Le devoir, 21 avril 1988, Page(s) complémentaire(s)
/ 80 jns d experience J voire service VENTURA et PAGEMAKER.La MICRO-ÊDITION à votre portée.Pour renseignements, appelez Vol.LXXIX — No 92 ?Possibilité de neige fondante Max 8 Demain: ciel variable.Détail page 22.Montréal, jeudi 21 avril 1988 extérieur de Montreal métropolitain SO cents p /•.prkiTO Côte-Nora Gaspésie.Nouveau Brunswick 60cepts, Toronto 80 cents jU UlIN I D Le français se meurt partout, sauf au Québec ISABELLE PARÉ Mors du Québec, l’assimilation des francophones se poursuit, l’usage du français étant en perte de vitesse presque partout au pays.Au Québec, toutefois, le français gagne du terrain et l’usage de l’anglais régresse, même si 70 % des immigrants choisissent toujours de parler la langue de Shakespeare à la maison.Tels sont les faits saillants des derniers chiffres diffusés hier par Statistique Canada pour le recensement de 1986 sur la lan- gue d’usage des Canadiens.Les données révèlent en effet que le français connaît une mort lente hors Québec, la proportion de personnes parlant le français à la maison dans l'ensemble du pays étant passée de 25.7 % en 1974à 24%en 1981.Plusencore, même si 5 % de la population hors Québec a comme langue maternelle le français, seulement 3.6% déclarait parler le français à la maison.Si cette assimilation touche moins le Nouveau-Brunswick, où 31 % de la population est francophone, elle Voir page 12 : Français Selon les données du recensement de 1986 L’économie va bien mais les Canadiens s’appauvrissent ¦ En 15 ans, le revenu familial québécois a dégringolé au 8e rang Seuls le 3e âge et les couples à deux revenus s’en tirent mieux MANON CORNELLIER OTTAWA — Malgré la reprise économique, le revenu moyen réel des familles canadiennes est inférieur à ce qu’il était en 1980 et la proportion de la population qui vit sous le seuil de pauvreté a augmenté.Seulement les personnes âgées et les familles ayant deux revenus ont réussi à améliorer leur situation.De plus, depuis 1970, le Québec se classe de moins en moins bien en terme de revenu familial moyen.C’est ce qu’a révélé hier Statistique Canada, alors qu’il rendait publiques les dernières données du recensement de 1986 concernant le revenu, l’immigration, la langue et le logement.Ainsi le revenu familial moyen au Québec est passé du cinquième rang à l’échelle nationale en 1970, au sep- tième rang en 1980 et finalement au huitième rang en 1985.11 s’élevait alors à $ 34,582.L’Ontario est arrivé au premier rang, suivi de l’Alberta et du Yukon.Seulement les couples avec deux revenus ont réussi à maintenir leur situation.Les familles comptant deux parents mais n’ayant qu’un seul revenu ont subi une chute de revenu de 4 % tandis que celui des familles monoparentales a été érodé de 3 %.Il faut noter que chez ces dernières, celles étant dirigées par des hommes ont vu leurs revenus glisser de 6 %.Statistique Canada note cependant que la situation tend â se stabiliser depuis 1985 et laisse croire à une amélioration possible.Mais cette baisse du niveau de revenu réel a en-traîné une augmentation de la proportion de personnes ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté.Voir page 12 : Economie Le français parlé par les jeunes Radio-Canada dit non à une publicité où figure Bourgault NATHALIE PETROWSKI Après avoir refusé de diffuser toute publicité sur les condoms et attiré les foudres des esprits plus progressistes, Radio-Canada récidivé en re- Plerre Bourgault fusant cette fois une publicité sur la langue parlée par les jeunes.La capsule intitulée Hommage à la langue, conçue par l’agence « Communications bleu blanc rouge » pour la CEQ, a été réalisée par le cinéaste Jean-Claude Lauzon et met en vedette un orateur flamboyant : Pierre Bourgault.La publicité est présentement diffusée sur les trois autres réseaux français et fait suite à une première « pub » intitulée Hommage à la vie qui mettait en vedette Fernand Séguin.Radio-Canada a diffusé la première publicité campant un Fernand Séguin vieilli, malade mais souriant, sans faire d’histoires.C’est avec la livraison de la deuxième que les problèmes ont commencé.Radio-Canada a en effet jugé inacceptable ce deuxième volet interprété par Pierre Bourgault qui, avec la vigueur verbale qu’on lui connaît, s’adresse directement à la caméra et lui livre un message de 60 secondes dans lequel il se porte à la défense de la langue parlée par les jeunes.« Y a encore plein de gens qui continuent à dire que les jeunes parlent mal au Québec.Or moi, je pense à peu près exactement le contraire ».Répétant le mot « langue » quatre Voir page 12 : Bourgault Ç' ht La contestation de la loi 101 Les $34,000 ont été versés à Alliance Québec Photo AP Enfin libres ! Les otages du Boeing 747 des lignes aériennes du Koweit quittent enfin ce qui a été leur lieu de détention pendant 16 jours, tôt hier matin, à l'aéroport d’Alger.Informations page 5 BERNARD DESCOTEAUX QUÉBEC - Les $ 34,000 versés par le gouvernement Bourassa à des avocats qui ont contesté en Cour suprême les dispositions de la loi 101 sur l’affichage commercial l’automne dernier sont allés non pas aux justiciables mis en cause mais au groupe Alliance Québec.Un porte-parole de ce groupe de pression anglophone, Geoff Kelley, a apporté cette précision hier, jetant un éclairage différent sur le paiement de tels honoraires par Québec que, de son côté, le ministre de la Justice du Québec, M.Herbert Marx, avait de la difficulté à expliquer et justifier à ses collègues de l’Assemblée nationale.Alliance Québec a décidé dès 1983 de prendre à sa charge la défense des commerçants anglophones de Montréal qui étaient poursuivis pour avoir affiché en anglais, a expliqué M.Kelley.Alliance Québec a organisé la défense des cinq commerçants qui faisaient alors l’objet de poursuites, a engagé des avocats et a payé tous les frais, a-t-il dit.D’aucune manière, les $ 34,000 payés aux avocats de Chaussures Brown’s, le principal intimé dans À moins d’un coup de barre radical du gouvernement et des universités Le Québec va manquer de médecins spécialistes RENÉE ROWAN D’ici 1990, le nombre de médecins au Québec aura crû sept fois et demi plus rapidement que la population, mais on manquera toute de même de spécialistes, estime la Corporation professionnelle des médecins du Québec qui n’hésite pas à sonner l’alarme.« Si la situation des médecins omnipraticiens en terme d’effectifs est bonne, celle des spécialistes est à peine tolérable maintenant, et inquiétante pour l’avenir, à moins d’un coup de barre des autorités gouvernementales et universitaires pour corriger la situation, il y aura pénurie de spécialistes au Québec dans les prochaines années », a déclaré hier le président de la Corporation.Le Dr Augustin Roy rendait publics les résultats d’une étude biennale — la huitième du genre — réalisée par le Groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS) à la demande de la Corporation sur les effectifs médicaux au Québec (situation de 1972 à 1986 et projections pour 1990.Pour la première fois au Québec depuis les années 50, il y avait, en 1986, autant d’omnipraticiens que de spécialistes, soit 6,377 par rapport à 6,361.Cet équilibre s’explique par une croissance presque deux fois plus rapide des effectifs d’omnipraticiens que des spécialistes depuis 1972.Cependant, met en relief l’étude, le rythme de croissance de l’ensemble des effectifs a ralenti de moitié depuis le début des années 1970.« Si l’on considère que la baisse du nombre des admissions dans les facultés de médecine depuis quelques années va accentuer cette tendance et, qu’à l’heure actuelle, 20% des spécialistes ont plus de 60 ans — donc quitteront leur pratique d’ici quelques années — doit-on se réjouir ou plutôt s’inquiéter de cette réduction de la croissance en songeant à ses effets d’ici 10 ou 15 ans », demande le Dr Roy.La Corporation professionnelle des médecins du Québec estime Voir page 12 : Spécialistes La guerre des pêches se glisse entre Mitterrand et Bouchard Un dernier tête-à-tête orageux JEAN-PAUL BURY PARIS (PC) — L’ancien ambassadeur du Canada en France, M.Lucien Bouchard, s’apprête à quitter Paris en affrontant un véritable vent de tempête, soulevé par l’affaire du Croix de Lorraine.L’audience d’adieu que le président François Mitterrand a accordée hier matin au nouveau secrétaire d’État tenait plus en effet d’une convocation, même si elle avait été fixée bien avant l’incident, que de la simple invitation protocolaire.Lucien Bouchard n’avait d’ailleurs pas encore achevé son entrevue en tête-à-tête de vingt minutes avec le président français que les services du palais de l’Élysée diffusaient une nouvelle note très sèche, indiquant que M.François Mitterrand avait demandé à l’ancien ambassadeur de « transmettre à son gouvernement de vives représentations pour l’inamicale et inacceptable situation faite aux pêcheurs de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Malo et de Bordeaux ».Et pour faire bon poids, le communiqué estimait que la récente détention à Terre-Neuve de pêcheurs et d’élus de l’archipel français contrevenait « au droit et aux conventions passées entre les deux pays ».En l’absence de la moindre dé- Volr page 12 : Orageux Lucien Bouchard François Mitterrand cette cause avec le fleuriste McKenna, ne sont allés à cette entreprise, a précisé M.Kelley.Cela a été confirmé par M Morton Brownstein, le président de Chaussures Brown’s.Les explications données mardi et hier par le ministre Marx, lorsque cette affaire a été soulevée par le Parti québécois, laissaient croire qu’il s’agissait de rembourser des justiciables mis en cause.Jamais, il n’a précisé qu’Alliance Québec était en cause et qu’au surplus ce groupe de pression avait par ailleurs bénéficié de subventions fédérales pour entreprendre cette contestation.I .es explications apportées par Alliance Québec sont simples et précises.Les frais entraînés par cette Voir page 12 : Alliance Québec AUJOURD’HUI LE CANADIEN PERD LE MATCH ET RICHER Les Bruins remportent un gain de 4-3 sur le Canadien, qui devra poursuivre les séries sans Stéphane Richer, blessé.Page 24 MICHEL PLATINI AVEC LE SUPRA ! Le Supra de Montréal, la nouvelle concession de soccer professionnel, annonce la nomination de Michel Platini au poste d’ambassadeur de l’équipe.Page 24 Jean Gascon est décédé Le comédien Jean Gascon est mort, hier soir, à l’âge de 68 ans, d’une attaque cardiaque.Monsieur Gascon se trouvait à Stratford, en Ontario, où il travaillait à la mise en scène de la comédie musicale My fair Lady.Le comédien, qui laisse dans le deuil ses quatre enfants, avait souffert récemment d’un infarctus, dont il s’était cependant remis.Il était né à Montréal, en 1921.C’est lui qui avait fondé, en 1951, le Théâtre du Nouveau monde avec des comédiens comme Jean-Louis Roux, Guy Hoffman et Georges Groulx, théâtre qui produisit durant une quinzaine d’années un feu roulant de succès.Au début des années 60, Jean Gascon mit également sur pied l’Ecole nationale de Théâtre et fut, de 1968 à Voir page 12 : Jean Gascon Colloque organisé par L’AGORA avec le parrainage : de la Commission scolaire du Sault-St-Louls, du Cégep de Sainte-Foy, de la Commission des écoles catholiques de Montréal, de l’Association des collèges du Québec (collèges privés), de l’Association des MBA du Québec, du Centre éducatif et culturel.Avec l’appui du Mouvement pour l’enseignement privé.Éducation: !e temps des solutions Colloque au Centre d’Arts Orford, 29,30 avril, 1er mai 1988 Ouverture: Allan Bloom, auteur de L'âme désarmée, Éditions Guérin.(Il parlera en français) Solution A: une école enrichie pour tous, l’école Louis-Riel de la C.E.C.M; Émile Robichaud, directeur et dix adjoints ou chefs de département de l’école.Solution B: Un beau défi pour les plus forts, l’éducation internationale; Gérard Renaud (Suisse), Robert Belle Isle; Louise Chené, du Cégep de Ste-Foy, Robert Goyer, du Collège St-Louis, Maurice Hébert, du Collège Jean-de-Brébeuf, Alphonse Pundzius, de la C.S.de Chambly.Aussi au programme: Hommage à Frédérick Back, et propos de ce dernier sur l'éducation.Les routes du savoir (voir l’Actualité d’avril): Jacques Dufresne et Jean Blouin.Renseignements, programmes détaillés, kiosques: 819-838-4262 Inscription: 225 $ 1 journée: 100 $, Vendredi 75 $ L’Agora R.R.3, Ayer's Cliff, JOB 1C0 Les cahiers de l’Agora Santé, éducation, écologie Le numéro 2, lié au colloque sur l’éducation, vient de paraître.Abonnement (3 numéros) 20 $, institutions 30 $, 1 exemplaire, 8 $ Disponibles seulement chez l’éditeur. 12 ¦ Le Devoir, jeudi 21 avril 1988 Le champ de tir aérien du Lac Saint-Jean Rémillard renvoie la balle à Bédard LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, M.Gil Rémillard, à renvoyé la balle à Me Marc-André Bédard, responsable de la commission d’évaluation du projet de champ de tir aérien au Lac Saint-Jean, en lui laissant toute latitude pour poursuivre la consultation publique en cours sur ce projet de la Défense nationale.Mardi, la Coalition contre le champ de tir demandait à Québec de modifier le mandat de la commission, présidée par l’ancien ministre québécois de la Justice, parce que SUITES DE LA PREMIÈRE RAGE 4 Alliance Québec t cause étant énormes, on a tout simplement tenté d’obtenir l’aide des gouvernements.Cette aide fut d’abord fournie par le gouvernement fédéral selon un programme spécial pour les contestations intentées par des citoyens en vertu des nouvelles dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés.Les subventions alors obtenues ont permis de défrayer presque entièrement la cause devant la Cour supérieure, , puis devant la Cour d'appel.Lorsque le gouvernement québécois fit connaître-sa décision de porter cette cause jusque devant la Cour suprême, les avocats d’Alliance Québec, Mes Harvey Yarosky et Allan Hilton, ont informé les avocats du gouvernement québécois qu’ils demanderaient au tribunal de faire assumer les frais judiciaires par le gouvernement.C’est alors que le sous-ministre associé de la Justice, Mme Jean-K.Samson, a proposé le rêmboursement des honoraires des deux avocats au taux horaire de $ 100 l’heure.Cette proposition fut acceptée, mais comme cela ne couvrait pas tous les frais on demanda au gouvernement fédéral de compléter.On attend encore une réponse a ce sujet.Pour le Parti québécois, la décision prise par le ministère de la Justice du Québec est indéfendable.Le chef parlementaire de ce parti, M.Guy Chevrette, notait hier qu'on ne peut laisser te gouvernement financer ceux qui veulent détruire la loi 101.Son collègue Claude Filion ajoutait qu’un tel processus devrait conduire le gouvernement à financer tous ceux qui veulent contester des lois adoptées par l’Assemblée nationale.Selon le ministre de la Justice, cette décision se défend.Il arrive souvent que la Cour suprême ordonne pour des motifs d’intérêt public que le gouvernement prenne à sa charge les frais judiciaires entraînés par une cause devant le plus haut tribunal et qu’il s’agit d’établir une cause-type.Les avocats du gouvernement, pour éviter le risque de se voir imposer une ordonance dont il n’aurait pu négocier les conditions financières, a préféré négocier, a-t-il dit.M.Marx n'a pu toutefois citer hier les nombreux cas de jurisprudence qu’il avait évoqués mardi pour justi fier cette décision.11 n’avait en fait à soumettre que deux cas où une entente était intervenue préalablement à un jugement de la Cour suprême.Dans les deux cas, il s’agissait de petits justiciables, soit un employé occasionnel du gouvernement qui, au point de départ, réclamait $ 161 de son employeur, et un Indien à qui le gouvernement réclamait des impôts.La décision s’est prise en conformité avec la pratique du ministère, a-t-il répété à plusieurs reprises, se réfugiant derrière les fonctionnaires qui, a-t-il assuré, ont toute la latitude nécessaire dans de tels cas.Il a cependant refusé de dire si ses fonctionnaires l’avaient consulté avant de prendre une telle décision.Interrogé à une dizaine de reprises, il a toujours fait une réponse vague que l’opposition a interprétée comme une confirmation qu'il avait pris part à cette décision de rembourser les avocats d’Alliance Québec.Cette décision du ministère de la Justice qui a occupé pour une deuxième journée presque tout le temps de la période des questions n’a pas les militaires avaient soudainement amplifié leur projet, faisant notamment passer son budget de $ 1 million à $11.2 millions.Dans une lettre adressée à la Coalition hier, M.Rémillard écrit : « Il ne nous apparaît pas que la nature du projet fédéral ait été modifiée en regard des informations divulguées par le promoteur quant aux coûts estimés pour l'aménagement du champ de tir.Si ces nouvelles données appportent plus de précisions sur le devis d'amenagement, notamment à l’infrastructure et aux équipements et services, elles ne modifient pas la nature des activités projetées sur le champ de tir, lesquelles été sans soulever certains remous en dehors de l’Assemblée nationale.Tandis que le NPD-Québec parlait de « libertinage juridique », le Barreau du Québec faisait savoir qu’il allait s’interroger sur l’à-propos d’une telle décision.Au point de vue déontologique, il faut se demander s’il est normal que dans une cause les avocats des deux parties soient payés par la même personne ou le même organisme.Une déclaration doit être faite à ce sujet aujourd’hui.4 Spécialistes « qu’une contention trop serrée des effectifs de spécialistes peut créer des tensions et même provoquer des pénuries qui ne pourraient être corrigées, faute d’une marge de manoeuvre suffisante, avant une dizaine d’années, le temps qu'il faut pour former une nouvelle relève».Le ratio population/médecin s’est amélioré dans toutes les régions, et ce sont les régions les plus défavorisées qui, en général, ont connu la plus forte amélioration.Cependant, la répartition des spécialistes demeure déficiente dans plusieurs régions du Québec.La Côte-Nord est la région la plus favorisée en ce qui concerne les omnipraticiens alors que la région de Montréal demeure la plus avantagée en termes de spécialistes.Seulement sept spécialités sur 32 ( anesthésie-réanimation, chirurgie générale, chirurgie orthopédique, pédiatrie, psychiatrie, radiologie diagnostique et santé communautaire) sont présentes dans toutes les régions, exception faite du Nouveau-Québec.Plusieurs spécialités sont absentes ou sous-représentées dans plusieurs régions, comme c’est le cas, entre autres, de l’obstétrique-gy-nécologie.L'étude réalisée par André-Pierre Contandriopoulos, Marc-André Fournier et Henriette Bilodeau, montre que 15 % des nouveaux omnipraticiens et près de 5 % des nouveaux spécialistes débutent en région éloignée pour desservir une population représentant 7 % de la population du Québec.Toutefois plus de la moitié des jeunes médecins quittent la région éloignée avant un terme de quatre ans.Dans ce contexte, remarque la Corporation, la mobilité des médecins et de la population joue un rôle important dans l’amélioration de l’accessibilité aux services médicaux pour la population des régions éloignées, diminuant ainsi les disparités régionales et les rendant moins aiguës.Ainsi, la population de la Côte-Nord va chercher près des deux tiers de tous les services de spécialistes qu’elle utilise dans une autre région et par différentes formules.Les régions éloignées ne sont toutefois pas les seules à souffrir de l’accessibilité difficile aux services médicaux, montre l’étude du GRIS : la population des régions de Laurenti-des-Lanaudière et de la Montérégie vont chercher 50 % des services spécialisés à l'extérieur, presque exclusivement à Montréal.« Pourtant, lorsque dans les études du gouvernement, on parle de la « grande région de Montréal » (06A, 06B, 06C), on la qualifie de relativement autonome », note le Dr Roy.La Corporation estime qu'il devrait y avoir une étude particulière sur la question pour mieux comprendre le phénomène d’interrelations et d’interdépendance en terme de mobilité des patients et des médecins de ces régions.Un plus de mettre en évidence les grandes tendances qui caractérisent la main-d’oeuvre médicale — le vieillissement de la main-d'oeuvre médicale, plus particulièrement chez les spécialistes; l’accroissement du nombre de femmes-médecins dont un quart d’entre elles travaillent à temps partiel; la réduction du nom- constituent l’objet même de la consultation en cours».Le ministre des Affaire intergouvemementales canadiennes indique par conséquent que Québec ne saurait « modifier le processus de consultation en cours ou l’échéancier déjà arrêté par le comité » chargé de la consultation.La porte-parole du ministre, Mme Suzanne Levesque, devait pour sa part déclarer hier au DEVOIR que « l’ampleur du projet a peut-être été changée, oui.» « Mais, ajoute-t-elle, si le comité présidé par Me Bédard en vient à conclure qu’il y a dénaturation du projet initial, il lui appartient de nous bre d’heures travaillées; les changements de comportement face à leur qualité de vie — cette analyse sert aussi de référence aux efforts de planification et de rationalisation de la main-d’oeuvre médicale.L’étude apparaît à ce moment-ci d’autant plus importante que le ministère de la Santé et des Services sociaux est impatient d’agir dans le dossier de la planification des effectifs médicaux.Le cadre de référence, construit par le MSSS, voit la solution du problème de la répartition géographique des effectifs dans la réduction de 269 postes de spécialistes dans la région de Montréal.C’est à la lumière de cette étude et d’études complémentaires entreprises récemment et dont les résultats doivent être disponibles à l’automne que se prendront des décisions sur le nombre d’admissions dans les quatre facultés de médecine du Québec, sur le nombre de postes de formation en spécialité, sur l’intégration des médecins diplômés hors Québec et sur la mobilité interprovinciale des médecins.4 Economie Cette proportion a augmenté de 1.3 % (passant de 15.7 % en 1980 à 17 % en 1985), particulièrement chez les jeunes et les enfants.Seules les personnes de plus de 65 ans ont connu la tendance inverse.Les jeunes ravissent aux personnes âgées le triste titre de groupe comptant la plus forte proportion de membres vivant dans un milieu à faible revenu.En 1985,18 % des personnes de plus de 65 ans étaient pauvres comparativement à 23.9 % en 1980 tandis que 20.1 % des jeunes ont de faibles revenus comparativement à 16.6% en 1980.Cette augmentation chez les jeunes entre 15 et 24 ans a une conséquence particulière, car c’est dans ce groupe qu’on retrouve le plus de jeunes parents.Par ricochet, il y a davantage d’enfants pauvres.Ainsi,plus de 21 % des enfants de moins de 6 ans vivaient dans la pauvreté en 1985 (18.9 % en 1980).Près de 20 % des enfants entre 6 et 14 ans étaient dans la même situation comparativement à moins de 18% en 1980.L’amélioration de la situation économique des personnes âgées est par contre remarquable quand on sait que leur nombre a augmenté d’environ 15 %, mais la proportion de celles vivant dans la pauvreté a chuté de 14%.La situation des femmes âgées seules s’est aussi améliorée mais reste dramatique avec plus de 45 % d’entre elles ayant un faible revenu (près de 60% en 1980).Mais à part les personnes âgées, tous les groupes ont connu un glissement vers la pauvreté, les personnes seules et les familles monoparentales étant encore ceux comptant la plus grande proportion de gens pauvres.Dans les deux cas, la proportion de femmes est plus élevée, mais c’est la situation des hommes qui s’est le plus détériorée, surtout pour ceux qui vivent seuls.Quant à ceux travaillant à temps partiel ou seulement une partie de l’année, leur revenu moyen a diminué de 13 % comparativement à 9 % pour l’ensemble des personnes oeuvrant dans ces conditions.Ceci ne signifie pas pour autant que la situation des femmes est supérieure à celle des hommes.L’écart entre les salaires, même s’il se rétrécit, reste important (34.5 %).Mais il tend à être plus petit chez les jeunes.Quant aux femmes célibataires de plus de 55 ans, elles touchent un revenu d’emploi moyen supérieur à leurs vis-à-vis masculins.Par contre, la différence est particulièrement grande (39.8 %) au sein des dix professions les mieux rémunérées.Dans ce cas, le salaire moyen des hommes est de $ 63,909 et celui des femmes de $ 38,493.En matière d’immigration, l’agence fédérale attaque directement le mythe qui veut que la proportion d’immigrants au Canada atteint présentement des sommets inégalés.Cette idée, que même le gouvernement tend à entretenir, est totalement fausse.La proportion d’immigrants était de 15.6 % en 1986, soit une proportion presque inchangée depuis 1951 alors qu’elle se situait à 14.7 %.En fait, c’est en 1921 que la proportion a été la plus grande, soit 23%.Le Québec vient au sixième rang pour la proportion de sa population composée d’immigrants avec un maigre 8.2 %.L'Ontario vient en première place avec 23.1 %, suivie de la Colombie-Britannique (22.1 %), de l’Alberta (15.8%), du Manitoba (13.6%) et du Yukon (11.5%).De plus, la composition de la population immigrante a changé rapidement depuis 1970.La part de nouveaux arrivants venant d’Europe a constamment diminué depuis 1961.Entre 1980 et 1985, ce sont les Asiatiques qui ont remporté la palme avec une proportion de 43%.Les immigrants préfèrent s’instal- en informer dans son rapport ».En somme, le comité demeure maître du jeu.La Coalition n’avait pas demandé au comité Bédard d’arrêter ses travaux mais simplement de consacrer une période d’audience additionnelle à l’examen du projet amplifié des militaires de Bagotville.Certains membres de la coalition n’écartaient pas la possibilité de boycotter désormais les travaux du comité.Quant aux membres du comité présidé par Me Bédard, ils se sont réunis hier soir au Lac Saint-Jean pour faire le point sur ce développement imprévu du dossier.1er dans les grands centres urbains, soit Toronto, Montréal et Vancouver.La moitié d’entre eux y vivent contrairement à moins du tiers de la population canadienne.Au Québec, c’est 87 % des immigrants qui demeurent à Montréal.4 Bourgault fois, le mot « français », trois fois, M.Bourgault tranche en déclarant : « Et ce que les jeunes ont compris, c’est que la parole, c’est d’abord et avant tout, et surtout peut-être, l’instrument privilégié de la liberté».Dans la lettre de refus de Radio-Canada, Chantal Larue, le chef du code publicitaire, prétend que la question du français parlé par les jeunes est fortement discutée à l’heure actuelle et que Radio-Canada en traite fréquemment dans ses émissions d’informations.Après cette première mise en garde, le chef du code publicitaire, tombe dans les généralités de la politique de la société d’État.Depuis toujours, paraîtrait-il, Radio-Canada a pour politique de refuser de vendre du temps d’antenne pour défendre un point de vue ou des intérêts spécifiques.C’est le cas, par exemple, des compagnies de tabac qui voudraient suggérer une ligne de conduite aux gouvernements sur l’usage de la cigarette, ou des sociétés manufacturières à l’égard du contrôle de la pollution, ou des « parties » syndicale et patronale dans le cas d'un conflit de travail.Somme toute, dans de telles circonstances, il n’est pas question de vendre du temps d’antenne.Jean-Marc Lefebvre, directeur des relations publiques à Radio-Canada, entonne le même refrain.« La question de la langue parlée par les jeunes est un débat chaud en ce moment.C’est pourquoi nous croyons qu’elle doit être traitée le plus objectivement possible dans nos émissions d’information.Nous voulons par là protéger nos auditeurs.C’est peut-etre moraliste comme politique, mais c’est avant tout dans le but d’être objectif.Si le gouvernement conservateur nous soumettait une publicité soutenant le libre-échange, nous serions obligés de la refuser».Serge Tougas, le concepteur dr l’annonce, ne comprend pas la position de Radio-Canada.Selon lui, la société d’État est en train de politiser une annonce qui initialement ne l’était pas.« Notre concept c’était d’associer la CEQ avec des leaders populaires sur des thèmes précis comme le sens de la vie et la langue.Nos interlocuteurs ont été invités à s’exprimer librement dans le cadre d’une rencontre avec Jean-Claude Lauzon qu’on ne voit pas à la caméra mais qui joue un rôle de catalyseur.Il n’y avait donc pas de contenu télécommandé, ce qui est rare en publicité pour ne pas dire inexistant.Nous n’avions aucune intention politique.Pierre Bourgault non plus».À la CEQ, le président Yvo Char-bonneau n’a pas voulu émettre de commentaire.Quant au principal intéressé, Pierre Bourgault, il n’était pas du tout au courant de l’affaire.Visiblement surpris, il a commencé par dire qu’il n'avait pas de commentaire à faire puisqu’il est présentement à l’emploi de Radio-Canada.Mais il n’a toutefois pu s’empêcher d’ajouter :« Ce sont des affaires qui me dépassent.Je ne comprends du tout la politique de Radio-Canda.Dans mes émissions à la radio, il m’arrive d’aller dix fois plus loin que cela.Et je me demande c’est quoi un sujet controversé.Lorsque j’ai fait la publicité, jamais je n’aurais cru qu’elle serait refusée.D’ailleurs, si je l’avais su, je l’aurais fait autrement », a-t-il dit.4 Orageux claration de Lucien Bouchard, les quelques journalistes qui le pressaient pourtant de questions, à sa sortie, dans la cour de l’Élysée, ont vite compris à son air sombre que le tête-à-tête entre les deux hommes avait été franc pour ne pas dire orageux.Le secrétaire d’État ne s’est pas attardé sur les marches du perron de l’Élysée qu’il a redescendu prestement, encadré du chargé d’affaires canadien David Wright, convoqué pour sa part à trois reprises au ministère français des Affaires étrangères le week-end dernier, et du conseiller politique de la chancellerie Jean-Pierre Junot.Au même moment, à deux pas de l’Élysée, le porte-parole du premier ministre Jacques Chirac rendait compte des déclarations que le chef du gnuvernement avait faites quelques heures auparavant devant le président Mitterrand lors du traditionnel conseil des ministres du mercredi matin.Le premier ministre Chirac « a déploré l’incident du Croix de Lorraine, a notamment déclaré le ministre Alain Juppé en précisant que M.Chirac avait estimé qu’il « illustre l’absurde conflit» que la France a « avec le Canada, du seul fait de ce pays ».M.Chirac, a encore ajouté son porte-parole, a « regretté que les Canadiens refusent le recours à toute procédure d'arbitrage, Photo ChanUI Keytar Un livre sur Bombardier En présence des membres de la famille Bombardier, les Éditions Libre expression ont lancé hier Joseph-Armand Bombardier, le rêve d’un inventeur, livre dont l’auteur est Roger Laçasse, que l'on voit ici avec, de gauche à droite, Laurent Beaudoin, pdg de Bombardier, André Bombardier et Claire Beaudoin.Jean-7 Jfe ¦XL: DUFRESNE ?Montréal LUNDI SOIR, LUNDI NOIR EVIDFIMMENT, je ne possède pas d’élevage de vison, je ne fabrique pas de vaccins, j’habite le rez-de-chaussée d’un triplex sans ascenseur, et bien que rompu à l’ordinateur pour écrire, je fais mes gammes tous les jours sur une Remington 1927 qui ressemble au monument de Victor-Emmanuel.Alors, les pannes d’électricité, j’aime ça.Ce soir-là, comme tout le monde, je suivais le hockey, à la télé.L’image a eu une drôle de façon de disparaître, en grésillant, comme aspirée par un trou noir.J’ai regardé en face, suis sorti dans la rue, j’ai reniflé le fond d’air froid comme une chatte à l’automne, et j’ai eu l’intuition que cette panne-là n’était pas une panne ordinaire.J’aime les pannes d’électricité, comme les grosses tempêtes de neige, celles qui durent longtemps, trois jours, avec des autobus abandonnés de travers dans la rue, portières ouvertes.Quand on peut faire du ski de fond rue Sainte-Catherine, comme en 1972.Ou qu’on voit un adulte retombé en enfance, initier son chiot de saint-bernard dans un banc de neige propre.Ou qu’on grimpe le chemin de la Côte-des-Nei-ges quasiment en cordée, et que dans la tourmente vous apparaît le visage d’une Anglaise de vingt ans qui vous invite à prendre le thé.Montréal, alors, fait silence, et rêve.Les voitures ne roulent plus, elles rôdent, sans bruit, comme dans un aquarium.Il suffira d’une bougie au restaurant pour vous croire amoureux.Comme dans un aquarium.Et j’ai rêvé moi aussi lundi soir, si bien que le lendemain j’ai honni les journaux, toujours là pour tout expliquer, évoquer le lundi noir comme un krach, s’inquiéter des exportations de gigawatts-à-Boubou, parler de vandalisme, et faire l’éloge, je vous le demande, de ce minable groupe électrogène de 600 ampères du Forum, s’étant pris pour La Grande, et qui a tout gâché.On ne saura jamais si Claude Lemieux est phosphorescent dans l’obscurité.Mais j’ai fait une belle découverte en écoutant le reste de la partie sur le transistor.J’ai imaginé des passes, des bâtons élevés, des mises en échec plus extraordinaires que la télé ne pourra jamais m’en montrer.Parce que la télévision, c’est l'imaginé, mais la radio, c’est l’imaginaire.J’ai même imaginé Johnny Gagnon.Ça vous dit quelque chose, Johnny Gagnon ?Misérables amateurs, dont la mémoire s’arrête à Maurice Richard ! C’était en 1937.J’avais sept ans, l’époque et l’âge d'André Mathieu que ma belle grande soeur Jacqueline m’avait emmené entendre jouer La Marche des éléphants à l’auditorium du Plateau.Dans ces années-là de la Dépression, pour remplir le Forum, on distribuait gratuitement les billets dans les écoles.Tiens, si Claude Ryan veut remettre le hockey à l’honneur dans les polyvalentes, il devrait commencer par là.Ça nous changerait des gueules à Mercedes-Benz dans les loges.Deux ans plus tard, une lamentation énorme emplit le ciel de Montréal.C’était septembre, je crois, et j’ai reniflé le fond froid de l’air comme une chatte à l’automne.C’était la guerre.Et alors, tous les néons de la rue Sainte-Catherine se sont éteints.La liberté était en panne.Cela dura cinq ans.De vrais néons qui faisaient toutes sortes de dessins multicolores en arabesque, envoyaient des flèches invitantes contre la porte d’entrée de Chez Paree (c’était l’antonyme de Harry Ship, un sérieux négroïde, celui-là).Les néons du Alberta Lounge, eux, rue Peel, près de la gare Windsor, c’étaient des néons verts, injurieux.Et le pianiste était noir.Jeune et déjà énorme.Il s’appelait Oscar Peterson.Lorsque les sirènes hurlaient, pour nous habituer au blackout, c’était grand congé de devoirs et de leçons.Des hommes mystérieux à casques d’acier passaient de maison en maison en criant: « Blakcout !, Blackout !, si fort que nous étions sérieusement inquiets qu’Iiitler en personne pût les entendre depuis Berlin.Notre plaisir, c’était de nous munir nous aussi d’une lampe de poche teintée bleue, et répéter après eux : Blackout !, Blackout !.Nous nous croyions dans Londres, et nous épinglions les quartiers bombardés sur une grande carte à mesure que BBC par ondes courtes racontait l’enfer du « blitz ».Avant de nous envoyer à nos chambres, notre mère fermait une dernière fois les yeux sur nos jeux de guerre, dans la baignoire noircie par les débris incendiés de cuirassés en carton, découpés dans des boites de Kellog./ Moi, j’ai coulé le Hood, le Bismarck, le Prinz Eugen.comme cela est prévu dans les traités qui nous lient », et a conclu en souhaitant que « les discussions se poursuivent pour trouver une issue à ce problème irritant».Contrairement à ce que d’aucuns avaient cru percevoir mardi soir, à la résidence de l’ambassadeur Lucien Bouchard, lors d’une réception d’adieu à laquelle pourtant aucun ministre français ne s’était rendu, le vent n’était pas retombé.Rien n’a filtré non plus du déjeuner d’une trentaine de couverts que le chef de la diplomatie française, M.Jean-Bernard Raimond, a donné, dans les salons du Quai d'Orsay, hier midi, en l’honneur de M.Bouchard.Quelques minutes après d’ailleurs, le secrétaire d’État rencontrant la presse à quelques enjambées du ministère des Affaires étrangères, au Centre culturel canadien, estimait que la crise franco-canadienne provoquée par l’épisode du Croix de Lorraine était « sérieuse » ajoutant même, « si nous n’y prenons garde, ça pourrait même devenir encore plus sérieux.Nous devons faire très attention des deux côtés.On ne peut pas continuer comme ça.L’escalade doit s’arrêter quelque part ».4 Jean Gascon 1975, le premier francophone à diriger le fameux Festival de Shakespeare.Parmi ses grands rôles, il faut noter celui de l’Avare lors du premier spectacle du TNM.Il a tenu son dernier rôle, au début de l’année, dans une pièce de Tchékhov, La Cerisaie, montée au Rideau Vert.4 Français affecte particulièrement les Franco-Ontariens et les 23,726 Fransaskois de la Saskatchewan, dont seulement 8,980 parlent le français à la maison.Grâce à l’immigration, la proportion de personnes parlant l’anglais est par contre à la hausse au pays, passant de 88.2 % en 1981 à 88.6 % en 1986.Statistique Canada impute la perte de vitesse du français au pays au faible taux de fécondité, à l’assimilition rapide des minorités hors Québec et au faible taux d’immigrants qui optent pour le français.Au Québec, le tableau est moins sombre.Les données révèlent que le français a gagné un peu de terrain, le pourcentage de Québécois parlant le français à la maison étant passé de 80.8 % en 1971, à 82.5 % en 1981 et à 82.8 % en 1986.Dans la grande région de Montréal, cette proportion s'établit à 66.9 %.Cependant, la proportion de personnes parlant l’anglais au foyer au Québec a diminué depuis cinq ans, passant de 14.7 % en 1971 à 12.3 % en 1986, et cela même si les transferts linguistiques continuent de se faire au profit de la communauté anglophone.La saignée serait due aux migrations interprovinciales qui, entre 1981 et 1986, ont réduit d’environ 50,000 les rangs de la communauté anglophone.Dans la région de Montréal, la proportion d’anglophones a glissé de 21.7 % ( 1981 ) à 20.8 % ( 1986).Par contre, même si seulement un Québécois sur dix a l’anglais pour langue maternelle, plus de 12 % des Québécois disent parler l’anglais à la maison.Et cela parce qu’au Québec la majorité des allophones choisissent de parler l’anglais comme langue principale à la maison.M.Réjean Lachapelle, directeur du programme linguistique à Statistique Canada, explique que dans ces cas, la majorité des enfants d’allo-phones déclareront dans l’avenir l’anglais comme langue maternelle.Par ailleurs, ajoute-t-il, la répartition des allophones qui adoptent l’une ou l’autre des deux langues officielles au foyer est demeuré stable depuis le dernier recensement, seulement 30 % d’entre eux optant pour le français et la balance pour l’anglais.Au Québec, des 406,215 personnes ayant une langue maternelle autre que l’anglais ou le français, 73,265 disent parler l’anglais en famille et seulement 29,355 optent pour le français.Le Québec compte 7 % d'allo-phones, dont la majorité ont pour langue maternelle l’espagnol et les langues asiatiques, telles le tamoul, le farsi, le chinois, le vietnamien et le persan.Le dernier recensement démontre toutefois que le bilinguisme a le vent dans les voiles.sauf en Alberta.La proportion de personnes bilingues au Canada s'est accrue dans toutes les autres provinces et est passée de 15.3 % à 16.2 % pour l’ensemble du pays.Suivi du Nouveau-Brunswick, le Québec comporte la plus forte proportion de bilingues au Canada, soit 34.5 %.Un Anglo-Québécois sur deux dit pouvoir soutenir une conversation dans les deux langues officielles, alors qu’un francophone sur trois au Québec se dit bilingue.Même si le Québec est la province la plus bilingue, ce sont les francophones hors Québec qui remportent la palme du bilinguisme, quatre personnes sur cinq dans ce groupe pouvant converser dans l’une ou autre des deux langues officielles.Au Canada, c’est chez les jeunes que le bilinguisme a gagné du terrain, plus d’un jeune Canadien de 15 à 24 ans sur cinq pouvant discuter dans les deux langues officielles.Au Québec, plus de la moitié des allophones se disent bilingues, alors que cette proportion atteint seulement 6% ailleurs au pays. 24 ¦ Le Devoir, jeudi 21 avril 1988 SPORTS Plus fougueux, les Bruins nivèlent la série grâce à un gain de 4-3 Le Canadien poursuivra sans Richer FRANÇOIS LEMENU (PC) — Le Canadien de Montréal a perdu le deuxième match de la finale de la section Adams face aux Bruins de Boston, hier soir au Forum.Il a aussi perdu Stéphane Richer pour le reste de la saison, le « 44 » ayant subi une fracture du pouce de la main droite à la suite d’un coup de Michael Thelven.Les Bruins ont nivelé la série, 1-1, en l’emportant 4-3 alors qu’ils sont revenus à leur style coutumier.Ils ont aussi profité du jeu brillant du gardien Réjean Lemelin, solide durant les deux premières périodes.Richer a été blessé au milieu du premier engagement.Auparavant, il avait par trois fois mis Lemelin à l’épreuve.Déjà privé de Mats Naslund et de Bob Gainey, le Tricolore a toutefois lutté courageusement, marquant trois buts dans les 10 dernières minutes de jeu.Ryan Walter a même failli créer l’égalité avec moins d’une minute à faire lorsque son tir a touché le poteau.Sweeney et Bourque ont donné une priorité de 2-0 aux Bruins en deuxième, eux qui ont été limités à 14 tips dans le match.Moe Lemay a porté la marque 3-0 en troisième en déjouant Brian Hayward d’un tir entre les jambières à 1:32.Mike McPhee a finalement marqué le premier but du Canadien à 9:01.Cam Neely a toutefois répliqué 44 secondes plus tard en déjouant Hayward après avoir soutiré le disque à Chris Chelios.Hayward a cédé sa place à Patrick Roy à 10:14 après avoir été légèrement ébranlé.John Kordic a redonné espoir aux partisans du Canadien en inscrivant son premier but des séries à 12:56.Puis Larry Robinson a suivi à 18:07.Finalement, il s’en est fallu de peu pour que le Canadien ne complète une spectaculaire remontée.La série se transportera maintenant à Boston pour les troisième et quatrième matchs.Bruins 4, Canadien 3 Première période —Aucun but.Pénalités — Boisvert Mon 1 34.Skrudland Mon 4:27, Plett Bos 6:39, Sweeney Bos (maj.) 9:27, Lemieux Mon 10:26, Lemay Bos (min., maj ).Lalor Mon (maj.) 15:57, McPhee Mon 17:15, Crowder Bos, Lemieux Mon 17:19.Deuxième période 1— Boston, Sweeney 3 Byers, Lemay.3:50 2— Boston, Bourque 2 Kasper.Plett.9:07 Pénalités — Kluzak Bos, Chelios Mon 4:53, Lalor Mon 6 03, Crowder Bos, Svoboda Mon.Skrudland Mtl 18.11 Reste à voir dans quelle condition et surtout dans quel était d’esprit la troupe de Jean Perron se présentera sur la glace du Garden.En première, les Bruins ont davantage cherché à couper des têtes qu’à marquer des buts.Chris Chelios a été l’une de leurs cibles préférées.Même le pacifiste Lemay s’est permis un combat contre Mike Lalor.C’est tout dire.Finalement, les joueurs de Terry O’Reilly ont déplacé beaucoup d'air mais ont peu joué au hockey.Leur unique « récompense » aura été de sortir Richer du match et de la série.Encore une fois, le « 44 » a été blessé au pouce de la main droite.La tactique des Bruins a évidemment permis au Canadien d’attaquer plus librement.Le Tricolore a d’ail 1 32 9:01 9 45 .12 56 Troisième période 3— Boston, Lemay 1 Crowder.4— Montréal, McPhee 4 Green, Kordic.5— Boston, Neely 3.6— Montréal, Kordic 1 Robinson, Carbonneau.7— Montréal.Robinson 1 McPhee, Skrudland.18:07 Pénalité — Plett Bos 6:02.Tirs au but Boston.3 7 14 — 24 Montréal.12 7 11 — 30 Gardiens — Boston, Lemelin; Montréal, Hayward et Roy.Assistance — 17,828.leurs mené 12-3 au chapitre des lancers.Heureusement pour Boston, Lemelin a été très alerte.Trois fois, il a arrêté Richer, puis Robinson, Lemieux, Svoboda, Lemieux encore, et McPhee.Grâce à Lemelin, les Bruins ont ainsi pu regagner leur vestiaire sur une égalité de 0-0.Lemelin a de nouveau été très solide en deuxième.Mais cette fois, ses coéquipiers l'ont récompensé en inscrivant les deux buts de l’engagement.Sweeney a marqué à 3:50 en déjouant Hayward d’un tir des poignets.Robinson a tenté de le neutraliser devant le filet, mais en vain.Lemay, la révélation des Bruins jusqu’ici dans cette série, a mérité une aide.Bourque a ajouté un deuxième but à 9:07.Son tir de la ligne bleue a dévié sur Petr Svoboda pour finalement se retrouver derrière Hayward.Celui-ci n'a rien vu.Lemelin a multiplié les arrêts dont deux réalisés de la mitaine face à Chelios et Svoboda.Sans Richer, l’attaque a quand même manqué de mordant en deuxième.Apres leur second but, les Bruins ont simplement cherché à protéger leur avance.m v L’entraîneur Terry O'Reilly avait déclaré que ses joueurs seraient plus fougueux et ce sont les joueurs de premier plan du Canadien qui ont le plus écopé.Willi Plett, un ajout de poids à l'alignement des Bruins, célèbre le deuxième but des siens au deuxième engagement Michel Platini se joint au Supra (PC) — Le Supra de Montréal, la nouvelle équipe de la Ligue canadienne de soccer, amorcera sa première saison le 29 mai prochain au stade du Centre Claude-Robillard fort d’un nouveau logo et d’un parrainage pour le moins prestigieux.Le Supra a en effet annoncé, hier, qu’il s’était doté d’un ambassadeur de classe en Michel Platini, discutablement le plus grand joueur de soccer au monde de 1983 à 1986.Platini a notamment fait partie de l’équipe nationale de France, des Clubs de Nancy et de Saint-Étienne, ainsi que du Juventus de Turin.Platini fera essentiellement le lien entre le Supra et les clubs et associations européennes de soccer dans le but de réaliser des projets communs comme, par exemple, des tournées européennes ou pan-canadiennes.De plus, Platini agira à titre de conseiller « spécial » pour le Supra qui, éventuellement, pourrait chercher à recruter des joueurs sur le vieux continent.Si Platini a accepté l’invitation du Supra, c’est qu’il conserve d’excellents souvenirs de Montréal, ville qu'il avait eu l’occasion de visiter et connaître lors des Jeux olympiques de 1976.Quant au logo du Supra, il s’inscrit dans le traditionnel bleu-blanc-rouge propre aux grandes équipes sportives québécoises.Un « S » filiforme ponctue le design qui, bien sur, n’omet pas la raison d’être du soccer : le ballon rond.Fait à souligner, le logo a été conçu et réalisé par des étudiants des Hautes études commerciales de Montréal.Le Supra a également dévoilé les noms des 10 joueurs qui formeront le noyau de l’équipe au cours de la prochaine saison.Parmi eux, on compte sept Québécois d’origine ou d’adoption.Il s’agit du joueur de milieu Marc Mounicot et du défenseur André Gagnon, qui ont tous deux porté l’uniforme de l'Univestrie de Sherbrooke de la IJgue nationale de soccer du Québec en 1986 et 1987 ; des gardiens Daniel Courtois et Aldo Braccio, de Laval et St-Léonard; des défenseurs Nick Albanis, anciennement du Superga, et Gaspard d’Alexis, ex-porte-couleurs du Marquette; et, enfin, de l’attaquant Marco Rizi, un ancien du Corfi-nium de St-Léonard.Des régies plus rigoureuses pour les courses de chevaux CAROLE BEAULIEU La première priorité de la nouvelle Commission des courses de chevaux du Québec sera de réviser la réglementation des courses de chevaux, a fait savoir hier son président, le docteur Louis Bernard.Créée officiellement le 31 mars 1988, la Commission tenait hier sa première conférence de presse.Elle a fait savoir, notamment, qu’elle entend réviser dans les plus brefs délais les sanctiorts et pénalités pouvant être imposées aux propriétaires de chevaux et aux travailleurs de l’industrie qui contreviennent à ses règles.La loi 89, entrée en vigueur le 31 mars 1988, permet désormais à la Commission d’imposer des pénalités telles la rétrogradation, la disqualification d’un cheval, le retrait ou la suspension de permis et de licences aux propriétaires de chevaux, conducteurs, entraîneurs, palefreniers ou encore aux propriétaires d’hippodromes.Des poursuites peuvent aussi désormais être intentées devant la Cour des sessions de la paix.«Tout sera fait pour améliorer l’image de l’industrie des courses et mériter la confiance des spectateurs à l’endroit de ce noble art », a déclaré hier le docteur Bernard.La Commission tiendra un colloque, à l’automne, sur les orientations de l'industrie et déposera prochainement un plan de communications visant à mieux faire connaître les épreuves hippiques.Mandataire du gouvernement du Québec, la Commission des courses de chevaux du Québec assume désormais l’ensemble des fonctions qui étaient dévolues autrefois à la Régie des loteries et courses du Québec et à SODIC Québec, à l’exception de la promotion et de l’élevage des chevaux de course, maintenant confiée au ministère de l’Agriculture.SOMMAIRES HIER Devils 5, Capitals 2 Première période 1— New Jersey, Broten2 Kurvers, Driver.9:37 2— Washington, Ridley 4 Hunter, Stevens .13:15 Pénalités — Shanahan NJ.P Sundstrom Was 3:28, Muller NJ, Christian Was 4:01, Wolanin NJ 4:14, Hunter Was 8:20, MacLean NJ 11:13, Verbeek NJ 13:51, Ridley Was 15.40, Anderson NJ 18:07.Deuxième période 3— New Jersey, Broten 3 Muller.3 02 4— New Jersey, Broten 4 Driver, Verbeek.5:23 5— Washington, Murphy 2 Ridley, Gartner.17:45 6— New Jersey, Verbeek 2 ¦ Muller, Broten.18:14 Pénalités — Hatcher Was, MacLean NJ (maj.) 1 56.Muller NJ, Adams Was 3:02, Anderson NJ (min., maj., inc.), Kurvers NJ (maj., inc ), Loiselle NJ, Kastelic Was (double min., maj., inc.de match), Corri-veau Was (maj,, inc.de match), Smith Was 3:31, Stevens Was 5:15, Cirella NJ 9 46, Christian Was 14 39 Cirella NJ 17:01.Troisième période 7— New Jersey.Pa.Sundstrom 3 Johnson, Cirella.12:49 Pénalités — Cirella NJ.Adams Was Muller NJ.Smith Was (maj.), Hunter Was 4 54, Murphy Was 10:53, Murphy Was (maj ), Verbeek NJ (min., maj.) 14:01, Hatcher Was 14:09, Cirella NJ 18:50.Tirs au but New Jersey.7 15 8 — 30 Washington.11 9 10 — 30 Gardiens — New Jersey, Burke.Washington, Peelers MARDI Oilers 3, Flames 1 Première période 1— Edmonton, Messier 5 Tikkanen, Smith.11.49 2— Calgary.McCrimmon 2 Ramage 13:59 Pénalités — Messier Edm 2:38, Peplinski Cal 7:52.Roberts Cal 10:53, Lowe Edm 12:21, Messier Edm 1410, McSorley Edm 19:24 Deuxième période —Aucun but.Pénalités — Tikkanen Edm 6:35, Gretzky Edm 10:04, Reinhart Cal 10:58.McSorley Edm, McDonald Cal 15:10, Lacombe Edm (maj.) 18:04 Troisième période, 3— Edmonton, Kurri 6 Tikkanen.13:23 4— Edmonton, Gretzky 2 Kurri, Tikkanen.16:18 Pénalités — Suter Cal 5:56, Mclnnis Cal 8:56, MacTavish Edm, Peplinski Cal 16:45, Anderson Edm 17 37, Lowe Edm, Reinhart Cal 18:57 Tirs au but Edmonton.6 5 8 — 19 Calgary.7 9 11—27 Gardiens — Edmonton, Fuhr; Calgary, Vernon.Assistance —19,626.Wings 5, Blues 4 Première période 1— Detroit, Nill5 Bridgman.1:48 2— Detroit, Burr 2 Norwood.2:31 3— St.Louis, Hunter 1 Bennmg, Gilmour.10:53 4— St.Louis, Hull 7 P.Cavallini.G.Cavallini.13:47 Pénalités — Hunter StL, Pavese Del 2:23, Norwood Del 3:12, Bozak StL 6:51, Gilmour StL 8:03, Chiasson Det 10:02, Nill Det 12:02, Sutter StL 14 06, Hunter StL 19:46.Deuxième période 5— Detroit.Chiasson 1 Chabot.Klima.8:34 Pénalités — Burr Det 6 17, Higgins Det 1418.Lemieux StL, Barr Det (maj.) 17:35.Troisième période 6— St.Louis.Hunter 2 Bozek, Federko.3:01 7— Detroit, Burr 3 Delorme.6:09 8— Detroit, Gallant 4 Oates.7 46 9— St.Louis.G.Cavallini 3 Gilmour, Benning.13:32 Pénalité — Norwood Det 8:36.Tirs au but St.Louis .7 3 9- 19 Detroit.12 4 6 — 22 Gardiens — St, Louis, Millen, Detroit, Stelan Assistance — 19,572.Succession de Maurice Filion à Québec Esposito libérerait Bergeron FRANÇOIS LEMENU (PC) — Si jamais Michel Bergeron manifeste le désir de succéder à Maurice Filion comme directeur général des Nordiques de Québec, Phil Esposito n’a pas l’intention de lui mettre des bâtons dans les roues.C’est ce que le patron des Rangers de New York a'indiqué hier alors qu’il était de passage au Forum de Montréal.« Jamais je n’empêcherai un employé d’obtenir une promotion.Dans le cas de Bergeron, ce serait stupide de ma part de chercher à le retenir », a affirmé Esposito.Celui-ci est d’avis que Bergeron ferait un bon directeur général.« Ça ne prend pas un génie.Il faut seulement connaître le hockey et être capable de faire face à la critique.» Cela dit, Esposito croit que Bergeron aurait du mal à accepter d’être éloigné de l’action.« Le directeur général n’a pas le contrôle sur ce qui se passe sur la glace.Ce contrôle appartient à l’entraîneur et aux joueurs.Pas au directeur général.» Les Nordiques ne pourraient rapatrier Bergeron sans obtenir au préalable la « bénédiction » du directeur général des Rangers.Esposito aurait même l’intention d’être très gourmand dans les négociations.« Ils ont été durs avec nous lorsque nous avons obtenu Bergeron, et nous serons durs à notre tour s’ils veulent le ravoir.» Les Rangers avaient dû céder aux Nordiques leur premier choix de 1988 ainsi qu’une somme de $ 100,000.Esposito a toutefois été catégorique sur un point.Jamais il ne permettra au « p’tit tigre » de diriger une autre formation.« Nous avons un plan de reconstruction à New York et j’entends le mener à terme, dit-il.Nous avons d’abord réglé le problème de la défensive, puis celui de l’entraîneur.Maintenant nous nous attaquons à l’offensive.» Advenant qu’il accepte de libérer Bergeron à certaines conditions, le grand Phil n’a pu s'empêcher de dire qu’il serait vraiment déçu de perdre son coach.Les Rangers, on le sait, ne se sont pas qualifiés pour les séries même s’ils ont terminé la saison avec 82 points, soit six de plus que l'an dernier.Dans les circonstances, il se dit satisfait du travail accompli par son entraîneur.« En allant chercher Michel, nous pensions nous améliorer de 10 % par rapport à l'année précédente.C’est ce qui est arrivé à quelques décimales près », a fait remarquer Espo.Le « dg » des Rangers souligne cependant que Bergeron a sous-estimé la section Patrick, la plus compétitive de toutes les sections de la Ligue nationale.Il croit aussi que l’ex-entraîneur des Nordiques ne connaissait pas suffisamment les joueurs des Rangers, ce qui a mené à un départ plutôt lent, i « Nous avons perdu 17 parties par la marge d’un point dont la majorité durant les 40 premiers matches », rappelle Esposito.Mais Bergeron demeure un grand coach, assure-t-il.C’est la première fois depuis 1943 que nous terminons si près de la tête.» Esposito, qui n’est jamais à court d’histoires, racontait que son frère Tony l’a appelé pour lui demander conseil apres qu’il eut reçu l'offre des Penguins de Pittsburgh.« Je lui ai dit d’accepter sans attendre plus longtemps.Comment pouvait-il passer à côté d’une telle occasion.A Pittsburgh, il a déjà le meilleur joueur au monde (Lemieux) et possiblement le septième (Coffey).Et puis il y a le jeune (Zar-ley) Zalapski, (Dan) Quinn et (Doug) Bodger.» Les Flames ont omis de sauter sur la glace ! CALGARY (PC) — Terry Crisp, entraîneur des Flames de Calgary, avait un message pour ses joueurs après leur défaite dans le premier match de la série finale de la section Smythe : ils devront se mettre au travail.« Nous devrons faire plus lors du deuxième match, a dit l’entraîneur qui n’a jamais la langue dans sa poche.Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des joueurs qui regardent les autres évoluer.Tous les gars devront offrir le maximum d’efforts si nous voulons battre les Oilers.» Crisp n’a pas voulu nommer les BASEBALL Ligue nationale Mardi Montréal 9, Chicago 1 Pittsburgh 3, St.Louis 0 Cincinnati 8, S.Francisco 0 Philadelphie 10, New York 2 Atlanta 5, Houston 4 San Diego à Los Angeles, remis, pluie Hier Montréal 5, Chicago 1 Pittsburgh 8, St.Louis 1 S.Francisco 5, Cincinnati 3 New York 6, Philadelphie 2 Houston 1, Atlanta 0 San Diego à Los Angeles, remis, pluie Aujourd'hui San Francisco, Dravecky (1-1) à Cincinnati, Soto 1-0), 12 h 35 e* Montréal, Smith (0-0) à Chicago, Maddux (2- 1) , 14 h 20 San Diego, Jones (1-1) et Grant (0-2) à Los Angeles, Valenzuela (1- 2) et Hershiser (3-0), 19 h 05 St.Louis, O'Neil (0-0) à Pittsburgh, Smiley (0-1), 19 h 05 Atlanta, Colfman (0-1) à Houston, Knepper (1-0), 20 h 35 Ligue américaine Mardi Toronto 12, Kansas City 3 Texas 3, Cleveland 0 Boston 7, Detroit 3 Milwaukee 9, Baltimore 5 New York 7, Minnesota 6 Chicago 7, Seattle 2 Californie 8, Oakland 3 Hier Oakland 9, Californie 8 Seattle 5, Chicago 4 Milwaukee 8, Baltimore 6 Cleveland 2, Texas 1 Boston à Detroit, remis, pluie Kansas City à Toronto New York au Minnesota Aujourd'hui Boston, Ellsworth (0-2) à Detroit, Robinson (1- 1) , 13 h 35 Baltimore, McGregor (0- 2) à Milwaukee, Bosio (2-1), 14 h 35 Oakland, Davis (1-1) à Chicago, Perez (1-0), 20 h 30 Seattle, Swift (1-0) en Californie, Fraser (1-0), 22 h 05 LIGUE NATIONALE Les frappeurs pb Brooks.50 Candaele.39 Engle.7 Fitz'rald.17 Foley Galarraga Johnson.Nettles.Raines .Reed.Rivera.Wallach.Webster.Winn'gham.16 53 3 2 52 26 44 55 45 12 pp ce moy.14 3 ¦" 0 0 0 0 3 0 1 260 205 .143 .294 188 358 333 500 269 308 227 .218 .311 500 PITTSBURGH.NEW YORK.MONTRÉAL.CHICAGO.PHILADELPHIE ST LOUIS.HOUSTON.LOS ANGELES SAN FRANCISCO CINCINNATI.SAN DIEGO ATLANTA.Section Est 9 .10 .9 .7 .6 .5 .3 Section Ouest .9 .9 .9 .8 4 .2 P 3 5 6 7 9 10 4 4 6 7 9 11 moy.769 .643 .538 .462 .357 .231 .692 .692 .600 .533 .308 .154 diff.l'h 3 4 5 ’/a 7 Buts volés: Raines 8; Galarraga 3; Brooks 2; Candaele, Reed, Webster 1.Les lanceurs LIGUE AMÉRICAINE Section Est 9-P ml pm rab mpm Burke 1-0 62 3 2 4 05 Beaton 0-1 4.1 7 1 1454 Martinez 2-2 27.0 9 15 300 McClure.0-1 10 1 0 900 McGaffigan 04) 130 5 9 3 46 3arrett 1-0 7.2 1 5 1.17 Perez 2-1 220 6 21 245 Smith 0-0 130 5 9 3 46 St Claire.04) 4.2 4 5 7.71 Youmans 0-1 152 10 10 5 74 Victoires préservées: 2; McGaffigan 1.Burke CLEVELAND 12 3 .800 NEW YORK 11 3 .786 Vt BOSTON 9 5 .643 2 'h DETROIT 7 5 583 3 Vi TORONTO 6 7 .462 5 MILWAUKEE 6 7 462 5 BALTIMORE 0 Section Ouest 14 .000 11 V, OAKLAND 9 6 .600 CHICAGO 8 6 .571 ’/z KANSAS CITY 6 7 .462 2 TEXAS 6 8 429 2 Vi CALIFORNIE 6 8 429 2 'h SEATTLE 6 9 400 3 MINNESOTA 4 8 .333 3 'h joueurs qui s’étaient contentés de regarder les autres évoluer lors du pre-mier match.Crisp a mentionné qu’une des raisons qui ont fait que les Flames ont perdu ce premier match, 3-1, est que certains joueurs ne s’étaient pas présentés pour la rencontre.« Je m’attends à effectuer quelques changements», a-t-il dit.On pense même qu’il insérera le nom du vétéran John Tonelli dans l’alignement.« Personne n’aime perdre, surtout pas le premier match de la série, a dit Crisp à l’issue de l'exercice des siens hier.Mais ce sera peut-être une leçon pour certains, qui réaliseront peut-être que ce ne sera pas une série facile.» « La vie peut rapporter beaucoup pour les équipes championnes, mais il faut la mériter cette belle vie.» Selon lui, les gars qui devront donner le ton au deuxième match sont Mike Bullard, Hakan Loob, Joe Nieu-wendyk et Joey Mullen.« Quand les choses vont mal, il ne faut pas chercher à voir ce qui se passe avec les simples soldats.Les plombiers ont fait leur travail, comme toujours.C’est du côté des gros canons qu'il faut regarder.» « Quand on va à la guerre, il faut que les gros canons tonnent.Sinon, il est impossible de gagner la guerre.» Devils 5 Caps 2 LAN DOVER, Maryland (AP) — Aaron Broten a réalisé un tour du chapeau et les De-vils du New Jersey ont égalé les chances dans la finale de la section Patrick en vertu d’une victoire de 5-2 sur les Capitals de Washington.Broten, qui a obtenu son deuxième tour du chapeau en carrière dans la Ligue nationale, n’avait réussi qu'un seul but à ses sept premiers matches éliminatoires.Il avait accompli sa première performance de trois buts dans un match contre les Rangers de New York le 18 janvier 1985.L'arbitre Terry Gregson, qui a expulsé quatre joueurs après une bagarre à la deuxième période, a décerné un total de 158 minutes de pénalités.Les trois buts de Broten, dont deux en l’espace de 2:21 au début de la période mé (liane, ont permis aux Devils de s’emparer d’une priorité de 3-1.Mais les Capitals ont réduit la marge à 3-2 lorsque Larry Murphy a profilé d’un avantage numérique avec 2:15 à jouer au deuxième engagement.Vingt-neuf secondes jilus tard, Pat Verbeek redonnait une avance de deux buts aux Devils avec son deuxième filet des séries.Les Devils ont réussi trois buts en avantage numérique, hier soir, alors que les Capitals en avaient concédé seulement cinq en 45 occasions lors de leurs huit rencontres éliminatoires précédentes.¦ Un dirigeant de la Ligue nationale de hockey a révélé qu’aucune mesure disciplinaire ne serait prise à l’endroit de l’attaquant Pat Verbeek des Devils du New Jersey à la suite de l’incident impliquant le défenseur Rod I.angway des Capitals de Washington.Brian O’Neill, vice-président exécutif de la LNIl, a visionné la séquence de l’incident où Verbeek, qui tente de mettre Langway en échec, a coupé le vétéran défenseur derrière la jambe avec son patin.O’Neill a fait savoir qu'il neprendait aucune mesure disciplinaire contre le joueur des Devils.HOCKEY COUPE STANLEY FINALES DE SECTIONS (Séries 4 de 7) SÉRIE I Lundi Montréal 5, Boston 2 Hier Boston 4, Montréal 3 Demain Montréal à Boston Dimanche Montréal à Boston SÉRIE J Lundi Washington 3, New Jersey 1 Hier New Jersey 5, Washington 2 Demain Washington à New Jersey Dimanche Washington à New Jersey SÉRIE K Hier Detroit 5, St.Louis 4 Ce soir St Louis à Detroit Samedi Detroit à St.Louis Lundi Detroit à St.Louis SÉRIEL Hier Edmonton 3, Calgary 1 Ce soir Edmonton à Calgary Samedi Calgary à Edmonton Lundi Calgary à Edmonton COUPE STANLEY Série “I" P) 9 P MONTRÉAL.2 1 1 BOSTON .1 1 1 Série “J” WASHINGTON.2 1 1 NEW JERSEY.2 1 1 Série “K” DETROIT.1 1 O ST.LOUIS.1 0 1 Série “L" CALGARY.1 0 1 EDMONTON.1 1 0 bp 8 6 5 6 5 4 bc 6 8 6 5 4 5 3 1 pts 2 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Finales de sections (4 de 7) Dimanche Hull 4, Laval 3 Mardi Hull 8, Laval 2 Finale Ce soir Drummondville à Hull CLASSEMENT Série "E” P) g P bp HULL.7 4 3 43 LAVAL.7 3 4 28 Série "F" DRUM'VILLE.5 4 1 29 SHAWINIGAN.5 1 4 15 bc 30 35 15 29 pts 8 i 4
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