Le devoir, 29 septembre 1988, Page(s) complémentaire(s)
(80 ans d experience a *oue service I Système de lettrage ; KROY 360.La technologie au bout des j doigts pour créer un lettrage j attirant en un rien de temps! \Pour renseignements, appelez j 341-0E0E Vol.LXXIX — No 227 ?Ensoleillé Max15.Détail page 16 Montréal, jeudi 29 septembre 1988 Côte-Nord.Gaspésie.Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 00 cents 50 CENTS Les libéraux fédéraux dévoilent leur programme électoral Turner part en campagne sur 3Hânon Cornellier .— de notre bureau à Ottawa LES LIBERAUX fédéraux partent en campagne d’ores et déjà avant même que le premier ministre ait déclenché les élections et ils ont dévoilé, hier, les grandes lignes d’un programme électoral essentielle- ment social.Au total, quarante points allant du rejet de l’accord de libre-échange à la rupture des relations diplomatiques avec l’Afrique du Sud en passant par la création d'une nouvelle fête nationale et une sorte de revenu annuel garanti.Il s’agit d’une série de promesses qui pourraient se révéler fort coûteu- ses et qui, dans plusieurs cas, devront être discutées avec les provinces.Le programme électoral libéral reste d’autre part muet sur la réduc tion du déficit et sur l’avortement.Le chef libéral John Turner a présenté ces propositions hier à Tissue d’une réunion de son caucus de députés et de sénateurs auquel s’étaient joints environ 80 candidats.L’assemblée, bruyante et chargée à bloc, n’a pas manqué de soutenir son chef par des slogans répétés et des applaudissements nourris.Un point d’agacement : l’insistance des journalistes pour connaître le prix de ces engagements.M.Turner a été catégorique.La facture qui attend le contribuable et la façon de collecter les fonds néces- le train saires seront connues au cours de la campagne « au moment approprié ».Même chose pour tous les détails concernant la mise en oeuvre des différents programmes.Mais il soutient qu’il a déjà en main toutes ces informations et que tout sera fait de façon responsable.Pour l’instant, les seuls montants connus sont ceux prévus pour le pro- social gramme d’infrastructures municipales ($ 5 milliards) et pour un programme quinquennal d’aménagement portuaire pour petites embarcations ($1 milliard).Le programme, intitulé « Ce qu’un gouvernement libéral fera pour vous », débute sur le thème de l'environnement dont le programme va Voir page 8 : Turner Z- .ter ïmàP*** O* ?Photo AP V « • 4*1+ ¦ Prête au départ Trois ans après la catastrophe de la navette Challenger, le lancement de Discovery a lieu ce matin marquant la renaissance du programme spatial américain.Les élèves québécois du secondaire sont les moins brillants en sciences Au primaire ils se classent au quatrième rang sur 14 pays Hflgre Cayouette Les élèves québécois de cinquième secondaire se sont classés au dernier rang parmi 14 pays à un questionnaire visant à évaluer leurs connaissances scientifiques, alors qu’au niveau primaire ils arrivent au quatrième rang.Voilà ce que révèle une vaste étude menée au printemps 1986 auprès de 7,000 élèves, 550 enseignants et 227 écoles du Québec.L’étude a été dirigée par le professeur Gilles Dussault, de l’Université du Québec à II ull et coordonnateur national du projet « l’enseignement des sciences au Canada français».Le PQ Piérre O’Neill LA MORALITÉ publique figure au premier rang des préoccupations du Parti québécois, en vue de la rentrée parlementaire d’octobre.Et du début à la fin de la prochaine session, il entend exercer une vigilance à toute épreuve pour freiner le retour du patronage politique.Réuni dans une auberge de Saint-Donat pour discuter de stratégie par- Réunis sous l’égide de l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire, 23 autres pays ont mené la même enquête.De sorte qu’il est possible de comparer les jeunes Québécois avec leurs semblables du reste du monde.L’étude démontre aue la performance des Québécois a un questionnaire d’évaluation de leurs connaissances scientifiques diminue dramatiquement à mesure qu’ils avancent en scolarité.En cinquième année primaire, en effet, les élèves québécois arrivent au quatrième rang, derrière le Japon, la Corée du Sud et la Finlande, loin devant les États-Unis, ntalie, l’Australie et l’Angleterre.En cinquième année primaire, note l’auteur, les élèves sont « pro- lementaire, le caucus du PQ s’est longuement penché sur le dossier de la moralité publique.À Tissue des délibérations d’hier, Jacques Parizeau a révélé que lui viennent de partout des informations mettant en cause l'intégrité du gouvernement libéral de Robert Bourassa.« Il y a un retour au patronage qu'on voit apparaître dans passablement d’endroits ».Etonné du nombre considérable de cas portés à son attention ces derniers temps et qui rappellent à sa mémoire le « souvenir » d'une épo- messe d’excellence » et disent d’ailleurs aimer les sciences de la nature.Leur performance est d’autant plus remarquable, souligne M.Dussault, que 85 % des écoles fréquentées par les petits Québécois francophones ne possèdent pas de laboratoire spécialisé pour les sciences.L’arrivée au secondaire signifie le début du recul.Au troisième secondaire, les élèves québécois glissent au septième rang, ce qui demeure acceptable.Au cinquième secondaire, en revanche, les Québécois atteignent les bas-fonds.Ils se classent au dernier rang, que ce soit à un questionnaire général de science ou à un questionnaire de chimie ou de physique.En biologie, les élèves québécois que passée, le chef du PQ entend faire preuve d’une < exceptionnelle vigilance ».Il n’est cependant pas question pour lui de divulguer immédiatement la nature des « cas » dont il a été informé, parce qu’il faudra encore un certain temps pour permettre à son équipe de recher-chistes de compléter les vérifications nécessaires.Pour l’instant, M.Parizeau se limite à indiquer que le premier ministre Bourassa a eu tort de modifier les règles visant à prévenir que des se classent 13e sur 14 pays, surpassant les États-Unis.C’est ce qui amène l'auteur de l’é-tude à dire que les résultats illustrent une tendance nord-américaine.« Le phénomène est continental, souligne-t-il, parce que le Canada anglais et les États-Unis enregistrent une aussi mauvaise performance.Le bateau prend l’eau mais c’est toute l’Amérique du Nord qui prend l'eau ».Les causes de la baisse dramatique du « quotient scientifique » sobt attribuables à quelle cause ?M.Dussault vise d’abord les programmes.¦< Les programmes de sciences de la nature enseigné au cinquième secondaire, le programme de biologie en troisième secondaire et les program-Volr page 8 : Les élèves ministres se placent dans des situations de conflit d'intérêt.Sous le régime péquiste de René Lévesque, les ministres étaient tenus à la divulgation de tous leurs actifs, particulièrement des actions qu’ils possédaient dans des entreprises privées.Le chef du PQ reproche au gouvernement Bourassa d’avoir modifié ces règles, de sorte qu’aujourd’hui, les ministres libéraux n’ont plus qu’à transférer leurs actifs dans des fiducies sans droit de regard (blind trust).« C’est Voir page 8 : Le PQ ajuste son tir sur le patronage L’entourage de Ben éveille les soupçons D'après PC et AFP PHOTO PC Le médecin de Johnson, le Dr Mario Astaphan, pendant le vol de retour New-York-Toronto.PENDANT QUE Ben Johnson demeure enfermé dans son domicile de Toronto et que des équipes professionnelles de football lui témoignent de leur intérêt, certaines sources gouvernementales et sportives éveillent les soupçons sur son entourage, particulièrement sur son médecin, son agent et son entraîneur.À Ottawa, le ministre des Sports, M.Jean Charest, s’adressant aux Communes, a émis l’hypothèse qu’une erreur pouvait avoir été commise et il a dit espérer que Johnson, Une autre médaille tombe pour dopage Page 18 trouvé coupable de dopage à Séoul, raconte sa version au cours d'une enquête.« On a l’impression, partout au pays, que Ben Johnson est en quelque sorte une victime dans cette affaire et nous sommes d’accord », a déclaré le ministre.Johnson à Ottawa M.Charest n’a pas voulu dire si l’enquête allait également porter sur la relation entre Johnson et le grand nombre de personnes qui sont dans son entourage.« Il ne fait aucun doute que d’autres personnes sont impliquées », a pour sa part déclaré le sous-ministre Lyle Makowsky.Le médecin personnel de Johnson, le Dr George Astaphan, est accusé par un entraîneur de York University, M.Ed Nowalkowski, de fournir des stéroïdes aux athlètes.Voir page 8 : L'entourage PHOTO PC mmm ¦ L’agent de Johnson, Larry Hei-debrecht, surpris ici à son hôtel de Séoul, est soupçonné aussi.® Lennox Lewis et Egerton Marcus disputeront un dernier combat pour la médaille d'or.Page 17 Carolyn Waldo en solo et le duo canadien de nage synchronisée tout près de Tor.Page 17 ® Joe DeLoach prive Cari Lewis du grand chelem.Page 18 „.v Sergei Bubka saute 5.90 à la perche et mérite Tor après quelques frissons.Page 18 i., ¦ ¦ C iü ] Ri H T ; ,• ( De Stephen Lewis le socialiste à Yves Fortier le libéral Mulroney veut un Canada progressiste à TON U Michel Vastel =ü= envoyé spécial à New-York LORSQU’IL A NOMMÉ son ami personnel, Yves Fortier, aux Nations-Unies, Brian Mulroney a souhaité que, « dans ce que j’espère être un second mandat, il y ait de l’action aux Nations-Unies.» Et le nouveau représentant permanent du Canada à New-York, qui ne doute pas d’obtenir un siège au Conseil de sécurité dé l’ONU, ne cache pas qu’il se servira de ses relations personnelles avec le premier ministre pour faire avancer quelques dossiers.« Tout le monde est conscient qu’il va falloir que je parle, que je me prononce, que je prenne position, a déclaré Yves Fortier au DEVOIR hier midi.Brian Mulroney écoute beaucoup, ajoute-t-il et, si je me fie à mes vingt années d’amitié avec lui, je m’attends à avoir beaucoup d’influence ».Avocat rompu aux arbitrages et aux négociations internationales, Yves Fortier a dit au chef du gouvernement canadien, comme à tout autre client: « si vous me donnez un mandat de négocier, ne me dites pas que je n’ai pas de marge de manoeuvre ».De la négociation il y en aura, au Conseil de sécurité, qui doit trancher, à vif, dans toutes les crises qui secouent la scène internationale.Ne cachant pas qu’il veut aider le Canada à contribuer à la paix et à la sécurité mondiales, Yves Fortier précise: « quand on regarde la litanie des conflits régionaux réglés ou en voie de l’être, il y en a au moins un, extrêmement important, et où le différend perdure, et même s’envenime, celui du Moyen-Orient.Si, durant mon mandat (de deux ans au Conseil de sécurité), le Canada peut, avec d’autres pays, contribuer à un règlement qui satisferait les deux parties, on pourra dire: mission accomplie ».Mais son prédécesseur, l’ancien chef néo-démocrate de l’Ontario Stephen Lewis, reste, tout en ne reniant pas son admiration pour Brian Mulroney, plutôt sceptique sur les chances de résultat.« J’aime Brian Mulroney », a confié M.Lewis hier au DEVOIR, « j’ai parlé avec lui plus souvent (en quatre ans à l’ONU) qu’avec n’importe qui d’autre et je n’ai jamais vu cette facette de sa personnalité qui lui a causé tant d’ennuis au Canada ».Mais l’ancien ambassadeur ne cache pas son amertume d’avoir vu le premier ministre, «après le Sommet du Commonwealth à Vancouver, précise-t-il, reculer sur ses promesses de 1985.M.Mulroney s’était alors engagé à adopter des sanctions économiques radicales, ou à suspendre ses relations diplomatiques avec l’Afrique du Sud si la situation ne s’améliorait pas.Tant sur cette question de l’Afrique du Sud que sur celles de l’Amérique centrale, de la dette du tiers-monde et des sous-marins à propulsion nucléaire, Stephen Lewis estime « qu’il allait au-devant d’une collision idéologique avec Brian Mulroney et cela me créait, à moi le socialiste, bien des difficultés ».Voir page 8 : Mulroney •mro ¦béoMMBI La Chine en URSS Le ministre chinois des Affaires étrangères se rendra à Moscou à la fin de Tannée pour la première fois depuis 20 ans.Page 5 Trop de profs Dernière journée, hier, du 6e congrès mondial de la productivité.Un congrès qui a plu à plusieurs, même s'il y avait peut-être un peu trop de professeurs d'université .Page 11.| Ça s’accorde ou ça ne s’accorde pas?Trouvez la réponse clans: LE GRAMMA un logiciel de IRIEN Marthe Simard et Jeffrey R.MacHan, TECHNOGRAM la grammaire intelligente LOGIDISQUE Inc.c P 10, suce.D, Montréal QC H3K 3B9 (514) 933-2225 % • V 8 ¦ Le Devoir, jeudi 29 septembre 1988 Quayle coûtera-t-il la victoire à Bush ?Hervé Couturier !- de l'Agence France-Presse WASHINGTON (AFP) - Le sénateur Dan Quayle, choisi comme colistier par M.George Bush pour la course à la Maison-Blanche, se révèle un handicap, estiment les observateurs politiques américains, certains avançant même qu’il pourrait coûter la victoire aux républicains en novembre.Selon les spécialistes des sondages, tant républicains que démocrates, les électeurs ont une impression générale négative de M.Quayle, après six semaines de campagne intensive de sa part.La furieuse controverse qui avait immédiatement entouré le sénateur conservateur de l’Indiana, âgé de 41 ans, après la révélation qu’il avait bénéficié à la fin des années 60 de l’influence de ses riches parents pour faire son service militaire dans la Garde nationale, évitant ainsi la guerre du Vietnam, a fini par se dissiper.Mais M.Quayle n’a pas particulièrement brillé depuis lors à l’occasion de ses apparitions en public.Multipliant les gaffes et les déclarations-choc frisant parfois la puérilité, Dan Quayle a laissé l’impression d’un homme qui au mieux manque de maturité et au pire n’a pas l’étoffe d’un président.Tous les commentateurs concluent que ce constat est embarrassant pour quelqu’un qui, si M.Bush est élu, sera précisément « un battement de coeur de la présidence ».« Au total, c’est plus négatif que positif », indique M.Richard Wir-thlin, qui effectue des études d’opinion pour la Maison-Blanche et pour la Commission nationale républicaine.« Quayle pourrait être le talon d’Achille de Bush », renchérit un autre spécialiste, M.Warren Mitofsky, de CBS, interprétant un sondage selon lequel 37 % des électeurs ont une impression négative de M.Quayle pour 33 % d’impressions positives, alors que ces chiffres étaient respectivement de 40 et 22% fin août.« L’impression est devenue de plus en plus négative au cours du dernier mois et le sentiment persiste qu’il n’est tout simplement pas prêt à être vice-président ou président », déclare pour sa part M.Peter Hart, expert des sondages au Chicago Tribune.Bien entendu, les démocrates en profitent.Ils se rendent en groupes aux meetings électoraux de M.Quayle, en arborant d’un air goguenard un badge portant la mention « Président Quayle ».Ou en brandissant des pancartes disant « Mais sait-il taper à la machine ?» (phrase qui revient à dire : « Il a le physique de l’emploi mais en a-t-il les capacités ?»).Et ils soulignent à chaque occasion que leur candidat, M.Michael Dukakis, a fait, lui, le bon choix en prenant comme colistier le sénateur du Texas Lloyd Bentsen, vétéran de la politique de 67 ans dont personne ne conteste les compétences.Lors de son débat télévisé avec M.Bush dimanche dernier, M.Dukakis a décoché cette flèche : « Je doute fort que Dan Quayle ait été la personne la mieux qualifiée pour ce poste et je pense que l’idée d’un éventuel président Quayle est très très préoccupante ».M.Bush a répliqué en déclarant solennellement que M.Quayle avait toute sa confiance.Mais malgré ses dénégations officielles, l’état-major électoral du vice-président est conscient du problème et appréhende le débat télévisé qui doit opposer M.Quayle à M.Bentsen, mercredi prochain à Omaha (Nebraska).Plus encore que M.Bush, qui est volontiers gaffeur, les organisateurs de la campagne républicaine estiment que Dan Quayle a sérieusement besoin d'une prise en mains en vue de ce débat.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Les élèves mes de chimie et de physique offerts en cinquième secondaire ont nettement moins de contenu que la moyenne des programmes de sciences correspondants de 17 ou 23 pays», observe M.Dussault.L’auteur rappelle également que les élèves du secondaire consacrent peu de temps, en dehors des heures de classe, à leurs devoirs et travaux de toutes matières.En moyenne, écrit-il, les élèves de troisième secondaire consacrent 5.2 heures par semaine à leurs travaux.Chez les élèves de cinquième secondaire, la durée hebdomadaire du travail en dehors des heures de cours varie selon que les élèves suivent des cours de science (6,1 heures) ou n’en suivent pas (4 heures).Plus de 20 % des professeurs de science de troisième et cinquième secondaire enseignent dans un champ autre que leur champ de formation, souligne M.Dussault.Cela pourrait contribuer à la faible performance des élèves.L’auteur de l’étude formule quelques recommandations pour rétablir le quotient scientifique des petits Québécois à un niveau acceptable.Il faudrait d’abord, selon lui, que l’on généralise les cours de science en deuxième secondaire.Il faudrait aussi que l’on enrichisse les programmes de chimie, de physique du quatrième et cinquième secondaire.L’étude du professeur Dussault a été commandée dans le cadre du Sommet québécois de la technologie.Cet événement aura lieu du 12 au 14 octobre prochain.Environ 400 participants des milieux des affaires, des universités, des gouvernements et des syndicats s’y réuniront.4 Le PQ sérieux», prévient Jacques Parizeau.La stratégie parlementaire du PQ portera la griffe de son chef, qui accuse le gouvernement Bourassa de se contenter de faire du « surfing » sur la conjoncture économique favorable.Il promet d'ailleurs que son aile parlementaire provoquera à l’Assemblée nationale des débats « musclés » sur le fait que même après six années consécutives de reprise économique, le taux de chômage se situe toujours aux environs de 10 pour cent et que l'écart avec l’Ontario continue de se creuser.Chaud partisan du libre-échange, tout comme Robert Bourassa et Brian Mulroney, Jacques Parizeau trouve par ailleurs invraisemblable que le gouvernement n’ait encore rien prévu pour aider l'entreprise privée québécoise à la libéralisation des échanges commerciaux, traité qui entrera en vigueur dès le premier janvier prochain.Les inquiétudes de l’économiste Parizeau sont de deux ordres: les entreprises québécoises qui voudront s’ouvrir sur le marché américain devront nécessairement s’équiper de réseaux de dis- NEW-YORK (Le Devoir) - Deux ans après avoir lancé aux Nations-Unies que « le Canada est prêt, si des changements fondamentaux ne se produisent pas en Afrique du Sud, a envisager des sanctions totales contre ce pays et son régime de répression », le premier ministre a confirmé hier qu’il n’y aurait pas d'escalade dans les pressions exercées contre le régime de Pretoria.En fait, alors qu’il fait face à d’amères critiques de son ancien ambassadeur à l’ÜNU, Stephen Lewis, Brian Mulroney a reçu un appui inconditionnel d’un des leaders des États de la ligne de front.Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a dit à M.Mulroney que « des gestes additionels du Canada (contre l’Afrique du Sud) ne sont pas nécessaires à ce stade-ci».L’ambassadeur Yves Fortier, qui assistait à la réunion, a même précisé que le président Mugabe « a déconseillé au Canada d’en faire plus pour le moment».M.Mulroney venait de rendre compte, au cours d’un tête-à-tête, des tribution et, pour ce faire, l’aide du gouvernement leur sera indispensable; des dizaines d’entreprises, menacées par le libre-échange, ont déjà commencé à se recycler mais elles pourront y parvenir efficacement sans que le gouvernement leur « donne un coup de main ».Dans l’attente du jugement de la Cour suprême sur l’affichage commercial, la langue continuera d’alimenter les interventions de l’opposition à l’Assemblée nationale.Un sujet d’ailleurs qui risque de refaire surface au cours de la campagne électorale fédérale.À ce jour, le PQ a indiqué son intention de n'appuyer aucun des trois grands partis fédéraux et de ne pas envoyer ses militants dans la mêlée, à moins que la loi C-72 du gouvernement Mulroney devienne le prétexte d’une pluie de subventions en faveur de la bilingui-sation au Québec.Le cas échéant, Jacques Parizeau promet d’intervenir avec vigueur.« On va entendre parler de moi ».Il y aura quatre ans en 1989 que le gouvernement Bourassa a été porté au pouvoir et M.Parzeau y prévoit la tenue d’élections générales.Mais si Robert Bourassa décidait de défier la tradition et d’étirer son mandat à la limite de cinq ans, alors il tentera de profiter d'une élection partielle pour faire son entrée à l’Assemblée nationale.Les 20 députés du PQ clôtureront aujourd’hui leurs délibérations sur la stratégie parlementaire et l’état de santé du parti.Caucus qui se terminera par une conférence de presse du chef parlementaire, Guy Chevrette.4 Mulroney Tout socialiste qu’il soit, Stephen Lewis affirme que, « dans les dossiers multilatéraux, Brian Mulroney a fait des choses mille fois plus progressistes que Pierre Trudeau.Mais il n’allait pas assez loin».Le libéral Yves Fortier poussera-t-il Brian Mulroney plus loin, en dépit des résistances de l’aile droite du parti Conservateur, et surtout de la branche « britannique » des Affaires extérieures qui résiste à tout changement de politique, dans les dossiers chauds de l’Afrique du Sud et du Moyen-Orient en particulier?Yves Fortier, qui assistait hier matin à un tête-à-tête entre son patron, Joe Clark, et le ministre des Affaires étrangères d’URSS, Edouard Chevernadze, n’en revenait pas «tellement il y a de la conciliation fans l’air.Dans un tel contexte, il dit que « Brian Mulroney a eu raison de nommer, à l’ONU, quelqu’un qu'il connaît bien.On a été copains et on n’en fait pas mystère».Stephen Lewis approuve d’ailleurs ce choix en parlant d'un « moment d’inspiration » du premier ministre, lors du choix d’Yves Fortier.Lui aussi insiste sur les relations personnelles qui se créent entre le chef du gouvernement et son représentant permanent à l’ONU.En fait, Stephen Lewis, comme bien des vieux routiers des Nations Unies, pense que la délégation canadienne pourrait y retrouver un profil qu’elle n'a plus connu depuis l’époque des George Ignatieff.Yves Fortier insiste par exemple beaucoup sur les relations « privilégiées » que le Canada de Brian Mulroney a nouvelles mesures adoptées cette semaine: rupture des relations économiques entre le Canada et les filiales des sociétés sud-africaines (et non plus seulement des compagnies-mères) et interdiction aux sociétés de la Couronne canadienne de faire affaires avec Pretoria.Hier soir, le Secrétaire d’État Joe Clark a en outre annoncé une augmentation de l’aide économique aux États de la ligne de front.Ces mesures restent timides par rapport aux promessesque M.Mulroney avait faites en 1985.En fait, l’ancien ambassadeur Stephen Lewis a dit au DEVOIR qu’après le Sommet de Vancouver, « où le premier ministre a eu des mots avec Margaret Thatcher », il y a eu une bataille au sein du cabinet fédéral et c’est la ligne dure qui a prévalu.La nouvelle attitude de M.Mulroney, et les déclarations du président du Zimbabwe indiquent, si elles se confirment, que la ligne dure du président Reagan et de la première ministre de Grande-Bretagne a finalement prévalu.développées avec trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (la France au sein de la Francophonie, la Grande- Bretagne au sein du Commonwealth et les États-Unis, « pour des raisons qu’on n’a pas besoin de vous rappeler », dit-il en riant).Se souvenant de ses racines libérales et de son amitié pour Pierre Trudeau, l’ambassadeur ajoute que le Canada a tendu la main à la Chine en 1970, « et les Chinois ont la mémoire longue».Hier soir, après une rencontre de courtoisie entre Brian Mulroney et Javier Perezde Cuellar, Yves Fortier a souligné que le Secrétaire général de l’ONU avait dit plusieurs fois « merci Canada » au cours de la rencontre.Lui non plus ne doute donc pas d’avoir un rôle important à jouer au Conseil de sécurité.Mais le Canada fait campagne au moment où le premier ministre revient à un discours franchement conservateur.Glissant la question sud-africaine sous le tapis, il reste aussi très prudent sur la question palestinienne.« Si le premier ministre ne note pas au moins la détérioration de la situation dans les territoires occupés, disait hier au DEVOIR un représentant de l’OLP, cela va affecter le vote des délégations pro-arabes ».Selon Stephen Lewis, le Canada devrait au moins appuyer la tenue d’une conférence internationale où les Palestiniens seraient représentés « adéquatement », et il devrait appuyer le principe de la création d’un État indépendant, en autant que des frontières sûres sont reconnues à Israël.Yves Fortier ne se prononce pas mais, comme lorsqu’il était avocat, il ajoute: « mes clients (en l’occurence le gouvernement du Canada) ne sont jamais en possession tranquille de la vérité ».Il reste à voir si le nouveau représentant à l’ONU réussira à faire avancer M.Mulroney et son parti dans la voie du progressisme ou si, comme son prédécesseur, il en ressortira amer et frustré.Quoiqu’il en soit, la présence de ces hommes à l’ONU symbolise un Canada peut-être plus généreux qu’il ne l'est en réalité.4 L’entourage M.Nowalkowski a assuré dans diverses interviews avoir informé de ses préoccupations l’association des médecins et chirurgiens de l’Ontario.En outre, le quotidien torontois Globe and Mail a révélé que le Dr Astaphan est retourné à Saint-Cris-tophe (île des Antilles où U est né), après un cambriolage de son cabinet au cours duquel avait été dérobé l’équivalent de 60 doses de testostérone, l'hormone mâle qui est la base chimique des stéroïdes anabolisants.Le Dr Astaphan confirme le vol mais nie qu’il soit relié à la fabrication de telles substances.Le Dr Astaphan a formellement démenti que Johnson se dopait.« Il va revenir, courra aussi vite, sinon plus vite et sera lavé de cet affront », a-t-il prédit.Le docteur a nié à la chaîne américaine ABC avoir déclaré au magazine sportif Sports Illustrated qu’un des commanditaires de Johnson aurait promis un million de dollars à quiconque pourrait remettre l’athlète sur pied après sa blessure à la jambe gauche en mai dernier.Le médecin avait soigné l’athlète à Saint-Christophe après cette blessure, la seconde en trois mois.À cette occasion le coureur le plus rapide du monde s’était brouillé avec son entraîneur, Charlie Francis, qui lui avait demandé de se faire traiter en Europe et de poursuivre sa préparation olympique.Pendant cette brouille, selon le quotidien Toronto Star, le Dr Asta-phan avait attiré l’attention en accusant Charlie Francis de « sous-entendus malveillants » pouvant laisser penser que Johnson se dopait.Le Dr Astaphan n’est pas le seul de l’entourage de Ben Johnson qui soit mis en cause.Les commentaires n’épargnent pas Charlie Francis, ancien sprinteur lui-même, qui a transformé en onze ans un gringalet en un hercule de la piste.Un concurrent canadien de kayak, Cari Baumier, interrogé à Séoul par la station radiophonique montréalaise CJMS, a carrément accusé Francis de « fournir aux athlètes » des produits dopants.« Il fournit beaucoup de drogue aux athlètes en athlétisme.On le sait déjà.Mais je pensais que Ben ne serait pas si fou pour se lancer dans le panneau lui aussi », a déclaré Baumier.L’agent de Ben Johnson, Larry Heidebrecht, est aussi visé par des déclarations.Selon Ed Mullins, l’attaché de presse de la Texas University d’El Paso, il avait démissionné d’un poste d’entraîneur d’athlétisme lors d'une affaire de versement à des athlètes de fonds destinés à un autre usage.Johnson et Heidenbrecht entretenaient des relations orageuses et, d’après la presse canadienne, le champion déchu, pensant être exploité, avait même eu l’intention de rompre./ Au cours du vol le ramenant en Amérique, mardi, le sprinter canadien a déclaré à un reporter du Boston Globe qu’il n’avait rien à cacher.« Je ne veux pas citer de noms, aurait affirmé Johnson, mais quelqu’un doit bien rire aujourd’hui.Si j’avais pris un dopant, je me sentirais vraiment mal à l’aise.».Selon le Globe, Johnson n’était pas au courant au moment de l’entrevue de sa suspension pour deux ans des compétitions internationales — il envisageait 18 mois - ni de son exclusion à vie de l’équipe du Canada.« Je vais me détendre chez moi et travailler sur ma maison », a-t-il déclaré, faisant référence à l’achat d’une maison d'un million de dollars.Il a ajouté qu’il prendrait quatre ou cinq mois de repos avant d’attaquer un léger programme d’entrainement.« Gagner une médaille d’or n’est pas le seul but dans la vie.J’ai encore mes parents.Ma famille m’aime encore.» À Montréal, le directeur par intérim du Centre canadien de contrôle anti-dopage a révélé hier que le taux de testostérones naturels de Johnson à Séoul était de 15 fois inférieur au taux normal, ce qui témoignerait d’un usage intensif de stéroïdes.Selon le Dr Robert Massé, « les taux de testostérones de Johnson n’auraient jamais été aussi bas après une ou deux doses».Selon le Dr Massé, il serait inutile d’effectuer d’autres tests sur Johnson maintenant, le corps éliminant le stanozolol relativement rapidement.Et pendant que des compagnies prennent leurs distances vis-à-vis de leur porte-étendard sali, des équipes professionnelles de football, tant au Canada qu’aux États-Unis, avouent qu’elles ne bouderaient pas 1’ homme le plus vite au monde.Les Tiger Cats de Hamilton et les Lions de la Colombie-Britannique, de la Ligue canadienne de football, ont manifesté leur intérêt.Même chose auxÉtats-Unis pour les Cowboys de Dallas de la Ligue nationale.4 Turner de l’augmentation des budgets de recherche dans ce domaine à la création d’un fonds spécial pour les catastrophes écologiques.Au niveau de la fiscalité, la facture sera à surveiller.On promet des dégrèvements d’impôt pour les employeurs qui partageront leurs bénéfices avec leurs employés, une exemption des gains de capital pour les petits entrepreneurs, un régime d'épargne-actions pour les placements dans les petites et moyennes entreprises.Pour aider l’accès à la propriété, on mentionne un projet d’allègements fiscaux pour les paiements d’intérêts hypothécaires, un plan d’aide aux jeunes ménages.Côté logement subventionné, on veut élargir les critères d’admissibilité, vendre des terrains fédéraux à des coopératives et des organismes sans but lucratif.Les libéraux, qui se disent préoccupés par les plus pauvres, proposent un supplément au revenu pour les travailleurs pauvres et les travailleurs âgés ne pouvant pas se recycler et ayant perdu leur emploi.Ils suggèrent aussi d’étendre l’accessibilité au Régime de pensions du Canada et du Québec aux personnes travaillant au foyer à temps plein et aux travailleurs à temps partiel.En plus, ils préconisent un vaste programme d’équité salariale et dans l’emploi pour les minorités et les travailleurs à temps partiel.On annonce aussi une nouvelle politique d’immigration qui hausserait les niveaux actuels, favoriserait la réunification des familles et qui corn porterait une révision des politiques récemment adoptées à l’égard de l’admission des réfugiés.Dans le domaine de l’éducation, les libéraux promettent d’augmenter l’aide financière aux universités, de mettre sur pied un programme de formation d’apprentis, un autre de bourses d’étude et finalement un programme national d’alphabétisation.Le PLC va jusqu’à s’engager à procurer des services de garde, accessibles et de qualité, à toutes les familles qui en ont besoin.Le projet conservateur n’y parvient pas et devrait coûter $6,3 milliards.Ottawa n’intensifiera pas ses pressions sur Prétoria Jean-V.DUFRESNE ?Montréal Radio-Canada a boudé Ben JE ne parle pas des obsédés de la performance, des fanas du 100 mètres, des nostalgiques de Coubertin.Je parle du réseau français de Radio-Canada.Que ses services d’informations aient raté de plusieurs heures la nouvelle de l’élection du pape Jean-Paul I et ensuite de Jean-Paul II, à l’automne de 1978, cette dernière au profit d’un match de tennis alors que toute l’Amérique connaissait déjà par sa télé le curriculum vitae du nouveau Saint-Père, eh bien, c’est de l’histoire ancienne et nous ne retournerons pas le fer dans la plaie.Que ses services d’informations aient dû bouder la diffusion en direct des premières images de la fusillade à l’Assemblée nationale en mai 1984 parce qu’on n’a pas voulu céder le car de reportage retenu ailleurs, eh bien, c’est de l’histoire ancienne et nous ne retournerons pas le fer dans la plaie.Que ses services d’informations aient attendu jusqu’au lendemain de sa mort pour réaliser une émission spéciale sur René Lévesque, l’année dernière, alors que les autres réseaux affichaient déjà les leurs depuis la veille, eh bien, ça aussi c’est de l’histoire ancienne et nous ne retournerons pas le fer dans la plaie.Mais que les services d'informations du réseau français de Radio-Canada aient préféré, lundi soir, nous faire râler avec les Dames de coeur à l’heure où la planète la plus accessible du système solaire était branchée en direct sur la conférence de presse de Séoul pour la déconvenue anabolisante de Ben Johnson, alors là ce n’est plus de l’histoire ancienne et ce n’est pas le fer dans la plaie qu’on a envie de tourner, c’est la fourchette dans l’oeil, pour ne pas dire la charrue dans le labour.Et me voici royalement écoeuré en ma quadruple qualité de vague amateur des sports, de Canadien tout court — honni soit qui mal y pense — de contribuable surtaxé et de téléspectateur.Où étaient donc le réseau français et son service des émissions sportives alors que le réseau anglais, lui, nous faisait vivre le grand suspense à l’instant même où ü se déroulait ?Alors que NBC interrompait pour une heure toute sa couverture olympique régulière afin de rapporter l’événement ?Alors que Lionel Duval en personne servait d’interprète pour la chaîne anglaise ?En d’autres termes, où était le réseau français au moment où c’était le temps de faire de la télévision au réseau français ?Je cours aux renseignements mardi pour apprendre de la bouche du chef-adjoint aux émissions sportives, M.Georges Selzer, que lui et ses camarades ont jugé, après avoir vu les premiers bulletins à Montréal ce soir, et sans consulter la direction des programmes, que les téléspectateurs « n’auraient rien appris de plus » si on avait diffusé ensuite la conférence de presse en direct de Séoul.Et la direction des programmes n’a pas non plus donné de consignes au service des sports, me dit-il.« Car ça ne se fait pas, faut respecter la hiérarchie », explique un relationniste-maison.Les grands patrons, M.Pierre Therrien et Mme Andréanne Bournival, étaient déjà tous atteints d’une laryngite aigüe au moment même où nous avons tenté d’obtenir des explications.Peut-être, en effet, n’aurait-on rien appris de plus de Séoul de la conférence de presse en direct.MAIS ON Y AURAIT PARTICIPÉ.C’est pour ça, si je ne m’abuse, qu’on fait de la télévision.Pas nécessairement pour apprendre, on peut toujours faire ça en lisant LE DEVOIR du lendemain, mais pour VOIR.Et voilà pour Les Dames de coeur, dont je souhaite avidement, cliniquement, que ses personnages crèvent tous un à un d’un infarctus foudroyant dans les plus brefs délais.Parce que M.Selzer, dont je ne doute pas de la sincérité, mais chez qui je soupçonne une résignation bien radio-canadienne, me rappelle que le réseau a reçu trois plaintes seulement au sujet de Séoul.« Et si on avait annulé Les Dames de coeur, on en aurait probablement reçu 400 ».Trois plaintes, il ne faut pas s’en étonner.Tous les francophones du Québec étaient depuis longtemps passés au réseau anglais, pour y retrouver Lionel Duval.Pas plus qu’à l’occasion de la visite du Général de Gaulle au Québec en 1967, la CBC n’avait jugé la langue officielle des Jeux assez importante pour accompagner ses équipes d’un interprète francophone.Or, à Séoul, hormis le médecin québécois, M.Robert Dugal, qui répondait en anglais aux questions de la presse, étant bilingue, les autres participants ne parlaient que le français.Et c’est ainsi, une bonne demi-heure après le début de la conférence de presse, que Lionel Duval devint le dépanneur in extremis de la très unilingue CBC.Mais au moins, le réseau anglais a couvert le grand événement, quitte à imposer à son auditoire un cours imprévu d’immersion.Mais permettez-moi une ou deux petits hypothèses inconvenantes.À Radio-Canada, qu’il s’agisse du hockey, qui vous repousse les nouvelles jusqu’à l’aube en cas de prolongation, ou qu’il s’agisse de nos éternels romans-feuilletons, la faille de Saint-Andras aurait beau s’ouvrir et engouffrer le pont Golden Gate, le mot d’ordre serait : « Nous, on bouge pas, on attend que la terre cesse de trembler, et cette primeur-là, nous serons les premiers à l’avoir».L’autre hypothèse, c’est que la machine de Radio-Canada est si incommensurablement lourde que ses artisans les mieux intentionnés ne tentent même plus de la faire bouger.Si le réseau français n’a pas diffusé, « c’est qu’il n’était pas en ondes à ce moment-là, contrairement au réseau anglais », m’explique le relationniste-maison.Mais alors, pourquoi donc être allé à Séoul ?Un espoir, malgré tout.Le numéro deux des sports au réseau français, après avoir réalisé toute l’importance de l’événement en lisant les journaux du lendemain, a reconnu un peu contrit qu’« on aurait poussé un peu plus fort » pour assurer la diffusion de la conférence de presse.De toute façon, on verra bien, quand la faille de Saint-Andras va engouffrer le Golden Gate.Mais je vous préviens tout de suite : branchez-vous sur Quatre-Saisons, vous aurez plus de chances de le voir tomber.Dans le domaine de la recherche, on parle d'augmenter les budgets accordés pour les travaux sur le SIDA, la maladie d’Alzheimer et les maladies de la vieillesse.On a aussi l’intention d’accroître les efforts dans le domaine de la recherche et développement, entre autre par des mesures fiscales.Les libéraux reprennent leur engagement de rejeter l’accord de libre-échange, de mettre fin aux essais de missiles Cruise, de laisser tomber le programme d’acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire, de ne pas mettre en oeuvre la seconde phase de la réforme fiscale du ministre Wilson.Ben Johnson a vendu ses droits au magazine Stern TORONTO (PC) — Le sprinter Ben Johnson n’a pas perdu de temps de regagner quelques dollars que sa disqualification lui a fait perdre.Il a vendu les droits de sa controversée histoire de drogue au magazine ouest-allemand Stern.« Nous avons obtenu en exclusivité mondiale les droits d’une entrevue avec M.Johnson », a déclaré l’éditeur en chef du Stern, M.Michael Juergs lors d’une entrevue télépho nique depuis Hambourg.« Nous voulions connaître l’histoire directement de lui et nous étions prêt à payer le prix exigé », a-t-il indiqué.Il a refusé de dévoiler le montant accordé à Johnson.Selon le quotidien torontois Globe and Mail, l’entente a été signée, hier, par l’agent américain du sprinter, Larry Heidebrecht.r J 18 B Le Devoir, jeudi 29 septembre 1988 Q99 DeLoach prive Lewis du grand chelem Sergei Bubka tend la bonne perche et gagne la médaille d’or à 5.90 m.PHOTO AP Le Soviétique Sergei Bubka a réalisé un nouveau record olympique de 5.90 mètres au saut à la perche et a remporté l’or après avoir connu quelques frissons.Montois de l'Agence France-Presse UN LEWIS est monté sur la plus haute marche du podium, hier, au stade olympique.Mais, ce ne fut pas celui que l’on attendait.Cari a été battu sur 200 mètres, Steve a gagné le 400 mètres plat.Au lendemain d’une médaille d’or acquise grâce à la disqualification du Canadien Ben Johnson, Cari Lewis a enregistré un coup d'arrêt dans son parcours olympique.L’Américain voulait rééditer son exploit de Los Angeles, où il avait imité le glorieux Jesse Owens, seul athlète jusque-là à gagner quatre médailles d’or pendant les mêmes Jeux (100 m, 200 m, longueur, relais 4x100 m).Deux fois titré à Séoul (100 m et longueur), Cari Lewis s’est incliné de quatre centièmes devant un de ses compatriotes, le jeune Joe DeLoach(21 ans).Déjà vainqueur de Lewis aux sélections américaines, en juillet dernier, DeLoach a couru en 19.75 secondes, à seulement trois centièmes du record du monde de l’Italien Pietro Mennea, établi en altitude à Mexico en 1979.« Je suis heureux pour Joe, a déclaré sportivement Cari Lewis.J'ai gagné deux médailles d’or et une d’argent.Il me reste une course à accomplir.C’est déjà un beau résultat ».Son homonyme prénommé Steve, un autre jeune (19 ans) de la sélection américaine, a battu aussi le favori annoncé.Car, Harry Butch Reynolds, à qui l’or était promis depuis son record du monde de Zurich en août dernier (43.29 secondes), n'a pu combler tout son retard dans la ligne d’arrivée du 400 m.Parti trop prudemment, il a terminé six centièmes Mecir s’impose devant Edberg Le Tchécoslovaque passe en finale contre Brad Gilbert i Gaudichau de l'Agence France-Presse LE TCHÉCOSLOVAQUE Miloslav Mecir, tête de série numéro trois, a brisé le rêve du Suédois Stefan Edberg, numéro un et grand favori, qui s’était mis en tête de devenir champion olympique, en s’imposant 3-6,6-0,1-6,6-4,6-2, hier en demi-finales à Séoul.Mecir, qui a livré un de ses meilleurs matches de la saison, rencontre demain en finale l’Américain Tim Mayotte (no 2), qui a dominé aisément son compatriote Brad Gilbert (no 8) en trois sets, 6-4,6-4,6-3.Gilbert n'a jamais pu faire douter Mayotte, même en sauvant trois balles de match.Comme Edberg, Gilbert a néanmoins empoché une médaille de bronze.Le match entre Mecir, douzième joueur mondial, à la recherche d’un premier grand succès cette saison, et Edberg, numéro trois mondial et champion de Wimbledon, a basculé au début de la quatrième manche.Menant 2 sets à 1, le Suédois, sans être cependant dominateur, annulait un break pour égaliser à 1-1.C’est le moment que choisissait Mecir pour sortir le grand jeu.Le Tchécoslovaque retrouvait toute la finesse de son jeu et ses fameuses accélérations.De son côté Edberg, trahi en partie par son service, accumulait les fautes directes et s’entêtait à pilonner l’excellent revers de Mecir.Ce dernier, qui restait sur trois défaites face au Suédois cette saison, réussissait un nouveau break décisif au troisième jeu pour égaliser à deux sets partout.Dès le début de l’ultime manche, Edberg se trouvait en difficulté sur son engagement qu’il devait céder aux cinquième et septième jeux, ne gagnant qu’un seul point sur les treize derniers d’un match long de 3 heures 13 minutes.En double dames, la finale opposera les Américaines Pam Shriver et Zina Garrison (no 1) aux Tchécoslovaques Jana Novotna-Helena Su-kova (no 3) qui se sont imposées en deux sels respectivement face aux Australiennes Elizabeth Smylie-Wendy Turnbull et aux Allemandes de l’Ouest Steffi Graf-Claudia Kohde-Kilsch qui s’adjugent une médaille de bronze.de seconde après Steve Lewis, vainqueur en 43.87.Danny Everett a complété le triomphe américain en prenant la troisième place, ce que les États-Unis n’avaient pas réalisé sur 400 m depuis 20 ans et le podium des Jeux de Mexico.Un second triplé, au saut à la perche cette fois, a été obtenu dans un stade olympique à moitié rempli.Serguei Bubka, le maître de la spécialité, a battu deux autres Soviétiques, Rodion Gatauline et Grigori Egorov.Mais, le champion du monde a flirté avec l’échec, en devant s’y reprendre à trois fois pour franchir 5.90 m.À16 centimètres de son record.Le quatrième titre décerné en cette chaude journée est revenu à l’Australienne Debra Flintoff-King, victorieuse du 400 m haies (53.17) avec un centième d’avance sur la Soviétique Tatiana Ledovskaia.A l’inverse de la Soviétique, battue sur la ligne, l’Allemand de l’Ouest Jurgen Hingsen a été éliminé dès la première série du 100 m, la première épreuve du décathlon, pour avoir commis trois faux départs.Le géant ouest-allemand, deuxième à Los Angeles, a tardé à quitter le stade mais, il a fini par obtempérer, laissant ainsi l’Allemand de l'Est Gustav Schenk, le Français Christian Plaziat et le Britannique Daley Thompson se disputer les premières places au cours de cette première journée.Trois Européens en tête à mi-parcours de l’épreuve-rei-ne.Le >< vieux continent » a fait main basse aussi sur le tournoi masculin de basketball avec une finale cent pour cent européenne — pour la deuxième fois dans l’histoire des J O —, URSS Yougoslavie.Les Soviétiques ont créé en effet une des plus grosses surprises de cette chaude journée, en battant les États-Unis (82-76).Pour les Américains, représentant le pays du basket, la défaite a été terrible.Comparable à celle de Munich, en 1972, lorsqu’ils avaient perdu d’un point face à .l’URSS.i.e marathon des autres sports collectifs est presque terminé.Ils en sont arrivés pour la plupart au stade de la finale.Le volley féminin avec un match entre le Pérou (pour sa première finale olympique) et l’URSS, le handball masculin avec un duel entre l’URSS et la surprenante équipe de Corée du Sud (messieurs), le hockey sur gazon avec RFA -Grande-Bretagne (messieurs) et Corée du Sud Australie (dames).En escrime aussi, la RFA a fait une démonstration de force.Anja Fichtel, Zita Funkenhauser, Christine Weber et Sabine Bau, une équipe dont la moyenne d’age est de 22 ans, ont terrassé les Italiennes en finale de l’épreuve de fleuret féminin (9 victoires à 4).Seule fausse note de cette fin de journée pour la délégation ouest-allemande, la défaite du judoka Frank Wieneke, champion olympique à Los Angeles dans la catégorie des moins de 78 kg, contre le Polonais Wal-demar Légion.Autre Hongrois coupable de dopage Giraud de l'Agence France-Presse L’HALTÉROPHILIE et le dopage sont comme de vieux mariés.En public, ils disent se détester alors qu’ils ne peuvent se passer l’un de l’autre.Un mariage de déraison, qui enfante des scandales à répétition.Hier à Séoul, il semble meme avoir accouché de jumeaux.à peine venait-on d’apprendre auprès d’un porte-parole de la délégation hongroise qu’Andor Szanyi, médaillé d’argent des 100 kg deux jours plus tôt, avait été contrôlé positif, qu’une source proche de la Commission médicale du Comité international olympique (CIO) laissait entendre que Jozsef Jacso, médaillé d'argent des 110 kg mardi, pourrait aussi être coupable de dopage.Certes, la « bombe » de la disqualification du Canadien Ben Johnson, médaillé d’or du 100 m, a eu un tel retentissement que le scandale de l’haltérophilie s’en trouve quelque peu désamorcé.Pourtant, avec six cas de disqualification pour dopage (sous réserve de confirmation pour Jacso), l’haltérophilie serait bien proche de son triste record des Jeux de Montréal en 1976, où sept leveurs de fonte avaient été condamnés, dont deux médaillés d’or — une « première » dans l’histoire des Jeux — le Polonais Zbigniew Kaczmarek (67,5 kg) et le Bulgare Valentin Hristov (110 kg), et un médaillé d’argent, le Bulgare Blagoi Blagoiev (82,5 kg).À Séoul, la Hongrie vient en tête au classement des dopés en haltérophilie, avec trois athlètes sanctionnés ou en passe de l’être, puisque Kalman Csengeri, quatrième de la catégorie des 75 kg, a été le premier à tomber sous le couperet de la Commission médicale du CIO.La Bulgarie, dont l’équipe d’hallé-rophilie a été renvoyée au pays, est deuxième avec deux « punis », mais il s’agit de deux médaillés d’or : Mitko Grablev (56 kg) et Anguel Guent-chev (67,5 kg).L’Espagne compte pour sa part un cas de dopage en haltérophilie, avec Fernando Mariaca, 13-ème des 67,5 kg.Le Canada avait quant à lui renoncé à faire venir à Séoul quatre des membres de son équipe olympique d'haltérophilie, évincés à quelques jours des Jeux pour utilisation de stéroïdes anabolisants.Après les premiers cas de dopage, le président de l’IWF, M.Gottfried Schoedl, avait déclaré : « Nous avons survécu à d’autres crises.Toute campagne visant à nous exclure (du mouvement olympique) est vouée à l’échec ».Avec ces nouvelles affaires, sa tâche ne va pas se trouver fa- Les basketteuses américaines gagnent l’or LES ÉTATS-UNIS ont I remporté la médaille d’or du tournoi olympique de basketball féminin.La Yougoslavie a pris la médaille d'argent et l’Union soviétique celle de bronze.I,'équipe de Yougoslavie de basketball messieurs s’est par ailleurs qualifiée sans problèmes pour la finale du tournoi olympique en battant l’Australie (91-70).Si la formation yougoslave féminine a dû attendre la toute dernière seconde pour l’emporter face aux Australiennes, les hommes, en revanche, ont vite fait la différence.Pourtant, les Australiens prenaient un bon départ puisqu’ils menaient de trois points (20-17).Mais Drazen Petrovic, auteur de 24 points, réveillait ses camarades et des lors ils dominaient cette rencontre pour s’imposer avec 21 points d’avance.En finale, ils rencontreront l’U RSS, demain, tandis que l’Australie affrontera les États-Unis, en un match comptant pour la troisième place.Par ailleurs, l'équipe d’URSS féminine a remporté la médaille de bronze du tournoi olympique, en bat- tant, hier, l’Australie (68-53), en match comptant pour l’attribut ion des troisième et quatrième places.Les Soviétiques, vainqueurs en 1976 à Montréal et en 1980 à Moscou, mais absentes à Los Angeles pour raisons de boycottage, n’ont pas connu de réelles difficultés pour s’adjuger la troisième place.—d’après l’Agence France-Presse cilitée et il lui faudra se montrer particulièrement convaincant pour conserver à ce sport sa crédibilité, estiment les spécialistes.Le Soviétique Alexandre Kourlo-vitch a remporté hier la dernière médaille d’or d’haltérophilie des Jeux de Séoul, en terminant premier de la catégorie des plus de 110 kg avec un total de 462.5 kg.Kourlovitch, 1.88 m pour 132 kg, a laissé son second, l’Allemand de l’Ouest Manfred Nerlinger, à 37.5 kg, et l’autre Allemand de l’Ouest, Marian Zawieja, médaillé de bronze, à 47,5 kg.Kourlovitch, qui est resté à 10 kg de son record du monde du total, a donné à l’URSS sa sixième médaille d’or d’haltérophilie sur dix possibles à Séoul.Doublé de Joyner- Kersee DÉJÀ CHAMPIONNE e à l’hepta-thlon, l’Américaine Jackie Joyner-Kersee a remporté hier la médaille d’or du concours du saut en longueur féminin avec un bond de 7.40 m à son cinquième essai.La Soviétique Galina Chistiakova, qui avait pris la tête du concours au premier essai, avec un saut de 7.11 m, devait se montrer incapable de sauter plus loin par la suite.Détentrice du record du monde avec 7.52 m, elle a obtenu la médaille de bronze.L’Allemande de l’Est Heike Drechsler a réussi pour sa part un saut de 7.22 m au quatrième essai pour s’adjuger ainsi la médaille d’ar-gent.— d’après l’Agence France-Presse Le malheur s’acharne sur John Dopson Un erreur coule les Expos qui s’inclinent 3-2 contre les Cubs ISg&ard Milo de la Presse Canadienne PAUVRE John Dopson (3-11).Le plus malchanceux des lanceurs des Expos de Montréal a subi une autre défaite en s’inclinant 3-1 contre les Cubs de Chicago devant 5,678 personnes.Malgré sa fiche et le fait qu’il n’a pas gagné depuis 55 jours, le 4 août, sa moyenne de points mérités s’élève à 3.04.Des trois points, un seul a été mérité contre lui.Il n’a alloué que six coups sûrs en sept manches mais trois erreurs ont été commises et une balle passée de Nelson Santo-venia a donné le dernier point.Buck Rodgers est loin d’avoir perdu confiance en Dopson.« Cette année, nous n’avons pas été gentils avec lui.Il méritait un meilleur sort.Encore ce soir.L'an prochain, sa fiche pourrait être inversée, 11-3.» O’Malley, au troisième but, a commis la « grosse » erreur.Alors qu’il pouvait retirer Dawson au marbre, le troisième-but a lancé hors cible au premier but pour ouvrir la porte aux Cubs, à la quatrième.Greg Maddux (18-8) a lancé un bon match pour remporter la victoire.Il n’a rien donné à Andres Galarraga qui a été tenu en échec.Sa moyenne est tombée à .302, à 12 points de Tony Gwynn — .314 avant le match d’hier.Les Expos ont réussi sept coups sûrs, les Cubs six.Luis Rivera a été retiré du match à cause d’une élongation musculaire à la cuisse droite.Les Expos ont pourtant entrepris le match du bon pied en marquant dès la première manche.Otis Nixon a obtenu un but sur balles et après un retrait, Andres Galarraga a frappé dans un optionnel mais Hubie Brooks a suivi avec un simple pour poster des coureurs aux deux extrémités.Le Canadien vainc les Canadiens ÜgfiÇois Lemenu —- de la Presse Canadienne SHERBROOKE - La logique a été respectée, hier soir, à Sherbrooke.Le Canadien de Montréal a en effet gagné son match annuel contre son club-école de la Ligue améri caine en l’emportant 4-2 devant 4,401 personnes au Palais des Sports de Sherbrooke.Des buts de Shayne Corson, Rick Green et Brian Skrudland inscrits au deuxième tiers ont assuré la victoire aux joueurs du Canadien qui n’ont pas eu à forcer leur talent au cours de ce match amical.r Le tabagisme menace votre santé Stephan Lebeau et Luc Gauthier, en troisième, ont redonné espoir aux Canadiens qui n'ont jamais abandonné.Lebeau a compté à 3:31 d’un tir qui est passé entre les jambières de Patrick Roy.Le gardien du Canadien a ensuite été déjoué par Gauthier à 13:08 durant un jeu de puissance.José Charbonneau a enfin inscrit le dernier but du match à 15:19 en tirant depuis l’enclave.Un petit match donc pour le Canadien qui reviendra aux choses sérieuses, vendredi soir, alors que les Bruins de Boston seront les visiteurs au Forum.Il y a un an, José Charbonneau était dans l’autre vestiaire, celui de Sherbrooke qui venaient de vaincre le Canadien de Montréal 7-1.Hier, il était encore dans le vestiaire de l’équipe gagnante, mais cette fois il se retrouvait dans celui du Tricolore.« L’an dernier, j’étais très motivé.Je voulais montrer à l’organisation qu'elle avait fait une erreur en me cédant aux mineures.J'avais marqué deux buts », s’est souvenu Charbonneau.« Mais ce soir, j’ai évolué sur un trio qui m’a emporté », a ajouté le jeune ailier droit qui rendait hommage à ses compagnons Ryan Walter et Brian Skrudland.« Nous avons tenté des jeux simples, des jeux de base.Nous avons aussi très bien travaillé dans les coins.C'est d’ailleurs ce qui a mené au but de Brian et au mien.» « Charbonneau a joué tout un match, a reconnu Burns.Il a été un de nos meilleurs joueurs.» L’entraîneur du Canadien était également satisfait de l’effort fourni par sa troupe.« Nous avons été chanceux de nous en tirer 0 0 après une période.On ne jouait pas en équipe.Les choses se sont heureusement replacé en deuxième.» Avec un compte de trois balles et une prise, Tom O’Malley a produit son deuxième point de la saison en claquant la balle dans la gauche contre Greg Maddux.Les Cubs ont tiré profit d’une erreur du même O’Malley pour marquer deux points, dont un mérité, à la quatrième.À la sixième, les Cubs ont ajouté à leur avance contre Dopson à l’aide d'une erreur et d’une balle passée.Doug Dascenzo, qui a remplacé Andre Dawson, a été sauf à la suite d’une erreur de l’inter Jeff Huson.Il a avancé de 90 pieds sur un frappe-et-court et marqué depuis le deu xième but sur une tentative de vol et une balle passée par Nelson Santo-venia.mmmm CUBS 3 IXPOS 1 pb p ci pp pb p ci pp Webster cc 4 0 2 0 ONixon cg 3 OOO Sndbrg 2b 4 O 1 0 DMrtnz cc 4 0 t 0 Groce lb 4 OOO Golorrg 1 b 3 1 O 0 Dowson cd 2 1 1 0 Brooks cd 4 O 1 0 Doscenz cc 2 1 0 0 OMolly 3b 4 0 2 1 Polmeir cg 4 OOO Foley 2b 4 0 1 0 Low 3b 4 1 O 1 Sontoven r 4 0 1 0 Berryhll r 4 0 1 0 Rivero oc 1 OOO Dunston oc 3 O 1 1 Huson oc 1 OOO GModdx I 4 OOO Nettles fs 1 OOO Dopson 1 2 0 0 0 WJhnsn h 1 0 1 0 McGffgn 1 0 OOO Wollch fs 1 OOO Totaux 35 3 6 2 Totaux 33 I 7 1 Chicago OOO 201 000—3 Montréal 100 OOO 000—1 Point victorieux — Dunston (7).E—Rivero, OMolley, Huson.DJ—Chicago 1, Montréal 1.LSB—Chicago 9, Montréol 8.28-—Webster, Dawson, Berryhill.38— DaMortine/.BV—Webster (21), Dascenzo (6), Sandberg (25).ML CS P PM BB RB Chicago GModdux LG, 18-8 9 7 1 1 2 6 Montréal Dopson LP, 3-11 7 6 3 1 3 1 McGffgon 2 0 0 0 11 Atteint — Galarraga par GMaddux.BP — San-tovenia.D —2 h 31 A —5,678 BASEBALL Ligue nationale Mardi Pittsburgh 3, St.Louis 2 Chicago 5, Montréal 3 Phil'phie 5, New York 4 Houston 3, Atlanta 2 S Diego 8, L.Angeles 4 S Francisco 6, Cincinnati 3 Les trappeurs (Partie d'hier non comprise) pb es pp cc moy.Brooks.570 161 87 20 282 Fi'gerald 144 39 20 4 271 Foley.363 96 42 5 .265 Galarraga 598 182 90 28 304 Hudler .209 67 13 4 273 Huson .29 9 3 0 .310 Johnson 92 28 3 0 304 Jones.224 66 24 3 295 Martinez 431 109 45 6 .253 Nettles.90 16 14 1 .178 Nixon 254 61 13 0 240 O'Malley .20 5 1 0 .250 Paredes 90 17 10 1 189 Raines.429 116 48 12 .270 Rivera.369 82 30 4 222 San'venia 300 70 40 8 .233 Teiada .12 3 2 0 .250 Wallach 580 151 68 12 260 Buts volés: Nixon 44, Raines 33; Hudler 26: Da Martinez 20; Jones 18, Galarraga 13; Brooks 7 Paredes 5, Rivera 3, Fitzgerald, Foley.Huson.Wallach 2; Santovenia 1 Hier St Louis 2, Pittsburgh 1 Chicago 3, Montréal 1 Phil'phie 9, New York 3 Houston à Atlanta L Angeles à San Diego Cincinnati à S.Francisco Aujourd’hui Chicago, Bielecki (2-2) à Montréal, Perez (12-7), 19 h 35 Houston, Scott (13-8) à Atlanta, Smoltz (2-6), 19 h 40 Ligue américaine Mardi New York 5, Baltimore 1 Toronto 15, Boston 9 Cleveland 4, Detroit 0 Minnesota 5, Oakland 0 Chicago 3, Texas 2 Seattle 10, Kansas City 3 Milwaukee 6, Californie 5 Hier Baltimore 2.New York O Toronto 1, Boston 0 Cleveland 4, Detroit 2 Seattle à Kansas City, remis, pluie Oakland 5, Minnesota 2 Texas à Chicago Californie à Milwaukee Aujourd'hui Oakland, C.Young (10-8) au Minnesota, Toliver (7-5), 13 h 15 New York, Dotson (11-9) à Baltimore, Williamson (5-6), 19 h 35 Boston, Boddicker (12-15) à Cleveland, R.Nichols (1-6), 19 h 35 Chicago, Peterson (0-1) à Kansas City, Bannister (12-15), 20 h 35 Texas, Russell (10-8) à Seattle, Langston (14-11), 22 h 05 LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.dlff.x-NEW YORK 97 60 618 — PITTSBURGH 84 73 535 13 MONTRÉAL 79 79 .500 18’/.ST.LOUIS 76 83 478 22 CHICAGO 75 83 475 22 Vi PHILADELPHIE 63 95 Section Ouest .399 34'/a x-LOS ANGELES 92 65 586 — CINCINNATI.85 72 541 7 HOUSTON 81 76 516 11 SAN FRANCISCO .81 77 513 11 ’/a SAN DIEGO 79 78 503 13 ATLANTA 52 103 .335 39 LIGUE AMÉRICAINE Les lanceurs g-p ml pm rab mpm Burke 3-5 80.2 31 40 3.46 Dopson .3-10 161.2 56100 3.12 Healon 3-10 97.1 54 43 4.99 Hesketh .4-3 68 1 22 63 2.90 Holman.3-8 93.0 35 55 3.39 Johnson 3-0 20.0 5 20 2 25 Marltnez 15-13 235 1 71 120 2.72 McGaffigan 6-0 87.1 28 68 2 87 Parrett .12-3 87.2 25 60 2.57 Perez .12-7 181 0 50126 2 49 Sauveur M 3.0 2 3 600 B Smith.11-10 1 92 0 64 119 3 00 M Smith .M 8.2 3 4 3.12 Victoires préservées: Burke 17; Hesketh 8, Parrett 6.Mc-Gaftigan 4.Heaton 2; M Smith 1 Section Est BOSTON 88 70 .557 — MILWAUKEE.85 73 .538 3 NEW YORK 84 73 535 3 '/a DETROIT 85 74 .535 3'/a TORONTO 84 75 528 4’/a CLEVELAND .75 83 475 13 BALTIMORE 54 103 Section Ouest 344 33’/a x-OAKLAND 101 57 639 — MINNESOTA 88 70 557 13 KANSAS CITY 82 75 522 18’/a CALIFORNIE 75 83 475 26 TEXAS 68 88 .436 32 CHICAGO 68 88 .436 32 SEATTLE x-Champlons 66 91 420 34’/a 5 ^
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