Le devoir, 4 mai 1991, Cahier C
ilSktéWrffiiTIBl LE ROUGE ET LE NOIR Ht ni Marlin == MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Montréal, samedi 4 mai 1991 CINÉMA Les profondes émotions de l’âme Certains films relèvent presque de la grande tragédie antique et crèvent leur cadre ethnologique pour atteindre une portée universelle.C’est le cas de Tilaî, du burkinabé Idrissa Ouedraogo, qui tire de leur gange folklorique les émotions profondes de l’âme humaine Page C-3 MUSIQUE Les 100 ans de Carnegie Hall New York a connu des centenaires importants : celui du M ET, du pont de Brooklyn, de la Statue de la liberté.Demain, sera célébré celui de Carnegie Hall, inauguré le 5 mai 1891 par Tchaikovsky, où Dvorak a aussi créé la Symphonie du Nouveau Monde et Gershwin An American in Paris.Page C-6 THEATRE Une conversation qui n’a pas lieu Andrés Hausmann a choisi de monter cinq courtes pièces d’Harold Pinter et de Samuel Beckett.Avec le premier, il tente de proposer le subtil dérapage, avec Beckett, il veut doser d’un peu d’absurde.Sauf qu’en cours de route, les wagons s’accrochent mal les uns aux autres.Page C-8 ARTS VISUELS Le Tombeau de René Payant Plus de trois ans après sa mort, une forme de « retour » sur René Payant devenait une sorte de nécessité.Laisser passer plus longtemps les années, c’était risquer l’oubli, .lean Dumont commente l’exposition qui garde vivant le disparu, ce que nous ferons à partir de son legs intellectuel.Page C-12 Le jeu des mots pour débusquer le dérisoire Sylviane Tramier correspondante du DEVOIR à Pans IL N'ENTRE pas en scène.Il s’y hisse péniblement, il s’extrait d’un trou où il est tombé, au milieu d’un grand fracas de poubelles renversées dans le noir, juste avant que le rideau s’ouvre.Brimé, battu, bousculé par les « géantdarmes », accablé par la justice qui « consterne » tout le monde, livré aux terribles « déchirurgiens», aux impitoyables « otorhinoféroces », traîné au tribunal de « grande insistance », revoilà le pôvre, pôvre petit Sol, lui « à qui une mouche n’a jamais fait de mal », frère en infortune de Chariot.Plébiscité en France où il se produit régulièrement depuis quatorze ans, Marc Favreau >¦ persifle et signe » avec son dernier spectacle « Faut d’là fuite dans les idées ! » créé à Paris en 1989 et qui vient de tenir l’affiche pendant un mois au théâtre du Ranelagh.De retour à Montréal pour quatre jours à la Place des Arts avec « L'univers est dans la pomme », Marc Favreau retrouvera le public montréalais avec « Faut d’là fuite.» en 1992.Une poubelle cabossée pour tout accessoire (elle lui sert de banc, de table d’opération, de lit.), son « déficient manteau, cinq pièces, avec porches intérieurs.revers de fortune .fini à la main avec du fil à retordre », et des éclairages pour créer l’illusion.C’est tout et ça marche.Pendant une heure et demie de délire verbal, haletant et survolté, Sol tient son monde en haleine avec ses divagations.S’il ne s’agissait que de tordre les mots, l’effet comique serait de courte durée.Mais Marc Favreau est aussi un prodigieux comédien qui sait insuffler la vie à ses pirouettes lexicales.Il faut voir comment avec lui s’anime une scène de passage à tabac dans un poste de police, ou le procès d’un « vagabona-rien » ballotté entre les tirades du « procoureur » (chargé de la poursuite) et celles de l’avocat de la « dépense ».Avec Sol, la construction d’une maison est une inquiétude affaire où grouillent comme dans une fourmilière des bâtisseurs menaçants : les « archimecs », « les charmentiers », « les meetriciens » et surtout les abominables « menuisibles » qui « donnent la crampe à l’escalier, cham-branlenl les portes, coincent les guenons dans les mortelles, guillotinent les fenêtres » .On en frémit ! À soixante et un an, Marc Favreau est un artiste comblé II remporte un grand succès partout où il passe, en /-J ¦&' WWi Sol sur scène à Montréal pour la première fois depuis 1987 JLVL - « Le spectacle sur scène c’est comme un match de tennis dont on fait le commentaire en même temps.Il faut beaucoup de santé ! » France, en Suisse, en Belgique.Comédien, il écrit ses propres textes et se met en scène lui-même.Avec Sol, il a imposé un personnage inaltérable, éternel enfant, qui promène son regard étonné sur la vie quotidienne et qui peut parler de tout ce qui le turlupine.Dans sa loge du Ranelagh Marc Favreau reprend son souffle en fumant cigarette sur cigarette.« Le spectacle sur scène c’est comme un match de tennis dont ou fait le commentaire en même temps», lance-t-il.« Il faut beaucoup de santé ! » Détendu, l’air heureux, il évoque ceux qui lui ont communiqué son amour pour la langue : Vian, Que neau.Prévert, Michaux, Vialatte.El ces comédiens qui ont compté pour lui : Chaplin, Buster Keaton, Jacques Tati.« Jouer avec les mots, dit-il, beaucoup ont fait ça avant moi.Je n’ai rien inventé.Le français est une langue très imagée.Les mots contiennent en eux beaucoup de folie.Il suffit de les écouter».Marc Favreau a amené Sol pour la première fois en France au festival d'Avignon, où il était invité en 1977.C’était une entrée par la grande porte, qui lui a permis de faire le Théâtre de la Ville l’année suivante et lui a évité le parcours harassant des petites salles parisiennes et des cafés-théâtres.Parallèlement, il continue de mener une carrière de comédien de théâtre.On l’a vu dans « La mort accidentelle d'un anarchiste » de Dario Fo, dans « Pauvre assassin » de Pavel Kohout.On le verra bientôt à Montréal dans une production d’Ubu.C’est encore au théâtre et surtout à Beckett que l’on pense lorsqu’on voit Sol, pitoyable clown-clochard, mener avec entêtement ses jongleries verbales pour mieux débusquer le dérisoire.Du choc des mots jaillissent parfois d’amusantes trouvailles, d’autres fois des perles rares.Le rire surgit et tout contre lui, l’inquiétude.Ce qui n’est pas pour surprendre de la part de ce personnage, enfant d’une « mère-ancolique et d’un père-anoïaque », qu’il se retrouve sur « le divague très molluptueux d'une psy-ehanalogue », et lui forcément, il est tout « imbibé ! ».ce qui le conduira tout droit « sous le soleil de l’anxiété, à cueillir des angoisses ».Un peu bouffon, un peu poète, Sol est un coeur pur et une âme simple.« C’est mon divan de psychiatre à moi, ce personnage-la », dit de lui Marc Favcreau.« Il est tout petit, alors il voit le dessous des choses ».Claude Gauthier, tant qu’il y aura des mots « Je suis demeuré un baladin, un troubadour d’un temps indéfini et un têtu de la pire espèce » Odile Tremblay SUR LA RUE Saint-Paul, dans le café de notre rendez-vous, son dernier disque jouait quand on est arrivés.Et les propriétaires l’ont reconnu, sont venus le saluer.Ça l’a mis en forme.Forcément.Et ça l’a fait sourire.Claude Gauthier a un visage toujours un peu triste, et quand il sourit, ça creuse de belles rides sur son visage.« Tant qu’il y aura des mots pour écrire / Tant qu’il y aura des mots pour chanter / Il y aura toujours des je t’aime », chantonnait sa voix derrière nous, résonnant comme une sorte d’heureux présage : Mais oui, il y a encore un public pour cette musique et ces paro-les-la.Claude Gauthier n’a pas endisqué depuis sept ans, alors la récente sor- tie de Planète coeur le rend un peu fébrile.Plaiera ?Plaiera pas ?Il faut dire qu’en 1984, son précédent microsillon Tendresses.O.S passait presque inaperçu, se vendait à un maigrelet 4000 exemplaires.En ce beau pays du Québec, la poésie a longtemps foutu le camp, Villon.Lui, sans faire de raz-de-marées, il chante depuis 30 ans.Félix faisait encore la navette entre Paris et l’Ile d’Orléans, Vigneault débarquait à peine de Natashquan.Mais à l’aube des années 60, Claude Gauthier était déjà là avec sa guitare sèche et sa belle gueule mélancolique.250 chan- sons, dix longs jeux plus lard, il y est toujours.Et Claude Gauthier dégage encore la même douceur tranquille qu’autrefois, dans ses textes comme en entrevue.Planète coeur cause d’amour, du temps qui passe, de la vie, de Félix qui se tenait droit comme un chêne : Les thèmes d’avant, en somme, mais avec un peu plus d’écologie, un peu moins d’accents nationalistes, et toujours des paroles toutes simples, une ligne mélodique, quelques accords.« Je suis demeuré un baladin, un troubadour d’un temps indéfini, sourit-il, avant de préciser : « Et un têtu de la pire espèce.» Depuis le temps que La Butte à Mathieu a cesse d’etre le temple « in », depuis le temps que les paroliers ont remisé leurs rimettes, le Claude Gauthier chanteur, on l’avait presque oublié, balayé comme ses semblables par les vagues musicales venues des quatre coins de la terre.Félix est mort, Jean-Pierre Ferland est devenu animateur.Gauthier lui s’était fait comédien à plein temps.Dernièrement, il a tourné un tout premier rôle, celui d’Arthur Leblanc dans Le violon d’Arthur de Jean-Pierre Gariépy.On l’a vu camper aussi les hommes à tout faire dans le téléroman Chambres en ville.Michel Brault l’avait lançé en 75 avec Les Ordres« Maintenant, j’ai la piqûre du jeu, j'adore ça, précise-t-il, mais moins que la chanson, mes premières amours ».Timide réveil aujourd’hui de la chanson à texte ?Claude Gauthier ose y croire un peu.Signe des temps, autour de lui, il voit les gens, les jeunes aussi (même son fils de 14 ans) recommencer à goûter des mots comme ceux de Richard Desjardins.Mais la relève des moins de trente ans brille par son absence.« Parfois, j’entend des voix qui chantent, j’essaie d’identifier ce qu’elles racontent.Je ne comprend pas toujours ».Le chansonnier se défend bien d'ê tre un nostalgique.Il le constate sans dépit, mais avec un brin de tristesse : « La cause nationaliste a échappé aux poètes pour tomber dans les mains des économistes ».Claude Gauthier ne montera plus sans doute à l’assaut des barricades référendaires.Son dernier disque ne parle pas du pays.Silence.Ce qui ne signifie nullement que la langue ait dit pour lui son dernier mot nationaliste.« L’appartenance au sol peut encore se traduire en musique, soutient-il.Avant d’ajouter avec une sorte de fougue : « Si on prend la parole, il faut qu’elle soit belle, il faut qu’il y ait des gens qui croient en elle.» De son récent disque, il est Voir page C-2 : Gauthier 50°Wcft>(5 S a V ° 1/ /¦ savoj,;^ * #1*10 n n a ' * e S G § Abonnai" S • «Ce savoureux dictionnaire laisse échapper au fil de ses 800 pages (.] 1 500 recettes plus ou moins classiques ou exotiques, des vins et leurs accords avec les plats et quelques concessions au micro-ondes et à la cuisine santé.» Josée Blanchette, Le Devoir «Je vous suggère, la prochaine fois que vous irez au restaurant, de ne pas y aller, tout simplement.Achetez le livre.» Pierre Foglia, La Presse «Si vous devez ne posséder qu'un seul livre de cuisine, que ce soit celui-là.» Daniel Pinard 5219, ch.de la Côte-des-Neiges Montréal (Québocl H3T1Y1 342-1515 -Télécopieur 342-3796 1006, rue Laurier ouest Montréal (Québec) Téléphone: 279-6384 ¦¦HHI¦¦ C-2 ¦ Le Devoir, samedi 4 mai 1991 + Gauthier particulièrement fier : à cause du style, de la musique des mots.« Après le dernier référendum, on a tous un peu débarqué, soupire le barde.Durant trois-quatre ans, j’ai même arrêté de chanter Le plus beau voyage, la chanson que j’avais trimbalé partout, dans les assemblées du « Oui ».Le coeur n’y était plus ».Sa guitare, il a déjà songé à l’accrocher, se cüsant que peut-être il était devenu vieux avec ses rythmes, ses paroles d’hier.Quand tout-à-coup le besoin le d’écrire lui est revenu, impérieux, à la mort de son frère.Son 2H juillet disait : «J’ai bien peur cet hiver / De boire pour deux dans mon verre / Si au moins au printemps / J'pouvais m’dire que j’t’at-tends » : la toute première chanson de ce qui allait devenir Planète coeur.Il naît il y a 52 ans à Lac Saguay, au royaume de la drave près de Mont-Laurier.Son père est bûcheron, sa mère enseigne le piano et le solfège à la petite école.Tout petit, Claude Gauthier sait déjà qu’il veut chanter « comme Félix ».A 15 ans, ses parents le laissent partir, vivre chez son frère à Montréal, découvrir Baudelaire, réaliser ses rêves.Et ça marche.Il n’a pas 20 ans quand sa chanson Le soleil brillera demain gagne le concours de CKVL : Les étoiles de demain.Du coup, on lui offre de faire un 78 tours, ("est parti.Il faut dire que l'époque est de son côté.À Québec, « A la porte St-Jean » vient d'ouvrir ses portes.Les guitares sèches envahissent la province.Depuis, Claude Gauthier a vu monter et refluer toutes sortes de vagues chantantes : celle des années 60 d’avant l'expo, celle d’avant le grand « Non » : âges d’or des chansonniers dans un Québec en quête de racines, d’identité.La France aussi se fait bercer par les chansons à texte.Gauthier est accueilli à l’Olympia de Paris, Au Carnegie Hall de New York.Ici, ses belles complain- VOYEZ LES MEILLEURS L'EMPORTER! 22'Concours international de musique de Montréal -turn du 22 ni au 5 iuiu N’attendez plus Les billets individuels sont en vente des maintenant lere, 2e ET DERNIERES ÉPREUVES Theatre Maisonneuve du 22 mai au 3 |uin MASTER CLASS FORUM Salle Pollack 30 et 31 mai CONCERT DE GALA Salle Wilfrid Pelletier S juin a 20 h Renseignements 844-121 1 Réservation de vos billets individuels.842-2112 Claude Gauthier tes : Ton nom, Tes pas une autre.Le plus beau voyage, Marguerite sont fredonnées dans la rue.Ensuite le silence, à nouveau.Aujourd’hui, les anciens microsillons de Claude Gauthier s’avèrent quasi introuvables.Mais il caresse le PHOTO JACQUES NADEAU rêve de les transférer en disques compacts pour les relancer sur le marché.Et l’envie le démange d’écrire encore bien sûr, mais aussi de remonter sur scène quand seront terminés tous ses tournages.« Je vais me lever en 92 », promet-il.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL charlls dutoit 7, 8 MAI 20H LES CONCERTS GALA CHARLES DUTOIT CHEF PETER SERKIN PIANO WEBKR : Der Freischutz, ouverture MOZART : Concerto pour piano no 17 en sol majeur MAHLER: Illumine SCHUMANN : Symphonie no 4 en ré mineur le 7.Sun Life du ( anada le 8.Petro-( anada SALLE WILI KID-PEI.LETIER i n venu; aijx (u;i< hi is de la pi ac i di s arts RESERVATIONS TÉLÉPHONIQUES: 842-2112 I RAIS DE SERVICES REDEVANCE DE 1,06$ SUR TOUT BILLET DE PLUS DU 10$.BILLETS: 9,50$ 21,50$ 30$ 41,50$ ET SI la danse était, avec le cinéma, l’art privilégié de la violence, la brutalité crevant non pas les écrans mais les corps ?Le collectif Brouhaha Danse flirte avec la question dans Claire, une pièce choc sur la violence qui associe ces deux formes artistiques : la danse et le cinéma.Le spectacle prend fin ce soir à la Maison de la culture Frontenac.L’entrée est libre.La réalisatrice Jeanne Crépeau, primée pour Le Film de Justine, a collaboré étroitement avec les quatre filles de Brouhaha pour concevoir une oeuvre où ce qui se passe sur scène renvoie à ce qui est projeté à l’écran.Le cinéma vient faire écho à la chorégraphie (à noter qu’une autre version que celle utilisée dans le spectacle et intitulée Claire et l’obscurité sortira éventuellement en salles).Claire est née parce que Claire Samson est morte, rue Laurier, pour cause d’assassinat irrésolu.Nous sommes un an après le jour où Brouhaha s’est transformé en chaos, en un désarroi si intense qu’il fallait créer pour s’assurer de resurgir.L’oubli n’était pas pour ses amies qui ont plus que jamais senti à quel point leur art pouvait amadouer la rage et la torpeur pour exprimer un état de choses et une volonté de changement.Une scène qui risque de donner un des instants les plus poignants de Claire présente une femme reliée à un câble comme à l’existence.Elle s’incline vers le sol comme si elle regardait déjà d’en-haut sa vie.Elle s’étire vers le ciel comme si on l’appelait à se dématérialiser.Elle se contracte : on l’assaille toujours.« La gestuelle est à la fois éthérée et brisée, c’est le corps qui refuse de s’en aller », dit la danseuse Guy laine Savoie.Toutefois, il ne s’agit pas d’un hommage mais d’un acte créateur visant la conscientisation.Avec cette pièce, la danse à message est tout prêt d’exister, le tout s’articulant autour de deux pôles légitimes : dénonciation-revendication.D’une part, on reproduit dans une scène de poursuite et d’agression cette peur décuplée que les frondeuses de Brouhaha ont ressentie après cet événement.D’autre part, on s’amène sensuelles, sinueuses, pour revendiquer le droit d’être femme sans se contraindre lé corps, sans le censurer sous peine de remise à sa place historique de victime.Le propos paraît usé et pourtant la Guylaine Savoie dans Claire.danse ne l’a que trop rarement servi, en cela, la démarche est intéressante.Que Brouhaha en ait l’audace n’est guère étonnant, bien que ce col lectif composé de quatre chorégraphes-interprètes, Guylaine Savoie, Ginette Ferland, Hélène Langevin, Rolline Laporte nous aient habitués à un style plutôt drôle et baroque illustré par sa pièce maîtresse Méfiez-vous des faux frissons, sa participa- PHOTO ROLLINE LAPORTE lion au Festival Juste pour rire, ses allées et venues entre les Foufounes électriques et Tangente.C’est simple et, chose connue, on aime on on n’aime pas Brouhaha, son esthétique bigarrée, son identité marginale, son humour croc-en-jambe.Avec Claire, ces filles d’Ève portent mieux que jamais leur nom, le brouhaha étant à tout le moins le contraire du silence.Kiri Te Kanawa à la Place des Arts DAME Kiri Te Kanawa, l’invitée demain de la Société de gestion des arts de Montréal (SOGAM), donnera l’un de ses rares récitals cette année à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Artiste fort en demande, la soprano lyrique possède un répertoire varié: Mosarl, Verdu, Piccini, Strouss, Tchaikovsky.Elle a chanté avec les orchestres les plus renommés et avec les chefs les plus près- AVIS AUX ARTISTES PROFESSIONNELS EN ARTS VISUELS CONCOURS NATIONAL D'INTÉGRATION DES ARTS À L’ARCHITECTURE PROJET: CENTRE HOSPITALIER DE LA SANTÉ DE LAVAL VILLE DE LAVAL Soyez enfin libéré Cessez de fumer tigieux, Solti Davis, Levine, Mehta, Abbado, Osawa et Dutoit.Elle fut agréée Darne commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique en 1982 el l’on se souviendra qu’elle a chanté au mariage du Prince Charles et de Lady Di, se faisant ainsi connaître de millions de téléspectateurs.La cantatrice d’origine néo-zélandaise sera accompangée au piano par Martin Katz et elle chantera des airs de Handel, Schubert, Mozart, Du parc, Walton et Massenet.^-DOIT PRENDRE FIN LE 23 JUIN !-^ ME MANQUEZ PASl LES MIZ ! Le ministère des Affaires culturelles, en collaboration avec le Centre hospitalier de ville de Laval, annonce la tenue d'un concours national à l'intention des artistes professionnels en arts visuels pour la création d'un jardin qui sera situé près de l’entrée principale du bâtiment et qui sera intégré au préau existant.Ce concours s'adresse aux sculpteurs professionnels.Le but de l'intervention artistique est de créer un jardin public en vue d’en faire un pôle naturel de regroupement et un lieu de détente a l'usage de toutes les clientèles du centre hospitalier, incluant les visiteurs.Le jardin souhaité peut comporter à la fois des éléments paysagers et des éléments sculpturaux et devra offrir des espaces abrités du vent.BUDGET 133 500 $ pour la conception et la réalisation de l’oeuvre.Un jury retiendra trois candidatures parmi celles qui seront soumises.Les finalistes seront invités a présenter une maquette de l'oeuvre proposée.Une somme de 3 500 $ sera allouée pour préparer la présentation du projet.CONDITIONS D’ADMISSION • Être un sculpteur professionnel.• Être de citoyenneté canadienne, ou avoir le statut d'immigrant reçu et résider au Québec depuis au moins un an.• Informer le Ministère de son intention de participer au concours par une lettre envoyée à l’adresse ci-dessous avant le 1er juin 1991 • Fournir un curriculum vitae et dix diapositives de ses réalisations majeures les plus récentes.Pour renseignements: Secrétariat de l'intégration des arts a l’architecture 225.Grande Allée Est Bloc B, 4,; étage Ouébec (Québec) G1R 5G5 Tél (418)643-1678 NOTE La forme masculine utilisée dans ce document désigne autant les femmes que les hommes Québec ss DANSE Brouhaha Danse, pour briser le silence Catherine Caron W: m ms PLACES ENCORE DISPONIBLES ! I RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT ! APPELEZ TÉLÉTR0N: (514) 288-2525 Un cadeau ' Excellente sélection de billets disponible pour la Fêle des Mères, le dimanche 12 mai a 14 h et à 20 h THÉÂTRE SAINT-DENIS, MONTRÉAL * * 4 131 I le cahier du t • ameai Le Devoir, samedi 4 mai 1991 CINÉMA Les profondes émotions de l’âme Tilaï Scénario et mise en scène : Idrissa Ouedraogo.Avec Rasmane Ouedraogo, Ina Cisse, Roukietou Barry, Assane Ouedraogo, Sibidou Sidibe.Image : Jean Monsigny, Pierre Laurent Chenieux.Musique : Abdullah Ibrahim.(Burkina Fasso 1990).En v.o.moré avec s-t- français.Aux cinémas Complexe Desjardins.91 minutes.Odile Tremblay CERTAINS FILMS relèvent presque de la grande tragédie antique et crèvent leur cadre ethnologique pour atteindre une portée universelle.Le très beau Tilaï du burkinabé Idrissa Ouedraogo est de ceux-là : fort, impitoyable.Cette histoire grave à saveur archétypale explore les coutumes africaines pour mieux s’en délivrer, tirant de leur gange folklorique les émotions profondes de l'âme humaine.Tilaï n’en est pas à son premier voyage, puisqu’il remportait en 90 le prestigieux Grand Prix de Cannes.D’idrissa Ouedraogo, on connaissait déjà Yaaba, une fable de silence qui chevauchait le conte et le réel.Son nouveau film conserve la même intemporalité, comme si les lieux de l’action tenaient à la fois du passé et Tilaï, d’après un scénario et une mise en scèned’Idrissa Ouedraogo.du présent et de cet au-delà qui les survole tous deux, les commente, les explique et qu’on appelle le mythe.Une fois encore, le cinéaste dévoile sa hantise : le choix de l’homme face à son destin, sa liberté et ses lois.« Mais a-t-il vraiment un choix », demande le réalisateur en substance.Ici, Oedipe n’est pas loin.Tilaï constitue le récit d’une transgression, celle qui, dans toute communauté, africaine ou occidentale, con- duira au rejet des coupables, des audacieux, des hors castes, leur crèvera les yeux ou les fera mourir.Un a l’impression de découvrir l’histoire par la voix d’un conteur de tragédie, tant le ton utilisé demeure grave.sans appel.Tilaï est un film cadencé et rythmé, avec un parti-pris de sobriété, de réalisme terre a terre qui fait parler des gestes sobres, des paysages dépouillés et des visages presque immobiles comme des masques.Nulle fantaisie dans la facture du film : les cadrages sont nets, la caméra se cheville à l’action sans dévier des visages, des gestes quotidiens, du décor traditionnel avec un sentiment d’urgence, d’inéluctable.Tilaï signifie « c’est la loi ».Et cette loi est destinée à frapper Saga.l)e retour dans son village de cases, il trouve sa mûre répudiée, sa promise Nogma mariée à son propre père, devenant du coup sa « mère » symbolique.Tout contact entre elle et lui est désormais frappé d'interdit.Les villageois rejettent dans les ténèbres extérieures l'enfant prodigue qui refuse de se soumettre à Tautorité paternelle.Mais on verra les amoureux braver l'opprobre de la communauté, s’assurer la complicité de la jeune soeur de Nogma.s'unir envers et contre tout, encornant la malédiction publique.L'insoumission ne saurait être tolérée sans que ne s'effondrent les fondements mêmes de cette société lovée sur elle-même : Saga mérite la mort et son propre frère doit accomplir de sa main la sentence fa- tale.Dès lors la machine du destin est en branles et nul ne saurait l’enrayer.Même si Saga fuit, même si sa dulcinée, partie à sa recherche dans un paysage de poussière, vient vivre avec lui, ailleurs, plus tard, le cliâ liment devra être accompli.Comme au dernier acte d'une tragédie grec que quand le rideau tombe sur une Phèdre, sur un Oedipe morts ou bn sés ù jamais.Le jeu minimaliste des comédiens (tous des non professionnels poignants et parfois maladroits de naturel) vient scander le drame, cam pant des êtres qui ne sauraient exister par eux-mêmes, qui possèdent une fonction purement symbolique, tels des demiurges.Et il y dans Tilaï de ces images pu res, primitives, comme cette t raver sée d’un désert suffoquant par une Nogma à dos d’âne, comme ce dernier regard lancé par Saga sur sa mère morte qui scelle son sort et clôt la tragédie.On a dit d’idrissa Ouedraogo qu’il était le premier des cinéastes classiques africains.À :)(i ans, il est aussi la voix de la relève qui parle d’une Afrique délivrée de l’Occident, lavée de sa misère aussi, une Afrique qui atteint avec la maturité culturelle sa dimension cosmique.Ciel! Mon remake Un film de John Landis.Avec Sylvester Stallone, Yvonne de Carlo, Tim Curry, Vincent Spano, Ornella Mutti.Image : Mac Ahlberg.Musique : Elmer Bernstein.É.-U., 1991.110 minutes.Au Loews en v.o.et au Centre Eaton en v.f.Thierry Ilorguelin RUDE journée pour Snaps Provo-lone : le jour où il laisse le métier de gangster pour celui d’honnête homme, son jeune comptable le tire du lit pour lui avouer qu’il l’escroque et demander la main de sa fille.Celle-ci se dit enceinte des oeuvres du chauffeur.La bonne quitte la maison en claquant la porte.Les flics et ses ex-partenaires guettent son premier faux pas.Sa fille naturelle dont il ignorait l’existence sort d’un placard en s’exclamant : « Papa ! » Les quiproquos s’accumulent en cascade, l’embrouille menace d’être inextricable, mais ouf ! Tout finira bien.Retombée tardive de la vague des remakes hollywoodiens de comédies françaises (Trois hommes et un couffin, Les Fugitifs, Cousin, cousine), Oscar a pour seul mérite d’inviter à la perplexité.On se demande quelle mouche a piqué les entreprises Touchstone (branche « adulte » de Disney) de repêcher un vaudeville téléphoné pour consommation domestique comme il s’en filmait à la douzaine dans la France des années 60.On s’interroge sur les raisons qui ont amené John Landis (The Blues Brothers, Trading Places, Coming to America) à égarer son talent dans un travail de façonnier.On voudrait bien savoir qui a convaincu Sylvester Stallone qu’il avait une once de comique autre qu’involontaire — le pire est qu’il y a sans doute pensé tout seul.Interrogations d’autant plus justifiées que l’Oscarde 1967 était d’abord un film-véhicule taillé sur mesure pour un Louis de Funès alors au sommet de son irascible forme, qui s’en donnait à coeur joie pour dynamiter les ressorts fonctionnels du théâtre de boulevard.Autour de sa performance qui vaut seule à cette bande alimentaire de subsister dans nos mémoires, la mise en scène non moins fonctionnelle d’Édouard Mo- linaro orchestrait tambour battant dans un décor délirant le ballet de trois valises régulièrement prises l’une pour l’autre.Impossible d’oublier les râles et les grimaces d’un de Funès extrayant pour la énième fois un effet féminin d’une valise où il pensait trouver une montagne de bijoux.En regard, les mimiques d’un Stallone aussi expressif qu’un bout de mou ne dépassent guère le seuil de la bonne volonté bovine.Sans doute est-ce pour faciliter la prise en terre américaine d’un matériau difficilement importable et pour éviter l’écueil du théâtre filmé que les scénaristes ont cru bon de transposer l’action à l’époque de la prohibition et des massares de la Saint-Valentin, et de la ventiler par d’inutiles extérieurs.Mais, sauf exception, ces options parasitent le potentiel comique des scènes au heu de le servir.La lourdeur de la production est sensible jusque dans les mouvements de caméra appuyés.La mise en scène exploite moins un décor richard et cossu qu’elle ne l’amortit, en assignant pratiquement à chaque scène une pièce différente de la maison.D’où dispersion, et déperdition du rythme.Curieusement le film est le plus raté là où on s’attendait à ce que Landis fasse mouche : le tempo est plus qu’incertain, l’interprétation, fort inégale; les gags visuels prometteurs sur papier et la succession des revirements de situation deviennent devant sa caméra une série cumulée de pannes, de ratés et de pétards mouillés (salve finale incluse).En revanche, où la comédie américaine marque des points sur son homologue à la française, c’est dans la caractérisation des seconds couteaux, à quoi excellent nos voisins du Sud et où échouent le plus souvent nos cousins d’Outre-Atlantique.De simples emplois et porte-manteaux qu’ils étaient chez Molinaro, ils acquièrent ici un poids et une histoire tandis que des pantins s’agitent au devant de la scène, faisant des marges du film son seul intérêt.Mention spéciale au prof de diction timide mais qui se soigne, et surtout au duo de tailleurs, grâce auquel on retrouve intact l’adresse de Landis à jouer de plans subjectifs pour transformer deux doux dingues en tueurs à gages à l’allure d’autant plus redoutable que leur conduite est inoffensive.INFO-FILNx 866 0111 UhOO à 22hOO GAIMOT: PHILANTHROPEOU ESCROC?et SS>5 un film de ALAIN MALINE nrjpoisv «tiaio 15-3 10-6 OS-9 00 PRIX DU MEILLEUR SCENARIO f MENTION SPÉCIALE DU JURY OECUMÉNIQUE ¦ FESTIVAL DES FILMS DU MONDE MONTRÉAL 1990 NYMPHE D'OR DU MEILLEUR HLM Jle FESTIVAL INTERNATIONAL DE MONTE-CARLO 1991 PRIX AMADE ASSOCIATION MONDIALE DES AMIS DF.L'ENFANCE UNESCO GRAND PRIX FESTIVAL DU FILM DE HOUSTON 1991 J|j 'A GRAND PRIX HYDRO qUÉBEC.— PRIX DU PUBLIC J FESTIVAL DU CINÉMA INTERNATIONAL FESTIVAL DU CINEMA INTERNATIONAL EN ABITIBI TÉMISCAMINGUE ROUYN NORANDA 1990 PRINCES Un film de Ci 11.DS WALKER 0»I(|NAT'(1M 1 v .PMVIMSI Al .AU.AV,,I * VOUAS veillé STAC'I Wi5ï>S¥*-Ai HANOI WCMAPVAUrîi»* l »«U( ¦ S*?AMA1A r.*— -VJ SOMMAS .irt maro’, 1 y ne, .-*'.AvAüMnH.fHAs-rci «isi » «is»' -siîjHim» bamv»s»“-i : «% IW'ISIMI JC.; MAIL St «MHMR —VCMAHRiSl.ANf T.-N '' SS V, ¦ A» «1*0 SI» l AtHfniNf O CMC 73 AM 12 20 2 40-4 55-7 10 9 30 le nouveau inm de CLAUDE BERRI 3e MOIS! [ Jï I[][](ÔOLBY STIBEOj^ CVICâ'Ml«HO •MlëV.J 12:15-2:30-4:45-7 00-9 25 MARCEL SIMARD Love-Moi DAMES GALANTES 7 50-3 00-5 10 7 20-9 30 U PARISIEN (£) 12 202 405 007 05-9 25 AsTRAI î?) |«u 12 202 405 009 40 ' ' Aussi au Cinéma St-Basile "Pour le plaisir des yeux." "Qui a dit que le cinéma Chinois manquait d'audace?Je ne vois qu'un Patrice Leconte par les temps qui courent à pouvoir nous brosser un tableau du couple aussi sensuel." - Luc Perreault, La Presse.- LE DEVOIR "Zhang Yi-Mou n'arrète pas de nous étonner.Il signe avec Ju Dou un film sensuel et passionné." - Angèle Dagenais, Le Devoir.SELECTION OFFICIELLE CANNES MEILLEUR FILM ° FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE CHICAGO 90 H 1 LA FEMME DU TEINTURIER REALISE PAR ZHANG YIMOU VERSION ORIGINALE INTEGRALE EN JJ*™ avec GONG LI.LI BAO TIAN MANDARIN AVEC S T FRANÇAIS LrWLVi -?DIdOIBV STEREO]- CENTRE EATON 6® 70S o Stf CATHERIN! 985 5730 , À tout prendre, que Landis se tire plus mal d’affaire que le premier tâcheron venu est de bon augure.On souhaite qu’après cette pénible parenthèse, il revienne à une veine plus proche du Loup-garou de Londres ou de Twilight Zone.Quant à Stallone il ne semble guère méditer l’exemple de son personnage qui découvre à la fin n’ëtre pas fait pour la vie honnête et rempile dans le gangstérisme.Moins lucide, l’ex-Rambo s’apprête à récidiver, pauvres de nous, avec deux comédies.Mais, direz-vous, et Oscar ?L’entrée du fameux chauffeur se laisse attendre jusqu’à la fin, mais dès son irruption dans le film de Molinaro, la jeune fille de la maison plantait là son nouveau prétendant pour retomber dans ses bras.Il surgit bel et bien à la conclusion du film de Landis, mais on l’expulse proprement pour ne pas gêner la noce.L’honneur français était sauf.La morale américaine l’est tout autant.Sylvester Stalone (au centre), Peter Itiegert (à gauche) et Chazz Palmin-teri.MEILLEUR LONG METRAGE - FESTIVAL "VUES D'AFRIQUE" MÉDAILLE D’OR DU MEILLEUR FILM - FEST.GIFFONI - ITALIE PRIX DU PUBLIC - CANNES 1990 GRAND PRIX SPÉCIAL DU JURY - LAS VEGAS PALMIER D’OR DE LA MOSTRA DE VALENCIA - ESPAGNE HALFAOUINE @ "L'ENFANT DES TERRASSES" VO AVEC SOUSDIRES FRANÇAIS ¦ DESJARDINS COMPLEXE OESJARDINS prima film 1:15 • 3:15 - 5:15 • 7:20-9 25 L'AFRIQUE, C'EST LUI!" GRAND PRIX DU JURY v à CANNES 1990 k M PRIX DU MEILLEUR FILM W/ W 7t.w festival du cinéma \f/ \ AFRICAIN ET CRÉOLE j 12 15-2:304 40-7 00-9 13 L'AMOUR VO AVEC SOUS TITRES FRANÇAIS 1:00 - 3:00 - 5:00 DESJARDINS À L'AFFICHE! 4LU4NCE 7:00-9:00 ZJZIilïZI COMPLEXE OESJARDINS PRIX MICHE SIMON 1991 (Jeune espoir féminin) PRIX DU JURY DES JEUNES DU FESTIVAL "Acteurs i l'écran" de Seine St-Denis 1961 "Un très beau film.Dans la veine de Bagdad Café.'' — Paul-Henri Goulet.JOURNAL DE MONTREAL • \Li LE DEVOIR DESJARDINS 1:00 - 3:05 - 5:10 INI M VS t lNimX OCXON 7:15-9:25 -“° COMPLEXE OESJARDINS rVi-* fl S S 0 C I fl T I 0 H POUR JEUNE CINEMA QUEBECOIS PRESENTE iPWJffW" WX ¦*•**«*» ALCAN ' LE DEVOIR 252-3024 «URL.GOETHE M fl T H È 0 U E S T I T U U É B £ C 0 I S E Ë M fl CINE ALLÉ P fl R lyiisg® C-4 ¦ Le Devoir, samedi 4 mai 1991 le cahier du t • mai A L’AFFICHE PRINCES EN EXIL Drame psychologique réalisé par Giles Walker.Avec Zachary Ansley, Stacie Mistysyn, Nicholas Shields.Ryan Rafferty, âgé de seize ans, vient d’apprendre qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau.C’est dans un état mélancolique qu'il entreprend un séjour dans un camp de vacances réservé à de jeunes cancéreux.Il tient un journal personnel qu’il espère voir publier et compte profiter de l’occasion pour perdre son pucelage.Son orientation pessimiste est quelque peu allégie par l’enthousiasme de ses compagnons de cabine que la maladie ne semble pas abattre.LE DÉCALOGUE Le Premier Commandement Drame réalisé par Krzysztof Kieslowski.Avec Henryk Baranowski, Maja Komorowska, Artur Barcis.Tu n’adoreras que Dieu seul.Krzysztof est un universitaire spécialisé en informatique qui a fait partager à son jeune fils Pawel sa passion pour les ordinateurs.L’enfant se pose cependant des questions métaphysiques auxquelles son père n’apporte que des réponses factuelles alors que sa tante Irèna l’ouvre sur le spirituel.Pawel reçoit en prévision de Noël des patins neufs qu’il brûle d’essayer.Grâce à des calculs établis sur son ordinateur, il détermine la solidité de la glace sur l’étang près de sa maison; son père l’assure qu’elle pourrait supporter un homme de six fois son poids.Le Deuxième Commandement Drame de moeurs réalisé par Krzysztof Kieslowski.Avec Krystyna Janda, Aleksander Bardini, Olgierd Lukaszewicz.Tu ne jureras pas.Un cardiologue reçoit la visite d’une jeune femme, Dorota, qui habite le même immeuble que lui.Elle lui explique que son mari Andrzej est dans le service qu’il dirige et se trouve dans un état grave.Dorota a besoin de savoir si Andrzej s’en tirera ou non; elle porte l’enfant d’un autre et a décidé de se faire avorter si son mari doit survivre.Bien qu’il sache pertinemment qu’Andrzej prend du mieux graduellement, le médecin lui jure qu’il va mourir.Quelque temps plus tard, Andrzej convalescent lui exprime sa joie d'être bientôt père.Le Cinquième Commandement Drame psychologique réalisé par Krzysztof Kieslowski.Avec Miros-law Baka, Jan Tesarz, Aleksandar Bernarz.Tu ne tueras point.Alors qu’il passe son examen oral d’admission au barreau, plaidant pour une justice humanisée, le futur avocat Piotr est loin de se douter que son premier client est déjà à l’oeuvre dans les rues de Varsovie.Il s'agit de Yatzek, un jeune homme dans la vingtaine qui, après une errance de quelques heures, en vient à tuer un chauffeur de taxi sans raison apparente.Piotr est impuissant à éviter à Yatzek la peine de mort lors de son procès et il se voit, forcé d’assister à son exécution par pendaison.Le Sixième Commandement Drame psychologique réalisé par Krzysztof Kieslowski.Avec Olaf Lu-baszenko, Grazyna Szapolowska, Ste-fania Iwinska.Tu ne seras pas luxurieux.Tomek, jeune postier timide, occupe une chambre chez la mère d’un ami.Depuis quelque temps, il observe à la longue-vue les allées et venues d’une voisine d’en face, la belle Magda, qui reçoit chez elle divers amants.D’abord poussé par la curiosité.Tomek s’est pris d’un amour profond pour cette femme et cherche à provoquer des rencontres ne serait-ce que pour la voir de plus près.Magda finit par découvrir son manège, l’invite chez elle et s’amuse à le provoquer.Le Huitième Commandement Drame psychologique réalisé par Krzysztof Kieslowski.Avec Maria Koscialkowska, Teresa Marczewska, Tadeusz Lomnieki.Tu ne mentiras pas.Une femme d’âge mûr, Zofia, dirige à l’Université des séminaires sur les problèmes moraux contemporains et écrit des livres sur le même sujet.Elle reçoit la traductrice américaine de ses oeuvres, Élizabeth Lawrence.Au cours d’une session à laquelle elle assiste, la visiteuse propose un cas vécu.En 1943, une femme a refusé d’acheminer une petite Juive vers un refuge qui lui aurait été assuré par le baptême en prétextant que la situation serait mensongère.Zofia se reconnaît dans cette femme et apprend qu’Élizabeth est l’enfant qui a survécu tout de même.Elle explique à son invitée que la situation était plus complexe qu’il n’y paraissait et chacune des deux femmes retrouve une certaine paix de l’esprit.Le Neuvième Commandement Drame psychologique réalisé par Krzysztof Kieslowski.Avec Ewa Blaszcyk, Piotr Machalika, Jan Jankowski.Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain.Cardiologue réputé, Roman subit des tests médicaux à l'issue desquels il découvre qu’il souffre d’une impuissance sexuelle irrémédiable.Après avoir suggéré à sa femme de prendre un amant, il découvre qu’elle a devancé sa permission avec un étudiant, Mariusz.Atteint d’une jalousie morbide.Roman se met à espionner llanka.Quand celle-ci découvre la souffrance intérieure de son mari, elle congédie Mariusz et songe à adopter un enfant.Redevenu serein, Roman recouvre ses angoisses lorsqu’il croit que Mariusz a rejoint llanka aux sports d’hiver et songe au suicide.Le Dixième Commandement Comédie dramatique réalisée par Krzysztof Kieslowski.Int.: Abi-gniew Zamachowski, Henryk Bista, Jerzy Turek.Tu ne convoiteras pas le bien d’autrui.à la mort de leur père, les frères Jerzy et Artur découvrent que le vieil homme vivait seul dans une chambre chichement meublée mais fortement sécurisée.C’est qu’il avait une importante collection de timbres et les deux hommes sont surpris d’en apprendre la valeur.Olivia Capeta et Annie Cordy dans l!n été après l'autre, un film d’Anne-Marie Étienne.Toute une vie Un été après l’autre Un film d'Anne-Marie Étienne.Avec Annie Cordy, Paul Crauchet, Olivia Capeta, Françoise Bette, Monique Spaziani.Image : Jean-Claude Neckelbrouck.Musique : Yves Lafferière.Belgique-France-Canada, 1990.99 minutes.Thierry Horguelin UN été après l'autre est de ces premiers films que l’on dit attachants faute d’un meilleur mot, parce qu’ils laissent présager jusque dans leur maladresse les prémices d’un ton.On ne doute pas des longs efforts qu’il a fallu à Anne-Marie Etienne pour mener à bien, avec l’amical soutien de Francis Mankiewicz et de Bertrand | Tavernier, son projet dans des conditions que l’on devine précaires.Et I si la mise en oeuvre n’est pas toujours à la hauteur de son évidente | sincérité, le film se recommande par la modestie assumée de ses moyens qui marque, par ailleurs, ses limites.Un été après l'autre (ex-Impasse de la Vignette) déroule chronologiquement trente ans de la vie d’une famille de condition modeste dans une impasse populaire de Liège que la caméra ne quittera pratiquement pas.La chronique s’ordonne autour du personnage haut en couleurs de « la Mère » (grand-mère de la cinéaste), de son installation dans l’impasse jusqu’à sa mort.Annie Cordy, assez étonnante en bobone courage, lui prête sa vigueur et ses coups de gueule, ses excès et sa générosité.C’est visiblement de l’amour pour cette femme solide comme le roc dont, petite fille, Anne-Marie Étienne a partagé les dernières années, que le film tire sa plus sérieuse motivation.Et c’est dans ces scènes de complicité qu’il trouvera la bonne distance, à mi-chemin entre un regard à hauteur d’enfant et une légère distanciation qui est celle de l’adulte revivant ses souvenirs de gamine espiègle (jouée par l’épatante Olivia Capeta).Auparavant, la modestie même du budget et une photographie assez ingrate évitent a la cinéaste les pièges habituels de l’évocation.La reconstitution ne s’embarrasse ni de la nostalgie complaisante pour les beaux jours passés, ni du chiqué rétro auquel sacrifie régulièrement une Diane Kurys en dressant un agaçant catalogue d’objets brillanLs, de chansons et de répliques datées.Les temps étaient durs, et la Mère a surtout connu un hiver après l’autre.Les meubles n’ont pas l’air d’avoir quitté le musée la veille, ni les ac- teurs d’être endimanchés dans des costumes d’époque qu’ils auraient peur de froisser.Par ailleurs, fait trop rare pour n’être pas signalé, le vieillissement des personnages est tout à fait crédible.Le revers de ce manque de moyens, c’est qu’à côté d’ellipses bienvenues (la Deuxième Guerre), le film doit s’en remettre à une narration en voix off pas très heureuse qui n’a d’autre objet que de combler, faute de mieux, les trous du récit.De façon générale, Anne-Marie Étienne a du mal à négocier le passage du temps, à placer ses scansions et ses points d’orgue.Trop souvent, par pudeur ou manque de confiance, elle suspend trop tôt une scène : le procédé, qui veut donner l’impression d’une construction par petites touches, brise dans leur élan les résonnances affectives de la plupart des séquences.De même, le film restitue mal le sentiment de l’écoulement général de la durée d’une vie et du cycle des saisons qu’évoque le titre, et s’enferme à la longue dans la monotonie répétitive.Enfin, hésitant entre la restitution brute de la vie et sa transposition décalée, Un été après l'autre s’ai-franchit difficilement, surtout au début, d’un naturalisme plat de téléfilm qui nivelle, à l’intérieur de chaque vignette, les joies comme les peines, au lieu de jouer de leur franche op- .* position d’une scène à l’autre.Les mises en place sont maladroites, la direction d’acteur mal assurée.Mais > petit à petit, à mesure qu’on avance dans l’histoire qui s’est progable- l ment tournée dans l’ordre chronolo- -gique, la réalisation gagne en sûreté.-El c’est à mi-parcours, lorsqu’elle / joue de la fixité presque photogra- .’ phique du cadre (dans un lointain .cousinage avec Distant Voices, Still Lives) et qu’elle effleure une ma- ' tière beaucoup plus noire (l’alcoo-.lisme, le désespoir, le suicide, le deuil.et le côté « mater dolorosa » ) qu'on ' voit à côté de quel film, combien plus audacieux, est passé Anne-Marie Étienne : tout simplement d'un beau mélodrame populaire.Reste les qualités intrinsèques du cinéma Wallon dont participe aussi ce film : le confinement dans des intérieurs exigus aux murs couverts de papier à fleurs et surchargés de cadres, un convivialité placide, un plai-, sir vivifiant à lancer les corps dans la fête et la danse.Cette cinématographie méconnue est l’une des dernières de l’Occident (avec le cinéma britannique, mais le vérisme en.moins) à filmer ouvriers et petites gens sans affectation ni misérabilisme, d’un regard juste.Ce n’est pas négligeable.4757 Le Devoir, samedi 4 mai 1991 ¦ C-5 ' ILS le cahier du 1 • ameai CINÉMA La gloire des vaincus Spartacus Un film de Stanley Kubrick.Avec Kirk Douglas, Jean Simmons, Laurence Olivier, Charles Laughton, Peler Ustinov, Tony Curtis.Image : Russel Metty.Musique : Alex Narth.États-Unis 1960.197 minutes.Thierry Horguelin QU’EST-CE qu’un film maudit ?Ce n’est pas nécessairement une oeuvre condamnée à moisir au fond d’un entrepôt, ou à tourner de festival en festival à la recherche d’un maigre public.À l’heure de la surmédiatisation, les chefs d’oeuvre inconnus n’existent plus.C’est plutôt le contraire : nous croulons sous le poids des « chefs d’oeuvre » hebdomadairement acclamés.et oubliés la semaine suivante.Un film maudit peut être, plus banalement, un film tronqué par ses producteurs ou charcuté par ses distributeurs : l’histoire du cinéma n’est pas avare d’oeuvres dont il ne subsiste que des lambeaux magnifiques.Ce peut être un film renié, à tort ou à raison, par son auteur.La « visibilité » du cinéma tenant plus que pour les autres arts à des impératifs matériels, ce peut être un film dont il n’existe plus de copie intégrale.Ce peut enfin être un film étouffé par le poids de sa légende, qu’il devient pour cette raison difficile de voir, avec des yeux vierges.Quoique le romantisme de la malédiction convienne mal à Stanley Kubrick, Spartacus ( 1960) tient un peu de tout cela à la fois.C’est ainsi qu’avec les années, l’histoire mouvementée de sa production a presque éclipsé le film lui-même.On a raconté cent fois les difficultés qu’a rencontré Kirk Douglas, vedette et producteur (et véritable « auteur » d’un projet qui lui tenait à coeur), pour monter Spartacus pour Universal, au moment oü une firme concurrente (United Artists) prépa- rait un film sur le même sujet.et avait pressenti les mêmes stars prestigieuses : Laurence Olivier, Charles Laughton et Peter Ustinov.On sait que Stanley Kubrick, alors jeune metteur en scène de trente-deux ans, remplaça au pied levé Anthony Mann, congédié au bout de quelques jours de tournage, et qu’il fut imposé par Douglas contre la réticence générale.On connaît les désaccords qui ne tardèrent pas à opposer les deux hommes, chacun ayant en tête un film différent, au milieu d’un tournage semé de tuiles.S’ajoutèrent des complications au montage, et des ennuis avec la censure à propos d’une scène devenue célèbre sous le nom de « scène des huîtres et des escargots », dans laquelle, derrière un dialogue allusif, un patricien romain (Olivier) fait des avances voilées à son esclave (Tony Curtis).Le film ne fut jamais montré dans sa version intégrale de 197 minutes : d’emblée, on raccourcit sa durée à 182 minutes, et les distributeurs se chargèrent vite de faire sauter un autre quart d’heure.Pour toutes ces raisons, Kubrick, déjà connu pour son perfectionnisme maniaque, ne reconnut jamais Spartacus comme sien.Le film qui sort aujourd’hui sur les écrans n’est pas une simple réédition, mais le fruit d’une véritable restauration qui le restitue dans son intégrité.L’histoire de cette restauration est elle-même un autre roman.En l’absence du négatif original (perdu ou détruit) d’un film de surcroît tourné suivant un procédé jamais réutilisé depuis, elle fut pour ses artisans un cauchemar technique dans le détail duquel il est inutile d’entrer : malgré de légères défaillances d’étalonnage sans doute irrémédiables, le travail de Robert Harris et Jim Katz (on doit au premier la nouvelle version de Lawrence of Arabia) est exemplaire.Il nous permet d’envisager d’un regard neuf un film à tous égards remarquable.Film passionnant, en ce qu’il se démarque tout à fait des superproductions académiques de l’époque, dont Ben Hur et Les Dix commandements restent les prototypes.Film bicéphale, tiré à hue par Kirk Douglas et à dia par Stanley Kubrick.On voit bien ce qui, dans l’histoire du gladiateur Spartacus conduisant la révolte des esclaves romains contre leurs maîtres, a séduit le démocrate libéral Douglas : le généreux plaidoyer en faveur de la liberté, de la justice et de la dignité humaine, la confiance dans la force de la révolte légitime et l’espoir en l’amélioration de la condition de l’homme.Or, c’est tout autre chose qui intéresse Kubrick : les fissures déjà visibles dans l’empire romain rongé par la corruption, les tractations du pouvoir, la volonté de puissance anéantie par les calculs de sa propre ambition.Le premier infléchit le film dans le sens d’une fable biblique de l’exode ; le second, dans le sens de son pessimisme politique (au point de ne filmer qu’une seule véritable bataille : celle, précisément, qui marque la défaite des esclaves ! ).Du coup, soutenue, on s’en doute, par de formidables numéros d’acteurs, la première partie du film est d’une facture plus impersonnelle.Elle témoigne tout de même de ce qu’a perdu le cinéma américain du jour oÛ il a confondu le sens du spectacle avec une accumulation comptable de parvenu fier d’exhiber à chaque plan la richesse de son devis.La patte de Kubrick reste sensible dans le refus des morceaux de bravoure et la netteté exceptionnelle d’une mise en scène qui, au plus fort de la mêlée, ne sacrifie jamais la lisibilité de l’action.Mais c’est dans la deuxième moitié du film que la relative indifférence du filmage se mue en cette ob- V CONCOURS DE CRITIQUE Kirk Douglas, qui joue le rôle de Spartacus, s’apprête à donner la charge lors d’une bataille épique.jectivité du point de vue qui, interposant comme une vitre d’aquarium entre le spectateur et le monde de l’écran, est la marque si singulière du cinéma de Kubrick.Ce parti pris anti-spectaculaire ne rend que plus saisissante la bataille rangée finale, grand moment de cinéma et grand moment kubrickien : pour l’auteur de 2001, qui conçoit son travail comme celui d’un stratège, le cinéma n’est-il pas l’art de montrer l’affrontement des stratégies et la déroute des stratagèmes humains ?Tel quel, avec ses inégalités et ses quelques scories hollywoodiennes, Spartacus reste donc, hors de toute sacralisation, un beau film qui exalte la grandeur des vaincus et la victoire toujours subversive de l’amour et de la liberté.FILMS-VIDEO Yves d’Avignon UN THÉ AU SAHARA Un film de Bernardo Bertolucci.Avec Debra Winger, John Malkovich et Campbell Scott.Sortie simultanée en français et anglais le 1er mai.Filmé dans le désert de l’Afrique du Nord, ce film envisage la relation d’un couple américain, amants de tourisme.Accompagnés d’un compagnon membre de la haute société, leur périple vers Tanger et le désert du Sahara transformera profondément leur relation.À l’origine, elle veut raviver le romantisme de son mariage.Lui, il tente de découvrir ailleurs ce qu’il aimerait posséder intérieurement.C’est un beau film, ou les émotions sont nombreuses et les scènes irréprochables.FAUX ET USAGE DE FAUX Un film d’Alain Terzian.Avec Philippe Noiret, Robin Renucci, Laure Killing et la participation de Jean-Claude Brialy et Bernard Pivot.Sortie en français le 14 mai.Un écrivain, joué formidablement par Noiret, gagnant du Prix Concourt, veut échapper au personnage qu’il est devenu et décide de publier désormais sous la plume d’Émile Ar-thus.Après un succès, le nouvel auteur prend corps et personnalité, grâce à la complicité de son neuveu.Mais l’imposture devient rapidement insupportable, tout comme la relation tonton-neuveu, quand le neuveu remporte à son tour le Goncourt.Nombreux dialogues élégants et mise en scène magistrale.ON PEUT TOUJOURS RÊVER Un film de Pierre Richard.Avec Pierre Richard, Smaïn, Édith Scob et Jacques Seiler.Une comédie disponible en français le 14 mai.Bonze de la haute finance, Charles de Boisleve, dit l’Empereur (« L’Empereur est un con »), est las de la vie, du pouvoir et ignoré par sa famille.Pour se désennuyer, il s’amuse à voler dans les supermarchés.Mais un aide-coiffeur, qui sera coffré pour ce crime, le prendra sur le fait.Le milliardaire et le jeune homme formeront bientôt un duo inséparable.Film surprise dans le sens où Richard n’incarne pas autant l’ironie qu’autre-fois.HAVANA Un film de Sydney Pollack.Avec Robert Redford, Lena Olin, Alan Arkin et Thomas Milian.Sortie simultanée le 9 mai.En décembre 1958, un joueur professionnel débarque à Cuba au moment ou Fidel Castro s’apprête à prendre le pouvoir.Sa vie croise celle d’une jeune femme impliquée dans la révolution cubaine qui veut renverser le gouvernement Battista.Après la mort du père de Roberta Duran, l’Américain veut faire libérer sa fille et la ramener aux É.-U.Même s’il ne veut pas prendre parti dans la politique cubaine.Mais tout ne se fait pas aussi facilement.SCANDALE D’ÉTAT U n thriller politique de Bruno Barreto.Avec Amy Irving, Andy Garcia, Lou Diamond Phillips et Robert Duvall.Sortie en français le 14 mai.Une journaliste, par force de travail, découvre comment la police a étouffé une tentative terroriste des indépendantistes à Porto-Rico.C’est en fait par le gouvernement que cette embuscade a été organisée, alors que deux gauchistes sont assassinés, dans le but de démontrer, à la veille des élections, que seul le gouvernement en place peut maintenir la sécurité du pays.Personnages fictifs mais histoire inspirée de faits réels qui forcent encore aujourd’hui l’état portoricain à élucider le mystère de la mort de Cerro Maravilla.FOURTH STORY Un film d’Ivan Passer.Avec Mark Harmon et Mimi Rogers.Un thriller disponible en anglais le 16 mai.Un enquêteur aventurier s'amourache d’une femme dont le mari vient de disparaître.La relation entre ces deux personnages devient inimaginable à mesure que la recherche des indices progresse.Il est désormais impossible pour lui de se détacher de cette enquête, même s’il est impliqué plus tard dans une série de meurtres crapuleux.QUIGLEY DOWN UNDER Une aventure de Simon Wincer.Avec Torn Selleck et Laura San Giacomo.Sortie simultanée le 8 mai.La version antipode de Crocodile Dundee.Un Américain débarque en Australie pour on ne sait trop quelles raisons et devient rapidement la proie d’une aventure rocambolesque au pays des kangourous.La publicité anglaise sur le boitié de ce film dit tout : There’s a price on his head, a girl on his mind and at winkle in his eye.LES FILLES DE CALEB De Jean Beaudin.Avec Marina Orsini, Roy Dupuis, Germain Houde, Véronique LeFlaguais, Pierre Curzi et Johanne-Marie Tremblay.Toute la série sera disponible sur 10 vidéocassettes à raison de deux épisodes à la fois.En magasin le 15 mai.Une des meilleures productions québécoises de l’histoire, acclamée par tous et disponible peu de temps après sa conclusion au petit écran, Les Filles de Caleb, l’oeuvre colossale de Jean Beaudin, passe sur vidéo-cassettes.Pour ceux qui aiment revoir une deuxième fois une étonnante production qu’ils ont appréciée ou qui n’ont pas pu voir un épisode à la télé.IN LOVE AND WAR Avec Jane Alexander et James Woods.Sortie en anglais le 9 mai.L’aventure spectaculaire d’un officier américain pris en otage tôt durant la guerre de Viêt-Nam, qui est un des seuls GI à connaître la vérité sur l’incident du golfe de Tomkin.Mais s’il parle, ses dires auront des conséquences explosives.Sa femme, avec peu d’informations au sujet de son mari, parvient à former un mouvement qui forcera les deux gouvernements à faire la lumière sur la captivité de leurs maris.C’est poignant.Dans la tradition de Born on the Fourth of July.AVALON Un film de Barry Levinson.Avec Ar-min Mueller-Stahl, Aidan Quinn, et Elizabeth Perkins.Sortie en anglais le 15 mai.Du type autobiographique, le directeur de Rain Man et de Good Morning Vietnam présente l’histoire d’une famille d’immigrants en quête du rêve américain dans la petite ville d’Avalon.Parfois très émouvant mais surtout très bien réalisé.Également disponibles En versions originale et française, Mr Destiny, une comédie mettant en vedette James Belushi et Michael Caine, et Three Men and a Little Lady, avec les trois célibataires endurcis que sont Torn Selleck, Steve Guttenberg et Ted Danson.À venir The Rookie, Jacob’s Ladder, Jésus de Montréal, Ta tie Danielle, Métropolitain, Taxi Blues, Warlock, The Krays, La fin de l’innocence, Chambre à part, Cargo, Vincent et moi et Too Beautiful for You.MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.SAMEDI 4 MAI y LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • symphonie no 1 en ut majeur (Bizet) • sonatas nos 8-9-10-11 et pièces à trois parties (Purcell) • ouv.Les noces de Figaro K.492 (Mozart) • ouverture La flûte enchantée K.620 (Mozart) • ouv.La clémence de Titus K.621 (Mozart) • ouverture Lucio Silla K.135 (Mozart) • concerto pour piano en sol et en do Hob.XVIII nos 4-5 (Haydn) DEMAIN SOIR, 22:00 • suites pour orchestre nos 1-2 de l'Arlésiennc (Bizet) • concerto pour piano no 16 (Mozart) • concerto pour piano no 2 op.19 (Beethoven) • suite pour orchestre no 2 BWV 1067 (J.S.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 'FAMOUS PLAYERS ANNIE CORDY PAUL CRAUCHET UN ÉTÉ APRÈS L’AUTRE ni puuiciti [ IH M IN ATTfNTf DI ClASSIMfNI EN HOMMAGE A TOUTES LES MAMANS un film drôle cl inslc, délicat cl vrai Une saga douce-amère transformée en BOUQUET DI: TENDRESSE Tous seront marqués par l'empreinte de cette femme ses colères, scs dévouements, ses excès et scs tendresses C'EST .UNE RENCONTRE C'EST UNE HISTOIRE D'AMOUR UN FILM ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE ETIENNE DÈS LE 10 MAI sut /\sthai nr LE DEVOIR, en collaboration avec Silence elles tournent • Le 7e Festival de films et vidéos de femmes et l'Association québécoise des critiques de cinéma, lance un concours de critique.Le concours s’adresse à toute personne, âgée entre 18 et 25 ans, qui ne fait pas profession de critique et qui ne collabore pas dans les publications reconnues.Le candidat ou la candidate devra soumettre un texte critique de trois feuillets maximum, sur un des cinq films suivants: La maison de Jeanne de Magali Clément, Dead Ringers de David Cronenberg, Les bons débarras de Francis Mankie-wicz, I Heard the Mermaids Singing de Patricia Rozema et Le soleil, même la nuit de Paolo et Vittorio Taviani.(Tous ces films sont disponibles en vidéocassettes).Le texte doit être dactylographié à double interligne sur des pages 8 l/2 sur 11 pouces, à 60 frappes par ligne et 25 lignes par page.Le concours se déroulera jusqu’au 17 mai prochain.La critique soumise doit être envoyée au DEVOIR, 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Un jury de trois personnes, membres de l’Association québécoise des critiques du cinéma, établira les critères d’évaluation et choisira 6 candidates au maximum.Les candidat(e)s retenu(e)s seront accréditées comme critiques au le Festival de films et vidéos de femmes, qui se déroulera du 5 au 16 juin 1991, et jouiront de tous les avantages que comporte une accréditation officielle.Le nom des six candidates retenu(e)s sera dévoilé le 22 mai prochain, à l’occasion d’une conférence de presse.Chaque candidat ou candidate soumettra durant le festival un article à tous les deux jours, soit, en tout et partout, cinq articles durant les dix jours de la manifestation.Le jury choisira, sur les trois articles soumis chaque jour, la meilleure critique qui sera alors publiée dans LE DEVOIR.Le jury décernera le 15 juin, à la clôture du festival, le prix à celui ou celle dont l’ensemble des textes lui paraîtra le plus original, le plus pertinent et le mieux écrit.Le gagnant méritera un abonnement de 6 mois au DEVOIR, un volume sur le cinéma, gracieuseté de Diffusion Dimédia, de même que 10 films en vidéocassettes, gracieuseté de Vidéo 7 Diffusion.SILENCE ELLES TOURNENT FESTIVAL DE FILMS ET VIDÉOS DE FEMMES - MONTRÉAL C-6 ¦ Le Devoir, samedi 4 mai 1991 gai " le cahier du t • ameai Carnegie Hall célèbre ses 100 ans! Tchaikovsky l’a inauguré le 5 mai 1891, Dvorak y a créé la Symphonie du Nouveau Monde et Gershwin An American in Paris ROCK Lenny Kravitz, pilleur ou sauveur?Denise Prince NEW YORK a connu, bien sûr, des centenaires importants : le MET (Maison d’opéra), fondé en 1883, qui s’est « reloge » au Lincoln Center en 1967, le pont de Brooklyn construit aussi en 1883, la Statue de la Liberté, inaugurée en 1886 dans le port.Et voici le Carnegie Hall qui se dresse depuis 1891, sur la 57e avenue de Manhattan, non seulement comme un monument historique, mais aussi comme une institution bien vivante.Son anniversaire, demain, ne devrait pas passer inaperçu.Le Concert-Gala (dont le Président et Mme Bush seront les présidents d’honneur) clôturant la saison, sera retransmis à la télévision, à compter de 19 h, au réseau PBS.Conçu d’abord comme la « résidence » de l’orchestre de New York, le Music Hall (de son nom d’origine) est vite devenu le tremplin des musiciens qui aspiraient à une carrière internationale.C’est le chef d’orchestre Walter Damrosh qui, à la tête de la NY Symphony Society et de la NY Oratorio Society, réussit à convaincre le philanthrope Andrew Carnegie de la nécessité de construire cette grande salle.Avec sa généreuse contribution de 2 millions?, le Music Hall vit donc le jour, le 5 mai 1891.Sept ans plus tard, on rebaptisait la salle, pour honorer celui que l’on considère aux États-Unis comme un véritable « patron des arts ».Construit seulement quelques années après le nouveau Gewandaus de Leipzig (1886) et le Concertgebouw d’Amsterdam (1888), le Carnegie Hall est la première salle aux Etats-U nis à s’élever à ce niveau d’excellence international, pour la musique d’orchestre.Évidemment, on reconnaît aujourd’hui la supériorité acoustique du Symphony Hall de Boston (1900), mais la grande salle de New York avait acquis sa réputation dès les premières années avec des visiteurs de prestige, comme Tchaikovsky, Paderewski et Dvorak.Le Festival d’inauguration (1891) avait eu, en effet, une fébrilité peu commune : le compositeur/chef d’orchestre Tchaikovsky (l’un des plus grands de son époque) est venu y diriger quelques unes de ses oeuvres, avant de poursuivre sa tournée aux États-Unis.Par la suite, compositeurs et chefs invités, tous les grands sont montés sur scène, faisant ainsi connaître leur nouveau répertoire : Saint-Saëns, Prokofieff, Milhaud, Respighi, Stravinski, Bartok, Ravel, Boulanger, Poulenc, Bernstein, Villa-Lobos, S.Reich, P.Glass.Certains chefs prestigieux alternaient même leurs engagements entre le MET et le Carnegie Hall : ce fut le cas de Gustav Mahler (1908-11), de Toscanini, Fürt-wangler, Bruno Walter.Cette intense activité orchestrale a donné lieu à des créations importantes : ainsi la Symphonie du Nou veau Monde (Dvorak), les Fêtes Romaines (Respighi), le Concerto pour piano et An American in Paris (Gershwin) ont été joué « en première » au Carnegie Hall.La très haute qualité des soüstes a aussi contribué à consacrer cette « Mecque» de la musique à un ni veau de premier plan international : n Collaboration de: PDO MUSIC A LOUISE BESSETTE pianiste LUNDI 6 MAI à 20h « Sonates du 20e siècle » Janachek.Scriabine ( = 5).Prokofieff (=4).Barber Billets: 17 S, 13 S.8 $ (étudiants) Pro Musica 845- 0532 cfb Théâtre Maisonneuve Réservations téléphoniques: Place des Arts - |1*842 2112_Frais de service.Redevance de 1 S (+ T.P S.) sur tout billet de plus de 10 S.m PHOTO CANADIAN PRESS En 1986, lors du premier concert présenté au Carnegie Hall après une pause de sept mois en raison de la rénovation du bâtiment.Kreisler, Scriabine, Rachmaninoff, Landowska ne sont pas les moindres.De nombreux autres y ont fait leurs « débuts » américains mémorables : Rubinstein, Heifetz, Cortot, Schnabel, Menuhin, .sans oublier Horowitz, qui a présenté son dernier récital en 1986, à l’âge de 82 ans.Parmi les chanteurs/chanteuses, qui partageaient aussi la scène du MET, on se souviendra des célèbres Maria Callas et Elizabeth Schwarzkopf et de leur récital d’adieu.Les musiciens canadiens ont aussi fait bonne figure au Carnegie Hall : Arthur Leblanc, Raoul Jobin, André Matthieu, Lois Marshall, Glenn Gould, Louis Quilico.L’Orchestre Symphonique de Montréal et celui de Toronto, qui s’y produisent régulièrement maintenant, n’ont cependant pas été les premiers venus; c’est la Symphonie Féminine de Montréal, dirigée par Éthel Stark, qui en 1947 relevait ce défi pour la première fois.Ensuite y sont allés les orchestres d’Ottawa et de Winnipeg.En 1957, le chef Bruno Walter donnait un important coup d’envoi au contralto Maureen Forrester, en la choisissant comme soliste dans la 2e Symphonie de Mahler.Dans les décennies 1960-70, plusieurs Québécois y ont donné de brillants récitals.Récemment, le pianiste Marc-André Hamelin se distinguait en remportant le premier prix du Concours « Carnegie Hall International American Music » (1985) et se méritait les honneurs d’un récital (1988).En 1989, le NEM (Nouvel Ensemble Moderne), dirigé par Lorraine Vaillan-court, y faisait ses débuts américains.Mais le Carnegie Hall n’a pas connu que les seules vedettes de la musique classique : pensons à Ma-halia Jackson, Maurice Chevalier, Édith Piaf, aux Beatles et aux Rolling Stones, à Frank Sinatra .et à m Les 8, 9, 10 et 11 mai 1991 pJEggg Age d'or (65 ans et plus): 50% de réduction maTkTs En vente dès maintenant à la place des arts et à tous les çomptoirs ticketron tous les grands de la chanson populaire des vingt dernières années (Jacques Brel, Beach Boys, Neil Diamond, Gordon Lightfoot.).Le jazz a aussi vécu ses heures de gloire, avec Benny Goodman et son orchestre (1938), puis les « boppers » Charlie Parker, Dizzie Gillespie,.Menacé de démolition en 1960, le Carnegie Hall a été acquis par la ville de New York, au coût de 5 millions $.Ses destinées sont devenues celles d’une Corporation très active, produisant dès lors ses propres concerts.Grâce à son président, Isaac Stern, Carnegie Hall a ainsi prouvé qu’il pouvait non seulement survivre à la construction du Lincoln Center et au départ du New York Philharmonie (principal locataire), mais aussi se définir une place distincte.La saison 90-91 était d’ailleurs révélatrice à ce sujet, soulignons quelques faits saillants : 14 oeuvres ont été créées (commandées par la Corporation), une première visite de l’Ensemble Intercontemporain (direction Pierre Boulez) et de l’Orchestre Philharmonique de Leningrad, un Festival de Musiques Traditionnelles d’Amérique (auquel participait « Les Tur-luteuses » de LaTuque), trois sessions d’ateliers pédagogiques et, bien entendu, des récitals exclusifs (Ali-cia de Larrocha, Ashkenazy, Lupu, Pogorelich, Perahia).Ce problème d’« exclusivité » est au coeur même de la compétition que se livrent chaque année Carnegie Hall et Lincoln Center.La saison prochaine nous annonce déjà les récitals exclusifs de Perahia, Pollini, Cherkassky, Watts, Carreras.Pour ceux qui n’iront pas à New York demain, Carnegie Hall nous donne les détails de ce Concert-Gala, télédiffusé sur le réseau américain PBS, d’une durée totale de quatre heures, mettant en vedette Placido Domingo, Jessye Norman, Leontine Price, Isaac Stem, Marilyn Horne et plusieurs autres.Lenny Kravitz Mama Said Virgin.Sylvain Cormier LA CRITIQUE n’est généralement pas trop tendre envers Lenny Kravitz, qui apparaît à plusieurs comme un pilleur de premier ordre, complètement obnubilé par la musique fin sixties et début seventies qu’il ressasse et récupéré sans vergogne.De fait, quand on le voit arborer son uniforme « Carnaby Street 1967 », affublé des lunettes rondes de Lennon, des dreadlocks de Bob Marley et de rouflaquettes épaisses comme ça, on ne peut s’empêcher de songer à ces malheureux Japonais que l’on retrouvait sur des îles du Pacifique des dizaines d’années après la reddition de leur pays et qui ne savaient pas que la guerre était finie.Hébétés, ils continuaient de nier l’évidence, tirant sur quiconque tentait de les approcher.Seulement voilà, Kravitz n’avait que six ans en 1970, et son accoutrement d’époque ne le rend que plus suspect aux yeux des observateurs.Le cas Lenny s’est aggravé depuis qu’il s’est entiché des Lennon, veuve et fiston, avec lesquels il a produit une refonte du célèbre Give Peace A Chance guise de protestation contre la guerre du Golfe.Si l’on ajoute que sa version du Cold Turkey de Lennon fut l’un des hauts faits dé l’hommage rendu au regretté Beatle en mai 1990 à Liverpool, et qu’il a écrit AU I Ever Wanted, une chanson de son nouvel album, en collaboration avec Sean Ono Lennon (« mon jeune frère ».confiait Kravitz à un magazine britannique), on comprendra que Kravitz se soit attiré les foudres de la presse rock, laquelle n’y perçoit, de part et d’autre, qu’opportunisme et coup d’éclat publicitaire.Forcément, Mama Said, son deuxième album, a été reçu froidement, d’autant plus que ce diable de Kravitz, se contrefichant de ces ragots comme de sa première paire de pantalons rayés à pattes d’éléphant, a tout simplement repris là où son Let Love Rule de 1989 avait laissé, continuant en toute liberté son recensement des musiques marquantes de cet âge d’or du rock qu’il situe entre 1967 et 1973.Rarement n’aurais-je eu autant de facilité à relever des influences.Kravitz, c’est le moins que l’on puisse dire, a balisé les pistes très clairement.Fields Of Joy cycle Can’t Find My Way Home de Blind Faith, Always On The Run rappelle ostensiblement Thank You For Lettin’Me Be Myself Again de Sly & The Family Stone, l’intro d’orgue de More Than Anything In The World renvoie à The Messiah Will Come Again, le classique de Roy Buchanan, What Goes Around Comes Around se fredonne sur l’air du Superfly de Curtis Mayfield, et ainsi de suite.Lennon, comme prévu, est omniprésent, lisible en filigrane dans certaines pièces et en gros caractères dans Stand By My Woman et All I Ever Wanted, où Kravitz pousse l’émulation jusqu’à reproduire l’effet d’écho qui doublait la batterie dans la plupart des chansons de l’album Plastic Ono Band (1970).Même le profane liera The Difference Is Why aux Beatles d7 Want You (She'sSo Heavy), et reconnaîtra la paternité du Jealous Guy de Lennon sur Butterfly.De tout ce qui précède, on devrait déduire que Mama Said n’innove en rien et constitue à juste titre une proie facile pour la critique.Et pourtant, cet album est absolument rafraîchissant, pertinent, vital, indispensable.Le meilleur depuis des années, peut-être depuis 1973, justement.J’exagère à peine.Quand Kravitz affirme au journaliste de Q que l’on a erré depuis le début des années 70, que les avancées technologiques n’ont fait que nuire au rock, qu’il faut privilégier une certaine simplicité dans l’exécution, retrouver le soul, il a bien raison.Dans cette perspective, déshydraté par deux décennies de sécheresse, que Kravitz s’abreuve de Lennon, d’Hen-drix et de Sly Stone, comme les Beatles s’abreuvaient des Crickets de Buddy Holly, de la même façon que les Stones s’abreuvaient de Bo Did-dley, coule de source.L’étape est nécessaire, et Mama Said doit être considéré comme un retour essentiel à la case départ.D’album en album, l’aura des maîtres à rocker de Kravitz s’estompera graduellement au profit du sien, et son style s’affirmera en fonction du degré d’intégration des musiques qu’il explore actuellement.Parce qu’il se trempe aujourd’hui dans le meilleur de son passé, Lenny sera éventuellement en mesure d’écrire le rock de demain.l intégrale Ultramar Le Juilliard Siting Quartet mUn événement M musical ^ exceptionnel'' Carol Bergeron, Le Devoir.11/90 h |M / I -O .€ GESSER LABBÉ IMPRESARIOS Le cycle complet des Quatuors à cordes de Beethoven r \ , 13 ET 14 MAI, 1991, à 20h 1 M EN VENTE DES MAINTENANT A LA PLACE DES ARTS ET A TOUS LES COMPTOIRS TICKETRON H Théâtre Maisonneuve W W Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S(+ T.P.S.) sur tout billet de plus de 10 S.cft) Théâtre Maisonneuve Réservations téléphoniques: Place dés Arts 514 842 2112.Frais de service.Redevance do 1 S (+ T.P.S.) surtout billet do plus de 10 S.\ Le Devoir, samedi 4 mai 1991 ¦ C-7 le cahier du i • ameai MUSIQUE De l’époque des célèbres Ballets Russes Les lieux, les gens et les choses Cinq musiciens français des ballets russes Sauguet, La Chatte; Poulenc, Les Biches; Milhaud, Le Train bleu; Satie, Jack in the box, orchestration de Darius Milhaud; Auric, Les Fâcheux; le Choeur et l'Orchestre National de l'Opéra de Monte-Carlo, dir.Igor Markevitch.Adès 14.148-2, un cottret de deux CD.Carol Bergeron VOUS TROUVEZ peut-être qu’à côté du Sacre du printemps, de Daphnis et Cloé ou du Prélude à l’après-midi d'un faune, des titres comme La Chatte, Les Fâcheux, Les Biches, ou Le Train bleu ne font pas très sérieux ?Ils ont pourtant tous en commun d’avoir fait l’affiche des célèbres Ballets Russes que dirigeait Serge de Diaghilev en qui l’art occidental du début du siècle trouva un promoteur de génie.Bien sûr, si l’on prête une oreille attentive à la musique, Henri Sauguet et Georges Auric voire même Francis Poulenc ne passeront pas à l’histoire au même titre que Stravinski, Ravel, Debussy ou Milhaud; mais qu'à cela ne tienne, les musiques rassemblées dans ce coffret n’en demeurent pas moins dignes d’intérêt.Elles méritent assurément un meilleur sort que les partitions du Talisman de Ricardo Drigo ou du Corsaire de Cesare Pugni et autres du genre qui accompagnaient les danseurs du 19e siècle.Attaché au Ballet de l’Opéra de Saint-Peters-bourg, Pugni commit apparemment 300 trames sonores selon le procédé suivant très répandu à l’époque ; il suffisait de choisir parmi des séquences musicales composées au hasard de l’inspiration puis classées par genres, celles qui permettaient de former, avec l’ajout des « raccords » nécessaires, un tout cohérent capable de s’adapter à une chorégraphie minutieusement annotée des indications scéniques.(Jean-Jacques Rou-veroux) C’est ainsi qu’avec Léon Minkus (compositeur du Bolshoi) le célèbre chorégraphe Marius Petipa travaillait, avant de collaborer avec le Tchaikovski de La Belle au bois dormant.Pour un changement plus significatif, il fallut attendre Diaghilev qui fit de ses Ballets russes, et pendant les 20 années (1909-1929) de son règne, ce foyer ou les compositeurs, les chorégraphes, les poètes, les concepteurs de décors et de costumes apprirent à collaborer étroitement.Le ballet n'avait pas vu un tel travail d'équipe depuis l’époque des ballets de cour.« Mécène sans fortune qui s’entendait admirablement à mobihser celle de ses brillantes relations », écrit Maurice Tassart, Diaghilev possé- Igor Markevitch dait surtout le génie de décou\rir celui des autres.S’il utilisa l’argent et le talent de Coco Chanel, il commanda aussi des décors et des costumes à des peintres peu connus qui devinrent célèbres : les Derain, Picasso, Braque, Matisse, Rouault, Laurencin, Gris, Miro, De Chirico.Il suscita les carrières de chorégraphes tels que Fokine, Nijinski, Massine, Nijinska et Balanchine.Aux musiciens déjà mentionnés, on peut encore a jouter les noms de certains chefs-d’orchestre : Ernest Ansermet, Pierre Monteux et Igor Markevitch.Ce dernier avait 16 ans lorsqu'il rencontra Diaghilev qui le fit d'abord travailler comme compositeur.C’était en 1926, à peu près l’époque de la création des ballets qu'il dirigera en 1972pour la maison Adès.Précisons que portant la date de 1924, les chorégraphies des Biches de Poulenc, du Train bleu de Milhaud et des Fâcheux d’Auric furent confiées à Bronislava Nijinska.Marie Laurencin signa les décors et costumes du premier spectacle; Picasso (rideau), Laurens et Chanel se partagèrent ceux du second; Braque imagina ceux du troisième.Chorégraphe pendant les trois dernières années des Ballets russes, Georges Balanchine s’associa à Derain (décors et costumes) pour monter Jack in the box d’Eric Satie dont Darius Milhaud avait été chargé de l’orchestration.L’année suivante, en 1927, le même Balanchine prépara, avec Gabo et Pevner (décors et costumes), le ballet en un acte La Chatte d’Henri Sauguet que les Grands Ballets Canadiens ont inscrit à leurs prochains spectacles.Pour n’y point trouver de grandes partitions musicales, ce coffret n’en est pas moins valable.Ces musiques ont toutes en commun la légèreté et l’insouciance des divertissements agréables et fort bien tournés.Si elles s’écoutent sans peine, leur principal mérite est surtout de nous donner le désir de revoir ces fabuleuses productions des Ballets russes de Diaghilev.Borislav Nicolov UN DÉFILÉ d’images à saveur suisse pimentée d’exotisme, long de 120 ans, attend le flâneur épuisé de la rue St-Denis dans les salles sobres de la galerie Photogramme, qui a abrité pour quelques jours la présentation de International Center of Photography, Les Deriaz.Une seule famille, aujourd’hui dans sa cinquième génération, qui s’est consacrée à la photographie depuis les débuts de celle-ci.Le patriarche, Alphonse Deriaz, a travaillé aux côtés d’Abel Niepce de Saint Victor, neveu de l’inventeur de la photographie dans les années 70 du siècle passé.Son fils, Armand Deriaz, hérite tant de l’entreprise paternelle que de la vocation et édite des panoramas d’une qualité exceptionnelle pour l’époque.Les cimes alpins, les enfants à l’école, les soldats en manoeuvre, les arbres du canton, tout entre dans son objectif pour s’éterniser ensuite dans un reportage sans autre prétention apparente que de conserver un monde voué à la disparition.Armand Deriaz franchit le cap du 20e siècle pour s’éteindre en 1932.La relève est prise alors par son fils, Alphonse Deriaz II qui devient rapidement un expert de la carte postale.C’est l’époque du respect aux traditions et des folles audaces de la recherche chimique dans la photographie.S’en vient la Grande guerre, qui impose définitivement la photo, même dans la paisible Suisse tout un chacun doit avoir sa carte d’identité.Armand Deriaz II né en 1942 n’échappera pas au destin familial, qui va le guider à la découverte du monde, dans des reportages reliant le Sénégal au Caucase, la Palestine et l’Irlande.Bizarre enchaînement de corps noirs veloutés au Sénégal, qui font penser au Penseur de Rodin, et l’image paternelle et pourquoi pas illuminée de Staline, que la télévision soviétique véhiculait il y a 20 ans, ramenée dans notre présent par Armand Deriaz, qui en 1969 est déjà trois fois lauréat de la Bourse fédérale suisse des arts appliqués.Né la même année, son fils Lionel Deriaz rompt avec la tradition dynastique La lutte sénégalaise à Rufisque (1965), d’Armand Deriaz.de la reprise des prénoms mais, malgré la ferme décision de son père, finit par échouer lui aussi dans la photographie, cette affaire familiale.Son regard vif nous offre des raccourcis, dont la dimension esthétique est empreinte du dynamisme de notre temps, tout autant que de traditionnalisme, épais comme une tartine beurrée du village de ma grand-mère.Le mot dynastie revient invariablement lorsqu’on parle des Deriaz, mais quelque chose de très intimiste se dégageait de l’exposition fami- liale, un petit brin de nostalgie qu’inspire souvent le passé figé en noir et blanc, et qui légitime plutôt la notion d’artisans de la photographie.Le quotidien prend de la place dans l’univers des Deriaz, parfois académique, parfois mordant comme par ex- emple dans les reportages d’Armand Deriaz II, mais cernant toujours la substance existentielle.Les Deriaz évitent de jouer avec les formes, inspirés probablement par la conception qui veut que l’insolite est suffisamment présent pour être inventé.Le public large récompense largement cette modération, la maison de production photographique News Productions, dirigée par Armand Deriaz 11, diffuse des cartes postales dans 36 pays à travers le monde.L'entreprise, fondée récemment, mais sur une tradition bientôt centenaire, édite les affiches et les cartes postales du Musée de l’Élysée, le musée suisse de la photographie.Le représentant de la compagnie pour Montréal est Robert Hebert, photographe depuis bientôt 20 ans, président et directeur — bénévole — de l’Association photographique de Montréal.11 a rencontré Armand Deriaz II en 1988 et, depuis, une trentaine de cartes postales et six affiches de photographes québécois ont été édites par News Productions, six dossiers sont à l’étude.Parmi les 225 membres de l’Association photographique de Montréal, nombreux sont ceux dont le talent peut leur ouvrir les portes de la reconnaissance internationale.Selon Armand Deriaz II, qui a assisté au vernissage de l’exposition familiale avant de continuer pour les États-Unis où celle-ci ira le suivre à son tour, News Productions leur offre une bonne opportunité.Mais la photographie, art très commun selon certains, peut-elle revaloriser sa façade, qui du blanc-noir classique a quelque peu viré au gris commercial ?Armand Deriaz, qui se dit adepte du Beau et du Vrai, semble optimiste sur ce point.Ce qui l’intéresse dans la photographie contemporaine est la juste mesure entre la forme classique et la vulgarisation dont elle est l’objet.302 Ontario est / 842-2040 lundi à samedi de 11 h à 23h depuis 1980 dimanche de 2h à 22h30 L’Ensemble Arion présente CONCERT DU CAFE Un concert aux instruments d’époque CANTATES DE BACH ET DE BERNIER L’ensemble Arion: Solistes invité-e-s Claire Guimond.flûte baroque Chantal Rémillard.violon baroque Betsy MacMillan, viole de gambe Hank Knox, clavecin.Danièle Forget, soprano Michel Léonard, ténor Michel Ducharme, basse Le vendredi 10 et le samedi 11 mai 1991 à 20 h à la salle Redpath de l’université McGill.3459 rue McTavish.Montréal (métro Peel).Une place assurée pour seulement 14 S (8 $, étudiant-e et aîné-e) Réservez dès maintenant: (514) 355-1825 Bell L’Ensemble Arion remercie le ministère des Affaires culturelles, te Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal, le Conseil des Arts du Canada et ta Ville de Montréal.dits imons Direction JEAN COUSINEAU,Ph.D.SAMEDI LE 11 MAI 1991 À 19h30 | Symphonie concertante K.364 Violon: Marie-Claire Cousineau Alto: Yukari Cousineau W.A.MOZART Symphonie No.40 K.550 W.A.MOZART | De la France au Québec, Suite Queue leu leu et Terroirs 1 J.COUSINEAU ¦^3 CITADELLE DE MONTREAL 2085 rue Drummond (entre Sherbrooke et Maisonneuve) BILLETS: 15$ 12$ (sièges réservés) Eh collaboration avec le Ministère des Affaires culturelles du Québec U Commandes téléphoniques: 274-1736, (rais de service i$ f / HPRATTA WHfTNEY | CANADA CARBONE 14 Peau, chair et os de Gilles Maheu COMPLET LES 31 MAI, 1er, 6, 7 ET 8 JUIN £ En coproduction avec le Centre national des Arts a Ottawa et le Festival de théâtre des Amériques DU 31 MAI AU 15 JUIN/THÉÂTRE ESPACE LIBRE-(métro Frontenac): 521-4191 ADMISSION: 522-1245 NOMBRE DE PLACES LIMITÉ 1927 • 1952 • 1954 LÜ fe-g Les Arts du Maurier Liée présentent O «c grands < GQ LU cr cc O UJ O UJ « La CIiai ii II di rnii r t Ri ! » I iMtS of LoN(l()N, 192 7 «La T a b 11 Vi km , 1a plus loitn con(Iamnauon dt U qUERRf MONTH SURSCÈNI ÀNOIRl I pOQUt .» MoniiuaI SiAit, B Avail I 940 > CT MERES CADEAU m < m S3 m m •4 910 11 MAI 20 avec I'OrcItesîre drs GranHs BaIIhs CANAditN sous Ia dÎREuioN dt Rolf BertscIt billtrs: À p a r t i r dt 1 2 $ 5 5% cli Ri'duciioN pouR trudiANTS n 5l Âc,t (pARTERRE CT CORblillt) cfb Salis Wilfrid-Pelletier ACHATS Place des Arts RÉSERVATIONS ADMISSION Place des Arts 522-1245 ou 1-800-361-4595 514 842-2112 ou à tous les comptoirs ADMISSION Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 S.Frais de service © GE Plastiques Buii » MointréaI 1991 Le Devoir, samedi 4 mai 1991 le cahier du i • ameai THEATRE im Une conversation qui n’a pas lieu Knnnl linwin mil m/\4 mill X Pm, I T 1 ' ' ~nHÜ Conversation (entre Beckett et Pinter) Cinq courtes pièces d'Harold Pinter et de Samuel Beckett.Mise en scène d'Andrés Hausmann.Décor de Paul Ruddy.Avec Jean-Michel Henry, Suzanne Lantagne, Joel Miller, Pat MacGeachy, Vicki Barkoff, Richard Simas, Marie-Josée Gauthier, Christiane Chaput.Une production du Théâtre Imago, au Théâtre La Chapelle jusqu'au 18 mai.Robert Lévesque L’UN est Irlandais et l’autre Britannique, et il peut être tentant d’accoler quelques-unes de leurs courtes pièces.On comprend l’idée de départ d’Andrés Hausmann, metteur en scène.Il entend nous faire pénétrer dans le monde de l’étrange, du bizarre, et bienvenue l’ambiguïté! Avec Pinter, il tente de proposer le subtil dérapage; avec Beckett, il veut doser d’un peu d'absurde.Sauf qu’en cours de route, on voit bien que les wagons (ces cinq pièces) s’accrochent mal les uns aux autres.Comme les chemins de fer espagnols arrivant aux frontières, les rails de l’un n’ont pas la même largeur que ceux de l’autre.Pinter est joué très étroit, tout est tiré vers un banal réalisme qui sied mal à l’auteur du Gardien; Beckett, lui, est joué si large qu’il n’y a plus de limite au convoi.Mais le principal handicap au voyage, dans ce spectacle, c’est la faible qualité d’interprétation.Si, dès le départ, avec Voix du sang de Pinter, on est attiré et intrigué par le jeu de Jean-Michel Henry et Suzanne Lantagne (les meilleurs interprètes), la suite ne sera plus si intéressante et la finale, au terminus, sera décevante avec une interprétation de calibre franchement amateur pour Une sorte d’Alaska du même Pinter.Quant aux deux pièces de Beckett, Rockabyet Not I, elles souffrent (hélas pour l’équipe) de la comparaison avec les remarquables Beckett que le Théâtre Ubu a proposé plus tôt dans la saison (Cantategrise).Je pense en particulier à Not I où le personnage n’est qu’une bouche, et que Danièle Panneton a joué prodigieusement au Théâtre Ubu (on ne voyait que sa bouche), et que l’on joue ici lourdement, le personnage juché dans un panier d’osier soutenu par trois figurants.Bref, cette Conversation entre Pinter et Beckett n’a pas lieu.Il me semble que l’équipe d’Hausmann aurait été mieux avisée de ne jouer que les Pinter, trois petites pièces d’ail- V PHOTO LOUISE BÊDARD Joel Miller, Marie-Josée Gauthier et Christiane Chaput dans Conservation.leurs admirables qui auraient gagné à être franchement travaillées.Avec une direction d’acteurs plus habile, un jeu moins réaliste et plus subtil, plus « pintérien », on aurait pu réaliser un tryptique intéressant.De ce garçon qui se sent appelé par sa mère ( Voix du sang), fort bien joué par Jean-Michel Henry et Suzanne Lantagne, puis de ce chauffeur de taxi perdu dans le temps ( Gare centrale, dont le titre était Victoria Station), et de cette adolescente qui se réveille d’un coma de 19 ans ( Une sorte d’Alaska, raté par la comédienne), on pouvait faire un spectacle logique et complet.Mais encore là, les tons, et les niveaux de jeu, varient trop d’un Pinter à l’autre.On ne retrouve aucun ensemble, ou aucun rythme établi ou correspondant entre ses parties, dans la continuité du spectacle.Comme s’il n’y avait pas de proposition générale, mais une addition de quelques piécettes différemment envisagées, plus ou moins bien jouées.Un autre problème qui mine ce spectacle : la traduction.Pourquoi, dans la même soirée, jouer un Pinter sans adaptation québécoise ( Voix du sang) et un autre avec adaptation québécoise ( Gare centrale).Il aurait fallu choisir.DANSE Anodin et superficiel Compagnie Claude Pilon Au programme : Emboîte, Je t’aime, Ça roule et Désir sans adresse.Chorégraphie : Claude Pilon.Danseurs : André Bombardier, Chantal Dubuc, Jeanne Poerwoa, Éric Trottier, Isabelle Delage, Marcelo Juarez Villa.Spectacle présenté à l'Agora de la danse jusqu'à ce soir.Mathieu Albert IL EST quand même incroyable qu'un chorégraphe puisse à ce point être insensible au foisonnement des courants qui forment le tissu actuel de la chorégraphie montréalaise.Claude Pilon, dont la compagnie est établie à Laval, donne l'impression de n'avoir jamais franchi la rivière des Prairies, et de n'avoir jamais entendu parler ni d'Edouard Lock, ni de Ginette Laurin, ni de tous les autres, engagés depuis une dizaine d'années dans l’aventure du renouvellement des formes et du langage de la danse.Il est incroyable, et décevant, qu'un chorégraphe puisse se contenter de recycler les vieux schèmes chorégraphiques, alors que la ville qui l’entoure multiplie les pistes de recherches, encourage le risque et donne le ton à l'ensemble des milieux chorégraphiques à travers le Canada.Mais Claude Pilon, lui, préfère tourner le dos à tout ceci, et rester loin derrière, dans la zone protégée par la tradition, là où les choses se sont figées en formules fixes et définitives.Mais, comprenons-nous bien.Ce que nous disons ici n’est pas qu'il faut faire du neuf à tout prix pour trouver grâce auprès du public de la danse à Montréal (James Kudelka des Grands Ballets canadiens en est le meilleur exemple), mais simplement qu'il faut avoir suffisamment de respect à l'endroit de celle-ci pour en faire autre chose qu'un divertissement anodin et superficiel.Si la danse moderne a apporté quelque chose de nouveau depuis le début du siècle, c'est bien au niveau de la transformation du rôle attribué au spectacle de danse.Celui-ci est sorti du ghetto de la mièvrerie où les mauvais chorégraphes de ballet l'avaient enfermée, pour enfin accéder au rang d'une manifestation artistique à part entière.Une manifestation, à l'égal du théâtre, des arts visuels et du cinéma, parfaitement capable de témoigner d'une vision du monde, et de traduire, à sa façon, les maux qui préoccupent nos sociétés.Claude Pilon est un chorégraphe sérieux, mais en dehors du temps et de l'histoire.Les quatre chorégraphies qu'il présente à l’Agora sont non seulement insipides, mais également inintéressantes pour quiconque conçoit la danse comme une denrée susceptible de nourrir l'esprit.Les oeuvres sont vides, simplettes, insignifiantes.On y parle un peu d'amour (dans la pièce Je t'aime), on aborde également le thème du désir et de la sensualité (Désir sans adresse), on y pratique une forme d'humour qui se veut cocasse (Ça roule) et, finalement, on s’amuse à bouger comme des robots (Emboîte).BILLETTERIE : THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 84, RUE SAINTE CATHERINE OUEST Ai2liiUstsl.UK (514)5221245 18003614595 TARIFS SPECIAUX: ETUDIANTS ET PERSONNES AGEES FESTIVAL DE THEATRE DES AMÉRIQUES DU 24 MAI AU 8 JUIN INFO-FESTIVAL (514) 842-8599 JUAN DARIEN ÉTATS-UNIS (NEW YORK) MUSIC THEATRE GROUP DE: JULIE TAYMOR ET ELLIOT COLDENTHAL MISE EN SCÈNE: JULIE TAYMOR MUSIQUE ORIGINALE: ELLIOT GOLDENTHAL 24 AU 28 MAI (20$ ET 22$ *y F* ^ % ¦$ £ if* , vV;v («J* ^ .?> -Æ* ., fe' ÀfY.r .NSi .î mè&s.'" fUMi REBIS vj» yjffPMP f Jtfi,'*¦¦¦.,, V ' COLOMBIE (CARTHAGÉNE) ATHANOR DANZA CONCEPTION ET INTERPRÉTATION: ALVARO RESTREPO 29 MAI AU 1er JUIN (16$ ET 18$) ADAPTEE D’UN CONTE URUGUAYEN OU UN TIGRE GRANDIT CHEZ LES HUMAINS, UNE FANTASMAGORIE DE MASQUES ET DE POESIE QUI MELE LE POULS DE LA JUNGLE AUX CHANTS LITURGIQUES.DROIT AU COEUR, POUR TOUS PUBLICS.DANS UN ESPACE RITUALISE, LA DANSE MAGIQUE ET SENSUELLE D’UN POETE DU MOUVEMENT.PUISEES AUX MYTHES PRECOLOMBIENS, DES IMAGES LUNAIRES NEES D’UN OEIL RESOLUMENT CONTEMPORAIN.PIECES A GIRL SKIPPING (iranile-llret usine BLACK WORKS (•ruil/le HrctUgne EL CORONEL.Venez u eh/ EN LOS ZAGUANES.Argentine LIEUX 24 25 26 27 28 29 30 31 1 2 3 4 5 6 7 8 MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC 25 50.rue Ontario l:st ESPACE LA VEILLEE /.!"/.rue Ontario /.si SALLE MARIE CERIN LAjOIE (UQAM) #05.rue Sainte-Oathcrine list ESPACE LA VEILLÉE /.J “7, rue Onttirio list Québec HOSANNA (jucher | LA CLASSE MORTE l’nlnfciie Q, THEATRE DENISE PELLETIER I -1.15.1, rue Sainte-Catherine list I 24$ THÉÂTRE DE QUAT’SOüS /00, avenue /les Vins list SALLE MARIE-CÉRIN LAJOIE (UQAM) ^00 $00 '*$ J™ l9$ J»oo moo l i55, rue Suint-Denis THEATRE DENISE PELLETIER ¦l.f 5.1, rue Sainte-Catherine 1st ~~ (juchée C i LESUBS 0sun ^ (jucher Z ORLANDO lires il | PEAU, CHAIR ET OS (jucher f REBIS Colombie MONÜMENT NATIONAL CQO / !H2, boni.Saint-l.siur.a e MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC W SunLtfe 2550.rue Ontario Hsr MONUMENT NATIONAL / !H2,* Iwnl.Saint-I.tinrent ESPACE LIBRE / ()t 5.rue ! it Hum AGORA DE LA DANSE H'iOiruc C.herrier i st ROMPE CANDELA ( olomhie PARCS Spectacle gratuit ‘ CENTAUR THEATRE i5.i, rue Saint-/riiiifois-Xarirr | THE HIP-HOP WALTZ,,, o.i.clarke theatre iconcordia) l'.itiis-l h is II 55, haul, tic Maisonneuve Ouest | THE MAN I LOVE theatre la chapelle ( tinaihi J'Y/0, me Saint Dominit/nc i UNIDENTIFIED,,, d, s, clarke theatre iconcordia) ?°500 ^00 ^00 r-4 , / .* " ) * 0 J 18) 18) « iillU/hi / /55, hnul.de Mtiiwunciirr One*/ THE CRACKWALKER C,III,1,1,1 2lh30 211,30 21h30 211,30 18$ 18$ 20$ 20S 201,00 151,00 20h00 201,00 26$ 24$ 24$ 24$ 20h00 201,00 22$ 22$ 191,00 191,00 191,00 191,00 I9h00 211,30 211,30 211,30 211,30 20$ 18$ 18$ 18$ 201,00 201,00 20h00 201,00 18$ 20$ 20$ 18$ 201,00 201,00 201,00 18$ 20$ 20$ 21 hOO Pire Lafontaine 191,00 19h00 19H00 211,00 2IH00 Parc de devant le Parc Camp Parc Parcjarry l'Estre Mon.Nat.bell Ouest Laurier 201,30 20h30 201,30 20h30 18$ 18$ 20$ 20$ Hirondelles 211,30 211,30 2IH.30 2IH30 20$ 22$ 22$ 20$ VEN SAM DIM LUN MAR MER JEU VEN SAM DIM LUN MAR MER JEU VEN SAM t C^-1C Le Devoir, samedi 4 mai 1991 ¦ C-9 JELLY LORD f-Wë ÀAA ¦ ! ! I orchestre de chambre BBS IMUSICI DE MONTRÉAL VN Yuli Turovsky SOLISTE 11 Isabelle van Keulen, VIOLON ET ALTO C.P.E.Bach Symphonie en mi bémol majeur, Wq.179 #2 F.A.Hofïmeister Concerto pour alto en ré majeur W.A.Mozart Concerto pour violon no 1 en si b.maj.K.207 A.Schoenberg La Nuit transfigurée Le dimanche, 5 mai 1991,20 heures SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE KLM Billets: 17$-8.50$(TPSincl.) EN VENTE CHEZ ÆJMSDgÊKâïif (514)5221245 ¦m r h KTMXAMM Th» PH 4 'Vit m.nvj ili al 1 m.^.Seulement Trois jk Mois nu 12 novemiire 1991 AU 20 FÉVRIER 1992 Avant-premières: 12 et 13 novembre Gala d'ouverture: jeudi 14 novembre 1991 RÉSERVEZ UNE SOIRÉE AVEC I E PHANTOM- (514)790-2222 IMoftirevJPEiv n Théâtre Maisonneuve, (TD Place des Arts, Montréal Billets en vente également au guichet de la Place des Arts et aux guichets TickctMaster (situés dans certains magasins de La Haie) Croupes: (20 personnes mini ni mu) téléphone/: (514) 874-9.1.53 au Québec (416) 925-7466 en dehors du Québec H Théâtre Maisonneuve OT) Place des Arts Reservations téléphoniques: 514842 2112 Frais de service Redevance de 1 S ( » T.P.S I sur tout billet de plus de 10 S fi Théâtre Maisonneuve U U Place dos Arts Reservations téléphoniques: 514 842 2112 Frais de service.Redevance de 1 Sir T.P.S.) sur tout billot de plus de 10 S.VENEZ CÉLÉBRER TCHAIKOVSKY yes (jiinidnc hes STANDARD LIFE I4h 30 CHARLES IXJTOIT, chef BARTOK: Deux portraits.op 5 BARTOK : Le Mandarin merveilleux TCHAIKOVSKY : Symphonie no 3, ‘Polonaise" Les enfants de 15 ans cl moins accompagnés d’un parent bénéficieront d'une réduction de 50% sur le prix des billets.llillets 18$, 14$, 9$ Salle Wilfrid Pelletier Réservations téléphoniques Place des Arts (5I4| 842-2112.Frais de service Redevance de 1$ sur tout billet de plus de 10$ Cartes de crédit acceptées Co-commandiuirc Le Groupe CSL Inc.ORCHESTRÉ SYMPHONIC) U H DE MONTRÉAL ( iiari.i s ditoii .Harmonie DE CHOEURS.POUR LA FÊTE DES MÈRES.L’Orchestre Métropolitain présente la 9e Symphonie de Beethoven, sous la direction d’Agnès Grossmann.Une cinquantaine de montréalais célèbres uniront leurs voix au Chœur de l’Orchestre Métropolitain pour son concert bénéfice.L’événement aura lieu le mardi 7 mai 1991 à 20 heures à l’Église Saint-Jean-Baptiste (angle des rues Rachel et Henri-Julien).Les billets sont disponibles à l’Orchestre Métropolitain: (514) 598-0870 et au guichet de la Place des Arts: (514) 842-2112.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN JAZZ MUSIQUE le cahier du i • ameai Jelly Roll Morton, Pro Musica ouvre son écrin de 1991-1992 MARGIE GILLES 16a Annivcmaùv DANSE SOLO CRÉATIONS & GRANDS SUCCÈS «.ango'uMe, ex tade, I meule ncc.four (humaiique étonnante.» Anna Kisselgoll NEW YORK TIMES 15-18 MAI à 20 H 00 Photo: Michael Slobodian Billets 26$, 22$, 18$, 10$ Étudiants et âge d’or 40% de réduction Dans le cadre des Feux de la Danse Banque Royale Marie Laurier LA 4,1e SAISON de Pro Musica offrira à son fidèle public et le nouveau qui voudrait s’y joindre pas moins de douze concerts dont huit dans la série régulière joliment intitulée Émeraude, trois dans une nouvelle série nommée Topaze où des jeunes artistes de la relève se feront valoir, enfin une soirée de prestige baptisée Saphir avec comme invité le baryton allemand Hermann ITev.Cet artiste est considéré comme l'un des meilleurs interprètes des lieder de Schubert.Autre innovation dans cette société musicale: avant chacun des cinq concerts qui auront lieu au Théâtre Maisonneuve, il y aura une bouffe-causerie au Café de la Place en compagnie du musicologue et hautboiste Michel Duchesneau.Ce dernier expliquera aux convives les détails du programme de la soirée.« Plutôt que de s’essoufler dans le métro ou dans son auto pour rentrer à la maison et revenir aussitôt en ville, nos abonnés et nos amis pourront quitter leur travail pour venir se détendre et casser la croûte, tout en se familiarisant avec le répertoire présenté », nous explique Mme Monique Dubé, directeur général.Il faut dire que la direction de Pro Musica n’a pas eu la tâche facile pour prévoir son calendrier musical de 1991-1992 et surtout trouver des lieux où produire ses invités, car le Théâtre Maisonneuve sera accaparé par la troupe du Phantom de l’Opéra une grande partie de la saison prochaine.Ainsi les trois concerts de la série Topaze auront lieu à l’église Erskine and American, le premier à une date qui reste à déterminer puisque l’on présentera le gagnant du concours radiophonique de Radio-Canada, les deux autres le 23 octobre avec le Quatuor Québec et le 13 avril 1992 avec le Trio Lyrika.Dans la série Émeraude, voici la liste des cinq concerts qui auront lieu à Maisonneuve: le lundi 16 septembre, le violoniste Corey Cerovsek; le lundi 24 février 1992,1e Quatuor Borodine; le lundi 9 Le quatuor à cordes Takacs.mars, le pianiste Tamas Vasary ; le lundi 30 mars, le Quatuor Takacs; enfin le lundi 4 mai,le violoncelliste Denis Brott.Le lundi 4 novembre prochain.Pro Musica recevra le Trio Pasquier à la salle Wilfrid-Pelletier et au même endroit le dimanche 17 novembre, ce sera le Trio Fontenay.Le dimanche 24 novembre, l'Orchestre de chambre Les Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie inaugurera la marche des concerts des Fêtes en interprétant l’Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach, à la salle Claude-Champagne cette fois.Les solistes invités seront Linda Perillo, soprano, Catherine Robbins, mezzo-soprano, Richard Duguay, ténor et Nathaël Watson, baryton.Le grand concert saphir avec Hermann Prey qui interpréteraa Winter- reise, un des cycles de lieder de Franz.Schubert aura lieu le dimanche 2 février 1992 â la salle Wilfrid-Pelletier.En présentant à la presse cette saison 1991-1992 haute en couleur et en éclat, le directeur artistique Pierre Rolland a aussi rappelé le travail de pédagogie et l’approche sociale de Pro Musica.Ainsi parmi les aspects importants de son travail auprès des mélomanes de Montréal et de la région, cette société offre à des personnes ayant moins facilement accès à des concerts l’occasion de venir entendre des interprètes de haut calibre.Pro Musica offre donc â vingt personnes atteintes de cancer et demeurant en dehors de Montréal mais y recevant des traitements de pointé des billets à titre gracieux.Aussi 500 billets par saison sont distribués à des étudiants des facultés et écoles de musique de Montréal.Depuis six ans, Pro Musica remet une bourse de 700 $ à un étudiant méritant d’une des facultés de musique de Montréal.Les dépliants du programme de cette prochaine saison sont présentement disponibles.Soulignons également la présentation des Belles soirées en compagnie de Pierre Rolland qui donnera des conférences sur la musique de chambre â la faculté de musique de l’UdM les mardis 17.24 septembre ainsi que les 1er el 8 octobre.Renseignements : 343-6090.Enfin le réseau FM de Radio-Ca-1 nada diffusera trois concerts Topaze, quatre concerts Émeraude qu’elle présentera en différé dans le cadre de ses émissions musicales.RC co-r produira l’Oratorio de Bach et invitera en ondes les lauréats du XX Vie' Concours national des jeunes interprètes de RAdio-Canada dont les finales sont présentées en juin à Ottawa.en noir Serge Truffaut AUX DÉBUTS, lorsque Louis Armstrong, Buddy Bolden, Bunk Johnson, King Oliver, Kid Ory, Papa Celestin, Alphonse Picou et Baby Dodds se rencontraient dans des studios aux superficies faméliques, la rigolade était de mise.Elle participait aux séances.Si l’on se fie aux mutiples témoignages de cette époque qui, grosso-modo, s’étale du tournant des années 20 au carrefour des années 30, les guignols ci-haut cités ne cessaient pas de faire entre eux des farces de galopins.Ils n’étaient alors pas conscients que les sons qu’ils extirpaient de leur instrument respectif étaient en train de creuser le sillon à une esthétique musicale aux échos aujourd’hui mutiples.Ils étaient brouillon-s.alors les sessions étaient brouillonnes.De toute cette bande d’aventuriers, donc de pionniers, Jelly Roll Morton se distinguait par son sérieux.En fait, on devrait dire par le sérieux avec lequel il pensait et fabriquait sa musique.Il est probable que cette affection pour l’écriture, pour le travail soigné, découlait de l’instrument qu’il avait choisi lorsqu'il n’était encore qu’un enfant.De quel instrument s’agit-il ?Le piano.À cette époque de tournant et de carrefour, le piano, cet instrument de l’aristocratie blanche de La Nouvelle-Orléans, n’avait pas la faveur dite populaire sauf dans les bordels de Storyville, le quartier réservé de la ville cité.Aux touches noires et blanches, Bolden, Oliver, Armstrong et Johnson avaient fait des entour-loupettes transformant la trompette, instrument que les compositeurs blancs n’étaient jamais parvenus à « gérer », en instrument-roi.La trompette et, dans une moindre mesure, la clarinette étaient les vedettes.La trompette tenant le haut du pavé dans le coeur du « prolo » comme de « l’aristo », le piano de Jelly Roll Morton ne pouvait espérer accéder au pinacle.Et Dieu sait, si notre bonhomme était fier et ambitieux.Dieu sait, s’il voulait être le roi du jazz.C’est pas des blagues qu’on vous compte-là.C’est très sérieux.Il a voulu être Roi.Et il a presque réussi.Comment ?Par l’originalité de ses compositions et le soin apporté à ses arrangements.Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter le remarquable Mr Jelly Lord paru sur étiquette Tomato.Cette production, c’est le Jelly Roll de la splendeur.Du faste et de l’élégance.C’est le Jelly Roll qui, indépendant de fortune, aborde le jazz, en esthète mais jamais en dilettante.C’est le Jelly Roll de la richesse.C’était avant la pauvreté et la déchéance.Il est fascinant de constater comment Morton, de son véritable nom Ferdinand La Menthe, et F.Scott Fitzerald ont signé des destins parallèles et à la même époque.Bon.C’est pas tout.Pour la confection de cette production, Tomato, on devrait dire Pete Welding, a pigé dans les meilleures bandes enregistrées par Jelly Roll entre 1926 et 1934.Et dans ces bandes à la qualité instrumentale indéniable on a pigé les plus belles compositions jamais écrites par notre homme.et blanc it JELLY ROLL MOR TON MR.Ainsi donc, on nous propose le programme suivant : Black Bottom Stomp, The Chant, Dead Man Blues, oui !, Original Jelly Roll Blues, Beale Street Blues, Kansas City Stomps, Shoe Shiner's Drag, Deep Creek Blues, Pretty Lil, New Orleans Bump, Ponchartrain, Blue Blood Blues, Ham And Eggs, You Need Some Loving el I'm Alone Without You.Ensemble, ces titres, ces morceaux de bravoure instrumentale, de beautés mélodiques et de rythmes païens permettent à l’auditeur de se faire plus qu'une idée sur une époque et son style musical.Ils permettent à l’auditeur de suivre pas a pas le « feeling » qui a animé la première épopée du jazz.Car notre Morton a su marier mieux que quiconque le ragtime, le swing, le blues, la polka, le charleston et autres genres aussi croustillants que sautillants.Et puis.Et puis notre homme avait cette qualité propre aux grands chefs d'orchestre.Il savait s’entourer.Armstrong est le Roi ?Bon.Et bien on va engager les musiciens qui l’accompagnent.C’est ainsi qu’aux côtés de Morton, on retrouve Kid Ory au trombone, George Mitchell au cornet, Johnny St.Cyr au banjo, Omar Simeon à la clarinette, Barney Bi-gard et Russell Procope à la clarinette, Baby Dodds à la batterie et autres galopins d’instruments divers.Au fil des ans, les éditeurs ont proposé diverses anthologies de l’oeuvre signée par Jelly Roll Morton.Les Italiens notamment avaient abattu un très bon boulot en mettant en marché une série de sept albums dans les années 70.Désormais, aucune ne surpasse ce Mr Jelly Roll de Tomato.En souvenir de Morton, en souvenir de cet homme mis à pied par la crise de 1929 mais aussi en souvenir de Armstrong, King Oliver, Bunk Johnson, Sidney Bechet et autres poètes, de cette production on doit s’emparer.C’est un piano tout différent que nous propose ce Bill Evans Trio in Buenos Aires.Vol 1 sur étiquette Jazz Labqui, on le rappelle, constitue un catalogue composé uniquement d'enregistrements réalisés en public.Comme chacun sait, le piano de Bill Evans était fait d’intimité et de romantisme.À l’instar des autres disques que le pudique Evans avait construit en public, celui-ci est plein de ces notes si fragiles qu’elles finissent par hypnotiser le bipède le moindrement ouvert.Une façon de dire que Evans ne s’écoute pas.Il se réécoute.-S-É- C-10 ¦ Le Devoir, samedi 4 mai 1991 le cahier du i • ameai m® CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d’insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (327-5001)— Scanners 2 7 h, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h.5 h, 7 h.9 h.ven.sam.dern.sped 11 h II: Toy Soldiers 7 h 10.9 h 20, sam dim.1 h, 3 h 10,5 h 20,7 h 30.9 h 40 ven.sam dern.sped.11 h 50— III: Kiss Balor» Dying 7 h, 8 h 50, sam.dim.1 h, 2 h 45.4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 IV: Mortal Thoughts 7 h, 9 h 15.sam dim 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h.BERRI I: (288-21 15)— Teanaga Mutant Nln/a Turtles 2 Solution secrète 1 h 30.3 h 30.5 h 30— Le silence des agneaux 7 h 30.9 h 45 II: Warlock 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30, 9 h 30 III: Scanners 21 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 IV: Quand l'habit lait l'espion 1 h 40.3 h 40,5 h 40.7 h 40, 9 h 40 V: Amérique Interdite 21 h 30.3 h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30.jeu 1 h.3 h, 5 h, 9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Scanners 2 7 h 30, 9 h 35, dim 2 h 30.4 h 45, 7 h 30,9 h 35 II: Silence ol the Lambs 7 h, 9 h 20.dim 2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 20 BROSSARD I: (465-5906) — Amérique Interdite 2 9 h 30— Quand l'habit lait l'espion 7 h 30, sam dim 1 h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30 II: Warlock 7 h 10.9 h 15, sam dim 2 h 15, 4 h 45.7 h 10.9 h 15 III: Scanners 27 h, 9 h 20.sam.dim 2 h.4 h 30.7 h.9 h 20 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Le silence des agneaux 7 h.9 h 30, sam.dim.3 h 45, 7 h, 9 h 30— Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Secret ol the Ooze sam dim.1 h 30— 2: Mortal Thoughts 7 h 30.9 h 40.sam.dim 3 h 10.5 h 20, 7 h 30.9 h 40 — Ralph Superklng sam dim 1 h 05 3: Quand l'habit lait l'espion 7 h 30.9 h 30.sam.dim.1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 4: Warlock 7 h 25.9 h 35.sam dim 1 h 10, 3 h 15.5 h 20.7 h 25.9 h 35 5: Maman /'al raté l'avion 7 h 15 sam dim 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15— Amérique Interdite 2 9 h 30— 6: Kiss Before Dying! h 15.9 h 15.sam dim.1 h 15, 3 h 15.5 h 15.7 h 15.9 h 15 CENTRE EATON 1: Mil— L'homme marie 1 h 15.3 h 50.6 h 45.9 h 15 2: Le» Doors 12 h 15.3 h 05.6 h 10.9 h 3: Misery 12 h 30.2 h 35,4 h 55.7 h 20.9 h 35 4: Ju Dou 12 h 15, 2 h 30,4 h 40, 7 h, 9 h 15 5: Oscar 12 h 2 h 20, 4 h 35, 7 h 10, 9 h 30 6: The Long Walk Home 12 h 40.2 h 55, 5 h.7 h 15, 9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel, Mtl- Klss Before Dying 1 h 20.3 h 20, 5 h 20, 7 h 25.9 h 30 2: Rosencrantz and Gulldenstern Are Dead2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 15 3: Scanners 21 h 15.3 h 15,5 h 15.7 h 20.9 h 25 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Oscar 7 h 15.9 h 30, sam.dim.12 h 30.2 h 45,5 h.7 h 15.9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: — Les Doors 7 h.9 h 35 sam.dim.1 h 10.3 h 45, 7 h.9 h 35 2: Oscar! h, 9 h 15.sam.dim.1 h 20.3 h 30, 7 h.9 h 15 3: L'homme Marie7 h 15, 9 h 40.sam.dim 1 h, 3 h 15.7 h 15.9 h 40 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-laurent, Mtl (843-6001) — Je suis content 19 h— l'M Happy 21 h.(2 au 5 mai) CINÉMA PARIS: Mil (875-7295)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Sleeping With the Enemy sam dim 12 h 40.2 h 50.5 h.7 h 10.9 h 20.sem 7 h 10, 9 h 20 2: Scanners 27 h 20,9 h 30.sam dim.12 h 50.3 h, 5 h 10,7 h 20.9 h 30 3: Teenage Mutant Nln/a Turtles 2! h.sam dim 12 h 30.2 h 40.4 h 50.7 h — Class Action 9 h 10 4: Dances with Wolves 8 h 15.sam dim.1 h 30, 5 h, 8 h 15 5: Mortal Thoughts 7 h, 9 h 15, sam.dim 1 h 15.4 h.7 h.9 h 15 6: Silence ol the Lambs! h.9 h 25.sam dim.1 h 40,4 h, 7 h.9 h 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— sam Modèles Wvanf» 18h 35— Norma Rae 20 h 35— dim Father Panchall 15 h — Apara-/Ito 18 h 35— Apu Sansar 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O (489-5559) -Oscar! h.9 h 25, sam.dim.1 h 15,3 h 40, 7 h, 9 h 25 2: Guilty by Suspicion 7 h 25, 9 h 40 sam dim.1 h 30,4 h, 7 h 25,9 h 40 CINÉPLEX I: (849-4518) - La putain du roi 1 h, 4 h.6 h 45.9 h 20 2: Ralph Superklng 9 h 30— Class Action 1 h 20, 4 h 15.7 h 05 III: Cou- pable par association 1 h 45.4 h 30.7 h 10.9 h 25 IV: Alice 1 h 45, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 20 V: Misery1 h 05.3 h 10.5 h 15.7 h 25.9 h 35 VI: Maman /'al raté l'avion 1 h, 3 h 05.5 h 15.7 h 20— America Exposed9 h 30 VII: Un thé au Sahara 1 h, 4 h 05.6 h 45.9 h 25 VIII: Dances with Wolves 1 h 15.5 h, 8 h 30IX: Les nuits avec mon ennemi 1 h.3 h, 5 h, 7 h.9 h COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Hal-laoulnet h 15,3 h 15,5 h 15.7 h 20,9 h 25 II: Il danse avec les loups 1 h 30, 5 h.8 h 30 III: Tl-lal 1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h IV: Mado poste res- tante1 h.3 h 05, 5 h 10, 7 h 15.9 h 25 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.René-Lévesque, Mil (283-8229)— sam.Village In the Mist 19 h — Warm It Was that Winter21 h — dim Warm It Was that Winter 19 h — Village In the Mist 21 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— dim Cinéma suédois pour entants 17 h — Camille 19 h — Histoire d 'Adèle H 21 h CRÉMAZIE: (388-4210) — La gloire de mon père 7 h.sam dim.2 h 30, 7 h — Le château de ma mère 9 h 05, sam.dim.5 h, 9 h 05 DAUPHIN I: (721-6060) - Il danse avec les loups 8 h, sam.dim.1 h 15.5 h, 8 h 30 11: L'éveil 7 h.9 h 30.sam.dim.1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Kiss Before Dying 7 h, 9 h sam.dim 1 h, 3 h, 5 h.7 h, 9 h — 2: Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Secret ol the Ooze sam dim 1 h 15.3 h 15— Mortal Thoughts 7 h 20,9 h 25.sam dim 5 h 15.7 h 20.9 h 25 DORVAL I: (631-8586)- Oscar 7 h 10.9 h 30, sam.dim.12 h 20, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 II: Misery! h 15, 9 h 30.sam.dim.12 h 55, 3 h, 5 h 05.7 h 15, 9 h 30 III: Rich Girl7 h 10,9 h 15, sam dim 12 h 55,3 h, 5 h 05.7 h 10,9 h 15IV: Outol Justice 7 h 10, 9 h 20, sam.dim.5 h 05, 7 h 10, 9 h 20— De quoi/'me mêle encore sam dim 1 h 3 h DU PARC 1: (844-9470)- One Good Cop 7 h, 9 h 20.sam.dim.12 h 15.2 h 20.4 h 30.7 h.9 h 20 2: Toy Soldiers 7 h 10.9 h 30.sam dim.12 h 10, 2 h 25, 4 h 45.7 h 10.9 h 30 3: Reversal ol Fortune 7 h, 9 h 20 sam dim.12 h 20,2 h 30.4 h 45,7 h, 9 h 20 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Oscar 12 h 30.2 h 45,5 h, 7 h 15.9 h 30— 2: Le Parrain 312 h 15.3h15.6h15.9h15 FAIRVIEVY I: (697-8095) - Toy Soldiers 7 h 05.9 h 30, sam.dim.12 h 15, 2 h 30,4 h 45,7 h 05,9 h 30 11 : One Good Cop 6 h 55, 9 h 20.sam dim 12 h 05.2 h 15,4 h 25.6 h 55,9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Spartacus 12 h 30.4 h 15, 8 h.2: Dances with Wolves 1 h 30, 5 h.8 h 15 3: Mortal Thoughts 1 h.3 h 05.5 h 10.7 h 20.9 h 30 4: Sleeping With The Enemy 1 h 45, 4 h 15,7 h, 9 h 20, |6u.1 h 45,4 h 15,10 h.GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)- GREENFIELD I: (671-6129) - One Good Cop 7 h, 9 h 20.sam dim.12 h 15.2 h 30,4 h 50, 7 h, 9 h 20 2: Oscar7h 15,9 h 30, sam.dim.5 h, 7 h 15,9 h 30— De quoi/'me mêle encore sam dim 1 h.3 h 3: Toy Soldiers 7 h 10, 9 h 25.sam.dim, 12h15.2h30.4h45.7 h 10, 9 h 25 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et ferre (fr.) du mar, au ven.10h.11h 45.13h 30.19h , sam 13h 30.17h„ 19h, dim.11 h 45,13 h 30,17 h.19 h.ven.sam.dern.sped.22h.30— Blue Planet et To Fly mar au dim 15815, 20845 IMPÉRIAL: (288-7102) - One Good Cop 12 h 20, 2 h 35,4 h 50.7 h 15,9 h 40 sam.dern, sped.11 h 50 LAVAL I: (688-7776) — De quoi/'me mêle en- coresam dim.2 h 40— Oscar! h, 9 h 10, sam.dim 12 h, 4 h 30.7 h, 9 h 10 II: L'homme Marie 7 h 20,9 h 40, sam.dim.12 h 30.2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 40 3: Les Doors 6 h 30,9 h 30, sam, dim.12 h 30, 3 h 25,6 h 30,9 h 30 LAVAL 2000 1: (687-5207)- Teenage Mutant Nln/a Turtles 2, la solution secrète 6 h 30, sam dim 1 h.3 h, 5 h— Les nuits avec mon ennemi8 h 15,10 h 05, sam.dim.7 h 15.9 h 15 2: Scanners 2 7 h 30.9 h 30, sam.dim.1 h 25,3 h 25.5 h 30.7 h 30.9 h 30 LOEWS l:(861 -7437) - Oscar 12 h 15, 2 h 30,4 h 50, 7 h 15,9 h 35 sam dern.sped.11 h 5011: True Colors 12 h 10.2 h 25, 4 h 40.7 h.9 h 20 sam.dern spec! 11 h 40 III: Green Card12h 35, 2 h 50.5 h 05.7 h 10, 9 h 30 sam.dern.sped.11 h 45 IV: Defending Your Lite 12 h 15, 2 h 30.4 h 50, 7 h 15, 9 h 35 sam.dern.sped.11 h 45 V: Metropolitan 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15 sam.dern.sped.11 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) — sam, Salle 1: Décalogue 19 h, 21 h 30 — Salle 2: Henry et June 19 h 15— Salo ou les 120 jours de So-dome21 h 15— dim Salle 1 Le décalogueH h.16 h.19 h, 21 h 30— Salle 2: Les Lavlgueur déménagent 14 h 15— L'ombre d'Emma 16 h 15.19 h 15— Edward Sc!ssorhands2\ h 15 PALACE 1: — The Doors 12 h 30.3 h 25.6 h 20.9 h 15 II: Toy Soldiers 12 h.2 h 25.4 h 50.7 h 15,9 h 40 sam dern sped 24 h III: Reversal ol For-fune 12 h 10.2 h 25.4 h 50.7 h 05, 9 h 20 sam.dern sped 11 h 35IV: Out For Justice 12 h 05, 2 h 20, 4 h 35.7 h, 9 h 10 sam.dern.sped.11 h 30 V: Il Looks Could Kllh h, 3 h 10, 5 h 10.7 h 10.9 h 15 sam.dern.sped.11 h 15 VI: Rich Girl 1 h 15, 3 h 15,5 h 15.7 h 15, 9 h 15 sam, dern.sped.11 h 15 PARADIS I:(354-3110)— Scanners 27 h 10.9 h 20.sam.dim, 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 II: Quand l'habit lait l'espion 7 h 15.9 h.sam dim.1 h, 2 h 40,4 h 20, 6 h, 7 h 45,9 h 15 III: Amérique Interdite 28 h 50, sam dim.8 h, 10 8— Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 la solution secrète 7 h.sam, dim 1 h, 2 h 45, 4 h 30.6 h 15 PARISIEN I: (866-3856)— Le mari de la coll-feu se 3 h 05, 7 h 15- La discrète 12 h 45, 5 h 05, 9 h 2511: Jean Galmot aventurier 12 h 15.3 h 10.6 h 05.9 h.Ill: Love-moi 12 h 50, 3 h, 5 h 10.7 h 20, 9 h 30IV: Dames galantes 12 h 20, 2 li 40, 5 h, 7 h 05.9 h 25 V: Cyrano de Bergerac 12 h 30.3 h 20.6 h 15,9 h 05 VI: Prince en exil 12 h 20, 2 h 40.4 h 55.7 h 10.9 h 30 7: Uranus W h 15.2 h 30,4 h 45.7 h.9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — Klss Before Dying 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 20, 9 h 35 mer 1 h,3h05,5h 10,10h 11: TeenageMu-tant Nln/a Turtles 2 Secret ol the Ooze 1 h 15, 3 h 10, 5 h.7 h.9 h III: Silence ol the Lambs 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) — Teenage CANARDIÉRE: (661-8575)— Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Ir sam dim 13 h 30.15 h 25.17 h 15.19 h 15— Misery 19 h, 21 h 05, sam dim 21 h 05 CINÉMA LIDO: —Scanners 2 le nouveau régne ven.mar.au jeu 19 h.21 h 10, sam au lun.13 h.19 h, 21 h 10— Quand l'habit lait l'espion ven.mar.au jeu.19 h, 21 h, sam.au lun.13 h.19 h, 21 h — Confrontation à la barre ven mar au jeu.18 h 45, sam.au lun.13 h, 18 h 45— Les Doors 21 h — Il danse avec les loups 19 h 30— Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Ir sam dim 13h.LE CLAP: (650-CLAP)— Alice 12 h 15,14 h 30,16 h 45.19 h, 21 h 15 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Belhune 6 h 45, 9 h 20, sam.dim.1 h 30, 4 h 15.6 h 45, 9 h 20— 2: Les Doors 6 h 10.9 h.sam dim 12 h 30.3 h 20.6 h 10, 9 h - 3: Oscar 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h 45,4 h 30,7 h, 9 h 20— 4: L'homme Marie 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h 45, 4 h 30, 7 h.9 h 20— 5: De quoi j'me mêle encore 7 h 30.9 h 30.sam.dim.1 h 30,3 h 30.5 h 30.7 h 30,9 h 30— 6: Cadence 7 h 30,9 h 30, sam.dim 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 Mutant Nln/a Turtles 2 solution secrète 7 h.9 h, sam dim.1 h 30,3 h 15.5 h 15, 7 h, 9 h 2: Lee nuits avec mon ennemi! h 15,9 h 15, sam dim.2 h, 4 h 15.7 h 15.9 h 15 QUARTIER LATIN: Mil- Journées du cinéma africain 7 h, 9 h 15 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— sam Paris Is Burning 7 h 15 —The Vanishing 9 h 30— Circus Maximus Party U h.30— dim Fantasia 3 h — Alice 5 h — Parla Is Burning 7 h 15— Goodlellas 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - One Good Cop 7 h 15.9 h 35, sam dim.12 h 15, 2 h 30.4 h 50, 7 h 15.9 h 35 sam.dern.sped 11 h 50 II: Les Doors 6 h 15.9 h, sam dim.12 h 45,3 h 30,6 h 15,9 h.sam.; dern sped 11 h 45 III: Toy Soldiers 7 h 15, 9 h 35, sam dim.12 h 15, 2 h 30.4 h 50, 7 h 15.9 h 35 sam dern spec! 11 h 50IV: Out for Justice! h 20.9 h 20, sam dim.3 h 40.5 h 30, 7 h 20, 9 h 20 sam dern sped 11 h 20— De quoi/’me mêle encore sam dim 12 h 20, 2 h V: L'homme Marie 6 h 30, 9 h.sam dim.1 h 30.4 h, 6 h 30, 9 h.sam.dern sped.11 h 20 VI: Oscar 7 h 15, 9 h 35.sam dim 12 h 15,2 h 30.4 h 50.7 h 15,9 h 35.sam.dern.spec! 11 h 50.PLACE CHAREST: (529-9745)- Scanners 2U 12 h 10, 14 h 25.16 h 40,19 h.21 h 20- La putain du roi 13 h 15.16 h 10, 19 h, 21 h 35- Coupable par association 13 h 30.16 h 30.19 h 15,21 h 40— Les nuits avec mon ennemi U h, 16 h 50.19 h 35 21 h 50— Teenage Mutant Nln/a Turtles 213 h — Le silence des agneaux 15 ' h 45, 19 h, 21 h 45— WarlockU 12 h 30,14 h 45, 17 h 10.19 h 35.21 h 50— Il danse avec les loups 12 h °0.16 h, 20 h — Quand l'habit lait I espion 12 h 45,15 h.17 h, 19 h 20,21 h 30 LE PARIS: (694 0891)— A Kiss Before Dying 19 h 30.21 h 30, sam dim.13 h 30,15 h 30,17 h 30,19 h 30.21 h 30— Conlrontatlon à la barre 19 h sam dim 13 h 45.16 h 15,19 h — Ralph Superklng 21 h — Maman / al raté l’avion 19 h, sam dim 14 h, 16 h 30,19 h — L’éveil21 h.PLACE QUÉBEC 1: (525 4524)- Cyrano de BergeracBU 15, 9 h.sam dim.1 h.3 h 40,6 h 15, 1 9 h — 11 : Le parrain 3 8 h, sam dim.1 h, 4 h 30, 8 h.STE-FOY 1: (656 0592)— Toy Soldiers 6 h 45.9 h 05, sam dint.1 h 30, 4 h 15, 6 h 45, 9 h 05— 2: .One Good Cop 7 h, 9 h 15.sam dim.1 h 30.4 h, ' 7 h, 9 h 15— 3: Guilty By Suspicion 7 h 10.9 h ; 20.sam dim.1 h 45, 4 h 30, 7 h 10,9 h 15.CINÉMA QUEBEC MUSIQ.UE Classique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PAS-TEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Stéphane Lemelin, pianiste, oeuvres de Schubert et Schumann.le 5 mai à I5h 30 CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Ste-Catheri-ne/Universilé.Montréal— Intégrale des sonates pour violon et piano de Mozart, avec Martin Foster, violon, el Eugene Plawutsky.piano, le 4 mai à 17h , réservations: 386-2445 ÉGLISE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 5375 No-tre-Dame-de-Grâce, Montréal (484-9716)— Concert de musique sacrée par le Choeur Guillaume-Couture, dir.Jean-Paul Desjardins, oeuvres de Bach, Vivaldi et Mozart, le 5 mai à 20h.ÉGLISE ST-JAMES UNITED CHURCH: 463 ouest Ste-Catherme.Montréal (389-1138)— Le Choeur polyphonique de Montréal présente la messe en ré majeur de Dvorak, dir.Renée O'Dwyer, à l'orgue Hélène Dugal, le 4 mai à 208 ÉGLISE ST-JOHN THE EVANGELIST: 137 Président Kennedy.Montréal— L'Ensemble vocal Louis-Lavigueur présente 6 nocturnes avec accompagnement de clarinettes et basson, oeuvres de Mozart.également oeuvres de Bright, Palestrina, Hindemith et Gesualdo, dir.musicale Louis Lavigueur, le 4 mai à 20h ÉGLISE DE ST-LAMBERT: 41 ave Lome, St-Lambert (671-0918)— La Société chorale de St-Lam-bert présente Fête celtique, dir David Christiani, au piano.Anne-Marie Denoncourt, le 4 mai à 20h .le 5 mai à I5h ÉGLISE ST-MARK: 340 rue St-Charles.Longueuil (646-8610)— Les concerts de la Chapelle présentent Colette Boky, soprano, sam.4 mai à 208— Yves-G Préfontaine, claveciniste, sam.11 mai — Francine Chabot, pianiste, sam.18 mai — Alain Maior, basse-baryton, sam 25 mai.ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Queen Mary, Montréal (733-8211)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir : Gilbert Patenaude, tous les dim.à 11h— Raymond Daveluy à l'orgue à 15h,30.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÊLE: 1364 chemin Ste-Marguerite, sortie 69 autoroute des Lau-rentides (1-229-2586)— Concert de Sophie Rolland, violoncelliste, et Marc-André Hamelm, pianiste, soirée Beethoven, le 4 mai à 20h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Montréal— I Musici de Montréal présente Isabelle van Keulen, violoniste, oeuvres de Bach, Frank, Martin et Mozart, le 5 mai à 20h, SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA Montréal (842-2112)— OSM dimanche Standard Lite Charles Outoit, chef, Chantal Juillet, violon, oeuvres de Bartok et Tchaikovsky, le 5 mai à 14h 30— Les Grands Classiques Sogam Kiri Te Kanawa, soprano, le 5 mai à 20h Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul O, Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h 15 a 02h 30— Gina Seram, chanteuse, du 2 au 5 mai AU PLAISIR BAR CAFÉ: 4467 a rue St-Denis Montréal (842-7471)— André Roy et Yves Boisvert mer 8 mai — D Kimm et Pauline Michel, mer 15 mai — Sylvie Perron mtro latino-américaine, Altredo Lavergne, Salvador Torres Hugo Hazelton, Jorge Cansmo, mer 22 mai — Découvertes, poésie, jeunesse avec Marie-Christine Moranche.Jean-François Lalond, Marie-Eve Doré, Pierre Pouliot, mer 29 mai BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis Montréal (844-0882)— Cari Tremblay, le 4 mai — Te-rez Montcalm, le 5 mai BAR BRAQUE: 980 est rue Rachel, Montréal (523-9738)— Tous les dimanches de 208 à 01 h le Trio Randy Doherty BAR 2080: 2080 rue Clark, Montréal (285-0186)— Jazz les week-ends à 228 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geolfrey Lapp, en permanence, lun 19h à 24h , mar 20h a 01 h .mer au ven 18h à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer au ven à compter de 22h , le sam.à compter de 21h 30.invité le 4 mai, Michel Ouellet, saxophone — Billy Georgette en solo.lun.de 17h à 19h .mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau, le dim.de I9h, à 24h., invité le 5 mai.Michel Ouellet.trombone LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 Le- moyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Paulo Ramos et ses musiciens, le 4 mai à compter de 228— Natalie Richard et les Gagagogo, le 5 mai à compter de 20h.CAFÉ THÊLÉME: 311 est Ontario.Montréal (845-7932)— Jazz Multi-Ultra, le 4 mai à 2th,30 CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (270-7848)— Geneviève Paris en spectacle, le 4 mai à 21h.RISING SUN: 5380 St-Laurent, Montreal (278-5200)— Reggae avec Chalaka en vedette Prince Eyon, le 4 mai— Danse avec D.J.Statement, le 5 mai THEATRE CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— « Jeux de femme .de Krysztof Zanussi et Edward Zebrowski, jusqu'au 4 mai, mar.au sam à 20h.ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521 -4191)— .La conquête de Mexico • une coproduction du Nouveau Théâtre Expérimental et des Productions Ondmnok, texte de Yves Sioui Durand, m en s.Jean-Pierre Ronfard.du 9 avril au 4 mai à 20h 30 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario.Montréal (526-6582)— > Crime et châtiment » de Dostoïevski, production le Groupe La Veillée, montage et conception Gabriel Arcand, du 18 avril au 11 mai, mar.au dim à 20h 30 MAISON-THÉATRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211 )— « Le dernier délire permis • texte et m en s Jean-Frédéric Messier, du 24 avril au 12 mai sam à 20h.,dim.â 15h.MAISON-THÉATRE ANNEXE: 5066 rue Clark.Montréal (288-7211)— Le Carrousel présente • Conte du jour et de la nuit • de Suzanne Lebeau m en s GervaisGaudreault, du 1er au 19 mai, sam 138, dim.11 h.et 13h MONUMENT NATIONAL: 1182 St-Laurent.Montréal— La section française de l'École nationale de théâtre présente • Le songe d'une nuit d'été • de Shakespeare, m.en s.Gilbert Lepage, du 30 avril au 4 mai à 20h RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— « Un samouraï amoureux • de Maryse Pelletier, m.en s.Fernand Rainville, production du Théâtre de la Manufacture, du 9 avril au 12 mai, mar au sam.â 20h 30.dim à 15h NCT/SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Cathe-nne, Montréal (253-8974)— Le Théâtre II Va Sans Dire présente • La cité interdite • texte et m.en s Dominic Champagne, à compter du 19 avril, mar au sam à 20830 NCT/SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherme, Montréal (253-8974)— 3e festival du théâtre étudiant .Jocelyne Trudelle trouvée morte dans ses larmes • de Marie Laberge, Polyvalente De Mortagne, le 6 mai à 19830— ¦ Les voisins » de Louis Saïa et Claude Meunier, École secondaire du Mont-Bruno, le 8 mai à 198 30— > La complaite des hivers rouges • de Roland Lepage, Polyvalente Ste-Thérèse, le 9 mai a 198 — .L'auberge des morts subites .de Félix Leclerc, École St-Sacrement de Terrebonne, le 9 mai à 21 h 30— .Lysistrata .de Michel Tremblay.Collège Mont-Samt-Louis, le 10 mai â 19h 30 THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau Montréal (286-2444)— Les Productions La Sang Sur présente • Je me sous vide .le 4 mai â 20h , le 5 mai a15h et 20h THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul, O .Vieux-Montréal (523-6119)— • H Pinter.d'après Harold Pinter, m en s Claudine Tremblay, du 8 au 25 mai, mer au sam à 20h 30 THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3738 St-Dominique Montréal (987-1639)— Imago présente • Conversation entre Beckett et Pmter.m en s Andrés Haus-mann, du 30 avril au 18 mai, mar au sam à 20h 30 THÉÂTRE DU GRAND SAULT: 7644 rue Édouard, LaSalle (367-5000)— * Au revoir Charlie • de George Axelrod, présenté par l’Avant-scene, les 3-4-5-9-10-11 mai, à 208, dim à 19h THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— .La trilogie de la villégiature • de Goldoni, m en s.Guillermo de Andrea, du 30 avril au 25 mai, mar au ven 20h , sam WEEK-END SAMEDI DIMANCHE Rencontre atelier I.a Grossesse « Comment créer un enfant équilibré ?», le vendredi 10 mai à 19 h 30, au 10 905 rue Bern à Montréal Rens : 385-5205 ou 352-2322.¦ I.e Centre éducatif forestier du Bois-de-Belle-Rivière vous invite à des excursions pédestres les samedis du 4 mat au 13 juillet— Le 5 mai prochain, ouverture de la semaine de l’arbre et des forêts.Rens : 258-3433 ou 1-800 363-2589 ¦ Aujourd’hui à 10 h, atelier « Approche Individuelle en art-thérapie » ; â 13 h 30 « Approche interactive en art-thérapie » et Atelier de cerfs-volants (pour enfants), à la Maison de la culture la Petite Patrie, 6707 rue de l.orimier.Rens.: 872-1730 ¦ Aujourd'hui à 14 h, cinéma « Chérie, j'ai réduit les enfants », à la Maison de la culture Notre-Uame-de-Grâce, 3755 rue Bo-trel.Rens, : 872-2157.Dimanche 5 mat, 25e anniversaire de l’Association des parents catholiques du Québec.Messe à 11 h à la Cathédrale pré sidée par Mgr Claude Turcotte, arche vêque de Montréal 13 h banquet à l’Hôtel Delta, 450 rue Sherbrooke ouest Rens 286-1986 ¦ Dans le cadre de la série L’art de vivre, conférence de M.Lawrence J-K.Poole et intitulée : - L’hypothèse gata, l’esprit quantique et la vie créative », dimanche 5 mat à 13 h 30, à l’Université du Québec à Montréal, 1400 rue Bern, pavillon Judith Jasmin, salle J 2940.Rens.: Michel Roy 376-5286 ou 481-2835.¦ M fidouard Roy présente une conférence intitulée « Le mariage alchimique et la résolution de notre dualité », diman che 5 mai à 11 h, au 356 rue Sherbrooke est Rens : 845-8022.16h et 21 h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA.Montréal (842- .2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente « Vol au-dessus d'un nid de coucou ¦ de Dale Was-serman, m.en s.Lorraine Pintal, du 10 avril au 18 mai, mar.au ven.20h„ sam.16830 et 21h.THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « William S • de Antonins Maillet, m.en s.André Brassard, du 16 avril au 11 mai.mar.au ven.à 208, sam.16h.et 21 h .dim.à 15h THEATRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly.Ion-gueuil— Le Carré-Théâtre présente .La bavardme ou l'invraisemblable histoire de Gloria Adélme Go-loby.de Terri Wagener, m.en s.Mario Boivm, du 5 avril au 4 mai, mar.au sam.à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec (418-643-8131 )— Salle Octave-Crémazie:.Le barbier de Séville .de Beaumarchais, m.en s.Michel Nadeau, du 9 avril au 4 mai, mar.au sam.à 20h.THEATRE THÉRÈSE CASGRAIN: Ste-Anne-de-Bellevue (457-2447)— Le département de théâtre et de musique du Cégep John Abbott présente > Orpheus Descending .par Tennessee Williams, du 7 mai au 11 mai à 20h.et le 10 mai à 13h 30.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie.Québec (418-529-2183)— .Jo et Gaïa la terre • coproduction du Théâtre du Gros Mécano et du Théâtre Jeunesse du Centre National des Arts â Ottawa, texte et m.en s.Reynald Robinson, les 5 et 12 mai à 13h 30 VARIETES BIBLIOTHEQUE NATIONALE: 1700 St-Denis, Montréal (842-3532)— Tangente présente Perfo Productions dans Knee Plays, le 4 mai â 20h 30, le 5 mai à I4h.et 20h 30 BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert.Montréal (842-2808)— Aviva Karen, â 208— Le groupe Cerfeuil â 228 le 4 mai BOITE A CHANSONS LES DEUX PIERROTS: 114 est St-Paul, Vieux-Montréal— Le groupe Red et Alex Sohier, le 4 mai à 20h.— Le Pierrot: Jules Lavoie et Gilbert Lauzon, les 4-5 mai à 20h.BOZO BISTRO BAR: 6121 rue Morin, Val-Morin (819-322-2454)— Richard Joe Leroux, mer au dim.à 21 h — Jacques Thivierge et Gaston Rochon, sam.11 mai à 20h 30 — Claude Gauthier, sam.11 mai â 21h.LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques, Montréal (526-7525)— Christian Bégin le 4 mai à 20h 30 CAFÉ CAMPUS: 3315 Queen Mary, Montréal (735-1259)— Chili avec Richard Desiardins, Ruben Ponce Groupe et Sol de America, mer.8 mai â 21 h 30.— Anne Sylvestre, dim.12 mai â 20830 — Steve • Cassonade .Faulkner, mer.15 mai â 21 h 30— Chester-tield Kings, mer 22 mai à 21 h.30 — Les French B , dim 26 mai à 20830.CEGEP ÉDOUARD-MONTPETIT: Auditorium, 100 rue de Gentilly, Longueuil (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Au coeur de l'Afrique.du Kenya au Zimbabwe, le 11 mai à 19h.et 21 h.30.le 12 mai â 13h,30 et 168, le 13 mai à 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— Les Grands Ballets Canadiens, Les Années Folles, le 4 mai à 20h THEATRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— Michel Courtemanche en spectacle, les 4-5 mai â 20h THEATRE ST-DENIS: 1594 St-Denis, Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schonberg.du 17 |anv au 14 avril, fr.mer, jeu.sam.dim.208.matinée sam 148, angl mer ven.20h, dim.148 (en prolongation jusqu'au 26 mai) Ateliers et galeries ARTICULE: 4060, boul, St-Laurent, suite 106, Montréal (842-9686)— Installation de Wendy Oberlander du 4 mai au 2 juin, du mer.au dim, de 12h â 178 ATELIER CIRCULAIRE: 40 rue Molière.4e étage, Montréal (272-8874)— Oeuvres de Denis St-Pierre du 6 au 31 mai AXE NÉO-7: 205 Montcalm, Hull (819-771-2122)— Photographies de Magda Mujica.du 5 au 25 mai mar au dim.LE BALCON D'ARTS: 650 rue Notre-Dame.St-Lambert (466-8920)— Oeuvres récentes de Paul Tex Lecor, jusqu'au 15 mai LA CENTRALE POWERHOUSE: 4060 St-Lau-rent ste 205, Montréal (844-3489)— Oeuvres récentes de Natalka Husar, du 27 avril au 19 mai, mer.au dim de 128 à 178 CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 ave Victoria, Montréal (488-9558)— Exposition annuelle des travaux d'étudiants, du 18 avril au 4 mai— Exposition d'oeuvres primées, du 9 au 18 mai CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Oeuvres de Cozic, du 14 mai au 27 juin CENTRE COPIE ART: 813 est Ontario, Montréal— ¦ Média/Pouvoir » sculptures médiatiques de Pierre Auger, du 9 avril au 4 mai CENTRE CULTUREL DE DORVAL: 1401 chemin Bord du Lac, Dorval— Exposition des finissants en arts plastiques du Cegep John Abbott, du 8 au 22 mai, mar au dim.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM: 200 rue Sherbrooke ouest, Montréal (987-3395)— Exposition des finissants du Programme de design de l'environnement, du 2 au 12 mai, mer.au dim de midi â 188 CENTRE DES FEMMES DE CONCORDIA: 1550 ouest de Jaisonneuve.suite 110, Montréal (848-7431)— Oeuvres de Renée Duval • Bestiary Passages •, du 1er au 23 mai.CENTRE DU DESIGN: 1600 Notre Dame 0 .ste 105, Montréal (933-6095)— .Montréarts • art actuel, du lun.au ven 108 à 168, le week-end et en soirée sur rendez-vous , CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS: 90, Chemin des Patriotes.Sorel (746-7923)— Salle 1.• Iles en gamme • sculpture de Guy Nadeau — Salle 3: • la mutation du mutant conti- • nue » résidence d'artistes par Renée Paul, du 26 avril au t9 mai.CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 185 du Palais, St-Jérôme (432-7171)— Rétrospective de l'artiste Gilles Boisvert.Moments d'espaces ».du 5 mai au 21 juin, du mar.au ven.de 128 à 178, dim de 138 à 178 CENTRE INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 3575 ave du Parc, Montréal (288-0811 )— Jean Rancourt: prototypes (meubles et accessoires) du mar.au dim.108 à 18h LA CERVOISE: 4457 boul.St-Laurent, Montréal (843-6586)— Montréal Passion, photographies de Christian Migliaccio, du 2 au 22 mai LA CHAMBRE BLANCHE: 185 est Christophe- Colomb, Québec (4)8-529-2715)— Oeuvres de Martine Savard et Robert Charron, du 17 avril au 5 mai LE CHEVAL BLANC: 809 est Ontario, Montréal-Oeuvres de Anna Beaudin, jusqu'au 18 mai CIRCA: 372 ouest Ste-Catherme, ste 444, Montréal (393-8248)— Sculptures de Catherine Widgery, du 13 avril au 25 mai, rner au sam.l^a télévision du samedi soir en un elin d*oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFTfR.C.) •2* Montreal Le Teleioum 18h10/virag aip es Samedi P.M.p Hockey : Minnesota vs Edmonton Le Télé-p journal Cinéma : L homme aux deux visages Avec Michael Calne et Laurence Olivier rtr, WCAX (CBS) Burlington News Newsp Star Search Cinéma : Mary Popplns -Am.64 Avec Julie Andrews et Dick Van Dyke News 21 Jump Street fcv WPTZ(NBC) Plattsburgh News Newsp A Current Affair : Extra Amenp Downp Home The Golden Girls p Empty p Nest Carol & Company p News Saturday Night Live n CBMT(CBC) «ï® Montréal News Newhartp The Family Man Hockey : Minnesota vs Edmonton National p Newswatch Cinéma : Salaam Bombay (23h45) «0 EST' Le TVA p Montréal Vidéo rock détente Au fil des jours Cinéma : Tank—Km.84 Avec James Gamer et G.D.Spradlin Vidéo rock détente Le TVA p réseau Cinéma : Descente aux enfers CFCF(CTV) Montreal News p Comedy Mill Doogie Howser, md Bordertown Kattsp and Dog In Living Coloutp Nightp Court Grand p Neon Rider p Newsp News Cinéma 12 en TV5 (Télé Francophones Le temps de vivre L'Euromag (181)50) Le journal delaSSR Thalassa Stars 90 Destination le monde Franco- lolies Journal de A 2 CIVM (R.-Q.) ^ Montreal Passe- Partout Omni p science C’est la vie Parler pour parier :p Mes régies me lont mourir Cinéma : Contrôle-Can.86 Avec Burt Lancaster et Kate Nelligan Cinéma : Mo Avec Gaële L 7 cher sujet—Fr.88 e Roi et Anny Romand m Kq“' Voxpop Musique vidéo Concert plus : Martine St-Clair roô) WVNY (ABC) ^ Burlington Newsp Super Force Star Trek p The Next Generation The Young Riders p An American Saturday Night Newsp 23h15 / Friday the 13th ®sa 18h30 / X-Tendamix Soul in the City X-Tendamlx Spotlight / Kid’N Play X-Tendamlx (oJj) VERMONT ETV(PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits No Job For A Lady Wodehouse Playhouse Cinéma : Paper Moon— Am.73 Avec Ryan O'Neal et Tatum O’Neal The 90’s Great p Performances roe't 4-SAIS0NS ^ Montréal La roue chanceuse Coup de louée Cinéma : Indiana Jones et le temple maudit Am.84 —Avec Harrison Ford et Kate Capshaw Pionniers du ciel S.O.S.Médec Ins Le Grand Journal p Série rose (57) WCFE (PBS) Austin City Limits The Editors MacLaughlin Group The Best of National Geographic p 'Alio ! ‘Alio ! Blackadder Doctor Who Lonesome Pi ne Specials — - - télévision du dimanehe soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23M30 OOhOO CBFT (R.C.) Montreal Le Téléourru 18h10 / Déco Se Faune nordique Hockey / (3e match) Le Télé-journal p Scully rencontre Les sports Cinéma : Le train sifflera bols fols roi WCAX (CBS) Burlington Newsp The Golden Girls 60 minutes p Murder, she wrote p Cinéma: Victim of Love— Am.91 Avec JoBeth Williams et Virginia Madsen Newsp The Arsenio Hall Show (23h15) (T) WPTZ (NBC) Plattsburgh On Scene: Emergency Newsp Super Bloopers & New Practical Jokes p Exposep Reaip Lite Cinéma : White Hot : The Mysterious Murder Of Thelma Todd—Km.91 Sunday Scoreboard Roggin's Heroes Cinéma Tap «dm CBMT (CBC) •J Montréal Magical Wort Davy Crocket d ol Disney : 1: Rainbow.Carol & p Company Hockey / (3e match) Newsp Venture Newswatch Streets of San.Œ) EST1 Le TVA p réseau Alt Rira bien.Fernand Nadeau en direct Cinéma : Tendres vacances —Am.84 Avec Kristy McNichol et Michael Ontkean Le TVA p réseau Vision mondi ale CC\ CFCF(CTV) Montréal Newsp Travel Travel Unholy Orders p America's Funniest p Dinosaurs Cinéma : Big Business —Am.88 Avec Bette Midler et Lily Tomlin Newsp News Entertainment Tonight CTda TV5 (Télé Francophones L’école deslans L'Euromag (18h50) Le journal deRTBF 7 sur 7 Caractères Faut pas rêver 22h50/Josep h Kessel Journal de Aî mar* Passe- Partout A plein p temps Degrassl p Le Clap Cinéma : Mission espionnage— G.-B.87 Avec John Shea et Ell Wallach Cinéma : Le grand couteau—Km.55 Avec Jack Palance et Shelley Winters m tsr Oadablz Transit Musique vidéo * — WVNY (ABC) ^ Burlington Newsp Memories.Then and Now Life goes on p America’s Funniest p Dinosaurs Cinéma : Night of die Hunter—Am.91 Avec Richard Chamberlain et Diana Scarwld Newsp Commercial Program (ôci Much ^ Music 19h / Backtrax The best ol much Vidéodlps Spotlight / Mendelson VÎdéocllps rsjô) VERMONT Mi» ETV(PBS) All Creatures Great and Small Carnegie Hall : Live at 100 ! The Gala Celebration Mystery 1 p American Playhouse (ôjei 4-SAISONS m?» Montréal Les carnets de L.-Josée : Inv.: Martine St-Clair Caméra 91 Surprise surprise Cinéma : La double trie de Rock Hudson Avec Thomas Ian Griffith et Daphne Ashbrook Le Grand Journal Sports Plus w eek-end (57) WCFE ^ (PBS) Nat King Cole Show The New p Explorers Carnegie Hall : Live at 100 ! The Gala Celebration Mystery ! p Thep Astronomers 4 Le Devoir, samedi 4 mai 1991 ¦ C-11 le cahier du ARTS VISUELS Autour de Suzanne Emprunts et citations Galerie de l'UQAM, 1400 rue Berri (salle J.-P.120) (Jusqu’au 5 mai 1991) Jean Dumont L’AVENTURE UE la collection Montréal-Boissano, dirigée par Pierre Ayot, professeur au Département d’arts plastiques de l’UQAM, a commencé en 1988, avec la production d’un livre d’artiste dont le thème, ou le point de départ, ou le prétexte, était un tableau d’Ambro-gio Lorenzetti (1319-1348), Castello in riva a un largo, conservé à la pinacothèque de Sienne, et considéré comme étant le premier paysage jamais exécuté dans l’histoire de la peinture.Ce livre regroupait les oeuvres de 14 artistes, tous etudiants de maîtrise en arts plastiques ou professeurs dans ce département.Depuis, quatre autres livres ont été produits sur des thèmes variés.En 1989, c’était Illudere ou se jouer du trompe l'oeil et un second basé sur Variations sur John Cage.En 1990, le thème était Figuration transput U RATION, et reposait sur Tin-tin, le célèbre personnage de l’oeuvre de llergé.Cette année, Emprunts et Citations, autour de Suzanne, regroupe les oeuvres de 20 artistes, étudiants et professeurs de maîtrise, ainsi ques les textes de Catherine Bédard, Alain Laframboise, Pierre Landry et Nicole Faquin, tous créés à partir d’une huile sur toile de Jacopo Robusti, dit Tintoret (lf>18-1594), intitulée Suzanne et les vieillards.Ce livre, dont les 20 oeuvres, les quatre textes ansi que le magnifique coffret sont exposes à la Galerie de l’UQAM, n’est en fait que la partie perceptible d’un processus, d’un ensemble, qui déborde largement, antérieurement et postérieurement, la durée, mais aussi peut-être, l’importance même de l’exposition.L’idée qui donna naissance au projet, en 1988, était basée sur l’intérêt indéniable que représente, pour des étudiants en art, la possibilité d’effectuer, en commun, un stage à l’étranger, l’Italie en l’occurrence et la production du livre par les étudiants, représentait une participation financière non négligeable.Mais, ce n’est pas tout.Il faut compter aussi le bénéfice intellectuel que représentent toutes ces études, ces recherches, ces travaux effectués, tout au long de l’année, sur un thème commun tissé daim la matière même du programme de maîtrise et sujet de réflexion pour le monde de l’art dans son ensemble.Ce thème fait l’objet, pendant la durée du stage en Italie, ou parfois ici même, à Montréal, d’un colloque qui regroupe des intervenants de calibre international.Il vous suffira sûrement de lire les textes des auteurs cités plus haut pour prendre conscience des problèmes soulevés par le phénomène, si courant aujourd’hui dans la production post-moderne, de la citation d’une oeuvre d’un autre ou de l’emprunt d’un de ses fragments.Qu’en est-il du droit de l’auteur, (et du droit d’auteur ! ) ?Que signifie la possibilté de fragmenter une oeuvre dont on pensait justement qu’elle était une oeuvre parce qu’elle était finie, équilibrée, close, indivisible ?Que nous dit le Tintoret sur notre propre sciété en nous montrant sa Suzanne, ou en dissimulant les vieillards ?La visite de l’exposition est un plaisir.Quelque 600 exemplaires d’une sérigraphie du célèbre tableau ont été tirés, à la main, dans les ateliers et une vingtaine distribués à chaque arlLste.Il s’agit là de base.Et chaque artiste refera 20 fois le même emprunt, la même citation, le même geste, la même transformation.Chaque exemplaire est un original.L’un remplace le mur du jardin par un paysage d’Italie et supprime le tain du miroir pour que les yeux de la Suzanne plongent directement dans ceux du vieillard voyeur.Une autre a placé à côté de sa Suzanne quelques-unes des Demoiselles d’Avignon, et donné au vieillard vicieux du premier plan le visage de Picasso.Chez quelqu’un d’autre, le miroir qui, .J Suzanne et les vieillards.dans le tableau original nous laisse dans l’ignorance de l’image de Suzanne, porte une définition du narcissisme par Freud.On trouve des anamneses, des citations d’autres oeuvres connues, des retraits, des ajouts.Les glissements vont du changement d’un simple détail à la transformation complète du tableau original.On ne peut qu’être frappé par l’intelligence, la qualité, la diversité du jeu auquel se sont livrés tous ces artistes.Je n’ai que deux regrets.Le premier est de ne pouvoir citer tous les artistes, donc de n’en avoir cité aucun.Le second, c’est de ne pas voir trôner, au centre de l’exposition, la peinture originale du Tintoret (elle se trouve au Kunsthistorisches Museum de Vienne) ! Je suis sûr qu’on se prendrait à la regarder comme on n'a jamais regardé un tableau, et que naîtrait la conscience que sous ce regard une oeuvre, de quelqu’époque qu’elle soit, sera toujours ouverte et toujours en mouvement.OXFAM OEUVRES EXPO-VENTE DE TABLEAUX Du 10 au 12 mai 1991 Le bureau d’Oxfam-Québec se transformera en galerie d’ar l Oxfam mettra en vente plus d’une centaine de tableaux d'artistes réputés dont BERGERON.BEDARD, CARETTE.CALVÉ, COUTURE.COSGROVE (c offrots), CONSTANTINEAU.GINGRAS.J P LEMIEUX.MODESTE.ANNA NOEH.POITRAS.SAINT PIERRE, VALERIE Ça,ça.fait du bien! panTiriPOCTion Le vernissage se déroulera le 10 mai 1991, de 17 h à 21 h R.S.V.P (514)866 1773 OXFAM1 QUÉBEC Le bureau d'OxIam-Québec est situé au 169.rue Saint-Paul est Vieux Montréal H2Y 1G8 OAZIBAO: 4060 St-Laurent, espace 104, Montréal (845-0063)— Photographies de Mels Van Zutphen du 20 avril au 19 mai ESPACE GLOBAL: 914 est Mont-Royal, Montréal (524-1534)— Oeuvres récentes de François Hudon et Jocelyn Boucher, du 16 mai au 1er juin — Casse-téle d'époques de Nelly Roy.du 7 au 23 |um EXPOSITION: 295 est boul.Charesl, Québec— Exposition des finissants en arts plastiques de I université Laval, du 24 avril au 12 mai, mar.au dim de 12h à 18h EXPOTEC: Vieux-Porl de Montréal, angle de La Commune el St-Laurent— Exposition interactive à caractère scientifique, technologique et culturel sur le thème des sports, du mer.au dim.de tOh à 22h EXPRESSION CENTRE D'EXPOSITION DE ST ' 'YACINTHE: 405 rue St-Simon, St-Hyacinthe (77^ 4209)— Oeuvres de André Fournelle, du 21 avril au 18 mai GALERIE ACTION: 190 Laurier.SI-Jean-sur-Ri chelieu (861-3397)— • Une chaise, métaphore el monument • installation de John Lindsay Gouws.du 11 avril au 5 mai.tous les |Ours— ¦ La nature vue à travers la collection de la Banque Nationale du Canada ».du 9 mai au 2 |uin, tous les tours GALERIE AMRAD AFRICAN ARTS: 1522 ouest rue Sherbrooke, suite 4, Montreal (934-4550)— ¦ L'homme au repos », Sièges de l'Est, Ouest et l'Afrique centrale, du 6 mai au 30 |uil GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE: 4511 St-Denis.Montréal (845-2400)— Oeuvres de Odette Auclair, Marie Cinq Mars, Richard Veilleux.Mario Bouchard et François Faucher, du 3 au 21 mai GALERIE D'ART DU COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPETIT: 100 est deGentilly, Longueuil— Exposition Vie des Arts 35 ans plus tard, du 23 avril au 17 mai GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve.Montréal (848-4750)— Véhicule Art recherche en cours, du 4 avril au 11 mai GALERIE L'ART FRANÇAIS: 1434 ouest Sherbrooke.Montréal (849-3637)— Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE D'ART MONIQUE SALVAIL: 1916 chemin du Village.St-Adolphe d'Howard (819-327-2311)— Belle rencontre du printemps avec Talleen Hacikyan.le 5 mai de 13h.à 17h GALERIE D'ART STEWART: 176 Bord du Lac Pointe-Claire (630-1254)— Les chapeaux lémmins d'hier el d'au|Ourd'hui.du 13 avril au 12 mai GALERIE ARTEFACT: 4117 St-Denis.Montréal-• L'Opéra de l'agresse-coeur » oeuvres de Mady.du 1er mai au 30 juin galerie simon blais: 4521 Clark, ste 100 Montreal (849-1165)— Oeuvres de Michel Allard, du 28 avril au 5 mai.mar au sam de 9h 30 à 17h 30 GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Sle-Calherine, local 502.Montréal (397-0044)— Oeuvres de J Alloucherie.G.Collm-Thiébaut.Guy Pelle-rin el Roland Poulin, du 6 avril au 4 mai GALERIE DU CENTRE: 250 St-Laurent, St-Lam ber! (672-4772)— Oeuvres de Nicole Panneton, du 8 mai au 2 |uin GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20 ouest Marie-Anne, Montréal (284-2631 )— Sculptures de Laurent Pilon, du 27 avril au 25 mai, mer au ven.de 12h a I8h.et le sam |usqu'à 17h GALERIE DE CHINE: 94 de la Gauchetiére o 2eA, Montréal (878-2116)— 24 peintres chinois contemporains.du 27 avril au 12 mai GALERIE CLARK: 1591 Clark.Montréal (288-4972 )—Travaux récents de Harlan Johnson et Pierre Lamarche, du 25 avr au 12 mai, jeu au dim de 12h.à IBh GALERIE DARE-DARE: 4060 St-Laurent ste 211, Montréal (844-8327)— Oeuvres de Manon B Thi- bault, du 24 avril au 12 mai.mer.au dim, 12h, à 17h.GALERIE DOMINION: 1438 ouest Sherbrooke.Montréal (845-7833)— Oeuvres de Edward J.Hughes.du 27 avril au 18 mai GALERIE ELCA LONDON: 1616 ouest Sherbrooke, Montreal (931-3646)— Oeuvres de Catherine Perehudolt, du 27 avril au 16 mai, mar.au sam.de lOh à 17h 30 GALERIE L'EMBUSCADE: 1571 Place Badeaux, Trois-Rivières (819-374-0652)— Oeuvres de Pierre Latonlame, du 7 avril au 4 mai — Oeuvres récentes de François Hudon et Jocelyn Boucher, du 2 juin au 6 juillet GALERIE ENGRAMME: 263 est St-Vallier, Québec (418-529-0972)— Oeuvres de Pierre Hamelin, du 2 au 26 mai.mar au dim.GALERIE DENISE GALLANT: 260 chemin Bice.sortie 118.Ortord (843-4367)— Artistes de la galerie, tous les médiums y sont représentés, jeu.ven.et dim de 13h à 18h et sur rendez-vous GALERIE JOCELYNE GOBEIL:2154 Crescent.Montreal (843-3856)— En permanence bijoux d'artistes contemporains du Québec et de l'étranger, mar au sam GALERIE GRAFF: 963 est Rachel.Montréal (526-26)6)— La gravure dans tous ses états, du 4 mai au 15 |um.mar au dim.GALERIE HORACE: 906 ouest King.Sherbrooke (819-821-2326)— Installation photographique d'E-lodie Bernier, du 3 au 26 mai— Salle 1 : Point de vue — Transgression à l'échelle — L'Atelier, de Denyse Germ, du 3 au 26 mai GALERIE MADELEINE LACERTE: 1 Côte Dinar!.Quebec (418-692-1566)— Oeuvres de Frank Mutvey, jusqu'au 16 mai GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 372 ouest Ste-Calherme.ste 528, Montréal (398-9806)— Oeuvres de Anne el Patrick Poirier, du 27 avril au 8 juin, mar.au sam GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 4524 De La Roche, Montréal (842-3639)— Estampes originales de maitres européens et |aponais du 20e siècle GALERIE LIPPEL: 1324 ouest Sherbrooke, Montréal (842-6369)— Sculptures anciennes de l'Alrique Noir.Côte d'Ivoire.Mali, Burkino Faso, Zaïre, mar.au sain de 13h à 17h GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours.Vieux-Montréal (875-8281)— Oeuvres de Marcel Barbeau, Léon Bellelleur.Paul-Émile Borduas, Marcelle Ferron, Pierre Gauvreau, Jean-Paul Mousseau el Jean-Paul Riopelle, du 28 avril au 26 mai.mar au dim de 11h.à 18h.GALERIE MONTCALM: 25 rue Laurier.Hull (819-595-7171)— Oeuvres de Denis Binet et sculptures de Shokichi Sato.du 18 avril au 12 mai GALERIE DU MUSÉE: 24 boul Champlain.Québec— « Sylvie, Reno.Joanne et les autres • exposition d'oeuvres photographiques de 7 artistes de Québec, du 24 janv.au 25 mai.mer au dim GALERIE OPUS 2: 3981 St-Laurent, ste 210, Montréal (499-0235)— Oeuvres récentes de Evelyn Du-tour, Hannibal Srouji et Yang Zheng-Xin, du mer.au dim GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY: 307 ouest Ste-Catherine.ste 515, Montréal (844-4464)— Oeuvres de Jean-Louis Êmond, du 27 avril au 18 mai.mar.au sam GALERIE ROLLAND: 2350 Guy, Montréal (932-9739)— Estampes originales de maitres européens et québécois Dussau.Ting.Peltan.Riopelle et autres, lun au ven tOh.à 17h 30, sam 10h.à 17h GALERIE DU SAC:Univ de MU.2332 Edouard-Montpetit, 4e étage (343-6524)— Exposition Arrêt sur image, du Club photo Zoum.du 2 au 9 mai, sam dim 10h à 17h.GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent espace 107.Montréal (842-4021)— Oeuvres de Francine La-londe, du 13 avril au 5 mai— Oeuvres de Kevin Son-mor.du 11 mai au 2 juin GALERIE TERRUSCITO: 3877 St-Denis.Montréal (843-8752)— Collographies de Margaret Thomas, du 30 avril au 14 mai GALERIE LA TROISIÈME VAGUE: 155 est St- Paul.ste 2.Montréal— Oeuvres de 5 étudiants en arts plastiques de l'Uqam, A.Descoteaux, S.Lafontaine.L.Limoges, C Mallette et B.Trottier, jusqu'au 15 mai GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Cathe-rine.ste 555, Montréal (845-5555)— Oeuvres de Marie-Claude Boulhillier.du 1er au 25 mai GALERIE DE L'UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Berri, Montréal— Salle J-R120: Exposition des oeuvres des finissants au bac.en arts plastiques, du 19 avril au 5 mai— Oeuvres du livre d'artistes ¦ Emprunts et citations autour de Suzanne » sérigraphies de plusieurs artistes, du 19 avril au 5 mai.mar.au dim.de 12h.à 18h.GALERIE VERRE D'ART: 1518 ouest Sherbrooke, Montréal (932-3896)— Oeuvres de D.Crichton, J Goodman, S.Edgerley, jusqu'au 21 mai GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, ste 301, Montréal (842-9208)— Exposition permanente, oeuvres de Chagall et Riopelle.tous les tours de 11h.à 13h.GALERIE BRENDA WALLACE: 372 ouest Ste-Catherine, ch.508, Montréal (393-4066)— Photographies couleur de Holly King, du 27 avril au 25 mai.mar.au sam.de 11 h.à 17h.GALERIE WEST END: 1358 Greene.Westmount (933-4314)— Sculptures récentes en bronze de Esther Wertheimer, du 20 avril au 4 mai— Oeuvres récentes de Louise Scott, du 9 au 23 mai GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC: 2025 rue Peel.Montréal (849-6091)— .L'oiseau Judas • exposition d appelants en bois de Jon Jones, du 3 mai au 8 juin JARDIN BOTANIQUE: 4101 esl Sherbrooke.Montréal (872-7954)— Pavillon japonais Les kogos ou boites à encens japonaises du Musée des Beaux-Arts de Montréal, du 12 avril au 12 mai JARDIN DE LA SCULPTURE: Centre de la nature de Laval.901 ave du Parc, Laval— Sculptures monumentales réalisées dans le cadre du Symposium international de la sculpture Laval 1990, tous les jours de 9h.à 22h.MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest de la Concorde.Laval (662-4442)— Salle Alfred-Pellan Oeuvres de Yves-Marie Rajotte, du 19 avril au 12 mai, mar.au dim.MAISON D'ART ST-LAURENT: 742 bout Décarie.St-Laurent (744-6683)— Oeuvres récentes de Petbot (Petru Botezatu) du 5 au 12 mai MAISON DU CITOYEN: 25 Laurier, Hull (819-595-7488)— Expositions: Un Héritage À Conserver et Un Siècle  Bâtir, du 6 au 26 mai, mar.au dim.MAISON DU PRESSOIR: 10,865 rue du Pressoir (métro Henri-Bourassa) Montréal— Exposition sur Madame Bolduc, du 7 mars au 5 mai— Les kogos du Musée des beaux-arts de Montréal, du 19 mai au 24 juin MAISON RADIO-CANADA: Salle Raymond-David.1400 esl boul René-Lévesque.Montréal (597-5520)— Oeuvres de Claude Mercier, du 8 au 16 mai MICHEL TÉTREAULT ART CONTEMPORAIN: 1192 Beaudry, Montréal (521-2141)- Salle Principale Sculptures récentes de Michel Saulnier, du 24 avril au 25 mai, mar au sam de 11 h.à 18h.et sur rendez-vous OBORO: 3981 boul.St-Laurent, Montréal (844-3250)— Oeuvtes de Alan Storey, du 27 avr au 26 mai, du mer au dim.de midi à 17h.PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COM MERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d’aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les jours.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE: 1364 chemin Ste-Marguerite, Ste-Adète (229-2586)— Oeuvres de André Michel St-Hilaire.jusqu'au 8 mai PRIM: 3981 St-Laurent, 3e étage, Montréal— Le Printemps de Prim, du 10 au 30 mai RIVERIN-ARLOGOS: 197 chemin du Lac d'Argent.Eastman (297-4646)— Oeuvres de Jean-Paul Jérôme, du 27 avril au 15 mai.mer.au dim.SALLE WILFRID-PELLETIER: Hall d entrée, PDA, Montréal (842-2112)— Peintres d'ici venus d’ailleurs, du 22 avril au 26 mai WADDINGTON AND GORCE INC: 1504 ouest Sherbrooke, Montréal (933-3653)— Oeuvres d'artistes canadiens Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE DE BEACONSFIELD- 303, boul.Beaconsfield (697-9040)— Exposition de courtepointes réalisées par des écolières de 8 à 12 ans et des • courtepointes caresses » cousues à l’intention des enfants pour le Refuge des lemmes de l'Ouest de File, durant le mois de mai.BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul.Pierrelonds, Pierrelonds (620-4181)— Découpures chinoises de Grace Chang et poteries de Tim Chou, du 8 au 3) mai BIBLIOTHÈQUE DE KIRKLAND: 17,000 boul Hymus, Kirkland (694-4100)— Oeuvres de Eric Stewart.tout mai BIBLIOTHÈQUE MCLENNAN DE L'UNIVERSITÉ MCGILL: rue Sherbrooke ouest.Montréal-La Collection Napoléon de l'université McGill: estampes et pièces illustrées choisies, jusqu'au 31 mai Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal-Oeuvres de Steven Curtin.Suzanne Giroux, Tom Hopkins, Peter Krausz, François Laçasse, Suzelle Levasseur.André Martin, Gilles Mihalcean.Roberto Pellegrinuzzi, Louise Robert.Céline Surprenant.Laurie Walker, du 4 avril au 11 mai — • Corps et Formes » de Gaétan Pilon, du 15 mai au 15 juin, du mar auieu de 13h à 21h.du ven.au dim.de 13h.à 17h.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— L'art de la scène passé/présent.exposition qui retrace un demi-siècle de scénographie au Québec, du 2 avril au 5 mai— Photographies de Jean-François Cantin, Denis Farley et Yves O'Reiley.du 13 avril au 19 mai— Corriger les lieux: propositions de 15 artistes dans un espace prédéfini et identique pour chacun, du 13 avril au 19 mai MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul.Monk, Montréal— Passeport Tintin: l'univers de Moulinsart, du 7 avril au 12 mai— Oeuvres de Robert Ouellet et de Eric Parizeau, du 17 mai au 16 juin— La Petite Bourgogne, exposition à caractère historique sur le quartier sud-ouest de Mtl, du 24 mai au 25 août MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— Parlums d'immigrantes et Identités métropolitaines, présenté par le Collectif de lemmes immigrantes, photographies de Serge Jon-gué, à compter du 7 mai— Jeux de l'art et du papier, à compter du 3 mai MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GR ACE: 3755 Botrel, Montréal— Passeport Tintin: l'univers de Tintin, du 7 avril au 12 mai— Du Coteau Saint-Pierre à Notre-Dame-De-Grâce, rétrospective de 3 siècles sur l'histoire du quartier NDG, du 23 mai au 18 août MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 DeLorimier.Montréal— Passeport Tintin: l'univers d'Hergé, du 7 avril au 12 mai— Photographies de Robert Laliberté, du 18 mai au 16 juin MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal— Portes-mémoire, installation de Elizabeth Recurt.du 4 au 17 mai Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN: Cite du Havre, Montréal (873-2878)— Ron Martin 1971/1981, du 5 mai au 21 juillet, ouvert du mar.au dim de 10h à I8h MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS (CHATEAU DUFRESNE): Angle Pie 1X et Sherbrooke.Montréal (259-2575)— Andrea Branzi, ob|ets et projets d’architecture et d'urbanisme conçus au cours des 20 dernières années, dans l'esprit du Nouveau Design italien, du 29 mars au 26 mai, met.au dim 11h.à 17h.MUSEE D'ART DE JOLIETTE: 145 Wiltnd-Cor-beil.Joliette— Les nouvelles acquisitions 1990 oeuvres de Jordi Bonet, Jacques de Tonnancour, Harold Town.Marcelle Ferron, Mario Merola.Jean-Paul Mousseau.Torn Hodgson, William Ronald.Lise Ger-vais.Louise Gadbois et autres— Installations de Richard Martel et Hélène Bonin, du 4 mai au 9 juin, mer.au dim.de 12h.à 17h.MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 boul Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— • Arts anciens et traditions artisanales du Québec ¦ exposition permanente— Édouard Jasmin, céramiste, du 3 avril au 16 juin— Travaux des participants aux ateliers culturels de Ville Saint-Laurent, du 21 avril au 5 mai— Présence des ivoires religieux dans les collections québécoises.du 19 mai au 14 juillet MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St-Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)— ¦ Il était une lois l'enfance » |usqu en sept.91— Rétrospective des expositions à travers les atfiches.les programmations et quelques pièces de la collection d’art et d'ethnologie— ¦ Un connaisseur à découvrir » exposition jeu du Musée des Beaux-Arts de Montréal, à compter de janv — Claude Millette, sculpteur, à compter de tév.du mar.au dim MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Collection permanente du musée, mar au dim de 10h.à 17h — Pierre Cardin: passé présent futur, du 27 marsau26mai.mar audim de 10h à 17h., sam.jusqu'à 20h — Dualités—dix artistes de Montréal, du 3 mai au 16 juin.mar.au dim de 10h à 17h MUSÉE PIERRE BOUCHER: 858 Laviolette, Trois-Rivières (819-376-4459)— Salle Gaston Petit: Les céramiques d'artistes québécois contemporains, du 24 avril au 26 mai— L'Art et l'histoire des timbres, du 21 avril au 3 juin, mar au dim.de 13h 30 à 16h 30 et de 19h.à 21 h (MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 rue Baile, Montréal (939-7000)— Musée consacré à l'art de l'architecture 20,000 dessins et estampes de Maitres.120.000 livres.45.000 photographies, ainsi que des tonds d'archives importants.mer et ven.de 11 h.à 18h , jeu.11 h.à 20h .sam et dim.de 11 h à 17h — Myron Goldsmith, poète de la structure, du 13 mars au 2 juin— Le crible de la raison, l'oeuvre de Paul Nelson, jusqu'au 26 mai MUSÉE CHATEAU RAMEZAY: 280 Notre-Dame est.Montréal (861-3708)— Montréal, de la capitulation tranquille à l'union mouvementée 1760/1849, du 16 nov.au 1er sepl.1991, mar au dim.de 10h à 16h » MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— « Objets de civilisation » exposition permanente — ¦ La barque à voile » exposition permanente.— • Mémoires ¦ exposition per» manente — Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence— Autopsie d'un sac vert, jusqu'au 12 mai— Éphémère, jusqu'au 2 sept — Jeux, jusqu'au 5 janv 92 MUSÉE MARC-AURÉLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence, ouvert du mar au dim.de 11 h à 17h.MUSEE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PREFONTAINE: 520 chemin de la Côte-Ste-Catherme, Oulremont (277-9864)— Exposition thématique • Les animaux malades du Saint-Laurent .jusqu'au 31 août, mer au ven.de 9h à 16h , dim de 10h.à 17h.« MUSÉE DE LACHINE: llOchemmLaSalle.Lachine (634-3471 poste 346)— Pavillon Benoit-Ver-dickt • Suites balinaises » études et peintures de Claude Blin, du 16 mars au 5 mai— Installation de Denis Pellerin, du 18 mai au 30 |uin— Photographies et dessins de Francine Simonin, du 18 mai au 30 |um— La Dépendance: • Le caveau • installation de Luc Forget, du 30 mars au 2 juin— Sculptures et peintures récentes de Diane Giguère.du 15 juin au 11 août, mer au dim de 11h.30 à 16h 30 MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale.Les Eboulements, Qué.(418-635-2243)— Plus dé 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés.MUSÉE DE LA MAISON SAINT-GABRIEL: 2146 Place Dublin, Montréal (935-8136)— Exposition permanente— ¦ 200 ans de sièges » jusqu'en déc , visites guidées du mar.au sam.13h 30 et 15h„ dine 13h 30.14h 30.15h 30 MUSÉE RÉGIONAL DE LA CÔTE-NORD: 500 boul.Laure.Sept-iles (418-968-2070)— .Le peintre, l'homme et son évolution .rétrospective de l'artiste peintre Albert Lauzier— .Sur les traces de Walker.un certain amiral anglais qui en 1711.du 7 avril au 12 mai MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI: 35ouest St-Germam, Rimouski (418-724-2272)— Docteur Norman Bethune en Chine, exposition de photographies produite par l'Ambassade de la République populaire de Chine, jusqu’au 5 mai— Bonjour Françoise: installation dans un paysage maritime, conservatrice Adrienne Luce, jusqu'au 5 mai— Sculptures de Stephen Schofield, jusqu'au 5 mai, mer au dim.de 10h.à 18h MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9 rue de l'Université.Québec (692-2843)— Rez-de-chaussée: Huit musées en un des objets au service du savoir, jusqu'au 26 mai— 1er étage: Art du Québec, oeuvres du 19e siècle, jusqu'au 31 déc.91— TroiS années d'acquisitions 1988-1990, objets et oeuvres d'art, jusqu'au 7 oct — Cabinet des médailles— 2e étage Peinture des écoles du Nord: Hollande et Flandres, jusqu'au 8 sept — • Les arpenteurs du ciel » exposition sur l'astronomie qui retrace l'enseignement de cette science au Séminaire de Québec durant le 19e siècle, jusqu'au 6 |anv.92— 3e étage.Les chels-d'oeuvre de la peinture religieuse européenne, jusqu'au 16 sept — Art Oriental— 4e étage Ortèvrene MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DÈ LA NATURE: Parc Mont-Royal.Camilien-Houde et chemin Remembrance.Montréal (843-6942)— .Histoire d'os » présentation de l'Ostéothèque de Montréal— Également collection de mammifères, d'oiseaux, d'insectes, d'armes, d'appelants etc.¥ C-12 ¦ Le Devoir, samedi 4 mai 1991 le cahier du t • ameai ARTS VISUELS Les oeuvres répondent à la théorie PHOTO JACQUES GRENIER là, quelques repères à la surface d’une « vie trouée » ( L.Lamarche).Tous m’ont donné l’envie de poser sur les oeuvres, non pas le regard de Payant, mais un regard qui ait sa qualité et sa volonté d’attention.C’est peut-être là l’héritage laissé à ceux d’entre nous qui ne sont pas des spécialistes de l’histoire, de la psychanalyse eou ou de la sémiologie.Cela et, entre les oeuvres et les idées, la légèreté d’un itinéraire qui se méfie des certitudes et fuit les théories fermées.Les 12 artistes de l’exposition ne sont pas tous des artistes dont Payant a, un jour ou l’autre, analysé les oeuvres.Les participants ont été choisis en fonction de la capacité de leurs oeuvres actuelles à répondre à la pensée de critique, et je dis bien répondre, pas se soumettre.Voyez, par exemple, la série de tableaux sur .cuivre de Night Train, de Peter ENCRE ET ACRYLIQUE SUR PAPIER HACHIRO KANNO PERMANESCENCE Vernissage le mercredi 8 mai à 18 h jusqu'au 8 juin GALERIE cultort ART CONTEMPORAIN 360.rue Roy Est Montréal H2W 1M9 Sylvie Quesnel - Direction artistique T el.: (514) 843-3596 — 525-5453 Krausz.Petits paysages ordinaires, paisibles et traditionnels, peints à l’huile au centre des tableaux et bordés par une large marge de vert-de-gris.Gravées dans le cuivre, et presque masquées par l’oxydation, des phrases : « Nous voyageons depuis deux jours » ; « La peur est le meilleur gardien »; « Ils vivaient encore » ; « C’était toujours paisible ici, toujours » ; « Tout le monde le savait ».Même distance entre le mots et l’image que chez Payant : c’est là qu’est cachée l’oeuvre, et aussi la tragédie.Train sans retour de la déportation.Mais, même complicité entre les mots et le sens qui naît dans cette fracture entre l’image et le texte.Pensez à tous ce qui n’est pas achevé, tout ce qui pourrait être, dans Common Ragweek-Ambrosia Artemisiifolia, de Laurie Walker, entre la sorte de serpent, bourré de billes de verre et d’ambre, et la cigale taillée dans le graphite.Même chose dans Vieille branche, de Gilles Mihal-cean.J’ai toujours été sensible au fonctionnement des oeuvres de cet artiste.Le sens n’en est jamais donné mais l’artiste livre des indices qui pourraient en constituer le cadre.Son monde, au premier regard nous parait donc familier, paisible.Une valise de granit, un rail de bois, une pièce de monnaie écrasée, une branche en fils d’acier, une petite maison de chocolat.Mais Alain Laframboise dans son texte fait remarquer que la poignée de cuivre n’est pas fixée à l’image de la valise, et que celle-ci ressemble à un petit monument funéraire.L’histoire que nous aurions pu nous raconter n’etait certainement pas la bonne, j’ajouterai, mais peut-etre n’est n’est-ce pas pertinent, qu’en français populaire on désigne du terme tendre de vieille branche le copain familier, familier.Il faudrait certainement parler des mots dispersés dans les belles teintes sombres de Louise Robert, de la couleur et de la tentation du visage chez Suzelle Levasseur, du corps absent chez Céline Surprenant.Interroger le monde de Pellegrinuzzi qui, comme celui de la réalité, ne nous apparaît cohérent que tant qu’il nous est interdit, et qui, dès qu’il s’ouvre à notre regard, se déconstruit sous nos yeux.Il aurait fallu parler de tous les autres.Si je ne l’ai pas fait, si j’ai dit plus les textes que les oeuvres, c'est que dans cette excellente exposition, c’est la parole silencieuse de ces dernières, ce qu’il y a en elles d’autonome, qui interroge la véracité toujours à reconstruire des discours.Puissions-nous ne jamais oublier que chez ce grand théoricien qu’était René Payant, tout naissait d’un regard nécessaire, attentif et passionné.Mer., jeu.de 12h il I7h - Ven.de 12h à 21 11 Sam., dim.de I3h A I7h JEAN-LOUIS ÉMOND «Retours du Midi» sculptures jusqu’au 18 mai GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY 307 rue Ste-Catherine Ouest Suite 515 Montréal (514) 844 44C4 Mar.au ven.de 11h à 18h sam.de 11h a 17h ^yUatsoM cT^/tt St-èfWewt 742, boul.Décarie, Ville St-Laurent Tél.: (514) 744-6683 HEURES D OUVERTURE fer.fer.: 10b i ISh - Jeu.Vea.: 10b < 20b - Sàm.10b a 17b - Dim 13b a 17b PETBOT [Petru Botezatu) l Fantaisies surréalistes du 5 au 12 mai 1991 Vernissage dimanche le 5 mai à 13 heures L'artiste sera présent.(Comprenant des huiles, des acryliques ainsi que des bas-reliefs de bois, doré à la feuille d’or et peint à l’huile) cii\oa\ CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN CATHERINE WIDGERY Corps absent jusqu’au 25 mai 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 cc Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture Musée et centre d'étude voué à l'architecture et à son histoire Une nouvelle génération d'architectes japonais 17 avril au 30 juin 1991 La présentation de cette exposition o Montréal a été rendue possible grâce à la générosité de la SHIMIZU CORPORATION.Jackie Kestenbaum est le commissaire de cette exposition qui a bénéficié de l'appui généreux de la Japon Foundation, OBAYASHI CORPORATION, Yamada Shomei Lighting Co., Ltd., PLUS Corporation, Asahi Glass Co., Ltd Les salles d'exposition et lo Librairie du CCA sont ouvertes aux heures suivantes mercredi et vendredi, de lt h à 18 h jeudi, de U h à 20 h samedi et dimanche, de 11 h à 17 h Pour de plus amples renseignements sur les expositions du CCA, veuillez composer le (514) 939-7026 1920, rue Baile, Montréal, Québec H3H 2S6 “Winter Fairy Tales" Tombeau de René Payant Maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290 chemin de la Côte-des-Neiges.Jusqu'au 11 mai.Jean Dumont TOMBEAU.Le mot en choque plusieurs.Par l’image qu’il fait naître, par tout ce qu’il a de nuit, de définitif, d’immobile.Anne Cauquelin, d’ailleurs, lui préfère la stèle, parce qu’elle est ouverte, qu’elle est une pierre dressée.Tombeau, cependant, n’est pas employé là dans son sens habituel, pesant et horizontal, mais dans le sens d’une tradition désignant un genre d’hommage qui garde vivant le disparu.Dans le très beau catalogue édité par le Centre d’exposition et de théorie de l’art contemporain et Éditions Trois à l’occasion de l’exposition Tombeau de René Payant, l’une des conservatrices, Christine Bernier, écrit qu’un tombeau« se définit, selon les règles du genre, par ce qu’un auteur veut créer, réaliser, à partir de ce qu’un autre lui a légué.Le Tombeau de René Payant, c’est ce que nous ferons à partir du legs intellectuel de René Payant.» Plus de trois ans après sa mort, une forme de « retour » sur René Payant devenait une sorte de nécessité.Laisser passer plus longtemps les années, c’était risquer l'oubli, ou pis encore, la sclérose du souvenir de cette pensée faite essentiellement pour l’itinéraire et le mouvement.Il devenait indispensable de réintroduire le fonctionnement.Payant, dans notre quotidien, d’oser le citer (pourquoi répugnons-nous tant à citer ceux qui sont trop proches de nous ?Vieil instinct de compétition peut-être, parce que comme Payant l’a dit lui-même : « La citation gagne toujours puisqu’elle se distingue du contexte qui l’encadre ».Quoi de plus vaste pourtant, de plus riche, que son : « Lorsque j’écris sur l’oeuvre d’art, je prends conscience que les mots qui me viennent témoignent des mots qui me manquent »), d’oser le commenter surtout, prolonger sa pensée, en bifurquer parfois.Bien sûr, parce qu’il en est de la pensée comme il en est de l’oeuvre d’art, chaque regard particulier posé sur elle en modifie le sens originel.Nous n’évoluons pas en fonction des idées de tel ou tel auteur, mais en fonction de l’idée que nous nous faisons de ses idées, c’est cela dépenser l’héritage.Il existe donc, en chacun d’entre nous, et différent pour chacun, un legs Payant.Monter une exposition dans laquelle les oeuvres des artistes répondraient au texte Le parfum de la Dame en Noir, d’André Martin.théorique et critique qui les a précédées dans le temps était certainement la plus évidente et la meilleure chose à faire, non pas tant pour évaluer le legs, que pour en mesurer le degré d’appropriation, tenter de déterminer ce qui dans la pensée de Payant est réellement devenu nôtre.Nécessité évidente ne veut pas dire entreprise aisée, et il faut certainement louanger, avec Christine Bernier, l’autre conservatrice, Catherine Bédard, ainsi que les deux conservateurs Alain Laframboise et Marc Archambault, d’avoir tenu et gagné leur pari.Il faut absolument voir cette exposition, autant qu’il faut absolument lire les textes du ca- talogue.Tous citent abondamment l’écriture de Payant, mais aucun ne la mime.Ni panégyriques ni règlements de compte, ils tiennent du dialogue avec cette pensée stimulante.Comme les oeuvres, ils répondent à la théorie et à l’écrirue, les éclairent parfois, les nuancent souvent, les prolongent toujours.Certains examinent, dans le corps du catalogue, la notion de l’autoportrait et de la « vanité » dans la tradition du tombeau (C.Bernier), l’importance et le rôle de la couleur dans la peinture (M.Archambault), à travers la notion d’érotisme, notre façon de voir les images (A.Laframboise), les relations paradoxales de l’oeuvre et de son appréhension avec le modèle et la matière linguistique (C.Bédard).D’autres, dans le post-scriptum, posent un regard critique sur la postérité de René Payant(Serge Bé-rard), convoquent, au pied de la stèle, des images-souvenirs qui disent le goût du mouvement, l’inachèvement volontaire et le fragment qui donnent la liberté (A.Cauquelin), se souviennent mélancoliquement, parmi d’autres choses, que le critique disait : « L’intime ne serait pas le secret, l’enfoui ou le retenu, mais au contraire ce qui se montre, n peut se retenir de faire surface .» ( D Desautels), ou enfin, disposent çà et PHOTO JACQUES GRENIER Iris, de Roberto Pellegrinozzi.30”x 36” E.J.HUGHES, arc jusqu’au 18 mai 40 ANS AVEC LA GALERIE GALERIE DOMINION 1438.rue Sherbrooke ouest Mardi au vendredi, de 10h à 17h30 H45-7X33/K45-747I Samedi de lOli a I7h SERGE BRUNONI Vernissage le samedi 4 mai de 1 lh à 16h en présence de l’artiste jusqu’au 18 mai GALERIE KASTEL INC.1366 Avenue Greene, Westmount - Tél.: 933-8735 du mardi au samedi de 1 Oh à 17h30 ESP&IR La première exposition importante au Canada sur le développement mondial: Voir le monde sous un jour nouveau.Une présentation qui met en lumière des solutions astucieuses aux défis du quotidien -la pauvreté, l'analphabétisme, la santé, l'environnement et le rôle des femmes.L'envergure des réalisations grandes et petites dans les pays en développement est mise à découvert.La contribution du particulier au progrès global est exposée.Et le Canada est reconnu comme partenaire à l'échelle mondiale.Une exposition à l'enseigne de l'espoir.Elle jette son regard sur notre planète.VOIR LE MONDE SOUS UN JOUR NOUVEAU UNI IXPOIITION SU» III Dtllf IT LIS RÉALISATIONS OU DÉ VILOPPIMINT MONDIAL VIIUI-POIT DI MONTRÉAL « 10 MAI AU 7 JUILLIT 1901 Préientée par la Fondation Aga Khan Canada COMMAHOnAjm MtMAnoufS en collaboration ov« l'Agence canadienne de J.E DEVOIR Fvj! (T||f (G.33C((C développement international
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