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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-04-09, Collections de BAnQ.

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fV-til .¦ Serge Truffaut rentre de Manchester en Grande-Bretagne, pays des Clapton, Surdon et cie.Le blues du \ord anglais.Page C-2.¦ La muse de la danse: les disques compacts de Pierre Beauregard Le lion Giovannid'Olivier Reichenbach une entrevue menée par Jean Philippe Beaudin Page C-3.¦ Liszt joué par Rrendel et écouté par Carol Bergeron Page C-4.¦ l e menu cinématographique de France Lafuste: The Seventh Sign, Bright Lights, Big City, Le voyage au bout de la route et IS .Again.Page C-5.¦ Orphans.Mate nan et The Milagro Beanfield War: les films de Francine Laurendeau Feu (lilies Archambault, les plaisirs de la mélancolie.Page ( - fi.¦ Les Horaires.Pages C-7 et C-8.¦ La reconstruction critique de Berlin une exposition du centre de design de l’UQAM vue par Anne-Marie Thibault Page C-9.¦ Rubas et Meigs la tournée des galeries de Claire Gravel Page C-10.Montréal, samedi 9 avril 1988 Y VAN GAUDIN Quand Shakespeare s’habille dans l’Est ROBERT LÉVESQUE CENT VINGT costumes pour 14 acteurs.Dix mille dollars pour le tout, comprenant le travail des couturières.Interdiction d’aller fouiller dans les réserves des théâtres de Montréal.Mission : habiller les 130 personnages du cycle shakespearien de Richard II, Henri IVet llenri V.À ses risques et périls.Y van G audin, scénographe et costumier, 35 ans, peu connu du grand public, vient, dans ces conditions im- possibles, de signer « une réussite absolue », comme disait Jean-Pierre Ronfard à la radio récemment.Le succès du cycle shakespearien de l’Espace libre lui revient en bonne part.On n'oubliera pas de sitôt la riche sobriété de ce grand travail de récupération, la simple magnificence de ces costumes faits du tout venant, l'extraordinaire patchwork de costumier qui, avec exclusivement des fripes et de la brocante, recrée un monde shakespearien populaire et théâtralement proche de nous.Dans l’ancienne caserne de pompiers de la rue Fullum, près d'Ontario, où le groupe Omnibus donne ces trois Shakespeare, Yvan Gaudin me guide dans les coulisses et les loges, à travers la forêt de costumes, et c'est avec un plaisir à peine caché qu'il précise que « toute la production vient des alentours ».« Shakespeare était un auteur populaire, c’est le peuple qui envahissait son théâtre et c’est cet esprit qu’on a voulu retrouver en habillant tous les personnages, des rois aux pages, des valets aux évêques, dans les maga- Robert-Claude Bérubé L’homme aux 25,000 films PAUL CAUCHON TS T OUS OUVREZ un guide-horaire de télévision: TV-llebdo, Télé-Presse, n’importe lequel au ” Québec.« Tiens, un film coté trois (3), ça a l’air bien.» Vous venez de vous fier à un homme, un seul, qui décide pour l'ensemble du Québec de la valeur artistique de chacun des films présentés au petit écran.Il se nomme Robert-Claude Bérubé, il voit au I moins dix films par semaine, il affirme avoir vu 25,000 litm.s dans sa vie, et il fêtera le mois prochain ses 20 ans comme rédacteur de Filins à l’écran, une évalua-l ion des films fournie par l’Office des Communica-j lions sociales aux télé-horaires.On pourrait écrire qu’il est l’homme le plus influent au Québec dans le domaine du cinéma.Affirmation démagogique, mais qui a quand même un fond de vérité.Car le grand public qui n’est pas abonné aux Cahiers du cinéma et qui ne court pas tous les festivals se fiera souvent à lui avant de decider de regarder un film à la télé.Lorsqu’on lui parle de cette influence, Robert-Claude Bérubé ne semble pas saisi d’angoisse.« J’essaie de ne pas y penser.Je me considère comme un informateur.Dans mes fiches, j’essaie d’éviter la passion personnelle, je n’impose pas uniquement mon opinion, je me fie aussi à l’ensemble de la critique.» La rédaction de Films à l’écran est le résultat d’une longue histoire.Dès les années 30 et 40, différents offices catholiques en Europe livraient à leurs ouailles des commentaires sur les films.Avec le développement des ciné-clubs dans les années 50 l’Office des Communications sociales (OCS) se mettait à la tâche.On indiquait pour chaque film des notes en fonction de la morale catholique : « à déconseiller », « à proscrire», «pour tous», etc.Mais il semble que le développement des fiches se soit fait grâce à TV-llebdo, puisque dans les années 60 le petit magazine de télévision demanda à l’OCS de lui fournir des descriptions de films pour ses pages.En 1967 l’OCS commença à indiquer pour chaque film une cote, de un (1) qui correspond à un« chef-d'oeuvre » (ou quatre étoiles) à sept (7) qui équivaut à « minable ».Robert-Claude Bérubé faisait partie d’un comité d évaluation à l’OCS.Passionné de cinéma depuis l’enfance il avait travaillé, comme plusieurs autres religieux, dans l’enseignement.Il prend en 1968 la succession du père Godin pour la rédaction de ces fiches, toujours au poste aujourd’hui, il évalue aussi bien, dans un même souci démocratique, le dernier Wim Wenders, un western espagnol des années 50 que Broute Minou.Robert-Claude Bérubé visionne les nouveautés mais aussi de vieux films pour lesquels il n’existait pas de fiches.Tous les distributeurs lui organisent des visionnements (au cinéma il affirme ne jamais partir avant la fin), il court les festivals et il possède deux magnétoscopes pour alimenter encore plus sa bouli-.3 mie.À l’Office des Communications sociales — organisme indépendant qui reçoit des subventions de la Conférence des évêques catholiques et du gouvernement — et qui vit aussi d’un membership et de contrats de services, on peut consulter une banque de 25,000 textes pour autant de films et on peut s’y abon ^ ner.La structure de chacune des fiches est immuable : ï If titre du film, la cote qu’on lui accorde, les crédits techniques, un résumé de l’histoire, une appréciation Z artistique (un paragraphe de sept à neuf lignes) et une phrase d’évaluation morale.On a laissé tomber les vieilles expressions « scènes osées » pour des dé I veloppements du genre « cette comédie évoque des moeurs libres et contient des grossièretés » ! Du strict point de vue de l’écriture, il s’agit là d'un exercice ardu.Essayez pour voir ! Lorsque Bérubé collabore à la revue de cinéma Séquences il souffre du problème inverse à celui de la majorité des journalistes et critiques : « J’ai de la difficulté à m’éten- 5 dre; je suis trop habitué à aller à l’essentiel ! » Le fameux chiffre de un (1) à sept (7) est une appréciation artistique qui prend acte « d’une certaine J" originalité, d’une personnalité qui émerge ».L’évalua- tion morale, elle, rend compte de la morale catholique, mais Robert-Claude Bombé ne s’en fait pas trop.S« Bunuel nous a tellement posé de problèmes, lance-t-il.Il était provoquant envers la religion, mais c’était « bien fait ! » Les films de Bunuel ont toujours été coté assez haut.Les récents films de Godard, par contre, ne sont pas cotés très forts.Pour plusieurs critiques Godard Pholo Jacquet Grenier Robert-Claude Bérubé, l'homme qui cote les films présentés au petit écran.réalise actuellement des chefs d'oeuvre, mais Bérubé demeure imperméable.« J’étais plus convaincu lors de sa première période.» S’il est relativement clair de trancher entre le chef d’oeuvre et le navet, l’affaire se corse avec les films cotés quatre (4) « bien » ou cinq (5) « moyen ».Lorsqu’on lit la description des fiches, certains films cotés quatre (4) pèsent plus lourd que d’autres.Et dans le milieu du cinéma plusieurs grognent contre ce genre de catégorisation.Tout en ajoutant que Robert-Claude Bérubé est un personnage absolument incontournable.Le principal intéressé accorde à peu près une di- ’ zaine de fois par année la cote deux (2) « remarqua-ble ».Quand à la cote un ( 1 ) « chef-d’oeuvre », jamais il ne l’accordera lors d’un premier visionnement.« J’attends que le temps et l’histoire du cinéma fasse son oeuvre».Car il peut décider de changer une cote après plusieurs années.Une nouvelle évaluation entraîne donc une nouvelle fiche.C’est ce qui se produit souvent après la mort d’un cinéaste alors que l’oeuvre est entièrement bouclée.Ainsi, quand John Huston est mort, il a fait « grimper » Africain Queen de deux (2) à un (1) ! « Là je réfléchis au cas de Truffaut, dit-il.Un ou deux films pourraient être qualifiés de chefs-d’oeuvre, il faut que j'y repense.» Selon l’édition de mars des Films à l’écran, la majorité de la quarantaine de films qui seront diffusés sont cotés quatre (4) ou cinq (5).Franticde Polanski est coté quatre (4) — « une histoire assez forcée » — tout comme La beauté du péché — « cette étude de moeurs comporte des scènes d’un érotisme recher- ¦ ché » — On y retrouve quelques navets cotés six (6), dont Missing in action III avec Chuck Norris et Action Jackson.Par contre L’insoutenable légèreté de l’être est i coté trois (3) et le film du mois est vraiment Gens de Dublin de John Huston, coté deux (2), « peut-être le t plus beau testament jamais laissé par un cinéaste ».Depuis quelques années, Robert-Claude Bérubé confie la rédaction de certaines fiches à des collabo-rateurs, se réservant l’imprimatur final.« Ces cotes, j ce sont une forme d’éducation, dit-il.Je connais des ; adolescents qui ont développé une culture cinématographique parce qu’ils regardaient systématiquement a la télévision les films les plus haut cotés.» Il devra bien prendre sa retraite un jour.Ce service continuera-t-il ?« Quand les médias écrits décideront ' d’écrire eux-mêmes leurs propres évaluations, on n’aura plus besoin de nous.» Ce n’est pas demain la veille.Quel magazine, quel journal pourra mettre la main sur un maniaque qui a vu 25,000 films dans sa vie ?Pholo Chantal Keyaar Le scénographe et costumier Yvan Gaudin tenant la couronne de Richard Il fabriquée avec des matériaux recyclés.¦r~ fi.¦i* fis m - V.~~ kzfta sms de pauvres de l’Est de la ville.» Jean Asselin, le directeur d’Om-nibus, une troupe qui passe définitivement du mime au théâtre avec cette entreprise shakespearienne, avait demandé à Yvan Gaudin, au moment d’entreprendre le travail de mise en scène, de faire comme bon lui semblait avec si peu de moyens financiers.« On ne savait pas vrai ment ce qu’on ferait, précise Gaudin, mais la pauvreté étant la mère de l’imagination, c’est en se jetant dans le bain que les idées se sont précisées.On s’est vite entendu sur le fait qu’on ferait de l’anti-Stratford.» Anti-Stratford, ce cycle d’Omnibus l’est tout à fait et pas seulement par la minceur des budgets; paradoxa lement, on y trouve un souffle shakespearien tout à fait libéré de ses contraintes habituelles et comme plus riche.« Shakespeare, tel qu’on le joue habituellement au Canada, est toujours un peu hiératique et loin de nous, et on a voulu aller contre cette impression de froideur, explique Yvan Gaudin.C’est vrai qu’il n’v a pas de ducs et de rois dans notre culture et, avec ces 120 costumes faits de vieux matériel de seconde main, on a voulu vulgariser Shakespeare comme on vulgarise les explications d’une science qui peut devenir toute simple.» Effectivement, ces vêtements habituels, vestes de faux cuir, fourrures usées, jupes de drap, etc., et sans qu’on y ait ajouté la patine des costumes de théâtre, créent dans le public une impression intime de reconnaissance.Ce sont les vêtements de tout le monde.« Les textures et les couleurs, dit Gaudin, leur aspect brut et cru, parlent à tout le monde.C’est sorti de la vie des alentours, ça nous touche directement.» Et les intri gués royales de Shakespeare se rapprochent.Mais comment fait-on ainsi 120 costumes avec du seconde main ?« D’abord on panique, dit Gaudin.Au début, je faisais des esquisses, des maquettes, j’en ai fini 50.Je dessinais des silhouettes selon les personnages, puis, devant l’immensité de la tâche, j’ai paniqué; j’ai tout laissé sur la table à dessin et je suis parti en ville, déprimé.» Yvan Gaudin est alors entré dans le Montréal des fripiers et des brocanteurs, parce qu’en plus des costumes il fallait penser aux chaussures, aux accessoires, aux chaises.Une cage d’oiseau pouvait devenir une couronne, une bobine de film la volute d’une crosse d’évêque, et ainsi de suite.« Montréal est assez riche en magasin de pauvres, affirme Gaudin.Mais quand on en fait vraiment le tour, on finit par revenir sur la rue Ontario, c’est là qu’est la mecque.Mais c’est plus cher qu’on pense : il faut vraiment marchander.» Jusqu’à la dernière minute, jusqu’aux générales, Yvan Gaudin achetait, rapiéçait, rajoutait, demandait, à une cou- turière de couper là, arracher ici, et sauf pour deux paires de bottes achetées chez Pitt ou Yellow, il est arrivé à habiller les 130 personnages avec ses récoltes chez les revendeurs.À un certain moment, il a fait face à un immense tas de manteaux, jupes, collets, jaquettes, gants, ceintures, tulles, blouses, et, comme il dit, « tout s’est décidé là ».Confronté à la matière et avec toute la liberté que lui laissait le metteur en scène, Yvan Gaudin s’est mis à jouer « au côté déguisement » du costume.Avec en tête des gravures d’époque, des bas-reliefs, des tableaux, il a, au petit bonheur la fripe, composé ses personnages.« C’est dans cette liberté que j’aime travailler », dit-il en rappelant qu’au théâtre du Nouveau Monde, où il a fait ses débuts cette saison-ci avec Dom Juan (costumes seulement), il a dû composer avec le contraire de la liberté, une expérience qui ne lui a pas laissé le meilleur souvenir.Né à Mont-Louis en Gaspésie, en- tré au Conservatoire de Québec parce qu’un ami rencontré par hasard lui présente Paul Bussièreset Paul Hébert (« tout s’est décidé en quatre jours»), Yvan Gaudin a d’abord fait carrière à Québec.Quittant le Conservatoire sur un coup de tête, avant la fin de sa t roisième année, en 1974, il se voit offrir par Paul Hébert, comme premier contrat, rien de moins que Six personnages en quête d’auteur au Trident.Il fera ensuite « un Trident par année », obtiendra le prix Jacques-Pelletier et travaillera beaucoup dans les cafés-théâtres, avant de venir à Montréal.Il entre à l’École nationale mais quitte dès janvier suivant.Il n’aime pas « la rigueur terrible » qui y rè gne.Il admire François Barbeau mais ne veut pas se conformer aux diktats de l’école.Il préfère la ville, même si « le Montréal théâtral est une jungle ».C’est avec Jean Asselin et la troupe Omnibus qu’il trouvera les relations particulières à sa façon de voir le costume et le décor.Ce qui donne It, La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, Deux contes pour une tribu perdue, pour lequel il aura un prix de la critique, et le cycle Shakespeare.Qui sera suivi d’un autre Shakespeare l’an prochain avec Asselin et Omnibus à l’Espace libre.Des inspirateurs ?Il cite Barbeau, bien sûr, qui est le maître canadien de la coupe et de la culture costumière.Mais il a trouvé précisément son élan en voyant le travail qu’avait signé la Française Françoise Tour-nafond au théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine pour David Copperfield.Tournafond avait habillé tout le spectacle avec « des vieux costumes d’époque », comme dit Gaudin.Elle avait rapaillé des costumes de théâtre dans de vieux racoins, certains remontaient aux années 30 et 40.« Tout était fait de vieux tissus, et ça donnait un vécu incroyable à la représentation », raconte-t-il avec de l’envie dans les yeux.Pour Yvan Gaudin, le costume qui sort tout neuf de l’atelier le laisse froid.« On pour rait m’inscrire, dit-il en riant, dans le catalogue des patenteux du Québec, c’est comme ça que je veux poursuivre mon métier et c’est comme ça que je peux arriver à être personnel.» Il avait déjà, à Québec, pour le théâtre Repère (le groupe de Robert Lepage), habillé un Misanthrope avec de vieux rideaux.« Je vise l’effet, c’est bien sûr, dit-il, comme tous les costumiers de théâtre, mais je ne veux pas y arriver de façon orthodoxe.Les traditions à respecter, c’est sclérosant.Si je continue dans le métier, ce sera comme un amateur qui cherche à découvrir ses propres ressources et son style à lui.» ?On pourra voir le cycle des trois Shakespeare en un seul jour, les 24 et 30 avril, et les 1er, 7 et 14 mai.En pièces détachées, on peut voir Richard II ce soir, puis le 27 avril, les 4 et 11 mai; Henri IV les 12,13,14, 15, 16 et 28 avril, les 5 et 12 mai; et Henri Vles 19, 20, 21,22, 23 et 29 avril, les 6 et 13 mai.Renseignements : tél.: 843-3009 ou 843-8457.Photo Plerr» Dwjardln» Jean-Pierre Ronfard dans le costume d’Henri IV créé par Yvan Gaudin.'s ., , C-2 ¦ Le Devoir, samedi 9 avril 1988 ; ?JAZZ et BLUES | Le blues du Nord anglais SERGE TRUFFAUT MANCHESTER (G.-B.) - De jour, ils travaillaient comme soudeurs pour la British Ley land à Newcastle ou étudiaient l’architecture à l’Université de Manchester, quand ils n’étaient pas facteurs à Birmimg-ham.Question boulot, la règle d’or de ces jeunes hommes qui avaient vieilli prématurément pour cause de deuxième guerre mondiale était d’échapper à la fatalité minière qui avait frappé leurs pères et ceux qui les avaient précédés à 500 ou 2,000 pieds sous-terre.Socialement, cette règle avait fait de John Mayall, Eric Burdon, Alan Price, llughie Flint, Steve Winwood, et bien d’autres, des complices.Pour déchiffrer le mystère de cette compréhension mutuelle que des kilomètres de distance n’arrivaient pas à ébranler, suffit de se rendre, par exemple, à Caphouse Colliery dans le Yorkshire et d’écou ter les propos sobres de ce vieux mineur du nom de Weider.À 500 pieds en dessous du plancher des vaches, M.Weider vous pointera un trou de trois à quatre pieds de haut et vous racontera, non sans émotion, que son grand-père alors qu’il était enfant, passait 16 heures par jour à cogner les parois pour les besoins de la cause baptisée « Char- Sa seule et véritable compagne n'était pas une pioche ou une pelle, mais une bougie.Et comme il se doit, avec ce qui relève du luxe, cette foutue bougie avait un caprice.Un caprice qu’elle exerçait dans le temps.Cette bougie n’accordait à ce mineur, qu’il soit jeune ou vieux, que huit heures d’autonomie.Huit sur 16, reste huit à broyer du noir dans le noir.Si ça c’est pas blues, alors la « trucmuche » qui fait office de reine du Royaume-Uni est la réincarnation de Saint-Sébastien. force d’entendre leurs paternels ou leurs oncles raconter ces complaintes le samedi soir dans les pubs du quartier ouvrier de Coronation Street en plein coeur de Manchester ou ailleurs à Birmimgham, Mayall, McVie, Flint et les autres ont fini avec le blues dans la peau.De toute manière, et plus simplement, il suffisait de regarder les visages de ces vieux buvant leurs pintes de Webster’s et constater un trait commun: celui qui est fait du relief prononcé des os entourant la mâchoire et des saillies dans la peau située à la pointe des yeux.C’est pas esthétique, c’est la vie.Tous ces jeunes du Nord de l’Angleterre, tous ces jeunes dont le plus cher désir était d’être considéré en tant que « musicien » de blues, et non comme pantin manipulé par un producteur sans scrupule comme ce fût le cas à l'époque pour Cliff Richard, tous ces jeunes donc avaient formé entre 1958 et 1962 un triangle composé du .lohn Mayall Combo à Manchester, du Muff Winwood's Band à Birmimgham, et du Alan Price Combo à Newcastle.Ils s’étaient musicalement sensibilisés au blues à cause de la.Deuxième guerre mondiale.À cause, plus précisément, de l’importante présence d’une caserne américaine plantée à Manchester.Basés là parce que les VI d’Hitler ne pouvaient pas les atteindre, ces soldats américains avaient amené dans leurs bagages les histoires de coton endisquées par Robert Johnson, Sonny Boy Williamson et compagnie.Se faisant l'interprète de ces blues aussi bien que des siens, Mayall, plus qu’aucun autre musicien anglais, Eric Clapton compris, Mayall, le fils de Manehester, va être au coeur de ce qu’on a qualifié — en 1968 et 1969 — de Blues Boom.Par un bizarre contre-sens, c’est à Mayall, l'autoritaire leader des Bluesbreakers, que l’on doit d’avoir propagé ou plutôt sensibilisé bien des jeunes « coudions » de l’Occident au blues et, par prolongement, au jazz.Plus « rock’n rolleux » que le précédent, l'Alan Price Combo, transformé en The Animais avec la profonde voix qu’Eric Brudon s’était forgé en prenant appui sur Ray Charles et va s’évader de Newcastle avec ce When I Was Young.Ce blues qui raconte « Ma chambre était alors si froide / Mon père était soldat / Les temps étaient vraiment durs.» Ça, c’est ce qu’on appelle du blues au carré tellement éloigné des fadaises « science-fiction » que bêlent dans le « hit-parade » anglais des jeunes freluquets qui, de six mois en six mois, disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés.Alors puriste comme pas un, Steve Winwood et son frère Muff, désormais rassemblés au sein du Spencer Davis Group, iront jusqu’à enregistrer le très célèbre Georgia on my Mind de Ray Charles.Aujourd’hui Steve Winwood — l’enfant prodige du blues accouché par la mere Albion et qui enregistra des albums auprès de Muddy Waters et de llowlin Wolf — faitdes« blue-settes » amoureuses.Il chante toujours la même rengaine.Seul le prénom change.Un jour c’est Antoinette, le lendemain, c’est Georgette.La seule consolation, c’est que dorénavant il fait de l’argent.Présentement, et pour raison d’ar-genl justement, le triangle formé par Manchester, Birmimgham et New- bon ».£eu4eàD£ MIDI EXTRA mercredi 13 avril midi il Une rencontre musicale exceptionnelle ! Henri Brassard et Pierre Jasmin Billet : 3 S ; lunch : achetez-en un sur place ou apportez le vôtre H Théâtre Maisonneuve %J VJ Place des Arts Renseignements: 842-2112 CIEL CLAIR 98,5 CIEL MF diffuse désormais du sommet du Mont-Royal pour une réception stéréo d’une qualité exceptionnelle dans le grand Montréal.T.- * Six» Photo London Record» Sur cette photo prise en 1966 figurent dans l’ordre habituel John Mayall, Eric Clapton, John McVie et Hughie Flint.Une sacrée équipe.castle est sinistré.Musicalement, c'est le vide.Économiquement, c’est bancal.Socialement, on exagérera à peine en disant qu’on est proche du désastre.Ainsi à Manchester en est-il du quartier populaire de Coronation Street qui autrefois grouillait de sympathie.En plein coeur de ce périmètre, on a rasé un pâté de maisons pour faire place à un terrain vague jonché, bien évidemment, de papiers, de roues à moitié brûlées, de bouteilles de toutes sortes, bref d’au-tants de SOS.À Newcastle, on flatte sa propre fierté non pas en vous disant que les Animais sont des enfants du pays, mais en vous confiant que c’est ici, en bordure de la Mer du Nord, qu’a été construit le plus grand.centre commercial d’Europe.En deux mots, c’est dément.À l’entrée a été disposé un immense cochon rose qui rappelle bien plus la mégalomanie de Pink Floyd que les reportages sociaux mis en musique par Mayall ou Burdon.Même la gare de cette cité demeure, grâce à sa verrière, plus séduisante.Quant à Birmimgham, c’est bêtement blues.Il y a 20 ans les gens du coin marchaient dans les rues, le blues de Mayall ou du Spencer Davis Group dans les oreilles, pour signifier leurs désaccords sur ceci ou cela.Aujourd’hui, les jeunes, à la condition d’en avoir les moyens, vont danser sur les rythmes militaires du funky-disco-machin sans savoir qu’il y a 20 ans certains de leurs aînés avaient tenu le monde en haleine avec des titres comme A Hard Road, Keep on Run-nin\ C.C.Rider ou Sky Pilot.Et que sont ces compositeurs de- venus ?Mayall vit en Californie et tourne presque exclusivement en Amérique du Nord; John Peel tient une librairie à Newcastle; Burdon est quelque part en Allemagne; Muff Winwood est producteur; Price fait du studio; Bob Hall fait du 9 à 5 dans un bureau etc.etc.Le blues à la sauce anglaise s’est désintégré.Il est mort La preuve ?Peter Green, le fabuleux guitariste que Mayall avait repéré quelque part dans ce coin de pays, Peter Green le pivot de Fleetwood Mac a travaillé au cours des récentes années en tant que.croque-mort.v THEATRE DU RIDEAU VERT direction yvette brlnd'amour mercede» palomino QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOir?traduction MICHEL TREMBLAY mise on scene MICHELE MAGNY LOUISE LATRAVERSE < RAYMOND BOUCHARD MONIQUE SPAZIANI GILDOR ROY decor Claude GOYETTE François BARBEAU Michel 4664, rue St-Denis Milro Laurier, sortie Gillord d EDWARD ALBEE * Réservations de I2h a 19h 844-1793 WgjgP' ,k£.A>i *« :Uh\- mi : Pi: mpmmmm mm mmmm wm&m ¦ 'fâtôy/ssV&v.{y ¦ ¦ i " r\ : JARDIN BOTANIQUE Ville de Montréal îiwvx» «4 dw HS Wins M VERSION FRANÇAISE James Wilby Hugh Grant UNIVERSITE © heiihûl Photo ONF Une séquence du film canadien Voyage au bout de la route produit par l’Office national du film.Un film-réflexion.Photo New World Pictural Charlie Schlatter (David) et George Burns (Jack) dans une scène de 18 Again.Une comédie qui retape.La démarche peut surprendre, voire dérouter.Mais peu à peu, au fil des rencontres et des images, le lien s’établit.En se faisant plus intérieur, le voyage prend la couleur de la terre qu’il traverse, il s’imprègne des visages, des mots, des gestes de ceux qu’il rencontre : Jacques Douai, ce candide qui n’était pas revenu au Québec depuis 1955 voit alors ses convictions s’effriter une à une.Car depuis cette date, de l’eau a coulé sous les ponts.Il y a eu l’éveil de la conscience dont nous parlent Félix Leclerc au théâtre du Grand Dérangement de Québec en 1986, Pierre Jobin, son compagnon de tournée pendant 15 ans et Claude Lé-veillée.Mais le beau rêve serait-il passé ?Comment faire pour que ça ne reste pas que des mots disent ceux qui les ont tant revendiqués ?Le rêve est ailleurs, dit le réalisateur, ancré encore plus loin dans ces paysages désolés de la Côte-Nord abandonnés par les minières, les forestières et l’Hydro, dans ces lieux qui retrouvent lentement leur caractère d’origine et leur histoire naturelle.Symbolique entre toutes, cette route 15 qui s’arrêtait à Baie-Com-eau en 1955 et qui continue aujourd’hui traversant Port-Cartier, Sept-îles, le village indien de Malioténam pour se perdre à Havre Saint-Pierre dans la taïga et la mer.Ce voyage à l’envers, c’est celui des frontières aux contours de plus en plus flous, des repères sociaux et culturels chancelants, (Jacques Douai y perd jusqu’à son histoire de France).Mais c’est aussi une conquête à l’envers, celle du véritable enracinement.Ce voyage au bout de la route est hasardeux.Certains y verront un retour aux véritables sources, d’autres une fuite vers le néant.Pour ma part, j’y ai éprouvé une grande solitude, celle du voyageur qui comme le disait le peintre Degas est celui qui ne s’arrête jamais.C’est là toute la puissance d’évocation de ce film où se fondent réflexion (philosophique, sociale, économique, culturelle) et poésie.?Humour, joie de vivre, et sagesse sont au rendez-vous de 18 Again, une comédie sémillante dont on sort avec un indicible sourire au coin des lèvres.Et pourtant, l’histoire a de quoi faire fuir au grand galop.Jack Watson est à 81 ans un homme d’affaires pimpant fumant cigare et lorgnant les jeunes beautés.David Watson, son petit-fils de 18 ans est timide, pas très débrouillard avec les filles et bon dernier à la course.Le jour de son anniversaire, le grand-père fait un voeu : avoir de nouveau 18 ans.À la suite d’un accident de voiture, l’âme du grand-père qui est dans le coma prend possession du corps de David.Le reste, je vous le laisse en prime.Ah, si jeunesse savait et si vieillesse pouvait.Paul Flaherty a fait ce film pour George Burns, ce vieillard juvénile de 92 ans, comédien de vaudeville, célèbre par ses shows télévisés, acteur, écrivain, chanteur et j’en passe.Dans 18 Again, il donne la pleine mesure de ses talents en interprétant ce jeune homme de 81 ans plein de fantaisie, rusé comme un renard et amoureux de la vie comme un coquelicot au printemps.Et pour lui donner la réplique, le jeune Charlie Schlatter, dont le sourire ironique, la bouille sympathique et la fragile constitution permettent l’extraordinaire tour de passe-passe.La substitution est habile et le bonheur de jouer en nuances, immense.Une telle complicité, une telle sincérité de jeu réjouissent.C’est la force, disons le charme de ce petit film pétri de bonnes intentions qui louange réussite et dépassement de soi.L’imagination n’est pas ici au rendez vous.Avec un rythme bien cadencé, une mise en scène bien troussée et alerte et surtout un duo d’interprètes remarquables, 18 Again remontera le moral à un régiment entier.?Ça commence dans une discothèque, ça finit par un party.La discothèque, c’est là que Jamie Conway (Michael J.Fox) s’évade chaque soir depuis la mort de sa mère et le départ soudain de sa femme.Deux épreuves qu’il ne parvient pas à surmonter Le party, c’est l’événement catalyseur qui ouvre les yeux de notre oiseau de nuit.Enfin réconcilié avec lui-même, il redécouvrira New York et ses promesses à l’aube d’une journée nouvelle.Bright Lights, Hig City est ainsi le parcours initiatique (encore un) d’un paumé des petits matins et des villes tentaculaires.A l’origine, un best sel 1erdeJay Mclnerney (fort louangéà sa sortie en 1984).En bout de ligne, une comédie dramatique de James Bridges ( The paper Chase, 1973, et The China Syndrome, 1979), qui piétine trop longtemps dans le superflu pour nous émouvoir.Et pourtant, Michael J.Fox, le p’tit gars de la Colombie-Britannique est un comédien talentueux.Je dirai même que là est son meilleur rôle, avec Back to the Future, Family Ties et The Secret of my Success.Tout le film repose sur ses fragiles épaules, sa frimousse juvénile et son énergie à revendre.Que ce soit dans les virées bachiques, ou dans son travail de réviseur pour un magazine réputé, partout il est crédible, constamment il séduit.Là où rien ne va plus, c’est dans la mise en scène : il faut attendre trop longtemps pour comprendre le pourquoi des errements du jeune homme, décoder ces scènes hallucinatoires un peu plaquées sur le scénario sans que jamais filtre l’émotion.Il manque cette intimité ou peut-être cette intériorité qui est la marque d’une oeuvre sentie.Filant à la vitesse de l’éclair sans se démarquer de ces films avec Yup pies veston-cravate attaché-case, le film papillonne au rythme de la vie trépidante de notre feu follet, sans jamais se poser nulle part.Le discours y est plutôt bavard, le jeu un ensemble de va-et-vient en accéléré.Ça sent l’erreur d’aiguillage.L’émotion affleure au moment où on ne s’y attendait plus : au chevet de la mère mourante, Diane Wiest ( Hannah and her Sisters), éblouissante d’authenticité, dans les bras amis d’une collègue de bureau.Quelques points d’orgue salvateurs pour mélodrame inachevé.Photo United Artists Pictural Un jeune professionnel (Kiefer Sutherland) explique à son ami (Michael J.Fox) la valeur inhérente aux plaisirs hédonistes dans Bright Lights, Big City.mm dAbllAlHt 1 288 3141 IHAMPIAIN ION [) OR VENISE H7 I4UMNCÊ nizarEi 1:00.3:10, ¦¦ 5:20, 7:30, 9:40 932-2121 West un BERTRAM) TAVERNER • LAURENT FCYNEMAMM .- WANÇasantfATO • BPOTTf fJOLtAN CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITÉ Zip JULIE DELPY m>lVI » AN < I AUI* AMI IS BERRI S»9 UN FILM DE 'I .Je nem y suis pas ennuyé une seule seconde." R.Homior Roy.Châtelaine no.JL du Box-Office au Québec JEAN-PERRE MARELLE JEAN-PERRE BSSON Mob d’Avril sont Meurtriers -, 1/9 HW H 1 LAURENT KCYhEMAW RICHARD BOHRINGER • ANNE LEJOURNEAU I PIERRE ARDin* JULIEN GUIOMAR dans un film de JACQUES SANTI V:X>0
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