Le devoir, 5 juillet 1991, vendredi 5 juillet 1991
VOIR Montréal Londres Hong Kong Bélanger, Legault 514 284 23 23 Communications Design et graphisme Relations interculturelles Volume LXXXII — No 153 Quelques averses ou orages.Max.27 Détail page 6.Montréal, vendredi 5 juillet 1991 Toronto 85 cents 65* T TPS * TVQ SOCIÉTÉ La présence francophone chez Air Canada Lentement mais sûrement, année après année, la présence du français chez Air Canada se renforçait.Mais les récentes compressions que s’est imposées le transporteur risquent fort de réduire à néant les efforts des dernières années.« Les premiers à écoper, ce sont les francophones », fait observer le président des Gens de l’air du Québec.Page 11 Plus de 53 % des élèves de 5ème secondaire de la CECM travaillent à temps partiel Caroline Montpetit PLUS DE LA MOITIÉ (53 %) des finissants de âème secondaire, à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), travaillent à temps partiel pendant leurs études.C'est ce que révèlent les premières données d’une enquête menée par la CECM auprès des finissants du cours secondaire, depuis juin 1989.Sur le lot des élèves qui travaillent en étudiant, 40 % détiennent un emploi dans le secteur de la restauration, alors que 16 % se situent plutôt dans le secteur de la vente.Les filles de Sème secondaire travaillent en moyenne 15,69 heures par semaine tout au long de l'année, tandis que les garçons travaillent de plus longues heures, c’est-à-dire en movenne 18,34 heures par semaine.« Ces résultats dépassent de beaucoup les statistiques générales avancées par les économistes, s’appliquant tant aux jeunes du secondaire que du collégial », précise-t-on dans l'étude, intitulée Orientations des finissants de la âème secondaire, qui inclura des résultats de juin 1990, et qui doit être rendue publique l’automne prochain.Les réponses, obtenues à l’aide d'un questionnaire distribué à tous les finissants de la CECM, n’incluent pas les données concernant les dé-crocheurs ou les élèves des niveaux inférieurs du secondaire.Cependant, à l'école polyvalente Père-Marquette, une enquête menée par un professeur et deux stagiaires auprès de 464 élèves du deuxième cycle démontrait l'hiver dernier que 24 % des élèves de 3ème secondaire (15 ans) travaillaient à temps partiel, contre 35 % des élèves de 4eme secondaire (16 ans), et 50 % des élè- Québec gèle le niveau d’immigration ves de Sème secondaire (17 ans).Sur l'ensemble des étudiants-travailleurs interrogés dans le cadre de ce projet, 14 % ont déclaré travailler plus de 21 heures par semaine, tandis que 40 % ont dit travailler 16 heures et plus par semaine, et 79 % travaillaient 11 heures et plus.« Lors d’une enquête auprès des étudiants du Collège Ahuntsic, le sociologue Ronald Gareau notait que l'absentéisme était plus fréquent lorsqu'on dépassait les 15 heures par semaine », note la CECM dans son rapport.De son côté, le service d’orientation de l'école Père-Marquette relevait, il y a deux ans, que 60 % des finissants du secondaire travaillaient après les cours ou la fin de semaine, principalement pour se payer « des vêtements et des sorties ».Confrontée au problème du travail des étudiants en cours d’année, la direction de l’école Père-Marquette a mis sur pied, il y a quelques années, un système de retenues imposées le matin aux étudiants, puisque ces derniers ne pouvaient demeurer à l’école après les heures de classe.« Cet état de fait a un impact certain sur le suivi scolaire des élèves, explique le directeur de l’école polyvalente Père-Marquette, M.Daniel Dubé.Si on essaie par exemple de retenir, après l’école, un élève éprouvant des difficultés dans un cours en particulier, il arrive que l’on doive entrer en contact avec l’employeur pour lui demander d’ajuster l'horaire de l'étudiant.Récemment, une étudiante de 16 ans, qui avait du rattrapage à faire dans le domaine des sciences, nous a expliqué qu’elle travaillait cinq soirs par semaine pour payer son loyer, puisque ses parents étaient séparés et ne pouvaient sub-Voir page 4 : Élèves Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne QUÉBEC — Afin de respecter « le rythme d’évolution des mentalités » de la population, la ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, Mme Monique Gagnon-Tremblay, a décidé de geler le nombre des nouveaux arrivants au Québec l’an prochain.La ministre n’ouvrira davantage la porte aux immigrants que de maniéré très progressive en 1993 et en 1994.C’est ce qu'a annoncé, hier à Québec, Mme Gagnon-Tremblay, expli- quant que « le consensus social en faveur d'une hausse substantielle de l’immigration n’était pas suffisamment profond pour que le gouvernement hausse les niveaux (d’im migration) à un rythme beaucoup plus rapide».C’est donc dire qu’en 1992, Québec accueillera 45 000 immigrants (même niveau qu’en 1991), et respectivement 47 000 et 49 000 en 1992 et 1993.En agissant de la sorte, la ministre Tremblay accepte de repousser à plus loin l’un des principaux objectifs de sa nouvelle politique d’immigration, soit l’augmentation de la part québécoise de l’immigration cana- dienne.Le niveau actuel d’immigrants au Québec ne permet pas de mettre un frein au déclin constant du poids démographique de la province face au reste du Canada, a admis la ministre.Pour cela, il faudrait que le nombre de nouveaux arrivants passe à 55 000 par année, soit 10 000 de plus que maintenant.« Une hausse substantielle des niveaux aurait permis bien sur d’atteindre rapidement nos objectifs et de crier victoire, mais à quel prix », a insisté la ministre.Mme Gagnon Tremblay fait notamment observer que la situation économique difficile au Québec pourrait amener les Québécois « à percevoir les immigrants comme une menace à leur sécurité économique », et cela même si certains sondages, avance-t-elle, indiquent que l'opinion publique québécoise est en faveur d’un accroissement de l’immigration.« Le gouvernement a fait un choix responsable.Retarder quelque peu l'atteinte de ses objectifs pour assurer un meilleur accueil aux gens qui arrivent, tant au niveau des services offerts que de l’ouverture de nos concitoyens à leur endroit, est sage», soutient la ministre.En n'augmentant que très peu au Voir page 4 : Immigration La Slovénie rejette l’ultimatum de Belgrade i « if 3r r i AJ, ) PHOTO AP Des conscrits de l’armée yougoslave désertent en nombre croissant depuis que les combats se sont apaisés en Slovénie, selon des déserteurs interrogés hier dans la ville Slovène de Maribor.Un tiers des effectifs d’une des cinq casernes de Maribor — 150 soldats et quelques officiers — auraient déserté.d'après Heuler ei 1/7' BELGRADE - La Slovénie a rejeté hier l’ultimatum en huit points que lui avait adressé dans la journée la présidence collégiale yougoslave.La situation semble de toute évidence s'enliser dans la confusion la plus totale, les agences de presse ne sachant même plus se mettre d’accord sur la situation qui prévaut dans les deux provinces indépendantistes du nord du pays.Les déclarations du pouvoir civil sont depuis trois joui s torpillées par celles des dirigeants serbes de 1 armée fédérale, qui, dit on, maintient actuellement le vrai pouvoir en Yougoslavie.« Nous n'allons accepter aucun ultimatum », a déclaré a la presse le premier ministre Slovène, l.ojze Pe-terle.Il a aussi invité la Communauté européenne à reconnaître la souveraineté de la Slovénie qui a proclamé son indépendance le 25 juin.« Les ultimatums conduisent à de nouveaux ultimatums.Nous n’avons pas commencé la guerre, a pour sa part déclaré le président Slovene, Milan Kucan, à la télévision.Ces points sont conçus comme s’il n’v avait pas eu le 25 juin».La présidence collégiale yougoslave a donné jusqu'à hier minuit (heure locale) à la Slovénie pour renvoyer ses unités de défense territoriale dans leurs casernes et libérer les soldats yougoslaves capturés lors des combats de ces derniers jours.Elle demande aussi à la Slovénie de lever le blocus imposé à des unités de l'armée fédérale, et de restituer les équipements et installations fédéraux saisis en territoire Slovène.Elle demande d'autre part à la Slovénie de rétablir le statu quo ante, Voir page 4 : Ultimatum Le comité Clark estime qu’il est impossible de définir la notion de société distincte Pierre April de la Presse Canadienne QUÉBEC — Les ministres fédéraux membres du comité du cabinet sur l'unité canadienne en sont venus à la conclusion, hier, qu’il est impossible de définir la notion de société distincte et qu’il est peut-être préférable de préciser d’abord la différence du Québec dans des pouvoirs spécifiques.C'est le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social et vice-président du comité.Benoit Bouchard.qui a parlé de cette avenue à Tissue de deux jours de discussions dans la Vieille Capitale.« 11 est excessivement difficile, a-t-il déclaré, de définir la société distincte autrement que dans son application au niveau des pouvoirs qu’on associe au fait d’être différent ou distinct au Québec.» M.Bouchard a expliqué que dé- finir cette notion toujours incomprise par ses collègues anglophones du cabinet et de l’ensemble des Canadiens c'était comme si on essayait de préciser ce qu'est la culture.« Ça n'existe pas, a-t-il dit, sinon dans la réalité concrète.» Pour être plus acceptable au Canada anglais l’éventuelle proposition fédérale devrait peut-être comporter des éléments qui concrétiseront le caractère distinct ou unique du Québec dans des secteurs précis plutôt que dans une définition.« 11 faut s'attendre, a soutenu M.Bouchard, à ce que l’application de la société distincte dans des secteurs précis va véhiculer des pouvoirs au Québec en fonction de ce caractère distinct.» Le ministre a indiqué que pour lui, maintenant, tout est devenu une question de substance sur ce que seront les pouvoirs différents du Québec et sur ce que cela impliquera Voir page 4 : Clark L’embellissement de la rue de la Commune coûtera 20 millions aux contribuables Isabelle Paré L’EMBELLISSEMENT d'un kilomètre de la rue de la Commune entreprise par la Ville de Montréal le long du Vieux-Port coûtera au bas mot 20 millions $ aux contribuables d’ici les trois prochaines années.Le « lifting » majeur de cette rue qui borde le Vieux-Montréal prévoit le recouvrement complet du pavage par un dallage de granit et la transformation de la voie actuelle en une large esplanade bordée d’arbres et de sentiers piétonniers.La premiere phase des travaux, qui sera entreprise sur un tronçon de rue de quelques centaines de mètres séparant les rues Saint-Gabriel et Bonsecours, coûtera à elle seule 6.2 millions $ et débutera le 8 juillet prochain afin d’être achevée à temps pour les festivités de 1992.Pour cette première phase, le fédéral et le gouvernement du Québec aideront à payer environ la moitié de la facture en vertu d’ententes conclues avec le ministère des Affaires culturelles et la Société du Vieux-Port.Mais pour les deux autres phases prévues d’ici 1995, la Ville pourrait avoir à supporter au moins les deux tiers de la note, a indiqué hier M.André Lavallée, membre du comité exécutif et responsable de l’aménagement et du développement urbain.« Le coût est estimé à environ 20 millions $, mais pourrait varier à la suite des appels d’offres.Si la facture augmente, on échelonnera les tra- vaux sur plusieurs années », a-t-il fait valoir hier.En plus, la réfection des réseaux d'égouts et d’aqueduc situés sous la rue de la Commune avait déjà grugé 8,7 millions $ dans les caisses municipales depuis 89.Critiquée à répétition ces derniers mois pour ses dépenses somptuaires, l’administration Doré a déclaré que la toilette d’envergure réservée à la rue de la Commune servira à redorer le blason du Vieux-Montréal tout entier.Récemment, l'administration municipale s’est attirée les foudres de l’opposition en aménageant, pour la rondelette somme de 300 000 $, une fenêtre magistrale dans le bureau du maire, et en présentant un projet d’urinoir pour chiens, estimé à près de 40 000 S, de même qu’un projet de carillon dans le beffroi de l’hôtel de ville, évalué à un demi-million de dollars.« Tout le monde panique avec le granit.C'est un matériau courant dans le Vieux-Montréal et qui ne coûte que 15 % de plus que le béton.Mais c'est beaucoup plus durable et facile d'entretien.On y gagnera rapidement », a défendu M.Lavallée.« Il ne s’agit pas de simples travaux publics, mais bien de créer un lieu public, de faire de cette rue une vaste esplanade qui deviendra un lieu animé dont les Montréalais pourront jouir et qui attirera les touristes», a-t-il poursuivi.Aussi, rétorque-t-il, investir 20 millions $ dans ce que la Ville considère un chaînon essentiel à l’essor du trio Vieux-Port, Vieux-Montréal et du Parc des îles, n'est qu'un des jalons de la stratégie municipale pour drainer davantage de touristes dans le quartier historique de la Ville.« De la même manière, Paris investit des millions pour refaire les Champs Élvsées.C’est plus qu’une rue, c’est un attrait touristique en soi ».plaide le conseiller municipal.Tout bien calculé, la moitié des six millions de touristes qui affluent chaque an à Montréal font un saut dans le Vieux-Montréal, soutient M.Lavallée.Mais la plupart des visiteurs n’v passe qu’une journée, et le souhait de la Ville est d’allonger ce séjour de 24 heures afin de doubler les retombées pour l’industrie touristique.Enfin, M.Lavallée relance que l'administration n'a pas à rougir de ces investissements, des millions ayant aussi été injectés pour relancer Test de Montréal, le sud-ouest et aider au développement de coopératives d’habitation.Bref, une fois complétée, la métamorphose de la rue de la Commune se traduira par l’élargissement à quatre mètres du trottoir du côté nord de la rue et par la création d une vaste esplanade de 17 mètres du côté donnant sur le Vieux-Port.La grille actuelle qui borde la voie ferrée sera éliminée au profit d’un petit muret et d'une double rangée d’arbres.Réaüsée de concert par les architectes Melvin Charney (Square Berri), Peter Rose (Centre canadien d’architecture) et Aurèle Cardinal Voir page 4 : Embellissement r POUR UNE GESTION FINANCIERE SIMPLIFIEE ! Le compte Prestige SNF vous permet de profiter d intérêts quotidiens progressifs, d'une marge de crédit personnelle, d'une protection de découvert et de la possibilité de faire des chèques.le tout dans un seul et même compte ! 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cet organisme est associé ; >à l'Agence science-presse, éditeur de ¦ da revue Je me petit débrouille et partenaire dans l'émission Les dé-.brouillards, de SDA Productions.\ ' (Roehan Sankar, 15 ans, de Bros-' ,sàrd, primé aux expositions de Mont-' iréàl, Matane et Vancouver, a mené .(nié démonstration des plus compliquées en créant un « oxymètre pul- satoire », indiquant le taux d’oxygène dans le sang.La mesure de la concentration d’oxygène dans le sang artériel est importante en chirurgie.L’appareil qu’il a mis au point offre plus de précision que la méthode habituelle, basée notamment sur le rapport mathématique entre le taux d’absorption de la lumière rouge et le taux d’oxygène dans le sang, explique cet adolescent féru de génie bio médical.Cet étudiant à l’école secondaire Centennial, de Greenfield Park, a de qui tenir : son père, le Dr T.S.Sankar, préside la Société canadienne des ingénieurs mécaniques et son frère aîné, Yaska, fait une maîtrise en génie informatique.De leur côté Aimara Coupet et Isabel Bélisle, deux adolescentes de Sherbrooke et Montréal, ont réalisé le projet intitulé « Contraception, le meilleur sans le pire».Il s’agit avant tout d’informer, sur tous les moyens de contraception existants, autant les mécaniques comme le condom que les biochimiques comme les pilules anovulantes.Torn Davis lui, de Montréal, étudiant au cégep Vanier, s’est amusé à isoler les agents anti-bactériens de l'ail : le diallyldisulfate est l’un d’eux et il est deux fois plus fort qu’un désinfectant domestique courant.Le duo Stéphanie Jacob et Béatrice Séguin, de Montréal, primé à l’expo de Hull l'an dernier, a construit une serre pour la culture des légumes sous contrôle informatique.Cheryl Contant, de Châteauguay, a fait une analyse cinématique de la course à pied, par modèle informatique, applicable à l’entrainement au niveau primaire.Muriel Laurens et Caroline Viens, d’Outremont et Verdun, expliquent les principes de l’holographie et de la captation d’image en trois dimensions.Isabelle Regout et Nathalie Vachon, d’Aylmer, font une description de la culture hydroponique et ses applications.Cory Hallam, de Châteauguay, a utilisé une membrane synthétique inspirée de la peau du requin et un aspirateur à haute pression pour des expériences de réduction des turbu- lences analogues à celles dans les enceintes où sont testés les moteurs d’avion.Sandra Imbeault et Pascale Cha-rest, de Matane, ont réalisé un projet sur le recyclage de différentes parties des couches jetables.Isabelle Arsenault, de Bonaventure, a fait une description de l’utilité des phosphates dans les détergents ainsi que leurs inconvénients.Le projet de Christine Desbiens et Cindy Rice, de Rivière-du-Loup, décrit la maladie d’Alzheimer.Dominique Fréchette, de Bernières, a vulgarisé la fusion nucléaire, des avantages aux inconvénients.Pascal Gallant, de Saint-Jean-Ch-rysostome, a fait la description des neutrinos, particules sub-atomiques d’origine solaire.Pascal Guillemette, de Trois-Rivières, a décrit l’évolution des masses d’air et des conditions atmosphériques.Ce voyage à Prague des 20 adolescents est financé par Hydro-Québec ainsi que le ministère québécois des Affaires internationales et celui des Loisir, Chasse et Pêche.EN BREF.Contre l’écoute sur téléphones cellulaires OTTAWA ( PC ) - Le Parlement devrait légiférer rapidement pour prévenir l’écoute des conversations privées sur des téléphones cellulaires.C'est ce qim recommande le commissaire à la protection de la vie privée Bruce Phillips, dans son premier rapport annuel au titre de chien de garde de la vie privée des Canadiens.M.Phillips cite le cas de l’ex-attomey général de Colombie-Britannique Bud Smith, qui a démLssionné il y a un an du cabinet provincial après que l'opposition eut déposé des enregistrements de conversations par'1 téléphone cellulaire entre M.Smith et trois autres personnes.D’autres juridictions ont adopté des lois assurant le caractère confidentiel des conversations par téléphonie cellulaire et régissant la vente des équipements permettant d’intercepter ces mêmes conversations, a signalé M.Phillips.« La disparition des fils qui acheminaient nos communications ne doit pas se traduire par la suppression de notre vie privée », écrit-il dans son rapport.Mulroney rencontrera Gorbatchev le 18 ) MOSCOU (PCI - Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev aura un .entretien prive avec le premier ministre Brian Mulroney le 18 juillet prochain à Londres, au lendemain de la conférence des leaders des sept principaux- - -pays industrialisés du monde.L’attaché de presse adjoint du chef soviétique M.Sergei Grigoriev, a signalé que la veille, a la fin des travaux de la réumoïC M.Gorbatchev aura également des entretiens privés avec le président américain George Bush et le président français François Mitterrand.Il emploiera le reste de sa journée, après avoir rencontré M.Mulroney, à .; discuter privément avec les chefs des autres pays.Nouvelle grève à Gaz Métropolitain : INCAPABLES de reprendre le dialogue avec leur employeur, les 430 cols blancs de Gaz Métropolitain ont déclenché hier un cinquième arrêt de travail depuis le mois de mai.Après avoir manifesté devant les bureaux de la compagie rue du Havre, les employés se sont rendus sur l’avenue McGill pour répéter le même scénario devant la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le principal actionnaire de Gaz Métro.J usqu’à maintenant, cette série de grèves a surtout pour effet de ralentir les activités du service à la clientèle et de la facturation.Les cols blancs, qui sont de nouveau en grève aujourd’hui, demandent des augmentations de 5,5 % et 5 % plus une formule, d’indexation pour les années 90-91 et 91-92, alors que la compagnie offre 5,3 % et 3 %.Le fonds de pension, la durée de la semaine de travail et le système de classification des employés font également obstacle à un règlement.Un conciliateur a été nommé dans le dossier, mais la seule rencontre organisée avec les parties n’a rien donné, de sorte qu’aucune négociation, même informelle, n’a eu beu depuis maintenant trois semaines.» *1 Pas de « police de la drogue » OTTAWA ( PC ) — Le ministère des Transports nie que le gouvernement ait" l’intention de constituer une « police de la drogue » dans le cadre de son projèt de tests de dépistage à l’intention des travailleurs de l’industrie des transports.« Aucun nouvel inspecteur ne sera embauché pour ce > travailleurs.« Nous recourrons aux services des inspecteurs de la sécurité ’ des transports déjà en place, et ils seront mandatés pour s’assurer que les employeurs mettent sur pied des programmes d’éducation et d’aide aux employés », a dit M.Rudback.Les programmes d’éducation devront informer les travailleurs des effets de la drogue et de l’alcool sur eux.Les programmés d’aide fourniront services et conseils aux employés chez qui on aura identifié un problème de toxicomanie ou d’alcoolisme.Les inspecteurs seront cependant autorisés à empêcher toute personne apparemment droguée ou ¦ ivre de continuer à travailler, et pourront imposer des tests à quiconque aura été impliqué dans un accident.Le gouvernement entend commencer à faire passer des tests à quelque 250 000 employés de sociétés de transport dont les emplois ont des conséquences directes pour la sécurité, comme les pilotes de ligne, les ingénieurs et les mécaniciens.AVIS PUBLICS ( \\\D\.PRuVIM K DK yl Ê R Kl DISTRICT DK 1 KRRKBOV \h ( ul R 1)1 gt ÊBKC (CilXM BR K I T VII.Kl \o 70ftO'J 002636 «01 C,K\K\ IK\ K DKMKRS.Par lie aisis en cette cause, soil MmKVRI.KMKYI IX VIDÉO.KM CONDITION* XRGKNTUl CIlKgl K VISÉ I» WN TR KM » »RCV\ huissier De lélude .1 \( Wl K> PIIII.IPPK \ Xss III is sIKRs I6i rue Du Moulin, st Kus-tache 17R .'Pi.lél 41 rue Valence, en la cdé laval.Qc.d LSI rut de Montréal, seront vendus par aulorilé de Justice, les bieas el effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en 1 télévision ill po XKNITII I vidéo VUS RCA.t ensemble de salon en velours brun.1 étagère 1 sections en bots na turel.1 four micro-ondes BEAL MARK Conditions VRC.KNT COMPTANT FRANCOIS RKR TRVNI) huissier K” 922! Ro RK RT JASMIN i \SS III IS SIKRS Montréal le 1 luiUel 1991 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-197268-919 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DAME GISÈLE AZOR, Partie demanderesse c.MONSIEUR PROFITON SATURNE, Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M Profiton Saturne de comparaître au greffe de cette cour situé au PALAIS DE JUSTICE DE MONTRÉAL, 10, rue St-An-tome Est, salle 1 100.dans les trente (30) |Ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'intention de Monsieur Protiton Saturne Lieu MONTRÉAL Date 27 juin 1991 MARIE-HÉLÈNE BÉLISLE AVIS est donné, conformément à l'Article 1571 d du Code civil du Bas Canada.que JERIC FASHIONS GROUP INC./LE GROUPE DE MODES JERIC INC., par .General Assignment of Book Debts • exécuté le 10 juin 1991 et enregistré à Montréal sous le numéro 4397483.a cédé et transporté toutes dettes, comptes à recevoir, demandes et « choses m action présents ou futurs, à BANQUE DE BOSTON DU CANADA B KJ.DISTRICT DK MONTREAL.OU R 1)1 Ql ÊBKC.Nil tOO-O! (VMK72 90* Location de camions l.o-cam.Partie demanderesse, -vs- Entreposage Inter Frontière Inc.Par lie défenderesse l.e 16ième jour de juillet 1991.à lOhOO.au 1x0 Boileau.( hâleauguay Qc.disinci de Beau harnois.Qc.seront vendus par aulo rite de Justice, les bieas et effets de Entreposage inter Frontière Inc saisis en celte cause, consistant en I ne voiture de marque Chevrolet célébrité Kurosport — série 1C.1 \W.îlH9JX4 rue Papineau, en la cdé,et ylis tricl de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les bieas eLel tels du défendeur, saisis en celte cause, consistant en I compresseur marque Ingel.! fusils à peinturejl)e vil Bisl.1 bureau fini 3 tiroirs, et.au 1res Conditions: AR(ÎKNT civvir TINT lil II I M MKTHÉRKBI'K.huissier TJXMM fil DK M \ ( Kit \ \ \ss III ISSIKRS Muni féal, le > luillel 1991 , , AVIS PUBLICS \ » HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 4h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservation avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 4h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, iéi 286-1200 GL Hydro-Québec CMQ.13164.F le mardi 16 juillet 1991 FOURNITURE DE MATÉRIAUX POUR RÉSEAU D'AQUEDUC Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : , 10000S APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal CMG.10055.F le mardi 16|uillet 1991 FOURNITURE DE 111 UNITES FONCTIONNELLES Admissibilité : Place d’affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000S Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) 25 $ (taxes Incluses) Lesdocumontsd'appelsd'olfres peuvent être consullôsou obtenus du lundi au vendredi de8h30à12hetde13hà16hà l'endroit suivanl : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement si Services Ssrvlcss Achats st Conlrsls 855, ru# Sslnts-Csthsrins Est, 3* étage Montréal (Québec) H2L4P5 Pour renseignements : (514) 289-5903 Le monlanl de 25 $ esl NON REMBOURSABLE et doit être payé sous (orme de chèque ou de mandai à l'ordre d'Hydro-Québec.i >, La garantie do soumission devra être sous lorme de chèque vidé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre do crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenuilo document d appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit loumlr son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres., , Hydro-Québec se réserve le droll de rejeter toute soumission, Le chel de service Achats et Contrats Antonio Pinho, Ing.¦MM Le Devoir, vendredi 5 juillet 1991 Bl 3 Grande-Baleine: la Cour suprême refuse d’entendre l’appel du Québec dique », a prédit devant la cour Me Georges Emery, d'Hydro-Québec Manon Cornelller de la Presse Canadienne OTTAW A — Les Cris ont remporté unç autre manche hier dans leur saga juridique qui les oppose au gouvernement du Québec et à llydro-Québec en ce qui a trait à l’évaluation environnementale du projet hydro-électrique de Grande-Baleine par le gouvernement fédéral.La Cour suprême du Canada a en effet refusé hier matin d'entendre l'appel du gouvernement du Québec et d’Hydro-Québec concernant un jugement de la Cour d’appel fédérale sur la Convention de la Baie James.Le 14 mai dernier, la Cour d’appel fédérale secondait un jugement La police de la CUM relance IMPACC Borislav Nicolov POUR la deuxième année consécutive.16 élèves issus des minorités culturelles passeront huit semaines aux différents services de la police pour se familiariser à la carrière policière.Le projet s’appelle Immersion en milieu policier accessible aux communautés culturelles (IMPACC), et s’inscrit dans le cadre du programme d’accès à l'égalité lancé par la police en avril dernier.» La carrière de policier n’était pas spontanément considérée par les communautés ethnoculturelles, et il fallait la démystifier auprès des jeunes et leur faire comprendre en quoi consiste le travail du policier ».a indiqué dans son allocution le directeur de la police, Alain Saint-Germain.Les stagiaires auront à vivre les réalités policières en prévention du crime, sécurité routière, enquêtes, circulation, patrouilles et administration.Le financement du projet est assuré par Immigration Canada et le secretariat d’Etat au Multiculturalisme.La sélection des candidats a été faite en tenant compte de critères très rigoureux, dans des établissements scolaires à forte concentration multiethnique.« La perception de la police dans mon école est négative, et si tout le monde apprenait ma participation à ce stage, je risquerais de me trouver isolée », a affirmé une stagiaire.Les témoignages des stagiaires peuvent modifier cette attitude, espère-t-on à .la police.D’autre part, grâce à IMPACC, les employés de la police se familiariseront mieux avec les communautés, estime John Dalzell.porte-parole de la police.rendu par le juge Rouleau, de la Cour fédérale.Ce dernier statuait qu'il pouvait se prononcer sur le rôle de l’administrateur fédéral de la Convention de la Baie James en matière d'environnement.Il stipulait aussi que la convention signée en 1975 avait force de loi.Québec et la société d’État se sont présentés hier devant la Cour suprême pour remettre cette décision en cause.Le gouvernement du Québec voulait que la Cour éclaircisse le statut juridique de la Convention de la Baie James car sept causes concernant la Convention sont pendantes devant les tribunaux, a indiqué Me Jean Bouchard.Sans ces éclaircissements, on risque le « marasme juri- Les deux requérants voulaient aussi que la plus haute cour du pays suspende, entre-temps, les procédures en Cour fédérale.Ils ont été déboutés de leur demande là aussi.Ayant échoué, le gouvernement du Québec et llydro-Québec devront se présenter devant la Cour fédérale le 16 juillet prochain pour défendre leur opposition à une évaluation environnementale fédérale indépendante dans le projet de Grande-Baleine.La décision prise par cinq juges, après moins de deux heures d'au diences, permettra de tenir le débat de fond sur le rôle et les obligations de l'administrateur fédéral et, conséquemment, sur la capacité qu’ont les gouvernements fédéral et québécois de s’associer pour appliquer la Convention de la Baie James sans consulter les Cris.Les procédures en Cour fédérale ont été entreprises en février dentier par l’Administration régionale crie dans le but d’obliger l'administrateur fédéral Raymond Robinson à mettre en branle le processus fédéral d’évaluation environnementale.Ils ont décidé de s'adresser aux tribunaux après que M.Robinson les ait informés en novembre 1990 qu'il n'avait pas le mandat de mener une évaluation environnementale indépendante.A la mi-février, les gouvernements canadien et québécois s’en tendaient pour mettre de côté les procédures d’évaluation fédérales et ce, sans l’accord des autochtones.Au départ, des ministres fédéraux avaient pourtant indiqué qu’une évaluation environnementale fédérale devait précéder le projet de Grande- Baleine.,,___ La Convention prévoit un système de protection environnementale et sociale devant être mis en oeuvre automatiquement par les deux niveaux de gouvernement dans le cas de projets divers, comme les barrages, les routes et les aéroports.Le vice-président et directeur exécutif de l'Administration régionale crie, M.Diom Saganash, était heureux de la décision de la Cour suprême.Selon lui, cela vient confir mer que la Convention équivaut à une loi à laquelle les parties contrac- tantes sont soumises.Pour Québec, il est inutile de procéder à deux évaluations environnementales en parallèle alors que les études québécoises prennent en compte les préoccupations fédérales.Pour M.Saganash, il ne s’agit pas d’exiger des dédoublements inutiles, mais de s’assurer que les Cris soient associés aux études environnementales et que ces études aient l’ampleur désirée.Opposés farouchement au projet hydro électrique, les Cris sont convaincus que le projet de Grande-Baleine ne pourrait pas subir le test d'une évaluation environnementale très poussée, a ajouté M.Saganash.> ' 46 morts suspectes NEW YORK (AFP) - La firme suisse Iloffmann-La Roche a mis sur le marché américain un sédatif dont les réactions secondaires ont entraîné la mort de 46 personnes, affirme le New York Times dans sa livraison d’hier.Le quotidien américain indique que la Federal Drug Administration a été saisie de 46 cas de décès liés aux réactions secondaires du médicament, 18 mois seulement après sa commercialisation aux États-Unis en 1986.Le médicament.Versed, fabriqué par lloffmann-La Roche à Bâle, en Suisse, est un sédatif injecté lors de petites interventions chirurgicales ou pendant et-o’u après des anesthésies générales.Un porte-parole de lloffmann-La Roche Inc.a rejeté ces allégations, affirmant que « le Versed constitue un sédatif sûr et efficace si sa posologie est respectée ».Selon le Times.des patients auxquels il a été administré.notamment dans des cabinets dentaires, ont été sujets à des trou blés respiratoires et cardio-vasculaires auxquels ils ont succombé en raison du manque sur place de matériels de réanimation.3333 ms / PHOTO PC Amitié indéfectible Le premier ministre Brian Mulroney a affirmé hier catégoriquement qu'il n’était pas question que le Canada assouplisse ses positions vis-à-vis la Corée du Nord.M.Mulroney a expliqué aux journalistes que le Canada favorisait l’adhésion des deux Corées aux Nations unies mais que l'appui du gouvernement canadien au régime du président Roh, de la Corée du Sud, était inébranlable.À l’issue d’une rencontre avec le président Roh Tae-Woo (photo), M.Mulroney a louangé les efforts de rapprochement de la Corée du Sud avec son voisin du Nord et les mesures de démocratisation de Séoul, progrès attribuable, selon lui, au « leadership clairvoyant » du président Roh.Québec ne veut pas payer seul le prix d’appartenance au patrimoine mondial Jocelyne Richer de noire bureau de Québec IL Y A UN prix à payer pour faire partie du club sélect des villes du patrimoine mondial et le maire de Québec n’a vraiment pas l’intention d’assumer seul la responsabilité associée à cette reconnaissance internationale.M.L'Allier prendra donc son bâton de pèlerin et multipliera les pressions à gauche et à droite afin de s'assurer que le financement de projets reliés à la sauvegarde du patrimoine de la ville ne reposera pas uniquement sur ses épaules.Dans sa tentative de multiplier et de diversifier les sources de financement visant à conserver et à mettre en valeur les biens culturels de la capitale, il entend mettre à contribution, plus que jamais, le gouvernement fédéral et celui du Québec, bien sûr, mais aussi des organismes à vocation internationale, comme l’ACDI (Agence canadienne de développement internaitonal) et des entreprises privées.«< Il faut que la place du patrimoine soit au coeur des choix politiques », a soutenu M.Jean-Paul L’Allier, lors de l'allocution qu'il prononçait au terme du colloque sur les villes du patrimoine mondial, qui a pris fin hier à Québec.Ce colloque, le premier du genre, réunissait à Québec quelque 300 per- Dix-sept libéraux sont nommés membres des deux commissions référendaires sonnes, élus et experts venus des quatre coins du globe pour échanger sur les joies et les misères d'admims-trer des villes désignées par l’UNESCO (l'agence des Nations unies pour le développement de la science, de l'éducation et de la culture) comme faisant partie du patrimoine mondial.La liste comprend 70 noms de villes, dont 45 élaint représentées au colloque.Comme l’avait proposé le maire L’Allier, les participants au colloque ont décidé de former officiellement un grand club, un réseau d'échange d'informations sur les problèmes et les solutions qu'ils peuvent avoir en commun.Ils ont signé une déclaration commune indiquant leur intention de créer un réseau dont la mission serait « de susciter, d’entretenir et de développer la coopération ainsi que l’échange d’information.» La mise sur pied d'un tel réseau impliquera la création d’une structure permanente, un secrétariat qui pourrait fort bien être installé à Québec.Dans l’immédiat, les maires ont convenu de former un comité directeur provisoire, présidé par le maire de Québec, ayant pour mandat, d’ici deux ans, de préciser le rôle que devra jouer « cet incubateur », comme l'appelait le maire de Québec.L’équipe qui s'attellera à cette tâche s’installera à Québec et sera rattachée au bureau de Québec de l’UNESCO.Les défis ne manqueront pas : harmoniser la mise en valeur du patrimoine et le développement urbain, Pierre April de la Presse Canadienne QUÉBEC — La nomination des 17 membres libéraux des deux commissions parlementaires instituées par la Loi sur le processus de détermination de l'avenir politique et constitutionnel du Québec a été annoncée, hier, par le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes G il Rémillard.La Loi 150 adoptée avant l’ajournement estival prévoit que le premier ministre Robert Bourassa ainsi que le chef de l'opposition officielle Jacques Parizeau sont membres de ces deux commissions dont l'une amorcera ses travaux aussitôt que le gouvernement fédéral aura fait connaître son offre de renouvellement du fédéralisme.Pour l'appuyer au cours des travaux des commissions parlementaires qui doivent étudier « les questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté » ou celles touchant « toute offre d'un nouveau partenariat de nature constitutionnelle ».M.Bourassa a retenu des députés dont la majorité sont plutôt favorables à l’idée de donner une autre chance au fédéralisme.Ce sont MM.Guy Bélanger, député de Laval-des-Rapides, qui présidera la Commission d'étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté, et Claude Dauphin, qui dirigera les travaux de l’autre commission chargée d'étudier une éventuelle offre fédérale.Le député de Viger Cosmo Macia-cia sera, pour sa part, membre de l’une et l’autre commission parlementaire et verra « à préparer, organiser et coordonner le travail des députés libéraux ».Le député de Orford Robert Benoît agira de son côté comme remplaçant du premier ministre au sein des deux commissions.Les autres membres libéraux de la Commission chargée d'étudier les conséquences de la souveraineté sont : Louise Bégin (Bellechasse); JacquesChagnon (Saint-Louis); Michel Després, (Limoilou); Henri-François Gautrin (Verdun); Robert Lesage (Hull); Maurice Richard (Nicolet-Yamaska); Robert Thérien (Rousseau).Les députés libéraux qui siégeront sur la commission chargée d’étudier une éventuelle offre fédérale sont : Y van Bordeleau (Acadie); Benoit Fradet (Vimont); John Kehoe (Cha-pleau); Nicole Loiselle (Saint-Henri); Serge Marcil (Salaberry-Soulanges); Claire-Hélène lloving-ton (Matane); Christiane Pelchat (Vachon).Chacune des deux commissions se compose de 18 membres, incluant le président.Sont membres d’office, le premier ministre, le chef de l’oppo sition officielle, le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales Canadiennes, M.Gil Rémillard, neuf députés du parti gouvernemental, cinq de l'opposition officielle et le chef du Parti égalité, Robert Lib-man.La Loi 150 prévoit que tout membre d’une commission peut être remplacé occasionnellement par un autre député, y compris un ministre.Le cabinet du chef de l’opposition.Jacques Parizeau, fera connaître les noms de ses représentants sur chacune des commissions au cours des prochains jours.En plus de M.Parizeau, nommé dans la loi, il semble évident que le porte-parole de l’opposition en matière constitutionneUe Jacques Brassard, et son collègue leader parlementaire Guy Chevrette siégeront sur ces commissions.Hier, au cabinet du chef de l'opposition on n’avait rien à redire des choix de M.Bourassa, « qui a le droit de nommer qui il veut », mais on a aussi rappelé que depuis le début, l’aile péquiste a sérieusement mis en doute l’objectivité de ces deux commissions créées par une Loi cont re laquelle elle a voté.»» • Frulla-Hébert a en main un projet de politique muséale attendu impatiemment depuis.1979 Paule des Rivières LA MINISTREdes Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, a reçu, hier, de ses sous-ministres, le projet de politique muséale que les musées attendent impatiemment depuis.1979.Mais Mme Hébert n’était pas en mesure de dire, hier, si elle rendrait le document public prochainement, pas plus qu’elle n’était prête à dire si la politique muséale pourrait faire l’objet d’une consultation rapidement, sans attendre le train de la commission parlementaire sur l'ensemble de la politique culturelle québécoise qui se tiendra à l’automne.La Société des musées québécois réclame une politique muséale depuis longtemps.C'est donc avec soulagement qu’elle apprenait en septembre dernier qu'un fonctionnaire du ministère, M.Jacques Hamel, était désormais versé à temps plein à l’élaboration d’une politique sur les musées québécois.La politique vise à combler un vide et à remplacer un moratoire dé crété en 1979, qui devait être tempo raire mais qui, dans les faits, a été violé à maintes reprises, selon les ca prices et désirs des élus.Selon, aussi, les volontés du gouvernement fédéral qui, lui, savait très bien ce qu’il voulait.La Société des musées québécois craint beaucoup que la consultation sur le projet ne soit reportée.Elle estime que le temps presse.Elle s’inquiète parce qu’une commission parlementaire qui engloberait les musées ne serait pas terminée en octobre, soit à temps pour le vote des crédits pour 1992-93.Car le sous-financement des institutions muséales est sans doute le problème numéro un auquel une politique devrait re- médier.Aussi, une politique permettrait d'avoir une idee claire des musées et centres d’exposition du Québec, « pour s’assurer, selon la Société des musées québécois, que si l’on a un musée du saumon en Gaspésie, l’on n’en construit pas un second à 10 kilomètres de là ».Une vue d’ensemble permettrait également de connaître avec exactitude les travaux d’agrandissement en cours un peu partout au Québec.Enfin, l’adoption d’une politique muséale accélérerait possiblement la nomination d’un responsable des TRAITEMENT DE L’ALCOOLISME Le centre de recherche de l’hôpital Douglas entreprend un nouveau traitement médical expérimental contre l'abus d’alcool.Les personnes intéressées à participer, hommes ou femmes, peuvent téléphoner en tout temps au numéro suivant: (514) 766-4259 CARTES D’AFFAIRES échanger l'expertise, encourager une coopération continue, trouver des sources de financement, etc.Le directeur général du Musée de la civilisation et président du colloque, M.Roland Arpin, a fait valoir au terme de l'événement que les échanges avaient permis d’identifier les problèmes communs à ces villes : forte présence touristique, développement urbain, harmonie entre la protection patrimoniale et la vocation résidentielle, notamment.À partir de là, a-t-il fait valoir, ces villes peuvent définir ensemble un plan d’action.Le plus important, à son avis, est le fait que ce colloque ait permis de rompre l’isolement entre les représentants des villes du patrimoine mondial.Le sous-directeur général pour la culture de l'UNESCO, M.Henri Lopes, a quant à lui affirmé qu’il s’agissait « d’un grand jour » pour l’organisme des Nations unies parce que « la sauvegarde du patrimoine est un champ majeur de la culture », donc-un objectif en parfait accord aVec la mission de l’institution.C’est un pas de plus vers» la conscience universelle », a renchéri le maire de Cuzco, au Pérou, M.Daniel Estrada Perez.Quant à lui, le maire de Fès, au Maroc, M.Abderrahim Filali Baba, a soutenu qu’il approchait le temps où les peuples « revendiqueraient le droit au patrimoine », comme on revendique celui à l’éducation.Un deuxième colloque, qui devrait concrétiser les espoirs du premier, sera tenu en 1993.Le tabac est trop taxé, disent 44 % des Canadiens OTTAWA (PC) — Quarante-quatre pour cenl des Canadiens souhaitent une réduction des taxes sur les produits du tabac, indique un sondage réalisé à l'échelle nationale par Réalités canadiennes, pour le compte du Conseil canadien des fabricants des produits du tabac (CCFPT).Le sondage, réalisé dans la semaine du 24 juin, révèle aussi que 27 % des Canadiens optent pour le maintien de ces taxes à leur niveau actuel, tandis que 22 % favorisent d'autres augmentations.Sept pour cent des répondants étaient indécis ou n'avaient pas d'opinion.« Nous sommes satisfaits et encouragés de cette réaction positive à notre campagne, a déclare le président du CCFPT.M.William Neville.Les Canadiens, y compris de nombreux non-fumeurs, transmettent un message clair à leurs gouvernements, tant fédéral que provinciaux, à l'effet qu’à leur niveau actuel, les taxes imposées sur les produits du tabac sont injustes à l'endroit des 6,4 millions de Canadiens qui choisissent de fumer.» Le sondage démontre également que : ¦ quelque 1,8 million de Canadiens, fumeurs et non-fumeurs, avaient, au 29 juin, posté au premier ministre au moins une fiche de protestation contre cette taxation; ¦ quelque 86 % des fumeurs étaient au courant de la campagne menée par le CCFPT et 39 % des non-fumeurs contactés appuyaient cette campagne.La firme Réalités canadiennes a compilé les résultats à l’issue d’un sondage hebdomadaire omnibus réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1000 Canadiens âgées de 18 ans et plus.La marge d’erreur d’une étude de ce genre est de plus ou moins 3,2 % de l’échantillonnage global et ce, 19 fois sur 20.musées au ministères des Affaires culturelles.Depuis que la section « musées et centres d'exposition » du ministère a été scindée en deux, que les centres d’exposition ont pris la route des arts visuels et les musées celle du patrimoine, plus personne ne s’occupe des musées.Le Conseil du Trésor n’a pas encore approuvé l’embauche d’un responsable.ROBIC if lotoquébec R É S U LT A T S Tirage du 91-07-03 Vous pouvez miser jusqu à 20 h le mercredi et le samedi 6 11 15 25 40 46 No complémentaire: 12_______ 1 O 1 o - q u é b e c.GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 207 651,70$ 5/6+ 4 165 573,80$ 5/6 249 2 127,80$ 4/6 13 611 74,60$ 3/6 260 584 10,00$ VENTES TOTALES: 15 602 541,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 2 300 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 91-07-06 Fonde en 1892 ss st Jacques Agents de Montreal.Quebec brevets Canada.H2Y 3X2 .i» • _ T .nr ocQccc d invention Telex 05 268656 Fax i5Hi8£P£W*££ ¦ ¦ ¦ ûrt S£#/) P Recoup \ à COAf0Σr/J>é t'fûÆTJZ f Jacques Keable De la poste, des ruraux et des baleines .CK N’KST PAS une descente aux enfers, il s’en faut.Mais il y a, de toute évidence, un decrescendo, à mesure que les mois passent, dans la politique d’immigration et d’intégration du Québec.Autant, en décembre dernier, l’énoncé au titre évocateur, Au Québec, pour bâtir ensemble, était ambitieux et généreux, autant le plan d’action du mois dernier était plus modeste et réaliste.Et voilà que l’annonce, hier, des niveaux d’immigration pour les trois prochaines années donne la pleine mesure des contraintes gouvernementales.Il en ressort que le Québec n’a pas les moyens de sa politique, au demeurant timide, voire timorée.De telle sorte que les trouvailles de décembre, notamment celle du « contrat moral », ressortent étriquées d’un exercice qui s’annonçait plus prometteur.En effet, le document de consultation — le premier du genre au Québec — publié par Mme Monique Gagnon-Tremblay, innove à plusieurs égards.Il établit des* objectifs et des balises pour une société qui doit déjà, et qui devra davantage à l’avenir, compter sur l’immigration et l’intégration, simplement pur se maintenir à flot.Il fait ressortir avec netteté trois points capitaux : l’immigration est un facteur de développement du Québec; elle doit contribuer au développement d’une société francophone et d’une économie prospère; une intégration réussie doit s’appuyer sur une langue commune, la pleine participation et des relations intercommunautaires harmonieuses.Après 25 ans d’essais et de tâtonnements, le gouvernement se donnait enfin des orientations crédibles et l’amorce de la mise en oeuvre orchestrée d’une foule de mesures fort intéressantes.Passé au crible des audiences publiques d’une commission parlementaire, le projet de la ministre des Communautés culturelles et de l’immigration a reçu un'accueil généralement favorable, mais quand même mitigé sur des points cruciaux.Ainsi, il s’en dégage un consensus sur les objectifs de la politique.Mais il y a des reticences, voire des divergences, quant aux modalités d’accueil des immigrants, surtout quant à leur régionalisation (hors de Montréal, qui en attire présentement près de 9 sur 10), jugée aussi souhaitable qu’utopique.L’accord sur les grandes orientations arrive à point nommé, alors qu’Ottawa et Québec mettent enfin au point l’en-tertte administrative qui accorde au Québec plus de contrôle sur la sélection des immigrants, surtout sur les indépendants.De même, on admet d’emblée que l’intégration, longue et multidimensionnelle, équivaut à un « contrat moral », en vertu duquel l’immigrant et la société d’accueil ont des responsabilités partagées.Par contre, au sujet des niveaux annuels d’immigration, les opinions étaient divergentes.Les milieux d’affaires, ainsi que deux centrales syndicales, sont en faveur d’une augmentation graduelle.Les unions municipales, la CUM et la Ville de Montréal, de même que des communautés culturelles, partagent Et la justice ?UNE FEMME a vécu trocs jours d'enfer aux mains d'un homme qui l'a séquestrée, droguée, attachée, battue, violée, transportée ailleurs, où d'autres hommes l'ont violée à répétition.Un cauchemar tellement atroce qu’elle en a perdu partiellement la mémoire.Une réalité tellement insupportable qu’une fois sa mémoire revenue, elle s'est suicidée.Mais le juge était très très compréhensif.Tellement compréhensif qu’il a refusé en preuve les souvenirs que l'hypnose avait permis de ressusciter chez la victime.Tellement compréhensif qu’il a libéré l’accusé.Le droit sacré de l’accusé d’interroger la plaignante, a-t-il expliqué.Lorsque le criminel achève sa victime après l’avoir violée, il y a procès, pourtant.La police avait recueilli chez l’accusé des pièces à conviction : passeport, drogue, cordes souillées de sang.La victime avait témoigné.Et surtout, conséquence accablante, elle s’est suicidée.Mais le juge était très compréhensif.Jean-Pierre Paré Thérèse Jean Micheline Dupuis Jacqueline Rodrigue Louis L.Houle Lucien Laurin Montréal, 3 juillet 1991 Une grave confrontation se prépare ÉTONNANTE, la modération des propos du DEVOIR dans ses commentaires sur la Commission Spicer.Avec les journaux du Canada anglais, dont The Toronto Sun et The Toronto Star, le contraste est frappant.Entre 1951 et 1957, je devais fréquemment séjourner au Canada anglais, en Ontario et en Alberta, dans le cadre de mes fonctions comme officier des Canadian Armed Forces.Il ne se passait guère une semaine sans que paraissent des articles chargés de haine contre le Canada français en général, l’appartenance des Canadiens-français à la religion catholique en fournissait le prétexte.Deux années auparavant, en 1943, année où je fus commissionné officier pour la première fois, le révérend pasteur Thimothy Thorburne Shields, émule du célèbre lan Paisley d’Irlande du Nord, s’était présenté au ministère de la Défense à Ottawa et avait offert un plan d’intervention militaire pour l’élimination pure et simple du Canada fran çais par dépossession territoriale forcée, comme en Irlande sous Cromwell.ce point de vue.Mais les organismes scolaires, ainsi que leurs représentants au plan régional et provincial, expriment de fortes réserves.Quant aux mouvements nationalistes, ils sont contre toute augmentation, voire en faveur d’une baisse sensible des niveaux d'immigration.Toutefois, l’objectif premier visant à accroître la proportion de francophones recueille un appui, non pas unanime mais majoritaire.Cependant, à la fin de la longue consultation publique, le douloureux problème des réfugiés demeure entier et aussi déchirant pour tout le monde.Le 20 juin, Mme Gagnon-Tremblay annonce son plan d’action triennal.Il confirme l’engagement gouvernemental, mais aussi la modestie des moyens mis en oeuvre pour le réaliser.Ainsi, le gouvernement consacre le caractère horizontal du plan — il touche à la fois En immigration, le discours est généreux, l’action reste étriquée l’ensemble des ministères sectoriels et plusieurs organismes gouvernementaux — et la responsabilité du ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration quant à la coordination des politiques relatives à l’intégration et à la pleine participation des immigrants à la vie économique, sociale et culturelle du Québec.C’est un acquis de taille pour un ministère de petite taille : il pourra enfin donner sa mesure, pour peu qu’on lui en donne les moyens.Ce qui n’est pas évident.À peine 35 millions de dollars en crédits additionnels sont prévus pour trois ans — dont 10 millions cette année — à quoi il faut ajouter un nouveau fonds d’initiative de près de 6 millions pour des projets novateurs.Ce qui fait, au total, à peine 40 millions de dollars de plus, alors que le double serait nécessaire pour amorcer de façon sérieuse la moitié de la kyrielle de mesures que l’énoncé de décembre laissait miroiter.Il faut croire que Mme Gagnon-Tremblay, qui est également vice-présidente du Conseil du trésor, n’a pas réussi à faire fléchir l’intransigeance de ses collègues, surtout celle de son président, M.Daniel Johnson.À l’écoute des représentations de ses partenaires, la ministre a réussi, par contre, à donner un accent légèrement plus montréalais à sa politique d’intégration.Tout en favorisant la régionalisation de l’immigration, le plan reconnaît d’emblée que l’intégration de la vaste majorité des immigrants se joue, et continuera de se jouer, dans la région métropolitaine de Montréal.Il ne sert à rien de se cacher la tête dans le sable : c’est là que ça se passe, c’est là que le Québec gagnera ou perdra les périlleux défis que posent l’intégration et la francisation des immigrants, surtout à l’é- Le général Charles Foulkes, Joint Chief of Staff de l’époque, lui répondit que la Canadian Army du temps de guerre comptait plus de 200 000 Canadiens-français dans ses trou pesde première ligne.Au nom du serment porté à Sa Majesté, il est peu probable qu’on pourra compter sur ces soldais pour tourner leurs armes contre leur propre monde.Le pasteur Shields repartit dépité et le document resta dans le Building 18du MDN jusqu'à récemment.Pourtant, à cette époque, il n’y avait pas au Québec de gros méchants séparatistes.De nos jours, le ressentiment du Canada anglais contre le Québec a de quoi s’alimenter, semble-t-il ?Sauf que le discours du ressentiment est potentiellement explosif.Il peut mener à la guerre civile, à court ou à long terme et je ne joue pas avec les mots, ayant été militaire en service au Canada et à l’étranger pendant 27 ans.Une confrontation s’annonce et les Québécois auraient tort de l’ignorer.Il ne faut pas oublier ce premier principe de polémologie selon lequel lorsque deux armées s’affrontent en campagne, complètement équipées et prêtes pour le combat, la guerre a déjà 30 ans et souvent davantage.Je n’aime pas me faire l’avocat du diable et j’espère que tout se passera en paix entre gens raisonnables, sauf qu’une grande partie du Canada anglais a déjà franchi l’étape de la déraison.Inutile de revenir en arrière non plus, le Québec est en marche vers la souveraineté et y parviendra.Ce qui importe dès maintenant, c’est de prendre des précau-1 tions pour dissuader le recours aux armes j afin de maintenir le Québec dans le giron fé- LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSOMNETTE Rédacteur en chef et directeur de l’information Bernard Descôleaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de I information Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS cole et au travail.Par exemple, le ministère accordera des subventions aux organismes communautaires montréalais, en vue de rapprocher les arrivants de la majorité francophone, de valoriser le pluralisme culturel et de lutter contre la discrimination.De même, le gouvernement propose à ses partenaires montréalais — et d’abord à la Ville de Montréal, qui a bien accueilli cette initiative — de réunir de façon périodique une table de concertation, en vue de dégager des priorités d’action communes.Voilà des mesures intéressantes, qui permettent d’aplanir des difficultés de parcours et de mieux faire jouer leur rôle aux nombreux acteurs, dans des dossiers de plus en plus complexes et lourds.Le plan insiste par ailleurs, un peu lourdement, sur la « rentabilité » de l’immigration, dont il faut « maximiser l’impact économique ».En proposant de faire de son ministère « un instrument de développement économique », Mme Gagnon-Tremblay laissait entrevoir, par contre que les niveaux annuels d’immigration seraient révisés à la hausse.Ce n’est malheureusement pas le cas.Hier, elle a annoncé que le Québec gèle le niveau d’immigration de 1992 à l’objectif prévu pour 1991 (soit 45 000), et l’augmente à 47 000 et à 49 000 pour les deux années suivantes.Elle explique que cette décision, décevante à plusieurs égards, correspond aux objectifs québécois, aux contraintes auxquelles le gouvernement fait face, finalement à l’état de l’opinion publique et du consensus social.Il faut prendre garde et respecter le rythme d’évolution des mentalités, dit la ministre : l’opinion publique aurait encore tendance à percevoir les immi- f rants comme une menace à sa sécurité conomique.Pourtant, un sondage CROP qu’elle a elle-même rendu public révélait, en novembre dernier, que 7 Québécois sur 10 sont convaincus de la nécessité de faire appel à l’immigration, laquelle représente une richesse à tout point de vue.De plus, 3 Québécois sur 5 se disaient à l’avance favorables à une décision du gouvernement d’augmenter progressivement l’immigration québécoise.À vrai dire, le rythme d’évolution des mentalités qu'évoque la ministre fait référence davantage aux réticences de ses collègues qu’à celles de la majorité de la population.Il appert aussi que le ministère a peine à consolider ses acquis des récentes années et à « digérer » adéquatement les mandats et objectifs qui sont les siens.D’autant qu’il doit faire énormément avec un minimum de ressources.L’immigration est un enjeu vital pour le Québec, dans un contexte de dénatalité et de vieillissement de la population.Le gouvernement pose des gestes louables et lance des mesures essentielles.Nul ne met en doute la bonne volonté de la ministre.Mais les budgets et autres ressources laissent voir le hiatus entre le discours généreux et une réalité modeste.On ne sent nullement l’urgence qui s’impose.GILLES LESAGE déral.S’adressant au Parlement de Londres celte semaine, en une envolée contre l’Europe.Mme Thatcher n’a pas hésité à conclure qu’elle est contre le fédéralisme, elle n’est pas contre l’Europe.Et si le Québec disait qu'il est contre le fédéralisme et pas contre le Canada, qui le croirait ?Nul doute que Mme Thatcher a encore beaucoup de crédibilité mais le Québec en face du Canada anglais n’en a jamais ou presque jamais eu.Ce sera une cause majeure de l’affrontement qui se prépare maintenant.Et je tiens les médias du Canada anglais responsables de l’explosion de haine qui s’annonce.Lorsque, depuis plus de 20 ans, ils publient régulièrement des clichés tels que : « Quebec breaking up Canada » et autres simplismes du genre, il faut s’attendre maintenant au pire.René Marcel Sauvé Toronto, 28 juin 1991 Le ministre dit faux CONTRAIREMENT aux affirmations du ministre Marc-Yvan Côté publiées dans La Presse du 20 juin 1991 et LE DEVOIR du 22 juin 1991, la CEQ et la Fédération des ACEF n'appuient pas le projet de Loi 120 sur la réforme de la santé et des services sociaux.S'il est vrai que nous avons accepté avec d’autres de nous associer à une large coalition, c’est de façon circonscrite et circonstancielle.Circonscrite à la répartition des médecins en région, à l’agrément des cabinets privés pour assurer la contribution des médecins aux services publics et à la régionalisation des budgets de la RAMQ.Circonstancielle à l’ouverture de la commission parlementaire à toutes celles et tous ceux qui veulent s’y faire entendre au même titre que les médecins.Nous continuons à vouloir être entendus en commission parlementaire pour faire connaître nos critiques sur le projet de réforme.La réorientation du système vers la « responsabilisation des individus » à l’encontre des déterminants sociaux de la maladie, les brèches dans le droit à la confidentialité et la protection de la vie privée, les larges ouvertures faites à la privatisation de certains secteurs d’activités, les nouveaux mécanismes de plaintes, les nouveaux règlements disciplinaires déguisés en codes d’éthique, etc., ces questions et d’autres nous soulèvent de vives inquiétudes et nous espérons être entendus et écoutés.Béatrice Chiasson Henri Goulet Montréal, 28 juin 1991 ÇA JASE, messieurs-dames, dans un bureau de poste de village ' D’où la question de fond : la jasette est-elle, oui ou non, une activité rentable, dans le cadre angoissant de la mondialisation des marchés ?Les gestionnaires de Poste Canada ont répondu « non ».Redoutables comptables thomistes, ils poussèrent illico la raison à sa limite ultime : Jaser n’est pas rentable.Or.un bureau de poste rural sert à jaser.Donc, un bureau de poste rural n’est pas rentable.C.Q.F.D.Fruit amer du syllogisme : depuis 1986, Poste Canada a mis la hache, ici et là, selon un scénario imprévisible qui semble tenir de la loterie, dans 1028 des 5221 bureaux de postes ruraux du Canada, ceux qui desservent les localités de 50 à 6000 personnes.On a remplacé les bureaux et les postières par des machins poétiquement appelés « superboites », plantées à un quelconque carrefour des villages dépouillés.C'est là que, par tous les temps, y compris les temps de chien, tout le monde du village, y compris la population âgée ou handicapée, vient ouvrir, à la queue leu leu.sa petite case de métal.Sans un mot, en repartant vite.Chacun dans sa coquille : le bureau de poste est « fermé-closed » pour cause de non-rentabilité.L’ex-postiere a été retournée à sa fenêtre domestique, un tricot à la main.Quant au reste : timbres, mandats, colis, etc.il suffit d’aller chez le quincaillier, le dépanneur ou le pharmacien, c’est selon, qui loue un bout de comptoir à cet effet, quelque part entre les marteaux, les tomates et les aspirines.Le pépin — parmi d'autres — c’est que ces commerçants sont tout, sauf postières de métier.Le plus souvent, ils s’empêtrent, et nous avec, dans la variété et la complexité croissantes des services postaux offerts.Ce sont des amateurs.Postière est un métier : personne n’aurait l'idée saugrenue d'aller acheter des clous chez elle.En vertu de quel dérangement aurait-on maintenant l’idée de demander au quincaillier de nous « recommander » une lettre ! Décidément, les chèvres de M.Séguin ne sont plus bien gardées ! C’est grave, vous savez : si Dignité rurale et son infatigable croisée, Cynthia Patterson, de Barachois, Percé, n’avaient pas mobilisé les ruraux From Coast to Coast, il y a belle lurette que nos bureaux de poste ruraux seraient à peu près tous fermés.Sinon tous ! Du coup, 10 000 jobs, occupés à 83 % par des femmes, seraient disparus ! L'hémorragie aura au moins été ralentie.Dignité rurale», vous vous souvenez ?Alors je vous le rappelle.C’était en décembre 1986.Dans le Bas Saint-Laurent et la Gaspésie, tout s’en allait à vau-l’eau dans les services publics : les trains, les postes, les quais, les jobs qui viennent avec, puis les jeunes, en conséquence désoeuvrés, qui n’ont qu’un choix : partir.Alors, autour de l'artisan principal, Gilles Raymond, des centaines de personnes se réunirent à Esprit-Saint, dans le Bas Saint-Laurent, dénoncèrent l’État.sous-développant et forgèrent un outil de lutte qu’elles nommèrent Dignité rurale, dans la foulée des ex-« Opérations-Dignité ».Mais le bulldozer fédéral était bien parti : les assauts contre les services publics continuèrent et continuent encore.De Gaspé, on ne verra bientôt plus la couleur du train.La télévision régionale d’État vient de s’éteindre.N’empêche : pour Dignité rurale, la lutte continue.Et Cynthia Patterson, la coordonnatrice nationale, canadienne si vous préférez, a fait des bureaux de poste son principal cheval de bataille, son fer de lance.C’est beau, chez Cynthia, à Barachois.De sa cour, on a une vue imprenable sur le rocher Percé et sur les fous de Bassan qui plongent frénétiquement, comme des missiles air-mer, sur les petits caplans qui, fin juin, « roulent » par bancs vers les grèves.C’est beau, mais Cynhia est souvent en voyage through Canada, traînant parfois à ses semelles des Dupont & Dupond de Poste Canada ! Pendant trois longues semaines, raconte-t-elle, les Dupont & Dupond collèrent au pare-chocs du camion qu’elle utilisait, avec trois autres militantes, pour traverser le Canada en y annonçant la bonne nouvelle : « Sauvons la poste rurale » : L’histoire ne dit pas si les espions (sic) apprécièrent ce voyage un peu gitan ! Cynthia et ses amies, oui ! Au terme du périple, elles purent déposer, sur l'élégante Colline parlementaire, en provenance des quatre coins du Canada rural, plus de 214 000 cartes-pétitions signées, à l’intention de Brian Mulroney : arrêtez les fermetures de bureaux’de poste ruraux ! Lettre de Gaspé « Les Canadiens ruraux sont des baleines : une espèce en voie de disparition », dit Cynthia.« Depuis plusieurs années, le milieu rural a été marginalisé.Pourtant, d’ici 10 ans, toute la question de la ruralité sera devenue un vaste débat de société.C’est ici que sont les ressources essentielles à la vie : l’eau, l’air pur, la forêt, la mer, l’agriculture.» « C’est difficile, poursuit-elle, de monter une organisation nationale.Alors rurale.Mais maintenant, il y a de plus en plus de coalitions qui se forment, partout au Canada.Des groupes populaires, des individus, des syndicats, des municipalités, forment des fronts communs autour d’objectifs spécifiques.C’est là qu’est l’avenir, c’est là qu’est notre force.Il y a des gens, maintenant, qui spontanément établissent le lien entre l’existence d’un petit bureau de poste et la démocratie.» Grosse affirmation que celle-là, direz-vous : le bureau de poste rural, c’est la démocratie ! Pensez-y deux secondes : en milieu rural, le bureau de poste, c’est la place publique, lieu de communications et d’information.Lieu d’échange surtout et sur tout : nouvelles locales qu’on reçoit et qu'on donne, commentaires socio-politiques.Bref, tout ce qui se raconte entre citoyens.Ce qui fait du bureau de poste de village un terreau irremplaçable où se constitue et se nourrit, sur l’air du quotidien, donc l’air de rien, la conscience collective.Mais dans les bilans comptables de Poste Canada, aucun item ne porte ce nom.C’est justement contre cette incapacité comptable, que les politiques ne veulent pas reconnaître, que lutte Dignité rurale.Et Cynthia.Puis à la marge, sur le plan personnel peut-être Cynthia lutte-t-elle aussi pour ce Canada qui ne lui est pas indifférent et qui est fait, on le sait, de rails de chemins de fer et de bureaux de poste, toutes choses en perdition.Le seul drapeau à feuille d’érable qui flotte au vent des villages québécois — et c’est au Québec qu’il y a le plus de bureaux de poste —, il est justement au mât de ces bureaux.On l’appelle d'ailleurs familièrement « le drapeau du bureau de poste » ( ! ), réduisant ainsi le Canada à ces petits bâtimenls.Il n’est donc pas illogique de croire que si les bureaux de poste disparaissent, et les drapeaux avec, le Canada lui-même pourrait bien les suivre dans la déroute.Mais ce sera embêtant : en attendant que ne flotte le drapeau québécois, on ne verra plus le sens du vent !.Au fait : un Québec indépendant conserverait-il ses bureaux de poste de village ?Question plus grave qu’elle n’en a l’air ! LETTRES AO DEVOIR
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