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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-08-27, Collections de BAnQ.

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BELLE GUEULE 0 0 % b 2 ! u r e 11 e ss i on Vol.LXXIX — No 200* Ensoleillé Max : 24 Demain: nuageux et averses.Détail page B-11.Montréal, samedi 27 août 1988 3 CAHIERS —$1.00 dans K ponibl LES BELLES-SOEURS ONT VINGT ANS Jour historique, demain 28 août, pour le théâtre québécois.Il y a 20 ans, Michel Tremblay et André Brassard créaient Les Belles-soeurs au Rideau Vert.Sur la photo : Denise Filiatrault en Rose Ouimet.Un texte de Robert Lévesque.Page C-1 AUJOURD’HUI GODBOUT COWBOY Le cinéaste Jacques Godbout a suivi les traces d'un Québécois devenu un pur cowboy américain.Son film, Alias Will James, est l'une des révélations du Festival des films du monde.Marcel Jean l'a interviewé.Page C-1 MAMMA DOLTO EST MORTE La célèbre « mamma » de la psychanalyse de l’enfance et auteure bien connue, Françoise Dolto, est morte à Paris, à l'âge de 79 ans.Page A-2 VARSOVIE PRÊT À DISCUTER Les autorités polonaises ont proposé hier des discussions avec les dirigeants syndicaux pour mettre fin à la plus importante vague de grèves du pays depuis 1981.Page A-7 AIR CANADA VEND SES ACTIONS La privatisation d’Air Canada est bel et bien en marche.Hier, la société aérienne a déposé son prospectus préliminaire pour la vente de ses actions.Page B-1 Les vols électroniques dans les guichets automatiques La Banque Nationale a aussi été dévalisée SYLVAIN BLANCHARD Les Caisses populaires ne sont pas les seules.Les banques sont aussi victimes de vols électroniques.Le guichet automatique de la Banque Nationale situé au Provi-Soir du 5405 Côte-des-Neiges s’est fait dévalisé plusieurs dizaines de milliers de dollars à la fin du mois de novembre 87.Le délit se serait produit tard dans la nuit, à l’intérieur même de l’établissement, quelques heures après son approvisionnement.Les auteurs du crime auraient pénétré par la porte arrière du Provi-soir, située vis-à-vis la rue Lacombe, où seuls, en principe, ont accès les agents de sécurité.La police n’aurait pas encore identifié les malfaiteurs.Selon une source, « des employés de Secur ont été soupçonnés d’avoir été mêlés à l'affaire, et ce, même si la compagnie ne possédait plus, au moment du vol, le contrat d’appro-visionement du guichet automatique de la Banque de Nationale à ce Provi-Soir.Quelques jours après le déclenchement de l’enquête, quatre agents de sécurité de Secur ont dû subir le test du polvgraphe (détec teur de mensonge), mais sans aucun résultats ».La confirmation du délit n’a pu être fait auprès de la Banque Nationale, « car les statistiques à ce sujet ne sont pas disponibles actuelle ment », nous a répondu un préposé du Service bancaire automatisé de la la BN.Mis au courant de l’informa tion, un cadre supérieur de l’institution a dit ignore tout de cette histoire.A la Sûreté du Québec, le porte-pa- role des relations publiques, M.De nis Haché, a cependant signalé au I) EVOIR, il y a plus d’une semaine, que le guichet automatique d’une banque de la région de Montréal avait bel et bien été cambriolé au cours des douze derniers mois, sans jamais toutefois la nommer.Par ailleurs, l’on sait maintenant que les vols commis dans les gui diets automatiques de trois suceur sales du Mouvement Desjardins ont eu lieu en février, avril et juin der niers.Il s’agit de la Caisse du Carre four Rolland-Therrien, à Longueuil, et d’une caisse localisée à Terre-boue.La troisième demeure inconnue.Au cours d’une entrevue accordée au DKVOIR, M Bruno Morin, vice-président sénior technique et gestion de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest du Québec, a expliqué que les vols commis à ces succursales étaient -& ' » .» ».*.¦ 5T-TCHERNOBYL le grand «.stable et à bon rendement, notre Fonds Hypothèques est actuellement votre meilleur choix.» «Le Fonds Hypothèques s'impose par sa stabilité, son rendement, et aussi par sa grande flexibilité.En effet, il ne comporte aucuns frais d'acquisition, et grâce à notre cote hebdomadaire, vous avez accès à votre argent à chaque semaine sans qu'il ne vous en coûte un sou.Voilà qui saura certainement faciliter votre choix, Rendement annuel composé au 30 juin 1988' 10 ans 11,4% 5 ans 10,7% 3 ans 9,7% 1 an 9,4% 'Le rendement passé ne donne pas nécessairement une indication du futur.Fiducie \0 du Québec @] Desjardins Anjou: 355-2050 1-800-361-5808 Brossard: 445-3224 1-800-361-4436 Chicoutimi: 549-5746 1 -800-463-9657 Hull: 777-9119 1 -800-567-6886 La Salle: 366-1175 1-800-361-6633 Laval: 668-5223 1-800-361-3803 Longueuil: 679-2810 1-800-361-5058 Montréal: 286-3225 1-800-361-2680 Québec: 647-4742 1-800-463-5026 Sainte-Foy: 653-6811 1-800-463-4792 Sherbrooke: 566-5667 1-800-567-6920 LA CATASTROPHE ECOLOGIQUE DE SAINT-BASILE-LE-GRAND Craignant un abus de la part des avocats Le Barreau ouvre un bureau d’information pour les sinistrés ISABELLE PARÉ Le Barreau du Québec mettra dès lundi un bureau d’information juridique à la disposition des sinistrés de Saint-Basile-le-Grand pour éviter qu’une vague de mécontentement n’entraîne des procédures irraisonnées chez les citoyens.Alors que déjà deux requêtes en recours collectifs sont devant la cour, le bâtonnier du Québec, M.Guy Gilbert s’est dit d’avis que cette initiative du Barreau s’imposait pour apporter « une dose de raisonnabi-lité » à la « procédurite » qui pourrait s’emparer des citoyens démunis.« Il n’y a pas de doutes qu’un événement comme celui-ci est une source, en valeur et en nombre de clients, alléchante pour les avocats.Le public doit être informé des coûts et des délais auxquels il s’expose dans le cas de recours.Nous voulons éviter les décisions hâtives prises sous le coup de la susceptibilité », a dit M.Gilbert, ajoutant que les vic- times de la MIUF, après cinq ans devant les tribunaux, n’ont toujours pas obtenu de réparation.Depuis le sinistre, la Cour supérieure de Montréal a été saisie de deux requêtes en recours collectifs dont l’une regroupe 200 citoyens de Saint-Basile.De plus, certains spécialistes ont déjà conseillé aux évacués de faire sans plus tarder une réclamation auprès de l’indemnisation des victimes d’actes criminels.L’un des avocats embauchés par les citoyens, M.Irwin Liebman, déclarait d’ailleurs au DEVOIR jeudi qu’il souhaitait rallier 1,500 citoyens évacués à la suite de la catastrophe de mardi.De trois à cinq avocats « désintéressés » seront donc mis à la disposition des sinistrés dès lundi.Leur rôle, a souligné M.Gilbert, ne sera surtout pas de conseiller les sinistrés sur les recours à prendre, mais bien de la nature de ces procédures et leur chance de réussite.Se gardant bien de commenter les recours pris jusqu’ici, le bâtonnier n’a toutefois pas manqué de dire qu’« il ne fallait pas prendre au pied de la lettre ceux qui disent que les propriétés ont perdu 15 % à 25 % de leur valeur » dans la zone évacuée.M.Gilbert s’est aussi empressé d’ajouter qu’il y avait peu de jurisprudence en matière de droit de l’environnement et que de nombreux recours, tels ceux de la MIU F et des inondés du 14 juillet, ont mis au grand jour la difficulté d’identifier clairement les auteurs de la faute.« Chose certaine, cela pose de façon très évidente la question de savoir si notre société ne doit pas se doter d’un régime d’indemnisation sans obligation d’établir l’auteur de la faute en droit civil », a lancé M.Gilbert.Le bureau d’information du Barreau sera logé au 1111 rue Jacques-Cartier est à Longueuil, local RC-01.Il sera ouvert au public lundi le 29 août de 14 h à 21 h, puis de 9 h à 21 h tous les jours pour deux semaines.Photo CP Cette banderolle dans la lunette d’une camionnette circulant à Saint-Basile-le-Grand traduit bien la crainte des résidents de cette municipalité devant les événements des jours derniers Sous la direction d’un ministre senior Le PQ demande la mise sur pied d’un centre de crise Pour consommation humaine ou animale Pagé maintient l’embargo sur tous les produits agricoles Le ministre de l’Agriculture Michel Pagé a annoncé hier à Québec qu’il maintenait de façon stricte l’embargo décrété jeudi sur les produits agricoles destinés à la consommation humaine ou animale.Tant que des résultats probants de tests en cours sur la présence de dioxines et de furanes n’auront pas été obtenus, cet embargo sera maintenu.Selon les indications données hier par le ministre, ces résultats ne pourront probablement pas être obtenus avant mardi ou mercredi prochain.Des tests faits sur des échantillons de lait prélevés le 24 août ont montré hier qu’il n’y avait aucune trace de BPC dans le lait.Ces résultats ne peuvent être probants car si les vaches ont mangé de l’herbe contaminée, il faut compter 24 heures pour que le lait soit contaminé.Ce sont les tests faits sur des prélèvements effectués le 25 août qui pourront être concluants.Il n’y a au Canada que quatre laboratoires qui peuvent réaliser ces tests et il y a engorgement, explique M.Pagé pour justifier les délais dans l’exécution des tests.Au total, plus de 250 prélèvements ont été faits par son ministère.En attendant ces résultats, M.Pagé a demandé aux agriculteurs de garder leurs animaux à l’intérieur et de les nourrir avec des fourages récoltés avant l’incendie de Saint-Basile.Des stocks de lait, de maïs ont été confisqués dans les marchés publics ou chez les producteurs.On a également saisi des produits dans des marchés d’alimentation où des produits avaient pu être exposés à des retombées.La zone qui est l’objet d’un embargo s’étend de Saint-Basile jusqu’au fleuve Saint-Laurent.Elle compte 15 producteurs laitiers, trois producteurs de maïs et des producteurs de champignons et autres produits maraîchers.Tous ces producteurs seront dédommagés si cela s’avère nécessaire, assure le ministre qui fera rapport au Conseil des ministres mercredi.Cela risque de coûter très cher, surtout si les sols sont contaminés, dit-il.Déjà il faudra Photo CP Un employé masqué du ministère de l’Agriculture effectue des prélèvements dans un champ de Saint-Basile, payer pour les 34,000 litres de lait saisis et les 30,000 kg de produits végétaux retenus.BERNARD DESCÛTEAUX QUÉBEC — Le Parti québécois a dénoncé hier le cafouillage gouvernemental dans le désastre écologique de Saint-Basile et demandé au premier ministre Robert Bourassa de créer un « centre de crise » dirigé par un ministre senior doté des pouvoirs nécessaires.« La façon dont le gouvernement gère la crise actuelle est inacceptable », a soutenu hier le député Jean-Pierre Charbonneau.Personne ne sait ce qui arrive et personne n’a de véritable autorité, a-t-il dit en assurant que les citoyens souffrent de l’incertitude qui règne au gouvernement.Que les autorités aient réussi au moment de la catastrophe à faire évacuer rapidement les citoyens dans la zone sinistrée était une chose.Il faut maintenant que les citoyens affectés aient l’information nécessaire sur les mesures à prendre, sur les soins de santé dont ils ont besoin, sur l’aide matérielle et financière qui sera disponible, a-t-il dit.Les citoyens de Saint-Basile se posent de multiples questions.Ils sont en droit d’avoir des réponses précises.Il y a des agriculteurs qui se trouvent privés de revenus et qui ont des paiments à faire.Il y a des gens dont le travail est perturbé, a souligné M.Charbonneau qui est le critique de son parti en matière d’environnement.Depuis le début de cette crise, il y a trop d’intervenants gouvernementaux, croit le PQ qui note que le plus grave est qu’aucun ne semble avoir de véritable autorité.Normalement, le ministre responsable de la Protection civile devrait avoir l’autorité voulue mais celui-ci, Gilles Roche-leau, semble absent du dossier.De toute façon, il ne dispose ni des ressources, ni de l’autorité morale nécessaire, assure-t-on.Le premier ministre Bourassa agir dès maintenant en créant un centre de crise qui relèverait du Con seil exécutif.Le ministre responsable pourrait être la vice-première ministre.Lise Bacon, suggère M.Charbonneau.Celui-ci propose aussi que le premier ministre crée du même coup un fonds spécial pour venir en aide aux victimes.Ce fonds, comme cela avait été fait lors de l’accident de Saint-Jean-Vianney, pourrait être administré par des gens de l’extérieur du gouverne-menl.Trente ans d’isolation pour Three Mile Island?HARRISBURG (AFP) - La société chargée de la centrale nucléaire de Three Mile Island a proposé aux autorités la mise sous cocon pendant 30 ans du réacteur numéro 2, victime d’un grave incident en 1979, selon un communiqué publié par la firme, GPU Nuclear Corp.Environ 99 % du combustible ra-dioactif aura été enlevé en 1989, quand doit prendre fin le programme de nettoyage et de décontaminalion de l’unité no 2, lancé il y a 10 ans pour un coût total d’un milliard de dollars.Les zones qui resteront à décontaminer sont jugées trop dangereuses pour les équipes de nettoyage spécialisées, dans le rapport soumis par GPU Nuclear Corp à l’organisme fédéral de tutelle NRC (Nuclear Regulatory Commission).L’unité no 2 a été fermée depuis qu’une série de défaillances mécaniques et humaines ont entrainé une fonte partielle du coeur du réacteur en mars 1979, provoquant la plus grave défaillance d’une centrale nucléaire occidentale à ce jour.Mettre le réacteur sous cocon pendant 30 ans permettrait une réduction de moitié de la radioactivité émise par le cesium-137 encore présent dans les zones les plus dangereuses.CUIR AVIATION Col de mouton détachable EXXA Militaire 550 PRESIDENT KENNEDY 843-6248 ST-JEAN: 1 PLACE DU MARCH Propos authentiques d’un client «Ne t’inquiète pas, chérie pour ce soir j’ai tout commandé à Anjou Québec» aniou^ULÉBEC La boucherie charcuterie traiteur c'est notre métier 1025 rue Laurier ouest 272-4065 272-4086 Le ministre de l’Environnement, Clifford Lincoln, n’est pas selon M Charbonneau la personne désignée pour diriger un tel centre de coordination gouvernemental.Sa conduite et celle de son ministère à l’égard de la gestion des déchets dangereux ris que trop d’être mise en cause lors de l’enquête du commissaire aux incen dies.Des questions graves se posent à l’endroit du sens des responsabilité du gouvernement libéral, assure le député péquiste.L’existence de ce dépôt de BPC était bien connu puis que le député libéral Gérard Latu lippe en avait fait un des éléments de sa campagne électorale en 1985.Pourtant, les exigences du gouvernement face au propriétaire n’ont pas été resserrées, la preuve étant que rien n’a été fait lorsqu’on a con slalé qu’une clôture de protection n’avait pas été mise en place.On n’a même pas pris la précaution de demander aux policiers de Saint-Basile d’exercer une surveil lance particulière, dit M.Charbon neau.Il assure que les policiers de cette municipalité n’avaient pas été mis en garde du danger particulier que représentait ce dépôt, si ce n’est en termes vagues.Le gouvernement Bourassa pré tend avoir pris le virage écologique mais ce n’est qu’un virage de relations publiques, soutient le député.Il note que, champion des relations pu bliques, le ministre n’a obtenu aucun budget additionnel, n’a pris aucune mesure spécifique de protection pour assurer la surveillance des sites de déchets dangereux.Le meilleur exemple de cela est le fait que M Lincoln a refusé pendant deux ans d’accorder une subvention de $100,(1(10 pour assurer une surveil lance permanente d’un dépôt de pneus usagés dans le village voisin de Saint-Amable.11 y a cinq millions de pneus usagés et si un feu sui ve nait, le désastre serait bien plus grand, dit M Charbonneau qui rappelle que le ministre essayait de le ri diculiser au mois de juin lorsqu’il l’interrogeait à l’Assemblée nationale à ce sujet.11 a fallu une visite du premier ministre pendant l’été pour que le ministre change d’idée Une des responsabilités que devra prendre rapidement le gouvernement sera de trouver une solution pour l’incinération des IUT qui se trouvent au Québec ainsi que des au 1res déchets toxiques.La solution de Senneterre où un incinérateur devait être construit est bloquée par une injonction.Il faut trouver des solid xions de rechange qui garantissent à la fois la sécurité des citoyens et du système écologique Pour cela, le gouvernement ne peut se reposer sur l’entreprise privée, affirme le député.La révolution est proche.AUX ÉDITIONS QUÉBEC/AMÉRIQUE A-4 B Le Devoir, samedi 27 août 1988 '¦¦W'p: ¦ ~i 7" {P ' nan Une nouvelle page d’histoire s’écrit aujourd’hui.Nous vivons présentement un moment historique: l’appel publique à l’épargne portant sur les actions ordinaires d’Air Canada.Si vous souhaitez obtenir un exemplaire du prospectus provisoire ainsi qu’un formulaire d’expression d’intérêt, communiquez avec votre courtier ou encore postez le coupon ci-dessous.Si vous ne possédez pas de compte chez un courtier en valeurs mobilières, vous devrez en ouvrir un et fournir divers renseignements concernant votre situation financière personnelle.I n prospect us proi 'isoire relatif aux titres susmentionnés a été dépose auprès des Commissions des râleurs mobilières, ou autres organismes similaires dans chaque prorince et territoire du Canada.Cette annonce ne constitue pas une offre de rente ni une sollicitation d'offre d'achat.Aucune rente ni aucune acceptation d une offre d'achat de ces titres ne sera faite avant la date du risa du prospectus définitif ou autres autorisations requises accordées par la Commission des râleurs mobilières ou tout autre organisme similaire d 'une prorince ou d 'un territoire.r Veuillez m’envoyer un exemplaire du prospectus provisoire et un formulaire d’expression d’intérêt.M.D Mme n PRÉNOM NOM ADRESSE Mlle ?(MAJUSCULES S.V.P.) VILLE PROVINCE PAYS CODE POSTAL TÉLÉPHONE L I I I I I I LL I I I I I I LL I I I I À DOMICILE _ .LLU AU BUREAU Postez à: Groupe de prise ferme d’Air Canada A l’attention de: RBC Dominion Securities Inc.et Wood Gundy Inc C .P.700 Succursale B Montréal (Québec) H3B9Z9 L LANGUE PRÉFÉRÉE FRANÇAISE ?ANGLAISE ?For service in English, return to: Air Canada Underwriting Group c/o RBC Dominion Securities Inc.& Wood Gundy Inc.T.D.Centre P O.Box 243 Toronto (Ontario) M5K9Z9 POSTE Air Canada Héüééü La rentrée scolaire Les écoles privées gagnent du terrain JEAN-PIERRE PROULX Les écoles privées primaires et secondaires, prévoit le ministère de 1 Education, devraient accueillir la semaine prochaine 1,638 élèves de plus que l’an passé, soit une croissance de 1.2 %.Le réseau public, pourtant 13 fois plus important, n’augmentera que de 1,755 élèves ou 0.2%.En fait, 83,889 élèves fréquenteront cette année les écoles privées contre 82,251 l’an passé.Le réseau public passera, lui, de 1,027,845 à 1,129,600 élèves.Au total, la part du privé grimpe donc de 6.9 % à 7.4 %.Le phénomène s’explique sans doute par l’ouverture de trois nouvelles écoles privées à Val-Morin, à Lafontaine près de Saint-Jérôme, et à Car-tierville.Au secteur public, on prévoit une légère reprise de l’enseignement professionnel avec 26,000 éleves contre 25,153 l’an passé.Ce secteur, comme on sait, est actuellement en pleine réforme pédagogique.Dans le réseau collégial, les dernières prévisions du ministère de l’Enseignement supérieur indiquent une légère augmentation des effectifs du secteur public, soit de 131,646 à 132,636 étudiants, ou 0.8%.Au privé par contre, l’Association des collèges (privés) du Québec prévoit une petite diminution.Le réseau acceuillait 18,800 élèves l’an passé contre 18,300 cette année.À la Conférence des recteurs et principaux et universités du Québec, on estime que 35,000 étudiants sont inscrits à la session d’automne, soit à Dans quelques jours, les enfants reprendront le chemin des écoliers.peu près le même nombre que l’an passé.Au total donc, le réseau d’enseignement, avec ses quelque 1,400,000 écoliers, élèves et étudiants, connaît à toutes fins utiles la croissance zéro.Cela dit, des commissions scolaires aux universités, les administrations se préoccupent toutes, en ce début d’année scolaire, du problème de financement.L’Assemblée nationale devra aussi disposer du projet de loi 107 réformant la Loi sur l'instruction publique.Mais d'abord, patrons et syndiqués des commissions scolaires et des cégeps doivent entamer les négociations en vue du renouvellement des conventions collectives.Compte tenu du déroulement prévisible de cette « épreuve nationale », ce n’est toutefois qu’en 1989-90 que ses effets se feront éventuellement sentir sur la vie des écoles d'autant que la tenue prévisible d’élection provinciale va forcément modifier l'environnement Les étudiants veulent un rôle à jouer dans le développement des pays étrangers ISABELLE FERLAND Réunis en colloque, mercredi, jeudi et hier, une vingtaine d’étudiants canadiens et étrangers ont manifesté leur volonté de pouvoir participer aux projets de développement international de leur université.Ce colloque, organisé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’Institut de développement international et de coopération et l’Université d’Ottawa, accueillait aussi des professeurs, des administrateurs, des agents de liaison internationale et des représentants du secteur privé.Au total, ils étaient 70 participants a élaborer des mécanismes d’intégration des étudiants aux programmes de développement à l’étranger.Constatant que les universités jouent un rôle grandissant dans le développement international, le groupe d’étudiants, provenant de facultés aussi diverses que l’agriculture, la géographie, l’administration, la médecine, l’économie, la politique et le développement international, ont exprimé leur volonté de pouvoir travailler, dès leurs études, pour les projets universitaires.Ils veulent avant tout participer aux travaux de recherche à l’intérieur de leur université.A part certains programmes de l'ACDI d’échanges entre étudiants de pays différents ou de sessions d’études à l’étranger, les étudiants universitaires ne peuvent pas être em- bauchés, au même titre que leurs professeurs, pour les projets de coopération.« Engager des étudiants comporte des avantages incontestables.On forme une bonne main d’oeuvre qui ne coûte pas cher; nous n'avons aucune responsabilités financières et nous faisons preuve d’une grande ouverture d’esprit », expliquait hier Yannick Portebois, étudiante en développement international à l’Université d’Ottawa.Pour être intégrés aux programmes de développement international, les étudiants sont conscients qu'il faut des sous.C’est pourquoi leur prochaine initiative, après le colloque, est de faire du lobbying au près des gouvernements provinciaux et des entreprises privées.Les étudiants espèrent que les professeurs et les représentants du secteur privé, invités au colloque, fassent eux aussi leur part en répandant l’idée de leur projet.Déjà, la présidente de l’ACDI, Mme Margaret Catley Carlson, présente au colloque, a annnoncé qu’elle se montrait intéressée à financer un petit secrétariat, coordonné par les étudiants, qui veillerait aux activités de lobbying et à la mise en place de mécanismes d’intégration des ét u-diantsaux travaux de recherche et de coopération.politique de la négociation.A la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec qui est, avec le M EQ, le partenaire patronal majeur, on se prépare pour l'instant à la consultation des membres.On veut associer cette ronde de négocation à la promotion de l’école publique, offensive amorcée l’an passée que, indique son président, M.Gabriel Légaré, les commissions scolaires vont poursuivre cette année.Pour l’heure, incidemment, les efforts de promotion de l’école publique n’ont pas eu d’effet sur la clientèle puisque le réseau privé croit plus vite que le public.Sur le plan pédagogique, la qualité du français, les services aux élèves en difficultés et la formation professionnelle constituent les trois dossiers majeurs de la Fédération.La Fédération s’inquiète aussi du caractère centralisateur du projet de loi 107 actuellement débattu en commission parlementaire et entend à cet égard défendre vigoureusement les prérogatives des commissions scolaires.La Fédération enfin veut ouvrir le débat sur le pouvoir de taxation des commissions scolaires.Pour le directeur général de la Fédération des cégeps, M.Gaétan Boucher, le renouvellement des conven-tions collectives constitue la première préoccupation.« Sauf que cette fois-ci, précise-t-il, on sent qu’il s’est développé un niveau climat.La morosité est disparue.Enseignants et administrateurs ont le goût de faire quelque chose ensemble ».M.Boucher évoque à cet égard le colloque sur les 20 ans des cégeps auquel les uns et les autres ont apporté leur véritable collaboration.Les débats autour de la tâche des enseignants, croit-il, vont constituer un « enjeu important » de la négociation.Il partage à cet égard la conclusion du récent rapport du comité paritaire sur la tâche des enseignants des collèges.« C’est un fait, dit-il, que la tâche s’est alourdie, mais il reste à trouver les solutions ».Les cégeps, poursuit M.Boucher, se préoccuppent beaucoup du problème de l’arrimage entre les études collégiales et universitaires, aussi bien en ce qui concerne les seuils d'accueil à l’université que le che- MAISONS D’ENSEIGNEMENTS Pour renseignements: Christiane Legault 842-9645 LIRE VOIR COURS de MÉDITATION GUY LAFOND Informations: 661-3743 c I i i c COLLEGE INTERNATIONAL DES LAURENTIDES LAURENTIAN INTERNATIONAL COLLEGE C.PVP.O Box 235 Ste Agathe des Monts Québec, Canada J8C 3A3 APPRENDRE L'ANGLAIS PENDANT UNE ANNÉE EXCEPTIONNELLE ET INOUBLIABLE Le CIL offre à des étudiants âgés de 16 à 18 ans, la possibilité d'apprendre l’Anglais avec des jeunes étudiants d'Angleterre.Le CIL est un pensionnat mixte, situé depuis 25 ans à Ste-Agathe des Monts au coeur des Laurentides * Petit collège, ressemblant à une famille — 20 étudiants maximum — 5 professeurs * Cours en Anglais stimulants amenant à l'obtention d'un Certificat d'étude Anglais correspondant au Secondaire V * Cours d'art intensifs suscitant la créativité * Participation à des séminaires et tutorat — sur les événements du monde — comment structurer une recherche * Professeurs d’expériences venant d'Angleterre, compétant pour enseigner l'anglais comme langue seconde * Programme récréatif dynamique incluant ski alpin, ski de randonnée, rafting, canot camping et survie en hiver.* Le tour de l'Amérique du Nord en 4 semaines permet la découverte d'aspect géographique, historique et culturel en compagnie d'européens amenant des confrontations culturelles exceptionnelles Pour plus d'informations contacter le collège Tél.: (819) 326-3347 ÉCOUTER.Cisf -fie* U* ! AVEC LE GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL COURS D’AUTOMNE • À MONTRÉAL: 12.9 — 22.12.1988 INFO: 514/499-0920 • A OTTAWA: 6.9.— 15.12.1988 INFO: 613/235-5124 GOETHE- 0 O INSTITUT ^0 MONTRÉAL 418, rue Sherbrooke est, Montréal, Qc, H2L 1J6 UNIVERSITE LAVAL Direction générale des programmes de premier cycle LES COURS DE L'ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Une occasion unique d’élargir le champ de ses connaissances et d’acquérir des crédits universitaires tout en demeurant chez soi AUTOMNE 1988 les cours offerts seront: • SOC-16990 - Familles et sociétés (De tamllle en familles) (3 cr.) Protesseures: Mme Colette Carisse et Mme Andrée Fortin Coût d'inscription: 100S • THL-17002 - Lecture du Nouveau Testament (3 cr.) Professeur: M Pierre-René Côté Coût d'inscription: 100S • THL-13246 "Histoire de la littérature biblique" (3 cr.) Professeur: M Jean-Claude Filteau Coût d'inscription: 100$ • CAT-16839 - Intervention en enseignement moral et religieux catholique au primaire (3 cr.) Professeure: Mme Lisette Montmmy-Brodeur Coût d'inscription: 100$ • HST-10636 - Naissance du monde occidental (3 cr.) (Origines de l'Occident) Professeur: M André Ségal Coût d’inscription: 100$ • MED-11535 - Santé et sécurité au travail (3 cr.) Professeurs: Équipe de professeurs Coût d'inscription: 100$ • PPG-11955 - Psychologie de l'apprentissage (3 cr.) Professeur: M Louis Dubé Coût d'inscription: 100$ DÉBUT DES COURS: semaine du 11 septembre 1988 Possibilité de s'inscrire à titre d'étudiant libre (pour les personnes qui désirent acquérir des crédits universitaires) ou d'auditeur (pour les personnes qui ne désirent pas acquérir de crédits universitaires).Les personnes intéressées par un ou plusieurs de ces cours et qui désirent recevoir les documents d'information sont priées de communiquer avant le 20 septembre 1988 à: ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ Bureau 342 Pavillon Félix-Antoine-Savard Université Laval, Québec G1K 7P4 Tél.: (418) 656-7883 (à frais virés) Le Devoir, samedi 27 août 1 988 ¦ A-5 minement des étudiants.Il est impossible, dit-il, dans l’état actuel des choses de savoir ce qui arrive des diplômés des collèges une fois â l’université.Or la concertation est difficile entre les deux réseaux, compte tenu de l’autonomie des universités.On veut donc entamer des discussions avec la CRKPUQ pour tenter de faire avancer ce dossier.L’arrimage avec le secondaire est tout aussi difficile, poursuit M.Boucher.Il évoque à cet égard le problème des préalables, notamment les fameux cours optionnels en mathématiques exigés maintenant pour la très grande majorité des options professionnelles.« Il y a de ce côté, des efforts extrêmement importants à faire».Au sein même du réseau collégial, le problème le plus important, pour-suit-il, est celui de cheminement des étudiants.« Nous perdons 35 % de nos étudiants à la suite des éehecs scolaires ».La Fédération des cégeps veulent donc mettre en place des mesures concrètes, notamment au plan de l’encadrement, pour aider les élèves.On étudie aussi une proposition du Service général des admissions de Montréal (le SRAM ) de créer une propédeutique pour aider ceux qui ont besoin de consolider les matières de base.Dans le domaine de l’enseignement professionnel, les cégeps se préoccupent aussi du dédoublement des programmes avec le niveau secondaire.Enfin, le réseau collégial travaillera à une nouvelle méthode d’allocation des ressources, ce qui ne va pas manquer de soulever quelques inquiétudes puisque, dit M.Boucher, « il va y avoir des gagnants et des perdants ».A la CREPUQ, explique d’autre part son directeur général, M.Ri chard Pérusse, la nouvelle formule de financement des universités promis pour 1989-90 constitue le premier dossier.Dans la même veine, il sera aussi beaucoup question des frais de scolarité et des inveslissments immobiliers dont ont grand besoin les universités pour renouveler leurs équipements scientifiques de plus en plus désuets.Le réseau universitaire devra aussi présenter d’ici la fin septembre ses lettres d’intention au gouvernement fédéral sur les centres ou les réseaux d’excellence dans lequel veut investir Ottawa.De même, les universités veulent améliorer leurs relations avec l’industrie.On cherche actuellement à développer des modèles de contrats pour sauvegarder les droits des uns et des autres.Enfin, conclut M.Pérusse, les universités attendent avec intérêt un rapport d’étude sur la tâche des professeurs, rapport, dit-il, qui « devrait permettre de sortir des légendes».Quant aux priorités du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M.Claude Ryan, ce n’est que le 6 septembre qu’on les connaîtra.La Charte de la langue française a onze ans Le MQF se lance dans une nouvelle charge contre C-72 ISABELLE PARÉ Pour tristement souligner le onzième anniversaire de la Charte de la langue française, adoptée le 26 août 1977, le Mouvement Québec Français a lancé hier une nouvelle charge contre la lot fédérale C-72 sur les langues officielles et réclamé de Québec une action vigoureuse en faveur de la loi 101.("est d’une voix unanime hier que les membres du Mouvement Québec Français!MQF) ont réclamé du gouvernement provincial un large débat public sur la loi 101 avant que le premier mi nistre Bourassa ne signe toute entente linguistique avec le secrétaire d’État Lucien Bouchard.Les ' *a- les syi,u.vu.v., v.v-.i.,.,iUluje, Fernand Baoust et Lorraine Pagé, et les représentants de la Société Saint .1 ean-Baptiste, de l’Association des professeurs de français, du Mouvement national des Québécois et de l’Union des écrivains, l’Union des artistes et de l’Union des producteurs agricoles étaient présents pour appuyer les revendications du président du MQF, M.Guy Boni lui lier.« La loi C-72 présente une menace pour la francisation du Québec, c’est pourquoi, en ce onzième anniversaire de la Charte, nous en appelons â la riposte », a lancé M.Bouthillier qui réclame du ministre Bourrassa l’inclusion de cinq principes dans un éventuel accord-cadre entre Québec et Ottawa.Selon le vrait ; MQF, l’accord de ¦ reconnaître le français comme langue officielle au Québec; ¦ reconnaître que seul le français est menacé au Canada ; ¦ reconnaître Québec comme le seul maître d’oeuvre de la politique linguistique sur son terri toire ; ¦ établir que les efforts entrepris en matière linguistique par les gouvernements ont pour fin principale la francisation du Québec ; ¦ faire du Québec le seul garant de la sécurité linguistique des minorités sur son territoire.« Seule la réunion de ces conditions permettra de créer le rapport de force nécessaire pour faire comprendre â tous qu’il y a à Québec, un gouvernement décidé â défendre et à soutenir la loi 101.» Le chef de l'opposition, Jacques Parizeau, qui mène depuis le début de l'été une bataille acharnée contre le projet de « bi.linguisition » du fédéral, avait (tuant â lut déjà réclamé au début du mois que la loi C-72, adoptée le 7 juillet dernier par les Communes, soil analysée par une commission parlementaire.Par ailleurs, la Conférence nationale des 14 Société nationales et des Sociétés Saint Jean Baptiste régionales affiliés au Mouvement national des Québé-cois( MNQ) qui s’est tenue à Jo-liette la semaine dernière a adopté des résolutions de même objectif.À cette conférence, le Mouvement National des Québécois a résolu d'entreprendre une vaste campagne d’appui à la loi 101 à l’échelle de la province au terme de laquelle municipalités, M RC et organisations syndicales, sociales et commerciales seront invités à adopter des résolutions appuyant l’application et la restauration de la loi 101.Déjà entamée dans la région de l’amiante, des Hautes Laurentides et dans l’Out nouais, la campagne a reçu jusqu’ici l’appui formel de 300 organismes, par voie de résolution au sein de conseils municipaux, d’exécutif ou de conseils d’administration.Selon le président du MNQ, M.Rolland Chaussé, le taux de réponse obtenu à ce jour est étonnant car l’appui demandé aux organismes est formel.« 11 ne s’agit pas de pétition mais bien de résolutions dûment adoptées par ces instances, appuyant la promotion du français et l’application de la loi 101 », a-t-il souligné.Les résultats de cette campagne seront dévoilés en novembre prochain lors du congrès national de ces associations.S»5?La révolution est là! AUX ÉDITIONS QUÉBEC/AMÉRIQUE ^ A-6 M Le Devoir, samedi 27 août 1988 Morgentaler se défend de faire de la surfacturation RENÉE ROWAN Le Dr Henry Morgentaler est catégorique : les médecins qui pratiquent des avortements en clinique privée ne font pas de surfacturation.C’est une « prétention malhonnête », dit-il.
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