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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-09-24, Collections de BAnQ.

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Communicatior Design et grapl SU 28423 23 Relations intercultui Bélanger, Legault Vol.LXXXII — No 221 ?Ensoleillé.Max.: 14.Détail page B-6 Montréal, mardi 24 septembre 1 991 Toronto 85 cents 65* t TPS - TVQ Boutros-Ghali confirme sa candidature à la succession de Perez de Cuellar François Brousseau LE VICE-PREMIER ministre de l’Égypte, M.Boutros Boutros-Ghali, est officiellement candidat à la succession du secrétaire général des Nations unies Javier Perez de Cuellar, qui devrait abandonner son poste d'ici la fin de l’année.Il s'en est ouvert dans une longue entrevue exclusive au DEVOIR, menée vendredi dernier par le journaliste François Brousseau et la directrice Lise Bis-sonnette (page B-l).Le vieux routier de la diplomatie égyptienne estime très bonnes ses chances de devenir cette année secrétaire général de l’ON U : il a expliqué au DEVOIR qu’un très grand nombre de gouvernements appuient déjà sa candidature à ce poste supreme de la diplomatie internatio- nale.L’Amérique du Sud, l’Europe de l’Ouest et l’Asie, sa oublier son Afrique natale, appuient massivement sa candidature, a-t-il expliqué au DEVOIR.Il n’ y a encore que les États-Unis et la Grande-Bretagne — deux poids lourds dotés d’un veto au Conseil de sécurité de l’ONU — à avoir manifesté, jusqu’à ce jour, une certaine réserve devant celui qui voudrait plaider pour le Sud, à l'époque incertaine de l’après-Guerre froide.Le Canada, pour sa part, se contente d’imiter pour l’instant la réserve américaine et britannique.« Il est important que le prochain secrétaire général vienne du tiers monde », a plaidé M.Boutros-Ghali, qui invoque la règle — non écrite dans le cas du secrétaire général — de la « rotation géographique » pour justifier une candidature africaine, après les mandats précédents de secrétaires généraux européens, asiatique et sud-américain.M.Boutros-Ghali, de passage à Montréal la semaine dernière, rentrait d’un voyage aux États-Unis où il a rencontré le président George Bush.Il a mené aux États-Unis sa campagne «onusienne», mais a aussi discuté de la conférence de paix au Moyen-Orient, à la préparation de laquelle il est intimement lié.« Cette conférence aura lieu, j’en suis convaincu », a ajouté M.Bou-tros-Ghali au cours de cette interview, expliquant qu’il fallait saisir au vol l’occasion actuelle de régler la question palestinienne.« Le temps joue contre nous », a-t-il expliqué, et tout délai rendra les choses encore plus difficiles dans l’avenir.SOCIÉTÉ La ministre Usa Frulla-Hébert et Roland Arpin Scepticisme et méfiance devant le rapport Arpin Après les coups d’encensoir qui ont salué sa publication, le rapport Arpin sur la politique culturelle suscite maintenant scepticisme et méfiance dans le milieu culturel.Jocelyne Richer fait le point.Page B-l Balayage libéral au N ouveau-Brunswick Le COR forme l’opposition officielle FREDERICTON (PC) - Les libéraux du premier ministre Frank McKenna se dirigeaient vers une aute majorité écrasante au gouvernement du Nouveau-Brunswick, hier soir, au moment d’aller sous presse, avec 48 élus ou en avance sur 58 circonscriptions.Le parti COR (Confederation of Regions), qui préconise entre autres l’unilinguisme anglophone, était en passe de former l’opposition officielle avec sept candidats élus ou en avance tandis que les conservateurs n’avaient d’espoir que dans deux comtés et que le N PD menait dans un seul.M.McKenna, âgé de 43 ans, a facilement été réélu dans sa circonscription de Chatam, dans l’Est du Nouveau-Brunswick.Plus tôt en journée, au moment d’inscrire son vote, le premier ministre affichait sa confiance.« Je me sens en paix », a-t-il lancé.Accompagné de sa femme, Julie, et de leur fils de 18 ans, Toby, qui vo-tait pour la première fois, M.McKenna diffusait calme et assurance.Il avait peu de raisons de s’inquiéter.En effet, les conservateurs, le N PD et le Confederation of Regions (COR) avaient déjà concédé la victoire et reconnu qu’ils se disputaient le second rang.« Je crois avoir fait preuve de réalisme depuis le début », a déclaré la dirigeante néo-démocrate Elizabeth Weir, qui a mené une dure campagne dans la circonscription de Saint-Jean-Sud.« Nous n’aurons peut-être pas une importante opposition à la suite des élections, mais nous avons l’intention d’être cette opposition.» Mme Weir, le leader conservateur Voir page A-4 : Balayage PHOTO CP Le premier ministre Frank McKenna est allé voter, hier matin, à Chatam Bush avertit l’Irak qu’il ne tolérera aucune incartade Des envoyés de l’ONU victimes d’intimidation à Bagdad PHOTO AP .m sM i §, à i - ¦ mm ¦ Avant de quitter la Maison-Blanche pour le siège des Nations unies à New York, le president George Bush a déclaré hier aux journalistes que l’Irak devait respecter les résolutions de l’ONU sur la destruction de ses armes nucléaires.d'n prés Reuter et AFP NEW YORK - Le président George Bush a rejeté hier tout compromis avec l’Irak sur la question ae l’inspection par les Nations unies de ses sites nucléaires.Dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président américain a enjoint les autorités irakiennes à coopérer avec les équipes d’inspection de l’ONU.11 a tenu ces propos quelques heures après un incident à Bagdad entre émissaires onusiens et autorités irakiennes.Des membres d’une équipe d’inspection de l’ON U ont été retenus contre leur gré pendant cinq heures dans un bâtiment du centre-ville et se sont vu confisquer des documents jugés importants concernant le programme nucléaire irakien.Le président Bush n’est pas allé jusqu’à lancer un ultimatum à Bagdad, mais son porte-parole, ainsi qu’un général soviétique, ont dit que l’Irak risquait une nouvelle intervention militaire en cas de refus de coopérer avec les experts de l’ONU.Pour le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwater, dans une telle hypothèse « au moins une sorte Voir page A-4 : Bush Un vingtaine de juges retardent toute la justice civile au Québec Isabelle Paré LA LENTEUR chronique des cours à rendre justice au Québec est le fait d’une vingtaine de juges irréductibles, responsables d’environ 80 % des délibérés de plus de six mois.Des délais qualifiés de dénis de justice par le Barreau de Montréal, qui exige la mise au pas des magistrats par la voie légale.Tel est le portrait et telles sont les solutions formulées par un comité du Barreau de Montréal qui, avec la collaboration du juge en chef Alan B.Gold, de la Cour supérieure, et du juge en chef Albert Gobeil, de la Cour du Québec, se penche depuis octobre 1990 sur le problème de ces juges qui tardent à trancher.Grâce aux listes des causes civiles en délibérés, le comité a pu identifier les juges de la Cour du Québec du district judiciaire de Montréal qui traînent leurs dossiers depuis plus de 100 jours, et depuis plus de 180 jours pour les juges des districts de la Cour supérieure relevant de la Cour d’appel siégeant à Montréal.Le tour d’horizon effectué par le Barreau de Montréal démontre qu’au cours des quatre mois analysés entre juin 1990 et mars 1991,32 % des 100 juges de la Cour supérieure ont mis plus de six mois pour rendre leurs décisions.Dans le milieu judiciaire, le délai implicite de six mois est celui au-delà duquel les retards commencent à faire sourciller.Plus encore, le comité a observé qu’à eux seuls, huit de ces juges « re-tardaires » étaient responsables en avril 1991 de 84 % des longs délibérés et fracassaient des records de lon- gévité avec une moyenne de plus de 21 mois de délibéré.Et la situation des retardataires chroniques se semble pas s’améliorer, mais plutôt s’empirer, note le rapport final du comité.Des délais de six mois, passe encore.Mais les moyennes de 19 mois, deux ans, voire trois ans observées chez certains juges pour rendre une décision constituent des « injustices graves », tranche le comité qui réclame que des « solutions draconiennes» soient prises.« Nous devons constater qu’il s’agit d’une minorité, mais cette minorité cause un tort grave à tout le système judiciaire », affirme Me Arcien Blakely, membre de ce comité sur les délibérés et ex-bâtonnier du Barreau de Montréal.En Cour du Québec, le portrait est un peu plus rose.Reste qu’environ 20 % des j uges y ont pris plus de six mois à rendre justice entre octobre 1990 et mars 1991.Toutefois, le nombre de ces longs délibérés a chuté de 50 % en six mois.Comme à la Cour supérieure, huit juges étaient à la barre de 78 % des causes accusant des délais déraisonnables.Mais, souligne Me Blakely, ces délais spectaculaires ne sont le fait que d’une minorité, la très grande majorité des juges s’acquittant de leur tâche de façon consciencieuse et dans des délais raisonnables.Si l’état de santé est à la source des déboires de certains, « les délais chroniques à rendre jugement ne peuvent s’expliquer que par des traits de caractère personnels, par les méthodes de travail ou par l’inaptitude », diagnostique le comité, dont Voir page A-4 : Juges La proposition constitutionnelle d’Ottawa aura été le fruit de profonds déchirements Une analyse de Chantal Hébert A'' 10 h ce matin, quand Brian Mulroney va se lever à la Chambre des communes pour dévoiler une proposition constitutionnelle destinée à sortir le Canada du marasme de l’après-Meech, son gouvernement aura déjà eu un avant-goût amer du débat mouvementé qui se prépare.Entre les couvertures bleues du document de soixante pages dont prendront connaissance aujourd’hui les Canadiens se trouvent en effet des dispositions qui ont divisé l’état-major ministériel de Brian Mulroney comme jamais auparavant.Il y a un mois, le gouvernement avait même des raisons de s’inquiéter de ses chances d’arriver intact au terme de l’exercice.À un moment, il a douté de sa capacité de produire le document qui est rendu public aujourd’hui.Depuis la mi-août, le gouvernement Mulroney a en effet frôlé une de ses pires crises.Une crise, indiquent plusieurs de ceux qui l’ont vécue, que personne n’avait vu venir.Comme la plupart des vraies tem- pêtes, celle-là a commencé tout doucement.Car, au début d’août, au moment où les conservateurs sont réunis pour leurs assises à Toronto, l’état-major du gouvernement est encore convaincu que son projet constitutionnel est sur la bonne voie.Dans les coulisses du congrès, des ministres fédéraux parlent discrètement d’une proposition à peu près complétée.Selon tous les échos à sortir des rangs québécois, le projet s’annonçe satisfaisant.Le Québec, promet-on sous le sceau du secret, va y trouver largement son compte.Et sur papier, l’échéancier est tout tracé.Immédiatement après les assises du parti, le comité de 18 ministres chargé d’élaborer la proposition va revoir, à Iqaluit, dans les Territoires du Nord-Ouest, des sections-clés du projet.Fin août, en Colombie-Britannique, Brian Mulroney et le conseil des priorités en seront saisis pour d’inévitables mises au point.Mais à la place, quand il se présente à Kelowna, le premier ministre se retrouve dans la chaise de l’arbitre, devant un conseil des ministres Voir page A-4 : La proposition Donyu»“"rtWe f odeur du c LE NOUVEAU LAFERRIÈRE EST ARRIVÉ ! Dans L’odeur du café, nous découvrons un Dany Laferrière différent du personnage médiatique auquel nous étions habitués.L’auteur se fait tendre et attentionné — il n’a que neuf ans — pour nous raconter son enfance haïtienne, ün roman d’une douce sensualité et d’une rare beauté.200 pages — 15,95$ A-2 B Le Devoir, mardi 24 septembre 1991 Mulroney exhorte le Québec et le Canada: « Le temps est venu de tourner la page » Pierre O’Neill HABITÉ par l’appréhension et désireux de devancer les réactions négatives que risquent de susciter les offres fédérales qu’il déposera ce matin, le premier ministre Brian Mulroney y est allé hier d’une dernière exhortation à la tolérance mutuelle : « Le temps est venu pour le Québec et le Canada de tourner la page et de réaliser que nous pourrons, en conjuguant nos efforts, édifier un magnifique pays fondé sur l’égalité, la justice et la raison».Devant quelques centaines d’invités réunis pour l’inauguration des nouveaux laboratoires de la compagnie pharmaceutique Merk-Frosst dans l’ouest de Montréal, le chef du gouvernement n’a pu s’empêcher de disserter sur le contentieux constitutionnel, en promettant de se battre pour l'unité du pays et pour favoriser une nouvelle dynamique entre Ottawa et les provinces.Reconnaissant une nouvelle fois que les offres fédérales depuis si longtemps attendues ne sont pas miraculeuses, mais sérieuses et réfléchies, M.Mulroney a prévenu les Canadiens que l’unité et la prospérité vont de pair.« Il ne peut y avoir de prospérité sans unite nationale et ni d’unité sans prospérité.Il ne peut y avoir de prospérité sans un règlement du contentieux constitutionnel.Et c’est pour cela que nous avons voulu mener de front la réforme constitutionnelle et la définition d’une nouvelle stratégie concurrentielle ».Et qu’une multinationale comme Merck-Frosst investisse 70 millions $ dans un nouveau laboratoire de recherche scientifique constitue pour M.Mulroney une éloquente preuve que son gouvernement est dans la bonne voie.Le premier ministre s’était fait accompagner de six membres de son cabinet, dont Benoît Bouchard et Jean Corbeil, alors que le premier ministre Bourassa avait délégué Louise Robic et Gérald Tremblay, son ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie.S’exprimant essentiellement en français devant un auditoire composé de nombreux unilingues anglophones, M.Tremblay a réclame du gouvernement fédéral trois conditions additionnelles pour permettre à l’industrie pharmaceutique de continuer à se développer : la protection des droits intellectuels, la création d’un institut de recherche en pharmacie industrielle et enfin l’abolition des barrières tarifaires entre les provinces.D’après les fuites dont les propositions fédérales ont fait l’objet dans les médias, cette dernière demande ferait partie du projet de réforme constitutionnelle.Greffé aux installations de recherche dont Merck-Frosst disposait déjà à son siège social de Kirkland, le nouveau centre ultra-moderne constitue le plus grand laboratoire du genre au Canada.Il emploie actuellement 200 chercheurs, en majorité des Canadiens.D’ici cinq ans, Merck Frosst consacrera une somme additionnelle de 239 millions $ à ses activités de re- cherche.En 1996, ce géant de l’industrie pharmaceutique comptera 300 chercheurs à son emploi.Le nouveau centre est doté d’un vaste éventail de laboratoires, d’une bibliothèque, d’un centre d’information, de bureaux de chercheurs et d’un auditorium.Les laboratoires du centre sont notamment spécialisés en biologie moléculaire, biochimie, chimie médicinale, chimie analytique, pharmacologie, spectroscopie de masse, culture de tissus et hydrogénation.À l’occasion de ces festivités, le premier ministre Mulroney a honoré dix récipiendaire du programme Bourses-Canada, créé en 1988 pour encourager les jeunes à entreprendre une carrière dans la recherche scientifique.Il a remis à dix étudiants universitaires les bourses de chimie et de biochimie, parrainées chaque année par Merck Frosst, pour une valeur totale de 10 000 $.Les dix étudiants ainsi récompensés venaient du Canada anglais.Aucun du Québec.Le nouveau projet constitutionnel sera accompagné d’un « blitz » sans précédent auprès des Canadiens Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LORSQUE le premier ministre Brian Mulroney dévoilera ce matin les projets constitutionnels de son gouvernement, ce sera le signal d’un « blitz » sans précédent auprès de l’opinion publique canadienne.Dépliants et discours à l’appui, tout l'appareil politique fédéral et sa machine à publicité sont mobilisés cette semaine pour mousser la sortie du document fédéral.Depuis un mois, le ministre aux affaires constitutionnelles Joe Clark a fait le tour des provinces, implorant les gouvernements de donner une période de grâce de 72 heures au projet fédéral.Si vous n’avez rien de bien à dire de notre proposition, attendez quelques jours pour la critiquer, a-t-il demandé aux premiers ministres des provinces.Jusqu'à la fin de la semaine, Ottawa entend en effet avoir le champ libre pour faire la promotion de sa proposition.Le gouvernement fédéral, explique-t-on, tente désespérément d’éviter une répétition du lancement raté de la Commission Spicer l’automne dernier, lancement dont le groupe ne s’est jamais relevé.Hier encore, Ottawa multipliait les Machine renifleuse de drogue ORLANDO, Floride (Reuter) — Deux entreprises américaines ont annoncé hier la commercialisation d’une machine renifleuse de cocaïne, héroïne et autres drogues pour les employeurs préoccupés par la bonne santé de leurs sociétés.L'un des avantages de ce service sera d’éviter les tests de détection sur les individus, très contestés aux États-Unis, font valoir Pinkerton et Thermedics dans un communiqué commun.La machine, baptisée Service de détection des narcotiques dans l’environnement (ENDS), se présente sous la forme d’une petite lampe de poche.Elle prélève et analyse des échantillons d’air.démarches pour assurer le décollage en douceur de sa proposition.Depuis 21 heures hier soir, le document préparé en grand secret par le cabinet fédéral est entre les mains des chefs de gouvernement des 10 provinces et des deux territoires.Les deux chefs fédéraux de l’opposition en ont pris connaissance en fin de journée.De plus, une série d’organismes amicaux triés sur le volet, comme le Conseil canadien des entreprises, s’en sont fait expliquer les orientations hier midi.Hier soir, plusieurs des ministres de Brian Mulroney se sont envolés vers leurs provinces respectives.Leur mission : transmettre de vive voix le message constitutionnel de leur gouvernement.Benoît Bouchard a hérité de la région de Montréal, Pierre Blais de celle de Québec.Ceux des ministres qui sont demeurés dans la capitale fédérale ont été jumelés à des journalistes avec qui ils doivent s’entretenir d’ici la fin de la semaine du détail des intentions d’Ottawa.Des fonctionnaires ont également la même tâche.De plus, Ottawa a produit un résumé de son document, sous format tabloïd, pour distribution aux portes dans plusieurs régions-cibles ainsi qu’un dépliant disponible sur demande à qui veut l’obtenir.Pendant le débat du lac Meech, le gouvernement s’était fait reprocher a maintes reprises de ne pas avoir communiqué adéquatement son point de vue à l’opinion publique.Par un ironique retour des choses, hier, le ministre aux Affaires constitutionnelles a passé la journée à tenter de justifier les aspects les plus embarassants de l’ambitieuse stratégie de communications concoctée cette fois-ci par son gouvernement.Aux Communes d’abord, où l’opposition a immédiatement traité comme suspectes les attentions auxquelles a eu droit le plus puissant lobby d’affaires du pays.Nous n’avons rien divulgué de précis au conseil des entreprises, s’est défendu le ministre Clark.Mais à la sortie de la période des questions, le ministre a eu encore plus de difficulté à justifier une rencontre privée qui avait été organisée par les hauts fonctionnaires pour les seuls journalistes de la CBC, de Radio-Canada, et des réseaux CTV et TVA.Des journalistes qu’on aurait choisi de préparer parce qu’ils participent à des émissions en direct aujourd’hui.« Il ne s’agit pas d’un briefing, a-t-il soutenu, mais d’une simple conversation dans le cadre d’un souper.» À 18 h hier soir, la rencontre a été abruptement annulée.Lettre ouverte à tous les Canadiens.L.J Chères concitoyennes, Chers concitoyens, mardi, 24 septembre 1991 Aujourd'hui à la Chambre des communes, le Premier ministre présentera des propositions en vue du renouvellement de la fédération canadienne.Ces propositions ne sont ni immuables ni définitives.Elles constituent une base de discussion.Nous vous encourageons à les débattre vigoureusement et ouvertement et à nous dire comment elles pourraient être améliorées pour que chaque Canadien se sente bienvenu, compris et respecté dans son propre pays.Un comité mixte spécial de la Chambre des communes et du Sénat recueillera vos opinions sur ces propositions.Je vous invite vivement à participer à ses travaux.Vous aurez ainsi l'occasion de façonner le genre de Canada qui peut le mieux servir les intérêts de ses citoyens, aujourd'hui et dans les années à venir.Le renouvellement du partenariat canadien ne se fera pas sans difficultés.Le Canada a vu le jour et a grandi parce que les générations qui nous ont précédés ont compris que l'unité est la clé de la prospérité et que les fondements de l'unité sont la tolérance, l'esprit de compromis et la bonne volonté.Dans les moments difficiles, ces qualités font souvent défaut, alors que c'est là qu'on en a le plus besoin.Les Canadiens et Canadiennes ont aujourd'hui plus que jamais la chance de se bâtir un pays dans lequel ils se sentiront tous chez eux.Nous avons ensemble l'occasion de solidifier les bases de notre pays afin de le rendre plus prospère et plus sensible aux aspirations de tous scs citoyens.Je vous exhorte tous et toutes à participer au renouvellement du Canada.C'est l'avenir de notre pays qui est en jeu.Jt très honorable Joe Clark, Président du Conseil privé et ministre responsable des Affaires constitutionnelles Canada L’opposition fédérale insiste sur l’importance du mariage économie-Constitution Manon Cornelller de la Presse Canadienne OTTAWA — Même si le projet constitutionnel fédéral aborde la question de la prospérité, l'opposition a prédit hier que la situation économique difficile risquait de rendre les Canadiens moins généreux à l’égard des propositions qui doivent être rendues publiques aujourd’hui.C’est du moins ce qu’ont laissé entendre, hier, les deux chefs des partis d’opposition, le libéral Jean Chrétien et la néo-démocrate Audrey McLaughlin.Ils ont d’ailleurs prévenu le gouvernement que l’économie resterait au coeur de leurs préoccupations.« Mardi, le gouvernement va présenter ses propositions constitutionnelles.Je tiens à le prévenir que des changements constitutionnels seront difficiles à réaliser au Canada s’il ne démontre pas aux Canadiens qu’il comprend egalement la nécessite de changements économiques rapides, a déclaré le chef de l’opposition officielle au début de la période des questions, hier.Parce que, dans le contexte actuel, les Canadiens ne semblent pas généreux.» « Il est très difficile d’atteindre l’harmonie constitutionnelle quand l’économie est en déroute», a dit Mme McLaughlin à sa sortie des Communes.En Chambre, Mme McLaughlin et M.Chrétien ont rappelé que 1,5 million de Canadiens étaient en chômage.Mme McLaughlin a ajouté que les sans-emploi en avaient assez de se faire réciter des statistiques et qu’ils voulaient voir le gouvernement agir.Pour le ministre des Finances, Don Mazankowski, la solution se trouve dans une politique monétaire anti-inflationniste, des taux d’intérêt à la baisse et un déficit sous contrôle.De cela découlera une croissance stable génératrice d’emplois, a-t-il ajouté.Pour Jean Chrétien, si le gouvernement fédéral ne réussit pas à améliorer la situation économique, sa crédibilité en sera affectée sur tous les fronts, y compris sur le plan cons- titutionnel.À M.Chrétien qui s’interrogeait sur les plans d’Ottawa sur le front de l’union économique canadienne, M.Mazankowski a indiqué qu’il trouve rait des idées intéressantes dans le document constitutionnel qui sera dévoilé ce matin.Pour le moment, Ottawa a l’intention de révéler seulement les grandes lignes du volet économique de ses offres.Les détails seront dévoilés jeudi prochain.Le ministre des Finances a d’ailleurs invité ses homologues provinciaux à Ottawa jeudi pour les informer de façon plus élaborée.Selon des fuites dans divers journaux anglophones canadiens, le document aurait 60 pages et s’intitulerait Le fédéralisme canadien et l’union économique — partenaires pour la prospérité.Selon ces rapports, les provinces auraient un rôle à jouer dans la nomination des dirigeants de la Banque du Canada.Le mandat de la banque serait éclairci.On confirmerait que la priorité de la banque devrait être la lutte à l’inflation, une politique fort critiquée jusqu’à présent par les provinces.Le ministre des Finances a confirmé hier, à sa sortie des Communes, que son gouvernement voulait établir les bases d’une plus grande concertation économique entre Ottawa et les provinces.Son objectif est d’éliminer près de 500 barrières au commerce interprovincial et de mettre fin au dédoublement des services.Pour ce faire, il proposerait la tenue plus fréquente de rencontres fédérales-provinciales sur l’économie.Il a dit espérer que la ronde actuelle de discussions constitutionnelles puisse permettre de réaliser ces projets.Pour Mme McLaughlin, le gouvernement fait une erreur en liant la prospérité à la question constitutionnelle.Selon elle, les politiques du gouvernement actuel sont responsables de la piètre situation économique.Pour améliorer la situation, ce sont ces politiques qu’il faut changer, croit-elle, et non pas la Constitution.EN BREF.Grande-Baleine: Québec hésite à en appeler QUÉBEC — Le gouvernement hésite à en appeler du jugement de la Cour fédérale qui ordonne à Ottawa de procéder a une évaluation environnementale de Grande-Baleine.Au terme d’une réunion du comité ministériel chargé de ce dossier à Québec, hier, le ministre de l’Environnement Pierre Paradis a déclaré que le procureur général avait besoin de plus de temps pour prendre une décision éclairée.Il dispose encore de deux semaines pour contester le jugement.Au bureau du premier ministre Robert Bourassa, qui préside lui-même les réunions du comité ministériel, on indique que la question principale qui se pose c’est l’impact de la décision à prendre sur la réalisation du projet dans les délais requis.Québec pourrait contester seulement une partie du jugement afin de préserver sa juridiction exclusive.Le ministre Paradis affirme par ailleurs que l’offre de collaboration lancée par les Cris il y a dix jours est accueillie favorablement et fait l’objet de discussions au sein du comité ministériel.Paradis menace de fermer une usine polluante QUÉBEC — Le ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, menace de fermer une usine polluante, la conserverie Snyder, à Bedford, dont les rejets industriels contaminent l’eau de la rivière aux Brochets, en Estrie.Cette usine est située dans la circonscription électorale de Brome-Missisquoi, représentée à l’Assemblée nationale par le ministre Paradis.Des milliers de poissons sont morts dans cette rivière et sont entassés depuis quelques jours dans un conteneur par une firme spécialisée chargée de recueillir les cadavres qui encombrent le lit du cours d’eau, sous les yeux de citoyens éberlués.Leur mort aurait été provoquée par asphyxie.Les matières organiques rejetées dans l’eau par l’usine Snyder gobent l’oxygène en suspension dans l’eau et en prive les poissons.Le ministre a soutenu hier que ce problème existe depuis 20 ans, bien qu’il ait été vécu avec plus d’acuité cet été.La compagnie Snyder bénéficiait jusqu’à présent d’un voile de protection légale, a-t-il indiqué, qui empêchait le ministre d’agir à l’encontre de cette entreprise.L’entreprise avait convenu avec le gouvernement, avant même que M.Paradis ne soit nommé ministre de l’Environnement, qu’aucune action en justice ne serait prise contre elle tant que la municipalité déverserait ses eaux usées directement dans la rivière.Or, d’ici deux semaines, une nouvelle usine d’épuration sera mise en opération à cet endroit.Le voile de protection légale disparaîtra.Et si l’usine persiste à polluer, le ministre promet qu’il n’hésitera pas à ordonner sa fermeture dans les prochains mois.L’usine emploie jusqu’à 300 personnes dans les périodes de pointe.D’autres provinces percevraient leur impôt OTTAWA — Le gouvernement fédéral étudie sérieusement la possibilité de permettre aux provinces autres que le Québec — qui détient déjà ce pouvoir — de percevoir leurs propres impôts sur le revenu, a fait savoir hier la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.Si le gouvernement Mulrorey poursuit dans cette ligne, il pourrait en résulter un système fiscal horriblement complexe, a indiqué la Fédération au ministre des Finances Don Mazankowski.Cet organisme, qui représente quelque 88 000 compagnies canadiennes de petite et moyenne taille, recommande que le gouvernement laisse tomber cette idée.Mais plusieurs provinces de l’Ouest, de même que l’Ontario, pressent le fédéral de permettre la mise en place de systèmes provinciaux de perception sur le revenu, semblables à celui qui existe présentement au Québec.Il faut dire que chaque augmentation d’un point de pourcentage de l’impôt provincial prélevé sur le revenu des particuliers génère sept fois plus d’argent que les arrangements actuels, a indiqué la Fédération à M.Mazankowski.Actuellement, les provinces autres que le Québec reçoivent une partie des impôts sur le revenu perçus par Ottawa.Hnatsyshyn rêve d’un pays uni TORONTO (PC) — Le gouverneur général Ray Hnatsyshyn a appelé hier les Canadiens à mettre de côté leurs griefs et à oeuvrer en faveur d’un pays fort et uni.Prenant la parole à la veille de l’annonce des propositions constitutionnelles du gouvernement fédéral, que le premier ministre Brian Mulroney doit présenter aujourd’hui aux Communes, M.Ilnatyshyn a déclaré : « Nous devons tous accepter le passé et aller au-delà de nos préoccupations locales et régionales — réelles et imaginaires — afin de poursuivre la construction d’un meilleur pays.Dans son discours prononcé lors d'une réunion commune du Canadian Club et de l’Empire Club of Canada, M.Ilnatyshyn a soigneusement évité toute remarque pouvant être perçue comme politique.Il a quand même affirmé connaître de nombreux Québécois fortement engagés envers le Canada.D’un autre côté, il a admis en avoir rencontré d’autres qui, bien qu’aussi engagés, lui ont dit qu’ils pourraient réussir par eux-mêmes si jamais le reste du Canada ne voulait plus d’eux.« Sommes-nous si craintifs, en tant que Canadiens, que la victoire de quiconque devienne notre défaite, et que nous préférions concéder quelque chose de précieux et d’essentiel afin d’être sûrs que personne ne puisse être vu comme le vainqueur ?» La meilleure Constitution signifie peu sans le désii des gens « d’y insuffler de la vie », a-t-il ajouté. Le Devoir, mardi 24 septembre 1991 M A-3 Mises à pied massives à la STCUM à moins de concessions syndicales Sylvain Blanchard LA STCUM effectuera des « mises à pied massives » dans son personnel si les différents syndicats ae la maison n’acceptent pas de rouvrir leur convention collective pour lui permettre d’économiser 25 millions $, conséquence de la diminution des subventions gouvernementales dans le financement du transport en commun.C’est ce qu’a fait savoir hier la Société de transport dans un bref communiqué.Héaction des deux plus importants syndicats visés (entretien et chauffeurs) : «Jamais».Selon le président du syndicat des employés d’entretien, Normand La-moureux, 500 employés seront licen- ciés si les syndicats refusent d’obtempérer.« Robert Perreault, le président du conseil d’administration de la STCUM, m'a informé samedi que s’il n’y avait pas unanimité parmi les syndicats pour rouvrir leur contrat de travail, il mettrait au chômage 500 personnes.Il a même eu l’audace de me dire, et j’ai des témoins, que si on acceptait son offre, nous devrions poser certaines conditions au préalable afin de forcer les élus de la CU M à verser d’autres millions de dollars pour éponger les déficits de la STCUM».M.Perreault, qui doit rencontrer les parties demain, a refusé toute entrevue, hier, tandis qu’aux bureaux de la STCUM on disait ignorer, « pour le moment », l’importance des mises à pied envisagées.« Personne ne le sait, prétend Michel Lebeau, leur porte-parole.Tout dépendra des discussions que nous aurons avec les leaders syndicaux ».Dans son communiqué, la Société de transport écrit que le manque à gagner cfécoulant de la réforme du ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, l’a déjà obligé à hausser les tarifs de sa clientele, à demander une augmentation des contributions des municipalités et que, par conséquent, le temps est venu pour les employés de faire leur part.La réforme Ryan entrera en vigueur en janvier et réduira de 200 millions $ par année la participation de Québec dans le financement du transport en commun à Montréal.On ne connaît pas encore les con-cessions qui leur seront demandées ; on le saura demain immédiatement après que M.Perreault en aura fait part aux représentants des syndiques.« Ils vont nous demander de geler nos salaires ou encore de réduire leur participation dans le régime de pension des employés, c’est à peu près certain », pense Maurice Vé-zina, le président des 4000 chauffeurs d’autobus de la STCUM.Si cela reste à voir, une chose est déjà à peu près certaine : les syndicats (entretien, chauffeurs, cols blancs, commis divisionnaires) refuseront de rouvrir leur convention collective avant leur échéance, dans deux ans.« Parce que ce n’est pas de notre faute, dit Normand Lamoureux, si les maires de la CUM ont accepté la requête de la STCUM d'augmenter de façon faramineuse, en 92, les comptes de taxes des contribuables, plutôt que de se battre contre la réforme Ryan ».« Au lieu d’écraser le citoyen, c'est à cette réforme qu’il fallait s’en prendre.Les médecins ont combattu la réforme Côté et Us ont gagné.Avaient-ils une meilleure cause que la nôtre ?Le transport en commun n’est-il pas un service essentiel ?».« Si la STCUM ne voulait pas subtiles contrecoups de la réforme Ryan, ajoute Maurice Vézina, elle n’avait qu’une seule chose à faire : se battre comme les médecins l’ont fait.Avec-courage et détermination».« Il fallait mettre la population dans le coup, s’allier avec les syndiqués, ceux que Louise Roy aime appeler 'ses partenaires’ quand ils sont a l’ouvrage, et mener une vraie bataille.Ils ont préféré faire circuler des tracts et donner des conférences de presse.Libre à eux.Mais qu'ils payent maintenant pour leur lâcheté et leur irresponsabilité ».Contrairement à son collègue de la CSN et président des employés d’entretien, Maurice Vézina, lui, n'a jamais entendu parler de 500 mises à pied, à défaut d’une entente entre les parties.« Je ne connais pas le chiffre, mais qu’ils commencent donc par coupelles 200 postes de cadres qu’ils ont créés depuis quatre ans !.On pourra peut-être se reparler après».PHOTO CP Le visiteur venu d’Ukraine Le gouvernement de l'Ukraine a conclu une entente de principe avec une entreprise d’Ottawa pour l'impression de sa nouvelle monnaie La république, qui a déclaré son indépendance de l’Union soviétique le 24 août, négocie les dernières clauses de la commande passée à la Canadian Bank Note Co., qui imprime la monnaie du Canada.C’est le président de l'Ukraine, M.Leonid Kravchuk, qui a annoncé l’entente au cours d'une visite de deux jours à Ottawa.Son voyage vise à stimuler les relations économiques et diplomatiques entre les deux pays.À Ottawa où il a été présenté aux Communes (photo), M.Kravchuk a rencontré le premier ministre Brian Mulroney, le ministre des Finances, Don Mazankowski, et le ministre de l’Énergie, Jake Epp.M.Kravchuk a incité le Canada à reconnaître l’Ukraine, après le référendum sur son indépendance, le 1er décembre.Havre pour les démunis Paul Cauchon LA VILLE de Montréal annonçait hier l’ouverture d’un important projet de rénovation : 52 chambres pour les démunis à l’intersectoion de Saint-Denis et La Gauchetière, là où s’élevait un véritable taudis il y a 18 mois.Après 10 mois de rénovations on peut maintenant y admirer une coquette façade avec lucarnes et balcons jaunes, et dans chaque chambre moderne et fonctionnelle on trouve réchaud, réfrigérateur, intercom et même des puits de lumière à l’étage supérieur.Cet immeuble n’est qu'un des projets actuellement en chantier dans le cadre du programme d’acquisition de maisons de chambres pour démunis, programme grâce auquel Montréal entend rénover 700 chambres d’ici la fin de 1992.La gestion de cet immeuble situé au 1051-61 Saint-Denis sera confiée d’ici quelques mois à la Maison du Père et l’Accueil Bonneau, deux organismes communautaires bien connus qui viennent en aide aux sans-abri et qui s’occuperont de l’encadrement des locataires.Soeur Monique Picard, directrice de la Maison du Père, apprécie l’activité de la Ville, mais ajoute que le gouvernement québécois se fait tirer l’oreille.« Pour faire en sorte que les personnes seules et démunies qui occuperont ces immeubles puissent bien gérer leur vie, explique-t-elle, il faut qu’un travailleur communautaire soit sur place à temps plein.Si le ministère de la Santé et des Services sociaux ne répond pas à cette demande, il nous faudra la combler par nos petits moyens, au risque de voir retomber dans la rue certains des occupants».Si l’investissement en ressources humaines semble encore faire défaut, il reste que l’investissement immobilier poursuit son cours.Dans la cadre du programme d’acquisition de maisons de chambres, une douzaine de bâtisses ont déjà été achetées depuis 1989 et seront rénovées d’ici la fin de 1992.La Société d’habitation et de développement de Montréal (S1I DM ), une société paramu nicipale, possède actuellement 270 chambres dans le cadre de ce projet.La maison ouverte hier est la plus populeuse.La SIIDM a acquis l'immeuble pour 800 000 $ en décembre 1989.La Ville de Montréal a versé .197 000 $ pour la rénovation et verse 106 200 $ par année pendant 20 ans pour les paiements hypothécaires.La Société d’habitation du Québec a accordé 273 600 $.Le coût moyen du loyer est établi à 237 $ par mois.John Gardiner, vice-président du comité exécutif de la Ville de Mont réal, rappelle qu’en 1986 un rapport indiquait que 90 % des maisons de chambres se situaient sous les nor mes courantes de sécurité, « ce à quoi le RC M s’est d’abord attaqué » dit-il.On a ensuite mis sur pied le programme d’acquisition, mais il reste beaucoup à faire puisque 10 000 unités de chambre ont été perdues entre 1976 et 1985, à la suite des incendies et de la destruction d’immeubles.À ce manque de logement locatif à prix réduit s’ajoute une situation économique de plus en plus difficile qui a contribué a jeter des gens à la rue.Le type de maison de chambres inauguré hier veut contrer l'itinérance et l’appauvrissement, en offrant à une clientèle démunie un logement sécuritaire et à prix abordable où le soutien communautaire se veut important.Xym } ut jv» .3' O.a*r- Minuta» a fUt 4T.: ' Affair»* cultural!** COMSfU U'./ÏW, Villo rjf?Montréal Commission ri ininativu* «1 '!*• rJAviîloppumonf culturels If IDHj BANQUE NATIONALE F IpXMAIM Kinaiv LE DEVOIR |t ;i il g ?il t ë| .e*tnls s?Danse-Midi.Videotron 25-26-27 sept.2-3-4 net.12 h 15.12 h 45.13 h 15 les samedis 28 sept, et 5 net.14 h.14 h .30, 15 h Promenade de la Cathédrale, cour centrale 625.Sainte < alherine ouest entrée libre Série de spectacles consacrée a la relève montréalaise avec les performances de Compagnie /.one Animée.Debbie Brown.Kutli Uanslield.Lynda Gaudrean.Dana Ciingras, Jane Muppin.Simulai Nicole et la ( ompagnie 60 cm de Fond.Rencontres avec les chorégraphes Piano Nobile île la Salle Wilfrid Pelletier a midi Entrée : 'S Renseignements : 285-425 J 26 sept.: Anne leresa De Keersniaeker 27 sept : Josel Nadj 28 sept lidouard Lock 2 oct.: Jcan-t lande (iallolta Films/Vidéos C inéma Parallèle 1682.boulevard Saint-Laurent 84 I 6001.l-ntiée : 5$ Spécial sur la danse belge les 26.27.28.20.30.1er, 2.I.4 et 5 octobre a midi 11 m Sylviane Tramier tin coup L} IMMIGRATION est en passe de devenir le tremplin de prédilection des politiciens français désireux de rasseoir leur fortune politique défaillante.Cela commence à se savoir : quelques paroles musclées sur le contrôle de l’immigration et ce sont quelques points de gagnés dans les sondages.Chacun ayant usé du stratagème avec quelque bonheur, c’était au tour de l’ancien président de la République, M.Valéry Giscard d’Estaing, de se remettre en selle avec une vigoureuse campagne d’affichage (« Un Giscard différent ») et une longue analyse, publiée dans le Figaro-Magazine, de la situation de l’immigration en France.L’ancien président n’y va pas par quatre chemins.« Le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration vers celui de l’invasion », affirme-t-il.Et il propose une refonte du Code de la nationalité qui se fonderait exclusivement sur le « droit du sang ».Si l’ancien président cherchait à réaliser un coup médiatique pour faire parler de lui, il a parfaitement réussi.Ses propos ont fait la manchette et ont été largement commentés dans la presse et dans la classe politique.Soit pour s’en moquer, comme le font les représentants du Front national, selon qui M.Valéry Giscard d’Estaing ne fait qu’adopter, à la hâte et à des fins strictement électorales, des thèses populaires que l’extrême-droite prône depuis toujours.(« Monsieur Giscard d’Estaing court derrière M.Chirac qui court derrière M.Le Pen » raillait le délégué général du FN.) Et il est vrai que les politiciens qui cherchent à rattraper le dirigeant du FN sur le terrain de l’immigration ont encore du retard malgré tous les efforts qu’ils déploient.Selon un sondage effectué par l’institut SOFRES, Jean-Marie Le Pen arrive en tête des personnalités qui, selon les Français, proposent des solutions satisfaisantes au problème de l’immigration.Les solutions préconisées par le FN peuvent se résumer ainsi : arrêt de l’immigration et expulsion des immigrés sans distinction de statut, légaux ou illégaux.Mais M.Giscard d’Estaing va plus loin quand il propose de « revenir à la conception traditionnelle de l’acquisition de la nationalité française : celle du droit du sang.On naît français si on naît d’un père ou d’une mère français.» DANS L’ÉTAT actuel du Code de la nationalité, une personne est née française si elle est née d’un père ou d’une mère français : c’est le « droit du sang ».Une personne est automatiquement française dès la naissance si elle est née en France de deux parents étrangers dont l’un est né en France : c’est le « droit du sol ».Si les deux parents sont nés à l’étranger, la nationalité française est conférée à l’enfant, né en France lorsqu’il atteint l’âge de 18 ans.Les autres moyens d’acquisition de la nationalité française sont par naturalisation (demandée par le candidat et soumise à des conditions) et par mariage avec un ou une Française.La loi en vigueur est donc une combinaison du « droit du sang » et du « droit du sol ».En préconisant l’application quasi exclusive du « droit du sang », M.Giscard d’Estaing veut rompre avec une tradition qui reconnaît depuis plus de trois cents ans un certain droit acquis par le seul fait de la naissance sur un territoire donné.Chaque année, ce « droit du sol » confère la nationalité française à de cafard environ 60 000 personnes nées de parents étrangers.En outre, environ 30 000 personnes deviennent françaises par naturalisation.La conjugaison d’un « droit du sang » et d’un « droit du sol » est peu ou pour la règle dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest.Les déclarations de M.Giscard d’Estaing n’ont pas rencontré l’unanimité auprès de ses alliés de la droite parlementaire.Le mot d’invasion est j ugé empreint d’une connotation xénophobe, et la non-reconnaissance d’une forme de « droit du sol » rappelle les lois de la nationalité adoptées par le régime j collaborationniste de Vichy pendant I la dernière guerre mondiale.Lettre de Paris Si le durcissement qu’on a pu observer chez les politiciens français sur les questions d’immigration relève en grande partie de préoccupations électorales, l’écho que ces questions rencontrent dans la population traduit un réel sentiment de malaise dans le pays, qui s’adonne, avec délectation pourrait-on dire, au pessimisme le plus accablé.Bien qu’elle traverse, comme tous les pays industrialisés, une période récession, la France n’est cependant pas dans une situation économique et sociale particulièrement catastrophique.Pourtant elle paraît en proie à une extrême mauvaise humeur.Le doute sur les capacités du pays à répondre aux défis qui s’annoncent et à faire face aux j échéances qui se rapprochent (le grand marché européen de 93) s’insinue dans tous les milieux.La morosité gagne du terrain, la confiance dans l’avenir s’érode, le j scepticisme prévaut.Les unes après les autres, les enquêtes montrent que l’opinion publique est travaillée par l’incertitude.Les bouleversements en Europe et les vieux antagonismes qu’ils ont réveillés, la fin d’un certain communisme soviétique qui prive de repères une large couche de la population (et pas seulement les membres du Parti communiste français ou les sympathisants communistes car la référence à l’idéal socialiste et l’utopie égalitaire ont pénétré plus profondément la vie politique et sociale des Français), i tout cela contribue au climat de désenchantement.Tout concourt à semer le trouble.Bref, la France a un coup de cafard.Et les appels à la j protection d’une identité française qui serait tout à coup en péril trouvent des esprits disposés à les I entendre.POUR en revenir à l’immigration, c’est au niveau de la Communauté européenne que J devront être prises des mesures communes pour faire face aux mouvements migratoires massifs qui pourraient résulter de désordres en Europe de l’Est ou dans les Balkans (H qui pourraient s’ajouter aux flux migratoires en provenance du Sud).L’exemple des milliers d’Albanais cherchant refuge en Italie pousse i’Europe à coopérer davantage sur ces questions.Une politique migratoire concertée est à l’ordre du jour.i l I i
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