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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 12 juillet 1991
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-07-12, Collections de BAnQ.

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Montréal Hong Kong Doalngat Rotation* intarcutturetlo* 514 2B4 23 23 65* TPS TVQ Montréal, vendredi 12 juillet 1991 Toronto 85 cents Volume LXXXII — No 159 ?Ensoleillé en matinée Max 26 Détail page 6.L i @ïls\ SOCIÉTÉ Un an après l’été indien Un an après l’« été indien » a-t-on fait de vrais efforts pour éviter qu'une telle crise ne se reproduise ?Certains estiment que ça se présente mieux que l’année dernière.D'autres s’impatientent et croient que ce n’est pas normal que rien de tangible ne soit encore fait.Page 11 Michel-Ange au Musée des beaux-arts Caroline Montpetit LE MUSÉ K des beaux-arts de Montréal accueillera, dès l’été prochain, une exposition du célèbre peintre et sculpteur italien Michel-Ange, sous le thème de l.a sculpture comme moyen d'expression duns l'art de l'artiste.I,'exposition, qui se tiendra du 12 juin au 13 septembre 1992 au Musée, se concentrera spécifiquement sur le rapport entre la sculpture et le dessin dans l'oeuvre de cet Italien de la Renaissance, tenu depuis lors comme l'un des plus grands peintres, architectes et sculpteurs de tous les temps.¦< I.'exposition présentera la sculpture comme guide idéal de l’art de Michel-Ange, dans la mesure où cette activité de sculpteur est saisie à travers ses dessins et ses esquisses ».explique Stéphane Aquin, du Musée des beaux-arts de Montréal, qui coordonne l’exposition.Parmi les oeuvres en montre, on admirera notamment une série de sculptures et des dessins de l'artiste, ainsi que l’ensemble du matériel didactique qui fut exposé au Vatican de Rome, relativement à la restauration de la voûte de la chapelle Six-tine.peinte par l’artiste entre 1508 à 1512.« C’est la première fois que ce matériel est exposé hors d’Italie et même hors de Rome.La chapelle Sixtine nous montre des corps en torsion et nous fait découvrir la conception de l’architecture de l’artiste.Michel-Ange signait toutes ses oeuvres en tant que sculpteur, et lorsqu'on analyse la voûte de la chapelle Sixtine.on découvre que cette oeuvre est un peu de la sculpture devenue peinture», précise M.Aquin.À travers ses dessins, l'artiste définit sa manière d'aborder différents thèmes : le corps en torsion, par exemple, le thème de la tension, ou celui de la mère et de l’enfant, qui se retrouvent ensuite dans sa sculpture.L’exposition abordera donc le thème de David, ainsi que l'adaptation de Michel-Ange du thème du l.aocoon, prêtre grec mythique de la ville de Troie, condamné avec ses deux fils par le dieu Apollon, au coeur d’un noeud d'énormes serpents.« Le l.aocoon était une sculpture grecque du Illème et IVème siècle, redécouverte à la Renaissance, qui eut une très grande influence sur Michel-Ange et sur ses contemporains», ajoute M.Aquin.L’exposition comptera en tout plus de 160 oeuvres, dont 80 dessins, provenant en très grand nombre de la Voir page 4 : Michel-Ange Un DC-8 de Nationair s’écrase en Arabie Saoudite 247 passagers nigérians et 14 Canadiens membres de l’équipage périssent d après l’C.CP et 1 FP - ¦ ¦ NATION PHOTO PC À l’aéroport de Mirabel, des employés de Nationair discutaient entre eux de la tragédie.UN AVION DC-8 de la compagnie canadienne Nationair s’est écrasé en flammes hier à proximité de l'aéroport de Djeddah, en Arabie Saoudite, tuant sur le coup les 247 passagers nigérians à son bord et ses 14 membres d’équipage canadiens, dont quatre venaient du Québec.La tragédie s’est produite hier matin vers lh 40, heure normale de l’Est, environ 45 minutes après le décollage de l'appareil qui ramenait vers Sokoto.au Nigeria, des centaines de mulsumans venus accomplir leur pèlerinage à La Mecque.Selon le département de l’aviation civile saoudienne, à peine six minutes après le décollage, le commandant de bord a contacté la tour de contrôle de l'aéroport de Djeddah pour dire qu’il souhaitait faire demi-tour, l’appareil éprouvant des» ennuis techniques ».D’autres sources proches de l’aéroport ont indiqué que le pilote aurait rapporté « un feu dans le train d'atterrissage ».Le commandant aurait été avisé de larguer en vol ses réserves de carburant, mais l’appareil a explosé en percutant violemment le sol.environ un kilomètre avant d’atteindre la piste d'atterrissage.La force de l’explosion a été telle que les débits de l’appareil, réduit en poussières, ont été projetés sur une vaste étendue.Les quatre Québécois qui ont péri dans cette première tragédie aérienne impliquant un avion de Nalio-nair sont le premier officier.M.William Kent Davidge.de Pincourt.M.Aldo Tettamanti, de Laval, Mme Caroline Leclerc, de Montréal-Nord, et le chef mécanicien Jean-Paul Phi lippe, de Prévost.Tous les autres Canadiens qui ont perdu la vie dans ce drame aérien venaient d'Ontario.11 s’agit du commandant de bord William Allan, de Brighton, l'ingénieur de vol Victor Fehr, de Rockland, le directeur de vol Catherine Smith, de Toronto, du commissaire de bord Munir Velji.de Toronto, et des agents de bord Dolores Colacci, de Mississauga.Carol Prott.de Toronto, C.aynor Bryson, de Kitchener.Louisa Mangoff, de Toronto, Zulal Cartmell, de Mississauga.et Deborah Salej, de Toronto.À Lagos, au Nigeria, un porte-parole du gouvernement, Nduka Ira-bor, a quant à lui qualifié cet accident de drame pour le pays.« Tout le monde à bord a péri.C’est une tragédie nationale », a-t-il dit.D’après les responsables de la compagnie aérienne à Djeddah, un des quatre réacteurs aurait pris feu en vol, peu après le décollage.Des témoins ont egalement dit avoir vu de la fumée et des flammes s’échapper du DC-8 au moment où il quittait Voir page 4 : DC-8 Des dizaines de millions de personnes observent l’éclipse totale du soleil d'après l'Agence France-Presse DES DIZAINES de millions de per sonnes, dont des centaines de scientifiques et d'astronomes amateurs mobilisés pour la circonstance, ont assisté hier au Mexique, à Hawaii (Pacifique) et en Amérique centrale, à une éclipse totale de soleil, phénomène rare que devaient également pouvoir observer par la suite les habitants de Colombie et du Brésil.Pendant quatre minutes, entre 7 h 28 et 7 h 32, les îles Hawaii, où 50 000 touristes étaient venus pour l'occasion, ont été plongées dans une obscurité pratiquement totale, la lune étant venue s’interposer entre le soleil et la Terre.Le soleil est subitement devenu un grand disque noir entouré d'un halo de lumière vive.Cette éclipse totale, retransmise en direct par plusieurs chaînes de télévision, devait se produire successivement au-dessus de plusieurs points de la Terre, sur une bande de quelque 250 km de large, de l'archipel hawaïen au Brésil, en passant par le Mexique, l’Amérique centrale, la Colombie et le Brésil.Durant ces minutes précieuses pour les scientifiques du monde entier.des centaines de télescopes amateurs et professionnels étaient pointés en direction des deux astres réunis.Au sommet du volcan éteint de Mauna Kea, site d'un des plus importants observatoires astronomiques du monde, déjà équipé de neuf télescopes ultra-sophistiqués, se sont retrouvés des dizaines de savants venus de tous les horizons.Les astronomes de l’Université de Hawaii et leurs confrères américains devaient notamment étudier les raisons pour lesquelles la température de la couronne solaire atteint 3 millions de degrés Fahrenheit (1,68 million de degrés centigrades), tandis que celle de la surface de l’astre n’est que de 10 000 degrés (5600 devoir page 4 : Éclipse M -»"V ‘tr » U-«’A* PHOTO JACQUES NADEAU Quelque 500 Mohawks se sont réunis dans la pinède d’Oka afin de commémorer le premier anniversaire de leur célèbre croisade.Les Mohawks fêtent le 1er anniversaire des blocus en défilant dans les rues d’Oka OKA (PC) — Le chef autochtone Elijah Harper n’est pas contre la souveraineté du Québec en soi, a-t-il affirmé hier, aux cérémonies du premier anniversaire des blocus mohawks de 1990.« Nous n’avons jamais nié la culture ou la langue de personne.Mais le monde n’a pas commencé il y a 500 ans », a-t-il lancé au sujet de l’arrivée des Européens en Amérique.Pour l’homme qui a dit non à l’accord du lac Meech, à la législature du Manitoba en juin 1990, tout agenda constitutionnel passe d’abord par la reconnaissance des aborigènes comme partie prenante.« Nous n’avons jamais dit non au Québec, nous appuyons tous ceux qui luttent pour leurs langue et culture.Mais aussi les aborigènes en ont assez d’être bousculés.C’est ici, il y a un an, que les Mohawks ont décidé ’Assez, c’est assez.’.» Environ 500 personnes l’écoutaient dans la pinède de Kanesatake (où tombait le 11 juillet 1990 le policier Marcel Lemay), après avoir défilé dans le village d’Oka avec banderoles, drajieaux, chants et tambours.Dans les propos de M.Harper, il y en a aussi pour les tenants d’un pays fédéral, quand il dit que « nous sommes essentieLs à l’unité canadienne.Ensemble nous allons garder ce pays uni ».Les peuples autochtones, estime le député néo-démocrate, « ont un rôle-cle à jouer dans l’avenir du Québec ».Quatre-vint-cinq pour cent du territoire québécois « n’a jamais été concédé par traité (entre Blancs et Indiens).Alors comment pourrait-il être aliéné ?», demande-t-il en référant au projet Grande-Baleine.« Nous n’abandonnons pas les Mohawks ni les Cris de la baie .James.D’autres groupes, dont beaucoup de Blancs, sont contre ce projet de barrages pour des raisons d’environnement ».Si.a-t-il dit.Hydro-Québec et le gouvernement « croient qu’ils n’auront à négocier qu’avec Ottawa pour ce projet, ils font une sérieuse erreur ».De plus Elijah Harper se félicite de« voir Joe Clark courir à travers le pays.Nous avons forcé le gouvernement du Canada à regarder sa Constitution et à commencer à parler sérieusement ».La récente rencontre entre M.Clark et le chef autochtone national Ovide Mercredi n’a quand même donné « que des mots.Il faut garder la pression sur le public canadien par des manifestations mais aussi par l’information ».Pour le défilé, les Mohawks et d’autres Amérindiens (quelques plaques de l’Ontario et de l’État de New York) se sont d’abord dirigés en véhicules vers l’Est.A l’entrée du parc Paul-Sauvé, avec quelques Blancs parmi eux, ils ont mis pied à terre pour traverser Oka à pied, escortés d’une dizaine de policiers de la Sûreté du Québec.Quelques gens du village les ont regardés passer.L’agent Robert Lafrenière, de la SQ.a signalé que les Mohawks avaient demandé cette escorte.Ellen Gabriel, des Mohawks, a ajouté (jue « nous n’avons pas demandé l’escorte ni de permission.Nous les avons seulement prévenus que nous ferions notre défilé».Les policiers de la SQ, à Oka comme ailleurs au Québec, en mé moire de leur collègue Marcel Lemay, portaient à la chemise un petit ruban noir, jugé plus discret qu’un brassard.Par ailleurs, au premier anniversaire de l’affrontement entre les Mohawks et la Sûreté du Québec (SQ) à Oka.le village tente de retrouver la sérénité qui le caractérisait auparavant, a indiqué hier le maire de la Voir page 4 : Mohawks ai M l’Arabie Saoudite tf îEfcjil fri I yc | 1 p fj§| ÜïÆt;! H D'HIER À AUJOURD'HUI ml gsÜK m Du 12 au 28 juillet de 11 à 21 hrs Palais des Congrès de Montréal 2 ¦ Le Devoir, vendredi 12 juillet 1991 Un Québec souverain pourrait mieux s’en tirer qu’au sein du Canada, conclut une étude fédérale Manon Cornellier île la Presse Canadienne OTTAWA — La cohésion de la société québécoise pourrait lui permettre de surmonter les éventuelles dit ficultés économiques d’une séparation et même de mieux s’en tirer qu'en faisant partie du Canada.C'est ce que conclut une étude ef fectuée en février dernier pour le gouvernement fédéral et obtenue par le réseau de télévision TVA au- Les crédits TPS suivront le rythme des fonctionnaires TORONTO (PC) — Les Canadiens à faible revenu devront attendre la fin du mois avant de recevoir de Revenu Canada leur chèque de crédit de TPS et pourraient même attendre plus longtemps encore si leur remboursement d'impôt n’a pas encore été calculé.La première série de crédits trimestriels a été envoyée afin qu'elle parvienne aux contribuables canadiens avant le 1er janvier, date à laquelle la TPS esl entrée en vigueur.Mais Revenu Canada affirme que le ministère est uniquement tenu d'expédier les chèques de remboursement au cours de chaque trimestre, et prévoit poster cette série le 26 juillet.Tout se déroule exactement tel que prévu, estime Michel Cléroux, un porte-parole de Revenu Canada Impôt.bien qu'il reconnaisse que les premiers chèques aient été postés en décembre et que ceux-ci le sont sept mois plus tard.« Les gens peuvent avoir l'impression que c'est en retard, mais ça ne l'est pas», a-t-il poursuivi.Quelque six millions de contribuables reçoivent un remboursement sur la TPS de 7 %, celui-ci étant calculé à partir du nombre d'individus que compte la famille et du revenu.Les personnes seules peuvent recevoir jusqu'à 290 $ par année, tandis qu'une famille de quatre personnes disposant d'un revenu inférieur aura droit à 580$.Cependant, on s'attend à ce que seulement 90 % des chèques soient postés, soit parce que les contribuables n'ont pas renouvelé leur demande ou encore ou parce que leur remboursement d’impôt — qui sert de base au calcul de leur crédit de TPS — a été retardé.Ces gens pourraient devoir attendre les paiements d'octobre avant de recevoir un chèque ou encore demander un chèque supplémentaire, a expliqué M.Cléroux.DROGUES., PAS BESOIN! H Santé et Services sociaux Québec près du ministère des Finances en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.Intitulé Une revue de lu littérature sur les coûts et les bénéfices de la confédération, le rapport a été réalisé par M Patrick (Jracly, de la firme de consultants en économie Global Kconomics Lld.« Une société plus unie avec une économie plus petite comme celle du Québec peut éventuellement se rassembler pour faire face à l'adversité économique et faire même mieux économiquement qu'elle ne le ferait en faisant partie du Canada », écrit M.Grady.A la lumière de toutes les études effectuées sur les coûts et les bénéfices d'un Québec indépendant, M Grady conclut qu'à court et moyen terme, le Québec traverserait par contre une période de difficultés economiques, voire une récession.Tout dépendrait du climat qui prévaudrait dans les relations canado-québécoises.Par contre, prédit-il, l'incertitude gagnerait sûrement les marchés domestiques et internationaux.Des investissements seraient gelés, les taux d’intérêts pourraient augmenter, le marché boursier chuterait.Cependant, une fois les problèmes de transition résolus, « un Québec souverain pourrait être économiquement viable, écrit-il.Le Québec aurait un produit intérieur brut aussi important que plusieurs pays européens et un revenu par habitant parmi les plus hauts du monde.Son économie serait relativement diversifiée et il aurait des institutions fi nancières solides.» L’importance des coûts de la transition déterminerait, selon lui, la rapidité ou non de la reprise.Des coûts trop lourds, ajoute-t-il, pourraient nuire à la compétitivité qué bécoise à long terme car cela sur viendrait en même temps que la li béralisation du marché nord-américain.Mais en bout de ligne, conclut-il, ce serait peut-être des facteurs « intangibles » et qui n’ont rien à voir avec l’économie qui détermineraient l'impact réel de la souveraineté sur le niveau de vie des Québécois.Un de ces facteurs est, à son avis, l’unité de la société québécoise.M Grady avait entrepris sa revue des études sur les coûts et les bénéfices de la Confédération afin de voir s’il existait au Canada des consensus similaires à celui dégagé à la Commission Bélanger-Cainpeau.M.Grady a découvert un manque flagrant d’analyses rigoureuses récentes.« Cela signifie que des décisions importantes sur le futur du Québec et du Canada qui sont actuellement prises le sont sans information adéquate sur leurs conséquen ces économiques éventuelles », sou ligne-t-il avec inquiétude.Presque toutes les études les plus solides effectuées à l’extérieur du Québec sur ce dossier ont été réalisées à la fin des années 70, durant la jiériode référendaire.La majorité d’entre elles prove-naient du Centre d’information sur l'unité canadienne.Depuis, seule la commission Macdonald a effectué des recherches supplémentaires.M, Grady note que ces études ont pour la plupart perdu de leur pertinence car plusieurs de leurs arguments économiques en faveur du fédéralisme, comme le programme énergétique national, ont aujourd’hui disparu.M.Grady remarque aussi que le fédéral n’a en main aucune analyse rigoureuse de la question du partage des actifs et des dettes advenant une séparation du Québec.Kn fail, le ministère des Finances a indiqué au réseau TVA qu'il n’avait que trois documents portant sur l’analyse des coûts économiques et financiers de l’indépendance du Québec.A part l’élude de M.Grady, le ministère aurait en main un rapport de nature commerciale soumis au gouvernement à titre confidentiel et des renseignements dont la communication « risquerait vraisemblablement de porter préjudice aux relations fédérale-provinciales ».Ces derniers documents ne seront pas rendus publics.Chaque automobilistes doit réclamer 425 $ pour des primes payées en trop, dit Garon Pierre April de lu Presse Canadienne QUÉBEC — Chacun des quatre millions d'automobilistes québécois devraient réclamer un remboursement moyen de 125 $ pour des primes payées en trop à la Société de l'assurance-automobile du Québec (SAAQ).C'est l'opinion émise, hier, par le porte-parole de l'opposition en matière de transports.Jean Garon, au cours d’un déjeuner de presse.Le député de Lévis, requérant des appuis dans sa campagne de sensibilisation auprès des consommateurs automobilistes, a demandé à des organismes et corporations professionnels de se prononcer sur l'accumu-lation de surplus illégaux par la (SA.AQ) et l'appropriation « aussi illégale » de ces fonds par le gouvernement du Québec.Jusqu'à maintenant, M.Garon estime que c’est une somme de l milliard $ qui a été pigée par l'État dans les coffres de la SA.AQ et qu'elle atteindra le « montant faramineux" de 1.7 milliards en 1995.Récemment, le Club automobile du Québec a publié deux avis juridiques sur la validité des surplus de la SAAQ, dont celui rédigé par Me Patrice Garant, professeur de droit à l'Université Laval, qui affirme que l'appropriation par le Québec de ces sommes viole l’article 6 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Hier, M.Garon a distribué des copies de lettres envoyées au président de la Commission des droits de la personne, Me Jacques Lachapelle, au Bâtonnier du Barreau du Québec, Me Jean Paquet, à M.Alain Paris, président de l’Ordre des comptables agréés du Québec, et au Protecteur du citoyen, M.Daniel Jacoby, dans lesquelies il leur demande de se prononcer sur la légalité des gestes posés par le gouvernement.Entre 1986-1987 et 1990-1991, le SA.AQ a versé 762 millions $ au fonds consolidé du revenu à même sa réserve de stabilisation.Entre 1991 et 1995, un montant additionnel de 968 millions $ sera ajouté.Puisque les deux avis juridiques affirment que la constitution des surplus et leur appropriation par le gouvernement sont « entachées d’illégalité aux motifs qu’elles constituent soit une expropriation déguisée et sans indemnité d'un patrimoine d'affectation, soit une taxation indirecte camouflée, soit un abus de pouvoir ».M.Garon a aussi exigé du gouvernement qu'il produise ses propres avis juridiques, s’il en a, démontrant qu'il a le droit de récupérer à d’autres fins les primes payées par les assurés de la SAAQ.Au Barreau, M.Garon a rappelé ses responsabilités légales envers la protection de l'intérêt public.« Dans une société de droit, a-t-il dit, il a la responsabilité d'intervenir lorsque des abus de droit sont commis.» À l’Ordre des comptables agréés, le porte-parole péquiste a réclamé une opinion professionnelle sur la strategie du gouvernement « parce que ce sont eux qui administrent et veillent à l’application d’un code de déontologie et de principes comptables lors de la vérification des livres et de la préparation des états financiers ».« Le simple citoyen ne dispose pas toujours des moyens nécessaires pour se défendre, a-t-il précisé, lorsque des organismes et des institutions beaucoup mieux organisés abusent de lui.C’est pourquoi la Commission des droits de la personne.l’Ordre des comptables, le Protecteur du citoyen et le Barreau doivent remplir leur mission.» M.Garon mène ouvertement sa campagne en faveur des droits des automobilistes depuis le mois de mai alors qu’il adressait des lettres aux organismes professionnels.Jusqu’à maintenant, il n’a reçu que des accusés de réception.En conclusion, M.Garon s’est demandé si les citoyens qui se croient lésés par le gouvernement et la SAAQ ne devraient pas utiliser le recours collectif pour faire valoir leurs droits.EN BREF.Le pipeline est essentiel, dit Bacon QUÉBEC (PC) — La fermeture ou le renversement du pipeline entre Sarnia et Montréal rendra le Québec complètement dépendant des variations de prix des marchés étrangers pour son approvisionnement énergétique.C’est du moins ce qu'a soutenu hier le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources Lise Bacon, quelques jours après la publication d'un rapport de l'Office national de l'énergie suggérant la mise hors service du pipeline afin de laisser jouer les forces du marché.C’est avec regret que Mme Bacon a constaté que le ministre fédéral de l'Énergie Jake Epp endossait les conclusions de l'Office.Pour le ministre Bacon, rien ne peut justifier que le Québec et l'Est du Canada soient laissés sans assurance claire du maintien d'un niveau minimum d’approvisionnement en pétrole.I Explosion à Valleyfield VALLEYFIELD ( PC) — Une explosion qui a fait plus de bruit que de mal a néanmoins inquiété, hier après-midi, les personnes résidant à proximité de l'usine Expro, de Valleyfield, au sud-ouest de Montréal.L'explosion s’est produite dans une partie des installations où l’on élimine les rejets de matières explosives et a provoqué un incendie.Les services d’incendie d’Expro sont eux-mêmes venus à bout des flammes.Personne n’a été blessé dans l’incident.Une enquête interne a été instituée afin de déterminer la cause de l'explosion.: La SQ affirme avoir toujours informé Québec (PC) — Le directeur de la Sûreté du Québec (SQ), Robert Lavigne, a affirmé! hier qu’il a toujours informé le ministre responsable de la Sécurité publique .des interventions d’envergure de ses membres.Le directeur de la SQ commentait ainsi les déclarations faites plus tôt cette semaine par le ministre Claude Ryan qui souhaitait maintenir un contact suivi avec la haute direction du corps policier.M.Lavigne s’est réjoui d’autant plus de l’intérêt marqué du ministre Ryan pour la sécurité du public.Le directeur Lavigne a par ailleurs entrepris hier matin une tournée provinciale de ses troupes.En cette date anniversaire de la crise d’Oka, il s’est d'abord arrêté à Akwesasne, Uka et DeLson, les trois points chauds de l'été dernier.Lors de son passage à ( >ka, M.Lavigne a indiqué que l'objectif de son corps policier relativement au conflit autochtone était toujours de faire respecter les règles du jeu à condition que ; ces règles soient précises.Montréal ville choyée par les congrès MONTRÉAL demeure la troisième ville la plus fréquentée par les congressistes en Amérique du Nord, après New York et Washington, et se classe au premier rang des villes des canadiennes.Pour la huitième année consécutive, Montréal s’est vu décerner ce classement, en ce qui a trait au nombre de congrès intemaitonaux tenus dans une ville, par l’Union des associations internationales (UAI), établie à Bruxelles.Même si les hôteliers s'inquiètent d’une fréquentation à la baisse, Montréal aura accueilli en mai et octobre plus de douze congrès d’envergure, donnant ainsi 83110 nuitées à l'industrie.Soit quelque 13110 nuitées de plus que l’an dernier.À elle seule, l'exposition « L'Arabie Saoudite, d’hier à aujourd’hui », rapportera 3000 nuitées aux hôtels de la méropole.Pour l’heure, on estime que les retombées financières des activités tenues au Palais des Congrès en 1990 91 seront de l’ordre de plus 270 milliions $.Pour 1992, on prévoit déjà accueillir 18 événements majeurs qui draineront à Montréal 12 000 délégués et l’équivalent de quelque 133 000 nuitées.Complet à 73 % pour 1992, le Palais des Congrès connaît ainsi son plus fort taux d’occupation depuis son ouverture en 1983.Cameron sur la commission du Québec souverain QUÉBEC (PC) — Le député de Jacquers-Cartier, Neil Cameron, représentera son parti, le Parti égalité, au sein de la commission parlementaire chargée d’étudier des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté.Le chef du PÉ, Robert Libman, en fera autant mais sur la commission qui examinera les offres du gouvernement canadien et des autres provinces en matière de révision constitutionnelle.Ces deux commissions parlementaires ont été mises sur pied en vertu de la loi ISO adoptée le mois dernier et portant sur l’avenir constitutionnel du Québec.Elles sont maintenant complétées puisque le parti ministériel et le Parti québécois ont déjà nommé leurs représentants sur ces commissions.Plus opposés que jamais à la société distincte TORONTO (PC) — Les Canadiens sont plus opposés que jamais à ce que le Québec se voit reconnaître le statut de société distincte au sein de la Constitution, avance un sondage Gallup rendu public aujourd’hui.En effet, 59 % des personnes interrogées s'opposent à un statut spécial de la province à prédominance francophone.Il s’agit de la plus forte proportion atteinte en neuf sondages Gallup sur la question au cours des quatre dernières années.Trente-et-un pour cent des répondants reconnaissent au Québec le statut de société distincte, 10 % n’exprimant aucune opinion, avance le sondage publié aujourd'hui dans le quotitdien Toronto Sf ar ainsi que d'autres journaux.Il s'agit du plus important bond en terme d’opposition à un statut spécial pour Iç Québec — soit huit points de pourcentage — au cours des 12 derniers mois.AVIS PUBLICS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 5004)2-023455-913 COUR DU QUÉBEC PRESENT PROTONOTAIRE ADJOINTE R B F INC Partie demanderesse c 27604)873 QUÉBEC INC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné a 2760-0873 QUÉBEC INC de prendre avis qu'une copie d'un privilège a été laissée au greffe de cette cour situé au 1 est.Notre-Dame, Montréal Québec, salle 1 100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie DU PRIVILÈGE a été remise au greffe a l'intention de 2760-0873 QUEBEC INC Lieu MONTREAL Date 9 JUILLET 1991 DIANE BERLINGUET AVOCATE PRENEZ AVIS que HOCKY FARMS INC LES FERMES HOCKY INC demandera a I nspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Montreal le 3 juillet 1991 MENDELSOHN ROSENTZVEIG SHACTER Les procureurs de la compagnie Prmince Ls en lette cause consistant en 1 ensem ble de stores verlicaux irri.s et bour viorne I chaLse avec aj>pui bras base chrome (blanc» I chaise ma nui ure sur roulettes iblanc» et au très » (influions XHGKVI * uXIP T X\T PIKTRo M Xi KR X huis sier Mit Fît DK XI Xf KKX i Xss III IssIKRs Montréal ce 12 luillet 1991 Province de (Québec District de Montréal. war PHOTO AP Déminage au Koweit Deux techniciens d'une société d'armement britannique ont fait exploser hier des mines que les Irakiens avaient installées sur les plages du Koweit.Environ 90 kilomètres de plage sont ainsi minés et il faudra au moins deux ans pour retirer les dangereux objets.Par ailleurs, une série d'explosions de stocks de munitions ont secoué hier les quartiers généraux américains et britanniques au Koweit, blessant au moins 50 soldats.Des porte-parole militaires ont précisé que 44 soldats américains et six militaires britanniques avaient été blessés dans les explosions, qui se sont échelonnées sur une heure.« Nous ne savons pas comment l’explosion s'est produite, mais nous savons qu’il ne s’agit pas d'un sabotage », a déclaré un officier britannique.Les indigènes de l’Equateur s’adressent à l’ONU Clément Trudel LES4.5 MILLIONS d'indigènesqui vivent en Équateur — sur une population de 10,2 millions — sont tou jours aux prises avec les graves litiges que suscite l'accès aux titres fonciers en régions rurales, spécia-' lement dans la province d'Imbabura, au nord du pays.Dans la plus pauvre des provinces, Chimborazo, il y a risque de militarisation depuis que des membres des forces armées ont été désignés comme enseignants ou comme préposés au transport — cette zone en est une de très grande mobilisation pour les indigènes — tandis que des soldats se chargent d'ouvrir des cliniques médicales gra luîtes et d'exécuter des travaux publics.C'est la situation que décrit l’un des leaders indigènes pour la zone nord du pays, Fausto Jimbo, présen tement en tournée au Canada avant de se rendre à Genève où, le 19juil let, une délégation équatorienne fera un survol, devant le groupe de travail de l'ONU sur les peuples indigènes, du climat de répression qui a cours, particulièrement depuis le soulèvement des indigènes survenu en juin 1990.Jimbo rappelle que 4 leaders indigènes ont été victimes d’une contre-offensive des propriétaires terriens qui ont procédé à l'évacuation violente de certains domaines.Lui-même a reçu des appels ano nymes le menaçant de mettre fin à son « impunité ».La justice équatorienne a pu être saisie, au fil des ans, des griefs séculaires des indigènes, dit M.Jimbo, mais à peu près aucune décision de tribunal ne donnait raison aux indigènes qui, finalement, paralysèrent une bonne partie de l’activité du pays.Les leaders indigènes acceptèrent, après une semaine d’affrontements, la médiation de l'Église catholique.Dans le passé, feu Mgr Po-raiio fut connu comme « l’évêque des indigènes », et une bonne proportion des évêques équatoriens poursuivent dans cette voie, tel Mgr Corral qui dénonçait ce printemps la stratégie de « conflits de basse intensité » qui semble prévaloir dans les zones où les indigenes sont les plus militants.Un embryon de dialogue a quand même pu se produire avec le pouvoir.Quito accepte enfin de mettre sur pied un projet-pilote d’éducation bilingue (près de .1 millions d'indigènes ne parlent que le quechua, tandis que la langue officielle est l'espagnol), mais le financement du projet et la nomination des éducateurs tardent le plus souvent à venir.Fausto Jimbo doit discuter, la semaine prochaine à Ottawa, avec le Conseil mondial des autochtones cl son président, Rodrigo Contreras.Il espère que les ébauches de projets qu’il apporte pourront aboutir « de toute urgence ».Ainsi, l'on songe à un colloque sur les droits humains en Équateur, si possible avant décem bre (Julio Cabascango, leader indigène d’Imbabura, avait charge de la lutte pour les droits humains U fut assassiné en mars).Puis, il y aurait à former des équipes capables d'animer une radio rurale; la culture des indigènes est une culture orale, le taux d’alphabétisation demeure très bas, de sorte qu'une radio pourrait plus facilement informer et for mer les paysans.Dans son rapport annuel publié cette semaine.Amnistie Internationale s’inquiète de la présence croissante de forces paramilitaires en Équateur; elle constate que le gouvernement ne semble pas avoir posé de gestes concrets pour que des enquêtes aient lieu sur les abus signalés (plusieurs cas de tortures au sein des forces armées).Les réformes promises en septembre aux représentants d’Amnistie par les autorités, en ce qui a trait au service de police, n’ont toujours pas vu le jour.Fausto Jimbo est personnellement favorable à participer à toute activité politique susceptible de porter fruit en faveur des indigènes: « il faut être présent dans l’action ».Mais c’est là une question toujours débattue au sein de la CONAIE (Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur), où certains préconisent la formation d’un parti politique, voire d’un Parlement exclusivement indigène, tant est grande la méfiance envers les insti tut ions qui ne semblent pas vouloir s’adapter au caractère multiculturel de l'Equateur.Haïti décroche une aide occidentale d’un demi-milliard François Brousseau UNE GROSSE délégation de dirigeants haïtiens s’est rendue ces deux derniers jours à Paris pour y faire du .< tourisme financier ».Elle a obtenu hier de la Banque mondiale et d’une douzaine de pays occidentaux des engagements de l’ordre d’un demi-milliard de dollars pour les deux prochaines années.Cette délégation d’Haïti — trois ministres et des conseillers techniques — a en effet plaidé auprès du grand capital international pour qu’il renouvelle'son aide au petit pays des Caraïbes qui veut entreprendre sa reconstruction économique, après avoir tenu avec succès les premières élections libres de son histoire, en décembre dernier.M.Renaud Bernardin, ministre du Plan et de la Coopération externe, ancien professeur à l’Université Laval, dirigeait la délégation qui comprenait aussi la titulaire des Finances, Mme Marie-Michèle Rey.M.Bernardin a prononcé devant lès représentants étrangers un long exposé qui, de l’avis d’un officiel nord-américain présent à la réunion, joint à Paris par le DEVOIR, « a fait bonne impression » parmi les professionnels de la finance.Résultat : un engagement de la communauté internationale de l’ordre de 450 millions de dollars pour les 24 prochains mois.Cet engagement est sujet à approbation par les gouvernements respectifs des onze pays donateurs, qui comprennent le Canada, la France, l’Allemagne et les États-Unis.La CEE était aussi parti prenante, en propre, à ces discussions.Le mini-sommet, qui a réuni une centaine de personnes au Centre international Kléber à Paris, se tenait sous l’égide de la Banque mondiale.« La délégation haïtienne est repartie très contente.La réception a été très bonne », a fait savoir la source parisienne consultée par LE DEVOIR.Cette assistance financière vise à financer des projets de développement social et économique et comprend une aide à la balance des paiements, a indiqué hier la Banque mondiale dans un communiqué relatant ce « mini-sommet haïtien », qui s’est déroulé en français.Dans son jargon familier, la BM a précisé que les institutions financières internationales estiment, à la suite de récentes consultations avec le gouvernement du président Jean Bertrand Aristide et du premier ministre René Préval, qu’avec des « politiques macro-économiques appropriées et une aide extérieure adéquate », Haïti peut espérer « parvenir à une croissance positive de son PNB en volume pour l’exercice fiscal 1991-92 », alors qu'elle était négative dans le présent exercice.
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