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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-10-25, Collections de BAnQ.

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Le Devoir, vendredi 25 octobre 1991 Casa FKRNANDKl.RISTORANTE un pan détour.pour une grande gastronomie italienne•> 50 est, rue Jarn Réservations: (514) 381-%50 Olivar Asselin, journaliste Paul Cauchon REDOUTABLE pamphlétaire, nationaliste ouvert sur le monde, ardent défenseur de la langue française, Olivar Asselin fut un mythe parmi ses contemporains.Sous plusieurs aspects il est également « l’ancêtre des relations franco-québécoises et l’ancêtre du journalisme d’enquête », selon Hélène Pelletier-Baillargeon.Hier soir, le Conseil de presse du Québec rendait hommage à Olivar Asselin en l’inscrivant au « Mémorial du journalisme québécois».Kl plusieurs estiment, à l’instar de Gérard Pelletier, que parmi les grands journalistes canadiens-fran-çais Asselin fut « le plus original, le plus courageux, le plus actif et le moins conformiste ».Cet esprit « rebelle et marginal » est né le S novembre 1H74 à Saint-Hi-larion dans Charlevoix (son père était artisan), a passé son enfance près de Mont-Joli et a étudié au collège de Rimouski.C’est un premier de classe.Puis sa famille émigre en Nouvelle-Angleterre, à Fall River, où il travaille dans les manufactures de colon.Au tournant de la vingtaine, il apprend son métier dans les journaux franco américains.« Aux États-Unis il est vite devenu un corn battant, sensible au contexte minoritaire des Canadiens français », explique Hélène Pelletier-Baillargeon, qui travaille actuellement à une grande biographie d’Asselin et qui a eu accès aux archives inédites de la famille.« Dans la salle de loisirs de sa paroisse du 'petit Canada’ de Nouvelle-Angleterre, il a eu le coup de foudre pour les journaux qui venaient de France, séduits par la qualité de la langue mais aussi par les pamphlétaires de l'époque ».Retour à Montréal.En 190B il devient chef des informations à /.a Presse.et perd son emploi parce qu’il exigeait des rédacteurs qu’ils écrivent « en français », avec concision, sans verser dans le sensationnalisme.("est à La Presse qu’il rencontre Jules Fournier, qui restera toute sa vie son complice et son grand ami.Avec Fournier il fonde son propre journal en 11104, Le Nationaliste, un hebdomadaire qui lui permettra de développer ses talents de polémiste, en s’attaquant par exemple au gouvernement Laurier.Il veut créer « un esprit national qui nous distingue parmi les peuples du monde ».Marcel-Aimé Gagnon, qui a écrit lin livre sur Asselin dans les années 70, soutient que Le Nationaliste contribua à la naissance du DEVOIR en.préparant les lecteurs à ce type de publication et en apportant à Henri Bourassa les abonnés du canard d’Asselin.Olivar Asselin est en effet associé au DEVOIR dès la fondation en 1910, mais il n’y restera que quelque mois.« Bourassa n’aimait pas le style agressif d’Asselin, et Asselin et Fournier sentaient qu’ils n’avaient pas les coudées franches », estime Mme Pelletier-Baillargeon.Pendant la même période, Asselin prend le temps de fonder la Ligue Nationale, de se présenter deux fois comme candidat nationaliste aux élections (peine perdue), de se faire élire président de la Société Saint-Jean Baptiste (ce qui ne l’empêche pas de tourner en ridicule le mouton traditionnel, symbole de soumission passive).En 191S, lui qui a toujours lutté contre la conscription, il s’enrôle dans l’armée pour aller défendre la France, à la surprise générale.On Voir page B-2 : Asselin Le régime de Les hôpitaux prêts à remettre en cause la pertinence de certains services soins à bout de souffle Jean Francoeur LE QUÉBEC, pour sortir de l’impasse financière actuelle, doit procéder à un réexamen exhaustif de la couverture offerte par les régimes publics de soins de santé et de services sociaux.L’Association des hôpitaux du Québec ( A H Q ) est d’accord.Elle propose même, comme voie de solution, la création d’un conseil d’évaluation avec mandat de recommander au ministre de hausser, de maintenir ou même d’abandonner certains services.Dans ses avis, un tel conseil tiendrait compte de l’évolution des besoins, des connaissances, de la technologie, des valeurs sociales privilégiées, le tout en regard de la capacité de payer du gouvernement.Dans le respect des principes qui ont guidé la mise en place des régimes d’assurance hospitalisation et maladie, établissements et médecins s’efforcent toujours de répondre à la demande, malgré un manque flagrant de ressources, lit-on dans le document de réflexion que l’AHQ vient de faire parvenir à ses membres en vue du prochain débat annoncé par le ministre de la Santé et des Services sociaux.Mais, ajoute le même document, « le moment approche où ils ne pourront plus tout faire, tout le temps, puisque les indices sont de plus en plus visibles des limites imposées ».L’AHQ reconnaît cependant que le système médico-hospitalier s’est laissé piéger par une logique qui l’a conduit « à multiplier des services dont la finalité n’est pas claire » — non plus que la pertinence, l’efficacité ou même la qualité.« Si nous le comprenons bien, écrivent les auteurs du document (en faisant allusion à « la nouvelle vision des choses » proposée par M.Marc-Yvan Côté), l’allocation des ressources doit désormais obéir à une logique où les préférences du consommateur, les résultats des interventions et leurs coûts sont les principaux déterminants du cadre de financement.» En clair, le gouvernement « ne doit plus prendre à sa charge les interventions dont les résultats ne sont pas satisfaisants ».Mais ces interventions inefficaces, quelles sont-elles ?Pour trancher de façon éclairée, les décideurs auront besoin des « informations valides et éprouvées » qui leur font présentement défaut.D’où la proposition d’un Conseil d’évaluation des services de santé et des services sociaux spécialement mandaté à cette fin.Un conseil de plus?Car le ministre reçoit déjà les avis d’un Conseil d’évaluation des technologies de la santé sur l’efficacité, la sécurité, les coûts et les implications économiques, éthiques et sociales des nouvelles technologies méch L’Association des hôpitaux soutient que ni l’apport de sources complémentaires de financement ni la rationalisation des services assurés ne suffiront à répondre aux besoins toujours croissants.cales.Le ministre profite également de l’éclairage d’un Conseil consultatif de pharmacologie qui effectue des études de coût-utilité et de coût-elficacité de certains médicaments S’y ajoutera bientôt un Conseil médical du Québec issu de la ronde de négociation estivale entre le ministère et le regroupement des fédérations syndicales de médecins.Malgré tout, en raison de l’importance cruciale des arbitrages qu’il reste à faire entre les besoins qui s’expriment et les services prioritaires à maintenir, intensifier ou même à créer de toutes pièces, l’AHQ croit à la pertinence d’un organisme consultatif ayant pour mandat d’évaluer les services assurés.Mais, à son avis, ni l’apport de sources complémentaires de financement ni la rationalisation des ser- vices assurés ne suffiront à répondre aux besoins toujours croissants qui s’expriment avec le vieillissement de la population, la détérioration du tissu social, la disponibilité des technologies de pointe, la vétusté des installations et des équipements, sans compter d’autres facteurs la création des régies régionales, les nouveaux mécanismes de traitement des plaintes, les comités d’usagers.Le réseau hospitalier, croit l’AHQ, devra renouveler ses objectifs d’efficience dans l’organisation des soins qu’il dispense.Non pas que, dans les meilleures conditions, une amélioration à ce chapitre entraînera nécessairement des économies à court terme, compte tenu des listes d’attente qui témoignent d’une demande de soins actuellement non satisfaite.En outre, les mesures à prendre exi- geront de l’argent neuf.A terme cependant, ces gains d’efficience pourront avoir un impact significatif sur le rythme de croissance des coûts.1.’Association des hôpitaux est aussi d’avis qu’il faudra introduire dans le système des mécanismes de financement plus incitatifs.En fait, c’est toute la « culture » de l’administration publique qu’il faut remettre en cause, il faut transformer les secteurs public et parapublic en organisations « attentives aux résultats obtenus » : une sorte de « peres troïka » où l’on s’efforcerait de concilier la flexibilité et la discipline du marché avec les exigences de l’équité dans la prestation des soins.Au passage, le document de l’AHQ relance le projet d’organisations de soins intégrés de santé (OSIS) élaboré à partir de l’expérience améri- caine des 11 MO ( Health Maintenance Organizations), projet auquel une équipe du ministère avait consacré beaucoup d’efforts de recherche, de réflexion et d’analyse sous la gouverne de Mme Thérèse Lavoie-Roux, mais qui a été abandonné par la suite.On en trouve cependant quelques traces à l’article 414 de la nouvelle loi 120 qui se lit comme suit : « Le ministre peut (.) mettre en oeuvre (.) tout projet expérimental concernant l’organisation des ressources humaines et matérielles des établissements aux fins de favoriser l’organisation et la prestation intégrées des services de santé et de services sociaux.» Les OSIS offriraient un mode de financement alternatif des soins de première ligne, dont l’AUQ souligne Voir page B-2 : Les soins •HMW ".- «fan»**"!!!?£«SÉ#!ts PHOTO JACQUES NADEAU « Je suis là pour faire les changements qui s’imposent ».FRANÇOIS OUIMET La politique pragmatique avant le dogmatisme Caroline Montpetit DE NATURE réservée, visiblement nerveux lorsqu’il s’agit de prendre une décision de dernière minute, catapulté président de la CF',CM au plus fort de la crise opposant les hauts fonctionnaires de la commission scolaire à la table de ses commissaires élus, Me François Ouimet semble tout de même prendre goût à la politique.Campé dans son bureau de président, où il passe désormais le plus clair de son temps, l’avocat de la firme Adessky, Poulin, déclarait sans ambages, en début de semaine, qu’il s’apprêtait à réviser la position du Regroupement scolaire confessionnel, ainsi que de la CECM, en matière confessionnelle.Trêve de questions administratives ou procédurières, Me Ouimet s’attaque donc de front au dogme de la confessionnalité de la commission scolaire, qui a sous-tendu toutes les orientations des membres de son parti, au pouvoir depuis 1971, au cours des quinze dernières années.« Suis-je pratiquant ?Je ne ré ponds pas à cette question.Cela dépend ce que vous entendez par pratiquant », explique-t-il, affichant volontairement un certain détachement face à ses convictions religieuses.Politiquement, la position est rentable, et le coup a porté dans l’opinion publique.Ce n’est pas sans raison que le parti de l'opposition, le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO), non confessionnel, réussissait à faire élire neuf candidats aux postes de commissaires, aux élections scolaires de novembre dernier.Les positions radicales du Regroupement scolaire confessionnel sur la confessionnalité des commissions scolaires rejoignent désormais une minorité d’électeurs montréalais, et se butent de plus à la volonté bien assurée du gouvernement du Québec de mettre en branle un système scolaire québécois basé sur la langue enseignée dans l’école, plutôt que sur la religion.Pour justifier son revirement de cap.Me Ouimet réfère immédiatement à la volonté des électeurs, des parents croyants et non croyants, québécois ou d’autre origine ethnique, qui réclament, à juste titre dit-il, une école à la hauteur de leurs convictions.« En novembre 1990, j’ai joint les rangs des commissaires du Regroupement scolaire confessionnel, parce que je partageais avec eux des valeurs fondamentales, liées à la religion chrétienne.Par ailleurs, je suis un chrétien de centre.Je ne veux pas que l’on m’attribue des propos radicaux de judéo-chrétien, par exemple ».Autre argument expliquant ce virage, la présence de plus en plus remarquée d’immigrants de toute origine et de toute religion, dans la région de Montréal, et fréquentant la CECM.Montréalais de naissance, Fran- Voir page B-2 : Ouimet Northern Telecom présente Une Initiative de: La Société pour la promotion de la science et de la technologie Une production de: la Cité des Arts et des nouvelles technologies de Montréal F E S T I V A L INTERNATIONAL DU FILM SCIENTIFIQUE DU QUÉBEC 2e Festival international du film scientifique du Québec du 21 au 27 octobre Cort'P® \\l\oO Samedi et Dimanche: Ça c’est du cinéma! entrée gratuite Un événement exceptionnel à ne pas manquer Ce soir à Montréal: Pierre Béland Soirée environnement: "La place des scientifiques dans le monde des communications" Pierre Béland est directeur scientifique à l’Institut national d écotoxicologie du Saint-Laurent et animateur en 1990-1991 du magazine hebdomadaire sur l’environnement Feu Vert.25 octobre 1991 à l’UQUAM, Pavillon Judith-Jasmin, 405.rue Ste-Catherine est, amphiteatre J-2930.Information: 514-987-4717 Les meilleurs films et films gagnants du Festival sur le thème des communications et de I environnement.Aussi, en vedette: "La naissance du cerveau".Grand Prix et Prix du public au Festival international du film scientifique de Palaiseau en France.Chaque après-midi: Montréal: Jardin botanique de Montréal.Int 872-1424 Québec: Musée de la civilisation.Inf.: (418) 643-2158 Information générale: 849-1612 Avec le soutien de: Inspec-Sol Environnement, Recherches Bell-Northern, MESS, Ministère québécois des Communications, des Affaires internationales, du Loisir de la Chasse et de la pêche, Sciences et Culture Canada, CQVB, Environnement Canada, U.de M., Régie du cinéma, UQAM, Alpha Vidéo et Film, Concept Audiovisuel, Mille Visions, Le Devoir.< B-2 B Le Devoir, vendredi 25 octobre 1991 UNE POLITIQUE DE LA CULTURE Reconnaître Montréal comme métropole culturelle NDLR — Nous publions aujourd’hui des extraits des mémoires soumis hier par la Ville de Montréal et le Grand Conseil des Cris du Québec devant la commission parlementaire des Affaires culturelles.EN JUIN 1991, le ministère des Affaires culturelles du Québec recevait du Groupe conseil sur la politique culturelle du Québec, présidé par Monsieur Roland Arpin, une proposition de politique de la culture et des arts.La Ville de Montréal reconnaît l’importance pour le Québec de se doter d’une politique culturelle qui traduit l’affirmation de l’identité québécoise.Elle reconnaît également la maîtrise d’oeuvre du gouvernement québécois en matière culturelle sur son territoire et l’importance cruciale de la culture comme moyen d'expression et d’épanouissement du peuple québécois.De plus, Montréal considère la culture comme un outil de développement social et constate le poids économique croissant de ce secteur d’activités.Elle invite donc le gouvernement à s’appuyer sur le secteur culturel dans ses efforts pour consolider l’avenir du Québec.En ce sens, fa Ville de Montréal demande au gouvernement du Québec de faire clairement le choix que lui recommande le rapport Arpin en faveur de la culture, de prendre les engagements concrets qui doivent en découler et de considérer désormais ses dépenses en cette matière comme des investissements dont les retombées sont inéluctables tant aux points de vue économique et social que culturel.La Ville de Montréal souscrit aux grands principes sur lesquels se fonde le rapport Arpin, notamment ceux-ci : ¦ la culture est un bien essentiel et la dimension culturelle est nécessaire à la vie en société au même titre que les dimensions sociale et économique; ¦ le droit à la vie culturelle fait partie des droits de la personne et l'activité culturelle doit donc être accessible à l’ensemble des citoyens et citoyennes; ¦ l’État a le devoir de soutenir et de promouvoir la dimension culturelle de la société.Foyer principal de la production culturelle québécoise, Montréal est aussi un lieu de concertation entre l’Administration municipale et les milieux artistiques et culturels, dans la mise en oeuvre de mesures qui bonifient la portée de cette activité, tant à l'intérieur du territoire montréalais qu’à l’extérieur.En raison de Importance de l’activité culturelle qu’elle concentre sur son territoire et de son engagement de longue date dans ce domaine, la Ville de Montréal constitue de fait un partenaire majeur du ministère des Affaires culturelles du Québec.Elle souhaite préserver cette relation de partenariat, dans la mesure où les responsabilités de chacun des partenaires sont assorties des moyens nécessaires pour les assumer.A cet effet, la Ville ne saurait accepter que la culture fasse l'objet d’un délestage de la part du gouvernement.Par ailleurs, la Ville souhaite que le ministère responsable concentre ses ressources et ses efforts sur le soutien aux artistes et aux entreprises culturelles plutôt que sur l’encadrement et la normalisation.La Ville de Montréal reconnaît enfin l’existence d'autres partenaires dans le développement culturel au Québec, notamment les régions, le secteur privé, le gouvernement fédéral, et souhaite agir en concertation avec eux et le ministère des Affaires culturelles afin d’harmoniser et d’optimiser les interventions de chacun.Recommandations La Ville de Montréal recommande au gouvernement du Québec : ¦ de reconnaître Montréal comme la métropole culturelle du Québec; ¦ de reconnaître la quadruple vocation, internationale, nationale, régionale et locale exercée par sa métropole ; ¦ de reconnaître les responsabilités financières qui découlent de ce quadruple mandat exercé par Montréal, notamment.en ce qui concerne les équipements culturels et scientifiques que la Ville gère, ainsi que les services et les programmes de soutien qu’elle accorde aux activités et aux organismes culturels présents sur son territoire; ¦ de s’engager à soutenir adéquatement les artistes et créateurs; ¦ de s’engager à favoriser la croissance des entreprises et organismes culturels sur le territoire montréalais; ¦ de s’engager à compléter et consolider le réseau des équipements culturels et scientifiques sur le territoire montréalais; ¦ de s’engager à favoriser l'inter-culturalisme comme axe propre au développement culturel montréalais; ¦ de doter la Ville des ressources et des moyens financiers nécessaires pour assumer l’ensemble de ses responsabilités en matière culturelle.Et, en conséquence, ¦ de conclure avec Montréal des Jean Doré, maire de Montréal ententes permettant à la Ville d’assumer sa vocation de métropole culturelle au sein de la société québécoise; ¦ d’établir un lieu de concertation qui réunirait tous les intervenants montréalais du domaine culturel afin d’assurer un partenariat harmonieux dans le développement culturel de sa métropole.La Ville de Montréal souhaite que ces audiences conduisent le gouvernement du Québec à prendre fait et cause pour les arts et la culture et à cet effet qu’il élabore une véritable politique culturelle québécoise.L’intérêt général et l’avenir même de notre société en dépendent.La Ville souhaite également que la place prédominante des créatrices et des créateurs montréalais soit reconnue à sa juste mesure dans le développement culturel du Québec.La production de ces derniers constitue un élément essentiel de l’identité québécoise et un axe de développement important pour la métropole.La Ville de Montréal invite donc le gouvernement à miser sur cette force qu’est l’activité culturelle montréalaise pour assurer à la métropole un réel développement social et économique, voire même pour contribuer à sa relance.Elle souhaite également que le gouverne ment intègre la préoccupation cultu relie et artistique à l'ensemble de ses stratégies et de ses programmes dans tous les domaines de développement.D’autre part, il est pressant que le gouvernement reconnaisse Montréal comme la métropole culturelle du Québec, plaque tournante au plan national et pôle de rayonnement international de notre culture.Une telle reconnaissance appelle de la part du gouvernement des moyens financiers correspondants.Enfin, la Ville affirme que toutes les municipalités du Québec doivent être considérées comme partenaires des stratégies gouvernementales.Montréal demande donc au gouvernement de reconnaître le rôle de chacune d’entre elles comme indispensable dans la planification et l’élaboration d’une politique culturelle nationale.La vitalité du milieu culturel de Montréal et du Québec implique un partenariat harmonieux de toutes les forces en présence.La Ville de Montréal est convaincue que le gouvernement doit faire ces choix qui s’imposent pour l’avenir de la culture et des arts au Québec.Pour sa part, elle confirme ici son propre engagement à agir et collaborer dans un esprit d’ouverture et de respect envers tous ses partenaires afin qu’ensemble nous puissions assurer un développement culturel harmonieux et équitable pour toute la société québécoise et chacun des citoyens et des citoyennes qui la composent.Les Cris: rien sur les cultures autochtones LE RAPPORT fait complètement abstraction des cultures autochtones, comme si elles n’avaient jamais existé, comme si elles n’existaient pas, comme si elles n’avaient jamais contribué à façonner la culture des Québécois, comme si elles n'avaient aucune importance pour l’avenir.Simple oubli ?Volonté délibérée ?Exclusion des priorités ?La seule mention des Autochtones tient en quatre lignes à la page 43 et se lit comme suit : « Plusieurs siècles avant les francophones, les Amérindiens et les Inuit habitaient déjà le territoire québécois.Ceux-ci ont tenu a sauvegarder leur identité culturelle.» C’est un peu court, non ! Reste le prix de consolation de contribuer à faire une société diversifiée, à l'instar des Néo-Québécois, de façon à fournir « une forme de garantie d’ouverture au monde et un contrepoids au repli sur soi ».(p.44) Cette absence de préoccupations pour les cultures autochtones est d'autant plus difficile à comprendre que de tous les ministères québécois, c’est probablement celui des Affaires culturelles qui a fait le plus d’efforts, modestes certes, mais louables quand même, pour se rapprocher des Autochtones.Sans compter que le président du groupe-conseil, monsieur Roland Arpin, a lui-même la réputation, comme directeur du Musée de la civilisation, d’être très ouvert aux cultures autochtones.Encore récemment, il a organisé une magnifique exposition sur le thème L'oeil amérindien, regards sur l’animal.Bref, il nous faut conclure que la proposition de politique sur la culture et les arts est faite sur mesure pour les Québécois d'origine francophone.Les nations autochtones ne peuvent pas se reconnaître dans cet énoncé de politique.Ils sont victimes du même procédé de « laminage culturel » que l’on reproche souvent à Ottawa dans le cas des francophones et qui ramène les peuples ou les nations à une collection d’individus en concurrence libre sur le marché de la culture.Cependant, il est possible pour les nations autochtones de faire une autre lecture du rapport par voie de comparaison avec la majorité francophone du Québec qui, ne représentant que 3 % de la population dans la masse anglophone de l’Amérique du Nord, n’a pas d’autre choix que de se redonner les leviers et les pouvoirs nécessaires pour protéger et développer sa spécificité.C’est cette lecture du rapport que nous préférons et nous aurons l’occasion d’y revenir plus loin après avoir traité de la problématique du développement culturel en milieu autochtone.Problématique du développement culturel autochtone On comprendra sans doute qu’il est impossible, en quelques pages, de faire état de toute la complexité du développement culturel chez les nations autochtones, d’autant plus que nous avons affaire non pas à une seule culture, mais à plusieurs.Notre intention est plutôt ici d’indiquer les principaux paramètres à considérer pour qui veut saisir la réalité des cultures autochtones.Dépossession et réappropriation Ce n'est pas faire injure à l’histoire que de faire la constatation que, de- puis les premiers contacts avec les Européens, les Premières nations de, ce continent ont vécu une véritable; dépossession.Dépossession de nos terres par l'exploitation souvent abusive de nos ressources et déposses-’ sion de nos cultures par les nombreuses tentatives d’assimilation.Pour des raisons qui tiennent sans doute à la force même de nos cultures, nous avons réussi à survivre comme nations et, dans la plupart des cas, à: préserver nos langues, si important tes pour assurer le maintien et le dé-' veloppement de nos cultures.Aujourd’hui, la bataille est loin d’être gagnée, mais les conditions internes aussi bien qu’externes ont changé (explosion démographique, scolarisation et conscientisation plus poussée, reconnaissance partielle de nos droits, etc.) de sorte qu’il apparaît possible à terme de réapproprier pleinement nos cultures.Cependant, il est évident que la dépossession à laissé des traces profondes sous forme de perte d’identité culturelle et de problèmes sociaux de toute nature qui l’accompagnent.Il faut du temps pour se relever, retrouver sai dignité et réappproprier sa culture.: Culture et territoire Ce qui caractérise la culture autochtone, au-delà des différences entre nations et communautés, c’est une relation privilégiée avec la terre con: sidérée comme mère nourricière; « Nous appartenons à la terre, nous ne la possédons pas », dd-on souvent pour expliquer cette relation particulière qui permet à l’être humain d’entrer en communication avec les êtres vivants et les éléments de la nature qui forment « le cercle sacré de la vie », chacun ayant sa place et formant avec les autres un équilibre constant, mais facile à rompre.Dans cette perspective, le patrimoine culturel c’est d’abord le territoire avec ses lacs, ses rivières, ses forêts, sa faune et sa flore que nous avons nommés et pour lesquels nos langues disposent d’une variété presque infinie de mots quand il s’agit de les décrire.Dans cette perspective aussi, les mégaprojets de développement, sous forme d’exploitation forestière, minière ou hydroélectrique, frappent au coeur de notre culture en plus, bien entendu, de déranger le mode de vie.Dans cette perspective encore, les concepts modernes de développement durable, d’exploitation soute; nable et de gestion intégrée des ressources rejoignent les fondements de la culture autochtone.4 Les soins par ailleurs qu’ils « sont très bien organisés et disposent de beaucoup de ressources par rapport à ce qu’on observe ailleurs ».Ces services sont dispensés à 55 % par les cabinets privés, à 40 % par les cliniques externes des hôpitaux, le reste allant aux CLSC.L’A HQ est d'avis qu’« un financement différent de ces services pourraient entraîner des économies appréciables et une meilleure allocation des ressources tout en assurant possiblement (sic) un service plus complet ».Le financement des OSIS serait en effet basé sur une capitation en fonction de l’âge et du sexe de ses membres.Mis en occurrence avec les autres modes de prestation de soins, les organisations de santé devraient offrir un gamme de services plus complète et plus efficace pour attirer et retenir leur clientèle.En outre, les OSIS élimineraient la demande artificielle induite par la rémunération à l’acte puisque qu’elles auraient intérêt à faire l’économie des interventions peu utiles.L’AHQ recommande qu’une telle formule fasse l’objet d’une expérience-pilote dans une région qui se porterait volontaire.MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.VENDREDI 25 OCTOBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE ¦ CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 quintettes pour cordes et guitare nos 4-5 (Boccherini) concerto pour violoncelle G.482 (Boccherini) DEMAIN SOIR, 22:00 • suites nos 1-2 de l'Arlésienne (Bizet) concerto pour piano no 16 (Mozart) concerto pour piano no 2 op.19 (Beethoven) suite no 2 pour orchestre BWV 1067 (J.S.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 + Asselin garde l'impression qu’il le fait pour la beauté du geste, en idéaliste, prêt à mourir pour défendre cette France qu’il aime.Commence alors une curieuse période de sa vie.Plus personne ne veut de lui dans les journaux, alors pendant près de 20 ans il sera courtier, investisseur, publiant en parallèle des pamphlets sur les sujets les plus divers.Mais sa réputation des années 10 était telle qu’il demeurait une sorte de phare.En 1930, ce nationaliste à l’esprit indépendant cause encore la surprise en devenant rédacteur en chef du Canada, organe du Parti libéral qu’il avait combattu.Il veut pourtant y combattre Camilien Houde, alors en pleine ascension et dont le populisme l’inquiète.« Au Canada il a formé des gens comme Jean-Louis Gagnon, Jean-Marie Nadeau, Willy Chevalier », dit Mme Pelletier-Baillargeon.Il fonde aussi le quotidien L’Ordre en 1934, qui vivra un peu plus d’un an, enterré sous les dettes (et malgré son nom le journal n’a rien à voir avec une feuille réactionnaire : Asselin est un des rares intellectuels québécois de l’époque à prendre par- + Ouimet çois Ouimet précise d’emblée qu’il a appris l’italien à l’âge de six ans, au hasard d’une amitié avec un membre de cette communauté, qu’il a fréquenté l’école anglophone dès le début de son cours primaire, avant d’épouser une Italienne d'origine, dont il attend présentement un second enfant.« Le visage multiethnique de Montréal est une réalité à laquelle je suis confronté depuis plus de vingt ans», dit-il.Mais Me Ouimet devra répondre à court terme à ses propres électeurs, qui ont, sans doute possible, adopté le programme diffusé par le Regroupement scolaire confessionnel aux élections de novembre dernier.Malgré son goût pour la politique, l’avocat se déclare prêt à accepter un rejet possible des citoyens de son tie pour les Juifs et à s’attaquer à l’antisémitisme).Il crée aussi La Renaissance en 1935, qui vivra à peine six mois.Asselin demeure d’abord comme un ardent défenseur du français.Il tempêtait contre l’anglicisation des Canadiens français et contre la pauvreté linguistique de certaines publications.« Dans nos journaux, tout le monde écrit à la machine ; ça se voit ! » lançait-t-il.« Ses textes sont très travaillés, il a un souci constant de la clarté de la langue, son style a du charme, de l’humour, tout en demeurant dépouillé », ajoute Hélène Pelletier-Baillargeon.Et c’est une extraordinaire figure de pamphlétaire, envoyé en prison pour ses attaques, et qui peut démolir un personnage avec un bon mot.Il traite des curés de « fripouilles » et de « canailles », il traite Mgr Camille Roy de « cuistre », de « plus décoratif de nos prélats » et de « critique littéraire admiré des bonnes soeurs des deux sexes ».Il écrit un réquisitoire pour démontrer que le poète national Louis Fréchette écrit comme un pied.Le premier ministre Laurier est un « vieux coq en train de tomber dans la fiente du poulailler», Mackenzie King possède une « intelligence médiocre», Henri Bourassa est un « inconséquent à l’humeur atrabilaire », et ainsi de suite.On n’en finirait plus de dénombrer les attaques qu’il a menées contre tout le monde, à une époque où l’opinion d’un journaliste pouvait peser lourd.Il était à la fois admiré et craint (sinon détesté), il pouvait se mettre à dos ses propres amis par sa plume tranchante, et il est le seul journaliste connu dans notre Histoire à être descendu de la tribune de l’Assemblée nationale du Québec pour aller gifler le premier ministre ! Cela se passait en 1909, et Asselin estimait qu’Alexandre Taschereau avait menti aux députés.Asselin est homme d’équipe, et « un pionnier dans le journalisme d’enquête, qui questionne les gens et fouilie les dossiers », ajoute Hélène Pelletier-Baillargeon.Nationaliste déterminé et passionné, il croyait que le Canada français avait besoin de la langue et de la culture française pour s'affirmer et s’épanouir.«Je m’intéresse à lui parce qu’il représente une filiation moins connue du nationalisme, explique Mme Pelletier-Baillargeon.Alors qu’Henri Bourassa représente un nationalisme près de l’Église, As-; selin est anticlérical et il reprend le; combat des Rouges du XIXe siècle; Il lutte pour la justice sociale et les) plus démunis».Il avait des idées d’avant-garde en; éducation, sur le clergé.quoique sa, conception de la condition féminine; demeurera emprisonnée dans le contexte de l'époque, puisqu’il n’était pas' très chaud au vote des femmes.Personnalité complexe qui fonctionne au coup de coeur, « éternel in-i satisfait », estime Marcel-Aimé Gat gnon, on n’arrive pas aujourd’hui à.l’enfermer dans une grille idéologique, de quelque côté qu’on le prenne.Les six dernières années de sa vie il travaille d’arrache-pied avec sa femme Alice Le Bouthillier à la construction d’un refuge pour.sans-abri et vieillards nécessiteux, Notre-Dame-de-la-Merci.Il estimait que c’était là la véritable oeuvre de sa; vie, et La-Merci deviendra le plus; important centre du genre à Mont-; réal.À sa mort à l’âge de 62 ans, le 18; avril 1937, un grand cortège funèbre; l’accompagne dans la ville, dans le-; quel on peut voir plusieurs robineux, pauvres et ex-prisonniers qu’il avait soutenus et à qui il ne cessait de donner de l’argent, au risque d’en priver sa propre famille.district lors des prochaines élections scolaires.« Je prends goût à la politique, mais je ne suis pas nécessairement un politicien.Je suis là pour faire les changements qui s’imposent.Quand cela sera terminé, je pourrai retourner à ma profession d’avocat», dit-il.Reste egalement à convaincre les autres commissaires élus du RSC, parmi lesquels certains se sont enrôlés uniquement pour défendre le principe de confessionnalité des commissions scolaires.« Il y a des radicaux dans chacun des partis politiques qui siègent à la table des commissaires.C’est la cause de bien des obstacles au bon fonctionnement de la table des commissaires.Nous travaillons présentement à une meilleure entente entre les partis, au chapitre des règles de procédures.Dans le cadre de ren- contres avec des représentants du MEMO, nous espérons fixer préalablement une période de temps donnée à chacun des débats alloués aux résolutions présentées, et nous voulons limiter l’usage de la question préalable, c’est-à-dire la demande de vote en assemblée ».Cela va sans dire, la CECM a fait son chemin depuis l’époque où le Mouvement scolaire confessionnel faisait élire presque unanimement des candidats favorisant l’école catholique avant tout.Alors qu’il affirmait, il y a à peine quelques mois, que le conseil des commissaires était essentiellement pour lui une table de gestion des affaires administratives de la commission scolaire, Me Ouimet se voit aujourd’hui forcé d’admettre que la politisation des affaires scolaires est souhaitable, dans la mesure où l’on arrive à créer un climat de corn fiance entre les partis siégeant à l’as; semblée des commissaires.Le tournant s’imposait : le vérifi; cateur mandaté par le ministre dç l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé, pour enquêter sur la gestion de la CECM écrivait noir sur blanc, en septembre dernier, que la commis; sion scolaire devait tenir compte du rôle des commissaires élus, et de la dynamique opposant désormais les partis à la table des commissaires de la commission scolaire.Interrogé sur la question, le ministre Pagé lui-même renchérissait que la table des commissaires de la CECM devait s’adapter aux exigences de la démocratie.« La politisation de la commission scolaire peut se vivre sereinement, dans la mesure où il existe un consensus respecté dans chacun des partis», conclut Me Ouimet.LE PARCOURS.imprévisible LES EXÉCUTANTS.insoupçonnables LE RÉSULTAT.inimaginable! LE COUP.impossible DÈS VENDREDI 1er NOVEMBRE * I LE GUIDE DU WEEK-END Montréal, vendredi 25 octobre 1991 NOS CHOIX ^CINÉMA_________________ La double vie de Véronique Encore inconnu il y a trois ans, le réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski s’est acquis depuis la confiance du public et la caution de la critique : son Décalogue a imposé ses lois, ses scénarios bouclés à double tour et ses mises en scène efficaces et directes, sans être démonstratives.Prix de la critique internationale et prix oecuménique à Cannes cette année, son dernier film, La double vie de Véronique, n’échappe pas aux rouages de la machine kieslowskienne, bien que le mécanisme s’y desserre un peu.En ce sens, il constitue une sorte de onzième commandement, d’un style épuré, plus abstrait et plus aérien que les précédents.— Alain Charbonneau THÉÂTRE La Trilogie des Brassard Ce n’est peut-être pas l'événement attendu, et encore moins une « Orestie » inoubliable.mais ceux qui cherchent de la matière à se mettre sous la dent.théâtrale, trouveront dans À toi pour toujours ta Marie-Lou beaucoup de force et dans Damnée Manon, sacrée Sandra beaucoup d’audace.Il y a hélas entré les deux une Sainte Carmen de la Main qui n’en mène pas large.Sylvie Drapeau et Rita Lafontaine sont admirables.Au Théâtre d’Au-jourd’hui.— Robert Lévesque Comme au XVle siècle L’Ensemble Claude-Gervaise passé maître dans le maniement des instruments de musique du 16e siècle présente son premier concert de la saison ce soir à 20 h à l’église de la Visitat ion du boul.Gouin.O Musique baroque Denis Saint-Germain, flûte, Luc Beauséjour, clavecin, Jocelyne Lelduc, violoncelle présentent un concert de musique baroque ce dimanche à 14 h30 à l’église Saint-Marc de Rosemont, 2602, rue Beaubien est.— Marie Laurier Véronique Lacroix Radio-Canada diffuse .à Radio-Concert ce soir à 20 h au réseau FM le concert présenté au Centaur au mois de juin dernier par l’Ensemble contemporain de Montréal sous la direction de Véronique Lacroix (notre photo).Une création intitulée Siegfried.Un malin sur terre selon une musique de Richard Wagner et Alban Berg.O DANSE Allô à l’eau Pour l’événement qui réunit une quarantaine d’artistes belges et québécois jusqu’à la fin du mois, Tangente accueille, à l’Agora de la danse (840 rue Cherrier), quatre chorégraphes qui présentent deux spectacles.Ce soir, nous pourrons voir des pièces de Lynda Gaudreau (Montréal) et de Féli-cette Chazerand (Bruxelles), tandis que demain et dimanche, le programme propose des oeuvres de Carole Bergeron (Montréal) et de Marianne Henry (Bruxelles).Les représentations sont à 20 h 30.— Mathieu Albert VIDÉO Le sale à manger « Un vidéo démagogique au service de la pensée et du plaisir », de Christian Langlois, à l’affiche du cinéma Parallèle, demain à 23 h 15, dans le cadre du Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo.En sabotant les modes de communication, Christian Langlois cherche à mettre à l’avant-plan différents discours sur l’art, et à les critiquer.Il se réfère aussi à Artaud, qui comparait les forces vivantes de la création à celles de la faim.— Daniel Carrière L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE Voyages et Voyageurs LE MUSÉE de la civilisation nous lance, à partir de mardi et jusqu’au 27 septembre 1992 une invitation au voyage.L’exposition Voyages et Voyageurs fera découvrir aux visiteurs les pratiques de voyage des Québécois au cours du 20e siècle.On pourra voir réunis toute une série d’objets hétéroclites appartenant au voyage ou aux voyageurs : une automobile Ford 1915, une boîte à chapeau ayant appartenu au Cardinal Paul-Émile Léger, des souvenirs rapportés par des diplomates, des journaux de voyage du Frère Marie-Victorin, des carnets de croquis lors d’excursions en forêt de Paul Provencher, une brochure Romantic Québec Gaspé fait par le Quebec Tourist Bureau en 1930, le passeport du poète Alain Grandbois, une collection de malles et de valises Vuitton de différentes époques, de casques de soldat des Forces armées et une valise ayant servi aux escapades de jeunesse de Pierre Elliott Trudeau ?.a;, a ,'»>• Vv>$ •f*» PHOTO PIERRE SOULARD O- I,e Musée de la civilisation n’a pas ménagé ses efforts pour dénicher un peu partout les mille et un objets qui constitueront l’exposition Voyages et Voyageurs et serviront à faire rêver les visiteurs qui ne manqueront pas de s’y pointer en grand nombre.On a choisi de nous faire faire un voyage, dans ses différentes séquences : l’exposition abordera d’abord la question des préparatifs de voyage Le grand départ), puis nous invitera à la découverte à travers Les routes du voyage, avant d’aborder Le re- tour et les souvenirs à conserver.En somme, l’occasion d’être dépaysé ! — Jocelyne Richer fe! iVKu; ., :.¦ VENDREDI Jean de Florette Papet est un beau salaud, et Jean de Florette, un vrai nigaud.Tout le charme de la Provence lové dans ce film de Claude Berri.En étirant le nez, on sentirait le thym et le romarin.(PBS, 23 h 40) ?Talking with David Frost Ce soir, David Frost cause médias avec Ted Turner, le roi de la télévision payante aux États-Unis.CNN, la guerre en direct et l’information 24 heures sur 24, c’est lui.Accessoirement, il est le nouveau .1 ules de J ane Fonda.(PBS, 21 h) ?ir ?SAMEDI L’envers de la médaille Au salon de Mme Denise, entre autres sujets cette semaine : où sont les vrais hommes au Québec ?se demande une néo-Québécoise; et les armes jouets ne sont pas dommageables pour les enfants.(Radio-Canada, 18 h 10) ?Sacré Soirée Nouveau patron du théâtre des Variétés, parisien s’entend, revenu à ses premières amours, les vers de Rostand, Jean-Paul Belmondo fait un petit tour de piste télévisuel.Toute la famille à Bébel est dans les parages.Allez hop ! cascades.(TV5, 21 h) DIMANCHE The First Circle Adapté du roman très noir de Soljénitsyne et produit par le Québécois Claude lléroux, cette mini-série (suite lundi, même heure) réveille les vieux démons du communisme : St aline et le goulag des prisonniers intellectuels.(CBC, 20 h) ?Le soleil se lève au nord Coup de chapeau au Festival du cinéma d’Abitibi-Témiscamingue qui fêle cette année son 10e anniversaire, ce film trace le portrait de ce coin de pays qu’a parcouru en long et en large le cinéaste André Melançon.(Radio-Canada, 21 h) ?Caractères Bien attentionné et tout à fait à propos, Bernard Rapp consacre toute son émission à l'ethnologue Claude Lévi-Strauss qui vient de publier Histoire de lynx.En vedette : les mythes modernes et anciens, ce qui revient un peu au même.(TV5, 21 h) ?Twins Le petit gros (Danny DeVito) grogne comme un bulldog et le grand costaud (Arnold Schwarzenegger) est doux comme un agneau.Fruit d’une manipulation génétique et d’un imaginaire hollywoodien, ces jumeaux partent en chasse de leur mère.(CTV, 21h) — Hugo Léger André Melançon ?Kaléidoscope Rendez-vous du film et de la vidéo francophones d’avant-garde.Des courts-métrages de France et du Québec, pour voir de quoi sera peut-être fait le cinéma de demain.(TV5, 22 h 30) ?Le matou L’univers d’Yves Beauchemin habilement transposé à l’écran.S’il n’est pas sans faiblesse, ce film de PHOTO JACQUES GRENIER Jean Beaudin n’en comporte pas moins quelques moments attendrissants.(Radio-Québec, 23h) ?Night of The Living Dead Un navet-culte qui rappellera les samedis soirs de l’Outremont il y a 20 ans.Dans l’horreur, on a rarement fait plus ketchup que ce film américain où les acteurs (amateurs) sont aussi minables que les trucages.Mais on s’en remet.(PBS.Oh 15) TELEVISION DÉCIDÉMENT, les galeries sises au 372 ouest, rue Sainte-Catherine, nous gâtent avec des expositions aussi intelligentes que diversifiées.Chez René Blouin, « Sisyphe II » l’oeuvre récente de Jana Sterbak vous accueille à l’entrée et vous happe, sans que vous y preniez garde : une « robe » métallique mobile attend que vous preniez place en son coeur, pivote, se balance et mesure vos capacités physiques dans une ambiance théâtrale (jusqu’au 23 novembre).Chantal Boulanger présente les sculptures lyriques et raffinées de Danielle Sauvé, une jeune artiste qui a récemment participé à la grande exposition d’art contemporain en Italie « Anni Novanta ».Jusqu’au 9 novembre.?Regan Morris expose ses écorces picturales, des images monumentales d’une texture étonnante qui rappelle le désert du Sahel, et Jerry Pethick des assemblages de rebus industriels à la galerie Brenda Wallace (jusqu’au 23 novembre).À côté, chez Samuel Lallouz, découvrez Boris Becker, Andi Brenner, Ulrich Gambke, Manfred Jade, Simone Nie-weg et Jorg Sasse, six photographes allemands qui ont étudiés avec Bernd et H ilia Belcher issus du mouvement de la « nouvelle objectivité» (jusqu’au 16 novembre).Finalement, à Circa, assistez au retour de Russie, très poétique, de Tatiana Demidoff-Séguin (jusqu’au 9 novembre 1991).— Marie-Michèle Cron •w* " MM «A&Ssisasa! ¦ mm ARTS VISUELS PHOTO JACQUES NADEAU Sisyphe //, do Jana Sterbak. B-4 ¦ Le Devoir, vendredi 25 octobre 1991 LE GUIDE DU WEEK-END CINEMA ASTRE I: (849-3456) - House Parly 2 7 h 10, 9 h 10.sam dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10 ven sam dern sped 11 h II: Shout?h.8 h 45 sam dim.1 h, 2 h 45, 4 h 30.6 h 15, 8 h 9 h 45, ven sam.dern sped 11 h 30 III: Little Man Tate 7 h.9 h, sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h ven sam dern sped 11 h IV: Fisher King S h 45 sam dim 7 h.9 h 30— Freddy's Dead the Final Nightmare 7 h, sam dim 1 h.2 h 50 4 h 40 BERRI I: (849-3456) - Robe noire 1 h.3 h 10.5 h 20.7 h 30, 9 h 30 II: La loi de la rue 1 h 30.4 h 15.7 h 15.9 h 30 III: Pour Sacha 1 h 30, 4 h.7 h, 9 h 15 IV: L assassin Jouait du trombone i h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30.9 h 40 V: La tin de Freddy, l'ultime cauchemar sam dim 7 h 40.9 h 40.sem 1 h 40, 3 h 40, 5 h 40, 7 h 40 9 h 40- La championne sam dim 1 h 30.3 h 30.5 h 30 BONAVENTURE I: (849-3456) - Rambling Rose 7 h 15.9 h 30 II: Suburban Commando 7 h.9 h BROSSARD I: (849-3456) - Delicatessen 7 h.9 h 20, sam dim 2 h.4 h 15.7 h, 9 h 20 II: L 'assassin louait du trombone 7 h 10.9 h 25, sam dim 2 h, 4 h 30.7 h 10.9 h 25 III: Robe notre! h 15.9 h 30 sam dim 2 h 15 4 h 45 7 h 15.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- La cham-plonnesam dim 1h15.3h15.5h15— Robin des Bols, prince des voleurs 8 h 2: La loi de la rue 7 h 9 h 20.sam dim 2 h.4 h 30.7 h.9 h 20 3: Le petit homme 7 h 15.9 h 25, sam dim 1 h, 3 h.5 h, 7 h 15, 9 h 254: La tin de Freddy, l'ultime cauchemar?h, 9 h sam dim.1 h 05,3 h, 5 h.7 h.9 h 5: Delicatessen 7 h 20, 9 h 20.sam dim 1 h 10.3 h 10, 5 h 10.7 h 20, 9 h 20 6: L assassin louait du trombone 7 h 20.9 h 25.sam dim 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 20,9 H 25 CENTRE EATON 1 : Mil- Shattered 12 h.2 h 05,4 h 20,6 h 40.9 h 2: The Butchers Wlte 12 h.2 h 15.4 h 35, 6 h 55.9 h 15 — 3: 101 Dalmatians sam dim 12 h 25— Le voyage vers.12 h 10.2 h 25.4 h 45, 7 h 05.9 h 25- 4: Trompée 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 5: The Doctor 1 h, 3 h 40.6 h 20.9 h 10, mer 1 h 3 h 40 6: Deceived 12 h 15,2 h 30, 4 h 50.7 h 10,9 h 30 CINÉMA EGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mil (849-3456)- Little Man Tatel h.3 h 10.5 h 15.7 h 25.9 h 35 2: Barton Flnk\ h 30.4 h 15.7 h.9 h 30, mer 1 h 30.4 h 15.9 h 30 3: Iron and Sllk 1 h 30, 3 h 30,5 h 30, 7 h 30.9 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Millon (849-7277)- Salle 1 Toto le héros tous les soirs 7 h 30, 9 h 30, dim 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30- Salle 2 Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal Ou 21 au 27 ocl CINEMA JEAN-TALON: Mil- Shattered 7 h 30, 9 h 30.sam dim.1 h 30, 3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 CINEMA OMEGA 1 : - Robin des Bols 9 h -Génial mes parents divorcent 7 h, sam dim 1 h 10.3 h 10.5 h 05, 7 h, ven sam dern.sped 11 h 30 2: Terminator 2 7 h, 9 h 30.sam dim 2 h 45, 7 h, 9 h 30 ven sam dern sped 11 h 50— 101 dal-maliens sam dim 1 h 15.5 h 20 3: Le roi pécheur?h, 9 h 45 sam dim 1 h, 3 h 45.7 h, 9 h 45— 4: Troubles 7 h.sam.dim 3 h, 7 h.ven sam dern spec! 11 h 30— L’année de l'éveil1} h 15.sam dim 1 h 5 h.9 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 Doul St-Laurenl, Mtl (843-6001) — Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (17 au 27 oct ) CINÉMA PARIS: Mil (875-7295)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Homicide 7 h.9 h 20.sam dim 2 h, 4 h 20, 7 h, 9 h 20 2: Shout9 h 10, sam dim 1 h 10, 5 h 10, 9 h 10— The Super?h 10, sam dim 3 h 10, 7 h 10 3: Suburban Commando?h, 9 h sam dim.1 h, 3 h.5 h.7 h, 9 h 4: Black Robe 7 h 20, 9 h 30, sam dim 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30 5: Little Man Tate 7 h 15, 9 h 25, sam dim 12 h 45.2 h 55.5 h 05, 7 h 15.9 h 25 6: House Party 2?h 05.9 h 05.sam dim 1 h 05, 3 h 05,5 h 05, 7 h 05,9 h 05 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Festlval International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (17 au 27 oct ) CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O (489-5559) -Frankie and Johnny 6 h 50,9 h 20, sam dim 1 h 30.4 h, 6 h 50, 9 h 20 2: Fisher King 6 h 15.9 h sam dim 12 h 50.3 h 25,6 h 15,9 h CINÉPLEX I: (849-3456) - Double Impact 1 h.4 h 15.7 h, 9 h 20 2: Jacquot de Nantes 1 h, 7 h — Barton Flnk 4 h, 9 h 25 III: Le silence des agneaux 1 h 15, 4 h, 7 h 05, 9 h 25 IV: 37.2 le matin 1 h 15.5 h.8 h 30 V: Des pilotes en l'air 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15.9 h 15 VI: Les géantes de la pub 1 h 25.3 h 25, 5 h 25, 7 h 25.9 h 25 VII: Robin des Bols, prince des voleurs 12 h 50, 3 h 40 6 h 30.9 h 20 VIII: Nelllgan 1 h 4 h,7 h.9 h 20 IX: Il danse avec les loups 1 h 30, 5 h .8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Delicatessen 1 h.3 h 05.5 h 15.7 h 30,9 h 45 II: Le petit homme 1 h 10.3 h 15, 5 h 20,7 h 25, 9 h 30 III: Medlterranéo 1 h.3 h 05.5 h 10.7 h 15.9 h 20IV: Madame Bovary 2 h 15.5 h 30, 8 h 45 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mil (283-8229)— ven Le dernier des bablngas/Mendes: l'Amazonie brûle 19 h — sam dim Un homme de parole 19 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- ven The Maltese Falcon 19 h — The Dead 21 h — sam The Bicycle Thle/19 h — The Garden ot the Flnzl Contlnls 21 h — dim Runaway Train 19 h — Shy People 21 h CRÉMAZIE: (849-3456) - Robin des Bols, prince des voleurs 8 h, dim 2 h, 5 h, 8 h DAUPHIN I: (849-3456) - Madame Bovaryc sem 8 h 30, sam 2 h, 8 h 30.dim.2 h 15.5 h 30, 8 h 30 11 : Rose passion sem.7 h, 9 h 15.sam 2 h, 7 h.9 h 15 dim 2 h 4 h 30.7 h.9 h 15 CINÉMA DÉCARIE 1 : (849-3456) - Rambling Rose 7 h 15,9 h 30, sam 7 h 15.9 h 30.dim.2 h, 7 h 15.9 h 30 2: The Commitments 7 h, 9 h 20 sam 7 h, 9 h 20.dim.2 h.7 h, 9 h 20 DORVAL I: (631-8586) - Fisher King 6 h 30, 9 h 20— Ernest Scared Stupid sam dim 1 h, 3 h II: Paradise?h 10.9h 30.sam dim.12 h 30.2h 40.4 h 50, 7 h 10.9 h 30— III: Other People's Money 7 h.9 h 15, sam dim.12 h 30, 2 h 40, 4 h 50.7 h.9 h 15IV: 101 dalmatlanssam dim.1 h — Deceived?h 15.9 h 30 sam dim 3 h, 5 h 05,7 h 15.9 h 30 DU PARC 1: (844-9470)— Frankie and Johnny 6 h 40, 9 h 05, sam dim 1 h 15.4 h, 6 h 40,9 h 05 2: Other Peoples Money?h 9 h 10 sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h.9 h 10 3: Fisher King 6 h 20.9 h sam dim 1 h.3 h 40, 6 h 20,9 h.DU PLATEAU 1 : (521 7870)- Trompée 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30— 2: A propos d'Henri 1 h 20.3 h 20.5 h 20.7 h 20.9 h 20 FAIRVIEW I: (697-8095) - Shattered 7 h.9 h 15.sam dim 12 h 35 2 h 45 4 h 55.7 h, 9 h 15— II: INVESTISSEZ DANS DE BONNES ACTIONS URGENT BESOIN D'ARGENT CAM PAG N E D E FINANCEMENT 1991 La Société canadienne de la Croix-Rouge Division du Quebec The Butchers Wlte 7 h 10, 9 h 30, sam dim 12 h 25.2 h 40,4 h 55.7 h 10, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3455)— Black Robe 1 h.3 h 05, 5 h 10.7 h 20.9 h 30 2: Homicide 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 15 3: My Own Private Idaho 12 h 45.2 h 55.5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 4: Delicatessen 1 h.3 h.5 h, 7 h 9 h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— Le Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (17 au 27 ocl) GREENFIELD I: (671-6129) — Curly Sue 7 h.9 h 15, sam dim 12 h 15 2 h 30, 4 h 45.7 h, 9 h 15 2: Trompée 7 h 20,9 h 35.sam dim 12 h 45.3 h, 5 h 10.7 h 20,9 h 35 3: The Butchers Wlte 7 h 10, 9 h 25, sam.dim 12 h 30, 2 h 45,5 h, 7 h 10, 9 h 25 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)— IMPÉRIAL: (288-7102) - Fisher King 12 h 30, 3 h 15.6 h 05.9 h LAVAL : (688-7776) — 1: Trompée?h 10.9 h 20.sam dim.12 h 30.2 h 40.4 h 50.7 h 10,9 h 20 ven sam dern sped 11 h 50 2: Curly Sue 7 h, 9 h 10.ven.12 h.7 h, 9 h 10, sam dim 12 h 40,2 h 50, 4 h 40, 7 h.9 h 10 3: Troubles 7 h 10, 9 h 15, sam dim 12 h 40.2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 15.ven sam dern sped.11 h 554: 101 dalmatlens sam dim 1 h — Deceived?h 20 9h 30.sam dim.3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30 ven sam dern sped.11 h 55 — 5: Other People's Money 7 h.9 h.sam dim 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50.7 h.9 h.ven sam dim dern sped 11 h 50 6: Le roi pêcheur 6 h 20.9 h 20.sam dim.12 h 20, 3 h 20, 6 h 20, 9 h 20 ven sam dern sped 24 h 10 7: Frankie and Johnny ven, 12 h, 6 h 40, 9 h 10, sam.12 h.1 h 10, 3 h 50.6 h 40, 9 h 10, dim, 1 h 10, 3 h 50, 6 h 40, 9 h 10.lun au |6U.6h 40, 9 h 10 8: Shattered7 h 10, 9 h 15 sam dim 12 h 50, 3 h 05, 5 h 10,7 h 10, 9 h 15 ven sam.dern sped 24 h 9: Fisher King 6 h 30.9 h 30, sam dim 3 h 30, 6 h 30,9 h 30 ven sam.dern sped 24 h 15— Ernest Scared Stupid sam dim 1 h 10 10: The Butchers W//even 12 h.7 h, 9 h 10, sam dim.12 h 20, 2 h 30.4 h 40.7 h, 9 h 10, lun.au|eu.7 h, 9 h 10 11: Paradise 7 h 10, 9 h 20, sam dim 2 h 40.4 h 50, 7 h 10, 9 h 20 ven sam dern.sped 24 h — 101 dalmatlans sam dim 1 h 12: L'année de l'éveil?h 9 h sam dim.12 h 10.2 h 20.4 h 30.7 h 9 h ven sam dern.sped.11 h 50 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Robe noire ?h 30, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 25,5 h 30, 7 h 30,9 h 30 2: Des pilotes en l’air?h 10.9 h, sam dim 2 h, 3 h 35.5 h 15.7 h 10,9 h LOEWS l:(861 -7437) - Frankie and Johnny 1 h 15.3 h 50, 6 h 30, 9 h 05, sam dern sped 11 h 35 II: Paradise 12 h 10, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 25 sam dern sped 11 h 40 III: Other People's Money 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10,9 h 35 sam dern.sped.11 h 50 IV: Sam and Me 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h sam dern sped 11 h V: Dead Again 12 h 15.2 h 30, 4 h 45, 7 h 10,9 h 30.sam dern sped 11 h 45 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - ven Salle 1 Décalogue 7-819 h— Mllena 21 h 15—Salle 2 Henry 8 June 19 h 15— Total Recall 21 h 40— sam Salle 1 Décalogue 9-1019 h— Le Grand Bleu 21 h 15- Salle 2 Total Recall 19 h 30— Neuf semaines et demi 21 h 30— dim Salle 1 Mllena 16 h — Décalogue 1-219 h— Pompiers en alerte 21 h 15— Salle 2 The Nasty Girl 16 h 30— Tante Julia et le scribouillard 19 h 35— Recherche Susan désespérément 21 h 30 OUTREMONT: (273-0437)-ven Cyrano de Bergerac 2 h — Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal 7 h, 9 h 30— sam Thelma et Louise 6 h — Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal 8 h 30— dim les 101 dalmatlens 1 h — Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de MontréaliU — Thelma et Louise6h30— Cyrano du Bergerac 9 h PALACE 1 : - Curly Sue 12 h 20.2 h 40,4 h 55, 7 h 10, 9 h 30 sam dern sped 11 h 35 II: Ricochet 12 h 15.2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 25 sam dern sped 11 h 45 III: Ernest Scared Stupid 12 h 20.2 h 25 4 h 30, 6 h 45,9 h 05 sam dern sped 11 h 10— IV: Terminator 212 h 30, 3 h 20, 6 h 15,9 h sam dern sped 11 h 30 V: Robin Hood, Prince ot the Thieves 12 h 30, 3 h 15, 6 h 10.9 h.VI: Necessary Roughness 1 h 30,4 h, 6 h 40,9 h 15 sam dern sped 11 h 40 PARADIS I: (849-3456)- La loi de la rue 7 h, 9 h 10.sam dim 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 25 II: Des pilotes en I'alr9 h, sam dim 3 h, 7 h — Le retour au lagon bleu?h, sam.dim.1 h.4 h 45 9h III: La 7/n de Freddy, l'ultime cauchemar 7 h, 8 h 50— La championne sam dim 1 h 2 h 50,4 h 40 PARISIEN I: (866-3856)— Les secrets professionnels 1 h 15, 3 h 20.5 h 20, 7 h 20 9 h 25 II: Génial mes parents divorcent 12 h 45 3 h, 5 h 05.7 h 10.9 h 25 III: Troubles 12 h 50, 3 h 05.5 h 10.7h 15.9h30 IV: L'année de l'éveil 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 05.9 h 20 V: Sam et mol 12 h 40, 3 h, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 25 VI: La double vie del h, 3 h 10.5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 7: Le roi pè-cheur 12 h 20.3 h 15,6 h 15, 9 h PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - House Party 21 h 3 h.5 h, 7 h, 9 h 11: The Commitments 1 h 4 h,7 h, 9 h 30 III: Freddy's Dead the Final Nightmare 1 h 4 h.7 h, 9 h 30 mer 1 h.4 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1 : (849-3456) - La Cham-pionnesam 2 h dim 1 h 3 h.5 h — Des pilotes en l’air1 h, 9 h 2: La loi de la rue sem 7 h 9 h 15, sam 2 h, 7 h 9 h 15 dim 2 h 4 h 30 7 h 9 h 15 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456)- 1 : Homicide 7 h 35 9 h 35.sam dim 1 h 30 3 h 30.5 h 30.7 h 35 9 h 35 2: Europa Europa 7 h 9 h 10 sam dim.1 h 30.4 h, 7 h.9 h 10 3: Korczak 7 h 9 h 15.sam dim 1 h 45, 4 h 15.7 h, 9 h 15 4: Suburban Commando 7 h 15.9 h 10, sam dim 1 h 35, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 15, 9 h 10 5: House Party 2 7 h 20.9 h 20, sam dim 1 h 40.3 h 30.5 h 20 7 h 20, 9 h 20 6: Little Man Tate7 h 25, 9 h 25 sam dim 1 h 30.3 h 30.5 h 25.7 h 25, 9 h 25 7: The Super 7 h 05 9 h sam dim 1 h 30 3 h 20 5 h 10 7 h 05 9 h QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)— Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo (18 au 27 ocl ) VERSAILLES l:(353-7880) - Curly Sue ?h 15 9 h 30.sam dim 12 h 30.2 h 45.5 h.7 h 15, 9 h 30 ven sam dern spec! 11 h30II: Trompée?h 15, 9h30,sam dim 12h30.2 h45, 5 h 7h 15 9h30 ven sam dern sped 11 h 30 III: Le roi pécheur 6 h 20, 9 h sam dim 12 h 50, 3 h 30, 6 h 20.9 h ven sam dern sped 11 h 35 IV: Terminator 2 fr 6 h 20,9 h, ven sam dern sped 11 h 30— 101 dalmatlens sam dim 1 h.2 h 45 4 h 30 V: Frankie and Johnny 6 h 30, 9 h 15, sam dim 1 h.3 h 20,6 h 30.9 h 15.ven sam dern sped 11 h 30 VI: Troubles 7 h 05 9 h 10, sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05,9 h 10 ven sam dern spec! 11 h 20 CINEMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)—Robin des Bols 19 h 30 CINÉMA LIDO: —La loi de la rue 19 h, 21 h 10 sam au lun.13 h 19 h.21 h 10— Des pilotes en l'air 19 h, sam.au lun.13 h 19 h — La demoiselle sauvage^' h 10 — A propos d'Henri 19 h.sam au lun 13 h, 19 h — Thelma et Louise 21 h — Robe noire 19 h 21 h, sam au lun.13 h 19 h, 21 h — La champlonnesam dim 13 h — Trompée 19 h.21 h 10, lun 13 h, 19 h, 21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)— Dellcatessen .en au dim 12 h, 13 h 50.15 h 40,17 h 30,19 h 20.21 h 10, 23 h .lun auieu 12 h.13 h 50,15 h 40,17 h 30,19 h 20.21 h 10 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- A propos d'Henri?h 10, 9 h 25, sam.dim 2 h 35,4 h 50.7 h 10, 9 h 25 — 101 dalmatlens sam dim 12 h 50 2: La double vie de Véronique 7 h 10, 9 h 10, sam dim 1h15.3h15 5h15.7h10.9h10 3: Trompée 7 h 10,9 h 20, sam dim 12 h 35.2 h 45, 4 h 50.7 h 10.9 h 20 4: Troubles 7 h 15, 9 h 15.sam dim 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 15 5: Terminator 2 6 h 15,9 h 05 sam dim 12 h 50, 3 h 30, 6 h 15,9 h 05 6: Le roi pêcheur 6 h 10,9 h., sam.dim 12 h 30.3 h 20, 6 h 10,9 h PLACE CHAREST: (529-9745)- Robe noire 12 h 15.14 h 25.16 h 40.19 h, 21 h 20- L'assassin louait du trombone 13 h 30.16 h 15.19 h 05.21 h 20— Robin des Bols 12 h 30,15 h 30,18 h 40, 21 h 30— Madame Bovary 12 h 30,15 h 35,18 h 30.21 h 25— Des pilotes en l'air 12 h 50,15 h, 17 h 05.19 h 20.21 h 40- La loi de la rue 13 h 30,16 h, 19 h 15, 21 h 40— La championne 13 h , 15 h 10,17 h 15, 19 h 30, 21 h 35- La tin de Freddy 13 h, 15 h 20.17 h 20.19 h 40, 21 h 50 LE PARIS: (694-0891)- Barton Flnk 19 h, 21 h 10.dim 14 h 45.19 h, 21 h 10 - Nelllgan 19 h 15, 21 h 30 dim.15 h.19 h 15,21 h 30— Le silence des agneaux 19 h, 21 h 15, dim 14 h 30.19 h.21 h 15 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Shattered ven à mar.7 h, 9 h 10— Fisher King ven à mar 6 h 15.9 h STE-FOY 1: (656-0592)— Frankie and Johnny 6 h 50, 9 h 15, sam dim 1 h 30, 4 h 15, 6 h 50, 9 h 15 2: Curly Sue 7 h, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10 3: Other People's Money 7 h 15, 9 h 25, sam dim 1 h, 3 h 05.5 h 10.7 h 15.9 h 25.MUSIQUE Classique ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke, Montréal— Jocelyne Prieur, mezzo-soprano, Lorraine Prieur, piano, L'Esprit de Broadway, le 25 ocl.à 12h CENTRE CULTUREL VANIER: 15 bout Maple.Châteauguay— Son et Brioches: Le Quatuor La Flûle Enchantée, le 27 ocl.à 11h CHAMPLAIN REGIONAL COLLEGE: Auditorium, 900 Riverside Drive, St-Lambert (656-4792)— Bharatiya Sangeetha Sangham présente une soire de danse et musique avec Carnatic Music Concert et Bharatanatyam Concert, le 26 od à 19h 30 CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (872-5338)— Concours électro-clip, musique électro-acoustique, le 27 ocl.à 19h EGLISE ST-ANDREW AND ST-PAUL: rue Sherbrooke Bishop.Montréal— Le Choeur de l'Église sous la dir.de James Wells, et Martina Breh-mer, mezzo-soprano, Andrée de Repentigny, soprano.Thomas Annand.orgue et piano, oeuvres de Foss, Raminsh, Mercure et Gardiner, le 27 od à 16h ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Rachel-/Henri-Julien, Montréal— L'organiste Jacques Boucher aux messes de sam.à I7h.et 10h et 11 h le dim — Les 26-27 oct.oeuvres de Bonnet, Dupré, Couperin et Saint-Saëns— Dim à la messe de 10h.participation de la Chorale Viens Chanter, dir Dominique Alleyrangue ÉGLISE ST-MARC: 2602 est Beaubien, Montréal-Musique Baroque avec Denis St-Germam, flûte.Luc Beauséiour, clavecin, Jocelyne Leduc, violoncelle, oeuvres de Loeillet, Couperin, Bach, Bodin de Bois-mortier, Vivaldi, Telemann et Scarlatti, le 27 oct à 14h 30 ÉGLISE STE-THÉRÉSE: rue St-Thomas Jo-liette— Pro Organo présente Gilles Rioux, organiste et Denise Hétu.soprano, le 26 oct.à 20h 30 HOTEL DE VILLE DE REPENTIGNY: 435 boul Iberville, Repentigny— L'Aram présente Alain Tru-del, tromboniste, oeuvres de Bach.Xenakis, Beno, Monk et Trudel.le 27 oct à 11h MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT: 6400 1 6e ave, Montréal (872-0080)— Concert-spectacle Mozart aux enchères avec le duo Lauzon-Des-chènes, le 25 oct à 14h ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Queen Mary Montréal (733-821 1)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir Gilbert Patenaude.tous les dim à 11 h — Ledim 27 oct a 11h , la messe Sine Nomme de T L Da Viadana et le motet Ego Sum Pams Vivus de Palestrina— A 16h la messe Missa Brevis de Mozart et le motet Justum Deduxit Dommus de Mozart Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Vieux-Mont-real (842-2003)—Jazz du mer au dim de22h15a 02h 30 — Proteus, en vedette Viviane Dean, du 24 au 27 oct BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis Montréal (844-0882)— Rick Hughes and the Top Kats.les 25-26-27 oct à 22h 30 BAR BRAQUE: 980 est Rachel Montréal (523-9738)—Tous les dimanches de 20h a 01 h leTrio Randy Doherty BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geolfrey Lapp, en permanence, lun mar de I9h à 24h , mer au ven 17h 30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer au ven a compter de 22h , le sam a compter de 21h 30.invité les 25-26 oct, Gerry Labette saxophone— Billy Georgette en solo, lun mar de 17h a 19h — Trio Billy Georgette, sam de 18h a 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau.le dirn de 18h 30 a 24h , invité le 27 oct Michael Gauthier, guitariste CAFÉ DES ARTS: 1567 St-Denis.Montréal (987-9533)— Jazz tous les sam à 22h CAFÉ THÉLÉME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)- Jazz Multi Ultra, les 25-26 ocl â 2!h 30 LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955)— Jacques Harrisson Blues Band, les 25-26 oct à 22h THEATRE CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— .Anne est morte • de René-Daniel Dubois, m en s Jean-Marie Lelièvre, du 6 nov.au 21 déc à 20h CEGEP OE ST-HYACINTHE: 3000rue Boullé, St-Hyacinthe— Les finissants de l’option-théâtre présentent .Vivre comme des cochons ¦ de John Arden, adaptation de René-Richard Cyr.m en s Loui-son Dams, du 18 au 26 oct.à 20h ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)- Le Théâtre de L'Opsis présente • L'été .de Romain Wemgarten, m en s Martin Faucher, du 19 nov au 14 déc ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum.Montréal (521-4191)— « L'homme qui n'avait plus d'amis • texte et m.en s Robert Gravel, du 8 oct au 9 nov., mar au sam à 20h 30 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Denise-Pelletier 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Théâtre La Rallonge présente ¦ La contrebasse • de Patrick Suskmd.m en s Pierre Moreau, du 26 sept au 26 oct à 20h.RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)- Le Théâtre delà Manufacture présente • Le scalpel du diable • de Jean-François Caron, m en s Claude Poissant, du 29 oct.au 30 nov.mar au sam â 20630, dim à 15h SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul de l'Avenir, Laval (522-1245)— .Le valseur.de Norman Ba-rasch, adaptation Michel Forget, m en s Monique Duceppe, du 24 au 27 oct à 20h SALLE EMILE-LEGAULT: 613 boul Ste-Croix, St-Laurent— Le Théâtre Populaire du Québec présente * Bonjour, là, bonjour» de Michel Tremblay, m en s Brigitte Haentiens.le 29 oct à 20h.THEATRE D'AUJOURD'HUI: 3888 St-Denis.Montréal (282-3900)— ¦ La trilogie des Brassard .de Michel Tremblay, m en s André Brassard, du 27 sept au 31 oct, mar au |eu à 20h , ven.sam.à 196, dim à 15h .supplémentaires les 1-2-3 nov.et les 7-8-9-10 nov |éu ven sam.à 196, dim à 15 h.THEATRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier.Montréal (288-3161)— .A Shayna Maidel ¦ de Barbara Lebow.m en s.Frank Wittow, du 3 au 27 oct, mar.au sam à 206, dim à 19h .matinées les sam.à 14h et les mer.à 13h.THEATRE DE LA CHAPELLE: 6294 Principale.St-Calixte (222-5656)— .Les extravagantes et voluptueuses aventures du Baron de Crac .dans une mise en scène de Ré|ean Wagner, les 25-26 oct à 20h 30 THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: POA Montreal (842-2112)— « Le faucon ¦ texte et m.en s de Marie Laberge.du 30 oct.au 7 déc., mar au ven à 206.sam à 16h 30 et 21h THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BIS- CUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— ¦ Éléphantissimo • texte et m.en s Benoit Dubdis.conception de marionnettes Vladimir Ageev lusqu'au 22 déc .les sam et dim.à 15h , ouvert les jours de semaine pour les groupes qui réservent THÊATREDU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— ¦ L'Opéra de Quat'Sous • de Bertolt Brecht, m en s.René Ri-chard Cyr, du 19 nov au 14 déc , mar au ven à 206, sam 16h et 21h THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— ¦ Lettres d'amour.de A R Gurney, traduction et adaptation de Jean Leclerc, m en s Michèle Magny, du 1er oct au 3 nov,, mar au ven à 206.sam.166 et 21h , dim.15h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec (418-643-8131)— Le théâtre du Trident présente • Le faucon .de Marie Laberge, m.en s.Gill Champagne, du 29 oct au 23 nov., mar au sam à 206 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente ¦ A toi pour toujours, ta Marie-Lou ¦ de Michel Tremblay, m en s Denise Verville du 13 nov au ter déc VARIËTËS AGORA DE LA DANSE: 840 Cherrier Montréal-Tangente présente Lynda Gaudreau et Félicette Cha-zerand, les 24-25 ocl a 20h 30— Carole Bergeron et Marianne Henry, les 26-27 oct à 20630 LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal— Caroline Harvey en spectacle, les 25-26 oct.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Voyance et chansons avec Aviva Karen à 206— Manouchka à 22h — Pier Noly à 23h , les 25-26 oct BOITE A CHANSON LE PIERROT: 114 est St- Paul, Montréal— Michel Durocher et Gilbert Lauzon.les 25-26 oct à 20h — Les Deux Pierrots Le groupe L'Une et Alex Sohier, les 25-26 oct à 20h BOZO BISTRO BAR: 6121 Morin, Val-Morin (819-322-2454)— Odette Coulombe et Rock Gmgras.du mer au sam — Richard Joe Leroux, les dim et lun LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques.Montreal (526-7525)— Anne-Marie Sparkes et ses musiciens, les 25-26 oct à 206 30 CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritorium, 255 est Ontario.Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Trésors de l'Espagne, avec Robert Jean, le 25 oct à 19h GALERIE SKOL: 279 ouest Sherbrooke, espace 311 A.Montréal (842-4021)— Les Lectures Skol et les Editions du Noroît organisent une lecture des poèmes de Michel Beaulieu, le 27 oct à 14h 30 LE P’TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Jacques Rochon, piano et chansons, les 25-26 oct — Soirée Georges Brassens avec Didier Du-moutier et Michel Beaudet, le 27 oct SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA Montréal (842-2112)— Les Grands Ballets Canadiens, Allegro Brillante et La Sylphide, les 25-26 oct â 20h THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA Montreal (842 2112)— Les Feux de la dam ° Banque Royale.Mo-mix, les 25-26 oct à 20h A SURVEILLER Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix Rouge à Montréal au Centre permanent.3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 1K h, et à Lachute, Polyvalente l.avigne, 452.ave.Argenteuil, de 13 h à 19 h 30.Rens.: 937-1941 ¦ Vendredi 25 octobre, le 1er Gala de l'excellence en loisir de la Rive-Sud, à Place Desaulniersà l.ongueuil.Rens.: 444-7979.¦ < e soir à 19 h, l'École Rudolf Steiner de Montréal vous invite à une soirée d'information sur le thème : « l.a pédagogie Waldorf — I, éducation pour l'avenir», au 12 050 ave de Bois de Boulogne à Montréal pour les membres et samedi 2(1 octobre (le 10 h à 17 h pour le public, au 1200 ave Al water.Rens.: 935-1960 l.e samedi 26 octobre à 14 h, la Maison de prière Kmmaiis vous invite à découvrir l'Orient chrétien avec M I.atnbros Kamberidis, diacre, sur le thème : .I,'architecture de l'église byzantine », au 2600 ave.Desjardins à Montréal.Rens.255-4773.¦ Congrès bilingue de Montréal des al cooliques anonymes, les 25,26 et 27 octo lire au Palais des congrès de Montréal Rens.497-2351.Ce soir à 19 h 30, les Chemins ensoleillés présentent une conférence intitulée •• Impact des radiations électromagnétiques à faible puissance sur la matière vi vante », avec Jacques Surbeck, de Suisse, au Salon Gagnon de l'hôtel Holiday Inn Crowne Plaza, 505 rue Sherbrooke est à Montréal.Rens.641-1374.¦ I.Institut latino de Montréal offre des cours d’espagnol à plusieurs niveaux : le soir, de Ih h à 21 h, le jourde 13 h à 17 h: le samedi de 14 h à 17 h Relis.: 527 6611.¦ l.e Festival des musiques 92, (dans le cadre des fêtes du 350e anniversaire de Montréal) recherche des artistes pour sa programmation résidant actuellement dans les quartiers lloehelaga-Maisonneuve Mercier à Montréal Date limite d'ins eriplion 31 octobre 1991.Rens 597 0334 ¦ l.e Cercle amitié rencontre organise des soirées de danses tous les vendredis soirs, à compter de 20 h 30.au Centre des Zouaves, 370 rue des Sables ( coin 3e ave nue).I.imoilou Rens.: 833-1370.¦ G rands-Mères Caresses, organisme à but non lucral if qui aide les mères en dtl ftcullé, tiendra un bazar les 26el 27 octo hic de 10 h à 18 h, à l'église SI Michel Ai change située au 5580 rue St Ci liant, coin St Viateur Rens 376-4613 l.'l diversité du Québec 5 Chicoutimi organise un colloque» l.e partenariat el le développement nordique » les 25 el 26 octobre 1991, au 555, boul.de l’Université à Chicoutimi Relis (41H) 545-5303 ¦ l.a vente annuelle d'automne de livres d'occasion de la bibliothèque Al water se tiendra, vendredi 25 octobre de 16 h à 21 h l.es anciens du Collège classique de Saint l.aurent el les anciennes du Collège Basile Moreau sont invités à commum quer leurs coordonnées en vue d’une fêle des retrouvailles liens : 747-6521, poste 524.¦ l.e Centre des femmes d'ici et d’ail» leurs.7736 rue St-Denis à Montréal, offre des ateliers d'adaptation à la vie québécoise Mercredi 30 octobre à 13 h 30 : atelier sur le système de santé; mercredi 6 novembre à 19 h atelier juridique sur la loi de l'immigration et le parrainage, sa medi 26 octobre bazar de 9 h à 17 11 liens.495 7726 ¦ Ce soir à 19 11 30.le Centre d'études Saint Germain vous convie à son groupe d'étude, animé par Françoise l.apchuk, sut le thème » l.a loi du Karma el de la réincarnation », à l'UQAM, Pavillon llu berl Aquin, 1255 rue St Denis, local 1930 liens 274-4346 ¦ l.a Société québécoise de pstlogie tien' (Ira Une réunion le vendredi 1er novem bre a 19 h.30au Cégep \ndré l.aurendeau, au 1111 rue l.apterre, local 1075, Ville l.a Salle I.'objet de la réunion « Analyse de la répartition des lieux d'observation d ( iV.NI au Québec » liens 383 7940.< e soir a 20 h, dans la grande salle de l'Union française, 429 ave.Vigor est ?i Montréal, Maxime vous propose Georges Brassens à la carte lléserv.845-5195.¦ Ce soir à 20 h, conférence de M Ber nard Sarlorius sur le thème » Mythes modernes et crise écologique ».à l'U QAM, pavillon IIuberl-Aquin, salle \ M050, 1250 rue St Denis liens 844 4153 La l«»l«kvision tin vomlroili soir on un «lin «l'ooil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFTfR.C.) Montreal 17h30 / Ce soir Détecteurs de mensonges La cour q en direct Séries plus / Le grand tremblement de terre de Los Angeles Le Téléjournal q Le Point/météo/sport Studio libre Cinéma r O WCAX (CBS) ° Burlington News News q The Golden Girls Brooklyn Princesses Bridge q Disney World's 20th q Anniversary Palace Guard q News Dark Justice fë~J WPTZ (NBC) ~-J Plattsburgh News Newsq Jeopardy/! Wheel of Fortune Real Lile q Expose q I Dearq Flesh N q John Blood l Reasonable Doubts q News The Tonight Show n CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine Max q Glick The Golden Empty q Girls q NesI Street Legal q The National q The Journal News Good Rockin' Tonite fm CFTM (TVA) UiJ Montréal Le TVA Ç éd.18 hres Jeopardy 9-1-1.Cinéma : In Vino Veritas —Am.90 Avec Jaclyn Smith et Robert Prosky AdLib Le TVAq réseau Lesq sports Des mots pour le dire rc\ CFCF(CTV) Montreal Puise q Entertainment Tonight Tarzan q Family q Pacific q Matters Station Perfect q Skale Canada q Strangers Newsq The Arsenio Hall Show m TV5 (Télé ^ Francophones A comme artiste Des chiffres et des lettres Le journal de Aï Vision 5 Strip-tease Diable d'homme 22h50/Jours de guerre 23h50/Les francofolies de Montréal 17 CIVM (R.-Q.) 1 ¦ Montréal Passe- Partout Téléservice Tandem q Droit de parole Q Avec un grand A : q Françoise, Pierre el.Parler pour parler q Téléservice m piUsique Musique.vidéo Fax: L'Infoplus Le décompte Coca-Cola Combat des clips : VJ : Paul Sarrasin Rock en Musique bulle vidéo Vidéodanse WVNY(ABC) - '¦=* Burlington Newsq Star Trek: The Nexl Generation Family q WKRPInq Matters Cincinnati Perfect q Baby q Strangers Talk 20/20 q Newsq Commercial Programs SS 19h / Muchwesl Fax Coca-Cola Countdown Combat des clips Spotlight/ Motley Crue Vldéocllps Too) VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour q Nightly Business.Vermont this week Washington Wall q week in q Street Week Talking with q David Frost Cinéma : Metropolis —All.26 Avec Brigitte Helm el Alfred Abel American Experience («ci A-SAISONS ^31 Montréal La roue chanceuse Coup de foudre - Urgences ——-— .Cinéma : Eddie et les Cruisers II —Can.89 Avec Michael Paré el Marina Orsini Le Grand Journal Sports plus Cinéma : Patrouille du cosmos —Am.79 Avec William Shatner et Leonard Nlmoy (57) WCFE 0,1 (PBS) 17 h/Chiklren Programs The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour q Mystery ! Week.q Hollywood : The Golden Years Glackadder Alio ! Alio ! Sneak Previews Cinéma : Jean de Florette Avec Yves Montand 155 Le Devoir, vendredi 25 octobre 1991 ¦ B-5 Les BJM en tournée Mathieu Albert LES BALLETS JAZZ de Montréal célèbre cette année leur 20e anniversaire.Pour souligner l’événement, la compagnie, anonçait, hier, en conférence de presse, qu’elle quittera Montréal le 12 novembre prochain en direction de la France; première escale d’une tournée internationale qui la mènera aussi loin qu’au Japon, en Malaisie, en Thaïlande, et en Chine.La compagnie se produira également au Québec et au Canada au cours des mois de l’hiver 92, avec une escale à Montréal au Théâtre Maisonneuve du 26 au 29 février.À l’occasion de quelques-uns de ces spectacles, le trio de jazz dirigé par François Bourassa interprétera des compositions spécialement ré- i digées pour accompagner des oeuvres figurant au répertoire de la compagnie.Par ailleurs, Geneviève Salbaing, la fondatrice et directrice des Ballets Jazz, annonçait qu’elle quittera son poste en juin 1992, et sera rem-placée par William Whitener.Un ! danseur et chorégraphe américain originaire de Seattle qui a travaillé auprès du Joffrey Ballet à New York de 1969 à 1977, et de la compagnie dirigée par Twyla Tharp entre 1978 et J 1986.Au chapitre des créations, la compagnie a fait appel aux chorégraphes David Parsons, Margo Sappington, j Eric Miles, et Yvan Michaud pour qu'ils signent chacun une oeuvre nouvelle au cours de la saison 91-92.DANSE Dans le bonheur tranquille de la fantasmagorie Passion Un spectacle de la compagnie Momix créé par Moses Pendleton Musique Peter Gabriel.Conception des éclairages Mitchell S.Levine et Moses Pendleton.Costumes : Kitty Daly.Les interprètes : Karl Baumann, Jim Cappelletti, Kelly Holcombe.Cynthia Quinn, et Rebecca Stenn Spectacle présenté jusqu’à demain au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Mathieu Albert MOSES PENDLETON, le fondateur et directeur de Momix, n’est pas encore parvenu à déjouer la loi de la dispersion des idées, et à installer une cohérence au sein de la caravane des images qu'il fait défiler sur la scène.Malgré ses 21 ans de métier en chorégraphie, dont 10 passées à la tête de son rejeton Momix, on ne sent pas encore chez lui le plein épanouissement d'un esprit capable de maîtriser les multiples facettes du discours qui l’occupe, et capable d’en articuler, par le biais de la métaphore, le jeu des ramifications diverses.Devant son nouveau spectacle, intitulé Passion, présenté au Théâtre Maisonneuve jusqu’à demain, on éprouve les mêmes frustrations qui nous rendaient maussades il y a quelques années devant les oeuvres de Paul St-Jean et de la quincaillerie de l’Ecran Humain.Insuffisance thématique, faiblesse des idées, anorexie réflexive, incapacité de se loger au-delà de la surface chatoyante de l’artifice et de l’effet spectaculaire.VINS/chronique Maculan frappe encore ! Noél MASSEAU Pierre SEGUIN LE COUP est classique : les critiques sont dithyrambiques au sujet d’une bouteille, ils n’en finissent plus de louanger le bouquet, les saveurs.mais malheureusement le vin n’est plus ou pas disponible.Voilà qui est frustrant au plus au point ! Et même les lecteurs de cette chronique peuvent nous reprocher d’avoir, à quelques reprises, excité leurs papilles au maximum pour ensuite les laisser tomber en finale parce qu’il s’agissait de vins introuvables.Notre but, prenez notre parole, n’était pas de vous décevoir mais bien de vous faire connaître un nom, une étiquette que vous risquez de rencontrer au cours de futures promenades dans les allées de la Maison des vins ou de votre succursale régionale.Cette fois-ci nous traiterons de vins superbes récemment mis en vente ou sur le point de l'être et qui sont l'oeuvre d'un producteur qui a déjà fait l’objel de cette colonne.Les lecteurs du DEVOIR ont donc la primeur et n’ont plus l'excuse d'une information tardive.Le magicien vénitien Fausto Maculan était de passage à Montréal après le Ne h York Wine Kxperienee, grande foire organisée par le Wine Spectator, revue américaine spécialisée, qui réunissait les meilleurs viticulteurs de la planète.A Montréal pour un soir seulement, il a rencontré les membres du Centre de dégustation de Montréal et animé une superbe dégustation de huit vins.Comme Fausto Maculan a déjà fait l’objet de cette chronique en juin dernier, nous nous attarderons surtout aux résultats de la dégustation.Maculan produit une vaste gamme de vins tous excellents, du moins coûteux au plus cher.Celte habilité à aussi bien réussir les vins rouges que les vins blancs, secs, liquoreux ou mousseux relève de l’exploit.Extrêmement articulé, Fausto Maculan fait preuve d’une grande franchise lorsqu’il parle de ses vins.S’il y a un défaut, un détail à améliorer, il en parle avec lucidité et n’a de répit que lorsqu’il a résolu le problème L'étiquette de Fausto Maculan nous inspire lu plus grande confiance.Vespaiolo 1990, 19 $ Un vin issu du cépage vénitien Ves-piola.Robe pâle et brillante.Le nez est des plus agréable, avec des notes florales, fruitées (pomme-poire).En bouche on s'étonne de l'équilibre parfait entre le fruit et l’acidité.Sans parler de véritable complexité, ce vin offre des saveurs d’une qualité et d’une franchise remarquables.Un excellent rapport qualité/prix.À goûter absolument.16/20 Sauvignon Ferrata 1990, 41 $ Comme en juin dernier, ce vin blanc de sauvignon était le plus remarquable de la dégustation.La couleur est belle et brillante.Au nez c'est l'envoûtement.Tout ce que le cépage sauvignon peut donner de beau est au rendez-vous arômes de pêche, d’ananas, de miel et de pamplemousse bien mûr sans le côte herbacé typique des vins issus de raisins pas mûrs.Une trace de vanille nous indique que ce vin a séjourné quelque temps (3 mois) en fûts de chênes.Même plaisir en bouche où le fruit éclate littéralement, caresse le palais et se termine sur une finale longue et nette.Un délice à découvrir même si le prix est élevé.(17/20 Chardonnay Ferata 1989 Toujours sur la colline de Ferrata, Maculan a planté du chardonnay.D'après lui le style recherché allie la puissance, la richesse et l’opulence.Pour y arriver on a cueilli les raisins bien mûrs seulement et fermenté la vendange en fûts neufs.À la dégustation, ce vin présentait une jolie robe dorée.Les arômes de fruits murs, même confits, se mariaient aux effluves boisées moins marquées qu’en juin dernier.Le fruit nous a semblé plus généreux, mieux équilibré par rapport au boisé du vin.L’ensemble donnait dan^la richesse et le gras.Selon Maculan; ce vin est fait pour vieillir et il gagnera en complexité en bouteille après quelques années.Nous croyons que deux années suffiront.16,5-1-/20 Breganze Cabernet Palazzotto 88,41 $ Issus de cabernet sauvignon uniquement, ce vin n’a rien à envier aux crus du Médoc.Belle robe sombre, nez très cabernet avec des notes de fruits noirs genre cassis et cerise.La bouche est fraîche, les tannins sont amples et la finale longue et nette.Excellent.Attendre 1994 pour commencer à le boire.17 + /20 Breganze Cabernet Fratta 87, 48$ Produit dans un millésime difficile, ce vin s’est révélé fort intéressant au point de vue olfactif ; note de cassis, de fumée et de cuir, signe d'une bonne évolution.En bouche par contre, la maigreur du millésime se fait sentir.Le vin manque d’ampleur.Prêt à boire.15/20 Breganze Cabernet Fratta 88, approx.65$ Ce cru, le Fratta, est un vin bien connu au Québec.Depuis 1982, les vi-nophiles se l’arrache malgré le prix élevé qu’il exige.Le 88 plaira certainement.La robe est rubis sombre.Le nez est concentré avec des notes de noix de coco, de vanille et de fruits noirs.Une délicate note mentholée vient compléter le tableau.Très complexe en bouche où l’on retrouve des saveurs de poivron, de menthe, de cassis et de mûres.Parfaitement structuré, il vieillira très bien.Attendre 1995 pour en jouir plei riemenl.Un très grand vin.Le traitement des raisins avant fermentation est particulier du fait qu’ils sont séchés sur des claies pendant 15 à 20 jours afin de concentrer les arômes et à éliminer le côté herbacé du cabernet franc qui entre dans la composition de ce vin à 40%.19/20 Torcolato 1989, approx.50$ Le torcolato est le vin qui a rendu Fausto Maculan célèbre, ("est sans doute le meilleur vin liquoreux d’Italie à part l’Actini Nobile (la crème de tête du Torcolato) du même producteur qui n’est pas vraiment commercialisé.Peu botrytisés (15 à 20%), les raisins du cépage Ves-paiola qui sont à l'orgine du Torcolato sont séchés pendant trois mois afin de concentrer le sucre.Ils sont ensuite pressés et mis à fermenter en barriques.Le millésime 89 a donné un vin particulièrement gé niai : un vin doré aux arômes de pêche, d’abricot séché, de noix de coco et de miel.La bouche est suave, riche et délicieuse.Un très beau vin à ne pas manquer qui sera offert on bouteille de 750 et 375 ml.À surveiller au Maisons des vins.18,5/20.i ROCK /chronique Union officialisée entre Virgin France et Disques Double Sylvain Cormier Passion, de Momix, une chorégraphie de Moses Pendleton.Chez Moses Pendleton, comme chez Paul St-Jean, l'univers se présente comme une immense vitrine où l’on fait miroiter le rêve comme résolution des conflits, et où fa fuite dans l’irréalité devient la potion magique contre les maux et les malaises qui nous assaillent.Le spectacle un baume; une façon de réinventer le réel pour mieux l’esquiver et s’échapper dans le bonheur tranquille de la fantasmagorie inoffensive.En bref, l’oeuvre de Moses Pendleton, avec son foisonnement ininterrompu d’images, ne réussit pas à s’arrimer autour d’un socle unificateur solide (celui-ci fut-il le concept de dispersion, comme chez Édouard Lock).L’enchaînement allégorique est sans cesse stoppé dans son déroulement, neutralisé par une incapacité à pousser les choses plus loin que le stade de la proposition capsulaire.On voit bien que Moses Pendleton veut nous faire partager ses réflexions sur la guerre et la paix, on voit bien également qu’il souhaite aborder les thèmes de la mort, de la renaissance et de l’initiation.On comprend aussi, qu’il veut exposer sa vision du corps via la représentation de deux modes d'existence de la chair: celle de la sensualité, et celle de l’anesthésie épidermique.Mais toutes ces lectures, à étapes multiples, trouvent invariablement leur résolution dans une sorte d’effritement du propos plus que dans une conclusion construite et bien amenée.Cependant, il serait injuste de ne pas reconnaître au chorégraphe le talent superbe qui est le sien dans la construction des images.Sa pièce réussit avec maestria à opérer une osmose entre la présence matérielle des danseurs sur la scène et celle, plus onirique, des projections de diapositives.Un équilibre s’installe, une harmonie se crée, une symbiose prend forme.Aucun des deux modes d’expression n’empiète sur le territoire de l’autre.Leur juxtaposition correspond à la réalisation d'une fusion parfaite et indissociable.A ce titre, Moses Pendleton, plus que tout les autres chorégaphes qui se sont risqués au jeu des croisements entre le corps et l’image, parvient à créer une unité de ton et d'esprit, et à fondre chacun de deux éléments dans un ensemble magnifique intégré.11 ne lui manque encore que celte acuité du regard (pii, seule, pourrait apporter à son travail la consistance et l’épaisseur qui lui font encore défaut.Pour l’instant, nous planons' tous joyeusement, mais nous n’allons nulle part.APRÈS Trafic et Tréma, B MG et B MG-Québec, voilà que la filiale française du groupe britannique Virgin et les Disques Double des Productions Pierre Tremblay (un petit label indépendant de chez nous qui n’a pas peur des gros, qui a fait un tabac avec le Rendez-vous doux de Gerry Boulet et qui s’occupe principalement de Breen Leboeuf et Marie Carmen) consomment à leur tour un mariage que pouvait laisser prévoir le concubinage des dernières années.Des noces somptueuses au Méridien marquèrent l’heureux événement, et un nouveau Renaud ( Le marchand de cailloux) naquit instantanément de l’union.En clair, Pierre Tremblay collaborait déjà avec Virgin France, mais travaillait à la pièce, lançant d’abord chez nous un album des Innocents, succès d’estime, puis le Rêve Orange de Liane Foly, succès considérable qui a dû faire réfléchir les cousins de l’Ancien Monde.En effet, plutôt que de laisser le reste du catologue français à la merci de Virgin Canada, dont le pied-à-terre est a Toronto, et la sensibilité à l'égard de notre marché souvent proportionnelle à la distance qui nous sépare de la Ville-Reine, pourquoi ne pas s’associer à Tremblay, un Québécois qui sait ce qui fait courir les Québécois ?C’est chose faite.À l’exception de la Mano Negra et des Rita Mitsouko, chasse gardée de Virgin Canada qui veut leur faire tâter le marché américain, Tremblay détient dorénavant sur le territoire québécois l’exclusivité du corpus de Virgin France (Renaud, Foly, Étienne Daho, Julien Clerc, Jean-Louis Aubert, Jean-Louis Murat, Jean-Patrick Capdevielle, etc.) dont il peut disposer à sa guise.A la différence de l’association entre les étiquettes Tréma et 'Liafie, l’entente n’est (tas réciproque, les Disques Double n’ayant pas intérêt à exporter Leboeuf ou Carmen outre-Atlantique.Ce qu’il faut retenir de tout ça ?Qu’une multinationale du disque considère le Québec est un marché distinct.De là à la société distincte, il n’y a qu’un pas.Rockumentaire piraté SOURCE de choix pour les beatlesmanique de la planète depuis des années, Hello Goodbye, une petite entreprise de l’Illinois, se livre à un commerce vaguement illicite mais éminemment louable : elle vend des bootlegs, ou plus précisément, des piratages de bootlegs des quatre garçons dans le vent (ensemble ou séparés), alors que les vidéos offrent un échantillonage de clips rares, d’apparitions-télé, de documentaires introuvables, etc.Dans la dernière livraison du bimensuel américain Goldmine, véritable bible des collectionneurs, les gens de Hello Goodbye proposent une nouvelle vidéocassette à 30 $US, consacrée à Paul McCartney, qui consiste pour moitié d’un Music Plus ( 'anada Special with interview & rare footage, from 11-12-90.En d’autres mots, on colporte chez nos voisins du Sud des copies d’une émission spéciale sur McCartney produite par MusiquePlus en décembre dernier, laquelle recelait effectivement un bon nombre de _ documents rarissimes (les clips de Maybe I'm Amazed el Silly Love Songs, entre autres), en plus de larges extraits des entrevues exclusives réalisées par la vidéo-jockey Sonia Benezra avec Macca.MusiquePlus piratée, l’eussiez-vous cru ?En vingt ans de beatlemanie, c’est la première fois, à ma connaissance, que des collectionneurs, locaux ou étrangers, convoitent un rockumentaire made in Québec.Pierre Marchand, directeur de la programmation à la TéléVidéo en stéréo, recevra certainement la chose comme un compliment.Il ne faut pas voir autrement cette reconnaissance des efforts continus de MusiquePlus pour dénicher du jamais vu.Corcoran débranché PLUTÔT que de revenir en ville comme tout le monde, c’est-à-dire avec des représentations supplémentaires de son show de mars dernier, un autobus plein de musiciens et un dix-roues bourré d’équipement sous le bras.Jim Corcoran a préféré rappliquer le coeur léger et les mains dans les poches, avec Bob Cohen et des guitares acoustiques pour tout bagage.Les 20,22 et 23 novembre au Club Soda, il donnera avec l’excellent Bob son premier spectacle entièrement débranché à Montréal depuis l’époque où il n’avait qu’un prénom et un partenaire.Aura-t-il de nouveau la tête en gigue?Les billets sont en vente lundi.RESTAURANTS / chronique Fantôme de l’Opéra bouffe Josée BLANCHETTE DANS CET IMMENSE manoir défiant les rives du Richelieu règne une atmosphère de château écossais.Des jeux d’ombres et de lumières extérieurs ne subsistent qu’une vague impression de déjà-vu et une muette appréhension.Est-ce l’Ilalloween proche ou ce célèbre fantôme de l’Opéra ?La raison livre un rude combat aux superstitions dans l’ancienne seigneurie du peintre Jordi Bonet.Entre chien et loup, tout particulièrement, les derniers rayons de soleil frileux finissent de mourir dans l’eau tandis que la noirceur tisse sa toile autour du manoir Rouville-Campbell.Déjà le soir, déjà l’hiver et ses premiers flocons, enfin le moment de retourner goûter les charmes de la gastronomie régionale à Saint-Hilaire.Depuis le mois de juillet les fourneaux du « Manoir » revivent.Touristes, congressistes, résidants de la rive-sud ont repris leurs habitudes de propriétaires.Le chef Yvan Larivière assure désormais le relais.Le décor cossu est demeuré le même, la vue sur le Richelieu coupée par cet étrange passage vitré.Le service sur velours et le feu dans la cheminée centrale contribuent à donner une impression de confort.Pourtant il fait froid dans celte salle trop vaste.Froide est aussi l’assiette qui sert de support au boudin blanc farci à la poitrine de volaille escorté d’une salade vinaigrette et d’une fleur comestible.Aucun goût ne réussit à s’échapper de cette entrée glacée par la mise en place trop hâtive.L’isocèle d’escargots en pâte filo est une entrée chaude sur sauce au cresson crémée.Le triangle de pâte bien doré enferme les escargots de façon simpliste.Les petites bestioles ne peuvent trouver réconfort dans cette sauce au cresson qui laisse pour tout souvenir des relents de beurre brûlé.La cuisse de canard confite dans une sauce aux pommes et calvados allie le classique à la nouveauté.Plat d’automne par excellence, le canard traité de cette façon s’accomode à merveille de cette sauce fine aux fruits, peu goûteuse il est vrai, mais techniquement à point.Des pommes do terre en croquette à texture collante, des pois mange-tout et des petites carottes naines apportent une note potagère.Quant au râble de lapin aux olives vertes, la sauce laisse sur ce râble un arrière-goût amer.Le râble farci à la chair de lapin ne fait pas bon ménage avec ce fond de veau tomaté et garni de tranches d’olives vertes, d’oignons perlés et de champignons.Cette alliance pourtant classique a tout pour elle niais il faudrait en reviser les bases.Le pain est distribué chichement, avec des pincettes, et on se demande pourquoi compte tenu de sa piètre qualité.Le beurre rance ne faisait assurément pas un bon compagnon de table.La carte des vins, assez courte, sans grande surprise, propose quelques bouteilles abordables comme ce Château Tanesse ’89.Le maître pâtissier de l’endroit propose une carte équilibrée.Une marquise au chocolat, dense et savoureuse, côtoie une crème anglaise à l’orange.La création du pâtissier, une mousse au cassis sur génoise au chocolat repose aux côtés d'une sauce chocolatée.Ce gâteau sans âme laisse l’amateur sur sa faim.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 60 $ avant le vin, taxes et service.Pour : Une réouverture attendue.Ça aurait pu être pire.Contre : A peine de quoi faire le détour de Montréal.Ça aurait pu être mieux.Manoir Rouville-Campbell 125 chemin des Patriotes Sud Mont Saint Hilaire tél.(514) 446-6060 LE DEVOIR Renseignements (514) 844-3361 i FS 8UflEAnÜ?oNT Administration.(514) 844-3361 PEVOI, UNDI 0jVEBts CôpED Redaction (514) 842-9628 AÜ * i 16H30 DE 9Hû° Annonces classées (514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans frais.*.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.Extérieur (sans trais).(511) 844-5738 .!-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211.St-Sacrement.Montréal QC H2Y IXI RESTAURANTS ka Goélette FESTIN pour 2 TOUJOURS $4099 EN VIGUEUR US HUÎTRES SONT ARRIVÉES 8551, boul.St-Laurent 388-8393 (près boul.Crémnzie) Une bonne table De bons prix Midi ou soir Le Flambard Pour réservations : 596-1280 Cuisine française Restaurant italien 'est plus qu'une promotion c'est une tradition Lunch d’affaires Table d’hôte et mini-table d’hôte (2 salles de réception) Tel.: (514) 725-3623 Claude Postel ^ • Restaurant • Bar • Traiteur ç.4*441 SI J Repas d’affaires & Salons privés 443 rue Saint-Vincent Montréal, H2Y 3A6 H?875-5067 B-6 B Le Devoir, vendredi 25 octobre 1991 CINÉMA Dans la gueule du loup avec les Rolling Stones Nathalie Petrowski CEUX QUI PENSENT qu’ils ont vu les Rolling Stones à Montréal en décembre 89 sous la soucoupe volante du Stade olympique devraient tout de suite cesser de vanter.S’ils ont vu les Rolling Stones c’est d’abord à travers la lorgnette de leur imagination ou alors en se dressant sur la pointe des pieds, en tendant le cou et en s’é-carquillant les yeux en direction de l’écran géant.S’ils ont vu les Rolling Stones c’est surtout parce qu’ils les ont entendus et que l’art de la déduction moderne fait en sorte qu’il est possible de croire qu’on a vu quelqu’un quand en réalité on a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu Mick .Jagger.Toujours est-il que ceux qui pen- .sent qu’ils ont vu les Rolling Stones au Stade olympique n'ont rien vu.J’en ai pour preuve le plus grand (au sens littéral du mot) film de l’histoire du rock, un film intitulé holling Stones at the Max, présenté dès aujourd'hui au cinéma IMAX du Vieux-Port.Mick Jagger, pourtant pas très grand de nature, rivalise de taille avec le géant Beaupré.Même chose pour les quatre autres Stones qui y apparaissent dans toute leur splendeur, le visage tailladé de rides qui courent comme des autoroutes et se heurtent aux perles magnifiées de leur sueur.Et dieu sait s’ils suent les vieux loups : toute l’eau et toutes les toxines de leur corps, toute la fatigue des années, tout le stress des tournées infernales devant des millions de convertis qui ne forment plus qu’une énorme masse d’énergie avec laquelle ils doivent composer chaque soir sans jamais faiblir, ni trébucher, ni vieillir.Dure, dure la vie d'un Rolling Stone qu’on se dit à force de les regarder sous la loupe de cette caméra qui nous entraîne sur la scène avec eux et qui nous fait vivre le concert pas juste en coulisses mais pratiquement de l’intérieur, dans la gueule du loup, dans les entrailles de la bête comme si on était le sixième membre des Stones, comme si le groupe nous avait invité à donner le concert avec eux.L’intérêt premier de Rolling Stones at the Max réside dans cette invitation qui marque l’avènement d’un nouveau rapport entre les Stones et le public.Devant cette image vertigineuse où il n’y a plus de recul, plus de distance, où l’on pourrait plonger virtuellement dans les bras de Mick Jagger et à la limite dans sa tête, le spectateur quitte son poste passif et sédentaire pour se faire avaler par l’image, pour faire corps avec elle, pour vivre l’expérience au lieu de bêtement juste la consommer.Le moindre détail — un demi-sourire esquissé par Keith Richards, un échange de regards, une serviette qui s’écrase dans un coin, le coup de baguette imperturbable de Charlie Watts, les déhanchements aérobiques de Mick Jagger, l’air flegmatique de Bill Wyman, un technicien qui accorde une guitare, un panneau de verre où est indiqué l'ordre des chansons — tout prend une importance démesurée, tout renforce de sentiment de complicité avec les Stones.On en vient à oublier le spectacle dans son ensemble, à ne plus écouter le.son, qui pourtant est d’une redoutable précision, et à ne plus chercher à savoir si on est à Turin, à Berlin ou à Londres, les trois villes qui pendant le tournage de cinq jours ont servi de théâtre aux sept caméras.À un point tel que le concert de 89 minutes réunissant 15 chansons, les classiques comme les nouvelles, devient un évé- La tragédie de la condition humaine nement en soi et non plus 'o reproduction d'un événement.Ce qu’on a vu au Stade olympique à Montréal, ce que 6 millions je spectateurs ont vu dans 60 villes du monde, n’a qu’un vague lien Je parenté avec ce qu’on nous présente à l'écran.Ici le point de vue change constamment.Ici la caméra est un oiseau de proie qui s’attaque à la mince silhouette de Jagger, remonte le long de ses jambes et croque un rictus, un regard, avant de s'envoler au-dessus de la scène, de se poser sur une des tourelles de métal ou même de s’élever dans le ciel étoilé passé les gradins qui croulent de monde, passé la voûte d’un stade dont on croirait qu’il s’agit de celui de Montréal, dans un infiniment grand qui tout à coup rend les Rolling Stones infiniment petits.Réalisé par un triumvirat réunissant Julien Temple, Roman Kroitor et David Douglas, Rolling Stones at the Max offre des images aussi poétiques que spectaculaires, des images qui transcendent la musique des Stones et qui parfois trahissent ceux qui la font.Pendant la première partie du concert par exemple, Mick Jagger se démène et se déhanche comme une Jane Fonda qui a hâte d’en finir.Ses quatre autres compagnons stoïquement immobiles semblent voguer dans une autre stratosphère comme si le professionnalisme et l’usure des années avaient évacué toute émotion, que l’affolante ampleur de l’entreprise avait écrasé la spontanéité et que la business avait bouffé l’âme de la musique.Au retour de l’intermission pourtant, la glace se met à fondre.Jagger se dé- Mick Jagger .tend au point de plaisanter avec les choristes.Keith Richards enlève sa veste et commence à vraiment tirer, même Ron Wood sort de son coma pour se mettre à respirer par le nez.Les Stones redeviennent eux-mêmes, c’est-à-dire de vrais musiciens qui doivent suer et trimer comme toul le monde pour gagner leur paradis.• Le tout finira dans une joyeuse spectateur ravi mais quelque peu sonné sentira qu’il lui manque quelque chose.Les oreilles lui bourdonneront à peine.Il n’éprouvera aucune difficulté à faire son chemin vers la sortie et ne sera pas porté par les vibrations démentielles de 60 000 personnes réunies sous un même toit, (.’’est peut-être à ce moment-là qu’il comprendra vraiment ce que cela veut dire être un Rolling Stone.convivialité alors que les musiciens accompagnateurs se joindront aux cinq mauvais garçons pour saluer.Puis ils s’éclipseront, laissant les Stones seuls avec leur public, le visage en sueurs mais l’air soulagé d’être passés au travers de l’épreuve et d’avoir un concert de moins à donner.Cg n’est que lorsque l’écran deviendra noir et silencieux que le à l'affiche au OSCAR ITALIEN Meilleur film U de l’année r Mediterraneo VI HSION f HANÇAISt « Olio'S101 fsr dL 4a4,*XTU0N0 totGLi r,i«ppfc - BC»».VJCiu,' .(Tuas, f COMPLEXE DESJARDINS 3 1 DU BOX OFFICE À TRAVERS TOUT LE CANADA LE PLUS POPULAIRE ET LE PLUS ACCLAMÉ DES FILMS DE LA SAISON POURSUIT SES RAVAGES NOMINATIONS AUX PRIX GÉNIE - dont - MEILLEUR FILM et MEILLEUR RÉALISATEUR Du réalisateur de "Driving Miss Daisy " BRUCE BERESFORD L Histoire des gens d'ici avec LOTHAIRE BLUTEAU Robe Noire M) (ift'Wih MltflIOV) ll—i:h.-hi:ii- Version française de "BLACK ROBE" Al I IANCI VI VA III M à l'affiche en v.f.aux cinémas BERRI, BROSSARD, LAVAL 2000, LANGELIER, TERREBONNE, CARREFOUR DU NORD St-Jérome, MAISON DU CINÉMA Sherbrooke, FLEUR DE LYS Trois-Rivières En v.o.anglaise aux cinémas FAUBOURG, POINTE-CLAIRE U»A3«*M “Le meilleur film de la rentrée.Un film qui fait du bien." frank Sanello.UMÎfD FfAWKf SWDKAlf "Un film qui va émouvoir et emerveiller foute la famille.Un remarquable debut derrière la camera pour |odie Poster." Wriltn B»L.rS/BI'V MH Wt\l(tS "Extraordinaire.Touchant.Comique." W g**.«m tffOVO mutw "Une histoire des plus touchante et intelligente, pleine de sensibilité et de perspicacité." OjiidShffluri.kSB(l\ "Un film qui va droit au coeur." Mjk Horion.WUOMOX lOt lUt Dianne Wiest jodie Foster j* ^ L/idiiiic vvicM juuic ruMU tiom.version Imikjisc (te IIIILC MAN lAlt MttMMim» MMMfSl HIMir Mm -;«m IMMWaiM «IBSMMit .OA;o.*r rtc: t un ru n,i, À l'affiche en version française aux cinémas COMPLEXE-DESJARDINS, CARREFOUR LAVAL, LANGELIER et TERREBONNE % Jj) V.o.anglaise aux cinémas EGYPTIEN, POINTE-CLAIRE, CÔTES DES NEIGES ef ASTRE ( INI n IA CXXtJN Le pas suspendu Cinémathèque, 18 h.de la cicogne Réal : Théo Angelopoulos.En v.o.Odile Tremblay grecque, s-t français.Aujourd'hui, à l'Outremont, 21 h 30.Demain, à la CAMÉRA D'OR ¦ PRIX PU PUBLIC CANNES 1991 péS## ~ offerers.UN FILM DE JACO VAN DORMAEL MICHEL BOUQUET • MIREILLE PERRIER • JO DE BACKER LE NOUVEAU CINÉMA ’eAtiutzl 35 MILTON (Angle Cork, une rue ou nord de Sherbrooke) 8497277 Tous les jours: 7h30-9h30 Dim.: 1H30- 3H30- 5h30- 7h30-9h30 LE FILM du Grec Angelopoulos était certainement un des plus attendus du festival.Parce qu’il nous arrive précédé de la rumeur de Cannes qui en disait grand bien.Parce que surtout les cinéphiles cherchent d’un film à l’autre à retrouver cette magie et cette grâce éthérées faite d’interrogations et de tristesse qui composent la marque du cinéaste de L’apiculteur et du Voyage des comédiens.Son « blues » nous étreint une fois encore.Le pas suspendu de la cicogne est sans contredit un grand Angelopoulos, une oeuvre en quelque sorte trancendante qui n’impose aucun niveau de lecture mais suggère des pistes, laisse au spectateur le soin de comprendre qui est qui, et pourquoi un nanti doué de conscience peut choisir un jour de prendre son bâton de pèlerin pour aller partager le sort des rejetes de ce monde.Dans ce film flottant au-delà de toutes certitudes, les dialogues du film, dénudés comme des haïkus, imprègnent le film d’un climat de poésie, comme l’imprègne aussi cette esthétique austère, exigeante, d’une beauté et d’une intensité parfois surréelles.Le lieu détermine le contenu du IjPt/'' Journal montre; Un film de ALEXANDRE ARCADY ÜZÜCZjtP ( OMI If CANADA IS RAI I.•Itfflél tur U carte* À l’affiche au cinéma BERRI $ i.* | $ SOPfflE MARCEAU • RICHARD BERRY On pouvait la séduire.On pouvait la faire rire.Un seul l a fait pleurer.G" VISA CI NI RAI Pas suspendu de la cicogne.Nous sommes dans une étouffante ville frontalière surnommée « la salle d’attente », véritable no man’s land à cheval entre la Grèce du nord, l’Albanie, la Yougoslavie.Des réfugiés en provenance de partout, s’entassent par ghettos superposés tandis que des hélicoptères survolent un fleuve où flottent mains au ciel des noyés à qui on a refusé l’asile.« C’est les frontières qui rendent fous, les limites », dira un officier ivrogne.Parfois, réglement de compte ou mouvement de désespoir, au bout du crochet d’une grue, un mort s’agite avant que les pleureuses en grappes noires ne s’emparent du corps.Bien au-delà de sa dimension politique, la frontière marque les murs érigés en-, tre les hommes.Le pas suspendu de la cicogne est un film sur l’incom-: municabilité, sur la quête de liberté, sur la tragédie de la condition humaine.On aborde ici le royaume du mythe où rares sont les cinéastes aujourd'hui capables de s’aventurer et de sortir vainqueurs.Angelopoulos, oui.Sur la ligne même marquant la; frontière comme une cicatrice, un: homme se tient, le pas suspendu « Si j’avance, je suis ailleurs ou je: meurs », dit-il.Il n’en fera rien.Au: centre de l’intrigue : la quête d’un' journaliste télé.Venant effectuer un : reportage sur « la salle d’attente », il: croit reconnaître dans un pàysaû' voûté de la ville (Marcello Mas-: troiani) un ancien ministre grec dis- : paru mystérieusement dix ans plus! tôt, et fait venir d’Athènes l’épousé: du politicien (Jeanne Moreau).Leur: confrontation donnera lieu à une deàJ plus belles scènes du film, plan sér! quence d’une extrême intensité oûi les deux mondes se croisent sur lèj pont du milieu de nulle part et où là ¦ dame ne reconnaît pas son époux: (vérité ?mensonge ?Allez savoir)’.; Les deux grands acteurs font ici des: miracles de sobriété.Elle, dans le registre désemparé, lui en homme dont le silence impassible pèse comme une accusation à un monde qui l’ç; trahi.En contrepoint, des « flash-; backs ».On retourne sur les traceg; du ministre, alors qu’il semait des: messages derrière lui.« Par quels' mots-clés pourrait-on faire revivrè, un rêve collectif ?» Et « tout ce qui' me touche me blesse », écrivait-tl: avant de se fondre dans l’anonymat.: : Certaines images sont de purs instants de grâce.Dans une salle paroissiale, une jeune fille au visage frappé comme une médaille envoie de tout son être, à travers sa posture, son regard, sa robe sage, un irradiant message de désir et d’amour au reporter qui a gagné son coeur.Il y a aussi la merveilleuse scène du mariage où les époux, séparés par un fleuve, repartent désunis avant qu’unis par le pope, chacun prisonnier de sa rive.Un climat de douceur et d’austérité baigne ce film habité de symboles et de rites.Dans les images fluides souvent voilées de buée et de brume, apparaissent des wagons occupés par des familles de réfugiés, immobiles comme fixés sur la toile.L’accordéon possède ici des résonnances aussi mélancoliques qu'un violon et vient en contrepoint redire, tout autant que la musique, des mots si poétiques, la tristesse et la désillusion d'un monde au bord du vide qui se regarde basculer.Un très grand film.CINÉMA ME/LLFL/rç OUTREMONT ) FILMS AUX MeiUEURs Le Devoir, vendredi 25 octobre 1991 ¦ B-7 ARTS VISUELS Entre ordre et désordre Louis Jaque Galerie Simon Blais, 4521, rue Clark.Jusqu'au 25 octobre.François-Xavier Marange Galerie Trois Points, 307, rue Sainte-Catherine ouest.Jusqu'au 26 octobre.Jean Dumont NOUS N K SOM M KS plus au temps où l’antériorité et la primauté de l’ordre faisaient que le désordre ne pouvait être que son mal.Il n’est pas sûr, par contre, que nous soyons tout à fait sortis de l’époque qui a suivi et qui nous a persuadés que le désordre était la genèse de l’ordre, et que ce dernier ne pouvait que s’éloigner toujours plus de ses origines répudiées.Ténèbres et lumière, chaos et projet, non-sens et raison ne pouvaient avoir aucun point commun.Aujourd’hui, la science, la cosmologie, la philosophie vont beaucoup plus loin.lilies nous disent que nous sommes plus proches de l’origine que nous le croyons, que celle-ci fut aléatoire et que la différence entre ljordre et le chaos n’est pas une morale mais une probabilité qui se rejoue à chaque instant du monde.Ce concept d’ambiguïté influence lentement, peut-être même à notre insu, nos moeurs et nos idées.Il pourrait bien être dans le domaine des arts visuels, et pourquoi pas, la cause de la multiplication des oeuvres dans lesquelles la notion de surface est mise en échec.lit je ne parle pas seulement ici de la surface plane du fond du tableau.On ne compte plus les peintures où le lieu de la , toile est transformé en un espace sans repères, neutre, au nombre indéfini de dimensions.Il est étonnant par exemple de constater, dans les toiles les plus récentes de son exposition chez Simon Blais, comment Louis Jaque, qui a derrière lui quelque quarante années de peinture, remet en question l'idée de l’autonomie et de l’intégrité des surfaces.L’artiste, depuis une trentaine d’années, peignait ses toiles avec des couleurs à l’huile appliquées à l’aide d’un rouleau.Les formes étaient souvent tubulaires et se détachaient nettement sur un fond distinct.Mlles ondulaient parfois, porteuses d’une lumière diaphane, comme les draperies déployées et silencieuses des grandes aurores polaires qui éclatent au zénith.A la surface quelquefois plurielle des tableaux, la genèse et la filiation des plans était toujours repérables.Diurne-Nocturne, de Louis Jaque.Les toiles récentes sont exécutées à l’acrylique et au pinceau.Ce n’est pourtant pas la gestualité plus libre qu’autorise le procédé qui m’a étonné.La surprise heureuse est venue de l’impression de deconstruction que m'ont laissé les toiles.Un peu comme si un certain côté du formalisme, un jeu de restrictions ou d’obligations, une notion de limite, une quelconque raison éclatait soudain a la lumière des certitudes blessées et des nécessités moindres.Dans une pièce comme Nocturne Saguenay, le découpage même de la surface en plages de couleurs est une négation de l’attente.À peine l’oeil trop pressé y voit-il une répartition cruciforme et plate qu’un plan parasite, une excroissance, vient décevoir le savoir.On croit discerner l’existence de strates variées, et c’est pour s’apercevoir aussitôt qu’elles n’ont entre elles aucun des points ou génératrices de tangence qui leur définiraient une identité autonome.Trois dimensions ne suffisent plus à définir cet espace où même les surfaces planes ressemblent souvent à des papiers pliés.Allez voir cette exposition, et vous découvrirez que ces tableaux, où l’ambiguité vient de naître, étaient sans doute annoncés par les fusains plus anciens qu'eux.La différence est que, dans ces derniers, l’oeil éduqué par l’ancienne raison se souvient du tracé attendu de la ligne et sait la compléter quand il est déçu par son apparent égarement.Dans les acryliques que François-Xavier Marange a accroché à la Galerie Trois-Points, l’ambiguïté ordre-/désordre n’est pas inscrite à la sur- "Délirant!" - JOURNAL DE MONTRÉAL Hilarant! LE PUBLIC UN FILM DE JEUNET ET CARO avec DOMINIQUE PINON MARIE-LAURE DOUGNAC JEAN CLAUDE DREYFUS KARINVIARD RUFUS OlALOGuESOE GILLES ADRIEN MuSqueORGinale DE CARLOS D'ALESSIO produit pah CLAUDIE OSSARD sÆpfu! SR •-MV.S MAIOHIM C iNim » Oian* OlSItilUüO* a l'alliche en v.f.au COMPLEXE DESJARDINS, CARREFOUR LAVAL, LANGELIER et BROSSARD.En v.f avec s.t.anglais au cinéma LE FAUBOURG "Admirable! " - Le Monde § UN FILM DE CLAUDE CHABROL ISABELLE HUPPERT ItMusmuiMu CHUsTOMtuuvor jusrmi wasuivm CHumsimsAunu/tprb -amia *wur * amvimvir »Hpm*KtUMMUu./tin noDLcnowfi) FtiMS Hooucnoss j!éÊ Iha3ni1 » G£3mD OmpUny à l'affiche aux cinémas DAUPHIN et COMPLEXE-DESJARDINS face de la forme mais au coeur même de la matière.Une matière primordiale, indéfinissable et complexe, et dont la surface légèrement ondulée, comme soulevée par la respiration de marées inconnues ou de houles sans lois, est traitée dans toutes les couleurs de terre, de la blondeur du sable au brun foncé des terres de marais ’ De cette matière naissent des formes anthropomorphiques inachevées, dans lesquelles on lit des indices du corps, de ses poses et de ses gestes, une allusion à l’être, une possibilité parmi d’autres.Là encore, ces formes n’émergent pas du fond terreux, elles n’en sont même pas encore nées, n’ont pas d’identité propre.Elle sont littéralement dans un processus infini de la naissance.Elles n’en finissent pas d’être, à la fois, elle-mêmes et la matière qui les entoure.Aucune hiérarchie.La catastrophe originelle est en cours dirait Kdgard Morin.On a même l’impression que certaines toiles nous disent que, non seulement la création n’est pas terminée, mais encore qu’elle n’est pas irréversible.Ces corps, qui nous apparaissent comme un avatar de la matière originelle, sont parfois marqués de couleurs qui disent la dégradation.Ne vous méprenez pas : celle peinture n’est en rien morbide, bien au contraire.L’histoire n’y est pas arrêtée, et ne peut pas l’êire, puisqu'elle n’a pas encore commencé.Le temps y est en devenir sans fin, comme suspendu entre l’ordre et le désordre.Deux bonnes expositions, tant par leur facture que par les questions actuelles et fascinantes qu’elles induisent.Des oeuvres qui tanguent, nagent et plongent Allô .à l’eau Bruxelles-Montréal Maison de la culture Plateau Mont-Royal 465, avenue du Mont-Royal Est Jusqu'au 30 octobre 1991 Marie-Michèle Cron IL Y A un plaisir évident à circuler ici, parmi ces oeuvres qui tanguent, flottent, nagent, plongent dans l’eau et emportent le spectateur dans ses vagues, ses marées basses et hautes, ses abysses troubles.C’est autour de thème mouvant et liquide qu'une quanrantaine d'artistes québécois et belges ont brodé et échangé leurs sensibilités dans Alto.à l’eau Bru xelles-Montréal, un événement « transatlantique » auquel se gref fent, tout le lond du mois d’octobre, spectacles en danse et vidéos.Réalisée dans le cadre des accords de coopération culturelle entre le Québec et la Communauté française de Belgique sous les auspices du Conseil de la peinture du Québec, de la Maison de la culture Plateau Mont-Royal, du Centre culturel La Vénerie et du critique d’art et conservateur invité Gilles Daigneault, cette exposition nous offre l’occasion de comparer les dialogues qui s’amorcent de part et d’autre des deux continents et de méditer sur les points de vue différents ou analogues qui en jaillissent.Quant à moi, au risque d’être taxée de chauvinisme, j’avoue mon « faible » pour les artistes d'ici.Leurs oeuvres sont plus « éclatées » que celles de leurs confrères, parfois plus « désordonnées » et audacieuses quant à leurs enjeux plastiques et discursifs.Serait-ce parce que Montréal, ville à jamais ancrée sur sa frange de terre, rêve d'une autre île ?Où bien, est-ce moi qui voyage de moins en moins et qui suis enlisée dans mes considérations arbitraires ?Toujours est-il que sur le versant québécois, j’aime bien la « Murée busse » de Richard Bruneau.Un tableau-objet collage accroché sur un mur comme une boite sans serrure, tapissé d’éponge, accueille divers matériaux : bout de bois, caillou, élément à mesurer qui ressemble à un phare perdu dans un océan d’incertitudes.En bas, une chaîne et son bouchon pendent, dans l'attente de notre geste fatidique qui emportera cette histoire d’eau dans les limbes du Pacifique.Avec « Alaska, 24 murs 1989, une nappe noire », Joce-line Chabot se remémore l’accident de l’Exxon Valdez, ce navire qui déversa dans le golfe d’Alaska, 11 millions de gallons de pétrole brut.La cire enrobe et fige des objets sur des panneaux en bois engloutis par les nappes meurtrières.nvis SPÉCIAL ! Æ AUX 14 - 20 ANS O UIIS NOUVEAU TARIF JEUNESSE ?ClNÉPLEX ODEON .pART0UTi EN tout TEMPS, A L'EXCEPTION DES MARDIS I MOITIÉ-PRIX ET DES MATINÉES SUR SEMAINE À 4.75$ DU 25 AU 31 OCTOBRE 1991 BERRI 1280, rue St-Denis ROBE NOIRE (14 ans) Dolby Stereo 1 00 - 3 10 - 5 20 • 7 30 - 9.30 LA LOI DE LA RUE (14 ans) Dolby Stereo 1 30 - 4 15 - 7:15 - 9:30 POUR SACHA (G) Dolby Stereo 1 30 - 4 00 • 7 00 - 9:15 L ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE (G) Dolby Stereo 1 00 -3 10- 5 20 - 7:30 • 9:40 LA FIN DE FREDDY L ULTIME CAUCHEMAR (14 ans) Sam et Dim 7 40 • 9 40 Lun au Jeudi 1 40 - 3 40 - 5 40 - 7 40 • 9:40 Excepte 28 el 31 oct 1 40 - 3 40 • 5 40 - 9:40 LA CHAMPIONNE (G) Sam el Dim : 1 30 - 3 30 - 5 30 BONAVENTURE Place Bonaventure RAMBLING ROSE (14 ans) Tous les soirs 7:15 -9 30 SUBURBAN COMMANDO (G) Tous les soirs 7 00 - 9:00 BROSSARD Mail Champlain - 6600, bout.Taschereau DELICATESSEN (14 ans) Sam el Dim 2 00 - 4 15 • 7 00 • 9 20 Sem 7 00 - 9 20 L ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE (G) Sam el Dim 2 00-4 30-7 10-9 25 Sem 7 10 - 9 25 ROBE NOIRE (14 ans) Dolby Stereo Sam el Dim 2 15 - 4 45 - 7 15 - 9 30 Sem 7 15-930 CARREFOUR LAVAL 2330, boul.Le Carrefour LA CHAMPIONNE (G) Sam el Dim 1 15-315-515 ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS (14 ans) Tous les jours 8 00 LA LOI DE LA RUE (14 ans) Dolby Stereo Sam el Dim 2 00 - 4 30 - 7 00 • 9 20 Sem 7 00 - 9 20 LE PETIT HOMME (G) Dolby Stereo Sam el Dim 1 00 - 3 00 - 5 00 • 7 15 - 9 25 Sem 7 15-925 LA FIN DE FREDDY L ULTIME CAUCHEMAR (14 ans) Sam el Dim 1 05 • 3 00 • 5 00 • 7 00 • 9 00 Sem 7 00 9 00 DELICATESSEN (14 ans) Dolby Stereo Sam el Dim 1 10 - 3 10 • 5 10 - 7 20 - 9 20 Sem 7 20 - 9 20 L ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE (G) Dolby Slereo COMPLEXE DESJARDINS Basilaire 1 DELICATESSEN (14 ans) Dolby Stereo 1:00-3 05-5:15-7 30-9 45 LE PETIT HOMME (G) Dolby Slereo 1:10 - 3 15-5:20-7 25-9 30 MEDITERRANEO (G) 1:00 - 3:05 - 5 10- 7 15-9 20 MADAME BOVARY (G) 2:15-5:30-8:45 COTE-DES-NEIGES 6700 Côte-des-Neiges HOMICIDE (14 ans) Dolby Stereo Sam el Dim 1 30 - 3 30 - 5:30 • 7 35 - 9:35 Sem : 7:35 • 9 35 EUROPA EUROPA (14 ans) (v allemande avec sous-titres anglais/ Sam et Dim 1 30-4 00-7 00-9 10 Sem 7 00 - 9 10 KORCZAK(G) (version polonaise avec sous-titres anglais) Sam el Dim 1 45-415-700- 915 Sem 7 00-9 15 SUBURBAN COMMANDO (G) Dolby Slereo Sam el Dim 1 35 - 3 25 • 5 25 • 7 15 • 9 10 Sem 7 15 - 9 10 HOUSE PARTY «2 Dolby Slereo Sam el Dim 1 40-3 30-5 20-7 20-9 20 Sem 7 20 - 9 20 LITTLE MAN TATE (G) Dolby Slereo Sam et Dim.1 30 - 3 30 • 5 25 - 7 25 - 9 25 Sem 7 25 - 9 25 THE SUPER (G) Dolby Slereo Sam et Dim 1.30 - 3 20 -5 10- 7:05 - 9 00 Sem 7 05 - 9 00 CREMAZIE 8610, rue St-Oenis ROBIN DES BOIS.PRINCE DES VOLEURS (14 ans) Dolby Stereo Sam et Sem 8 00 Dim 2.00 - 5.00 - 8.00 DÉCARIE 6900.boul.Décarie RAMBLING ROSE (14 ans) Dolby Slereo Ven 7 15 9 30 Sam 7 15 - 9 30 Dim 2 00-7 15-9 30 Lun au Jeudi 7 15 - 9 30 THE COMMITMENTS (G) Ven 7 00 • 9 20 Sam 7 00 - 9 20 Dim 2 00 7 00-9 20 Lun au Jeudi 7 00 • 9 20 égyptien 1455, rue Peel LITTLE MAN TATE (G) Dolby Slereo 1 00 - 3 10-5 15- 7 25 - 9 35 BARTON FINK (14 ans) Dolby Slereo (v o anglaise) 1 30 -4 15- 7 00 • 9 30 Excepte le 30 octobre 1 30 -4 15 9 30 | 1 30 -3 30- 5 30- 7 30 • 9 30 DOUBLE IMPACT (14 ans) (v française) JACQUOT DE NANTES (G) 1 00 • 7 00 BARTON FINK (v française) ( 14 ans) 4 00: 9 25 LE SILENCE DES AGNE AUX (18 ans) 1 15 4 00 7 05-9 25 37 2 LE MATIN (18 ans) (v integrate) 1 15 5 00-8J0 DES PILOTES EN L AIR (G) 1 15 3 15 5J5 7 15 9Jjj L (SGI A N T S D (LAPJ B Tg ) 1 25 3 25 5 25 7 25 9 25 ROBIN DES BOIS.PRINCE DES VOLEURS (14 ans) 1^50 -3 40 G 30 9 20 NELLIGAN (G) Dolby Stereo 1 00 4 00 7 00 - 9 20 IL DANSE AVEC LES LOUPS (14 ans) 1 30 5 00 8 30 LE DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien MADAME BOVARY (G) Dolby Slereo Sem 8 30 Sam 2 00 8 30 Dim 2 15 - 5 30 • 8 30 ROSE PASSION (14 ans) Dolby Slereo Sem 7 00 9 15 Sam 2 00 7 00-9 l5 Dim 2 00 4 30 - 7 00-9 15 1 00 3 05 - 5 10 7 20 - 9 30 HOMICIDE (14 ans) Dolby Slereo THX 12 45 2 50 • 4 55 7 00 - 9 15 MY OWN PRIVATE IDAHO Dolby Stereo 12 45 - 2 55 - 5 10 7 20 9 30 DELICATESSEN (14 ans) Dolby Slereo (v o avec sous-titres anglais) 1 00 • 3 00 - 5 00 7 00 - 9.10 LAVAL 2000 Centre 2000.3195 ouest, boul.Si-Martin ROBE NOIRE (14 ans) Dolby Stereo Sam el Dim 1 30 • 3 25 • 5 30 • 7 30 • 9 30 Sem 7 30 • 9 30 DES PILOTES EN L AIR (GI Sam el Dim 2 00 3 35 - 5 15 - 7 10 • 9 00 Sem 7 10 9 00 LONGUEUIL Place Longueuil - 825 ouest, rue St-Charle» l A CHAMPIONNE (G) Sam 2 00 Dim 1 00 3 00 - 5 00 DES PILOTESEN l AIR ( G ) Tousles soirs 7 00 9 00 l A l Ol DE LA RUE (14 ans) Sam 2 00 7 00-9 15 Dim 2 00 4 30 7 00 9 15 Sem 7 00 9 15 I n désastre écologique accidentel qui nous rappelle celui, volontaire, du golfe Persique.Je me souviens encore de l’image de cet oiseau se dé battant dans une gangue gluante el froide comme la mort.Suzanne (Irisé nous transporte sur les rivages de la préhistoire dans une peinture très dense où une chape de couleurs sombres cerne un espace plus clair.Dans cette enceinte, des hiéroglyphes se dessinent : loups aux aguets, eaux dormantes prêtes à jaillir pour abreuver les especes vivantes, lutte pour un territoire vierge de toutes souillures, « l’homme est un loup pour l’homme ».Dans Deux Alcyons, Yves Sherrif transforme des oiseaux de bon augure en deux navigateurs sans bateau, armés de pagaies el peints en contre-plongée.Ils circulent entre les terres vaporeuses, dans des fragments de carte topographique, reliant symboliquement les continents entre eux.Sur le versant bruxellois, Axel Mi-ret renoue avec les forces obscures de l'eau dans un dessin au grain « photographique ».Une silhouette humaine fend la brillance d'un canal surplombé de masses noires, éclairé par des rayons de lune.Entre l’ombre et la lumière, la figure vacille.Une oeuvre qui rappelle les sujets des symbolistes belges ourlés de séduisants mystères.Avec Atjuarium ou érosion, Philippe C’ardoen enserre dans un cadre aux teintes rouillées, des formes organiques, des fila ments, des flèches, sur un « palinip seste » rayé et assourdi par un gribouillage onirique.Les espaces se confondent et font, tour à tour, avancer et reculer le regard comme ceux mis en scène par Kddy Devolder dans des « paysages » abstraits, géométriques où obliquers, verticales et horizontales délimitent, en noir el blanc, des lieux cloisonnés et structurés par ce réseau dynamique de li gnes.Une composition très rigoureuse du plat pays.Un heureux contraste avec l’oeuvre fluide, dansante el colorée de Pierre Alechinsky (cofondateur du Mouvement Cobra) marquée du sceau
de

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