Le devoir, 7 mai 1991, Cahier B
SOCIETE CAHIER Montréal, mardi 7 mai 1991 I .Une curiosité à découvrir Le programme Les années folles des G rands ballets canadiens livre une vision propre à détromper ceux pour qui ces années n’évoquent que légèreté excentrique.La reconstitution faite de La Chatte (ci-contre), une oeuvre de jeunesse de Blanchine, est réussie et nous renvoit à ces temps d’effervescence avant-gardiste.Page B-3 Apprendre à vivre avec les inondations Au bangladesh, avant la catastrophe du 30 avril, on débattait des projets pharaoniques pour domestiquer les trois fleuves qui causent tant de soucis.Maintenant, les experts se montrent très modestes dans leurs projets alors que les Bangladeshis se demandent s’ils ne sont pas condamnés à vivre avec les inondations.Page B-5 Le français dans les corridors Éternel sujet d’angoisse à Montréal : le français langue véhiculaire dans les écoles, qui bat tragiquement de l'aile à ce qu’en disent plusieurs.Des professeurs de l’école secondaire Saint-Luc, où le problème est particulièrement aigu, reviennent à la charge, et demandent instamment aux autorités scolaires d’intervenir.Page B-8 20 pays au Festival du jeune cinéma Cette annére, il y aura de tout, en provenance de 20 pays au 12e Festival international'du jeune cinéma.Le choix est très vaste dans les différentes catégories.Compétition, hors compétition, programmes spéciaux, retrospectives et sous-sections.À signaler, le film Mort au roi de Francisco Arevalo.Page B-3 Beaucoup d’énergie, peu d’emplois ANALYSE La longue Les retombées des tarifs préférentiels d’Hydro restent hypothétiques Catherine Leconte £1 I D’ICI 10 ANS, on n’a pas // ^trouvé le moyen de favo-'' Priser la transformation secondaire de magnésium au Québec, c’est qu’on n’aura pas su profiter de notre avantage distinctif ».Ce mca culpa anticipé -« On verra dans 10 ans ! »- c’est la défense que présente Gérald Tremblay, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, face à « ceux qui nous reprochent de donner l’électricité » aux grandes entreprises énergivores, bénéficiaires des 13 contrats à partage de risques d’Hydro-Québec.Parmi elles, le Norvégien Norsk Hydro, 1er producteur mondial de magnésium.La réplique du ministre contient toute la problématique de l’utilisation d’llydro-Québec a des fins de politique industrielle : si les pouvoirs politiques demandent à une société d’État, censée servir toute la population en électricité au meilleur prix, de consentir des tarifs préférentiels pour attirer certaines entreprises, ils doivent pouvoir le justifier par des retombées économiques d’une valeur au moins équivalente et profitant à l’ensemble de la collectivité.Pour l’instant, l’équation reste incomplète.Car ce n’est pas tout de comptabiliser le nombre d’emplois créés par la construction et l’exploitation de ces grands projets industriels.Encore faut-il les comparer à ce que Québec aurait pu encaisser en utilisant son énergie à d’autres fins.Pour l’économiste Jean-Thomas Bernard, professeur à l’Université Laval et directeur du Groupe de recherche en économie de l’énergie, le choix est clair : « il est beaucoup plus rentable d’exporter l’énergie aux États-Unis que de la vendre aux alu-mineries ».Par comparaison avec les termes du contrat d’exportation de 1000 mégawatts, sur 21 ans, qu’IIydro-Qué-bec a signé avec la New York Power Authority, M.Bernard calcule que les ventes d’électricité aux alumine-ries AR1, Reynolds, Alumax et Alouette, sous contrats à partage de risques de 25 ans, occasionneront à Hydro-Québec un manque à gagner de 300 millions $ par an.Et cela, en supposant que ces contrats lui rapportent effectivement, comme elle en a fait le pari, l’équivalent de son tarif industriel normal, le tarif « L ».Pour M.Bernard, cela revient à une subvention indirecte de 190 500$ par emploi créé par ces quatre alumine-ries.Sa thèse est connue.Ce qui l’est Transformation première de métaux en aluminium à l’usine d’Alcan à Arvida.moins, c’est que Gérald Tremblay est d’accord !« Ce que dit M.Bernard », rétorque le ministre, «c’est que vendre le kilowattheure 6,2 sous aux États-Unis rapporterait plus d’argent que le vendre 3,1 sous aux alumineries.Je le suis jusque là.Mais là, il arrête sa théorie économique sans entrer dans la théorie industrielle : il faut compter toutes les retombées à court terme et tout ce qu’on essaie de bâtir comme industries d’avenir.» Tous les intervenants s’entendent, l’avenir réside dans la transformation des quasi-matières premières (aluminium, magésium, titane, ferro-alliages, etc.) que fabriquent les 13 bénéficiaires des contrats à partage de risques et dont le coût de production est composé de 15 à 30 % d’énergie.Dans dans un premier temps, cependant, le Bureau de la statistique du Québec ne peut guère calculer approximativement que les retombées indirectes à court terme.Pour les 6 alumineries implantées au Québec dans le cadre du programme de partage de risques d’Hydro-Québec, ces retombées, abondamment citées par le Premier ministre Bourassa, c’est 45 000 emplois temporaires (des « personnes/années », comme disent les statisticiens) pour la construction de ces usines et chez leurs sous-traitants : 24 secteurs industriels au total, qui ont ainsi récolté près de 3 des 5 milliards $ investis par ces alumineries.Mais « il faut des emplois stables reliés à autre chose que la construction ; autrement, c’est manger son blé en herbe », affirme Bernard Landry, ministre d’État au développement économique dans le gouvernement Lévesque.Des emplois stables, il y en a.Au total, une fois leur vitesse de croisière atteinte, les 13 entreprises bénéficiaires des contrats à partage de risques auront investi près de 10 milliards $ dans leur outil de production au Québec.Elles y auront créé 10 300 emplois permanents reliés à l’exploitation, soit une masse salariale annuelle de 600 millions $, et feront chaque année pour 834 millions $ d’achats auprès de fournisseurs québécois (dont, au premier chef, llydro-Québec).Ce qui représente indirectement d’autres emplois, et bien sûr des recettes fiscales.LE DEVOIR s’est permis d’arrondir ces chiffres.que le ministre lui a fièrement fournis au dollar près.En arrondissant encore un peu plus, on en déduit que ces entreprises auront investi près d’un million $ par emploi créé, ce qui confirme une épineuse difficulté à laquelle M.Tremblay n’est pas le premier à se heurter : les industries de transformation primaire des métaux sont très gourmandes en capital, mais fort peu en main-d’oeuvre.La création d’emplois commence surtout en aval, dans la transformation secondaire : le passage du lingot d’aluminium aux feuilles, tiges, cables.Puis, de là, aux pièces d’automobiles ou d’avions.« Avec Norsk Hydro, nous aurons au Québec 50% de la production mondiale de magnésium d’ici l’an 2000 », jubile M.Tremblay.La capacité de production de l’usine, entrée en service à Bécancour en novembre 1989, est actuellement de 45 000 tonnes et pourrait être portée à 240 000 tonnes par an, soit l’équivalent de la production mondiale actuelle.« Quand on parle de développer des secteurs d’avenir comme l’aéronautique au Québec, c’est ça : des matériaux légers et résistants qui s’en vont dans les airs.Ça va être de l’aluminium et du magnésium.» Et M.Tremblay se promet d’en arriver là « avant tout le monde, à l’an 2000 ».L’ennui, c’est que des lingots aux avions, il y a comme un chaînon manquant.Alors que le Québec est déjà le deuxième producteur mondial d’aluminium, Canadair, constructeur aéronautique installé à Montréal, importe la quasi-totalité des feuilles d’aluminium laminé à chaud et autres matériaux légers qui composent l’essentiel de ses Challenger, Regional Jet et autres appareils.Tout simplement parce que « on ne produit pas ça au Canada », explique Léo Knaapen, porte-parole de Canadair.Ironie du sort, comme les alumineries québécoises exportent la majeure partie de leurs lingots aux États-Unis, d’où Canadair importe la majeure partie de l’aluminium transformé qu’elle utilise, « il y a sûrement de l’aluminium produit au Québec qui finit dans nos avions », s’excuse presque M.Knaapen.Mais entretemps, la valeur ajoutée l’a été au sud de la frontière.Selon les chiffres fournis par le ministère de l’Industrie et du Com-Voir page B-6 : Énergie Denis Bernard (Guglielmo) et Markita Boies (Vittoria) dans La trilogie de la villégiature.¦ ¦ f W;.' ”$• Vr Jtf ’ ^ JB % JL ^ SltWÊk.: 43Q * Rien de pire que des vacances ratées La Trilogie de la villégiature.Trois pièces de Carlo Goldoni, dans une traduction d'Olivier Reichenbach.Mise en scène de Guillermo de Andréa.Décor de Guy Neveu.Costumes de François Barbeau.Éclairages de Michel Beaulieu.Avec Normand Chouinard (Leonardo), Markita Boies (Vittoria), Paul Berval (Filippo), Geneviève Ftioux (Giacinta), Pierre Collin (Ferdinando), Denis Bernard (Guglielmo), Monique Mercure (Sabina), Sophie CléMent (Costanza), Roger Joubert (Fulgenzio), etc.Une production du Théâtre du Nouveau Monde.Robert Lévesque AU THÉÂTRE San Luca, à Venise en 1761, Goldoni n’avait pas eu de chance avec ses trois pièces d'affilée sur le sujet pourtant si riche de la villégiature collective, sujet qu’il avait abordé avec succès cinq ans auparavant avec La Partie de campagne.Il s’y faisait critique social plus qu’à l’habitude, dépeignant des bourgeois endettés qui aggravaient aveuglément leur situation financière pour quelques somptuosités balnéaires, trouvant dans cette nouvelle approche une « profondeur », une matière en tout cas pour se dissocier des fables trop fantaisistes de la commedia dell’arte et de son rival Carlo Gozzi qui triomphait au Théâtre San Samuel.Le public (c’était donné en automne 1761, la première pièce présenté en octobre, la dernière fin novembre) ne s'était pas rendu très nombreux au San Luca puisque la plupart des Vénitiens, à cette époque de l’année, étaient encore .en villégiature.La caisse avait été petite.Et les pièces, faut-il l’avouer, n’étaient pas du meilleur Goldoni.Longuettes, répétitives, moins ficelées, on n’y trouva plus la machine parfaite d'Arlequin serviteur de deux maîtres ou de La Locandiera, ni des Rustres tous juste créés la saison précédente.Et puis l’actualité., la récession .le déclin de l’empire vénitien.on avait la tête ailleurs.Voir page B-5 : Villégiature attente des minorités francophones de l’Ouest Jean-Pierre Proulx PLUS D’UN AN après que la Cour suprême ait reconnu aux minorités le droit constitutionnel de gérer elles-mêmes leurs écoles, les francophones de l’Ouest, en particulier ceux d’Alberta pour qui le jugement Mahé a été rendu, attendent toujours.Ils en sont maintenant à se demander si le recours aux tribunaux est vraiment efficace.Car, il y a trois semaines, la Cour d’appel de Sakatchewan, après avoir reconnu aux Fransaskois le droit de gérer leurs écoles, comme l'avait déjà fait un cour inférieure en 1988, a refusé d’ordonner au gouvernement de les mettre en oeuvre.Se retrouve donc relancée la question de l’efficacité réelle de l’article 24 de la Charte canadienne des droits et libertés.Un article pourtant clair: « Toute personne, victime de violation ou de négation des droits ou libertés qui lui sont garantis par la présente charte, peut s’adressser à un tribunal complètent pour obtenir la réparation que le tribunal estime convenable et juste eu égards aux circonstances».G%n’est pas qu’il ne se passe rien dans l'Ouest.Au contraire, on étudie beaucoup: ¦en Alberta, un comité créé en janvier dernier doit bientôt présenter ses recommandations au ministre; le gouvernement a même annoncé dans le discours du Trône du 14 mars, son intention de légiférer « pour reconnaître à la minorité ses droits scolaires»; ¦au Manitoba, un comité présidé par un spécialiste, M.Edgard Gallant, doit remettre ses recommandations au plus tard le 31 mai; ¦en Colombie britannique, le même M.Gallant préside aussi un comité multipartite dont le rapport est imminent.Mais, justement, toute cette studieuse activité inquiète.Le directeur général de la Fédération des parents francophones de l'Alberta, M.Y van Beaubien, craint surtout que l’on étudie simplement pour gagner du temps, d’autant que le rapport prévu pour le 31 mars n’est toujours pas là.La présente session législative risque donc de se terminer sans que l’on ail pu légiférer.Tout sera alors reporté en 1992.Mais c’est l'expérience de la Saskatchewan qui fournit surtout de bonnes raisons de se méfier.En 1988, un tribunal de première instance a reconnu aux Fransaskois le droit de gérer leurs écoles.La même année, le gouvernement du Canada et celui de la Saskatchewan ont même conclu une entente: Regina s’est engagé à mettre concrètement en oeuvre le droit de gestion et Ottawa a promis formellement 26 millions! en subvention à la province.Puis, une commission d’étude présidée par M.Edgard Gallant, le même expert que l’on retrouve maintenant au Manitoba et en Colombie-Britannique, a proposé unanimement un modèle de gestion.Àl’automne 1989, le gouvernement a fait sien le rapport et promis de légiférer au printemps 1990.En mars 1990, tombait le jugement Mahé qui concernait l’Alberta.Mais le gouvernement de Saskatchewan en a pris prétexte pour faire marche arrière.Il fallait maintenant, disait-il, tout réexaminer à la lumière du jugement.En novembre 1990, le Voir page B-6 : Minorités CAHIER SPÉCIAL ENVIRONNEMENT Énergie et protection de l’environnement se conjuguent-ils?À l’heure des projets de développement de la Baie James, Le Devoir pose la question.PARUTION LE 24 MAI DANS LE DEVOIR Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 16 mai Le Devoir, mardi 7 mai 1991 UNE QUESTION UE FAITS LE POINT SUR LA RECHERCHE PHARMACEUTIQUE ET SUR LA FABRICATION ET LE PRIX DES MÉDICAMENTS N°.2, MAI 1991 LES MÉDICAMENTS COÛTENT CHER ?C'EST À CAUSE DES MONOPOLES Nous pourrions améliorer les choses encore plus, mais il nous est impossible de concurrencer les multinationales à cause du monopole de dix ans dont elles disposent en vertu de la Loi canadienne sur les brevets.Aussi bien les autoriser à imprimer de l'argent pendant dix ans ! Et ce, à une époque où le coût des soins de santé monte en flèche et où les gouvernements ploient sous la lourdeur des déficits.Les Canadiens n'ont plus les moyens de payer la note des multinationales.Il est grand temps pour le Canada de retirer aux multinationales étrangères le monopole des médicaments qu'il leur a donné.Et il est grand temps que le gouvernement demande des comptes à ces entreprises et favorise l'instauration de prix concurrentiels pour les médicaments au Canada.Si vous êtes d'accord avec nous, communiquez avec votre député et avec le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social, l'honorable Benoît Bouchard, à la Chambre des communes, Ottawa, K1A 0A6 (Téléphone : 613-993-7721).Dites-leur que le prix des médicaments doit baisser, et donnez-nous de vos nouvelles.L’Association canadienne des fabricants de produits pharmaceutiques 1120, avenue Finch ouest, pièce 604, Downsview (Ontario) M3J 3H7 Téléphone : (416) 663-2362 Télécopieur : (416) 663-9829 Nous représentons des sociétés pharmaceutiques dynamiques, à capitaux canadiens, qui emploient 2 000 hommes et femmes d'un océan à l’autre.Pourqoi les médicaments d'ordonnance coûtent-ils si cher ?La réponse est simple.Les multinationales étrangères du domaine détiennent pour dix ans le monopole de la plupart des nouveaux médicaments vendus au Canada.Leurs prix sont donc élevés, et leurs profits, excessifs.Pour faire tomber le prix des médicaments à des niveaux abordables au Canada, le gouvernement fédéral doit abolir les monopoles accordés aux multinationales à l'égard des nouveaux médicaments et permettre aux sociétés canadiennes de les concurrencer dans un marché libre.Aujourd'hui, la seule véritable concurrence que subissent les multinationales vient de l'industrie canadienne v *5» & fabriquant les médicaments « génériques ».Les prix * * établis pour les médicaments génériques connus sont de 30 à 40 p.100 moins & élevés que ceux demandés par les multinationales ; ils procurent aux Canadiens des économies de plus de 300 millions de dollars chaque année.ut Le Devoir, mardi 7 mai 1991 ¦ B-3 Des films de 20 pays au Festival international du jeune cinéma i t : « 1 > ¦ * : Alain Charbonneau Que voir durant le 12e Festival international du jeune cinéma ?Cette année encore, il y aura de tout, en provenance de 20 pays du monde.Vaste choix.Parmi les courts métrages inscrits en compétition, certains: Sirène, Eye to Eye seront, ce soir, vingt heures, de la grande soirée d’ouverture à la Cinémathèque Québécoise.Six petits films donneront aujourd’hui le coup d’envoi du Festival.Parmi ceux-ci, à signaler : Pis-cis delirium des Québécois Nathalie Carrière et Jean Boucher.Sirène se signale par le côté « exercice de style » assumé de main de maître par le réalisateur belge, Harry eleven.Film noir, qui puise aux sources d’une mythologie moins belge qu’américaine (Steinbeck, Faulkner, Hammett) — encore que les frites.Un handicapé touche une pension qu’il dilapide en une nuit, entraîné par des vauriens qui n’ont d’yeux que pour son argent.Deux plans en début de film, sur le rire de l’idiot et sur les billets qui lui attireront des ennuis, campent avec brio toute l’action de ce court métrage aux accents expressionnistes.(Willem Dafoe, le truand de Wild At Heart, n’a plus qu’à se rhabiller devant le proxénète sans scrupules que joue ici Philippe Volter.) (à la Cinémathèque, samedi le 11 mai, 19h).Par la voix d’un ancien modèle, Eye To Eye, en compétition toujours, évoque le travail de Robert Mapplethorpe, ce photographe new-yorkais, mort il y a deux ans des suites du sida, connu principalement pour ses portraits et pour d’audacieux nus de noirs qui lui ont attiré les foudres du puritanisme américain.Le témoignage rend hommage sur un ton intimiste, sans céder à l’apologie ni à l’explication, à une oeuvre dont on ne retient trop souvent que le scandale qu’elle a provoqué, (à la Cinémathèque, mercredi le 8 mai, 21h30).Une scène de La Chatte.Evénement fort attendu : un court métrage réalisé par Jean-Jacques Beineix deux ans avant Diva : Le chien de monsieur Michel, sera présenté dans la catégorie « Programmes spéciaux ».Histoire de tromper sa solitude, un homme s’invente un chien, qui lui sert en même temps de prétexte à obtenir du boucher des restants de viandes pour se nourrir.Bien vite, il doit jouer de ruse et multiplier les alibis, évitant que ses voisins de paliers, curieux de voir l’animal, ne découvrent son subterfuge.Le scénario exploite ainsi tous les ressorts de la situation, jusqu’à l’absurde.Les inconditionnels de Beineix trouveront dans ce premier essai quelques-uns des ingrédients qui ont assuré par la suite le succès du cinéaste : personnage solitaire et typé, situation inusitée, etc.Quant aux autres, ils concluront ici encore qu’il faut autre chose qu’une idée enrobée d’un peu de viande pour donner un film, (à la Cinémathèque, jeudi 9 mai, 18h30).On présentera aussi, hors compétition, un documentaire controversé, qui fait l’inventaire des stéréotypes véhiculés par les médias occidentaux sur le monde arabe.Réalisé avant le conflit irakien par des jeunes cinéastes américains, (Intifada ) : Speaking for oneself./ Speaking for others.aboutent, selon une formule pas toujours très heureuse, séquences de films hollywoodiens et européens et extraits de journaux télévisés afin de traquer dans ses manifestations les moins innocentes le racisme anti-arabe — lequel, on le sait, a trouvé dans les derniers événements de nouvelles cordes à mettre à son arc.(au Parallèle, vendredi 10 mai, 21h).Outre la programmation officielle de films en compétition, le Festival compte un certain nombre de retrospectives et de sous-sections.Signalons tout de suite l’hommage rendu aux Studios d’animation des Programmes français et anglais de l’Office national du film du Canada (jeudi, à la Cinémathèque) : 11 courts métrages d’animation, tous primés plusieurs fois à l’étranger, ont été sélectionnés parmi les plus marquants de l’histoire de l’ONF, dont Voisins et Blinhity Blanh de Norman McLaren.Une rétrospective des meilleurs vidéos suisses, présentés depuis les cinq dernières années au Festival Viper de Lucerne, et, sous la bannière « Portraits catalans », une sélection de films et de vidéos produits par les étudiants de deux écoles de cinéma indépendant de Barcelone forment, avec la section réservée aux films hors compétition, l’essentiel de la programmation, à laquelle s’ajoute aussi une dizaine de films tout frais sortis des studios de nos cégeps.Signalons pour terminer que c’est la comédienne Charlotte Laurier ( Les bons débarras.Une histoire inventée) qui assume cette année la présidence du Festival.L’événement bat son plein à la Cinémathèque Québécoise, au Cinéma Paralleled au Goethe-Institut jusqu'au 12 mai.Une curiosité avant-gardiste à découvrir Les Grands Ballets canadiens Au programme : Sérénade, chorégraphie de Georges Balanchine, musique de Tchaikovski, La Chatte, chor.de Balanchine, musique de Henri Sauguet; La Table Verte, chor.de Kurt Jooss, musique de F.A.Cohen; spectacle présenté les 3-4-9-10-11 mai à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts.Catherine Caron LE PROGRAMME Les Années Folles des Grands Ballets canadiens devait coïncider avec la tenue de l’exposition consacrée à cette période au Musée des Beaux-Arts en juin.Synchronie ratée, c’est dommage.Toutefois et c’est l’essentiel, la compagnie livre une vision propre à détromper ceux pour qui ces années n’évoquent que légèreté excentrique.On a saisi l’occasion non pas pour séduire mais pour « cultiver ».Le spectacle présenté vendredi dernier reprend jeudi jusqu’à samedi soir à la Place de Arts.Si d’aucuns avaient été déçus par la reconstitution historique de l’/l-près-midi d’un faune présentée par les GBC en 1989, la trouvant désincarnée, amputée de l’esprit provocateur par lequel cette oeuvre a marqué l'histoire de la danse, la re-constitution faite de La Chatte ( 1927), une oeuvre de jeunesse de Balanchine, parait plus réussie.C’est bien sûr l’esthétique constructiviste de l’oeuvre qui retient l’attention plus que son argument (une chatte aimée est métamorphosée en femme qui, si tôt la souris venue, laisse l’amoureux déçu).Le décor (une structure géométrique transparente) et les costumes (jupette et oreilles de chat plastifies) nous renvoient à ces temps d’effervescence avant-gardiste.En même temps, on se sent à deux pas d’un design à la Jean-Paul Gaultier, preuve de la modernité visuelle de la pièce.Anik Bissonnette prend un réel plaisir à minauder avec une souplesse et une vanité toutes félines dans le rôle titre.Associée à l’image de symbiose artistique avec son par- Une scène du filâm Le chien de monsieur Michel, de Jean-Jacques Beineix.tenaire Louis Robitaille, elle profite du personnage pour se dévergonder seule et en duo avec le danseur Kenneth Larson.Tous deux ont admirablement rendu la qualité innovatrice et annonciatrice du génie de Balanchine pour le pas de deux.Si ce n'est des mouvements athlétiques puisés à la Grèce et de la manipulation de formes géométriques, le groupe des six compagnons du jeune homme présente pour sa part peu d’intérêt d'autant que sa performance était brouillonne et mal assurée.Comme il se doit, le tableau d’ouverture de Sérénade — ces danseuses bleutées figées dans un salut céleste — a provoqué un murmure dans la salle.On a beau avoir vu les productions new-yorkaises et des versions plus négligeables, l’oeuvre surprend toujours par son lyrisme féminin renouvelé et sa richesse chorégraphique.Les Grands Ballets dansent généralement bien Balanchine.C’est le cas encore.L’ensemble démontre plus d’authenticité et d’aplomb dans ce genre de classicisme que dans le pur style Lac des Cygnes ion a récemment vu des cygnes s'écrouler d’ennui).À souligner, les performances de Diane Partington et surtout d’Yvonne Cutaran qui, sans projeter le longiligne physique balanchinien, fait preuve d’une maîtrise technique et d’une aisance éblouissantes.Les années folles sont les années d’entre deux guerres, La Table Verte (Danse macabre en 8 scènes) de Kurt Jooss le souligne.Cette décla- ration artistique antimilitariste tombe à point nommé.L’ouverture et la finale des Messieurs en noir tergiversant sur un rythme de tango autour de la table verte est un bijou du genre, c’est de la caricature chorégraphiée.Malgré une trop lourde charge symbolique (la mort personnifiée qui rôde plus qu’elle ne danse), ce style moderne à tendance expressionniste réussit à la compagnie.Les danseurs ont su habiter cet espace psychique particulier fait de la détresse (la scène des Réfugiés et la Marche macabre) et de la dépersonnalisation de l’humain en militaire.Une oeuvre engagée donc, un classique balanchinien (choix pertinent quoique plus paresseux), et une curiosité avant-gardiste à découvrir.Une simple vendeuse Kiri Te Kanawa El Martin Katz (piano) : Haendel, extraits de Giulio Cesare « V'adoro pupille », « non disperar » « Piangero la sorte mia »; Schubert, Nacht und tràume D.827, Du Bist die ruh D.776, Gretchen am spinnrade D.118; Mozart, La Clemenza di Tito « S'altro che lagrime », Zaïde « Ruhe sanft, mein tioldes leben », Exulta te jubilate « Alleluia »; Duparc, Chanson triste, Le Manoir de Bosemonde, Phidylé; Walton, Dephne, Though gilded trellises, Old Sir Faulk; Massenet, Manon « Adieu, notre petite table », « Gavotte ».En bis : Gershwin, Summertime; Herbert, The Enchanteress « Art is colling for me »; Cilea, Adriana Lecouvreur « Ecco: respiro appena ».Dimanche cinq mai, à la Salle Wilfrid-Pelletier.Carol Bergeron BELLE dans son fourreau de satin bleu recouvert d’un long kimono à rayures brunes, élégante jusque dans sa manière de porter juste ce qu’il faut de diamants, Kiri Te Kanawa donnait, dimanche soir, un récital devant un nombreux auditoire venu entendre l’une des belles voix de la scène lyrique.Depuis ses débuts au Covent Garden de Londres en 1971, ce soprano néo-zélandais mène une carrière qui semble avoir été très habilement orchestrée.Une carrière essentiellement basée sur la beauté du timbre et la perfection de la technique vocale, faut-il encore préciser.Ainsi qu’il fut aisé de le constater, le métier de chanteur dépasse ici confortablement les dons de l’artiste.Au-delà d’une efficace mécanique vocale, on cherche en vain la sensibilité et la compréhension qui auraient dû animer tout ce que Te Kanawa a chanté en italien, en français et en allemand; l’anglais étant la seule langue qui lui permette une plus grande expressivité.Interpréter Nacht und tràume, Du Bist die ruh de Schubert ou Phidylé de Duparc avec aussi peu d’émotion, constitue un exploit aussi peu enviable que regrettable.N’eut été de l’excellent pianiste américain Martin Katz, le programme aurait perdu toute la substance musicale qui doit accompagner le geste interprétatif.C’est d’ailleurs lui qui fut l'artisan des meilleurs moments du soprano : les trois Mélodies de William Walton, le fameux Adieu, notre petite table, extrait de Manon de Jules Massenet, et le désopilant Air» Art is colling for me», de Victor Herbert.Même avec un accompagnateur tout à fait remarquable, il demeure que le récital fut mené de bout en bout par une cantatrice dont le souci est celui d’une simple vendeuse pour qui tout est affaire de calcul : quelques Mélodies et Lieder, quelques extraits d'Opéras un peu de Schu- Kiri Te Kanawa bert, Duparc et Walton, un peu de Haendel, Mozart et Massenet.A noter que les organisateurs de la soirée ont eu tout à fait raison de placer un écran derrière le piano, ce qui a eu pour effet d’améliorer de manière appréciable la projection du son dans la salle.Des portraits catalans inoubliables Daniel Carrière LA DOUZIEME édition du Festival international du jeune cinéma débute ce soir, et jusqu’au 12 mai prochain, nous propose un volet vidéo qui s’inscrit allègrement dans une démarche impeccable de recherche et d’expérimentation.D’une part, le vidéophile est convié à une expérience exceptionnelle, grâce à une programmation internationale des plus pertinentes, et des plus étoffées.Et de fait, « l’ouverture sur le monde » semble être le thème du festival, cette année.De l’autre, l'exemplaire rigueur de certains des programmes proposés fait rêver.Mentionnons notamment la rétrospective de l’IDEP (Escola d’alts estudis de la imatge i el dis-seny Barcelona), une école privée de production audio visuelle dont le système pédagogique d’avant-garde, qui repose exclusivement sur le médium vidéo, lui permet d’être comparée aux grandes écoles européennes de cinéma.La rétrospective sera présentée dimance prochain à 13 h, au cinéma Parallèle, et constitue l’un des événements les plus attendus du festival.Et pour cause.les révélations de ces Portraits catalans sont renversantes, tant elles démontrent la force d’un genre qui cherche dans les ténèbres du coeur et de là raison la source qui abreuverait notre soif d’images provocantes et sincères.La vie, la mort, la passion, le cinéma, autant de thèmes abordés ad nauseam par les iconoclastes de tout acabit, y sont traités avec une telle honnêteté, qu’on ne pourra sortir du Parallèle indifférent.Douze vidéos seront présentées, dont certaines sont inoubliables, et dont toutes sont, à leur manière, inouïes.Ritual Geometrico, de Maria José Domingues-Carmen et Banos-Rafael Anaya, en compétition, est un oeuvre remarquble, qui contribue à l’évolution du médium en adoptant ses paramètres pour conquérir un rituel chorégraphique, sous la forme d’une performance électronique singulière et particulièrement réussie.À voir absolument.Officio de muerte, de L.Ruiz, E.Cendrero, J.Comabella, J.A.Cebrian et S.Rodilla (à noter que la plupart des bandes ont été réalisées par des collectifs!, d’une grande poésie, nous plonge, d’entrée de jeu, dans l’univers sensuel et torride des Espagnols, où les hommes s’aiment malgré tout, même dans la mort, et où les femmes ont l’air imperturbablement triste.El visitante, de Gloria Basté et Jordi Garriga, basée sur une nouvelle de Dylan Thomas, livre une image de la mort qui de tendresse et de symbolisme mêlés exprime autant d'inquiétude que de certitude devant son inéluctable finalité, nue devant les hommes, aléatoire devant Dieu.Le corps et son indicible beauté sont importants dans l’imaginaire espagnol, mais demeurent le corollaire de la laideur qu'ils dissimulent, ou ré vêlent d’emblée.Indissociables, la beauté et la laideur du corps ne forment qu’un aux yeux de celui qui regarde.Quelque part, c’est l’intrigante référence gothique à laquelle nous sommes sans cesse ramenés dans cette sélection.On retrouve du sang, des larves, des regards inquiets, des décors de catastrophes, et un sens de l'humour à double tranchant dans ces bandes, mais aussi des scénarii dénotant un souci méticuleux de la mise en scène.Nos vidéastes auront intérêt à se présenter au Parallèle dimanche rochain, qui parfois justifient la fai-lesse du scénario par la déficience de la forme, et vice versa.Ils y trouveront peut-être une inspiration qui palliera à la facilité qui leur tient trop souvent lieu de discours formel et théorique.Bien d’autres surprises nous attendent lors de ce festival.Pensons, entre autres, à l’installation vidéo de Cécile Langlais et Sophie Ouelette, Rêves à l’eau, dont le vernissage a lieu ce soir, dès 19 h, à la Cinémathèque québécoise.Nous aurons l’occasion d’y revenir.Cannes, à l’heure du divertissement PARIS (AP) — Qu’est-ce qu’une bonne Palme d’Or du Festival de Cannes ?« Je pense que c’est un film qui ensuite deviendra un classique », répond sans trop se mouiller Roman Polanski, le président du jury du 44e Festival, qui ouvre ses portes jeudi soir.Pourtant Polanski a bien l’intention de favoriser, cette année, le cinéma de divertissement : « J’inciterai mes pairs à récompenser un film qui leur aura fait passer deux bonnes heures dans une salle de cinéma ».Cette année, les sélectionneurs ont retenu quelques films qui feront la part belle à l’humour et au divertissement, avec « le souci de retrouver le plaisir du cinéma », selon les mots du délégué général Gilles Jacob.Ce n’est pas pour déplaire à Polanski, qui estime — dans une interview au numéro spécial de Studio qui vient de sortir — que « Cannes ne devrait pas être le temple de la cinéphi-lie,mais le temple du cinéma».À Cannes, tout commence donc jeudi soir, avec la projection du pre- mier film en compétition, Homicide, de David Mamet.La proclamation du palmarès aura lieu le 20 mai, avant le film de clôture hors compétition Thelma and Louise de Ridley Scott.Entre les deux, peu de grands noms et de grands événements attendus.Les deux temps forts seront la venue sur la Croisette de Madonna, pour le film-documentaire d'Alek Keshishian sur sa vie privée (le 13 mai), et le film de Maurice Pialat Van Gogh, encore en cours de montage et qui sera présenté le dernier jour —mais sera-t-il prêt ?Le reste de la sélection française en compétition sera composé de Hors la vie de Maroun Bagdadi, Lune froide de Patrick Bouchitey et La belle noiseuse de Jacques Rivette.Parmi les autres films en vue dans la compétition, on citera pêle-mêle Eu-ropa de Lars Von Trier, La chair de Marco Ferreri, Jungle Fever de Spike Lee, La liste noire d’Irwin Winkler ou Le pas suspendu de la cigogne de Théo Angelopoulos.^ ; v L HSSOCIRIION POUR Lf.JEUNE CINÉMR QUEBECOIS PRÉSEN1E LE 252-3021 , iHifflimioini II JElINf m ALCAN LE DEVOIR fiOETHE INSTITUT.CINEMATHEQUE QUERECOISE.CINEMR PRRRLLELE B-4 ¦ Le Devoir, mardi 7 mai 1991 CINEMA ASTRE I: (327-5001) - Scanners 2 7 h, 9 h 10 II: Toy Soldiers 7 h 10,9 h 20- III: Kiss Before Dying 7 h, 8 h 50 IV: Mortal Thoughts 7 h, 9 h 15 BERRI I: (288-2115) — Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Solution secrète 1 h 30.3 h 30.5 h 30— Le silence des agneaux 7 h 30.9 h 45 II: Warlock 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30, 9 h 30 III: Scanners 21 h 30,3 h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30 IV: Quand l'habit fait l'espion 1 h 40.3 h 40.5 h 40, 7 h 40.9 h 40 V: Amérique Interdite 21 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 30.jeu 1 h, 3 h, 5 h, 9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Scanners 21 h 30.9 h 35 II: Silence of the Lambs 7 h, 9 h 20 BROSSARD I: (465-5906) - Amérique Interdite 29 h 30— Quand l'habit tait l'espion 7 h 30 II: Warlock I h 10, 9 h 15 III: Scanner» 27 h, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- Le silence des agneaux 7 h.9 h 30— 2: Mortal Thoughts 7 h 30.9 h 40 3: Quand l'habit lait l'espion 7 h 30.9 h 30 4: Warlock 7 h 25,9 h 35 5: Maman l'ai raté l'avion 7 h 15 — Amérique Interdite 2 9 h 30— 6: Kiss Before Dying 7 h 15,9 h 15 CENTRE EATON 1 : Mtl— L'homme marie 1 h 15.3 h 50.6 h 45, 9 h 15 2: Les Doors 12 h 15, 3 h 05.6 h 10.9 h 3: Misery 12 h 30.2 h 35.4 h 55.7 h 20,9 h 35 4: Ju Dou 12 h 15, 2 h 30.4 h 40, 7 h, 9 h 15 5: Oscar 12 h 2 h 20.4 h 35,7 h 10,9 h 30 6: The Long Walk Home 12 h 40.2 h 55.5 h.7 h 15,9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil-Klss Before Dying 1 h 20.3 h 20.5 h 20,7 h 25,9 h 30 2: Rosencrantz and Gulldenstern Are Dead2 h.4 h 30, 7 h.9 h 15 3: Scanners 21 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Oscar 7 h 15.9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : - Les Doors 7 h.9 h 35 2: Oscar! h, 9 h 15 3: L'homme Marie 7 h 15.9 h 40 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 bout St-Laurent, Mtl (843-6001) — 12e festival International du jeune cinéma (7 au 12 mai) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Sleeping With the Enemy! h 10,9 h 20 2: Scanners 2 7 h 20.9 h 30 3: Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 7 h - Class Action 9 h 10 4: Dances with Wolves i h 15 5: Mortal Thoughts 7 h.9 h 15 6: Silence of the Lambs 7 h.9 h 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— 12e festival International du jeune cinéma (7 au 12 mai) CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) — Oscar 7 h, 9 h 25 2: Guilty by Suspicion! h 25, 9 h 40 CINÉPLEX I: (849-4518) — La putain du rol\ h, 4 h, 6 h 45.9 h 20 2: Ralph Superklng 9 h 30— Class Action 1 h 20.4 h 15.7 h 05 III: Coupable par association 1 h 45, 4 h 30, 7 h 10.9 h 25 IV: Alice 1 h 45.4 h 30.7 h 10.9 h 20 V: Misery 1 h 05.3 h 10,5 h 15, 7 h 25.9 h 35 VI: Maman l'ai raté l'avion 1 h, 3 h 05, 5 h 15.7 h 20-Amerlca Exposed9 h 30 VII: Un thé au Sahara 1 h, 4 h 05, 6 h 45.9 h 25 VIII: Dances with Wolves 1 h 15, 5 h.8 h 30IX: Les nuits avec mon ennemi 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Hal-taoulne 1 h 15.3 h 15, 5 h 15.7 h 20,9 h 25 II: Il danse avec les loupa 1 h 30.5 h.8 h 30 III: Tl-lal 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h IV: Mado poste restante I h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 15,9 h 25 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mtl (283-8229)— Le colporteur/Pour l'amour du stress 19 h.21 h.(7 au 12 mai) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— Anna Karenina 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) — La gloire de mon père 7 h — Le chiteau de ma mère 9 h 05 DAUPHIN I: (721-6060) — Il danse avec les loups 8 h 11 : L'éveil 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) — Kiss Before Dying 7 h, 9 h — 2: Mortal Thoughts 7 h 20, 9 h 25 DORVAL I: (631-8586)— Oscar7 h 10, 9 8 3011: Misery 7 h 15.9 h 30 III: Rich Girl 7 h 10 9 h 15 IV: Oui ol Justice 7 h 10, 9 h 20 CONCOURS DE CRITIQUE LE DEVOIR, en collaboration avec Silence elles tournent • Le le Festival de Films et vidéos de femmes et l’Association québécoise des critiques de cinéma, lance un concours de critique.Le concours s’adresse à toute personne, âgée entre 18 et 25 ans, qui ne fait pas profession de critique et qui ne collabore pas dans les publications reconnues.Le candidat ou la candidate devra soumettre un texte critique de trois feuillets maximum, sur un des cinq films suivants: La maison de Jeanne de Magali Clément, Dead Ringers de David Cronenberg, Les bons débarras de Francis Mankie-wicz, I Heard the Mermaids Singing de Patricia Rozema et Le soleil, même la nuit de Paolo et Vittorio Taviani.(Tous ces films sont disponibles en vidéocassettes).Le texte doit être dactylographié à double interligne sur des pages 8 1/2 sur 11 pouces, à 60 frappes par ligne et 25 lignes par page.Le concours se déroulera jusqu’au 17 mai prochain.La critique soumise doit être envoyée au DEVOIR, 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Un jury de trois personnes, membres de l’Association québécoise des critiques du cinéma, établira les critères d’évaluation et choisira 6 candidates au maximum.Les candidat(e)s retenu(e)s seront accréditées comme critiques au le Festival de Films et vidéos de Femmes, qui se déroulera du 5 au 16 juin 1991, et jouiront de tous les avantages que comporte une accréditation officielle.Le nom des six candidates retenu(e)s sera dévoilé le 22 mai prochain, à l'occasion d’une conférence de presse.Chaque candidat ou candidate soumettra durant le festival un article à tous les deux jours, soit, en tout et partout, cinq articles durant les dix jours de la manifestation.Le jury choisira, sur les trois articles soumis chaque jour, la meilleure critique qui sera alors publiée dans LE DEVOIR.Le jury décernera le 15 juin, à la clôture du festival, le prix à celui ou celle dont l’ensemble des textes lui paraîtra le plus original, le plus pertinent et le mieux écrit.Le gagnant méritera un abonnement de 6 mois au DEVOIR, un volume sur le cinéma, gracieuseté de Diffusion Dimédia, de même que 10 films en vidéocassettes, gracieuseté de Vidéo 7 Diffusion.SILENCE ELLES TOURNENT FESTIVAL DE FILMS ET VIDÉOS DE FEMMES - MONTRÉAL DU PARC 1: (844-9470)- One Good Cop 7 h.9 h 20 2: Toy Soldiers 7 h 10,9 h 30 3: Reversai ol Fortune 7 h, 9 h 20 DU PLATEAU 1 : (521-7870)— Oscar 12 h 30.2 h 45.5 h, 7 h 15.9 h 30— 2: Le Parrain 312 h 15, 3h15.6h15.9h15 FAIRVIEW I: (697-8095) - Toy Soldiers 7 h 05.9 h 30 II: One Good Cop 6 h 55.9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Spartacus12h 30.4 h 15, 8 h 2: Dances with Wolves 1 h 30.5 h.8 h 15 3: Mortal Thoughts 1 h, 3 h 05.5 h 10.7 h 20, 9 h 30 4: Sleeping With The Enemy 1 h 45.4 h 15.7 h.9 h 20.|eu.1 h 45.4 h 15.10 h.GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - One Good Cop 7 h.9 h 20 2: Oscar 1 h 15,9 h 303: Toy Soldiers 7 h 10,9 h 25 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre (fr ) du mar auven.10h .11 h 45.13h 30.19h , sam, 13h 30.17h .19h, dim.11 h 45.13 h 30,17 h.19 h, ven, sam, dern, sped, 22h, 30— Blue Planet et To Fly mar au dim 15h.15, 20h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - One Good Cop 12 h 20.2 h 35,4 h 50, 7 h 15,9 h 40 LAVAL I: (688-7776) - Oscar 7 h, 9 h 10 II: L'homme Marie 7 h 20.9 h 40 3: Les Doors 6 h 30,9 h 30 LAVAL 2000 1: (687-5207)- Teenage Mutant Ninja Turtles 2, la solution seciite 6 h 30-Lea nulls avec mon ennemi S h 15.10 h 05 2: Scanners 2 7 h 30,9 h 30 LOEWS l:(861 -7437) - Oscar 12 h 15.2 h 30.4 h 50, 7 h 15,9 h 35 II: True Colors 12 h 10.2 h 25, 4 h 40.7 h.9 h 20 III: Green Card 12 h 35, 2 h 50, 5 h 05.7 h 10, 9 h 30IV: Defending Your Life 12 h 15.2 h 30.4 h 50.7 h 15,9 h 35 V: Metropolitan1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15 QUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Déca- logue 19 h.21 h — Salle 2 Edward Sclsso-rhands 19 h 30— Flesh Gordon 21 h 30 PALACE 1 : - The Doors 12 h 30,3 h 25,6 h 20.9 h 15 II: Toy Soldiers 12 h, 2 h 25,4 h 50,7 h 15,9 h 40 III: Reversal ol Fortune 12 h 10.2 h 25,4 h 50, 7 h 05.9 h 20IV: Out For Justice 12 h 05,2 h 20,4 h 35.7 h, 9 h 10 V: It Looks Could Kill 1 h, 3h 10,5h 10,7h 10,9h 15 VI: Rich Glrlt h 15,3 h 15.5 h 15.7 h 15.9 h 15 PARADIS I: (354-3110)- Scanners 2! h 10.9 h 20 II: Quand l’habit fait l'espion 7 h 15.9 hlll: Amérique Interdite 2 8 h 50— Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 la solution secréte 7 h PARISIEN I: (866-3656)- Le mari de la coiffeuse 3 h 05,7 h 15— La discrète 12 h 45.5 h 05,9 h 25 II: Jean Galmot aventurier 12 h 15.3 h 10, 6 h 05.9 h III: Love-moi 12 h 50,3 h, 5 h 10.7 h 20.9 h 30IV: Dames galantes 12 h 20,2 h 40, 5 h, 7 h 05, 9 h 25 V: Cyrano de Bergerac 12 h 30.3 h 20.6 h 15,9 h 05 VI: Prince en exil 12 h 20,2 h 40,4 h 55,7 h 10,9 h 30 7: Uranus 12 h 15.2 h 30, 4 h 45.7 h, 9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Klss Before Dying 1 h,-3 h 05.5 h 10, 7 h 20, 9 h 35, mer 1 h, 3 h 05,5 h 10,10 h.11: Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Secret of the Ooze 1 h 15, 3 h 10.5 h, 7 h, 9 h III: Silence of the Lambs 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1 : (679-7451 )- Teenage Mutant Ninja Turtles 2 solution secrète 7 h, 9 h 2: Les nuits avec mon ennemi! h 15.9 h 15 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)— The Grlfters 7 h 15 — The Sheltering Sky 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - One Good Cop 7 h 15.9 h 35 II: Les Doors 6 h 15.9 h III: Toy Soldiers! h 15,9 h 35IV: Out lor Justice! h 20.9 h 20 V: L'homme Marie 6 h 30.9 h VI: Oacar7h 15,9 h 35 SUR SCENE L’AIR DU TEMPS: 194 ouesl St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h 15 à 02h 30— Nortlan avec Jean-François Groulx, claviers.du 9 au 12 mai ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke, Montréal— Laurence Jeannmgros, pianiste, le 7 mal à 12h.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Jam avec Pax, Yann et Zatf, le 8 mai BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geollrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h .mar.20h, à 01 h., mer.au ven.18h.à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h„ sam.à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h .mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau.les dim.de 19h.à 24h.BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Huberl.Montréal (842-2808)— Tous les mardis, scène ouverte aux nouveaux talents à 21 h.— Klara Duda et Normand Dubé.le 7 mai à 22h BOZO BISTRO BAR: 6121 rue Morin, Val-Morin (819-322-2454)— Richard Joe Leroux, mer.au dim, à 21 h — Jacques Thivierge et Gaston Rochon, sam 11 mai à 20h.30 — Claude Gauthier, sam.11 mai à 21h.CAFÉ CAMPUS: 3315 Queen Mary.Montréal (735-1259)— Chili avec Richard Desjardins, Ruben Ponce Groupe.Sol de America, mer.8 mai à 21h.30.— Anne Sylvestre, dim.12 mai à 20h,30.— Steve « Cassonade .Faulkner, mer.15 mai à 21h.30.— Chesterfield Kings, mer 22 mai à 21 h.30 — Les French B., dim.26 mai à 20h 30.CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritonum, 255 est Ontario, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Au coeur de l’Afrique, du Kenya au Zimbabwe, avec Freddy Boiler, du 6 au 10 mai.lun.au mer.à 20h., jeu.à 19h., ven.à 19h.et 21h.30 CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent.Montréal (845-5447)— Le groupe Lokéto, les 7-8 mai à 22h COMPLEXE DESJARDINS: Montréal- Concert de l’Orchestre de chambre de l’OSM, le 7 mai à 13h.ÉGLISE DU GESU: 1202 rue Bleury, Montréal-Récital de maîtrise, Paul Jessen.organiste, oeuvres de Messiaen, Widor, Franck et Saint-Saëns, le 7 mai a 20h ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario.Montréal (526-6582)— « Crime et châtiment • de Dostoïevski, production le Groupe de la Veillée, montage dramatique et conception Gabriel Arcand.du 18 avril au 11 mai.mar.au dim.à 20h 30 LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal (845-5484)— Shotgun Rationale.le 7 mai à 21 h.MAISON-THÉATRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211 )— ¦ Le dernier délire permis • texte et m.en s Jean-Frédéric Messier, du 24 avril au 12 mai, sam.à20h.,dim.à15h.J Matinées 5,00$ INFO~FILFK 866'0111 rAIVIOUj PLATERS du lundi au vendredi llhOOo22KX) PRISC|i?I JUDOU £î 12:20-2 404 sa-7 10-0:30 -nri Dm.y .Tin.n VfXUOHOflKINUI INttGJUUIN — UXJfOMW AVEC I T QjjJ l W c ÿ.câ.Nfm uVvx, J 12: 15-2:304 40.7 00-9 15 12-15-2 XM 45-7 009 25 JEAN i g GALMOT A de Louis Sala et Claude Meunier, École secondaire du Mont-Bruno, le 8 mai à 19h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-21 12)— OSM concert Gala.Charles Dutoit, chef, Peter Serkin, piano, oeuvres de Mahler, Schoenberg, Weber, les 7-8 mai à 20h — Piano Nobile: Pré-concert avec Denis Gougeon, les 7-8 mai à 18h 30, réserv.842-3402 SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal— Récital de diplôme de concert: Dominique Roy, pianiste, oeuvres de Bach, Beethoven, Mendelssohn, Chopin et Granados, le 7 mai à 20h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul 0 , Vieux-Montréal (523-6119)— < H.Pinter.d’après Harold Pinter, m.en s.Claudine Tremblay, production du Théâtre Strate, du 8 au 25 mai, mer.au sam.â 20h 30 THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3738 St-Dominique Montréal (987-1639)— Imago présente • Conversation entre Beckett et Pinter t du 30 avril au 18 mai, mar au sam.à 20h 30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— t La trilogie de la villégiature • de Goldoni, traduction Olivier Rei-chenbach, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 avril au 25 mai.mar.au ven.20h„ sam.16h.et 21 h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • Vol au-dessus d’un nid de coucou > de Dale Was-serman, m.en s.Lorraine Pintal.du 10 avril au 18 mai, mar.au ven.20h.,sam.16h.30 et 21 h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Dems, Montréal (844-1793)— * William S • de Antonine Maillet, m.en s André Brassard, du 16 avril au 11 mai, mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21 h., dim.à 15h THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis, Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schonberg, du 17 janv.au 14 avril, fr.mer.jeu.sam.dim.20h.matinée sam.à 14h, angl.mer.ven.20h.dim.14h.(prolongation jusqu’au 26 mai) UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— Concert électroacoustique, le 7 mai à 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d’Indy.Montréal— Salle B 484: Fin de maîtrise, violoncelle, Mary Stein, oeuvres de Bach.Franck, Shostakovich, le 7 mai à 14h THÉÂTRE THÉRÈSE CASGRAIN: Ste-Anne-de-Bellevue (457-2447)— Le département de théâtre et de musique du Cégep John Abbott présente • Orpheus Descending .par Tennessee Williams, du 7 au 11 mai à 20h., le 10 mai à 13h 30 CINÉMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)- Misery 19 h, 21 h 05 CINÉMA LIDO: —Scanners 2 le nouveau règne mar au jeu.19 h, 21 h 10.lun.13 h, 19 h, 21 h 10— Quand l'habit fait l'espion mar au jeu 19 h.21 h, lun.13 h, 19 h.21 h — Confrontation à la barre mar auieu 18 h 45, lun.13 h.18 h 45— Les Doors 21 h — Il danse avec les loups 19 h 30 LE CLAP: (650-CLAP)— Alice 12 h 15.14 h 30.16 h 45,19 h, 21 h 15 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Bethune 6 h 45, 9 h 20— 2: Les Doors 6 h 10,9 h 3: Oscar 7 h, 9 h 20— 4: L’homme Marie 7 h.9 h 20— 5: De quoi j’me mêle encore 7 h 30, 9 h 30- 6: Cadence 7 h 30.9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- Scanners 2 fr 12 h 10.14 h 25.16 h 40.19 h, 21 h 20- La putain du roi 13 h 15,16 h 10,19 h, 21 h 35— Coupable parassoclatlon\3h30,16h 30,19h 15, 21 h 40— Les nuits avec mon ennemi 14 h, 16 h 50.19 h 35.21 h 50— Teenage Mutant Nln/a Turtles 213 h — Le silence des agneaux 15 h 45.19 h, 21 h 45— Warlock fr 12 h 30,14 h 45.17 h 10.19 h 35, 21 h 50— Il danse avec les loups 12 h 20.16 h, 20 h — Quand l'habit lait l'espion 12 h 45,15 h, 17 h.19 h 20,21 h 30 LE PARIS: (694-0891)- A Kiss Before Dying 19 h 30.21 h 30— Confrontation à la barre 19 h — Ralph Superklng 21 h — Maman/'al raté l'avlonMh— L'éveil 21 h.PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Cyrano de Bergerac6h 15.9h — 11: Le parrain 38 h STE-FOY 1 : (656-0592)- Toy Soldiers 6 h 45, 9 h 05— 2: One Good Cop 7 h, 9 h 15— 3: Guilty By Suspicion 7 h 10.9 h 20 A SURVEILLER Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h : au Conseil de la santé et des services sociaux de la région du Montréal métropolitain, salle 107, 3725 rue St-Denis, de 10 h à 16 h; à Mont-Royal, Laboratoires Abbott liée, 5400 Côte-de-Liesse, de 9 h 30 ù Kilt; à Drurnmondville, Motel Universel, Salle des congrès, 915 rue lia ins, de 14hàl7hetde 18h30à20h30, et à Ste-Anne-des-Plaines, Centre Jean-Ciuy-C’ardinal, 157 rue des Cèdres, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 937-7761.¦ Le Centre de prévention des agressions de Montréal offre le programme d’autodéfense « Action» pour les femmes, liens.: 284-1212.¦ Symposium international sur la tech-noét ique et la responsabilité professionnelle en design, du 8 au 11 mai, au 2900, boul.Édouard-Montpetit, Auditorium du pavillon principal, École de design industriel, Université de Montréal.Rens.: 343-7556.¦ Aujourd’hui à 13 h 30, vidéo intitulé : « (lorille dans la brume », au Centre des femmes du Plateau Mont-Royal, 5148 rue Berri à Montréal, et le samedi 11 mai de 9 h à 16 h, une journée de remise à neuf de votre jument de ville.Rens.: 273-7412.centre de jour » du Centre hospitalier Pierre-Boucher, au Centre d’accueil Chevalier de Lévis, 40 rue Lévis, près du Ch.Chamblv à Longueuil.Kntrée libre.Rens.: 677-5697.¦ Le C.roupe d’entraide maternelle de la Petite Patrie vous invite à un spécial Fête des mères, le mercredi 8 mai à 11 h, au 6682-A rue Christophe-Colomb.Rens.: 495-3494.¦ Ce soir à 19 h, la Société d’arthrite vous invite à une conférence sur l’arthrite el les médicaments : des pilules, pour quoi faire ?par André l.apierre, au 1112 rue Sanguine! à Montréal.Rens.: 932-6869.¦ Résultats des concours littéraires avec Denise Ostiguy sur le thème : « Le bou-dhisme dans la réalité quotidienne thaïlandaise » avec dispositives, organisée par la Société d’étude el conférences.Kn-droit : Complexe Guy-Favreau, 200, boul.René-Lévesque ouest.Rens.: 252-3000, poste 3709.¦ Le CI.SC Lac-Saint-Louis et les partenaires d’Knsemble invitent les résidents de l’Ouest de Pile à participer au 4e forum communautaire annuel intitulé :.Focus sur la santé mentale », aujourd'hui de 14 h 30 à 20 h, au 145, av.Cartier à Pointe-Claire.Rens.: 697-4110, L’association étudiante du Cégep St-Laurent vous invite à une conférence sur l'Éducation avec Lorraine Pagé, aujourd’hui à 12 h, au 625, boul.Ste-Croix à St-Laurent.Rens.: 748-1567.¦ Faux Vives tient une rencontre régulière, ce soir de 19 h 30 à 22 h, à la paroisse St Alphonse, studio 1, 570, boul.Crémazie est Rens.: Claudette au 323-9779.¦ L’École spirituelle de la Rose-Croix d’< )r présente deux conférences publiques intitulées : » Rencontre avec la Rose-Croix d'Or — L’appel sacré du coeur » et « Le mystère de la Rose et de la Croix », les mardis 7 el 14 mai à 19 h 30, au 4424 rue old Orchard, NIXL Kntrée libre.¦ Ce soir û 19 h 30, l'Association des pa-rents et amis du malade mental Rive-Sud vous invite à une conférence de M.Jean Poiré sur la présentation du service « Le Le 16 août prochain, sous la présidence d’honneur de M.Louis Carneau, président de Vêtements Louis Carneau, l’Association des anciens et anciennes du Collège Saint-Charles-Carnier tiendra un tournoi de golf au Club de golf du Mont Tourbillon.Si le projet vous intéresse, communiquer avant le 15 mai au 681-0107.¦ La Société d’animation du jardin et de l’Institut botaniques propose une conférence de Mme Kdith Smeesters sur la pelouse sans pesticides, le mercredi 8 niai à 19 h 30, à la Salle Léon-Provaneher du Jardin botanique.Rens.: 871-1493.¦ Vous avez du temps libre ?Les Accor-dailles est un organisme à but non lucra-Iif qui contribue au maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie.Nous sommes à la recherche de personnes disposant de quelques heures.Rens.: du lundi au jeudi au 279-4510.La télévision du mardi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montreal 17h30 / Ce soir La Cour g en direct Hockey / Boston rs Pittsburg Le Téléjoumal g Le Polrit/météo/sport Cinéma : L'aventure est au bout du rêve Am.83 —Avec Dennis Quaid (TJ WCAX (CBS) J > Burlington News News g The Golden Girls Rescue 911 g Cinéma : Stephen King's ‘Sometimes they come back' Am.91 —Avec Tim Matheson et Brooke Adams News The Arsenlo Hall Show fcA WPTZ(NBC) ' PJ Plattsburgh News News g Jeopardy! A Current Affair In the heat of the night g Midnight Caller g News The Tonight Show jrm CBMT(CBC) «A» Montréal Newswatch Carol & g Company Hockey / Boston rs Pittsburg The National g The Journal News Newhartg Kate & g Aille ©EÛT’ Le TVA ?Montréal Charivari Chop-Suey Coffre-lort La belle et la bête Le match de la vie AdLib Le TVA g réseau 23h50/Mong rain de sel © ssr Puise Entertainment Tonight Fighting Back! Matlock g Roseanne statg Equal Justice g News g News The Arsenio Hall Show m TV5 (Télé Francophone» Des ctitffres et des lettre» La cuisine des anges Le journal deTO Envoyé spécial Tous à la une Ciel, mon mardi ! 23h40/Joum al de TF1 ®cB'Ki-°J Passe- Partout Téléservice Lumières Les orateurs de demain A communiquer Le Clap Carrières et professions La période de questions Musique vidéo Fax: L’infoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle Transit (ôôJ WVNY (ABC) ^ Burlington News g Star Trek: The Next Generation Who’s the Boss?g Baby g Talk Roseanne statg Thirtysomething g News g Nlghtllne Love Connection ÜSÏ& 19 h / Muchwest Fax Rapcity Vkléoclips Spotlight / TheBodeans Vldéocilps (ôô\ VERMONT U*?) ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshourg The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline g When children testily Cinéma: Twelve Angry Men rô» 4-SAISONS ^ Montréal La roue chanceuse Zizanie Ordinacoeur S.0.8.con- sommation Les routes du Paradis Cinéma : Espionnage i Lon Avec Ellen Burstyn et Ted C vfrw-G.-B.07 ¦arr Le Grand Journal g Sports Plus Quincy (iTf) WCFE (PBS) 3-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNell-Lehrer Newshourg Nova g The Shape ol the World g Voices ol the new age Contrary to Love Cinéma: 1 want you I Le Devoir, mardi 7 mai 1991 ¦ B-5 PHOTO AP Apprendre à vivre avec les inondations au Bengladesh Avant la catastrophe du 30 avril, on débattait des projets pharaoniques pour domestiquer les fleuves Laurent Zecchini LA LARGEUR du fleuve dépasse l’horizon brumeux.Des pirogues effilées, la lisse au ras de l’eau, transportent des sacs de farine.Elles sont propulsées par des moteurs de pompe hydraulique que les organisations humanitaires destinaient à un autre usage.Un fouillis de véhicules, d'animaux et de voyageurs encombre des bacs poussifs qui traversent avec un arc de son bras un filet souvent bredouille.Il travaille 15 jours par mois, la quinzaine autorisée par le cycle de la lune.Sa prise est de un à trois kilos par jour et, au marché, on lui donne environ huit takas pour une poignée de poissons.Sur le fleuve, les « chars », ces bancs de sable blanc, crèvent la surface de l’eau, comme des dos d’hippopotames baladeurs.Ils naissent et disparaissent au gré d’une alchimie de courants.Le fleuve est vivant, insaisissable.Le Brahmapoutre est un fleuve « à tresses », il creuse sans arrêt son lit, se dédouble à l’infini.En saison sèche, sa largeur, à Sirajganj, est d’environ quatre kilomètres.Sous l'influence des pluies de la mousson, les paysages s’évanouissent.Les basses terres immergées, l’univers aquatique devient sans limites : c’est le moment privilégié du cycle de reproduction des poissons.Chacun, même les cultivateurs, devient alors pêcheur.Le poisson fournit 80 % des protéines animales consommées par les Bangladais.En un sens, le Bangladesh est un « don » du Brahmapoutre, du Gange et de la Meghna.Nul ne sait ce qu’il adviendra des pêcheurs et de leurs poissons, si l’on s’avise de domestiquer les trois « Tigres » du Bengale en les contraignant dans leur lit.Mais, en effet, il faut « faire quelque chose » pour tenter de limiter leurs excès.Parfois, l’eau lue davantage qu’elle ne nourrit.C’était en septembre 1988 et la mémoire collective ne se souvenait pas d’un tel spectacle : Dacca, la capitale, devenue Venise lépreuse, pataugeait, assiégée par la « mer ».Le pays, noyé sur 60 % de son territoire, était à la dérive, 45 millions d’habitants avaient trouvé refuge sur les moindres hauteurs.Il y eut environ 1700 morts, et les dégâts s’élevèrent à 1,3 milliard $.La communauté internationale, qui assistait sur ses écrans de télévision au spectacle d’un pays devenu Atlandide, en fut choquée.Une mentalité d’assisté Les autorités du Bangladesh exploitèrent cette compassion occidentale, quitte à exagérer les conséquences de la catastrophe.Les paysans firent de même, pour obtenir davantage d’aides gouvernementales.En 1988 comme en 1987, cette mentalité d’assisté, qui était devenue un trait dominant de la société bangalaise, se renforça.Mme Danielle Mitterrand, venue exprimer la « solidarité » française, fit part de son émotion.La Des villageois se sont réfugiés sur les décombres d’un édifice qui s’est effondré à la suite du passage du cyclone au début du mois, à Patenga.France prit son bâton de pèlerin pour mobiliser la communauté internationale.Devant les Nations unies, le chef de l’État proposa que la « stabilisation des fleuves qui inondent le Bangladesh » devienne un « grand projet d’intérêt mondial capable de mobiliser les énergies au sevice de telle ou telle région blessée par la nature ».U ne équipe d’experts français fut envoyée au Bangladesh, de janvier à mai 1989, pour se pencher, à grand renfort de modèles, sur les inondations.« Disons, précise Jean-Marie Lacombe, représentant du BCEOM, que nous avons sans doute trop réfléchi dans l’absolu, en sous-estimant l’élément humain.Nous avons raisonné en termes de volumes d’eau qui traversaient le pays.Surtout, nous nous sommes appuyés sur les études et plans existants, émanant du Water Management, organisme d’État du Bangladesh, qui conclut à une politique d’endiguement systématique.» L’étude française, dite de « pré-faisabilité », n’est pas la seule.Parallèlement, le PNUD (programme des Nations unies pour le développement) ainsi que les gouvernements américain et japonais se sont livrés à un travail semblable.Le principe qui guide les partisans de mesures structurelles est de permettre aux inondations de traverser le Bangladesh vers l’océan en créant le moins possible de dommages à l’activité economique des zones con- cernées.La finalité du projet est d’augmenter la production alimentaire, par une extension des surfaces cultivables et une augmentation des rendements, grâce notamment à une meilleure irrigation.Le calcul est faux, répondent les adversaires du plan français, d’abord parce que les inondations sont largement inévitables, ensuite parce que les travaux envisagés vont déclencher toute une série de conséquences économiques, humaines et écologiques non maîtrisables.Le débat est loin d’être tranché, mais une chose est sûre : les « sauveteurs » du Bangladesh sont allés un peu vite en besogne.Tout en soulignant la nécessité d’un schéma directeur « souple et ouvert », l’étude française suggère un plan d’ensemble nécessitant des travaux de dimension « pharaonique » : il s’agil d’endiguer les trois fleuves sur la quasi-totalité de leur cours, de la frontière du nord jusqu’au delta.Cette « vision » ambitieuse de l’aménagement du Bangladesh est illustrée par les propos de Jacques Attali, ancier conseiller spécial de M.Mitterrand.Ce projet, estime-t-il, est nécessaire parce que « la vie de millions d’hommes est concernée, et aussi parce que notre siècle a besoin de cathédrales à construire.Et, si on n’a pas de rêves fous et réalisables, le monde va périr dans le quotidien et l’ennui ».Cathédrale ?En effet : selon l’op- 4 Villégiature i Bref, ces pièces-là n’eurent jamais de chances jusqu’en .1954,194 ans plus tard à Milan, lorsque Giorgio Strehler, le maître, en fit un de ses grands spectacles au Piccolo, résultat d’un long travail de recherche sur Goldoni; Strehler fut le premier à les lier ensemble dans une « trilogie » qui raboutait La Smanie della villa-giatura, Le avventuredella villeggia-lura et II ritorno dalla villeggiatura, dans un spectacle donné en deux soirs (la première pièce un soir, les deux autres le lendemain).Strehler, en 1978 à Paris, dirigea une version française (un digest traduit par Félicien Marceau) avec les comédiens du Théâtre Français.Au TNM, on a demandé à Guillermo de Andréa de mettre en scène en un seul soir cette trilogie de 1761.De Andréa, c’est évident, aime piger dans le « ré|>ertoire Strehler ».Après Arlequin serviteur de deux maîtres du même Goldoni, après La Cerisaie de Tchékhov, le voilà dans La Trilogie de la villégiature.La question est de savoir s’il en a les moyens.Si son Arlequin de 1984, sans être un grand spectacle, était efficace, jouissant du travail souple et remarquable de Normand Chouinard, sa Trilogie, hélas, ne fait plus le poids.Ce spectacle est même particulièrement morne, fort mal envisagé et mal distribué, tous les défauts des pièces de Goldoni (particulièrement les deuxième et troisième, sans structures solides) apparaissant sans que De Andréa puissent les endiguer par un imaginaire scénique le moindrement significatif.Pour une mise en scène, disait Strehler, le moment crucial est celui du choix d’une orientation critique.Toute mise en scène est d’abord un acte critique (avouons qu’ici au Québec cet acte est souvent inconscient sinon inexistant.) et si ce métier là est un art c’est qu’il réussit à associer étroitement, en une osmose magique, la rigueur critique d’une part et l'imaginaire d’autre part.On l'a vu au Maisonneuve en janvier quand Strehler a présenté sa Grande Ma gia\ Chez De Andréa, dans cette Tti-logie, nous n’avons ni l’un ni l’autre.Mise en scène plate, sans unité, qui tente de sauver sa peau par de rares petits trucs ( Marcel Leboeuf en valet est mis à partie pour quelques pirouettes), cette Trilogie de De Andréa évacue la subtilité, la finesse, le regard de Goldoni, et aussi sa vision d’une société en chute, d’une désintégration du bonheur, d’un malheur d’etre qui, pourtant, est si évident à la moindre lecture attentive; ne serait ce que par ce personnage incroyablement désaxé de Giacinta qui, menant sa vie comme elle l’entend, se laisse piéger à prendre pour mari celui qu’elle n’aime pas.De Andréa semble n’avoir rien de vu de cela.Il dirige une mise en place comme s’il s’agissait d’un boulevard de routine, et cette Trilogie a, au TNM, des saveurs délavées de pré-théâtre d’été où le seul propos (comme la littérature que le TNM nous sert dans les communiqués de presse ou la publicité) semble nous dire qu’il faut partir en voyage! C’est irresponsable.Un théâtre de démission intellectuelle, de raccolage facile et poussif, cette Trilogie sans rythme du TNM est en plus fort mal distribuée.Il faudrait savoir si l'on veut faire de Normand Chouinard un jeune premier ou un barbon.Il peut être excellent dans le barbon et c’est ça que devient son Leonardo.Dans ses didas-calies, Goldoni parle de Leonardo comme d’un jeune homme.Mais le Leonardo de Chouinard a quelque chose d’Arnolphe! Le Ferdinando de Pierre Collin est palouf là où il fallait une anguille.On perd là une partie des rires possibles, ce rôle de pique-assiette étant un liant à la série des trois pièces.Ber-val pourrait être bien s’il avait gardé l’habitude de la scène et s’était réservé de la force et de la rigueur, ce qui n’est pas le cas.Sophie Clément est parfaite, Monique Mercure aussi, le problème de ces « performeuses » étant d’être dans un spectacle qui leur convient mal.Geneviève Rioux en fait trop, mais là comme ailleurs ces acteurs souffrent d'une absence de direction précise.Seule Markita Boies tire son épingle du jeu.Elle produit les seuls rires francs et frais de la soirée.Elle semble d’ailleurs voler dans une toute autre pièce, elle est quelque part ailleurs, très au-dessus; suave, magnifique, presque folle, l’on ne dira jamais assez la belle ardeur de cette comédienne, ce jeu à nul autre pareil, cette façon si intelligente qu’elle a de jouer juste un peu faux .Pour le reste, décor, éclairages, costumes, c’est banalement beau.Les lumières baissent une minute après que Leonardo ait parlé de la fin de l’après-midi, comme en retard d’un effet.C’est trop éclairé, trop léché et sans aucune vie.La traduction ne vaut pas celle de Marceau.Et c’est franchement long.ESPOIR La première exposition importante au Canada sur le développement mondial: Voir le monde sous un jour nouveau.Une présentation qui met en lumière des solutions astucieuses aux défis du quotidien -la pauvreté, l'analphabétisme, la santé, l'environnement et le rôle des femmes.L'envergure des réalisations grandes et petites dans les pays en développement est mise à découvert.La contribution du particulier ou progrès global est exposée.Et le Canada est reconnu comme partenaire à l'échelle mondiale.Une exposition à l'enseigne de l'espoir.Elle jette son regard sur notre planète.VOIR LE MONDE SOUS UN JOUR NOUVEAU UNI (XPOSITION SUR LIS DÉFIS IT LIS RÉALISATIONS DU DÉVILOPPIMIHT MONDIAL VIIUX-PORT DI MONTRÉAL * 10 MAI AU 7 JUILLIT 1991 Présentée par la Fondation Ago Khan Canada command» airïs m(dia»ouî s en collaboration avec l'Agence canadienne de ^ DEVOIR TW.tTIlC (tWltf développement international ^ tion retenue, les travaux représentent entre 3350 et 4000 kilomètres de digues (dont 30 % existantes, qu’il faudrait réhabiliter), soit 400 millions de mètres cubes de remblais.La hauteur des digues varie entre 4,5 et 7,4 mètres, et la protection serait assurée par des épis, échelonnés sur plusieurs centaines de kilomètres.Outre des dispositifs de drainage, le plan prévoit des ouvrages de protection pour 18 villes principales, dont la capitale.L'étude française reconnaît que « les effets sociaux seront importants », puisque 180 000 personnes seront expropriées.Le projet du PNUD est également basé sur l’en-diguement, mais l’idée directrice est celle de la « compartementalisa-tion ».Les zones devant être protégées sont divisées en unités locales autonomes, à la fois pour que les infrastructures soient gérables et pour limiter les conséquences en cas de rupture des ouvrages.Les inondations sont réputées nécessaires à condition qu’un système en régule les excès.L’étude américaine repose sur le constat selon lequel il faut apprendre à « vivre » avec les inondations, plutôt que tenter de les contrôler par des infrastructures lourdes, coûteuses, peut-être inefficaces, et potentiellement dangereuses pour l’environnement.L’impact financier de l’étude française est à la mesure du gigantisme des travaux proposés, ceux-ci devant s’échelonner sur 20 ans : selon les scénarios, le montant des investissements serait compris entre 5,3 milliards $ et 10,2 milliards $.Les dimensions du projet ont rapidement con- duit Paris à rechercher des partenaires pour diviser la charge financière.Apres plusieurs rencontres internationales, la Banque mondiale a été chargée, en décembre 1989, de coordonner un plan d’action de cinq ans qui se compose de 26 actions prioritaires, à la fois des études régionales et des projets-pilotes.Une réponse à la mesure du cataclysme Ce plan a été doté d’un budget de 146 millions $.En fonction des résultats obtenus au cours de cette phase d’étude et d’expérimentation, une première tranche de travaux, dont le coût atteindrait 500 millions $, sera entreprise.De plus en plus d’experts s’interrogent cependant sur la finalité du projet, c’est-à-dire sur la nécessité, d’entreprendre des travaux aussi colossaux.Comme il est peu probable que le gouvernement ban-galais soit capable d’assumer la charge financière de l’entretien des infrastructures (qui se situerait entre 160 millions $ et 180 millions $ par an), cela signifie que la communauté internationale est condamnée à supporter indéfiniment le coût du « sauvetage » du Bangladesh.La grande leçon des premières études de terrain a été de constater que les inondations ne sont pas la préoccupation majeure des paysans bangalais.Le fléau des usuriers, celui de la propriété et de la répartition foncière, les ravages dus aux épidémies, constituent des questions bien plus essentielles pour la population rurale.La deuxième surprise tient à la capacité de réaction et d’adaptation des paysans face aux inondations.Leur réponse est, en quelque sorte, à la mesure du cataclysme.« Les inondations d’une intensité normale sont des phénomènes ressentis comme tout a fait normaux », explique Jean-Claude Reverdy, qui est sociologue rural.« Les gens prennent des précautions, ajoute-t-il, ils utilisent des variétés de riz qui supportent plusieurs semaines d'inondations, ils anticipent.De plus, pour un paysan, l'inondation est certes le phénomène le plus « gênant », mais sûrement pas le plus coûteux, rien à voir par exemple avec un cyclone, qui, lui, dévaste tout.» Les paysans sont persuadés que l’inondation des terres agricoles assure leur fertilité.Les spécialistes de la pisciculture affirment, d’autre part, que les actions en faveur de la lutte contre les inondations (modifications du système hydraulique) ont contribué à réduire le volume de la pêche, une activité qui fait vivre près de 10 millions de personnes.Un en-diguement systématique des grands fleuves, ajoutent-ils, ruinerait plusieurs centaines de milliers de gens, parmi les plus pauvres de la population bangalaise.Il y a plus inquiétant : aucun modèle mathématique ne permet de prévoir les conséquences de l'cndiguement sur la morphologie et la vitalité des fleuves.Or, les dommages causés par les inondations sont moins dus à la montée des eaux proprement dite, qu’à la stagnation de celles-ci.Depuis 20 ans, le Bangladesh a été sillonné de routes surélevées dont la fonction est aussi de protéger la population contre les crues.Faute de système de drainage, ces routes empêchent l’écoulement au moment de la décrue.Mesurant mieux l’étendue de leur ignorance s’agissant des réactions des grands fleuves, les experts étrangers font désormais preuve de circonspection.Une « autre logique » commence à s’imposer parmi les représentants des pays bailleurs de fonds.Chacun souligne la nécessité de « pouvoir rectifier le tir », et vante les bienfaits de « systèmes souples », à « échelle humaine », associant l'expérience de la population et celle des organisations non gouvernementales.Il ne s’agit plus de « combattre » les inondations, mais d’essayer d’exercer un « contrôle » des excès des grands fleuves.Ce climat de prudence tranchait, ces derniers temps, avec l'attitude des représentants des lobbies de la construction qui piaffaient d’impatience en attendant le début des travaux sur le terrain.Four certains hauts fonctionnaires de l’administration bangalaise et une « armée » d’intermédiaires, la lutte contre les inondations représenterait aussi un pactole.Dans 14 ans, en 2005, le Bangladesh aura 165 millions d’habitants.Or, la pauvreté et le nombre de paysans sans terre s’accroissent régulièrement depuis 20 ans.La communauté internationale a sûrement le devoir de réfléchir aux moyens de survie d’un pays victime de fléaux congénitaux.Mais, pas le droit de se tromper en prenant des décisions irréversibles.RECORD [©MONDE AU :N 1930-1931, PLUS DE 18S00001 4091 B-6 B Le Devoir, mardi 7 mai 1991 ^ Minorités premier ministre Grant Devine invoquait cette fois des difficultés financières.Les Fransaskois ont donc réactivé au début de l’année leur cause de 1988 qui était restée pendante en Cour d’appel.Avec le résultat que l’on sait: on leur reconnaît des droits, mais les moyens de les faire mettre en oeuvre.11 y a eu aussi le cas du Manitoba.Kn 1979, la Cour suprême a, dans l’affaire Forest, déclaré inconstitutionnelle la loi manitobaine de 1870 qui avait aboli le bilinguisme officiel.Mais il a fallu revenir à la Cour suprême en 1985 pour que, cette fois, la province traduise ses lois frappées autrement d’invalidité.Et on débat encore en Cour suprême pour savoir si le gouvernement doit aussi traduire ses décrets.L’attitude de provinces de l’Ouest s’explique aisément.Les gouvernements n’encourent aucune sanction politique en n’agissant pas.C’est au contraire en agissant en faveur des francophones qu’ilsprennent des risques avec leur opinion publique très largement défavorable au bilinguisme.On l’a vu en 1983 au Manitoba quand le gouvernement néodémocrate d'Edward Pawley s’est vu empêcher de légiférer par l’Opposition de Gary Filmon.Pawley avait conclu une entente avec la Société franco-manitobaine par laquelle le gouvernement, moyennant un assouplissement quant à son obligation de traduire rétroactivement ses lois, s’engageait à offrir des services en français.Toute la difficulté du recours à l’article 24 de la Charte en matière linguistique, et en particulier en matière de langue d’enseignement, tient au fait que ces droits nécessitent, pour leur mise en oeuvre l’intervention positive de l’État.Dès lors la question est de savoir jusqu’où les tribunaux peuvent aller pour exiger des « réparations » en faveur des minorités.De l’avis du constitutionnaliste André Braën de l’Université d’Ottawa, un tribunal ne peut, en démocratie, ordonner au législateur de légiférer pas plus que le législateur ne peut donner d’ordre aux tribunaux.C’est l’essence même de la séparation des pouvoirs législatifs et judiciaires.Dans un article paru en 1990 dans la Revue générale de droit, M.Braën examine par ailleurs l'hypothèse de « l’action en dommage » dans le cas de violation des droits linguistiques.« Une poursuite en dommage, conclut-il, constituerait un outil de négociation fort valable pour la minorité francophone et peut-être, un moyen définitif de mettre un terme à l’inaction dans ce domaine ».Vu la souveraineté parlementaire, c’est le gouvernement, et non l’assemblée législative, qui, pense-t-il, devrait être mis en cause.Quant au fondement de l’action, elle devrait reposer sur « l’immobilisme ».Pour ce qui est des dommages, il pourrait s’agir du recouvrement des dépenses encourues par les parents |X)ur mettre ouvrir une école et l’opérer, encore que, croit le professeur Braën, « les tribunaux seraient probablement réticents à accueillir favorablement une action en dommage puisque la mise en oeuvre des droits scolaires doit relever au premier chef des autorités publiques ».Le recouvrement des frais engagés par les parents pour « négocier » l’obtention de leurs droits lui parait plus plausible, en particulier sous forme de « dommages exemplaires ».Ces montants devraient être assez « substantiels » pour posséder « un effet persuasif » sur les gouvernements.Le professeur Daniel Proulx, également de l’Université d’Ottawa, a aussi souligné en 1983 « la précarité des droits linguistiques scolaires ou les singulières difficultés de mise en oeuvre de l’article 23 de la Charte canadienne de droits et libertés » dans la même Revue générale de droits.« Au plan des principes », soutient-il, un tribunal compétent pourrait « ordonner à un gouvernement provincial d'adopter un nouveau règlement » pour remplir ses obligations constitutionnelles.Mais, ajoute-t-il, « dans les provinces où la protection des droits de la minorité n’est pas une politique acceptée par la majorité ou son gouvernement, on ignore comment les tribunaux pourraient sanctionner concrètement une complète inertie de la part des gouvernements ou encore une lenteur excessive à donner suite à une ordonnance judiciaire.On peut très difficilement imaginer que le conseil des ministres soit puni d’outrage au tribunal et d'emprisonnement ou encore que les biens du domaine public soient saisis à titre d’amende ».C’est justement ce qu’a déclaré la Cour d’appel dans le récent jugement de la Saskatchewan.Plus facile, à son avis, serait pour un tribunal d’ordonner à une commission scolaire d’agir.Mais en matière de gestion, cela n’apparaît pas utile puisque la question relève à tout le moins de l’autorité du gouvernement sinon de la législature elle-même.M.Proulx évoque enfin la solution à l’américaine, celle de l’« interventionnisme judiciaire ».Au milieu des années 1950, devant l'immobilisme des autorités locales à mettre fin, malgré la décision de la Cour surprême, à la ségrégation raciale dans les écoles, plusieurs tribunaux ont imposé la mise en oeuvre de plans de redresseement, allant même jusqu’à en faire préparer eux-mêmes par des experts lorsque insastisfailes de ceux que les autorités locales leur avait proposés.Cette activisme judiciaire a trouvé son fondement, explique M.Pourlx, dans la « théorie du droit des minorités ».Elle prend en compte le fait que « l’isolement et la faiblesse économique signifie en pratique l’absence d'influence véritable d’un groupe minoritaire sur le processus électoral ».Mais M.Proulx se disait incapable, en 1983, de prédire la fortune qu’aurait au Canada le modèle américain.Depuis, on coimait un seul cas, celui du juge Sirois qui, en 1987, a ordonné au ministère de l’Éducation de l’Ontario de verser 4,5$ millions à la commission scolaire de Simcoe en Ontario pour bâtir une école destinée aux francophones.Les parents fransaskois, nous disaient-ils, vont probablement porter leur cause en appel devant la Cour suprême.On leur a reconnu des droits.Mais ils voudront cette fois que la Cour suprême force leur gouvernement à agir.Un beau test en perspective.+ Énergie merce, la transformation secondaire de l’aluminium emploie 1985 personnes au Québec, tandis que les alumi-neries en emploieront au total 10380, soit 5 fols plus, en 1992 quand les nouvelles usines en cours de construction seront installées.Inversement, les États-Unis comptent 7 fois plus d’emplois dans la transformation secondaire de l’aluminium que dans la fabrication de simples lingots.« Compte tenu de la faible transformation locale de l’aluminium primaire, produire des lingots au Québec, ça revient à exporter indirectement de l’électricité », dit l’économiste Jean-Thomas Bernard.« Autant l'exporter directement.» L’ancien ministre Bernard Landry, économiste lui aussi, ne s’offusque pas du principe des contrats préférentiels aux industries énergivores : « Hydro Québec n’est pas un organisme subventionnaire, dit il, mais si, par une politique tarifaire souple, incluant le partage des risques, elle détermine des investissements sur notre territoire, bravo !» Mais « une stratégie qui ne consisterait qu'à faire travailler les gens aux projets de construction et uniquement à la fabrication de lingots par la suite, c’est absurde, au prix que ça coûte pour construire les centrales », soutient M.Landry.!- •::: © • & Vancouver •VIH Victoria Calgary 194 A Edmonton 19 4 Saaaatoon.H ./ Goota B» ÜJ • IM —I Régina *> » ^ V Thunder Bay Winnipeg 1W - Seuil Sta Maria Québec U 6 ¦ v- • 70 , onaw» 14 6 / r .Toronto if) 134^ 14 6 'San FrancKo ' 22 11 eiT- O rtOAOMw P*10**|» « 21 37 20 (r\, Windsor - , - Ma** vom 14 22.10 -aÎ* Chicago Washington • < ^ vr 26 ,2 V tdaricton 3 2 Montrai St John s < /"122 y • Maillai M3 Saint John 23 m Situation générale le ciel demeurera généralement nuageux avec des averses ici et là les régions de l'est auront toutefois droit à des précipitations plus continues Il faudra attendre à mercredi pour avoir de (Telles éclaircies.Les températures demeureront en dessous des normales saisonnières presque partout à travers la province.MONTRÉAL Généralement nuageux Averses dispersées en après-midi Brumeux par endroits en matinée Max.12, Probabilité de précipitations 40 %.Demain: nuageux avec éclaircies et possibilités d'averses LEVER DU SOLEIL 5 h 35 COUCHER 20 h 06 QUÉBEC Régions d'Abitibi-Témiscammgue, Réservons Ca-bonga et Gouin.généralement nuageux avec averses dispersées Brumeux en matinée Max 8 Vents modérés en après-midi Piobabilité de précipitations 40 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Pontiac-Gatmeau et Lièvre, Otlawa-Hull généralement nuageux avec averses dispersées Brumeux par endroits en matinée.Max 12 Vents modérés Probabilité de précipitations 40 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Laurentides généralement nuageux Averses dispersées en après-midi Brumeux par endroits en matinée Max 12 Probabilité de précipitations 40 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Estrie, Trois-Rivières et Drummondville: généralement nuageux.Averses dispersées en après-midi.Brumeux par endroits en matinée Max 12 Probabilité de précipitations: 40 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Québec, Beauce généralement nuageux.Averses dispersées en après-midi Max 13 Probabilité de précipitations 40% Demain: nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses La Tuque, Lac St-Jean, Saguenay, Réserve des Laurentides généralement nuageux Averses dispersées plus tréquentes au Saguenay en matinée Max 13 Probabilité de précipitations 40 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d averses Charlevoix et Rivlère-du-loup, Rimouski Matapédia quelques averses en matinée Généralement nuageux par la suite Max 12 Probabilité de précipitations 70 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité dàverses 8aie-Comeau, Ste-Anne-des-monts et Parc-de-la-Gaspésie, Gaspé et Parc Forillon averses cessant en matinée Généralement nuageux par la suite Max 10 Probabilité de précipitations 80 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d'avetses Sept-lles pluie ou brume intermittente Max 3 Probabilité de précipitations 90 % Demain nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses Basse Côte-Nord, secteur de Natashquan et à l'ouest, Anticosti pluvieux Max 3 Probabilité de précipitations 90 %.Domain généralement nuageux avec averses dispersées.Secteur a l'est de Natashquan pluie débutant on matinée Max 4 Vents devenant modérés Probabilité de précipitations 80 % Demain généralement nuageux avec averses dispersées Source: Environnement Canada E Copropriétés à vendre LAC BROME Manoir Inverness Élégante copropriété de style loyaliste, dans rare ensemble riverain.1 100 pi.ca.plus teirasse, 2 ch, t s./bains, 5 appareils ménagers, loyer, grands rangements Tous services incluant 2 piscines, marina, 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Bourgie Liée et l’arc Commémoratif de Montréal m 3m M.Commerces à vendre COMMERCE, épicefie-boucherie situé dans les Basses-Laurentides, 1 500 000 $ chiffre d'affaires, 4000 pi.plancher, construction 7 années, 514-4364151, après 6h 436236t.Commerces à louer A PLAZA ST-HUBERT, près métro Beaubien, 12)4 X 100 pi., chautlé, air/c , complètement rénové.Occ imm., 7363660 Ameublements A BAS PRIX Futons et matelas toutes grandeurs, meubles, étagères, grand choix 3580, Notre-Dame 0.9398155.Ifig Mobiliers de bureau, accessoires AMEUBLEMENT de bureau neul et usagé.Liquidation classeurs.Les Aménagements F.B Inc : 6368898.HT Instruments de musique SUPERBES PIANOS allemands.Achetez le piano de vos rêves maintenant et économisez jusqu'à 70%, hâtez-vous, 6963153.Antiquités ANTIQUITÉS, brocante, collection, timbres, cartes postales, etc.,, GRENIER ST-ANDRÉ, 6631 St-André, Mtl Vend.sam.dim.270-4916 Offres d’emploi GALERIE D'ART CONTEMPORAIN Assistant(e) administrative bilingue demandéfe) avec bonne connaissance du français écrit.Doit connaître IBM WP5 1.Connaissance de l'histoire de l'art EnvoyerC.V.DOSSIER377 Le Devoir, C P.6033, Suce.Place d'Armes, Mtl, Oc.H2Y 3S6 Emplois demandés 10 ANS D'EXPÉRIENCE: Domaine radiophonique et artistique, CJMS.CKMF CKLM.Aussi exp et certificat en toxicomanie.Recherche travail dans ces domaines, 4368996 DECES VAILLANCOURT Mgr Auguste Kst décédé paisiblement le dimanche 5 mai, 1991 à l'hôpital Général Nlpis-stng Ouest à Sturgeon Falls à l'âge de 81 ans.Il était prédécédé par ses parents Nazaire Vaillan-court et Mary Anne Baton Il était le frère de René, Oscar, Fddie, Mme F.mdia Lyrclte et Laurent lotis de Timmins.Mgr Vaillancourl est natif de Chelmsford.II suivit ses études théologiques au séminaire ste Augustine à Toronto où il fut ordonné prêtre le 27 mai 1961.Il fut vicaire à Vcrner et à Sturgeon Falls, curé à la paroisse St-Charles Bar-romée de 19-12 à 1945 et ensuite à la paroisse Sacré Coeur à Sturgeon Falls de 1948 à 1973 et depuis 1973 aumônier Au Château à Sturgeon Falls.Il repose en l'église Sacré-Coeur aujourd'hui de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h.Les funérailles auront lieu mercredi le 8 mai à 11 h en l'église du Sacré-Coeur.Inhumation au cimetière Ste Mane, (N.B II aura une veillée de prières à l'église ce soir à 19 h 30.) Des dons â la fondation de l'Ontario des maladies de coeur seraient appréciés par la famille.(La direction des funérailles est confiée à la Maison luné ratre Théoret).|j||ï Cours ANGLAIS-COURS PRIVÉS Par professeur anglophone diplômé (PH D ) 60 $/2h 369-2691 Déménagement A BAS PRIXI Appelez PIERRE Déménagement en tous genres Estimation gratuite.937-9491.DÉMÉNAGEMENT TOUS GENRES SPÉCIALITÉ: PIÂNO.ASSURANCES 9569539 DISPONIBLE tout temps Déménagement, emballage, entreposage.Local et longue distance.Assurance complète.2563275 GILLES JOOOIN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité appareils électriques.Assurance complète.253-4374.Entretien, réparations, rénovations MAÇONNERIE GÉNÉRALE Réparations de joints, brique et fissures de solage 692-5916 ou 699-7390.RÉNOVATION GÉNÉRALE Joints, brique.Réparation.2566818 RÉNOVATIONS int.8 ext.Maintenance gén.692-5916.j] Peintres, peinture P.E.R.ENR.Ferais peinture Itère qualité.314:325$, 414:425$, 514:525 $.20 ans d'expérience Peinture 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D’OFFRES Le bureau du Greffier de la Ville, situé au 4333, rue Sherbrooke ouest, Westmount, Québec, H3Z 1E2, recevra des soumissions jusqu'à midi (12h00) le vendredi 17 mai 1991, lesquelles seront ouvertes publiquement le même jour à 12h15, dans la Salle du Conseil, pour ce qui suit: RECONSTRUCTION DE TROTTOIRS ET DE CHAUSSÉES ET POSE DE REVÊTEMENT BITUMINEUX DANS LA VILLE DE WESTMOUNT APPELS D'OFFRES NUMÉRO: 91-385 et 91-387 Les cahiers des charges pourront être obtenus au bureau du Directeur des_Travaux Publics et Ingénieur de la Ville, 4333, rue Sherbrooke ouest, Westmount, Québec, H3Z 1E2, à compter du mardi 7 mai 1991.Un montant de vingt dollars (20,00 $) sera exigible pour chaque exemplaire du cahier des charges et ledit montant ne sera pas remboursable.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucune obligation ni aucuns frais d’aucune sorte envers les soumissionnaires.Marie-France Paquet Greffier de la Ville Gouvernement du Québec Bureau d'audiences publiques sur l'environnement avis public Commission sur la protection des forêts Audiences publiques (2e partie) Le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement invite les personnes, les groupes et les organismes intéressés à faire connaître leur opinion sur le projet de stratégie de protection des forêts du ministère des Forêts à se présenter aux séances d'audiences publiques.La Commission sur la protection des forêts entreprend la seconde partie des audiences à compter du 14 mai.Les séances de la commission sont publiques.Présentation des mémoires Lors de cqs séances, les commissaires entendront toutes les personnes qui auront déposé un mémoire ou qui auront signalé à la commission leur désir de faire connaître de vive voix leur opinion sur le projet.Les mémoires doivent être transmis à M.Rémy Lévesque, secrétaire de la commission, au plus tard cinq jours ouvrables avant la séance, au bureau du BAPE à Québec.À la fin du mandat, la commission remettra au ministre de l’Environnement un rapport qui rendra compte de ses constatations et de l'analyse du dossier.Itinéraire de la seconde tournée d'audiences Mardi, 14 mai Trois-Pistoles Lundi, 3 juin Trois-Rivières Mercredi, 15 mai Amqui Mardi, 4 juin Chapais Jeudi, 16 mai Chandler Mercredi, 5 juin Notre-Dame- du-Nord Jeudi, 6 juin Val-d’Or Mardi, 21 mai La Tuque Lundi, 10 juin Mont-Laurier Mercredi, 22 mai Sherbrooke Mardi, 11 juin Masson Jeudi, 23 mai Plessisville Mercredi, 12 juin Montréal Jeudi, 13 juin Joliette Lundi, 27 mai Forestville Lundi, 17 juin Beauceville Mardi, 28 mai Port-Cartier Mardi, 18 juin Baie-Saint-Paul Mercredi, 29 mai Dolbeau Mercredi, 19 juin Québec Jeudi, 30 mai Jonquière Jeudi, 20 juin Québec Les séances se tiendront généralement à compter de 19 h.L’information disponible Les principaux documents déposés lors de la première partie des audiences publiques ainsi que les transcriptions des séances de cette première partie sont disponibles pour consultation dans 26 centres de consultation régionaux.Tous les documents déposés lors des audiences, de même que les transcriptions de ces séances, peuvent être consultés aux bureaux permanents du BAPE à Québec et à Montréal.La documentation restera disponible jusqu'à la fin du mandat de la commission, le 30 septembre 1991.Pour obtenir des renseignements supplémentaires, s'adresser à M.Rémy Lévesque.Le secrétaire de la commission, Rémy Lévesque Bureau d'audiences publiques sur l'environnement 12, rue Sainte-Anne 1°' étage Québec (Québec) G1R 3X2 Tél.: (418) 643-7447 5199, Sherbrooke Est Bureau 3860 Montréal (Québec) H1T3X9 Tél.: (514) 873-7790 Sans frais 1 800 463-4732 Québec s s Transports Québec Québec I RAPPEL /T VIS AUX INTERESSES l • CONTRAT No: 4043-91-0403 GESTION DE HALTE ROUTIÈRE - AUTOROUTE 55.SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS Le ministère des Transports veut connaître les personnes physiques, sociétés ou corporations intéressées à être invitées éventuellement à soumissionner pour le contrat de gestion (entretien et nettoyage) d'une halte routière ainsi que l'entretien extérieur d'un poste de pesee assortie d'un droit d'exploitation d'un service de cantine mobile à la halte routière située sur le côté nord de l'autoroute 55.dans la municipalité de Saint-Ëtlenne-des-Grès, par.M R C.de Francheville, circonscription électorale de Maskinongé.CRITÈRE D ADMISSIBILITÉ Seuls les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires située dans la circonscription électorale où est localisée la halte routière ou dans les circonscriptions électorales adjacentes verront leur inscription retenue pour tin d'invitation à soumissionner.Les circons-motions électorales admissibles sont: Berthlsr, Laviolette, Maeklnongé, Saint-Maurice et Trois-Rivières CONDITION PARTICULIÈRE Le Ministère se réserve le droit de ne pas inviter un entrepreneur qui est présentement détenteur d'un contrat similaire.MODALITÉ D'INSCRIPTION Les intéressés qui rencontrent le critère d'admissibilité peuvent obtenir sans Irais la fiche d'inscnption el les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Service des contrais Ministère des Transports Ministère des Transports 700, bout Saint-Cynlle Ëst OU 35.rue de Port-Royal Est 20* étage f étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (418) 644-8848 Tél.: (514) 873-6061 Les fiches d'inscription devront parvenir au Service des contrats, 700.boulevard Samt-Cyrillp Est, 20* étage.Québec (Québec), G1R4Y9 pour le vendredi, 17 mal 1991 à 15h00, date et heure limites pour la clôture de la réception des fiches.La aoua-mlnlatre, Jean-Marc Bard, F.C.A.A Gouvernement du Québec Le Ministre te réserve le droit de refuser toutes les soumissions présentées, même la plu* base*.Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation Projei no 7900-87.05.22 — Travaux à prix unitaires — Exécution de travaux de drainage dans la branche 1A du cours d'eau Affluent «1 •, en la municipalité de la Ville de Mirabel, M R C.Mirabel et C E Argenteuil Garantie de soumission: cautionnement de soumission: 1 400,00 $ ou chèque visé 700.00 $ Projet no 16083-88.11.01 — Travaux à prix unitaires — Exécution de travaux de drainage dans le cours d'eau Dagenais, en les municipalités des paroisses d'Oka et Saint-Placide.M R C Deux-Montagnes et C E Deux-Montagnes.Garantie de soumission: cautionnement de soumission: 1 200,00 $ ou chèque visé: 600.00 $ Sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires dans la région de Montréal-Nord, soit dans les circonscriptions électorales suivantes Berthier, Deux-Montagnes, Joliette, L'Assomption, Labelle, Prévost, Terrebonne, Groulx, Rousseau.Argenteuil et Masson qui détiennent la licence appropriée en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs de construction du Québec et qui auront réquisitionné les plans et devis à leur nom.L'endroit où l'on peut obtenir les documents et les renseignements nécessaires à la préparation des soumissions: Service de conservation et de mise en valeur des sols, ministère de l'Agriculture, des Pêcheries el de l'Alimentation, Édilice le «200., 9ième étage, 200A, chemin Ste-Foy, Québec (Québec) G1R 4X6, téléphone (418) 643-2450 Un versement de 5,35$ (T P S.incluse) en espèces, chèque visé ou mandat, non remboursable, à l'ordre du Ministre des Finances est requis pour obtenir les documents nécessaires à la préparation de la soumission d'un projet.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: 14 h 30, Service de conservation et de mise en valeur des sols, 200A, chemin Ste-Foy, 9ième étage, Québec Jeudi, le 23 mai 1991.ANDRÉ VÉZINA, sous-mlnlstre adjoint Production et Affaires régionales Québec ss appel d’offres Q, Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 14 h heure de Montréal FCP.16437A LCP.19009A LSM.18006.F le mardi le mardi le mardi 14 mai 1991 21 mal 1991 21 mail 991 (DATE DEVANCÉE) Posta Rolland Posta Deschambault Comté dé Portneut CONSTRUCTION D'UN Comté da Prévost BÂTIMENT DE COMMANDE INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES FABRICATION ET LIVRAISON D'UN ABRI A SECTIONS VARIABLES POUR BOlTES L'ATTRIBUTION DU DE GÉNIE CIVIL D'EXTRÉMITÉ MARCHÉ EST CONDITIONNELLE A (ADDITION 1991) L'OBTENTION PAR HYDRO-OUÉBEC DE TOUS LÉS PERMIS REOUIS Admissibilité : Admissibilité : Admissibilité : Principal* placé d'affaires Principale plaça d'affaires Place d'affaires au Québec au Québec au Québec Garantie de soumlssldn : Garantie ds soumission : Garantie de soumission : 200 000$ 80000$ 10000$ Prtx du document: Prtx du document: Prtx du document: 25 $ (taxes Incluses) 25 $ (taxes Incluses) 25 S (taxes Incluses) EHY.14526.A le mardi 28 mai 1991 Région Rlchsllau CONSTRUCTION 0E CANALISATIONS SOUTERRAINES, DE CANALISATIONS MULTITUBULAIRES, DE PUITS D'ACCÈS ET DE CHEMIN 0'ACCES DANS LES MUNICIPALITÉS DE ST-JEAN, BELOEILET MCMASTERVILLE Admissibilité : Principal* place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 150 000$ Prix du document: 25 {(taxes Incluses) GDN.10024A le mardi 28 mai 1991 Région Laurentldes SERVICE D'ABATTAGE 0'ARBRES DANS LES SECTEURS HULL BASSES-LAURENTIDES ET HAUTES-LAURÉNTIDES Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 40000$ (soumission partielle acceptable) Prix du document: 25 $ (taxes Incluses) HAÉ.15318A le mardi 28 mal 1991 Posta Nngsey Comté de Richmond AGRANDISSEMENT ET MODIFICATIONS AU BÂTIMENT DE COMMANDE Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumlssldn : 10000$ Prtx du document : 25 $ (taxes Incluses) IAE.10619.A le mardi 28 mal 1991 Région La Grande RMére Secteur LG2-Némlscau MAÎTRISE DE U VÉGÉTATION DANS LES EMPRISES DE LIGNES DE TRANSPORT Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garande d* soumission : 30 000$ (soumission partielle acceptable) Prtx du document: 25 {(taxes Incluses) IAE.10823.A le mardi 28 mal 1991 Région La Grand* RMére MAITRISE DÉ LA VÉGÉTATION DANS LES EMPRISES DE LIGNES DE TRANSPORT Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10000$ Prix du document: 25$ (taxes Incluses) LCP.10049.F le mardi 28 mal 1991 3 ARMOIRES 0E PERMUTATION A 3 DISJONCTEURS LCP.19008.A le mardi 28 mai 1991 Postas Baia-d'Urfé et Des Sources Iles de Montréal INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL (ADDITION 1991) Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 80000$ Prix du document: 25 $ (taxes incluses) Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10000$ Prtx du document: 25$ (taxes Incluses) Lea documents d'appels d'offres peuvent être consultés ou obtenus du lundi au vendredi de 8h30àf6h30à l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrat» et Surplus d'actif 140, bout.Crémerie Ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P 1C3 Pour renseignements : (514) 385-2830 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE el doit être payé août forme de chèque ou de mandai à Tordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sou* forme de chèque visé ou de cautionnement fourni par une compagnie d’assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou cTobllgationi au porteur.Seules lei personnel physique* ou morale* qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plu* haut sont admises à soumissionner.L'Intéressé A soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d'appel d’offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef d* service Achats, Contrats el Surplus d'actif René Cantin, ing. B-8 M Le Devoir, mardi 7 mai 1991 DES IDÉES, DES ÉVÉNEMENTS Comment meurt le français à l’école Saint-Luc II faut absolument installer les classes d'accueil dans des quartiers francophones sinon le Québec de demain sera à l’image de cette école PHOTO JACOUES NADEAU À Saint-Luc, les « minorités » sont en majorité; l’anglais est leur lingua franca.Texte soumis aux commissaires de la CECM par le Comité pour la valorisation du français de l'école secondaire Saint-Luc.- La première noblesse d'un peuple est de protéger sa langue et sa culture.- Michel Pagé, ministre (te l’Éducation, au 9e Colloque de l'Alliance des professeurs de Montréal, le 14 mars 1991.SITUÉE en plein quartier anglophone, aux limites des villes de Côte-Saint -Luc et de Montréal, l'école secondaire Saint-Luc reçoit environ 1650 élèves, dont 1200 au secteur régulier et 450 au secteur « accueil ».Avec ses neuf religions, ses 45 langues, ses 87 groupes ethniques, elle fait place à près de 90 % d'élèves d’origine ethnique.Chaque ethnie est assez nombreuse pour se sentir très forte comme groupe.Donc, la langue d’usage, entre compatriotes, est la langue d'origine ou l’anglais, alors que la langue la plus couramment utilisée dans les conversations entre ethnies est plutôt l’anglais.Les jeunes Vietnamiens et Haïtiens offrent le moins de résistance au français, comme les Libanais, les Maghrébins et ceux de l’Afrique noire francophone.Il est très rare de trouver, à Saint-Luc, des élèves venant de France, de Belgique ou de Suisse.( Par exemple, les Français ne constituent que 2 à 4 % de l’immigration totale du Québec, pour des raisons « techniques », semble-t-il.) Les jeunes Québécois de souche ne se sentent pas toujours à l’aise, ainsi minorises.Ou ils font comme les autres et passent à l’anglais, ou ils deviennent un peu amers et se sentent plutôt étrangers eux-mêmes.Plusieurs ont choisi une école plus francophone ou l'école privée.Selon le CSIM, 25 % ont choisi cette dernière alternative, cette année, dans l’île de Montréal.Dans une école aussi pluriethnique, ces jeunes Québécois ne sont qu’une ethnie parmi les autres : c’est le multiculturalisme illustré.Ceci a pour conséquence de ramener la culture québécoise au niveau d’une culture « ethnique », au lieu d’établir une convergence vers la culture de la population d’accueil.On met trop l’accent sur les différences Selon la journaliste Gloria Esco-meL « on renforce trop l’effort de différenciation des cultures au détriment de l'intégration », (Colloque sur les communautés culturelles, MNQ, 16 février 1991).Dans l’école pluriethnique montréalaise, l’accent devrait être mis sur la francisation plus que sur l’interculturalisme, sur l’intégration à des valeurs communes plutôt que sur la promotion des différences.Bien sûr, Saint-Luc n’est pas unique.Pensons seulement aux écoles Emile-Legault (à Saint-Laurent), Lucien-Pagé, Georges-Vanier, La Dauversière, où règne souvent l'hostilité envers le français.Même l’école Saint-Maxime, à Laval, n’a pas échappé à cette hostilité, l’an dernier, malgré ses 60 à 70 % de francophones.Par contre, d’autres écoles, comme Honoré-Mercier, Saint-Henri, Marguerite-de-la-Jemmerais, sont presque à 100 % francophones.Le quartier de l’école Saint-Luc Annie Ferland Étudiante en philosophie à l'Université de Montréal C5 EST MA PREMIÈRE session au cégep, mon premier cours de philosophie; un cours sur Platon.Il y est -question de penser la Cité juste, de rechercher le Bien, on nous dit que nos connaissances sont en fait des réminiscences, que nous sommes pris dans des apparences trompeuses comme les hommes de la caverne qui ne voient que des ombres, de Platon qui est un idéaliste alors qu’Aris-tote serait plus près de l’empirisme .» J’entends tout cela et je ne sais que faire.Mon cours de philosophie, ce sont des mots et des thèmes qui résonnent dans ma tête sans trouver quelque part où s’accrocher.Ce sont des mots et des thèses qui se renvoient admirablement bien les uns aux autres et je les vois tous ensemble devant moi, mais je n’arrive pas à en saisir la nécessité.Car — cela peut paraître naïf de penser ainsi — si ces thèses ne m’interpellent pas, alors je ne vois pas en quoi elles viendront m’enrichir.Je sais bien que l'on me dira que « la philosophie, ce n’est pas du vécu ».Et je suis cent fois prête à l’accorder, car c’est précisément pour cela qu’elle m’attirait avant d’entrer dans ce cours : pour le déplacement inté- est très anglophone.Or, on sait que les nouveaux arrivants ont tendance à s’installer près de l’école de leur enfant et à y faire des racines.Donc, l’école est située dans un quartier totalement contraire à l’intégration à la francophonie : nos élèves fréquentent les boutiques et restaurants de ce quartier, y travaillent même après les cours.En anglais, évidemment.The Cosby Show plutôt que Les Filles de Caleb Aussi, nos jeunes allophones participent peu à la culture québécoise.Très peu d’entre eux connaissent, par exemple, Les Filles de Caleb ou encore Lance et compte.Le jeudi soir, c'est plutôt The Cosby Show.Évidemment, dans le métro, dans l'autobus, comme à l’école, la langue anglaise triomphe.L’an dernier, un groupe de professeurs de l’école Saint-Luc a soulevé la nécessité de nouvelles mesures pour améliorer la situation du français dans les écoles de la CECM.Nous avons démontré : — que l’incitation seule ne suffisait pas; — qu’il était impératif d’appuyer notre volonté d’intégration par un règlement clair; — et qu’en plus, les mesures réclamées ont pour but de favoriser l’apprentissage et la réussite scolaire de nos élèves, en plus de leur aspect social.Après une vaste consultation pu- rieur qu’elle pouvait susciter en moi et que je recherchais vivement.Mais quoi ! La philosophie ne peut-elle consister qu’en un corps de concepts et de doctrines déjà constitué qu’il nous faudrait pouvoir maîtriser, au moins sommairement, avant de « penser philosophiquement » ?N’y aurait-il pas une exigence qui insiste dans le questionnement spécifiquement philosophique, une question qui se voudrait nécessaire pour tout être humain, une exigence qui se poserait avant même quelque acquisition théonaue que ce soit ?Apres tout, quand Platon recherchait l’être de la justice, ne croyait-il pas qu’elle était une chose nécessaire à tout être humain ?Or, montrer comment une telle question a pu surgir chez Platon ou peut surgir en nous-mêmes, comment elle nous interpelle dans notre vie, comment elle peut nous être nécessaire, ne serait-ce pas le but du cours de philosophie ?En réalité, je comprends maintenant ce que j’attendais de mon cours de philosophie : ce déplacement intérieur nécessaire au surgissement d’une question.Mais ce qui m’étonne, c’est de voir à quel point mon professeur semble éloigné d’une telle préoccupation, se contentant de produire devant moi des raisonnements dont on ne sait jamais d’où ils viennent et dont on ne comprend surtout pas la nécessité intérieure.Je n’ai pas raconté cette innocente histoire pour rien.Ce que j’aimerais Ou bien les jeunes Québécois de souche font comme les autres et passent à l’anglais, ou bien ils deviennent un peu amers et se sentent plutôt étrangers eux-mêmes.blique, la CECM a pris une position claire, avec son règlement no 19, qui impose le français en classe.Mais même si l’école Saint-Luc appliquait consciencieusement « l’esprit et la lettre » de la nouvelle politique de la CECM, la situation du français s’y améliorerait-elle ?Bien sûr, et il ne faut négliger aucun effort dans ce sens.Mais nous pensons que ces seules mesures seraient insuffisantes.Voici pourquoi.Domiciliés majoritairement dans un quartier anglophone ou allophone, nos jeunes fréquentent un établissement qui est pratiquement devenu un ghetto pour immigrants.De plus, ils sortent rarement de Montréal, sauf pour visiter leur parenté ou leurs amis en Ontario ou à New York.Us n’ont donc pas une image exacte de la société québécoise et ils ne voient pas que les francophones sont majoritaires au Québec.Ce manque d’échange avec la population d’accueil ne favorise ni leur apprentissage de la langue française, ni soulever ici, c’est la question de l’enseignement de la philosophie et, à travers elle, notre conception de la philosophie à l’université, c’est-à-dire notre conception de la philosophie tout court.Au département, il est question ces temps-ci de réformer le programme de maîtrise en substituant au mémoire que nous avons à présenter un cours de pédagogie, c’est-à-dire un cours sur la manière d’enseigner la philosophie, qui viendrait La philosophie ne peut-elle consister qu’en un corps de concepts et de doctrines déjà constitué qu’il nous faudrait pouvoir maîtriser avant de « penser philosophiquement »> ?simplement s’ajouter aux autres cours que nous avons à suivre.Mais en réalité, cette réforme méconnaît systématiquement la spécificité de la philosophie.La philosophie, parce qu’elle n’a pas d’objet defini, fait exister la pensée au plus près d’elle-même.Elle la fait exister comme ce qu’elle est, c’est-à-dire comme quelque chose qui insiste en nous, maigre nous, qui n’appartient à personne, pas même à leur intégration, d’où les risques de marginalisation.Une anticipation du Québec de demain ?Nous savons bien que la langue parlée dans la cour d’école, dans les autobus et à la maison est plus révélatrice de l’avenir qui nous attend que celle qui est imposée dans la salle de classe.Il nous faut trouver des mécanismes qui nous permettront d’éviter « de devenir un mel-ting-pot où le français ne sera que la langue officielle, pas celle de la rue » (Lysiane Gagnon).Il nous apparaît donc indispensable d’établir doucement une meilleure répartition des élèves allophones au sein des écoles, afin de leur fournir un environnement plus français.Il faudrait, à notre avis, faire un choix judicieux des écoles qui abriteront des classes d’accueil.1 — Il importe donc que les écoles choisies pour l’implantation de classes d’accueil soient situées dans des quartiers plus francophones, offrant ainsi au jeune immigrant une image plus conforme à la réalité québécoise.Autrement dit, il faut mettre fin à la situation insensée qui consiste à acheminer les enfants qui débarquent au Québec vers des écoles déjà très pluriethniques.2 — De plus, nous souhaitons que, dans la mesure du possible, le secteur « accueil » ne représente pas une trop grosse proportion de la population scolaire de chacune de ces nous, mais qui nous porte au devant et qu’on peut apprivoiser néanmoins.En ce sens, c’est une exigence qui pourrait bien se constituer en un corps de connaissances abstraites, mais qui jamais ne lui sera réductible.Comme si un point aveugle la déterminait toujours essentiellement dans son cheminement.Faire fi de cela, ce sera évidemment passer à côté de l’essentiel, c’est-à-dire de l’inquiétude même qui se trouve à la source de tout questionnement philosophique.Or, je le demande, comment parviendrons-nous, à l’intérieur d’un cours de philosophie, à susciter celte inquiétude propre au surgissement de certaines questions sur le plan philosophique ?Il n’y a pas d’autre réponse que celle-ci : dans la formulation de sa connaissance, le professeur fera un effort particulier pour interpeller l’individidu à qui il s’adresse dans son existence même.Autrement dit, la philosophie s'adresse toujours à des individus.Mais c’est dire qu’elle met d’abord en cause des individus à travers un objet qu'elle élabore.Or, on oublie souvent l’individu au profit de l'objet.Mais de ce point de vue, on pourrait dire que le professeur retrouvera le véritable sens d’un questionnement philosophique, lorsqu’il se sera déplacé par rapport à son objet.Ne cherchons pas ailleurs le sens d’une véritable réforme pédagogique.Le professeur de philosophie doit cesser de produire des chaînes écoles, afin de favoriser la multiplicité des contacts avec les jeunes Québécois francophones.Les parents nouvellement arrivés s’installeront tout naturellement dans le quartier (francophone) de l’école de leur enfant.Il est probable qu’à la fin de son stage en classe d’accueil, cet enfant poursuive tout aussi naturellement sa scolarisation dans le même milieu, y ayant déjà commencé son intégration.Des classes d’accueil pourraient être ouvertes dans des écoles telles que Honoré-Mercier, Saint-Henri, Marguerite-de-la-Jemmerais, etc.Nous demandons donc à la CECM de faire l’inventaire de ces écoles et de prendre des initiatives pour changer la dynamique actuelle, en prévision de septembre prochain.Évidemment, il incombe aussi à d’autres instances, aux instances gouvernementales, de coordonner et de soutenir nos efforts.Nos démarches auraient plus de chances d’être couronnées de succès si l’augmentation de l’immigration était raisonnable, contrôlée, accordée avec notre capacité de l’absorber.La ministre, Mme Gagnon-Tremblay, voit d’un bon oeil une régionalisation possible de l’immigration.Il faudrait, dans le même ordre d’idées, pouvoir profiter de l’apport linguistique, culturel et technologique de milliers de Français, Belges ou Suisses francophones dont le dossier est bloqué à l’immigration, pour des raisons techniques.Le Québec se prive ainsi d’une immigration qui lui serait très bénéfique, jouissant d’une bonne formation et ne coûtant pratiquement rien à intégrer.Il y a de l’espoir car dans son Énoncé de politique, la ministre évoque la nécessité d’une immigration francophone plus soutenue.Bien sûr, toute cette bonne volonté ne sera vraiment efficace que si la Loi 101 est étendue à tout le secteur collégial ainsi qu’à tous les milieux de travail.Une question de survie Nous demandons aux commissaires de la CECM ainsi qu’à ses administrateurs, de mettre fin au problème de la concentration des nouveaux arrivants dans les mêmes écoles.Les objectifs recherchés visent à améliorer leur francisation et leur réussite scolaire, en plus de favoriser une intégration socio-culturelle harmonieuse avec la population d’accueil.En même temps, les jeunes Québécois « de souche » seront enrichis par les relations qu’ils établiront avec leurs nouveaux amis, au sein de leur école ou de leur quartier.Même si l'inquiétude des Québécois face à leur avenir est légitime, nous avons mieux à faire que de nous inquiéter : il faut agir.Et prendre ses responsabilités en matière de langue et d’intégration n’est pas contradictoire avec le principe d’ouverture aux ethnies.« La langue est un bien commun et c’est à l’État de la protéger », avait dit le frère Untel.C’est une question de succès scolaire et d’intégration harmonieuse pour nos jeunes immigrants.À plus long terme, c’est aussi une question de survie pour le peuple québécois.Ont co signé cc texte .Ferdinand Prémont, Jeanne Laporrière, Robert Desrosiers.Cisèle Belzile et GiUes Noël, professeurs à Saint-Luc.de raisonnements abstraits devant ses étudiants pour leur faire simplement comprendre comment lui, de l’intérieur, il a plutôt été amené à sentir la nécessité d’un tel questionnement aujourd’hui; comment il conçoit que chacun peut aussi y arriver à sa façon.Autrement dit, jamais dans la constitution de son objet de connaissance, le professeur n’oubliera que la philosophie s’adresse d’abord a des individus.Il ne fait pas que produire une connaissance.Il a quelque chose à dire à partir de celle-ci qui peut nous permettre de mieux comprendre notre temps présent.Le professeur cesse aussi, de ce point de vue, de considérer la philosophie comme un objet qu’il a devant lui, susceptible d’entraîner des recherches compliquées qui n’intéressent que des universitaires ennuyeux et totalement stériles.Mais est-il utile d’ajouter que, dans cette perspective, rien ne serait plus nuisible au cours de philosophie que de lui ajouter, de l’extérieur, un cours de pédagogie ?Ce serait là encourager les professeurs de philosophie à persister dans leur attitude actuelle, convaincus qu’ils sont que la relation pédagogique n’est pas du ressort de la philosophie, mais provient d'une discipline qui lui est extérieure.Ce en quoi ils auront tous simplement oublié ce qui a constitué la philosophie à ses origines : le sens du dialogue platonicien.Le fouillis fiscal assassine le citoyen Roger Beaudoin De la Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec Les consommateurs du Québec ne s’y retrouvent plus devant les augmentations de tarifs dans les services publics, la hausse des impôts sur le revenu due à la non-indexation régulière des seuils d’imposition, la hausse récente et considérable des taxes scolaires, la hausse des frais de scolarité universitaires, le projet de transfert de responsabilités aux municipalités nommé « réforme Ryan », l’harmonisation de la TVQ à la TPS, etc.Qui paie plus ?Qui paie moins ?Quelles sont les catégories socio-économiques favorisées ou défavorisées par ces mesures ?Où s’en va précisément ce gouvernement ?Le citoyen moyen n’en sait rien, ou plutôt il se doute que c’est lui qui en paie davantage la note.La plupart des gens, monsieur et madame-tout-le-monde, n’étant pas des spécialistes, et n’ayant d’ailleurs pas les moyens de se payer des experts-comptables, sont en plein désarroi devant la multiplication des mesures fiscales établies ou annoncées tant au niveau fédéral que provincial mais particulièrement au niveau provincial.Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver et ce n’est pas fini, avec d’autres improvisations à l’horizon.Tout ce qu’on sait, c’est qu’on va payer plus, partout, à tous les niveaux.On se doute également que le gouvernement va probablement annoncer que malgré la conjoncture difficile, des miracles sont accomplis au niveau et que les ménages et individus à faible revenu seront protégés malgré les difficultés.Pendant ce temps-là, il y a de plus en plus de sans-abri et de gens qui ont besoin des services des banques alimentaires.Une commission parlementaire s’impose de toute urgence.De leur côté, les associations de consommateurs, qui offrent des services de consultation, font face à de plus en plus de demandes de services individuels de ménages avec de graves problèmes d’endettement et de déséquilibre budgétaire, pendant que nos ressources ne suivent pas.Et nous avons de plus en plus de difficultés nous-mêmes, compte tenu de nos ressources, à développer notre compréhension des nouvelles mesures fiscales qui s’annoncent et à communiquer ces informations à la population.Bref, tout le monde est un peu perdu devant un monde fiscal en folie ! La Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec (FNACQ) estime qu’il est temps d’arrêter les mesures précipitées et de faire preuve de plus de transparence dans l’évolution du régime fiscal québécois.C’est pourquoi la FNACQ réitère une des demandes qu’elle a faites au gouvernement du Québec en décembre dernier d’établir de toute urgence une commission parlementaire élargie, ou, comme l’ont demandé les principales centrales syndicales, d’instaurer une commission d’enquête pour faire le point sur le régime fiscal québécois.La formule définitive est à établir, mais l’important est que cela se fasse rapidement et que toute la lumière soit faite, de la manière la plus objective possible, sur cette question cruciale entre toutes.La commission devra avoir l’entier appui des services de recherches du ministère des Finances et disposer de budgets de recherche pour pouvoir préciser par exemple l’évolution du poids fiscal québécois selon les catégories socio-économiques, les régions et même les types de quartiers urbains, clarifier l’apport des entreprises aux coûts des services publics et à leur financement, ainsi que l’importance du manque à gagner de l’État dû à la diminution du taux maximum d’imposition sur le revenu et à l’établissement des derniers avantages fiscaux établis, telle l’exemption de 100 000 $ sur les gains en capital.Son échéancier devrait être assez court pour permettre des changements au régime fiscal dès le budget de 1992-1993.Il faudra absolument que les associations de consommateurs y soient représentées, de même que les groupes sociaux représentant la population à faible revenu.Ainsi au moins pourrait-on espérer que lumière soit faite sur un des aspects majeurs du rapport de l’ensemble de la population et de l’État : son régime fiscal.La philosophie défigurée par la pédagogie Comment enseigner cette discipline ?Certainement pas par des méthodes qui lui sont étrangères.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes h ITnlormetlon générale Josée Boileau, François Brousseau, Jean Chartier Yves d'Avignon.Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes).Louis-G L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Clément Trudel , à l’Information culturelle Pierre Beaulieu, Paule DesRiviéres, Marie Laurier.Robert Lévesque, Nathalie Petrowski; A l'Information économique Robert Dutrisac, Jean-Pierre Legault, Serge Truftaut.Claude Turcotte à l'Information politique Pierre O'Neill (.partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste A Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire A Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire A Ottawa).Jocelyn Coulon (politique internationale).Laurent Soumis (politique municipale), aux affaires sociales Paul Cauchon (questions sociales).Jean-Pierre Proulx (éducation, religions).Louis-G Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle (clavistes).Denise Babin (secrétaire A la rédaction) Suzanne Marchand (adjointe A la direction).Christyne Ouellet (secrétaire A la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) Manon Scotl, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice).Jacqueline Avril, Christiane Beniamin, Caroline Bourgeois, Francine Gingras, Johanne Gulbeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Maior (publicitaires).Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon, Céline Poisson (maquetlisteÿ.Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Florlne Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huol, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Venne, Raymond Malte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Isabelle Baril, Linda Thériault (secrétaire A l'administration) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Michelle Aile (directrice) ; Monique Corbell, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Olivier Zuida LES ANNONCES CLASSÉES Marie-Hélène Alarle, Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Christiane Vaillant LA SOLLICITATION TÉLÉPHONIQUE Yves Williams, Patrick Koczan (coordonnateurs).Patrick Salesse, Micheline Ruelland, Louise Paquette, Raymond Paquin, Jean-Marc Ste-Marie, Françoise Coulombe, Jean-François Lapointe.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée so-ciéîé ri responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont 7743 rue Bourdeau une division de Imprimeries Québécor Inc , 612 ouest rue Saint-Jacques, Montréal L Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diftusor les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Mossagones Dynamiques, division du Groupo Québécor Inc située au 775.boul Lebeau SM auront Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 085B Dépôt légal Bibliothèquo nationale du Québec (514)844 3361 Abonnements (514)844 5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L'Imprimorio Populaire.Limitée,211 ruo St Sacroment Montréal Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is S 439 00 USD Second Class Postago paid at Champlain, N y US POSTMASTER sond addross changes to Insa PO Box 1518 Champlain N Y 12919-1518
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