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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-09, Collections de BAnQ.

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VENEZ RENCONTRER JEAN ROYER l.F.SAMEDI, 9 NOVEMBRE I)E Nil À 1611 •0X0 ST-DENIS, Mil.I l l- (5UIX44-25H7 Vol.LXXXII — No 260 ?Ensoleillé.Max.: 4 Détail page B-6 Montréal, samedi 9 novembre 1991 4 CAHIERS — 1.30 + tps tvq La Collection Lavalin serait sur le point d’être bradée Claude Turcotte SE POURRAIT-IL que la Collection Lavalin soit bientôt vendue aux enchères à Toronto, alors que le marché de l’art subit lui aussi les contrecoups de la récession ?La rumeur court dans les milieux avertis à Montréal, où on craint l’impensable, l’éparpiller aux quatre vents de la plus imposante collection privée d’art contemporain au Québec, sinon au Canada.Plusieurs musées québécois pourraient accueillir ses 1300 oeuvres, en majorité de qualité muséale.Le Musée d’art contemporain, en comparaison, en possède à peine plus du double.La rumeur d’une vente aux enchè- res à Toronto est parvenue jusqu’au DEVOIR hier, mais toutes les portes se ferment, brutalement, chez ceux qui pourraient éclairer le public sur l’avenir de la collection.Il semble que le groupe immobilier Marathon, qui a hérite des tableaux lors de la chute de l’empire Lavalin en garantie de dettes de loyer, songerait à conserver les pièces dont la valeur commerciale est forte et indiscutable, par exemple les Riopelle, les Borduas et les oeuvres du Groupe des sept.Les 1300 oeuvres d’art de la célèbre Collection Lavalin (en grande majorité des tableaux de peintres uébécois et canadiens), font l’objet e tractations, négociations, convoitises et questions dont on cause en di- vers milieux depuis l’effondrement financier de l’empire de Bernard Lamarre.Mais personne ne veut dire ce qui se passe vraiment.Un mystère épais et le silence le plus entier entourent toujours ce dossier.Des questions importantes et d'autres a priori banales et simples restent sans réponse.On ne réussit pas à trouver quelqu’un qui soit autorisé à Toronto à en parler.Les personnes qui pourraient le faire se replient derrière l’interdiction donnée par leur client.Qui est maintenant le vrai propriétaire de cette imposante collection, dont on n’a jamais voulu dévoiler la valeur marchande par souci de confidentialité aux fins d’assurance ?Qui en a la charge ?En disposera- Volr page A-4: Collection Lavalin Cahier spécial UMUCAS («fcf.Àl.* Alto et clarinette, de Pierre Ayot.Un pont 4- entre la plume et le pinceau Aujourd’hui, LE DEVOIR vous livre un grand cahier spécial (56 pages) qui propose une rencontre entre les arts plastiques et les lettres.En marge du Salon du livre de Montréal et de l’événement Entrée libre à l’art contemporain (ELAC), ce double cahier contient des entrevues d’écrivains sur la peinture, et de peintres sur la littérature; des textes de Marcel Brisebois, Édouard Lachapelle, Jean-Claude Germain, Dany Leferrière; des interviews de Régine Deforges, Suzanne Jacob, Emmanuel Lo-cha Mateso, Jean Provencher, Yves Beauchemin; 10 courts textes de personnalités diverses sur leurs chocs de lecture; des textes sur le Salon du livre et l’ELAC; une section du « Plaisir des livres ».De quoi lire tout le week-end ! Bourassa s’accroche aux offres d’Ottawa Michel Venne de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre du Québec, M.Robert Bourassa, écarte la tenue d’élections précipitées et s’accroche aux offres constitutionnelles du gouvernement fédéral, en espérant qu’elles soient améliorées d’ici au printemps.Dans le débat qui l’opposait, hier à l’Assemblée nationale, au chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, le premier ministre s’est porté à la défense de plusieurs aspects des propositions fédérales contenues dans le document Bâtir ensemble l’avenir du Canada.Il s’en est tenu aux principes il est vrai, admettant que dans la formulation actuelle, « ce qui a été offert au Québec permet de maintenir le dialogue, mais guère plus ».En revanche, M.Bourassa a réitéré son opposition aux propositions fédérales sur l’union économique, lesquelles expriment à son avis « une forme de fédéralisme autoritaire » contraire à l’intérêt de la majorité des Canadiens.Pour la première fois, il a déclaré qu’il s’oppose à ce que l’union économique canadienne soit renforcée au moyen de changements à la Constitution.« Les changements constitutionnels ne sont pas nécessaires, dit-il, on peut agir avec plus d’efficacité par une concertation intergouvemementale », c’est-à-dire grâce à des accords volontaires entre les provinces, sans toutefois nier un rôle au gouvernement fédéral.Ce face-à-face largement médiatisé, diffusé en direct à la radio et à la télévision d’État, d’un océan à l’autre par la chaîne Newsworld avec traduction simultanée, avait été proposé par le chef de l’opposition.Ce dernier caressait l'espoir de faire paraître comment M.Bourassa ne sait trop quoi faire, ou du moins ne veut pas le dire, avec les propositions fédérales.En outre, que ces offres sont en deçà de l’accord du lac Meech, à des lieues du rapport Allaire et témoignent d’une volonté centralisatrice sans précédent à Ottawa en matière économique.Aux yeux de M.Parizeau, les principes qui sous-tendent les propositions fédérales du 24 septembre sont viciés, tandis que M.Bourassa estiment qu'ils annoncent un « progrès » en regard des demandes historiques du Québec.Les échanges n’ont pas permis de faire toute la lumière sur la position du premier ministre sur chacune des 28 propositions d’Ottawa, mais ils ont fait ressortir à quel point M.Bourassa était prêt à s’y accrocher pour éviter de briser le pays.Sans se prononcer de façon définitive, a-t-il précisé, et bien que les formulations soient perfectibles, il Voir page A-4: Bourassa PHOTO PC Dans une atmosphère empreinte de dignité et de solennité, le premier ministre Robert Bourassa et le chef de l’opposition Jacques Parizeau se sont affrontés pour discuter de Constitution, hier matin, à l’Assemlée nationale.Le débat était télédiffusé en direct par Radio-Canada et TVA.Les autochtones fulminent contre Bourassa Pierre O’Neill L’AMERTUME et l’incompréhension ont dominé hier les entretiens entre le premier ministre Bourassa et les leaders autochtones.Mais le chef du gouvernement n’a pas pour autant décliné l’invitation du chef des Premières Nations, Ovide Mercredi, de participer à la conférence nationale des peuples aborigènes, qui se tiendra au printemps dans l’Ouest canadien.Une rencontre qui s’était d’ailleurs amorcée sous le signe de la méfiance.À leur arrivée à l’édifice de l’Hydro-Québec à Montréal, les autochtones n’ont pas caché leur irritation.Interrogés par les journalistes, ils se sont déclarés furieux des propos que M.Bourassa a tenus le matin même à l’Assemblée nationale.À la toute fin du débat qui l’a opposé au président du Parti québécois, le premier ministre a durement attaque les autocthones, rappelant notamment leur contribution à l’échec du lac Meech et le recours aux armes dans la crise d’Oka.Il leur a ainsi reproché d’avoir privé des centaines de milliers de citoyens de leur travail et d’avoir répandu à-l’étranger des propos diffamatoires sur le Québec.Puis, il a alors conclu : « J’ai moi-même été l’objet de leur part de propos assez durs l’été dernier, alors que je faisais tout, avec des risques personnels, pour éviter un bain de sang.Je me faisais traiter de dicta- teur sanguinaire».L’intervention du premier ministre a semé l’émoi chez les autochtones qui participaient hier à Montréal à la dernière journée des assises de l’Assemblée des Premières Nations.L’un des participants, le chef de bande de Kahnawake, Joe Norton, a tenté de convaincre ses collègues de ne pas se rendre au bureau du premier ministre.Mais sa suggestion fut rejetée.Il est demeuré dissident et n’a pas assisté à la rencontre.Dans l’attente d’être invités à pénétrer à l’intérieur du bureau du premier ministre, les chefs autochtones se sont vidé le coeur.Ils fulminaient contre leur hôte.Le chef des Cris, Coome Corne, a pour sa part déploré l’attitude de M.Bourassa au moment où les autochtones déploient beau- coup d’efforts pour rétablir le dialogue et construire un véritable climat de coopération.« 11 ne nous comprend pas.Il va falloir qu’il change M.Bourassa ».Le chef des Durons, Max Gros-Louis, a répliqué au premier ministre : « Les autochtones ont des droits territoriaux innés, des droits qui vont jusqu’à la souveraineté politique ».Étonné et déçu par l’intervention de M.Bourassa, le vice-président exécutif du grand conseil des Cris, Roméo Saganash, a souligné que c'est une façon de diminuer les chances de succès d’une rencontre.Toutes ces choses étant dites, les chefs autochtones ont invité néanmoins le premier ministre du Québec à la conférence nationale des peu- Volr page A-4: Autochtones Les municipalités demandent le gel des salaires de leurs fonctionnaires Walesa demande à un ancien conseiller de Solidarité de former un gouvernement Sylvain Blanchard L’UNION des municipalités du Québec ( U MQ) a demandé hier au gouvernement du Québec d’étendre sa législation sur le gel des salaires des employés de l’État, adoptée il y a quatre mois, aux fonctionnaires de toutes les villes de la provinces intéressées à s’en prévaloir.La demande a été faite hier par son président, Ralph Mercier, qui rencontrait en matinée le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, dans le cadre d’une réunion de la Table Québec-municipalités, la première depuis l’adoption de la loi 145 sur le partage des responsabilités entre les deux paliers de gouvernement.Cette demande, adressée pour la première fois au gouvernement le 30 mai dernier mais rendue publique hier, sera bientôt soumise au conseil des ministres qui, s’il l’accepte, permettra aux municipalités qui le désirent de geler la rémunération de leurs fonctionnaires pour les six premiers mois de 92 et de fixer à 3 % leur hausse salariale pour les six derniers mois de l’année.Les villes qui ont déjà conclu une entente salariale avec leurs fonctionnaires pourraient également profiter de cette extension de la loi en rouvrant, comme le gouvernement l’a fait, les conventions collectives de ses employés.L’UMQ justifie notamment sa demande par l’importance de la facture que s’apprête à lui refiler Québec en janvier prochain, les maires faisant valoir que le gouvernement ne peut exiger qu’ils prennent à leur charge 500 millions $ en nouvelles responsabilités sans qu’en retour on leur donne quelques moyens pour payer une partie de la note.Pour 170 des municipalités représentées par l’Union, l’économie susceptible d’être réalisée pourrait atteindre 64 millions $.Car une augmentation salariale moyenne (et prévue) de 4,1 % en 92 pour les fonctionnaires de ces villes signifierait pour elles un déboursé supplémentaire de 100 millions $, comparativement à 37,6 millions $ pour la formule retenue il y a quelques mois par le gouvernement envers ses fonctionnaires.De son côté, l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ) a profité de sa rencontre avec le ministre Ryan pour deman- Volr page A-4: Municipalités d’après Reuter VARSOVIE — Deux semaines après les élections législatives polonaises, le président Lech Walesa a demandé hier à Bronislaw Geremek, ancien conseiller de Solidarité, de former un nouveau gouvernement.« Bronislaw Geremek est le candidat du président », a fait savoir le porte-parole de la présidence, Andrzej Drzycimski.En vertu de la Constitution polonaise, il revient au chef de l’État de choisir le premier ministre.Mais la nomination de ce dernier doit être approuvée par le Parlement, où Bronislaw Geremek ne peut disposer que d’une instable majorité de coalition.Dans une interview à la radio polonaise, Bronislaw Geremek s’est dit prêt à entamer des consultations pour former une coalition gouvernementale.Il s’est engagé à poursuivre la politique d’austérité économique des cabinets précédents.« Il est nécessaire que les forces politiques acceptant ce programme parviennent à un accord, a-t-il dit.Ce programme comprend la politique de Leszek Balcerowicz ».Leszek Balcerowicz, actuel ministre des Finances, est l’auteur de réformes économiques qui ont renforcé la monnaie polonaise et réduit l’inflation, mais aggravé le chômage et la récession.Les élections législatives du 27 octobre dernier, premier scrutin entièrement libre de l’après-guerre, ont mis en évidence un rejet massif de cette politique de rigueur.Avec 62 des 460 sièges de la Diète, l’Union démocratique (UD) a rem-Volr page A-4: Walesa PHOTO AP Borislaw Geremek La Montée vuivHvWwr Éü Ingénieurs Francophones Robert Gagnon Avec la collaboration spéciale de Armand .1.Boss 528 pages, 39,95 $ À travers l'histoire de l'École Polytechnique, c'est la montée en puissance des ingénieurs francophones et la prise en mains des leviers économiques par les Québécois qui nous sont racontées Boréal .A-2 ¦ Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 Joe Clark pourrait être le grand perdant après le fiasco du comité constitutionnel Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa ' i* * w k • l ¦ / DE LA TÊTE de Dorothy Dobbie ou de l’étoile de Joe Clark, laquelle sort l.â plus amochée de la semaine ro-‘çijmbolesque qui vient de se dérouler flans le camp constitutionnel fédé-,1*1 ?Le débat était lancé dans la capitale fédérale hier alors que le Par-slement a ajourné ses travaux sans .qu’il soit évident que le super-comité constitutionnel d’Ottawa renaîtra de ses cendres."' À première vue, la très contestée coprésidente du super-comité fédéral demeure le principal enjeu de la crise actuelle.Le NPI) est en effet resté sur ses positions hier.Le gouvernement devra choisir entre son député et la survie de son opération constitutionnelle.Devant l’impasse, le comité Castonguay-Dobbie (dont l’autre coprésident Claude Caston-guay est réapparu dans la capitale fédérale hier et a confirmé qu’il restait en poste) a annulé toutes ses activités jusqu’à la fin du mois, y com-pris sa tournée au Québec et son .'.sommet économique.! ¦ Le groupe, qui a annulé deux fois de suite une réunion générale depuis ' son retour en disgrâce dans la capi-t taie fédérale dans la nuit de mer-t credi, ne se reverra pas avant au ‘ iplus tôt le milieu de la semaine pro-¦ «haine.* i Mais, à tout événement, l’étoile de Joe Clark, qu’ironiquement un son-iidage montrait au début de la se- maine comme le seul susceptible de 'faire reprendre du poil de la bête à i 'Son parti auprès de l’opinion publique, aura considérablement pâli.J:c: De l’intérieur du gouvernement comme de l’extérieur, plusieurs l’identifient en effet comme le vrai responsable de l’étonnante dégrin-'"golade du comité fédéral.Ainsi, alors que le ministre aux Affaires constitutionnelles tentait en-core sans succès hier de recoller les “’ïnorceaux de son comité, l’opposition libérale déposait carrément les pots cassés à sa porte.« Il a encore perdu ses valises », ironisait à ce sujet le critique constitutionnel du Parti libéral André Ouellet au terme d'une première rencontre avec le ministre cette semaine.« La responsabilité de M.Clark est énorme dans ce domaine.Nous lui avons demandé de mettre de l’ordre dans les affaires de ce comité et nous attendons les résultats », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse impromptue hier après-midi.En privé, plusieurs stratèges fédéraux faisaient cette semaine le même diagnostic brutal.Après avoir revendiqué la paternité du Forum des citoyens de Keith Spicer, confient-ils, le ministre Clark a insisté pour donner une commande taillée sur les mêmes mesures à son comité constitutionnel.Les assemblées de cuisine et les dispersements à travers la campagne, indique-t-on, étaient son idée et il y tenait mordicus.« Je n’ai rien fait d’autre qu’exécuter mon mandat », a également confié au DEVOIR la coprésidente Dorothy Dobbie au terme du fiasco manitobain.Selon un conseiller du gouvernement, ce n'est que cette semaine, devant l’unanimité des manchettes générées par son comité, que le ministre Clark s’est rallié à la nécessité d’un virage.« Il ne voulait rien entendre avant ça», raconte-t-il.Un autre conseiller affirme que le bureau du premier ministre et son appareil ont été gardés délibérément à distance de toute l’opération.« Nous voulions convaincre le public que nous ne manipulions pas ce comité, on peut dire qu’on a réussi », ironise ce haut placé chez Brian Mul-roney.D’autres cependant font valoir que le ministre aux Affaires constitutionnelles manque d’appui, ce qui a contribué à ce que les choses se détériorent.Depuis le dépôt des propositions fédérales, Joe Clark a en effet pro- photo < Claude Castonguay et Dorothy Dobbie.noncé pas moins d’une douzaine de discours, en plus de plusieurs interventions devant des comités.Il a ainsi parcouru le Canada dans les deux sens.En plus, il a complètement remanié son équipe de presse, avec pour résultat qu’alors que se déroulait le lancement crucial de l’opération fédérale, le ministre responsable était entouré de gens qui en sont encore à explorer leurs bureaux.Le choix des coprésidents finalement est revenu au premier ministre.Brian Mulroney, indique-t-on, a choisi lui-même de confier à Dorothy Dobbie, un député qui n’avait aucune expérience à la tête d’un comité parlementaire, son super-comité fédéral.Le ministre Clark avait soumis d’autres candidats, dont David McDonald, de Toronto, ou même un représentant de l’opposition libérale.H ier, alors que les trois partis se tiraillaient en public, le fiasco semblait complet.D’un côté, les conservateurs insistent : pas question de démettre leur collègue.« Si on répond à ça aujourd’hui, demain, la tête de qui demandera-t-on ?», expli- que le député de Jonquière Jean-Pierre Blackburn.Mais le NPI) est tout aussi ferme et, en privé, des stratèges conservateurs concèdent que la tête de Mme Dobbie pourrait bien finir par être le prix à payer pour rescaper l’opération.« Nous voulons un nouveau visage à la tête du comité », insiste en effet Audrey McLaughlin.En plus, le Nouveau Parti démocratique pose la tenue d’une conférence constitutionnelle, sorte d’embryon d’assemblée constituante, comme condition à sa collaboration.« Sans de sérieux changements, ça ne vaut pas la peine de continuer », avance le député de Chambly Philip Edmonston pour expliquer l’attitude de son parti.Au terme de consultations à l’interne comme à l’externe, y compris avec des conseillers du gouvernement néo-démocrate de l’Ontario qu’Ottawa a discrètement appelés à l’aide dans ses démêlés avec le NPI) fédéral, plusieurs porte-parole du gouvernement ont laissé entendre hier qu’ils étaient disposés à donner suite à l’idée d’une conférence constitutionnelle.Quant aux libéraux, la liste des changements qu’ils revendiquent demeure d’ordre essentiellement administratif.« À ce moment-ci, nous n’avons pas l’intention de boycotter les travaux d’un comité qui sont trop importants pour l’avenir du pays.Mais si le gouvernement continue à être aussi irresponsable, nous aurons à réviser notre position », a prévenu le député André Ouellet en énonçant de nouveau la position de son parti hier.Il réclame entre autres le congédiement des contractuels rattachés au Parti conservateur, un itinéraire remanié et un retour à un fonctionnement plus traditionnel pour une commission parlementaire.Le Parti libéral exclut également l’hypothèse de collaborer aux efforts constitutionnels du gouvernement sans le NPD.Chrétien ne regrette rien Lévesque et Mulroney seuls coupables de la crise autour de la Constitution Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — Au lendemain de son élection à la direction de la Saskatchewan, un des acteurs-clés du rapatriement, le nouveau premier ministre Roy Romanov, de la Saskatchewan, disait « regretter » certains gestes posés à cette autre époque de turbulence constitutionnelle.L'entente conclue sur le coin d’une table de cuisine, à la faveur de la nuit, n’inspire rien de glorieux au nouveau leader néo-démocrate, qui s’est entendu avec son collègue de l’Ontario, Roy McMurtry, et le ministre fédéral responsable du dossier, Jean Chrétien, pour ramener la Constitution au pays et l’assortir d’une Charte des droits, en échange d’une clause dérogatoire.Si d’autres ont des remords, le chef du Parti libéral du Canada semble n’en avoir aucun.Cette semaine, qui marquait le lOème anniversaire du rapatriement, M.Chrétien a déclaré que ce sont les convictions « séparatistes » de l’ex-premier ministre René Lévesque qui devaient conduire à l’impasse.Et il reproche à Brian Mulroney d’avoir réactivé, cinq ans plus tard, le débat avec ses propositions du lac Meech.« En réalité, M.Lévesque était logique avec sa propre position; les gens réalisaient qu’il était un homme i honnête mais un séparatiste.Alors comment aurait-il pu être un des futurs Pères de la Confédération quand justement il voulait en sortir de cette Confédération ?», a fait observer le leader libéral au cours d’une interview.Le Canada ne se trouverait pas aujourd’hui dans la tourmente constitutionnelle, poursuit-il, si le premier ministre navait pas pris l’initiative, pendant la campagne électorale de 1984, de promettre au Québec d’être signataire de la nouvelle Constitution « dans l’honneur et l’enthousiasme ».« Si M.Mulroney n’avait pas parlé en 1987 de rouvrir le débat constitutionnel, on parlerait aujourd’hui de globalisation des marchés.C’est M.Mulroney qui voulait faire quelque chose.De quoi parlait-on en 1986 et 1987 au Québec ?On parlait de la nouvelle classe de gens d’affaires, qui étaient compétitifs et qui voulaient conquérir le monde.On ne discutait pas de Constitution.Le gouvernement a fait une bourde magistrale et depuis ce jour, le pays en paie le prix.» Handicapés: un pays exemplaire PARIS (PC) — Un gouvernement ne peut pas, à lui seul, changer l’attitude de la société vis-à-vis des personnes handicapées.Tout le monde doit être impliqué pour qu’on parvienne à changer les mentalités.C’est ce qu’a déclaré hier le secrétaire d’État canadien Robert de Co-tret, qui était invité à titre d’observateur à la conférence des gouvernements européens sur les personnes handicapées, à Paris.Cette assemblée réunissait 34 mi- nistres responsables des lois intéressant ces personnes.M.de Cotret a déclaré à la Presse canadienne que le Canada avait été invité à cause de ses efforts exemplaires en faveur de l’intégration des personnes handicapées dans la société.Le Canada est en avance sur bien d’autres pays, et les ministres européens veulent s’en inspirer, a-t-il dit, ajoutant cependant qu’il y a encore place à l’amélioration.Le virage fondamental dans les finances publiques proposé par un comité du PLQ Pierre O’Neill .PANS LA RECHERCHE d’un équilibre des finances publiques d’ici sept .ans, le gouvernement Bourassa de-.vrait décréter : ¦ le gel des crédits des ministères; >M le gel des taxes et impôts; ¦ la tarification et la privatisation de •certains services.Ces recommandations et d’autres -émanent d’un comité que le Parti libéral du Québec a mis sur pied pour ¦ explorer les voies de solutions aux • problèmes du déficit budgétaire et ï'de la détérioration des finances publiques.Formé principalement du ¦président du parti, M.Jean-Pierre Roy, de la vice-présidente, Mme Diane Viau, et de l’ex-ministre Paul Gobeil, le groupe de travail a présenté son rapport cette semaine, d’abord aux membres du comité exécutif du parti, puis au premier ministre Bourassa.Dans leur conclusion, les membres du comité ad hoc de la commission politique libérale expriment la conviction que la population appuiera toute action énergique pour l’amélioration des finances publiques, surtout si cette réforme est orientée sur les dépenses, et constitue implicitement un effort pour éviter une hausse de la taxation.Sur la base de cette prémisse, les auteurs du document invitent le gouvernement à « en profiter » pour présenter à la population plus qu’un dis- cours de remise à neuf de l’appareil de l'État, mais un véritable discours d’avant-garde, de dépassement, de résultatss et de performance, s’inscrivant dans une perspective constitutionnelle et symbolisé par « la victoire du déficit» Dans une mise en garde à leur gouvernement, ils rappellent qu’il faudra faire preuve d’unité à travers cet exercice et que le meilleur moyen de l'obtenir consiste à en faire une opération globale et complète, de manière à distribuer équitablement le fardeau entre les ministres et les ministères.Sous le titre « Gouverner dans un contexte compétitif », les auteurs du rapport préviennent enfin le premier ministre Bourassa qu’il lui faut en- PLEIN LA VUE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE ouvrent leurs portes au grand public samedi et dimanche, les 9 et 10 novembre Visites guidées, démonstrations, information sur les programme d'études, mini-conférences, concerts, expositions.Garderie, transport par navettes Accueil des personnes handicapées (s.v.p.réserver au 343-7928) Entrée libre au CEPSUM TOUT EST GRATUIT I Bell RENSEIGNEMENTS : 343-6032 LE PROGRAMME SERA DISTRIBUÉ DANS LA PRESSE DU SAMEDI 9 NOVEMBRE voyer un « message clair » à la population, en indiquant qu’il entend parachever le redressement des finances publiques.Ces mises au point étant faites, ils formulent 11 recommandations : ¦doter le Québec d’une stratégie budgétaire avec comme horizon un cycle économique complet.L’objectif d’une telle stratégie sera d’assurer l’équilibre de nos finances, plus précisément du solde du compte courant, sur un cycle économique complet, soit une période de sept ans environ; ¦ que tout revenu additionnel engendré par la croissance économique soit affecté prioritairement à réduire le déficit; ¦ que les taxes et les impôts soient gelés; « La compétitivité fiscale du Québec vis-à-vis nos concurrents immédiats, l’Ontario et les États-Unis, doit être assurée»; ¦ s’attaquer à l’évasion fiscale et au travail au noir de manière énergique; « Qui reprocherait au gouvernement de percevoir des sommes dues»?; ¦ utiliser judicieusement la tarification pour sensibiliser les citoyens aux coûts des services offerts, agir sur la demande et faire assumer aux utilisateurs les coûts des services jugés non prioritaitres.« Le fédéral conteste toute tarification des services.Des démarches devront être engagées dans le but de faire modi- fier cette politique aveugle » ; ¦ mettre en place une politique d’at-trition naturelle du nombre de fonctionnaires à l’emploi du gouvernement; l’objectif proposé est de 3% du personnel par année pendant trois ans; ¦ adopter le principe de gel ou de réduction des crédits nominaux des ministères, sauf dans le cas des ministères identifiés aux paragraphes suivants; ¦ allouer au ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi qu’au ministère de l’Environnement des crédits conformes aux besoins; et doter les activités structurantes ou motrices pour l’économie québécoise, ci-après énumérées, de crédits conformes à leur utilité : le développement des affaires internationales; les investissements dans la formation professionnelle; la recherche, le développement et les nouvelles technologies; le développement de l’industrie touristique; la recherche d’immigrants investisseurs; ¦ opérer des mutations substantielles dans les ministères suivants, pour accroître les chances de succès de la réforme : Éducation, Enseignement supérieur et Formation professionnelle, et du ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu; ¦ réduire le nombre de ministères et revoir les services et implications de l’État dans de multiples secteurs, de façon à identifier les activités étatiques susceptibles d’être sous-trai-tées, fusionnées, décentralisées ou privatisées; « Un nouvel exercice de privatisation de sociétés d’États, semblable à celui réalisé au début du premier mandat, doit être enclenché » ; ¦ redonner aux élus leur pouvoir de décision, en introduisant un nouveau processus de détermination des choix budgétaires.Ce rapport de la commission politique du PLQ n’est que le premier de trois documents de travail visant à éclairer le gouvernement sur cette thèse des finances publiques.Le secrétaire général du gouvernement, M.Benoît Morin, préside un forum des sous-ministres dont les conclusions n’ont pas encore fait l’objet de fuites.Un troisième groupe de penseurs, formé de 18 députes, a laissé couler des bribes d’un rapport qui n’a toutefois pas encore été rendu public.Pour épargner 100 millions $ par année, les parlementaires proposent que le ministre de l’Éducation repousse de quelques mois l’âge d’admission à l’école.Ou encore que l’année scolaire commence en août et fasse relâche en janvier, question d’épargner dans les coûts de chauffage.À l’instar du comité du PLQ, ils suggèrent par ailleurs de réduire le nombre de ministères et de fusionner certains services gouvernementaux.?UNE TRADITION D’EXCELLENCE 1 'v** * > Portes ouvertes LE MERCREDI 13 ET LE JEUDI 14 NOVEMBRE DE 1 5H30 À 18HOO Les portes ouvertes POUR LE COURS COLLÉGIAL AURONT LIEU LE JEUDI 6 FÉVRIER 1992 Candidats à la 1 ÈRE SECONDAIRE ?Examen d’admission LES 23, 30 NOVEMBRE OU 7 DÉCEMBRE CANDIDATS(TES) AUX AUTRES CLASSES ?ÉTUDE DU DOSSIER UNIQUEMENT COLLEGE COURS JEAN-DE-BRÉBEUF SECONDAIRE 3200, CHEMIN DE LA CÔTE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL (QUÉBEC) H3T (Cl 342 ?1320 POSTE 231 COLLÈGE PRIVÉ DÉCLARÉ D’INTÉRÊT PUBLIC Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 ¦ A si EN BREF.Ottawa cessera ses ingérences en formation professionnelle •aas Gaz Métropolitain augmente ses tarifs (PC) — La compagnie Gaz Métropolitain a annoncé hier que la Régie du gaz naturel du Québec venait de l’autoriser à augmenter ses tarifs de 1,1 % en moyenne, avec effet rétroactif au 1er octobre dernier.Dans un communiqué, Gaz Métro indique que le détail des augmentations pour les différentes catégories de clientèles sera connu au cours des prochains jours.Pour la compagnie, cette décision représente, sur une base annuelle, , une augmentation de revenu de 13 ; millions $, alors que la demande initiale de Gaz Métropolitain était de 17,5 millions $.On scrutera le trou de la couche d’ozone Juristes francophones en congrès à Montréal (PC) — La ministre de la Justice, Kim Campbell, s’est réjouie, hier, de prendre la parole devant une centaine de membres de l'Association des juristes d’expression française de l’Ontario, réunis en fin de semaine à Montréal pour leur llème congrès, consacré à la question constitutionnelle.« Vous avez un rôle particulier à jouer dans les débats », leur a-t-elle dit.En après-midi, d’ailleurs, on a discuté de la protection des droits linguistiques, une question de survie pour les francophones hors Québec.Le professeur William Tetley, de l’Université McGill, est venu dire aux avocats ontariens que les anglophones du Québec « sont très, très gâtés » en matière de protection de leurs droits linguistiques.« Mais trop peu d’anglophones pensent aux francophones hors Québec », a-t-il déplore.Le criminaliste montréalais Serge Ménard, qui annonçait il y a quelques semaines son intention de se présenter aux prochaines élections sous la bannière du PQ, a dû défendre l’option souverainiste devant des Franco-Ontariens parfois inquiets de se voir abandonnés par un Québec indépendant.« Si la langue française est dynamique au Québec, ça aura un effet sur les communautés francophones hors Québec, a-t-il estimé.Nous devrons travailler en commun à l’extérieur du cadre fédéral.» Hollande Parent de la Presse Canadienne LE MINISTRE fédéral de l’Emploi et de l’Immigration, Bernard Val-court, s’est finalement engagé hier à cesser de verser directement à des organismes québécois certains fonds fédéraux destinés à la formation professionnelle, pratique perçue comme une invasion fédérale par le ministre québécois de la Main-d’oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle André Bourbeau.À l’issue d’une rencontre de deux heures entre les deux ministres, dans des bureaux fédéraux à Montréal, le ministre Valcourt s’est dit prêt à ac- céder à la demande du ministre Bourbeau et à acheminer dorénavant les fonds tirés de l’assurance-chômage et destinés à la formation professionnelle par le biais des structures régionales québécoises, soit les commissions de formation professionnelle.« La raison pour laquelle on faisait cavalier seul était qu’on n’avait pas d’entente sur l’utilisation de la somme de 12 millions $cpour 1991 », a tenu à préciser le ministre Valcourt.Depuis le début de l’année, le ministre fédéral a réussi à négocier des ententes à la pièce avec différents organismes, comme Action-Chômage et des Chambres de com- merce, si bien que le budget de 1991 est à toutes fins utiles épuisé, a-t-il reconnu.L’entente intervenue hier vaudra donc pour les 20 millions $ qui seront dégagés à même le fonds d'assurance-chômage pour la formation professionnelle pour l’année 1992.Elle sera valide jusqu'à ce que le contentieux constitutionnel ait été réglé, ont indiqué les deux ministres.Dans ses propositions constitutionnelles, Ottawa prévoit remettre aux provinces la compétence exclusive non seulement en matière de formation professionnelle mais également en matière de main-d’oeuvre.En attendant l’issue de ces discus- WASHINGTON (Reuter) - Des avions-espions américains s’envoleront la semaine prochaine dans la stratosphère pour y déceler d’éventuelles preuves de l’existence d’un « trou » dans la couche d’ozone au-dessus du pôle Nord.Trois ER-2, version modifiée du vieil U-2 américain, observeront la couche d’ozone, qui protège la Terre de rayons ultraviolets mortels, à une ¦ altitude de 21000 mètres environ, a précisé hier Jim Anderson, chef du ¦ ¦ projet scientifique de la NASA.Un trou a déjà été repéré voici plus de 10 ¦ ans dans la couche d’ozone au-dessus • de l’Antarctique, dans l’hémisphère Sud.Les premiers vols, qui dureront chacun huit heures, auront lieu en milieu de semaine prochaine et la mission doit durer cinq mois au total, a précisé Jim Anderson, professeur à l’Université d’Harvard.L’Université de Montréal ouvre PHOTO VILLE DE MONTRÉAL Avant.après Plus qu’une semaine et les propriétaires de cabarets et de bars de danseuses devront se plier au nouveau règlement de la Ville de Montréal interdisant l'affichage de corps humains sur les devantures des commerces érotiques.Quelques-uns se sont déjà mis au pas et rivalisent d’imagination pour mousser leur commerce sans exhiber de corps nus.Ainsi le bar Le Harem, de Cartierville, est passé du nudisme à l'exotisme (photos).Certains ont choisi non seulement de troquer leur enseigne, mais aussi le nom de leur commerce pour faciliter l'opération.Les récalcitrants s'exposeront à des amendes et, dès le 16 novembre, la Ville se réserve le droit de retirer elle-même les affiches indésirables.Amnistie tente de sauver 20 Pakistanais LONDRES (Reuter) — Amnistie Internationale a exhorté hier le Pakistan à surseoir à l’exécution d’au moins 20 personnes condamnées en août dernier à la peine capitale.L’organisation de défense des droits de l’homme précise qu’aucun des condamnés n’a eu droit à un procès équitable et que ces exécutions « annonceraient une vague d’exécutions à travers le pays après trois ans de pause dans le recours à la peine capitale ».Selon certaines informations, ajoute Amnistie Internationale, le nombre d’exécutions imminentes pourrait s’élever à 40 et les autorités pakistanaises ressortent des dossiers de condamnés dont les sentences avaient été commuées en 1988.34 morts dans le Caucase MOSCOU (Reuter) — Un avion des lignes intérieures soviétiques s’est écrasé jeudi dans les montagnes du Caucase, entraînant la mort des 34 personnes qui se trouvaient à bord, a rapporté hier l’agence Tass.On ignore les causes de l’accident.ses portes Isabelle Paré POUR LA PREMIÈRE fois de son histoire, l’Université de Montréal, et toutes ses écoles affiliées, ouvriront toutes grandes leurs portes au public aujourd’hui et demain dans le cadre d’un grand happening universitaire axé sur la découverte.On souhaite accueillir 20 000 personnes lors de cette vaste opération charme destinée à rompre avec le syndrome de la tour d’ivoire.Démonstrations en laboratoire à l’École Polytechnique, projections de films publicitaires et simulation du parquet de la Bourse à l’École des Hautes Études Commerciales, kiosques d’informations sur les programmes de cours et les carrières composeront le menu de cet événement « portes ouvertes » intitulé « Plein la vue ».De 10 h à 17 h, des visites guidées, un service de garderie et une flotille de navettes ont même été prévus pour permettre aux intéressés de sillonner à leur guise le campus qui regroupe les 13 facultés, la soixantaine de departements et les 80 unités de La Société québécoise de science politique, en collaboration avec Le département de science politique de l'Université Laval vous invitent à assister à une TABLE RONDE SUR LES ENJEUX DES PROPOSITIONS CONSTITUTIONNELLES Date : Mardi, 12 novembre 1991 Heure : 16 h 30 Lieu : Pavillon de Koninck, (Salle OB), Université Laval PARTICIPANTS : Henri Brun, Faculté de Droit, Université Laval Daniel Latouche, I.N.R.S.-Urbanisation Claude Morin, E.N.A.P.Président i Gilles Breton, Département de science politique, Université Laval Information : Élaine Dupré, secrétariat de la S.Q.S.P.(514) 987-4582 France Giroux, déléguée aux projets spéciaux (514) 669-8509 ENTRÉE LIBRE à un grand happening recherche que fréquentent les 50 000 étudiants de l’Université de Montréal.Plus qu’académique, cette grande rencontre sera logée à l’enseigne de la participation et invitera les amateurs de langues, de chiffres, ou de sports à questionner des experts, à participer à des débats ou même à étrenner leurs patins gratuitement sur la glace de l’aréna universitaire.Le tout sera couronné dimanche, à 16 h 30, par la présentation d’un grand concert gratuit offert par la faculté de musique à la Salle Claude-Champagne.« Nous faisons cela un peu dans la foulée de notre campagne de souscription pour montrer aux gens que ça vaut la peine d’investir dans nos institutions universitaires », a expliqué hier la coordonnatrice de l’événement.À ce jour plus de 47 millions $ ont été recueillis par l’Université de Montréal dans le cadre de sa campagne « Réussir Ensemble », dont l’objectif est d’amasser 75 millions $ pour subvenir à ses besoins financiers au cours des prochaines années.sions, « ce qu’on a fait aujourd’hui c’est une treve, une entente transitoire pour mettre un terme au fer-raillement », a expliqué le ministre Bourbeau.La signature formelle de l’entente devrait se fair e dans deux semaines.« À partir de maintenant, on ne se chicanera plus sur le terrain.On a réglé notre problème jusqu’à ce que les experts en constitution aient réglé le plus gros du dossier », a dit le ministre québécois.L’administration exclusive des programmes de formation professionnelle par le Québec fait l'objet d’un consensus depuis plusieurs mois dans les rangs patronaux et syndicaux québécois.Depuis un an, des discussions sqpt en cours pour déterminer une pqji-tique globale en cette matière au cours desquelles des divergences de vue sont apparues.Il n’y aurait pas unanimité sur le lieu à privilégier pour faire la formation professionnelle, les entreprises ou le réseau d’éducation.: ; Quoi qu’il en soit, l’énoncé de politique sera rendu public d’ici quelques semaines et le ministre Bourbeau prévoit que le projet de loi créant lés structures à mettre en place sera déposé avant Noël.Une commission parlementaire sur le sujet se tiendra par la suite, indiquait-il jeudi.i > Rémillard tient à un Code civil qui permet au consommateur d’hypothéquer tous ses biens saisissables Pierre April de la Presse canadienne QUÉBEC — Le ministre de la Justice, Gil Rémillard, est déterminé à inclure dans le Code civil la notion d’hypothèque mobilière, malgré les appels à la prudence des associations de consommateurs, de la Chambre des notaires et de l’opposition officielle qui jugent cette mesure comme étant une incitation additionnelle à l’endettement.Prenant la parole devant 500 membres de la Chambre des notaires, hier, dans la capitale, le ministre a expliqué que le gouvernement et le ministère de la Justice ne devaient pas faire preuve « de paternalisme et de maternalisme » dans ce dossier.« Je ne m’attends pas à y aller au hasard, a-t-il dit, afin qu’on puisse faire le point sur les avantages et les inconvénients d’une telle mesure.Nous devons bien sûr être conscients de certaines difficultés qu’elle peut impliquer.« Dans ce dossier, a-t-il poursuivi, je regarderai avec beaucoup d’attention les avantages et les inconvénients afin qu’on puisse assurer une nouvelle source de financement, qu’ils n’ont pas présentement, aux consommateurs québécois.» Cette notion d’hypothèque mobilière, retenue dans le projet de loi 125 sur la réforme du Code civil, permettrait aux consommateurs d’hypothéquer tous leurs biens autres que ceux qui sont insaissables ou essentiels.Dans son application, cette notion impliquerait aussi la tenue d’un ré-gistre de tous ces biens mobiliers hypothéqués.« Pour accorder la liberté de choix et d’action aux acheteurs de pouvoir vérifier les biens qu’ils achètent», a expliqué M.Rémillard.Le ministre a souligné que cette notion de droit était déjà en force dans d’autres provinces au Canada et aux États-Unis et que le Québec devait se placer au meme diapason que ses voisins.« Regardons ce qui se passe dans les autres sociétés, a-t-il dit, et voyons comment nous pouvons, en fonction de notre contexte social, économique et culturel, faire en sorte que cette nouvelle notion puisse s’insérer dans notre droit.'» Le président de la Chambre des notaires, Me Jacques Taschereau, a expliqué lors d'une conversation à l’issue du discours du ministre, que même si les notaires appuient cette notion, « ils le font avec beaucoup de réserve ».« La Chambre est d’accord, a-t-il dit, à cause de l’environnement, des autres juridictions, des autres provinces et des États américains qui possèdent déjà cet outil de crédit.» Selon ce grand spécialiste du droit civil, cette harmonisation est nécessaire à cause de la mobilité des personnes et des biens.« Ceci dit, a-t-il poursuivi, nous sommes un peu inquiets de la sécurité qu’apporterait la tenue des registres.C’est un problème important parce qu’il peut y avoir une ventç de biens déjà hypothéqués.» Le registre devra être tout à fait fonctionnel pour qu'au moment où un marché de biens mobiliers est versitaire à se développer avec la collaboration des scientifiques et des ingénieurs des secteurs industriel et public, dans le but d'atteindre cet objectif stratégique à long terme.De plus, cette personne sera appelée à démontrer son appui et son leadership dans , de nombreuses activités scientifiques à l'Université Laurentienne.Les personnes intéressées doivent posséder un solide dossier d'enseignement et de recherche, avoir démontré des capacités administratives et maîtriser le français et l'anglais.Les candidatures .seront traitées de façon confidentielle.Prière de les faire parvenir avant le 15 décembre 1991, avec un curriculum vitae et trois , références à: , Dr Paul Cappon Vice-recteur à l’enseignement et à la recherche Université Laurentienne Sudbury (Ontario) P3E 2C6 L’UNIVERSITÉ LAURENTIENNE SOUSCRIT AU PRINCIPE DE L'ÉQUITÉ EN MATIÈRE D'EMPLOI ET ENCOURAGE LES AUTOCHTONES, LES PER SONNES HANDICAPÉES ET LES MEMBRES DES MINORITÉS VISIBLES A POSER LEUR CANDIDATURE.ELLE ACCORDE UNE ATTENTION PARTI CULIÉRE AUX CANDIDATURES DES FEMMES QUALIFIÉES.L'UNIVERSITÉ LAURENTIENNE EST UN LIEU DE TRAVAIL SANS FUMÉE Laurentian CÇ) Université University -Vv*/- Laurentienne Siulburv Ontario (atuula (70S) ft/S//1)/ i I Le Devoir, samedi 9 novembre 1991 ¦ A-9 L’ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF État d’urgence en Tchetchènie » • « MOSCOU (AFP) — Le président de ' la Fédération de Russie Boris Eltsine a décrété l’état d’urgence et le couvre-feu pour un mois dans la république autonome de Tchetchèno-Ingouchie (Caucase du nord), a annoncé hier soir la télévision russe.Le président russe a désigné le député tchétchène Ahmed Akhsanov comme gouverneur de la république investi des pleins pouvoirs.Les « grèves, manifestations, et meetings » sont interdits durant cette période d’un mois, et le décret ordonne la confiscation des armes à feu, des armes blanches, ainsi que des « matériaux radioactifs » produits par les entreprises de la région.Amnesty demande un sursis LONDRES (AFP) — Amnesty International a lancé hier un appel au gouvernement pakistanais, lui demandant de surseoir à l’exécution des condamnations à mort prononcées à l’encontre d’« au moins vingt personnes » à l’issue de procès « iniques ».Ces personnes, jugées par des « tribunaux spéciaux » avec une « procédure accélérée » qui « n’assure pas un procès équitable », n’ont en outre pas été autorisées à faire appel, souligne l’organisation internationale de défense des droits de l'Homme dans un communiqué publié à Londres.Amnesty exprime également sa crainte de voir quelque 2000 prisonniers, jugés par des tribunaux similaires sous le gouvernement du général Zia-ul-Haq et dont les condamnations à mort avaient été commuées après l’arrivée au pouvoir de Benazir Bhutto en 1988, ramenés devant ces tribunaux spéciaux pour être à nouveau jugés.Facture de 7 millions $ à Madrid Le gouvernement provisoire haïtien durcit le ton La mission civile de l’OEA arrive aujourd’hui à Port-au-Prince PORT-AU-PRINCE (AFP) - Le gouvernement « provisoire » haitien issu du coup de force militaire du 30 septembre a durci le ton à la veille de l’arrivée à Port-au-Prince de la « mission civile de la paix » de l’Organisation des États Américains (OEA) qui doit tenter de le persua- der d’ouvrir la voie au retour du président renversé Jean-Bertrand Aristide.En effet, la télévision d'État à annoncé, jeudi soir, le lancement de deux « mandats d’amener », l’un contre le père Aristide et l’autre contre son premier ministre, René Préval, qui aurait trouvé refuge à l’ambassade de France lors des événements.Selon ces mandats, le président renversé est inculpé « arrestation illégale, de violence, de torture corporelle sur Mme Wilner Louis (épouse d’un major de la marine accusé de complot en juillet dernier) et r~~ iéih ta*.ar i \ m m *V?.M.m m m.m.
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