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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-12-18, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXII — No 293 ?Faible neige.Max.: -13.Détail page B-7.Montréal, mercredi 18 décembre 1991 lOOl idées pour vos cadeaux de Noël pratiques et agréables.3525, chemin Queen Mary Tél 739-4451 /2141 ________ Le magasin de pleln-alr le plus spécialisé de Montréal Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ Souvent aux mêmes, l’assiette aux miettes de FURS S Éditorial Page A-8 L’AIDE de l’État aux artistes est peu importante, voire insignifiante, mais au surplus elle apparaît mal répartie.Le cas des écrivains est patent puisque les programmes de soutien à la création mis sur pied par Québec et Ottawa à leur intention ne bénéficient qu’à un petit nombre.Les journalistes du DEVOIR qui au cours des derniers mois ont fouillé cette question ont ainsi observé qu’au cours des 15 dernières années, 50 écrivains, soit 7 % des 800 écrivains inscrits à l’Union des écrivains du Québec, ont obtenu 45 % de l’aide versée par le ministère des Affaires culturelles du Québec.Parmi ces 50 écrivains, il y en a qui sont encore plus chanceux puisque 18 d’entre eux ont reçu au cours de cette période plus de cinq bourses.La situation est similaire au Conseil des Arts du Canada oui gère les programmes d’aide a la création littéraire du gouvernement fédéral.Par exemple, on relève les noms de 18 écrivains qui au cours des 10 dernières années, ont reçu plus de cinq bourses.Parmi ces 18 écrivains, plusieurs obtenaient pendant cette période des bourses à répétition de la part du gouvernement québécois.Ainsi, un même écrivain a pu recevoir en tout 15 bourses, huit venant d’Ottawa et sept du Québec.Autre observation générale, ce sont les poètes qui semblent les plus privilégiés dans la distribution de cette aide de l’État.Bernard Estrade de l’Agence France-Presse MOSCOU — Dans moins de quinze jours, l’Union soviétique aura vécu.Elle appartiendra à l’Histoire et, à la veille du Nouvel An, le drapeau rouge orné de la faucille et du marteau sera officiellement amené pour la dernière fois sur le Kremlin.La fin du processus de désintégration, accéléré par l’échec du coup d’État des communistes conservateurs du 19 août dernier, a été consommée lors d’une rencontre en tête à tête de plus de deux heures hier du président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et de celui de la Russie, Boris Eltsine.L’honneur — ou la responsabilité — d’annoncer que les deux présidents avaient décidé « d’un commun accord» que les structures de l’U RSS cesseront d’exister « avant la fin de l’année » a été laissé à M.Pavel Vochtchanov, le porte-parole de M.Eltsine.Le porte-parole de la présidence russe, cité par l’agence indépendante Interfax, a aussi précisé que le drapeau soviétique, la célèbre bannière rouge ornée de la faucille et du marteau dorés, qui flotte sur le Kremlin, sera amené à la veille du Nouvel An 1992.La nouvelle de la fin de l’Union soviétique a également été donnée en une seule phrase, comme une simple constation, par la télévision russe dans son bulletin d’information.Plus réservée, et plus d’une demi-heure plus tard, l’agence soviétique 'PASS s’est contentée pour sa part de confirmer que « la transition totale vers les nouvelles structures de la fu- ture communauté (serait) terminée entre la deuxième quinzaine de décembre et le début de janvier».Aucune indication n’a été donnée sur la place qui est éventuellement réservée à M.Gorbatchev.Son porte-parole, M.Andreï Gratchev, avait annoncé plus tôt dans l’après-midi que le president de l’Union soviétique avait « définitivement exclu » d’accepter un « rôle honorifique » dans la Communauté des États indépendants.La dissolution de l’URSS avait été annoncée le 8 décembre dernier en même temps que la création par les trois républiques slaves, les plus riches et les plus peuplées de l’URSS, de la Communauté des États indépendants.L’annonce de la fin de l’État des Soviets, né dans l’enthousiasme et les massacres de la Révolution bol-chévique de 1917, avait été d’abord combattue par M.Gorbatchev au nom du légalisme et des procédures constitutionnelles.Au fil des jours, l’artisan de la perestroïka dans laquelle beaucoup d’analystes voient inscrit le début de la fin de l’URSS, devait se rendre à l’évidence : il y avait de moins en moins de monde pour l’écouter.Après avoir hésité, les présidents des républiques d’Asie centrale faisaient savoir qu’ils étaient prêts à rejoindre la nouvelle Communauté et ce devrait être chose faite dès samedi à Alma Ata (Kazakhstan).C’était ensuite au ministre de la Défense, le maréchal Evgueni Cha-pochnikov, de prendre ses distances et de montrer clairement vers qui penchait l’institution militaire.Il était aux côtés de M.Eltsine — et Voir page A-4 : Fin L’UdeM entreprend la réforme globale des études de médecine Isabelle Paré LA FACULTÉ de médecine de l’Université de Montréal négociera dès septembre 1992 un virage majeur en instaurant un programme d’études totalement revu et corrigé, réduit d’un an, destiné à former des médecins mieux préparés à la réaüté du travail, plus autonomes et plus humains.Amorcé en 1988, ce projet de refonte du programme vient de recevoir le sceau d’approbation de la Commission des études de l’université et devrait, si tout va comme prévu, entrer en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire, a expliqué hier le Dr Claude L.Morin, vice-doyen aux études de la faculté de médecine de l’Université de Montréal.Premier revirement majeur, le programme d’études sera réduit de cinq à quatre années d’études pour les candidats détenteurs d’un baccalauréat — qui représentent la majorité des étudiants — et instaurera une « année préparatoire » pour les étudiants fraîchement émoulus du cégep.La faculté de médecine de l’Université de Montréal, une des dernières en Amérique du Nord à offrir un programme de cinq ans, vient ainsi rejoindre les standards nord-américains et canadiens.Dès 85, le rapport Archambault et un comité de liaison des facultés de médecine canadiennes et américaines avaient fortement plaidé en faveur de la réduction du programme à quatre années d’études.Mais là où la faculté innovera le plus, c’est dans le nouveau cursus d’études, réformulé à la faveur des plus récentes tendances pédagogiques américaines, qui sera propose à la nouvelle fournée d’étudiants dès l’automne prochain.Hissée aux premières loges, la maîtrise de la démarche clinique marquera tout le programme et sera intégrée à la formation dès la première année de médecine.« Une telle formation davantage Voir page A-4 : L’UdeM Le Parlement célèbre son bicentenaire sans la présence de Bourassa Michel Venne de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre du Québec a préféré hier se consacrer à des rencontres privées et il a boudé les cérémonies prévues à l’Assemblée nationale pour marquer l’inauguration de l’année du bicentenaire du Parlement de Québec.Cette absence a non seulement permis au chef péquiste, M.Jacques Parizeau, de voler la vedette, mais elle a contrarié un certain nombre d’invités et de dignitaires qui s’étaient spécialement déplaces hier matin, pour se joindre aux parlemen- taires et célébrer 200 ans de démocratie.Le premier ministre a réussi du même coup à faire au moins une autre mécontente, et non la moindre, sa vice-première ministre, Mme Lise Bacon, en choisissant pour le représenter non pas cette fidèle collaboratrice, mais le leader du gouvernement en Chambre, M.Michel Pagé.Mme Bacon était furieuse, rapporte un confident.Elle estime qu’il lui revenait de prononcer le discours de circonstances au nom du premier ministre, vu son titre.La ministre supporte de plus en plus mal d’hé-Volr page A-4 : Le Parlement r r [ F PHOTO JACQUES GRENIER Le président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la région de Montréal, Daniel Jonhson, annonce le plan de relance de Montréal, flanqué, entre autres, du ministre du Tourisme André Vallerand et de Lisa Frulla-Hébert, ministre des Affaires culturelles.500 millions pour relancer Montréal Claude Turcotte « IL EST ESSENTIEL que Montréal relève la tête», a lancé M.Daniel Johnson, président du Conseil du Trésor et président du comité ministériel permanent de développement du Grand Montréal, lorsqu’il a présenté, hier matin à Montreal, un plan stratégique pour un redressement économique durable de la grande région de Montréal, c’est-à-dire la moitié du Québec.Il s’agit d’un plan quinquennal de 415,4 millions $ provenant « de programmes révisés à la hausse », dont une certaine partie de crédits additionnels pour exprimer la volonté gouvernementale d’assurer le développement de Montréal comme moteur de l’économie québécoise.M.Johnson a expliqué qu’il faut « agir sur la locomotive, pas le wagon de queue ».En incluant l’apport complémentaire venant de d’autres programmes, le ministre évalue à environ 500 millions $ les sommes qui seront ainsi injectées dans l’économie régionale, dont 300 millions $ dans un nouveau mécanisme d’inter- vention, appelé Innovatech Grand Montréal, a qui on confie la mission de stimuler l’innovation dans tous les secteurs d’activités industrielles.Il arrive que 80% du personnel québécois de recherche et développement travaille dans cette région montréalaise qui comprend 12 municipalités régionales ae comtés, 137 municipalités locales et plus de trois millions d’habitants.Au centre de tout cela, il y a la Ville de Montréal ui a le taux de chômage le plus levé parmi les grandes villes canadiennes et qui se retrouve à l’avant-dernier rang pour le championnat du chômage dans les régions urbaines d’Amérique du Nord.Depuis un an, le taux de chômage de la région de Montréal est plus élevé que celui du reste du Québec.Malgré l’étendue de la région et le nombre des pouvoirs locaux impliqués, il n’est pas question de mettre en place une super-structure ou une super-communauté urbaine pour assurer la cohésion dans l’application de ce plan.Le rapport déposé hier mentionne tout de même que « l’organisation territoriale dans le Grand Voir page A-4 : 500 millions Les milieux d’affaires jugent que le plan de relance est Jean Chartier « MONTRÉAL a besoin d’investissements de 25 à 50 milliards! pour relancer l’industrie.La stratégie de M.Johnson est bonne, mais les leviers proposés sont hors de proportion.Ce sont des fioritures, et il s’agit en outre d’une stratégie qui poursuit l’étalement urbain».Telle a été la réaction du vice-président et directeur général de l’Association des manufacturiers du Québec, M.Richard Le Hir, après l’annonce du ministre Johnson.« Il y a 137 municipalités sur le territoire insignifiant visé par la nouvelle société Innovatech.C’est 132 de trop.Le ministre des Affaires municipales doit régler ce problème avant qu’on annonce une stratégie industrielle, si on veut que cette stratégie ait des effets d’entraînement ».Les autres représentants des milieux d’affaires ont, à divers degrés, exprimé également des réserves sur le plan de relance de Montréal.M.Le Hir estime que les industries manufacturières de Montréal feront face à un nouveau recul important en 1992, et pas seulement les industries de Montréal d’ailleurs : Voir page A-4 : Les milieux Les provinces n’ont pas l’intention de repartir d’Ottawa les mains vides Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa DÉPITÉS DE n’avoir pas réussi à attirer Robert Bourassa à leur rencontre, les autres gouvernements provinciaux vont tout faire demain pour que la séance de travail sur l’économie qu ils ont arrachée à Brian Mulroney produisent des résultats concluants.Chef de file dans ce genre de dossier, le gouvernement de l’Ontario a ainsi convenu, à l’issue d’une rencontre de stratégie, de mettre en sourdine ses récriminations sur la direction générale des affaires économiques au pays pour s’en tenir demain à une liste de mesures précises à soumettre au gouvernement fédéral.Des choses réalistes, décrit-on dans l’entourage de Bob Rae où on cite, à fins d’exemple, l’hypothèse de relancer le marché immobilier en permettant aux Canadiens de piger dans leurs fonds d’épargne-retraite pour acheter une maison.Pas question de partir en guerre contre le niveau élevé du dollar, promet-on également à Queen’s Park où on a pris bonne note que Brian Mulroney a exclu d’avance l’hypothèse de céder, demain, un pouce de terrain aux provinces sur le terrain de la politique monétaire canadienne.Sans parler de front commun, il n’était pas exclu hier que les Harcourt, Romanow et Rae se consultent par conférence téléphonique en préparation à la première apparition sur la scène fédérale de la nouvelle troïka néo-démocrate.D’autres comme Clyde Wells, de Terre-Neuve, refusent catégoriquement de lever même un coin de leur stratégie et de dresser une liste d’attentes, histoire de ne pas situer trop haut la barre en prévision de la première rencontre au sommet de l’a-près-Meech.« Le premier ministre ne veut pas discuter de ses objectifs avant la rencontre », a-t-on tranché à St-.Johns hier sur les instructions de Clyde Wells.De façon générale, d’un bout à l’autre du pays, les capitales provinciales préparaient fébrilement hier une rencontre au cours de laquelle on s’attend à ce que Brian Mulroney « fasse sa part » en ouvrant un peu son jeu économique.Plus tôt cette semaine, le gouvernement fédéral a confirmé aux provinces les arrangements de la rencontre de demain.De 12 h 30, moment auquel les premiers ministres se mettront à table pour le déjeuner dans une salle de réunion du complexe Lester B.Pearson jusqu'à 16 heures environ, exception faite du ministre québécois Gérard-D.Levesque qui joue à l’éclaireur pour Robert Bourassa, il n’y aura personne dans la salle de réunion à part Brian Mulroney, les neuf premiers ministres et les deux chefs de gouvernements des Territoires.Même pas un preneur de notes, a stipulé Ottawa aux gouvernements provinciaux.Mais dans une antichambre, au même étage, chaque province pourra faire monter trois conseillers.Voir page A-4 : Les provinces mvm Christian Mistral • Anne Dandurand Normand Chaînette • Louis Hanielin Michel Tremblay • Yves Navarre Jean Basile • Lise Bissonnette Jean-François Chassay Marco Micone • Lise Gauvin L E PI V O I R Avoir 17 ans Voici un collectif -signé par plusieurs des meilleures plumes qui écrivent au Québec» et dont -la seule contrainte était l’adolescence, évoquée, revisitée, recréée ou imaginée». A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 18 décembre 1991 Le plan fédéral risquerait Paradis amorce la division de son ministère de diminuer les acquis des francophones hors-Québec ^______Chantal Hébert de noire bureau d’Ottawa TULLES QUE formulées actuellement, les propositions constitutionnelles du gouvernement fédéral risquent de diminuer les rares acquis juridiques des minorités francophones hors-Québec, estime la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCAC) qui témoignait, hier, à Ottawa, devant le comité Beaudoin-Dobbie.La Fédération, qui sert de porte-parole aux francophones hors-Québec, a réclamé que soient rendues plus explicites les dispositions ébauchées par Ottawa relativement à la dualité linguistique.Elles se limitent actuellement à parler de la « préservation » des communautés minoritaires au pays.La Fédération propose qu’il soit plutôt question d’assurer leur « épanouissement.» Selon la proposition du groupe, la Constitution stipulerait que les gouvernements au pays ont la responsabilité de « favoriser l’épanouissement et le développement, linguistiques et culturels, des communautés de langue officielle vivant en milieu minoritaire.» Les tribunaux seraient également enjoints d’interpréter la Charte des droits à la lumière de cette disposition.« Le groupe qui va le plus utiliser ces clauses-là, c'est le nôtre », a plaidé le président de la Fédération Raymond Bisson en rappelant les perpétuelles luttes juridiques des minorités de langues officielles au Canada.Alors que le Québec se retrouve occasionnellement devant la Cour suprême sur des questions linguistiques, les minorités, soulignent-ils, y plaident presque chaque année.Or, selon l’organisme, si les tribunaux sont jamais confrontés à un texte constitutionnel qui stipule, comme Ottawa le propose actuellement, qu'on fait la promotion de la société distincte québécoise mais qu’on se contente de préserver des minorités, ils trouveront là un ordre de valeur décroissant susceptible de les inciter à donner une interprétation étroite aux garanties linguistiques de la Charte des droits.Des jugements, comme le jugement Mahé qui a reconnu le droit constitutionnel aux minorités de langues officielles de contrôler leurs systèmes scolaires comme une extension logique des garanties à l’éducation dans sa langue de la Charte, pourraient, dans l’esprit des juristes consultés par la Fédération, être remis en cause.Mais, pour éviter un conflit avec Québec, les communautés francophones du reste du Canada renoncent à leur objectif de longue date de voir stipulée dans la Constitution la nécessité pour le gouvernement fédéral de faire la promotion de leurs droits au même titre que Québec a le rôle de promouvoir la société distincte.« Nous voulons à tout prix éviter une collision », explique le directeur général de la FCAC, Marc Godbout, au sujet du terme « épanouissement » retenu par la FCAC de préférence au mot « promotion .Pendant le débat du lac Meech, Québec avait en effet catégoriquement rejeté l’nypothèse de voir reconnaître à Ottawa le rôle constitutionnel de faire la promotion de la dualité linguistique canadienne, parce que susceptible d’ouvrir la porte à des initiatives fédérales unilatérales en matière linguistique au Québec.Plusieurs autres gouvernements, dans l’Ouest canadien, avaient également refusé d’entériner cette proposition.La Fédération estime avoir de meilleures chances de rallier le Québec à sa nouvelle proposition, s’avançant même à dire que les premiers signaux du gouvernement Bourassa à ce sujet sont positifs.« Nous avons un dialogue très ouvert avec les autorités gouvernementales du Québec, confirme Marc Godbout.Si on se fie à l’ouverture que nous témoigne le Québec, nous sommes optimistes.A prime abord, la réaction est positive.» Son témoignage devant le comité constitutionnel fédéral a également fourni à la Fédération l’occasion de se plaindre amèrement du peu de cas qu’Ottawa fait des communautés minoritaires dans son opération constitutionnelle actuelle.aelant que le gouvernement a fait la sourde oreille à sa demande d'une conférence d’orientation consacrée exclusivement aux droits des minorités au pays, la Fédération a reproché à Ottawa de négliger un million d’alliés francophones à l’extérieur du Québec.« Nous commençons à être royalement fatigués », a souligné Raymond Bisson au sujet des nombreuses et infructueuses représentations des francophones hors-Québec auprès de multiples commissions constitutionnelles depuis le début du débat du lac Meech.Louis-Gilles Franeoeur LE MINISTRE provincial de l’Environnement, M.Pierre Paradis, a officiellement amorcé hier la séparation en deux de son ministère par le dépôt à l’Assemblée nationale du projet de loi 412 créant un Office de protection de l’environnement (OPQ).Le nouvel organisme, qui regroupera plus de la moitié des 1800 fonctionnaires de l’actuel ministère, sera chargé de l’application des lois et règlements, d’émettre permis et certificats d’autorisation, les attestations d’assainissement ainsi que des ordonnances.Il sera aussi chargé de l’inspection des entreprises et assumera les pouvoirs d’enquête du ministère actuel.L’OPQ devra aussi donner suite aux plaintes des citoyens, répondre aux incidents et aux urgences environnementales, et élaborer des plans d’intervention avec les autres partenaires gouvernementaux oeuvrant dans le domaine de la sécurité publique.Il sera aussi responsable de l’application de la Loi sur le régime des eaux, de la Loi sur les pesticides, de la Loi sur les réserves écologiques et de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.En somme, le ministère comme tel se résumera éventuellement à la mise au point de politiques de prévention, à la conception du menu législatif et réglementaire ainsi que des politiques environnementales.Ainsi dégrossi, le futur ministère de l’Environnement assumera les fonctions de représentation et de concertation avec les autres ministères et paliers de gouvernement.Dans ce nouveau cadre, le ministère tiendra, en somme, le gouvernail et l’OPQ, avec des ressources identiques, voire moindres, devra tenter d’atteindre les objectifs que le ministère n’a pas réussi à atteindre jusqu’ici.Sans révéler sa formule magique, le ministre de l’Environnement a soutenu hier que l’OPQ favorisera une amélioration sensible des services aux citoyens.En réalité, certains « penseurs » du ministère font le pari que la séparation des services régionaux et des centres de décision mettra fin aux luttes internes de pouvoir, qui pourraient bien persister avec la direction forcément centrale du nouvel organisme.Selon M.Paradis, le nouvel organisme affichera «plus de rigueur» que son propre ministère n’en a eu.Le ministre a aussi dit qu’il en résultera une application plus « uniforme » des fonctions de surveillance et de contrôle, ce qui donne à penser que tel n’était pas le cas jusqu’ici.M.Paradis n'a pas précisé comment, avec les memes ressources, l’OPQ pourra faire mieux que son propre ministère et pourquoi les objectifs qu’il assigne à l’OPQ n’ont pu être atteints par l’organisme qu’il dirige.Cet outil « nettement plus efficace pour l’application et le contrôle des lois de l’environnement » sera d’abord, selon M.Paradis, un « organisme autonome » du gouvernement.Mais cette autonomie ne reposera pas sur une direction formée de commissaires indépendants du pouvoir politique selon les règles applicables aux organismes quasi judiciaires.L’OPQ sera plutôt dirigé par un « conseil d’administration » de neuf membres, dont un président, le sous-ministre de l’Environnement, et sept autres membres provenant du secteur environnemental, du monde municipal et même du milieu des affaires et des syndicats.Le nouvel organisme « sera soumis au même régime administratif qu’un ministère», précisait hier la déclaration ministérielle, et il devra se partager avec ce dernier son personnel et ses budgets « en fonction des besoins ».Il pourra certes percevoir des sommes d’argent ou droits dans le cadre de ses activités et mandats, mais il ne pourra pas les utiliser de façon autonome : l’argent ira, comme s’il était perçu par le ministère, au Fonds consolidé de la province.L’OPQ devra se mettre en rang comme tout le monde pour toucher sa part par la suite.M.Paradis a annoncé qu’une commission parlementaire se penchera sur sa solution aux problèmes de « mégestion » environnementale du Québec.Lors de son accession à son poste actuel, M.Paradis s’en prenait à la compétence et à la motivation de ses fonctionnaires.Le programme libéral des années 85 préconisait le démembrement de l’actuel ministère de l’Environnement au profit des ministères à vocation économique, ce qui a en partie été réalisé au cours des dernieres années par des transferts de pouvoirs, notamment au ministère des Forêts et de l’Agriculture.Les dirigeants syndicaux de 60 000 fonctionnaires rejettent le rapport Poulin: «les pires solutions» QUÉBEC (PC) — Les dirigeants des syndicats représentant les quelque 60 000 fonctionnaires du Québec rejettent le rapport Poulin qu’ils qualifient de « pire solution au problème du déficit du gouvernement » parce qu’il suggère des réductions importantes des services et de la qualité de ces services.C’est ce qu’ont fait valoir, hier en conférence de presse, MM.Jean-Louis Ilarguindeguy (Syndicat des fonctionnaires provinciaux) et Daniel Giroux (Syndicat des professionnels) et d’autres représentants syndicaux.« Nous ne laisserons pas le gouvernement du Québec, sous prétexte de diminuer le déficit, choisir les pires l solutions pour la collectivité québécoise, soit couper des services ou réduire leur qualité (.) Les conséquences de certaines solutions avancées sont pires que les problèmes.Elles accentueraient le chômage, déjà criant, priveraient la population de certains services et déplaceraient une partie de la taxation des revenus et des ventes vers le champ foncier», croient-ils.M.Giroux a dit que « nous ne pouvons plus faire autant ou plus avec moins sans diminuer la qualité des services.Nous ne sommes plus capables de couper ».Il a ajouté que la fonction publique a déjà commencé la rationalisation il y a une dizaine d’années.Les effec-iifs ont diminué de 12%, sa gestion s’est resserrée.« Diminuer encore de 3% par année (comme le propose lé rapport Poulin), par attrition, ne peut se faire sans cesser des activités gouvernementales ou allonger les délais », a ajouté le président des professionnels du gouvernement.M.Ilarguindeguy a expliqué, de son côté, que le gouvernement devrait trouver une solution globale « au lieu de faire du replâtrage » s’il veut diminuer le déficit.Il a proposé des moyens comme une réforme de la fiscalité, la disparition des chevauchements dans certains services (entre Québec et Ot- ! tawa), une meilleure utilisation de la sous-traitance dans l’entreprise privée.M.Ilarguindeguy a dit que les syn- : dicals ont demandé une rencontre avec le premier ministre Bourassa afin de discuter, notamment, de la ! place qu'occupent les fonctionnaires dans l’administration publique.Le rapport Poulin, présidé par le député libéral de Chauveau Rémi Poulin, formule des recommandations (diminution des effectifs, privatisation de certains équipements et activités) qui auraient pour effet de faire épargner au gouvernement plus d’un milliard de dollars.Les porte-parole syndicaux ont surtout dénoncé la proposition de mettre fin aux contrats de quelque 2000 occasionnels, dont 1000 dans la région de Québec seulement.Une telle mesure contribuerait, selon eux, à déséquilibrer un marché du travail déjà chancelant « et montre le peu de respect du gouvernement envers sa ressource humaine».EN BREF.Chrétien sème le doute À PLUSIEURS reprises au cours de l’année qui se termine, Jean Chrétien à .eu des écarts de langage.Ces derniers temps, il a commis des bourdes qui ont amené de ses députés du Québec à se demander si quelque chose n’allait pas bien avec leur chef.11 y a d’abord eu la suggestion de soumettre tout projet de réforme constitutionnelle à un référendum pan-canadien.Dimanche a Shawinigan et lundi à Québec, il a émis l’opinion que dans l’hypothèse d’un « oui » des Québécois à la souveraineté, l’armée canadienne pourrait intervenir pour rétablir l’ordre.Deux déclarations qui ont amené certains députés libéraux fédéraux du Québec à se demander si leur chef n’avait pas décidé de laisser tomber le Québec pour courtiser davantage le Canada anglais.Mais ils ont ravalé leur salive en entendant M.Chrétien qualifier de stupide le jeune hockeyeur ontarien Eric Lindros, qui refuse de joindre l’équipe des Nordigues.« Des imbéciles, il y en a partout et ils ne savent pas nécessairement ce qu’ils font ».Largement diffusée par les médias torontois, cette dernière intervention a semé le doute dans l’esprit des députés libéraux fédéraux de l’Ontario., , AVIS D'AUDIENCES PUBLIQUES SUR LA CARTE ÉLECTORALE Parce que votre opinion a du poids Par suite de l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi 169 le 5 novembre 1991, la Commission de la représentation électorale reprend ses travaux là où ils avaient été suspendus par décision de l’Assemblée nationale.La Commission recommence le processus de consultation et elle tient, en conséquence, des audiences publiques pour entendre la population sur la carte électorale.Inscrivez-vous et venez dire ce que vous pensez! Il y aura des audiences publiques à: Joliette Le mardi 21 janvier 1992, de 19h00 à 23h00 Château joliette, Salle Bach 450, rue Saint-Thomas, joliette Saint-jean-sur-Richelieu Le mercredi 22 janvier 1992, de 19h00 à 23h00 Hôtel Roussillon, Vallée des Forts, Salle Fort Lennox 725, boulevard du Séminaire Nord, Saint-jean-sur-Richelieu Saint-Jérôme Le mardi 28 janvier 1992, de 14h30 à 17hOO et de 19h30 à 23h00 Hôtel Best-Western, salons 1 et 2 420, rue Monseigneur-Dubois, Saint-Jérôme Pour tout renseignement et inscription, appelez sans frais le 1 800 461-0422.Vous avez droit de vote, vous avez droit de parole.Commission de la représentation électorale du Québec AVIS D'AUDIENCES PUBLIQUES SUR LA CARTE ÉLECTORALE Mulroney le voltigeur DEPUIS quelque temps, les médias du Canada anglais s’appliquent à démontrer que le Québécois Brian Mulroney est un incompétent qui gaspille les fonds publics.Le quotidien Toronto Sun vient tout juste de sortir une croustillante histoire autour des coûteux voyages du premier ministre et de son entourage.En 1990, il en a coûté 850 000 $ aux contribuables pour véhiculer à travers le monde le chef de l’État canadien et son entourage composé de 38 personnes.C’est ainsi qu’il en a coûté 445 365 $ à l’administration fédérale pour un voyage de sept jours à Paris et à Rome.Périple auquel ont participé Brian el Mila Mulroney, 24 attachés et adjoints politiques, ainsi que 14 agents de la G RC.Pour ce voyage, Mila Mulroney a invité sa secrétaire personnelle tandis que le premier ministre a amené avec lui son valet.Le courage de Marcel Masse LE GOÛT de Marcel Masse pour les longs voyages est depuis longtemps reconnu.Devenu ministre de la Défense, M.Masse pousse maintenant la témérité à délaisser les paisibles oasis pour se rendre dans des pays où, hier, encore, c’était la guerre.De fait, le chef des Forces armées canadiennes célébrera le début de l’an au Koweit.Il se retrouvera parmi une cinquantaine de militaires de la base québécoise de Valcartier, qui sont au Koweit pour effectuer du déminage et pour désamorcer les explosifs abandonnés sur place pendant la guerre du Golfe.Avant son retour prévu pour le 2 janvier, M.Masse rencontrera le ministre koweitien de la Défense et visitera le quartier général de la force de paix des Nations unies.Un bloquiste contre le PQ LA COMPLICITÉ entre le Bloc québécois et le Parti québécois n’a jamais fait de doute.()r, le NPI) provincial entend faire la lutte à l’élection partielle du 20 janvier dans Anjou.Et pour ce faire, il a recruté un membre du Bloc québécois pour porter la bannière néo-démocrate.Il s’agit de Daniel Boucher, un résidant du comté.Il est peut-être utile de rappeler qu’il n’y a aucun lien entre le NPD-Canada et le NPI) provincial.lise pourrait que le candidat néodémocrate prive le candidat péquiste d’une cinquantaine de voix, ce qui souvent fait la différence entre la victoire et la défaite.Règlement fédéral contre des pesticides (LGF) — Un règlement fédéral limitant ou interdiant l’exportation de plusieurs produits hautement toxiques, dont plusieurs pesticides bien connus, est entré en vigueur hier.Conçu pour limiter, voire interdire l’exportation vers des pays en voie de développement de produits jugés trop dangereux pour être ut Misés ici, ce véritable règlement anti dumping de toxiques lourds s’inspire des Directives de Londres sur l’échange de renseignements touchant le commerce international de produits chimiques.Mais le règlement ne se contente pas d’exiger des exportateurs des avis d’exportation de leurs produits dangereux : 13 produits particulièrement dangereux sont formellement interdits d’exportation.D’autre part, le nouveau règlement oblige les exportateurs à informer Ottawa et le pays importateur de tout envoi de substances chimiques, apparaissant sur une liste de 23 produits jugés suffisamment dangereux pour que leur va-et-vient soit contrôlé.On trouve sur cette liste des pesticides abondamment utilisés dans le passé au Canada, dont le DDT, le Lindane et le Dieldrine, qui sont pour la plupart interdits ou d’usage restreint au pays.Lorsqu’ Ottawa recevra des avis d’exportation pour ces produits, il informera les pays acheteurs du danger et des contraintes qui encadrent son usage ici.L’harmonie règne dans le monde francophone PARIS (PC) — Près d’un mois après le Sommet de Chaillot, l’harmonie la plus totale règne au sein de la famille francophone.Le viril bras-de-fer qui avait opposé la France et le Canada (et le Québec) autour de la réforme des institutions francophones n’a apparemment laissé aucune séquelle.« Il n’a pas de séquelles parce qu'il n’y avait pas de blessures, a déclaré le ministre français de la Francophonie, Mme Catherine Tasca.Il n’y a absolument aucun problème entre la France et le Canada ».Le ministre a fait cette déclaration, hier, à l’issue d’une réunion de deux jours de la Conférence générale de l’Agence de coopération culturelle et technique, la plus haute instance de la francophonie en dehors des sommets, qui s’est tenue à Paris.Au cours de ces assises, les pays francophones ont « mis en forme » les grandes décisions du sommet de novembre.Pour sa part, le ministre québécois délégué à la Francophonie, Guy Rivard, qui assitait à la conférence aux côtés du ministre fédéral des Relations extérieures Monique Landry, a parlé d’un « climat de travail remarquable.« 1 Le Devoir, mercredi 18 décembre 1991 ¦ A-3 Norton impute à Ryan la responsabilité de l’échec des négociations à Kahnawake ->-* Sylvain Blanchard -m " VINGT-QUATRE HEURES après avoir été « destitué » publiquement par un groupe de Mohawks en colère, le chef du Conseil de bande de Kahnawake, Joe Norton, affirme avoir toujours le plein contrôle de la situation sur la réserve, malgré la montée de la contestation de la fac-11011 traditionnaliste de la communauté, qui exige un retour au mode dé' gouvernement ancestral.l'M.Norton a cependant admis hier que les prochaines négociations avec Ottawa et Québec risquaient d’être plus difficiles, compte tenu de la volonté des traditionnalistes de jouer un rôle actif dans ces discussions.• Le chef du Conseil de bande, qui a eu à faire face lundi à plusieurs manifestants venus lui demander d’accélérer le processus devant conduire à rétablissement d’un gouvernement traditionnaliste, a affirmé que le calme était revenu dans la réserve, et,ce, même si tout au long de la journée plusieurs consultations fort animées avaient été organisées par diverses factions traditionnalistes.Accusant le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, d’être le grand responsable de l’échec des né- gociations sur la présence policière à Kahnawake, M.Norton a fait savoir que le Conseil tiendrait prochainement une série de discussions avec les membres de la communauté sur rétablissement d’un gouvernement traditionnel mohawk.Un projet qui inquiète le maire de Châteauguay, Jean-Bosco Boursier, qui craint la mainmise des traditionnalistes sur la réserve et, éventuellement, un durcissement du dialogue avec Québec.À Québec, où l’on suit la situation de près, le premier ministre Bou-rassa s’est dit conscient de l’inquiétude engendrée par les derniers événements, alors que Claude Ryan accusait Joe Norton de mentir et de se défiler devant ses responsabilités.« Intimidé ou pas par les Warriors, c’est lui le chef : il doit agir avec fermeté et cesser de jouer au chat et à la souris », a dit le ministre.Le ministre a lancé un appel au calme avant d’inviter ses vis-a-vis à poursuivre le dialogue.Les négociations entre Québec et le Conseil de bande sur la protection policière aux abords et dans la réserve mohawk sont à l’origine de la tension qui règne en ce moment, tension qui a aussi exaspéré hier un petit groupe de citoyens de Château- uav qui se disent maintenant prêts régler toute cette affaire avec-leurs poings.Les discussions sur la présence policière à Kahnawake ont avorté après le refus du Conseil de bande de démanteler les trois guérites situées aux entrées et sorties du village.En vertu de l’entente que les parties devaient signer dimanche à Dor-val, Québec s’engageait à réduire de moitié le nombre de policiers et de véhicules patrouillant les routes 132, 138 et 207, alors qu’en retour les Mohawks devaient faire disparaître les guérites.Prétextant n’avoir jamais été informé des détails de cette entente avant dimanche, encore moins d’avoir promis le démantèlement des guérites — ce que réfute catégoriquement Claude Ryan — le chef du Conseil de bande de Kahnawake a précisé hier qu’il était hors de question d’envisager le démantèlement des guérites avant le retrait de la SQ et de la GRC.D’autre part, selon le ministre, l’accord intervenu vendredi entre le gouvernement fédéral et le Conseil de bande, accord qui jette les bases d’une discussion devant conduire d’ici deux ans à une entente globale sur l’autonomie gouvernementale dans la réserve de Kahnawake, aurait également contribué à l’échec | des négociations.Ce que nie Monique Landry, minis- j tre d’Etat aux Affaires indiennes.« Le moment était venu d’aller de l’avant, précise-t-elle.Cette entente faisait l’objet de discussions depuis 1988.Tout était en place pour procéder aux signatures en juillet 90, j mais compte tenu des événements qui se sont produits dans la réserve, on a dû reporter le dossier.Nous sommes maintenant en décembre, il fallait agir, et de toute façon rien ne nous empêchait de le faire ».« Faux, rétorque Claude Ryan.Ottawa et Québec avaient convenu de régler d’abord le problème de la police ».Évasive, la ministre répond que les gouvernements ont l’habitude de se faire critiquer pour leur immobilisme.mais que ce ne sera pas le cas ici.Le chef Joe Norton est venu ap- j puyer la position de Mme Vézina en affirmant que l’entente intervenue vendredi n’avait rien à voir avec l’échec des discussions avec le gouvernement du Québec, puisqu’il s’agit de deux dossiers complètement i différents.Les dessous de entre Hydro et " Caroline Montpetit H'YDRO-QUÉBEC s’est engagée en octobre à remettre individuellement 300 $ en guise de compensation à chacun des 234 Mohawks d’Akwesasne ayant acquitté leur compte d’électricité durant la période de janvier 1984 à -juin 1985.Hydro-Québec remettra également deux montants forfaitaires respectifs de 50 000 $ et 40 000 $ au Conseil de bande de cette réserve au cours des années 1992 et 1993, pour distribution à des organismes com-mfùnautaires reconnus.De son côté, le Conseil de bande promet de faciliter le processus de recouvrement d’Ilydro-Québec sur la réserve pour l’ensemble des comptes en souffrance, ceux-ci s’élevant présentement à environ un million $.C’est ce dont témoigne le contenu de l’entente signée entre Hydro-Qué-bec et le Conseil de bande d’Akwesasne sur le recouvrement des comptes d’électricité, rendue publique hier.Cette entente est survenue au moment où les Mohawks s’apprêtaient à contester en cour les montants réglés à Hydro-Québec pour cette période de consommation.Selon Jean-Marie Pelletier, directeur des communications chez Hydro-Québec pour la région Richelieu, la loi interdit à la société d’Etat, comme à toute autre compagnie, de percevoir des comptes échus depuis plus de cinq ans, pour lesquels les efforts de perception de la compagnie n’ont pas été complétés.L’entente hors-cours survenue entre, le Conseil de bande et la société d’État est avantageuse, dit M.Pelletier, puisque qu’un jugement du tribunal aurait pu ordonner à Hydro-Québec le remboursement total des sommes variant de 1800 à 2000 $, acquittées par les Mohawks pour la période de janvier 1984 à juin 1985.« Durant la période de janvier 1984 à juin 1985, les employés d’Hydro-Québec n'ont pas effectué les relevés dé' compteurs sur la réserve, pour l’entente les Mohawks des raisons de sécurité qui ont été validées par leur convention collective, explique-t-il.Au terme de cette période, la compagnie a facturé individuellement aux Mohawks des factures variant de 1800 $ à 2000 $ pour l’ensemble de cette période.En vertu d’une directive du Conseil de bande d’Akwesasne, environ 216 Mohawks ont refusé d’acquitter ce montant.Puisque les modalités de la loi prescrivent aujourd'hui que ces redevances doivent être annulées, les citoyens d’Akwesasne qui ont ac-quitté leur compte demandent à être dédommagés ».Le porte-parole d’Ilydro-Québec a été par ailleurs incapable de préciser quelles étaient les « raisons de sécurité» qui ont justifié la non-intervention d’Hydro-Québec dans ces dossiers.M.Pelletier évoque des incidents survenus périodiquement sur la réserve depuis une dizaine d’années, soit des menaces corporelles et verbales, « qui n’ont pas pris d’envergure publique », et « qui doivent aujourd’hui être considérées comme choses du passé ».¦< Historiquement, les relations entre les employés d’Ilydro-Québec et les citoyens de cette communauté autochtone ont été tendues au plan individuel, dit-il.D'autre part, la compagnie a subi un conflit de travail en 1989-1990 qui a eu pour conséquence que les tentatives de recouvrement n’ont pas été complétées ».M.Pelletier précise d’autre part que la perception des comptes à Ak-wesasne implique, dans tous les cas, la participation du Conseil de bande.« Nos employés bénéficient d'un mode de protection particulier dans ces réserves.C’est pourquoi on s’adresse toujours au Conseil de bande avant de se présenter chez un client», dit-il.Par ailleurs, M.Pelletier ajoute que plusieurs citoyens de différentes réserves du Québec n’ont pas acquitté leurs comptes d’électricité depuis 4, 5, 6 ou 7 ans.mm ¦«¦mil llllllli» ¦¦ ¦ 1 '1 -y i V PHOTO JACQUES NADEAU Les pompiers du Stade Aujourd’hui, consacré « Journée des services à la communauté », les visiteurs qui se présenteront au Stade olympique de Montréal avec leurs victuailles dans le cadre de « Défi partage » pourront assister à différentes performances reliées au secourisme présentées par les Ambulances Saint-Jean, Urgences Santé, l’équipe de cascadeurs d'Yves Fournier et les hommes-araignées du service des incendies de la ville de Montréal (notre photo).La Sûreté du Québec, Opération Nez Rouge et la symphonie vocale de la chorale des policiers et policières de Montréal seront sur place pour divertir le public.L’Université de Montréal favorise la fusion de l’Hôtel-Dieu et de l’hôpital Sacré-Coeur Paul (’auction LE CONSEIL de l’Université de Montréal, instance suprême de l’institution, a entériné lundi soir la proposition de la faculté de médecine de « fusionner» l’Hôtel-Dieu de Montréal et l’Hôpital Sacré-Coeur sur un site unique, et entend promouvoir cette proposition auprès de la minis-tre de l’Enseignement supérieur et de ja Science, Mme Lucienne Robil-lard.Dans le dossier de l’IIôtel-Dieu, ce joueur majeur qu’est l’Université de Montréal entend donc faire bande à part, puisqu’elle est la seule à promouvoir cette idée sur la place publique.On sait que s’affrontent actuellement partisans du maintien et de la rénovation de l’Hôtel-Dieu à son site act uel du centre-ville, et partisans de squ déménagement à Rivière-des-PiLUiries (cette dernière position étant privilégiée par le ministère de la Santé).Claire McNicoll, vice-rectrice aux affaires publiques de l’université, constate qu’« on ne nous a pas consultés quand il a été question de déménager l'IIôtel-Dieu ».La proposition de jonction avec Sacré-Coeur vient d’une réflexion « sur la meilleure façon d’intégrer l’IIôtel-Dieu à un milieu propice à notre enseignement ».1 Pour l’université, la proposition n’implique pas une fusion : il s’agit en fait de « créer un complexe hospitalier où l’on retrouverait deux corporations distinctes cohabitant sur le même site ».Ce complexe hospitalier se situerait vraisemblablement à Cartier-ville, où se trouve Sacré-Coeur, ce qlil entraînerait dans les faits un déménagement de l'IIôtel-Dieu.Le Conseil d'administration de l’hôpital a déjà déclaré ne pas être intéressé par cette proposition, et les relations ne sont pas très ensoleillées entre les deux institutions.L’université soutient que les programmes et les spécialités de l’Ilô-tel-Dieu et de Sacré-Coeur sont complémentaires.Advenant toute autre décision concernant l’avenir de l’IIô-tel-Dieu, l’Université de Montréal entend « réévaluer la situation » conformément à ses besoins académiques.La réforme de la santé du ministre Côté prévoit clairement une réduction du nombre d’hôpitaux universitaires.« On nous a dit de réduire le nombre de nos hôpitaux universitaires, explique Mme McNicoll, qui ajoute que les organismes d'agrément comme le Collège Royal de Médecine « nous ont demandé de diminuer le nombre de nos stagiaires.L’Université de Montréal dispose comme lieux de recherche et d’enseignement des hôpitaux Maison- r10% de remise-' sur présentation de cette annonce (Jy s marais ifycbitaillè 60, Notre-Dame O., Montréal 845-3194 neuve-Rosemont, Saint-Luc, Notre-Dame, Sacré-Coeur et Hôtel-Dieu, en plus de Sainte-Justine, auquel on ne veut pas toucher puisqu’il s’agit d’un lieu axé sur une spécialité, la pédiatrie.« L’Hôtel-Dieu et Sacré-Coeur n’ont pas, comme les autres, un nombre suffisant de spécialités pour couvrir tous les programmes », explique Claire McNicoll, qui convient aussi que « l’IIôtel-Dieu a connu une désaf-fection importante de nos étudiants ».Il semble évident, même si ce n’est pas dit clairement, que si cette proposition de « complexe hospitalier » n’est pas reprise par d’autres autorités, la lutte devra se faire entre Sacré-Coeur et l’IIôtel-Dieu pour conserver les faveurs d'une affiliation universitaire.Par ailleurs Mme McNicoll n’a pas voulu commenter les affirmations du président du Conseil d’administration de l’IIôtel-Dieu, l’ancien ministre Marc Lalonde, à l’effet que les coûts d’une « fusion » entre les deux hôpitaux s’élèveraient à 223 millions de dollars.DONNEZ-LUI À MANGER! LA CUISINE DE TOUSLES JOURS RH S'i MH ILS Andrée et Fernand Lccoq 140 page reliure spirale 18,95$ En vente dans toutes les librairies LOGIQUES C.P.10, suce.«D».Montréal (Québec) Tel.: (514) 933-2225 FAX: (514)93.1-2182 Vodrrt
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