Le devoir, 9 janvier 1988, Cahier A
Vol.LXXIX — No 6 ?AUJOURD’HUI LE PLAISIR DE JOUER DURAS Trente ans de métier derrière elle, Patricia Nolin entame La Music a deuxième de Marguerite Duras au Café de la Place.Robert Lévesque t’a rencontrée.Page C-1 ANDRÉ ARTHUR: LE MICRO QUI JAPPE Nathalie Petrowski retrouve ses Humeurs hebdomadaires et commente les débuts canins de l'animateur André Arthur sur les ondes montréalaises de CKAC.Page C-1 L’OEUVRE AU NOIR PORTÉE À L’ÉCRAN L'une des oeuvres les plus remarquables de Marguerite Yourcenar, un défi cinématographique lancé au réalisàteur André Delvaux, sera portée à l’écran.Danièle Heymann raconte.Page C-1 SHERMAG SAUVE NADEAU ET NADEAU Bertin Nadeau a cédé à Shermag son usine de meubles, Nadeau et Nadeau, 4 une société au seuil de la faillite.Page B-1 MARINE VENDRA SES FILIALES Marine Industries mettra en vente ses deux filiales Foresteel et Sométal.Page B-1 DES ENTRETIENS CONSTRUCTIFS A la suite de la visite du chef d'État est-allemand Erich Honecker à Paris, la France et la RDA ont convenu d’intensifier leurs contacts sur le plan économique et culturel.Page A-5 PERRON FAIT L’UNANIMITÉ Malgré une série de défaites, l'entraîneur du Canadien Jean Perron a toujours la confiance de ses joueurs.PAGE B-10 là météo: Plutôt nuageux.Un peu de neige en matinée.Max.: -10.Demain: ensoleillé.Montréal, samedi 9 janvier 1 988 3 CAHIERS —$1.00 ¦¦ (91 ÜMOMMI MnMMMüHl Rien à attendre de la social-démocratie du nouveau messie péquiste, disent les trois chefs Parizeau laisse les syndiqués froids Photo Jacquot Qrtnlor niant tout malaise au sein de la CSN.« C’est fini le temps où l’on a honte d'être syndiqué.On a voulu nous culpabiliser », dit-il.« Je plaide qu’en 1988 on fait des jobs aussi importantes et crédibles qu’avant ».La syndicalisation des nouveaux travailleurs est une préoccupation majeure des centrales.« On syndique comme au 19e siècle, carte par carte, dans la clandestinité », dit M.Larose, dont la centrale met $1 millions par année dans l’organisation.« Contrairement à la CSN, expli-Volr page A-10 : Les chefs Gérald Larose Photo Jocquot Oronlor Louis Laberge certains grand choix qu’on nous impute».Et le président de la Centrale de l’enseignement du Québec, M.Char-bonneau, de citer un sondage fait après l'élection de 1985 et rapportant que pour quatre syndiqués CEQ privilégiant les libéraux, deux seulement préféraient le PQ et un le N PD.Le président de la Confédération des syndicats nationaux prévoit néanmoins que le retour de M.Parizeau en politique québécoise modérera l’allure du premier ministre.« Présentement, M.Bourassa est sur un autoroute avec ses obsessions et personne ne l'arrête », dit M.Larose.« 11 y aura plus d’intensité au débat », poursuit-il.« On se sent parfois seuls à parler des vraies affaire- s”«On syndique dans la clandestinité » Assis entre les routiers, MM.Char-bonneau et Laberge, le président de la CSN se sent « tout jeune dans le staff ».Plein d’une jovialité qui tranche avec le personnage buté des écrans de télévision, M.Larose garde cependant le même discours, Photo JacquM Oronlor Yvon Charbonneau ü Le syndicalisme ne recule plus l Vers un nouveau front commun S « On n’est plus indépendantiste » Les présidents des trois principales centrales syndicales, MM.Louis Laberge de la FTQ, Gérald Larose de la CSN et Yvon Charbonneau de la CEQ, ont été exceptionnellement réunis à l'initiative du DEVOIR.Le directeur du journal M.Benoit Lauzière, le rédacteur-en-chef, M.Paul-André Comeau, et l’éditorialiste Jean-Claude Leclerc ont participé à la rencontre.L'échange a permis aux chefs syndicaux de dire, ensemble, ce qu’ils pensent de la situation sociale et politique au Québec et de la santé du mouvement syndical.prendre.Loin de paraître démoralisés, ils ont plaide que la vitalité du mouvement syndical ne se mesurait pas à son côté spectaculaire.Les colloques ont remplacé les manifestations, notent-ils.Mais ce sont aussi des hommes encore sur la défensive que LE DEVOIR a reçus jeudi après-midi rue du Saint-Sacrement.PAULE DES RIVIÈRES Le mouvement syndical n’attend rien de bon, en matière sociale, du retour de Jacques Parizeau au Parti québécois.À ce chapitre, sa venue ne suscite plus d’espoir ni d’enthousiasme.Pour MM.Louis Laberge, Yvon Charbonneau et Gérald Larose, l’ancien ministre péquiste « a le même problème que Robert Bourassa ».Il se désintéresse du développement social.EXCLUSIF Même s’ils ne sont pli comme dans les années 70, les trois chefs ont pris plaisir à se retrouver.Évitant les confrontations directes entre eux, ils ont recouru à l’humour chaque fois que la tension montait.Leurs organismes représentent 487,165 salariés.MM.Charbonneau et Laberge ont l’attitude de ceux qui en ont vu d’autres, et ils ne se laissent plus sur- Le mouvement syndical n’est pas Indépendantiste Les trois leaders ont déploré la faiblesse des « relais politiques », eux qui ont, à une époque autrement plus militante, contribué à la montée et à victoire du Parti québécois en 1976.Aujourd’hui les trois chefs syndicaux sont sceptiques vis-à-vis du NPD-Québec, mais aussi du PQ dont M.Laberge prévient « qu'il faudrait d’abord qu’il se branche ».Ensuite « on décidera si on embarque ».Mais les temps ont changé et les trois principaux leaders syndicaux de la province ont souligné que le mouvement syndical n’était pas indépendantiste, contrairement « à Le conservateur Blackburn trouve la décision du CRTC inconcevable Les francophones financeront le All News Channel de CBC MICHEL VASTEL OTTAWA — La plupart des francophones abonnés au câble, même ceux qui résident au Québec, seront obliges de payer pour le AU News Channel de la CBC, même si ce canal ne leur offre qu’une heure de télévision, de 23 heures à minuit, et sous-titrée en français.CBC demande en effet que « le Al1 News Channel soit distribué à tous les câblodistributeurs du pays qui desservent un nombre significatif de foyers anglophones ».Et le porte-parole de CBC, Richard Chambers, suggère que cela inclut au moins les abonnés au câble de Montréal et des Cantons de l'Est, sans parler de tous les francophones de l'extérieur du Québec, en particulier de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, qui seront ainsi obligés de payer de 25 à 40 cents pour un service anglais.Le budget de CBC est d’ailleurs basé sur des prévisions de 4,9 à 5,8 millions d’abonnés, ce qui inclut 90 % des abonnés québécois.Le seul membre francophone du comité des Communications aux Communes, Jean-Pierre Blackburn (Jonquière), trouve « inconcevable que le CRTC ait ainsi accepté une proposition (de CBC) n’offrant aucune garantie formelle pour les francophones.11 serait approprié, poursuit M.Blackburn à la veille de fa décision du cabinet fédéral, que le CRTC reprenne ses consultations afin de présenter un service apte à répondre aux attentes des deux peuples fondateurs».Le président du comité des Communications, Jim Edwards (Edmonton) a déjà démissionné de son poste pour appuyer la demande d’appel d’Allarcom, d’Edmonton, et les protestations publiques de M.Blackburn suggèrent qu’il se développe un front commun de l’Ouest et du Québec contre la décision du CRTC.Le concurrent de CBC, dans son mémoire au cabinet fédéral dont LE DEVOIR a obtenu copie, suggère que la décision de la direction de CBC de ne pas offrir de service analogue en français contrevient à la Loi sur la radiodiffusion et à celle des Langues officielles.Le comité des priorités du cabinet fédéral doit examiner la semaine prochaine la demande d’appel d’Allarcom.Des membres influents de TEL AVIV (Reuter) — Le président du conseil israélien Yitzhak Shamir a annoncé hier qu’il proposerait des négociations sur une autonomie à part entière pour les Palestiniens vivant dans les territoires occupés, une fois que le calme serait rétabli en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a déclaré son porte-parole.Jean-Pierre Blackburn ¦ Shamir a indiqué à trois sénateurs américains en visite qu’il proposerait une autonomie à part entière des territoires occupés, conformément aux accords de Camp David signés avec l’Égypte en 1978.Il s’est déclaré prêt à ouvrir des entretiens sur l’autonomie, une fois que l’agitation dans les territoires, où 28 Palestiniens ont péri lors d’accro- l’Ouesl, comme le vice-premier ministre Don Mazankowski et le Secrétaire d'Etat Joe Clark favorisent un rééxamen de la décision du CRTC.Il sera intéressant de voir ce que les ministres québécois du comité, en particulier l'ancien titulaire des Communications, Marcel Masse, feront devant les protestations qui se multiplient au Québec.Au cours des audiences de l’été dernier, c’est le président de Radio-Canada/CBC lui-même, Pierre Juneau, qui a déclaré que sa société, tout en réclamant la licence du nouveau service anglais de nouvelles, disponible 24 heures sur 24, n’a aucune intention d’introduire «un service analogue restreint de langue française dans un avenir prévisible ».Voir page A-10 : Francophones chages avec l’armée, aurait pris fin.Aux termes des accords de Camp David, les Palestiniens ont droit a l’autonomie, mais le statut définitif des territoires occupés doit être déterminé par Israêel, la Jordanie et l’Égypte.Dans l’intervalle, des responsables de l’ONU ont annoncé qu’un manifestant palestinien avait été tué hier dans la bande de Gaza, ce qui porte à au moins 28 morts le bilan d’un mois d’agitation dans les territoires occupés, alors que le secrétaire général adjoint de l’ONU Marrack Goulding arrivait en Israël pour enquêter sur la situation.La 28e victime, Khalid Ibrahim Aw-Awdah, un jeune homme de 22 ans, a été abattu par balle lors d’un affrontement avec l’armée israélienne, après la prière du vendredi dans le camp de réfugiés de Bureij.Deux autres manifestants ont été blessés, selon les mêmes sources.Le corps d’Aw-Awdah a immédiatement été emporté par sa famille, et plusieurs milliers d’habitants du camp ont assisté à une cérémonie de funérailles.Auparavant, les mêmes responsables de l’ONU avaient annoncé la mort de deux autres Palestiniens, Mazen Zaki Mossalam et Maher al Tebani, âgés respectivement de 15 et 20 ans, décédés a l’hôpital des suites de blessures subies pendant les violents incidents ayant agité jeudi soir le camp de Mugazi, toujours dans la bande de Gaza.Un porte-parole de l’armée a confirmé la mort de Mossalam, mais a démenti qu’il y ait eu d’autres victimes.Il a également annoncé la mise en Voir page A-10 : Shamlr Ottawa prie Namphy de normaliser son élection bidon Une armada de quarante navires au large d’Haïti (PC — LE DEVOIR) — Le Canada a demandé au gouvernement haïtien d'apporter des correctifs au processus électoral mis en branle en vue des élections du 17 janvier prochain.Cependant, la communauté haïtienne de Montréal a immédiatement qualifié d'insatisfaisante la prise de position du gouvernement canadien.La ministre des Relations extérieures Moniques Landry a indiqué dans un communiqué émis hier que le gouvernement canadien partageait les inquiétudes exprimées jeudi par les membres de la Communauté économique des Caraibes (CARI-COM) au sujet des « déficiences qui accompagnent les préparatifs électoraux ».« Le gouvernement a tenu à s’as- Monlque Landry socier à l’appel lancé par les membres du CARÎCOM aux autorités haïtiennes afin que les correctifs nécessaires soient apportés », a indiqué Mme Landry.Au cours d’une réunion de deux jours tenue à Bridgetown, à La Bar-bade, les premiers ministres des 13 pays membres de la CARICOM ont appelé le gouvernement du général Henri Namphy à garantir la liberté des élections et à ouvrir un dialogue avec l’opposition.Par ailleurs, à Washington, la marine américaine a confirmé qu’une flotte de 40 navires de guerre et de deux porte-avions de cinq pays de l’OTAN — dont le Canada — participeront ces prochains jours à d’importantes manoeuvres dans les Ca-Volr page A-10 : Armada Autonomie entière pour les Palestiniens, promet Shamir Le Dow Jones en chute libre Wall Street ne croit plus au dollar JEAN-PIERRE LEGAULT De fortes rumeurs sur le déficit américain et le scepticisme quant au soutien « artificiel » du dollar américain, sont venus ternir, hier, à Wall Street une semaine qui s’annoncait, jusqu’au milieu de l’après-midi, encourageante.Après quelques jours de , hausses successives, l'indice Dow Jones a cafouillé, perdant en fin de séance 140.59 points, la plus forte baisse depuis l’effondrement d’octobre.Il a terminé la semaine à 1,911.30.Les dernières heures de la séance sont donc venues effacer tous les gains enregistrés au cours de la semaine.L’indice avait en effet débuté la semaine à 1,938.83 et, hier matin, il affichait 2,051.89.La journée d’hier vient donc rappeler la fragilité des marchés, en dépit des énoncés d’intention des gouvernements des pays industrialisés en regard des grands déséquilibres économiques et, plus concrètement, des mesures de soutien à la devise américaine.Outre les nouveaux comportements qu’ont développés les investisseurs depuis quelques mois, plusieurs facteurs « psychologiques » sont à l’origine de la baisse d’hier, estiment les analystes.Ainsi, toute la journée, les rumeurs allaient bon train quant au déficit américain.C’est le Washington Post qui a débuté le bal et faisant état dans son édition d’hier des difficultés que rencontre l’administration Reagan pour le contenir.Il pourrait atteindre $ 158 milliards cette année, dépassant de $ 31 milliards les dispositions de la loi Gramm-Rudman qui force la réduction du déficit.Les rumeurs allaient également bon train sur le déficit commercial dont les données seront divulguées jeudi prochain.À ce chapitre, tous se montrent inquiets quant aux : résultats de la baisse du dollar.1 À ce jour, les dividendes se font attendre et une améliora- j tion moindre que prévue con- ; tribuerait à l’effritement du peu de confiance qui règne v dans les milieux financiers.Concurremment, le dollar qui a retrouvé la santé, du moins officiellement, à la suite ; de la médecine massive ad- s ministrée par les banques cen-Volr page A-10 : Wall Street ( V A-2 ¦ Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 aufouri -4- *C » £- de services à la population et déterminer le nombre de médecins nécessaires pour les remplir.La région de Montréal n’a aucun plan de services, aucune orientation générale.Dans ce contexte, dit-il, des affrontements apparaissent quasi inévitables.Ainsi, par exemple, l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, reconnu comme le centre québécois pour la greffe de moëlle osseuse, a dans son plan d’effectifs médicaux 10 à 12 hématologues.Un jeune médecin est actuellement en formation aux États-Unis pour s’y perfectionner dans une technique qui n’existe pas encore ici.Il est allé chercher cette expertise croyant pouvoir s’intégrer à son retour dans l’équipe de Maisonneuve-Rosemont.« Si on s’en tient strictement au nombre d’hématologues déjà au cem tre, l’équipe est complète.Théoriquement, je ne pourrais pas le recruter », note M.Desjardins.« Mais si le centre veut conserver son niveau d’excellence.» Le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, le Dr Yvon Gauthier, s’inquiète aussi du sort des jeunes qui sont actuellement en formation hors du Québec.Il faut à tout pris, soutient-il, ne pas créer, sans avertissement, de nouvelles conditions qui forcerait cette relève à sacrifier sa formation universitaire.Le directeur général associé de l’Hôpital général de Montréal, M.Gérard Douville s’inquiète aussi de l’approche du ministère dans ce dossier .Photo JacquM Qranlcr « Pariant sur leurs emplois », une centaine de travailleurs de l’hippodrome ont manifesté hier à Montréal devant le bureau du premier ministre pour lui demander d’empêcher la fermeture du champ de courses annoncée pour le 11 janvier.L’avenir de Blue Bonnets : un dernier sprint à Toronto CAROLE BEAULIEU L’avenir du champ de courses Blue Bonnets se jouera aujourd’hui à Toronto alors que le propriétaire de l’hippodrome, M.Robert Campeau, rencontrera le ministre québécois responsable de l’industrie des courses, M.Michel Pagé, pour une dernière séance de négociations.À défaut d’une entente, le plus grand champ de courses du Québec ne réouvrira pas ses portes lundi le 11 janvier, a affirmé jeudi le porte-parole de Blue Bonnets, M.André Marier.L’Association du trot et amble du Québec (ATAQ) a déjà fait savoir qu’en cas de non-réouverture elle entamerait, dès lundi matin, des procédures légales visant à forcer Blue Bonnets à tenir les 130 programmes de courses auxquels elle s’est engagée par contrat pour 1988.Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M.Michel Pagé, déposera en fin de sea-mine à la société Campeau Corporation « une offre ferme et finale » visant à assurer « à court terme » la poursuite des activités de Blue Bonnets, a-t-on fait savoir hier à Québec.Cette offre garantirait la location de Blue Bonnets pour une période de temps moins longue que les dix années souhaitées par Campeau Corporation, a appris LE DEVOIR.Au cours de cette période, toutes les parties pourraient s’entendre sur un projet à long terme susceptible de relancer l’industrie des courses.Ce projet ne serait pas « nécessairement » une nouvelle piste et pourrait très bien être à Blue Bonnets, préci-sait-on hier auprès du cabinet Pagé.À quelques jours de l’expiration de l’ultimatum des administrateurs de Blue Bonnets, l’inquiétude était à son comble hier parmi les employés du champ de courses.Plus d’une centaine de travailleurs de Blue Bonnets, membres du local 1999 des Teamsters, ont manifesté brièvement, hier, à Montréal, devant le bureau du premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, pour lui demander d’intervenir dans le dossier.Arborant tuques et foulards aux couleurs de Blue Bonnets, scandant « Pagé au poteau » et brandissant des pancartes clamant « Bou Bou sauve B.B.», les travailleurs ont défilé pendant moins d’une heure devant l’édifice de la rue Dorchester.Leur porte-parole, M.Robert Bouvier, a dit souhaiter qu’une entente survienne en fin de semaine.Selon M.Bouvier, le gouvernement « rêve en couleur » s’il croit pouvoir construire une nouvelle piste en 14 mois.De même, dit-il, Campeau Corporation devrait assouplir sa position.Il semblait peu probable hier que M.Bourassa intervienne directement dans le dossier.M.Pagé est le responsable du dossier et a l’appui du total du gouvernement, affirmait l’attaché de presse de M.Bourassa, M.Ronald Poupart.Le ministre Pagé a fait savoir hier qu’il ne commenterait l’état du dossier qu’en début de semaine prochaine, après avoir reçu la réponse de M.Campeau à sa dernière offre.Plus de 770 personnes travaillent actuellement à l’hippodrome du boulevard Décarie, dans le nord-ouest de la métropole.Une entente de principe signée en octobre assurait qu’une société mixte (formée de représentants de l’entreprise privée, avec une participation minoritaire et temporaire du gouvernement) gérerait Blue Bonnets.Cette société louerait le piste pour cinq ans, au coût de $ 3 millions par année.En échange, Campeau Corporation s’engageait à investir près de $ 100 millions, en dix ans, pour développer les terrains entourant la piste.L’entente a toutefois achoppé en décembre, les deux parties ne s’entendant plus sur la propriété des licences de courses apres la période de location.Dans le milieu des courses sous harnais, on soutient que la fermeture de Blue Bonnets, où se sont faits cette année plus de 80 % de tous les paris mutuels du Québec, « tuerait une industrie déjà mal en point».L’Association du trot et amble du Québec (ATAQ), qui regroupe quelque 4,000 éleveurs, propriétaires et entraîneurs de chevaux a jusqu’ici soutenu le ministre Pagé et le plan de relance annoncée l’automne dernier parle gouvememént du Québec.Mauvais service de nuit ?(LE DEVOIR) — La Fraternité des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro de la STCUM s’inquiète du manque de planification de la Société dans la mise en place du service d’autobus de nuit au détriment, dit-on, de son service régulier.Selon le président du syndicat, M.Maurice Vézina, on a fait commercer le service de nuit dès minuit, soit avant la fermeture du métro, ce qui oblige les gens qui sortent du métro à attendre parfois une heure pour un autobus de nuit, puisque le service régulier est déjà terminé.Le syndicat ne s’objecte pas à la mise en place d’un service de nuit, mais il affirme que la STCUM a déjà dû prolonger le service régulier dans certains secteurs, ce qui lui coûtera plus de $ 250,000 au cours des trois prochains mois, tout simplement à cause d’une mauvaise planification.M.Vézina craint, en outre, qu’on tente d’habituer les usagers à des temps d’attente encore plus longs, par le biais du service de nuit, ce qui pourrait être le prélude à de nouvelles diminution du service.LIQUIDATION LIQUIDATION LIQUIDATION LIQUIDATI < —- clip Fusion sccpnome dis ¦% de réduction Toute offre raisonnable ne sera pas refusée.Monsieur ;*** Madame ^ A A * Manteaux de • ** w ^ cachemire importés d£ f O ^ * Costumes importés 100% laine • Manteaux de cachemire 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Commissaire-Priseur SERONT VENDUS LE MARDI 12 JANVIER 88 à 19h: • 3 ensembles de meubles contemporains laqués de haute qualité, de marque Rougier, comprenant: 1 salon avec sofa, causeuse, fauteuil (cuir et laque) table à café et bibliothèque; 2 ensembles de chambre à coucher comprenant chacun 1 lit (1 queen size et 1 king size) et 1 commode à 8 tiroirs.• 1 ensemble de salle à manger pour 6 personnes • 1 chaise style Louis XVI • 1 bureau en bois d’acajou 8 tiroirs, dessus de cuir • 1 meuble chinois en bois laqué noir • 1 montre et divers Exposition le mardi 12 janvier; de 12h à 19h Mode de paiement: Comptant ou chèque certifié HÔTEL DES ENCANS DE MONTRÉAL 4521 BOUL.ST-LAURENT, MONTRÉAL, H2T 1R2 Téléphone: (514) 849-2505 délicat et complexe.« Toute l'opération va nous créer beaucoup de problèmes, dit-il.Ça risque fort de déstabiliser des centres d’enseignement surspécialisés qui ont déjà beaucoup de difficulté à maintenir un équilibre interne.» M.Douville partage en principe l’objectif d’une meilleure répartition des médecins, mais ne peut souscrire à la méthode utilisée.Cette méthode, dit-il, est « éminemment théorique » et« bureaucratique ».La situation réelle de la région de Montréal est très différente de ce que l’on trouve dans le cadre de réference, constate-t-il.Selon le Dr Jean-Marie Albert, de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, ce cadre nie l’existence de pénuries importantes dans plusieurs spécialités : cardiologie, radiologie, chirurgie orthopédique, chirurgie générale, anesthésie, oncologie, psychiatrie, aussi bien en milieu urbain qu’en régions périphériques.En voulant rééquilibrer artificiellement le nombre de spécialistes et d’omnipraticiens, Québec prépare, dit-il, des pénuries encore plus gra- En santé mentale ves que celles que Ton cohnait actuellement et met en danger tout le secteur des soins spécialisés.« Le gouvernement s’apprête en somme, à partager la pénurie sur le territoire.C’est ce que j’appelle le partage de la médiocrité », écrivait en octobre dernier le président de la FMSQ, le Dr Paul Desjardins, dans le bulletin de la Fédération.La Corporation des médecins du Québec estime de son côté que le cadre de référence risque d’entrainer de fausses conclusions parce qu’il repose sur de fausses prémisses.Ce cadre prend pour acquis que la proportion actuelle médecins/population est adéquate à la grandeur du Québec.Ce qui n’est pas le cas, sou tient le porte-parole de la Corpora lion.C’est oeuf-être vrai dans certai nés disciplines, indique le Dr Jac ques Brière, mais pas dans des spé cialités comme comme la psychia trie et l’anesthésie, par exemple.Pour fixer ses objectifs, le cadre de référence tient compte des actes posés en cabinets privés.11 applique, ensuite ces objectifs uniquement aux-établissements de santé.Cette nié-! thode, dit-il, fausse tout.Deux visions opposées QUÉBEC (PC) — Les omnipraticiens accueillent avec beaucoup de réserve la proposition du rapport Harnois de donner plus de place aux groupes communautaires dans le domaine de la santé mentale.En commission parlementaire hier, la Fédération des omnipraticiens du Québec a demandé au gouvernement de trouver une façon de surveiller davantage ces groupes.« Nous insistons sur l’importance d’un contrôle de la qualité des services dispensés par ses ressourcés communautaires », a déclaré le vice-président de la FMOQ, le Dr Jean Rodrigue.Le rapport Harnois sur la santé mentale propose un partenariat dans ce domaine.Outre le réseau actuel (hôpitaux, centres d’acceuils, CLSC etc.) le rapport suggère au gouvernement d’impliquer davantage les ressources communautaires et alternatives.Il recommande au gouvernement de doubler leurs budgets.Ces groupes s’occupent de la réinsertion des malades dans la société.Ils les aident à se trouver un emploi,-un logement ou à défendre leurs droits.Les omnipraticiens ont souligné l’importance de ces groupes, mais « l’idée de mettre tout l’argent du gouvernement est exagérée », a dit le Dr Rodrigue.Selon la FMOQ, le gouvernement doit éviter de créer un réseau parallèle avec les organismes communautaires.Les omnipraticiens craignent non seulement de se faire prendre leur clientèle par les professionniels, mais aussi de se faire discréditer par les groupes communautaires, qui parfois ont une idéologie négative à l’égard de la médecine traditionnelle.Dans ce débat, la FMOQ reproche au rapport Harnois de laisser entendre que n’importe qui peut faire n’importe quoi en santé mentale, en, n’étant pas suffisamment claire sur le rôle de chaque intervenant dans le£ traitement de la santé mentale.Les représentants de groupes al ' ternatifs, qui comparaissaient à la' suite des omnipraticiens, se sont dit « horrifiés » par l’attitude des omnipraticiens qu’ils qualifient de grossière.Claudine Laurin, la présidente de l’Association des ressources alternatives, qui regroupe 40 organismes, estime qu’il est exagéré de dire que.les intervenants dans le domaine; communautaire ne respectent pas le-corps médical.Elle s’est par ailleurs dite très sa-; tisfaite des recommandations du' rapport Harnois de doubler leurs; budgets, mais espère surtout que là 7 volonté politique suivra le rapport.L’association craint que le gouvernement ne permette plus aux groupes d’être « différents » s’il donne suite aux recommandations du rapport, a expliqué hier Mme Laurin.Les groupes communautaires ne font pas partie du réseau institutionnel de la santé.Ils ne le souhaitent pas, et ce n’est pas non plus dans l’intention du gouvernement de les intégrer.Par contre, ces groupes veulent' être reconnus juridiquement.Une7 vingtaine d’entre ces groupes sont menacés d’extinction à Montréal, faute d’argent.NUIT Arthur Quentin Le temps est toujours aux Fêtes chez Arthur Quentin et Bleu Nuit.Du 4 au 16 janvier, ces deux boutiques, face à face rue Saint-Denis, vous offrent jusqu’à 50% de rabais sur des articles pour la maison tout à fait magnifiques.Choyez quelqu’un, faites-vous plaisir et laissez-vous simplement séduire par la beauté des choses! Bleu Nuit 3913.rue Saint-Denis Montréal 843-5702 Arthur Quentin 3960, rue Saint-Denis Montréal 843-7513 A-4 ¦ Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 EN BREF.¦ Un secrétaire vietnamien pour le pape CITÉ DU VATICAN, Reuter — Le pape Jean-Paul II a nommé secrétaire privé un prêtre vietnamien de 69 ans, qui avait fui son pays après la prise du pouvoir par les communistes au Sud-Vietnam, en 1975.Le pretre, Vincent Tran Ngoc Thu, travaille au Vatican depuis qu’il a quitté Saigon, où il était employé à la nonciature apostolique du Vatican au Vietnam.Il devient ainsi l’un des deux secrétaires privés du souverain pontife.Ce nouveau secrétaire succède à mgr Emery Kabongo, 47 ans, qui retourne dans son pays d’origine, le Zaïre, après avoir été sacré évêque.¦ Les éléphants étaient des dinosaures MOSCOU, ( AFP) — Cinq cents empreintes de pas gigantesques découvertes en Asie centrale soviétique et attribuées par la légende aux éléphants des troupes d’Alexandre le Grand, le roi de Macédoine, venues il y a plus de 2,000 ans dans cette région, ont en fait été laissées par des dinosaures, il y a des millions d’années.Des scientifiques soviétiques sont parvenus à cette conclusion après avoir examiné ces traces trouvées dans le sud-est de la Turkménie, indique hier l’agence TASS.¦ Zéro absolu : record mondial BONN (AFP) — Des physiciens de l’Université de Bayreuth, en Bavière, sont parvenus à approcher de 0.000012 degrés le zéro absolu (moins 273.15 degrés Celsius), ce qui constitue un nouveau record mondial, a indiqué l’université hier.Grâce à un procédé de refroidissement magnétique, l’équipe du Pr Frank Pobell est parvenue à porter 130 grammes de cuivre au-delà des températures les plus basses jamais créées par des laboratoires japonais et britanniques.L’équipe ouest-allemande est parvenue à maintenir pendant plusieurs jours le morceau de cuivre à ces températures extrêmes, ce qui a permis d’étudier les altérations de ses propriétés.Une des lois fondamentales de la physique, posée en 1913 par le physicien allemand Walther Nernst, stipule que le zéro absolu ne peut jamais être atteint, mais seulement approché.¦ 1,200 criminels de guerre «oubliés» ROME, (AFP) — Mille deux cents criminels de guerre italiens seraient catalogués dans les archives secrètes de TON U sur la deuxième guerre mondiale, selon l’hebdomadaire Epoca citant un historien américain.Le professeur Michael Palumbo, auteur de ces recherches, affirme que parmi les 25,000 criminels de guerre inscrits sur les listes secrètes de l’ONU figurent mille deux cents Italiens.En tête de liste: le maréchal Pietro Badoglio, l’un des artisans de la victoire de la première guerre mondiale, appelé à la tête du gouvernement italien après la destitution de Mussolini, en 1943, pour négocier l’armistice.La liste repose sur des accusations portées par des pays occupés par l’Italie durant le fascisme (Yougoslavie, Albanie, Grèce, Éthiopie).Ces « criminels de guerre'», explique le pr Palumbo, n’ont jamais comparu devant les tribunaux.« Apres l’armistice de 1943, les Alliés couvrirent Badoglio et les siens, parce qu’ils estimaient que de vieux fascistes seraient des anticommunistes plus sûrs qu’un gouvernement dirigé par des antifascistes ».Le pr Palumbo affirme avoir consulté les archives de l’ONU, ouvertes récemment, les dossiers du Foreign Office, les archives de l’État italien, et les documents du département d’État américain.¦ Un soulagement.pour les chiens COÎRE (Suisse), Reuter — René Trottmann, un Suisse au-dessus de tout soupçon qui souhaitait l’introduction d’une loi sanctionnant les propriétaires de chiens dont les fidèles compagnons souillent les parcs et les trottoirs de leurs excréments, n’a pas réussi à reunir le quorum obligatoire de 100,000 signatures pour un référendum sur le sujet, rapporte hier la presse helvétique.Trottman, originaire du canton des Grisons, qui a lancé sa campagne en solitaire à l’été 1986, n’a récolté que 30,000 signatures.Il a, en échange, reçu plusieurs menaces de mort de la part de quelques amis qui veulent du bien aux bêtes visées.¦ Un juge pris la main dans le sac LA PAZ, (AFP) — Un juge d’instruction de Santa Cruz, en Bolivie, chargé du dossier de gros bonnets de la drogue, a été arrêté jeudi alors qu’il achetait des cigarettes à la cocaïne, a annoncé la police .Au moment du délit, le juge José Emesto Saucedo avait à la main les dossiers des trafiquants sur lesquels il doit prononcer une sentence, a-t-on ajouté de même source.La Cour suprême du district de Santa Cruz a annoncé que le juge toxicomane serait relevé de ses fonctions pour usage notoire de drogues.¦ Pratiques infamantes TURIN, Italie (AFP) — Les hôpitaux italiens « pratiquent la clitoridectomie et l’infibulation sur les petites filles, à la demande de leurs parents immigrés », a révélé hier à Turin Mme Elena Marinucci, sénateur et sous-secrétaire d’État à la Santé.Mme Marinucci n’est pas scandalisée par la décision des USL, structures hospitalières publiques décentralisées, de s’adapter aux traditions tribales africaines.« Si nous refusons ils s’adresseront ailleurs, à des charlatans.Nous préférons donc accepter, bien malgré nous, et mettre à leur disposition nos dispensaires, pour éviter au moins les problèmes d’infection (.) Nous tentons de leur expliquer l’absurdité de ces pratiques, mais il faut du temps et de la tolérance ».Les poulamons : moins abondants mais plus gros ISABELLE PARÉ Ce week-end, les poulamons seront-ils enfin au rendez-vous ?En retard de deux semaines, les petits poulamons ardemment attendus des pêcheurs devraient finalement frétiller sous la glace de la rivière Sainte-Anne en fin de semaine.Mais par un inéluctable caprice de la nature, expliquent les biologistes, ceux qu’on a surnommé les « petits poissons des chenaux » seront moins nombreux et surtout beaucoup plus gros que d’habitude.C’est du moins ce qu’ont constaté les biologistes du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche qui ont rassuré cette semaine les pourvoyeurs de Sainte-Anne-de-la-Pé-rade, inquiétés par le retard du pou-lamon à remonter la rivière.Les 30 pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne ont de quoi maugréer car la remontée des hordes du petit poisson représente une manne annuelle de $ 3 à $ 4 millions pour le village de 3,000 âmes de Sainte-Anne-de-la-Pérade.De part et d’autres, les hypothèses ne manquaient pas pour expliquer Demande d’un recours collectif pour 250 malheureux voyageurs BERNARD MORRIER Un retard de plus de 29 heures dans le transport vers Cuba de quelque 250 passagers, le 19 décembre dernier, pourrait coûter au-delà dt $ 250,000 à la compagnie aérienne Minerve Canada.Un technicien en informatique de Mascouche, qui se trouvait au nombre des voyageurs déçus, a en effet demandé hier à la Cour supérieure la permission d’exercer un recours collectif contre le transporteur aérien, à la suite des nombreux inconvénients subis par toutes ces personnes dans les heures précédant leur départ vers Varadero (Cuba), puis dans les heures suivant leur arrivée à destination.M.Jean Charette explique, à l’appui de sa demande, que lui-même et son épouse avaient acheté des billets du transporteur le 3 décembre, par le biais de l’organisme Multitour, pour leur voyage par Minerve et leur hébergement durant une semaine à l’hôtel Cabanas Del Sol, pour une somme d’environ $ 703 par personne.Le départ du couple était à ce moment prévu pour le 17 décembre, à llh35.Toutefois, deux jours avant cette date, M.Charette était informé que le départ était retardé au 18 décembre mais qu’il aurait lieu à l’heure projetée.Vers 9h00 ce jour-là, le couple se présentait au comptoir de Minerve Canada, à Mirabel, où les bagages furent enregistrés, de même qu’on procédait à l’attribution des sièges.Cependant à 11 heures, alors que tous les passagers du vol étaient réunis dans la zone de transit, on les informait que le vol était reporté à 15 heures et on les invitait à se procurer des coupons de $ 8 pour leur repas du midi.Las d’impatience, les voyageurs devaient encore, à 15 heures, être avisés que l’appareil devant les transporter ne pourrait décoller qu’à 17 heures.Mais leur déception devait être encore plus grande, en cette fin d’après-midi du 18 décembre, quand on avisa que l’appareil ne pourrait quitter le sol à l’heure convenue, par suite d’une défectuosité mécanique,avant 23 heures.On transporta donc tous les voyageurs de ce vol dans un hôtel à proximité de Dorval, où on leur assura le repas du soir et le gîte pour la nuit, avec promesse à tous que le départ s’effectuerait à 10 heures le lendemain matin, 19 décembre.Tôt levés, les membres du groupe durent cependant attendre jusqu’à 11 heures ce matin-là avant qu’un autobus ne vienne les chercher.On assurait à ce moment que le départ se ferait vers 14 heures, mais ce n’est finalement qu’à 17 heures qu’ils purent enfin décoller, après plus de 29 heures de remise.Mais en raison de cette fastidieuse attente et d’une arrivée tardive en soirée à Varadero, M.Charette explique qu’il n’a pu commencer à apprécier vraiment ses vacances que le surlendemain, 21 décembre.Le technicien de Mascouche croit cependant que la perte de trois jours de vacances, les inconvénients endurés et certains déboursés occasionnés par le retard, même si les repas étaient payés, méritent pour ces passagers une compensation individuelle de $ 1,000.Il souligne que Minerve Canada est d’autant plus responsable du retard, comme le veut la Convention de Varsovie, qu’au moment où les 250 passagers étaient en attente de leur avion, ce même appareil aurait transporté d’autres voyageurs vers la République dominicaine.M.Charette croit être en mesure de représenter adéquatement les 249 autres voyageurs frustrés, vu les démarches positives entreprises auprès d’une majorité de ceux-ci depuis le début de la nouvelle année.Fellini retire sa poursuite PARIS, Reuter — Le cinéaste italien Frederico Fellini a renoncé, hier, à la procédure qu’il avait entamée contre la société française AMLF chargée du doublage et des sous-titres de son dernier film, Intervista.Fellini avait saisi mardi le tribunal pour demander le retrait de ces versions qui ont, selon lui, « massacré les nuances du film » et exigeait une amende de 100.000 ff par jour de retard.Le réalisateur italien ne renonce cependant pas à son action, a indiqué à Reuter son avocat me Sampieri, expliquant que Fellini ne demande plus l’interdiction et la saisie immédiate des versions dites litigieuses.« Fellini a estimé que ses arguments avaient été suffisamment entendus » a dit me Sampieri.les caprices du poulamon.Au village, certains attribuaient les misères du petit poisson des chenaux à la détérioration du lit de la rivière provoquée par l’effondrement du pont du Canadien Pacifique en avril dernier.D’autres, à la persistance du temps doux en décembre qui a empêché la formation de la glace sur la rivière.De leur côté, les biologistes du ministère n’ont pu élucider la raison du retard du poulamon, mais ils écartent tout lien entre ce phénomène et l’ensablement observé à l’embouchure de la rivière.Les biologistes ont par ailleurs constaté jusqu’ici que le petit poisson des chenaux avait bel et bien entamé son périple vers les frayères, mais que la population comportait peu de jeunes et une surabondance de gros poissons et de femelles.Déjà, l’an dernier, l’horloge biologique du poulamon avait fait défaut.La remontée des poissons dans la rivière avait retardé de deux semaines et la saison de pêche avait été 30 % moins bonne que d’habitude.« On n’a pas encore émis d’hypothèses sur ce qui peut provoquer ce retard, mais il peut y avoir une foule de raisons car le poisson remonte le Saint-Laurent depuis le bas du fleuve avant d’arriver à Sainte-Anne », explique M.Yves Mailhot, biologiste du MLCP à Trois-Rivières.Aussi, le ministère, en collaboration avec les pourvoyeurs et les pêcheurs du coin, entreprendra au cours des prochaines semaines des études pour observer le déplacement du poisson dans la rivière et vérifier s’il accède aux frayères situées en amont des sites de pêche.Malgré l’intervention du ministère, les pourvoyeurs rechignent.Les caprices du poulamon les ont privés des deux dernières fins de semaine et de la période des Fêtes, très populaire auprès des familles.« On a dû reporter les réservations des gens, sinon ils rentraient chez eux avec un ou deux poissons.On ne peut allonger la saison par l’autre bout ! À la première lune de février, les poissons vont aux frayères et la pêché prend fin.On va avoir des problèmes car on ne pourra pas accepter tout le monde la fin de semaine », déplore M.Gaston Roy, président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.Malgré tout, hier, le moral de pourvoyeurs allait déjà mieux alors qu’on rapportait des prises de 50,75 et même 100 poissons dans certaines cabanes.On croit que le froid sibérien a réveillé les millions de petits poissons qui migrent du bas du fleuve pour venir déposer leurs oeufs dans le « frasil » de la rivière Sainte-Anne.Le frasil, explique M.Roy, c’est un mélange de glace et d’eau semblable à la slush qui flotte sous la glace et constitue le lieu de prédilection pour le reproduction du petit poisson.Même si les poulamons atlantiques seront moins abondants que d’ordinaire, estiment les biologistes, il n’y a pas de danger de pénurie.En effet, si 70,000 amateurs s’entassent chaque saison dans 1,000 cabanes pour tendre leurs lignes dans les eaux noires de la rivière Sainte-Anne, seulement 1.5 % des 900 millions de poulamons qui viennent y frayer mordent à l’hameçon.AVIS PUBLICS Voir en pages B-2, B-8, B-9 AVIS DE U DEMANDE DE DISSOLUTION MATTHEW RAM t ASSOCIATES INC.Prenez avis que la corporation, MATTHEW RAM & ASSOCIATES INC .demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre STEIN S STEIN PROCUREURS DE MATTHEW RAM 5 ASSOCIATES INC.PRENEZ avis que OVILA DUFOUR INC .42 rue Principale.St-Hilarion, comté de Charlevoix, s'adressera à la Commission des transports du Québec dans le but de transférer à LES CONSTRUCTIONS OVILA DUFOUR INC.350 roule 138.St-Hilanon.comté de Charlevoix, les permis 0-505-612-003 et 0-505-612-004, qui autorisent le transport de toute matière en vrac dans la Région 03.suite à la vente et cession des systèmes el moyens de transport intervenue entre les parties, contormément à l'article 41 de la Loi sur les transports et de l'article 26 du règlement sur le camnionnage en vrac.Les demanderesses demandent l'application det'article 85 du R P R I.afin que la décision soit exécutoire dès que rendue Toute personne désirant porter opposition ou une intervention à la présente demande, doit le taire dans les cinq (5) jours de la deuxième (2ième) parution de cet avis à la Commission des transports du Québec.585, Bout Charest Est à Québec, G1K7W5 1ère parution: 8 janvier 1988 2ème parution: 9 janvier 1988 MARC M DELAGE.AVOCAT ST-HILAIRE SIMARD LECLERC CARON GINGRAS DELAGE 6 LEBLANC 220.Grande-Allée Est =850 Québec(Québec) G1R2J1 MUSÉE DE LA CIVILISATION APPEL D’OFFRES MUSÉE DE LA CIVILISATION APPEL D’OFFRES MANDAT : Sous la responsabilité du Musée de la civilisation, le mandat consiste à effectuer la recherche en vue de la réalisation de l’exposition L'HOMME-OISEAU qui aura lieu à compter de mars 1989.OBJECTIF : L’objectif général de cette exposition est d’explorer le désir de voler et les diverses manifestations de l’homme-oiseau.CONDITIONS: Seuls seront considérés aux fins d'octroi du contrat les firmes, groupes ou chercheurs ayant une place d'affaires ou résidant au Québec.Les chercheurs sans affiliation institutionnelle devront être incorporés.PRINCIPALES ÉTAPES : Les deux principales étapes de la recherche seront les suivantes: Recherche préliminaire du 4 février au 29 avril 1988 Recherche thématique du 6 juin au 15 juillet 1988 DOCUMENTS: Les firmes, groupes ou chercheurs individuels intéressés à soumissionner pourront, sur demande, obtenir les documents et les informations nécessaires à la préparation de leur soumission en s'adressant à: MUSÉE DE LA CIVILISATION, a/s Madame Andrée Gendreau, 16, rue Saint-Jacques, Québec (Québec), G1K4A5 Tél: (418)643-2158 Toute communication par la poste devra être adressée au: MUSÉE DE LA CIVILISATION, a/s Madame Andrée Gendreau, 85, rue Dalhousie, C.P 155, Suce.B, Québec, (Québec), G1K7A6 CLÔTURE DES SOUMISSIONS: Pour être considérées, les soumissions devront être reçues avant 17h00 (heure normale de I est) vendredi le 29 janvier 1988.RÉUNION D INFORMATION :Une réunion d'information se tiendra jeudi le 14 janvier à 14h30 à l'auditorium du Musée de la civilisation, 16, rue St-Jacques, Québec.AVIS: Le Musée de la civilisation ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions MANDAT: Sous la responsabilité du Musée de la civilisation, le mandat consiste à effectuer la recherche en vue de la réalisation de l'exposition LA FAMILLE DE L'AN 2000 qui aura lieu à compter du 30 avril 1989.OBJECTIF: L'objectif général de cette exposition est de contribuer à l'avancement de la réflexion sur un enjeu majeur pour le développement de la société québécoise, dans une perspective interdisciplinaire.CONDITIONS: Seuls seront considérés aux fins d'octroi du contrat les firmes, groupes ou chercheurs ayant une place d'affaires ou résidant au Québec.Les chercheurs sans affiliation institutionnelle devront être incorporés.PRINCIPALES ÉTAPES: Les deux principales étapes de la recherche seront les suivantes: Recherche préliminaire du 4 février au 27 mai 1988 Recherche thématique du 1°' juillet au 12 août 1988 DOCUMENTS: Les firmes, groupes ou chercheurs individuels intéressés à soumissionner pourront, sur demande, obtenir les documents et les informations nécessaires à la préparation de leur soumission en s'adressant à: MUSÉE DE LA CIVILISATION, a/s Madame Andrée Gendreau, 16, rue Saint-Jacques, Québec (Québec), G1K 4A5 Tél: (418)643-2158 Toute communication par la poste devra être adressée au: MUSÉE DE LA CIVILISATION, a/s Madame Andrée Gendreau, 85, rue Dalhousie, C.P.155, Suce.B, Québec, (Québec), G1K7A6 CLÔTURE DES SOUMISSIONS: Pour être considérées, les soumissions devront être reçues avant 17h00 (heure normale de l’est) vendredi le 29 janvier 1988.RÉUNION D'INFORMATION :Une réunion d'information se tiendra jeudi le 14 janvier à 13h30 à l’auditorium du Musée de la civilisation, 16, rue St-Jacques, Québec.AVIS: Le Musée de la civilisation ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions QOOüTQüÜüi ooqq|qqqd| ¦VU J ! U à) Il ,i iV 177777777777 iiifiji.iji *^ÎT ifi'hTVC- r»»- ; AVIS est par les présentes denné que 83817 CANADA LTD., une corporation constituée en vertu de la Loi sur les Corporations Commerciales Canadiennes, ayant son siège social dans la Cité de Montréal.Province de Québec, s'adressera au Ministère des Consommateurs.Coopératives et Institutions Financières de la Province de Québec, pour obtenir l'abandon de sa Charte, selon les dispositions de la Loi sur les Compagnies du Québec SIGNÉ A MONTRÉAL, ce 11 novembre 1987 83817 CANADA LTD.KEVORK KEORHADJIAN Président de la compagnie PRENEZ AVIS que REAL DUPRE TRANSPORT INC, taisant affaires à Barraute, (Abitibi), OC.JOY 1A0 détentrice du permis 0-302,303 s'adresse à la Commission des transports du Québec pour obtenir les autorisations permanentes suivantes: 1 Transport de marchandises générales de tout point à tout point au Québec 2.Transport de marchandises générales de tout point au Québec (tout port d'entrée) aux trontières Québec — Ontario et retour destination ou provenance les provinces canadiennes à l'ouest de cette frontière.3.Transport de marchandises générales de tout point au Québec (tout SERVICES SANITAIRES ROBERT RICHER LTÉE Contormément à l’article 64,3 de la loi sur la qualité sur l’environnement (L.R.Q.c.Q-2), telle que modiliée par la loi modiliant la loi sur la qualité de l'environnement (L Q 1987,c.25), avis est donné que SERVICES SANITAIRES ROBERT RICHER LTÉE exigera pour ses services d élimination des déchets, au lieu d'enlouissement exploité sur le site de Ste-Sophie les prix suivants: CAMIONS TASSEURS — 25 verges — shu pak 79,00$ CAMIONS TASSEURS — 20 verges 65,00$ CAMIONS TASSEURS — 31 verges 95,00$ CAMIONS ROLL OFF OUVERT ET COMPACTEUR RÉGULIER — 40 verges 89,00$ CAMIONS ROLL OFF — 25 verges 55,00$ CAMIONS ROLL OFF COMPACTEUR COMPACTEUR DOMESTIQUE — 50 verges — 42 verges 115,00$ CAMION REMORQUE — 75 verges 150,00$ CAMIONS TASSEURS CHARGEMENT AVANT (front naud) 89,00$ REMORQUE A PERCHE, DEMIE-TONNE 15,00$ et + ' WM ki mi."vvtnw vnno lc ai ic, Lca UtUHc i a u UH DOMESTIQUE ET COMMERCIAL DEVRONT RENCONTRER LES GENCES DU MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE PLUS PRODUITS INDUSTRIELS DEVRONT OBLIGATOIREMENT FOUF UN CERTIFICAT D'ANALYSE APPROUVÉ UNE CHARGE ADDITIONNELLE DE 2,00$ POUR LA FACTURAT DES VOYAGES Les tarits ci-haut décrits s'appliquent à compter du 24 lévrier 1988 De plus, prenez avis que la Commission municipale du Québec sur demande de toute personne ou municipalité, modifier tout ou tie des prix publiés par l'exploitant et également enquêter sur ti question relative à cette demande.La demande doit être laite par écrit dans les 45 jours suivants la i de publication du présent avis et être accompagnée d'une preuv cette publication Une copie de la demande doit être signifiée au crétaire de SERVICES SANITAIRES ROBERT RICHER LTÉE 2 1 ère Rue.Sainte-Sophie (Québec) J0R 1S0 ME MARC M.DELAGE, AVOCAT ST-HILAIRE SIMARD LECLERC CAF GINGRAS DELAGE A LEBLANC 220, Grande-Allée Est, a 850 Québec (Québec) G1R2J1 port d'entrée) aux trontières Québec — Nouveau-Brunswick et retour destination ou provenance les provinces Maritimes et Terre-Neuve.4 Transport de marchandises générales de tout point au Québec (tout port d'enlrée) aux frontières Québec — U S A et retour destination et provenance tous les états américains.DROIT ADDITIONNEL La détenlrice peut donner le service via l'Ontario ou le Nouveau-Brunswick.Cette demande sera déposée à la Commission des transports du Québec telle que publiée.Le tout en conlormité avec les règles de pratique et les règlements régissant le camionnage.CHOUINARD & EMOND a/s Me Yvon Chouinard 480 Chemin St-Louis Québec, Qc,G1 St B6 =C 5040-19 AVIS est par les présentes donné qu'en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies du Québec, LES INVESTISSEMENTS A.J BROCK LTÉE.- A.J, BROCK INVESTMENTS LTD.s'adressera à l'Inspecteur général des institutions financières afin que sa dissolution soit acceptée et qu'une date soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute Montréal, province de Québec, le 31e jour de décembre 1987 Les procureurs de la compagnie, PHILLIPS S VINEBERG PRENEZ AVISque LESCOURTIERS EN TRANSPORT MONTBEC INC taisant affaires au 315, Chemin du Coteau.Montmagny, QC, G5V 3S6 détentrice du permis Q-304.002 s'adresse à la Commission des transports du Québec pour obtenir les autorisations permanentes suivantes: 1.Transport de marchandises générales de tout point à tout point au Québec 2.Transport de marchandises générales de tout point au Québec (tout port d'entrée) aux trontières Québec — Ontario et retour destination ou provenance les provinces canadiennes à l'ouest de celle frontière.3.Transport de marchandises générales de tout point au Québec (tout port d'entrée) aux frontières Québec — Nouveau-Brunswick et retour destination ou provenance les provinces Maritimes et Terre-Neuve 4 Transport de marchandises générales de tout point au Québec (tout port d'entrée) aux trontières Québec — U S A.et retour destination et provenance tous les états américains.DROIT ADDITIONNEL La détentrice peut donner le service via l'Ontario ou le Nouveau-Brunswick Cette demande sera déposée à la Commission des transports du Québec telle que publiée.Le tout en conlormité avec les règles de pratique et les règlements régissant le camionnage CHOUINARD 8 EMOND a/s Me Yvon Chouinard 480 Chemin St-Louis Québec, Qc, G1S1B6 »C 5053-28 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 ¦ A-5 L’Egypte effectue un retour en force sur la scène diplomatique arabe LE CAIRE (Reuter) — Le président égyptien Hosni Moubarak entame aujourd’hui en Arabie Saoudite une tournée dans le Golfe qui illustre le retour en force de son pays sur la scène diplomatique arabe.Sa visite dans six États conservateurs du Golfe durera une semaine et revêtira une importance particulière, pour trois raisons : ¦ le chef de l’État le plus peuplé du monde arabe se rendra dans les pays qui en sont les plus riches, et qui pourraient à terme demander au Caire une aide militaire, si l’Iran obtenait l’avantage sur l’Irak, leur allié mutuel; ¦ ce voyage illustre le retour de l’Égypte au coeur de la diplomatie arabe.Il y a deux mois, neuf États arabes ont décidé de rétablir avec Le Caire des relations diplomatiques rompues depuis 1979 en dépit de leurs objections au traite de paix israélo-égyptien; ¦ il intervient alors que,préci-sément, les relations de l'Egypte avec l’État juif sont assombries par la violence de la répression des manifestations palestiniennes dans les territoires occupés.Le Caire a condamné l’attitude d’Israël envers ce que la presse égyptienne qualifie de soulèvement palestinien.Mais sa police anti-émeutes a, parallèlement, dispersé sans ménagements les manifestations anti-israéliennes suscitées au Caire par les événements de Cisjordanie et de la bande de Gaza : elles risquaient en effet de servir de tremplin à l’extrémisme musulman opposé au régime Moubarak.Malgré la colère provoquée dans le monde arabe et sur son propre sol par la situation dans les territoires occupés, l’Égypte continue de respecter le traité de paix conclu en 1979 avec Israël sous l’égide des États-unis.Moubarak a déclaré qu’il n’était pas question pour Le Caire de rappeler son ambassadeur à Tel Aviv en signe de protestation.Quoi qu’il en soit, les entretiens qu’aura Moubarak dans le Golfe, qui débuteront par une rencontre avec le roi Fahd à Ryad, porteront sans doute essentiellement sur le conflit irano-irakien et les rumeurs d’une offensive imminente des Gardiens de la révolution iranienne.D’après l’agence égyptienne Photo AP .Wf Hosni Moubarak MENA, Moubarak rencontrera également le nouveau secrétaire américain à la Défense Frank Carlucci demain dans la capitale saoudienne, préalablement à la visite officielle qu’il doit effectuer à la fin du mois à Washington.Outre l’Arabie Saoudite, la tournée du président égyptien le conduira dans les Émirats arabes unis ( EAU ), le Koweït, le Qatar, Bahrein et le sultanat d’Oman, c’est-à-dire dans tous les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG).À Koweït, à proximité immédiate du front sud de la guerre du Golfe, ses entretiens porteront certainement sur l’évaluation de la future assistance militaire égyptienne, entamée en décembre par le maréchal Abdel-Halim Abou Ghazala, ministre égyptien de la Défense.Un secret total est observé à ce sujet par les deux parties.Moubarak, interviewé par un journal de l’Émirat, a cependant démenti les rumeurs selon lesquelles Le Caire serait prêt à envoyer 10,000 hommes en renfort aux armées du CCG, moyennant le versement de $5 milliards, qui l’aideraient à régler sa dette militaire envers les États-Unis.« Nous ne sommes pas des mercenaires», a-t-il déclaré.Des six États du Golfe accueillant Moubarak, le sultanat d’Oman est le seul à avoir maintenu ses relations diplomatiques avec Le Caire pendant les neuf années de sa « traversée du désert » avec le monde arabe.Chirac réclame la destruction du mur de Berlin La France et la RD A vont intensifier leurs contacts sur le plan économique et culturel Pholo AP ij'j ïî ,2ny î * i t.MS ;>¦?Le chef de la RDA, Erich Honecker (deuxième à droite), dépose une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu dans l’Arche de Triomphe, à Paris.Honecker a entamé jeudi la première visite en France d’un chef d'État est-allemand.PARIS (Reuter) — La France et l’Allemagne de l’Est ont convenu d’intensifier leurs contacts, en particulier dans les domaines économiques et culturels, a indiqué hier soir un conseiller du président François Mitterrand à l’issue de la partie officielle de la visite à Paris du chef de l’État est-allemand Erich Honecker.Au cours de leur deuxième et dernier entretien, les deux dirigeants ont décidé d’accroître le volume des échanges économiques entre les deux pays de 15 % par an, a précisé la même source.« Si l’on veut maintenir la réalité de l’Europe, c’est d’abord sur le plan économique et culturel en attendant qu’on puisse le faire sur le plan politique, a dit Mitterrand au numéro un du Parti communiste est-allemand.Pour sa part, Honecker a publié une déclaration dans laquelle il souligne que ses deux jours d’entretiens officiels avec Mitterrand et le premier ministre Jacques Chirac « se sont déroulés dans une atmosphère franche et constructive».Dans la matinée, Chirac a, par deux fois, appelé le chef de l’État est-allemand Erich Honecker à abattre le mur qui sépare Berlin-Ouest et Berlin-Est.« Quelle ville pourrait mieux que Berlin symboliser l’état actuel de l’Europe » divisée en deux blocs depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, a-t-il dit avant d’exprimer l’espoir que le « mur qui la déchire tombera bientôt ».Lors du déjeuner offert à Honecker au Quai d’Orsay, le premier ministre a réitéré son souhait.Le leader est-allemand, artisan de la construction de ce mur en 1962, s’est raidi et a regardé le plafond doré du palais des affaires étrangères quand Chirac a déclaré, au moment de l’échange de toast, « qu’il reste que la destruction du mur de Berlin, qui sépare de façon inhumaine Berlin, doit constituer une étape essentielle dans le rétablissement de la confiance ».« Nous ne voulons pas d’une Europe hérissée de barbelés, nous ne voulons pas d’une Europe cloisonnée», a poursuivi Chirac.Auparavant, le chef du gouvernement avait souligné « qu’au-delà du désarmement, la question essen-I ielle est, en Europe, d’établir entre l’Est et l’Ouest non seulement des relut ions plus développées, mais un climat de confiance véritable».À l’issue des entretiens, les deux chefs d’État se sont à nouveau félicités de la signature à Washington en décembre du traité américano-soviétique éliminant les forces nucléaires intermédiaires (FNI).Ils ont également estimé que la prochaine étape sur la voie du désarmement doit passer par la réduction de 50 % des arsenaux nucléaires centraux des deux super puissances, États-Unis et Union soviétique.Au cours du premier entretien Ho-necker-Mitterrand jeudi à l’Élysée, le numéro un du Parti communiste est-allemand avait rappelé sa proposition, rendue publique trois jours avant son arrivée à Paris, de geler la modernisation des missiles de courte portée (moins de 500 km ) et de prévoir leur élimination, dans le cadre des négociations de Vienne sur la réduction des forces conventionnelles en Europe.Mitterrand avait écarté cette proposition en estimant qu’elle était prématurée et qu’en tout état de cause elle ne pouvait concerner les mis- siles français de très courte portée qui « ont un caractère stratégique et non pas tactiuue » et ne peuvent donc être assimiles aux missiles améri cains et soviétiques tactiques basés en Europe.Mitterrand a cependant réaffirmé hier que la France souhaitait parallèlement une réduction du déséquilibre des armes conventionnelles et l’élimination des armes chimiques actuellement favorable au bloc de l’Est.Mitterrand, a indiqué son conseiller, a expliqué à son hôte que ce n'est qu’après une réduction importante des missiles stratégiques des deux Grands que les pays moins puissants sur le plan nucléaire (France et Grande-Bretagne notamment) pourront envisager d’entrer dans une né- gociation sur le désarmement.En réponse au toast de Chirac, Honecker a déclaré que « Nous ne sommes pas de ceux qui craignent que le désarmement puisse aller trop loin ».Visant implicitement l’effort de modernisation de la force nucléaire de dissuasion française, il a répété qu’« il serait sans aucun doute favorable pour le processus de désarmement et le renforcement de la confiance réciproque si tous les États européens étaient prêts à témoigner de la plus grande réticence dans le développement de leur potentiel militaire».Honecker, qui a effectué la première visite d’État d’un président est allemand en France depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1973, doit quitter la France cet après-midi.Lors de leurs entretiens à Washington la semaine prochaine Takeshita et Reagan rechercheront des mesures pour éviter une récession TOKYO (AFP) — Le premier ministre Noboru Takeshita recherchera une coordination des politi-ues du Japon et des États-Unis pour viter une récession mondiale après le krach boursier de l’automne lors de son premier sommet avec le président Ronald Reagan, la semaine prochaine à Washington, ont indiqué a Tokyo des responsables gouvernementaux japonais.M.Takeshita quittera mardi prochain Tokyo pour une visite de trois jours au principal allié et partenaire économique du Japon, sa première depuis qu’il a succédé il y a deux mois à M.Yasuhiro Nakasone.« Le principal problème sera la situation critique de l’économie mondiale.Sans une gestion adéquate et un renforcement de la coopération, l’économie peut connaître une pé- riode très difficile », a déclaré un responsable nippon des Affaires étrangères.« Les deux principales économies du monde occidental ont la responsabilité de coordonner leurs politiques» économique et monétaire pour regagner la confiance du marché et stabiliser les perspectives de croissance ébranlées par le krach boursier et les fluctuations du dollar, En Afrique du Sud Arès l’Inkatha, l’UDF accepte de signer un appel au cessez-le-feu DURBAN, Afriquedu Sud (AFP) — Le Front démocratique uni (UDF), la plus grande organisation anti-apartheid d’Afrique du Sud, a accepté un document élaboré en novembre par des hommes d’Église et appelant, conjointement avec le mouvement Inkatha, à un cessez-le-feu dans les townships noires de la province du Natal, notamment celles entourant Pietermaritzburg, a-t-on appris hier à Durban, la plus grande ville de la province.L’Inkatha, organisation noire qu’une rivalité sanglante oppose depuis des mois à l’UDF dans ces townships, avait signé le document en question dès novembre.À Durban comme à Pietermaritz-burgt les observateurs doutaient cependant que la publication de cet appel ait des consequences immédiates sur le climat de violence régnant.dans les townships du Natal.Au moins 32 noirs ont péri depuis le début de cette année dans la région de Pietermaritzburg.Dans un communiqué publié à Durban, le révérend méthodiste Stanley Mogoba et l’archevêque catholique de la ville, Mgr Denis H ur-ley, ont indiqué que la direction de l’UDF les avait informés jeudi de sa décision d’accepter l’appel conjoint au cessez-le-feu.La publication de l’appel était conditionnée à la signature des deux parties concernées.Le délai mis par l’UDF pour répondre, ont expliqué les deux prélats, s’explique par le fait que ce mouvement, qui est une confédération, a dû consulter tous ses affiliés avant de s’engager.« Nous demandons à tous nos membres et à tous ceux qui se réclament de nous de cesser immédia- ‘ÉcoCe de (Peinture du Québec 427, boul.Henri-Bourassa est Bureau 2, Montréal Sortie de métro Henri-Bourassa • DESSIN • PEINTURE • AQUARELLE • PASTEL 3 heures par semaine Durée: 15 semaines | Fondée en 1979 Permii d'enseignement du ministère de l'éducation no.749611 SESSION HIVER 1988 Début: semaine du 1 er janvier APPELEZ DU LUNDI AU MERCREDI DE 10h à 17h 388-0288 tement tout acte de violence », peut-on notamment lire dans cet appel commun au cessez-le-feu.La non-signature de cette déclaration par l'UDF constituait l’une des raisons mises en avant par l’In-katha mercredi dernier pour justifier son opposition à la reprise des pourparlers de paix qu’essaie de mettre sur pied la Chambre de Commerce de Pietermaritzburg.Dans son communiqué, l’Inkatha affirmait, en effet, qu’« aucune négociation ne peut se poursuivre sans un ‘cessez-le-feu’ quelconque ».Or, poursuivait l’Inkatha, l’UDF « n’a pas l’intention de décréter ce « cessez-le-feu».CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention el de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal.Canada, H3G 1X5 Tél : (514)934-0272 Télex 05-268656 Cable MARION Télécopieur 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel-commercial-résidentiel Plus de 30 ans d'expérience 6305, 25e Ave, Rosemont, Montréal a-t-il ajouté.Tokyo présente ce voyage, qui intervient dans un contexte très antijaponais au Congrès, comme l’occasion de populariser M.Takeshita auprès des Américains, qui ne le connaissent guère.Le premier ministre doit aussi établir des rapports « d’amitié et de confiance » avec M.Reagan, comparables aux bonnes relations personnelles Reagan-Naka-sone.Les responsables gouvernementaux reconnaissent qu’une opération de relations publiques ne suffira pas pour convaincre les législateurs américains, qui ont adopté plusieurs clauses économiques anti-japonaises et menacent d’en voter d’autres.Le premier ministre présentera un dossier solide sur les progrès accomplis par le Japon pour contribuer à l’économie mondiale à la mesure de sa puissance industrielle et financière, dit-on aux Affaires étrangères.Et il demandera au président Reagan de se joindre à l’effort commun dans deux domaines essentiels: la réduction du déficit budgétaire américain et la stabilisation du dollar, ajoute-t-on.Tokyo « applique les ordonnances des médecins internationaux », explique un responsable.La demande intérieure a nettement pris la relève des exportations dans la croissance pour les trois années fiscales depuis 1986.Dans le même temps, la demande extérieure a régressé sous l’effet de la hausse du yen, selon les chiffres officiels.Le projet de budget 1988 prévoit une augmentation de 20 % des dépenses de travaux publics et plus 6.5 % pour l’aide économique internationale, ce qui, le yen fort aidant, devrait placer le Japon à parité avec les États-Unis.L’augmentation du budget militaire a considérablement amélioré les relations de défense avec Washington et même l’excédent Corn mercial du Japon, bien que toujours considérable, diminue constamment depuis mai.Tokyo prépare une série de réponses sur les contentieux commerciaux les plus urgents pour dédramatiser le débat pendant une année électorale aux États-Unis.Les États-Unis réclament la levée des quotas sur 10 produits agricoles après avoir obtenu satisfaction contre le Japon auprès du GATT (Accord général sur le commerce et les tarifs douaniers).Ils demandent aussi que leurs entreprises puissent participer aux grands travaux publics japonais et viennent d’exclure LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS (514) 844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction (514)842-9628 Publicité Générale (514) 842-9645 Annonces classées (514) 286-1200 Abonnements Montréal (514) 332-3891 Québec ou (514)844-3361 141 Ri Ras.Qnnn Extérieur — Indicatif 514 Indicatif 418 1-800-361-6059 1-800-463-4747 Indicatif 819 1-800-361-5699 Indicatif 613 1-800-361-5699 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 Faut LE DEVOIR pour le croire! les contracteurs nippons de leur marché par mesure de représailles.Le Japon a en revanche promis hier de contribuer indirectement à la protection de ses pétroliers par la Marine américaine dans le Golfe en doublant à partir de l’année fiscale 1989 sa participation financière au fonctionnement des bases américaines de l’archipel où sont employés 21,000 Japonnais.Sur le plan international enfin, M.Takeshita apportera son soutien aux États-Unis dans les négociations de désarmement avec l’URSS et soulignera sa volonté de contribuer au succès des Jeux olympiques de Séoul.Le premier ministre rencontrera le président Reagan le 13 janvier, au lendemain de son arrivée à Washington.Il quittera les États-Unis le 15 pour une visite de deux jours au Canada où il s’entretiendra avec le premier ministre Brian Mulroney avant de quitter Toronto le 17 pour Hawaï et de rentrer le 20 à Tokyo.VIDEO o vidéo f n'est non pas ~^\une façon de voir à nouveau les mêmes choses, mais une façon nouvelle de vivre quelque chose de diffèrent.Cinéma européen Cinéma d'auteur Nouveautés Importations 4333 Rivard pjj|! coin Marie- Anne r rue à l'est de St-Denis i“,tB • ® Mt Royal 287-1249 "Parce que l’Important c’estd Aimer” A-S B Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 L’ACTUALITE INTERNATIONALE MAISONS D1 ENSEIGNEMENTS Collège Marie de France LYCÉE FRANÇAIS DE MONTRÉAL — INSCRIPTIONS POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 1988-89 — Collégial et secondaire: 4635, Chemin Queen Mary, Montréal (QUÉ.) — H3W 1W3.Tél.: 737-1177 S’adresser à Madame Jeanne-Marie LAPEYRIE Élémentaire et maternelle: 4700, rue Fulton, Montréal (QUÉ.) — H3W 1T9.Tél.: 735-6579 S'adresser à Madame Sylvette DANGELAUD Début des inscriptions: le jeudi 7 janvier 1988.— EXAMENS D’ADMISSION POUR LE SECONDAIRE ET LE COLLÉGIAL I, LE SAMEDI 23 JANVIER 1988.—ADMISSION SUR DOSSIER À L’ÉLÉMENTAIRE.Pour renseignements: Christiane Legault 842-9645 La visite de Thatcher au Nigeria n’a rien changé entre Londres et Lagos O Lt GOETHE-INSTITUT L’A L LE M AND.c’est “fun”tastique ! COURS DE LANGUE - tous les niveaux SESSION D’HIVER du 18 janvier au 28 avril 1988 INSCRIPTIONS: à partir du 11 Janvier 1988 de 10h00à 11h00 CENTRE CULTUREL ALLEMAND 418 Sherbrooke est Montréal.P.Q.H2L 1J6, Tél.: (514) 499-0918 - 499-0159 OFFREZ-VOUS UNE FORMATION PROFESSIONNELLE 0E QUALITÉ EN INFORMATIQUE ET EN GESTION Le Collège Français 185, rue Fairmount Ouest, Montréal Vous propose 1) des séminaires pratiques de fin de semaine en laboratoire: • Initiation à la micro-informatique • Traitement de texte WordPerfect • Tableur: Lotus 123 • Base de données: DBASE III + • Comptabilité de caisse • Système d'exploitation MS-DOS • Laboratoire: un ordinateur par personne • 15 heures de cours • Groupe limité à 15 personnes • Documents fournis 2) des séminaires de jour (tarifs spéciaux pour les groupes); 3) des cours du soir de 15 semaines (débutant le 25 janvier 88); 420-947: Introduction à l'Informatique de gestion 1 groupe le lundi 1 groupe le mercredi 4) à l'enseignement régulier (Diplôme d’Études Collégiales): • DEC en Informatique de gestion (3 ans) • DEC en technique administrative (3 ans): marketing administration générale Soirée d’intormation le 20 janvier 1988 à 19 heures au Collège Français ou téléphoner au 5210, Durocher 495-2581 poste 111 (coin Fairmount) pour renseignements Outremont supplémentaires "l DOCTORAT EN ÉDUCATION (Ph.D.) Programme offert par l'Université du Québec à Montréal en association avec les autres constituantes du réseau de l'Université du Québec.Le candidat choisit sa constituante d'attache pour demander son admission, pour s’inscrire et y poursuivre ses activités individuelles.Principales caractéristiques : scolarité (21 crédits) incluant 3 cours à l'UQAM, stages (6 crédits), recherche (63 crédits) ; exigence de passer deux sessions à temps complet en résidence, dont la première session (automne) suivant l'admission au programme.Note : Cette première session inclut notamment des cours de Jour obligatoires dispensés à l'UQAM les jeudis et vendredis.Résumé des conditions d'admission : • diplôme de maîtrise dans un domaine pertinent ; • au moins trois ans d'expérience en éducation ; • connaissance d'une méthodologie de recherche pertinente : • connaissance suffisante de l’anglais ; • présenter une esquisse acceptable de projet de recherche selon les objectifs du programme et les ressources disponibles.Demandes d'admission à l'UQAM pour l’automne 1988 : • échéance : 15 février 1988 • contingentement : 23 • Pour informations ou pour obtenir un formulaire de demande d'admission ou les compléments à ce formulaire, s'adresser au : Pavillon Lafontaine, 1310, rue Sherbrooke Ëst, local 3047 Téléphone : (514) 282-7729 Demandes d’admission à une autre constituante associée au programme (UQTR, UQAC, UQAH, UQAR) : • obtenir informations et formulaires au bureau du registraire ou au bureau du responsable du programme au département des sciences de l’éducation de la constituante d'attache choisie.Université du Québec à Montréal LAGOS (AFP) — Le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a quitté le Nigeria hier après-midi après un incident symbolique de la complexité des relations entre Londres et Lagos : une échauf-fourée entre des membres de son entourage et le service d’ordre nigérian, au cours d’une fantasia de 4,000 cavaliers organisée en son honneur par l’émir de Kano (nord du pays).M.Bernard Ingham, chef des services de presse de Mme Thatcher, a reçu un coup de crosse de fusil dans l’estomac, selon la presse britannique.La bousculade a éclaté quand des membres de la délégation britannique ont tenté de monter sur unè plate-forme pour assister au « dur-bar », fantasia du nord du Nigéria.L’échauffourée n’était toujours pas confirmée de source officielle à Lagos en fin d’après-midi.Toutes les mesures de sécurité entourant le premier voyage de Mme Thatcher au Nigeria avaient pourtant visé à éviter ce genre d’incident.« On ne voulait surtout pas qu’il arrive quoi que ce soit de ce genre », indiquait-on de source proche du gouvernement.L’escale de Kano promettait pourtant d’être la plus touristique du bref séjour de Mme Thatcher au Nigeria.Elle avait visité les célèbres fosses à teinture de la vieille cité nordiste et l’émir de la région lui avait offert un magnifique étalon noir.Outre ce cadeau, l’émir avait organisé en son honneur une grandiose fantasia, un « durbar » de 4,000 cavaliers.C’est au cours de ce spectacle impressionnant que la « bavure » s’est produite, selon des journalistes britanniques.C’était la fin d’un voyage en demi-teintes : d’un côté les honneurs rendus par tous les dignitaires du gouvernement militaire nigérian, de l’autre les slogans du genre « Maggie, champion de l’apartheid » scandés par des centaines de manifestants sur le parcours du cortège officiel à Lagos et dans les rues bondées de Kano.Quant aux entretiens entre Mme Thatcher et le général Babangida, rien ne permet aux observateurs de dire qu’ils ont fait sensiblement progresser les relations entre les deux pays.Certes, Mme Thatcher a clamé son hostilité à l’apartheid, contre lequel les Nigérians veulent mener une lutte sans merci.C’est un « système répugnant et détestable », a-t-elle souligné, mais elle a répété que les sanctions économiques prises contre l’Afrique du Sud porteraient davantage préjudice à sa population noire qu’à l’apartheid lui-meme.Sur le plan économique, les deux camps sont également restés sur leurs positions : le président Babangida a demandé une fois de plus un rééquilibrage des échanges commerciaux entre les deux pays, très largement favorables à la Grande-Bretagne, et Mme Thatcher a affirmé à nouveau que la Grande-Bretagne n’avait pas ménagé son soutien au dossier du Nigeria devant les instances financières internationales.La couverture télévisée des événements dans les territoires occupés a ému beaucoup d’Américains UNIVERSITE LAVAL Direction générale du premier ôycle LES COURS DE L’ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Une occasion unique d’élargir le champ de ses connaissances et d’acquérir des crédits universitaires tout en demeurant chez soi À L’HIVER 1988 les cours offerts seront • CAT-16839 « Intervention en enseignement moral et religieux catholique au primaire» (3 cr.) Professeure: Mme Lisette Montminy-Brodeur Coût d'inscription 85 $ • GRC-10924 «Littérature et mythologie grecques» (3 cr.) (Mythologie gréco-romaine) Professeur: M Jacques Desautels Coût d'inscription: 85 $ • HST-10636 «Naissance du monde occidental» (3 cr.) (Origines de l'Occident) Professeur: M.André Ségal Coût d'inscription : 85 $ • MED-11535 «Santé et sécurité au travail» (3 cr.) Professeurs: Équipe de professeurs Coût d'inscription: 85 S • PPG-11955 «Psychologie de l'apprentissage» (3 cr.) Professeur: M Louis Dubé Coût d’inscription: 85 $ • SOC-16990 «Familles et sociétés» (De famille en familles) (3 cr.) Professeur*: Mme Colette Carisse et Mme Andrée Fortin Coût d'inscription 85 S • THL-17002 «Lecture du Nouveau Testament» (3 cr.) Professeur: M Pierre-René Côté Coût d’inscription: 85 $ DÉBUT DES COURS: 11 janvier 1988 Possibilité de s'inscrire à titre d’étudiant libre (pour les personnes qui désirent acquérir des crédits universitaires) ou d'auditeur (pour les personnes qui ne désirent pas acquérir de crédits universitaires).Les personnes intéressées par un ou plusieurs de ces cours et qui désirent recevoir les documents d'information sont priées de communiquer, avant le 19 janvier 1988, avec: ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ Bureau 342 Pavillon Félix Antoine-Savard V Université Laval, Québec G1K 7P4 Tél.: (418) 656-7883 (à frais virés) WASHINGTON (AFP) - La couverture très large accordée par la télévision américaine aux événements des territoires occupés depuis le 8 décembre, notamment les images des tirs israéliens contre des adolescents palestiniens armés de pierres, ont profondément ému nombre d’Américains.Les grands journaux ont publié de nombreuses photos des incidents en Cisjordanie et Gaza, mais ces derniers jours également des images poignantes du raid israélien de dimanche au Sud-Liban, telles celle étalée sur trois colonnes mardi dans le Washington Post montrant un père qui découvre le linceul de son enfant pour le regarder une dernière fois avant son enterrement.La perception des Palestiniens aux États-Unis a certes changé, a estimé hier Tom Hendrick, journaliste de la chaîne de télévision locale 5, dont l’émission d’informations bénéficie du taux d’écoute le plus élevé dans la région de Washington.Mais les Américains ont surtout découvert qu’Israël, allié des États-Unis, pays démocratique par excellence à leurs yeux, a réagi avec « brutalité » à la « frustation de jeunes Arabes », a-t-il ajouté.Même la presse régionale a accordé une large couverture aux événements.Ainsi ïArizona Republic-(près de 400,000 exemplaires) a publié le 22 décembre une caricature représentant une carte de voeux.À l'enseignement aux adultes L) ta *-* ,to te - to Lj to ('»• to , ».4 xf ta to n- to to / è to , Li a, Li » (J / “s À?to À?to Li » a, to to to to to «o to to to to (xa ° S / ¦** m m è u ?X / B //.•«5 « & m H ANDRÉ-GRASSET côté de trois soldats israéliens souriants, la phrase: «Joyeux Holocauste aux Arabes de Cisjordanie et Gaza de la part de vos forces amicales d’occupation ».Pat Murphy, directeur de la publication, a indiqué avoir reçu des lettres de protestation de la communauté juive, mais beaucoup moins que prévu.« La communauté juive est déchirée par ce qui se passe, a-t-il expliqué.Les Palestiniens étaient considérés il n’y a pas si longtemps comme des réfugiés avec un problème social ou des terroristes.L’accroissement de la violence et les votes de TON U, a-t-il ajouté, ont fait découvrir une image antithétique de ce qu’Israël voulait montrer».Un responsable de l’Église épis-copalienne qui a tenu à conserver l’anonymat, observe « un changement lent » de la perception des Palestiniens aux États-Unis.Les médias généralement pro-israéliens, se sont montrés « de plus en plus sensibles aux violations des droits de l’homme, après avoir vu des enfants prêts à mourir», a-t-il dit.Un fonctionnaire du département d’État a lui affirmé que les Palestiniens commençaient à être perçus comme « les Noirs d’Afrique du Sud » qui luttent pour la reconnaissance de leurs droits.Le gouvernement israélien et nombre de dirigeants de la communauté juive américaine se sont plaints de la « couverture partiale » des événements.Le président de la chaîne NBC Edward Grossman qui se trouvait en Israël il y a deux semaines avait répondu : « Lorsque les gens voient des soldats armés de fusils contre des enfants armés de pierres, cela doit provoquer une réaction ».to - INFORMAT IONS: ÎOOI EST BOUL.CRENASIE, MONTREAL (BUEBEC) 381-4293 ?to to Y .MONTRÉAL LANGUES DU MONDE y/ ITALIEN / ESPAGNOL y/ PORTUGAIS y/ GREC / CHINOIS / JAPONAIS y/ ARABE y/ ALLEMAND 1 soirs 1 soir 7 semaines 14 semaines Samedis 14 semaines 145$ INSCRIPTIONS DÈS MAINTENANT jusqu’au 17 janvier 277-3323 SUCCURSALE INTERNATIONAL 5550, ave du Parc (angle St-Viateur) 849-8393 SUCCURSALE CENTRE-VILLE 1450, rue Stanley (Métro Peel & sortie Stanley) Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 ¦ A-7 LES POU JS ESCAPADES AIR CANADA! Dès le 5 janvier 1988, nous vous proposons des réductions absolument incroyables sur presque toutes nos destinations d’Amérique du Nord et d’Europe.Une occasion en or de vous offrir une escapade à prix d’aubaine! Communiquez sans tarder avec Air Canada ou votre agent de voyages pour être sûr d’en profiter! Rabais spectaculaires en Amérique du Nord! 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Tous tes tarifs sont sujets à l'approbation gouvernementale.1 \ DRF718 Détenteur d'un permis du Québec Al R CANADA A-8 ¦ Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Gabriel Hudon Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin LES LEÇONS DE LA CRISE L% ÉVÉNEMENT doit être souligné.Les chefs des trois plus importantes centrales du Québec qui font ensemble le point sur le mouvement syndical, cela ne s’était pas vu depuis belle lurette.Durant plus de deux heures, MM.Louis Laberge, Yvon Charbonneau et Gérald La-rose ont accepté de faire un tour d’horizon qui permet de resituer le sens du mouvement syndical dans un milieu profondément transformé.Élément de surprise, le syndicalisme québécois résiste mieux au vent de désaffection et de démobilisation relevé dans plusieurs pays occidentaux, à commencer par les États-Unis.La persistance du chômage n’a certes pas permis le gonflement spectaculaire des effectifs syndicaux, mais la progression a été constante.Si le Québec affiche son « caractère distinct » à ce chapitre, aucun des patrons de l’une ou l’autre centrale ne nie la modification du style et de l’ampleur du militantisme.Après les années d’impétuosité, les syndicats doivent composer avec les incitations et les sollicitations d’un milieu gagné aux séductions de la consommation.Là où on devine une certaine hésitation, c’est au chapitre du pluralisme social qui inévitablement interpelle le milieu syndical.A l’image de la société globale, il y a tâtonnement, imprécision.Le discours syndical tente maintenant d’intégrer des aspects d'une réalité sociale plus fragmentée que jamais.Le tissu social est éclaté, multiple.Le monde du travail a lui aussi été morcelé.La précarité du travail, l’apparition des quarts variables, l’introduction du temps partagé bousculent les certitudes antérieures.On doit admettre une certaine surprise, si ce n’est une gêne réelle devant le témoignage unanime des chefs syndicaux au sujet des conditions de syndicalisation des travailleurs et des travailleuses : en 1988, c’est toujours dans la clandestinité que se bâtit et s’éprouve le droit d’association syndicale.Quant aux relations entre les centrales elles-mêmes, on doit noter l’optimisme partagé par leurs patrons.Maraudage, rivalités, tout cela ne serait que broderie journalistique.Les trois leaders syndicaux n’entretiennent aucune illusion au sujet de leur popularité.Ils affichent au contraire une ferme assurance quant à la pertinence de leurs interventions auprès des gouvernements, auprès des patrons d’industrie.Le respect des lois du travail dépend en large partie de la vigilance des centrales : force est de re- connaître le bien-fondé de cette interprétation d’un aspect de leur mandat.À l’égard des forces gouvernementales, les patrons des trois centrales se situent nettement sur la même longueur d’ondes.Ou plutôt, ils partagent visiblement les mêmes appréhensions devant l’absence de relais, de tremplins au sein de l’appareil politique.Aucun des partis politiques, à Ottawa comme à Québec, ne constitue, à leurs yeux, l’instrument qui puisse assumer et véhiculer leurs attentes, leurs besoins.À Ottawa, seul le Nouveau Parti démocratique témoigne de cette sensibilité qui permette d’espérer une réponse aux aspirations sociales et économiques du monde du travail.Peu importe le discours tenu au Québec par le N PD et ses ténors, peu importe la popularité nouvelle de ce parti, le courant ne passe pas.Le double discours constitutionnel du N PD au Québec et dans le reste du Canada n’est pas crédible à leurs yeux.Le Parti québécois, éventuellement dirigé par M.Jacques Parizeau, réussit évidemment l’examen de passage sous cet aspect.Mais là s’arrête actuellement l’élan de sympathie envers ce parti qui a bénéficié de l’appui d’une large partie du monde syndical, il y a tout juste quelques années.Entre M.Parizeau et Bourassa, la différence paraît ténue aux leaders syndicaux en ce qui a trait aux questions économiques et sociales.Et le parti pris affiché par M.Parizeau en faveur du libre-échange n’arrange rien : l’opposition syndicale au traité signé au début de l’année paraît plus irréductible que jamais.Froideur devant le NPD, tiédeur devant l’entrée en scène de M.Parizeau, les leaders syndicaux traduisent sans doute l’ambivalence actuelle de leurs militants à l’égard du milieu politique.À moins qu’ils ne reflètent tout simplement l’évanouisseinent de l’unanimité longtemps imputée au monde syndical.À quelques mois d’échéances importantes, ce son de cloche a de quoi obliger les dirigeants politiques à réviser leurs certitudes.Les trois Grands du syndicalisme québécois ont visiblement tiré leçon des chocs du référendum et de la crise économique du début de la décennie.C’est probablement la certitude qui se dégage le plus manifestement de cette table-ronde exceptionnelle.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Triste service rendu à Israël LA CRISE qui s’approfondit au Proche-Orient revêt un caractère plus grave encore que ce qui apparaît.La tragédie qui se déroule depuis plus d’un mois sous nos yeux annonce de pires bouleversements.Bientôt ce ne seront plus seulement deux positions, deux camps armés qui vont s’affronter, mais les peuples eux-mêmes, dans un déchaînement de haine et de peur.Au lieu de prendre la mesure historique de la situation, le gouvernement Mulroney s’est accroché à une politique partisane à courte vue.Les conservateurs sont revenus au temps où les libéraux préféraient le vote juif de Toronto à la juste résolution du problème palestinien.Plus qu’une gaffe diplomatique, c’est une faute lourde contre la paix, un abandon des intérêts du Canada dans le monde arabe, et le pire service qu’un pays « ami » pouvait rendre à Israël.Entre-temps, la crise, loin de se résorber, confirme.que le soulèvement des enfants de Gaza contre l’occupation militaire israélienne secoue désormais le pays et polarise les es- prits plus qy’en aucune autre période depuis la naissance d’Israël.Il y a 40 ans, les civils arabes avaient fui en masse leur patrie devant l’insécurité générale et le terrorisme de certains commandos juifs.Aujourd’hui, les Palestiens, les mains nues, font face aux troupes et aux chars israéliens.Le renversement est total.Israël n’est pas remis du chq,c.La population juive a réagi en se serrant les coudes, et de son côté la minorité arabe a fait de même; le fossé entre les deux communautés se creuse davantage.Les colombes sont repoussées, et dans les milieux politiques les faucons rivalisent de dureté.L’État hébreu n’est pas seulement isolé.Il ne parvient plus à retrouver son sens moral.Le désarroi est grand, jusque dans la communauté juive des États-Unis, qui sent glisser le public du côté palestinien.Si les Arabes ont parfois raté le rendez-vous avec la paix, cette fois c’est Israël qui s’enfonce dans la déraison.Pour répliquer à un « acte de guerre » comme celui que l’OLP a a lancé récemment contre l’armée en Israël, on est rendu à massacrer des civils, à coups de bombardements aériens au Liban.Devant pareilles aberrations politiques et morales, Israël a besoin que ses amis lui disent leur sentiment.Trop de faux amis et de juifs timorés ont cédé à une solidarité mal placée avec Israël, laissant la propagande et l’arrogance aveugle tenir lieu de politique au Proche-Orient.Le premier ministre du Canada n’aura aidé ni Israël ni la communauté juive en cautionnant une répression qui viole les conventions internationales et les propres traditions spirituelles du peuple juif.Certes, M.Brian Mulroney n’aura pas été le seul à Ottawa à manquer de vision et de courage politique au sujet du conflit israélo-palestinien.Mais il est le chef du gouvernement actuel, et il porte la responsabilité de formuler, dans la crise présente, la politique du Canada.— JEAN-CLAUDE LECLERC Vacance québécoise DEPUIS un an, un siège réservé au Québec est vacant au sénat canadien.Ayant atteint l’âge de la retraite, Mme Renaude Lapointe a dû démissionner et n’a pas encore été remplacée.Ces postes en or sont fort courus et, normalement, comblés rapidement par le gouvernement fédéral Pourquoi donc ce délai inusité ?Il est question depuis longtemps, on le sait, de la réforme de ce que l’ancien directeur du DEVOIR, M.Jean-Louis Roy, a déjà appelé, à juste titre, « le dernier bourg pourri au pays ».Tant sous le gouvernement Trudeau que sous celui de M.Mulroney, propositions et scénarios les plus divers et discordants ont été soumis et discutés, sans quelque succès que ce soit.Périodiquement, surtout quand l’écrasante majorité libérale qui domine le sénat se livre à ses accès de fièvre partisane, le premier ministre brandit ses projets draconiens.De façon aussi régulière, les provinces de l’Ouest récriminent et font des pressions en vue d’un sénat qui soit, selon la formule dite des trois E, élu, équitable, efficace.Elles ont bien tenté, dans le contexte des négociations visant à réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel, d’arracher un accord des autres gou-vernements en ce sens.Chaque chose en son temps, ont maintenu M.Mulroney et le premier ministre du Québec : la première ronde est consacrée au Québec, la seconde le sera au sénat, aux pêcheries, et autres questions dont conviendront les onze premiers ministres.Toutefois, l’entente du lac Meech prévoit ce qui suit : tant que la constitution n’aura pas été modifiée en ce qui concerne le sénat, le gouvernement fédéral nommera, à même une liste de noms proposés par la province où une vacance se produit, une personne dont la candidature lui agrée.Terre-Neuve a été la première province à se prévaloir de cette disposition.Le premier ministre Brian Peckford a soumis, peu avant Noël, une liste de cinq candidats.Parmi eux, M.Mulroney a nommé, le 30 décembre, M.Gerald R.Ottenheimer, ci-devant leader parlementaire et ministre de l’Energie de M.Peckford, qui a d’ailleurs gardé pour lui ce dernier poste névralgique.Le siège de Terre-Neuve n’était Gilles 1 LESAGE f'r-à Igrffl A Lettre vacant que depuis trois mois.Un autre, de l’Alberta, est aussi vacant depuis septembre; un autre, de l’Ontario, l’est depuis six mois.Mais celui de Mme Lapointe est inoccupé depuis un an.Avec raison, M.Bourassa n’y a pas vu à.ce jour uné priorité ou une urgence.Il se préoccupe surtout de ce que les sept provinces qui ne l’ont pas encore fait entérinent au plus tôt l’entente constitutionnelle de juin dernier.Il n’en reste pas moins que les propositions qu’il fera et ce que son ami’Mulroney en retiendra constituent un test, si mineur soit-il, de l’esprit du lac Meech.• Dans une entrevue au DEVOIR, il y a un mois, M.Bourassa avait fait part de son intention de rencontrer son homologue fédéral, avant les Fêtes, pour discuter précisément des modalités de nomination des nouveaux sénateurs.Depuis, rien.Si rencontre il y a eu, elle a été fort discrète, à l’abri des caméras.On présume que le dossier va avancer quelque peu, avec la nouvelle année, mais de quelle manière ?Motus et bouche cousue.On dit que M.Bourassa procède à au sénat des consultations.Mais avec qui et comment ?On n’en sait trop rien.Songerait-il, comme le premier ministre albertain, à organiser un scrutin pour établir la liste de ses candidats.Fort peu probable, d’autant qu’il s’agirait d’une opération fort onéreuse.Sans se lancer dans une aussi vaste entreprise, il faut espérer que le gouvernement procédera à la consultation la plus large qui soit.Son examen ne doit surtout pas se limiter aux aspirants dont les lettres de créances sont surtout partisanes, comme c’est malheureusement trop souvent le cas dans ce genre de nominations.Non pas que les états de services partisans dévaluent à tout jamais ceux qui les détiennent.Mais ils doivent s’accompagner d’un curriculum vitae qui fasse état de préoccupations envers les intérêts fondamentaux du Québec et d’une grande indépendance d’esprit.En d’autres termes, la personne choisie devra être un interlocuteur valable et contribuer, par sa seule présence, à la revalorisation d’une vénérable institution qui en a grandement besoin.Selon la rumeur, M.Mulroney voudrait bien nommer Mme Solange Chaput-Rolland au poste laissé vacant par Mme Lapointe.M.Bourassa serait aussi intéressé à proposer une candidature féminine, bien que ses préférences iraient, dit-on, vers d’autres personnes.Les noms de trois ministres alimentent la chronique parlementaire, à savoir ceux de Mme Thérèse Lavoie-Roux (Santé et Services sociaux), Claude Ryan (Education), Gérard D.Lévesque (Finances).Mais aucun des trois, croit-on savoir, ne songe à cette « job en or », avec laquelle, selon un récent dossier de L’Actualité, l’heureux élu a un chèque en blanc pouvant aller jusqu’à $3 millions.Quoi qu’il en soit de ces spéculations, M.Bourassa a l’embarras du choix.Surtout, qu’il ne rate pas ce premier test.(£S 3ùssotiS des c/rnmox Qü'SSf'Ce Qd£ l/oos 'Pteûez 9 MmmnM mim.P$H rn â’&A'VAf, lülü LETTRES AU DEVOIR ¦ Aux jeunes du monde 'lYaduit de l'espagnol JE SUIS une prisonnière politique chilienne et je voudrais vous mettre au courant de ma situation.J’ai été arrêté avec ma famille le 24 juin 1987 sous l’accusation d’avoir mis sur pied une école de « guerrilla » dans notre domicile.Ma famille est composée de mes parents, Eliseo et Nancy et de mes deux soeurs, Paulina et Francisca.Tous, à l’exception de ma petite soeur Francisca, nous avons été arrêtés ainsi que mon oncle, Gaston, et mon ami, Ricardo Campos, lorsque nous nous trouvions à la maison.Ricardo et moi-même demeurons prisonniers après avoir été en isolement pendant 26 jours.Ma soeur Paulina a été libérée, mais de façon provisoire, et pendant six mois il lui est interdit de me visiter.Lors de mon arrestation je faisais mes études en histoire et géographie à l’Université catholique du Chili.Mes études ont été brusquement interrompues.Le seul délit que j’ai commis est celui d’aimer mon pays et son peuple, les accusations qu’on nous a imputé étant tout à fait fausses.Dans les prisons du Chili il y a plusieurs jeunes dont l’avenir a été brusquement interrompu.Nous nous remettons petit à petit de nos blessures physiques et psychologiques, des outrages et des humiliations.Ce n’est pas la prison qui nous aide à nous en sortir, mais l’amour, la tendresse et le souci à notre égard venant de nos parents, de nos amis et de jeunes du Chili et d’autrps pays.Nous demandons aux jeunes du monde d’être solidaires avec nous.Et cette solidarité, nous le croyons, pourrait s’exprimer à travers des gestes comme : — Demander aux fonctionnaires de vos ambassades au Chili de nous visiter en prison, de se renseigner sur notre situation et de faire pression sur le gouvernement du Général Pinochet afin d’obtenir notre libération; — Faire les démarches nécessaires auprès de vos universités afin d’obtenir une place pour nous comme étudiants et les rendre publiques dans vos pays; — Envoyer des lettres à des institutions leur demandant de s’inquiéter pour nous.(Vicaria de la Solidaridad, Plaza de Armas 444, Santiago; Ministre del Interior, Palacio La Moneda, Santiago; Gouverneur du Centro De-tencion Preventiva San Miguel (où je me trouve), San Francisco 4756, Santiago; Gouverneur du Penitenciara (où se trouve Ricardo), Avenida Pedro Montt 1902, Santiago, Chili.Je vous prie, si vous envoyez des lettres, d’en faire parvenir une copie à mon père, Me Eliseo Richards Torres, Bandera 465, Off.801, Santiago, Chili.Au courant de vos démarches, il pourra les rendre publiques au Chili.Tous ces gestes solidaires venant de vous, jeunes du monde, représentent pour nous un grand espoir puisqu’ils constituent une aide précieuse afin de trouver une solution à notre pénible situation.Des dizaines de jeunes attendent depuis des années que leurs cas soient jugés.Je vdus embrasse fraternellement.— Gabrlela Richards Zepeda Santiago, Chili, le 28 septembre.¦ Erreur tragique Lettre à M.Pierre Paradis LORS des élections de 1985, votre parti affichait hautement son intention de porter remède à la situation que vous jugiez indigne des jeunes assistés sociaux de moins de 30 ans et vous leur aviez promis la parité avec l’ensemble des prestataires du bien-être social.C’était il y a deux ans déjà.Or dans votre communiqué intitulé « la parité, une réalité », « conscient que les besoins des moins de trente ans sont les mêmes que ceux des plus de trente ans » vous expliquez que cette parité sera appliquée progressivement et ne sera vraiment réalité qu’en 1990.Soit dans encore deux autres années.En lisant cela il nous a semblé rêver : est-il possible qu’ayant dénoncé vous-mêmes vigoureusement comme une injustice inacceptable une situation créée par le gouvernement précédent et malgré l’exceptionnelle unanimité que cette situation a provoquée parmi des groupes aussi différents que des corporations professionnelles, l’Assemblée des évêques, le Front commun des personnes assistées sociales, la Ligue des droits et libertés, vous pensiez ajouter encore à deux ans d’atermoiements deux autres années d’attente pour régler ce problème urgent ! Il est intolérable que ces jeunes qui doivent vivre avec $ 170 par mois en soient réduits à des situations dramatiques dont révocation est accablante pour une société comme la nôtre qui accule des milliers de jeunes a la délinquance, à la prostitution, au suicide .handicapant gravement leur santé et leur équilibre .sans compter la santé et l’équilibre des enfants que ces jeunes sont en âge de mettre au monde.Faire des économies qui engendrent de semblables conséquences à moyen et long terme, sacrifiant ainsi toute une génération — elle n’est pas responsable de la crise économique ni de la situation de l’emploi — nous semble une erreur tragique et nous joignons notre voix à toutes celles qui se sont déjà élevées pour vous demander de donner de toute urgence cette parité promise aux jeunes de moins de 30 ans.Que vous ayez besoin de temps pour accoucher d’une réforme plus globale, c’est possible, mais pour la parité ne pourrait-on utiliser les mêmes voies que pour l’augmentation des députés (21.4 % dès le 1er janvier 88) ?Laquelle de ces mesures était la plus urgente selon vous ?Sans juger de la pertinence d’une augmentation pour les députés, la différence entre la rapidité sans discussion pour les uns et le long retard pour les autres nous semble assez criante pour qu’elle suscite notre pressante interrogation.Aucun député n’était menacé de crever de froid et de faim cet hiver avec son salaire jugé trop bas.mais pour les jeunes de moins de 30 ans c’est plus qu’une menace, c’est la triste réalité.— LE COMITÉ DE JUSTICE SOCIALE DES SOEURS AUXILIATRICES Montréal, le 30 décembre.¦ Une débilité qui nous rabaisse Lettre au directeur des programmes ¦ POUR moi-même, pour ma famille et pour les amis réunis ici le dernier soir de ’87, je tiens à vous exprimer notre déception, notre indignation devant le « bye bye » catastrophique qui nous est arrivé sur vos ondes.Quelques secondes d’humour un peu fin, de vraie comédie, d’imitations bien réussies, qu’il fallait payer d’enfilades de vulgarités insultant vos téléspectateurs.Cette sorte de débilité n’a pas sa place dans la production de Radio-Canada.Des grossièretés faciles (bégaiement d’un grand athlète.farces usées sur Reagan .les condoms.les Si mard).Des caricatures mal dégrossies (Sol, Bourassa, Larose et Malenfant).Du gros, du gras, de l’infantile.à flot continu.et à Radio-Canada ! M.Sala et son équipe de « créateurs » fonctionnent à un niveau qui vous dégrade.Comment se fait-il que pendant des mois de préparation, personne dans vos équipes n’ait vu (ou n’ait eu le courage de dire.) que de pareilles indignités n’ont pas leur place chez vous ?Vous avez dans la maison des gens qui devraient se faire dire d’aller faire les drôles ailleurs.Il faut mépriser le Québec pour penser qu’il « vole » aussi bas.Nous voulons montrer au reste du pays, paraît-il, que notre culture fait de nous « une société distincte » : notre distinction, c’est ce divertissement pour arriérés qui réclament la farce plate et grasse ?Impossible, hélas ! d’effacer de votre (et de notre) histoire cette faillite retentissante.Il est pourtant possible qu’elle ne se répète pas.Je vous souhaite pour ’88 que votre 31 décembre soit à la hauteur de ce qu’aura été votre année : une recherche, une atteinte d’une excellence qui respecte vos standards, et les nôtres.* — RICHARD JOLY North Hatley, le 5 janvier.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société â responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à ditluser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Lebeau, St-Laurent LIVRAISON À DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR.= $3 25 par semaine le samedi seulement = S1.00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Edition quotidienne = 149$ par année 81$ 6 mois 42$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 155$ par année au Canada 85$ 6 mois 45$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec. DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 ¦ A-9 La Roumanie Sous la surveillance orwellienne Le rationnement étant quasi général, les Roumains ne gaspillent rien V - VT Av 'v LIBRE OPINION ANDRE SELEANU IONEL SEBASTIAN BAPTISÉS par le tam-tam officiel de Bucarest « la glorieuse ère Ceausescu », la Roumanie subit les tristes sévices d’un régime qui marquera à sa manière les annales de la tyrannie.La concentration et l’arbitraire du pouvoir personnel sont tels, qu’on peut parler dans le cas roumain de césaro-commu-nisme et même de despotisme oriental.Depuis une vingtaine d’années, le dictateur Nicolae, sa femme Elena et les quelques quarante membres de leur clan élargi, soutenus par une police secrète implacable et matériellement choyée, ont fait main basse sur l’état et l’ont transformé en une espèce de colonie familiale.La mauvaise administration du pays, la pénurie de denrées vitales qui en découle, le froid chronique dans les maisons, stipulé par une législation féroce (son but exclusif étant d’épargner du combustible) ont été amplement décrits dans les pages de la presse internationale a l’occasion des émeutes ouvrières de Brasov au milieu du mois de novembre.Le forum de l’empereur Auguste Voilà qu’au milieu des années quatre-vingt « le génie des Carpathes » amorce la démolition d’un cinquième des immeubles de la capitale roumaine, Bucarest, y compris celle de quartiers entiers de grande valeur historique.Sur un terrain volcanique, réputé apte à la construction d’abris anti-atomiques, Ceausescu ordonne qu’on érige un nouveau centre civique organisé autour d’un immense palais du gouvernement.Voilà aussi une bonne occasion pour Ceausescu de porter des coups aux religions du pays dont l’existence fait ombrage au culte de l’empereur.Vers le mois de novembre 1986, dix-sept églises bâties à la fin du Moyen Âge et une synagogue, ainsi qu’un couvent historique et un ancien hôpital (Brâncovenesc) étaient déjà tombés sous les coups des bulldozers.Au moins quarante mille personnes (estimation conservatrice) furent évacuées de leurs demeures en plein froid de l’hiver.Beaucoup de vieillards déroutés et démoralisés par l’éviction se sont donnés la mort.Moment propice pour les propagandistes ae Bucarest d’agiter les vieilles guénilles de comparaisons avec l’histoire romaine ) En 1986, Eugen Barbu, écrivain accrédité à la cour, barde venal et obéissant s’il en fût, renchérissait à propos du nouveau centre civique : « C’est la va- riante roumaine du forum de l’empereur Auguste, au coeur de l’ancienne Rome.» Mais, n’en déplaise aux anciens romains, le langage de bois des démocraties populaires réclamait, lui-aussi, ses droits de cité.Ainsi la voie monumentale de cent vingt mètres de large et un kilomètre de long qui relie le nouveau palais au centre-ville de Bucarest fut officiellement nommé, dans un bel idiome stalinien, Boulevard de la victoire du socialisme.Le peuple a vite surnommé la même voie le Boulevard du kitch.Un Roumain sur trois serait un informateur À la lisière du chantier du centre civique on peut observer tous les jours des vieillards qui extirpent des bois et des tuyauteries tordues, car dans le froid et la pénurie actuelle ça peut toujours servir ! Sur le terrain du chantier errent tristement des chiens qui n’arrivent plus à retrouver leurs maitres évacués.Les démolitions massives se poursuivent en ce moment même : autant à Bucarest que dans la vieille ville historique, l’ancienne capitale du pays de Tirgoviste ou se poursuit encore un autre projet de capitale roumaine.On achève des quartiers entiers.Fiévreux, vieillissant, Ceausescu ne sait plus ni où ni comment s’arrêter.Comment les roumains ont-ils pû accepter cet assaut concerté contre leur être et leur dignité, entrepris par la famille Ceausescu V ils doivent subir, d’un côté une pénurie de nourriture artificielle, car elle est provoquée par des exportations alimentaires à un rythme sauvage vers les pays de l’Occident à « monnaie forte » ; de l’autre côté ils sont obligés de suivre la spirale — ahurissante, épuisante — des « projets » et des lubies du « génie des Carpathes.» Pour expliquer cette situation pénible l’intellectuel roumain Grigore Petrescu, écrivant cette année dans la revue d’études est-européennes L’autre Europe, porte contre son peuple l’accusation de collusion massive avec le pouvoir policier, celui-là même, qui le brime.Un roumain sur trois serait un informateur de la police secrète, la Se-curitate.Pourtant l’appareil de surveillance policière, sur lequel repose le régime Ceausescu, semble particulièrement efficace avec, ou sans la coopération de la population.Le livre de mémoires « Horizons rouges » paru à Washington cette année sous la signature du général-lieu-tenant Ion Pacepa, aujourd’hui réfugié aux États-Unis, ancien conseiller à la sécurité personnelle de Ceausescu, témoigne d’un réseau de surveillance électronique urait pu inventer un Big Brother orwellien, à l’échelle du territoire de la Roumanie : « En 1978, par la suite des grèves sauvages de 35,000 mineurs de la vallée de Jiu, Ceausescu a décidé que tous les appareils téléphoniques des institutions publiques et des lo- gements privés dussent être capables de surveillance et d’enregistrement.Pour donner l’illusion de variété plusieurs modèles furent offerts aux acheteurs.À l’exception de Nicolae et d’Elena Ceausescu, personne au pays n’a échappé à la sur veillance de la Securitate.« Les membres du comité politique exécutif du parti communiste et du gouvernement, étaient surveillés par une unité spéciale, strictement secrète, que je dirigeais.Le nom code de l’opération était UM 0920/A.Les officiers du ministère de la défense nationale étaient, à leur tour surveillés par la direction de la Securitate, et même les officiers de la Securitate étaient surveillés par une autre unité, toute aussi secrète, Le service K.Il y avait, en 1978,200 unités de surveillance de ce genre, qui contrôlaient la plus grande partie de la population, y compris les membres du gouvernement.» Famines et torture Un autre document intéressant, celui d’Amnesty International sur la violations des droits de l’homme en Roumanie brosse un tableau synop-tique de la répression ceauses-cienne : procès à huits clos sans droit à un avocat, internements psychiatriques pour des opposants tout'à fait sains d’esprit, régimes de famine à l’intérieur des pénitenciers, meurtres sous la torture dans le cas de plusieurs détenus politiques.Amnesty International remarque qu’à cause de la censure et de l’atmosphère de terreur qui règne en Roumanie, seulement une fraction des violations des droits de l’homme ont pu être repérés.La répression se d’abord contre les opposants de la dictature personnelle de Ceausescu, contre les membres des sectes chrétiennes protestantes non-reconnues officiellement, contre des membres mécontents de la minorité hongroise opprimée, et contre ceux qui veulent quitter de manière illégale (et parfois même légalement) le « paradis socialiste ».On signale la persistence de tortures médiévales dans les prisons et les postes de police roumains : la flagellation des plantes des pieds, vièille torture turco-byzantine, (dans le cas des frères Moeanu arrêtés pour « propagande religieuse ») et aussi la reclusion solitaire punitive des détenus politiques les mains et les pieds liés a une pyramide de quarante centimètres de haut pendant quinze jours.(Prison Calea Rahovei, Bucarest).La dégringolade généralisée de l’économie et de la société roumaine sous la direction du « conducator » (leader) a épuisé les capacités d’explication de maints politicologues roumains et étrangers; surtout elle remplit de honte et de désespoir les roumains du pays et de l’exil.Les canards boiteux de demain fabriqueront-ils des armes ?LIBRE OPINION YVES BÉLANGER L’auteur est professeur au département de science politique de i'UQAM et coordonnateur du Groupe de recherche sur l'industrie militaire et la reconversion BOMBARDIER, Canadair, Oer-likon, Paramax : la manne militaire tombe sur le Québec.Si vite, qu'on arrive à peine à additionner les dollars et les emplois.L’économie québécoise serait-elle en train de faire un grand bond en avant ?Pas si sûr ! Quelle conséquence les choix d’orientation économique que nos dirigieants politiques sont en train de faire auront-ils sur l’avenir des entreprises ?Jusqu’à quel point nous est-il possible de miser sur l’industrie militaire pour assurer la santé future de l'économie ?Ne serait-il pas important de s’interroger sur les conséquences des dépenses militaires avant de foncer visière baissée dans le marché international de l’armement ?Ces questions méritent réflexion.Interrogeons conséquemment l’économie militaire.Un marché national On s’imagine souvent que le Canada occupe un place de choix dans l’univers international des producteurs d’armes.Cette impression est fausse.Selon le Stockholm International Peace Research Institute, le Canada aurait produit $ 6.1 milliards (en dollars américains de 1980) d’équipements militaires en 1985.Cette somme représente moins de 1 % du volume mondial total du secteur de l’armement et à peine 2 % de notre produit national brut.On ignore aussi, généralement, que cette production est principalement destinée au marché canadien dont le seul client attitré est le ministère de la Défense nationale.Pour cette même année 1985, ce ministère a acheté plus de 70 % de la production canadienne.Le reste a été exporté vers les États-Unis et plus marginalement vers les autres pays de l’Otan.Le marché des armes est donc au Canada un marché national qui dépend directement du budget-militaire canadien.Le Canada prévoit renouveler ses armements d’ici la fin du siècle, et a pris à cet égard des engagements fermes auprès de l’Otan, qui devraient se traduire par une hausse continue des budgets au cours des 15 prochaines années.Qu’arrivera-t-il au-delà de cette échéance ?Dans le passé, les budgets ont fluctué sur un cycle de 25-39 ans qui devrait vraisemblablement se traduire par une réduction des achats d’armes au début du prochain siècle.Que feront les producteurs canadiens lorsque cette échéance sera atteinte ?Pourront-il s compenser ce manque à gagner par les exportations ?Le contrat des sous-marins nucléaires pour lequel s’entredéchirent actuellement Français et Britanniques nous montre à quel point la concurrence est féroce sur le marché mondial de l'armement.Et encore, dans ce cas précis, les concurrents figurent parmi la très courte liste des grands producteurs d’armes du monde industrialisé.Ces pays fabriquent leurs propres systèmes d’armement et en contrôlent la technologie.Pas le Canada.Sauf dans quelques rares exceptions, les firmes canadiennes ne fabriquent pas de systèmes complets.Ils importent donc une partie importante de la technologie et leur seul espoir de rebondir sur le marché international dépend de leur capacité à développer une expertise susceptible de leur donner accès aux grandes filières militaires internationales à titre de sous-traitants dans des créneaux très pointus.Le pari n’est-il pas risqué ?Il est vrai que certaines sociétés ont déjà décroché des contrats faramineux.Mais la recette pourra-t-elle servir les intérêts de tous?L’image de l’entreprise impliquée dans la production militaire qui nous est projetée par les médias évoque la plupart du temps la modernité et la haute technologie.Certaines entreprises comme Litton en Ontario, Bristol au Manitoba et Paramax au Québec représentent bien cette image.Mais est-elle applicable à toutes les entreprises ?Les chantiers navals et les usines de munitions du Le ministère de la Défense nationale production canadienne Québec qui comptent parmi les centre de production les plus dépendanLs des contrats militaires possèdent des installations âgées et déficientes.Ce sont de vieilles entreprises qui n’ont plus espoir de percer le marché civil.L’industrie navale mondiale est en crise, la production commerciale tend à se relocaliser en Asie et en Asie du Sud-Est.Pour éviter la catastrophe, les chantiers canadiens s’arrachent donc des contrats militaires qui, parce qu’ils mettent en cause la « sécurité nationale », ne pourront jamais être exportés vers le tiers monde.Depuis que l’industrie des munitions, poudres propulsives et explosifs a amorcé sa modernisation, à grand frais, eh vue d’être plus dynamique sur le marché international, elle n’a pas créé d’emplois, elle en a élimine.Une spécialisation excessive De plus, l’exportation d’armes n’est pas sans risques, comme le rappelle les scandales Pratt et Whitney et Expro des dernières semaines.Il ne faut pas perdre de vue que la production militaire est souvent perçue par les entrepreneurs comme une achète plus de 70 % de la source de revenus assurée et facile à préserver, dans la mesure où cette production s’inscrit à l’intérieur du cadre national.L’accès limité aux soumissions garantit un certain contrôle de la concurrence, le système « cost plus » protège les profits.Nombre d’entreprises se laissent ainsi attirer par la facilité et délaissent la production civile pour ne plus jamais y revenir.Lorsque le robinet des contrats militaires se ferme, car il finit toujours par se fermer, ces entreprises deviennent alors des canards boiteux, hypothéquées qu’elles sont sur les marchés civils par leur trop forte spécialisation.Peut-être la réorientation actuelle de l’économie québécoise vers la production militaires n’est pas, après réflexion, un signe de santé.Mais peut-être est-elle plutôt le symptôme des failles sérieuses de sa structure industrielle.Comprenons bien que l’économie militaire n’est pas synonyme de diversification, mais qu’elle contribue au contraire à accentuer la spécialisation.Peut-être sommes-nous alors en train, non pas de préparer un avenir florissant, mais au contraire de mettre en péril notre potentiel économique futur.Repenser l’école PENDANT ouinze ans, le Québec a détenu tous les championnats mondiaux pour ce qui est de l’innovation en matière d’éducation.Depuis la fin des années 70, nous avons troqué ce championnat pour un autre, celui de l'immobilisme et du plagiat.Il y a belle lurette que ceux qui réfléchissent sur la question n'ont pas suggéré une seule idée originale.On se perd plutôt en batailles épiques quant à savoir s’il faut enseigner l'anglais dès la première année ou sur la meilleure façon de faire apprendre les accords du participe.Imaginez : on s’enthousiasme à l’idée de remettre la bonne vieille dictée à l’ordre du jour.Mais il y a pire.On s’imagine être à la fine pointe du progrès en reprenant, cinq ans plus tard, des idées qui ont déjà suscité l’enthousiasme aux États-Uni s, mais qui aujourd'hui ne sont plus défendues avec la même passion.C’est le cas par exemple de la fameuse question des liens qui doivent exister entre l'université et l’industrie.Au Québec, il ne se passe pas un colloque sans qu’on suggère que nos universités doivent se mettre à l’écoute de l’industrie tant pour ce qui est de la formation a donner aux étudiants que pour le financement de la recherche.Toutes nos universités ont donc mis sur pied des bureaux de liaison avec l’industrie et par lesquels de courageux doyens tentent de vendre leur salade.Il suffit que la PME du coin accorde à une université un contrat de recherche de 7 425 $ pour le développement d’une poignée de porte adaptée aux besoins des gauchers pour que l’on soit in-nondé de communiqués vantant le projet comme un autre exemple de la concertation — oh pardon, on doit maintenant parler de « complicité » — industrie-université.S’il s’agit d’une multinationale qui choisit de se débarrasser de ses vieux ordinateurs en les refilant à l’université sous prétexte de contribuer au développement technologique, alors c’est le délire : conférence de presse, photos, colloque ! Quelle pitié ! Et dire qu’aux États-Unis, les industries font maintenant des pressions pour que les universités se concentrent sur la recherche fondamentale et donnent à leurs étudiants une formation générale de haut calibre.Quand va-t-il enfin se lever un industriel prestigieux, vous savez ceux qui gagnent toutes les médailles d’excellence, pour crier bien haut que la mission première de l’université n’est pas de servir de bureau de recherches pour les entreprises.Bon nombre d’États améri- Daniel LATOUCHE ?À propos.cams ont fait de l’éducation à tous les niveaux la priorité des priorités.On se rend compte que c’est la seule arme efficace permettant à une société d’affronter ces problèmes nouveaux qui ont nom désindustrialisation, pollution, pauvreté permanente, vieillissement.Dans la compétition pour l’obtention des nouvelles usines japonaises, c’est l’éducation qui semble avoir joué un rôle déterminant et non une quelconque passivité de la main d’oeuvre locale comme on le laisse trop souvent entendre.Plusieurs États sont à revoir de fond en comble les modes de financement de leur système d’éducation.On ne s’attarde guère aux structures.On sait que l’essentiel est ailleurs.Au Texas, en Californie, au Wisconsin, un slogan fait rage : « Si vous croyez que l’éducation coûte cher, essayez donc l’ignorance juste pour voir ! » Il ne viendrait à l’idée de personne de suggérer que l’apport financier des entreprises doit servir à combler les déficits universitaires.Croyez-vous un instant que Xerox et IBM vont investir des millions dans des universités sous-financées.Bien au contraire, elles ne choisissent que les meilleures.Bon nombre de candidats à l’investiture présidentielle du Parti Démocrate ont fait de l’éducation leur sujet favori.Ils ont senti qu’il y avait là une corde sensible.D’ailleurs tous les sondages le démontrent : la grande majorité des contribuables n’ont pas d’objection à voir leurs impôts augmenter, à condition que cela serve à financer l’éducation.À New York, on vient d’augmenter de quelques 20 % le salaire des enseignants et d’instituer une catégorie spéciale, celle des maîtres-enseignants.L’idée est simple : vous prenez les meilleurs professeurs, vous leur payez les meilleurs salaires, mais vous leur demander aussi d’aller faire leurs preuves dans les pires écoles publiques.À ce qu’il parait, cela barde.Et pendant ce temps au Québec, le ministre de l'Education en est encore réduit à annoncer son intention de mettre bientôt en branle un processus qui conduira un jour à une redéfinition limitée du territoire des commissions scolaires sur une base linguistique plutôt que confessionnelle, mais pas tout de suite.Notre révolution managériale MARCEL LAFLAMME De la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke DURANT la révolution tranquille, notre économie a été marquée de deux transformations drastiques qu’on peut qualifier de révolutions managériale et entrepreneuriale.Sûrement que la « tendance lourde » la plus importante de notre comportement économique depuis les années « 60 » réfère à la « révolution managériale » qui a consisté à ce que les entreprises situées au Québec soient gérées en très grande majorité par les québécois eux-mêmes.J’ose affirmer que ce phénomène constitue notre plus beau succès collectif de la révolution tranquille.Cette gestion des entreprises par les nôtres aide aussi à façonner une culture organisationnelle plus humaniste et démocratique.Au fur et à mesure qu’on découvre l’humain dans l’entreprise et la rentabilité du « social », se développe de façon très accélérée une kyrielle de formules de participation ouvrière : actionnariat, partage des bénéfices, qualité de vie au travail, système socio-technique, etc.Le REA, les coopératives, le Fonds de Solidarité des travailleurs du Québec sont aussi d’autres mécanismes qui assurent une coloration spécifique à la gestion des entreprises d’ici.Autre phénomène important : la majorité des nouveaux etudiants au programme de baccalauréat à la Faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke et aux HEC, est constituée de femmes.Imaginez l’impact de la contribution de cadres féminins au niveau de la gestion du personnel, du marketing (social) et du management (humain) des entreprises.À la gestion des entreprises par les québécois s’ajoute une nouvelle priorité collective : la propriété des entreprises par les gens d’ici.Avec raison Bernard Lemaire de Cascades affirme : « Nos gens ont surmonté le complexe du canadien-français inapte à brasser des affaires».Notre mentalité d’esprit d’initia- tive et de défis s’appuie particulièrement sur nos 158,000 PME qui créent pour plus de 75 % des nouveaux emplois.Maintenant 600,000 québécois investissent à la bourse.Québec, terre fertile des PME, a donné naissance à environ 5,000 d’entre elles durant chacune des trois dernières années.Dans toutes les villes et dans toutes les régions on se dote d’infrastructures, d’organismes de promotion.Par exemple, à l'instar de Grand’Mère, la ville de Sherbrooke veut instaurer un incubateur industriel pour favoriser le démarrage d’entreprises industrielles.A Thetford Mines, le groupe Conseil « Jeunesse s’emploie » a aidé de jeunes promoteurs de moins de 30 ans à créer 34 entreprises en deux ans.La Beauce qui malgré son éloignement des marchés, l’absence de matières premières et de sources importantes d’énergie connaît depuis 15 ans une explosion industrielle qui permet d’édifier une infrastructure économique comprenant plus de 400 PME.Avant on disait qu’on était né pour un petit pain, maintenant on crée et on devient propriétaire de nos propres boulangeries.Aussi nos greniers sont pleins; on se situe parmi le peloton de la tête des pays les plus riches au monde.Au fur et à mesure que nous nous donnons des forces, notre confiance se ranime en nos possibilités; nos entreprises parcourent en quelques années ce que la plupart des autres organisations prennent des décennies; nous parlons alors de Culinar, Québécor, Cascades, Bombardier, Canan Manac, Provigo, La Laurentienne, Shermag, Vidéotron, La Fiducie, groupe GTC, Noverco, Lavallin, Groupe Hervé Pomerleau, Sico,.Nous ne sommes pas encore un peuple souverain au plan économique, mais nous poursuivons de façon « agressive » et accélérée le processus d’autodétermination; et dans certains domaines, nous débordons : la majorité des entreprises citées ci-dessus font des acquisitions au plan international.Les hérautx du nationalisme québécois en émergence commencent à préparer une société à notre mesure et distincte de New York ou de Moscou. A-10 ¦ Le Devoir, samedi 9 janvier 1988 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Les chefs que M.Laberge, à la FTQ la responsabilité de la syndicalisation incombe aux syndicats affiliés.Mais nous avons mis sur pied un organisme de coordination qui recrute depuis quatre ans».« Nous faisons des efforts pour regrouper des forces éparses », ajoute le président de la CEQ, centrale qui ne regroupe plus seulement des enseignants, mais d’autres professionnels.Les trois sont catégoriques cependant.Les lois actuelles^e sont plus adaptées à la nouvelle organisation du travail et rendent la syndicalisation très difficile dans des secteurs en expansion comme les banques, le commerce, ou les garderies.L’éclatement du marché du travail provoque une véritable scission des travailleurs.« De plus en plus on aura deux groupes : du monde avec des jobs stables, un contenu de profession important, bien rémunéré, et les autres, le monde sur la swing, le précaire, la sous-traitance, le non syndiqué ; c’est le phénomène auquel on assiste », explique M.Larose.Pour M.Laberge, l’accréditation « multipatronale » reste la solution.Le sort incertain du syndicat lors d’un changement de propriétaires est aussi mentionné.Le Manoir Richelieu, souligne M.Larose, n’est pas unique : 400 autres cas attendent le jugement de la Cour suprême.A gauche de M.Larose à la table du DEVOIR, M.Laberge s’indigne.Il trouve « écoeurantes » les évasions fiscales des riches et des compagnies.« 1988 nous ramènera le libre-échange » Les trois chefs sont d’accord pour dire que « 1988 nous ramènera vers le libre-échange ».M.Larose résume leur vision des choses.« En 1981-82, avec la crise, on a payé au plan économique, on nous a refilé des grosses factures.Avec le libre-échange, on nous demandera de payer au plan normatif et de la règlementation ».« Et au plan social », ajoute M.Laberge.Bref, pour s’ajuster à la concurrence, les syndicats seront invités à s’assouplir et le gouvernement à jeter par dessus bord des lois sociales.M.Charbonneau ajoute qu’« il manque une politique de la ressource humaine au Québec ».« Il faut, dit-il, que le bénéfices économiques se traduisent au plan social ».Sur deux questions en cours d’entrevue, la conversation se serre : les relations entre les centrales, et la relève à la direction de chacune.M.Laberge lance une blague à l’effet parfaitement calculé.Il préside les destinées de la FTQ depuis 23 ans.M.Larose note la montée, rapide, des femmes.M.Charbonneau se contente de répondre que « oui », la relève existe à la C EQ.Le Front commun, une grande question M.Charbonneau,réservé, parle peu.Cependant il sait mettre les points sur les « i ».C’est lui qui décrit peut-être le mieux certains courants du milieu syndical, en parlant de « réanimation politique ».Sur l’opportunité de faire front commun en vue des négociations qui viennnent dans le secteur public, MM.Larose et Charbonneau sont très ouverts.M.Laberge paraît moins pressé : « La CSN est ce qu’elle est, nous sommes ce que nous sommes, la CEQ aussi.Sauf que, quand on en a besoin, on peut se rencontrer ».Au cours des deux années passées, les trois centrales se sont unies pour combattre le libre-échange et, avant, pour s'opposer aux projets de privatisation et de déréglementation du gouvernement Bourassa.Les présidents ont tenu aussi à dissiper la croyance voulant que leurs mouvements soient en perte de vitesse et d’effectifs.Contrairement à ce qui se passe aux États-Unis et au Canada anglais, ont-ils répété, les effectifs syndicaux au Québec ont fini de baisser.Le profil du cotisant change mais le syndiqué demeure.Les métallos ont perdu 22,000 membres en six ans et en ont recruté presqu’autant.Les anciens venaient de jobs à $16 ou $18 l’heure, les nouveaux gagnent entre $8 et $10.« Des précaires, des temps partiel », résume M.Laberge.« Chez nous, poursuit-il, nous augmentons nos effectifs.Nous continuons à grossir».Y a-t-il un certain désintérêt pour la chose syndicale ?Protestations véhémentes.Puis, « les membres ne se dérangent pas pour rien, concède M.Laberge.Il y a de moins en moins de membres qui vont suivre de façon régulière leurs assemblées syndicales, c’est un fait.C’est pas de la désaffection : les gens sont pris ailleurs ».M.Larose : « La désaffection est à géométrie variable.Il y a des périodes de plus grande mobilisation, d’autres plus calmes.De plus, en période de croissance permettant aux syndicats d'aller chercher des choses concrètes, la stratégie est plus visible, les gains, plus éclatants.En période de décroissance, il y a peut-être des moments de réflexion plus intense mats tu n’occupes pas nécessairement la place de la même façon».Faire la Jonction entre le syndical et le politique M.Charbonneau gagne des hochements d'approbation en disant que « quand il s’agit de parler de l’aspect professionnel, de la réalité quotidienne, les jalles ne sont pas assez grandes.On a fait un colloque sur les nouvelles technologies, sur l’ensei- Photo Jacquet Grtnltf « C’est moi qui vous le dis ».Le président de la FTQ, M.Louis Laberge, présente un argument, avec toute la conviction qu'on lui connaît.À sa droite, MM.Gérald Larose de la CSN, et Yvon Charbonneau, de la CEQ, l’écoutent.Pierre O’NEILL ?En coulisses Tigres de papier et fanfaronnades DES élections fédérales générales dès ce printemps ?Brian Mul-roney menace de les déclencher.John Turner et Ed Broadbent feignent de les vouloir à tout prix.Mais dans le fond, ils bluffent tous les trois.Qui des trois leaders fédéraux aurait-il intérêt à se retrouver demain en pleine campagne électorale ?Aucun.Personne n’y trouverait son profit.Ni l’un, ni l’autre n’est en mesure de se présenter devant l’électorat avec l’espoir de remporter le gros lot.Us ont chacun des faiblesses à corriger, des prétentions à satisfaire et des jours meilleurs à espérer.Mille et une raisons de repousser l’échéance électorale.D’après les derniers sondages, la cote de popularité des conservateurs a gagné des points dans l’ensemble du pays, y compris au Québec.Voilà qui est bien.N’en reste pas moins qu’ils sont encore loin des libéraux et que seulement deux points les séparent de la troisième place dé- reur qui trompe rarement sur le degré de la crise de confiance qui éloigne une population de son gouvernement.Puis, il y a encore la présence dans le décor politique de la série noire des scandales.Cette tache à l’image d’intégrité du gouvernement Mul-roney et que seul le vent de l’oubli pourra effacer.Mais à la condition que l’on y mette le temps; des mois et peut-être davantage.Il y a un point sur lequel les trois partis s’entendent.La réforme de la carte électorale favorisera le Parti conservateur dans plusieurs régions du pays, notamment dans le chateau-fort de l’Ouest.Surtout que c’est au gouvernement qu’il reviendra de nommer les 179 nouveaux présidents d’élections de comté.Un avantage considérable en campagne électorale, que de pouvoir compter sur des amis du parti à des postes aussi stratégiques.Mais cette nouvelle carte électorale prévaudra seulement si les élections ont lieu après le 13 juillet.L’argument le plus convaincant pour repousser les élections à l’automne ou en 1989, c’est le premier ministre lui-même qui l’a fourni.Sur la foi des sondages, M.Mulroney constate que les Canadiens sont de plus en plus favorables au libre-échange et il promet d’en faire le thème de la prochaine campagne électorale.Or, si cost vrai aujourd’hui, ça ne sera que plus vrai dans six ou douze mois.La popularité du libre-échange ne peut que s’accroître avec le temps et le gouvernement ne peut que gagner de nouveaux électeurs à sa cause.Quant au Parti libéral, l’avance que lui accordent les sondages est si mince que si des élections avaient lieu demain, il ne pourrait espérer mieux que de diriger un gouvernement minoritaire.Dans l’immédiat, les libéraux préféreraient ne pas être obligés de croiser le fer avec les adversaires.Et pour cause; sauf en Ontario, où la machine de David Peterson domine la situation, le Parti libéral est partout ailleurs au pays dans un état de délabrement.Dans l’Ouest, c’est surtout pour des raisons historiques, mais au Québec, il reste encore beaucoup à faire avant que ce parti redevienne la redoutable organisation politique des années passées.Les libéraux du Québec sont désorganisés, divisés et pauvres.Us n’ont même pas recueilli la moitié de l’objectif de $ 4 millions qu’ils s’étaient fixé.La campagne de financement populaire menée par le président du PLC-Québec, Paul Routhier, a lamentablement échoué.Ce qui a indisposé le sénateur Pietro Rizzuto, président de la commission des finances.Pour sa part, le lieutenant de John Turner au Québec, Raymond Gameau, estime que le sénateur Rizzuto et le député de Shef-ford, Jean Lapierre, outrepassent leurs prérogatives et prennent des initiatives qui ne leur reviennent pas.MM.Rizzuto et Gameau se sont expliqués avant la période des fêtes, mais il semble bien que leur lutte pour le pouvoir au sein du parti a irrémédiablement gâché leurs rapports.Bref, la chicane est pognée.Dans une large mesure, c’est la faiblesse du leadership de John Turner qui est responsable de cette indiscipline et de ces querelles internes.Encore plus pauvre et désorganisé que les libéraux, le Nouveau parti démocratique est le moins apte à se lancer en campagne électorale.Au Québec, son organisation est encore embryonnaire et le responsable, Michel Agnaieff, sait bien qu’il faudra encore près d’un an pour bâtir une machine capable d’effectuer une percée significative.Le temps de recruter des membres, de cueillir des fonds, de constituer une équipe respectable et de rebondir dans les sondages d’opinion publique.En somme, il est préférable de ne pas parier sur la tenue d’élections hâtives.L’automne prochain ?Peut-être.Au printemps 1989 ?C’est une hypothèse tout aussi plausible.Les lilas de Varsovie La décoration de l’Ordre du Canada à Mme Alice Parizeau ne cesse de susciter les réactions de la classe politique, et plus particulièrement des milieux indépendantistes.« Vous avez commis une erreur.Reconnais-sez-le donc et corrigez-la », écrit le chef du Parti indépendantiste à Mme Parizeau, dans une lettre remise hier au DEVOIR.Gilles Rhéaume ne voit pas de sexisme dans la pertinence de s’interroger sur le geste « déshonorant » posé par Alice Parizeau.À cette « fille de la noble Pologne », il pose quelques questions: Accepteriez-vous l’Ordre de Lénine, cette haute décoration soviétique ?Si la conjointe d’Yasser Arafat recevait la Croix de David, nous devrions nous taire ?Si le conjoint de Bernadette Devlin, cette leader irlandaise acceptait l’Ordre de la jarretière du pouvoir britannique, que dirait l’opinion ?Puis, référant à un ouvrage de l’auteur, Gilles Rhéaume conclut: « Jamais les lilas ne pourront refleurir à Varsovie, si vous maintenez votre acceptation de l’Ordre du Canada».Sexisme et souveraineté Monique Landry est ministre fédéral des Relations extérieures.André Bourbeau est ministre québécois des Affaires municipales.En apparence, on pourrait penser que ce sont deux parfaits étrangers.Mais ils sont frère et soeur.Ne pas avoir le courage de conserver son nom de fille ou s’accaparer le nom de son conjoint, c’est peut-être du sexisme à rebours ?Ce n’est pas le cas de Mme Parizeau, qui elle sait se montrer autonome, sinon souveraine.Elle, qui a déclaré à la Presse canadienne ne pas avoir discuté avec son mari de la sagesse d’accepter l’Ordre du Canada.La même discrétion qui honorait Mme Sinclair Stevens.Entre le café et l’oeuf poché, c’est uniquement du gazouillement des petits oiseaux dont il est question le matin à Outremont.gnement collégial.c’est peut-être moins idéologique, moins flamboyant.C’est plus difficile à couvrir que des manifestations.Mais quand ça touche le concret, nos gens aiment cela ».M.Charbonneau note qu’il est devenu plus important que jamais de « prendre en compte l’aspect professionnel du travail ».Mais c’est plus complexe.Au plus, les trois admettent qu’il y a des courants et que « ce n’est pas a la mode de parler de déréglementation», dit M.Larose.Mais, ajoute M.Charbonneau, « en moins de deux ans, le gouvernement Bourassa a stoppé le courant qui l’a fait élire (son programme de privatisation).On compte, nous, là-dedans.Le gouvernement ne s’est pas comporté comme celui de Colombie-Britannique ».« Les gens commencent à dresser les oreilles», assure M.Laberge.« Nous cherchons à faire la jonction entre l’action syndicale et l’action politique », dit M.Charbonneau.L’emploi et l’emploi syndiqué continueront d’être en tête des priorités des trois centrales.La réforme de l’aide sociale aussi.Et de façon plus générale, le développement social, « les mécanismes de répartition des richesses ».4 Armada raîbes près d’Haïti.Ces navires se trouveront ainsi à moins de 350 milles des côtes d’Haïti.« La prise de position canadienne au sujet des élections haïtiennes ne satisfait ni le peuple haïtien, ni la communauté haïtienne de Montréal », a déclaré, de son côté, M.Serge Bouchereau, porte-parole du Comité de coordination de la solidarité canadienne avec le peuple haïtien.Même en corrigeant les déficiences les plus évidentes du processus électoral engagé par le Conseil national de gouvernement, comme l’interdiction des observateurs dans les bureaux de scrutin et l’absence de vote secret, les élections ne seraient pas conformes aux normes internationales, a-t-il soutenu.“Le CNG doit s’en aller”, a-t-il lancé.Mme Landry a indiqué dans son communiqué que le gouvernement canadien n’avait nullement l’intention de mettre fin à son programme d’aide en Haïti.« Cette aide s’adresse essentiellement aux besoins fondamentaux des populations les plus démunies, et ne constitue en aucune façon un appui financier au gouvernement haïtien», a-t-elle soutenu.La ministre soutient que jamais les sommes allouées à la réalisation de projets en Haïti ne transitent par les autorités haïtiennes.« En ce qui me concerne, je n’ai aucune preuve concrète qui me permette de remettre en question la bonne foi des groupes et des personnes visées», affirme Mme Landry.M.Bouchereau a énergiquement contesté les dires de Mme Landry au sujet du détournement de l’aide canadienne en Haïti.“Le CNG utilise cette aide pour soutenir les tontons-macoutes”, a-t-il affirmé.Le principe de l’exercice naval baptisé FLEETEX 1-88 entre dans le cadre des manoeuvres organisées actuellement dans la région et celui-ci était programmé depuis un an.La présence de cette armada non loin d’Haïti faciliterait également toute opération d’évacuation de ressortissants étrangers si cela s’avérait nécessaire, relèvent ces responsables.Des avions basés à terre appartenant à l’armée de l’air, aux Marines et à l’U.S.Navy participeront également ces manoeuvres, qui réuniront ainsi au total 25,000 à 30,000 hommes."Nous sommes très inquiets de la présence de bateaux étrangers près de nos eaux, a déclaré M.Bouchereau.Même si on nous a dit que la tenue de manoeuvres dans les environ d’Haïti n’était qu’une coïncidence, nous avons peur d’une invasion unilatérale ou multilatérale.Enfin, certains organismes canadiens ont déjà évacue leur personnel qui était en poste en Haïti.C’est le cas du Centre d’études et de coopération internationale (CECI) de Montréal, qui a rapatrié tous ses coopérants.Selon le directeur du CECI Claude Desmarais, ils ont été rapatriés au Canada « parce que nous avons jugé u’11 pouvait y avoir des problèmes e securité pour nos coopérants».La situation est très instable en Haïti, affirme M.Desmarais, et on redoutait que des événements graves accompagnent les élections du 17 janvier.L’ambassadeur du Canada en Haïti, M.Claude Laverdure, faisait toutefois parvenir à tous les Canadiens résidant en Haïti le 23 décembre dernier une lettre affirmant que la question d’une éventuelle évacuation demeurait « devotre seule compétence ».+ Wall Street traies, connaissait une légère rechute en fin de journée.Les marchés ne sont pas dupes.Les grands argentiers maintiennent le dollar alors que les investisseurs l’ont abandonné à son sort et, soutient-on, les manifestations gouvernementales visant à rassurer ne font effet qu’un temps.De plus, la crainte d’un retour de l’inflation accompagnée d’une remontée des taux d’intérêt contribueraient, selon les analystes à maintenir un marché très volatil qui réagit avec vigueur à toute annonce, bonne ou mauvaise.Paradoxalement, hier, c’est la divulgation par le département du Commerce de données encourageantes sur le chômage qui aurait semé l’émoi.L’économie se porte bien à ce chapitre, mais les investisseurs craignent qu’une surchauffe ne vienne relancer inflation et taux à la hausse.Outre les facteurs « psychologiques » qui hantent les marchés boursiers depuis octobre, des comportements techniques expliquent les difficultés de Wall Street d’hier.Ces derniers ont en effet pris l’habitude de consacrer le vendredi aux prises de profit, de crainte que quelque dirigeant politique ou économique n’y aille de déclarations fracassantes au cours de la fin de semaine, entraînant une ouverture à la baisse des marchés.« On ne peut parler de panique, les acheteurs n’étaient tout simplement pas là », estime M.Michel Tessier, analyste chez Tassé et Associés.Le volume relativement restreint de transactions hier (environ 205 millions) laisse croire que l’élément prise de profits à fortement contribué à la dégringolade et que l’absence relative d’acheteurs à provoqué une pression à la baisse.À la veille du krach, le 16 octobre dernier, 342 millions d’action avaient été transigées alors que l’indice avait fléchi de 108 points.4 Francophones Conscient du problème politique qu’une telle attitude allait poser, c’est le CRTC qui a obligé Racuo-Ca-nada à présenter, avant la fin de l’année, une « étude de faisabilité » sur l’introduction d’un service pour les Francophones, ce qui ne garantit pas, loin de là, que ce service existera un jour.L’attitude de la direction de Racjio-Canada a jeté la consternation parmi les professionnels de l’information et des affaires publiques de la société.Hier, il a été impossible de faire confirmer ou infirmer, au vice-président de la télévision française, Frank Delaney, la rumeur persistante qui veut que cette décision de ne pas poursuivre l’option d’un canal de nouvelles françaises ait été prise par le directeur de l’information, Pierre O’Neil.Il semblerait que la direction de Radio-Canada préfère pur l’instant se contenter d’investir dans TV-5, qui ne produira cependant que 20 % d’émissions canadiennes.La direction d’Allarcom trouve étrange que le CRTC ait ainsi approuvé l’enterrement à toutes fins pratiques du projet d’un service d’information français, même restreint.Le diffuseur d’Edmonton s’était en effet engagé à envisager, aussitôt après le lancement de son « Canadian Cable News », un service « similaire » dans l’autre langue officielle.Ce service français bénéficierait de toutes les alimentations du réseau anglais (collaboration que n'envisage même pas CBC), et serait disponible au Québec.Allarcom a fait parvenir au DEVOIR, une lettre du président Pierre Béland de Télémédia au CRTC dans laquelle, outre que son entreprise appuie la demande d’Alarcom, il affirme « son intention d’examiner, en association avec Allarcom, la possibilité d’offrir un service national de nouvelles de langue française dans la province de Québec ».La proposition d’Allarcom était donc au départ plus généreuse que celle de CBC pour les francophones du Québec.Elle n’est cependant pas forcément plus acceptable aux membres du Parlement puisqu’elle laisse toujours les francophones de l’extérieur du Québec dans une sorte de no man’s land linguistique.Par ailleurs, le vice-président de Vidéotron, Jean-Pascal Lion, souligne que les abonnés québécois verront déjà leur compte augmenter d’un dollar et démi à cause de la nouvelle taxe fédérale de 10 % et de deux dollars pour payer les cinq nouveaux services spécialisés.L’abonnement au câble à Montréal, qui vaut actuellement $ 14,94 par mois, passera ainsi à plus de $ 20 lorsqu’on y aura ajouté les taxes provinciales.« On est très sceptiques quant à la capacité de payer des abonnés », conclut M.Lion en soulignant que Vidéotron pourrait refuser de diffuser le All News Channel.Mais le CRTC et CBC pourraient l’obliger à satisfaire les besoins des anglophones du Québec.Tous les observateurs admettent que la création d’un service de nouvelles, 24 heures sur 24, coûterait trop cher pour la taille et l’étendue du marché francophone canadien.Mais il est surprenant que CBC - qui se sent obligée d’offrir quand même une heure de la nuit au Telejournal et au Point - n’ait pas envisagé la création d’un réseau carrément bilingue où une partie des deux programmes de prestige, aux heures de grande écoute, Daybreak, de 5 à 11 heures du matin, et This country in the evening, de 18 à 23 heures, aurait été offerte aux productions de langue française.(CBC réserve d’ailleurs des blocs de son émission du soir à la Colombie-Britannique, à l’Alberta, au Manitoba et à la Saskatchewan, à l’Atlantique, et à Ottawa, mais le Québec et l’Ontario sont confondus en une seule région).En Europe, les services spécialisés du câble font face à des problèmes linguistiques encore plus complexes puisqu’ils doivent couvrir plusieurs langues.Mais la France s’apprête, dans deux mois, à donner au Canada un bel exemple de bilinguisme fonctionnel puisque le nouveau canal TV-Sports, qui achètera les émissions du Screensports britannique, ne sera que partiellement traduit en français! Par ailleurs, cette collaboration a été acceptée par le CRTC en ce qui conserne les Sports puisque Télémédia s’associera avec le TSN du Canada anglais.Les professionnels de l’information du Québec voyaient, dans l’arrivée d’un Service spécialisé de nouvelles, une possibilité de rétablir un peu d’équilibre avec les services offerts au Canada-anglais.Ainsi, le poste de correspondant « bilingue » que CBC promet d’engager pour l’Amérique du sud aurait très bien pu être offert à Radio-Canada plutôt qu’au réseau anglais.Par ailleurs, le Service spécialisé aurait permis d’utiliser les corresponsants de Radio Canada disperses à travers le Canada, ou aurait encouragé un réseau privé à développer une couverture jusqu’ici quasiment inexistante.L’intervention du député de Jon-quière, au moment où la bataille fait rage au sein du caucus conservateur, risque de réveiller le caucus québécois jusqu’ici peu sensibilisé aux problèmes posés de plus en plus souvent aux Francophones du pays par les décisions du CRTC.(Ila fallu une autre bataille politique pour permettre aux francophones de l’extérieur du Québec de recevoir la couverture des Jeux Olympiques de Calgary).Dans l’Ouest, l’opposition à la décision du CRTC se concentre davantage autour de trois points, soulignés d’ailleurs par Allarcom dans son mémoire au cabinet: ¦ CBC est une société de la Couronne qui n’avait donc pas de mandat de son actionnaire - le Parlement du Canada - pour lancer un autre service et consolider ainsi son quasi-monopole sur l’Information télévisée; ¦ le fait qu’une institution fédérale s’octroie ainsi le monopole de faire de l’information régionale à partir de Toronto (les contributions de l’Est et de l’Ouest seront en effet «réarrangées et éditées» dans la capitale ontarienne) va, selon Allarcom, à l'encontre de l’esprit de la constitution et du fédéralisme; ¦ le CRTC semble croire que seule CBC a l’expertise et les ressources nécessaires au lancement d’un tel service mais Allarcom rappelle que le précurseur dans le domaine, le CNN américain et son jumeau, CNN Headline News, ont été fondés par le propriétaire, Ted Turner, d’une petite station d’Atlanta en Géorgie.(Allarcom, qui ne possède qu’une station, CITV en Alberta, appartient à un ancien chirurgien d’Eamonton).4 Shamir détention administrative, mardi et mercredi, de 30 Palestiniens dans la seule Cisjordanie, pour des périodes allant jusqu’à six mois.Depuis lors, a-t-il ajouté, d’autres décisions similaires ont été prises.Les 30 Palestiniens concernés sont accusés d’avoir pris part aux incidents du mois dernier.II s’agit du recours le plus intensif, ces dernières années, à cette procédure héritée du mandat britannique d’avant 1948.De nouveaux incidents ont eu lieu hier en plusieurs points de la bande de Gaza, après la prière du vendredi.Les manifestants ont brûlé des pneus et lancé des pierres sur l’armft, qui a riposté, selon des témoins, par des tirs de grenades lacrymogènes.À Rafah, sur la frontière israélo-égyptienne, l'agence palestinienne de presse Indiquait que l’armée avait utilisé un hélicoptère pour lancer ses grenades sur les manifestants.Sur la colline du temple, troisième sanctuaire de l’islam, à Jérusalem, deux policiers ont été blessés par des pierres lancées par un petit groupe de Palestiniens sortant de la mosquée el-Aksa.En Cisjordanie, l’armée a imposé le couvre-feu dans les camps de Ba-lata, d’Amari et de Djelazoun, où les manifestants ont lancé des cocktails molotov sur les militaires.C’est dans ce contexte agité que commençait la mission de Marrack Goulding, mandaté par le Conseil de sécurité pour enquêter sur l’agitation dans les territoires occupés.Le président du conseil Yitzhak Shamir a fait savoir qu’il refuserait de rencontrer l’émissaire de l’ONU en raison des prises de position du Conseil de sécurité contre Israël depuis le début des troubles, le 9 décembre.Par contre, un porte-parole du ministre des Affaires étrangères Shimon Pérès a indiqué que celui-ci rencontrerait Goulding demain, pour « lui expliquer la situation dans les territoires occupés et les raisons 3u’a Israël de s’opposer à la façon ont celle-ci est considérée par le Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier avec la résolution 650 ».U s’ait de la résolution votée mardi à unanimité, y compris par les États-Unis, et condamnant le projet d’expulsion par Israël de neuf Palestiniens.
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