Le devoir, 7 juin 1991, Cahier B
SOCIETE Le Devoir, vendredi 7 juin 1991 R1STORANTE • un peut détour.pour une grande gastronomie italienneo 50 est.rue Jarn Résenations: (514) 381-9650 Le sursaut d’Alliance Québec Reed Scowen veut porter le flambeau de la fierté retrouvée des Anglais Josée Boileau ST-C K qu’Alliance Québec // pH se radicalise ?.» Robert ' Keaton, le président actuel de l'organisme, fait une pose, répète à haute voix la question.«Je ne suis pas sûr que ce soit le bon mot, poursuit-il finalement.Il faudrait plutôt dire que nos positions deviennent plus fermes, plus précises, plus assurées.Certains parlent de la révolte des Anglais, et ça frappe l’attention, mais il s’agit surtout d’une nouvelle assurance que nous développons.» l/affirmation paisible, résumera Reed Scowen, l’autre tête qui dirigera Alliance-Québec cuvée 91 au terme de son congrès qui ouvre ses portes ce soir à Sainte-Anne-de-Bel-levue.M.Scowen, revenu en début d'année de son poste de délégué général du Québec à Londres, sera désigné en fin de semaine président du conseil d’administration du groupe, un poste de l’ombre mais d’influence.Robert Keaton devrait pour sa part être réélu président de l’organisme, le poste véritablement public, en dépit de l’opposition du jeune Irwin Ra-poport, aux propos beaucoup plus durs que ceux tenus par M.Keaton.L’organisme anglophone fêtera par la même occasion ses 10 ans d’existence, et s’il a connu par le passé des temps plus mouvementés, la rencontre de la fin de semaine s'annonce malgré tout fondamentale pour ce groupe qui se veut représen-tatif de toute une communauté.Poussés par un réel sentiment d’urgence, les membres d’Alliance-Qué-bec veulent lui assurer un nouveau souffle.La stratégie pour y arriver repose dans un petit livre de 170 pages : le manifeste A different vision publié en février par l’ancien député libéral Reed Scowen et qui prône l’affirmation et la croissance du fait anglais partout au Québec.Au départ réticent face à une telle approche, M.Keaton a eu de nombreuses rencontres avec M.Scowen.Il a finalement été séduit par cette façon de ne plus « avoir honte » d’être Anglais au Québec ; M.Scowen a pour sa part considéré que s’impliquer à Alliance Québec était la meilleure façon de promouvoir ses idées, et le tandem s’est formé.Le congrès de la fin de semaine se tient d’ailleurs sous le thème très « scowe-nien » Staying together.Growing stronger : rester ensemble, devenir plus fort.Alliance Québec s’est donc trou- vée un Evangile selon saint Reed ?« Ou notre Nègres blancs d'Amérique », ironise à son tour Robert Keaton.« Non, ajoute-t-il plus sérieusement, ce n’est pas devenu notre guide.Mais Reed amène une nouvelle approche, fondée sur un changement d’attitude, qui est fort intéressante.» Changer d’attitude, ça signifie d’abord et avant tout se tirer de la torpeur dans laquelle « la grande déprime des Anglos », comme le titrait LE DEVOIR en février, les avait plongés.Depuis, les sentiments qui agitent la importante minorité du Québec ont fait l’objet de toutes les observations pour finalement être décortiqués dans un important sondage publié dans un quotidien montréalais.On y démontrait que 29% des anglophones, et 41 % des plus jeunes, pensaient quitter le Québec d’ici cinq ans.Un véritable électrochoc et pour les francophones, qui n’imaginaient pas un tel malaise, et pour les anglophones qui le voyaient enfin confirmé.Beaucoup de leaders francophones.comme Fernand Daoust de la FTQ et Lucien Bouchard du Bloc québécois, ont dès lors fait part de leurs inquiétudes face à une telle réaction.Les Anglais, de leur côté, ont décidé de se serrer les coudes.C’est ainsi que le mois dernier, une vingtaine de leaders de la communauté entouraient Robert Keaton lors de la conférence de presse donnée par Alliance Québec pour présenter sa déclaration de principes sur les changements constitutionnels.Avec autant de personnes derrière les micros que de journalistes, pourtant nombreux, dans la salle, la démonstration de soüdarité était évidente.Et c’est dans le même esprit qu’Al-liance Québec prépare son congrès.De quoi laisser croire que tout compte fait, l’apathie des Anglais ne devait pas être si sérieuse pour s’être aussi vite dissipée.Reed Scowen, à qui nous posons la question, n’en croit pas ses oreilles.Interloqué, il s’agite et finit par répondre : « Bon, écoutez.Vous prétendez que le découragement est superficiel.Tout ce que je peux dire c’est qu’après avoir consacré presque quatre mois à des rencontres avec la communauté anglophone partout au Québec, les Anglais sont beaucoup plus découragés que ce que je pensais.On le voit partout.A-t-on exagéré ?Ah non, pas du tout.» Disons alors qu'on assiste au réveil des leaders.Voir page B-2 : Le sursaut PHOTO JACQUES GRENIER Reed Scowen : « Certains parlent de la révolte des Anglais, mais il s’agit surtout d'une nouvelle assurance que nous développons ».La voix des Anglos Josée Boileau Alliance québec tire sa source de l’élection du Parti québécois, raconte Reed Scowen dans son livre A different vision.En 1976, les Anglais sont devenus « les autres » dans la vie politique du Québec: ils constatèrent avec effarement qu’ils n’étaient plus qu'une minorité.Loi tfll aidant, les Anglais ont vu la nécessité de se regrouper en différents groupes de pression à travers le Québec.Le plus important d’entre eux lut le« Positive Action Committee », un groupe montréalais dirigé par l’avocat Alex Paterson, fort connu des milieux anglophones.Le nombre et l'activité de ces groupes allant croissant, une vingtaine d’entre eux décidèrent de se regrouper en mai 1982 pour former Alliance Québec.M.Paterson fui désigné premier président du conseil d’adminis-Iration, un poste dont l’influence ne s'est jamais démentie et que brigue aujourd'hui l’ancien député libéral Reed Scowen.L’organisme, qui compterait aujourd'hui 10 000 membres, a depuis connu quatre présidents, quelques tensions, bien des débats, de bons coups et de très mauvais jours.Néanmoins, il devint rapidement la voix officielle des anglophones du Québec, leur lobby le plus efficace, et ce constat reste vrai encore aujourd'hui.Robert Keaton, dont le poste est aujourd’hui disputé, est président de l'organisme depuis 1989.Ses prédécesseurs ont été Eric Maldoff (1982-1985), Michael C.oldbloom (1985 1987) et Royal Oit (1987-1989).On a toujours reconnu à Alliance Québec une très grande crédibilité, un ton modéré, un souci constant de maintenir le dialogue avec la majorité francophone.A un point tel que certains anglophones reprochent à l’organisme sa mollesse ( c’est le cas de M.Irwin Rapoport qui se présente contre M.Keaton à la présidence (l'Alliance Québec ), que d’autres lui trouvent des prises de position parfois surprenantes, comme cet appui donné au rapport Allaire et qui a entraîné le départ fracassant de Peter Blaikie, longtemps l’âme dirigeante de l’organisme.Bien des francophones, de leur côté, gardaient une réelle méfiance face à ce regroupement d’Anglais.La déplorable accusation portée con-tre RoyalOrren 1989, que l'on soupçonnait avoir mis le feu aux locaux du groupe, sembla donc confirmer toutes leurs appréhensions.L’épreuve lut très dure pour le groupe, tant au niveau de son image publique qu’à l’interne.Tout doute dissipé, M.Orr quitta son poste et il Voir page B-2 : La voix i&'ésS Q nfci'»»-*"' PHOTO JACQUES NADEAU «Des itinérants qui n’utilisent pas le système, qui tentent de passer inaperçus» mtâ .'x aSrjÊÈÈUr La psychiatrie des «multi-poqués» Paul t’auchon IL N’EXISTE pas de politique de réinsertion sociale, ies organismes communautaires sont sous-financés, on manque de logements, on manque d’argent partout ».On n’imagine pourtant pas les deux personnes qui tiennent de tels propos brandir des pancartes dans la rue avec les groupes populaires : Marie-Carmen Plante est directrice du département de psychiatrie à l’hôpital St-Luc et Yvan Monette est psychiatre.Mais voilà, Dr Plante reçoit dans son unité les victimes sociales qui errent dans le centre-ville, et Dr Monette travaille tous les jours à Dernier recours, le centre de référence pour itinérants de la rue Sanguinet à Montréal.Confrontés aux échecs d’une société urbaine, moderne et supposément riche, ils parleront plus facilement des enjeux sociaux que des nouvelles découvertes pharmacologiques.Leur clientèle fait peur à plusieurs de leurs collègues.Mais inutile de se fermer les yeux c’est une clientèle en progression.À St-Luc, Yvan Monette a mené une petite enquête récemment : en trois mois, sur 214 patients (pii se sont présentés à l’urgence 105 présentaient un « double ou triple diagnostic », dont 28 itinérants.Le double diagnostic c’est le nouveau concept à la mode —on parle aussi des « mulliproblématiques » ou, de façon plus imagée, des « multi-poqués », qui additionnent alcoolisme, toxicomanie, problèmes de santé mentale, pauvreté.« De plus en plus on demande que les résidents en psychiatrie se forment à la double ou triple problématique» ajoute-t-il.Les personnes souffrant strictement de maladie mentale représenteraient au moins 40 % de la clientèle itinérante de Dernier recours.Dans la même clientèle, 80 % des cas souffrent d’alcoolisme ou de toxicomanie, sinon des deux.60 % de la popu-Voir page B-2 : La psychiatrie mm Réservations a Présenté par Hydro-Québec Région St-Laurent LE DEVOIR Busmen Une production du THÉÂTRE PLURIEL Dès ie 18 juin 522-1245 O Q Réservations: 522-1245 École Nationale de Théâtre 360 Laurier Est 20h B-2 ¦ Le Devoir, vendredi 7 juin 1991 ROCK /chronique Le rock’n roll du grand Jack Jack De Keyser Au Terminal 13 juin.Sylvain Cormier DANS UNK RÉCENTE chronique, je constatais que le rock’n roll, celui des années 50, en désespoir de cause, s'était réfugié depuis bon nombre d'années sous les jupes de sa mère country.Mais il a toujours eu un autre asile.Le rock’n roll des années 90, en effet, s'agite également dans les bars, où il chausse les bottes de ses divers parents, du cousin punk au frère rockabilly, sans oublier le père rhvthm’n blues ni le papy blues.C’est donc au Terminal (1635 Ste-Catherine ().), le bar montant de notre scène rock, qu’il faut chercher les véritables rockers de passage dans la métropole.On y lançait récemment le premier compact de Ray Condo à His Hard Rock Goners, les rois du rockabilly local, et Jack De Keyser s’v produira jeudi prochain.Jack De Keyser?Ce nom court sur toutes les lèvres torontoises et devrait bientôt gambader sur les nôtres.Jim Cuddy et Greg Keelor de Blue Rodeo ne jurent que par lui, et chantent sur quatre plages de son premier album, Hard Working Man, paru en janvier.Peut-être avez-vous entendu son That’s The Way, qui tourne avec une belle régularité à CHOM?Ce remarquable guitariste, dont le jeu aussi impressionnant que varié le situe quelque part entre Mark Knopfler, Stevie Ray Vaughan et Chuck Berry, commence enfin à récolter les fruits de ses vingt ans de labeur au service des plus grands noms du rock'n roll et du ryhthm’n blues.Deux décennies à bourlinguer en compagnie des Bo Diddley, Ronnie Hawkins, Otis Rush, Etta James et Robert Gordon, ça vous forme un gaillard, et ça vous inculque un sens des valeurs coulé dans le béton.En entrevue téléphonique, Jack De Keyser recrée à mon intention une leçon de choses du vieux Bo.« Il a été formidablement généreux avec moi.Les disques que Chuck Berry, Muddy Waters, Little Walter et lui ont enregistré aux studios de Chess dans les années cinquante comptent parmi mes préférés de tous les temps, alors, je lui ai demandé comment ils enregistraient ces sons incroyables.» « Il m’a répondu qu’on l’avait installé dans une petite pièce avec ses potes et leurs amplis.Je lui dis: utilisiez-vous des moniteurs?Bo s'exclame: non! Des casques d’écoute?(Jack imite Bo.) Shit, non, pas d’écouteurs! Mais alors, comment avez-vous fait?Et Bo de répondre : on n’a pas joué trop fort, on a chanté dans le micro et eux, de l’autre côté de la vitre, ils ont enregistré et ils ont boosté ce qu’on faisait.» « Je lui ai ensuite demandé si ça voulait dire que Leonard ou Phil Chess avaient produit les sessions.Bo a vite rétabli les faits : j’ai tout produit! Personne ne connait Diddley comme Diddley! Au moment d’enregistrer son album, De Keyser s’est souvenu de l’homme qui a mis le rock dans le rock’n roll.« Ça m’a beaucoup aidé.Il ne faut pas trop laisser sa musique entre les mains d’autrui, sinon, on risque de la perdre.» Mais c’est dans l’ombre de Ronnie Hawkins, le patriarche du rock’n roll canadien, qu’il a appris à affronter tous les publics.« Un véritable camp d’entraînement.On jouait partout.Un jour dans un strip-joint miteux, le lendemain dans une salle de bal, le surlendemain pour des motards en pique-nique, et la semaine suivante dans un aréna ! J’ai réalisé très tôt que les changements peuvent être drastiques dans ce métier, qu’on ne s’enrichit peut-être pas, mais qu’on ne s'ennuie jamais.» Si le spectacle ressemble un tant soit peu à l’album, attendez-vous à un rock teinté de Gene Vincent (Long Legged Woman), des Stones (Hard Working Man), d’Albert King (Double Life) et de Sam Cooke (Nothing In The World), un rock qui se laisse aller et qui vous emportera si vous passez à sa portée.La mine d’or de Casey Kasem à Musique Plus MusiquePlus propose, dans le cadre de son ConcertPlus, demain soir à 21h, le meilleur volet de la série animée par l’exécrable Casey Kasem: Rock’n Roll Goldmine, The Sixties.On y verra, entre autres, Jim Morrison et les Doors au Ed Sullivan Show (People Are Strange), les Who et la batterie explosive de Keith Moon au Smothers Brothers Comedy Hour (My Generation), ainsi qu’un film promotionnel très psychédélique de Steppenwolf (Magic Carpet Ride).Des documents exceptionnels.À propos de Steppenwolf, heureuse coïncidence, John Kay et une nouvelle meute de loups des steppes seront au Backstreet (382 Major) le 16 juin.Joe Jackson au Saint-Denis Sur les talons d’un nouvel album (Laughter And Lust), son premier pour Virgin, Joe Jackson nous revient.Les billets pour son spectacle du mardi 23 juillet au Saint-Denis (32,50$) sont en vente dès ce midi au guichet du Théâtre, aux comptoirs Ticketmaster ou au 790-1111.Quoi?Vous êtes déjà en ligne?Toutes mes excuses.Jack de Keyser + Le sursaut Reed Scowen prend à nouveau le temps de bien peser ses mots.« Très honnêtement, je pense que les leaders le font beaucoup plus, croyez-le ou non, par loyauté envers le Québec que pour leurs propres intérêts.Ils ne défendent ni leur intérêts économiques, ni un pouvoir politique parce qu’il ne reste rien de cela.Et ceux qui ont encore du pouvoir, les anglophones qui dirigent des entreprises par exemple, ne s’intéressent pas à ce débat.» Autant dire alors que c’est perdu d’avance ! Nouveau silence.Quand on a atteint le fond, on ne peut que remonter, fait enfin M.Scowen, résolument optimiste.Dans ce contexte, que veut alors Alliance Québec ?Essayer de faire comprendre aux francophones que s'ils disent aux Anglais « restez, on vous aime, une communauté anglophone c’est important pour le Québec », il leur faudra pousser la logique jusqu’au bout.C’est à dire réaliser que les « Wasps » sont, pour caricaturer, une espèce en voie d’extinction.Ils ne font plus de bébés, ils quittent le Québec, ils n'ont plus droit aux immigrants.On leur dit qu’ils ont droit à leurs institutions, mais avoir des écoles anglaises avec personne dedans, ce n’est pas tout à fait l'idée que les Anglais se font de leur avenir au Québec.Le scénario tient ici de l’apocalypse, mais à long terme c'est ainsi que les anglophones envisagent le problème.Pour le contrer, ajoutent-ils, les francophones devront bien accepter de modifier leurs si sensibles lois linguistiques.« sans pour autant retourner à un glorieux passé de libre choix, même si c’est ce que certains anglophones souhaitent », note Robert Keaton.Et comme preuve ultime de la vitalité des Anglais au Québec, il faudra aussi que les francophones acceptent que leur nombre grossisse, ajoutent les deux leaders.Reed Sco- PHOTO JACQUES GRENIER Bob Keaton sera probablement reporté à la direction générale d’Alliance Québec en fin de semaine.wen a même chiffré l’objectif : 100 000 Anglais de plus d’ici 10 ans.Sur sept millions de Québécois, ce ne sera en rien dommageable pour les francophones, soutient M.Scowen, et rien n'empêchera ceux-ci d’également grossir.« Si vous vous sentez en péril à cause de ça, alors il n'y a pas grand chose qu’on peut faire », conclut M.Scowen, persuadé que de toutes façons, dans le Québec contemporain, éduqués en anglais ou en français, les nouveaux arrivants vont inévitablement être en contact avec la langue française.Il est clair par contre pour le tandem Keaton-Scowen que leur voie ne passe surtout pas par le repli sur soi, qu’on a pourtant commencé à leur reprocher.M.Scowen a eu récemment une rencontre de presse avec *0 théâtre le chanteclerc DOMINO (514) 229-3591 Comédie de Marcel Achard avec Louis Lalande, Louise Rémy, Edgar Fruitier, Marcel Girard, Georges Carrère, Sylvia Gariépy Mar au dim 20h30 Matinées les sam à 17h Forfait souper-théâtre Salle climatisée Ste-Adèie, aut.des Laurentides.sortie 67 LA PRENEZ AVIS que VICTORICE MALENFANT.domiciliée au 8546 rue No Ire-Dame est.app 109.è Montréal, s’adressera au Ministre de la justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de VICTOR MALENFANT Montréal, le 27 mai.1991 MES LORD.LEFEBVRE.PÉPIN 8 MARCHANO Transports Québec APPELS D'OFFRES Québec D B B B Sont admis à soumlssioner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d'affaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée), et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du projet.Les intéressés peuvent consulter ou obtenir le dossier d’appel d’offres, de même que les renseignements nécessaires à la présentation d’une soumission, en s'adressant aux bureaux suivant: Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Est 20 e étage Québec (Québec) G1R4Y9 Tél.: (418) 644-8848 Le Ministère ne s’engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission Service des contrats Ministère des Transports Qj 35, rue Port-Royal Est 1er étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 Le sous-ministre Jean-Marc Bard, F.C.A Z Contrat no 2000-91-0302 — Entretien des systèmes d'éclairage sur diverses routes, dans diverses municipalités, M R C.Le Domaine-du-Roy, Maria-Cnapdelaine, Lac St-Jean Est, Le Fjord-du-Saguenay, circonscriptions électorales de Chicoutimi, Jonquière, Dubuc, Lac St-Jean et Roberval.Quantités de 1 130 lampes Lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur d'une attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s'engage à implanter un programme d'accès a l'égalité conforme à la charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.L'obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ ou plus et s adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 3 600 $ ou — chèque visé: 1 800 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrais, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20» étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 27 juin 1991 à 15h.1 Contrat no 2099-91-0907 — Déboisement, transitions, renforcements, corrections de profil, enrobé bitumineux et rapiéçage mécanisé, sur la route 113, dans les municipalités de LeSueur NO et Boyvinet NO, circonscription électorale d'Ungava.Longueur de 9,15 km.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 87 000 $ ou — chèque visé: 43 500 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20» étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 4 juillet 1991 A 15h.F Contrat no 6267-91-0317 — Installation d'un système d'éclairage routier, sous les voies élevées du pont Mercier, sur la route 132, dans la municipalité de Kahnawake R.I., circonscription électorale de Châteauguay.Longueur de 2,1 km.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 5 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 16 000 $ ou — chèque visé: 8 000 $.La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1*' étage, Montréal (Québec), H3L 3T1.L’ouverture des plis se tera au bureau de Montréal à l’adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 26 Juin 1991 à 15h.I Contrat no 8084-91-0103 — Drainage, terrassement et structure de chaussée sur la route 395, dans la municipalité de Sainte-Gertrude-Manneville s.d., M.R.C.d'Abitibi, circonscription électorale d’Abitibi-Ouest.Longueur de 4,03 km.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 10 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 80 000 $ ou — chèque visé: 40 000 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20* étage, Québec (Québec), G1R 4Y9 L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra (in le jeudi, 4 juillet 1991 é 15h.h DÉNEIGEMENT DES ROUTES m Les intéressés peuvent consulter ou obtenir sans frais le dossier d’appel doffres, de môme que les renseignements nécessaires à la présentation d'une soumission, en s’adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Est gu 20* étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél.: (418) 644-8848 Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission.Le sous-minlstre, Jean Marc Bard F.C.A.Service des contrats Ministère des Transports 35, rue de Port-Royal Est 1" étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 Contrat no 2094-91-4220 — Déneigement et déglaçage de la route 172, le Rang des Aulnaies, le deuxième Rang, la route du Village, la route Principale, le chemin St-Lôonard et la route Coulombe, dans diverses municipalités, M.R.C.Le Fjord du Saguenay, circonscription électorale de Dubuc.Longueur de 66,72 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 94 (Chicoutimi), 97 (Baie-Comeau), 11 (La Malbaie), 93 (Méta-betchouan), 90 (Roberval).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 13 400 $ ou — chèque visé: 6 700 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20* étage, Québec (Québec), G1R 4Y9 L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra tin le jeudi, 4 juillet 1991 è 15h.Contrat no 3215-91-4211 — Déneigement et dèglaçage des routes 216 et 281, dans les municipalités de St-Philéon, St-Paul-de-Montminy, St-Cajetan-d'Armagh, Armagh et St-Raphaôl, M.R.C, Bellechasse et Montmagny, circonscriptions électorales de Bel-lechasse et Montmagny-L'lslet, Longueur de 33,98 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles à soumissionner Les districts admissibles sont les suivants: 15 (Saint-Charles), 13 (Saint-Jean-Port-Joli), 22 (Lac Etchemin), 23 (Beauceville), 28 (Laurier Station).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 8 600 $ ou — chèque visé: 4 300 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats.700, boul.Saint-Cyrille Est, 20* étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée, La réception des soumissions prendra tin le jeudi, 4 juillet 1991 è 15h.Contrat no 3222-91-4208 — Déneigement et dôglaçage de la route 281, dans diverses municipalités, M.R.C.des Etchemins et Bellechasse.circonscription électorale de Bellechasse Longueur de 26,26 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles è soumissionner Les districts admissibles sont les suivants: 22 (Lac Etchemin), 13 (Saint-Jean-Port-Joli), 15 (Saint-Charles), 23 (Beauceville), 28 (Laurier Station).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 7 000 $ ou , — chèque visé: 3 500 $.La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20* étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se (era au bureau de Québec à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 27 juin 1991 à 15h.Contrat no 3223-91-4223 — Déneigement et déglaçage des routes 112, 276, de la route de Vallée-Jonction et des Rangs St-Alexandre, St-Jacques et du Bas St-Antoine, dans diverses municipalités, M.R.C.Robert-Cliche et Nouvelle-Beauce, circonscription électorale de Beauce-Nord, Longueur de 36,92 km Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé â leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles è soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 23 (Beauceville), 15 (Saint-Charles), 22 (Lac Etchemin), 24 (Lac Mégantic), 27 (Black Lake), 28 (Laurier Station).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 8 600 $ ou — chèque visé: 4 300 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20» étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin la jeudi, 4 juillet 1991 è 15h.Contrat no 3227-91-4207 — Déneigement et dèglaçage des routes 216 et 263, du chemin de Stratford et de la rue Lavoie, dans diverses municipalités, M.R.C.de l'Amiante et Le Granit, circonscriptions électorales de Frontenac, Richmond et Mégantic-Compton Longueur de 42,51 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 27 (Black Lake), 23 (Beauceville), 24 (Lac Mégantic).25 (Cooks-hire), 35 (Richmond), 34 (Victoriaville), 28 (Laurier Station).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 10 000 $ ou — chèque visé: 5 000 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20e étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se tera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 4 juillet 1991 A 15h.1 Contrat no 4032-91-4205 — Déneigement et déglaçage sur la route 159, dans diverses municipalités, M.R.C.de Francheville et Mékinac, circonscriptions électorales de Champlain et Laviolette.Longueur de 39,78 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 32 (Cap-de-la-Madeleine), 29 (Cap-Santé), 43 (Shawinigan), 58 (Joliette), 90 (Roberval).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 7 700 $ ou — chèque visé: 3 850 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20» étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se (era au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra tin le jeudi, 27 Juin 1991 à 15h.I Contrat no 4032-91-4208 — Déneigement et déglaçage sur la route 155.le chemin St-Joseph ainsi que sur le chemin donnant accès a une aire de contrôle, dans diverses municipalités.M.R.C.Centre-de-la-Mauricie et Mékinac, circonscription électorale de Laviolette.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 29 (Cap-Santé), 43 (Shawinigan), 58 (Joliette).90 (Roberval).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 11 600 $ ou — chèque visé: 5 800 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20» étage, Québec (Québec), G1R 4Y9, L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 4 juillet 1991 à 15h.I Contrat no 4034-91-4201 — Déneigement et déglaçage des routes 116, 122, 162, 263, du chemin Sixième Rang dans St-Hosaire paroisse, de l'ancienne Route 5 dans Princeville paroisse et de la rue Demers dsns Princeville paroisse et ville, dans diverses municipalités, M.R.C.Arthabaska et de l'Erable, circonscriptions électorales d'Arthabaska et Lotbinière.Longueur de 63,59 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 34 (Victoriaville), 28 (Laurier Station).27 (Black Lake), 35 (Richmond), 41 (Drummondville), 33 (Nicolet).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 13 800 $ ou — chèque visé: 6 900 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20e étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se tera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra tin le jeudi, 4 juillet 1991 A 15h.I Contrat no 4034-91-4213 — Déneigement et déglaçage des routes 116 et 267, dans diverses municipalités, M.R.C.d’Arthabaska, de l'Érable et Lotbinière, circonscriptions électorales d'Arthabaska et Lotbinière.Longueur de 58,70 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 34 (Victoriaville), 28 (Laurier Station), 27 (Black Lake), 35 (Richmond), 41 (Drummondville), 33 (Nicolet).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 12 000 $ ou — chèque visé: 6 000 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20e étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 27 juin 1991 A 15h.1 Contrat no 4043-91-4205 — Déneigement et dèglaçage des routes 349.350 et du chemin de la Fabrique, dans diverses municipalités, M.R.C.Maskinongé, circonscription électorale de Maskinongé.Longueur de 33,14 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 43 (Shawinigan), 32 (Cap-de-la-Madeleine), 58 (Joliette).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 6 000 $ ou — chèque visé: 3 000 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20' étage, Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se tera au bureau de Québec à l’adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 4 juillet 1991 A 15h.I Contrat no 6151-91-4203 — Déneigement et déglaçage des routes 132, 223 et Montée St-Roch, dans diverses municipalités, M.R.C.Lajemmerais et Bas-Richelieu, circonscriptions électorales de Verchères et Richelieu, Longueur de 28,33 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Lea districts admissibles sont les suivants: 51 (Saint-Hyacinthe).33 (Nicolet), 41 (Drummondville), 35 (Richmond), 39 (Cowansville), 53 (Iberville).56 (Boucherville).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 5 700 $ ou — chèque visé: 2 850 $.La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage, Montréal (Québec), H3L3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le vendredi, 5 juillet 1991 A 15h.I Contrat no 6151-91-4204 — Déneigement et déglaçage de la route 235 et du chemin Michaudville, dans diverses municipalités, M.R.C.Des Maskoutains et du Bas-Richelieu, circonscriptions électorales de Saint-Hyacinthe et Richelieu.Longueur de 39,50 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d’ottres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 51 (Saint-Hyacinthe), 33 (Nicolet), 41 (Drummondville), 35 (Richmond), 39 (Cowansville), 53 (Iberville), 56 (Boucherville).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 7 800 $ ou — chèque visé: 3 900 $.La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage, Montréal (Québec), H3L 3T1.L'ouverture des plis se tera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra lin le mercredi, 3 Juillet 1991 A 15h.¦ Contrat no 6256-91-4208 — Déneigement et déglaçage de la route 132, dans les municipalités de Varennes ville, Verchères s.d.et Contrecoeur s.d.M.R.C.Lajemmerais, circonscriptions électorales de Bertrand et Verchères.Longueur de 32,12 km Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 56 (Boucherville), 51 (Saint-Hyacinthe), 53 (Iberville), 67 (Napier-ville).Garantie de soumission exigée: » — cautionnement de soumission: 7 600 $ ou — chèque visé: 3 800 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal ¦ Est.1" étage, Montréal (Québec), H3L 3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 3 Juillet 1991 A 15h.Contrat no 6256-91-4211 — Déneigement et dèglaçage de la route 223 et de la Montée de la Pomme d'Or, dans les municipalités de St-Antoine-sur-Richelieu s.d.et Contrecoeur s.d., M R C.La Vallôe-du-Richelieu et Lajemmerais, circonscription électorale de Verchères.Longueur de 21,86 km Seuls les entrepreneurs ayant une place d'aflaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les district* admissibles sont les suivants: 56 (Boucherville), 51 (Saint-Hyacinthe), 53 (Iberville), 67 (Napier-ville).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 4 800 $ ou — chèque visé: 2 400 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage, Montréal (Québec), H3L3T1.L'ouverture des plis se tera au bureau de Montréal à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra tin le vendredi, 28 juin 1991 A 15h.Contrat no 6365-91-4202 — Déneigement et dôglaçage des autoroutes 19 et 440, dans les municipalités de Laval et Montréal, fA.R.C, Laval et Communauté urbaine de Montréal, circonscriptions électorales de Mille-Iles, Fabre, Vimont et Bourassa.Longueur de 76,75 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située au Québec et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 27 000 $ ou — chèque visé: 13 500 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage, Montréal (Québec).H3L3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 26 juin 1991 A 15h.I Contrat no 6365-91-4204 — Déneigement et dèglaçage de l'autoroute 13, dans les municipalités de Lachine, Dorval Cité, Saint-Laurent, Pierreïonds, Laval et Boisbriand, M R C Communauté urbaine de Montréal, Laval et Blainville, circonscriptions électorales de Marquette.Jacques-Cartier, Saint-Laurent, Robert-Baldwin, Chomedey, Fabre et Groulx.Longueur de 88.66 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située au Québec et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d’offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 37 600 $ ou — chèque visé: 18 800 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage, Montréal (Québec), H3L3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra (in le vendredi, 28 juin 1991 A 15h.I Contrat no 6365-91-4205 — Déneigement et déglaçage de l'autoroute 40, dans les villes de Vaudreuil.Senneville, Ste-Anne-de-Bellevue, Baie-d'Urfé, Kirkland, Pointe-Claire, St-Laurent et de la cité de Dorval, M.R.C.Vaudreuil et Communauté urbaine de Montréal, circonscriptions électorales Vaudreuil, Nelligan, Jacques-Cartier et St-Laurent.Longueur de 80,83 Km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située au Québec et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 31 400 $ ou — chèque visé: 15 700 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage, Montréal (Québec), H3L3T1.L'ouverture des plis se tera au bureau de Montréal à l'adresse précitée La réception des soumissions prendra tin le mercredi, 3 juillet 1991 A 15h.Contrat no 7075-91-4207 — Déneigement et déglaçage d une partie de la route 321, ainsi que d'une section de la route 315 et du chemin municipal Namur-Boileau, dans diverses municipalités, M.R.C.Papineau, circonscription électorale de Papineau.Longueur de 26,17 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d’affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 75 (Papineauville), 63 (Saint-Jérôme), 74 (Lachute), 78 (Hull), 77 (Maniwaki), 76 (Mont-Laurier).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 5 000 $ ou — chèque visé: 2 500 $.La réception des soumissions est laite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est.1" étage.Montréal (Québec), H3L3T1.L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le vendredi, 28 juin 1991 A 15h.1 Contrat no 7075-91-4209 — Déneigement et déglaçage de la route 323 et du chemin municipal Rang Ste-Julie Est, dans diverses municipalités, M.R.C.Papineau, circonscription électorale de Papineau.Longueur de 52,46 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'aflaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d’offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 75 (Papineauville], 63 (Saint-Jérôme), 74 (Lachute), 78 (Hull), 77 (Maniwaki), 76 (Mont-Laurier), Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 9 600 $ ou — chèque visé: 4 800 S La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est.1 «’ étage, Montréal (Québec), H3L3T1.L’ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 3 Juillet 1991 A 1 Sh.1 Contrat no 7075-91 -4210 — Déneigement et déglaçage d'une section de la route 321 et du chemin municipal St-André - Ripon, dans diverses municipalités, M.R.C.Papineau, circonscription électorale de Papineau.Longueur de 39,42 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'atlaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 75 (Papineauville), 63 (Saint-Jérôme), 74 (Lachute), 78 (Hull), 77 (Maniwaki).76 (Mont-Laurier).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 6 800 S ou — chèque visé: 3 400 S.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage.Montréal (Québec), H3L3T1.L'ouverture des plis se tera au bureau de Montréal à l’adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 26 Juin 1991 A 15h.1 Contrat no 8085-91-4211 — Déneigement et déglaçage du chemin du Parc et de la route D AIembert-Cléricy-Mont-Brun.dans diverses municipalités, M.R.C.Rouyn-Noranda.circonscription électorale de Rouyn-Noranda-Témiscamingue.Longueur de 33,83 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires située dans le district qui gère les travaux ou dans les districts contigus et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d appel d'offres du contrat sont éligibles à soumissionner.Les districts admissibles sont les suivants: 85 (Rouyn-Noranda), 83 (Ville-Marie), 88 (Macamic), 84 (Amos).Garantie de soumission exigée: — cautionnement de soumission: 7 200 $ ou — chèque visé: 3 600 $.La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700, boul.Saint-Cyrille Est, 20' étage.Québec (Québec), G1R 4Y9.L’ouverture des plis se fera au bureau de Québec A l’adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le jeudi, 27 juin 1991 A 15h. fe-8 U Le Devoir, vendredi 7 juin 1991 DES IDÉES, DES ÉVÉNEMENTS Le chantage des médecins 1 — La fausse prétention d’un groupe professionnel au monopole de PHOTO HC 3000 médecins sont descendus dans les rues de Québec, le 29 mai dernier.7TT?V jGVZE •a* U serait naïf de croire que l’opposition des leaders médicaux relève d’un désintéressement et d’une notion du bien commun dont seule cette profession aurait le monopole.Guy Gélineau et Marc Renaud Les auteurs ont été actifs au sein de la commission Rochon, le premier comme secrétaire général, le second comme conseiller.M.(lélineau est aujourd'hui secrétaire général de l’Institut Armand-Frappier.M.Renaud enseigne la sociologie à l'Université de Montréal.LK RAPPORT de force eçt maintenant établi entre le milieu médical et le gouvernement : le premier dénonce la réforme au nom de la qualité des soins et de sa compétence en matière de santé; le second propose cette même réforme au nom du citoyen et de ses droits.I.e risque que court actuellement le public, c'est de perdre de vue l’essentiel de la réforme et de craindre le pire pour l’avenir, sur la foi du cri alarmiste et présumément désintéressé du lobby de la profession médicale.Notre propos est d’apporter certains éléments de discussion, à la lumière de notre expérience au sein de la commission Rochon, et des consultations, discussions et débats publics, qui animent le secteur des services sociaux et de santé depuis maintenant plus de six ans.Kn faisant une levée de boucliers qui n’est pas sans rappeler une stratégie de grève, tout en prétextant le bien commun, les représentants des médecins sont en train de faire la preuve que la commission Rochon a eu raison de décrire le système de services sociaux et de santé comme Toilage des groupes qui y oeuvrent.Au nom même du bien commun, même si les médecins soulèvent des problèmes importants quant à leur rôle, il nous apparaît que la profession médicale doit coopérer avec le gouvernement, notamment dans la régionalisation du budget de la Régie de l'assurance-maladie du Québec, l'agrément des cabinets privés, les plans d’effectifs médicaux, le repositionnement des Conseils de médecins et dentistes et les honoraires différenciés.Par ailleurs, un des éléments centraux de la r.éforme — son financement — a étéinsuffisamment débattu.La grande question en fait est celle du financement-riu déficit de l’État et de la nécessaire harmonisation des politiques sociales et des politiques économiques du gouvernement.Selon nousr il faudrait reporter d'un an les décisicîis en matière « d’impôt-service » et de « frais orienteurs », de manière à permettre une réflexion et un débat qui ne mêlent pas ensemble, d’une part, enjeux d'organisation professionnelle, de mandat d’établissements, de continuité de service, bref de fonctionnement et, d’autre part, en- jeux de politiques économiques, de choix budgétaires et de financement de services.Des risques d’explosion Rappelons d’abord le diagnostic que posait en février 1988 la commission Rochon et qui n'a jamais été contesté.Celle-ci écrivait : «Tout se passe comme si le système était devenu prisonnier des innombrables groupes d’établissements, groupes de pressions issus de la communauté, syndicats, etc.; que seule la loi du plus fort opérait et que les mécanismes démocratiques d’arbitrage ne suffisaient plus; que la personne à aider, la population à desservir.les besoins à combler, les problèmes à résoudre, bref le bien com-ntuii, avait été oublié au profit des intérêts propres à ces divers groupes ».La commission ajoutait : « Nous avons raison d'être fiers de notre système de services sociaux et de services de santé.Néanmoins, si les tensions actuelles perdurent, elles risquent de le faire éclater et nous faire perdre rapidement ce que nous avons mis près de 20 ans à construire.» Incertaine de ce diagnostic et des conclusions que la commission en tirait, Mme Thérèse Lavoie-Roux, alors ministre, reprenait la route pour y voir plus clair.Au terme de cette consultation, en avril 1989, elle suggérait.des orientations en droite ligne avec celle de la commission Rochon.Celles-ci devaient ouvrir « la voie à un engagement renouvelé des établissements, à une reconnaissance plus grande de groupes communautaires et à une participation plus significative de la population ».Après une longue commission parlementaire et une nouvelle tournée de consultation, cette fois à l’échelle internationale, le ministre Marc-Yvan Côté décidait d’aller plus loin que ses prédécesseurs, notamment en ce qui concerne l’organisation de la pratique médicale.Kn décembre 1990, il rendait public un autre document gouvernemental annonçant, de manière plus claire encore, que le gouvernement s’engageait à sortir le système de services de santé et de services sociaux de la situation d’otage que dénonçait la commission Rochon pour Taxer sur le citoyen, la personne à aider, la population à desservir.Le secteur de la santé et des services sociaux est d’une complexité extrême, comme s’en rendent compte les commissions d’enquête également constituées dans trois autres provinces canadiennes.Ce secteur est en réalité tellement coûteux (nous y dépensons un douzième de notre richesse collective),tellement important (un travailleur sur dix y oeuvre ou y est associé) et symboliquement tellement crucial qu’on peut arriver à nous faire croire qu’à moins d’être un spécialiste, il est difficile de se faire une tête sur Tà-propos des réformes maintenant à l’élude à l’Assemblée nationale.Devant les pressions du lobby médical.le risque actuel est de perdre de vue les enjeux et les orientations fondamentales de la réforme du système de services sociaux et de santé.Il se rait naïf de croire que l’opposition des leaders médicaux relève d’un désintéressement et d’une notion du bien commun dont seule cette profession aurait le monopole.Les représentants de la profession médicale se découvrent soudainement une vocation de « saveur de la santé de la personne » et, dans leur publiticé, se réclament seuls, du bien et de l’intérêt commun de toute la société.Un tel discours est caricatural dans la bouche de gens aussi avertis.Il a de quoi inquiéter.Le pouvoir doit être partagé Le front commun des représentants de la profession médicale a, au cours des dernières semaines, réclamé ni plus ni moins que le retrait de la réforme des services sociaux et de santé el maintenant un moratoire sur son adoption.Ce lobby, par ses assemblées publiques, ses déclarations et ses manifestations, aura réussi à en ébranler plus d’un sur les véritables objectifs poursuivis par la réforme, donc sur son bien-fondé.A en croire ses porte-parole, la réforme proposée relèverait d’un réflexe anti-médecin de la part de technocrates désincarnés et abstraits.Il faudrait jeter tout par-dessus bord, maintenir le statu quo pour l'immédiat et recommencer à zéro les discussions.Un premier point en litige tient au fait que plusieurs médecins craignent la perte de leur autonomie professionnelle et se croient désinvestis de tout pouvoir décisionnel, notamment par le repositionnement des Conseils des médecins et dentistes dans les établissements.Dans leurs propos publics, les leaders médicaux nous laissent croire qu’en raison de leurs connaissances en matière de soins et de services, les médecins seraient les seuls compétents pour prendre les grandes decisions de planification et de gestion.Dans les faits, rappelons-le, très peu de nos 15 000 médecins acceptent de prendre des postes de planification ou de gestion tant au ministère que dans les établissements.Que dire aussi des quelques 150 000 personnes qui oeuvrent à temps complet dans le système des services sociaux el de santé, des milliers d’individus qui donnent bénévolement de leur temps dans des groupes communautaires, et des gestionnaires de tout niveau, au premier chef desquels il ne faut pas oublier ceux qui sont élus pour nous gouverner ?Dans une société démocratique, le pouvoir ne peut appartenir à un seul groupe, aussi compétent soit-il, mais doit être partagé.Il ne fait aucun doute que les médecins doivent avoir une voix importante au chapitre.Mais dans un système de 12 milliards, les rôles doivent être différenciés.Si les médecins veulent participer à la planification et à la gestion du système, il leur appartient d’occuper des postes administratifs.Ils devront alors accepter une baisse de revenus et se compromettre quant aux arbitrages difficiles qu’impose la gestion d’un système complexe, tiraillé par des demandes contradictoires et aux ressources limitées.La liberté d’installation Un second point en litige concerne la libel lé d’installation des médecins.Dans leur opposition à la réforme, les leaders médicaux réclament une liberté et un droit absolus quant à leur lieu professionnel (établissement ou cabinet privé) el géographique (lieu sur le territoire québécois) de pratique.( ue la r_______.________0__________bi- llets de pratique privés et adopte un certain nombre de mesures de type coercitif quand à la répartition des effectifs médicaux sur le territoire du Québec.La loi donne en effet au ministre des instruments pour régler des problèmes épineux — par exemple celui des urgences hospitalières à Montréal, celui de la disponibilité des médecins en centres d'accueil et celui des effectifs médicaux en région — que les nombreuses mesures incitatives du passé n’onl pas réussi à solutionner à la satisfaction des usagers.Qu’il suffise à la vérité cet égard de comptabiliser les sommes qui ont été consacrées à ces mesures et surtout, d’écouter les « régions ».De toutes les professions, la médecine est la seule qui garantisse à ses étudiants un emploi et une rémunération à vie dans le lieu professionnel et géographique de leur choix.Par comparaison, ingénieurs, chimistes et autres professionnels, font figure d'enfants pauvres, obligés qu’ils sont de se dénicher un emploi, de déménager et d'être vulnérables aux aléas d’un véritable marché économique.Notre société consent un investissement important à la formation de ses médecins.À défaut d’une efficacité démontrée des mesures volontaires et incitatives aux fins de mieux répartir les effectifs médicaux sur tout le territoire québécois et d’assurer un meilleur service dans les urgences et les établissements, il est raisonnable que la société envisage de « baliser » le « droit acquis » d’installation des médecins.Les jeunes médecins sont plus durement touchés que leurs aînés et ils éprouvent le sentiment d'un bris de contrat entre eux-mêmes et l’État.Cette nouvelle génération de médecins perd ainsi certains privilèges.Notons, toutefois, que les plans d’effectifs médicaux de 1986 les avertissaient déjà que ce contrat allait changer.Le Québec, un paradis comparé à l’étranger Les syndicats médicaux auraient avantage à comparer la pratique médicale au Québec avec celle de leurs collègues à l’étranger.Aux yeux du jeune médecin de France, le Québec est un paradis en ce sens que les jeunes médecins québécois ont tous un revenu raisonnable, ce qui n’est pas le cas en France.Pour le jeune médecin américain, même s’il peut espérer un niveau de rémunération plus élevé que son collègue d’outre-frontière, le Québec est aussi un lieu privilégié pour la pratique de la médecine.Kn effet, l’emploi y est garanti; les médecins n'ont pas à recouvrer des honoraires impayés; ils n’ont pas à subir les contrôles de plus en plus fréquents et tatillons des organismes payeurs; les primes d’assurance-responsabilité sont payées par l’État au-delà d’un certain seuil.Comme on le notait récemment dans le New England Journal of Medicine, le système public canadien, contrairement au système de marché américain, protège les médecins de l’intrusion des gestionaires dans leur autonomie professionnelle.D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les inscriptions en médecine déclinent aux États-Unis.Il>miner tic tiens articles) Le nouveau manifeste antinationaliste La probable réaction hostile du Canada engendrera le pire des climats 2 — Louis-Philippe Rochon Co-président du Groupe de travail sur le fédéralisme canadien MALGRÉ les récentes déclarations de Jacques Parizeau dans l’Ouest canadien, il est fort douteux, avons-nous écrit hier, qu'un Québec indépendant puisse conserver ses liens économiques tout en délaissant les liens politiques avec le reste du Canada.Ce scénario pé-quisle n'est-il pas trop optimiste ?Nous sommes déjà témoins de certains signes de discorde.D'abord, le contexte dans lequel s'est déroulé le débat du lac Meech a démontré clairement une absence de générosité.La possibilité d'une réaction hostile et virulente du Canada hors Québec risque de créer, au moment même d’entamer des négociations, le pire des climats.Devant un tel scénario, il serait naïf de croire que les coûts seront minimes.De plus, Grant Devine, premier mi; nistre de Saskatchewan, a récemment déclaré que le Québec allait payer cher sa séparation.« L'indépendance se ferait dans les grincements de dents où le Québec serait obligé de payer un prix très élevé».Voilà toute une'déclaration venant de quelqu'un qui s’était rallié au Québec — et même un farouche défenseur des intérêts du Québec — pendant toute la durée des débats du lac Meech Il ne s’agit pas de menaces, car M Devine a tout intérêt à protéger sa perspective d’avenir pour le Canada Ce serait pénible pour lui, comme pour toute personne partageant cette optique, d’accepter qu’une autre province apporte une résolution visant à détruire son pays.Même Don Getty a fait écho à cet argument Mais celle rhétorique n’est pas seulement limitée aux représentants des gouvernements provinciaux Récemment, John Core, directeur du Ontario Milk Marketing Hoard, a déclaré « Let there he no misunderstanding.If Que bec separates, we can’t conceive of an arrangement that would allow Quebec's dairy farmers to preserve their current share of the market » Présentement, le Québec fournit 48 % du lait canadien.Dans un Québec indépen- dant.les producteurs de lait du Québec voudront conserver ce quota et marché préférentiel, établi par des règlements et ententes.Cependant, certains analystes prétendent, tout au contraire.que le Québec devra alors vendre son lait sous les lois établies par un organisme régissant les exportations internationales, tel que le GATT.Dans ce système, le Québec devra faire compétition avec d’autres pays qui se disputent un piètre 2,5 % de la production canadienne de lait.C’est une baisse considérable qui risque d’avoir des répercussions considérables sur les emplois dans ce secteur Oublions les négociations à deux Advenant une déclaration d’indépendance, le Québec entreprendra une longue et fastidieuse période de négocia-tions, complexes, avec le gouvernement fédéral et les autres provinces.< millions d’ores et déjà les négociations à deux; je crois qu’il est invraisemblable, et même peut-être impossible, d’éviter les négociations à onze.D’ail leurs, le Québec aurait tout intérêt à vouloir négocier avec les autres provinces.Voilà certainement le meilleur moyen de minimiser le développement d’un climat litigieux.Dans le mémoire de l’Association des économistes du Québec, John Mc-Callum, économiste et directeur de la faculté d’économie à l’Université McGill, élabore sur les conséquences d'un refus du Canada hors-Québec de négocier de bonne foi avec le Québec : poussée inflationniste, instabilité poli tique et économique, hausse des taux d’intérêt, chute des investissements québécois el internationaux et hausse du chômage.Lors du témoignage de l’Association, Gil Rémillard a posé à McCallum une simple question : « Kst-ce que le ni veau de vie des Québécois baisserait s’il y avait l’indépendance du Québec ?» Ce à quoi McCallum a ré pondu : « Si les négociations vont mal el si les émotions augmentent, il est bien possible que Ton aurait une longue transition de plusieurs années, ou même d’une décennie, pendant laquelle le niveau de vie serait beaucoup plus bas au Québec » Les provinces ne sont pas égales Prétendre que de telles discussions sont dans l’intérêt de toutes les provinces, c’est invoquer un certain concept d’égalité.Pourtant, les statistiques indiquent clairement que le Québec dépend beaucoup plus du marché canadien que le reste du Canada dépend du Québec.Kn analysant certaines statistiques, nous constatons l’importance du marché canadien intérieur pour le Québec.Par exemple, en 1984 (les dernières statistiques disponibles), le Québec consacrait plus du quart (26,5 %) de sa production manufacturière au marché canadien.Kn revanche, aucune autre province consacrait une proportion aussi élevée de sa production au marché canadien.D’autre part, la moyenne canadienne ne s’élève qu’à 19 %.Bref, le Québec est donc plus dépendant du reste du Canada, en ce qui concerne sa production manufacturière, que le sont toutes les autres provinces.De plus, si l’Ontario est le partenaire le plus important du Québec, et le Québec le partenaire le plus important de l’Ontario, il n’en demeure pas moins que le marché ontarien est deux fois plus important pour le Québec que le marché québécois ne Test pour l’Ontario.Kn effet, le Québec écoule 17 % de ses livraisons en Ontario, mais cette province ne consacre que 8% de sa production au Québec.Finalement, si le Québec écoule 26,5 % de sa production sur le marché canadien, le total de la production des autres provinces écoulée au Québec n’est que de 6,8 % Puisque le Québec ne détient de monopole sur aucune ressource ou technologie dont le Canada ne saurait se passer, le relâchement de cette interdépendance entraînerait pour le moins une dislocation ainsi que des coûts additionnels pour ces provin ces.Mais, à la limite, ces provinces pourraient toujours acquérir ces biens sur d’autres marchés.(tes quelques statistiques ne font que démontrer que le Québec n’est pas « aussi important » pour le Canada que le Canada ne l'est pour le Québec.Si l’indépendance du Québec engendre des coûts économiques, ceux-ci seront proportionnels à l’importance que représentent, ceteris paribus, les marchés « étrangers ».Le fédéralisme est rentable Les nationalistes s’amusent souvent à invoquer un dernier argument qui, après une certaine réflexion, est dépourvu de toute vérité : celui de la rentabilité du fédéralisme.Le gouvernement fédéral, disent-ils, perçoit plus d’impôts au Québec qu’il n’y effectue de dépenses.Kn ce sens, il ne serait plus rentable de demeurer au sein de la fédération canadienne en raison de ces prétendus détournements de ressources fiscales.Par l’exercice des balances fiscales nettes, nous pouvons témoigner de l’absurdité de cet argument.Une balance nette excédentaire indique une contribution nette d’une province envers Ottawa.Si, au contraire, une balance fiscale nette est déficitaire, ceci démontre qu’une province retire des bénéfices nets de son appartenance au Canada.André Raynaud conclut que le Québec réalise « un gain net se situant entre 800 millions et un peu plus d’un milliard de dollars en 1988, en raison de ses transactions fiscales avec le gouver- nement fédéral ».La balance fiscale nette du Québec démontre clairement que le Québec reçoit plus en dépenses fédérales qu'il ne paye en impôt.Kn ce sens, le Québec se classe parmi les gagnants du fédéralisme.Le Québec retire donc de nombreux bénéfices des programmes de redistribution fédéraux et ce, de plus en plus d’une décennie à l’autre.Si le Canada est censé desservir les intérêts du Québec, on n’en trouve pas confirmation dans les faits.Les chiffres el les statistiques ne soutiennent pas de telles déclarations.Les profits que retire le Québec de son appartenance au Canada ne sont pas seulement économiques.Le pouvoir politique que détient le Québec au sein du Canada est sans contredit plus important et plus répandu.L’influence du Québec sur les décisions des gouvernements fédéral el provinciaux est considérable.Or, quoique l’indépendance conférerait certes des pouvoirs formels et juridiques additionnels au Québec, les pouvoirs réels et effectifs du Québec seraient considérablement réduits.Le fédéralisme protège l’identité franco-québécoise Alors pourquoi l’indépendance ?La survivance de la culture et de la langue V Kncore là, les faits ne supportent pas ces craintes.Cet argument remonte à la Conquête.Comme les nationalistes voient la Conquête à la base de tous les problèmes des Québécois et que la structure politique fédéraliste actuelle repose sur les conséquences de cette même Conquête, déclarer l’indépendance, c’est détruire ce système et enrayer le traumatisme de la Conquête.Pourtant, les statistiques démontrent clairement que le Québec français a profité du fédéralisme.Le français n’est aucunement menacé par le fédéralisme.Le français n’est pas en train de disparaître.Devant la Commission Bélanger-Campeau, Jacques llenripin, a répété cet argument.Je cite : « Si, aujourd’hui, le français est menacé, c’est plutôt par le piètre état de la langue parlée et écrite.Kt à ce sujet, il ne sert à rien de s'enfouir la tête dans le sable : cela n’est pas la faute des Anglais ni de la constitution.» Il continue et avoue que le Québec « dispose déjà des pouvoirs nécessaires » pour protéger sa langue et sa culture.Les progrès les plus considérables depuis les 110 dernières années se sont faits précisément sur ces questions fondamentales.L’expérience canadienne n’a aucunement été un obstacle ni à l’épanouissement du français ni à l’affirmation des Québécois.Qui plus est, le Québec est nettement plus français aujourd’hui qu’il ne Ta jamais été dans son histoire.Dans son éditorial du 16 avril (« Dure semaine »), Lise Bissonnelte reprend également ce thème en laissant même entendre que les lois linguistiques, telle la Loi 178, sont coercitives.Alors, pourquoi l’indépendance ?Si les arguments économiques et culturels ne sont pas fondés sur les faits, pourquoi ne pas abandonner ce débat « humiliant » rempli d’incertitude pour s'épanouir au sein d’une meilleure société canadienne.Au Québec, nous devrions d’abord nous concentrer sur l’édification d’un projet de société qui aborde les ques-I ions relatives au plein emploi, à l’innovation technologique, aux sans-abris, à l’analphabétisme, à la violence conjugale, à l’équité salariale, etc.Pour quoi ne pas concentrer nos énergies à l’amélioration et à l'enrichissement de notre présente société, à l’abri des aventures inconnues, puisque la présente formule constitutionnelle ne nous empêche pas d’évoluer avec fierté?FIN ERRATUM Dans l’article de M.Robert Diamand in-UUdé « A la défense des médecins de la CSST » et publié avant-hier, on lisait, dans la dernière colonne : « Au sortir de l’université, ils connaissent la santé et la sécurité du travail.» Il aurait plutôt fallu lire « ils connaissent mal.».Nos excuses à l'auteur el à nos lecteurs.Le Québec français a profité du fédéralisme.Le français n’est aucunement menacé par le fédéralisme.L’expérience canadienne n’a aucunement été un obstacle ni à l’épanouissement du français, ni à l’affirmation des Québécois.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’Information générale : Josée Boileau, François Brousseau, Jean Chartier.Yves d'Avignon Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier el Jacques Nadeau (photographes), Louis-G.L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Clément Trudel ; A l’Information culturelle Pierre Beaulieu.Paule DesRivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Nathalie Petrowski, à l'Information économique Robert Dutrisac, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’Information politique Pierre’ O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale), Laurent Soumis (politique municipale), aux affaire* sociales Paul Cauchon (questions sociales) Louis-G Fran-coeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis), Danielle Canlara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle- Christiane Vaillant (clavistes): Denise Babin (secrétaire à ta rédaction), Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Isabelle Baril (secrétaire à ta direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur); Manon Scott.Sylvie Scott, Serge La plante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice).Jacqueline Avril, Christiane Benjamin.Caroline Bourgeois.Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major (publicitaires).Marie-France Turgeori, Mi- cheline Turgeon.Céline Poisson (maquettistes): Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables).Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huol, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Venne.Raymond Matte Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire à l’administration) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Monique Corbeil (adjointe), Jean-Marc Ste-Marie, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Louise Paquette, Olivier Zuida LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur) Marie-Hélène Alarle, Manon Blanchette, Françoise Coulombe Jean-François Lapointe, Sylvie Laporte, Raymond Paquin, Pierrette Rousseau (avis publics), Micheline Ruelland, Patrick Salasse LE devoir ost pu blié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société é responsabilité limitée, dont le siège social ost situé au numéro 211, ruo du Saint-Sacremont.Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 ruo Bourdeau, une division de Imprimeries Quobecor Inc , 612 ouest ruo Saint Jacques.Montréal l A gerice Presse Canadienne est autorisée .1 employer et .1 diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR ost distribué par Messageries Dynami gués, division du Groupo Quobecor Inc , située au 776.bout I eboau.St-Lauront Courrier do deuxième classe 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