Le devoir, 16 décembre 1991, lundi 16 décembre 1991
80 ans d'expérience à votre servict Déchiqueteuses, Calculatrices, Répondeurs téléphoniques, Systèmes à dicter \Pourrenseignements, appelez Volume LXXXII — No 291 ?Nuageux.Max.: -5.Détail page 8 Montréal, lundi 16 décembre 1991 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Québec ne s’intéresse au Sénat que comme monnaie d’échange Gilles Lesage de notre bureau de Québec LA RÉFORME du sénat canadien, telle que proposée dans le document fédéral de septembre dernier, sou lève fort peu d’intérêt au Québec.Contrairement à ce qui se passe dans l’Ouest, où cette question est au cen- tre du débat constitutionnel, et même dans les autres provinces, sauf l'Ontario, qui en ont fait graduellement un enjeu important, le gouvernement du Québec n’en a jamais fait un objet majeur du litige qui l’oppose à Ottawa et aux autres provinces.À côté de la reconnaissance de la société distincte, des propositions re- QUEBEC 4: latives à l’union économique et d’un éventuel partage des compétences, la réforme des institutions fédérales vient en deuxième, sinon en troi- sième plan.Celle du sénat, en particulier, n’a jamais préoccupé grandement les « cerveaux » du bunker ministériel; elle n’intéresse que quel- ques experts québécois.Les commentaires sur le malade sénatorial sont encore plus laconiques que sur les autres pommes de discorde.Gardant par devers soi l'analyse critique des propositions fédérales et de leur impact, tout attentif aux «experts» qui défilent sagement devant l’une ou l’autre des deux commissions (sur les offres ou sur la souveraineté) is- sues de la loi 150, le gouvernement manifeste la plus extrême prudence, sur le fond et sur la forme.Il ne répétera pas ses erreurs de 1987.Pas de commentaires précis et spécifiques avant les futures offres printanières et la conclusion des travaux des deux commissions parlementaires.Il y a toutefois des discussions Voir page 4: Québec L'ENTREVUE DU LUNDI ROSALIE ABELLA Rosalie Abella a du charme et, malgré un passé familial sur fond d’holocauste, estime avoir eu beaucaup de chance dans la vie.Juge, présidente de la Commission ontarienne de réforme du droit, elle lutte pour que d’autres aient aussi leur chance dans la société.Une entrevue de Josée Boileau.Page 9 Parizeau redoute l’aventure avec une monnaie québécoise Michel Venne de notre bureau de Québec CRÉER une monnaie québécoise, ce serait « risquer l’aventure »> et mettre en péril les leviers économiques d’un Québec souverain, ce à quoi le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, refuse de se résoudre.M.Parizeau voit d’autant moins d’avantages à un dollar québécois que la création de monnaies communes et de vastes zones d’union monétaire s’inscrit dans une « mouvance internationale », caractérisée par le récent accord au sommet de Maastricht en faveur d’une monnaie européenne unique d’ici la fin du siècle.Cette tendance va s’amplifier avec les années, croit-il, et pourrait même mener à terme, dans plusieurs années, à la création d’une seule monnaie en Amérique du Nord.« Comme nous voyons une mouvance vers les monnaies communes, que nous en avons déjà une avec le Canada, et que nous pourrons décider, une fois souverains, de la garder, je ne vois pas pourquoi aller vers l’alternative », a soutenu hier le chef péquiste en conférence de presse.Ce dernier a ainsi réaffirmé sa volonté de conserver la devise canadienne dans un Québec souverain, que le reste du Canada -« le Canada tout court quand on sera parti », l’accepte ou non.En théorie, M.Parizeau « aimerait mieux » que le Québec se dote de sa propre monnaie, un instrument de plus pour intervenir dans l’économie.Mais une devise québécoise subirait d’énormes pressions sur les marchés des changes, « pour des raisons qui sont largement psychologiques, pour apeurer les gens ou par pure spéculation ».« Vous voyez le genre de corrida qu’il y aurait sur une monnaie comme ça.Je compromettrais l’usage de tous nos autres instruments économiques en risquant l’aventure »,conclut-il.Ce n’est pas la première fois que M.Parizeau proclame qu’il conserverait le dollar canadien dans un Québec souverain.Mais c’est sans doute la première fois qu’il con- damne aussi clairement la création d’une devise québécoise.Il n’a pas dit qu’il n’y en aurait jamais, mais il ne semble plus du tout entrevoir cette option.M.Parizeau estime que les avantages d’une monnaie commune avec le Canada seraient plus nombreux que les inconvénients même si le Québec souverain n’a pas un mot à dire sur la politique monétaire pratiquée par la Banque du Canada.De toute façon, dit-il, « what else is new?nous n’avons présentement aucun contrôle sur la politique monétaire et nous n’en avons jamais eu ».Mais le leader souverainiste croit que « une fois consacré qu’il y a une monnaie commune, c’est évident qu’il va falloir se parler.Des gens qui diront: « Vous avez gardé notre bon dollar canadien sans nous demander la permission, on veut plus vous parler », un mois plus tard vont venir nous parler, et trois mois plus tard davantage.Simplement parce que une monnaie commune administrée par un seul de ses partenaires, ça crée pour celui qui l’administre un certain nombre de problèmes s’il ne consulte pas l’autre.» Le maintien d’une monnaie commune n’est pas un moindre mal pour M.Parizeau, c’est la solution la plus avantageuse et ce pour les deux parties, comme le pensent d’ailleurs la plupart des économistes, puisque cette solution évite des coûts de transition et réduit les frais de change des partenaires qui font beaucoup commerce entre eux.M.Parizeau participait hier et samedi au conseil national de son parti à Québec.Au cours de ces assises, le PQ a lancé une campagne de financement dont l’objectif est de 2,7 millions $, dont ,100 000 seront utilisés pour faire la promotion de la souveraineté et 200 000 pour un fonds élec-toral.Le parti a mis sur pied divers comités de travail, dont l’un chargé de lire la presse canadienne, québécoise et américaine afin de débusquer et de répondre « à chaque attaque diffamatoire pour le Québec, la souveraineté et le PQ ».Dans le discours qu’il a prononcé à la clôture, M.Parizeau a longuement Voir page 4: Parizeau Le Conseil de sécurité dépêche 21 observateurs en Yougoslavie L’Allemagne entend reconnaître la Croatie et la Slovénie PHOTO AP Deux jeunes Serbes s’amusent avec des munitions abandonnées par des soldats à Zvecevo, ville de Croatie située à 200 kilomètres de Belgrade.S m.BELGRADE (Reuter) — En relançant hier sa campagne en faveur de la reconnaissance de la Croatie, l’Allemagne a renforcé les craintes de l’ONU et des acteurs de la crise yougoslave de voir le conflit s’aggraver.Le chancelier Helmut Kohl a confirmé que Bonn reconnaitrait la Croatie et la Slovénie « avant Noël ».Il a invité d’autres pays à prendre la même décision.Inquiet que soient sapés ses actuels efforts de paix, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté l’envoi de 21 observateurs, dont 10 militaires et des experts politiques et juridiques, selon un porte-parole de l’ONU.Conduits par Herbert Okum, ancien ambassadeur des États-Unis, ils seront chargés d’étudier les possibilités de déploiement d’une force de maintien de la paix en Yougoslavie.La résolution adoptée à l’unanimité évoque également les dangers de toute décision qui risquerait d’aggraver la tension en Yougoslavie.Mais le terme d’« initiative politi-ue », visant trop clairement Bonn, a té supprimé du texte original.La Serbie a répliqué fermement au projet allemand.« Une reconnaissance unilatérale (.) conduirait de manière irréversible à une détérioration plus grande de la situation générale et de la stabilité de la région », a déclaré samedi soir la présidence yougoslave, réduite à la Serbie et ses alliés.Le vice-président yougoslave, Branko Kostic, a évoqué des « contre-mesures » de représailles et la Serbie a prévenu qu’en cas de reconnaissance, elle ne participerait plus à la conférence de la CEE pour la paix en Yougoslavie.Les républiques plutôt rangées du côté croate — Macédoine et Bosnie-Herzégovine — ont aussi désapprouvé le principe d’une reconnaissance trop hâtive.Le projet allemand doit être précisé aujourd’huiu à Bruxelles, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la CEE consacrée au problème des reconnaissances.Le chef de la diplomatie allemande, Hans-Dietrich Genscher, a dévoilé quelques-unes de ses intentions.« Je pense que demain, nous allons d’abord chercher à prendre une décision sur une série de critères, et ensuite, chaque gouvernement devra prendre sa propre décision », a-t-il dit hier.Il n’a pas précisé quels étaient ces critères mais a déclaré qu’ils seraient présentés conjointement par la France et l’Allemagne.Interrogé sur le soutien apporté au projet, Hans-Dietrich Genscher a ajouté que beaucoup de pays étaient d’accord avec l’Allemagne pour que les deux républiques yougoslaves soient reconnues sur la base de la Charte de Paris.Adoptée en novembre 1990 par les pays d’Europe occidentale et orientale, cette charte définit les fondements d’un État européen en matière d’autodétermination, de droits civils et de respect des frontières.La France avait proposé lundi dernier à ses partenaires européens de fixer ces critères précis avant toute reconnaissance.Jean Musitelli, porte-parole de François Mitterrand, avait déclaré qu’il fallait replacer dans un contexte plus large la problématique liée à l’apparition de nouveaux États en Europe, afin d’éviter une politique du coup par coup.Les diplomates craignent que l’idée allemande ne soit suivie par une partie des Douze et rejetée par les partisans de la prudence.Cette absence de coordination a été relevée par le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar.« Je crains profondément qu’une reconnaissance rapide, sélective ne fasse qu’étendre le conflit actuel et alimenter une situation déjà explosive », avait-il dit cette semaine dans 4-une lettre à la CEE.Hans-Dietrich Genscher a répondu hier: « Quand le secrétaire général dit que la reconnaissance ne doit pas survenir de manière non coordonnée, il appuie la politique du gouvernement allemand ».Pour sa part, le président de la Commission européenne, Jacques Delors, a déclaré hier que le moment était venu de reconnaître la Slovénie et la Croatie, à condition d’obtenir des garanties, notamment sur les minorités.« Je crois que le moment est venu de reconnaître la Slovénie et la Croa-tie.mais en disant à la Croatie qu’elle doit faire la preuve, de son coté, qu’elle est capable de faire les Voir page 4: Le Conseil Près de 500 personnes périssent dans un naufrage en Mer rouge LE CAIRE (AFP) — Au moins 471 personnes sont mortes noyées dans le naufrage du traversier égyptien « Salem Express » au large de Sa-fagua (Égypte) en Mer rouge, a-t-on annoncé hier soir de source officielle égyptienne.Le général Hassan Aghouri, assistant du ministre égyptien de l’Intérieur, cité par l’agence officielle MENA, a précisé que 178 rescapés, dont 21 membres d’équipage, avaient été recueillis hier en fin de soirée.Selon la presse d’aujourd’hui, seuls les corps de quatre passagers avaient été retirés.Le navire, qui assurait la liaison entre Djeddah (Arabie Saoudite) et Suez (Égypte), transportait 649 personnes au moment de son naufrage hier à l’aube, a-t-il ajouté.Le consulat égyptien à Djeddah avait pour sa part indiqué que 826 personnes étaient à bord du traversier.Le général Aghouri a également indiqué que, selon les derniers rapports reçus des lieux du drame, 118 passagers ont été transportés dans un centre de secours, en plus de 60 autres personnes qui ont été sauvées au cours des dernières heures et admises à l’hôpital central de Safagua pour y recevoir les premiers soins.Selon le général, le traversier a complètement sombré et les opérations de renflouage devaient commencer aujourd’hui à l’aube.Le premier ministre égyptien, M.Atef Sedki, a indiqué que les opérations de secours, auxquelles participent les forces navales se poursuivaient, alors que l’aviation, qui a dû arrêter ses recherches à la tombée de la nuit, les reprend ce matin.Les recherches se poursuivront également en Mer Rouge pour repêcher les corps des victimes qui auraient été emportés par les courants, selon MENA.Les indications du général Aghouri constituent le premier bilan global de cette catastrophe maritime, la plus meurtrière depuis que quelque 3000 personnes avaient trouvé la mort au large des Philippines dans une collision entre un tra-versiers et un pétrolier en décembre 1987.Selon la MENA, des plongeurs participeront également aux recherches à l’intérieur de l’épave où la plupart des corps se trouveraient encore.Par ailleurs, le parquet de Safagua a ouvert une enquête pour déterminer les raisons du naufrage et a commencé à interroger les rescapés.Plusieurs hypothèses sont évoquées.Le quotidien officieux Al-Ah-ram affirme dans son édition de lundi que le capitaine, l’Égyptien Hassan Khalil, avait entraîné le navire hors de son couloir de circulation maritime pour abréger la distance qui le séparait du port de Safagua.Les autorités portuaires de Safagua l’ont alors enjoint de ramener le traversier dans son couloir.Il était cependant déjà trop tard, ajoute Al-Ahram.Un responsable de la météo à l’organisme du Canal de Suez, cité par MENA, a pour sa part estimé qu’un problème technique était à l’origine de la catastrophe.Selon d’autres hypothèses, le bateau aurait heurté” un récif de coraux.Le général Abdel Kérim Al-Gaz-zar, directeur de la sécurité des ports dépendant du ministère égyptien de l’Intérieur, a indiqué à la presse que la quasi-totalité des passagers étaient égyptiens, à l’exception de dix d’entre eux : six Philippins, un Soudanais, un Zaïrois et deux Malaisiens.La société « Sama Tours », propriétaire du navire, cité par la MENA, a indiqué que « tout s’est passé en quelques minutes, le commandant du bateau ayant perdu le contrôle du traversier».Le bateau effectuait des liaisons régulières entre Djeddah et Suez, via Safagua.L’Egypte a connu ces dernières années deux autres naufrages de moindre importance.En 1988, un bateau effectuant une croisière sur le Nil, le « Nubia », avait coulé, faisant une trentaine de victimes, dont la moitié étaient des touristes italiens.Au printemps dernier, une embarcation avait chaviré près de Hourg-hada (Mer Rouge), faisant 25 morts par noyade.PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES 1992 RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 3 janvier 1992 L'économie québécoise est en « état d’urgence » et de profonds changements s’imposent, constatent de nombreux acteurs économiques.Dans un cahier spécial, LE DEVOIR examinera avec les principaux porte-parole patronaux, syndicaux et gouvernementaux les changements souhaitables et s’interrogera avec eux sur la nécessité d’une nouvelle « révolution tranquille ».Tout en identifiant les mesures à prendre, on fera le point sur les principaux secteurs porteurs d’avenir pour l’économie québécoise.PARUTION le 10 janvier DANS LE DEVOIR > 2 ¦ Le Devoir, lundi 16 décembre 1991 Un sénat « triple E » finira-t-il par remplacer le sénat « Gilles Lesage de notre bureau (le Québec UN SÉNAT «triple E», pourquoi pas?raille un loustic.Quoi qu’il arrive, on est sûr d’en avoir un à trois voyelles.Depuis 125 ans, selon plusieurs, c'est un « triple I »: inutile, inefficace, inéquitable.Dans l’Ouest, depuis dix ans, on le souhaite Fleck'd, Fqual, Effective, ce qu’on traduit par élu, égalitaire, efficace.M.Mulroney lui-même est d’accord avec les trois E, mais qui veulent dire: élu, équitable, équilibré.Quel trio choisir, là est toute la question.Depuis des décennies, on parle de réformer ce lieu de retraite dorée.Il y a 20 ans, il en fut question dans la ponde de négociations constitutionnelles.lin comité mixte (sénat-communes) en traita également en 1972.Un projet de loi, le (i-60, fut présenté jipx Communes en 1978, remplaçant Je sénat par une chambre de la fé- dération.En 1979 également, la Commission de l’unité canadienne (Pe-pin-Robarts) proposait d’abolir le sénat et de le remplacer par une nouvelle seconde chambre du Parlement canadien, connue sous le nom de Conseil de la fédération.Ce Conseil serait composé de délégations représentant les gouvernements provinciaux et, donc, agissant selon les instructions de ces derniers.Kn janvier 1980, juste avant le référendum, le Parti libéral du Québec, alors dirigé par M.Claude Ryan, proposait également (dans Une nouvelle fédération canadienne) d’abolir le sénat et de le remplacer par un Conseil fédéral, composé de délégations des provinces agissant selon les instructions de leur gouvernement respectif.Le congrès plénier de 1982 du PUQ souhaitait à nouveau la « pleine reconnaissance de la dualité canadienne et modernisation du fédéralisme dans le sens des intérêts du Québec, en ce qui concerne notam- ment la Cour suprême, le sénat et le partage des pouvoirs».En août 1982, le gouvernement de l’Alberta, estimant que la réforme du sénat est nécessaire, lance un document de réflexion au titre révélateur: « A Provincially-Appointed Senate: A New Federalism for Canada ».Trois ans plus tard, à la suite d’audiences et de recherches, la législature albertaine fait sienne, à l'unanimité, la recommandation en faveur d’un sénat « elected, equal and effective », mieux connu sous le vocable triple E.En 1985, la Commission Macdonald propose que tout projet de loi fédéral ayant des répercussions linguistiques requière une double majorité au sénat, avant d’avoir force de loi: il faudrait l’approbation d’une majorité de sénateurs et d’une majorité des sénateurs francophones.Ce serait donc un veto intégral plutôt que suspensif.En août 1986, à Edmonton, les pre- miers ministres des dix provinces conviennent que leur première priorité vise à ramener le Québec dans le giron constitutionnel.Mais la Déclaration d'Edmonton prévoit aussi que la réforme du sénat est la priorité qui suit la prise en considération des cinq demandes du Québec.Incidemment, aucune de ces exigences de mai 1986 ne portait sur le sénat, mais le Québec demandait que l’on nomme trois juges québécois (sur neuf) à la Cour suprême.En avril 1987, l’accord du lac Meech prévoyait que les sénateurs seraient nommés par Ottawa à partir de listes proposées par les gouvernements provinciaux.En juin, l’accord Meech-Langevin prévoyait, de plus, une conférence constitutionnelle annuelle, la première devant se tenir à la fin de 1988.L’ordre du jour prévoyait de façon explicite « la réforme du sénat, incluant le rôle et les fonctions du sénat, ses pouvoirs, la méthode de sélection des sénateurs, et la représentation au sénat ».La Colombie-Britannique, puis le Nouveau-Brunswick, entrèrent dans la croisade de Don Getty, puis le Manitoba, la Saskatchewan, Terre-Neuve.Sans l’accord d’Ottawa, l’Alberta décida en 1989, pour combler un siège vacant de cette province, de faire élire au suffrage universel un premier sénateur.C’est un précédent, un mini-coup de force.Mais ce n’est que le 11 juin 1990, entre l’ultime séance de repêchage de Meech et son échec final, que M.Stan Waters, porte-étendard du Reform Party (et contre Meech), fut nommé à la Chambre haute par M.Mulroney.Le sénat a été créé en 1867 par les Pères de la Confédération pour satisfaire les quatre provinces originales: Ontario, Québec, Nouvelle-Ecosse et Nouveau-Brunswick.Il coûte plus de 40 millions $ l’an.Il compte habituellement 104 membres, dont 24 pour le Québec, autant pour l’Ontario, 10 pour le Nouveau- Brunswick et autant pour latNby.velle-Écosse, les 36 autres étant répartis dans les six autres provjijççs, les TNO et le Yukon.Fin septembre 1990, M.Mulroney utilisa une obscure disposition constitutionnelle pour nommer 8 sénateurs supplémentaires, adin de venir à bout de l’obstruction de la majorité libérale à la Chambre haute.En mars dernier, réuni en congrès général, le Parti libéral du Québec préconisait l’abolition du sénat « dans sa forme actuelle ».En septembre dernier, M.Mulroney propose que le sénat soit élu au suffrage universel, en même temps que la Chambre des commu-nes.jerl.Il ne pourrait retarder de plus de six mois l’adoption de;lois portant sur des questions d’importance nationale.Sa composition assurerait une représentation plus équitable des provinces et des territoires.Jacques Parizeau, au cours de son discours, hier, devant le conseil national du PQ, a Québec.Parizeau considère la conférence sur l’économie comme une opération de relations publiques Michel Venne de noire bureau de Québec LE CHEF du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, estime que la Conférence des premiers ministres, convoquée jeudi dernier pour jeudi prochain à Ottawa par M.Brian Mulroney, relève de l’opération de relations’ publiques.Dans les circonstances, que le premier ministre du Québec M.Robert Bourassa s’y rende ou ne s’y rende pas « dépendra simplement de comment M.Bourassa voudra manager’ ses propres relations publiques », a-t-jl déclaré hier en marge du Conseil national de son parti réuni à Québec.M.Parizeau cherche où est le sérieux dans la convocation d’une conférence sur l'économie à cinq ou six jours d’avis, où on demande aux premiers ministres: «Si vous avez de bonnes idées sur l’économie, venez donc nous le dire », et qui pourrait se .transformer en un simple diner de 'travail.« My God, ça a déjà été un pays sérieux le Canada, dit-il.On préparait ça les conférences sur l’éco- nomie.Je ne dis pas que ça donnait toujours des résultats, mais c’était J autre chose que des relations publiques.» Le premier ministre M.Brian Mulroney, a convoqué jeudi une conférence au sommet sur l’économie.Son homologue québécois doit en principe dire aujourd’hui s’il a l’intention ou non d’y participer.Jusqu’à vendredi, on laissait entendre dans la ! Vieille Capitale que M.Bourassa pourrait plutôt se faire représenter , par un émissaire, en l’occurence son ministre des Finances, M.Gérard D.Levesque.M.Mulroney a déclaré jeudi qu’il se contenterait bien d’un émissaire, pourvu que le siège du Québec soit occupé par quelqu’un.En s’abstenant de s’y rendre, M.Bourassa éviterait de contrevenir à la politique qu’il a lui-même édictée en juin 1990, au lendemain de l’échec de l’accord du lac Meech, de ne plus participer à des discussions à 11.Il éviterait de se retrouver dans une situation où la discussion risque de tomber sur les questions constitutionnelles.Le nouveau Code civil sera adopté cette semaine Seule l’hypothèque mobilière, qui sera balisée par une loi, divise encore les partis Michel yenne de notre bureau de Québec L’HYPOTHÈQUE mobilière, ou la capacité pour un consommateur de mettre ses biens, sans dépossession, en garantie d’un emprunt, sera autorisée par le Code civil mais seulement aux conditions qui seront définies dans une loi particulière à être adoptée au printemps.Voilà comment le ministre de la Justice, M.Gil Rémillard, a tranché la question pour mettre fin dans une relative harmonie, jeudi, à l’étude des 3144 articles du projet de loi 125 instituant le nouveau Code civil du Québec.Le Parti québécois a voté contre les dispositions sur l’hypothèque mobilière.Le PQ s’oppose à cette forme de garantie qui, a la limite, pourrait amener quelqu’un à mettre son fonds de pension ou les quotas de lait d’un agriculteur en péril dans le but d’obtenir un prêt.Le PQ craint que cette forme d’hypothèque n’accroisse le niveau d’endettement des Québécois et donne un regain de vie aux compagnies de finance.Pour rassurer tout le monde, le ministre de la Justice a donc fait adopter l’article suivant, qui porte le numéro 2666.1 : « À moins qu’elle n’exploite une entreprise et que l'hypothèque ne grève les biens de l'entreprise, une personne physique ne peut consentir une hypothèque mobilière sans dépossession que dans les conditions et suivant les formes autorisées par la loi».Une loi qui sera adoptée le printemps prochain à la suite d’une consultation publique.Ce qui ne satisfait que partiellement l’opposition.La question de l’hypothèque mobilière semble être la seule qui, sur le fond, divise encore les deux principaux partis politiques au Québec, en ce qui a trait au Code civil.Et la porte-parole péquiste sur les questions de justice, le député d’Hoche-laga-Maisonneuve Mme Louise lla-rel, s’en félicite.Elle rappelle que le Code civil est l’un des fondements de la société québécoise.Il est rassurant de constater que sur les règles qui régiront la société dans l’avenir, dit-elle, il y ait un fort consensus.Le Code civil sera donc adopté cette semaine dans les formes par l’Assemblée nationale.Il n’entera toutefois en vigueur qu’en 1993.Entre-temps, durant l’année 1992, le ministre Rémillard fera adopter une loi d’application, c’est-à-dire une loi qui assurera la transition entre l’ancien Code et le nouveau.Le ministre de la Justice mettra sur pied également, dans les premiers mois de l’année, un Institut québécois de réforme du droit, auquel quelques questions litigieuses, sur lesquelles péquistes et libéraux n’ont pas réussi à s’entendre cet automne (par exemple certains aspects entourant la procréation médicalement assistée) seront référées.Certains articles du Code civil ont été adoptés sur division au cours de l’étude détaillée.Il s’agissait dans la plupart sinon tous les cas d’articles mettant en cause le partage des compétences entre Québec et Ottawa.M.Rémillard a en effet refusé de profiter de l’adoption d’un nouveau Code civil pour remettre en question l’intervention d'Ottawa en ce qui a trait, par exemple, aux conditions de validité du mariage, au divorce, aux ordres de collocation des créanciers et des sûretés lors d’une faillite, etc.Mme llarel réclamait que Québec « affirme la prépondérance du Code civil comme contrat social des Québécois sur toutes les autres sources de droit civil » au Canada.L’étude détaillée du projet de loi 125 a donné lieu à 930 amendements, dont plusieurs de pure forme.Le ministre de la Justice s’est notamment rendu à l’argumentation du PQ et a renforcé les dispositions du Code concernant la protection du consommateur et la responsabilité du fabricant.Il avait introduit dès le départ, également, deux modifications reçues avec soulagement par l’opposition: l’une portant sur les droits des parents sur les enfants conçus mais non encore nés qui « empêchera tous les Jean-Guy Tremblay du Québec de prétendre avoir des droits sur un foetus»; l’autre amendement engage la responsabilité envers la mère et l’enfant d’un homme qui consent à la procréation médicalement assistée mais ne reconnaît pas l’enfant qui en est issu.Mme llarel fait remarquer que nous en sommes à la troisième codification du droit civil au Québec.La première remonte à 1774, lorsque l’Acte de Québec reconnaissait le droit aux habitants de ce territoire à leur langue, leur religion et leur Code civil, soit ce qui fait la Société distincte.La seconde en 1866, soif à' la veille d’un nouveau pacte constitutionnel, l'Acte d’Amérique du Nord britannique.Et la troisième, celle fois-ci, qui se fait à la toute veille, espère le député, non pas d’une nou velle constitution, mais d’un nouveau pays.Les anglophones ne boycottent pas le PQ autant que Robert Libman l’aurait voulu « Michel Venne de noire bureau de Québec LE PARTI québécois a lancé le mois dernier un exercice de consultation auprès de la communauté anglophone que le chef du Parti Égalité, M.Robert Libman, et Alliance Québec ont appelé à boycotter.Eh bien cet appel n’a pas été suivi, estime la coresponsable de cette consultation au PQ, la trésorière du parti Mme Rita Dionne-Marsolais.La consultation va très bien et le parti à reçu un grand nombre de lettres, a soutenu hier Mme Dionne- Marsolais, en marge du conseil national du parti, réuni à Québec.Elle a refusé toutefois de dire combien elle a reçu de lettres.«Je ne les ai pas comptées, dit-elle.Pour moi, ce qui est important, ce n’est pas le nombre, c’est leur contenu et la qualité des commentaires.» Mme Dionne-Marsolais admet qu’au lendemain de l’appel au boycott, les anglophones ont eu une réaction négative.Mais « ils se sont rendus compte, ajoute-t-elle, que nous sommes sérieux et ils ont commencé à nous écrire.Le boycott n’a pas marché aussi bien que certains l’auraient souhaité », a-t-elle conclu.La coprésidente du comité du Parti québécois sur l’avenir des anglophones n’a pas voulu dire hier quels sont les sujets abordés par ses correspondants de langue anglaise.Les gens préfèrent pour le moment que l’on discute « entre nous », dit-elle, et non par l’entremise des médias.L’exercice de consultation du PQ a été lancé le 26 novembre par une publicité dans The Gazette dans laquelle le comité péquiste invitait les anglophones à lui écrire sur comment ils voient leur avenir dans un Québec souverain.Le même jour, le même journal informait ses lecteurs du fait que le PQ a financé, par'dès dons totalisant 2650 $, un groupe de jeunes militants qui se donne pour mandat de débusquer les contrevenants aux dispositions de la Loi 101 sur l’affichage commercial.Cette nouvelle a mis le feu aux poudres.Autant Alliance Québec que le Parti Egalité ont demandé dès lors à leurs concitoyens de boycotter l’appel au dialogue lancé par le Parti québécois, qualifié alors d’exercice « gratuit et politique de relations publiques» par le chef du PE, M.Robert Libman.l( h k >t( > r |i id x x Tirage du 91-12-13 NUMÉROS LOTS : 5 9 7 9 0 0 50 000 $ 9 7 9 0 0 5 000$ 7 9 0 0 250 $ 900 25$ 00 5$ 5 9 7 9 01 1 000$ 5 9 7 9 ü 100$ 597 m 10$ T'flv Tirage du 91-12-13 NUMÉROS LOTS 757550 250 000 $ 5 7 5 5 0 2 500 $ 7 5 5 0 250 $ 550 25 S 50 10$ NUMÉROS MOBILES 4 4 8 5 6 1 000$ 62 17 100$ 9 1 6 25$ KQtra Tirage du 91-12-14 NUMÉROS LOTS 009873 100 000$ 09 8 7 3 1 000$ 9 8 7 3 250$ 873 50$ 73 10$ 3 2$ R E S U LTATS e D (» ¦w- NUMEROS 635992 3 5 9 9 2 5 9 9 2 992 92 Tirage du 91-12-13 LOTS 100 000 S 1 000 S 100 S 25 S 5 S • La valeur du lot est doublée lorsqu un billet gagnant contient le symbole ••2X» LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 637 362 029 777 498 968 Tirages du 91-12-09 au 91-12-14 0333 9835 1687 0821 9645 7837 Tirage du 91-12-13 NUMÉROS DÉCOMPOSABLES NUMÉROS 1088686 088686 88686 8686 686 86 NUMÉROS 3326036 326036 26036 6036 036 36 LOTS 500 000 S 5 000 $ 500$ 100$ 25$ 5$ LOTS 250 000 $ 5 000$ 500$ 100$ 25$ 5$ NUMÉROS NON-DÉCOMPOSABLES TlOdrlIltCS '1 V , g.ign.mts p» -.Piliers f r i c t être dernier .ii'.vmrnt a» '.iiv.rnt »iu ver S1 .de disparité i liste officielle, «i priorité LOTS 100 000$ 50 000 $ 1058998 1130142 1803090 2564670 2675409 2785346 NUMÉROS 4477535 2432692 3718032 5 000 $ 2956060 3960220 3011929 3995481 3049380 4244376 3059378 4277302 3330268 4315695 3518628 rrn XlmMÆ.Tirage du 91-12-14 Vous pouvez miser jusqu Vi /Oh le mere redi et le Srirnedi 17 18 20 29 31 43 6/6 5/6' 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 9 404 22 081 425 030 LOTS 5 682 466,90 $ 106 058,50 $ 1 890,10$ 66,30 $ 10$ No complémentaire VENTES TOTALES 23 586 249,00 S PROCHAIN GROS LOT (approx ) 10 000 000,00 S PROCHAIN TIRAGE 91-12-18 va Tirage du 91-12-14 6 15 21 35 36 42 /'«JS pouvez miser jusquïi /Oh le samedi 29 GAGNANTS 6/6 5/6 ¦ 5/6 4/6 3/6 0 1 47 2 470 36 613 LOTS 1 000 000,00 S 33 750,00 $ 478,70 $ 42,50$ 5,00$ No complémentaire MISE-TÔT 5 7 38 40 GAGNANTS 150 LOTS 333,30 $ VENTES TOTALES: 1 266 802,00 S GROS LOT A CHAQUE TIRAGE 1 000 000,00 $ Les employés de Simonds ont LES SURPLUS des caisses de retraite appartiennent aux travailleurs.Ainsi a statué le juge Raynald Fréchette de la Cour supérieure dans une poursuite opposant les 103 travailleurs de l’usine Simonds à Cham-bly et leur employeur, Household Manufacturing of Canada, une filiale de Household International.Celle-ci s’était appropriée des sur plus de près de 5 millions $ provenant de la caisse de retraite.Le surplus appartient exclusivement aux travailleurs et leur revient de plein droit, en plus des intérêts depuis le 1er avril 1988, date de la terminaison du régime de retraite, a tranché le juge.Dans un jugement de 162 pages rendu le 12 décembre dernier à la suite des poursuites du syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le juge ordonne à la compagnie, aujourd’hui devenue Eljer Manufacturing of Canada, de transmettre à la Régie des rentes du Québec un nouveau rapport de terminaison du régime de retraite qui tienne compte de sa décision.Celebration*' R E S U LTATS loto (J (I O 1) t* < TIRAGE DU 14 DÉCEMBRE 1 lot de 1 OO OOO $ (no non decomposable) 525E455 1 5 lots de 10 OOO $ (nos non décomposables) 360A368 131B721 319B962 391C097 585D369 477A916 145B700 115C671 395C154 305E984 609A077 268B536 342C659 411C963 499E169 TIRAGE DU 7 DECEMBRE 1 lot de 100 OOO $ (no non-décomposable) 621A819 1 5 lots de 10 OOO $ (nos non décompoSHblcs) 365A357 601B050 691C606 426D739 335E350 655A962 106C362 365D530 441D176 588E525 524B372 629C473 387D212 324E861 684E563 1 6 autres lots le samedi Z 1 décembre If", modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets I n ras de disparité entre cette liste rie numéros gagnants et la liste officielle, rette dernière .1 priorité gain de cause L'argent, auquel s’ajoutera près de 1 million $ en intérêts, sera remis aux employés au prorata des crédits de rente des demandeurs et de toute autre personne pouvant y avoir droit.« Après trois ans d’efforts et de recherches soutenus, ce jugement constitue une victoire éclatante poulie syndicat et les 103 travailleurs qui ont perdu leur emploi le 11 novembre 1988 suite à la fermeture de l’usine, a déclaré hier la vice-présidente de la CSN, Mme Claudette Carbonneau.Ce jugement reconnaît le bien-fondé des arguments syndicaux.» Pour la CSN, « ce jugement statue très clairement sur le droit de pro priélé des travailleurs concernant les surplus du régime de retraite »: Accompagnée en conférence de presse par les représentants du syndicat de l’usine Simonds, du président de la Fédération de la métallurgie, M.Benoît Capistran, la vice-présidente de la CSN a réitérer hier’sa demande d'une législation québé coise reconnaissant que les régimes de retraite « font partie des conditions de travail des travailleurst>, « constituent une des composantes de leur rémunération » et que « les surplus leur reviennent.» CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondé on (89?55 St Jacques Montreal, Québec Canada.H2V 3X2 Telex 05 268656 Fax 15141 845 7874 Tel 18141987 6242 Agents de brevets d'invention ot de marques de commerce 1 Le Devoir, lundi 1 6 décembre 1991 ¦ 3 vr f * •! • 1 .PHOTO PATRICK VILLENEUVE Borduas en vedette à l’Hôtel des Encans Il y aura quelque émoi à l'Hôtel des Encans de Montréal ce soir, quand on y mettra aux enchères une oeuvre exceptionnelle du maître québécois Paul-Émile Borduas.Treillis blancs date de 1955, alors que Borduas séjournait à New York, et est l'une des rares oeuvres où l’on reconnaît chez lui l'influence de l'expressionnisme abstrait qui dominait l’art moderne américain.Cette oeuvre de facture inusitée appartient au célèbre Musée Hirshorn ( Smithsonian Institution ) de Washington, qui l'a acquise en 1966.Le musée se défait de celle-ci car il en possède quelques-unes de la même tendance, mal représentée par ailleurs dans les musées canadiens et québécois.L'un d'entre eux se portera-t-il acquéreur ?Parmi d’autres oeuvres offertes aux collectionneurs, un immense tryptique de Jean-Paul Riopelle, daté de 1967, dont la force d'exécution et la composition n’auraient pas déparé l'exposition en cours au Musée des beaux-arts de Montréal.Et d’étonnantes petites gouaches, Les clochards, de Jean-Philippe Dallaire, datées de 1950.Les cols bleus refusent de signer l’entente LES 5000 cols bleus de la Ville de Montréal refusent de signer l’entente intervenue récemment avec l’employeur tant et aussi longtemps qu’aucun accord n’interviendra entre la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et 200 de leurs collègues.Réunis en assemblée générale hier matin à l’aréna Maurice Ri- chard pour prendre connaissance du rapport des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les cols bleus ont opté pour « l’indéfectible solidarité », selon les mots de M.Jean Lapierre, président de la section 301 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) affilié à la FTQ.Bien que les membres du syndicat aient accepté les offres de la Ville de Montréal par scrutin secret dans une proportion de 94 %, les cols bleus refusent de signer l’entente « tant et aussi longtemps que la CUM n’aura pas mis fin à l’entêtement systématique qui empêche la conclusion d’une semblable entente pour ses propres employés manuels » membres du même syndicat.Ces 200 employés travaillent aux services de contrôle et d’épuration des eaux de l’ile de Montreal.« Nous signifions aux dirigeants de la CUM et de la Ville qu’il ne leur sert à rien de tenter de nous diviser», a fait valoir hier le président Le gouvernement ontarien est encore éclaboussé par un scandale impliquant un de ses ministres Suzanne Dansereau ile lu Presse Canadienne TORONTO — Décidemment, le premier ministre de l’Ontario Bob Rae n’a pas de chance avec les membres de son cabinet.Un huitième scandale, impliquant l’un de ses ministres favoris, la jeune Shelley Martel, a éclaté au grand jour cette semaine à Queen’s Park.Et bien que M.Rae ait résisté aux fortes pressions réclamant la démission de Mme Martel, l’affaire est en train de prendre une allure très dommageable pour l’intégrité du jeune gouvernement néo-démocrate.Lors d’une réception qui a eu lieu à Thunder Bay, la ministre du Développement du Nord et des Mines a déclaré qu’elle avait vu le dossier confidentiel d’un médecin de Sudbury et que ce dernier ferait bientôt face à des accusations criminelles.Le médecin en question est un farouche opposant à la politique du gouvernement Rae en matière de facturation pour les médecins.Lorsque l’affaire a été dévoilée par Evelynn Dodds, une ex-candidate conservatrice de Thunder Bay, la ministre Shelley Martel n’a pas nié les propos qu’elle avait tenus.Mais, jurant qu’elle n’avait pas eu accès au dossier du médecin en question, elle a dit que ces propos étaient “sans fondement” et s’est excusée auprès du médecin.Shelley Martel n’en est pas à sa première maladresse.En juin dernier, la ministre a écrit une lettre à l'Ordre des médecins et des chirurgiens de l’Ontario le pressant de suspendre un médecin condamné d’avoir agressé des enfants.Reconnaissant qu'il s'agissait de pression indue, la ministre a offert sa démission.Mais Bob Rae, après l’a- voir acceptée, l’a refusée, mettant l’erreur sur le compte de l’inexpérience — Mme Martel n’a que 28 ans — et disant qu’il s’agissait d'une erreur « de bon coeur ».Cette fois, l’Opposition refuse de s’attendrir et les éditorialistes sont unanimes: Shelley Martel doit démissionner.« Ou bien Mme Martel a menti de façon délibérée et a sali la réputation d’un médecin, ou bien ce qu'elle a dit est vrai et provient d’un dossier confidentiel.Dans les deux cas, cela est inacceptable», résume le critique conservateur Ernie Eves.Cette affaire commence à sentir mauvais, croit le chef conservateur Mike Harris.Mercredi dernier, on a appris que la ministre aurait parlé des dossiers de cinq autres médecins, qui s'opposent eux aussi à la politique de facturation du gouvernement Rae.Les quotidiens à Toronto et l’Opposition ne se contentent pas de réclamer la démission de la ministre — qu’une columnist a traitée de « grande gueule » — ils s’attaquent aussi à l’intégrité du gouvernement Rae.« Est-ce ce même gouvernement néo-démocrate qui parlait de rehausser la bonne conscience des membres de la législature ontarienne?Belle conscience.Non seulement les socialistes sont comme les autres, ils sont pires», écrit le Toronto Sun.Pourquoi le gouvernement Rae a-t-il sacrifié sa moralité au profit de Shelley Martel?Selon les observateurs, le cabinet de M.Rae calcule que Mme Martel est malgré tout un des membres les plus compétents et les plus aimés du Conseil des ministres, dont elle est la cadette.Diplômée de la Sorbonne et parfai- iHùjoutaZLE Gambard Vente et service technique 630-A Catheart, Montréal, centre-ville «66-3876 ________AGENT OFFICIEL ROLEX- tement bilingue Shelley Martel constitue, aux yeux du premier ministre, l’une des figures les plus prometteuses au sein du NPD.Fille du célèbre député néo-démocrate Eli Martel, elle jouit d’une forte popularité à Sudbury, un des fiefs du NPD dans le nord de l'Ontario.Mais le calcul est aussi politique: Bob Rae n’a pas envie de lire « Une autre démission au cabinet de Rae » dans les quotidiens de Toronto.Depuis qu’il a accédé au pouvoir pour la première fois l’an dernier, le premier ministre a dû rabrouer plusieurs membres de son équipe, dont voici la liste: — Evelyn Gigantes: ministre de la Santé, elle a dû démissionner lorsqu’elle a révélé publiquement l’identité d'un drogué.Elle est toutefois revenue au cabinet en juillet dernier à titre de ministre responsable de l’Habitation.— Zanana Akande: ministre des Affaires sociales, la première femme de race noire à accéder au Conseil des ministres a violé les.directives de conflits d'intérêts en omettant de mentionner ses intérêts dans certaines entreprises.M.Rae a refusé sa démission, mais il a dû l’accepter en octobre dernier, quand Mme Akande a été accusée par un de ses locataires d’avoir illégalement augmenté son loyer.— Peter Korinos: ministre respon- sable de l’assuranee-auto, il a été pressé de démissionner au printemps dernier après avoir posé (tout habillé) comme pin-up dans le Toronto Sun.M.Kormos, un ardent critique de son propre gouvernement, était en désaccord avec le cabinet sur la réforme de l’assurance-auto.— Mike Farnan: solliciteur général, U a été mis dans l’eau chaude lorsque des membres de son personnel ont fait pression sur des juges de paix pour éviter des contraventions.Farnan a perdu son poste lors du remaniement ministériel de juillet dernier.— Anne Swarbrick: ministre de la Condition féminine, elle a offert sa démission après avoir, elle aussi, écrit une lettre à l’Ordre des médecins de l’Ontario pour demander la suspension du médecin condamné pour agression sexuelle.Comme dans le cas de Martel, sa démission a été acceptée puis refusée par le premier ministre.Mme Swarbrick a toutefois démissionné plus tard pour des raisons de santé.Ces gaffes ont jeté du discrédit sur le gouvernement Rae, notent les observateurs.Mais, au cabinet du premier ministre, on espère que la tempête provoquée par l’affaire Martel passera.Il ne reste que quelques jours avant l’ajournement de la session pour le temps de Fêtes, le 19 décembre prochain.DONNEZ-LUI LA TECHNIQUE! tllîASK IV SIMPLIFIÉ Rémi Andriot 223 pages - reliure spirale 24,95$ Pour MS/PC-DOS En vente dans toutes les librairies et les magasins d'informatique.LOGIQUES C.P.10.suce."t>\ Montréal (Québec) Tél.: (514)93.1-2225 FAX: (514) 93.1-2182 dBASE IV SIMPLIFIE r mit intuition au houl itcsiloiutv LOGIQUES •KIHN XIII H Les Filles de Caleb raflent 13 Gémeaux Radio-Canada perd des plumes en information Nathalie Petrowskl TEL QUE PRÉVU et sans que la moindre main se lève pour protester,la série dramatique Les Filles de Caleb a triomphé hier soir à la remise des Prix Gémeaux mais la sortie de Jean Besré, laurtéat du meilleur acteur de téléroman pour Jamais deux sans toi était beaucoup moins prévu.Coup de théâtre dès le départ, en effet, nier soir, ouand Jean Besré y est allé d’un véhément discours politique contre l’attitude du gouvernement Bourassa en matière culturelle Ne prenant même pas la peine de remercier l’équipe de Jamais deux sans toi, le comédien s’est adressé à la ministre des Affairres culturelles Lisa Frulla-Hebert, a dénoncé son absence de politique culturelle ainsi que l’indifférence du premier ministre.Parlant au nom de tous les artisans de la télévision qui l’ont chaleureusement applaudi Besré s’est porté à la défense de la culture, se proposant même au titre d’interlo-cuteutr auprès des gouvernements pour « poser des gestes et non plus parler ».Après quoi tout est rentré dans l’ordre et Les Filles de Caleb ont raflé 13 Gémeaux dont celui de la meilleure émission dramatique de l’année.Ses deux vedettes principales Marina Orsini et Roy Dupuis ont également été couronnées meilleurs interprètes de l’année tandis que le réalisateur Jean Beaudin gagnait le prix de la meilleure réalisation dramatique et Fernand Dansereau, celui des meilleurs textes.Signe des temps, Radio-Canada a brillé dans les dramatiques, l’humour et les téléromans mais a vu son étoile pâlir considérablement dans le secteur de l’information.Pratiquement tous les prix dans ce secteur névralgique ont été accordés au réseau TVA.Autre signe des temps, Quatre Saisons n’a rien gagné de la soirée alors que Radio-Québec était sauvé de la mêlée par les valeurs sûres et les vedettes éprouvées comme Janette Bertrand et Marc-André Coallier.Radio-Canada a remporté la plame non seulementnon seulement grâce aux Filles de Caleb mais aussi grâce à Guy Fournier, l’auteur de Jamais deux sans toi et le champion du téléroman cette année.Pour éviter la confusion des genres et contenter tout le monde, l’Académie de la télévision canadienne avait pris la précaution de créer deux catégories distinctes pour les séries dramatiques et les téléromans.Le triomphe des Filles de Caleb n’a donc pas jeté d’ombre sur Jamais deux sans toi, récipiendaire de cinq Gémeaux.De fait, Jamais deux sans toi, le téléroman de Guy Fournier a remporté cinq prix identiques aux prix des Filles de Caleb, soit meilleure émission(téléroman), meilleur réalisation, meilleur texte et meilleurs interprétation masculine (Jean Besré) et féminine (Angèle Coutu).Et pour que Janette (Bertrand) ne soit pas en reste, celle-ci s’est vu attribuer dans la catégorie émission dramatique, les Gémeaux de la meilleure dramatique, des meilleurs textes (dramatiques) et de la meilleure réalisation(dramatique) pour L’amour qui tue, une dramatique sur le sida.Au rayon de l’humour, la lutte était plus serrée puisqu'il fallait bien récompenser les efforts ponctuels de la nouvelle équipe du Bye bye de l’année dernière sans pour autant négliger le travail hebdomadaire, voire dominical du Rira bien de André Dubois.Une fois de plus on avait prévu le coup en faisant la distinction entre meilleure série humouristique ( Rira bien) et meilleur spécial humoristique (Bye Bye 90).Les deux émissions ont été recompensées, encore que le Bye Bye a été plus largement favorisé en remportant également le prix de la meilleure interprétation, des meilleurs textes(Jean-Pierre Plante), de la meilleure réalisation-(Claude Maher).Quant au Rira bien de Dubois, il n’a eu qu’un seul autre prix de consolation, celui de la meilleure direction photo video, accordé à Daniel Villeneuve.Manifestement, Rock et belles oreilles n’étaient pas à l’honneur cette année puisque leur Grande liquidation des fêtes n’a remporté que le prix du meilleur montage.Dans la catégorie émissions de variétés, le Beau et chaud de Radio-Québec a gagné le Gémeau de la meilleure série de variétés et celui du meilleur son d’ensemble tandis quo le Metropolis de Radio-Canada a remporté celui de la meilleure réalisation.Roch Voisine, l’idole des jeunes Françaises et la vedette d’un spécial judicieusement intitulé L’Idole, a vu ses confidences à la camera remporter le prix du meilleur spécial de variétés.Cela n’a pas empêché le Nelli gan de Tremblay-Gagnon réalisé par Bernard Picard de remporter le Gémeau du meilleur spécial des arts de la scène.Côté magazines, Radio-Québec et TVA se sont partagés les honneurs de la guerre.Le défunt magazine Lumières a gagné le prix du meilleur magazine culturel, Téléservice, le prix du meilleur magazine de services, Le match de la vie celui de la meilleure série d'affaires publiques.En information, TVA a volé la vedette à Radio-Canada et remporté le prix du meilleur reportage pour la Guerre du golfe persiuue, ainsi que celui de la meilleure emission spéciale d’information avec Crise d’octobre: 20 ans après.Dans cette catégorie, Radio-Canada n’a remporté que le Gémeau du meilleur documentaire pour Lalkali, doigts d'acier, puxls d'ébène présenté dans le cadre de La semaine verte et le prix de la meilleur recherche accordé au re-cherchiste d’Enjeux, Marc Arras.Les détecteurs de mensonge a été couronné meilleur jeu de l’année.Le club des 100 watts a triomphé dans la catégorie émissions jeunesse à la fois pour l’ensemble de son oeuvre, pour ses textes, sa réalisation et pour l'interprétation de la jeune Jessica Barker.Passe-Partout a une fois de plus gagné le prix de la meilleure émission pour enfants et Bino Fabule, celui de la meilleure émission d’animation.Côté têtes d’affiches, Jean-Pierre Coailier a été élu meilleur animateur en variétés, Claire Lamarche et Gérard-Marie Boivin, meilleurs animateurs de services, Claude Charron meilleur animateur en information et affaires publiques, Marc André Coailier, meilleur animateur des jeunes et et Claude Quenneville, meilleur animateur sportif.Finalement dans la catégorie métiers, le prix du meilleur maquillage fui décerné à Jean Bégin pour Rira bien, celui des meilleurs costumes à Michèle Hamel pour Les filles de Caleb, celui des meilleurs décors à Jocelyn Joly( Filles de Caleb) et celui de la meilleure musique à Richard Grégoire( Filles de Caleb).Si Radio-Canada a triomphé dans le drame et le téléroman, on ne peut en dire autant dans pour le service de l’information de la télé d’état qui s’est fait volé la vedette par TVA.Même phénomène du côte des animateurs radio-canadiens qui semblent n’avoir suscité aucune ferveur populaire, aucune adhésion du milieu comme les animateurs éprouvés de Radio-Québec et de TVA.Quant à Radio-Québec, heureusement que Janette y sévit toujours, que Marc-André Coailier continue à y faire ses stepettes et que Passe-Partout y renouvelle à chaque année sa clientèle.De fait, Radio-Québec devrait probablement donner des cours du soir à Quatre Saisons, le plus grand perdant de la soirée, celui qui n’a pas remporté l’ombre d’un prix.relations PORTRAIT DU CHRISTIANISME QUÉBÉCOIS Dans une société moderne où croire à quelque chose n'est plus une nécessité, qu'advient-il de la loi chrétienne?Vingt ans après le Rapport Dumont, où en est le christianisme québécois?Quelles ont été les évolutions caractéristiques du christianisme d'ici depuis 1971?Ce même christianisme produit-il encore du sens?Inspire-t-:i encore des gens et des productions culturelles, intellectuelles ou sociales?Nous essayerons de rêver de ce que pourrait devenir le christianisme québécois dans quinze ou vingt ans.Quelle place sera faite aux femmes et aux jeunes?Qu'adviendra-t-il après la quasi disparition des prêtres?Pour nous aider à creuser la question, nous avons invité: Mme Janelle BOUFFARD, responsable de la formation des agents de pastorale scolaire, Centre Saint-Pierre M.Guy PAIEMENT, agent de recherche et de développement, Centre Saint-Pierre M.Jean-Paul ROULEAU, sociologie, Université Laval Une invitation à une soirée de découverte LE LUNDI 16 DÉCEMBRE 1991, DE 19H30 à 22H00 A LA MAISON BELLARMIN 25 OUEST, RUE JARRY, MONTRÉAL TÉL.: 387-2541 L’ENTRÉE EST LIBRE! LES SOIRÉE RELATIONS SONT ORGANISÉES PAR LE CENTRE JUSTICE ET FOI 25 Jarry ouest, Montréal H2P 1S6 — téléphone (514) 387-2541 À lire dans le numéro de décembre de la revue Relations Rusée et insoumise espérance 4 ¦ Le Devoir, lundi 1 6 décembre 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Québec bilatérales et officieuses, les fonctionnaires restent en contact, on se parle.Instruit par l’expérience désastreuse du lac Meech — il avait été le premier à y souscrire avec enthousiasme — le cabinet Bourassa estime qu’il appartient désormais à Ottawa et au Canada anglais de lui faire des offres raisonnables, aptes à écarter la tentation souverainiste.Québec suit ainsi à la lettre, du moins pour l’instant et officiellement, la démarche suggérée par la Commission Bélanger-Campeau.Dans ce scénario public — qu'en est-il des manoeuvres privées, derrière les coulisses?— il n’était même pas fait mention du sénat canadien.Quant au rapport Allaire, il l’abolissait tout simplement, en une phrase de cinq mots.C’est dire l’intérêt.Sauf que, murmure-t-on autour des officines, le gouvernement n’est pas allergique à l’idée de se servir d’une Chambre haute réforme comme d’un outil de ma-chan-dage, de troc.Aucun porte-parole ne le reconnaît, évidemment, mais Québec ne répugne pas à un troc éventuel.A chacun sa stratégie, en attendant les vraies offres du printemps prochain.Chat échaudé craint l’eau froide: le Québec ne veut pas échanger un cheval contre un lapin.Le Québec a toutefois donné des indices d’un éventuel troc, l’an dernier, lors des ultimes manoeuvres pour tenter de sauver l’accord du lac Meech.Kn mai 1990, le Québec disait qu’il ne s’opposerait pas à ce que l’on modifie dans l’avenir la règle de l’unanimité — exigée dans l’accord du lac Meech pour réformer le sénat — dans la mesure où un droit de veto lui serait accordé.Le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes accueillait ainsi favorablement une suggestion en ce sens mise de l’avant par les premiers ministres des provinces de l’Ouest.Ceux-ci proposaient que, en cas d'impasse, on ait recours à la règle dite du 7/50 (7 provinces regroupant 50% de la population) et que le Québec doive être au nombre des sept provinces qui appuient l'amendement constitutionnel portant réforme du sénat.Tous conviennent qu'il faut réformer cette institution qui a manqué sa vocation, disait M.G il Rémillard, mais personne ne s’entend sur les paramétrés de cette longue entreprise.Le sénat est aussi difficile à faire élire qu’à abolir.Fin mai 1990, le premier ministre consentait à des discussions « politiques » sur le sénat.Dans l’espoir de sortir de l'impasse concernant Meech, M.Bourassa acceptait, pour la première fois, de discuter du « cadre général » de la réforme du sénat, si chère à l’Ouest et à l’Est du Canada.« On ne discute pas du fond de .Ta question », inscrite à l’ordre du jour d’une deuxième ronde, disait-il, i optimiste.Jusque là, le Québec n’a-¦ vait consenti qu’à des « discussions informelles », au niveau des fonctionnaires.Il acceptait désormais de discuter des principes, de l’encadrement de cette réforme, de son impact sur le partage des pouvoirs, et ; le reste.Pas question de discuter, avant l’adoption de Meech, de l’élec-; tion des sénateurs ou de « Légalité » • des provinces au sénat.Le chef de l’opposition, M.Parizeau, dénonce j avec virulence ces négociations en : catimini, qui peuvent engager le • Québec sans étude préalable à l’As-; semblée nationale.; Début juin 1990, durant la confé- • rente dite de la « dernière chance -»,Bourassa se transforme en par- : tisan actif de la réforme du sénat, à laquelle ses homologues tiennent ; mordicus.En dépit de ses réserves, il ; ne repousse pas d'emblée les prin-; ripes albertains d’un sénat selon les ; trois E: élu, égal, efficace.Cette ; piste est là, fait valoir son entourage, ; mais elle n’est pas exclusive; d’au-; très peuvent surgir en cours de ; route.Sans négocier nommément, le ; Québec ouvrait ainsi « des corridors Depuis 15 ans, Claude livre une lutte acharnée a cette maladie.Comme tous les ataxiques, Claude a besoin que la recherche progresse très vite.ENVOYEZ VOS DONS pour financer la recherche et l’amélioration des conditions de vie des personnes atteintes.Si vous désirer recevoir un reçu pour (ms d’impôt Nom.Adresse dans lesquels la prochaine ronde de négociations constitutionnelles pourra s’engager».La réforme du sénat devrait prendre en compte la dualité linguistique, disait M.Bourassa, de sorte que le Québec ne perde pas son nombre relatif de sièges.Ces efforts ont été vains et n’ont pas réussi, en bout de ligne, à faire ratifier Meech par le Manitoba et Terre-Neuve.Le premier ministre de cette dernière province, en mars dernier, préconisait, en échange d’un sénat réformé, un droit de veto au Québec, limité aux matières de langue, de culture et de droit civil.Tout amendement affectant l’un ou l’autre de ces trois éléments devrait obtenir l'approbation de la majorité des sénateurs du Québec et de la majorité des sénateurs des autres provinces.Du même souffle, M.Clyde Wells rejetait la suggestion de son ami, le chef libéral Jean Chrétien, d’accorder un droit de veto aux quatre grandes régions du Canada (Ouest, Ontario, Québec, Maritimes).Ce serait le rejet fondamental des principes du fédéralisme, dit-il.Début septembre dernier, le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles disait en substance: pas de réforme du sénat sans la reconnaissance de la société distincte.Il sera difficile de procéder à une réforme du sénat à moins que des provinces comme l’Alberta ne consentent à reconnaître le Québec comme une société distincte, indique M.Joe Clark.J'espère que les Québécois comprendront pourquoi il convient d’apporter des réformes au sénat et à d’autres institutions fédérales.Et j’espère que les Albertains finiront par accepter l’idée qu’une société distincte ne menace pas les droits égaux de qui que ce soit dans cette province-ci, dit M.Clark à Edmonton.Le premier ministre Don Getty était et demeure un farouche partisan du sénat triple E, qui a fait l'objet d’une résolution unanime de la législature de l’Alberta.Le 24 septembre, la création d’un sénat élu, avec un veto suspensif de six mois, fait l’objet de l’une des 28 propositions constitutionnelles du premier ministre Mulroney, dans son document Bâtir ensemble l’avenir du Canada.Le sénat serait « élu directement par le peuple », —ce qui rejoint l’un des trois E réclamés avec insistance — mais sur les deux autres E, Ottawa reste fort évasif.Il se contente d’évoquer un sénat plus équilibré et plus équitable, avec des pouvoirs réels et une nouvelle légitimité.L’Ouest est terriblement loin du compte.Le Reform Party insiste sur les trois fameux E.Au Québec, M.Bourassa y voit, sans insister, l’un des « quelques aspects positifs » du document fédéral.Quant à la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, elle constate que la proposition fédérale invite à bâtir une Chambre haute qui consolide la dualité linguistique, autant dans la formation de la Chambre que dans les prises de décision.Le chef du Bloc québécois rejette du revers de la main: sans répartition numérique, l’Ouest canadien fera valoir ses intérêts aux dépens du Québec; c’est diviser pour régner; si le fédéral est capable de recueillir la majorité, le Québec est obligé de se soumettre.Le 26 septembre, le premier ministre Bourassa et le ministre Rémillard disent de concert : le Québec refusera de signer une nouvelle entente constitutionnelle qui ne prévoie pas explicitement un droit de veto au Québec sur toute modification aux institutions fédérales actuelles, dont le sénat, évidemment.Si on change les pouvoirs de ces institutions, cela risque d’affecter les droits du Québec, notent-ils.Prévu dans l’accord du lac Meech, le veto ne fait pas partie des 28 propositions de M.Mulroney.Celui-ci serait toutefois « disposé à aller de l’avant » à cet égard, si un consensus se dégage en cours de consultation.L’unanimité des provinces est requise, car il s’agit d’une modification à la formule d’amendement à la constitution.Pour sa part, le ministre Clark assure que le droit de veto du Québec n’est pas un objectif fondamental du seul gouvernement du Québec.C’est un objectif fondamental pour le Canada aussi, dit-il, à Valley field.« Mais nous ne pouvons pas prendre le risque de Fondation Claude St-Jean C.P.3725, succursale B Montréal, Qué.H3B 3L7 JE GAGE SUR MA VICTOIRE! voir notre document (Bâtir ensemble l’avenir du Québec) pris en otage par une seule province (comme ce fut le cas, en juin 1990, avec l’obstination des Wells et Harper).» Fin novembre, les jeunes libéraux du Québec redisent leur opposition globale aux propositions fédérales, qui risquent d’affaiblir le Québec sur plusieurs plans, dont celui du sénat et du Conseil de la fédération.Le comité du suivi des engagements électoraux rappelle aussi au gouvernement que, parmi d’autres, le chapitre de la réforme des institutions doit être amélioré de façon sensible.Début décembre, un sondage Gallup révèle qu’un Canadien sur trois est favorable à l’abolition du sénat.Mais la moitié des Canadiens se prononce en faveur d’un sénat élu.Ce faible accord se dégage partout au pays, sauf au Québec.Ici, par contre, l’élection des sénateurs n’est pas bien accueillie.En fait, à peine un Québécois sur trois (32%) est favorable à cette proposition.On en est là pour l’instant.M.Bourassa, qui connaît bien l’humeur des Québécois et lit mieux que quiconque les sondages, ne montera pas sur les barricades pour une réforme dont on glose depuis.125 ans.Depuis sa création, en fait, on parle de réforme du sénat, mais à peu près personne ne sait comment revivifier la vénérable institution dont on a dit qu’elle est le seul hospice parfaitement bien géré pour ses riches pensionnaires.4 Le Conseil gestes qui mettraient la Serbie, et notamment l’armée fédérale, au pied du mur», a-t-il expliqué au Grand Jury RTL-Le Monde.Il a dénoncé l’« entêtement suicidaire » de l’armée mais, selon lui, la Croatie n’a pas fait preuve de « grande sagesse ».Le président François Mitterrand a de son côté déclaré hier que la Communauté européenne devrait pouvoir s’organiser « au cours des mois prochains » pour s’interposer dans la guerre civile yougoslave.La Yougoslavie est « le malheur de l’Europe et sa douleur mais ce n’est pas sa honte », a dit le chef de l’État français qui était l’invité de l’émission de télévision 7-7, sur TF1.« L’Europe, telle qu’elle s’est constituée avec un embryon de force de sécurité à Maastricht, devrait être en mesure au cours des mois prochains de s’organiser pour intervenir à temps», a-t il ajouté.Le coips d'armée franco-allemand peut être « très utile », a-t-il précisé « mais l’embryon de force de sécurité acceptée à Maastricht, c’est-à-dire, le début d’une sorte d’Europe de la défense, doit comporter la contribution de tous les pays qui y concourent ».Le chef de l’État a rappelé qu'il avait demandé la création par la Communauté ou les Nations unies d’une force d’interposition entre Serbes et Croates « dès le premier jour ».« Cela allait contre les traditions juridiques de ces communautés ou des Nations unies, qui n’ont pas le droit d’intervenir dans les affaires internes d’un pays.Je regrette que cela n'ait pas été fait», a-t-il dit.Il s’est refusé à désigner « des bons et des méchants » dans la crise yougoslave.« Je ne m’instaure pas en juge», a-t-il dit.« L’histoire montre que ces ethnies, ces populations, ces peuples se sont presque toujours combattus.Qui a tort ?Qui a raison ?Qui a commencé ?Ne perdons pas de temps à faire cet examen».Sur le terrain, en Croatie, les combats se sont poursuivis à Osijek (est), Nova Gradiska (centre) et Karlovac (ouest), selon la radio croate, information contredite par l’agence Tanjug qui signalait une accalmie après de violents combats la veille.4 Parizeau insisté sur l’urgence d’élaborer maintenant des politiques économiques d’un Québec souverain, notamment pour le plein emploi, la recherche-développement, l’exportation et la création de géants industriels qui serviraient de locomotives à l’économie québécoise.« La souveraineté ne va pas nous rendre automatiquement intelligents », dit-il à ses troupes, à sa bande de bandits, comme il les avait appelés la veille, paraphrasant l’éditorialiste du Financial Post Mme Diane Francis.Parlant d’Europe, M.Parizeau s’est réjoui de voir que le dernier sommet de Maastricht, où a été conclu l’accord sur l’union monétaire, confirme à ses yeux qu’il peut y avoir une monnaie commune sans union politique.Les Douze, en effet se sont entendus sur la création d’une monnaie unique (l'écu) d’ici à 1999, sans pour autant avoir créé une nouvelle fédération politique.« La monnaie commune ne nous condamne pas au fédéralisme», a-t-il lancé, se moquant de la thèse du premier ministre Robert Bourassa selon laquelle il ne peut y avoir d’union monétaire sans union fiscale et pas d’union fiscale sans union politique.M.Bourassa revient sans cesse à cette maxime pour défendre l’idée qu’il ne peut y avoir d’union économique et monétaire canadienne sans l’existence d’un parlement, ou à défaut une superstructure, commun.Pour l’heure, pour le bien de l’économie du Québec et celle du Canada, il faudrait mettre un terme aux atermoiements constitutionnels, affirme M.Parizeau.« Pelleter en avant des situations politiques confuses comme actuellement, c’est dommageable pour l’économie », dit AIDEZ CLAUDE ST-JEAN a remporter la victoire sur l'ataxie de Triedreich La flamme en Concorde La flamme olympique est arrivée à Paris en Concorde depuis la Grèce, en fin de semaine, à destination d’Albertville où se dérouleront les jeux olympiques d’hiver 91 à compter du 8 février.Le vice-président du Comité organisateur olympique, Jean-Claude Killy, a recueilli la flamme en compagnie du président des Jeux d’Albertville, Michel Bernier.Les priorités des Canadiens diffèrent de celles de leurs politiciens fédéraux Kirk Lapointe de lu Presse Canadienne OTTAWA — Le premier ministre parle d’unité nationale.Le ministre du Commerce, des façons de rendre les Canadiens plus compétitifs.Et le ministre des Finances, de la réduction du déficit.Voilà les priorités des élus.Mais les Canadiens partagent-ils leurs vues?Si l’on en croit les résultats d’un sondage réalisé en avril dernier auprès des Canadiens, on serait tenté de répondre non.Il ressort de ce sondage que le déficit, la compétitivité et l’unité nationale viennent respectivement aux 6e, 7e et 8e rangs des priorités des Canadiens.Le sondage a été commandé par le bureau du Conseil privé et obtenu grâce à la Loi d’accès à l’information.Il faisait partie d’une vaste opération visant à tâter le pouls des Canadiens et réalisée dans les mois qui ont précédé le dévoilement des propositions constitutionnelles fédéra- les.Les répondants se sont majoritairement dits préoccupés par les huit sujets qui étaient soumis à leur attention.Mais le sondage mené par la firme Environics Research Croup Ltd a clairement révélé que l’environnement et la qualité des soins de santé se situaient en tête des priorités des Canadiens.La réduction du chômage, l’acquisition de compétences et l’amélioration de l’éducation venaient ensuite aux 3e, 4e et 5e rangs dans la liste.On peut croire que les résultats de ce sondage ont notamment encouragé Ottawa à s’impliquer davantage dans le domaine de l’éducation, traditionnellement de juridiction provinciale.« Des citoyens de toutes les régions du Canada ont émis le voeu que le gouvernement fédéral s’implique davantage dans le domaine de l’éducation », indiquait le sondage.Les deux tiers des répondants ont affirmé qu’ils aimeraient que le gou- Chrétien rêve d’un autre « french power » à Ottawa I SHAWINIGAN (PC) - Pressé de | voir les libéraux reprendre le pouvoir à Ottawa, le chef du Parti li-j béral du Canada (PLC), Jean Chrétien, invite les meilleurs éléments francophones du pays à se présenter | aux prochaines élections fédérales, afin de l’aider à reconstituer le j « French Power » qui existait durant j les années Trudeau.Prenant la parole, hier, devant quelque 500 personnes présentes à un brunch dominical dans son ancienne circonscription de Saint-Maurice, le député de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, a invité les francophones du pays à retourner à Ottawa pour prendre la place qui leur revient sur j va scène nationale.M.Chrétien a rappelé que l’ambi-j tion des fédéralistes québécois était I alors d’aller à Ottawa et d’y prendre { place.« Et à un moment donné, on j avait tellement pris notre place que | la plus grande controverse qui exis- I tait au Canada était le supposé ‘French Power’.» « Et pourquoi cette controverse?, j a-t-il demandé.Parce que des gens j qui venaient de tous les milieux du Québec, par leur persévérance, par | leur compétence, par leur travail ardu, avaient réussi à monter au | sommet de la pyramide canadienne.Tous les grands ministres venaient du Québec.« Et c’est ça qu’il faut rebâtir.Et c’est ça que j’ai l’intention de faire lorsque nous formerons le gouvernement », a déclaré le chef libéral.Dans son allocution d’hier, le chef libéral n’a une fois de plus fait tracé un parallèle entre l’Europe des Douze et le débat constitutionnel canadien.Il a notamment souligné que ces pays avaient décidé de s’en aller vers une fédération européenne, « ce que nous avons fait ici il y a 124 ans », a-t-il précisé.Un peu plus tard en conférence de presse, alors qu’il était questionné sur le sujet, M.Chrétien a admis que les éléments des situations vécues en Europe et au Canada étaient différents, « mais ce sont les mêmes principes », a-t-il ajouté pour justifier sa comparaison.Fatigué du débat constitutionnel, M.Chrétien a reproché au gouvernement Mulroney d’avoir réouvert « la plaie de la constitution » après le rapatriement de 1982.Il s’est dit d’avis que les dirigeants de* 1 ce pays devraient retourner s’occuper dans les plus brefs délais des vrais problèmes de la population, soit ceux d’ordre économique.il.Reporter le référendum prévu pour octobre 1992 sur la souveraineté, comme M Bourassa pourrait être tenté de faire, ce serait pelleter en avant et donc dommageable à l’économie québécoise, dit le chef pé quisle.Ce dernier interprète d’ailleurs tous les récents sondages favorables à la souveraineté comme le témoignage d’une « certaine sagesse populaire».Les gens disent: allons au vote, nous sommes prêts à décider.Au cours de ce conseil national, les péquistes ont par ailleurs adopté une série de résolutions pour réclamer une commission d’enquête spéciale sur les activités criminelles de la Warrior Society à savoir le trafic de drogue, d’armes, d’alccol et de cigarettes; dénoncer le traitement de faveur accordé par Hydro Québec aux autochtones d’Akwesasne et demander la réintégration de l’employé suspendu pour avoir révélé ce fait au public; condamner des groupes comme Greenpeace USA qui font de la désinformation sur le projet Grande-Baleine; dénoncer tout projet de référendum pancanadien sur la constitution; appuyer Pélromont; réclamer h* rétablissement de Jean-Bertrand Aristide à la présidence haïtienne; dénoncer la société Canada 125, créée pour les fêtes du 125e anniversaire du Canada en 1992 mais soupçonnée par les péquistes de vouloir faire la propagande fédéraliste en pleine année référendaire.vernement les aide à développer les compétences des enfants d’age préscolaire.Dans l’ensemble, ils ont dit préférer que l’argent leur parvienne par le biais des programmes existants plutôt que nouveaux.Le gouvernement fédéral a proposé ces derniers mois, dans le cadre de ce qu’il a appelé ses initiatives pour la prospérité, d’oeuvrer plus vigoureusement à l’amélioration des compétences des Canadiens.Le sondage a aussi révélé que seulement 32 % des répondants avaient confiance aux politiciens fédéraux et provinciaux.Les enseignants jouiraient de la confiance de 91 % des personnes interrogées, et les journalistes, de 34 % d’entre elles.Le sondage téléphonique, réalisé entre le 8 et le 16 avril, a été mené auprès de 1525 personnes.Le pourcentage d’erreur est évalué à 2,5 %.Le Canada n’est pas très compétitif, a fait ressortir le sondage.Et les répondants ont indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention de modifier leur mode de vie pour devenir plus compétitifs.« La majorité des Canadiens ne croit pas qu’il faille diminuer les salaires ou le niveau de vie afin que le Canada soit plus compétitif avec les autres pays», indiquait-on.16 décembre par la PC et PAR I987: Corée du Sud: Roh Tae Woo, candidat du régime, remport l’élection présidentielle.1986: le Nouveau parti démocratique du Canada obtient un premier représentant au Québec, quand le député indépendant Robert 'Poupin décide de joindre ce groupe; le couvre-feu est décrété dans deux nouveaux quartiers de Karachi, où deux jours d’émeutes ont fait 146 morts.I982: Lech Walesa est interpellé, tandis que des mesures sont prises pour empêcher toute manifestation publique en Pologne, à l’occasion de l’anniversaire des émeutes de Gdansk.I980: décès du colonel llarland Sanders, le roi du poulet frit Kentucky; les Islanders de New York battent les Jets de Winnipeg 6-2, portant leur série de victoires à 28 matches, un record de la Ligue nationale de hockey.1976: décès à Ottawa de Réal Caouctte, ex-chef du Crédit social du Canada.1972: la cabine spatiale Apollo 17 reprend le chemin de la Terre après la dernière mission d’exploration lunaire du programme spatial américain.1970: des troubles provoqués par la hausse des prix éclatent à Gdansk, où six manifestants sont tués.I960: cent trente-quatre personnes perdent la vie dans une collision aérienne au-dessus de la ville de New York.1959: la Belgique promet l’indépendance au Congo.1954: fabrication du premier diamant synthétique aux Etats-Unis, par la société General Electric.1920 un tremblement de terre fait 180000 morts en Chine.1917 bénédiction de la crypte de l’Oratire Saint-Joseph de Montréal.1879 proclamation de la République du Transvaal.L équipé du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale Jean Chartier, Yves d Avignon Jean-Denis Lamoureux, Louis-G L'Heureux, Bernard Morner, Laurent Soumis, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), à l'Information culturelle Pierre Beaulieu, Paule DesRivières, Marie Laurier, Robert Lévesque (Le Plaisir des livres), Nathalie Petrowski, Odile Trem blay à l'Information économique Robert Dutrisac.Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truftaut.Claude Turcotte, à l'Information politique Josée Boileau, Pierre O'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste ù Québec), Jocelyne Richer (information générale et parlementaire à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale), François Brousseau.éditorialiste (politique internationale) et responsable de la page Idées et événements', aux affaire» sociale» : Paul Cauchon (questions sociales).Caroline Montpetit (enseignement primaire et secondaire), Isabelle Paré (enseignement supérieur), Louis-G Fraricoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail), Clément trudel (affaires /uridiques), Suzanne Marchand (adjointe à la direction).Marie Josée Hudori, Jean Sébastien (commis), Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle.Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire A ta rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Scott.Sylvie Scott, Serge La-plante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice),Jacqueline Avril, Caroline Bourgeois, Francine Gin gras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault.Lise Ma|or, Nathalie Thabel, Odette Vernier (publicitaires) Marie-France Tur-geori.Micheline Turgeon( maquettistes); Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Florme Cormier, Céline Furoy.Jean Louis Huol, Jean-Guy Lacas.Raymond Malle Nathalie Perrier Danielle Ponton Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire A l'administration) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Chrisli'anne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida.Rachel Leclerc Verine Jean-Marc Ste-Mane (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Françoise Blanc.Manon Blanchette, Dominique Charbonnier, Marlène Côté Françoise Coulnmhe Suivie I annrle Pierretle Rousseau (avis publics), Micheline Ruelland.Patrick Salosse.LE DEVOIR publié pa, nmprlno^Cuialm lZiéo: suffi à res^nsabilf.é hmf téu, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint Sacrement, Montréal, H2Y IXI II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont 7743 rue Bour deau.une division de Imprimerie.Ouebecor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques, Montréal I Agence Presse Canadienne est autorisée a employer ol A dillusoi les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc.située au 775, bout Lebeau.SI I auront Envoi de publication - Enregistrement no 0858 Dépftl légal Bibliothèque nationale du'Québec m uenurai nia ,,D, (614) 1144 67.IB LE DEVOIR (USPS 003708) Is published daily by L Imprimerie Populaire I imitée, 211 rue SI Sacrement Montréal Québec H?Y scop,ion raie pe, year is *43900 USD Second fias» Postage paid al Champlain, N Y US POSTMASTER send address chanqos io lnsa PQ Crharnplain.N Y 12919-151B ** Téléphona général (514) 844-3361 Abonnements - °* " • • .1X1 Sub- hanges to Insa, PO Box 1518 ECONOMIE Montréal, lundi 16 décembre 1991 date heure lieu 16-12 10 h 30 Mtl 17-12 10 h 00 Calgary 17-12 11 h 00 Delson PQ 17-12 14 h 00 Vancouver 18-12 11 h 00 Toronto 18-12 11 h 00 Mtl 18-12 11 h 00 Toronto 19-12 10 h 00 Mtl 19-12 10 h 00 Vancouver 19-12 11 h 00 Toronto 19-12 11 h 00 Toronto 20-12 10 h 00 Mtl 20-12 16 h 00 Richmond,BC Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Vauquelin Tudor Corp.Goodfellow Inc Resources Baton Broadcast.Cogeco Inc Chum Ltd Duverny Inc (Expl.) Pionner Metals Corp Fort Knox Gold Renabie Gold Trust Promatek Ltée (Ind.) Northwest Digital ÉCHÉANCE DE BONS DE SOUSCRIPTION Corp Energy Corporation (UNI.WT) Valeurs : action ordinaire classe A sans droit de vote Base de souscription : trois bons pour acheter une action sans droit de vote au prix de 21 $ l'action.Date d'échéance : le 30 décembre 1991 DROITS DE SOUSCRIPTION ADMIS POUR LA NÉGOCIATION Peerless (La corporation de tapis) Base d'attribution : un droit pour chaque action détenue Base de souscription : quatre droits et 3,40 $ permet d’acquérir une action additionelle Date d'enregistrement : le 29 novembre 1991 Date d'échéance : le 20 décembre 1991 ÉCHÉANCE DU PRIVILEGE D’ENCAISSEMENT PAR ANTICIPATION Crown Lite Properties Inc (CFM.PR.A) Valeurs: action privilégiée, cumulative, rachetable, série 1, 7,375 % Prix à l’encaissement : 25$ plus 0,0709135$, représentant les dividendes non versés du 31 décembre 1991 au 14 janvier 1992, pour chaque action privilégiée, rachetable, série 1, de Crown Life Properties Inc encaissé par anticipation.Date limite pour exercer votre privilège : le 16 décembre 1991 Date d'encaissement : le 15 janvier 1992 OFFRE PUBLIQUE D’ACHAT Fairbanks Gold Ltd Modalités: la société Amax Gold Inc a déposé un offre d'achat portant sur la totalité des actions de Fairbanks Gold Ltd.Amax Gold Inc offre d'échanger deux actions ordinaires de la société Amax Gold et un bon de souscription pour chaque quatre actions de Fairbanks Gold Ltd.L’offre se termine le 2 janvier 1992.Canadian Jorex Ltd (CJX) Modalités : Manville Oil & Gas a fait un offre pour se porter acquéreur de la totalité des actions ordinaires en circulation de Canadian Jorex Ltd.Cette offre se réalisera à la condition (en autres) que soient soumises à l’offre au moins 25 % des actions ordinaires émises et en circulation de Canadian Jorex Limited qui ne sont pas détenues par Manville Oil à Gas Limited.L’offre est de 0,85 action ordinaire de Manville Oil à Gas Limited pour chaque action ordinaire de Canadian Jorex Limited soumise à l’offre.Canadian Jorex Ltd (CJX) Modalités: Canadian Trans-Artic à Southern International Corporation a déposé un offre d’achat pour 55 % des actions de Canadian Jorex Ltd au prix de 2,70 $ pour-chaque action ordinaire de Canadian Jorex Ltd.L’offre prend fin le 7 janvier 1992.Ultramar PLC (ULT) Modalités : la société Lasmo PLC a modifié son offre d’achat pour les actions de la société Ultramar PLC.Lasmo offre 23 nouvelles actions de Lasmo PLC pour chaque groupe de 20 actions d'Ultramar PLC soumises à l’offre ou une nouvelle action de Lasmo PLC et 40 pence pour chaque action d’Ultramar PLC soumise i l'offre.L’offre d’achat se termine le 18 décembre 1991 Strathfield Oil à Gas Ltd (SFO.PR.C) .Modalités : la société Inverness Petroleum Ltd a déposé un offre d', 30CÎ0 termine Te 27 décembre 1991 Option A : Inverness Petroleum va offrir 1,48 action ordinaire d’Inverness pour chaque action privilégiée de premier rang convertible Série C de Strathfield Oil à Gas soumise à l’offre.Option B: Inverness Petroleum va offrir 10 $ pour chaque action privilégiée de premier rang convertible série C de Strathfield Oil à Gas Ltd soumises à l’offre.Option C : Inverness Petroleum va offrir une action privilégiée de catégorie A série 3 d’Inverness Petroleum Ltd pour chaque action privilégiée de premier rang convertible série C de Strathfield Oil à Gas Ltd détenue.RACHAT EN TOTALITÉ The Foundation Company of Canada Ltd Valeurs actions privilégiées, cumulatives, rachetable au gré de la société Prix de rachat : 20 $ plus 0,27 $ de dividende accumulé Date de rachat : le 19 décembre 1991 Banque Canadienne Impériale de Commerce (CM.PR.D) Valeurs : actions privilégiées, à taux flottant, Série 3 Prix de rachat : 100 $ par action plus les dividendes accumulés Date de rachat : le 28 février 1992 Telebec Ltd (TLB.PR.B) Valeurs : actions privilégiées, de premier rang, série 4 Prix de rachat 25,50 $ Date de rachat le 1 er janvier 1992 RACHAT PARTIEL Newfoundland Light à Power Co (NFL.PR.F) Valeurs : action privilégiée de premier rang, rachetable série F, g 84 % Prix de rachat : 10 $ plus des dividendes accumulés de 0,2032 $ par action Date de rachat : le 15 décembre 1991 MODIFICATION DE LA RAISON SOCIALE ET RÉORGANISATION DU CAPITAL ROYAL Crystal Resources Ltd (RCY) Modalités de l’échange : une action ordinaire d’Eracon Industries Inc pour chaque groupe de quatres actions ordinaires de Royal Crystal Resources Ltd détenues.PLAN D’ENTENTE Explorations St-Geneviève, Bay Resources and Services (BAJ) Modalités la Bourse a été avisé que les sociétés projettent de fusioner avec Exploration St-Geneviève Inc, une filiale à part entière de Ressources St-Geneviève et Bay Resources and Services Inc pour former Exploration SEG Inc (SEG) à raison du nombre d'actions suivant qui seront échangées pour une action de SEG 3 17 actions d’Exploration, 5,24 actions de Bay, 3,71 actions de Duverny, 5,35 actions de Monique.Une assemblée des ’ actionnaires pour chacune des sociétés est prévue pour le 16 décembre 1991.DIVIDENDES-ACTIONS Wajax Ltd (WJX.B) .Taux : 0.0095 notion
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