Le devoir, 19 juillet 1991, vendredi 19 juillet 1991
< y 514 234 23 23 Bélanger, Legault Volume LXXXII — No 165 ?Ensoleillé, chaud et humide Max.: 33.Détail page 6 Montréal, vendredi 1 9 juillet 1 991 Toronto 85 cents 65* * TPS - TVO SOCIÉTÉ En Outaouais, des spécialistes sans équipement L’Outaouais est confronté à un problème particulier dans le domaine de la santé : le médecins spécialistes recrutés depuis trois ans n’ont pas suffisamment d’équipement à leur disposition.Plus de 35 chirurgiens travaillent au Centre hospitalier régional de l’Outaouais qui ne peut offrir qu’une possibilité de 30 blocs opératoires par semaine.Page 11 Campbell s’en remet au procureur général de l’Ontario Les députés du Québec attaquent la crédibilité de Glen Kealey c/Vi/hx'.s lu l'ivssc Cunuilienne OTTAWA — La ministre fédérale de la Justice, Kim Campbell, estime qu'il revient au procureur général de l’Ontario de déterminer s'il ira de l’avant avec les procédures, s’il demandera une enquête policière ou s’il abandonnera les accusations de conspiration pour fraude portées mercredi contre 13 éminents conservateurs.Mme Campbell a par ailleurs nié que son gouvernement prenne moins sérieusement les accusations parce qu’elles sont portées par un citoyen.Toutefois, elle a refusé de dire, au cours d’une brève conférence de presse, si le ministre Cadieux ou le commissaire de la GRC seraient invités à quitter leurs fonctions.A son avis, la situation est unique et demande d’être examinée de près.Selon un porte-parole du procureur général de l’Ontario, Mme Barbara Krever, les fonctionnaires ont demandé une transcription des 17 jours de témoignages à huis clos.Ce n'est qu’après l'avoir étudiée que le procureur général prendra une décision.Par ailleurs, certains députés du Québec ne cachent pas leur mépris pour la personne à l’origine de ces plaintes.•• C’est un bouffon, ce gars-là qui a avant tout voulu poser un geste politique », a déclaré le député de La-Prairie, Fernand Jourdenais, visiblement ulcéré de voir le voyage du premier ministre Brian Mulroney à Londres éclipsé par une histoire à sa- PHOTO PC Kim Campbell veur de scandale.Mercredi, le juge de paix Lynn Coulter a, après 17 jours d’audiences à huis clos, autorisé l’homme d'affaires Glen Kealey à porter des accusations privées contre 13 conservateurs et trois dirigeants de la Gendarmerie royale du Canada.Parmi les personnes accusées de conspiration pour fraude, on retrouve le ministre du Sport amateur, Pierre Cadieux, le president du Sénat, Guy Charbonneau, le sénateur Michel Cogger, l’ex-sénateur Jean Bazin, les anciens ministres Roch Voir page 4 : Campbell Le Canada débloque 150 millions pour l’aide alimentaire à l’URSS LONDRES (PC) — Sous une pluie monotone, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a poursuivi hier son plaidoyer diplomatique et reçu de nouvelles offres d’assistance économique, alors qu’il rencontrait, un à un, plusieurs leaders des pays les plus industrialisés de la planète.Le premier ministre Brian Mulroney a annoncé que le Canada levait le gel des crédits alimentaires de 150 millions $ à l’URSS qu’il avait imposé en janvier pour protester contre la répression des aspirations des républiques baltes.L’Italie et la Grande-Bretagne ont aussi promis leur collaboration à l’URSS pour l’aider à éviter le naufrage de son économie, au lendemain de l’annonce, par le Groupe des Sept, d’un modeste plan d’assistance principalement technique.Les mesures ont été annoncées alors que le président soviétique faisait successivement valoir sa cause auprès des premiers ministres du Canada, de la Grande-Bretagne et de l’Italie.« L’une des dimensions importantes de notre plan consiste à développer de nouveaux contacts et une nouvelle coopération avec l’Ouest », a déclaré M.Gorbatchev, qui était interviewé sur les ondes de la radio.De ce point de vue, il a ajouté que les résultats de ses démarches auprès de ses pairs occidentaux pouvaient être jugés positivement dans son pays.Le cortège motorisé de 14 véhicules escortant M.Mulroney s’est rendu à la résidence de l’ambassadeur soviétique à Londres hier matin, pour un entretien de 45 minutes avec M.Gorbatchev.C’est à l'issue de cet entretien que M.Mulroney a annoncé la levée du gel des crédits et promis 10 millions $ pour des mesures d’aide de dimensions limitées, notamment à l’intention des victimes de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine.Le Canada formera aussi des Soviétiques dans les domaines de l’énergie et de l’agriculture.Voir page 4: Le Canada Autres informations Page 9 PHOTO PC Le premier ministre Brian Mulroney et le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev se sont rencontrés hier matin, à Londres.L’armée yougoslave se retirera de Slovénie BELGRADE (AFP) — Trois semaines après la proclamation de l'indépendance Slovène, marquées par de sanglants combats, la présidence fédérale a annoncé hier soir sa décision d'ordonner le retrait de l’armée yougoslave de cette petite république.La présidence a précisé que les unités fédérales stationnées actuellement en Slovénie seraient transférées en Serbie et en Bosnie Herzégovine.L’armée yougoslave se retirera de Slovénie dans un délai de trois mois.L’ordre de retrait, décidé par la présidence lorS de sa réunion d’hier, est applicable immédiatement.Les soldats professionnels Slovènes, engagés dans l’armée fédérale, pourront choisir de rester ou non en son sein.Les militaires des autres natio- nalités yougoslaves résidant en Slovénie auront le droit de continuer à vivre dans cette république après avoir quitté l’armée.De son côté, Borisav Jovic, représentant serbe à la présidence fédérale, a déclaré à la télévision de Belgrade que « l’armée fédérale ne doit pas se maintenir dans les régions où elle est considérée comme une armée d’occupation ».« Nous estimons avoir permis, par cette décision, la poursuite du dialogue sur l’avenir du pays et le dénouement pacifique de la crise yougoslave sans heurts entre l’armée Slovène et l’armée yougoslave », a encore dit M.Jovic.La télévision Slovène a annoncé, pour sa part, que la Slovénie garde le contrôle des postes-frontières, ainsi que de la bande verte — ceinture de sécurité profonde de mille mètres le long de la frontière — qui jusqu’au 25 juin était entre les mains de l’armée yougoslave.Le départ de l’armée, a déclaré le ministre fédéral de la Défense, le général Veljko Kadijevic, sera conditionné par l’engagement de la Slovénie de garantir la sécurité des unités pendant leurs opérations de retrait.La décision de la présidence fédérale a obtenu six voix pour, une voix contre, celle du croate Stipe Mesic, chef de l'État fédéral, et une abstention, celle de la Bosnie Herzégovine.Toujours selon la télévision de Ljubljana, le premier ministre fédéral, le Croate de Bosnie, Ante Mar-kovic, et le premier ministre de Croatie, Josip Manolic, qui tous deux participaient aux débats sans droit de vote, ont manifesté la plus forte hostilité à cette décision.La question de la démobilisation des formations armées sur tout le territoire yougoslave ne se pose donc plus pour la Slovénie, ont noté les observateurs, et l'ultimatum expirant à minuit hier n’a plus de raison d’être pour cette république qui a franchi dans la journée un pas de géant vers la confirmation de son indépendance.Aux yeux de ces observateurs, l’expression « armée Slovène » utilisée pour la première fois par un représentant serbe en la personne de M.Jovic, laisse entendre que ce qualificatif s’applique désormais à la défense territoriale Slovène.C’est elle qui avait infligé de lourdes pertes aux unités fédérales intervenant en Voir page 4 : L'armée Un conflit de travail chasse les sans-abri de Dernier Recours Sylvain Blanchard DERNIER RECOURS, un organisme mont réalais qui vient en aide aux itinérants, a fermé ses portes hier en raison d’un conflit de travail avec ses llî employés syndiqués.Sous prétexte qu’ils refusent depuis un mois de référer les sans-abri aux endroits appropriés, le conseil d’administration de Derniers Recours a pris la décision de fermer indéfiniment son centre.Selon Me Alain Bond, représentant patronal, seulement deux références ont été données pendant tout le mois de juin.Coté syndical, Gilles Mathieu, conseiller au SC’FP, réplique que les références n’ont pu être faites parce que l’employeur a cessé de fournir les listes à jour des endroits capables d’accueillir les itinérants.« On ne nous donnait même plus de billets d’autobus pour leur permettre de se rendre ! ».Ce que nie l’employeur.Quoi qu’il en soit, le centre est fermé et les itinérants qui avaient coutume de se rendre rue Sanguinet devront maintenant s’adresser à la Maison du Père, à la mission Old Brewery ou aux autres organismes avec lesquels Derniers Recours collaborait depuis trois ans.Faute de places disponibles dans la plupart de ces endroits, cela signifie que la clientèle de Dernier Recours est désormais laissée à elle-même.(iO % de cette « clientèle », selon le psychiatre Yves Monette, souffre de maladies mentales, de toxicomanie et de multiples problèmes de personnalité.Cette fermeture, pour le moment temporaire, pourrait devenir définitive si le syndicat des employés maintient ses demandes salariales.Engagées depuis février dernier dans la négociation de leur première convention collective, les parties ont jusqu’ici réussi à s’entendre sur la majorité des clauses normatives de leur contrat de travail.Cependant, l’impasse est totale sur tout le volet monétaire : salaire, vacances, fonds de pension, etc.Sur les salaires, les employés veulent une échelle de cinq ans, qui fixerait le salaire horaire d’un nouvel employé à 11,46 $ et qui, lors de la cinquième année, atteindrait 16,05 $.Actuellement, la rémunération des employés de Dernier Recours varie entre 8 $ et 11,25 $ l’heure, la majorité touchant 10,45$.Sur le régime de retraite, l’autre gros morceau de cette négociation, le syndicat demande une participation annuelle de l’employeur équivalente à 5 % du salaire annuel des employés.Enseveli sous les dettes.Dernier Recours se dit incapable de payer la note et demande à ses employés d’accepter une augmentation de 5 %.« Lorsque la question salariale est arrivée sur le tapis en mai, le syndicat demandait 10$ l’heure pour l’employé au bas de l’échelle et 14 $ pour celui au sommet.Cette demande, nous disait-on, était non négociable.Mardi dernier, à la surprise générale, poursuit Alain Bond, ils sont arrivés à la table avec une demande encore plus onéreuse qu’ils ont présentée comme étant leur nouveau plancher.C'est à n’y rien com- prendre ! ».M.Bond ne comprend pas parce que, dans son esprit, les résultats financiers de Dernier Recours parlent d’eux-mêmes.« Tous les employés connaissent nos difficultés financières.Tous savent qu'on nage dans le rouge, qu'on a un déficit accumulé important et qu’on se dirige vers une autre perte de 26 000 $ cette année.Ils le savent, mais ils nous demandent quand même la lune».« En fait, ajoute-t-il, ils veulent les mêmes salaires que ceux versés dans le réseau gouvernemental d’aide sociale.Or.nous n’avons pas la capacité de payer du gouvernement (le budget de Dernier Recours est de 450 000 $ ) et, deuxièmement, les gens que nous avons ici n’ont au-Volr page 4 : Un conflit LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : Plus un individu est haut placé; plus il est en position pour porter des coups bas.J’en veux à la météo de ne plus se tromper; elle m’enlève la surprise de l’imprévu.Rien ne nous contrarie plus que de faire une plaisanterie qui n’amuse que nous.Je n'ai gardé du dimanche d’anlan qu’une pratique •< dévo-tieuse » : je m'endimanche.Les gens vous estiment déjà assez quand ils s’avisent de ne pas se mêler de vos affires.Il y a en chacun de nous un peu du psychanalyste : si l’autre nous payait, on l’écouterait.Dans tout-le-monde, chacun s’exclut.ALBERT BRIE l’Arabie Saoudite D'HIER À AUJOURD'HUI Du 12 au 28 juillet de 11 à 21 hrs 00 Palais des Congrès de Montréal 2 ¦ Le Devoir, vendredi 19 juillet 1991 Le public boude les films canadiens anglophones Paule des Rivières SI LA PRODUCTION et la popularité des longs métrages canadiens francophones sont plus que satisfaisantes, il en va tout autrement pour les films canadiens anglais « minés par certains problème ».C'est que ce conclut une étude effectuée par la firme Secor, à la demande de Téléfilm Canada.La firme souligne que la manque d’auditoire sur le marché anglophone est dû à plusieurs facteurs, soit le volume et la qualité des films, mais aussi des problèmes structurels affectant le secteur canadien de la distribution ainsi qu’un manque d’expertise dans ce secteur de la distribution.Il y a enfin, bien entendu, la concurrence des films américains, plus vive qu’au Québec.L’équipe de Secor, qui ne s’est intéressée qu'au film, décrit une situation qui n'est pas sans rappeler celle qui prévaut en télévision, secteur où les francophones sont beaucoup plus emballés par les productions d’ici que ne le sont leurs voisins du Canada anglais.Téléfilm Canada avait demandé au groupe Secor d’évaluer son fonds de financement de longs métrages cinq ans après son établissement.Il était d’ailleurs prévu dès la mise sur pied du film que le gouvernement fé-déral évaluerait le rôle du fonds d'aide après cette période.Secor, qui, pour son étude, s’est fié sur les données de Téléfilm et sur quelque 73 entrevues menées à travers le pays, souligne que si la situation des maisons des production francophones « s’est significativement améliorée », l'on ne peut en dire autant des maisons anglophones.Cependant, comme les anglaises, les maisons de production françaises demeurent encore très dépendantes de Téléfilm.C’est pourquoi plusieurs cherchent aujourd’hui a se diversifier.Téléfilm est une société fédérale chargée de soutenir la production canadienne télévisuelle et cinématographique.Secor note par ailleurs que Téléfilm n’a pas réussi à servir de catalyseur au secteur privé.Le gouvernement fédéral croyait et espérait que l’appui de Téléfilm à l’industrie du cinéma entraînerait le secteur privé à se joindre à lui en investissant à son tour.Erreur.« Seule la fiscalité a eu des effets positifs à ce jour », souligne Secor.Voilà un objectif que le fonds de Téléfilm n’a pu remplir.Ici le message s’adresse donc aux gouvernements, qui ont récemment réduit à presque zéro les abris fiscaux dans les investissements cinématographiques.Des crédits d'impôts les ont remplacés, pas tout à fait en place à Québec.Dans l’ensemble, Secor fait plaisir à son commanditaire en concluant que « ni les résultats observés, ni les témoignages recueillis ne suggèrent des changements majeurs dans l’orientation du fonds ».Il faudrait seulement consentir « plus d’effort et plus d’argent à la promotion du long métrage canadien anglophone », et, pour ce faire, soutenir des films qui sont « plus accessibles au grand public ».Il faudrait aussi renforcer la pénétration internationale des films canadiens et enfin faire montre d’une plus grande flexibilité dans l’application des régies d’admissibilité au fonds.Enfin, etre en contact avec l’industrie que l’on veut soutenir, en prévoyant des consultations plus formelles et plus suivies avec le milieu du cinéma.L’aide de Téléfilm à la production de longs métrages fut, pour les cinq années étudiées, de 110 millions ?.A l’exception de l’année 1989-89, Téléfilm a soutenu annuellement huit ou neuf productions en langue française et une quinzaine en langue anglaise.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans fart 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 tours de la présente publication.ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 tours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur.par poste recommandée, et être adressée à La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 101821 CANADA Permis 177 St- 9.200.Montréal, Québec.H2Y 1B6.LTEE additionnel 1 Charles Charcuterie du Restaurant Ouest Nom et adresse Vieux Longueuil pour vendre Longueuil du requérant demande d exploitation 177 St-Charles sur terrasse AUClAlR.Arthur Changement 1222, boul.Longueuil Bar Alouette de catégorie St-Laurent Dossier 313171 1222.boul.de Taverne à Montréal 2859-1402 1 Bar avec 2880, boul St-Laurent Bar QUÉBEC INC danse et St-Charles Montréal Carlos & Pepes spectacles Kirkland Dossier 190-231 38, Fiddler's Green 1 Bar sur CAFE TERRASSE 2 Restaurants 55.rue St- Kirkland terrasse 1 ST-VIATEUR INC pour vendre Viateur Est Dossier 183433 Restaurant Pizza Dell dont 1 sur Montréal pour vendre St-Viateur terrasse LA BRIOCHE 1 Restaurant 1595, rue 55, rue St-Viateur LYONNAISE LTÉE pour vendre St-Denis Est La Brioche Montréal Montréal Lyonnaise Ltée Dossier 914-044 1595, rue St-Denis CAFE 1 Restaurant 5263, boul Montréal RESTAURANT pour vendre St-Laurent Dossier 430-900 DEANSKIESINC Montréal LES 1 Épicerie 3319.boul Calé Restaurant ENTREPRISES LA de la Deanskies Inc CHARCUTIÈRE Concorde 5263.boul (LAVAL) INC Laval Montréal Dossier 913-921 NICKITOPOULOS.Georges Eliage Restaurant 6583.rue St-Hubert Montréal Dossier 913-699 GOURMET DES SOURCES INC Gourmet des Sources Inc 3339C, boul des Sources Dollard des Ormeaux Dossier 913-996 VITTORIO SCHEMBRI GIUSEPPE SCHEMBRI La Rôtisserie Carrefour Larochelle (1991 ) Enr 380.boul Larochelle.suite 114 Repentigny Dossier 152-439 BOUTIN, Stephen Brasserie de I Occident 5925, Henri-Bourassa Ouest St-Laurent Dossier 164-004 CAFE NOIR ST-LAURENT INC Calé Noir St-Laurent Inc 6045, boul Henri-Bourassa Ouest St-Laurent Dossier 873-554 DELI 8 GRILL SMOKEYS INC Dell 8 Grill Smokeys Inc 1845, Edouard Laurin St-Laurent Dossier 860-213 TOUHAMi Boumediene Provi-Vrac 5595 rue Mancourt St-Hubert Dossier 913-715 2847-6745 QUÉBEC INC Mike Restaurant 4588, boul des Grandes Prairies St-Léonard Dossier 433-037 2716879 CANA0A INC Butlet Dynastie de Chine 3484, rue Jeanne-Mance 1 Restaurant pour vendre 1 Épicerie 1 Restaurant pour vendre de Taverne a Brasserie (suite â cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Épicerie 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Montréal Oossier: 913-392 2859-5957 QUÉBEC INC.Citibar 1603, Ontario Est Montréal Dossier: 165-357 THIBODEAU, Ginette Restaurant Café Sharky Enr 8864, boul.St-Michel Montréal Dossier: 866-210 Addition d'autorisation de danse, spectacles et films dans 1 Bar (suite à cession) 1 Restaurant pour vendre 1603.Ontario Est Montréal 8864.boul St-Michel Montréal Les Entreprises La Charcutière (Laval) Inc 6583,rue St-Hubert Montréal 3315.boul de la Concorde Laval Dossier 913012 MANON ST- 2 Restaurants 1520, rue LAURENT, pour vendre Laurier Est GWENAELLE dont 1 sur Montréal 3339C.boul des Sources Dollard des Ormeaux TRANSON M G L'Interlude 1520, rue Laurier Est Montréal Dossier: 912-873 terrasse 380.boul Larochelle.suite 114 DEGARIE, Linda Dépanneur Mon Rêve Enr 4462, Brébeut Montréal Dossier: 292-516 1 Épicerie 4462, Brébeul Montréal Repentigny PHAM, Van Minh 1 Restaurant 3527, rue Chez Trung 3527, rue Lacombe Montréal Dossier 863063 pour vendre Lacombe Montréal 264 3 3423 1 Restaurant 136, 25ème 5925.Henri- QUÉBEC INC Restaurant Maison Chiu 136, 25ème avenue pour vendre avenue St-Eustache Bourassa Ouest St-Eustache Dossier 912-774 St-Laurent DUMARESO, 1 Bar avec 8596,10e Sylvain danse et avenue 6045, boul Henri-Bou-rassa Ouest Bar Salon Le Gaspésien 8596,10e avenue Montréal Dossier 793082 spectacles Montréal St-Laurent RESTAURANT 1 Restaurant 114, rue 1845.Edouard LAYALINA INC Restaurant Layalina Inc 114, rue Dresden Mont-Royal Dossier 912-493 pour vendre Dresden Mont-Royal Laurin St-Laurent CEKIC Skender 1 Restaurant 3831, boul Miami Bar Enr pour vendre.St-Laurent 5595.rue 136, Sandra Dollard des Ormeaux Dossier 231-399 2 Bars dont 1 sur terrasse Montréal 2757-3088 Addition 5345, boul Mancourt St-Hubert OUÉBEC INC d'autorisation de Rambow-ltes de danse dans Maisonneuv Restaurant i Bar 1 Restaurant Ouest 4588 boul des Grandes 5345, boul.do Maisonneuve Ouest Montréal Dossier 564-948 pour vendre Montréal Prairies St-Léonard 2734-9745 1 Restaurant 7681.boul OUÉBEC INC pour vendre Newman 339 E, boul des Sources Dollard des La Ciociara Ènr 7681, boul Newman LaSalle Dossier 760-694 sur terrasse LaSalle Ormeaux Le président et directeur général Ghlelaln K.-Laflamme, avocat Québec a a Les municipalités profitent de l’été pour préparer la guerre à la loi 145 Pierre April de lu Presse ('uniidieime QUÉBEC — Si le ministre des Affaires municipales Claude Ryan croit sérieusement que les élus municipaux vont s’écraser, rentrer dans le rang et accepter finalement de se soumettre à la loi 145 sur la réforme de la fiscalité sans livrer une dernière bataille, il se prépare une belle surprise.C’est l’avertissement servi hier par le président de TUnion des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ), M.Roger Nicole!, qui profite de l’été pour mettre en place, en compagnie des élus municipaux, un plan d'action permettant de poursuivre et d’intensifier la conslestation.Le 9 août, les préfets des municipalités régionales de comté se rencontreront pour étudier tous les scénarios possibles pour faire échec à la loi Ryan.« Au moment où on se parle, a déclaré le président de l’UMRCQ au cours d’un entretien téléphonique, une équipe de conseillers juridiques se penche sur une série de moyens (lue nous allons présenter à nos membres en août.» Malgré les menaces du ministre de retenir les paiements de péréquation, les compensations tenant lieu de taxes ou son aide gouvernementale, les dirigeants municipaux envisagent toujours de ne pas payer la facture des services policiers de la Sûreté du Québec qui leur sera envoyée.« On ne paie pas la facture pour les services de la SQ, a indiqué M.Nicolet, et on consulte directement les contribuables pour leur demander de nous donner un mandat clair.» Le congrès de l’UMRCQ se tiendra au début d'octobre et des élections municipales auront lieu le 1er novembre.M.Nicolet estime qu’il ne sera pas trop tard, à l’automne, pour proposer d’autres mesures spectaculaires contre la loi 145.« La période de préparation des budgets c’est novembre, a-t-il dit, et celle de leur adoption c’est décembre et ça nous donne amplement le temps de préparer les gens et de donner des mots d'ordre.» Depuis l’adoption le 20 juin de la loi 145, le ministère des Affaires municipales a cessé toute véritable consultation avec le milieu municipal, selon M.Nicolet.Actuellement, il est à préparer une formule sur les paiements de péréquation qui sera imposée directement à toutes les municipalités.« Après dix années de collaboration intense Québec-municipalités, on est maintenant entré de plain-pied dans une nouvelle ère où le gouvernement fonctionne seul », a expliqué M.Nicolet.C’est pourquoi les municipalités ont décidé d'intensifier leurs mesures de pression et de se donner une véritable stratégie.« Si on ne réagit pas celte fois-ci, a expliqué le président de l'UMRCQ, on aura non seulement perdu une bataille, mais aussi la guerre.» Dans le monde municipal, on sait très bien que la loi 145 ne représente qu'une première étape de la réforme de la fiscalité, que déjà le ministre a clairement indiqué que d’autres mesures suivront.Dès janvier 1993, ce sera le transfert de la voirie locale, une facture de 50 millions $, qui aboutira dans la boîte aux lettres des municipalités.« Si on ne réagit pas, on va se faire rentrer systématiquement dedans pour des années à venir », a-t-il poursuivi.La loi 145, qui ne pouvait souffrir de retard dans son adoption selon le ministre Ryan, concrétise des transferts de responsabilités dans les domaines du transport en commun et de la sécurité publique dès 1992 et en 1993 pour la voirie locale.La facture totale refilée aux contribuables atteindra, selon les élus municipaux, la somme de 400 millions $.Le ministre parle d’une somme de 257 millions?.Le PC rembourse seulement les dépenses de Mulroney encourues comme chef de parti OTTAWA (PC) — L’aide financière que le Parti conservateur accorde au premier ministre Brian Mulroney est strictement limitée au remboursement des dépenses qu'il encourt comme leader du parti, a affirmé un dirigeant du parti, hier.Le président national du PC, M.Gerry St Germain, a apporté cette précision à la suite d’une conférence de presse au cours de laquelle on lui a demandé si le parti arrondit le revenu de plus de 150 000 $ que gagne M.Mulroney à titre de premier ministre.« J’aimerais mettre les choses au point et dissiper toute confusion : le Parti conservateur ne verse pas de salaire additionnel à M.Mulroney », a-t-il dit.Plus tôt, lors de la conférence de presse, il avait admis que le parti fournil de l’argent à M.Mulroney en sa qualité de leader du parti, argent que le premier ministre déclare comme revenu.M.St-Germain a été incapable de chiffrer précisément le montant de cette contribution.Il a déclaré par la suite qu’en tant que leader d’un parti, M.Mulroney devait assumer des frais de voyage et de réceptions qui ne sont pas financés par les contribuables.C’est le parti qui paye ces factures, mais il ne verse pas de salaire à M.Mulro- ney, a-t-il insisté.Ces mises au point successives font suite à la réception, par le quotidien Toronto Sun, d'une lettre anonyme provenant d'une personne se prétendant à l’emploi de Revenu Canada et affirmant avoir vu les feuillets T-4 du premier ministre Mulroney pour 1989.Selon cette personne, il y en avait trois : un pour son poste de député, un pour son titre de ministre et premier ministre et un troisième du Parti conservateur.Il n’a pas été possible de joindre M.Mulroney, qui prend de brèves vacances en Europe après la fin du sommet du Groupe des Sept.Les gigantesques fluctuations du Sahara Le désert grandit et rétrécit à un rythme « incroyable » WASHINGTON (d’après AP) — Des chercheurs affirment que, malgré les conséquences appréhendées de la sécheresse en Afrique et de l’effet de serre, le désert du Sahara a rétréci de façon marquante depuis 1984, après avoir connu une expansion durant les quatre années qui ont précédé.Dans l’édition de Science qui parait aujourd’hui, l'on fait remarquer que les calculs faits depuis une dé-cennce, à partir de données recueillies par satellite, ne suffisent pas à identifier une tendance, mais elles révèlent tout de même une fluctuation « incroyable ».Ainsi, de 1980 à 1984, la surface de ce désert est passée de 8,8 millions de kilomètres carrés à 10,1 millions.De 1983 à 1984, la superficie du Sahara augmentait de 564 000 km 2.L’année suivante, on constatait qu’il avait rapetissé de 730 000 km 2 ! Si l’on veut comparer les superficies, on note que celle du Canada est de 9,9 millions de km 2 et que les provinces des Prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba) ont chacune environ 650 000 km 2.L’un des trois chercheurs, Harold Dregne, estime que ce qui est le plus surprenant pour lui, ce sont les fluctuations annuelles du Sahara, le plus grand désert du monde.Dregne et deux autres chercheurs reliés à la NASA ignorent la cause du phénomène; ils ne veulent pas s’aventurer à prédire une tendance à long terme, car il leur faudrait une étude portant sur une plus longue période pour établir que, à la longue, le Sahara s’agrandit ou se contracte.On a beaucoup discuté récemment de la désertification croissante, mais les données exactes se font rares à ce sujet.Il est vrai que la famine causée par la sécheresse dans la région du Sahel, qui jouxte le Sahara, a semé l’inquiétude.Dregne souligne que depuis 1916, de nombreux rapports parlent de la progression du désert du Sahara : « Il se peut que ce soit le cas, nous ne le nions pas, mais ce que nous disons c'est qu'il n’y a pas de preuve » pour étayer ces dires.Selon l’article de Science, les informations anecdotiques pulullent sur l’expansion du Sahara en direction du Sud; elles se fondent en partie sur les variations climatiques, sur la mauvaise gestion de la terre et sur la nécessité qu'a la population d’abattre les arbres pour des besoins domestiques.L'une des études antérieures citées dans l’article conclut que de 1958 à 1975, le Sahara a gagné 100 kilomètres vers le Sud, mais une étude réalisée en 1984 ne trouve pas la preuve d’une telle expansion.L’équipe de chercheurs a travaillé à partir de calculs par satellite de la végétation au sol.Mais les auteurs reconnaissent que la frontière entre le désert et les terres semi-arides est souvent graduée.Les trois auteurs se livrent aussi à l'analyse des désert situés en Asie, au Moyen-Orient et dans les Amériques.L’étude dont fait état Science s’insère dans un programme plus large d’évaluation des changements climatiques sur la planète; elle est réalisée par Compton Tucker et William Tucker, rattachés à la NASA, et par Harold Dregne, soit les trois auteurs qui exposent les conclusions de leur recherche.Personne ne connaîtra la répartition régionale des votes au congrès du PC Manon Cornellier do lu Presse Cunuilienne OTTAWA — Lors de leur congrès national à Toronto, au début d’août, les conservateurs fédéraux ont décidé de taire les résultats régionaux de tous les votes, même ceux portant sur la Constitution.8 C’est la décision qu'ont prise les organisateurs du parti et qu’ils ont rendu publique, hier, lors d'une eon,-férence de presse à Ottawa.Le congrès du mois d’août est le premier où les militants conservateurs pourront voter sur les politiques du parti.Auparavant, ils ne faisaient qu'en discuter sans se prononcer et ne votaient que sur la constitution du parti.Mais pour cette première, le grand public ne pourra pas savoir ce qup pense chaque aile provinciale.Tous les militants qui participeront au congrès vont en effet enregistrer leur vote par voie électronique grâce à un dispositif remis à chaque président d’association.Le programme de compilation des votes aurait pu tenir compte de la répartition régionale, mais les organisateurs ont refusé d’intégrer cette option.Les différents votes se feront donc plus rapidement, les résultats seront connus presque instantanément mais on ne connaîtra que le nombre de personnes en faveur ou contre une résolution et le nombre des abstentions.: Les résolutions constitutionnelles soumises aux militants sont dans plusieurs cas contradictoires et on s'attend à des divisions en fonction des provinces.Avec la méthode de scrutin électronique, personne, même pas le parti, ne saura ce que sont les tendances par province.Ainsi, lorsque viendra le temps de voter sur le droit du Québec à l'autodétermination, une résolution mise de l’avant par l’aile québécoise, on ne pourra pas identifier ni les opposants ni les défenseurs de cette proposition.La même situation prévaudra lorsque les militants devront choisir entre un gouvernement central fort ou un Canada décentralisé.Dans d’autres dossiers, comme l’avortement et la peine de mort, il sera impossible de savoir la position des ministres et des députés, à moins de leur demander directement.Il est à noter que le cahier de résolutions contient des résolutions demandant de rétablir la peine de mort, d’interdire l’avortement et de resserrer le contrôle des armes à feu.Les dirigeants du parti ont refusé de discuter de l’impact que cela aura sur leur compréhension de révolu tion de leur formation.Les fonctionnaires du parti qui expliquaient la méthode de scrutin niaient avoir voulu taire les divergences régio nales qui ne manqueront pas de survenir.D’autre part, le président du parti, Gerry Saint-Germain, et la vice-pré I sidente, Denise Falardeau, ignoraient aussi le nombre de membres que compte leur parti.Par contre, M.Saint-Germain prédit qu’autant de délégués participeront au congrès qu'il y a deux ans, soit environ 3000.Pour le moment, environ 1900 personnes ont payé leurs frais d’inscription.L’Agence spatiale canadienne applaudit au feu vert donné au financement de la station Freedom Marie Tison de lu Presse Cunudienne WASHINGTON — L’Agence spatiale canadienne s’est réjoui de voir le Sénat américain donner le feu vert au financement de la station spatiale Freedom pour 1992.Elle espère cependant que le débat qui a divisé le Congrès américain au cours des derniers mois ne se répétera pas chaque année.« Nous sommes très contents, a déclaré le directeur adjoint du Programme de la station spatiale à l’Agence spatiale canadienne, M.Graham Gibbs, basé à Washington.Espérons que dans l’avenir le sort de la station spatiale ne sera plus remis en question.» Mercredi soir, le Sénat a rejeté par 64 voix contre 35 un amendement qui aurait réduit pratiquement à néant le budget consacré par les États-Unis à la station spatiale Freedom pour l’année financière 1992.S’il avait été adopté, il aurait signifié la mort du projet de 30 à 40 milliard ?US.L’amendement, déposé par le sé nateur démocrate d'Arkansas Dale Bumpers, visait à retirer le budget de deux milliards?affecté à la station spatiale pour 1992 et à l’allouer à d’autres projets scientifiques, à des programmes pour les anciens combattants et à la réduction du déficit.Les partisans de cet amendement ont expliqué qu'il existait des besoins plus pressants que la station spatiale dans la société américaine.« Il faut choisir entre le nécessaire et le désirable », a déclaré le sénateur démocrate de Caroline du Sud, Ernest Boilings.L'ancien astronaute John Glenn, maintenant sénateur démocrate pour l'Ohio, a cependant répliqué que s’il avait fallu attendre que tous les besoins soient remplis avant d’explorer le continent, les Américains n’auraient pas été plus loin que la côte Est.Le sénateur démocrate du Connecticut Christopher Dodd a insisté sur le fait que les États-Unis n’étaient pas seuls dans cette aventure, et qu'ils avaient signé un accord en bonne et due forme avec le Japon, l’Agence spatiale européenne et le Canada pour la conception et la construction de la station.Il a rappelé que les Japonais, les Européens et les Canadiens s’étaient engagés à verser 8 milliards?US dans le projet, et que un milliar-d?US avait déjà été dépensé.Il a souligné que le programme spatial japonais se limitait a sa participation à la station Freedom, et que la contribution du Canada à ce projet représentait la moitié du bud get total de l’Agence spatiale canadienne.Le Canada consacrera 1,2 milliard ?CAN à la station Freedom sur une période de 15 ans.Il a déjà dé- pensé 300 millions ?CAN à ce chapi-t re.Le sénateur Dodd s’est demandé quel genre de signal les États-Unis enverraient à leurs partenaires internationaux s'ils devaient se retirer de l’entente.Les républicains n’ont pratiquement pas participé au débat.Maintenant qu'ils ont rejeté l’amendement Bumpers, les sénateurs devraient adopter incessamment le projet de loi général qui comprend le financement de la station spatiale.Le financement de la station Freedom pour 1992 a également été remis en question à la Chambre des représentants au début de juin.Un amendement semblable à celui du sénateur Bumpers a été déposé et déballa, mais il a également été rejeté.Le Japon, l’Agence spatiale européenne et le Canada s’étalent impliqués dans le débat afin de s’opposer à l’amendement.Ils avaient fait savoir que le retrait des États-Unis aurait de graves conséquences pour de futurs projets de coopération dans l’espace.M.Gibbs a déclaré que le débat au Sénat n’avail pas autant inquiété les Canadiens.Le Sénat a toujours été plus favorable à la station spatiale, a-t-il expliqué.Il s’est quand même dit heureux de la décision des sénateurs, et de voir que les deux Chambres du Congrès aient confirmé le projet.Il existe une légère différence entre les montants approuvés dans chaque Chambre : les représentants ont ap prouvé un budget de 1,9 milliar d ?US, alors que les sénateurs se sont prononcés en faveur d’un bud get de 2,02 milliards ?US.Une commission paritaire composée d'un nombre égal de membres des deux assemblées devra aplanir la diffé rence.M.Gibbs a déclaré qu’au cours des cinq dernières années, les congres sistes avaient débattu chaque année du budget de la station spatiale, mais que jamais le débat n’avait été aussi vigoureux que cette année.Jamais un amendement éliminant la totalité du budget de la station n’avait été présenté.« Espérons que le même débat ne va pas se répéter l'an prochain », a-t-il indiqué.Le projet de station spatiale, ini tialement fort ambitieux, a été ramené à des dimensions plus modesr tes au début de l’année en raison des contraintes budgétaires américaines.Cette restructuration n’a cependant pratiquement pas eu de consé quences pour les partenaires inter nationaux, a déclaré M.Gibbs.Comme prévu, le Canada devrai) pouvoir envoyer des astronautes caj nadiens effectuer des expériences à bord de la station pour des périodes de trois ou six mois.Le projet devrait entraîner des retombées de plus de 5 milliards ?CAN au Canada et créer 80 000 emplois.i * i * Le Devoir, vendredi 19 juillet 1991 M 3 Le jeune Noir abattu par erreur est mort Josée Boileau Marcelus François, le jeune Noir abattu par erreur par un policier de la Communauté urbaine de Montréal le 3 juillet dernier, est mort hier soir à l’hôpital général de Montréal.Il a « cessé de respirer » à 18h55, a précisé Mme Johanne Lamontagne, porte-parole de l’hôpital.Marcelus François était âgé de 24 ans.Dan Philip, président de la Coalition nationale des Noirs du Québec, a été secoué à l’annonce du décès, bien qu'il s’y attendait.« Mon Dieu, a-t-il dit.C’est un triste, triste spectacle pour cette province».M.Philip ignore quel impact aura la mort de Marcelus François sur la manifestation anti-raciste qui doit avoir lieu ce week-end.Par ailleurs, la Sûreté du Québec a démenti hier avoir émis des recommandations quant aux accusations à porter contre le policier de la Communauté urbaine de Montréal qui a abattu Marcelus François.Le porte-parole de la SQ a indiqué que, selon la procédure habituelle, les enquêteurs chargés du rapport sur cette bavure policière ont pour seul mandat d’établir les faits et de colliger les informations à soumettre au substitut du procureur général.Celui-ci est le seul habilité, sur la base du rapport fourni, à décider de porter ou non des accusations.Un quotidien montréalais qui a obtenu copie du rapport titrait hier matin que « le rapport déconseille de porter des accusations contre le policier ».Toutefois, l’article lui-même indique simplement qu’il n’est pas fait mention d’accusations criminelles dans le rapport.Le dossier a donc été confié lundi à un procureur de Québec qui doit maintenant décider s’il y a matière à accusation contre le policier.Il pourrait s’écouler quelques semaines avant que la décision soit prise, indique-t-on au cabinet du ministre de la Justice.Sur la base de ce même rapport, le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan pourrait aussi commander une enquête publique sur les événements, ce dont le pressent les représentants de la communauté noire.Dans leur rapport, les enquêteurs de la SQ font par ailleurs état de mauvaises informations fournies par les services de filature de la CUM à l’escouade d’intervention qui suivait la voiture de M.François et que le sergent Michel Tremblay, qui a tiré sur François, a agi sur la foi de ces renseignements.La SQ refusait hier de commenter le contenu du rapport, mais Radio-Canada disait avoir appris que ce jour-là le service des filatures était débordé, ce qui pourrait expliquer la confusion survenue.Du côté de la communauté noire, on s’indignait de ces informations qui tendent à disculper le policier.« Nous ne pouvons accepter que le policier ne soit pas tenu responsable.Ce serait une véritable injustice », s’exclamait M.Dan Philip.« Depuis le début, on nous dit qu’il s’agit d'une erreur, mais depuis quand est-il justifié que les policiers puissent tirer ainsi sur les gens ?Nous devons réagir fortement face à une telle situation », a poursuivi M.Philip.Mercredi soir, lors de la rencontre entre Robert Bourassa et les leaders de la communauté noire, M.Philip avait spécifiquement réclamé la suspension du sergent Tremblay.En conférence de presse ce soir-là, M.Bourassa a dit que le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan avait pris note de cette demande.L’entretien du premier ministre avec les délégués de la communauté a d’aileurs surtout porté sur la bavure policière, sujet central de préoccupation pour les Noirs anglophones qui composaient 15 des 18 leaders présents mercredi soir.Les Noirs francophones, eux, accordaient toutefois autant d’attention aux incidents à caractère raciste survenus dans le quartier Ho- 20 arrestations pour protéger saumons les chelaga-Maisonneuve.À cet égard, la Ligue anti fasciste mondiale (LAM) a tenu hier matin une conférence de presse pour présenter les plus récents tracts racistes qui circulent depuis le début de la semaine dans le quartier.Les porte-parole de l’organisme ont dit regretter que le premier ministre Bourassa ne dénonce pas davantage de tels gestes.Mercredi, M.Bourassa a déclaré : « Le gouvernement est conscient des tensions qui existent dans la société, mais dans l’ensemble la société québécoise est tolérante, ouverte et généreuse, et tous les chefs politiques partagent ces valeurs.» À cet égard, la ministre des Communautés culturelles, Mme Monique Gagnon-Tremblay, qui assistait aussi à la rencontre de mercredi, a annoncé la mise sur pied d’une table de concertation sur le sujet.M.Bourassa, lui, renvoyait les gens aux institutions déjà en place comme la Commission des droits de la personne, un organisme auquel son gouvernement ne prête pourtant guère d’attention au point même d’avoir permis une nomination purement politique — un organisateur libéral sans référence connue dans la défense des droits — à sa vice-présidence.Ironiquement, une employée de la Commission des droits de la personne assistait mercredi à la rencontre avec M.Bourassa.mais à titre de présidente du « Congress of Black Women ».Mme Esmeralda Thornhill s’occupe à la commission de dossiers portant sur la communauté noire au service de l’éducation.Interrogée quant à un possible conflit d’intérêts - la Commission des droits de la personne devant traiter avec différents groupes de pression et parfois prendre des positions distinctes des leurs, et elle est même susceptible de s’occuper de l’affaire Marcelus François —, la porte-parole de l’organisme a indiqué qu’il y avait là effectivement sujet d’étonnement.« C’est la première fois qu’une telle situation se pose aussi directement et le président entend s’occuper de cette question », a déclaré Mme Paule Sainte-Marie.3 V.* .PHOTO JACQUES NADEAU Les 18 leaders i Claude Ryan et Monique i MarcelusFrançois.s de la communauté noire qui ont rencontré mercredi soir le premier ministre Bourassa et les ministre et Monique Gagnon-Tremblay ont obtenu la promesse que « toute la lumière serait faite » sur I incident Un recours collectif tentera de faire déclarer illégal le «sabot de Denver» Caroline Montpetit UNE CITOYENNE de la Ville de Montréal, Mme Tina Carruphers, a intenté hier en Cour supérieure un recours collectif contre la Ville de Montréal pour faire déclarer illégale la pose de « sabots de Denver » aux véhicules dont les titulaires possèdent une ou des contraventions impayées.Dans sa requête, Mme Carruphers s’appuie sur le Code de procédures pénales du Québec, entré en vigueur le 1er octobre dernier.« Nous espérons, par cette requête, faire indemniser tous les citoyens qui se sont vu imposer un sabot de Denver depuis le 1er octobre », poursuit l’avocat de la requérante, Me Pierre Desjardins.Le nouveau Code de procédures pénales, entré en vigueur à l’au- tomne, stipule que toute saisie doit être pratiquée suivant les règles relatives à l’exécutioc civile des jugements, ajoute Me Desjardins.« Ces règles précisent notamment que dans le cas de créances impayées, un percepteur ne peut saisir les biens de son créancier en l’absence de leur propriétaire, et sans que celui-ci en soit informé », ajoute Me Desjardins.Or, au règlement 1159.3 de la Charte de la Ville de Montréal, la Ville s’accorde le droit, en tant que percepteur, de faire saisir, « par l’intermediaire d’un agent de la paix, d’un huissier ou d’un employé que la Ville désigne, un véhicule automobile immatriculé, sans les procédures prévues au Code de procédures civiles, pour qu'il soit vendu en justice.» « De plus, le nouveau Code de procédures pénales précise que toutes les dispositions des villes de Mont- ié iffiinTpnûtoii fl réal et de Québec qui sont incompatibles avec ses principes sont sans effet », d’ajouter Me Desjardins, qui estime que la pose du sabot de Denver est une atteinte aux droits humains, ainsi qu’une perte en temps et en argent pour les propriétaires des véhicules visés.Mme Carruphers, résidante de la Ville de Montréal, s’est vu poser, à deux reprises, le mois d’octobre dernier, un sabot de Denver sur son véhicule automobile.Advenant que la Cour tranche en sa faveur, le recours intenté pourrait entraîner l’indemnisation de quelque 1500 à 2000 propriétaires de véhicules « victimes » du sabot de Denver depuis l’automne dernier, selon Me Desjardins.Par ailleurs, Me Desjardins, qui doit lui-même récupérer une Renaud Alliance saisie le 6 juin dernier par la Ville de Montréal, a de son côté logé son propre recours en Cour municipale pour contester la saisie de son véhicule, en vertu des mêmes principes.Selon Me Desjardins, la Ville a agi illégalement en saisissant son véhicule sans l’avertir alors que celui-ci était sur un terrain privé.Dans sa requête, Me Desjardins demande que soit déclaré nul le règlement 1159,3 de la Charte de la Ville de Montréal, que son véhicule lui soit restitué, et que la Ville assume les frais d’entreposage encourus depuis cette saisie.Pourquoi les parents choisissent une école Caroline Montpetit PARMI les motifs qui influencent le choix d’une école secondaire, c’est la discipline exercée dans l’institution qui influence le plus les parents dont les enfants ont atteint la 6ème année du primaire.C’est du moins ce dont témoignent les résultats d'un sondage distribué l'an dernier à 4000 parents d'enfants de 6ème année par la Fédération du personnel des établissement privés d'enseignement (CEQ).Sur l’ensemble des motifs pouvant guider les parents dans le choix de l’école, la majorité des parents ont aussi mentionné le désir de l'enfant de fréquenter l’école, la proximité de l’institution et de grandes exigences sur le plan académique.Par ailleurs, les motifs invoqués par les parents dans le choix d'une école présentent des caractéristiques différentes selon que ces derniers aient choisi une école privée ou une école publique pour la poursuite des études de leur enfant.En effet, les parents choisissant l’école privée favorisent largement une bonne atmosphère d’études, la surveillance et l’encadrement, comme facteurs directeurs de leur choix, tandis que les parents choisissant l'école publique misent plutôt sur le désir de l’enfant de fréquenter l'école et sur les activités parascolaires dispensées par l’établissement.Dans l'ensemble, sur le lot des parents interrogés, 71 % ont affirmé choisir une école publique pour leurs enfants, contre 23 % pour une école privée.« Si les parents mettaient, ou pouvaient mettre, à exécution les intentions exprimées, la place occupée par le réseau privé secondaire augmenterait de façon lente mais significative », note-t-on dans le rapport de la Fédération.Selon les statistiques disponibles, 1(1 % des él udiants de niveau secondaire fréquentaient en effet l'école privée au Québec en 1988-1989.On note également une plus forte popularité de l’école privée en milieu urbain, soit dans les régions de Montréal, de Québec et de l'Estrie, où au-delà de 20 % des élèves fréquentent les établissements privés.De plus, le sondage effectué par la Fédération démontre clairement que les enfants ayant obtenu des résultats académiques forts au niveau primaire se dirigent en plus grande proportion vers l’école privée.Parmi les parents dont les enfants ont obtenu en dème primaire des résultats inférieurs à 70 %, près de 80 % ont en effet choisi l’école publique pour leur enfant, alors que moins de 20 % choisissaient l’école privée.À l'autre extrémité de l'échelle', 40 % des parents d’enfants dont les résultats étaient supérieurs à 90% optaient pour l’école privée, contre 62% pour l’école publique.La moitié de la Chine serait affectée par les inondations j PÉKIN (Reuter) — Un haut responsable chinois a déclaré hier que la moitié de la Chine était affectée par des inondations qui menacent les récoltes de l’automne prochain.Les inondations qui frappent l’est de la Chine ont fait plus de 1700 morts, causé pour 7,5 milliards $ de dégâts et touché 20 % de la population du pays, selon des informations officielles.« Du nord au sud, les inondations affectent la moitié de la Chine.Ce n’est pas un petit désastre », a déclaré Li Zengyi, directeur adjoint du département international du bureau des secours chinois.Dans les zones les plus touchées, lé quart de la population environ est confrontée a des hépatites, à la dyp senterie, à la typhoïde ou à d'autres maladies, a écrit hier le China Daily, citant les services logistiques de l’armée.i Des millions de soldats et de civils ont été mobilisés pour organiser les secours, en particulier dans les provinces d’Anhui et de Jiangsu, les plus touchées.Dans 1’Anhui, deux millions d’habitants ont été évacués des zones inondées depuis dimanche, mais un million de personnes restent sinistrées, a dit Li Zengyi.PHOTO JACQUES NADEAU à l’exposition sur l’Arabie Saoudite semblent bien intrigués par ces drôles d’objets qui ne garnissent cer-» les étagères de leurs cuisines.L’intérêt pour « L’Arabie Saoudite d’hier a aujourd hui » ne se dement Les visiteurs à tainement pas les étagères pas depuis l’ouverture, il y a une semaine.RIMOUSK1 (PC) — La lutte au commerce illégal du saumon de l'Atlantique va bon train dans l’Est du pays, a fait savoir hier le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Depuis juin dernier, des opérations ont été menées par le Service de la conservation de la faune, conjointement avec les intervenants du ministère des Ressources naturelles et de l’Énergie du Nouveau-Bruns-wicl>.Ces opérations ont permis de déceler plusieurs infractions, notamment à Aylmer, Carleton, Pointe-à-la-Croix, Nouvelle, Saint-Omer, Campbellton et Dalhousie.Au 8 juillet dernier, 31 saumons et un véhicule ont fait l'objet de saisies et les 20 individus arrêtés pourraient répondre à des accusations de possession, de vente, d’achat ou d’aide et d’incitation au commerce illégal du saumon atlantique.L’exposition sur l’Arabie Saoudite fait fureur: déjà 200 000 visiteurs Taule des Rivières LA POPULARITÉ de l'exposition sur l’Arabie Saoudite dépasse toutes les espérances de la délégation saoudienne qui a accueilli, hier, son 200 OOOème visiteur, moins d’une semaine après l’inauguration de l’événement.Dès l’ouverture, à 11 h, la foule se presse aux abords du Palais des Congrès, ne se laissant pas décourager par la file d’attente déjà en place.Et il en va ainsi jusqu’à 21 h.En plus de l’intérêt pour un pays plutôt fermé dont on connaît finalement très peu de choses, deux facteurs expliquent le succès considérable de l’exposition : l’entrée y est gratuite et l’exposition est située en plein centre-ville, au Palais des Congés- A l'origine, elle devait avoir lieu en novembre 1990, mais la guerre du Golfe a modifié les projets initiaux.Les princes du royaume avaient alors prévu de louer le Stade olympique.Rien de moins.L’attente n’aura pas nui cependant car il est certain que la guerre a attisé la curiosité des Montréalais pour le pays.Et puis, les Saoudiens n'ont pas lésiné : n’ont-ils pas transporté ici 15 tonnes de sable du désert ?Enfin, il faut souligner l’impressionnant battage publicitaire qui entoure l’exposition, dans les journaux, à la radio et à la télévision.Le sous-ministre saoudien à l’Information, le Dr Shihab Jamjoom, a préféré ne pas dévoiler le budget consacré à la publicité, mais une petite compilation sommaire porte à croire qu’il dépasse le million $, surtout si l’on prend en compte le voyage de journalistes canadiens en Arabie Saoudite dans les jours précédant l'ouverture de l’exposition ici.Le Dr Jamjoom se dit « heureux » de « l'appui » des médias.L'exposition se termine le 28 juillet et ne peut être présentée au-delà de cette date puisqu’elle doit se rendre à Toronto.Depuis 1985, « L’Arabie Saoudite d'hier à aujourd’hui » a été présentée en Allemagne, en Égypte, en Angleterre, en France et dans plusieurs villes américaines.M.Jamjoom note que l’intérêt est particulièrement grand ici.« Les Canadiens semblent très intéressés d’en savoir plus long sur d’autres pays», observe-t-il.Hier, Mme Renée Champagne et M.Richard Béland, de Brossard, ont été accueillis par son Altesse Royale, le Prince Turki bin Sultan bin Abdul Aziz.Ils ont pris le thé avec la délégation saoudienne, car ils ont eu l’insigne bonheur d’être les 200 000e et 200 001e visiteurs.L'on a en outre remis à Mme Brossard deux billets d’avion pour l'Arabie Saoudite.Elle a commenté : « Je rêve.Je ne désire pas me réveiller».CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde on 1892 55 Si Jacques Montreal, Quebec Canada.H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax 15141 845 7874 Tel 15141987-6242 Agents de brevets d'invention ot de marques de commerce -Ci iy lotoqué+xx R É S U L T A T S Tirage du 91-07-17 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi 2 8 9 20 23 43 O I 6/6 5/6 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS LOTS 3 6 255 15 432 294 243 744 608,20 S 111 691,20 S 2 102,40 S 66,60 S 10,00$ No complémentaire: VENTES TOTALES: 16 466 843,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 2 500 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 91-07-20 tirage du 91-07-17 E0tra.17 NUMÉROS LOTS Vous pouvez 489497 100 OOO $ jouer jusqu à 89 4 9 7 1 OOO $ 20 h les soirs 9 4 9 7 250 $ de tirage 4 9 7 50 $ 9 7 10 $ 7 2 $ Tirage du: 91-07-17 5 7 9 12 15 Vous pouvez miser jusqu à 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 91-07-19 16 19 24 26 27 28 COI col 41 43 44 47 52 56 66 69 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. 4 ¦ Le Devoir, vendredi 19 juillet 1991 LE DEVOIR La manne céleste des FrancoFolies Records d’assistance, triomphes à répétitions, température idéale, les dernières FrancoFolies de La Rochelle furent un véritable succès.À souligner particulièrement le triomphe de Richard Desjardins, qui présentait son spectacle en France pour la toute première fois, et la performance admirable de Carole Laure.Un reportage de notre envoyé spécial, Sylvain Cormier La Symphonie des deux mondes Dimanche soir, à l'amphithéâtre de Lanaudière, l'abbé Pierre Kaëlin, un prêtre suisse de 78 ans, dirigera l'oratorio qu'il a composé en 1980 sous le titre La Symphonie des deux mondes, que l'on entendra en primeur nord-américaine.Cette symphonie fut écrite sur des textes de Mgr Dom Helder Camara et de l’Abbé Pierre, qui seront à Lanaudière.Marie Laurier a rencontre Pierre Kaëlin.Les plaintes privées sont extrêmement rares OTTAWA (PC) — Même si les plaintes privées sont extrêmement rares au Canada, il n'existe pas moins quelques précédents où de simples citoyens, refusés par la Couronne, ont pu obtenir des condamnations par leurs propres moyens.La plainte privée, comme celle qu'a portée l’ancien homme d'affaires Glen Kealey contre 13 membres éminents du Parti conservateur et trois dirigeants de la G RC, est habituellement réservée aux causes civiles.Dans le cas où l'État refuse de porter une accusation criminelle, jugeant que la preuve est insuffisante pour la soutenir, un citoyen peut le faire lui-même, après avoir convaincu un juge de paix que ses allégations méritent de se transformer en accusations.On cite habituellement trois causes de plaintes privées, qui ont eu des répercussions dans tout le pays : ¦ Érnst Zundel a été condamné, en 1985, pour avoir publié que l’Holocauste n'avait jamais eu lieu, après qu’un survivant des camps de concentration nazis eut porté une accusation privée, devant le refus d’agir du procureur général de l’Ontario.Zundel a porté sa cause en Cour suprême du Canada.¦ Un ministre de la Nouvelle- I Écosse, Edmund Morris, a été trouvé coupable d’avoir divulgué les renseignements confidentiels d’un dossier de bien-être social et il a remis sa démission, après une accusation privée.¦ La société pétrolière Suncor a été condamnée à 8000 $ d'amende pour i avoir pollué la rivière Athabasca.Comme les autorités albertaines avaient refusé de porter des accusations, ce fut le chef d'une tribu in- ) dienne qui le fit.Québec accorde un délai à la Commission Kativik Catherine Leconte LE GOUVERNEMENT Bourassa s'est officiellement résigné hier au retard pris dans l’évaluation environnementale des infrastructures d’accès (routes et aéroports) du projet hydroélectrique de Grande-Baleine.Le ministre de l’Environnement, Pierre Paradis, a en effet annoncé qu’il acceptait d’attendre jusqu’au 12 septembre le rapport que la Commission Kativik, créée par la Convention de la baie James pour examiner les impacts des projets de développement au nord du 55e parallèle, devait initialement lui remettre le 9 août.On se souvient qu’à la fin juin, la Commission Kativik, formée de quatre représentants des Inuit et de quatre représentants du gouvernement du Québec, avait dû annuler pour cause de boycottage par les Cris les audiences publiques qu’elle comptait tenir au Poste de la Baleine et à Montréal.Du coup, son président, Peter Jacobs, avait demandé un délai jusqu’au 11 octobre.Il a indiqué hier que deux ou trois communautés inuit ont manifesté l’intention de venir sous peu présenter leurs préoccupations à la Commission.Quant à l’autre comité d’examen environnemental, le COM EX, compétent pour les projets au sud du 55e parallèle et comptant trois représentants québécois et deux cris, il a en principe jusqu’au 3 août pour remettre son rapport.De toutes façons, Québec semble en voie d’admettre implicitement que sa tentative d’accélérer la mise en chantier des infrastructures, en dissociant leur évaluation environnementale de celle du complexe hydroélectrique proprement dit, a fait long feu.Selon des informations de source gouvernementale publiées hier par le quotidien Le Soleil, la priorité du gouvernement Bourassa est désormais d’accélérer l’évaluation du complexe hydroélectrique, de façon que les deux procédures aboutissent en même temps.Il faut dire que la scission du projet en deux a été très critiquée, au point que le gouvernement fédéral, qui s’en était d’abord accomodé, a fait marche arrière la semaine dernière en annonçant la création d’une commission fédérale chargée d’évaluer l’ensemble du projet Grande-Baleine.Le ministre Paradis penche lui aussi, depuis longtemps, pour cette approche globale.Par ailleurs, aux audiences de la Cour fédérale qui entend actuellement une requête des Cris visant à forcer l’Administrateur fédéral de la Convention de la Baie James à intervenir dans le dossier Grande-Baleine, les représentants d’Hydro-Qué-bec et des procureurs généraux du Québec et du Canada, tous opposés à cette requête, ont engrangé hier quelques munitions.De quoi les rasséréner quelque peu après l’inquiétude que leur avait causée la veille les propos du juge Paul Rouleau, qui entend la cause.Le juge leur a en effet donné raison hier sur un point : « La Cour ne doute pas que (Grande-Baleine) soit un projet provincial », a-t-il dit pendant la plaidoirie de Me Sylvain Lussier, avocat d’Hydro-Québec.« Ce n’est pas un projet fédéral, je suis absolument d’accord », a-t-il ajouté.Mais il a aussi fait remarquer à Me Lussier que personne ne conteste que Grande-Baleine a des incidences dans des champs de compétence fédérale tels que la pêche et les oiseaux migrateurs.« Par contre, vous dites que le contrôle absolu demeure à Hydro-Québec et à l’Administrateur provincial » de la Convention de la Baie James, a poursuivi le juge, « c’est ça qui est le débat ».La thèse défendue par Hydro-Qué-bec et par le Procureur général du Canada et réitérée hier par le Procureur général du Québec est effectivement qu’Hydro-Québec peut être tenue, et est prête à aller chercher, pour certains ouvrages du projet, des autorisations ministérielles à Ottawa dans les champs de compétence fédérale.Mais que cela ne fait pas pour autant du projet Grande-Baleine un projet de compétence fédérale.Le juge n’a certes pas laissé entendre qu’il les suit jusque là, mais il semble au moins disposé à se poser la question, se félicitait-on hier du côté « hydro-québécois » du prétoire.Une nette amélioration par rapport à la consternation qui y régnait la veille, quand le juge Rouleau, avant même d’avoir entendu les représentants d’Hydro-Québec et du Procureur général du Québec, avait dit qu’il trouvait « incompréhensible qu'un gouvernement fédéral s'engage dans une Convention à protéger les autochtones (,.)et qu’on cherche maintenant une façon de détourner sa responsabilité».Autre motif de satisfaction : les avocats d’Hydro-Québec ont réussi à entraîner l’un de ceux des Cris, Me -James O’Reilly, sur le terrain politique, à ses risques et périls.La Cour doit rejeter la requête des Cris, a plaidé Me Lussier, parce qu’elle arrive « à la dernière minute », alors qu’Ilydro-Québec fait des études d’impact depuis 13 ans et en informe régulièrement les autochtones.Et si les Cris prennent ainsi « bien soin d’arriver à la toute fin », a argumenté l’avocat d’Hydro-Quéebc, « c’est parce que les études environnementales ne les intéressent pas ».À preuve, leur récent boycottage des audiences de la Commission Kativik.« Ce qu’ils veulent, a affirmé Me Lussier, c’est bloquer le projet, et ils utilisent la Cour à cet effet».À quoi Me O’Reilly a non moins vertement répliqué que les gens d’Hydro-Québec ne valent pas mieux, qui « s’habillent en environ-nementalistes alors que ce sont des promoteurs ».Et alors que l’autre avocat des Cris, Me Peter Hutchins, venait prudemment de répéter que « ce n’est pas une requête pour arrêter le projet », Me O’Reilly s’est laissé emporter jusqu’à dire que « oui, on veut arrêter le projet, mais qu’est-ce qu’Hy-dro-Québec veut sinon le construire ?» Pour la première fois, donc, un avocat des Cris a admis cette motivation devant un tribunal.Un « aveu judiciaire » qui vient gonfler le dossier de la partie adverse, jubilait-on de ce côté.Et peut-être de quoi donner à réfléchir au juge Rouleau qui avait déclaré la veille que « les auto-chones ne se fient pas aux études initiées (par le Québec) et qui se poursuivent, sinon ils ne seraient pas ici ».Lettonie et Estonie.Après sa rencontre avec M.Gorbatchev, M.Mulroney est parti, avec sa femme Mila, et leurs quatre enfants, pour le sud de la France, où ils prendront quelques jours de vacances dans une résidence fréquentée par le président François Mitterrand.M.Mulroney sera de retour à Ottawa au début de la semaine prochaine, ont indiqué ses assistants.M.Gorbatchev, qui doit, lui, rentrer aujourd’hui à Moscou, a été reçu à déjeuner par le premier ministre britannique John Major à sa résidence officielle du 10 Downing Street.Le président soviétique a parcouru la Chambre des communes, rendu visite à la Reine et assisté à une partie d’un opéra avant de prendre part à un dîner privé avec M.Major, lequel signalait, au cours d’une rencontre à laquelle assistait l’ex-premier ministre Margaret Thatcher, que la rencontre de mercredi avait forgé un nouveau partenariat.Par la suite, il a annoncé que la Grande-Bretagne étofferait un fonds de soutien aux petites entreprises soviétiques et enverrait son ministre des Finances à Moscou d’ici un mois.Le premier ministre italien Giulio Andreotti a fait savoir que l’Italie apporterait sa contribution aux Soviétiques dans les domaines de l’extraction du pétrole et du gaz naturel et l'amélioration des services de transport.4 Un conflit cune formation en service social ou en psychothérapie.Ils sont là parce qu’ils sont capables d’écouter et de diriger les sans-abri aux endroits susceptibles de les aider.Cette comparaison ne tient pas debout ».« Vrai », répond Gilles Mathieu, son vis-à-vis syndical.Car si on se LE DEVOIR Publicité.numéro sans Irais.(514)842-9645 .1-800-363-€305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.|5)4j 844-5730 Extérieur (sans trais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le Canada M.Mulroney a indiqué que son interlocuteur s'était montré satisfait de la réception à laquelle il a eu droit, mercredi, de la part des sept leaders occidentaux.« Il a jugé le plan qu’on lui a soumis très constructif, très utile », a commenté le premier ministre hier en fin de journée.Plus tôt, en conférence de presse, M.Gorbatchev avait remercié M.Mulroney pour une intervention de sa part, qu’il a qualifiée d’unique, au cours d’« un moment très difficile » de son plaidoyer devant le G-7.Il a ajouté qu’il comptait que le Canada l’épaulerait encore, tout particulièrement dans le dossier critique de la levée des restrictions aux exportations de haute technologie vers l’Union soviétique.M.Mulroney a expliqué que son intervention, mercredi, avait consisté à rappeler à ses homologues du G-7 la tâche difficile à laquelle M.Gorbatchev s’est attelé et les progrès qu’il a accomplis jusqu’à présent.Le Canada a levé les sanctions imposées à propos des républiques baltes parce que, a-t-il fait valoir, « nous avons eu des conversations constructives avec le gouvernement soviétique, y compris avec le président Gorbatchev, au sujet de ses intentions à l’égard des républiques baltes ».Il a rappelé que le Canada ne reconnaît toujours pas la mainmise soviétique, qui date de la Deuxième Guerre mondiale, sur les républiques jadis indépendantes de la Lituanie, comparait avec les employés du réseau des affaires sociales, ce n’est plus entre 11 et 1(1$ l’heure qu’on demanderait, mais entre 14 et 22 $ ! ».« C’est d’ailleurs précisément ce qu’on fera si le ministre du Travail accepte de nommer un arbitre dans ce conflit».Selon lui, les employés de Dernier Recours sont « maintenus dans la pauvreté » el n’ont pas à subir les problèmes financiers de l’organisation.« Parce que ce n’est pas de leur faute et qu’ils ont le droit de bénéficier de conditions de travail décentes», dit-il.« On sait que Dernier Recours n’a pas d’argent.Mais on sait aussi que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec ont une responsabilité face aux problèmes d'itinérance à Montréal.Alors, que les politiciens payent.Qu’ils cessent de nous verser des subventions irréalistes et qu’ils commencent à donner de vrais budgets.La solution est là : Québec doit verser plus d’argent pour faire vivre Dernier Recours».Interrogé sur la demande salariale « révisée » du syndicat, demande déposée mardi et nettement supérieure à la première soumise en mai, Gilles Mathieu indique que le syndicat a tout simplemement été « mal compris » en cours de négociation.« On s’est rendu compte la semaine dernière que la partie patronale interprétait mal nos chiffres.Alors mardi on leur a indiqué noir sur blanc de quoi on parlait, quelles étaient les véritables demandes salariales des syndiqués.L’employeur a eu l’air surpris, mais c’est pas plus compliqué que ça ».4 L’armée Slovénie après la proclamation de l’indépendance de celle république de moins de deux millions d’habitants.Environ 70 personnes, dont des soldats fédéraux pour plus de la moitié, avaient trouvé la mort dans ces combats.La présidence a d’autre part annoncé la tenue, lundi, d’une réunion de la présidence fédérale en présence des présidents des six républiques, à Ohrid en Macédoine.Cette réunion sera consacrée aux questions relatives à l’avenir de la Yougoslavie.Elle se prolongera jusqu'à ce que les parties se mettent d'accord sur une solution aux problèmes de la Yougoslavie, selon la même source.4 Campbell LaSalle, André Bisson nette et Michel côté, l’ancien secrétaire principal du premier ministre Bernard Roy.Pour le député conservateur de l’orlneuf, Marc Ferland, M.Kealey est « un drôle d’oiseau qui n’a fait que crier depuis deux ans devant le Par-lement ».M.Ferland ne lui accorde aucune crédibilité.Le député C.aby Larrivée, de Jo-liette, est même allé jusqu’à s’interroger sur le comportement de M.Kealey.Du côté des accusés, c’était le mutisme quasi total, hier.À la Gendarmerie royale du Ca- Le DC-8 •j de Nationair a subi une crevaison t au décollage OTTAWA (PC) - Le DC-8 de Nationair qui s’est écrasé en Arabie Saoudite, la semaine dernière, tuant 14 Canadiens et 247 Nigérians, a subi une crevaison au moment du décollage.L’équipage ne s’est apparemment pas rendu compte du dommage et n’a pas tenté de stopper la manoeuvre de décollage.C’est ce qu’affirme le ministère saoudien de la Défense et de l’Aviation dans une déclaration diffusée hier à Ottawa.Les Saoudiens disent avoir constaté que des marques sur le tarmac indiquent qu’un pneu de l’appareil a fait défaut, et que l’état du train d’atterrissage retrouvé parmi les décombres de l’avion confirme que la crevaison et les marques sur la piste sont survenues pendant le décollage.« Mais on ne saura pas avant encorç un certain temps si les boites noires de l’appareil permettront de tirer ay clair les causes de la tragédie.M.Ghislain Charron, de la Commission de sécurité du transport, déf clarait hier en entrevue qu’en vertÿ des règles internationales, l’orgaj nisme ne peut révéler si les enregisj-trements des conversations et des données de vol pouvaient fournir des informations.Les Saoudiens ont apporté cette semaine les deux boîtes d’enregistrement au laboratoire de la commission, à Ottawa.Les responsables de l’agence ont indiqué que les boîtes semblaient avoir résisté à l’écrasement, mais qu’on ne pourra en avoir la certitude qu’après avoir écouté les bandes.M.Charron a précisé que même si les Saoudiens sont responsables de l’enquête sur l’accident, la commission est en mesure de leur fournir une aide technique parce que l’avion était enregistré au Canada.L’organisme dispose d’équipements parmi les plus sophistiqués au monde pour l’étude des enregistrements de données de vol et des conversations de la cabine de pilotage.Mais c’est aux Saoudiens de dire si les bandes sont utilisables.Dans leur déclaration d’hier, les autorités saoudiennes indiquent que ce sera fait d'ici peu.La déclaration précise par la suite que c’est au moment où l’équipage tentait d’effectuer un atterrissage d’urgence que, « pour des raisons qui restent à déterminer, la condition de l’appareil s’est apparemment détériorée subitement au point que les pilotes ne pouvaient plus en garder le contrôle ».Le pilote William Allan, de Brighton, en Ontario, a rapporté un incendie à bord peu après le décollage.À environ 2000 pieds d’altitude, il a fail état d’un problème de pressurisation, et une minute plus tard, d’une perte de pression hydraulique.Puis il a mentionné le pneu crevé.Alors qu’il s’efforçait de diriger l’appareil en prévision d’un atterrissage d’urgence, il a rapporté avoir de la difficulté à le manoeuvrer.Nationair a indiqué dans une déclaration émise à Montréal que le magnétophone de la cabine de pilotage enregistre toutes les conversations à l'intérieur de la cabine, avec les contrôleurs du trafic aérien, et les annonces aux passagers.La boîte des données de vol, qui est en fait une boîte de couleur orange vif, enregistre la vitesse, l’altitude, la direction, la température extérieure, l’utilisation du pilote automatique et les informations sur j le carburant sur une période de 25 | heures.Les deux boîtes « noires » sont ins-I tallées à l’arrière de l’avion.nada, tous les appels destinés au commissaire Norm Inkster et son adjoint Michael Shoemaker étaient référés au service des communications.Les deux hommes sont accusés par M.Kealey de conspiration pour entraver le cours de la justice.« La réaction de la G RC à ce moment-ci, sans avoir pris connaissance de la preuve présentée devant le juge de paix, est qu’elle a de la dif-liculté à expliquer la nature même des accusations de complot d’entrave à la justice qui sont portées contre M.Inkster et M.Shoemaker», a déclaré le caporal André Guertin.Le même silence prévalait chez le président du Sérial, Guy Charbon-noau, au bureau du ministre Pierre (’adieux, à la résidence de l'ancien commissaire adjoint Henry Jensen, au bureau de l'avocat Bernard Roy.En fait, seul le sénateur Michel Cogger a tenu à faire connaître sa surprise devant les accusations por-tées contre lui.« Je n’ai pas la moindre idée de ce qu'il a pu raconter à huis clos, mais je ne l’ai jamais rencontré et je ne le connais pas.Je ne sais pas ce qu’on me reproche », a indiqué l’avocat.Il trouve le lout « Iroublanl » et « insolite ».Ancien organisateur conservateur, M.Cogger reconnaît que toute cette histoire pourrait « laisser un ombrage » sur le parti, que les accusations se révèlent fondées ou pas.D’ailleurs, les plus hauts officiers du parti avaient la mine déconfite, hier matin, lors d’une conférence de presse au sujet du congrès national du parti qui doit avoir lieu à Toronto au début d’août.Le président national Gerry Saint-Germain a refusé de commenter les derniers événements et de prédire leur effet sur la situation du parti.Il a toutefois confirmé que le parti ne discuterait pas de financement populaire ou de morale publique au cours du congrès. -6 ECONOMIE Montréal, vendredi 19 juillet 1991 Taux d’escompte 18 juillet 8.95% 36 87 88 89 90 91 juillet’91 Source Banque au Canada (PC) j Hausse du taux d’escompte pour protéger îe dollar OTTAWA (PC) — La Banque du Canada a haussé hier son taux d’escompte de 8,89 % à 8,95 %.Cette progression de 0,06 % était la première hausse du taux conducteur depuis le 14 mars.Si la banque centrale a posé un tel geste, c’était pour protéger le dollar canadien qui avait perdu des points dans la nuit de mercredi à jeudi après l’annonce d’accusations criminelles contre le ministre des Sports Pierre Cadieux et d’autres éminents tories.La glissade s’est quand même poursuivie, le dollar perdant 75 centièmes par rapport à la devise américaine pour clôturer à 86,36 cents US.Selon les analystes, la hausse du taux d’escompte n’est toutefois pas suffisante pour entraîner une modification des autres taux d’intérêt exigés par les banques.¦ Depuis les cinq dernières semaines, le gouverneur de la Banque du Canada, John Crow, maintient les taux d’intérêt à un niveau très stable.Aussi, la hausse d'hier était-elle imprévue.Au cours des 12 derniers mois, le taux d’escompte a atteint son niveau ' le plus élevé — 13,67 % — le 8 juillet 1990.En comparaison, pour la même | période, il a été à son plus bas niveau — 8,89% — la semaine dernière.La Banque du Canada établit le I taux d'escompte toutes les semaines — le jeudi — à un quart de point de pourcentage au-dessus du rende- j ment moyen des bons du Trésor à échéance de 90 jours.Un rapport suggère plus d’équité dans l’industrie laitière Claude Turcotte LE GROUPE de médiation dans l'industrie du lait suggère la fusion complète des deux pools de lait (consommation et transformation) avec quotas et prix uniques à partir du 1er août 1996.Toutefois, le rapport en six points qu’il a proposé aux parties ne reçoit pour l’instant l’approbation que de 10 fédérations régionales sur 14, sans rallier pour autant la majorité des producteurs contestataires de lait de transformation que les résultats de la médiation ne satisfont pas pleinement.M.Jacques Proulx, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui est membre du groupe de médiation avec Guy Jacob, sous-ministre de l’Agriculture, et Mario Humais, secrétaire-général de la Coopérative fédérée, avouait en conférence de presse hier matin que « le contexte n’est pas propice à la discussion parce que les médiateurs font face à une lutte de pouvoir quelle que soit la qualité de la proposition ».Il devait ajouter par la suite une remarque dénotant que le climat demeure orageux : « Les gens ne raisonnent plus sur la base logique de leurs intérêts légitimes, mais sur la base du pouvoir ».M.Jacob, le sous-ministre, a explicité davantage le problème.« Nous nous si-tuons entre deux extrêmes.D’un côté, il y a ceux qui veulent un lait et un prix dès le 1er août 1991 et de l’autre il y a ceux qui ne veulent pas de changement au système actuel sans obtenir un certain dédommagement », d'où qu'il vienne.Le principe de rendre chacun responsable des matières grasses ne pose pas de problème, mais ce sont les mécanismes et les délais proposés qui suscitent des désaccords.Si la médiation devait échouer, on ferait quand même rapport à la Régie des marchés agricoles, qui pourrait statuer sur la question, au risque de déclencher des procédures d'appel très longues et coûteuses.Pour le moment, les médiateurs poursuivent intensément leurs efforts en vue de rapprocher les opposants.Leurs démarches commencées dès la présentation de leur rapport mercredi se sont poursuivies pendant la nuit et elles devaient reprendre dès la fin de la conférence de presse.Devant l’ampleur des problèmes et des divergences, il faudra certainement plusieurs jours avant d’en arriver à un dénouement accepté par la majorité des 14 000 producteurs.M.Claude Rivard, président de la Fédération de producteurs de lait du Québec, confirmait hier après-midi son intention de participer aux efforts de médiation, en soulignant que le rapport des médiateurs devait être amélioré.Par ailleurs, M.Rivard fait valoir qu’il faudra tenir des assemblées d’information partout avant d’organiser des assemblées générales régionales.On considère en outre l’hypothèse d’organiser une assemblée générale pour tout le Québec ou peut-être de tenir un référendum.M.Rivard répète ce qu’il disait déjà avant la médiation, soit que les producteurs n'ont pas le choix et qu’ils doivent s'ajuster à la nouvelle situation du marché, puisque les consommateurs demandent des produits laitiers contenant de moins en moins de matières grasses.Toute l’industrie laitière a été bâtie sur une réalité en voie de disparition, à savoir des produits laitiers riches en gras.Les enjeux sont majeurs pour l'industrie laitière québécoise qui fournit 48 % du lait produit au Canada, en vertu d’un plan canadien de répartition des quotas.Le lait, dont les ventes à la ferme atteignent 1,4 milliard $ par année, assure près de 50 % des revenus des producteurs agricoles québécois.Cela ne tient pas compte de la valeur ajoutée qu’apporte l'industrie laitière avec une gamme très variée de produits laitiers : le beurre, les fromages, les crèmes glacées, les yogourt, etc.Par surcroît, cette crise chez les producteurs laitiers québécois arrivent au moment même où des discussions fort importantes ont lieu au plan canadien à propos d’une révision du rég'me de contingentement en vigueur.« Il est très difficile d’aller convaincre les autres provinces quand on ne s’entend pas entre nous», fait valoir M.Jacob.M, Proulx est tout à fait d’accord sur ce point.« Ça met en péril notre plan conjoint au Québec et le plan national », dit-il.En d’autres mots, c’est le régime des quotas et la gestion de l’offre pour lesquels l’UPA s’est tou- jours battu farouchement qui pourraient éclater si la bisbille entre producteurs ne se résorbe pas.Or, depuis au moins quelques années, diverses provinces, notamment la Colombie-Britannique, font des pieds et des mains pour augmenter leur part de quotas, ce qu’elles ne pourraient probablement avoir qu’à la suite d'une baisse des quotas au Québec, puisqu’il en détient la plus grande partie.Cette convoitise des quotas ne fait d'ailleurs qu'augmenter dans la mesure où les consommateurs exigent des produits laitiers avec une teneur en gras plus faible.C’est cette réalité surtout qui jusqu'à maintenant a provoqué la colère des producteurs de lait de transformation du Québec, traités en réalité comme des producteurs de seconde classe en comparaison de leurs collègues du lait de consommation.Le système actuel permet à ces derniers d’écouler leur trop-plein de matières grasses dans le pool 2, celui du lait de transformation, ce qui réduit d’autant les quotas des producteurs de lait de transformation, lesquels sont victimes de cette situation injuste depuis au moins 15 ans.Depuis deux ans seulement, ces producteurs auraient ainsi perdu 100 millions $ en revenus et 200 millions * en perte de quotas.Ces producteurs ont pris conscience de cette réalité depuis quelques années seulement, mais leur colère se fait de plus en plus grande et forte.À cause du mode d’élection de leurs dirigeants à la Fédération, ces producteurs, bien que majoritaires, n’ont pas réussi, lors de la dernière assemblée générale, à mettre en place une majorité d’élus de leur tendance.Cela fait qu’il y a présentement un manque de confiance à peu près complet entre les dirigeants et la base.Cela a incité le ministre de l’Agriculture à formelle groupe de médiation, qui lui-même constate aujourd’hui que le fond du problème est une question de pouvoir politique.Tout en se chamaillant, les producteurs peuvent compter heureusement sur une équipe de médiation dont la compétence et la crédibilité sont inattaquables.Les trois médiateurs se font de plus épauler par des conseillers également très au fait de l’industrie laitière, à savoir Claude Lambert, du Conseil de l’industrie laitière, Laurent Mercier, ex président de la Fédération des producteurs de volailles, et Jean-Yves Lavoie, sous-ministre adjoint de l’Agriculture.Les pressions pour un compromis de la part des producteurs de lait de transformation se feront sans doute de plus en plus sévères.Il y a déjà eu 1500 producteurs à l’assemblée générale annuelle, puis 2000 manifestants devant l’édifice de l’UPA, où se trouvent les bureaux de la Fédération.On pourrait voir de plus grosses manifestations encore, puisqu’une majorité de producteurs, environ 70 %, tirent la plus grande partie de leurs revenus du lait de transforma-tion.Par exemple, un producteur peut avoir 90 % de ces quotas dans le lait de transformation et un petit 10 % dans le lait de consommation.Un autre moyen de pression encore plus douloureux pourrait être la vente à prix très réduit du lait aux coopératives laitières.Agropur entre autres, qui a peut-être encore des comptes à régler avec les dirigeants de la Fédération des producteurs de lait.11 y a eu en effet jusqu’à l'an passé des conflits énormes entre la Fédération et les coopératives laitières, ("est d’ailleurs, le sous-ministre Guy Jacob qui a réussi une médiation inespérée laquelle a finalement conduit à une nouvelle « convention du lait ».M.Jacob pense que le défi était probablement plus ardu dans ce cas que dans le litige actuel entre producteurs.Le rapport de médiation très succinct présenté hier comporte six points.Il suggère une fusion intégrale des pools de lait au 1er août 1996.11 demande une« responsabilisation » de l’écrémage sur la base d'exportation du beurre.Chaque producteur serait entièrement responsable de ses matières grasses.On estime que 6,2 millions de kilos de gras ont été dérivés à ce jour du secteur de la consommation à celui de la transformation.Les médiateurs proposent que le taux d’exportation soit appliqué sur tout le volume dépassant 3,9 millions de kilos au 1er août prochain.Pour les années suivantes, cette base de 3,9 millions serait pro gressivement ramenée à zéro au 31 juillet 1996.Les médiateurs recommandent l’arrêt de la politique d’intégration, c'est-à-dire l’acquisition de quotas de l’autre pool.Ils pensent par ailleurs que la mise en place d'un plan de relance et de développement des marchés, qui serait financé par une retenue à l’écrémage ou par une autre retenue spéciale sur tout le lait produit au Québec.Enfin, les médiateurs offrent leurs services pour s’impliquer dans le processus d'information et d’implantation.Devant le jugement sévère porté par les médiateurs sur l’antagonisme des deux groupes de producteurs, les porte-parole de ces derniers ont eu plutôt tendance hier à réagir aveç modération.M.Rivard, le président de la Fédération, a mentionné que « la meilleure façon de procéder était de s’asseoir à une table pour effectuer le changement de cap ».M.Jean-Luc Leclair, un simple producteur choisi par les contestataires, voit trois irritants dans le rapport des médiateurs, tout en acceptant leur vision globale.Il rejette cepem dant l’idée d'attendre à 1996 pour corriger une situation qui a déjà coûté trop cher.PHOTO ARCHIVES PPgf ËQTXS * *• # y iSg m.3 On a développé jusqu'à maintenant des troupeaux produisant un lait riche en gras; on va désormais faire le contraire, ce qui risque de prendre un certain temps.— - Le déficit commercial américain s’accentue Importations et exportations ont formement chuté en mai SU IN G TON (AFP) - Le déficit commercial américain s’est creusé de 1,3 % d’un mois sur l’autre, s’établissant à 4,57 milliards $ en mai contre 4,51 milliards $ (chiffre révisé) en avril, a annoncé hier le département du Commerce américain., Les analystes tablaient généralement sur un déficit en légère réduction, à 4,5 milliards $.Pour avril, le département du Commerce avait d’abord fait état d’un déficit de 4,7 milliards $.Il s’agit de la seconde hausse consécutive du déficit commercial après sa chute de mars, date à laquelle il était tombé à son plus bas ( 4,07 milliards) en huit ans.Les importations américaines ont Marc Hoche /.(* Momie LONDRES — Les dirigeants des sept principaux pays industrialisés sont réunis à Londres, du 15 au 17 juillet, dans un contexte de conjoncture économique morose.Trois d’entre eux (Canada, Étals-i nis, Grande-Bretagne) se trouvent mi récession, ayant enregistré durant au moins deux trimestres consécutifs une croissance économique négative.La France et l’Italie sont confrontées à un fort ralentissement de leur activité.Un taux de croissance très lent ou nul dans les pays industrialisés risque d’avoir des conséquences considérables pour l’économie mondiale : contraction des échanges commerciaux, ralentissement de l’aide au développement.En ce milieu d'année, les pays anglo-saxons sont les plus touchés par la crise économique, et c’est chez eux que la reprise devrait donc être la plus significative et la plus lourde de conséquences.Nous avons choisi d’analyser les conditions de cette reprise d’abord en Grande-Bretagne.« Je ne vois pas comment le gouvernement va pouvoir provoquer une reprise économique à temps pour les élections.» Même le militant le plus dévoué au Parti conservateur, au pouvoir depuis plus de 12 ans, doit êt ' tlu par cette remarque de M.Gavyn.La chronique hebdomadaire que publie l’économiste en chef de l’an- totalisé 39,9 milliards $, en baisse de 0,9 % à 35,3 milliards $.Selon les analystes, le déficit commercial devrait continuer de progresser lentement à mesure que l’économie reprend de la vigueur, aggravé par un dollar fort qui renchérit la valeur des importations.Pour les cinq premiers mois de l’année, le déficit s’établit à 62,5 milliards $ en rythme annuel et de nombreux analystes sont en accord avec les prévisions de l’administration Bush pour l'ensemble de l’année à 90 milliards $.Si cet objectif est atteint, il s’agira d’une nette amélioration du déséquilibre commercial américain qui avait totalisé 101,7 en 1990.Il s’établi- tenne londonienne de la maison de courtage américaine Goldman Sachs dans le Sunday Telegraph est, dit-on, la lecture favorite du premier ministre, M.John Major, pendant le weekend.Pourtant, son diagnostic général n’est pas trop pessimiste.Si l'économie britannique se porte mal, sa santé n’est pas si mauvaise qu’on le dit dans les médias ou dans les rangs de l’opposition travailliste.En 1991, la croissance sera certes négative, mais le rythme de réduction du produit intérieur brut est en train de ralentir.Le pronostic sur le moment de la reprise, en revanche, ne doit guère rassurer le premier ministre : « Si la récession a atteint ses limites, la conjoncture ne devrait pas commencer à s’améliorer avant le premier trimestre de l’an prochain », dit-il avec cette nonchalance toute d’apparence des Gallois.En clair, si l’on tient compte de la puissance électorale des indicateurs qui agissent avec un certain retard (chômage, faillites, investissements), la reprise des affaires ne sera guère visible au moment des élections, qui doivent se dérouler au plus tard en juin 1992.Pour l'heure, les principaux clignotants sont bloqués au rouge.Le produit national brut a chuté de 2,5 % lors des trois premiers mois de l’année.La production manufacturière en mai est inférieure de 6,5 % par rapport au même mois de l’an dernier.Les ventes de détail affichent un recul de 3,2 % pendant la même période.Signe révélateur du recul de la demande des consommateurs, les nouvelles immatriculations auto- rail pour la première fois depuis 1983 sous la barre des 100 milliards $.L’administration américaine compte sur une poursuite de la croissance des exportations pour faciliter une sortie durable de la récession.Ces exportations ont représenté 40 % de la croissance économique américaine en 1990 et ont suscité la création d’un emploi sur quatre.Le déclin des exportations en mai s’explique par un ralentissement des ventes, notamment dans le secteur transport (aéronautique et automobile).Côié importations, la facture pétrolière américaine s’est établie à 4,6 milliards $, en hausse de 15,3 %.Fin volume, les importations américai- mobiles sont inférieures d’un tiers à leur niveau de l’an dernier.Les innombrables pancartes Bureaux à louer qui jalonnent Fleet Street, l’ancienne rue des journaux, sont autant de cicatrices des folles années Thatcher.Il ne faut plus réserver des semaines en avance pour trouver une table libre au El Vino, le célèbre wine-bar du « 47 » où se réunissent les banquiers de Goldman Sachs, les journalistes de Reuter et les avocats de la Cour de justice.Même les prix dérisoires des soldes des magasins de fringues du Strand voisin ne font guère recette auprès d’une foule tranquille qui se cantonne au lèche-vitrines.Les patrons britanniques broient du noir devant cette récession, qui s’est aggravée en dépit de la décontraction des taux d’intérêt qui sont tombés de 15 % à 11,5 % depuis octobre.La Confederation of British Industry (équivalent du CNPF) constate les prévisions pessimistes de ses membres en matière de commandes, de projets d’investissement, de bénéfices, d’emploi.La bourrasque économique qui ébranle la Grande-Bretagne est d’autant plus sévère qu’elle a gagné l’ensemble du pays.Le ressac, qui avait d'abord frappé Londres et les régions du Sud-Est, où sont concentrés les services, n’épargne pas aujourd’hui les régions industrielles des Midlands et du Nord.Les difficultés de la sidérurgie, de la machine-outil, de l’ingénierie l’attestent.Résultat : la courbe du chômage ne cesse de monter.La Grande-Bretagne compte aujourd'hui 2,1 mil- nes de pétrole ont progressé de 13,9 % tandis que le prix gagnait 15 cents à 16,55 $ le baril.Comme à l'accoutumée, le principal déficit commercial a été enregistré avec le Japon à 2,4 milliards $, chiffre néanmoins le plus faible depuis le déséquilibre de 1,8 milliard $ enregistré en février 1984.Les États-Unis ont également été déficitaires de 800 millions $ dans leurs échanges avec Taiwan et de 700 millions $ avec la Chine.L’excédent américain le plus important a été enregistré avec la communauté européenne à 13 milliard $, devant le Mexique et l’Égypte (200 j millions $ chacun) et l’Union sovié- j tique (100 millions?).lions de chômeurs (dont les trois quarts depuis moins d’un an), soit près de 8 % de la population active.Les nouveaux venus sur le marché du travail sont les principales victimes, en raison de la torpeur de Lem-bauche de jeunes diplômés.À en croire les manchettes sanguinolentes des tabloïdes populaires, même un certificat d’Oxford ou de Cambridge ne garantit plus un emploi.« En fait, à la phase d’euphorie de la fin de la guerre du Golfe a succédé une grande morosité d’ordre psychologique.Aveuglés par cette attente anxieuse de la sortie du tunnel, les dirigeants d’entreprise ne voient pas que le rythme du ressac économique ralentit », juge M.Alan Budd, gourou de la Barclay et grand rival de M.Gavyn Davies dans le souk des analystes de la City.En effet, certains signes positifs apparaissent déjà ça et là.La politique d'argent cher suivie par le chancelier de l’Échiquier, M.Norman Lamont, et par son prédécesseur, un certain M.John Major, a permis de dompter l’inflation.Le taux annuel de la hausse du coût de la vie atteint désormais 5,8 %, contre 7,5 % en 1989.Selon les prévisions de M.Davies, la hausse des prix devrait tomber à 4 % à l'automne, soit sous le niveau allemand et proche du taux français.L’inflation pique du nez, et les salaires piétinent.Alors qu'en décembre 1990 la hausse des salaires frôlait les 9 %, le fiches de paie ne devraient pas augmenter de plus de 6 % en 1991.Et le calme social règne dans le privé comme dans le public.Enfin, le OTTAWA (PC) — Les exportations et les importat ions canadiennes ont fortement chuté en mai, ce qui fait que la reprise économique est encore incertaine, a annoncé Statisti-quye Canada, hier matin.Les ventes de produits canadiens à l’étranger ont baissé de 424 millions $ pour totaliser 11,6 miliards$.Les importations, elles, ont connu une plus forte baisse : 690 milions $.A 10,4 milliards ?, la valeur des importations des produits est à son plus bas niveau mensuel en trois ans.Par contre, le surplus de la balance du commerce international du déficit de la balance des paiements se rétrécit du fait que la baisse des importations est plus forte que celle des exportations.Le « trou » devrait être ramené de 14 milliards de livres en 1990 à environ 6 milliards de livres cette année.Les causes du W Propriétés à l'extérieur de Montréal A QUI LA CHANCE?SUPER AUBAINE Pour maison de pzestige avec visite libre le dimanche de 14h à 16h, 1886.de Beaulort.Pt Citation, BeHe4eui»e, 1-4395911 ANCESTRALE Maison 8 pièces, St-Roch l'Achigan, 5 bâtimenls.prix à discuter Agents s'abstenir, 5916177.AUBAINE ,45 min.Pie IX et Métropolitain,64 arpents.piscine creusée 20X69 .peut 385 pi .eau de source illimitée,8V5 meublé,garage.2 loyers,3 chemmées-Chauttage électrique.poéte â bois.Sa-tellite Antenne 50 pi.125 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É zabeth, elle laisse égal ment dans le deuil, sa soe Margaret Joslin, de IIu son, ses petits-enfants: D nièle, Olivier, Philippe, A toine et Geneviève Gélim François et Julie Brode ainsi que de nombreux n veux et nièces paren amies et amis.Kxposée au salon Alfrr Dallaire Inc.1111 rue La rier-Ouest Outremont I, funérailles auront lieu vendredi 19 juillet à llh en l’église St Viateurd’O tremont et de là au cim tière Notre-Dame des N( ges lieu de la sépulture./' lieu de fleurs, des dons à Fondation Centre llospit lier Côte des Neiges, 4,3 Chemin de la Reine-Mari Montréal, Qc.H3W lWSs raient appréciés.Vendret salon ouvert à compter < 9h00 Pour perdre du poids, mange/ moins ) Pour être en forme.>C_s fades plus d'exercice im Le Devoir, vendredi 19 juillet 1991 ¦ 9 V ACTUALITE INTERNATIONALE Le G-7 fait preuve d’un peu plus de générosité envers les pays pauvres LONDRES (AFP) — Les sept grands pays industrialisés ont admis la nécessité pour les pays pauvres très endettés de bénéficier d'allègements importants mais, divisés sur ce sujet délicat, ils ont laissé le soin au Club de Paris d'en décider les modalités précises.« Les pays les plus pauvres et les plus endettés ont besoin de conditions très particulières.Nous reconnaissons que ces pays ont besoin de mesures additionnelles d’allègement de la dette au cas par cas» qui doivent aller bien au-delà du plafond de réduction de 33 % autorisé jusque-là », souligne le G7.Cette phrase de la déclaration finale du Sommet de Londres constitue un pas en avant significatif par rapport aux précédents sommets, mais elle reste prudente, en évitant toute formulation qui pourrait apparaître comme un quitus donné aux pays qui se sont endettés inconsidérément.Elle reflète l’accord fragile au sein du G7 (états-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada) entre les pays en faveur de mesures plus généreuses, en particulier la France et la Grande-Bretagne, et les autres, surtout les États-Unis et le Japon, qui sont réticents.Les premiers estiment que les pays les plus pauvres ne pourront jamais surmonter leur faillite économique sans des réductions importantes de dettes que, de toutes façons, ils ne sont pas en mesure de rembourser.Les autres soulignent que, distribuées avec largesse, ces remises de dette pourraient apparaître comme une récompense au laxisme des pays mal gérés et, par conséquent, comme une punition injuste pour les pays partisans de la rigueur qui se sont efforcés de rembourser rubis sur l’ongle.La totalité de la dette mondiale était évaluée à 1340 milliards $ fin décembre 1990, dont 116 milliards pour l’Afrique sub-saharienne.Dans cette région, la dette des pays les plus pauvres s'élève à 30 milliards $.Le Japon a plusieurs fois averti que les aménagements de dettes ne devaient porter que sur les intérêts et les rééchelonnements sans toucher au capital.La France estime que l'accord du Sommet de Londres est un succès.Le président François Mitterrand a qualifié l'accord sur la dette de « progrès déterminant ».Désormais, a-t-il souligné, les réductions pour les pays les plus pauvres pourront aller de 50 à 80 % selon les cas, a-t-il dit, reprenant les chiffres de la proposition française pour améliorer les conditions de Toronto.L’accord de Toronto, signé en 1988, permettait aux pays les plus pauvres de bénéficier de remises de dettes allant jusqu’à 33 %, grâce à un menu d’options permettant des combinaisons entre l’effacement d’une partie du service de la dette et du principal, et le rééchelonnement des sommes encore dues.La balle est désormais dans le camp du Club de Paris, le G7 invitant cette institution informelle réunissant les pays créditeurs, à « poursuivre les discussions sur la manière de mettre en oeuvre ces mesures (d’allègement) rapidement ».Les libéraux soviétiques dénoncent les résultats du sommet de Londres MOSCOU (Reuter) — La presse officielle soviétique s'est félicitée hier de l’ère nouvelle ouverte par Mikhaïl Gorbatchev dans les rapports entre l’URSS et le monde capitaliste.Mais ses détracteurs ne lui ont pas ménagé leurs critiques.Economistes et politiciens libéraux, partisans d'un passage rapide à l'économie de marché, font peu de cas du plan en six points présenté mercredi à Londres par les dirigeants des sept pays les plus industrialisés.Les communistes conservateurs soulignent pour leur part que l’URSS doit s’opposer à tout engagement dans des « réformes libérales bourgeoises », comme celles proposées par le fonds monétaire international (FMI) ou d’autres institutions.Nikolai Chmelhov, économiste libéral, a estimé que le chef du Kremlin s’était montré incapable de convaincre l’Occident de la gravité de la crise soviétique et d’obtenir l’aide nécessaire à la restructuration de l’économie.« Malheureusement, les dirigeants du monde occidental, comme tout un chacun, pensent en termes de décen- nies, alors que maintenant il est nécessaire de raisonner en termes de mois », a-t-il dit à Reuter.« Je crains que les dirigeants occidentaux n'aient pas compris l’urgence de nos problèmes », a-t-il ajouté.Les Sept se sont engagés mercredi à donner à l’URSS un statut de membre associé au sein de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) et à fournir une assistance technique dans certains secteurs.Mais il n’a pas été question d’une aide directe à l'Union soviétique.Faisant écho aux critiques du président de la Fédération de Russie à l’égard de Mikhaïl Gorbatchev, Ruslan Khasboulatov, candidat de Boris Eltsine à la présidence du Parlement russe, a souligné lors d’une conférence de presse que la Russie était opposée à l’octroi de crédits et souhaitait des investissements directs.« Notre devoir est de créer les conditions et de donner les garanties.Ainsi, nous n’aurons pas à demander de crédits», a-t-il dit.Le chef du Parti communiste moscovite, Youri Prokoviev, dont les déclarations donnent une bonne idée de l'opinion dominante au sein du Parti, a estimé que la vision occidentale des réformes soviétiques témoignait de « conceptions archaïques du marché ».Les communistes doivent s’opposer à ces plans de réformes, qui se sont révélés désatreux en Europe de l’Est, a-t-il dit lors d’une séance plénière du comité du parti de Moscou.« Nous pensons que dans toute politique économique, la justice sociale doit primer, une conception qui échappe aux traditions du libéralisme bourgeois », a-t-il dit, en ajoutant que les communistes devraient payer le prix des erreurs de Mikhaïl Gorbatchev.Seule la Pravda adopte un ton cocardier en titrant à la une : « Moscou sur la Tamise ».En dépit des réserves formulées par les dirigeants du G -7, la rencontre de mercredi marque une nouvelle ère dans la coopération est-ouest, précise le quotidien.Le quotidien syndical 7’rud affirme pour sa part que l'appartenance de l’U RSS au G-7 est virtuellement acquise.« Les Sept sont devenus les Huit, sinon de jure, du moins de facto ».AVIS PUBLICS Québec ?a a a Transports Québec APPELS D'OFFRES Sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d’altaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée), et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d’offres du projet.Les intéressés peuvent consulter ou obtenir le dossier d'appel d’offres, de même que les renseignements nécessaires à la présentation d'une soumission, en s 'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Service des contrats Ministère des Transports Ministère des Transports 700, bout.Saint-Cyrille Est 35, rue Port-Royal Est 20e étage ou 1"élage Québec (Québec) G1R4Y9 Montréal (Québec) H3L3T1 Tél.: (418) 644-8848 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission Le sous-ministre m Jean-Marc Bard, F.C.A Ê " Contrat no 1207-91-0203 — Réparation d'un pont au-dessus de la rivière du Bic, sur la route 132, dans la municipalité du Bic, M.R.C.Rimouski/Neigette.circonscription électorale de Rimouski.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 15 000 $ ou - chèque visé: 7 500 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700.boul.Saint-Cyrille Est, 20' étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 8 août 1991 à 15h.» Contrat no 1210-91-0205- Réparation et renforcement d'un pont acier-bois sur le chemin de la Traverse Ste-Perpétue, dans la municipalité de Mont-Carmel, M.R.C.Kamouraska, circonscription électorale Kamouraska-Témiscouata.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.DÉNEIGEMENT DES ROUTES Les intéressés peuvent consulter ou obtenir sans frais le dossier d'appel d'offres, de même que les renseignements nécessaires à la présentation d'une soumission, en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Service des contrats Ministère des Transports Ministère des Transports 700, boul.St-Cyrille Est ou 35, rue de Port-Royal Est 20* * étage ' 1" étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Montreal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (418) 644-8848 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission.Le sous-ministre, Jean-Marc Bard, F.C.A.B Contrat no 3215-91-4224 — Déneigement et déglaçage de lautouroute 73.dans diverses municipalités.M R C.Nouvelle-Beauce et Chutes-Chaudière, circonscriptions électorales de Beauce-Nord et Chutes-Chaudière.Longueur de 73,82 km Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner Les districts admissibles sont les suivants: 15 (Saint-Charles), 13 (Saint-Jean-Port-Joli), 22 (Lac Etchemin), 23 (Beauceville), 28 (Laurier Station).Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 18 000 $ ou - chèque visé: 9 000 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20" étage.Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 8 août 1991 à 15h B Contrat no 6256-91-4123 — Déneigement et déglaçage de la rue Principale dans la municipalité de Saint-Amable.M.R.C.Lajemmerais, circonscription électorale de Bertrand.Longueur de 6,18 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 56 (Boucherville).51 (Saint-Hyacinthe), 53 (Iberville), 67 (Napierville).Garantie de soumission exigée: La réception des soumissions est faite au Service des contrats.700, boul Saint-Cyrille Est, 20' étage, Québec (Québec), G1R 4 Y9 L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le mardi, 13 août 1991 à 15h B Contrat no 9097-91 -4210 — Déneigement et déglaçage de la roule 389 à partir de l'intersection de la roule 138 jusqu'à l'extrémité du pont de la rivière Amta, dans les municipalités de Baie-Comeau V , Canton Eudes et territoire non subdivisé.M RC Manicouagan, circonscription électorale de Saguenay Longueur de 211 km Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située au Québec et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 87 400 $ ou - chèque visé: 43 700 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700.boul Saint-Cyrille Est.20* étage.Québec (Québec), G1R 4Y9 L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 15 août 1991 à 15h APPELS DE CANDIDATURES Services professionnels reliés à la construction et aux sciences physiques.Categorie: Génie Spécialité: Voirie M Contrat no 6562-91-HZ01 — Effectuer la surveillance des travaux pour le réaménagement de l'échangeur des autoroutes 40 et 640.municipalités de Lachenaie.Charlemagne et Le Gardeur, circonscription électorale de Masson Seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place d'affaires dans les M R C.Les Laurentides, Les Pays-d'en Haut, La Rivière-du-Nord, Thérèse de-Blainville, Deux-Montgnes, Argenteuil.Antoine-Labelle, Mirabel, Matawime, D'Autray, Joliette, Montcalm, L'Assomption, Les Moulins et possédant les qualifications minimales requises décrites dans les documents d'appel d'offres sont admises à présenter une offre de services.Lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur d'une attestation émise par le mnistère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s engage à implanter un programme d'accès à l égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 2 400 $ ou - chèque visé: 1 200 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.700, boul.Saint-Cyrille Est, 20* étage, Québec (Québec).G1R 4Y9.L’ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mardi, 6 août 1991 à 15h.B Contrat no 3120-91-4001 — Tamisage de sable brut et mélange de sable et sel, au banc du Ministère, route 175 (kilomètre 129) dans la réserve Faunique des Laurentides.M R C.Côte de Beaupré, circonscription électorale de Chauveau.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 3 600 $ ou - chèque visé: 1 800 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700.boul.Sainl-Cyrille Est.20" étage, Québec (Québec).G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mardi, 6 août 1991 à 15h B Contrat no 5035-91-0206 — Terrassement, structure de chaussée, enrobé bitumineux et réfection du pont n°6335 situé sur la route 243, au-dessus du ruisseau Doughty, municipalité de Richmond ville, M.R.C.Le Val St-François, circonscription électorale de Richmond.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 10 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 24 000 $ ou - chèque visé: 12 000 $ La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est.20" étage, Québec (Québec).G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mardi, 13 août 1991 à 15h.* Contrat no 6558-91-0214 — Reconstruction d'un pont de bois-acier, sur le chemin du Parc, au-dessus de la rivière Mastigouche, dans la municipalité de St-Charles de Mandeville, M R.C D'Autray.circonscription électorale de Berthier Longueur de 27.820 m.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 16 000 $ ou - chèque visé: 8 000 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.35, rue de Port-Royal Est, 1'" étage, Montréal (Québec), H3L 3T1 L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra lin le mercredi, 7 août 1991 à 15h K Contrat no 6476-91-0207 — Réfection de trois structures, soit deux situées sur le chemin du Ruisseau Serpent, municipalité de Notre Dame du Laus et une située sur le chemin du Rang 7 Nord, municipalité de Lac Nominingue, M.R.C d'Antoine-Labelle, circonscription électorale de Labelle.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée: cautionnement de soumission: 21 000 $ ou - chèque visé 10 500 $ La réception dos soumissions est faite au Service des contrats, 35.rue de Port Royal Est, 1"' étage.Monlréal (Québec).H3L 3T1 L'ouverture des plis se fera au bureau de Monlréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 14 août 1991 à 15h K Contrat no 6476-91-0250 — Démolition d'un pilier, construction d'un élément de support, réparation et recouvrement de teinture de différents éléments de la structure du pont couvert situé sur le chemin du Vieux Pont, dans la municipalité de Chute Saint-Philippe, M R.C Antoine Labelle, circonscription électorale de Labelle On peut obtenir le dossier d'appel d'oilres du projet moyennant une somme de 5 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 7 400 $ ou chèque visé: 3 700 $ La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 35.rue de Port Royal Est, 1"'étage, Montréal (Québec).H3L3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Monlréal à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 7 août 1991 é 15h - cautionnement de soumission: 1 300 $ ou - chèque visé: 650 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.35, rue de Porl-Royal Est, 1" étage.Montréal (Québec), H3L 3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 7 août 1991 à 15h.U Contrat no 6463-91-4223 - Déneigement et déglaçage de la route 117 à partir de l'intersection de la Montée Ryan, dans la ville de Saint-Jovite jusqu'à l'intersection avec le chemin Labelle-La Mmerne, et cinq (5) traverses reliant les voies Nord et Sud et des voies de service adjacentes, dans Labelle paroisse, M.R.C.Les Laurentides, circonscription électorale de Labelle.Longueur de 42,13 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont eligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 63 (Saint-Jérôme).62 (L'Assomption), 74 (Lachute), 75 (Papineauville), 76 (Mont-Laurier).Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 9 000 $ ou - chèque visé: 4 500 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.35.rue de Port-Royal Est.1“ étage, Montréal (Québec).H3L 3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 7 août 1991 à 15h B Contrat no 6474-91 -4215 — Déneigement et déglaçage de la route 364, du rang Sainte-Marie.Montée Sainte-Marie et du chemin Laurel-Montford, jusqu'au chemin Spotz, dans les municipalités de Saint-Adolphe d'Howard, Morm-Heights.Wentworth-Nord, Lac des Seize-iles et du canton Montcalm.M.R.C.Les Laurentides et Les Pays d'en Haut, circonscription électorale d'Argenteuil.Longueur de 41.73 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 74 (Lachute).63 (Saint-Jérôme), 75 (Papineauville).Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 9 500 $ ou - chèque visé: 4 750 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.35, rue de Port-Royal Est, 1" étage.Montréal (Québec), H3L 3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Monlréal à l'adresse précilée.La réception des soumissions prendra fin le vendredi, 9 août 1991 à 15h M Contrat no 6476-91-4219 — Déneigement et déglaçage de la route 309 et du chemin Tour du Lac-des-lles, dans les municipalités de St-Aimé du Lac-des-iles, Des Ruisseaux, Ferme-Neuve paroisse et Ferme-Neuve Village.M.R.C.Antoine-Labelle, circonscription électorale de Labelle.Longueur de 47.28 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d’appel d'offres du contrat sont eligibles à soumissionner Les districts admissibles sont les suivants: 76 (Mont-Laurier).58 (Joliette).63 (Saint-Jérôme).75 (Papineauville).77 (Maniwaki).Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 9 000 $ ou - chèque visé: 4 500 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage.Montréal (Québec).H3L 3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 7 août 1991 à 15h R Contrat no 8083-91-4211 — Déneigement et déglaçage de la route 101 et du chemin Témiscamingue - Kipawa, dans diverses municipalités, M.R.C.Témiscamingue, circonscription électorale de Rouyn-Noranda-Témiscamingue.Longueur de 81.11 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrai sont éligibles à soumissionner Les districts admissibles sont les suivants: 83 (Ville Marie), 84 (Amos).85 (Rouyn-Noranda).Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 16 400 $ ou - chèque visé: 8 200 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats.700, boul.Saint-Cyrille Est, 20" étage.Québec (Québec).G1R 4Y9 L'obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000,00 $ ou plus et s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés Les intéressés peuvent obtenir les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.St-Cyrille Est OU 20" étage Québec (Québec) G1R4Y9 Tél.: (418) 644-8848 Service des contrats Ministère des Transports 35.rue de Porl-Royal Est 1" étage Montréal (Québec) H3L3T1 Tél : (514) 873-6061 La réception des offres est faite au Service des contrats.35, rue de Port Royal Est.1" étage.Montréal (Québec), H3L 3T1.La réception des offres prendra fin le vendredi, 9 août 1991 à 15h Le Minislère ne s'engage à accepter aucune des offres reçues Le sous-ministre, Jean-Marc Bard.F.C.A.Services professionnels reliés à la construction et aux sciences physiques.R Contrat no 1310-91-QZ02 — Réaliser un projet dévaluation de systèmes d'entreposage et de chargement du chlorure de sodium Seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place d'affaires dans les M R C.Les Laurentides.Les Pays-d'en-Haut.La Rivière-du-Nord, Thérèse-de-Blainville, Deux-Montgnes, Argenteuil.Antoine-Labelle, Mirabel, Matawinie, D Autray, Joliette, Montcalm, L'Assomption, Les Moulins et possédant les qualifications minimales requises décrites dans les documents d'appel d'offres sont admises à présenter une offre de services.Lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur d'une attestation émise par le mnistère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s'engage à implanter un programme d'accès à l égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.L'obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000.00 $ ou plus et s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés.Les intéressés peuvent obtenir les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Service des contrats Ministère des T ransports Ministère des T ransports 700, boul.St-Cyrille Est OU 35, rue de Port-Royal Est 20e étage 1 " étage Québec (Québec) Montreal (Québec) G1R4Y9 H3L3T1 Tél : (418) 644-8848 Tél.: (514) 873-6061 La réception des offres est faite au Service des contrats, 700.boul.St-Cyrille Est, 20" étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.La réception des offres prendra fin le jeudi, 8 août 1991 à 15h.Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des offres reçues Le sous-ministre, Jean-Marc Bard, F.C.A.F#AVIS AUX INTÉRESSÉS m CONTRAT No: 6365-91-0439 GESTION DE HALTE ROUTIÈRE - AUTOROUTE 20, RIVIÈRE BEAUDETTE Le ministère des Transports veut connaître les personnes physiques, sociétés ou corporations intéressées à être invitées éventuellement à soumissionner pour le contrat de gestion (entretien et nettoyage) de halte routière assortie d'un droit d'exploitation de service de cantmem mobile à la halte routière située sur l'autoroute 20.voie est, dans la municipalité de Rivière Beaudette.M.R.C.Vaudreuil-Soulanges, circonscription électorale de Salaberry-Soulanges.CRITÈRES D ADMISSIBILITÉ Seuls les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires située dans la circonscription électorale où est localitée la halte routière ou dans les circonscriptions électorales adjacentes, verront leur inscription retenue pour tin d'invitation à soumissionner.Les circonscriptions électorales admissibles sont: Salaberry-Soulanges et Vaudreuil CONDITIONS PARTICULIÈRE Le Ministère se réserve le droit de ne pas inviter un entrepreneur qui est présentement détenteur d'un contrat similaire.MODALITÉ D'INSCRIPTION L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 8 août 1991 à 15h ^ Contrat no 8083-91-4216 — Déneigement et déglaçage des Roules 101 et 391 et de divers chemins situés dans diverses municipalités.M.R.C.Témiscamingue.circonscription électorale de Rouyn-Noranda-Témiscamingue.Longueur de 108.91 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située au Québec et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 20 800 $ ou - chèque visé 10 400 $ Les intéressés qui rencontrent le critère d admissibilité peuvent obtenir sans frais la fiche d'inscription et les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Ministère des Transports 700.boul.St-Cyrille Est OU 20" étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél.: (418) 644-8848 Service des contrats Ministère des Transports 35, rue de Port-Royal Est 1 *" etaqe Montreal (Québec) H3L3T1 Tél.: (514) 873-6061 Les tiches d'inscription devront parvenir au Service des contrats, 700.boul.Saint-Cyrille Est.20" étage, Québec (Québec).G1R 4Y9 pour le vendredi, 9 août 1991 à 15h, date et heure limites pour la clôture de la réception des fiches 10 ¦ Le Devoir, vendredi 19 juillet 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Terminator 21 h, 4 h, 7 h, 9 h 30.ven.sam.darn.sped.24 h.Il: Problem Child 21 h, 2 h 45, 4 h 30,6 h 15, 8 h.9 h 50 III: Bill A Ted’s Bogui Journey 1 h, 2 h 45.4 h 30.6 h 15, 8 h, 9 h 50 ver sam dern sped.11 h 45 IV: Une trêve pour l'amour 1 h, 3 h 10.5 h 20.7 h 30, 9 h 40 BERRI I: (849-3456) - Petit monatre 21 h, 3 h, 5 h.7 h.9 h II: Pompiers en alerte 1 h 30.4 h 15, 7 h.9 h 30 III: Robin des Bols, prince des voleurs 1 h.3 h 45.6 h 30.9 h 15IV: Faut pas dire à maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 1 h 30,3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 V: Commando suprême 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h.BONAVENTURE I: (849-3456) - Jungle Fever 7 h, 9 h 30, dim 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 II: Silence ol the Lambs 7 h, 9 h 20, dim 2 h, 4 h 30, 7 h,9 h 20 BROSSARD I: (849-3456) — Commando suprême 6 h.sam dim 1 h — Faut pas dire À maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 7 h 45, sam dim 3 h, 5 h.7 h — Pompiers en alerte 9 h 35.sam dim 9 h II: Une trêve pour l'amour?h.9 h 25, sam dim 2 h 4 h 30.7 h 9 h 25 III: Les apprentis cowboy 7 h, 9 h 20, sam dim.2 h, 4 h 25, 7 h, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Trêve pour Tamourî h 20, 7 h 15, 9 h 40, sam.dim.mar 12 0 40,2 h 55, 5 h 10, 7 h 25.9 h 40 2: Les apprentis cowboy ven lun mer ieu 2 h 05.7 h 20.9 h 35.sam.dim.2 h 55, 5 h 05.7 h 20, 9 h 35, mar 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35- Problem Child 2 sam dim 12 h 45 3: Bill S Ted’s Bogus Journey 2 h 25, 7 h 05,9 h 05.sam.dim.mar 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05.9 h 05 4: Faut pas dire à maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 7 h 20, 9 h 35, sam.dim.mar.3 h 10,5 h 15, 7 h 20,9 h 35— Commando suprême 2 h 20.sam dim mar 1 h 5: Point Break 2 h.7 h.9 h 35.sam dim mar 1 h 15,4 h, 7 h, 9 h 35 6: Dutch 2 h 10, 7 h 25, 9 h 40, sam dim mar 12 h 50,3 h, 5 h 10,7 h 25,9 h 40 CENTRE EATON 1: Mil— Naked Gun 2(4 The Smell ot Fear 12 h, 2 h.4 h, 6 h, 8 h.10 h.ven.sam dern sped 24 h 2: Naked Gun 2Vi the Smell ol Fear 7 h, 9 h ven sam.dern sped.11 h — 101 dalmatlens 1 h.3 h, 5 h— 3: Terminator 212 h 30, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 30 ven sam.dern sped 246154: Terminator 212 h 30.3 h 30, 6 h 30.9 h 30 ven.sam.dern.sped 24 h 15— 5: Le rocketeer 12 h 05,2 h 25.4 h 45, 7 h 10,9 h 30 ven sam dern sped 11 h 45 6: Pobln Hood Prince ol Thieves 12 h.3 h, 6 h, 9 h.ven sam dern sped.11 h 45 CINEMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mil (849-3456)- Point Break 2 h.4 h 30, 7 h, 9 h 30 2: Problem Child 21 h, 3 h.5 h— Dying Young 7 h, 9 h 25.mer 9 h 25 3: Boyx'n the Hood 1 h.3 h 05.5 h 10, 7 h 20.9 h 35 CINEMA JEAN-TALON: Mil— Naked Gun 2’/t The Smell ol Fear 7 h 30.9 h 30— 101 dal-matlans 1 h, 2 h 35,4 h 10, 5 h 45 CINEMA OMÉGA 1: — L'agent fait la farce, l'odeur de la peur I h 10,3 h, 5 h, 7 h 15,9 h 30 ven sam dern sped 11 6 30 2: Le rocketeer 1 6 10, 3 6 30, 7 6, 9 6 20 ven sam dern sped.11 h 153: 707 dalmatlens 1 h, 2 6 50.4 6 20.7 6.-Le silence des agneaux 8 6 35 ven sam dern sped 116 4: Merci la vie 7 6 9 6 30— Tee- Prix ft» tm, adultes el enfouis.Taies (i—idfele el TPS) non-induses OUTREMONT CHACUN DES FILMS 1248.RUE BERNARD___________________273-0437 nage Mutant Nln/a Turlies 21 6 15,3 6,4 6 45 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent, Mtl (843-6001)— CINÉMA PARIS: Mil (875-7293)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (849-3456)— Boyx’n the Hood van lun mer.jeu, 2 6 15,7 h 15,9 h 35, sam.dim, mar.2 h, 4 6 15.7 6 15,9 6 35 2: Problem Child 2 ven lun mer.jeu.2 h, 7 h, sam.dim.mar.1 h, 3 6,5 h, 7 6.— Dying Young 9 6 3: Back Draft ven lun mer |6U.2 6, 7 6,9 h 30, sam.dim mar.1 6 30,4 6, 7 6,9 6 30 4: Point Break ven lun.mer ieu.2 6, 7 6 10.9 6 40, sam.dim.mar.1 6 40.4 6 20, 7 h 10, 9 h 40 5: Bill and Ted's Bogus Journey ven lun mer.jeu.2 h 25, 7 6,9 6, sam.dim.mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 6,96 8: City Slickers ven lun mer.jeu 2615, 7 h 05, 9 h 25, sam dim.mar.1 h 25,3 h 45, 7 h 05,9 6 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- CINÉMA V - 1: 5560 S6erbrooke O (489-5559) -Naked Gun2'A The Smell ol Fear! h, 9 h.sam dim 1 h, 3 h.5 6, 7 h, 9 6 2: Robin Hood Prince ol Thieves 6 6 30.9 h 25, sam dim.12 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 25 CINÉPLEX I: (849-3456) - Hallaoulne 1 h 15, 4 h, 7 6 05,9 6 10 2: Gaspard S Robinson 2 h, 7 6 05— L’homme qui voulait savoir3 6 55.9 h III: Milena 1 h.4 6 05.7 h.9 h 30 IV: Jungle Fever) 6,4 6 05,7 6.96 30V: Problem Child 21 6 15.7 h 05— Dying Young 4 h 15.9 h 05 VI: Le silence des agneaux 1615.4h15.7h10,96 35 VII: Il danse avec les loupa 1 h 30.5 6.8 6 30 VIII: Bill and Ted's Bogus Journey 1 h.3 h.5 h, 7 6,9 6 IX: Madonnatr.1 h 30,4 h.7 h, 9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Les apprentis cowboy 1 h, 3 h 05,5 h 10, 7 h 15.9 h 20 II: Une trêve pour l'amour 1 h, 3 h 10,5 h 20.7 h 30, 9 h 401 II : Robby K al le et Paul 1 h 30, 3 h 30,5 h 25.7 h 20, 9 h 15IV: La gloire de mon père 2 6 30, 7 h — Le château de ma mère 5 h.9 h 05 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.René-Lévesque.Mil (283-8229)— fermé tout juillet CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- ven Vlrldlana 19 h- Le procès de Jeanne d'Arc 21 h — sam The Eclipse 19 h — Il Gattopardo 21 h 15—dim HaraklrlMh — Accident21 h30 CRÉMAZIE: (849-3456) — Une trêve pour Ta-mour 7 h, 9 6 15, sam.dim 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 DAUPHIN I: (849-3456) - Il danse avec les loupsc 8 h, sam dim 1 h 15.5 h, 8 h 30 11: L'é-veil 7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Point Break 7 h, 9 h 25, sam dim 1 h 30.4 h, 7 h, 9 6 25 2: Dutch 7 h, 9 h, sam dim.1 h 15.3 h 30.7 h.9 h DORVAL I: (631-8586) — Terminator 21 h, 3 h 45, 6 h 30,9 h 20 II: Regarding Henry 12 h 30,2 h 45.5 h, 7 h 15.9 h 30 III: Thelma S Louise 9 h 20- 101 dalmatlens 1 h, 3 h, 5 h, 7 h IV: The Rocketeer 12 h 30,2 h 40,5 h, 7 h 15.9 h 35 DU PARC 1 : (844-9470)- Terminator 2 6 h 30,9 h 15, sam.dim 12 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 15 2: Regarding Henry 7 h 10,9 h 25, sam dim.12 h 20,2 h 30.4 h 45, 7 h 10.9 h 25 3: Naked Gun 2H The Smell ol Fear 7 h, 9 h 10.sam dim 1 h.3 h, 5 h.7 h, 9 h 10 DU PLATEAU 1: (521-7870)- L'agent fait la larce 2% l'odeur de la peur 1 h, 3 h, 5 h.7 h, 9 h — 2: Le rocketeer?h 30.9 h 30— 101 dal-maliens 1 h 15,3 h.4 h 30.6 h 1 FAIRVIEW I: (697-8095) - Robin Hood Prince ol Thieves 6 h 30, 9 h 25— 101 dalmatlens 12 h 30.2 h 30.4 h 30 II: Naked Gun 2’/, The Smell ol Fear 1 h.3 h, 5 h.7 h.9 h.FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)— Dutch1 h.3 h 05.5 h 10.7 h 15, 9 h 30 2: City Slickers 1 h 45.4 h 30, 7 h, 9 h 20 3: Bill and Ted's Bogus Journey 1 h 10,3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 15 4: Dances with Wolves 1 h 30, 5 h, 8 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Terminator 212 h 15.3 h.6 h 15.9 h 2: Robin Hood Prince ol Thieves 12 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 25 3: Naked CINÉPLEX ODÉON DU 19 AU 25 JUILLET 1991 BERRI 1280, rue St-Denis PEUT MONSTRE #2 (G) Dolby Stereo 1 00 - 3:00 - 5:00-7 00-9:00 POMPIERS EN ALERTE (14 ans) Dolby Stereo 1 30-4 15 - 7:00-9:30 ROBIN DES BOIS, PRINCE DES VOLEURS (14 ans) Dolby Stereo 1 00 • 3:45 - 6:30 - 9:15 FAUT PAS DIRE A MAMAN QUE LA GARDIENNE MANGE LES PISSENLITS PAR LA RACINE (G) Dolby Stereo 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30 COMMANDO SUPREME (G) Dolby Stereo 1:00- 3:00 - 5:00-7:00-9:00 BONAVENTURE Place Bonaventure JUNGLE FEVER (14 ans) Sam et Sem 7:00 • 9 30 Dim 1.30- 4 15- 7 00 - 9:30 SILENCE OF THE LAMBS (10 ans) Sam et Sem 7 00 • 9 20 Dim 2 00 • 4.30 • 7:00 - 9:20 BROSSARD Mail Champlain • 6600, boul.Taschereau CENTRE-VILLE 2001, Université.Station Metro McGill HALFAOUINE (14 ans) 1:15-4:00-7:05 - 9:10 GASPARD & ROBINSON (G) 2:00 • 7:05 L HOMME QUI VOULAIT SAVOIR (G) 3:55 - 9:00 PROGRAMME DOUBLE MILENA (G) 1:00 • 4:05 » 7:00 • 9:30 JUNGLE FEVER (14 ans) 1 00 - 4:05 - 7:00 - 9:30 PROBLEM CHILD #2 (G) 1:15 - 7 05 DYING YOUNG (G) 4:15 - 9:05 LE SILENCE DES AGNEAUX (18 ans) 115 • 4:15 - 7:10 - 9:35 IL DANSE AVEC LES LOUPS (14 ans) 1 30 - 5 00 - 8 30 BILL AND TED S BOGUS JOURNEY Dolby Stereo 1:00-3 00-5 00 - 7:00-9:00 MADONNA (AU LIT AVEC) (v.française) (14 ans) 1 30 • 4 00 - 7 00 • 9:30 COMMANDO SUPREME (G) Sam et Dim.1 00 Sem 6 00 FAUT PAS DIRE A MAMAN QUE LA GARDIENNE MANGE LES PISSENLITS PAR LA RACINE (G) Sam.el Dim.: 3:00 - 5:00 - 7 00 Sem.: 7:45 UNE TREVE POUR L AMOUR (G) Dolby Slérêo Sam.el Dim.2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:15 Sem.: 7:00-9:15 POMPIERS EN ALERTE (14 ans) Sam & Dim 9 00 - Sem 9 35 UNE TREVE POUR L AMOUR (G) Sam et dim 2:00 • 4 30 • 7 00 - 9 25 Sem 7 00 - 9 25 LES APPRENTIS COWBOY (G) Dolby Stereo 1:00 - 3 05 • 5:10 - 7:15- 9 20 LES APPRENTIS COWBOY (G) Dolby Stereo Sam et Dim 2 00 - 4 25 • 7:00 • 9 20 Sem 7 00 • 9 20 CARREFOUR LAVAL 2330, boul.Le Carrefour TREVE POUR L AMOUR (G) Dolby Stereo Ven 2 20-7 15-9 40 Sam Dim et Mardi 12 40 • 2 55 • 5.10 - 7:25 • 9 40 Lundi Mere et Jeudi 2 20 - 7 15 • 9 40 LES APPRENTIS COWBOY (G) Dolby Stereo Ven 2 05-7 20-9 35 Sam Dim 2 55 - 5 05-7 20-9 35 Mardi 12 45 - 2 55-5 05-7 20-9:35 Lundi.Mere et Jeudi 2 05 • 7 20 - 9 35 PROBLEM CHILD #2 (G) Dolby Stereo Sam et Dim 12 45 BILL & TED S BOGUS JOURNEY Dolby Stereo Ven 2 25-7:05-9 05 Sam , Dim et Mardi 1 05 • 3 05 • 5:05 - 7 05 -9 05 Lun Mere et Jeudi 2:25 • 7 05 • 9 05 FAUT PAS DIRE A MAMAN QUE LA GARDIENNE MANGE LES PISSENLITS PAR LA RACINE (G) Ven 7 20-9 35 Sam Dim et Mardi 3 10 - 5 15 • 7 20 • 9:35 Lun Mere et Jeudi 7,20 -9 35 COMMANDO SUPREME (G) Ven 2 20 Sam Dim et Mardi 1 00 Lun Mere et Jeudi 2 20 POINT BREAK (14 ans) Dolby Stereo Ven 2 00 - 7 00 • 9 35 Sam , Dim et Mardi 1 15 - 4 00 - 7 00 - 9 35 Lun Mere et Jeudi 2:00-7 00-9 35 DUTCH (G) Dolby Stereo Ven 2 10 - 7 25 - 9 40 Sam Dim et Mardi 12 50 • 3 00 - 5 10 • 7 25 • 9 40 Lun Mere, et Jeudi: 2:10 - 7:25 • 9:40 ROBBY KALLE ET PAUL (G) 1:30 - 3:30-5:25-7:20-9:15 LA GLOIRE DE MON PERE (G) 2:30 - 7.00 2eme lilm LE CHATEAU DE MA MERE 5.00 - 9:05 PROGRAMME DOUBLE LAVAL 2000 Centre 2000, 319S ouest, boul.St-Martin PETIT MONSTRE *2 (G) Dolby Stereo Sam et Dim 1 00-3:00-5:00 -7 00 Sem 7:00 POMPIERS EN ALERTE (14 ans) Dolby Stereo 9 25 ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS (14 ans) Sam et Dim 1 05 - 3:40-6 30 -9 15 Sem 6 30-9:15 DECARIE 6900, boul.Decarie POINT BREAK (14 ans) Dolby Stereo Sam et Dim 1 30 - 4 00 - 7 00 - 9 25 Sem 7 00-9 25 DUTCH(G) ~ Sam et Dim 1:15 - 3 30 • 7 00 • 9 00 Sem 7 00-9:00 LE DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien IL DANSE AVEC LES LOUPS (14 ans) Dolby Stereo Sam, et Dim 1 15 - 5:00 - 8:30 Sem 8:00 L EVEIL (G) Dolby Stereo Sam et Dim 1 30 - 4 00 - 7 00 - 9 30 Sem 7.00-9 30 LONGUEUIL Place Longueuil - 82S ouest, rue St-Charles ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS (14 ans) Sam et Dim 12 45 - 3 30 - 6 30 - 9 20 Sem 6 30-9 20 ÉGYPTIEN 1455, rue Peel POINT BREAK (14 ans) Dolby Stereo 2:00 - 4:30 - 7 00 • 9 30 PROBLEM CHILD #2 (G) Dolby Stereo 1 00 • 3.00 - 5 00 DYING YOUNG (G) Dolby Stereo 7:00 - 9 25 Excepte Merc 24 juillet 9 25 BOYZ N THE HOOD (14 ans) Dolby Stereo 1 00- 3:05 • 5:10- 7:20 • 9:35 LE FAUBOURG 1616 ouest, rue Ste-Catherine DUTCH (G) Dolby Stéréo THX 1:00-3:05 • 5:10- 7:15 • 9 30 CITY SLICKERS (G) Dolby Stereo THX 1 45 - 4 30 • 7 00 - 9 20 PETIT MONSTRE «2(G) Sam.et Dim : 1:00 • 3:00 Sem 7:00-9 30 5:00- 7:00- 9:00 BILL AND TED S BOGUS JOURNEY Dolby Stereo 1:10 - 310 - 510 - 710 - 9:15 DANCES WITH WOLVES 114 ans) Dolby Stereo 1:30-5:00-8:15 Gun 2ii The Smell ol Fear 1 h, 3 h.5 6.7 6.9 h 15 IMAX: Vleux-Porl de Montréal (496-4629)- L'eau et les hommes également Expolec L‘hommo ce drôle d'animal tous les jours de 9 6 45 à 21 6 30, version anglaise à 11 h 45,17 6 45,20 6 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The rocketeer 1 h.3 h 05.5 h 10,7 6 20.9 6 30 LAVAL : (688-7776) - 1 : L'agent lait la larce 2 H l'odeur de la peur 12 6 50.2 h 50,4 6 50.7 6.9 6.ven.sam.dern sped.11 h 30— 2: Naked Gun 2li The Smell ol Fear\ 6.3 6,5 6,7 6 15.9 h 40 ven sam.dern.sped 24 h — 3: Thelma et Louise1 h 10, 4 6, 6 h 50, 9 h 15 ven.sam dern.sped 11 6 50 4: Terminator 212 6 30,3 6 30.6 h 30,9 h 30 ven.sam.dern.sped.24 h 15— 5: Ter-mlnator 212 h 30,3 h 30.6 h 30, 9 h 30 ven.sam dern sped 24 h 15 6: The Rocketeer 12 h 30, 2 6 50,5 h 05,7 6 20,9 h 35 ven.sam.dern.sped 11 6 50 7: 101 dalmatlens 1 6.3 6, 5 6, 7 6 — Amoureux lou 9 h 10 ven sam dern sped 11 h 55 8: Robin Hood, Prince ol Thieves 12 6 30, 3 h 30.6 6 30.9 h 25, ven.sam.dern.sped.24 h 15 — 9: Robin Hood, Prince ol Thieves 12 h 30, 3 h 30, 6 6 30, 9 h 25 ven.sam dern, sped.24 6 15- 10: Le rocketeer 12 h 20.2 6 40.4 6 55, 7 h 10, 9 h 25 ven.sam.dern.sped.11 6 40 — 11: Regarding Henry 12 h 20,2 6 50.5 6.7 h 15,9 6 30 ven sam dern sped 11 6 50 12: Regarding Henry 12 h 20,2 h 50.5 h, 7 h 15, 9 h 30 ven sam dern sped 11 h 50 LAVAL 20 00 1: (849-3456)- Petits monstres 2 7 h.sam dim 1 h, 3 6, 5 h, 7 h — Pompiers en alerte 9 6 25 2: Robin des Bols, prince des voleurs 6 6 30.9 6 15.sam.dim.1 h 05.3 h 40,6 h 30.9 h 15 LOEWS l:(861 -7437) - Robin Hood, Prince ol Thieves 12 h 30,3 h 30.6 6 30,9 6 25, sam dern sped 24 6 15 II: What About Bob 12 6 50,3 h 05,5 6 15,7 h 25,9 6 35.sam, dern.sped.11 h 45 III: Regarding Henry 12 6 25, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 6 30.sam.dern.sped 11 6 50 IV: Soapdlsh 12 6 35,2 h 40,4 h 50,7 h, 9 h 10 sam.dern.sped.11 h 20 V: Green Card 12 6 40.2 h 50.5 6 05.7 6 10, 9 h 30 sam.dern.sped.11 h 45 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - OUTREMONT: (273-0437)- ven Mes deux vies 7 6 15— Lignes Interdites 9 6 30— sam Mon fantôme d'amour 7 h — Lignes Interdites 9 6 30— dim Teenage Mutant Nln/a Turtles 1 12 6 30- Willow2 6 20- Arachnaphobleih 45— Mon fantôme d'amour 7 6 — Carte verte 9 h 30 PALACE 1:- Terminator212 6 10.3h 10.6h 10, 9 6 10 ven.sam dern.sped.24 6 10 II: Thelma A Louise 12 h 40,3 6 40.6 6 40.9 h 40.ven sam dern sped 24 h 15 III: Hudson Hawk I 6 15, 3 h 15.5 h 20,7 h 20,9 6 20 sam.dern.sped.II 6 20 IV: Don’t Tell Mom the Babysitter's Dead 12 6, 2 6 20,4 6 40, 7 6 05,9 6 25, sam, dern sped 11 6 50 V: f./on/ieart12 6,3 6 45,7h30-Out lor Justlce2h.5 6 45,9 6 30 VI: 101 dalmatlens 12 6 30, 2 h 30, 4 h 30, 7 6,9 6.PARADIS I: (849-3456)— Pompiers en alerted h 15, sam dim 5 h, 9 6 20— Commando suprême?h 15, sam dim.1 h, 3 h, 7 6 30 II: Robin des Bols, prince des voleurs 7 6 15,9 6 45.sam dim.1 h 15, 4 6 15, 7 h 15, 9 6 45 III: Une trêve pour l'amour?6 20.9 6 30.sam dim 1 h 15.3 6 20.5 h 25,7 6 30, 9 h 30 PARISIEN I: (866-3856)- Thelma et Louise 12 h 25, 3 h 15, 6 6 20, 9 6 05 II: Cyrano de Bergerac 12 h 30,3 6 20,6 h 15, 9 6 III: Amoureux lou 12 h 20.2 6 35.4 h 45, 7 h 05, 9 6 25 IV: L 'a-gent lalt la larce, l’odeur de la peur 1 h.3 h 10, 5 h 10.7 h 20, 9 6 35 V: Festival de l'humour à Cannes 1 h 15.3 h, 5 h 05.7 h 15,9 h 30 VI: Merci la vlel 6 20, 4 6,6645,96 157: La discrète 12 6 15.3 6 55, 7 6 45- Le mari de la coiffeuse 2 h 15.6 h 05.9 h 45 lalt la larce 2Zi l'odeur de la peur 1 6 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 30 ven sam.dern.sped.11 h 30IV: Robin Hood Prince ol Thieves 12 h 30, 3 h 30,6 h 30.9 h 25 ven.sam.dern, sped 24 6 15 V: 101 dalmatlens12 h 25, 2 h 15, 4 6, 5 6 45-L'agent lalt la larce 2'/i l'odeur de la peur 7 h 30, 9 h 30 ven sam.dern.sped.11 h 30— VI: Le rocketeer 12 h 30, 2 6 40, 4 6 55, 7 h, 9 6 20 ven sam.dern sped.11 h 30 CINÉMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)-flot>/n des Bols ven sam.18 6.21 6 15.dim.13 6,15 h 45,18 6 30, 21 h 15.lun.au jeu 19 h 30 CINÉMA LIDO: —Le petit monstre 213 h 05.19 6, 21 h — Les apprentis cowboys 13 h 05.18 6 45, 21 6 — Commando suprême 13 6,18 h 45— Robin des bols 21 6 — Faut pas dire è maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 13 h, 18 6 45— Pompiers en alerte 21 h 10— Une trêve pour l'amour 13 6,18 6 45.21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)— ven au dim Pompiers en alerte 11 h 45.14 6 15,16 6 45.19 h 15.21 h 45— Le silence des agneaux 12 h, 16 h 30,21 h ' 5— Alice 12 6 45.19 h 25— Impromptu 14 6 15— Présumé Innocent 14 h 45, 21 6 40— Metropolitan 17 h 25— Madonna: Truth 19 h GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Le rocketeer 1 6 45, 4 6 15, 7 h, 9 6 15-2: L'agent fait la tarce 2'/i l'odeur de la peur 1 6 35,3 h 35, 5 6 35, 7 6 35,9 h 35- 3: Thelma & Louise fr 1 h 15,3 6 45, 6 6 30,9 h 05 — 4: Amoureux fou 1 6,36,5h, 7h,96 -5: FX2 9 6 20- 101 dalmatlens 1 h.3 h, 5 6, 7 6 — 6: Comment ça va Bob 1 6 30,3 h 30, 5 6 30.7 h 30, 9 6 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- Le petit monstre 12 h 15,14 h 30.16 h 45.19 h, 21 6 15 — Faut pas dire è maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine 126 20.14 6 40,16 6 50.19 6 10,21 h 30- Commando suprême 12 h 15.14 h 45.17 6,19 6 30,21 6 45-Pomplers en alerte 13 h.15 6 50.19 h.21 6 40— Il danse avec les loupa 12 6 20,16 h 20, 20 6 — Les apprentis cowboys 13 h 30,16 6 30.19 h.21 6 30- Robin des Bols 12 6 30,15 h 30.18 6 30.21 h 30Une trêve pour l'amour 13 6 50.16 h 50,19 h 35,21 6 50 LE PARIS: (694-0891 )- Bill and Ted's Bogus Journey 19 6 30.21 h 25, sam.dim.13 h 30,15 h 30.17 h 30,19 h 30.21 6 25- Point Break 19 h 15,21 h 40.sam dim 13 h 45,16 6 15.19 h 15.21 h 40— Au lit avec Madonna 19 h.sam dim 13 h 45.19 6 — Le silence des agneaux 21 h 15, sam.dim.16 h 10, 21 h 15 PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Coeur de lion 7 6 10, sam dim 3 h, 7 h 10— Justice sauvage 9 6 20, sam dim.1 h, 5 h 10.9 h 20—11: Robin Hood6 h 10, 9 6.sam.dim.12 h 45.3 h 30.6 6 10, 9 6 STE-FOY 1 : (656-0592)— Terminator 212 h 40, 3 h 20.6 h 10.9 h 05 2: Naked Gun 2'/i the Smell ol Fear 7 h 30, 9 h 30 — TOT dalma-tlens 12 h 30,2 h 05.3 6 40, 5 h 153: Regarding Henry 1 h 45,4 h 30, 7 h 10, 9 h 25.MUSIQUE Populaire PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Point Break 1 h 15, 4 6.7 6.9 h 3011 : Problem Child 21 6,3 6,5 6, 7 h, 9 h III: Back Drain 6,4 6,7 h, 9 6 35, mer, 1 6,4 h, 9 6 35 PLACE LONGUEUIL 1 : (849-3456) — /7ob/n des Bols, prince des voleurs 6 6 30.9 6 20, sam.dim.12 6 45, 3 6 30.6 6 30, 9 h 20 2: Petit monstre 27 h, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 6.5 h, 7 6, 9 h QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— sam Bright Angel 7 h 15.9 h 30— The Rocky Horror Picture Show 11 6 30— dim Cyrano de Bergerac 2 6 45— The Field 5 6 — Bright Angel 7 6 15.9 6 30 VERSAILLES l:(353-7880) — Regarding Henry 12 6 45, 2 6 55, 5 6 10,7 h 15,9 6 35 ven.sam.dern.sped 11 6 45— II: Terminator 21 6.3 6 40.6 6 20.9 6 15 ven sam.dern.sped.24 6.Ill: L'agent L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul 0 , Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 226 15 à 02h 30 BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis Montréal (844-0882)— Jimmy James, les 19-20-21 juillet BAR BRAQUE: 980 est rue Rac6el, Montréal (523-9738)— Tous les dimanc6es de 20h.à 01 h le Trio Randy Doherty BAR 2080: 2080 rue Clark.Montréal (285-0186)— Jazz les week-ends à 22h.BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer.Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun 19h.à 24h , mar 20h à 01h .mer.au ven 186.à 226 — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au ven à compter de 226., le sam.à compter de 216.30, invité les 19-20 Boogie Gaudet, sax — Billy Georgette en solo, lun de 176.à 19h .mar de 17h 30 à 19h 30— La première exposition importante au Canada sur le développement mondial: Voir le monde sous un jour nouveau.ESP&IR Une présentation qui met en lumière des solutions astucieuses aux défis du quotidien -la pauvreté, l'analphabétisme, la santé, l'environnement et le rôle des femmes.L'envergure des réalisations grandes et petites dans les pays en développement est mise à découvert.La contribution du particulier au progrès global est exposée.Et le Canada est reconnu comme partenaire à l'échelle mondiale.Une exposition à l'enseigne de l'espoir.Elle jette son regard sur notre planète.VOIR LE MONDE SOUS UN JOUR NOUVEAU UNI IXPOSITION SUR LIS DÉFIS IT LIS RÉALISATIONS DU DÉVILOPPIMINT MONDIAL VIEUX-PORT DE MONTRÉAL • 10 MAI AU 18 AOÛT 1991 INFO: 496-7678 Présentée par la Fondation Aga Khan Canada en collaboration avec l'Agence canadienne de développement international COMMANDTTAI8ES MfOUTIOUES LE DEVOIR Trio Billy Georgette, sam.de 18h à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau.le dim de 196.à 24h , invité le 21 juillet, Sylvain Provost, guitare LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 rue Le- moyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Jesse Pessoa, lun au ven à 176 30— R&B avec le Blue Noise Band et Julie Leblanc, les 19-20 juillet à 226.30 CAFÉ THÉLÈME: 311 est Onlario, Montréal (845-7932)— Jazz les ven sam à 206.30 CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent.Montréal (524-4526)— Mohamed Bangoura et Koba (Guinée) le 21 juillet à 226.RISING SUN: 5380 St-Laurent, Montréal (278-5200)— Reggae avec Jah Children, le 19 juillet— Nula en vedette Roro d'Haiti et Magie Volan, le 20 juillet— Reggae Jam-Down Session, soirée D.J., le 21 juillet Classique FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAU- DIÉRE: Amphithéâtre, Joliette (514-759-6974)— L'Orchestre Métropolitain, dir Jacques Lacombe, Carol Neblelt, soprano, entourée des Grands Choeurs, le Choeur de Lanaudière, oeuvres de Mozart, Beethoven, Bellini, Olfenbach, Mascagni, Gounod et Verdi, le 19 juillet à 206.— L’Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit, le Choeur de l’OSM, dir.Iwan Edwards, Hélène Fortin, soprano, Henry Ingram, ténor, Gaétan Laperrière.baryton, oeuvres de Stravinsky et Orlt, le 20 juillet à 20h.— Evénement Paix et Partage: Dorn Helder Camara, archevêque de Recite (Brésil) et l'Abbé Pierre (Paris) symphonies pour solistes, choeur el orchestre, du compositeur Kaëlin, et sous sa dir., le 21 juillel à 216.ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Rachel-/Henri-Julien, Montréal— L'organiste Jacques Boucher aux messes de sam.à 176.et 106.et 116.le dim ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Queen Mary, Montréal (733-8211)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude, tous les dim, à 11 h — Le dim.21 juillet, la messe Missa Brevis de Andrea Gabrieli et le motet Exaudi Me de Roland de Lassus— Raymond Daveluy à l'orgue à 156.30.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÊLE: 1364 chemin Ste-Marguerite, sortie 69, autoroute des Lau-rentides (1-229-2586)— Soirée Mozart, Le Trio Amadeus.Christiane Lallamme, flûtiste.Jean-Guy Boisvert, clarinettiste.Michel Bettez, basson, le 20 juillet a 206 THEATRE CENTRE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-La-vallée, Montréal (596-0687 el 768-6375)— ¦ Voisin-Voisines ou De l'Hilarologie • de Christian Bédard, m.en s Maryse Roberge, du 3 juillet au 31 août, mer au ven à 20h , sam 19h.el 22h.ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 360 rue Laurier, Montréal (522-1245)— Studio 310: Le Théâtre Pluriel présente < Fenêtre sur qui?.du film Rear Window de Hitchcock, adaptation et m en s.Michel Laprise, du mar au sam.à 20h.THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— ¦ Êléphantissimo • texte et m.en s.Benoit Dubois, conception de marionnettes Vladimir Ageev, à compter du 13 juillet, les sam et dim â 15h , ouvert les jours de semaine pour les groupes qui réservent LE GRAND THÉÂTRE DE SAINT-ADOLPHE D'HOWARD: 701 chemin du Village, St-Adolphe d'Howard (227-8256)— .Cadavre à découvert.de Stanley Rupert, m.en s.André Montmorency, du 21 juin au 31 août.mer.au sam.à 206.30 MAISON DE LA CULTURE RIVIÈRE DU LOUP: 67 rue Durocher, Rivière-du-Loup (418-862-8293)— Le Théâtre Incliné présente .Entrez sans trapper.de Fred Teyssier, m.en s.Réal Bossé, jusqu'au 18 août, jeu au dim.à 21 h STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel.Ste-Sophie, autoroute 15, sortie 39 (431-2373)— ¦ Les grands chemins ¦ tiré du roman de Jean Giono, adaptation Denis Chouinard, m.en s.Ghyslain Filion, du 27 Juin au 31 août à 20h THÉÂTRE A LA CAMPAGNE: 21,275 chemin Lakeshore, Ste-Anne-de-Bellevue (514-457-0396)— - La grande opération » de Jean-Raymond Marcoux, m.en s Vincent Bilodeau, du 22 juin au 1er sept., mer au sam.â 20h 30 THEATRE LA BELLE MONTAGNE: 1026 Belle Montagne, St-Jean-de-Malha (886-2737)— « Black and White • de Bertrand B Leblanc, m, en s.Alain Fournier, du 22 juin au 1er sept.THÉÂTRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest, sortie Ste-Anne-de-Bellevue, ou autoroute 20 ouest, direction Dorion, â Dorion, direction Pointe-des-Cas-cades— ¦ Les vol-o-venl.variétés musicales, m en s.Reynald Robinson, du 31 mai au 1er sept., mar.au ven à 20h 30, sam 196 et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Hôtel Le Chante-clerc.JSte-Adèle, autoroute des Laurentides, sortie 67 (514-229-3591)— • Domino.de Marcel Achard, m.en s.Louis Lalande, du 18 juin au 1er sept, mar.au dim à 206.30, matinée le sam à 176.THÉÂTRE DE LA CHÊVRERIE: roule 263.St-Fortlmat (819-344-5550)— .Tuxedo Palace .de Marie-Thérèse Quinton, du 19 juin au 24 août, mer.au ven à 20h 30, sam.19h.et 226.THÉÂTRE CHEZ BRAZEAU: Rang Saint-Char les, Papineauville (819-427-5611)- • Berthe et Rose en Floride » de Gérard Poirier, du 27 juin au 3 août, jeu.au sam.à 20h.THÉÂTRE LE COQ L'OEIL: Parc du Domaine Vert.10423 Montée Ste-Marianne, Boisbriand, Mirabel (435-6510)—.Le p'tit bonheur ¦ de Félix Leclerc, m.en s.André Gosselin, jusqu'au 16 août, mar au sam.à 206.30 THÉÂTRE DE L’ÉCLUSE: Sortie 22 de l'autoroute des Cantons de l’Est, St-Jean-sur-Richelieu (348-5358)- .Tel père , telle paire ¦ de Marie-Thérèse Quinton, du 12 juin au 31 août, mer.au sam.à 20h 30 THÉÂTRE D’ÉTÉ LA BELLE BRUME: St-Tite (418-365-3260)— .Le bonheur c'est pas bon pour la santé .de Louise Matteau, m.en s.N.Gélinas, du 27 juin au 31 août.mer.au sam à 206.30, les dim.de juillet à 206.THÉÂTRE D’ÉTÉ LES FEMMES COLLIN: 248 rang des Continuations, St-Esprit (839-6105 el 589-4552)— .En attendant bébé • de Pierre-Yves Lemieux.m en s Yvon Leroux, du 22 juin au 31 août à 20h 30 THÉÂTRE D’ÉTÉ LE ROUSSILLON: 1136 boul Labette, Blainville (514-430-8950)- « Coconut Beach ¦ texte et m.en s de Réiean Wagner, du 26 juin au 17 août, mer.au sam.à 21h.THÉÂTRE D’ÉTÉ DE ST-EUSTACHE: Restau rant Le Colombier, St-Eustache (514-623-6400)— * Waiter • de Pierre Légaré, du 26 juin au 1er sept, à 21h.THÉÂTRE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: Marieville, sortie 37.autoroute des Cantons de l'Est (460-2161) (Mtl 447-6026)— « Quelle famille • de Francis Joflo.m.en s.François Cartier, du 4 juin au 31 août, mar.au ven.206.30.sam.19h et 21h.30 THÉÂTRE LAC BROME: Knowlton (243-0361)— • Man ol La Mancha • de Dale Wasserman, Joe Da-rion et Mitch Leigh, m en s.Jack Langedijk et Carrie Foster, du 10 juillet au 3 août, mar au sam.206 30, matinées les mar.et ieu à 14h THEATRE DU MANOIR DU LAC DELAGE: 40 ave du Lac, Lac Delage (848-1818 ou 1 -800-463-2841)— .La chatte et le hibou ¦ de Bill Manhott, adaptation Josée La Bossière.m.en s.Fernand Rainville, du 22 juin au 31 août, mar.au sam.â 20h 30.les sam 20-27 juillet et le 3 août représentations à 196 et 22h.THÉÂTRE MASSON: 3 rue St-Amour, Masson (819-986-5653)— • La chaudière d'or » de Chantal Cadieux, m en s.Pascal Belleau, du 19 juin au 31 août, mer au sam à 206.30 VARIÉTÉS AUBERGE LE VIEUX ST-GABRIEL: 426 rue St- Gabriel, Vieux-Montréal (878-3561)— • 100 Caprices » revue musicale, avec Odette Odrey, Christian Lagueux, André Lahaie el Bruno Fecteau, les 19-20 juillet à 216.30 BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert.Montréal (842-2808)— Jean-Baptiste Plaît, textes de Alphonse Allais, du 17 au 20 juillet BOITE A CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul.Montréal— Alex Sohier et Jules Lavoie, les 19-20 juillet à 20h — Les Deux Pierrots Le groupe de Pierre Beauregard et Louis Martin, les 19-20-21 juillet à 206 BOZO BISTRO BAR: 6121 rue Morin, Vat-Monn (819-322-2454)— Richard Joe Leroux, mer au dim.â 21h CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— The Robby Krieger Band, le 19 juillel à 206 30 CLUB DÉCADANSE: 1400 rue Montcalm.Montréal (521-5317)— Boule Noire, les 19-20 juillet à 22h CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal— Dans le cadre du Festival Juste Pour Rire.Warren Hutcherson, Jell Rothpan, Mike Macdonald, le 19 juillet à 19h 15— Charles Fleischer, Jo Brand et Sweeney i Steen, le 19 juillet à 216 45— Late Night Danger Zone, animation Chris Lynam, Sweeney 8 Steen, Stevie Starr, le 19 juillet â 236.59— The Montreal Show, animation Terry Dimonte, le 20 juillet à 196 — Jett Dunham et Murph, le 21 juillet â 13h, et 166 — Danny McWilliams et Bob Smith, le 21 juillet à 196.15 et 21 h 45 IMAGES DU FUTUR 91 : Vieux-Port de Montréal— Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de 10h à 23h, jusqu'au 22 sept.PLACE VILLE-MARIE: Terrasses extérieures.Montréal— Symposium international de sculpture, Matière à Musée, exposition des oeuvres, du 1er au 31 juillet LE P'TIT BAR: 3451 St-Denis.Montréal (281 -9124)— Anne-Marie Gélinas et Marc Dupuis, les 19-20 juillet à 226.VIEUX-PRESBYTÉRE DE ST-BRUNO: 15 rue des Peupliers, St-Bruno— Quarimba, quatuor de marimba, le 21 juillet à 196.30 &SÊ Li 1 IM 00-5 06-7 15-9» ^cfp 8e semainel INFO-FILWk 866 0111 FAMOUS PLAYERS ilhOOo 77*00 "Un météorite.Un film imprévisible et superbe.I Ai I « j 7ie « I il* ill c'est délirant, c'est décapant." - Fmine Laurendeau, LF DEVOIR La télévision du vendredi soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFTfR.C.) Montreal Ce soir La Cour q en direct L’avocat du d'nhln Comment çavaq La noble maison (2e/4) q Le Téléjoumal q Le Point/météo/sport L’heure G Cinéma nn wcax (cbs) ° y Burlington News Newsq The Golden Girls Verdict q Whose side are you on ?The Flash q Sweating Bullets q News Dark Justice rën WPTZ(NBC) Plattsburgh News Newsq Jeopardy! Wheel of Fortune Cinéma : Dream Date— Am.89 q Avec Tempestt Bledsoe et Clifton Davis Midnight Caller q News The Tonight Show CBMT(CBC) Montréal Newswatch Degrassi q Junior High Sports- weekend Capital City Street Legal q The National q The Journal News Good Rockin' Tonlte *0 EST’ Le TVA?éd.18 lires Charivari Fais-moi un dessin 9-1-1.Cinéma : Exercice fatal—km.71 Avec Peter Falk et Robert Conrad Dans le décor Le TVA q réseau Des mots pour le dire (23h45) CU\ CFCF (CTV) AD Montreal Puise p Entertainment Tonight Perfect q Strangers Fuii q House Family q Matters Cinéma : Out ol Africa —Am.85 (1re partie) q Avec Meryl Streep et Robert Redford Newsq News The Arsenio Hall Show Çü\ TV5 (Télé Francophones Des chiffres et des lettres L'Euromag (18M5) Le journal deTO Une heure pour l'Europe Téléobjectif Bouillon de culture Chopin (dernière) Journal deTFI (Ï7) CIVM (R.-Q.) U-Ll Montreal Passe- Partout Heidi Le monde merveilleux de Disney Feu vert International National Geographic Beau et chaud Parler pour parler : q faut pour être heureux Première ligne Beau et chaud m ïr Musique vidéo Fax: LTnfoplus Le décompte Coca-Cola Combat des clips : VJ : Paul Sarrasin Rock en bulle Musique vidéo Vldéodanse rôKi WVNY (ABC) Burlington News p Star Trek Fuit q House Family q Matters Perfect q Strangers HI Honey, I’m home 20/20 q Newsq Nightline Love Connection ® sa 19 h / Muchwest Fax Coca-Cola Countdown Combat des clips Spotlight/ B.Homsby Vldéocllps rôoT VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour Q Nightly Business.Vermont this week Washington week Inq Waliq Street* eek American Playhouse q On Dancing Isodora’s.Cinéma : The Miracle Worker—km.62 Avec Anne Bancroft et Patty Duke (oef) 4- SAISONS '33/ Montréal La roue chanceuse Coup de fouore Urgences Cinéma : 48heures— Am 82 Avec NickNolte et Eddie Murphy Le Grand Journal Sports Plus Cinéma : Â la recherche de M.Goodbar Avec Diane Keaton et Tuesday Weld (5?) WCFE t5xl (PBS) 3-2-1 q Contact Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshourq Washington Week.q Waliq Streetweek Cinéma : Madame Bovary— Am.49 Avec Jennifer Jones et James Mason Cinéma : Smiles of a Summer Night Avec Eva Dalhbeck et G.Bjornstrand SOCIETE Montréal, vendredi 19 juillet 1991 En Outaouais, des spécialistes sans équipement La région a des besoins spécifiques à cause de la proximité de l’Ontario Nathaly Isabelle AU MOMENT où la question du nombre de médecins en région retient l’attention du gouvernement, l’Outaouais fait cavalier seul et est confronté à un problème d’un autre ordre : le médecins spécialistes recrutés depuis trois ans n’ont pas suffisamment d’équipement a leur disposition.Ainsi, plus de 35 chirurgiens travaillent au Centre hospitalier régional de l’Outaouais (CH RC) de Hull, mais le centre ne peut offrir qu’une possibilité de 30 blocs opératoires par semaine.Résultat : cinq chirurgiens sont obligés de quémander des heures à droite et à gauche pour garder la main., « Le principal problème en Outaouais, ce n’est pas le manque de spécialistes mais un manque constant d’équipement.A l’heure où l’on parle de la réforme Côté qui tente d'augmenter le nombre de médecins en région, nous, en Outaouais, nous Sommes déjà passés à l’étape suivante ; nous essayons d’augmenter maintenant les équipements disponibles; car, à quoi servent les spécialistes si nous n'avons pas les outils pour les faire travailler?C’est Comme un chauffeur de taxi sans Voiture ! Ça n’avance pas plus vite qu’à pied ! », souligne le Dr Denis Roy, directeur des services professionnels au CH RC.Des problèmes spécifiques I.'Outaouais québécois s’est toujours senti le parent pauvre des services de santé.Les médecins, même s’ils approuvent le concept de régionalisation de la réforme Côté, se sentent oubliés dans le processus.Situé à la frontière de l'Ontario, l’Ou-taouais fait face à des problèmes spécifiques, différents des autres régions du Québec.Il a dû se battre pour faire valoir l'importance d’offrir des services hospitaliers de qualité du côté québécois, devant constamment lutter, avec des ressources ¦financières réduites, contre la concurrence des hôpitaux ontariens.Mais, selon la directrice du Conseil régional de la santé et des services sociaux (CRSSS), Géraldine Hutton, de nets progrès ont été accomplis depuis quelques années ; « le projet de rapatriement a permis de réduire le volume de jours-présences dans les hôpitaux ontariens de 42,5 % en 1982 à près de 23 % à l’heure actuelle, ce qui totalise une économie directe de 7 millions $ par année pour le gouvernement du Québec.» Ce plan d’action vise à porter la marge de patients de l’Outaouais québécois hospitalisés en Ontario à 15 % d’ici 1993.Des résultats encourageants ont aussi été obtenus dans le domaine du recrutement des spécialistes : le CHRC a vu son effectif presque doubler, passant de 40 à 70 en deux ans.Cependant, malgré tous les efforts, le gouvernement du Québec verse encore plus de 55 milbons $ annuellement à l’Ontario pour les patients de l’Outaouais québécois traités à Ottawa.Certains ont besoin de soins spécialisés non disponibles à Hull, notamment en cardiologie.D’autres trouvent que le service est meilleur à Ottawa, en particulier à l’urgence où l’attente est souvent moins longue.Le président de l’Association des spécialistes de la région, le Dr André Gagnon, trouve la situation inquiétante : « Nous avons réussi à rapatrier plus de 20% de la clientele mais, si l’argent n’entre pas pour la deuxième phase du projet, comment allons-nous faire pour servir adéquatement cette nouvelle clientèle ?Pour maintenir notre lancée, il est essentiel de poursuivre les efforts, mais l’argent manque.Si ça continue, nous allons perdre ces patients que nous venons de gagner.La concurrence est forte et personne ne se contentera d’un service médiocre s’il peut trouver mieux ailleurs.» L’automne dernier, le ministre et député de Pontiac Robert Middle-miss annonçait l’octroi de 4,5 millions $, mais cet argent a servi à rembourser ce qui avait déjà été dépensé en frais d’immobilisations et d’équipement.Mme Hutton prévoit cette année un versement de 3,9 millions $.« La demande est sûrement retardée à cause de la réforme Côté qui canalise toutes les énergies, mais nous gardons espoir», dit-elle.En attendant, les besoins en équipement ne sont pas encore résolus et de graves lacunes nuisent à l’amélioration des services.La cardiologie est un exemple flagrant : plus de 800 cas par année sont A PHOTO JACQUES NADEAU Au Centre à droite et hospitalier régional de l’Outaouais (CHRC) de Hull, cinq chirurgiens sont obligés de quémander des heures à gauche pour garder la main.transférés à Ottawa faute d’équi peinent pour effectuer un cathétérisme cardiaque (test nécessaire avant toute chirurgie cardiaque afin de débloquer les artères).< Ces transferts en Ontario coû tent plus de 4,6 millions $ par année au gouvernement québécois, souligne le cardiologue Denis Larose.le ne comprends pas pourquoi Québec, au lieu de verser cet argent à l'Ontario, ne l’investit pas plutôt à l'achat de matériel pour enfin offrir le service ici.Nous n’avons aucun de ces appareils tandis que Montréal, Québec et Sherbrooke bénéficient des meilleures machines, d’autant plus que la population de l'Outaouais possède le plus haut taux de maladies cardiaques dans la province : ici, près de la moitié des décès sont im putables aux maladies cardio-vascu laites.» Exode vers l'Ontario Le manque d’écoute du gouver nement face aux réalités que vivent les médecins commence d’ailleurs à freiner l’enthousiasme des proies sionnels de la santé qui songent de plus en plus à aller exercer leur pro fession en Ontario.« Ça pourra être très tentant si la situation devient invivable, explique le Dr Larose, surtout que les salaires sont 40 % plus élevés en Ontario, ce qui est très intéressant.» La politique en regard des équi pements montre bien les différences de gestion entre l’Ontario et le Qué bec : les établissements ontariens sont davantage autonomes et disposent chacun d’un budget qu'ils gèrent eux-mêmes selon leurs priorités.Au Québec, les hôpitaux doivent obtenir le feu vert des CRSSS pour toul achat de matériel.Les conseils ré gionaux ont donc un pouvoir déci sionnel très important.Pour sa part, le président de l’Association des médecins spécialistes, André Gagnon, craint que la réforme du ministre Côté ne fasse qu'alourdir le processus bureaucratique déjà fort pesant : « Rien n’indique que les régies régionales vont pouvoir régler nos problèmes.Les médecins n'ont déjà pas voix au chapitre en matière d’équipement.La reforme va-t-elle nous en donner plus ?Ça m'étonnerait, car elle tente de nous exclure davantage de tout pouvoir décisionnel.Nous attendons tous les amen dements avec impatience.» Ennio Marchetto, l’humour à la vénitienne Sylvain-Claude Fillon JUSQU’À dimanche soir, au théâtre "Centaur, une salle pénible déjà hantée par de bien étranges esprits, le Vénitien Ennio Marchetto réussit à enflammer la scène en donnant une performance unique en son genre et véritablement impossible à étiqueter.Sa prestation stupéfiante plonge 'dans un trouble indiscible et velouté qui nous poursuit encore plusieurs heures après être sorti du théâtre.| Pendant 60 minutes, il fait défiler sur scène pas moins de 37 personnages, dont les attributs physiques se résument à des costumes et des accessoires de papier.Avec un maquillage sommaire, Marchetto met à contribution un faciès extrêmement mobile qui semble s’adapter à celui de toutes les célébrités qu’il contre-lait avec une délicieuse perfidie.,* D’aucuns prétendront que son Spectacle tient du numéro de travesti, surtout à cause de son sens parodique amorçant des tableaux sous forme d’hommages qui se terminent Souvent par une exagération des tics Caractérisant les sujets qu’il exploite.Comme sa Marlène Dietrich sénilisée ou cette Tina Turner à la bouche aux tremblotements incontrôlables.; Les sujets choisis par Ennio Marchetto témoignent d’un vaste spectre culturel.De Elvis à Elton, de Mae West à Madonna, de Mona Lisa à la Vénus de Milo, d’Élizabeth II se transformant en Freddy Mercury à Diana Ross tenant dans chaque main la figure d< s deux autres Suprêmes et qui se métamorphose en Michael Jackson, tous passent à la moulinette Marchetto.En cours d’exécution, les personnages évoluent aussi, donnant un second, et parfois même un troisième degré à l’interprétation qu’il en fait.Ainsi, dans l’un des nombreux moments forts, la Piaf évolue à vue d’oeil pendant sa chanson et ratatine même en sortant de scène, illustrant ainsi son vieillissement accéléré.Ce qui fait la force de Marchetto, c’est le génie du détail, les clins d’oeil superbes et la simplicité pourtant aiguë des costumes, lesquels, en se transformant, lui permettent de jouer plusieurs personnages consécutifs sans quitter les planches.Comme Lesley Gore (It's My Party, devenant Aretha Franklin (Respect), puis, Nancy Sinatra ( These Roots Are Made For Walking).Impressionnante aussi, révocation brillante des atmosphères, qui vaut des moments ineffaçables comme ce James Bond devenant Shirley Bassey avec une robe faite de papier cuivré imitant les tricots en lamés des années 60.Les reflets du costume recréent sur la scène l’envoûtant miroitement du générique de Goldfin-ger.Mais, même après avoir pris conscience du stratagème qui épouse bien le lip-sync continuel, les incessantes surprises de Marchetto éblouissent : Boy George devenant le chanteur gai Jimmy Someville, avec un corps à échelle réduite dessiné sur sa poitrine, et dont les pe- tites jambes tirées par des fils danseront le disco sur le bridge musical de Don't Leave Me This Way.Marchetto affectionne aussi les personnages d’opéra, comme la Cal-las en Reine de la Nuit (La Flûte enchantée) qui se pince les mamme-lons por atteindre ce quelconque fa dièse haut-perché.Si, par ailleurs, les létonneriesabondent dans la prestation, rien ne choque vraiment, puisque l’aspect caricatural de ces costumes en papier désamorce toute vulgarité.Idem pour la chorégraphie égratignant Madonna, qui finit par nous la montrer flambant nue.sur papier.C’est cette candeur, cet enthousiasme naïf, cette atmosphère de carnaval qui fait de ce spectacle un étourdissant kaléidoscope jamais entaché de mauvais goût.Marchetto s’amuse follement, avec une insouciance iconoclaste que les Anglais appelleraient joie de vivre.Ce cabaret diabolique, mené tam-bour-battant par ce jeune Vénitien déjà passé maître ès pastiche, c’est du cinéma muet en couleurs, magistralement rendu par un travesti de haute-voltige, un arnaqueur du visuel, un moulin à illusions en technicolor.Courez-y s’il reste encore des billets, c’est le plus étonnant phénomène à surgir au Festival Juste pour rire depuis la venue de l’insolite Jango Edwards en 1988.Ennio Marchetto Les 100 visages de Marchetto Sylvain-Claude Fillon ENNIO MARCHETTOcorrespond parfaitement à l’archétype qu’on se lait des Italiens.: beau, grand, charmant.Depuis trois ans, il se balade avec sa centaine de personnages et l'emporte un succès quasi imprévu.Apres Montréal, ce sera le Japon, puis, le Danemark, l’Allemagne et line tournée en Italie.! « ( le qui m’a lancé, c’est le premier prix du comique qu’on m’a décerné liu festival de Bologne en 1988.Mais je suis beaucoup plus connu en Angleterre, où j’ai effectué une tournée Ile 30 villes et plusieurs apparitions à Londres.Le festival d’Edimbourg a t’onsolidé cette notoriété».Né à Venise il y a 31 ans, Mar-ëhetto parle sans complexe de sa douce folie.Réparant des machines à café dans la bout ique paternelle, au début des années 80, il rêvait de Marilyn Monroe.« Mes véritables débuts onl pris place au carnaval de Venise.J’avais créé des costumes très bizarres en utilisant le plastique, le métal et le papier.» Il s’en tient désormais au papier.Il faut faire attention à la fin du spectacle, car les techniciens de scène ont tendance à jeter ses accessoires aux rebuts.Entièrement autodidacte, créant lui-même costumes et mise en scène, Marchetto utilise beaucoup l’expression corporelle et la danse.Il aime incarner des personnages du répertoire lyrique et se spécialise dans les figures universelles, de Madonna à Mona Lisa.Modeste, il affirme que son spectacle n’exige pas nécessairement une excellente forme physique.«Je mange d’ailleurs souvent avant le spectacle, contrairement à beaucoup d’artistes.Mais j'avoue être épuisé après une représentation de 60 minutes.» C INC MAS CINI m* CXMON LE DEVOIR ALLIANCE V I VA Fl LM Convient 400 cinéphiles à venir célébrer RÉMY GIRARD SUPERSTAR PREMIER QUÉBÉCOIS EN VEDETTE DANS UN FILM 100% FRANÇAIS Le mercredi, 31 juillet, a 19 h 00 au cinéma Complexe Desjardins UN FILM DE PASCAL THOMAS Retournez ce coupon-réponse à: CONCOURS "LA PAGAILIE" a/s Alliance Vivafilm, 355 Place Royale, Montréal, H2Y 2V3 Nom: Age: Adresse: Ville: Code postal: Tél.bureau: Tél.:__________________________________________________ ¦ Le tirage aura lieu le 24 juillet ¦ Cette annonce paraîtra dans Le Devoir du 13 au 20 juillet 1991 ¦ La valeur des prix est de 3200$ ¦ 200 gagnants recevront leur laissez-passer double par la poste ¦ Le texte des règlements est disponible chez Vivafilm LAURENTIDE DOMINO (5)4) 229-3591 THÉÂTRE le chantecler Comédie de Marcel Achard avec Louis Lalande, Louise Rémy, Edgar Fruitier, Marcel Girard.Georges Carrère, Sylvia Gariépy Mar au dim .20h30.Matinées les sam.à 17h Forfait souper-théâtre Salle climatisée.Ste-Adèle, aut.des Laurentides, sortie 67 STE-ANNE DE BELLEVUE LA GHANDK OPÉRATION Avec Catherine Bégin, Julien Poulin, Patricia Tulasne Jacques Thériault Du mercredi au samedi à 20h30 Réservations (514) 457-0396 , .t9| SOUPIR I Ml ai Kl J*.# , cÆ J2a Qampagno Autoroute 40 •./ sortie 41 21.275 chemin Lakeshore (Collège John Abott) Autoroute 20 Ste-Anne-de-Bellevue sortie 39 LONGUEUIL (A COMÉDIE MUSICALE À SUCCÈS les Nonnes du mercredi au samedi â 20h30 ¦ ¦ Théâtre de la Ville | 180, de Gentilly Est.Longueuil , Près du Cégep Édouard Montpetit_670-1616 \L£jî2==i« MAURICIE If IHIA1R f HIUIKIE Into: 819-539-5451 présente LA REVANCHE DE GRAZIELLA — Comédie d'Aurore D Descôteaux.M E S Marc Hébert, avec Richard Niquette, Michèle Benoit, Diane St-Jacques.Normand Fauteux, Marc Hébert.21 juin au 31 août Souper/théâtre -Circuits touristiques, Aut.55, sortie 217.reflïlE Le Théâtre de Marjolaine présente une comédie de Claude Meunier et Louis Saia, 'APPELEZ-MOI STÉPHANE” avec Daniel Gadouas.Louise Turcot, Jacques L'Heureux.Sylvie Gosselin.Jean-Jacques Lamothe et Monique Gosselin Du 22 juin au 24 août, mar, au vend 20h30, sam : 19h00 et 22h30 dim : 20h00, Rés.(à compter du 15 juin) Eastman (514) 297-2860/2862 Aut.10, sortie 106, Resto-Théàtre, terrasse LE GUIDE DU WEEK-END Montréal, vendredi 19 juillet 1991 NOS CHOIX ARTS VISUELS Les expositions Dessins d'architecture de l'avant-garde russe 1917-1935 et Publications de l’avant-garde soviétique présentées jusqu’au 8 septembre 1991 au Centre canadien d’architecture (CCA), 1920 rue Baile, sont hantées par la reconstruction (perestroïka) d’une société nouvelle.Toutes les oeuvres de cette période fertile et mouvementée issue de la Révolution d’Octobre, nous font traverser l’histoire d’un pays secoué par des courants artistiques et des débats idéologiques passionnants.— Marie-Michèle Cron CINÉMA Au Rialto, est présenté Bright Angel qui, dans un registre noir et très dense, marque les débuts prometteurs du cinéaste new-yorkais Michael Fields.Ce film, d’une grande violence psychologique, constamment sous tension, est habité par les beaux dialogues un peu littéraires de Richard Ford.Mais le scénario sert surtout ici de support au non-dit.George (Dermot Mulroney) est un jeune apprenti boxeur sans expérience de la vie, Lucy (Lili Taylor), une routarde désabusée en quête de son frère prisonnier.Sur des décors sinistres de motels et de pipe-lines, l’excellente direction d’acteurs de Michael Fields crée un climat enfiévré.Ce film dur, intelligent, bien écrit et brillamment interprété est un modèle de violence concentrée.— Odile Tremblay MUSIQUE Les adieux du Quatuor Orford Le Centre d’arts Orford accueillera le quatuor qui porte son nom pour son concert d’adieux à la scène québécoise.Les musiciens reprendront alors le progarmme de leur tout premier concert donné à cet endroit en 1965.Les violonistes Andrew Dawes et Kenneth Perkins, l’altiste Sophie Renshaw, le violoncelliste Desmond Hoebig joueront des oeuvres de Haydn, Prokofiev, Mendelssohn.Ce concert exceptionnel a lieu à 20 h à la salle Gilles Lefebvre d’Orford.O À Lanaudière Elle a inauguré l’amphithéâtre de Lanaudière en 1989 et elle nous revient ce soir dans un répertoire des grands airs d’opéra : Carol Neblett, entourée du Choeur de Lanaudière et de l’Orchestre Métropolitain sous la direction de Jacques La-combe.Un autre retour attendu après trois ans d’absence : celui de l’OSM samedi soir avec Charles Dutoit qui dirigera la Symphonie de psaumes de Stravinsky et Carmina Burana, de Orff.— Marie Laurier L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE Dom Camara et l’Abbé Pierre à Lanaudière LA DIRECTION du Festival international de Lanaudière et son directeur artistique Fernand Lindsay ont réussi un coup de maître : réunir des prophètes de la paix, de la fraternité et de l’amour.Il s’agit de Dom H elder Camara, archevêque de Recife au Brésil, et de l'Abbé Pierre, de Paris.Ces deux hommes, tous deux octogénaires, ont écrit des textes sur des oeuvres musicales du Suisse Pierre Kaelin, un prêtre-composi-teur-chef d’orchestre que nous vous présenterons dans nos pages culturelles de demain (samedi).Cet événement exceptionnel a lieu dimanche, à 21 heures, à l’amphithéâtre de Lanaudière et le plateau réunira les invités mentionnés ci-haut, un regroupement orchestral de musiciens, un choeur d’enfants de 100 choristes de Lanaudière, les solistes Elise Boucher, alto, et Gregory Charles, baryton.Présenté en première nord-américaine, ce programme se divise en deux parties : La Symphonie des deux mondes sous la direction du compositeur Pierre Kaëlin, selon des textes récitatifs de Dom IIelder Camara et d’Émile Gardaz sur une musique de Pierre Kaëlin.Cette symphonie nécessite la participation d’un orchestre de 00 musiciens, d’un choeur de 100 voix dont une schola et le Choeur d’enfants des Petits chanteurs de Laval, les deux solistes Elise Boucher, alto, et Grégory Charles, ténor.Le narrateur sera Dom Ilelder Camara.En deuxième partie, on entendra Dom Ilelder Camara Mr \ la cantate La Joie partagée, une musique de Pierer Kaëlin, sur des textes de l’Abbé Pierre, Raoul Follereau et Charles Péguy.Il s’agit d’une oeuvre pour orchestre à formation jazz qui nécessite également un choeur.Le narrateur sera le comédien Jean-Louis Roux qui se disait ravi cette semaine de participer à un événement aussi spectaculaire placé sous le thème de « Paix et partage », Le soliste sera le jeune Grégory Charles, 23 ans, et le chef d’orchestre, Pierer Huwiler, le neveu de Pierre Kaëlin.À QUÉBEC Richard Séguin X f Sarah McLachlan U ne chanteuse de Vancouver qui a été remarquée, à deux reprises, au Festival d’été de Québec, présente son spectacle au Bar d’Auteuil, lundi soir, pour étirer le week-end.Encore dans la jeune vingtaine, Sarah McLa-, chlan vient de sortir un deuxième album.Le premier s’est transformé en disque d’or.Elle fait du folk-jazz-pop qui peut faire penser vaguement a du Joni Mitchell des années 70 mêlé à du Suzanne Vega.Richard Séguin en solo ! Evénement unique que cette tournée que fait Richard Séguin, pour se refaire la main avant d’affronter les grandes scènes montréalaises.Il sera seul sur scène, avec sa guitare, et présentera une rétrospective de sa carrière sans compter ses nouvelles chansons.À L’Anglicane de Lévis, mardi et mercredi, pour étirer le week-end un peu plus.Niagara à l’Agora Avec son dernier album, Religion, le groupe français Niagara a choisi de se donner un son plus « hard rock » qui semble plaire à beaucoup de monde.Muriel Moreno et Daniel Chenevez seront entourés de pas moins de 11 musiciens.À l’Agora du Vieux-Port, dimanche.THÉÂTRE Les palmes de Germain Houde Tentative réussie d’intégrer le théâtre au Festival Juste pour rire Marie et Pierre Curie joués par Sylvie Drapeau et Henri Chassé.• P * .¦*< : Les Palmes de M.Schütz Pièce de Jean-Noél Fenwick Mise en scène : Denise Filiatrault, assistée de Sue Turmel; décor André Barbe, éclairages Claude Accolas, accessoires : Normand Blais; costumes : Jean-Yves Cadieux Avec Gary Bray, Henri Chassé.Patrice Coquereau, Sylvie Drapeau, Germain Houde, Danièle Lorain et Jean-Louis Roux.Production Films Rozon (Festival Bell Juste pour rire) présentée au Théâtre du Nouveau Monde du 12 juillet au 10 août Michel Vaïs EN SORTANT du théâtre le soir de la première de presse, certains spec lateurs ont regretté que la pièce n’ait pas été désopilante.Il est vrai qu’à vue de nez, une bonne partie du public ce soir-là ne ressemblait guère à celui qu’on côtoie habituellement en saison aux premières du TNM, ni même à un public de théâtre tout court.Pour ces « spectateurs du rire », donc, le choix de la pièce de Jean-Noël Fenwick dans un festival d’humour a pu paraître quelquepeu insolite.Car si l’on rit, pas mal meme — bien que tard —, on sent que personne n’a voulu nous dilater la rate à tout prix.Quant à moi, je trouve plutôt soulageant de constater que l’essentiel du spectacle se situe ailleurs.Dans sa promotion, le Festival Juste pour rire insiste sur le fait que cette pièce constitue la première tentative d’intégrer le théâtre dans sa programmation.On précise même dans les communiqués que l’On veut faire « du théâtre l’été (pas dil théâtre d’été) à Montréal», comme si l’on voulait prendre ses distances à l’égard d’un secteur sus pfect de notre activité culturelle.Rappelons que ce festival a déjà présenté du théâtre par le passé : Le Cid improvisé et La danse des poules en 1987, Arthur en 1989 et Et pendant ce temps, les Japonais travaillent en 1990, mais il ne s’agissait alors que d'accueillir des spectacles déjà montés en France ou en Suisse.Cette fois-ci, on offre une production originale et entièrement québécoise de la première pièce jouée (et la deuxième écrite) d’un jeune auteur français qui jusque-là avait surtout oeuvré dans le journalisme, la publicité, la rédaction de sketchs pour la télé et le café-théâtre à Paris.Avec Les Palmes de M.Schütz, Fenwick jette un regard ironique, irrévérencieux, mais surtout tendre et affectueux sur Pierre et Marie Curie, les découvreurs de la radioactivité et du radium.Quel sujet pour faire rire, direz-vous ! Et pourtant, ça marche.D’abord parce que les Curie sont des gens très simples, bons vivants et enthousiastes, ensuite parce qu’avec eux, on s’esclaffe en s'instruisant, tout comme la nourrice qui, par ses questions insistantes et son ingénuité, « collabore » aux travaux des deux futurs prix Nobel.Nous sommes donc au tournant du siècle, à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris, dans le minable laboratoire de Pierre Curie (Henri Chassé) et Gustave Bémont (Patrice Coquereau).Il s’agit d’un hangar de métal et de vitres où l’on gèle en hiver, surtout quand le directeur de l’École, M.Rodolphe Schütz (Germain Houde), coupe les livraisons de charbon.Survient un jour une immigrante polonaise, Marya Sklodowska (Sylvie Drapeau), bardée de diplômes mais supposément inapte à l’enseignement à cause de sa connaissance insuffisante du français, qui leur sera imposée comme assistante.S’ensuivra un mariage blanc entre Pierre Curie et elle, pour permettre à Marie de demeurer en France, puis, le départ de Bémontdu labo.Quant à M.Schütz, c’est l’empêcheur de chercher en rond, qui ne cesse de faire pression pour que l’on mette fin aux recherches et que l’on trouve, et qui se voit toujours-déjà récipiendaire des honneurs de l’Académie des sciences.Dans le texte, par ailleurs d’un réalisme sans histoire, les clins d’oeil ne manquent pas qui rappellent les antécédents de l’auteur au café-théâtre.De la réflexion de Schütz sur l’obligation « d’importer des étrangers pour faire le travail que les Français ne veulent pas faire », à la colère du recteur de Clausat (Jean Louis Roux) devant un buste de Pasteur ayant la tête tournée vers la gauche (« encore un coup des socialistes »), en passant par les allusions fréquentes à la féminité de Marie dans un monde d’hommes, on voit poindre constamment des clichés qui nous sont aussi familiers qu’aux Français.La poésie scénique, ou la théâtralité, c’est d’abord à Denise Filiatrault qu’il revenait de l’introduire, avec le soutien essentiel du décorateur, de l’accessoiriste, du costumier, lesquels nous plongent dans une Belle Époque ludique, fantaisiste et colorée malgré le réalisme minutieux et, dirais-je, photographique des composantes scénographiques.Fidèle à son habitude et avec une maîtrise exceptionnelle, Filiatrault a insisté sur un jeu très physique des interprètes, jeu qui n’enlève rien à la crédibilité des personnages mais au contraire, les nourrit d'urie dimension gamine, voire polissonne, tout à fait dans le ton du texte II faut voir les numéros de Sylvie Drapeau lors qu'elle tente maladroitement de cacher le buste de Pasteur (il recèle de la dynamite), ou quand elle essaie d’attraper au vol des photos osées que Pierre tient distraitement dans sa main en expliquant au recteur de Clausat le fonctionnement de son électroscope.Ou encore, les nu méros d’ivresse irrésistibles de Henri Chassé puis de Germain Houde.A en croire des spectateurs qui ont vu la production parisienne de la pièce, le jeu est ici beaucoup plus corporel, là ou il était froid, intellectuel au Théâtre des Mathurins.Mais le plus grand plaisir de spectateur que l’on éprouve, c’est aux in- terprètes qu'on le doit, au premier rang desquels il faut citer Sylvie Drapeau, et surtout Germain Houde.Reprenant l’accent slave, quant à moi crédible (mais je ne parle pas polonais), qu’elle avait cultivé l’hiver dernier pour le rôle de Lumlr dans Le pain dur de Claudel au Rideau Vert, Drapeau brosse une Marie Curie souple et précise, aussi facétieuse et enjouée quand les circonstances s’y prêtent qu’autoritaire et décidée si son honneur ou l’avenir de la science sont en jeu.Quant à Houde, méconnaissable, c’est vraiment lui qui mérite les palmes de la distribution, tellement le personnage qu'il compose est extraordinaire de présence, de vérité et de fantaisie.Be donnant, barbu, obséquieux, nerveux jusqu’au léger tremblement des mains, M.Schütz s’enflamme avec la violence du Capitaine Haddock de vant ses subalternes, pour fondre pathétiquement devant son recteur, comme un petit garçon pris en défaut.Son interprétation est une véritable révélation.Henri Chassé pro pose un Curie distrait et généreux, désopilant quand une ivresse inopinée menace son équilibre; Jean Louis Roux campe un amusant recteur de Clausat précieux et niais voire bonasse; Patrice Coquereau fait un Bémont superbe, aussi avide de découvertes que de conquêtes fé minines et Danièle Lorain nous offre une pléthorique nourrice Georgette, un peu bécassine mais dotée d’un accent parigot de derrière les fagots à faire loucher un titi.Je ne lui cou naissais pas encore ce talent.Le meilleur gag de la pièce ?Celui d’avoir fait commanditer le specta de par Énergie atomique du Canada.C’est ce qui s’appelle saisir l’occasion aux cheveux.Bravo à Juste pour rire. Le Devoir, vendredi 19 juillet 1991 ¦ 13 DES IDEES, DES EVENEMENTS La médecine parallèle à la rescousse I) la ne Champagne Mme Champagne enseigne lu /'rançais langue seconde à Montréal i COMMENT COMMENCER cet article ?Comment témoigner de la douleur et de l’angoisse ?: En me fondant sur mon cas personnel, j’ai décidé de dénoncer l’atti-tiule pédante de nombreux médecins, leur incompétence et leur ignorance.Il y a deux ans, le cauchemar de ma vie commençait : palpitations au coeur, essoufflements, fatigue inexplicable, nausées et étourdissements.À deux reprises, je me suis donc rétrouvée à l’urgence.Une première fois avec le diagnostic « neuronite vestibulaire virale ».La deuxième fois, on me garda pour la nuit en me disant que j’avais une « leucocy-those », indiquant un phénomène « infect ueux ».sans plus d’explica lion ! : Le lendemain, on me donnait congé.J’avais les jambes en guenille, je vacillais mais j’étais encore eh vie.On m’a prescrit des médicaments : anti-vers et gravol.Les jours se succédaient, les douleurs persistaient, à la nuque, dans le dos, avec des sueurs, de la fièvre.C’était la ronde des malaises cycliques.Alors s’amorça mon pèlerinage dans le monde merveilleux des médecins spécialistes, neurologues, oto-rhino-laryngologistes.Échecs à répétition.J’ai assisté à des scènes à la fois pénibles et loufoques.Un neurologue s’est mis à rire me disant « fêlée » entre les deux oreilles; il m’a lancé avec un sourire béat : « Ça ne relève pas de mon domaine.» Un autre m’envoyait faire de la piscine, en disant que je souffrais d’hyperventilation; un oto-rhino m’a avoué qu'il ignorait la cause de la fa-tigue chez les gens atteints d'une neuronite.Sans oublier les frais de physio et de chiro : là, on prétendait que la source de mes malaises, c’était un problème « cervical ».Quatre mois plus tard, mon père contractait la même maladie, ce qui n'éveillait pourtant aucun soupçon chez ces spécialistes ! Les médecins gagneraient à s’inspirer des approches alternatives.Ces visites m’ont aussi fait réaliser que plusieurs médecins entretenaient encore l’idée d’une « somatisation» typiquement féminine! Pour tenter d’améliorer mon état l’ai un jour décidé de recourir à la médecine dite holistique (acupuncture, massages, etc.).J'ai rencontré une infirmière-masseuse en shiatsu qui me référa à une femme omnipra-ticienne, laquelle, par des tests sanguins, dépista finalement la présence du virus Epstein-Barr et coxsackie, responsable d’un syndrome qui attaque le système immunitaire et le système nerveux central.Elle m’avoua qu’en 1988, date à laquelle cette maladie m’assaillait, il y avait eu une épidémie de ce virus appelé aussi : encéphalyte myalgia., Comment expliquer l’ignorance des médecins face à la réalité sociale d'une épidémie, qui ne tiennent compte que de leur petit univers en vase clos, prisonniers de leurs pseudo-connaissances ?Comment accepter qu’un médecin porte un faux diagnostic ?Je trouve inconcevable qu’un médecin traite des patients atteints du virus avec nonchalance et indifférence, sous prétexte que la médecine n’ait pas encore trouvé de cure.De plus, un malade informé de sa maladie et des conséquences est déjà en voie de guérison, car « le savoir est le salut de l’homme».On se croit évolués parce qu'on effectue des chirurgies et des greffes de toutes sortes.Mais quand comprendrons-nous que le corps humain est une entité complète et qu'un problème localisé peut avoir des répercussions sur tout l’organisme ?Je crois qu'à l’approche de l’an 2000, il serait opportun que les avenues de la médecine traditionnelle, trop souvent hermétique, se joignent davantage à celles de la médecine dite parallèle.Il serait temps que l'on arrête de se prévaloir à tort et à travers de Iouïes ces connaissances, et que l’on cesse d’adopter un attitude méprisante à l'égard des malades.La maladie n’épargne personne ! ( »n pourrait dépister de façon plus adéquate les signes avant-coureurs des maladies, en étant plus à l'écoute des réactions du corps humain, des symptômes, véritables « alertes de la maladie ».Par conséquent, notre médecine serait moins celle de Saint-Thomas, c’est-à-dire une médecine du « trop lard » : >• Madame, vous avez des pierres au foie»; « Monsieur, vous avez fait un infarctus», etc.Tout ceci explique pourquoi tant de gens se tournent, de plus en plus et avec raison, vers la médecine holistique.Car enfin, c’est elle qui ouvre vraiment de nouveaux horizons.La campagne anti-haïtienne de Joaquin Balaguer La communauté internationale doit forcer la République dominicaine à respecter le droit Milo Bélice Agent de liaison du Comité québécois de reconnaissance des droits des travailleurs haïtiens en République dominicaine et président de l'Alliance chrétienne des frères et soeurs unis LE 14 JUIN dernier, le président de la République dominicaine, Joaquin Balaguer, s’appuyant sur l’article 55 de la constitution de son pays, a promulgué un décret ordonnant le rapatriement des enfants de moins de 16 ans et des personnes âgées de plus de 60 ans d'origine haïtienne vivant en-République dominicaine, plus particulièrement dans les bateys.Le gouvernement haïtien n’a jamais été consulté sur la question avant la promulgation du décret.Il a donc fallu, en Haïti, s’organiser d’urgence pour accueillir les déportés, ayant été remis dans un état de dénuement total aux autorités haïtiennes.Après avoir passé, dans certains cas, plus de la moitié de leur vie à travailler dans des conditions jugées inhumaines pour lancer l’industrie sucrière dominicaine, ces travailleurs et travailleuses en avaient droit à la reconnaissance de leur personnalité juridique, en vertu de l’article 6 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.Enfants séparés de force de leurs parents De plus, un bon nombre de ces gens, étant nés en République dominicaine, ont droit à la citoyenneté dominicaine, en vertu de l’article 11 de la Constitution ce pays.Ces pauvres gens ont été contraints d’abandonner sans aucune compensation leurs biens, qu’ils avaient parfois mis plus de trente années à réaliser.Laissant derrière eux familles et proches, il arrivera même que certains d’entre eux ne connaissent personne en Haïti.À la vérité, ces rapatriements ne se limitent pas uniquement au niveau des deux catégories d’Haïtiens visées par le décret du gouvernement dominicain.Dans le cas des enfants, à leur ac- Réfugiés haïtiens dans un autobus dominicain les rapatriant de force en Haïti.cueil, les autorités haïtiennes ont été obligées de les répartir dans plusieurs familles.Il y a des enfants qui ont été déportés dont leurs parents sont restée en République dominicaine et vice-versa.Parmi ces enfants, un bon nombre d’entre eux sont nés en sol dominicain, ce qui leur confère légalement droit à la nationalité dominicaine.Ce sont là des injustices flagrantes qui méritent toute notre attention.En agissant ainsi, le président Balaguer et son gouvernement ne font que se discréditer davantage sur la scène internationale.Mais, à part l’anli-haïtianisme rassis, quelles sont les raisons qui ont poussé le président dominicain à adopter une telle mesure ?Atrocités télévisées Le mois dernier, la diffusion d’un documentaire sur la chaîne de télévision ABC, montrant des scènes horribles sur les jeunes enfants haïtiens, a suscité l’indignation et la colère dans l’opinion publique internationale.À la suite de ce repor- tage, une campagne de boycott nord-américaine de l’industrie dominicaine du sucre et bien d'autres sanctions économiques en avaient été annoncées.La décision d’expulser les Haïtiens de la République dominicaine est un moyen utilisé par Balaguer pour fuir les accusations internationales et pour déstabiliser le nouveau gouvernement haïtien.Aussi, le dernier rapport de Lawyers Committee for Human Rights, celui de Americas' Watch et le témoignage du révérend Edwin Peterson, le 11 juin dernier, devant le Congrès américain, ayant dénoncé les traitements inhumains in- PHOTO HAITI EN MARCHE fligés aux braceroset à leurs progénitures, faisaient rugir le gouvernement dominicain.à la suite de tout cela, le président Balaguer a accusé l’actuel gouvernement haïtien de s’être solidarisé à la campagne internationale de dénonciations contre son pays.Il a, au plus, critiqué le gouvernement Aristide-Préval d'avoir coopéré avec les organisations internationales qui ont toujours taxé d'esclavagistes, les conditions de travail des coupeurs de canne haïtiens dans les bateys du Conseil étatique du sucre (CEA).Ainsi, la décision d’expulser les Haïtiens de la République dominicaine, est un moyen utilisé par Balaguer non seulement pour fuir les accusations internationales, mais aussi pour se venger de l’actuel gouvernement haïtien, souhaitant même sa déstabilisation.Du coup, •: Balaguer aurait sans doute cherché à atténuer l’ampleur de la crise so- ; cio-politique et economique interne : à laquelle il se trouve confronté.! i l Pour un dialogue Saint-Domingue-Port-au-Prince j De prime abord, il va falloir que !J les plus hautes instances internatio- ;! nales arrêtent le gouvernement do-minicain dans cette entreprise ré- ! pressive.Si Balaguer veut aujourd’hui se j débarrasser des immigrés haïtiens, !• il va devoir le faire en collaboration • avec le gouvernement haïtien, dans !j des conditions plus démocratiques.[; En conformité avec l’article 15 de la |! Déclaration universelle des droits ! de l'homme, il n’est pas question que ! le gouvernement dominicain refoule ! à son gré en Haïti des ressortissants ; dominicains.En outre, le statut ! d’immigrant devra être reconnu à ! ceux et celles qui en auraient eu 1 droit en conformité avec la législa-j lion dominicaine et celle internatio-•! nale.Sur les recommandations de la;! Communauté ecclésiale internatio-!' nale, des organisations internatio-;! nales des droits humains y compris .l’ONU et l'OEA, des médias, des! gouvernements et des multinatio j* nales, il faudra que le gouverne-!*-ment dominicain reconnaisse aux! Haïtiens et Haïtiennes vivant en lté | publique dominicaine, tous les!, droits et privilèges écrits dans la|; Déclaration universelle des droits* de l'homme.La Communauté internationale! va devoir faire pression sur le gou i vernement dominicain pour qu’il! respecte et applique intégralement*, les droits des enfants, le droit inter-!: national du travail, les conventions'/-de l’OIT, et qu’il reconnaisse enfin*! aux ouvriers des bateys leurs liber-!, tés fondamentales, leurs droits ci J vils, socio-économiques et politi !.ques.!; Les milliards perdus de rindépendance du Québec Robert tlajaly Professeur de science politique au CKGKP Dawson, à Montréal L ES ÉTUDES publiées par la Commission Bélanger-Cam-’ peau sur les répercussions financières de la sépartion du Québec d'avec le Canada semblent avoir leurré tout le monde, y compris les sceptiques.Ces études, basées sur des chiffres de 1990-91, prétendent que, dans la mesure où les dépenses fédérales au Québec ne dépassent que marginalement les recettes fédérales réalisées au Québec, l’indépendance aura pour seul effet de transférer la portion des intérêts que les Québécois paient au titre de la dette fédérale dans un nouveau Québec souverain.Car conséquent, même si le déficit du gouvernement québécois risque d’augmenter de façon marquée, les obligations totales des contribuables québécois resteront identiques.Il se peut même qu’elles décroissent légèrement si le Québec indépendant prend en charge 18,5 % seulement de la dette fédérale, pourcentage qui correspond à la part qu'il revendique au titre de l’actif fédéral.Ces éludes oublient néanmoins de prendre en compte (exception faite des 18,5 %) que, puisque le gouvernement fédéral ajoute aujourd’hui aux recettes issues du Québec les recettes relativement supérieures des provinces les plus riches, il est en mesure de rembourser une partie importante des intérêts au titre de la dette à l’aide de ces dernières.Ces revenus supplémentaires ne seront évidemment pas mis à la disposition du Québec indépendant.En 1990-91, les intérêts payés selon cette formule se sont chiffrés à 12,5 milliards, la partie prise en charge par les Québécois (laquelle devra sortir de leurs propres poches une fois le Québec devenu indépendant) s’établissant à 2,3 milliards, même si le Québec n’est responsable que de 18,5 % de la dette.En ajoutant à ces 2,3 milliards de dollars les 240 millions qui représentent, selon la Commission Bélanger-Campeau, l’excédent des dépenses fédérales sur les recettes du Québec, ainsi que la part beaucoup plus réaliste des dépenses militaires intérieures du Canada pour le Québec (fixées dans l’étude à seulement 13 %), on obtient un coût total net de plus de 3 milliards par an.Il faut remarquer que les prévisions de l’étude au chapitre des dépenses fédérales, qui seront prises en charge par le Québec indépendant, sont inférieures d’environ 1 milliard à celles que, selon les comptes nationaux, Ottawa consacre actuellement au Québec.Si nous supposons maintenant que la part du Québec au titre de la dette fédérale au moment de l’indépendance s’établit à 25,4 %, soit la proportion de sa population par rapport a la population canadienne en 1990, au lieu des 18,5 % que postule l’étude Bélanger-Campeau, le coût net total de l’indépendance du Québec s’élèvera à 6 milliards par an.Cela présuppose que la part effective actuelle du Québec au titre de la dette est d’environ 21 %, sa contribution totale aux recettes fédérales étant ajustée en fonction de la dernière source provinciale d’impôt indirect.Compte tenu des 43 milliards payés au titre des intérêts de la dette fédérale en 1990-91, le déficit total du Québec passera de 12,2 milliards à 14,7 milliards, contre 7,3 milliards, comme le prévoit la Commission.Les experts de la Commission Bélanger-Campeau ont embelli le tableau en sous-estimant la dette réelle du Québec indépendant et en anticipant des revenus exagérés.Que dire de l’argument de l'étude Bélanger-Campeau qui prétend que la portion de la dette fédérale du Québec au moment de l’indépendance devra être équivalente aux 18,5 % qu’il revendique au titre de l'actif fédéral ?Cela n’est raisonnable que si l’excédent passé des dépenses fédérales par rapport aux recettes, responsable de la dette, était principalement attribuable aux dépenses d’immobilisations.De fait, entre 1984 et 1988, dernière période quinquennale pour laquelle les comptes nationaux sont disponibles, les dépenses d'immobilisations (moins amortissements) ne représentaient que trois quarts d'un pour cent des dépenses fédérales totales.Par conséquent, même si l’on tient compte de la part la moins importante du Québec au titre des dépenses d'immobilisations, sa part des dé-penses fédérales atteint une moyenne de 24,2 % alors que les recettes du Québec, ajustées ici aussi en fonction de la dernière source d’impôts indirects, ne représentent que 20,7 % du total fédéral.La différence de 3,5 % entre ces deux chiffres constitue l'avantage spécifique du fédéralisme pour le Québec, tous les types de dépenses étant pris en considération.Ce chiffre devrait être utilisé pour ajuster la proportion de sa population par rapport à la population canadienne afin de déterminer la part qui lui revient au titre de la dette nationale, ce qui donne 28,9 % (25,4 % + 3,5 %) de la dette en 1990.Outre les 6 milliards auxquels nous parvenons, il convient d’ajouter un dernier coût financier à la séparation du Québec.Supposons maintenant que le Québec ne prenne en charge que 25,4 % de la dette fédérale et que le total de la dette s’établisse à 388,5 milliards en 1990-91, conformément au budget de février (contrairement aux 330 milliards calculés par la Commission), la dette totale du Québec indépendant au moment de rindépendance dépassera 140 milliards.C’est ainsi que chaque pourcentage d’intérêt sur la dette que le Québec indépendant aura à payer de plus que le Canada lui coûtera 1,4 milliard par an, contre 960 millions selon B-C.Par ailleurs, le ratio d’endettement du Québec par rapport au revenu national sera supérieur de 60 % à celui du gouvernement canadien, contre les 9 % calculés par la Commission, selon ses hypothèses plus optimistes.Il est par conséquent certain qu’un Québec indépendant aura à payer des taux d’intérêt supérieurs au titre de sa dette qu’il n'en paye aujourd'hui sur sa part de la dette canadienne, même si toutes les incertitudes quant à sa séparation d’avec le Canada sont résolues à son avantage et après leur résolution.Considérons en dernier lieu la dimension humaine qu'implique le coût de la séparation du Québec.Si la responsabilité de l’introduction de frais médicaux et l’augmentation des taxes scolaires est rejetée sur la perte récente de 221 millions au titre des transferts fédéraux au Québec, que donnera une perte annuelle de 6000 millions et plus ?Une chose est certaine, le Québec ne pourra pas se permettre de prendre en charge les 34 % de subventions au titre de la radio-télévision fédérale et les 77 % de subventions cinématographiques (en 1988-89) qui servent aujourd'hui à soutenir la culture française du Québec en Amérique du Nord.PROGRAMME DOUBLE " Les prix sont coupés, le plaisir est doublé! Ensemble le suspense et l'humour à leur meilleur.” GASPARD ROBINSON t film deTONY GATLIF ovet BENEDICTE L0YEN el CHARLOTTE GIRAULT Musique MICHEL LEGRAND | 2001.RUE UNIVERSITY MILENA ET KAFKA: UNE RENCONTRE INOUBLIABLE! MILENA b.CENTRE-VILLE UNE COMEDIE * TORDANTE.Billy Crystal est à son meilleur.Deviendra un des gros succès de l’année." Jell Craig SIXTIES SECOND PREVIEW^ DESJARDINS m COMPLEXE DESJARDINS JXI153ÜI ol JOLIETTE JOLIETTE [Y)(oauv nuwul | I |[ OUL*’ «'IFKI : wmzt.n?jnnfTn®i MAIL CHAMPLAIN 2330 BOUL LE CARREFOUR IYIIdoihy suncol -1 A’Wm MAISON DU CINÉMA 7305.BOUL LANGELIER 255 5482 1071.CHEMIN DU COTEAU 471-6644 éx TERREBONNE |||CINÉ-PARC ST-EUSTACHeIII CINE PARC drummondviue ROUTE 15 (SORTIE 21) ROUTE 20 (SORTIE 170) 2ème film aux ciné-parcs: Ji'I"' MISERY v „ C INI M AS riNtni x Ooeon Aussi en version originale anglaise au: FAUBOURG.POINTE-CLAIRE L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale Josée Boileau.Jean Chartier.Yves d'Avignon; Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes).Louis-G L'Heureux, Caroline Montpetit.Bernard Morrier, Isabelle Paré.Clément Trudel : à l'Information culturelle : Pierre Beaulieu.Paule DesRIvières, Marie Laurier.Robert Lévesque, Nathalie Petrowskl; à l'Information économique: Robert Dutrlsac.Jean-Pierre Legaull, Serge Truflaut.Claude Turcotte; à l'Information politique Pierre O’Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique Internationale), François Brousseau, éditorialiste (politique internationale) et responsable de la page .Idées et événements »; aux affaires sociales Paul Cauchon (questions sociales), Louis-G.Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail); Marie-Josée Hudon.Jean Sébastien (commis); Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle (clavistes); Denise Babln (secrétaire à la rédaction); Suranné Marchand (adjointe A la direction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur); Manon Scott.Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice).Jacqueline Avril, Caroline Bourgeois, Francine Glngras, Johanne Gulbeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major (publicitaires); Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon, Céline Poisson (maquettistes; Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables); Florine Cormier.Céline Furoy, Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Venne, Raymond Matte Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thérlault (secrétaire à l'administration) LE MARKETING ET LE SERVICE A LA CLIENTÈLE Christiane Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe); Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Olivier Zuida.Jean-MArie Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Marie-Hélène Alarie.Manon Blanchette, Sylvie Laporte.François Coulombe, Jean-François Lapointe.Raymond Paquin, Pierrette Rousseau (svis publics), Micheline Ruelland, Patrick Salesse le devoir est publié par ('imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal.H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.7743 rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc , 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal L Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775 boul Lebeau.St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire, Limitée.211 rue Si-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is $ 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain N Y US POSTMASTER send address changes to Insa P Q Box 1518 Champlain.N Y 12919-1518 9647 14 ¦ Le Devoir, vendredi 19 juillet 1991 ÉDITORIAL Le scandale des délais judiciaires LES DÉLAIS, c’est la pire maladie, le sida de la justice parce que ça en mine inexorablement la qualité et même son but premier.Décider trop tard, ce n’est plus de la justice : on fait simplement se débarrasser d’un dossier.Les gens sont devant nous pour qu’on rende une décision.La bonne si possible, mais surtout qu’on règle le conflit.» Cette confidence du juge en chef de la Cour suprême du Canada, dans une entrevue avec LE DEVOIR (8 juillet), prend un relief saisissant depuis quelques jours.Un collègue du juge Antonio Lamer, le juge Peter Cory, auteur d’une importante décision sur la question litigieuse des délais judiciaires, vient en effet de soulever une vive controverse en déclarant à Londres que son propre jugement a été mal interprété.L’affaire Askov, c’est d’elle dont il s’agit, rebondira à nouveau en Cour suprême, pour qu’elle explicite son jugement et clarifie les propos inusités du savant juge.Le plus haut magistrat du pays refuse évidemment de discuter de cette affaire précise.Mais M.Lamer a une idée précise sur le fond de la question.Il reprend le mot d’un ancien collègue, pour qui « il vaut mieux avoir tort tout de suite que raison trop tard ».Le juge Lamer s’en explique ainsi en entrevue.« Le vrai scandale, c’est qu’il y a actuellement des dizaines de milliers de personnes qui attendent leur procès avec, en contrepartie, autant de victimes qui attendent, elles, la condamnation de leur agresseur, et que ça s’éternise pendant des mois, parfois même des années, alors qu’il y aurait moyen de réduire ces délais.» On ne saurait mieux résumer le drame des délais excessifs.Les remises de cause et leur abandon pour de multiples raisons — de l’insuffisance des ressources à une sous-utilisation de celles qui sont disponibles — constituent un énorme déni de justice, aussi bien pour les accusés que pour les plaignants et l’ensemble de la société.Pour y comprendre quelque chose, il faut faire un retour en arrière.Le 22 octobre dernier, la Cour suprême statuait — c’est l’arrêt Askov — qu’un accusé de ce nom et trois autres individus, qui attendaient depuis près de trois ans leur procès dans une affaire d’extorsion, avaient été privés de leur droit à un procès dans un délai raisonnable.Sur ce point précis, la Cour énumérait une série de critères sans, toutefois, donner de règles précises.Le juge Cory estimait qu’un délai de six à huit mois entre la mise en accusation et le procès pouvait être considéré à la limite de ce qui est raisonnable.En Ontario, l’on a interprété de façon très stricte cette balise de ce qui est ou non un délai raisonnable.Tant et si bien que des milliers de causes criminelles, en attente depuis plus d’un an ont été levées avant, ou même en cours de procès.La situation n’est pas aussi dramatique au Québec.Plusieurs accusés n’en ont pas moins été libérés, notamment pour des causes d’agressions sexuelles, en invoquant le même motif, prévu par la charte des droits.Le procureur général en a appelé dans quelques afffaires qui ont fait les manchettes de l’actualité.Or, l'auteur du jugement, dans un geste inédit au Canada — le devoir de discrétion y est considéré comme un absolu pour les magistrats, qui s’expriment uniquement par leurs décisions — a cru bon, lundi, de mettre un bémol à son arrêt.La Cour ne voulait pas, en stigmatisant les délais déraisonnables, provoquer l’annulation de centaines de causes criminelles, dit le juge Cory.« La rigidité avec laquelle certaines personnes ont interprété ce jugement a causé un choc », confie-t-il.Il se croit obligé de rappeler ce qui devrait aller de soi, aussi bien pour les magistrats que pour Juges et avocats doivent faire preuve de plus de discernement les avocats : plusieurs facteurs doivent être pris en compte, notamment la complexité de la cause, la gravité des accusations, la durée et la cause des délais.Griller un feu rouge est moins grave qu’un délit de fuite en auto, par exemple; un petit vol à l’étalage n’a pas la même lourdeur qu’un viol.Bien des aspects sont surprenants, voire troublants, dans cette affaire.Que la plus haute cour du pays ait mal évalué les répercussions de son jugement a de quoi étonner les profanes.Que les avocats et juges, surtout en Ontario, aient libéralement emprunté cette avenue pour casser des procédures par milliers, sans discernement, n’est pas très rassurant quant au bon jugement — un euphémisme gentil — des gens de robe en cause.Il va de soi que la mesure d’un délai raisonnable n’est pas mathématique : elle doit être évaluée selon chaque cause.Autrement, aussi bien avoir recours à des robots! Quelques causes ont sûrement été repoussées parce qu’elles ne respectaient pas le délai raisonnable prévu par la charte des droits.Mais combien d’autres l’ont été pour les raisons les plus diverses et futiles ?Il est quand même un peu rassurant, quoique tardivement, que, neuf mois plus tard, l’auteur involontaire de ce chaos fasse en quelque sorte amende honorable et rectifie son tir.Car le message du plus haut tribunal aux Cours inférieures est on ne peut plus clair: elles doivent mieux peser leurs décisions, faire preuve de souplesse et de bon sens avant d’invoquer des délais déraisonnables pour mettre fin à des poursuites criminelles.En faisant valoir un déni de justice pour l’accusé, il y a parfois ris- que d’en créer un plus grave pour la victime : elle aussi a le droit strict d’obtenir justice.La décision du juge Cory, entérinée par ses collègues, n’a pas suscité, heureusement, la même frénésie au Québec que dans la province voisine.Là, le juge en chef Charles Dubin a dû, fin mai, rappeler que le rejet de milliers d’accusations — jusqu’à 40 000, dont l’une pour meurtre — constitue une mesure draconienne qui mine la confiance du public dans le système judiciaire.« Je suis convaincu, commente-t-il avec bon sens, que les victimes d’un crime préfèrent voir l’accusé subir son procès, même à une date tardive, plutôt que de voir l’accusé libéré sans procès.» Au Québec, par contre, seulement quelques centaines de causes criminelles ont été abandonnées, en raison de délais indus.Par exemple, deux juges ont* libéré deiix hommes qui étaient accusés d’agressions sexuelles sur des fillettes et jeunes femmes.Ces décisions ont eu un vif retentissement, et la Couronne a décidé d’en appeler, pour faire préciser les conséquences de l’arrêt Askov.Les victimes ont aussi des droits.S’il est moins cuisant qu’en Ontario, cela ne signifie pas que le problème des délais déraisonnables est mineur au Québec.Au contraire, dans certaines régions, notamment à Joliette, Saint-Jérôme, Val-ley field, Cowansville, l’absence de ressources, matérielles ou humaines, est telle que des dizaines de causes sont reportées indéfiniment et, dans bien des cas, finalement oubliées dans les classeurs.La situation est moins catastrophique qu’en Ontario.Il n’y a pourtant pas lieu de pavoiser tav.qu’un seul accusé, une seule victime, fera l’objet d’un déni de justice.Or, les doléances des juges, des avocats et des justiciables, sont nombreuses et persistantes : débordés, les premiers ne sont pas assez nombreux, les seconds attendent les juges qui ont besoin de renfort, les accusés et les victimes courent après les avocats qui demandent remise après remise, tantôt avec raison, tantôt pour gagner — perdre plutôt — un temps précieux pour tous.Les délais s’accumulent, le doute s’installe, puis le scepticisme et le cynisme.La justice y perd le prestige et la confiance qu’elle doit susciter; elle est discréditée à tout jamais aux yeux des milliers de personnes en cause.Dénoncé par plusieurs, l’engorgement judiciaire se fait aussi sentir dans certains tribunaux administratifs.À preuve, les dénonciations répétées du Protecteur du citoyen sur les effets de cette congestion.Il entend reprendre son enquête sur ces délais indus.En juin, le ministre de la Justice, M.Gil Ré-millard, a dit que l’arrêt Askov oblige à un examen en profondeur de l’ensemble de l’administration de la justice.Il a raison.Qu’il fasse sien au plus tôt le motto percutant du juge en chef Lamer.GILLES LESAGE LETTRES AU DEVOIR Un héritage à préserver À CE MOMENT de notre histoire, il faut réfléchir ensemble à notre passé et à nos espérances pour demain.Née à Montréal, ma mère francophone était élève au couvent à Chambly pendant que mon père, de langue anglaise, habitait à Toronto.De la même manière, le Canada, c’est l'enfant de deux parents : d’un parent francophone et d’un parent anglophone.Aussi importants dans cette famille sont nos aïeux — les gens des premières nations.Et compris maintenant dans notre famille canadienne sont les parents qui viennent de tous les pays du monde.Chaque individu apporte au Canada quelque chose de précieux sans laquelle notre pays serait diminué.Après avoir parlé de notre famille canadienne, je veux parler maintenant de ma propre famille.J’ai trois nièces et un neveu qui se passionnent à la langue et à la culture françaises, car ils étudient aux écoles d'immersion française à Sarnia, Ontario.Beaucoup d’intérêt aux programmes d'immersion s’exprime dans plusieurs des régions de notre pays.C’est très important pour la préservation et la continuation de ces programmes d'avoir la direction et l’inspiration de notre province de Québec.Je crois que ces programmes vont continuer surtout dans les centres riches, avec ou sans le Québec; mais, c’est quelquefois difficile de protéger ces programmes dans les communautés moins prospères.Partout au Canada, ces programmes d’immersion emploient beaucoup de professeurs qui viennent du Québec.A présent, il n'y a pas assez de postes chez eux pour les gradués récents des facultés de l'éducation du Québec.Pour le moment et pour le futur, j'espère que tous ces programmes d’immersion vont continuer, aussi bien que toutes ces places partout au Canada pour les jeunes professeurs du Québec.Au sujet de l’importance de la province de Québec dans notre pays, je veux parler des francophones qui habitent dans beaucoup de régions hors de Québec.11 y a les Acadiens de la Nouvelle-Ecosse, les francophones dans les alentours de Sudbury et de Sault Ste-Marie, les francophones du sud-ouest d’Ontario (près de Prescott-Russell ou Windsor), les francophones dans les alentours de St-Boniface et les Franco-Saskois, les Franco-Albertains et les Franco-Colombiens.Ça fait 20 %de la population francophone de notre pays.La culture de beaucoup de ces centres francophones prospère, mais il y a un sens de tristesse en pensant à la possibilité de la séparation de Québec du Canada.Encore une fois, la direction et la présence de Québec comme une région du Canada est d’une importance de premier ordre.Enfin, je veux finir par dire que je crois que le Québec est un élément essentiel de mon héritage, de mon pays, de mon Canada.Je ne veux pas le perdre.Je célèbre mon héritage mélangé, et je veux préserver notre beau pays non seulement pour moi, mais pour toutes les générations qui me suivront.Sheila Bristow Brantford, 1er juillet 1991 Expliquez-leur, M.Simpson l DANS SA CHRONIQUE du 8 juillet, Jeffrey-Simpson nous parle de l'étonnement des étrangers de constater que le Canada va se disloquer.Il faudrait que M.Simpson explique à ces étrangers que les Québécois ne se préparent pas à faire une révolution bolché-vique.Simplement, ils en ont assez des querelles de juridiction qui gâtent leur espoir d’en arriver à une société plus juste.Quoi qu'en dise Jean Chrétien, la question constitutionnelle est au coeur du problème québécois, du problème du chômage et de l'économie qui mériteraient une action mieux planifiée.Les gens ici en ont assez de voir les politiciens de Québec et d’Ottawa se lancer la balle.Pour assurer son développement, un État comme le Québec d'aujourd’hui doit posséder bien davantage de pouvoirs parce que les champs d’action sont interreliés.Si les Québécois ont envie que ce soit le gouvernement du Québec qui s'approprie tous ces pouvoirs « contre » le gouvernement d’Ottawa, ce n’est peut-être même pas qu’ils jugent celui-ci plus beau, plus fin, plus compé-tant que l’autre à l’heure actuelle (quoi LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSOMNETTE Rédacteur en chef et directeur de I information Bernard Descoteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l 'information Pierre Çayouette, Jacques CTiabot, Guy Deshaies FAI8 CE CKJE DOI8 que .), c’est tout simplement qu’il est plus proche et que les Québécois jugent qu’ils seront davantage en mesure de le forcer à les servir.Vous dites dans votre texte, en citant quelqu’un d'autre, que les raisons justifiant l’indépendance du Québec ont décru depuis quelques années.On a l’impression que c’est plutôt le contraire.Pour un, le Rapport Allaire qui ne va pourtant pas jusqu’à prôner l’indépendance, constate un marasme croissant au Québec depuis longtemps.Les Québécois qui ont voté NON en 1980 en croyant que ce serait un OUI au changement ont fini par se désillusionner de voir un régime incapable de se renouveler.Fit ce n’est pas par vengence contre les anglophones qui ont dominé notre économie ni parce que nous n’avons pas eu des premiers ministres du Canada qui venaient du Québec que nous voulons nous retirer, c’est tout simplement que nous voulons assurer plus de cohésion à notre développement.Bien sûr, à l'heure actuelle, le Québec ne parle pas que d’une seule voix, mais je ne crois pas beaucoup me tromper en disant que les Québécois désirent en grande majo-rité une souveraineté-association.C’est-à-dire qu’ils désirent voir à tout le moins le Québec maître d’oeuvre dans la plupart des domaines et qu’il demeure associe avec le reste du Canada où les gens, semble-t-il, désirent que le gouvernement d’Ottawa soit prépondérant.À titre de chroniqueur, c’est de ce Québec-là que vous devez parler avec les étrangers qui vous demandent de nos nouvelles.Vous dites que vous aimez le Canada.Nous aussi nous l’aimons bien.Je ne crois pas qu’il y ait tant de ressentiment au Québec vis-à-vis du Canada (ou du reste du Canada).C’est tout simplement que nous ne désirons plus la même chose.N’y aurait-il pas moyen entre gens raisonnables de constater que nos routes se séparent ?Et puisque nous sommes condamnés à demeurer passablement associés, Québec vs Canada, n’y aurait-il pas moyen de fermer en douceur les livres qui doivent l’être ?P.S.: Vous faites allusion dans ce texte intitulé « Le Canada vu d’ailleurs » que les avis des dirigeants étrangers au sujet de la préservation de l’unité de notre pays sont probablement sollicités par Ottawa.Flncore heureux que ces fameux avis soient sollicités.S’il fallait que les étrangers se mêlent de nos affaires sans qu’on leur demande ! Mais de toute manière, ne trouvez-vous pas ça humiliant de voir Brian Mulroney, par exemple, aller même jusqu'à en remettre lors du passage de Bush il y a quelques mois ?Il nous disait en quelque sorte que le boss avait parlé et que c’était ainsi qu’il fallait que ce soit Réjean Martin Trois Rivières, 16 juillet 1991 7 /7777 rou / / / æm rour M MB vf£ ££ .à monp£; 4 f.V Jacques Keable Comme une lame de fond BONNE NOUVELLE : le vent vire de bord, en Gaspésie ! Odeur de printemps dans l’air.Courants d’une fronde toute neuve.La Gaspésie en a marre de son « maldéveloppement », du paternalisme de l’État, de sa propre docilité.Alors, elle se lève et commence, à n’en pas douter, à se rebiffer.Assez, en tout cas, pour agacer les gouvernements.Assez, aussi, pour faire surgir de sa retraite dorée un légendaire Bona Arsenault, toutes dents dehors.Portant dangereusement bien ses 88 ans, voilà le touriste politique qui atterrit dans sa Gaspésie natale, celle-là même qui en fait un homme prospère, pour y jouer les Savonarole vouant les « révolutionnaires » gaspésiens à la géhenne éternelle ! Bon signe : les premiers coups portés par la rébellion naissante ont fait mouche.Le terreau régional est riche, il attend depuis si longtemps.Première pousse géante et collective : le Ralliement gaspésien et madelinot.Planifié par tout ce qu’il y a de forces organisées, de l’UPA à l’Eglise, l’évêque Bertrand Blanchet en tête, en passant par le mouvement syndical, le monde municipal, les CLSC et tant d’autres, le Ralliement a attiré à Chandler, le 26 mai, plus de 7500 personnes qui ont rempli, à craquer, l’aréna locale.Faute de places disponibles, des centaines de personnes ont dû rebrousser chemin, pendant que des milliers d’autres, l’oreille tendue vers la radio, suivaient les événements de cette fête : musique, chansons, théâtre surtout, peut-être, lecture enflammée, par un « choeur » d’une dizaine de personnes, d’un Manifeste mobilisateur à souhait.Enthousiasme, communion vibrante, applaudissements frénétiques, fête populaire.Un succès boeuf, au-delà des espérances les plus folles.EU LS GRANDS ABSENTS : députés, ministres et fonctionnaires importants, d’ordinaire omniprésents.Ils n’avaient pas reçu de carton d’invitation.D’ailleurs, personne n’en n’avait reçu : la fête était ouverte et populaire.Certains ne l’auront pas apprécié : c’est le peuple, debout, qui occupait les premières rangées, dans un bien joyeux désordre ! « Nous en avons assez.Nous en avons assez du pillage de nos ressources.du sous-emploi.des programmes gouvernementaux mal fagotés.Nous en avons assez d’attendre ! Oui, il y en a des raisons pour que vous, Mme Castilloux, de Paspébiac.vous, M.Synnott, de Rivière-au-Renard.» (Le ton vous rappelle quelque chose ?) « Notre avenir doit naître de nous-mêmes.Inutile d’attendre que quelqu’un vienne de l’extérieur pour nous sauver ! Notre développement ne procédera que d’un immense effort collectif.Le maître-mot de notre avenir s’écrit SOLIDARITÉ », clame le Manifeste.Autre chose, quatre jours plus tard.Cette fois, dans le monde des notables notoires, bien en selle, et d’ordinaire peu portés à défier publiquement les pouvoirs publics supérieurs.Mais le vent, ici, a viré de bord.Voilà que, coup de théâtre, le président du CRCD (Conseil régional de concertation et de développement) démissionne avec fracas.L’homme est un notaire de vue de Gaspé, Me Raymond Gagné.Actif dans tout ce qui bouge, il est plus particulièrement président de la plus importante institution financière régionale, la Fédération des Caisses Pop ! Il faut le préciser : le CRCD a notamment pour mandat d’assurer le suivi des projets présentés au Sommet socio-économique de 1988 et donc d’organiser la Biennale « prévue quelques jours plus tard », cette importante instance qui, entre deux Sommets, fait le point de l’avancement des dossiers.Alors, pourquoi le président démissionne-t-il ?Parce que Québec, estime-t-il, favorise des sous-régions gaspésiennes au détriment d’autres : « Je me sens incapable de cautionner cette démarche », écrit Me Gagné.À l’appui de son accusation, il cite le cas d’un promoteur qui « a bénéficié d’une généreuse subvention pour réaliser son projet, sans lui-même y investir un seul sou.Je pense que tous les projets seraient réalisés, si nos promoteurs avaient pu bénéficier de conditions aussi avantageuses.» Lettre de Gaspé Ce qu’il faut savoir : le promoteur choyé s’appelle Raymond Malenfant, sa subvention est de 2,9 millions de dollars, son projet est le centre de ski Pin Rouge et est situé dans Bonaventure, le comté du plus intouchable des Gaspésiens, celui du ministre Gérard-D.Levesque.CERISE sur le gâteau : la Biennale, justement organisée par le CRCD du président démissionnaire, s’ouvre le 8 juin, à Sainte-Anne-des-Monts.Des ministres y président, dont, bien sûr, le ministre Gérard-I).Levesque.Mais voilà, autre coup de théâtre : le nouveau président par intérim se voyant refuser le droit de parole élargi qu’il réclame, c’est tout le conseil d’administration du CRCD, en bloc, qui quitte la réunion ! Impressionnant défilé de maires, de préfets et de personnalités connues parmi lesquelles des libéraux notoires.Ce soir-là, la télévision « nationale s’il-vous-plait » en fait foi : le ministre Levesque, fait rarissime, fait sombre mine.On l’appréhendait : drues, les réactions viennent vite ! Québec fait savoir qu’il ne financera plus le CRCD qui sera sans le sou, fin juillet ! Rien de moins ! Une rencontre est prévue entre le ministre responsable et le CRCD, début août ! Autre réaction, folklorique mais blessante.Et c’est ici que réapparaît notre touriste politique de tantôt, l’unique Bona, comme tout le monde le désigne.Après avoir complaisamment proposé que la route 132, qui ceinture la Gaspésie, soit baptisée « boulevard Gérard-D/-Levesque », Bona se met à tirer, à boulets rouges bien sûr, sur tout ce qui bouge en Gaspésie, ce Paradis terrestre, parole de Bona, lui qui n’en a pas moins choisi, masochisme sans doute, de vivre à .Québec.Il exige une « enquête » sur le financement du Ralliement, soupçonne les CLSC d’avoir consacré des fonds publics à ce Ralliement dont pourtant personne, ici, n’a même songé, fût-ce un instant, qu’il pouvait ne pas avoir les « mains blanches ! » À peine croyable : ne manquant de toute évidence pas de fonds, personnels à n’en pas douter, notre homme va jusqu’à retenir et payer ( !) du temps d’antenne à la télévision régionale pour tenter de dresser la Gaspésie contre elle-même, y décrier tout à son aise le Ralliement et ses « révolutionnaires », pour y dénoncer les « cochonneries » et autres « saloperies » du Manifeste, ce qu’il avait pourtant eu l’occasion de faire largement en conférence de presse et en interviews multiples ! Étrange ! Ce n’est pas l’état de guerre en Gaspésie, mais les épouvantails s’agitent et veulent apeurer ! On en est là, pendant que le Ralliement, d’un calme exemplaire, se prépare à prendre racines, sur des bases locales, à l'automne.Un dossier qui commence
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