Le devoir, 22 octobre 1988, Cahier A
DEVOIR BELLE GUEULE r~ WÊk —i Bière pression V W / 100% naturelle! Vol.LXXIX — No 246 ?Pluie Max 8 Demain: bruine passagère Détail page B-11.Montréal, samedi 22 octobre 1 988 5 CAHIERS — $1.00 AUJOURD’HUI m le plaisir des DANS LE DEVOIR AUJOURD’HUI Chagall au MBA La grande exposition Chagall débute le 28 octobre prochain au Musée des Beaux-Arts de Montréal.Le directeur du musée, Pierre Théberge, explique, le « phénomène » Chagall.Page C-1 Le retour du Cirque du Soleil Après avoir bien bourlingué à travers les États-Unis pendant 18 mois, accumulant gloire et succès, voilà que le Cirque du Soleil est de retour à Montréal avec plein d’histoires à raconter.Page C-1 élections 1%8 Les conservateurs promettent d'obliger tous les ministères à évaluer les impacts environnementaux de leurs projets.Page A-2 Une coalition de groupes pro-vie demande aux candidats de se prononcer clairement sur l'avortement Page A-2 Le Mouvement pour un Québec français (MQF) somme les candidats de faire connaître leur position sur la loi C-72 sur les langues officielles.Page A-2 Sakharov aux É.-U.Moscou autorise le dissident Andrei Sakharov à se rendre aux États-Unis Page A-5 Neuf sur vingt Pinochet limoge la moitié des ministres chiliens.Page A-5 Des décisions anglophones Les francophones occupent peu de postes décisionnels dans les entreprises anglophones du Québec.Page B-1 Hors-jeu Jean-Luc Duguay nous parle de l'état de grâce des Dodgers,des règles de « lard » du hockey et de la psychose stéroïdienne Page B-14 Israël contre-attaque Au moins 9 morts et 25 blessés au Sud-Liban 21 N O V 1- M H K 1 La générale Michel Vastel ¦ d'après AFP et AP BEYROUTH— Israël a riposté hier à l’opération menée deux jours auparavant contre son armée par les intégristes pro-iraniens: son aviation a contre-attaqué par une série de raids au Liban-Sud, faisant au moins neuf morts et 25 blessés.En guise de représailles, le Jihad islamique qui a revendiqué l’enlèvement de plusieurs otages au Liban a immédiatement menacé de s’en prendre à deux détenus américains.Hier, six personnes, dont deux infirmières et un enfant, ont trouvé la mort sous les décombres d’une polyclinique du Hezbollah, touchée de plein fouet par un missile air-sol israélien, dans la localité de Machg-hara (30 km de la frontière avec Israël), ont indiqué des sources hospitalières à l’AFP.Trois combattants palestiniens ont été tués dans l’attaque par la chasse israélienne d’une base du Fatah, principale composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), à l’Est de la ville de Saida ( Liban-Sud), dans le camp de réfugiés de Miyé-Miyé.Ces deux raids survenus entre 10 h et 10 h 30 (heure locale), ont par ail leurs fait 18 blessés, dont des méde- cins, à Machghara et sept à Miyé-Miyé, selon des sources hospitalières.Ils ont été menés 48 heures après la mort de sept militaires israéliens dans l’attaque-suicide menée par les intégristes contre un convoi militaire, à la frontière entre l’État hébreu et le Liban.À Machghara, les opérations de secours improvisées se poursuivaient sept heures après le raid, pour tenter de dégager les survivants des décombres du dispensaire de deux étages du Hezbollah et le correspondant de l’AFP a pu entendre des cris de douleur et des appels au secours.Le Hezbollah a promis, dans un communiqué distribué à Machghara où est également cantonnée une compagnie de l’armée syrienne, « de riposter à cette attaque criminelle et barbare, par des opérations exceptionnelles à l’intérieur de la Palestine occupée».Le raid à l’Est de Saida a détruit un dépôt d’armes et de munitions du Fatah provoquant une énorme explosion qui a été entendue dans toute la région.Le porte-parole de l’OLP au Liban a qualifié, dans un communiqué, ce raid « d’acte barbare » et affirmé que Voir page A-14 : Israël y m PHOTO AP Deux fillettes apeurées prennent la fuite lors du bombardement par l’aviation israélienne du camp de réfugiés de Miyé-Miyé, au Sud-Liban.Marcos inculpé de détournement de fonds L’ex-président et son épouse risquent 50 ans de prison aux É.-U.d'après l'Agence France-Presse NEW YORK (AFP) — L’ancien président des Philippines Ferdinand Marcos, son épouse Imelda et le financier saoudien Adnan Khashoggi ont été inculpés hier à New York de détournements de fonds au détriment des Philippines et des États-Unis, portant sur plusieurs centaines de millions de dollars, à l’issue d’une enquête de près de deux ans et demi menée par la justice américaine.M.Marcos et ses co-inculpés ont été cités à comparaître le 31 octobre prochain à New York pour se faire signifier ces inculpations, dont les détails ont été fournis par le procureur fédéral Rudolph Giuliani dans une conférence de presse.M.Giuliani a précisé que M.Marcos serait arrêté s’il décidait de refuser de comparaître.L’ancien ambassadeur des Philippines au Vatican, M.Bienvenido Tan-toco, son épouse Gliceria et leur fils Bienvenido jr., la banque Los An- geles California Overseas, le président de son conseil d’administration, M.Robert Benedicto, et l’un des anciens hauts responsables de cet établissement, M.Rodolfo Aranbulo, sont également inculpés.Un avocat panaméen, M.Jaime Arias, et un associé de M.Khashoggi, M.Karl Bock, sont ausi impliqués dans l’affaire.Selon les inculpations, l’ancien couple présidentiel a transféré des Philippines aux États-Unis une somme de $ 103 millions destinée à l’achat de quatre immeubles à New York.Le couple Marcos et le couple Tantoco sont également inculpés de fraude pour avoir, selon l’accusation, extorqué $ 165 millions à trois organismes financiers américains, destinés à l’achat de l’un des quatre immeubles et au refinancement des trois autres.L’ex-couple présidentiel et leurs co ïnculpés sont en outre accusés Voir page A-14 : Marcos TELS DES COMÉDIENS avant une grande première, les chefs de partis, comme les journalistes qui les interrogeront lundi, n’ont pas seulement le tract : la plupart d’entre eux auront leur répétition générale.C’est surtout la longueur du débat, trois heures, qui inquiète les acteurs de cette grande soirée : ils ont peur que les cotes d'écoute ne viennent confirmer qu’ils n’ont pas été capables de retenir leur public.Les journalistes auront donc leur répétition générale ce soir, et des comédiens prendront la place des politiciens « On ne posera pas les vraies questions de peur qu’il n’y ait des espions prévient Guy Geiidron.de TVA.Les trois chefs ont fanfaronné hier, prétendant qu'ils n’avaien: pas besoin de metteur en scène, ni de séance de questions i épon ses.Rien n’est plus faux puisque les trois auront, en plus de longs « breefing books », d’intermina blés entretiens avec leurs conseillers.Et la couleur du costume, comme la largeur de la cravate et le pli de la pochette auront été soigneusement élu (liés.« Ce sera comme une période de questions de trois heures, au lieu de 45 minutes, a dil Brian Mulroney, et comme chaque jour aux Communes, Libéraux et Néo-Démocrates vont se mettre à deux contre moi Ce sera dur -« Depuis quatre ans qu'il est à la tête du gouvernement, on lui a posé toutes les questions », confirme le sénateur Jean Bazin.Les Conservateurs ont constitué une petite équipe de conseillers qui resteront disponibles pendant tout le week-end mais auxquels le premier ministre n’aura recours que s’il le juge lui même nécessaire: « Mulroney est son propre coach », dit l’un de ceux là.L’entourage du premier minis tre va donc tenter de jouer la carte de l’expérience.Mais en Voir page A-14 : La générale PHOTO CP Ecf Broadbent paraît moins convaincu du retrait de l’OTAN.Un pilote de chasseur canadien, Bob Mitchell, l’a trouvé très chaleureux, en tout cas, à l'occasion d’une rencontre fortuite sur la piste à Saskatoon.L’éventuel retrait de l’OTAN Broadbent rassure les militaires canadiens WIN NI PEG ( PC )— Interviewé sur les ondes de CBC à Winnipeg, hier matin, le leader néo-démocrate, Ed Broadbent, a donné l’assurance qu'un gouvernement du N PD n’appliquerait pas unilatéralement sa controversée politique de retrait de l’OTAN.« La décision serait prise en collaboration avec nos alliés, a-t-il dit.Notre perspective est la suivante: nous souhaitons un désengagement • des deux blocs dans un un contexte de stabilité, non de déstabilisation.» Le N PD avait donné à entendre avant le déclenchement des élec- tions qu'il n’appliquerait pas sa politique de retrait au cours d’un premier mandat s’il était porté au pouvoir.M.Broadbent a refusé hier d’établir un calendrier précis de désengagement.« Ce serait stupide.Politiquement, je n’imagine rien de plus irresponsable, a-t-il dit.Mais le fait d'en faire un objectif est tout à fait responsable.» L’establishment militaire canadien, a-t-il affirmé, n’a aucune raison de s’inquiéter.Le NPI) considère que le Canada Voir page A-14 : Broadbent La drogue est la cause de 85 % des crimes commis au Québec Marx invite les municipalités à la prévention üÉÜelle Paré La drogue demeure la plus importante cause de criminalité dans la région métropolitaine et au Québec, où 85 % des crimes sont reliés au trafic et à l’usage de stupéfiants.C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de la Sécurité publique, M.Herbert Marx, à l'occasion d’une conférence de presse annonçant la tenue à Montréal en octobre 1989 de la première conférence européenne et nord-américaine sur la sécurité et la prévention du crime en milieu urbain.Montréal sera l’hôte de cette conférence qui réunira pour la première fois près de 400 maires de 15 pays et 600 spécialistes afin d’identifier des moyens de faire face à la criminalité et de rendre leurs villes plus sécures.À cette occasion, le ministre Marx a indiqué que les coûts de la prévention du crime au Québec oscillaient entre $ 200 et $ 300 millions.Il a ajouté que $ 2,5 millions supplémentaires seront versés par son minis- tère dans le cadre de la politique sur la prévention du crime qui doit être livrée au début de 1989.« Au Québec, 85 % des crimes sont reliés à l'usage des drogues, c’est pourquoi des sommes doivent être injectées dans cette voie.J’entends accorder une grande place à la pai ticipation des municipalités et de la communauté dans la prévention de la criminalité», a-t-il souligné.M.Marx, dont le ministère du Solliciteur Général a été transformé en ministère de la Sécurité publique cet Voir page A-14 : La drogue Les Torontois en trois couleurs MâDon Cornellier envoyée spéciale TORONTO « Voilà bien une élec lion fédérale où je ne prendrais aucune gageure sur les résultats de chaque parti », lance en riant Brian Harling, directeur ontarien de la campagne néo-démocrate, alors qu’il commente la situation dans la région métropolitaine de Toronto.Il n'est pas le seul à être prudent.Ed Arundell, du Parti conservateur, et Jack Heath, du Parti libéral, le sont aussi.La volatilité de l’électorat est telle, que plus personne n’ose faire de prédictions trop catégoriques.Seule certitude: la part libérale du gâteau électoral torontois sera beaucoup plus petite que tout ce qu’on avait prévu il y a six mois.Leur belle avance des trois der- nières années a fondu comme neige au soleil.Selon le dernier sondage Gallup effectué dans la région de Métro-Toronto une semaine après le déclenchement des élections, le PG récoltait 41 % des intentions de vole, le PLU, 32 % et le NPI), 26%.Les libéraux, s’ils veulent rester forts en Ontario, ne peuvent se permettre de dégringoler davantage dans la région torontoise.Cette dernière compte, avec ses nouvelles banlieues, 33 comtés sur 99 en Ontario.Les conservateurs ont de la difficulté à cacher leur jubilation, eux qui ne bénéficiaient que 20 % des intentions de vote il y a à peine un an.Il y a six mois, certains prédisaient même qu’ils ne conserveraient que deux de leurs 16.siè- ges de 1984, soit ceux du ministre des Finances Michael Wilson
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