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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1991-07-03, Collections de BAnQ.

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?Volume LXXXII — No 151 ?Ennuagement Max.: 26.Détail page 6.Montréal, mercredi 3 juillet 1991 L'ÉTÉ À VOS PIEDS.Nthnlkmtnltn BIRKENSTOCK POUR HOMMES ET FEMMES 3525 chemin Queen Mary Tel 739-4451 / 2141 Lt magasin da plain air la plut spécialisé 6m Montrée) Toronto 85 cents 65* + TPS • TVQ L’armée yougoslave sur le point d’écraser la Slovénie Chantal Hébert de notre burenu d'Ottawa POUR Brian Mulroney, le premier lest de sa capacité de vendre aux Canadiens un projet de réforme constitutionnelle qui va dans le sens des revendications du Québec surviendra dans un peu plus d'un mois à Toronto au sein de son propre parti.Début août.2500 militants conservateurs en provenance de partout se rencontreront pour la première fois depuis l'échec de l’accord du lac Meech, la TPS et la dégringolade sans précédent du parti dans les sondages.Cette semaine, les organisateurs de la rencontre du mois d'août expédient aux délégués le cahier officiel des résolutions du congrès.Il contient les éléments d'un affrontement majeur entre diverses factions du parti, entre Québécois et Ontariens.entre Canadiens des régions et ceux du centre.Cette année, la mode politique était à la consultation.Pour la première fois de leur histoire, les conservateurs fédéraux sont allés aux sources, chez leurs militants, solliciter des recommandations.En retour, ces derniers ont soumis 1200 résolutions à Ottawa.Une fois condensées, il en reste un peu plus de 300.Au moins une province, le Québec, se réserve le droit d'en expédier encore quelques-unes.Mais déjà, pour le gouvernement, les plus épineuses se trouvent dans le chapitre qui traite de l'unité canadienne.Dans cette section, entre la résolution 207 et la 315.les délégués sont confrontés à deux visions à peu près irréconciliables : celle d’un gouvernement central fort et celle d'un pays décentralisé comme le réclame le Québec.Au numéro 228, on demande également aux militants de reconnaître le droit à l’autodétermination des Québécois.Cette dernière résolution, entérinée par les militants du Québec au Mont-Sainte-Anne l’automne dernier en présence (mais sans qu'il ne se prononce par vote) du premier ministre, a été identifiée par les ténors du courant nationaliste au sein du caucus québécois comme un test de l'ouverture du parti à leur égard.« Si ce principe fondamental n’est même pas reconnu au sein de mon propre parti, il y a un problème », affirme le député Suzanne Duplessis dont la circonscription de Louis-Hébert a parrainé la résolution.D'ici le Voir page 4: Mulroney d'après \tV et Reuter LJUBLJANA (YOUGOSLAVIE) -L’armée yougoslave se préparait ce matin à lancer une vaste offensive contre la Slovénie sécessionniste après avoir rejeté hier deux offres de cessez-le-feu pour tenter de mettre fin à 24 heures de violents affrontements.Après les revers essuyés par ses troupes en Slovénie, le haut commandement de l'armée fédérale s’est engagé à écraser les forces indépendantistes Slovènes dans une guerre éclair.« Nous combattrons en faisant en sorte que la guerre qui nous a été imposée soit la plus courte possible », a déclaré le général Bjagoje Adzic, chef d’état-major des forces armées yougoslaves, qui est apparu à la télévision en uniforme.Alors que de nouvelles colonnes de blindés se dirigeaient vers la Slovénie depuis la Bosnie et la Croatie, le général Adzic a critiqué les tenta- tives du gouvernement fédéral de négocier avec la Slovénie.Après l'annonce par le premier ministre Slovène, Lojze Peterle, que les forces de sa république cessaient le combat contre l'armée fédérale yougoslave « sauf si nécessaire pour des raisons de défense », le général Adzic a déclaré qu’un cessez le-feu en Yougoslavie n’était plus possible.« Il v a une guerre en Slovénie et une trêve ne peut avoir lieu, meme si le ministre yougoslave de la Défense voulait le retour des unités de l'armée dans les casernes», a-t-il dit.De son coté, le vice-commandant des forces yougoslaves en Slovénie et en Croatie a déclaré à la télévision autrichienne que ses hommes combattraient jusqu’à ce qu'ils aient le contrôle de toutes les frontières Slovènes, avec l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.Selon un haut responsable Slovène, les déclarations du chef de l'armée équivalent à un « coup d'état qui ne dit pas son nom».L'armée semble avoir échappé au contrôle du pouvoir civil, ont estimé des diplomates à Belgrade.De violents combats se sont poursuivis toute la journée hier entre l'armée yougoslave et les forces Slovènes et les troubles se sont étendus pour la première fois à la Croatie, qui comme la Slovénie a proclamé son indépendance il y a une semaine.Les unités fédérales encerclées par les forces Slovènes, ont, semble-t-il.tenté de se dégager tout en guidant leurs armes, ce que la Slovénie avait jusqu'ici refusé.Pour appuyer leur action, l'aviation a pilonné les troupes Slovènes et les centres de télécommunication.L’état-major fédéral a reconnu avoir subi de « lourdes pertes » et fait état d'au moins dix morts et 13 blessés dans ses rangs après les premières heures de combats.En Croatie, des centaines de personnes s’en sont prises à des chars de l'armée fédérale qui sortaient d'une caserne de Zagreb pour se rendre en Slovénie.Un blindé a été incendié.L'armée a répliqué en tirant dans la foule, faisant deux morts.Après l'incident, les dirigeants croates qui se sont réunis tard dans la nuit ont publié un communiqué apaisant, qui appelle à un règlement pacifique de la crise yougoslave.« La Croatie n’est pas en guerre avec l’armée fédérale», précisent ils.Il semble toutefois que les efforts internationaux engagés pour tenter de ramener le calme soient voués à l'échec, malgré le retour aujourd’hui en Yougoslavie de la mission de paix de la CEE et la proposition de la Communauté européenne d'envoyer des observateurs sur place pour superviser le cessez-le-feu.Le président George Bush a déploré la réprise des combats en Yougoslavie et a lancé un appel à toutes les parties pour qu'elles acceptent le cessez-le-feu élaboré par la Corn munauté européenne.Pour la première fois, les Étals-Voir page 4: L'armée SOCIÉTÉ I m Les errances de la CECM La démission forcée de la présidente de la Commission des écoles catholiques de Montréal a mis en lumière les difficultés de la Commission qui doit être davantage un conseil d’administration qu’un gouvernement.Page 9 Mulroney fait face à son premier test sur l’option Québec Vote sur la souveraineté au congrès du PC *1, JH œJmtH TbR £ U V t r ¦W .Si les ardeurs de l’armée fédérale yougoslave, contrôlée par les Serbes, ont réussi à faire plier les Slovènes, en Croatie, les indépendantistes s’en sont pris hier aux chars qui tentent de s’imposer à Zagreb.La partie n’est pas terminée de ce côté.La déprime des anglophones inquiète Québec Syndiqués et milieux d’affaires se rallient pour Grande-Baleine Isabelle Paré GENS D'AFFAIRES et syndicats ont vertement protesté hier contre l'annulation des audiences publiques sur les infrastructures d’accès à Grande-Baleine, convaincus que cette décision bâillonne des milliers d’entreprises et travailleurs québécois.Réunies sous la bannière du Regroupement pour Grande-Baleine, associations patronales et syndicales réagissaient hier à la récente décision de la Commission Kativik de renoncer aux audiences publiques sur le projet de routes d'accès à Grande-Baleine.étant donné le boycott des consultations par lesCriset Inuit la semaine dernière à Poste-de-la Ba-laine.Pour la Coalition pour Grande-Baleine, l’abandon de la tournée de con- sultations par la Commission Kativik.chargée de scruter les impacts environnementaux des projets de développement au nord du 55e parallèle, met en péril des milliers d’emplois au moment où le chômage frise 12,5 % au Québec.« Toute mesure dilatoire aura des conséquences désastreuses sur le plan économiques ».a insisté hier M.Richard Le llir, président de l'Association des manufacturiers du Québec.flanqué des représentants du Conseil du patronat, de la Chambre de commerce de Montréal, du Bureau de commerce, de la Fédération des travailleurs du Québec ( FTQ), de la Centrale des syndicats démocratiques, de l’Association des ingénieurs en construction, de l'Union des municipalités du Québec et de nombreux autres regroupements liés à l’industrie de la construction.Voir page 4: Syndiqués Michel Venne de notre bureau de (Québec LA DÉPRIME des anglophones québécois rejaillit sur le gouvernement du Québec dont les membres et les ministères multiplient les gestes, depuis quelques mois, pour rassurer une communauté dont le tiers, selon un sondage récent, prévoit avoir quitté le Québec d’ici à cinq ans.En annonçant au mois de mai des mesures pour attirer les anglophones dans le fonction publique, le ministre Daniel Johnson eut cette réne-xion significative : chaque fois qu'un anglophone est attiré dans la fonction publique, c’est toute une famille qui reste au Québec; chaque fois qu’un anglophone pense à faire carrière au Québec, c’est tout un réseau qui s’implante.La crainte ressentie au sein du parti ministériel n’est pas tant de voir les anglophones partir, mais que s’ils restent, ils s’isolent, cessent d'investir leur énergie au Québec et de participer à la vie québécoise, renoncent à y planter leurs racines, explique le député libéral Russel Wil liams, dans un entretien avec LE DEVOIR.M.Williams représente les électeurs du comté de Nelligan.Il est l'un des rares candidats anglophones du West-Island à avoir résisté à la vague du Parti égalité aux élections de 1989.Il agit dans plusieurs dossiers comme agent de liaison entre sa communauté et le parti ministériel.À quoi est dû ce malaise ?À plusieurs facteurs sans doute.Mais le député Williams pense qu'il sera « très difficile de panser les plaies sans modifier la loi 178 (sur l'affichage) mais, dit-il, ce ne sera pas pour demain ».Le ministre responsable de la Charte de la langue française, M.Claude Ryan, a d'ailleurs précisé il y a quelques semaines qu’il n’était pas question pour le moment de modifier cette loi, contestée d’ailleurs devant les Nations unies.Pas avant décembre 1993, du moins, date à laquelle le gouvernement devra reconsidérer son recours à la clause dérogatoire de la Charte canadienne des droits, sans laquelle la loi serait jugée inconstitutionnelle.Pour l'heure, le gouvernement doit faire tout ce qu’il peut pour assurer aux anglophones qu'ils obtiennent dans leur langue les services qu'ils s’attendent à recevoir.Il faut, dit le député Williams, s’attaquer aux problèmes concrets.Ensuite, s'en prendre au malaise.Le message que veut lancer le gouvernement aux anglophones, dit-il, c'est qu’ils ont leur place au Québec, mais qu'il leur appartient de la prendre.Depuis quelques mois, le gouvernement a multiplié les initiatives pour rassurer la communauté, dont voici les principales : ¦ le ministre de l’Éducation, M.Michel Pagé, a créé un comité de travail sur la situation des services éducatifs offerts aux jeunes anglophones qui a pour mandat notamment d'étudier les facteurs de décroissance des clientèles scolaires anglophones et leurs effets sur la qualité des services, analyser l’accès à la formation professionnelle et ses débouchés sur le marché du travail pour les jeunes anglophones et examiner le phénomène d’exode des jeunes Québécois anglophones, en déterminer les causes en relation avec les services éducatifs et proposer des voies d’action propres au réseau sco- laire; ¦ le ministre responsable de la Fonction publique, M.Daniel Johnson, a annoncé en mai diverses mesures pour attirer les anglophones dans la fonction publique, notamment par des sessions de formation sur la manière de décrocher un emploi dans la fonction publique; le ministre songe également à réduire l’importance du critère de la connaissance du français dans la grille de sélection et d'harmoniser dans la mesure du possible des profils de candidats anglophones avec les exigences des postes disponibles; ¦ le ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté, a annoncé fin mai l’octroi d’un montant de 1,5 million $ pour la création de 29 postes de personnes-ressources dans les 11 régions du Québec qui seront responsables de favoriser Tac-cessibilité des services de santé à des personnes de langue anglaise là où elles se trouvent ; cette annonce s'inscrit dans l'application de la loi 142, adoptée en 1986, mise en vigueur en 1989.et qui prévoit le droit pour toute personne de langue anglaise de Voir page 4: La déprime LE DEVOIR Mince Éclairant Cultivé i SE GLISSE BIEN DANS VOTRE ÉTÉ avec un cahier en semaine et deux les week-ends avec l'essentiel de l'information quotidienne avec sa page Société, sa page éditoriale et d'opinion, ses chroniques régulières, ses lettres estivales en provenance de New-Vork, de Éaris et même de Gaspé! avec sa série littéraire inspirée de Rimbaud, sa série sur les tendances sociales, ses grandes entrevues du lundi, ses reportages culturels en région 2 ¦ Le Devoir, mercredi 3 juillet 1991 L’équipe constitutionnelle fédérale sonde Québec Plus de 50 000 fans Pierre April de lu presse Canadienne QUÉBEC — Après la réunion de Nia-gara-On-The-Lake, la semaine dernière, où il s’est longuement penché sur la nécessité de trouver des mots plus acceptables au Canada anglais pour définir la société distincte, le Comité du cabinet chargé de l'unité canadienne et des négociations constitutionnelles dirigé par le ministre Joe Clark est arrivé hier à Québec pour un séjour de 48 heures.C’est aussi au lendemain du 124e anniversaire de la Confédération que la cohorte fédérale reprendra le collier afin d’élaborer derrière des portes closes une offre intéressante à soumettre au Québec au plus tard en septembre et qui ne doit pas être moins intéressante que l'accord du lac Meech rejeté en juin 1990 et qui contenait la notion de société distincte.Dès son arrivé dans la capitale québécoise, hier soir, M.Clark et ses collègues, dont le vice-président du Comité, le ministre Benoit Bouchard, ont été les hôtes d'une réception au Musée de la civilisation et ou se sont retrouvés environ 400 notables invités par le président du Conseil du Trésor et ministre d'État aux Finan- ces, Gilles Uoiselle.Aujourd'hui après la première séance du comité composé de 18 membres du cabinet, le ministre des Affaires constitutionnelles et ses collègues se retrouveront au Cercle de la Garnison pour un déjeuner en compagnie d’une centaine de membres de l’élite québécoise choisis encore une fois par les ministres de la région MM.Gilles Uoiselle et Pierre Blais.Il y aura une quinzaine de tables pour cinq ou six invités où se retrouveront au moins un ministre et un haut fonctionnaire fédéral.« Ce sera l’occasion pour les ministre de l’extérieur du Québec, a expliqué M.Donald Doyle, le porte-parole de M.Clark, de se faire une idée sur ce qui se passe dans la région visitée et de voir comment les gens interprètent les choses, de discerner avec quoi ils sont le plus ou le moins à l'aise, de connaître les problèmes qu'ils peuvent avoir avec un dossier ou un autre.» Il n'y a pas d'ordre du jour pour cette rencontre avec les invités.Tous les sujets peuvent être abordés.« Les invités ont été choisis à partir d’un éventail des secteurs dont les milieux d’affaires, des avocats, des universitaires et des hommes et fem- mes politiques du milieu municipal », a précisé M.Doyle.Jusqu'à maintenant, le Comité chargé de l’unité canadienne s’est réuni à 11 reprises depuis sa création et c’est la troisième fois qu’il siège à l’extérieur d’Ottawa.Il s’est déjà rendu à Winnipeg, au Manitoba, et à Niagara-ün-The-Lake, en Ontario.Contrairement à ce qui s’est passé au Manitoba où le premier ministre Gary Filmon, les chefs de l’opposition libérale Sharon Carstairs et du Nouveau Parti démocratique Gary Doer étaient présents, le chef du gouvernement québécois M.Robert Bourassa ne sera pas du nombre des invités, pas plus évidemment que le chef de l’opposition Jacques Parizeau.Au bureau de M.Bourassa, hier, on a souligné qu’il n’était pas nécessaire d’organiser une rencontre en tête-à-tête entre le premier ministre et M.Clark, parce qu’il est encore trop tôt pour espérer des résultats concrets.MM.Clark, Bourassa et le ministre des Affaires canadiennes Gil Ré-millard se sont déjà rencontrés le 3 juin dernier.À l’issue de la réunion de Niagara-On-The-Lake c’est la question de la société distincte qui a retenu l'atten- tion et c’est cette même préoccupation qui sera au centre des deux jours de délibération du comité au Québec.Ue Comité du cabinet a pour mission de présenter une solution acceptable au Québec dès septembre prochain « à un comité mixte du Parlement canadien » qui à son tour se tournera vers tous les Canadiens, incluant des élus de toutes les législatures et même de l’Assemblée nationale québécoise, pour obtenir leur opinion.Au Québec, la Loi 150 a été adoptée avant l’ajournement estival.Elle prévoit la tenue d'un référendum dès octobre 1992 sur la souveraineté ou sur d’éventuelles offres fédérales liant formellement les provinces.Si M.Clark était incapable d’arriver avec une offre formelle pour rencontrer cette limite, il pourrait présenter un projet de réforme suffisamment avancé pour tenter de convaincre le Québec d’amender la Loi 150.("est de tout cela que le Comité du cabinet sur les questions constitutionnelles se penchera au cours des deux prochains jours en plus de s’offrir quelques heures de visibilité dans la province qu’il faut rapatrier dans la Constitution.Les budgets scientifiques ne cessent de décroître Manon Cornelller de la Presse Canadienne OTTAWA — Malgré la promesse faite en 1984 par les conservateurs d'accroître les budgets scientifiques fédéraux, les dernières statistiques démontrent aue le taux d'augmentation de ces dépenses sera encore inférieur à l’inflation en 1991-92.Selon des données publiées hier par Statistique Canada, les dépenses du gouvernement fédéral pour les activités scientifiques n’augmenteront que de 2,9 % en 1991-92.Ce pourcentage respecte ainsi le plafond de 3 % imposé par le ministère des Finances à tous les ministères fédéraux dans le dernier budget.En 1984, lors de sa première campagne électorale, le premier ministre Brian Mulroney avait promis de doubler l’effort scientifique canadien.Depuis, le budget scientifique fédéral, qui combine contrats et subventions, a augmenté mais moins rapidement que l’inflation.Dans le cas de certains organismes, les fonds ont carrément été réduits durant plusieurs années.C’est le cas du Conseil national de recherches.En 1984, son budget était de 480 millions $.Il a chute les années subséquentes pour lentement remonter.Il atteindra cette année 487 millions $, selon Statistique Canada.Le gros du budget scientifique fédéral, soit 75 %, servira surtout à financer les activités dans les domaines des sciences naturelles et du génie.Le 25 % restant devrait aller aux sciences sociales et humaines.Les activités scientifiques des ministères et des agences fédérales accapareront plus de la moitié des fonds disponibles.En fait, 59 % des fonds scientifiques fédéraux seront ainsi dépensés et les principaux bénéficiaires seront le Conseil national de recherches, les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et Statistique Canada.Il est à noter que 56 % des dépenses scientifiques en sciences naturelles sont réalisées par le gouvernement fédéral alors que ce pourcentage monte à 72 % lorsqu’il s’agit des sciences sociales.Ceci est dû en particulier aux activités de Statistique Canada.Depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir, le secteur privé a devancé les universités et est devenu le second récipiendaire des fonds fédéraux.Il reçoit 17 % de l’ensemble des fonds tandis que les universités ont droit à 16% des sommes.L’Agence spatiale est le premier bailleur de fonds du secteur privé lorsqu’il s’agit de recherche.L'Agence finance à elle seule 23 % des activités exécutées par le secteur industriel.Le ministère de l’Industrie, des Sciences et de la Technologie vient au second rang avec 20 %, suivi par l'Agence canadienne de développement international et le ministère de la Défense.Pour leur part, les universités doivent se tourner surtout vers les conseils subventionnaires.Le Conseil de recherches médicales, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et le Conseil de recherches en sciences humaines sont responsables de 77 % du financement qu’accorde le fédéral à la recherche universitaire.Le seul autre organisme fédéral qui offre un soutien d’importance aux universités est l’Agence canadienne de développement international.Toutefois, l’Agence accorde plus de fonds au secteur privé et à des exécutants étrangers.Dans l’ensemble, la part du budget fédéral allouée aux activités scientifiques restera à 3,6% en 1991-92.Gorbatchev veut un entretien privé avec Mulroney MOSCOU (PC) — Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev souhaite rencontrer en privé le premier ministre Brian Mulroney immédiatement après le sommet du Groupe des sept, qui doit se tenir dans deux semaines, à Londres.C’est ce qu'ont fait savoir hier les porte-parole officiels de M.Gorbatchev.D'autres représentants soviétiques ont précisé qu'à l'occasion de cet entretien, le président Gorbatchev solliciterait personnellemet des appuis à son programme de réforme et une contribution financière de l’Occident au redressement de l’économie défaillante de son pays.Des rencontres semblables sont prévues avec les six autres leaders, a fait savoir le porte-parole officiel Vi- taly Ignatenko.« Nous espérons que tous les dirigeants qui prendront part au sommet du G-7 auront l’occasion de s’entretenir privément avec notre président », a-t-il dit en conférence de presse, pour ajouter qu'on préparait ces jours-ci l'horaire de ces rencontres et que l'échéancier en serait remanié au besoin.Par la suite, les Soviétiques ont indiqué que le tête-à-tête Gorbatchev-Mulroney aurait vraisemblablement lieu le 18 j uillet, soit le jour suivant immédiatement la fin du Sommet des Sept.« Nous avons besoin de l’appui de tous les pays du Groupe des sept », déclarait hier un fonctionnaire soviétique en entrevue.« Le Canada a accueilli favorablement notre demande de participer au sommet de Londres et nous voulons nous assurer que M.Mulroney est pleinement informé de ce que nous voulons faire », a-t-il ajouté.Le Groupe des sept pays industrialisés compte, outre le Canada, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon.C’est dans l’après-midi du mercredi 17 juillet que M.Gorbatchev doit soumettre aux leaders occidentaux réunis son plaidoyer en faveur d’une assistance politique et économique de l’Occident à l’URSS.Le sommet devrait normalement avoir pris fin l’avant-midi du même jour.De sources soviétiques, on faisait savoir que M.Gorbatchev espère avoir la chance de plaider sa cause auprès de chaque leader individuellement, après leur avoir parlé en tant que groupe.Le président soviétique a répété à plusieurs reprises qu’il n'a pas chiffré l'aide financière qu’il aimerait recevoir de l’Ouest.Mais des experts occidentaux et soviétiques qui se sont récemment penchés sur la question ont estimé que l’URSS aurait besoin de 25 à 35 milliards $ US par année, pendant cinq à sept ans, pour mener à bien sa transition à l’économie de marché.Au total, cela équivaut à une somme de 125 à 245 milliards $ US.Les leaders occidentaux ont maintes fois souligné qu’ils ne disposaient d’une telle somme.SpÉk; wmm mm mm mm mm glgg mm Hem mmm 'Mi ï: DONNEZ A LA FONDATION QUEBECOISE EN ENVIRONNEMENT 1 800 361-2503 LARGENT NE POUSSE PAS DANS LES ARBRES Campagne de financement 1991 I I Je donne un montant de_____________* clans le cadre de la présente campagne de financement et/ou Q je donne un montant de 25 V GrAce A cette contribution.Je deviens arnhe) de la Fondation québécoise en environnement et recevrai L Envlroscopc un bulletin d Information publié quatre fols lan Nom - Prénom ____________________ Reçu Adresse -___________________________________________ oui ?- non I I Fondation québécoise en environnement 864, rue Sainte-Catherine Est, 2r étage Montréal (Québec) H2L 2E3 No o «•rifegl*trement 07650W-S9-08 L’accusé soviétique est toujours à l’ambassade canadienne à Moscou d'après la Presse Canadienne MOSCOU — Un Juif ukrainien accusé du meurtre d'un militaire soviétique a franchi hier le cap des six mois de refuge « temporaire » à l’ambassade canadienne.Rien par ailleurs ne laissait présager la fin prochaine de cette impasse qui a quelque peu brouillé les relations eanado-soviétiques.« Nous continuons de discuter la question avec les autorités soviétiques », a déclaré au cours d’une interview l’ambassadeur Michael Bell.« Par ci par là, il nous semble que nous réalisons des progrès.Ils ont été très compréhensifs.Ils ne nous pressent pas.» L’histoire a débuté le 2 janvier lorsque Dmitri Berman, un travailleur d’usine de 26 ans, s’est présenté à l’ambassade du Canada.Il a expliqué au personnel de l’ambassade que les autorités soviétiques le persécutaient à cause de ses croyances religieuses et il a demandé d’être protégé.On a acquiescé à sa demande sur une base « temporaire, de jour en jour », et la mésentente est rapide- ment devenue une impasse diplomatique.C'est ainsi que Berman demeure quelque part à l'intérieur de l'ambassade.Tous les jours, son père et son frère viennent lui porter de la nourriture.Ils sont les seuls qui peuvent le voir, à l’exception de son avocat.Les autorités canadiennes n’ont pas permis à Berman de faire des déclaratioas publiques.Il y a deux ans, cet homme été reconnu coupable du meurtre d’un soldat dans sa ville natale de Nikolayev, dans le sud de l’Ukraine.La principale preuve contre lui était une « confession » qu’il avait signée.Son procureur et son frère affirment que Berman a signé ce document en prison après avoir été battu à maintes reprises, avoir été drogué et avoir été soumis à diverses formes d’agression.Des défenseurs des droits de la personne ont appuyé sa cause en Union soviétique ainsi qu'en Occident et la condamnation a été renversée en appel il y a un an.En août, les procureurs de l’Ukraine ont décide de laisser tomber la cause.iy loto québec R E S U L T A T S q u é b e c o I o Tirage du 91-07-01 7 13 16 22 Vou mis< 21 l de t en CM CO CM 30 36 40 Prochain tirage: 9i-07.03 42 49 51 52 53 54 56 57 58 62 Lei modalites d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.sagement agités par la Nouvelle-Orléans Sylvain-Claude Fillon FORT D’UNE excellente réputation acquise avec mérite au cours des années passées, l’événement Alcan, qui ponctuait hier soir le festival, s’est déroulé sous un ciel encore clément et toujours aussi imperturbablement bleu.Après Pat Metheny sur l’avenue McGill en 1989 et la soirée salsa qui avait attiré, malgré la pluie, 75,000 personnes sur le boulevard René-Lévesque l'an dernier, la soirée en plein-air était consacrée cette année aux rythmes de la Louisiane, berceau du rock'n’roll, du blues, et du zydeco.La foule était dense, mais il n’est pas facile de tirer du nez des organisateurs une estimation sérieuse du rassemblement.Depuis la controverse issue du défilé de la Saint-Jean, la retenue règne autant au festival que chez les autorités policières.Il faut compter sensiblement autour du chiffre de l’année dernière, probablement un peu moins.Depuis la scène située au coin des rues St-Urbain et boulevard René-Lévesque, la cohorte de festivaliers d'un soir ou de tous les soirs d’étirait paresseusement jusqu’aux abords de la rue Bleurv.Sur le site intégral, on estimait les entrées générales à 100,000 encore aujourd’hui.Pour cette cinquième soirée du FI JM, le climat y était.Une brise légère assurait le confort et on peut se demander comment les organisateurs du festival s’y sont pris pour mettre la Mère N de leur bord.C’est la reine du swamp boogie, Katie Webster, qui a ouvert cette soirée Nouvelle-Orléans avec une énergie qui a plu d'emblée aux amateurs.Les briques déjà si fragiles et fraîchement rescellées du Complexe Guy-Favreau ont-elles résiste à sa voix d’airain?S’accompagnant avec maestria du piano, Madame Webster a réussi à faire démarrer la soirée.La foule a diligemment frappé des mains aux moments forts, et lui a fait écho lorsqu’elle a entonné Sitting on the Dock of the Bay, en hommage à son mentor des années 60, Otis Redding.Mais après trente minute de blues tendre et de boogie encore trop sage.dix minutes d’intervalle avant l'entrée en scène de Wayne Toups ont suffi pour ramener la ferveur au point zéro.Ces interruptions, qui ont divisé les prestations des quatre ar tistes invités, ont nui à l’enthou siasme du public en agissant comme autant de coilus interruptus.Ce n’était pas la pàie qui manquait de levain mais ces intermèdes répétés se sont répercutés comme autant de courants d'air sur l’assistance.Vers 21h30, Wayne Toups & Zydç-cajun a réussi à faire bouger l'assemblée qui, timidement, a commencé à swigner.Mais encore trop peu.La clameur des conversations risquait à tout moment de reprendre le dessus.Malheureusement, après lui, le très attendu doyen Champion Jack Dupree, originaire de la Nouvelle-Orléans et britannique d’adoption, a livré un segment de spectacle un peu pépère, réussissant difficilement à capter un peu d’attention.Cet octogénaire, ex-boxeur, donnait probablement trop dans la finesse pour fournir l'électricité indispensable à un tel événement collectif.La spectacle a véritablement levé lorsque Buckwheat Zydeco s'est amené avec ses rythmes syncopés et son accordéon endiablé.Typiquement cajun, il a fait exploser la foule qui n’attendait certainement que cela.: Des curiosités accessoires ont coû-tribué à donner de l’atmosphère malgré tout à cette demi-réussite, ne serait-ce que par la présence des sandwiches à l’andouiile, spécialité cajun, qui circulaient parmi les rangs.Manifestement, par ailleurs, le festival n’a pas fini de séduire les journalistes etrangers.À preuve, de Paris, l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur a dépêché l’un des siens pour la première fois à Montréal, Pascal Anquetil, qui n’hésite pas à classer le Festival de Montréal au premier rang du palmarès des manifestations jazz àa travers le monde.« La programmation, l’organisation sont impeccables.Une telle autodiscipline, une telle volonté de fête conviviale est absolument impensable en France.Chez nous, les rassemblements sont inimaginables sans débordements.» EN BREF.Un mois de juin exceptionnel (PC) — Il n’a plu que six jours durant tout le mois de juin, ce qui éclipse une marque de 27 ans, selon le bureau météorologique de l’Université McGill, à Montréal.On est aussi passé à une quarantaine d’heures d’effacer une autre marque qui datait de 1908, avec près de 292 heures d’ensoleillement.Mais malgré le temps particulièrement chaud, la moyenne de juin ne s’est élevée qu'à 19 degrés Celsius, soit un degré au-dessus de la normale.Il n’y a eu aucun record à ce chapitre.En tout, il est tombé en juin seulement 34,8mm de pluie.C’est deux fois moins que durant la même période de l’an dernier.La moyenne est de 82mm de pluie.La valorisation des déchets continuera (PC) — La Régie intermunicipale de gestion des déchets sur l’île de Montréal a décidé d'aller de l’avant avec son projet intégré de valorisation des déchets.Le projet d’une valeur globale de 300 millions $ devrait être mis en chantier au printemps 1992 pour être complété 30 mois plus tard, a en effet annoncé hier la Régie.La firme Foster Wheeler sera chargée de la construction d’un centre de traitement des déchets à Montréal-Est.Une société intermunicipale de gestion et d’élimination des déchets vient d’être créée pour assumer la propriété et la gestion de ce centre.Le projet prévoit un centre de transbordement facilitant le transport des déchets, un centre de tri favorisant ie recyclage des déchets récupérés par la collecte sélective, un centre de compostage transformant feuilles, branches et gazon récupérés par collectes spéciales et un incinérateur dont sera récupérée l’énergie.Dans 10 ans, récupération et recyclage devraient permettre une réduction de plus de 50 % des déchets.Les études d’impact environnemental du projet seront sous peu soumises aux deux paliers de gouvernement.Le prix du homard est contesté CAP-AUX-MEULES (PC) — Les négociations entre l’Office des pêcheurs de homard et l’Association québécoise des industriels de la pêche, aux îles-de-là-Madeleine, s’avèrent difficiles.Pour la deuxième fois en effet, les industriels font appel à l’arbitrage de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec pour trancher le litige qui les oppose aux pêcheurs.Il s’agit cette fois de fixer le prix payé au débarquement pour la période allant de la deuxième à la cinquième semaine de pêche.D’autre part, l’Office des pêcheurs a contesté la décision de l'arbitre de la Régie sur le prix du homard pour la première semaine de pêche.L’Office estime que M.Charest s’est trompé dans l'appréciation de la preuve qui lui a été soumise.L’arbitre Gaston Charest avait fixé à 2,07 $ la livre le prix à verser aux pêcheurs.Ces négociations se déroulent dans le cadre du premier plan conjoint du secteur de la pêche.240 000 déménagements (PC) — Bell Canada a enregistré près de 240 000 déménagements ce week-end sur tout le territoire du Québec qu’elle déssert, dont 150 000 dans la grande région de Montréal.Considérant que chaque déménagement est une occasion' de retrouvailles pour cinq personnes, en moyenne, Bell a estimé qu’un million de Québécois et de Québécoises se sont entraidés pour changer de quartier ou de ville.L’an dernier au Québec, il y avait eu près de 246 000 déménagements.Le Halifax est dégagé QUÉBEC (PC) — Le cargo Halifax a été dégagé hier, peu avant midi, des hauts-fonds du Saint-Laurent sur lesquels sa coque était coincée depuis la veille, à la hauteur de Grondines.Au cours de la matinée, le céréalier a été délesté d’une partie de sa cargaison, ce qui a permis la manoeuvre de dégagement.Un problème d’ancre va toutefois forcer l’équipage à faire une halte à Saint-Nicolas afin qu’on y effectue des vérifications.Le navire doit ensuite s’amarrer au port de Québec, où sa coque sera inspectée.Spicer devant le vérificateur général ?OTTAWA (PC) — Le député libéral Don Boudria a annoncé son intention, hier, d écrire au vérificateur général Denis Desautels pour lui demander de contrôler la façon dont ont été dépensés les 23 millions $ du Forum des citoyens sur l’avenir du Canada.Interrogé à ce sujet, M.Maurice Cutler, porte-parole de M.DesauteLs, a reconnu que l’examen des livres de la commission présidée par M.Keith Spicer relevait de la compétence du vérificateur général.Mais, a-t-il ajouté, le vérificateur général n’accepte les requêtes des députés aue s’il le veut bien, n’y étant nullement obligé.Aucune décision, a-t-il souligné, n’a été prise dans ce cas-ci.M.Boudria s’est demandé, en particulier, si la Commission en avait eu pour son argent en faisant installer des lignes téléphoniques gratuites pour tous ceux qui voulaient donner leur opinion.« Quel usage en a-t-on fait et a-t-on fait les recherches appropriées avant de s’embarquer dans cette aventure ?Est-ce qu’ils ont eu recours aux services d’un spécialiste en communication avant de procéder ainsi ou s’ils n’ont consulté personne, quelqu’un ayant tout simplement remarqué que K-Tel vendait des disques de cette façon ?» Une vérification des dépenses, a fait remarquer M.Boudria, pourra suggérer des méthodes pour économiser l’argent des contribuables à l’occasion de futures commissions d’enquête. y 4 ¦ Le Devoir, mercredi 3 juillet 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE > La déprime recevoir des services dans sa langue.Le redressement de la base de financement des universités anglophones (McGill, Concordia et Bishop) est en cours; elles partageront cette année 9,6 millions $ à cette fin avec les II EC.Un représentant du bureau du premier ministre participera aux travaux d'un comité du Bureau de commerce de Montréal sur l’exode j des jeunes de langue anglaise.Et M.Bourassa a nommé il y a quelques i semaines un membre éminent de la communauté anglophone, le politicologue et philosophe de McGill j (’harles Taylor, au Conseil de la lan- i gue française.Le reste est à l’avenant.Un rapport préparé pour le comité interministériel sur le développement du Grand Montréal par la ‘ firme Secor pointait du doigt l’exode de ‘200 000 anglophones de Montréal ' depuis 15 ans comme l’une des causes du déclin économique de la mé ' tropole, qui subissait ainsi une sai-1 gnée de son « élite économique ».Des statistiques récentes fonl craindre qu'un phénomène similaire se reproduise, impliquant cette fois-.ci les jeunes cerveaux anglophones , formés au Québec.Des données compilées pour le Conseil de la lan-‘ gue française montrent qu’entre 1981 r à 1986, soit en cinq ans à peine, 30 000 r‘ jeunes Anglo-Québécois âgés de 15 à 29 ans ont quitté le Québec à desti-nqfjipn d’une autre province cana-.diP/ine.Le président de la Corpora-; ,tjqn professionnelle des médecins, .j\J, f\ugustin Roy, soutenait récem-, nu\n,t que 60 % des jeunes médecins anglophones projettent d’aller pra-, tiquer ailleurs la science apprise ici.Un sondage CROP publié par Lu Presse le 27 avril montre que 29 , %des Anglo-Québécois prévoient ¦j avoir quitté le Québec d’ici à cinq ans; seulement 46 % des Québécois - dont la langue d’usage est l'anglais sont certains qu’ils vivront encore ici „ dans cinq ans.Une proportion qui •• baisse à 35 % dans l’hypothèse d’un , Québec souverain.En 1987, quatre •anglophones sur cinq prévoyaient demeurer au Québec.A quoi est dû ce revirement ?A plusieurs facteurs, opinait le minis-ttra responsable de la Loi 101, M.• Claude Ryan, en Chambre le 30 avril â ’detilier.« Il faut examiner tous les : aspects, dit-il.On constate rapide- ii ment'que le facteur économique est ‘leifatteur le plus important lorsqu'il y a mouvement de population, sauf -i dank les cas de persécution.et ce - 'n’est sûrement pas le cas au Qué ?.bec».¦ ' -L'adoption en 1988 de la Loi 178 a rr’est pas étrangère au malaise ressenti au sein de la communauté entre autres par ces anglophones qui ii- writ' fait des efforts pour s’intégrer à Ma tbmmunauté francophone, af-i Tittrie le député Williams.Des gens V UÇ i ___ travaillent presque seulement en français, Us ont envoyé leurs enfants à l’école française, dit-il, la question qu'ils posent, c'est : qu'est-ce qu'ils veulent de plus ?« C’est compliqué d’être un Anglo-Québécois », laisse tomber le député.« Ce n'est pas facile d’expliquer le principe de la Loi 178 aux anglophones, concédait d’ailleurs le premier ministre Robert Bourassa, en commission parlementaire, le 30 avril.L’interdiction partielle ou absolue pour des commerçants anglophones d’utiliser leur langue dans leur propre commerce n'est pas facile à expliquer, ni à l'intérieur ni à l'extérieur du Québec », dit-il.M.Bourassa signalait le consensus manifesté ces derniers temps par tous les milieux y compris nationalistes de voir les anglophones demeurer et s’épanouir au Québec.La Loi 178 ne doit pas empêcher « nos amis anglophones » de le constater et de prendre conscience des gestes concrets posés par le gouvernement pour tenir compte de la situation particulière de cette communauté.Dans ses conclusions, la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir politique et constitutionnel du Qué bec réitère la nécessité de maintenir la garantie juridique d’une pleine protection des droits et des institutions de même que la pleine participation de la communauté d'expression anglaise du Québec.La Loi 150, adoptée fin juin, confirme cette intention dans son préambule : « .le Québec a reconnu la volonté des Québécois d’assurer la qualité et le rayonnement de la langue françaose, d'en fait la langue de l'État et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires; et le Québec entend poursuivre cet objectif dans un esprit de justice et d'ouver-lure.dans le respect des droits et des institutions de la communauté québécoise d’expression anglaise ».Une politicoloque spécialisée en études anglo-québécoises, Mme Josée Legault, faisait remarquer par ailleurs dans une analyse publiée dans LE DEVOIR (26 juin 1991) que le déclin démographique des anglophones est un mythe.Elle signale que même si la clientèle scolaire de la communauté de langue anglaise a décru depuis que la Loi 101 force les immigrants à inscrire leurs enfants à l’école française, le réseau anglais compte encore aujourd’hui plus de 360 écoles primaires et secondaires, trois universités et sept campus collégiaux.Elle affirme aussi que la communauté anglophone du Québec est la seule minorité au Canada qui fait des gains démographiques grâce aux transferts linguistiques.+ Mulroney congrès, elle entend écrire à tous les présidents de circonscription pour rallier des appuis à la cause de sa résolution.Au moins trois ministres québécois, dont Benoit Bouchard, ont également laissé savoir aux hautes instances du parti qu’il fallait éviter à lout prix une défaite du principe du droit à l'autodétermination sur le plancher du congrès de Toronto.PUBLICS lYovmcc (If (Jufliei.Dislru’l de Montréal, col H IM Ql fiBKC.Mr soon |!> Y dé lt?i(t(ju| l.e 15juillet 1901.à Kill00de j 4\ftpl midi à la place d affaire> du tléffrrtdeui.au no 6405 \\cnue West l, MiVVh la nié de Montréal, district |.île "Montréal, seront vendus par i autorité de Justice, les Inens et et Ij tels du détendeur, saisis en celte *.* cause.consistant en t photocopieur ! de macquc Xerox » 502H plus accès ! soiresssystème informatique lieu •• lett l’ichard avec clavier.20 bu *' rcaux de secrétaire, etc Condi • Jmus.UN.KYI COMPTAS! WW MNRTIMBU I.T.Ill IS .si Kit PKU.KTir.lt.HK.lt \1 KH A.MurriMiut i i m issirits Il Tél (*47 -M00 l.onyueud.le 2K juin I» 1991 *' II II I i i i Province de (juébec.District de Montréal CUI R Ml NICIPAI.K.\i • 19 759 209 3 51 -20f*-«7li 3 W DRK I \\(il \Y en qualité de per copieur, demandeur.w ItnsK \l.BKRT détendeur l.e 18 juillet 1991 a IOIiOO de l avant midi au domicile du détendeur au no 1132 rue Char lesbouru.en la cité Mascouche.dis inet de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et etlets du détendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 four microondes de marque Sanyo.modèle Cuisine Master 1 cablo sélecteur Philips modèle Color-Voice 2500 1 téléviseur couleur Sears 12" avec cablo sélecteur.1 mobilier de salon comprenant I divan 3 places de couleur ^ris fleuri lilas et blanc.1 divan 2 places du même modèle.1 meuble sectinnnel Cl sections) etc » onditions \RC.KYI ( ka agile par le Forum, le représentant des Cris a soutenu que sa communauté n'userait que de moyens pacifiques pour faire valoir son opposition à Grande-Baleine.« Il ont raison de dire que nous allons protester.Mais une confrontation comme l'an dernier, c’est impensable, a-t-il dit.Des AK 47, nous n’en avons pas et nous dénonçons l’utilisation des armes ».4 L’armée Unis laissaient entendre qu’ils pourraient reconnaître l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie si ces républiques l'obtenaient par la négociation.« Nous ne soutenons pas le recolfrs à la force pour maintenir l'unité de la Yougoslavie », a déclaré le porte-parole du département d'État, Mme Margaret Tutw iler.Kllea lancé un appel à toules les parties, « spécialement à l'armée fédérale», pour qu elles cessent d'employer la force.Le secrétaire d'État James Baker a lui-même estimé que le gouvernement central avait dépassé les li mites dans le recours à la force.« Nous avons fixé des limites très claires au gouvernement central en ce qui concerne le recours à la force, a-t-il déclaré au début d’un entretien avec une délégation palestinienne.Nous estimons qu’ils ont dépassé ces limites et nous l'avons dit ».Kn début de soirée, il obtenait ap pareminent satisfaction puisque,1a Slovénie, par la voie de son président Milan Kucan, annonçait le retrait,de ses forces territoriales el la fin des hostilités.Le président de la fédération you goslave, M.Mesic, se voulait en outre rassurant en rejetant les rumeurs de coup d'État militaire, renforcées par la déclaration très dure du général Adzic.Le coup d'État militaire en Yougoslavie « n'est pas une réalité tant que je suis là », a-t-il déclaré hier soir devant la presse.I.a télévision a également montré des images de combats au poste frontière yougoslave)-autrichien de Gornja Radgona.tenus par des blindés yougoslaves qui ont tiré au canon de tank, détruisant en partie une église et plusieurs maisons situées à proximité de la frontière.À la frontière austro-yougoslave, dont soldats fédéraux et forces Slovènes se disputent le contrôle, de graves incidents, dus à des tirs entre forces adverses.ont été signalés.Au total, en Slovénie, les affrontements entre l’armée yougoslave et les forces territoriales ont fait plus de 70 morts, selon des chiffres of fi ciels Slovènes depuis le début de l’intervention militaire jeudi dernier La journée à également été marquée par les premières manifestations de rue, dont l’une a été réprimée à Zagreb.A Belgrade, quelque 3000 personnes se sonl rassemblées hier soir devant le Parlement de Serbie pour manifester contre l’armée et le président serbe Slobodan Milosevic, alors qu'à l'intérieur du bâtiment une centaine de parents de soldats réclamaient le retour « immédiat » de leurs fils en service en Slovénie et en Croatie.Qui Sait.si vous n’en profiterez pas vous même?SOC If TT I CANADIAN CANADIENNf I CANCEH IXJ CANCFR | SOOfTY DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la corporalion Domaine Arc-en-ciel demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Monlréal, ce 17 juin 1991 JEAN-PAUL CHABOT, secretaire Province de Québec.District de Monlréal.(OI H Dl (Jl'ÈRKr \t) 500 32 003WM ÎM4 \l
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