui passionnent les enfants, n’ont pu obtenir la cote maximale « Excellente», à cause de leur coût trop élevé.Mme Delaunois estime qu’à $ 170 ou $ 200, ce type de « jouet » n’est pas accessible à tout le monde, ce qui est un critère primordial.L’association concède néanmoins que certains jeux vidéo, comme Sega Master System et Nintendo Entertainment System, provoquent un engouement réel chez les enfants, et même les parents et grands-parents.Les prix Poubelles cette année ont Prix d’excellence à Roland Arpin L'Ecole nationale d'administration publique du Québec a décerné hier le Prix de l’excellence pour la carrière dans l’administration publique à Roland Arpin.Après avoir fait carrière dans l’enseignement, à tous les niveaux, de 1955 à 1967, il occupa diverses fonctions administratives au cégep de Maisonneuve de 1968 à 1975.Arrivé au gouvernement en 1975, il y fut successivement sous-ministre adjoint au ministère de l’Éducation, sous-ministre aux Affaires culturelles et secrétaire du Conseil du Trésor.Monsieur Arpin est présentement directeur général du Musée de la Civilisation.été décernés à des jeux qui se cassent, dont les pièces se perdent et ne se remplacent pas, à des jeux au bruit agaçant, aux valeurs guerrières douteuses.La poupée Oopsie Daisy, à $ 45, pat-exemple, a été symboliquement jetée à la poubelle par l’Association des consommateurs parce qu’elle est rigide et que sa seule fontion est de ramper, tomber et pleurer ensuite.Ses pleurs sont agaçants à entendre Le Color Magic Dinner Set, à $ 9, a aussi reçu un prix poubelle.Le jeu consiste à passer des aliments sous l'eau froide — en vérité il faut de l’eau glacée — pour les faire changer de couleur.Ainsi, l’épi de mais blanc devient verdâtre.Parmi les prix Excellence, on retrouve une superbe souris toute douce qui contient un hochet pour bébé.Le Bébé Puffalumps coûte $ 18; il est recommandé pur les bébés jusqu’à 2 ans.Crayola a aussi mis sur le marché des crayons marqueurs qui ne tachent pas les vêtements.Après plusieurs tests, toutes les taches sur vêtements sont disparues au lavage, sauf celles sur la soie.Ces crayons, en couleurs pastel ou ordinaires, coûtent à peine $5.Le plus cher des jouets recommandés est le train Héros sur rails, à $ 42.Il est tout de bois, même la voie ferrée.La locomotive est aimantée et tire des wagons bien colorés.Le casse-tête magnétique Pikv, à $ 35, fascine même les adultes, avec ses formes géométriques variables à l’infini.Les valeurs véhiculées par les jouets s’améliorent un peu avec les années, juge Mme Delaunois.« Le marché s’est assaini.Tous les acheteurs ne sont pas des yuppies disposant de budgets illimités.On ne peut plus faire passer n’importe quoi, sous prétexte que c’est à la mode ou qu'on Ta vu à la télé.» Elle note aussi que la multiplication des familles monoparentales a fait que quand on joue, on souhaite maintenant se retrouver entre parents et enfants.On privilégie donc les jeux de société plutôt que les jeux passifs et individuels.Le côté « débile ou violent » de certains jouets, leur « scénario apocalyptique » a valu une mauvaise note à certains jouets.Au Salon des jouets de Toronto, en 1988, Mme Delaunois avait vu un jouet qui « heureusement » n’a pas été commercialisé au Québec.Le « Savant fou » devait éventrer nu extra-terrestre et en retirer un à un les organes.Pour bénéficier des meilleurs prix, l'association conseille d’acheter les jouets entre le début octobre et la mi-novembre.Quelques marchands foui des promotions.lions Dimanche le 6 novembre 1988 de 11 heures à 23 heures à ÀÎÀ Radio ?P Québi Québec Câble 8 j A dem, f t! LA FOND/ ça uü ffaewo, pjiïJ LA FONDATION tUClF B^UNFAU Deux accidents, une arrestation Un cycliste vraiment malchanceux (PC) — C’était un de ces jours où 11 aurait mieux valu pour un cycliste montréalais de 23 ans de rester au lit : il a été heurté deux fois par des voitures et arrêté pour ne pas avoir payé des contraventions pour stationnement illégal — en l’espace de seulement 12 heures.Les malheurs de cet homme ont commencé de bonne heure lundi lorsqu’il a été heurté par une auto alors qu’il roulait en vélo.Les policiers ont alors découvert que l’individu, dont ils n’ont pas révélé l’identité, était recherché pour ne pas avoir acquitté plusieurs contraventions pour stationnement illégal.Ils ont pourtant paré au plus pressant et l’ont emmené à l’hôpital où on a soigné ses blessures, d’ailleurs superficielles; ils ont tout de même de- mandé à la direction de l’hôpital de le surveiller et de les avertir avant de le laisser partir.Cependant, lundi soir, le patient, pieds nus et ne portant qu’une chemise de nuit de l’hôpital, a pris la clé des champs.pour aller se faire heurter de nouveau en traversant la rue à pied.Il s’est donc retrouvé à l’hôpital avec des bosses et des bleus.LEMIEUX C’EST DE ' REGARDER Le Père Aristide dénonce le macoutisme au sein de l'Église catholique d'Haïti.CHILI Un ralliement de ' sants nazis manifeste sans être dérange par la police du régime Pinochet.NORD-SUD Producteur delegué I.éo Rainpcn Ce soir 20H30 PHOTO JACQUES GRENIER Herb Ramsaier et Leroy Chin, concepteurs de l’aménagement de Walt Disney World, jettent un dernier coup d oeil aux terrasses surplombant l’atrium.Un coin dispendieux de Floride en plein coeur de Montréal 1557 8 ¦ Le Devoir, mercredi 26 octobre 1988 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédacteur en chef Rédacteurs en chef adjoints Directeur de l'information Directeur des le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Paul-André Comeau Jean Francoeur, Jacques Chabot services administratifs Albert Juneau, Directeurs ad/oints Gabriel Hudon Paule Beaugrand-Champagne Guy Deshaies, Pierre Godin Le Survenant Turner Le leader libéral s est imposé devant ses deux adversaires CONTRE VENTS et marées, le leader du Parti libéral du Canada, M.John Turner, a forcé lundi soir l’admiration.Au sortir du premier débat des chefs, c’est la performance affichée par M.Turner qui bouscule légèrement les certitudes accumulées depuis le déclenchement de cette interminable campagne électorale.Le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, a peut-être lancé quelques flèches à l’égard de son prédécesseur à la tête du gouvernement canadien, il n’a pas marqué de points appréciables, comme ce fut le cas à l’été 1984.Enfin, le chef néodémocrate, M.Ed Broadbent, n’a pas réussi à se dégager du flou sympathique à travers lequel bon nombre de Québécois ne parviennent toujours pas à cerner l’homme et son message.Au delà de cette mathématique sommaire, quelle appréciation dégager des idées agitées durant les trois heures de cet affrontement ?Le libre-échange y a occupé une place importante.À vrai dire, rien de bien nouveau n’en a émergé.Le premier ministre s’est contenté d’invoquer l’appui qui, de huit chefs de gouvernements provinciaux qui, de Margaret Thatcher ou de François Mitterrand.De son côté, M.Turner n’a pas déployé devant les téléspectateurs francophones le même arsenal d’arguments qu’il utilise au Canada anglais : le nationalisme pan-canadien ne fait pas recette au Québec.À jauger les propos de MM.Turner et Broadbent au sujet de l’accord canado-américain, le débat d’hier soir ne devrait pas faciliter la tâche aux électeurs québécois qui veulent exprimer par le bulletin de vote leur opposition au libre-échange.Au sujet de l’avortement, pièce maîtresse de la section consacrée aux intérêts féminins, M M.Turner et Mulroney ont fait appel à deux types de réflexe chez leurs auditeurs.Le chef libéral a pu se parer un instant du drapeau du leadership en dénonçant l’incapacité du premier ministre de présenter un projet de loi en bonne et due forme sur cette question.M.Mulroney a préféré jouer la carte de la sincérité et faire profession de ses propres convictions : c’était visiblement épouser une certaine lecture de l’opinion publique a ce propos.Dette nationale, achat de sous-marins nucléaires, politique de sécurité sociale, déficit public : aucun des grands problèmes de l’heure n’a été oublié dans ce survol où l’affrontement a pris l’allure d’un duel entre MM.Mulroney et Turner.À la toute dernière minute, coup superbe de M.Turner qui, citation de la Sagouine à l’appui, se félicite d’avoir « les mains propres ».C’était sans doute trop tard dans la nuit pour racheter l’échange bafouillant au sujet de la moralité et du patronage qui s’était enlisé dans l’affaire Bisson-nette.Combien de téléspectateurs étaient encore devant leur poste ?Le Canada, dit-on parfois à l’étranger, est un pays ennuyant.On devrait plutôt vanter la patience des Canadiens : il reste un autre débat de trois heures et encore quatre semaines avant le jour du scrutin.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Reproduit de notre dernière édition d'hier Le pari de Shimon Pérès Une stratégie qui pourrait se retourner contre son auteur L’OPÉRATION ne manquait pas d’audace.À deux semaines des élections législatives, le chef du Parti travailliste israélien, M.Shimon Pérès, convainc la chaîne de télévision américaine ABC de réaliser une entrevue avec le roi Hussein de Jordanie.Le souverain hachémite, dont le désengagement dans la région est plus apparent que réel, s’ouvre et réaffirme qu’il est prêt à participer à une délégation jordano-palest mienne, dans le cadre d’une conférence internationale.L’interview qui paraît à la télévision israélienne produit son effet.C’était trop, beaucoup trop pour le chef du Likoud, M.Itzhak Shamir, qui voit dans cette intervention de Hussein, une ingérence indue dans la campagne électorale israélienne.On sait que MM.Shamir et Pérès, qui dirigent la coalition au pouvoir, ne sont pas sur la même longueur d’onde en ce qui touche cette rencontre internationale.Si le dirigeant travailliste la considère comme une étape en vue d’éventuelles négociations bilatérales, le chef du Likoud s’en méfie parce qu’il redoute que les autres parties profitent de leur position de force pour exercer des pressions irrésistibles sur Israël.En réalité, cet incident ne fait que dramatiser davantage le discours que tenaient les chefs lors de la dernière campagne de 1984.Le Likoud n’avait-il pas alors répété sur ses affiches que « Hussein vote travailliste ».Quant au parti de M.Pérès, ne défend-il pas l’« option jordanienne », c’est-à-dire la création d’un État jordano-palesti-nien, depuis 1973 ?Mais le virage du roi Hussein l’été dernier a porté un dur coup aux thèses travaillistes.À la suite des soulèvements qui ont éclaté dans les territoires occupés et de la pression intérieure exer- cée par les Palestiniens, le souverain jordanien décida il y a quelques mois de rompre les liens légaux et administratifs avec la Cisjordanie.Du même coup il renvoya la balle aux Palestiniens.mais aussi à Israël, notamment au Parti travailliste, qui perdait soudainement un partenaire indispensable au règlement du conflit.Ce recul du souverain jordanien ne trompe toutefois personne ; il n’est que provisoire et stratégique, car aucun règlement ne paraît accessible sans sa participation.C’est bien ce qu’a compris Shimon Pérès en ouvrant la porte au roi Hussein.Et ce dernier aurait eu mauvaise grâce de la refermer puisque, par son intervention, il pouvait démontrer qu’une solution négociée est toujours réalisable et que les électeurs israéliens n'ont pas de raison d’accorder leurs voix aux partis extrémistes qui refusent le dialogue avec les Palestiniens.Il n’est pas sûr cependant que la stratégie de Pérès ne se retournera pas contre lui.Certes, les sondages placent le Likoud et le Parti travailliste presque nez à nez.Mais il est vrai aussi que depuis 1977, année où la formation de M.Pérès a été renvoyée dans l’opposition après des décennies de domination de la gauche, la tendance « annexionniste » n’a cessé de faire des gains.Quoi qu’il en soit, dans l’optique où la coalition Likoud-travailliste actuellement au pouvoir était reconduite, on peut se demander si elle sera en mesure de gouverner avec suffisamment d’unité et d’autorité ?Dans la perspective où les soulèvements palestiniens dans les territoires occupés reprenaient, les partis ne seront-ils pas amenés à se réfugier dans des positions irréconciliables ?— ALBERT JUNEAU Des régimes (trop) privés Le Québec accuse un retard de plus en plus injustifiable IL Y A plus d’une manière d’affirmer la personnalité « distincte » du Québec.Certaines sont moins valables.C’est le cas des régimes de retraite offerts par les employeurs du secteur privé où la législation québécoise accuse un retard de plus en plus difficile à justifier.Depuis 1981 — la Saskatchewan en tête, suivie du Manitoba en 1984 —, six provinces ont apporté d’importantes modifications à l’encadrement juridique de ces régimes.Il en fut de même du gouvernement fédéral pour les entreprises qui relèvent de sa compétemce.Deux provinces, la Colombie-Britannique et l’ile-du-Prince-Édouard, sont muettes à ce sujet, tandis que le Québec et Terre-Neuve conservent dans leurs statuts des législations carrément désuètes.Pourtant, il s’en est fallu de peu.En 1984, un consensus était intervenu entre le gouvernement fédéral et les provinces, qui visait à rendre de tels régimes plus attrayants.Ainsi : — la participation à ces régimes devra être offerte à tous les employés après deux ans de service, même aux employés à temps partiel à partir d’un certain niveau de revenu ; — après deux ans de participation, lors d’une cessation d’emploi, tout membre du régime aura acquis des droits non seulement sur ses cotisations mais sur celles de son employeur, qu’il ne pourra cependant pas utiliser à d’autres fins ; — les rentes accumulées seront transférables d’un employeur à l’autre ou dans un régime d’épargne-retraite dont les fonds seront immobilises ; — la part de l’employeur sera équivalente à la moitié de la valeur des rentes accumulées par tout participant, lequel aura droit à un remboursement s’il a versé des cotisations plus élevées que nécessaires ; — si la majorité des membres du régime le demande, un comité consultatif sera mis sur pied pour veiller à l’administration du régime ; — les participants pourront prendre connaissance de leurs droits et obligations et auront accès aux évaluations actuarielles du régime.(Le consensus portait également sur les excédents de fonds (les fameux surplus), notamment dans le cas de üquidation d’un régime.La loi québécoise prévoit déjà des règles assez strictes sur ce point, mais qui seront plus avantageuses encore pour les participants lorsque les employeurs seront tenus d’assumer la moitié de la valeur des rentes accumulées.) Le Québec était partie à ces arrangements.Le gouvernement péquiste avait même entrepris d’y donner suite : livre orange publié au printemps et projet de loi déposé quelques semaines plus tard.Mais les réformateurs avaient oublié que le mieux est parfois l’ennemi du bien.Le projet, tout en incorporant les éléments du consensus canadien, allait beaucoup plus loin sur plusieurs points.Le gouvernement libéral y mit le holà.En avril 1986, M.Pierre Paradis, titulaire du ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, annonçait qu’il allait revoir ce projet de loi pour en supprimer « plusieurs irritants ».Deux ans ont passé, et le dossier n’a guère évolué.En avril, lors de l’étude des crédits de son ministère, M.Paradis constatait qu’à la suite des modifications législatives adoptées par les provinces, « le domaine de la retraite est devenu de plus en plus complexe, les travailleurs comprennent mal leur régime et les employeurs sont placés face à des contraintes administratives très importantes et très onéreuses ».« Il importe, disait-il, de prendre les moyens nécessaires pour simplifier les règles actuelles si l’on veut vraiment que les régimes de retraite jouent pleinement leur rôle comme outil essentiel de remplacement du revenu à la retraite.« J’ai donc demandé à la Régie des rentes du Québec d’élaborer des propositions pour (atteindre) cet objectif de simplication.» On peut partager ce souci du ministre : des règles trop exigeantes pourraient entraver le développement de cet « outil essentiel ».Cependant, il serait absurde que l’« effort de simplication » souhaité aille trop en deçà du « consensus canadien ».On attend plutôt de Québec un effort d’harmonisation — avec l’Ontario, par exemple.Le nouveau ministre, M.André Bourbeau, a reconduit le mandat confié à la Régie des rentes, confirme un porte-parole de son cabinet.Mais il ne semble pas que cette initiative occupe un rang très élevé à l’échelle de ses priorités.Des événements récents, et les interrogations qu’ils soulèvent — on pense au cas de Singer, à Saint-Jean, ou de Simonds, à Granby —, forceront peut-être le gouvernement à presser le pas.— JEAN FRANCOEUR dwlkS I .JL.:., y Aucune roe lui ftessewBUE: ooc Di DS WRS Aussi LôAJGfëMPs! LETTRES AU DEVOIR L Investigation l.cllre à Mme Léa Cousineau, membre du Comité exécutif DEPUIS quelque temps, des bénéficiaires de l’aide sociale de Montréal viennent frapper à notre porte, apeurés et désemparés devant une lettre de convocation émise par le bureau-chef des Loisirs et du Développement communautaire (LDC).Cette lettre les enjoint de se présenter au bureau-chef, « afin de discuter de questions relatives à votre dossier», sinon ils risquent de voir leur aide coupée.Pour procéder à cette investigation, le service des LDC invoque l’article 12, paragraphe f, de la loi d’aide sociale.Il s'agit quant à nous d’une interprétation abusive de l’article.En effet, dans la jurisprudence, la Commission des affaires sociales reconnaît certaines conditions pour qu’un tel article s’applique, comme l'obligation pour le ministère, ou celui qui le représente, d’aviser au préalable les bénéfi ciaires des documents et renseignements à lui fournir.De plus, lors de l’entretien téléphonique avec le responsable de la révision au bureau-chef, M.Jean Guillemette, celui-ci nous a avoué que, suivanl une nouvelle politique (début 88), son service procédait, à tous les trois mois, à l’investigation de 80 dossiers choi sis au hasard.Ce sont donc les bénéficiaires victimes de cette nouvelle politique qui reçoivent la lettre de convocation dont nous faisons mention.Nous nous objectons fermement contre cette nouvelle politique.Puisqu’il s’agit d’une mesure de contrôle abusive qui a pour effet d'augmenter la panique chez les assistés sociaux, qui, dans bien des cas, sont incapables de se déplacer aisément, à cause d’un handicap ou de leur mauvais état de santé, nous demandons l’arrêt immédiat d’un tel contrôle.— Mme Thérèse MONTPETIT L’Organisation d’aide aux assistés sociaux (ODAS) Montréal, le 17 octobre.RECOMMANDÉ Ville de Montréal Service des affaires sociales 1125, rue Ontario Est Montréal 1121.IR2 l.e 21 septembre 19HH Votre dossier [.j Madame, [.J Car la présente, nous vous invitons à rencontrer la personne soussignée au 1125 Ontario est, le [.] afin de discuter de questions relatives à votre dossier.Nous désirons aussi vous rappeler qu'en tant que bénéficiaire, vous êtes assujetti(e) à la Loi sur l'Aide sociale dans son ensemble et à son Règlement.Par conséquent, une omission de vous présenter pourrait amener l'application de certaines disposition de la loi, notamment l’article 12, paragraphe F qui stipule que : “L ’aide sociale peut être refusée, discontinuée, suspendue ou ré duite dans le cas de tout adulte qui, sans raison suffisante : f) refuse ou néglige de fournir les renseignements et documents requis pour l’étude de sa demande.” Nous sommes toujours à votre service pour vous expliquer vos droits et obligations, advenanl le cas où vous aimeriez éclaircir certaines interrogations.Veuillez croire, Madame, en notre entière coopération.Réf.Chantal Lame Agente d’investigation 872-3541 CL/ri Stéphane Chénier Chef de l'Investigation Bonjour EXCEPTIONNELLEMENT, je monte dans un autobus dont le circuit traverse des municipalités.D’une voix claire et précise, le chauffeur me dit « Bonjour », et « Merci » de déposer une pièce dorée, puis, me donne une correspondance; ensuite, « Bonjour» ou « Bienvenue » et « Merci » à chacun des passagers.De plus, avant de démarrer, il entonne : « Attention ! Be careful ! Prenez garde ! » Enfin, précédant chaque arrêt, il nomme la rue pour se faire bien compren dre en arrière.Ah ! si tous les chauffeurs d’autobus étaient comme ça ! — LILIANE MERCIER Ville Mont-Royal, le 20 octobre.Une idée claire L’AFRIQUE du Sud, messieurs les candidats, vous connaissez ?En effet, n’est-il pas temps que MM.Mulroney, Turner et Broad bent (ainsi que leur parti) se prononcent sur leurs intentions concernant ce point chaud de monde.Ils se doivent de présenter aux électeurs une position claire sur les sanctions économiques, le désinvestissement des multinationales également présentes au Canada (Shell Canada par exemple .), l’aide aux paysde la « ligne de front», etc.Et quelle meilleure période que la période électorale pour le faire ! Question de donner une idée claire de vos projets aux électeurs.— PASCAL GAUTHIER Montréal, le 21 octobre.Horreur Réplique à l’article du 21 octobre « Haro sur les prostitués « SI PRISE d’assaut il y a, rue Champlain, c’est plutôt par les forces policières.Le caractère bestial qu’accorde à la prostitution l’article de M.Pelchat devrait davantage qualifier les formes d’intervention déployées par la police de la CUM.Personne n’est moins apte à comprendre les composantes de ce « commerce », que ces promoteurs de la répression que sont les policiers.La publication d’opinions vides de réflexion et aussi discriminatoire que celle du résident de ladite rue, ne permettra jamais de faire avancer ce dossier.Ce « bor del à ciel ouvert », comme le définit ce citoyen frustré, c’est notre société qui l’entretient.L’emploi d’expressions de ce type est inadmissible.De même, lorsque l’on dit qu’il faut « nettoyer le quartier » ou qu’on con- ¦ Avis de l’éditeur l.es « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.sidère qu’un condom dans la rue constitue une « horreur», il faut être borné et inconscient des vrais problèmes qui minent notre système social.N’est-il pas plus horrible de laisser dormir dans la rue les clochards de Montréal, alors que la CU M ne sait que faire de ses nombreux édifices inhabités ?Il m’apparaît utopique de croire que le milieu carcéral peut agir positivement sur des phénomènes aussi complexes que la prostitution.Je suis toujours désolé de constater l’ignorance des gens (et des journalistes), ainsi que des préjugés qu’ils véhiculent.L’article traduit le manque de respect et de compréhension que la majorité démontre face aux minorités dont le comportement ne correspond pas aux normes établies.— STÉPHANE RICHARD étudiant en sociologie Université du Québec à Montréal Montréal, le 21 octobre.Pour cette raison l.cllre il M Guy Brouillet COMME cela m’a fait du bien de lire votre article ce matin dans LE DEVOIR.C’est vrai que Ton vit en état d’effervescence continuel.Je le remarque même chez mes parents, de bons Québécois de l’âge d’or qui se voient trimballer d’une « manchette » à l’autre, et qui s’échauffent sur des sujets qui ont été montés pour qu'« ils » se montent.Je trouve cela regrettable, et pas beau.En lisant votre article, et le café aidant, vous avez touché la corde sensible en moi.Je me demande même si on peut se sortir de ce « star » system (même pour les nouvelles il va sans dire).C’est difficile de relaxer.Voilà et merci.J’achète LE DEVOIR pour pouvoir lire de temps à autre un article comme le votre, qui fait « paff ».— MARC LATREILLE St-Laurent, le 18 octobre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, bout Le-beau.St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Le Devoir, mercredi 26 octobre 1988 ¦ 9 DES IDEES, DES EVENEMENTS LA CLACISE NONOBSTANT (1) Faut-il craindre un « gouvernement des juges » ?L'édifice de la Cour suprême du Canada, à Ottawa | Il II II | JOSÉ WOEHRLING Professeur de droit constitutionnel à l'Université de Montréal LA CAMPAGNE électorale fédérale a fait resurgir le débat sur la nécessité d’abroger la « clause nonobstant » contenue dans la Charte canadienne des droits et libertés.L’on sait en effet que l’article 33 de cette Charte, qui fait partie de la Loi constitutionnelle de 1982, permet aux législatures des provinces, ainsi d’ailleurs qu’au Parlement fédéral, de déroger à la plupart des droits et libertés garantis.Il suffit pour cela d’insérer une disposition expresse dans les lois qu’on désire soustraire à l’emprise de la Charte.Dès lors les tribunaux perdent toute possibilité de vérifier que les lois en cause respectent la Charte; ils ne peuvent que contrôler les conditions de forme prévues par l’article 33, c’est-à-dire la présence d’une clause dérogatoire et le fait que celle-ci mentionne expressément les droits ou libertés qu’elle a pour objet d’écarter.Le Parlement ou la Constitution Depuis son arrivée au pouvoir en 1985, le gouvernement de M.Bou-rassa a adopté une demi-douzaine de lois contenant des dérogations spécifiques et ponctuelles à certains des droits garantis.Le seul autre parlement, à notre connaissance, à avoir eu recours à l’article 33, est celui de la Saskatchewan qui a inséré une clause nonobstant dans une loi de janvier 1986 forçant le retour au travail des employés du secteur public.L’article 33 permet donc au Parlement canadien et aux législatures provinciales de « déconstitutionnali-ser » la plupart des dispositions de la Charte constitutionnelle, et cela de façon permanente à condition de réadopter une clause dérogatoire de cinq ans en cinq ans.Seuls les droits démocratiques (articles 3,4 et 5), la liberté de circulation et d’établissement (article 6) et les droits linguistiques (articles 16 à 20 et 23) échappent à l’application de la clause dérogatoire.Tous les autres droits et libertés, y compris le droit à la vie (article 7) et les droits à l’égalité (article 15) sont soumis à l’article 33.Un tel mécanisme ne se retrouve à notre connaissance dans aucune autre constitution et apparaît donc comme une «invention» proprement canadienne.À première vue, l’article 33 peut sembler une aberration qu’il faut faire disparaître au plus vite et dont l’existence s’explique uniquement par les concessions que M.Trudeau a dû consentir en novembre 1981 à certaines provinces, qui exigeaient celte clause dérogatoire pour donner leur accord au rapatriement de la Constitution.Cependant, il existe également des raisons plus profondes à l'existence de la « clause nonobstant » et il y a peut-être des arguments qui militent en faveur de sa modification et de son amélioration, plutôt que de sa suppression.De 1867 à 1982, la Constitution canadienne a été fondée sur le principe de la souveraineté du Parlement, dont nous avons hérité de la Grande-Bretagne au même titre que la monarchie et le parlementarisme.En vertu de ce principe, le parlement est juridiquement omnipotent et peut tout faire par loi ordinaire.Lorsque l’État est unitaire, comme en Grande-Bretagne, cette souveraineté existe au profit d’un parlement unique.Dans les cas où, comme au Canada, la structure de l’État est fédérative, la souveraineté de chaque parlement est limitée au domaine de ses compétences.Mais, dans les deux cas, il n’existe pas de Charte enchâssée à laquelle le parlement se- rait dans l’incapacité de déroger et, par conséquent, il n’y a pas non plus de contrôle judiciaire de la constitutionnalité des lois qui serait fondé sur une telle Charte.Dans l’État fédéral, il existe bien un contrôle du partage des compétences, mais celui-ci ne permet aux tribunaux que de vérifier quel parlement — fédéral ou provincial — est compétent pour adopter une loi en particulier; il ne leur donne pas la possibilité de remettre en cause le bien-fondé ou la sagesse de la législation adoptée par ce parlement.Enfin, il faut souligner que dans un système parlementaire comme celui de la Grande-Bretagne et du Canada, où les gouvernements sont habituellement majoritaires et exercent sur leurs députés une discipline rigou- reuse, la souveraineté du parlement profite en réalité à l’exécutif.À ce modèle constitutionnel de la souveraineté du parlement s’oppose celui qui a été inventé par les Américains au 18e siècle et qui repose sur la suprématie de la constitution : celle-ci s'impose au parlement qui ne peut ni la modifier, ni y déroger.Elle est interprétée et appliquée par les tribunaux, qui doivent déclarer nulle toute loi dont ils estiment qu'elle est incompatible avec le texte constitutionnel La grande qualité du modèle britannique de la souveraineté du parlement, c’est qu’il réalise pleinement le principe démocratique, étant donné que les députés sont élus directement par le peuple au suffrage universel et incarnent par conséquent la volonté générale mieux que tout autre organe étatique.Ce système présente cependant une sérieuse faiblesse : il protège insuffisamment les intérêts de ceux qui ne sont pas représentés par la majorité au pouvoir et il permet donc, le cas échéant, la tyrannie de celle-ci.Les tribunaux et la politique Le système américain de la suprématie de la Constitution et du contrôle judiciaire pallie cette carence, en assignant à l’exercice de la souveraineté parlementaire des limites qui sont précisément constituées par les droits et libertés des individus enchâssés dans la Charte constitutionnelle.Mais ce système contredit à certains points de vue le principe dé mocratique.En effet, les droits et li bertés garantis par la Constitution ne sont presque jamais définis de fa çon précise: Il revient donc aux ju ges de leur donner un contenu véritable et, par conséquent, ceux-ci y infusent inévitablement leurs propres conceptions politiques et philosophiques.Si le contrôle de la constitutionnalité ne consistait qu’à faire respecter par le législateur des normes « objectives», il n’y aurait pas de problème.Mais il s’agit là d’une fiction que les juges eux-mêmes ne défendent plus.Étant donné que la Constitution est vague, le contrôle judiciaire revient à confier aux tribunaux le pouvoir de définir eux-mêmes le contenu des principes qui limitent la liberté d'action du parlement Surgit alors la menace du « gouvernement des juges », c’est-à-dire d’un empiètement des tribunaux dans le champ politique.Or les juges, nommés par le gouvernement et pratiquement inamovibles, n’ont aucune responsabilité démocratique, ni responsabilité devant l’électorat.Coin ment admettre qu’ils puissent invalider les décisions prises par les représentants du peuple sur la base de concepts constitutionnels flous, dans lesquels ils ne peuvent faire autrement que d’injecter leurs propres « choix de société » ?Ce paradoxe a donné lieu à une controverse considérable aux États Unis, où le principe du contrôle ju diciaire a dû vaincre d’énormes î insistances avant d’être accepté, et continue d’ailleurs de soulever de grandes réticences.À l’époque du juge en chef Warren, il est arrivé fi é quemment qu’on fasse des demandes d’« impeachment » au Congrès pour destituer des juges de la Cour suprême.Beaucoup d’Américains sont en ef fet mécontents de celle-ci parce qu’ils estiment qu’elle est allée trop loin dans ses jugements, notamment en matière d’avortement et de déségrégation scolaire («bussing»).La « politique judiciaire » Au Canada, les craintes relatives au « gouvernement des juges » ont traditionnellement causé beaucoup moins d’émoi.Il y a de bonnes raisons pour cela, dont la plus impôt tante est l’absence d’une Charte des droits dans la Constitution canadienne de 1867.En effet, c’est ce type de règles constitutionnelles qui donne le plus l’occasion aux tribunaux de censurer les choix politiques faits par le parlement.Les tribunaux canadiens se sont donc, pendant longtemps, contentés de vérifier la constitutionnalité des lois par rapport au partage des compétences législatives.À ce titre, ils ont été amenés à ai bitrer entre les forces centralisatrices et décentralisatrices, entre Ottawa et les provinces.C’est sous cet aspect surtout que l’on a discuté ici du problème de la « polit ique ju diciaire ».À suivre Ben Johnson : gagnez maintenant, payez plus tard ! LIBRE OPINION NORMAND CORBEIL SERGE THIBAUDEAU Respectivement professeur de philosophie et administrateur public DANS l’affaire Ben .Johnson, deux hypothèses ont circulé jusqu’ici.Ou bien le sprinter ignorait qu’il était drogué et a été surpris par les résultats des tests : c’est une victime innocente.Ou bien v.n Johnson savait qu’il avait pris quelque chose d’illégal mais croyait échapper au pire : c’est un coupable malhabile, moins chanceux que d’autres qui soint demeurés impunis.Une troisième hypothèse, peu avancée jusqu’ici, est pourtant possible : Ben Johnson a agi en toute connaissance de cause avec le seul but de gagner, assumant à l’avance le risque d’être démasqué.Tout était un moindre mal à côté de la défaite.Gagner immédiatement, quel qu’en soit le prix.Gagnez maintenant, payez plus tard.on ne peut expliquer cette victoire sans y voir l’application d’une certaine logique poussée à l’extrême car jouée par un acteur singulier qui calcule autrement, sans suivre le code de la moralité dominante.Car Ben Johnson a surtout compris qu’un héros maintenant, qui devient victime après, n'est pas pour nous un héros auquel on aurait soustrait quelque chose : c’est bien davantage un héros plus une victime, c’est-à-dire un héros héroïque auquel se greffe une victime héroïque.Après sa victoire, le sprinter canadien a déclaré que l’important n’était pas la médaille d’or, mais bien de battre Cari Lewis.Cette déclaration ouvre la porte, dans son excès même, à une vérité à laquelle il faut bien se faire depuis que notre système devient de plus en plus machiavélique dans les faits sinon dans les dires : à savoir que tous les moyens sont bons, d’abord et avant tout parce que les moyens sont, devenus des fins.L’image était un moyen, elle est devenue une fin, la fin.Participer était une fin dans l’esprit du vieux baron; c’est devenu un moyen.Ce jour-là, à Séoul, il y a ce qui existe et « Ni criminel, ni victime, il a joué le héros comme événement, l’événement comme spectacle et le spectacle comme valeur suprême » ce qui n’existe pas.Ce qui existe à 13 heures 30 minutes, 9 secondes et 79 centièmes, devant des centaines de millions de téléspectateurs, c’est : Ben Johnson, premier; Cari Lewis, deuxième.Au cadran de l’univers sportif, la magie des médias règne avec superbe et Big Ben règne sur elle, en lui indiquant l’heure juste, le doigt levé.Il sait que la superproduction dans laquelle il tient le premier rôle est prodigieuse.Même Hollywood ne peut se la permettre : on ne pourra faire un remake olympique, remplir de nouveau ce stade et ces millions de salons.Il est trop tard, il est toujours déjà trop tard.Cette course est donc toute entière devenue une Image et, en tant que telle, seule une autre Image (et non un raisonnement) pouvait la faire pâlir ou l'annuler.On ne pourra pas, pressent Ben Johnson, produire cette autre image et il a raison.Il court, il lève le doigt, il gagne, il entre dans l’Histoire.Une entrée du style « après on verra », comme les aime notre fin de vingtième siècle.Qu’importe le reste, so what ! Jamais il n’a vu le dos de Carl Lewis durant celte course; c’est Cari Lewis qui a vu le sien et personne ne peut le nier.Trois jours plus tard, ce sera fini.Mais, malgré les images nuvelles qui s’ajoutent à la première, qui dira que Cari Lewis a fait une belle course ou qu’il était heureux lors de la remise des médailles, du haut de la deuxième marche de son podium ?Personne, pas même Cari Lewis.On disqualifiera Johnson et on aura raison.Sauf qu’on n’aura que raison dans un monde qui, depuis belle lurette, n'a pas grand’chose à faire de la raison.On ne pourra met- tre de force sur le film et dans les mémoires.Ben Johnson derrière Cari Lewis; on ne pourra même pas l’imaginer.Ben Johnson a joué et couru contre les valeurs reçues de l’olympisme.Il a foulé aux pieds des valeurs auxquelles bon nombre croient encore, du moins tant qu’ils sont assis tranquillement et qu’elles leur font de l’ombre.Mais Ben Johnson s’est placé au-dessus pour faire de l’ombre aux valeurs elles-mêmes et c’est sans doute parce que nous avions intérêt à le voir en position de soleil.Ou plutôt, dans notre société de spectacles, Ben Johnson est venu tenir son rôle.Ni criminel, ni victime, il a joué le héros comme événement, l’événement comme spectacle et le spectacle comme valeur e suprême.Il a joué le nouveau sens de l’his-toire-spectacle comme valeur contre les valeurs traditionnelles de notre histoire.Il n’a pas compté son argent, il en a perdu beaucoup et, en cela aussi, il quitte le plan de nos valeurs installées.Il s’est placé dans l’imaginaire de l’événementiel pur qui est plus puissant que l’imaginaire de notre moralité.Il a choisi la puis- sance plutôt que la grandeui Itis quant sa santé, sa réputation, ris quant la bourse (dans tous les sens (lu mot ) pour la vie, il a gagné en retour la vrai Vie, c’est-à-dire le Ciel, c’est-à-dire l'Éternité dans la forme où nous la reconnaissons aujourd’hui dans une civilisation du spectacle l’Éternité de l’instant.(Quelque pari nous résistons encore, nous avons honte, mais le show continue.) Fantasme privilégié, Ben Johnson anime le plus obscur des travaillem qui se plie tous les jours à l'oi di e dt moyens (du moyen de moyenner) tout en prenant le règne des fins comme limite à son effort : un jour ce sera ton tour, il va pouvoir ci ic i it tue-tête, comme dans les publicité de Loto-Québec, la vraie vie va coin mencer comme image.Par-delà la gloire, par-delà l’argent, Ben Johnson a voulu et obtenu la jouissance suprême et, en un sens, il en est mort.Mais qu’importe le peu de réel de tout le reste ?Il a désiré ce que le système a voulu de lui qu'il s’abîme.Dans cette messe lu baie du nouvel âge, Ben Johnson s gagné : il a gagné l’Éternité.Kl le système n’a pas perdu : il n'a pas perdu un seul communiant Pourquoi pas un tramway pour l’Est de Montréal ?REPLIQUE MARC DUFOUR Garde-moteur au Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant et membre de Transport 2000, l'auteur répond à un récent éditorial de M.Jean Francoeur VOTRE éditorial du 13 courant tombe à pic.Le débat sur le plan de transport semblant s’es-soufHer, il est important de dénoncer l’ineptie des orientations proposées, du moins en ce qui concerne les in frasturctures de transport collect if sur 111e de Montréal.L’est de l’ile est cruellement démuni d’infrastructures de transport en commun, comparativement à l’ouest de l’île, qui bénéficie de deux lignes de trains de banlieue, contre une ligne de métro urbain pour l’est (et cela seulement depuis les jeux olympiques).Le débat sur le métro dans l’est est encore relancé.On propose de prolonger la ligne 5 vers Montréal-Nord, et cela sera (encore) accompagné de coûts astronomiques, rien que pour satisfaire « une » municipalité, pourtant partenaire (à part égale ?) des autres membres de la CUM.L’aire desservie par cette li gne 5 est caractérisée par un habitat nettement moins dense (sa présente desserte à l’aide de rames de trois voitures démontre pleinement son inutilité) que l’aire desservie par la ligne 2-Est (vers Henri-Bourassa), par exemple.Or, cette ligne 5 ira décharger son flot de voyageurs sur cette ligne 2, à Jean-Talon.La pauvre ligne 2-Est ! Comme elle est saturée, pourra-t-elle survivre à cette surcharge supplémentaire, sans faire baisser le niveau de « qualité perçue par l’usager » ?I semble bien que la solution serait d’établir une ligne de métro le long de l’axe Pie-IX, comme initialement prévu .Mais, un instant ! Si on ajoute (encore une autre) ligne de métro, cela coûterait encore plus cher que de simplement prolonger la ligne 5 vers le nord.Il y a, heureusement, une solution plus simple.Cet été, monsieur Robert Perrault annonçait que l'utilisation de tramways n’était pas exclue.Les tramways offrent l'avantage de pouvoir circuler en surface, sans avoir à construire d’onéreux tunnels.Une ligne de tramway a un débit bien supérieur à celui d’une li gne d’autobus, même express dans des couloirs réservés.Et, un avantage psychologique marqué par rapport au métro : il circule silencieusement en surface et chaque tramway a un employé à bord, toujours à portée de vue.ce qui réconforterait d’innombrables personnes âgées (et plus jeunes) qui se sentent oppressées par le métro.Les critiques diront que les tramways seraient gênés par la neige (cet argument ne tient pas debout : les tramwaysde Montréal se sont très bien débrouillés 98 ans durant ! ), et qu’ils bloqueront la circulation sur le boulevard Pie-IX (n’était-ce pas une des raisons pour laquelle ils ont été péremptoirement retirés de nos rues il y a bientôt 30 ans ?).Donc, pour être acceptable, une telle solution se doit d’être appliquée en site propre, exclusivement réservé aux tram ways.Ce site serait facilement obtenu en utilisant les terrains occupés par une ligne à haute tension qui relie la rue Jean-Talon à la rue Hochelaga, tout en étant parallèle au boulevard Pie-IX.Cette ligne pourrait être réaménagée avec des pylônes « à apparence visuelle améliorés » qui che- LIBRE OPINION MICHEL MALETTE ALA VEILLE d’élections générales, il est pertinent de questionner la politique et ce qu'elle en devient.Apres la période appelée Révolution tranquille qui fut aussi pour le Québec une sorte d'ajustage au monde moderne, on s'est posé la question: «Que faire politiquement ?».Mais on ne s'est pas rendu compte que la politique ne prime pas sur tout, en particulier quand elle est vaueheraient la ligne de tramway (tout en supportant la caténaire).Il ne serait pas nécessaire d’exproprier quelque maison que ce soit ! Les objections d’ordre esthétique sont aisément balayées en démontrant les développements récents, grâce à des poteaux et bras d’attache isolants (comme à Nantes, Grenoble, etc.) qui offrent un support non-encombré visuellement et esthétiquement plaisant.Et le service d'incendie aurait mieux à faire que de critiquer la présence de quelques fils supplémentaires (alors que moribonde et qu'elle devient affaire de gestion publique, d'organisation de l’économie, de réglementation, se travestissant ainsi en spectacle, en marché d'images et d'idéologies.Pendant ce temps, on reste aveugle aux enjeux d’un monde et d’une civilisation où tout est plus ou moins en crise.La politique est en train de perdre sa face traditionnelle pour devenir affaire de technobureaucratie et d’administration qui bloque le jeu historique et social.À bien y voir, les régimes et les États tendent vers une sorte de capilato-socialisme qui s’universalise, devant ainsi se contenter de gérer dans une sorte d’aménagement permanent.Peut-il en les fils d’alimentation des maisons sont beaucoup plus nombreux).La ligne no 5 pourrait trouver un terminus plus approprié au coin de la rue Jean-Talon et du boulevard Pie-IX, où elle se raccorderait à la ligne de tramway, qui pourrait également s’y diviser en deux branches, pour desservir respectivement Montréal-Nord et le quartier Rivière-des-Prai-ries et Saint-Léonard et Anjou.Ce projet pourrait être mené à bien pour sensiblement les mêmes coûts que le simple prolongement de la ligne 5 vers Montréal-Nord et per- être autrement ?Quand des analystes et des politiciens parlent de gestion tranquille et d’administration efficace, en plein affairisme culturel et activisme effréné non sans grisaille, cela est dû au fait que la dominance technoscientifique et bureaucratique régit et limite les politiciens.Dans cette organisation fonctionnelle l’État doit devenir moyen et non pas une fin en soi.Parallèlement, les sociétés collectivistes et technicistes engendrent le paradoxe de la socialisation et de l'atomisation des individus.« L’action elle-même étant entraînée dans.une série illimitée de buts sans fin, parce qu’ils ne semblent pas être habités par un sens un et total », mettrait de desservir plus confoita blement un plus grand nombre d’usagers.Aux mauvaises langues qui affirmeraient qu’il n'y a pas d’expertise en tramway à Montréal, je réponds qu’il y a la compagnie Bombai diet qui a pourvu en tramways la ville de Portland, Oregon (qui songe déjà à agrandir son réseau), et aussi la compagnie Lavallin qui a tout ré cemment acquis la firme UTDC qui s’est illustrée entre autres par la cou ception des nouveaux tramways to-rontois, et du métro de Vancouver.comme l’explique Kostas Axelos.Quand la politique perd son essence de dévoiler et de constituer, quand elle s’apparente au jésuitisme et à la théâtralité, quand elle devient coextensive à la planification mon diale, quand la planète entière est un enjeu, les meilleurs politiciens ges tionnaires serait-ils ceux qui cher cheraient à élargir leur vision au-delà de l’État et de ses institutions, des intérêts économiques dominants et du cercle vicieux production-consommation.La question « Que faire politiquement ?» est inséparable des nouveaux enjeux éthiques et d’une redéfinition du rapport essentiel de l’homme aux êtres et aux choses.Misère de la politique t 10 ¦ Le Devoir, mercredi 26 octobre 1988 Marc-Yvan Côté défend ses abat-poussière QUÉBEC — Le ministre des Transports Marc-Yvan Côté continuera d’expérimenter comme abat-pous-sière sur les routes gravelées les li-gnosulphonates que son collègue de l’Environnement ne trouve pas plus dangereux que le calcium utilisé couramment.En réponse à l'opposition péquiste qui avait dénoncé la veille l’utilisation de ce produit comme étant fortement toxique, les ministres Côté et Lincoln se sont portés hier à la défense de cet abat-poussière au cours de la période des questions à l’Assemblée nationale.Les lignosulphonates sont un résidu des liqueurs de cuisson prove- nant des usines de papier.Le ministre Côté a d’abord déclaré en Chambre que son ministère utilise ce produit depuis 1979, à titre expérimental, et sur une base régionale, et qu’aucune étude concluante n’a encore été réalisée sur l’efficacité de ce produit.Depuis 1980, alors que l’épandage de l'huile usée comme abat-pous-sière a été interdite, le ministre des Transports a cherché un produit qui pourrait remplacer le calcium, fabriqué en Ontario, et qu’il considère comme un produit monopolistique.Les lignosulphonates sont québécois et ils sont largement utilisés aux États-Unis comme abat-poussière, souligne t-il.Ce produit est également utilisé un peu partout dans le monde pour la nourriture animale et dans l’industrie de la construction.M.Côté a aussi observé que l’opposition, par la voix du député de Lévis Jean Garon, a mal interprété les résultats d’une étude faite par M.Claude-E.Delisle, de l’École polytechnique de Montréal.Le ministre retient pour sa part de cette étude que les lignosulphonates ne sont pas dangereux à la condition de prendre certaines conditions.Son ministère a effectivement pris les précautions suivantes : contrôle des PH (acidité) à l’usine et contrôle de l’épandage, soit un épandage à raison de 1,5 litre par mètre carré alors que le maximum toléré est de 4 litres par mètre carré, et à une distance d’au moins 30 mètres des cours d’eau.M.Côté a finalement indiqué que l’utilisation des lignosulphonates ne se fera jamais sur l’ensemble des routes gravelées du Québec parce que tous les sols ne s’y prêtent pas.Son collègue de l’Environnement, Clifford Lincoln, a indiqué qu’une étude menée en 1984 avait démontré que les lignosulphonates ne sont pas plus dangereux que le calcium quand ils sont utilisés suivant des normes précises.SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Le typhon Par ailleurs, le parcours dévastateur de l’ouragan Joan en Amérique centrale s’est soldé par plus de 300 morts ou disparus, selon des chiffres qui restent provisoires, et par des destructions massives pour l’économie et les infrastructures de toute la région.Alors que .Joan, devenu tempête tropicale Miriam, poursuivait sa route au large du Mexique, les secours d’urgence affluent dans les régions sinistrées et les premières tentatives de bilan sont faites.Au Nicaragua, le pays de loin le plus durement éprouvé, une situation d’extrême urgence demeure sur la côte caraïbe que l’ouragan a frappé de plein fouet.Dans la ville côtière Bluefields, qui a été détruite à 95 % par le cyclone, un véritable pont aérien a été orga nisé par les autorités cubaines pour venir en aide à quelque 25,000 sinistrés.Virtuellement aucun bâtiment n’a été laissé intact dans ce port ou l’envoi de secours ne peut se faire que par voie aérienne, en raison de l’absence de toute voie de communication terrestre avec le reste du pays.Les autorités nicaraguayennes ont fait état de destructions agricoles catastrophiques dans le reste du pays.Les pertes ont été évaluées entre 40 et 80 % des récoltes pour les principaux produits de base, riz, céréales, café et palmiers à huile notamment.Au Costa Rica, le nombre de morts officiellement recensés a atteint 23 tandis qu’une cinquantaine de personnes ont été portées disparues.Des milliers d'hectares de terres agricoles ont été inondées, et les autorités ont chiffré les pertes de l’économie nationale à plus de $ 00 millions US.Les dégâts ont été moindres au Salvador et au Guatemala où de fortes précipitations ont tout de même provoqué de graves inondations.Ces pays restaient affectés, hier, par les effets indirects de la tempête tropicale tandis que Miriam poursuivait sa route vers le nors-ouest en longeant la côte pacifique de l’isthme centraméricain.Au Centre des ouragans de Miami, les météorologues indiquaient, hier, POUR RECEVOIR LE DEVOIR À DOMICILE Vous pouvez recevoir LE DEVOIR a domicile, lot le malin Plus de 5.000 camelots sont à votre service à cet ettet Vous pouvez egalement souscrire à un abonnement livré par le service des postes, mais l'éditeur ne peut se porter garant du service Le Devoir est édité si* |0urs par semaine, le dimanche et lesiours tériés exclus Vous pouvez souscrire a un abonnement de 6 |Ours, semaine, de 5 |Ours/semame ou d'une lournèe/semaine (le samedi) PAR CAMELOT Abonnement payé au* semaines au camelot Abonnement 6 |Ours/semaine Abonnement 5 |Ours- semaine Le samedi seulement MONTREAL: QUÉBEC: PAR CAMELOT $3 25 $2 50 $1 00 (514) 332-3891 (418)845-2080 Abonnement payé d'avance à l'éditeur Un an.6 lours/semaine $149 Un an, 5 |Ours/semaine $112 Un an, samedi seulement $ 41 26 semaines, 6 |Ours/sem $81 26 semaines.5 |Ours/sem $ 59 26 semaines, samedi seul $ 22 13 semaines.6 |Ours/sem $42 13 semaines, 5 jours/sem $30 13 semaines, samedi seul $ 12 V*** PAIE PAIEMENTS MENSUELS PRÉ-AUT0RISÉS Fini les factures! Fini les visites du camelot, le soir, pour se taire payer! Voire abonnement est débité automatiquement dans votre compte de banque ou votre carte de crédit! Téléphonez au numéro ci-dessous et vous rece vrez un formulaire à remplir autorisant Le Devoir a débiter votre compte de banque ou votre carte de crédit, une lois par mois, d'une somme équivalant au prix de l’abonnement que vous aurez choisi PRIX 6|0urs/semaine $12 95/mois 5 lours/semaine $ 9 95/mois Le samedi seul $ 3 95/mois POUR RECEVOIR LE FORMULAIRE (514) 844-5738 OU ÉCRIVEZ À L'ADRESSE CI-DESSOUS INFORMATION: (514)844-5738 ou écrivez à: Service du tirage LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 Suspension pour vacances, plaintes, changements d'adresses, etc (514)844-5738 f».****.'.• • • * • f».****.'.• • • * • 5 U P1110 PHOTO AP Navire identique à celui vaincu par le typhon Le navire philippin qui a disparu lundi dans le typhon Ruby avec 500 passagers à son bord était du même type que ce bateau.Le Dona Marylin appartenait également à la Sulpicio Lines.que l’ouragan devait continuer de longer les côtes du Mexique.De fortes pluies et des vents de plus de 80 km/h risquaient d’affecter, mercredi, la célèbre station balnéaire d’Acapulco, ont-ils précisé.Mais le danger de voir Miriam redevenir ouragan semblait écarté.4 Le débat visiblement plus agressif que la veille, attaquant fréquemment et maîtrisant visiblement mieux ses arguments.Les trois chefs ont longuement parlé de l’accord du libre-échange.Quelques minutes avant le début du débat, des stratèges professionnels des trois partis convenaient lors d’entrevues télévisées qu’ils ne recherchaient pas de « k.o » mais bien plutôt l'affirmation de la « crédibilité » de leur candidat.Ils s'attendaient toutefois à un débat plus « excitant » encore que celui de la veille.Selon Patrick Cossage, conseiller du Parti libéral, la stratégie de John Turner sera la même» seuls les sujets seront différents».La stratégie néo-démocrate sera toutefois différente, expliquait hier soir Robin Sears.Après s’être adressé aux Québécois dans leurs salons, Ed Broadbent devait tenter hier « d’asséner des coups durs » aux deux chefs.Du côté des Conservateurs, le stratège Bill Fox promettait que le premier ministre n’allait pas permettre à ses deux adversaires de « prendre des libertés avec les faits ».Tout comme la veille, lors du débat francophone, plusieurs dizaines de sympathisants des chefs et de manifestants protestant contre des politiques variées entouraient les studios de Radio-Canada, non loin des trois caravanes mises à la disposition des chefs.Lundi soir, au cours du débat francophone, Mulroney et Turner ont fréquemment utilisé leurs caravanes où ils ont pu s’entretenir avec leurs conseillers politiques de même qu’avec des » déçue.Sur fond noir, des lettres rouges sang ont défilé avant que n’apparaisse le nom de John Hillcoat, un jeune cinéaste australien de 27 ans, qui a décidé de s’en prendre à la dépersonnalisation du système carcéral et de faire un film-choc, un film punk, nihiliste et noir, qui dans ses excès stylistiques et sa violence ani male rappelle Clockwork Orange de Stanley Kubrick.L'action se passe dans une prison à sécurité maximale perdue au fond du désert, une prison super-design aux cellules colorées, équipées autant de chaînes stéréo, de télé couleurs que de seringues, de couteaux et de drogues de tout acabit.Les prisonniers en habits bleus vont et viennent dans cette société des loisirs à perpétuité où le crime est encore mieux organisé qu’à l’extérieur.Devant la recrudescence d’assauts, de vols et de meurtres, les autorités aussi hagardes et hargneuses que les prisonniers, décident de vider les cellules et de couper petit à petit tous les privilèges, tous les bénéfices marginaux de cette prison dorée.La violence montera de plusieurs octaves tandis que les prisonniers tomberont dans un puits sans fond qui les rendra complètement fous, désespérés et dépossédés de tout y compris de ce qui leur restait d’humanité.Sur l’écran d’un ordinateur, on pourra lire: chaque ordre porte le germe de la destruction, le leit motiv du film, son message asséné à gros coups de marteaux sur la tête du spectacteur.FESTIVAL INTERNATIONAL DU NOUVEAU CINEMA ET DE LA VI DEO MONTREAL Mais le message aussi louable soit-il est un cliché puisqu'il est de notoriété publique depuis au moins dix ans que le concept même de la prison est un concept violent qui ne réforme pas ses sujets mais les rend doublement violents et incapables de réintégrer une vie normale.Des centaines de films et de documentaires ont malheureusement été déjà faits sur le sujet.Si la forme froide et glacée du film, la bande sonore qui ponctue l’horrible tension et le refus de tout sentimentalisme épousent une certaine nouveauté, on ne peut en dire autant du contenu et du message qui ne font nullement avancer la réflexion sur le sujet.Pendant une heure et demie, le spectateur est donc soumis à un effroyable supplice.Il participe et pénétre au coeur du vécu des prisonniers, mais lorsqu’il émerge de toute cette violence, il n’est pas plus conscient, il est simplement plus assommé qu’en rentrant, plus déprimé aussi et envahi par un immense sentiment d’impuissance.("est pourquoi la démarche de John Hillcoat apparaît presque démobilisatrice, comme si le cinéaste s’était laissé emporté par sa propre rage et nous la communiquait avec une rigueur presque sadique.Des projections supplémentaires du film ont été ajoutées à la fin de la semaine.Une mise en garde devrait les précéder : Pour adultes avertis qui peuvent supporter la violence.Quant aux autres, qu’ils soient rassurés, ils ne manqueront pas le film du siècle et ils gagneront une heure et demie de plus, sans avoir à se demander si la vie vaut la peine d’être vécue dans un monde parfaitement pourri.Le menu du jour Un très vivant voyage au pays des morts .PHOTO JACQUES GRENIER Yves Sioui Durand dirige les comédiens de Voyage au pays des morts.Alain Pontaut DANS le local de l’ancienne École technique où les comédiens de Voyage au pays des morts répètent, sous la direction de Yves Sioui Durand, en attendant de se produire au Studio-théâtre Alfred-Lali-bertédel’UQAM (à compter de ce soir), des éléments de décor ont été provisoirement montés.Portiques-totems soutenant des cylindres de bois, ce sont les portes de la long house, la grande maison où la communauté se rencontre pour les réunions, les décisions ou les confessions, la réflexion collective.Des masques aux yeux immenses, aux couleurs vives, aux longues crinières noires jonchent le sol sous les soleils de paille et les longues ramures des caribous.Pendant que les comédiens, Amérindiens de Vancouver ou de Montréal, de Toronto ou de Sept-îles, reprennent une scène à la demande du metteur en scène, l’assistant de celui-ci, Alexandre Morane, m’explique le rôle qu’il a joué dans le spectacle conçu et écrit par Yves Sioui Durand.Celui-ci était surtout soucieux du contenu culturel et ethnique, c’est-à-dire la condition actuelle des Indiens en regard des croyances, de la mythologie, des- racines du groupe Morane, Mexicain d’origine aztèque, formé à 1’Actor's Studio de New York, professeur à Veracruz et à Ste-Thérôse, a fait en sorte que cette riche matière trouve sa spécificité théâtrale, découvre son cadre et son jeu sans rien perdre de sa profusion thématique.Morane dit joliment : « Peter Rrook a laissé tomber son Old Vic pour montrer les racines».Très remarqué en 1985 au Festival de théâtre des Amériques, où sa pièce, Le Porteur des peines du monde, avait reçu le Prix Amérieanité, Yves Sioui Durand est né sur la réserve du village huron de Wandake, à Loretteville près de Québec.Son grand-père était le chef du village.A Québec, Yves fait son secondaire et étudie la musique classique, composition et violoncelle, à l’Université Laval.En 1971, il écrit une pièce musicale pour le spectacle des finissants du Conservatoire.C’est à l’époque du Grand cirque ordinaire.Il travaille un peu avec Raymond Cloutier, puis pour la Roulotte de la Ville de Québec.C’est la première rencontre avec le théâtre, bientôt interrompue par un brusque changement d’itinéraire.« J’ai décidé soudain d’aller vivre dans la forêt, de m’imposer cette coupure radicale pour en faire comme un chemin initiatique, pour rendre moins douloureuse la quête de l’identité, la constante dualité culture/nature, avec les malaises et les angoisses, l’alcool, les déboires.Cette décision m’a conduit jusqu’au Guatemala, où j’ai vécu six mois dans la montagne avec les Indiens Quiché Mayas, qui m’ont rendu le sens de la vie par leur sagesse malgré les épreuves, par leur pacifisme au sein même de la pire répression, villages détruits par la dictature militaire, habitants tués ou déportés.« A Tikal, à Chichicastenango, dans les montagnes guatémaltèques où la civilisation maya est encore tellement présente, j’ai à la fois retrouvé mon âme et ressenti qu’il était vital de faire cesser cette pression odieuse, ce cancer dont souf fi ent tant de communautés indiennes d’Amérique.Fermer les yeux sur la destruction des Indiens, c’est fermer les yeux sur la mort de l’humanité.Les prophéties anciennes indiquaient cette violence qui serait faite aux Indiens mais elles affirmaient aussi que le monde disparaîtrait après eux.» Voir page 12 : Voyage TELEVISION/chronique Le 60/80 : l’école dans votre salon Paul Cauchon LE DIMANCHE matin à 10 h Radio-Québec présente une émission toute simple, Le 60-80, qui fait pourtant comprendre de façon très claire les courants d’idées qui traversent la société québécoise.Cette émission, scénarisée et animée par François Ricard et préparée par les historiens René Durocher, Paul-André Linteau et Jean-Claude Robert fait suite au 30/60ü'i\ y a quelques années.Le 60/80 fait revivre la décennie 1960-1980 au Québec à l’aide de documents d’archives et d’entrevues, prenant comme guide l’ouvrage de ces mêmes historiens, L’Histoire du Québec contemporain chez Boréal.Mais le 60/80 est également la première manifestation d'un protocole d’entente signé entre Radio-Québec et Télé-Université.Télé-Université a conçu un cours d’histoire autour de l’émission, cours qui est actuellement donné à ses « abonnés » et pour lequel on peut se mériter des crédits universitaires.R-Q produit et diffuse les émissions alors que Télé-Université conçoit le matériel pédagogique et assume l’encadrement des étudiants.Dans certains milieux universitaires on ne comprend pas pourquoi Radio-Québec ne s’engage pas carrément dans un projet à long terme de diffusion d’émissions pédagogiques (plusieurs universitaires plaçaient de grands espoirs en ce sens à la fin des années 70).Il semble d’ailleurs que l’ancien président de Radio-Québec, Jacques Girard, caressait le rêve de mieux intégrer la chaîne « Canal », ce regroupement qui diffuse des cours spécialisées sur le réseau de certains câblodistributeurs.Sous Jacques Girard Radio-Québec avait d’ailleurs rapatrié le Service général des moyens d’enseignement du guvernement québécois, devenu la Direction de la télévision éducative formelle.C’est sous ce chapeau qu’on produit Passe-Partout.Mais les émissions de Canal n’ont pas un fini technique conforme aux attentes d’un grand diffuseur.R.Q., par contre, appuie le « canal Canal » dans sa recherche de financement auprès du Conseil du Trésor pour diffuser chez tous les câblodistibueurs québécois via satellite.Selon Pierre Roy, directeur des programmes à Radio-Québec, « nous pourrions également mettre certaines ressources en commun, mais Canal continue à assurer sa propre production.Nous, nous sommes une télévision éducative grand public, nous ne faisons pas d’intervention pointue auprès des institutions scolaires».L’entente qui vient d’être signée ouvre cependant la porte à d’autres projets pédagogiques.En plus du 60/80 il est question que Radio-Québec produise des séries sur la vie dans les villes, sur la sociologie de la publicité et sur l’art et l’enfant.Le chroniqueur a assez chroniqué On prendra note que je signe ici ma dernière chronique télévision du mercredi.J’ai en effet voulu relever d’autres défis intéressants au secteur « général » de ce journal.J’en profite pour remercier les lectrices et les lecteurs qui m’ont écrit ou téléphoné pour livrer leurs suggestions ou réagir à mes propos.Ce dialogue avec le lecteur demeure fondamental pour le journaliste, qui est d’abord au service de ce même public sans toujours savoir comment définir cette «masse anonyme».Peut-être m’arrivera-t-il à l’occasion de m’ennuyer des grands débats qui agitent le monde de la télévision, mais j’avoue ne pas regretter le moins du monde l’écoule obligatoire d'Épopée rock ou, pire encore, de Look 89.Que nos lecteurs téléphages ne se découragent pas : ils verront désormais ma collège Nathalie Petrowski assurer la couverture du secteur télévision.Un Massenet réussi Manon De Jules Massenet.Une production de l’Opéra de Québec.Mise en scène: André Jobin.Décors: Eduardo Sicanqco (pour le Virginia Opera).Costumes: Maison Malabar Avec le Choeur de l’Opéra de Québec, l’Orchestre Symphonique de Québec dirigé par Guy Bélanger.Distribution: Céline Dussault (Manon), Jean Dupouy (Chevalier des Grieux), Grégoire Legendre (Lescaut), Pierre Charbonneau (comte des Grieux), Paul Trépanier (Morfontaine), Jean-François Lapointe (Brétigny).Salle Louis-Fréchette (Grand Théâtre de Québec), 22 oct.Autres représentations les 27 et 29 octobre.Carol Bergeron TRÈS sollicité par l’intense activité musicale de sa ville, le mélomane montréalais peut facilement oublier qu’ailleurs, a Québec par exemple, ce n’est pas tout à fait le désert.En effet, la vieille capitale possède et son Orchestre Symphonique et sa Maison d’Qpéra et sa grande salle de spectacle qui porte le nom de l’écrivain Louis Fréchette (1839-1908), l’auteur de la Légende d'un peuple.(’’est là, samedi dernier, que je suis allé voir et entendre Manon, le célèbre opéra de Jules Massenet.À l’exception du Chevalier des Grieux, la distribution entière a été confiée à des chanteurs québécois.Au départ, même ce rôle principal devait être chanté par André Jobin (le fils de Raoul Jobin) mais le désistement, à un mois de la première, d'Albert Miller a incité le ténor à proposer ses services pour réaliser la mise en scène.Pour le remplacer sur la scène, André Jobin fit appel à Céline Dussault un collègue français, Jean Dupouy.On se souviendra qu’en 1983, pour la même oeuvre de Massenet, l’Opéra de Montréal avait jugé préférable de confier les deux premiers rôles et la mise en scène à des Américains : Diana Soviero (Manon), James Fowler (le chevalier) et James Lucas (mise en scène).Étonnant, n’est-ce pas ?Or, pour avoir joué la carte québécoise ou francophone, l’Opéra de Québec n’est pas pour autant tombé dans l’amateurisme.Bien au contraire, nous avons eu le plaisir de découvrir, précisément dans les deux rôles litres, deux excellents interprètes, Céline Dussault et Jean Dupouy.Avec seulement deux productions Voir page 12 : Massenet PILE OU FACE 88 Les déboires d’un débat Nathalie Petrowski SUR FOND gris bleu dans un décor sobre et invisible, avec comme bande sonore le ton monocorde des questions-clichés qui commandent (les réponses-cassettes, trois complets-cravates, ont pris en otage les ondes nationales.L’incident a duré trois heures, pour ne pas dire cent ans.N’eut été la position sociale des trois personnages, personne, pas même le dernier politicologue de l’UQAM, n’aurait pu tenir le coup.Mais voilà, le processus démocratique étant ce qu’il est et la culpabilité aidant, nous avons tous fait notre devoir électoral, et écouté d’une oreille distraite les trois candidats à l’élection, avant de fixer la couleur de leur cravate, qui du rouge, du bleu et du gris perlé, nous a indiqué, sinon la personnalité du chef, au moins le gout de sa femme ou de son tailleur.Le public n’avait pas été convié dans le studio comme ce fut le cas pour les débats de nos voisins américains.Cette absence capitale nous a empêchés ce soir-là de nous identifier avec l’homme de la rue et surtout d’entendre son rire gras résonner sous la pluie des vertes et des pas mûres qui ont fleuri sur les langues fourchues de nos candidats qui manifestement ont appris la langue de Molière dans un cours accéléré de post-synchro.Que d’oreilles sensibles ont dû siffler lundi soir en entendant les mots mangés, déformés, dénaturés, massacrés par de mauvais bouchers.Passe encore deux minutes au téléjournal mais trois heures durant, mes aïeux, les oreilles en deviennent molles de tant d’abus et s’ennuient des postillons innocents d’un Camil Samson.Avec Monsieur Broadbent, qui serait sans doute recalé à l’examen oral de français de la dernière polyvalente, l’accent est une caricature de comédien français qui voudrait jouer un rôle d’Anglais.Les« p » lui sont particulièrement pénibles et particulièrement glissants et lui font Voir page 12 : Débat LA TÉLÉ CE SOIR ?Autrement dit.Parmi les in vités Pauline Martin qui par lera de l’éducation des enfants et YvesDuteil.Radio-Québec 18 h 30.?Strip-Tease.Un magazine d’information de la Télé Suisse Romande qui se veut provo cateur.TV5 20 h.?Nord Sud.Entrevue avec le Père Aristide, d’Haïti, dont l’église a été attaquée en sep tembre par des tontons-ma coûtes.Radio-Québec 20 h 30.?Actuel.Parmi les sujets, | portrait de Claude « Dong » Meunier et la sexualité des jeunes de 15 ans Radio-Canada 21 h.Chagall Livre exceptionnel dans lequel sont repVoduites les 157 oeuvres de l'exposition.Catalogue officiel de l'exposition du Musée des Beaux-Arts de Montréal ISBN: 2-89192-102-X Format: 32 x 25 cm 204 pages reliés — Prix: $49.95 NOUVEAUTÉS BIENTÔT CHEZ VOTRE LIBRAIRE Aîérid.i
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