Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1991-04-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
SOCIETE Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 761-5117 4995a angers montréal meubles modulaires mobilier de style ’ ~of"' boiseries \\C& ©te.rosidontiol commefcia L'homme libre contre le dogme C’est une version massive, ample et puissante, minutieuse, un peu démesurée, que nous offre Lorraine Pintal avec sa mise en scène de la pièce de Dale Wasser-man, traduite par Benoît Girard, Vol au-dessus d'un nid de coucou.Jacques Godin (ci-contre), une fois de plus, y démontre une puissance saisissante.Page B-3 Lendemains de fièvre au Maroc Le roi Hassan II a réussi l’exploit de se sortir sans encombre ae la guerre du Golfe avec une habilité que ses adversaires ne lui contestent pas.Mais il a dû céder du lest aux aspirations de la population exprimées lors de manifestations monstres.L’opposition a évité de rompre avec le pouvoir pour préserver les chances d’un dialogue.Page B-5 Radiographie d’un grand malade Le grand malade, c’est le Canada.Le radiologiste, c’est William Thorsell, rédacteur en chef du Globe and Mail de Toronto.Selon M.Thorsell, c’est le bilinguisme from Coast to Coast rêvé par Trudeau qui est à blâmer pour avoir mécontenté tout le monde et amené le Canada au bord du gouffre où il se trouve aujourd’hui.Page B-8 L'art d'avancer en arrière Avec sa programmation 91, la direction du Théâtre du Bois de Coulonge ne prend aucun risque en présentant une oeuvre et deux auteurs qui ont déjà donné vie à la grande tente dressée à Sillery qui célèbre son quinzième anni versaire.Pas d’escapade en ter rain inconnu, mais des valeurs sures répondant au goût du public.Page B-7 MONDE M.Jean-Marie Le Pen Le Pen à la merci de «l’effet Golfe» Sylviane Tramier Collaboration spéciale PARIS — Le maire de la ville de Cannes a trouvé une façon originale de combattre le Front national dans sa municipalité.Il faut placarder une affiche montrant le chef du Front national, Jean-Marie Le Pen serrant la main de Saddam Hussein.La photo n’est pas truquée.Elle a été prise cet automne lorsque M.Le Pen est allé à Bagdad rencontrer le président irakien pour l’assurer de son amitié et tenter de se faire confier quelques otages à ramener en France.Pour le maire de Cannes, politicien de la « droite classique », cette photo est du pain béni.Elle vient rappeler l’attitude du dirigeant d’extrême-droite au moment du déclenchement de la crise du Golfe.M.Le Pen justifiait alors l’annexion du Ko-weit et plongeait ses partisans et son électorat dans le plus profond désarroi.Avec la conduite de la guerre qui a rallié une large majorité de Français derrière le président Mitterrand, le Front national a vu sa position fortement ébranlée.La crise du Golfe a donné un coup d’arrêt à la trajectoire ascendante de l’extrême-droite.Mais comme pour les autres formations politiques françaises, la vie a repris son cours, et « l’effet Golfe », positif comme pour M.Mitterrand, ou négatif comme pour M.Le Pen, tend à s’amenuiser.D’où l’affiche du maire de Cannes destinée à « informer l’opinion sur la nature des actions politiques du Front national ».Pour la droite française, toute la question est de savoir comment tirer parti au mieux de ce tassement de l’extrême-droite et des déboires de son chef.Faut-il « repêcher » son électorat et certains de ses élus en forgeant des alliances aux prochaines élections locales ou laisser se creuser (en le rappellant au besoin) le décalage entre le dirigeant d’extrême-droite et ses partisans ?Le débat de l’alliance avec le Front national, que l’on croyait enterré avec la conclusion en juin 1990 d’une coalition électorale des partis de l’opposition de droite excluant tout accord avec le Front national, est relancé précisément par M.Gérard Longuet, président du Parti républicain, formation de droite dont fait partie Michel Mouillot, maire de Cannes.L’un, M.Longuet prône des « arrangements » qui conduisent à « l’é- Volr page B-2 : Le Pen Vivre et mourir chez soi, le défi de colmater un baril sans fond Jean Francoeur LANCÉE il y a douze ans, la politique de maintien à domicile (MAD) est vite entrée dans une impasse.Et depuis ce temps, les CLSC, maîtres d’oeuvre de ces programmes, s’évertuent à colmater ce que Mme Thérèse Lavoix-Roux a déjà qualifié de baril sans fond.Le maintien à domicile est né d’un double souci : humamitaire et financier.Bien qu’il soit impossible de distinguer clairement ce qui appartient à l’un et à l’autre, la convergence est rare et.heureuse.Certes, de tels services existent pour appuyer la volonté de plus en plus souvent exprimée de vivre le plus longtemps possible à la maison, et même de mourir chez soi.Ce désir d’échapper à l’hébergement en institution prend même aujourd’hui la forme d’un « droit fondamental » que des groupes s’efforcent de faire reconnaître, sans que l’on puisse préciser sur qui repose les obligations correspondantes : la famille et les proches, la communauté ou le secteur public.Un peu tout le monde en Le maintien à domicile se situe au triple confluent du privé, du communautaire et du public.Toute solution durable doit passer par une meilleure utilisation intégrée des uns et des autres.vérité, mais selon quelle proportion, quelle forme de partage ou de coordination ?Le développement de ces mêmes services n’est pas étranger, non plus, au fait que l’hebergement en institution coûte très cher, et qu’il deviendra même prohibitif compte tenu de l’évolution démographique des prochaines décennies.Le maintien à domicile s’imposait d’autant plus que le Québec affiche le record peu enviable d’un taux d’institutionnalisation sensiblement plus élevé qu’ailleurs, notamment dans le cas des personnes âgées, mais aussi dans le champ de la santé mentale et de la déficience intellectuelle ou physique (personnes handicapées).Si l’on met à part (égale ! ) le cas des personnes handicapées qui font l’objet d’une attention spécifique, les services de maintien à domicile relèvent de deux programmes : le MAD et le SIMAD.Le MAD, ce sont les services de base en maintien à domicile dispensés par les CLSC à partir d’une enveloppe budgétaire réservée à cette fin.Ces services rejoignent actuellement un peu plus de 100,000 personnes dont les trois quarts ont plus de 65 ans et 45 % plus de 75 ans.La presque totalité de ces services prennent la forme de soins infirmiers et d’aide familiale dispensés en raison d’une moyenne de une à trois heures par semaine, par le personnel des CLSC à 86%.A l’autre extrémité (une moyenne de 12 à 18 heures par semaine) se situe le SIMAD, dont les services sont, justement, plus intensifs.Le SIMAD a été mis sur pied en 1986 dans le sillage du débat sur l’engorgement des salles d’urgence de certains hôpitaux.Il s’adresse principalement à des personnes en attente d’hébergement au moment de leur inscrip lion.Ces services intensifs ont ceci de particulier que l’aide familiale (préparation des repas, entretien ménager, soins d’hygiène personnel, Voir page B-2 : Déli PHOTO LOUIS ARTHUR Dans les locaux d’Info-Santé, à Québec, Mme Claudette Dion, infirmière à la Centrale de télésurveillance et Mme Johanne Côté, coordonatrice d’Info-Santé et de la Centrale de télésurveillance.Monsieur G.n’est plus seul.Jean Francoeur IL EST deux heures, au plus creux de la nuit.Une sonnerie retentit dans la petite pièce d’angle aménagée dans les non moins modestes mille pieds carrés où loge Info-Santé, un des services du Conseil régional de la santé et des services sociaux, boulevard Wilfrid-lla-mel à Québec.L’infirmière, qui peut s’être éloignée momentanément de son poste, est alertée par les feux d’un gyrophare qui entre automatiquement en action.Un écran cathodique l’informe que l’appel provient d’un certain monsieur G., dont le nom apparaît à la liste des quelque 150 personnes dont elle a la garde cette nuit-là.Monsieur G.vit chez lui, seul.À 82 ans, il éprouve quelques problèmes de mobilité, et sa vue baisse.Veuf depuis moins de six mois, il souffre d'un état de légère anxiété chronique.« Bonsoir, monsieur G., dit l’infirmière après avoir pressé le bouton R de son emetteur-recepteur.Quelque chose qui ne va pas ?» Pressant ensuite le bouton E, elle attend la réponse de son interlocuteur, tandis qu’un deuxième écran s’allume, c’est le dossier de l’appelant.La télésurveillance, un complément original au maintien à domicile Monsieur G.ne sait trop quoi dire.Comme pris en faute.« Excusez-moi, c’est une erreur, explique-t-il, j’ai dû toucher le bouton sans m’en rendre compte.» L’infirmière ne peut retenir un sourire.Elle le connaît déjà assez bien, monsieur G.Elle sait que l’« erreur » qu’il vient de commettre a tendance à répéter depuis quelque temps, sa fiche le confirme.Une ennième fois, monsieur G., nouvellement abonné, aura voulu vérifier si l’infirmière était bien là, vraiment, à portée de voix.Monsieur G.porte un pendentif qui sert de télécommande portable à un émetteur-récepteur branché sur son téléphone.Il n’a qu’à appuyer sur le bouton pour entrer en communication avec une centrale informatisée située à plusieurs kilomètres, 24 heures par jour, sept jours par semaine.Une erreur ?Peut-être.Mais plus probablement, un timide signal de détresse, un besoin de rompre l’iso- lement.La semaine dernière, monsieur G.avait commis une autre « erreur » : il avait cru entendre le bruit d’un cambrioleur cherchant à forcer sa porte.L’infirmière s’était empressée de communiquer avec un des « parrains» de monsieur G.On trouva rien d’anormal aux alentours.Ce parrain est un voisin de palier.Monsieur G.a aussi une « marraine », sa fille, qui demeure plus loin en banlieue.Un brin de causette.L’infirmière en profite pour vérifier si monsieur G.a bien compris dans quel ordre et à quelles heures il doit avaler sa médication.Et, bonne fin de nuit.(Tout ce qui précède n’est que reconstitution imaginaire, mais basée sur des faits réels.Comme n’a jamais dit de Shakespeare : tous les détails sont faux, l’ensemble n’en est que plus vrai.) Ils sont maintenant plus de 200 de ces messieurs et mesdames G.qui habitent la région de Québec (03) et la future nouvelle région Chaudière-Appalaches (12).Autant de « clients » d’un nouveau service de support et de surveillance à domicile, implanté en septembre 1989 à titre expérimental, maintenant opérationnels dans les 21 CLSC des deux régions.Chacune a sa centrale d’ap-pei, l’une desservant la rive nord située à Info-Santé dans les locaux du conseil régional de Québec, l’autre desservant la rive sud logée à Assistance-Santé à l’hôpital de Beauce-ville.La télésurveillance sert d’appui au programme Soins intensifs de maintien à domicile ( voir autre article dans cette même page).La moitié de la clientèle inscrite a plus de 75 ans et vit seul, les trois quarts sont des femmes.Ce sont des personnes dites à risque.La télésurveillance vise à leur apporter une réponse rapide, sécuritaire et adaptée à leurs besoins, notamment le soir, la nuit et les fins de semaine alors que les services sont plus difficilement accessibles.Elle évite, par voie de conséquence, le recours inutile aux ressources plus lourdes et plus coûteuses que sont les urgences des hôpitaux.Il s’agit d’un complément aux services de maintien à domicile que les CLSC des deux régions offrent ac-Voir page B-2 : Monsieur G.CAHIER SPÉCIAL SYNDICALISME PARUTION LE 1er MAI DANS LE DEVOIR LEADERSHIP La relève et les nouveaux leaders syndicaux.Les grands débats socio-économiques de demain.Une analyse des structures et nouveaux appareils qui auront un impact sur la vie syndicale.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 19 avril « B-2 ¦ Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 CINÉMA Le cinéaste David Lean n’est plus On lui doit Le pont de la rivière Kwai, Lawrence d’Arabie , Docteur Jivago David Lean lors du tournage de Lawrence d’Arabie interprété par Peter O’Toole (monté sur le chameau).LONDRES Reuter - SIR DAVID LEAN, metteur en scène britannique à qui l’on doit notamment Le Pont de la Rivière Kwai, Lawrence d'Arabie et Docteur Jivago, est décédé hier à Londres des suites d’une longue maladie, a annoncé son avocat.Il était âgé de 83 ans.David Lean avait débuté en 1926 comme claqueur à la Gaumont avant de devenir assistant opérateur.Annobli en 1984, il avait vu sa carrière couronnée en 1990 par l’A-merican Film Institute.Son collègue Michael Winner a présenté David Lean comme « le plus grand cinéaste britannique — indiscutablement ».« C’est celui qui avait le plus de style, c’était le plus précis et le plus doué techniquement, et il voyait aussi très grand, ce pour quoi ne sont pas réputés les metteurs en scène britanniques», a-t-il ajouté.David Lean venait de terminer la mise au point du scénario de Nos-tromo, d’après le roman de Joseph Conrad.Le film devait réunir Dennis Quaid, Christophe Lambert et Isabella Rossellini, mais on ignore ce qu'il en adviendra.Lauréat de 28 Oscars, son attachement inébranlable au récit et sa science de la composition avaient contribué à en faire l’un des rares cinéastes britanniques de stature mondiale.Dans un domaine de plus en plus dominé par le sexe, la violence et les effets spéciaux, il gardait pour exigences un bon scénario, un jeu d’acteurs solide et une photographie impeccable.Ses films les plus célèbres, de Lawrence d’Arabie à Route des Indes, dénotent un gout du grand spectacle au romantisme tempéré par la discipline qu’il s’imposait au mon- üavid Lean tage.Le producteur David Puttnam a un jour dit de lui que c’était « le plus grand conteur du cinéma ».Exigeant une obéissance totale des acteurs et des équipes de tournage, il se donnait la plus grande peine pour obtenir exactement l’image qu’il voulait sur la pellicule, tin ne compte plus les anecdotes d’après lesquelles il attendait le nuage ou le lever de soleil parfaits.« L’argument actuel consiste à dire que les gens ne remarquent pas ce genre de chose », déclarait-il en 1970.« Ils ne remarquent pas non plus les quatorze couches de peinture sur une Rolls-Royce, mais elles sont pourtant bien là.» Son véritable talent ne s’est affirmé que dans la seconde moitié de sa carrière, dans les grandes productions coûteuses tournées en décors naturels.C’est ce qui a valu de vives critiques à un film comme La Fille de R van (1970), jugé totalement démode par certains critiques à un moment où la faveur allait aux productions à petit budget.Les attaques de la critique, notamment américaine, ont joué un role décisif dans une traversée du désert de quatorze ans après laquelle il a entrepris trois années durant le tournage de Route des Indes (1984), adapté d’un roman d’E.M.Forster.Ce film pouvait certes paraitre démodé à beaucoup d’égards, mais le gout du public avait changé et ce fut un triomphe.À 81 ans, il s’était associé avec l’écrivain Robert Boit pour porter Nos-tromo à l'écran, avec un budget de 46 millions de dollars.« Cela devait couronner sa carrière », a dit le producteur Serge Silberman.Mais le tournage a été interrompu en janvier dernier, David Lean étant subitement tombé malade.David Lean était né le 25 mars 1908 à Croydon, dans la banlieue sud de Londres.Le montage fut son tremplin et l’amena à travailler sur des films tels que Pygmalion (1938) et 49e Parallèle.En 1942, il est cometteur en scène du film de guerre Ceux qui servent en mer avec son auteur Noel Coward, puis obtient de grands succès avec des adaptations de Dickens ( De Grandes espérances, Oliver Twist).Les grandes productions le rendirent célèbre ultérieurement.Dans Lawrence d’Arabie, l’image peut-etre la plus mémorable fait apparai-tre un petit point qui, en grossissant, se révèle etre Omar Sharif monté sur un chameau.On retrouve l’acteur dans Docteur Jivago, le plus grand succès commercial de David Lean.Le Cirque du Soleil donne des frissons au New York Post Geroges Bourdarel, idéaliste ou salaud ?Maurice Girard de la Presse canadienne WASHINGTON (PC) - De tous les quotidiens qui devaient publier des critiques du spectacle du Cirque du Soleil, qui donne sa Nouvelle expérience jusqu’au 5 mai à Battery Park à Manhattan, seul le New York Post publiait un commentaire dans son édition de mardi.Et la critique était élogieuse pour ne pas dire dithyrambique.Et son auteur, M.Clive Barneso ne tarit pas d’éloges pour la troupe montréalaise qui, affirme-t-il, est merveilleuse.« Elle peut vous inciter à changer la façon dont vous voyez la vie », écrit-il dans un article intitulé en français « C’est magnifique ».« On a déjà écrit de la troupe de Montréal, le Cirque du Soleil, qu'elle était étonnante, renversante et cruciale dans l’histoire du cirque?Que pourrait-on ajouter?Enfin, risquons-nous.», écrit-il en début d’article.Depuis sa première production à Manhattan en 1988, le Cirque du so- leil « a gagné en importance en stature sur la scène internationale », affirme le Post.« Il y a trois ans, il était un des meilleurs cirques au monde.Aujourd’hui, il se retrouve en tête; il n’a pas son pareil».Contrairement à la nouvelle cuisine qui vide le porte-monnaie sans remplir l’estomac, la Nouvelle expérience du Cirque se présente comme un véritable « festin pour l'ouie, la vue et l’imagination».Le spectacle du cirque constitue une expérience théâtrale totale, affirme le critique du Post.« Un mélange unique des arts du cirque (à l’exception des animaux, la marque distinctive du cirque) qui se fondent pour créer un nouvel art.Dans sa forme actuelle, la troupe redéfinit le cirque en tant que spectacle.D’ici 10 ans, tous les cirques du monde auront été transformés.» M.Barnes avoue même avoir eu des « frissons » en regardant certains numéros.Sylviane Tramier Collaboration spéciale PARIS — Le 13 février dernier se tient au Sénat un colloque consacré aux rapports entre la France et le Vietnam.Un des intervenants, professeur d’histoire à l’université de Jussieu à Paris, est violemment apostrophé par un membre de l’assistance.Il est accusé d’avoir été, entre 1953 et 1954, commissaire politique dans un camp de prisonniers français au Vietnam, chargé de la rééducation politique des détenus.Autrement dit un traître, travaillant pour le compte de l’ennemi pen- 4 Défi support à la mobilité.) y occupe la plus grande part (73 le reste se partageant entre les soins infirmiers, les services sociaux et le gardiennage.Le SIMAD se distingue également du fait qu’à peine plus de la moitié des services sont dispensés par le personnel des CLSC, le reste prenant la forme d’une allocation directe versée aux personnes pour l’« achat » de services ou d’un recours à des agences privées.Mais, depuis le début, pour le maintien à domicile (MAD ou SIMAD), même problème engendré par le « succès : une demande dépassant largement l'offre et créant une situation de sous-financement chronique.La question s’est posée d’autant plus rapidement que l’instauration de cette politique, qui devait marquer un virage prononcé, a coïncidé avec le début d’une gestion de ressources publiques de plus en rares, aussi bien en raison de la conjoncture (la profonde récession de 1981-1982) que de la structure des dépenses des gouvernements.S’il est vrai que le maintien à domicile est moins cher, beaucoup moins cher que l’hébergement ou l’hospitalisation, il reste qu’au début des années quatre-vingt, il ne pouvait être question de comprimer davantage les budgets des établissements (hôpitaux, centres d’accueil.) déjà sévèrement frappés par des mesures dites de rationalisation.Par la suite, le débat politique se polarisa autour du rétablissement des bases budgétaires de ces mêmes institutions : on n’aura pas oublié la campagne électorale de décembre 1985 dominée par la dénonciation de la « médecine de guerre ».11 devint de plus en plus évident, qu’au-delà du discours sur la réallocation des ressources (on dit aujourd’hui le « recyclage », une donnée incontournable s’imposait : à moyen terme, les services de maintien à do-micile exigeraient de \'« argent neuf » (une denrée de plus en plus introuvable sur les marchés publics).Conséquence : le rationnement, allant jusqu’à l’exclusion.Les CLSC n'aiment pas le mot, mais ils sont forcés de pratiquer la chose.Cela s’appelle la priorisation.En d’autres mots, les services — et plus particulièrement l’aide familiale — seront réservés aux personnes qui en ont le plus « besoin » financièrement.Il en dant la guerre d’Indochine, et sinon un tortionnaire, du moins un complice de l’humiliation et des mauvais traitements subis par ses compatriotes.Georges Bourdarel, c’est le nom du professeur, ne nie pas les faits.Ses convictions communistes, anticolonialistes l’avaient amené à l’époque à prendre fait et cause pour le Viêt-minh pendant la guerre d'indépendance du Vietnam contre la France (1946-54).En tant que commissaire politique au camp 113, son engagement dans le combat aux côtés des nord-Vietnamiens consistait à donner des cours à la gloire du communisme et de l’Union Soviéti- résulte que le maintien à domicile n’est ni universel ni toujours facilement accessible.Cependant, il reste « gratuit ».Si la loi n’interdit pas les frais aux usagers, ainsi que l’a établi un jugement de la Cour supérieure, une directive du ministère écarte formellement toute pratique de cette nature.Les services à domicile, dans la mesure où ce sont les CLSC qui les dispensent, sont en principe prépayés par l’impôt, argent neuf ou recyclé.D’où l’impasse.« De telles pressions provoquent actuellement une crise de croissance du programme et une remise en question de sa mission originale », déclarait Mme Mireille Dumont-Lemasson, conseillère-cadre à la Fédération des centres locaux de services communautaires.Elle s’exprimait ainsi à la conférence nationale sur les soins et services à domicile qui se tenait à Ottawa en septembre dernier.Les CLSC réclament donc du ministère ou plus de ressources ou une définition plus explicite des normes d’admissibilité aux services.Préférablement, les deux à la fois.On sait qu’il y a aura plus d’argent, le livre blanc de M.Côté comporte des engagements précis à cet effet.Mais les normes se font attendre.C’est que l’impasse est encore plus profonde qu’il n’y paraît.Il s’agit, en quelque sorte, d’une impasse biologique, au sens que donne à ce mot la théorie évolutionniste.On ne peut en sortir qu’à reculons, en reprenant les choses depuis le début.La politique de maintien à domicile est entièrement à repenser, à la fois dans ses programmes (la trop grande disparité entre le MAD et le SIMAD), dans son mode de dispensation (la coordination encore insuffisante entre les établissements) et dans son financement (la gratuite en trompe-l’oeil qui mène au laminage du volume des services).Le maintien à domicile se situe au triple confluent du privé, du communautaire et du public.Toute solution durable doit passer par une meilleure utilisation intégrée des ressources des uns et des autres.Malgré ses limites évidentes, le secteur « social » qui dispose de l’expertise la plus originale en matière d’intégration (fiscalité, tarification, exonération) est celui des services de garde à l’enfance.Les concepteurs de programme devraient y regarder de plus près.Et, pourquoi pas ?s’en inspirer.ques aux prisonniers français et à les soumettre à des séances d’auto-critique .Mais il se trouve que Georges Boudard, comme tous les auteurs de crimes et délits commis à l’occasion de la guerre d’Indochine (la guerre du Vietnam française) a bénéficié de la loi d’amnistie de 1966.C’est ainsi qu’il a pu regagner la France et se faire engager a l’université comme spécialiste du Vietnam.Aujourd’hui cet homme répond laconiquement à la question : étiez-vous un idéaliste ou un salaud ?— « Je me demande si je n’ai pas plutôt été un eon ».Il ne regrette pas cependant son engagement.4 Monsieur G.tuellement à quelque 2000 personnes.Les CLSC interviennent d'abord.Ils ont la responsabilité d’évaluer l'état de santé et les besoins des personnes, de leur fournir les services requis, de recruter et de former les parrains — absolument indispensables —, d’établir les liens avec les médecins traitants, de s’assurer que les clients utilisent bien le système mis à leur disposition et de transmettre à l’infirmière de la centrale tous les renseignements pertinents.De son côté, l’infirmière de garde dispose de toutes les coordonnées nécessaires pour rejoindre sur-le-champ parrains, médecins, ambulance, pompiers ou policiers.Également, elle a sous la main un volumineux répertoire de protocoles d’intervention de nursing.Le lendemain, elle fera rapport à sa correspondante au CLSC.La clientèle-cible du service comprend : des personnes âgées dont la santé est fragile, isolées et dont le support offert par les proches est insuffisant ; des personnes handicapées dont l'autonomie est réduite aussi bien dans leurs déplacements que dans leur capacité de demander de l'aide ; des familles aux prises avec une maladie dont l’issue est quelquefois mortelle ; lesconvales- Cela fait-il pour autant de Georges Boudarel un criminel de guerre, comme le prétendent plusieurs responsables de l’extrême-droite ?Et cela justifie-t-il la plainte de crimes contre l’humanité portée contre lui par un ancien prisonnier du camp ?Plusieurs intellectuels de gauche ont pris la défense de Georges Boudarel, estimant qu’à travers lui, en plaçant sur un pied d’égalité les actions de Boudarel et celles des nazis, l’ex-trême-droite cherchait à faire oublier les crimes des partisans d’Hitler.Surtout au moment où les enquêtes ouvertes contre des français impliqués dans des déportations de Juifs pendant la guerre piétinent.cents à leur sortie de l’hôpital.Le conseil régional de Québec (CRSSS) et les CLSC ont convenu, par contrat, du partage des frais d’acquisition des équipements nécessaires.Le CRSSS a procédé à la location-achat des deux centrales informatisées, tandis que les C LSC se chargent, également par location-achat, des unités locales installées au domicile des clients, avec frais minimaux aux usagers.Le ministère et la communauté comblent la différence.Le plus récent rapport de ce service de télésurveillance précise que 207 nouveaux appareils s’ajouteront sous peu aux 290 déjà disponibles.Dans 70 % des cas, la clientèle inscrite présente des risque d’accidents, une chute, un bris d’appareil (concentrateur d’oxygène), une erreur dans la prise de médication., 27 % ont des risques d’évènements subits, crise d’angine, oedème aigu au poumon, hémorragie, étouffement, angoisse.Dans la majorité des cas, le rétablissement d’un état de sécurité joue un rôle capital, absence d’un proche, situation de violence, états dépressif, peur du feu, du vol.On estime qu’à moyen terme, plus de 1000 personnes pourraient profiter d’un tel service dans les deux régions de Québec et de Chaudière-Appala-ches.MRG-WDC-HUL 1422 ED 16-04-91 LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 ECOUTEZ PARTEZ POUR IDENTIFIEZ 4 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 30 AVRIL 1991 p*ors Assc^m OArf0[ Une collaboration de l'Office du Tourisme Autrichien LE DEVOIR © Lufthansa f CITA > HOTELS \ Au nom de votre santé, Cessez de fumer! SOCIÉTÉ CANADIAN CANADIENNE CANCTR DU CANCFR I SOCirTY Qui Sait.si vous n'en profiterez pas vous même?canad l I CANCD I SOOFT 4 Le Pen rosion des élus et peut-être de l’électorat ».L’autre, M.Mouillot estime que c’est un « mauvais calcul » qui consiste à « vouloir gagner des points à droite pour en perdre au centre et dans nos propres rangs».Ce calcul, bon ou mauvais, est basé sur une certaine arithmétique.Selon les sondages, le Front national n’obtenait plus, au mois de février, ue 10 % des intentions de vote à des lections législatives (après avoir atteint 18 % en avril 90).Mais ces 10 % permettraient à l’opposition de droite de devancer le bloc formé par la majorité présidentielle (socialistes, communistes, divers gauche).Sans cela la droite classique plafonne à 38 % et reste dans l’opposition.Mais rien ne dit pas le recul de l’extrême-droite sera autre chose qu’un effet passager de la guerre du Golfe.Le Front national connaît ses pires moments lorsque se produit un événement mobilisateur (la guerre, la réaction anti raciste et opposée à l’anti sémitisme au moment de la profanation du cimetière juif de Car- pentras en mai 1990).Il remonte lorsque des débats sur des thèmes controversés agitent l’opinion.L’immigration, le malaise et l’insécurité des banlieues, les affaires louches politico-juridiques ou financières qui jettent le discrédit sur la vie politique et la classe politique, sont le terrain de prédilection de l’extrême-droite, celui sur lequel elle prend pied avec le plus d’assurance et de succès.L’affaire du « foulard islamique», en divisant l’opinion sur la laïcité, sur la place des symboles religieux à l’école et en révélant l’importance de la religion musulmane en France, avait donné un bon coup de pouce à l’ex-trême-droite.Et avec le « retour à la vie civile », l’après-guerre fournit à l’extrême-droite quelques-uns de ces thèmes porteurs.Ainsi le rebondissement de l’affaire des « fausses factures » ayant servi à alimenter les caisses électorales du parti socialiste ou la polémique sur le passé pro-communiste d’un universitaire ont été saisis au vol par l’extrême-droite pour tenter de refaire ses forces.I < I w I Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 ¦ B-3 CINEMA/chronique ARTS VISUELS La voix assourdie de la Chine Yves Robillard collaboration spéciale LE PEINTRE algonquin Edmond Vincent ne ressemble pas aux warriors vus à la télévision l’été dernier.Même s’il est costaud, c’est sa grande bonhommie qui inspire confiance dès qu’on le rencontre.C’est un être enjoué dont le rire est communicatif.Un peu timide, il ajoute toujours après chaque affirmation majeure : « peut-être que je me trompe ?.et cela signifie « je ne voudrais pas vous blesser ! » Né en 1937 à Maniwaki, il vit dans la réserve du lac Rapide-Kitigunik dans le parc La Vérendrye, en Abitibi.C’est un autodidacte qui s’est mis à la peinture il y a 15 ans par amour de la vie, dit-il.Radio-Québec Abitibi et divers autres postes locaux ont souvent présenté ses oeuvres au public, mais c’est la première fois qu’il expose à Montréal.Il fait partie des 24 artistes présentés dans le livre de Jacques de Roussan, intitulé Abitibi-Témiscamingue en peinture.Edmond Vincent n’a pas voulu prendre de cours d’art, car « les professeurs et autres artistes, affirme-t-il, sont trop influencés par les traditions européennes, revues et corrigées par les Canadiens et les Américains.La peinture européenne des grands maîtres a été formée par ce qu’ils ont vécu dans leurs pays, par leurs joies et peines là-bas.Nous, les Amérindiens, n’avons rien vécu de tout cela ! » Et ilpoursuit : « Pour avoir une identité avec la Terre de Pile de la Tortue, l’Amérique du Nord, comme les artistes européens l’ont avec leurs propres terres, ça prend des générations et générations et des centaines d’années d’imprégnation.Cela m’a pris beaucoup de courage pour décider de rompre avec ces grands peintres.Et les Québécois devraient en faire de même ! Peut-être que je me trompe ou peut-être que vous n’êtes pas au pays depuis assez longtemps pour être aussi attachés que nous à la terre et soucieux de la respecter.» « Ce que je vois de ma réserve, ce sont les multinationales qui viennent couper les arbres jusqu’à ce qu'il n’en reste plus, ou ouvrir une mine d’or, la vider, puis s’en aller.Ils ne sont pas d’ici ! Et c’est ça la cause des problèmes politiques.Ils n’aiment pas la terre.Il faut aimer la terre comme notre mère et pousser nos racines très profondément dans le sol.» C’est la silhouette générale des arbres qui l’a d’abord inspiré et la forme du vide entre les branches.Le tableau L’Esprit de L’Orignal propose quelques branches anodines dans le brouillard qui nous font penser à la fois au panache de l’animal et au corps d’une femme.Quelques fois, les silhouettes ne sont pas aussi éloquentes.Et l’étonnement est grand quand on les découvre.Le peintre nomme cette démarche « chercher les formes cachées dans la forêt.» La réserve Kitiganik est en pleine forêt.A chaque automne, Edmond Vincent va poser ses trappes et pièges.Il vit en partie de ces captures, mais c’est avant tout pour mieux s’enraciner qu’il le fait, pour renouer avec ses traditions, en perpétuant une activité ancestrale.Pour ses tableaux, trois grandes catégories de thèmes l’intéressent : la mythologie amérindienne, les contes pour les enfants avant l’arrivée des missionnaires et l’histoire telle qu’elle a été vécue par les autochtones.« L’Aigle a atterri » raconte un de ces faits vécus.Au 19e siècle, les Indiens, voyant qu’ils allaient presque tout perdre, allèrent voir un vieux sage hopi pour lui demander à quel moment ils reprendraient leurs affaires en mains ?Et le vieux sage répondit : « Quand l’aigle aura atterri sur la lune ».Et les Indiens se dirent : « mais c’est impossible ».Et, ils repartirent plutôt déçus.Or en 1969, quand le vaisseau spatial américain atterrit sur la lune, la première phrase entendue fut : « The eagle had just landed ! ».et la deuxieme : « It’s a big step for mankind ! » Et la presse sauta sur la deuxième phrase et les Amérindiens sur la première, comprenant la deuxième d’une autre façon.Car depuis 1969, non seulement les Amérindiens prennent de plus en plus leurs affaires en mains, pensent plusieurs, mais ils croient aussi qu’ils ont le devoir de transmettre aux blancs leurs savoirs, pour leur apprendre à mieux vivre, c’est-à-dire d’une « façon sacrée ».Et cela sera un grand pas pour l’humanité ! Une série de tableaux racontent l’histoire de la mort au 18e siècle de plus de 10 000 Amérindiens à cause de couvertures distribuées par des blancs.Ces couvertures avaient été volontairement contaminées par la petite vérole.Et pourtant, ces tableaux ne sont pas tristes.Différentes taches de couleur suggèrent les silhouettes d’Amérindiens qui gravissent une montagne pour se transformer en oiseaux d’or dans un ciel supra-naturel.Le tableau « Réflexion sur la prière de Dan (îeorge » est mouvance perpétuelle d’aurores boréales.La plupart de ces tableaux sont offerts aussi en reproduction de très bonne qualité.À côtoyer Edmond Vincent et son monde, on comprend une grande vérité, qu’il faut avoir dans notre tête, des buts très précis — pour lui, les revendications des Amérindiens — qui vont, telle une flèche, aboutir au centre de la cible, mais cela avec un coeur grand comme l’immensité du plus grand horizon.Certains spécialistes de l’art diront qu’il s’agit ici d’illustrations ! Ce sont des esprits formalistes qui n’ont pas tout à fait compris encore que cela n’a pas d’importance et que l’art doit avant tout transcender le mental.— L’exposition d’Edmond Vincent a lieu du 16 au 30 avril dans le grand salon du Hall des conférences du Complexe (îuy-Eavreau.Elle se tient parallèlement au Festival de films et vidéos amérindiens, organisé par le groupe Terre en Vue et qui a lieu au même endroit du 18 au 21 avril.— Yves Robillard a été critique d’art au DEVOIR, à La Presse, au Jour, co-fon-dateur et directeur pendant plusieurs années du département d’Histoire de l’art de l’UQAM où il enseigne toujours.parle de femmes et du plus vieux métier du monde.Quinze ans de Crépuscule AVANT EUX, il y avait comme un grand vide dans le petit monde du film d’auteur : Au Québec, les réalisateurs d’avant-garde se distribuaient souvent eux-mêmes tant bien que mal, loin des sentiers commerciaux.La relève portait les noms alors inconnus de Bruno Carrière, Franco Battista, Pierre Falardeau, etc.Et personne ne voulait entendre parler d’elle.Personne ?Enfin, presque.Car en août 76, une petite maison de distribution Les films du crépuscule se donnait le mandat impossible de regrouper et de vendre ces « outsiders ».L’ambition de l’équipe était modeste : « profiter de nos six mois de prestations d’Assurance chômage pour faire la promotion de quelques films, puis lâcher prise, se rappelle le président-fondateur Louis Dussault.Eh bien, on a tenu quinze ans.» Aujourd’hui, la maison de distribution, qui fête en grande pompes ce 15e anniversaire, s’inscrit a l’heure des bilans.« On a répondu à un besoin évident », constate Louis Dussault.Nos efforts ont contribué à briser le préjugé qui veut que les films d’auteurs ennuient le grand public.Et puis, à force de prendre des chances, de miser sur des inconnus, on a fait connaître de vrais talents.Après nous, tout le monde a courtisé Léa Pool, Roger Cantin.» Autre fierté des Films du Crépuscule : avoir ouvert au Québec-une fenêtre sur le film d’auteur étranger : européen, nord-africain, sud-américain aussi.La maison fut la première à distribuer entre autres les Frédéric Mitterand, les Francisco Lombardi, les Youssef Chahine, le Mahmoud Ben Mahmoud.Pour fêter ses 15 années de cheminement en bordure des sillons officiels, l’équipe projette cette année d’éditer en cassettes vidéo cinq séries de films marquants : les courts métrages primés, le cinéma de femmes, les longs métrages québécois sous-titrés en anglais, plusieurs Films du monde entier ainsi que l’oeuvre complète réalisée par Arthur Lamothe sur les Indiens du nord-est québécois.Le décalogue au Oulmétoscope GRAND ÉVÉNEMENT au Ouimétoscope ! le cinéma de la rue Ste-Catherine a mis la main sur l’intégrale du Décalogue, dix extraordinaires films polonais que tournait en 88-89 le réalisateur Krysztof Kieslowski pour la télévision de son pays.Cannes découvrit cette oeuvre magistrale en 88 et ne s’en est pas encore remise depuis.Chaque film est une variation sur un des dix commandements, mais l'approche du cinéaste n’a rien de religieux ou de dogmatique.Il vient explorer l’âme humaine et soulever les grands problèmes d’éthique du monde moderne.Ces documents sont de véritables puits de profondeur et de sensibilité.Un must ! Vendredi, coup d’envoi avec les Uécalogues 1 et 2.Par groupes de deux films, les projections se succéderont du 19 avril au 31 mai.Erratum UNE ERREUR s’est glissée dans ma dernière chronique.La somme de 200 000$ représentait le budget global de La Mondiale de films et vidéos réalisés par de femmes et non la subvention allouée par la Ville de Québec.Le peintre algonquin Edmond Vincent expose ses oeuvres au complexe Guy-Favreau.Odile Tremblay LA CHINE, muselée depuis les jours sanglants de la place Tien-An-Men, porte encore son traditionnel deuil blanc.Ni l’art, ni la vie n’ont encore refleuri sous les pavés de la grande place.Le cinéma a mis sa pellicule en berne alors que les réalisateurs les plus novateurs se sont vus condamnés au silence par le régime.Tian Zhuang, auteur en 89 de l’immortel Voleur de chevauxe, avait beau co produire cette année avec Hong Kong une fresque à grands déploiements sur la dynastie des Ch’ing : Li Lianying, le gouvernement de Pékin la retira illico du circuit des festivals intematinaux.Pas de chance ! Il nous sera impossible de le visionner au Festival international du cinéma chinois qui se déroulera à Montréal du 23 mai au 2 juin prochain.L’événement, organisé par InterCinéart, en est à sa quatrième édition et se révèle d’ores et déjà le plus important du genre en Amérique du Nord.Durant 10 jours, à la Cinémathèque, au Goethe, au cinéma ONF du Complexe Guy-Favreau et sur les écrans de plein air du parc Sun Yat-Sen (coin Clark et La Gauehetière), plus d’une soixantaine de films et de vidéos viendront illustrer toutes les facettes du Royaume du Milieu et de sa diaspora.Et malgré le quasi mutisme de la Chine continentale du jour, le festival nous promet cette année un grand cru.Au programme : une rétrospective des classiques du cinéma chinois des années 30.Hommages y seront rendus au grand réalisateur Sun Yu ainsi qu’à l’actrice Muan Ling Yu, surnommée pas ses admirateurs la Garbo chinoise.En 1935, la belle se suicidait, tirant à 25 ans sa révérence sur un monde qui la blessait.Mais elle ressuscitera pour nous notamment dans La divine et dans Femmes nouvelles.Krzysztof Kieslowski Première au Canada dans le cadre du Festival international du cinéma chinois : onze films taiwanais seront à l’affiche, dont trois du cinéaste Hou Ilsiao-llsien qui avait jadis ébloui Berlin avec La ville du chagrin et que plusieurs considèrent comme un des dix meilleurs réalisateurs du monde.De lui, on pourra visionner Un été chez grand-pèree, sa dernière oeuvre au parfum nostalgique et bucolique.À ne pas manquer non plus en direct de Hong Kong : du réalisateur Laurence Ah Mon Gangs, film choc sur la délinquance juvenile et La reine du trottoir, une histoire qui L’aigle a atterri sur la Lune THÉÂTRE Vol au-dessus d’un nid de coucou De Dale Wasserman.D'après le roman de Ken Kesey, traduction de Benoit Girard, mise en scène de Lorraine Pintal, décor de Danièle Lévesque, costumes de François Barbeau, musique de Pierre Moreau, avec Jean Archambault, Yvon Bilodeau, Jean-François Casabonne, Jean-Pierre Chartrand, Louis de Santis, Martin Drainville, Annette Garant, Benoit Girard, Jacques Godin, Thomas Graton, Michel Laperrière, Normand Lévesque, Louise Marleau, Monique Michaud, Guy Mignault, Widemir Normil, J.A.Robert Paquette, Brigitte Poupart et Gildor Roy.À la Compagnie Jean Duceppe au Théâtre Port-Royal, du 10 avril au 18 mai.Alain Pontaut C’EST une version massive, ample et puissante, minutieuse, un peu démesurée, que nous offre Lorraine Pintal avec sa mise en scène de la pièce de Dale Wasserman, traduite par Benoit Girard, Vol au-dessus d’un nid de coucou.Le décor, de Danièle Lévesque, est superbe, qui a suscité dès le lever du rideau les applaudissements : une sorte de plateforme argentée, cernée de vitres derrière lesquelles s’exerce l’implacable surveillance de garde Bennett sur ses patients, cobayes diversement déglingués mais pour qui tout ira bien s’ils se soumettent à la règle.L’homme libre contre le dogme On connaît trop l’histoire, popularisée par le film de Milos Forman en 1975, pour qu’il soit nécessaire d’en rappeler le détail.Pour l’essentiel, l’opposition d’un nouveau venu, le joyeux délinquant Randle McMur-phy, aux politiques souriantes et féroces de garde Bennett, qui poussera le contestataire à bout avant de le neutraliser par la lobotomie.L’atmosphère, ici, est vraie et le détail du comportement de chacun des malades mentaux a été précisément fixé pour composer un saisissant tableau d’ensemble où le duel inégal des deux protagonistes prend tout son relief, sous l’oeil fixe de ce faux sourd et muet qu’est le chef indien Bromden.Sur le plan des comédiens, Louise Ionie pénitentiaire, et une histoire un peu commercialement tirée vers la thèse.Dans la vraie vie des institutions psychiatriques, qui peuvent très bien comporter leur rigidité, leurs garde-chiourme et leurs sadiques, McMurphy aurait peut-être été moins imprudent, Bennett plus contrôlée par les médecins, Billy Libby, le jeune bègue timoré devant les femmes, voué à un autre destin que cet affreux suicide, etc.L’auteur a mis le paquet, en terme d’événements et de personnages « démonstratifs», pour que rien ne nous échappe de l'allégorie proposée.Telle quelle, elle n’en est pas moins forte et Lorraine l’a inscrite dans une mise en scène large et mé- ticuleuse, étroitement réaliste, qui sait orchestrer avec une étonnante précision les éléments du récit et l'authenticité du texte, les principaux protagonistes, la musique, discrète et efficace, et cet éventail de comédiens diversement remarquables que sont, entre autres, Benoit Girard et Jean-Pierre Chartrand, Martin Drainville, Normand Lévesque, Marie Michaud.Marleau et Gildor Roy s’opposent en éclairant bien chaque aspect de leurs personnages, encore que l’on souhaiterait parfois de Tune et de l’autre un peu plus d'intériorité ou d'émotion, de vie profonde que d’exactitude technique un peu froide.Mais leurs rôles sont lourds et ils savent en général nous en imposer le mouvement tragique.Quand Jacques Godin sort de son mutisme de la première partie, seulement et à demi interrompu, en voix off, par les supplications adressées à son père, brise par les Blancs, il semble prendre en mains à lui seul la force, la conclusion et la morale de l'histoire : énergie retrouvée, Bromden est le seul qui trouvera le chemin de la liberté après avoir étouffé son ami McMurphy : ainsi Bennett n’en fera pas un légume pendant trente ans, comme elle a fait de quelques autres.Godin, une fois de plus, donne au rôle qu’il épouse ici une puissance, externe et interne, saisissante.C’est à la fois un magnifique sujet que ce Vol au-dessus d'un nid de coucou : l’homme libre contre la robotisation, la déshumanisation de la Co- photo FRANÇOIS BRUNELLE Jacques Godin et Louise Marleau dans Vol au-dessus d'un nid de coucou.MUSIQUE Monologue superbe d’un pianiste •d’autrefois Récital du pianiste Shura Cherkassky Bach, Partita no.6 BWV.830; Schubert, Impromptus op.90, D.899; Prokotiev, Sonate no.7 op 83, Rachmaninov, Elégie op.3 no.1; Stockhausen, Klavierstuck IX; Moszkowski, Liebeswaltzer.En bis : Liszt, Liebestraum no.3; Chopin, Tarantelle op 43 Lundi 15 avril, salle Wiltrid-Pelletier Carol Bergeron ENCORE vert et tonifiant, à l'âge vénérable de 79 ans, Shura Cherkassky répétait, lundi soir à Wilfid-Pelletier, son superbe monologue de grand pianiste d’autrefois.À la seule lecture de son programme, on se prend à rêver : Bach, Schubert, Prokofiev, Rachmaninov, Moszkovski et même Stockhausen, sans oublier Liszt et Chopin; trois siècles de musique pour clavier revus à travers le prisme d'une virtuosité romantique qui ne compte plus aujourd’hui que de rares adeptes.Plus personne ne joue ainsi du piano.Pourtant, ceux qui peuvent aisément — plus aisément même que Cherkassky — jouer toutes les notes des partitions les plus redoutables (comme la Septième de Prokofiev), ne manquent pas.Mais à l’opposé de ce grand maître, ils ne savent plus, ou n’osent plus « repenser » une partition de manière à transporter l’auditoire au-delà de la page écrite.Né à Odessa (Ukraine), Cherkassky émigre au États-Unis afin de pouvoir travailler, dès 1924, avec le pianiste polonais Josef Hofmann qui avait reçus les conseils d’Anton Rubinstein, rival et contemporain russe de Franz Liszt.À travers eux, il est donc l’héritier de cette tradition des pianistes virtuoses qui conçoivent l’interprétation comme un lieu de « recréation ».Sous ses doigts, la Sixième partita de Bach n’est plus tout à fait la même.Elle n’appartient plus au clavecin pour laquelle elle fut d’abord destinée, gagnant ainsi en séduction d’une autre époque ce qu’en authenticité elle perd.Schubert a-t-il pris soin de noter soigneusement les signes d’expression (les nuances) du premier Impromptu op.90, que dans l’esprit de Cherkassky ces indications ne sont pas absolument essentielles.On comprend alors que pour donner une perspective plus globale des quatre volets de l’Opus.90, il ait jugé nécessaire de souligner plutôt les grandes lignes.Ne pouvant plus se permettre de rivaliser avec la précision technique d’un Pollini, Cherkassky n’en fait pas un complexe.Il concentre plutôt son énergie sur les effets paroxystiques de la Septième sonate de Prokofiev.Balayant tout sur sa trajectoire — les bonnes comme les fausses notes — la Toccata finale est ainsi enlevée d’un geste foudroyant.Avec une ironie surprenante, le Neuvième Klavierstuck de Karlheinz Stockhausen se retrouve, superbe moment de poésie abstraite, entre deux pièces de salon de Rachmaninov et de Moszkovski.Histoire, sans doute, de faire avaler la pilule à un auditoire qui ne croit pas aux vertus de cette « musique moderne » -*¦ pourtant vieille de 40 ans.Le merveilleux dans tout cela, c’est le Stockhausen ait pu passer aussi bien que tout le reste du programme.Il est même permis de croire que cette page n’ait pas été souvent jouée de manière aussi agréablement accessible.Comme quoi, l’approche de ces grands interprètes romantiques n’est pas si démodée que les jeunes générations se sont plues à le croire.Force triomphe à Créteil PARIS (AFP) - LEGRAND PRIX du Jury du 13e Festival International des films de Femmes, qui vient de se tenir à Créteil, en région parisienne, a été attribué à un film néerlandais, Force (Krachl), de Frouke Fok-kema.Ce festival, qui portait cette année une attention particulière aux films de femmes asiatiques dans une section Regards d'Orient Extrême, a également décerné deux mentions spéciales à La compagnie des Inconnues ( The company of Strangers) de la canadienne Cynthia Scott, et à Valse accidentelle (Slucainij Vais) de la Soviétique Svetlana Proskou-rina.Le Prix du jury de l’AFJ (Association des femmes journalistes) a été attribué au film Le Temps Enfermé ( Verriegelte Zeit) de l’allemande Sibylle Schoennemann et celui du jury Graine de Cinéphage à La chambre claire ( White Room) de la canadienne Patricia Rozema.Le Prix du Public pour le meilleur long métrage a été décerné à La compagnie des Inconnues, histoire drôle et émouvante d’un groupe de vieilles dames qui se retrouvent entre elles dans un coin perdu de campagne, et qui reçoit ainsi deux récompenses au Festival de Créteil.Ce Festival, devenu au fil des ans le rendez-vous obligé des films dje femmes, a rendu hommage à Géraldine Chaplin et à l’actrice française décédée Delphine Seyrig. B-4 ¦ Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001) — Teenage Mutant Nln/a Turtlea 2, Secret ol the Ooze 7 h Hard Way 8 h 45 II: Career Opportunities 7 h III: Silence ol the Lambs 7 h, 9 h 30IV: Sleeping with Enemy 8 h 45 BERRII: (288-2115) — Teenage Mutant Ninja Turlies 2 Solution secrète 1 h 15,3 h 15.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 II: Détour en enter1 h 15, 3 h 15.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 III: Les nuits avec mon ennemi1 h 15,3 h 15.5 h 15,7 h 15.9 h 15 IV: Le silence des agneaux 1 h 30.4 h, 7 h.9 h 15 V: i.'amour dans de beaux draps 9 h 30— Maman j'ai raté l'avion 1 h 30,3 h 30.5 h 30, 7 h 30 BON AVENTURE I: (861-2725) - Career Opportunity 7 h 15, 9 h 10 II: Silence ol the Lambs 7 h, 9 h 20 BROSSARD I: (465-5906) - Maman j'ai raté l'avion 7 h 30 Silence des agneaux 9 h 30— II: Détour en enter 7 h 20.9 h 20 III: Teenage Mutant Ninja Turtles 2 Secret ol the Ooze 7 h 10 — L'amour dans de beaux draps 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Contron-talion à la barre 7 h.9 h 30 2: Le silence des agneaux 7 h, 9 h 40 3: Teenage Mutant Ninja Turtles 2, Secret ol the Ooze 7 h— Career Opportunities 9 h 10 4 : Coupable par association 7 h 30, 9 h 35 5: Maman j'ai raté I'avlon 7 h 20— Misery 9 h 45— 8: Détour en enter 7 h 05,9 h 20 CENTRE EATON 1: Mil- L'échelle da Jacob 2 h, 4 h 20.9 h 15— De quoi j'ma mêla ancora 12 h 10.7 h 10 2: Guilty by Suspicion 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h.9 h 25 3: Misery 12 h 30,2 h 45.5 h.7 h 25.9 h 35 4: Cyrano da Bergerac 12 h 35.3 h 15, 6 h 10, 9 h 5: Falling Over Packwards 12 h, 2 h 20.4 h 40, 7 h.9 h 25 8: The Field 12 h 10, 2 h 30,4 h 45, 7 h 10,9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mil- Class Action 1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30.9 h 45 2: King's Whore 1 h 30.4 h 15.7 h, 9 h 403: The Grltters 1 h.3 h 10, 5 h 15, 7 h 25,9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- II Looks Could Kill 7 h 30, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : — De quoi j’me mêle encore 7 h 15,9 h 2: Un lllc i la maternelle 7 h, 9 h 15 3: Le parrain 3 8 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-laurent, Mtl (843-6001) — Les entants du leu 19 h, 21h CINÉMA PARIS: Mil (875-7295)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Sleeping With the Enemy! h 10.9 h 20 2: Class Action 7 h 15, 9 h 30 3: Hard Way 7 h, 9 h 25 4: Dances with Wolves d h 15 5: Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Secret ol the Ooze 7 h.9 h 10 6: Silence ol the Lambs 7 h.9 h 40 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Un, deux c'est ça/Voua avez la parole 18 h 35— Vampires à la Havanne 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O (489-5559) - D Blending your L Ile 7 h, 9 h 25 2 : Guilty by Suspicion! h 15,9 h 40 CINÉPLEX I: (849-4518) - Don't Tell Her It's Me 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 25 2: Dlng et Dong le lllm 3 h 10, 7 h 35- L'éveil 12 h 50, 5 h 10.9 h 35 III: La gloire de mon père 1 h 20.4 h 15,7 h.9 h 15 IV: Alice 1 h 45,4 h 30, 7 h 10.9 h 20 V: The Five Heartbeats! h 15.4 h, 7 h.9h 30 VI: Mr and Mrs Bridge 1 h 15,4 h, 7 h.9 h 30 VII: Un thé au Sahara 1 h, 4 h 05.6 h 45.9 h 25 VIII: Misery1 h, 3h 10,5 h 15, 7 h 25.9 h 35 IX: Controntatlon i la barre 1 h 15.4 h 15,7 h 05, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS I: (268-3141)-Mado poste restante 1 h, 3 h 05.5 h 10.7 h 15, 9 h 25 II: Il danse avec les loups 1 h 30.5 h, 8 h 30 III: Coupable par association 1 h, 3 h 10.5 h 20,7 h 30.9 h 40 IV: La château da ma mère 1 h 15.3 h 20.5 h 10.7 h 15.9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul, Dorchester, Mil (283-8229)— Le col-porteur/Pour l'amour du stress 15 h, 17 h, 19 h, 21 h.(14 au 17 avril) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Good Morning Vietnam 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - La putain du roi B h DAUPHIN I: (721-6060) - Il danse avec les loups8h 11: L'éveil! h,9 h 30 CINÉMA DÊCARIE 1: (341-3190) - Teenage Mutant Ninja Turtles 2 Secret ol the Ooze 6 h 30- Dances with Wolves 8 h 30 2: Silence ol the Lambs 7 h 15,9 h 35 DORVAL I: (631-8586) - Out lor Justice 7 h 10, 9 h 20 II: Perfect Weapon 7 h, 9 h III: Green Card! h 10.9 h 25IV: Defending your Lite B h 45,9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)- The Marrying Man! h 10, 9 h 30 2: Guilty by Suaplclon!b!5.Bb 30 3: Reversal ol Fortune 7 h, 9 h 20 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Uranus 12 h 30.2 h 45, 5 h.7 h 15.9 h 30— 2: Le Parrain 312 h 15, 3 h 15.6 h 15,9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - The Marrying Man 6 h 50,9 h 20 II: Out lor Justice 7 h, 9 h 10 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Career Opportunities 1 h 30,3 h 30.5 h 20, 7 h 20.9 h 10 2: Dances with Wolves 1 h 30, 5 h, 8 h 30 3: Sleeping with the Enemy 1 h, 3 h.5 h 10.7 h 15, 9 h 20 4: Hard Way2 h, 4 h 25, 7 h, 9 h 15, mer.2 h, 4 h 25,9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Out lor Justice 7 h 20, 9 h 20 2: Misery 7 h 15.9 h 35 3: The Marrying Man! b 10.9 h 30 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre(tr ) du mar.au ven.10h., 11 h 45,13h 30.19h.,sam.13h.30,17h„ 19h, dim.11 h 45,13 h 30,17 h, 19 h.ven sam dern.sped.22h 30— Blue Planet et To Fly mar au dim 15h.15, 20h 45 MUSIQUE CLASSIQUE ¦ CE SOIR.MERCREDI 17 AVRIL ¦ LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE ¦ CIEL MF | PRÉSENTE À 22:00 ¦j • concerto pour piano no 1 op.15 (Beethoven) m • suite en sol mineur BWV 1070 (J.S.Bach) I DEMAIN SOIR, 22:00 • symphonie no 48 Marie-Thérèse (Haydn) » quatuor et trios (Fasch) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 kV.VI RÉOR OlNETTE RTl • E CHO FER LAURIN Une danse vertigineuse ! UNE COPRÉSENTATION DE LA SOCIÉTÉ DE LA PUCE DES ARTS DE MONTRÉAL ET DE U COMPAGNIE 0 VERTIGO DANSE EN COLUBORATION AVEC LE DEVOIR Les 18, 19, 20 avril à 20 heures BILLETS: 22$, 20S, 18S, I0S POUR GROUPES, CONTACTER LE 844 1211 Pièce créée en collaboration avec le Centre national des Arts d'Ottowa, le festival international Danse a Aix (France) et le Festival Danse Canada 1990 Northern Telecom avec l'assistance de la Fondation Loidlow.ifb Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S (+ T.P.S.) sur tout billet de plus de 10 S.IMPÉRIAL: (288-7102) - The Doors 12 h 30,3 h 25,6 h 20.9 h 15 LAVAL I: (688-7776) — De quoi j'me mêle encore! b 20— Defending your Lite 9 h 1011: The Marrying Man 7 h 20, 9 h 40 3: Out tor Justice! b 10, 9 h 20 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Teenage Mutant Nln/a Turtles 2, la solution secrète 7 h, 9 h 2: Les nuits avec mon ennemi! b 15, 9 h 15 LOEWS l:(861 -7437) - Defending Your Lite 12 h 15, 2 h 30,4 h 50,7 h 15, 9 h 35 II: Metropolitan 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15 III: Green Card 12 h 35, 2 h 50, 5 h 05,7 h 10.9 h 30 IV: The Fourth Story 1 h 15,3 h 15, 5 h 15.7 h 15.9 h 20 V: Goodtellaa 12h05.3h05.6h05.9h05 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1; Une poignée de temps 19 h — La lieu de rencontre 21 h 15— Salle 2: Les colombes 19 h 15 — Rêves 21 h 30 PALACE 1 : — Out for Justice 12 h 45,3 h, 5 h 10.7 h 20.9 h 30 II: The Marrying Man 1 h 15.3 h 50.6 h 35,9 h 10 III: Reversal of Fortune 12 h 10.2 h 25, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 20 IV: New Jack City 1 h, 3 h 05,5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 V: Parlect Weapon 12 h 15.2 h 30,4 h 45,7 h, 9 h 15 VI: Il Looks Could Kilt! h, 3 h 10.5 h 10, 7 h 10, 9 h 15 PARADIS I: (354-3110)- Teenage Mïilant Nln/a Turlies 2, la solution secréta 7 h 15— Misery i h II: Les nuits avec mon ennemi! h 15,9 h 15 III: Détour en enter! h 15,9 h.PARISIEN I: (866-3856)- Le mer! de la coûteuse Mb 55.3 h 05.5 h 15.7 h 25- Montréal Interdit 9 h 35 II: La discrète 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 30 III: Love-moi 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30IV: Dames galantes 12 h 20.2 h 40.5 h.7 h 05.9 h 25 V: L* dénommé 1 h 20,4 h.6 h 45.9 h 15 VI: Cyrano de Bergerac 12 h 30, 3 h 20,6 h 15,9 h 05 7: Uranus 12 h 20, 2 h 40, 4 h 55, 7 h 10,9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 Secret ol the Ooze! h 15.3 h 10,5 h, 7 h, 9 h 11: Silence ol the Lambs ! h 30,4 h, 7 h, 9 h 30 III: Class Ac-f/on 1 h 30,4 h 05.7 h 15,9 h 35 PLACE LONGUEUIL 1:(679-7451)- Teenage Mutant Nln/a Turtles 2 solution secréte ! h 9 h 2: Le» nuits avec mon ennemi 7 h 15,9 h 15 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— The Sheltering Sky 7 h — Leningrad Cowboy» Go America 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7B80) - Out tor Justice 7 h 15,9 h 15 II: Da quoi/'ma mita encore! b 20 9 h 20 III: Defending Your Lite6 h 30,9 h IV: Perfect Weapon 7 h 20 — Montréal Interdit 9 h 20 V: Misery! h 25, 9 h 35 VI: L'échelle de Jacob 6 h 30.9 h.SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim de 22h 15 à 02h 30— Mike Stern Trio avec Alain Caron et Ben Perowsky, du 18 au 21 avril BAR AU PLAISIR: 4467A rue St-Denis.Montréal (842-7471)— Tous les mercredis, Place Aux Poètes, animatrice Janou Saint-Denis, invités le 17 avril, Louise Desjardins et Jean-Marc Desgenl, à 21 h BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Monlréal (844-0882)— Cause and Eltecl, le 17 avril BAR 2080: 2080 rue Clarke, Monlréal (285-0007)— Michael Gauthier, guitariste de jazz, le 17 avril à 21h.30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Monlréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h , mar.20h.à 01 h., mer au ven.18h.à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h , sam.à compter de 21 h.30 — Billy Georgelle, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h., mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de 19h.à 24h LE BIJOU: Hôtel Relax, 2900 boul.Le Carrefour, Laval (688-8244)— Jimmy Earl Perry, chanteur R&B-/Pop, du 16 au 27 avril, mar mer.à 20h , jeu ven.à 21h .sam.à22h.LA BUTTE ST-JACQUES:50ouesl St-Jacques, Montréal— Karen Young accompagnée par Francine Martel et Norman Lachapelle, du 18 au 20 avril à 20h 30 CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— * Jeux de femme .de Krzysztof Zanussi et Edward Zebrowski, adaptation de Barbara Grzegorzewska.m.en s Alexandre Hausvaler, du 20 mars au 4 mai.mar.au sam.à 20h.CEGEP ÉDOUARD-MONTPETIT: Auditorium.100 rue de Gentilly, Longueuil (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Couleurs du Tibet avec Gilbert Leroy, le 19 avril lun.20h .ven à 19h.CENTRE CULTUREL VANIER: Salle Jean-Pierre Houde, Chàteauguay— Trisha Pope, chanteuse de jazz, le 17 avril à 19h 30 CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Monlréal— Jeunes Artistes Jessica Sarapolt, soprano.François Couture, pianiste, oeuvres de Duparc, Strauss et Wagner— Clément Joubert, pianiste, oeuvres de Bach, Liszt, Khatchaturian, Rachmaninov et Scriabine, le 17 avril à 20h CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Monlréal (845-5447)— Festival Antillais: Mohamed Bangoura el Koba.rythmes de Guinée, le 17 avril CLUB SODA: 5240 ave du Parc, Monlréal (270-7848)— Richard Desjardins, du 17 au 20 avril à 20630 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Monlréal (521 -4191)—.La conquête de Mexico • texte de Yves Sioui Durand, m.en s Jean-Pierre Ronlard, coproduction du Nouveau Théâtre Expérimental et des Productions Ondinnok, du 9 avril au 4 mai à 20h 30 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario, Montréal (526-6582)— .Crime et châtiment.de Dostoïevski production le Groupe de la Veillée, montage dramatique el conception Gabriel Arcand, du 18 avril au 11 mai, mar au dim.à 20h 30 MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI-GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges.Montréal— Chevale: poésie musicale, le 17 avril à 20h MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— Rencontre avec Jean-François Cantin.Denis Farley el Yves O'Reilly, photographes, le 17 avril à 20h MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul Monk, Montréal— Dessins animés Tintin el le temple du soleil, le 17 avril à 16h — Concert Duo Duchemm, le 17 avril à 20h MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Monlréal— Danse De l'Eden au Septentrion, production de Sylvain Emard Danse, le 17 avril à 20h PAVILLON JUDITH-JASMIN: Ste-Catherine-/Berri, Montréal— Agora: • Cent Titres 11 • performance en direct, vente d'oeuvres étudiantes, du 15 au 18 avril, de 12h.à 21h.RESTAURANT-THÊATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Monlréal (523-2246)— « Un samouraï amoureux ¦ de Maryse Pelletier, m.en s.Fernand Rainville, du 9 avril au 12 mal, mar.au sam.â 20630, dim.à 15h.RISING SUN: 5380 St-Laurent.Montréal (278-5200)— Concours Reggae Rappers, D.J.Contest avec M.C.Mello Gee & Steel Wonder, le 17 avril NCT/SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Calhe-rine.Monlréal (253-8974)— Le Théâtre II Va Sans Dire présente • La cité interdite > texte et m.en s.de Dominic Champagne, à compter du 19 avril, mar.au sam à 20h 30 NCT/SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— .Shakespeare: un monde qu’on peut apprendre par coeur • de Michel Garneau, m.en s.Martin Faucher, à compter du 15 avril SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Monlréal (842-2112)— OSM Grand Concert: Okko Kamu, chef.Zollan Kocsis, piano, oeuvres de Halzis, Mozart, Bartok, le 17 avril à 206— Plano Nobile: Pré-concerl avec Christos Hatzis, le 17 avril à 18h.30 SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Monlréal— Ensemble de musique contemporaine, dir.Bruce Mather et Gyula Csapo, oeuvres de Ouellette.Rivet, Villeneuve, De Moura et Lo, le 17 avril à 206 SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Monlréal— Petra Babankova.guitare.Denise Chiasson, guitare, oeuvres de Sor, Weis, Albeniz et Brouwer, le 17 avril à 206 STADE OLYMPIQUE: Monlréal— L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h„ mar.au dim.10h.à 18h.— pour renseignements: 252-8687 THEATRE DE L'AGORA: 840 est Cherrier, Montréal (525-1500)— Quatuors, création de Paul-André Fortier, pour les étudiants en danse de l'UQAM.du 16 au 20 avril à 20h.THEATRE BISCUIT: 221 St-Paul O .Vieux-Montréal (845-7306)— < Concert.spectacle de marionnettes, sam.dim.à 15h.jusqu’au 10 juin THEATRE ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-0813)— Mécanique Générale présente ¦ Michel hurlait.m.en s.Luc Dansereau, du 9 au 27 avril, mar.au sam.à 20630 THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— 0 Vertigo Danse, Train d'enfer.Ginette Laurin, chorégraphe, du 18 au 20 avril à 20h.THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— ¦ La trilogie de la villégiature • de Goldoni, traduction Olivier Rei-chenbach, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 avril au 25 mai, mar.au ven.20h.sam.16h et 21h, THEATRE PORT-ROYAL: PDA, Monlréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente > Vol au-dessus d'un nid de coucou ¦ de Oale Was-serman, m.en s.Lorraine Pmlal.à compter du 13 avril, mar au ven.20h, sam.16h.30 et 21h.THEATRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— ¦ Des restes humains non identifiés et la véritable nature de l'amour ¦ de Brad Fraser, traduction el m en s.André Brassard, prolongation du 14 au 27 avril, mar au sam.à 20h , dim.â 15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montreal (844-1793)— ¦ William S • de Antonine Maillet, m.en s André Brassard, du 16 avril au 11 mai, mar au ven.à 206, sam 16h.et 21 h., dim.â 156 THEATRE ST-DENIS: 1594St-Denis.Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schonberg, du 17 janv.au 14 avril, Ir.mer jeu sam dim.206, malinée sam à 146.angl.mer.ven.20h., dim I4h.(prolongation jusqu'au 26 mai) THEATRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon- gueuil— Le Carré-Théâtre présente < La bavardine ou l'invraisemblable histoire de Gloria Adéline Go-loby • de Terri Wagener, m.en s.Mario Boivin, du S avril au 4 mai, mar.au sam.à 20h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Monlréal— Concert électroacoustique, le 17 avril à 20h.UNIVERSITE DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Jazz: Yves St-Pierre, basse, le 17 avril à 146— Atelier de musique baroque.dir.Christine Moran, le 17 avril à 20h.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: Pavillon Judith-Jasmin, 405 est Ste-Catherine.Monlréal— Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (Salle JM-400) Le Département de théâtre de l'UQAM presents Hymnes Tragiques d'après Torch Song Trilogy de Harvey Fierstein, adaptation el m en s Daniel Poisson, du 17 au 20 avril â 20h., malinée le 19 avril à 14h GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec (418-643-8131)— Salle Octave-Crémazie: • Le barbier de Séville • de Beaumarchais, m.en s.Michel Nadeau, du 9 avril au 4 mai.mar au sam.à 20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie.Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Repère présente .Le salon de I'anli-monde » d'après l'oeuvre de Eugène Ionesco, conception et m.en s.Jacques Lessard, du 2 au 27 avril, mar.au sam.à 20h.À SURVEILLER Le samedi 20 avril, le Groupe Nature et Patrimoine vous invite à la Réserve faunique de Plaisance dans l'Outaouais afin de participer au Festival des outardes et y observer les migrations des centaines de bernaches, outardes et oies en compagnies de naturalistes.Rens.: 681-1303, ¦ Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h ; au Collège Lower Canada, 4090 rue Royale, de 14 h à 20 h; à Montréal-Nord, Bell Canada, 12 345 rue Albert-lludon, de 9 h à 15 h; à St-Laurent, Collège Vanier, 821, boul.Ste-Croix, de 9 h 30 a 16 h, et à St-Amable, Club Optimiste, Salle municipale, 1020 rue Principale, de 14 h 30 à 20 h 30, Rens.: 937-2790.¦ l.e grand public est invité à une pause-café à la hollandaise, à la bibliothèque de Beaconsfield, le jeudi 18 avril de 10 h à 12 h, au 303, boul.Beaconsfield.Rens.: 697-9040.¦ Ce soir de 19 h 30 à 21 h 30, le Carrefour l'Étoile invile les personnes à l’aube de la cinquantaine à participer gratuitement à une soirée portes ouvertes sur le thème : « I,'amitié », au 1028 rue Ilenri-Bourassa est.Rens.: Kdith Bertrand au 389-9044.¦ Jeudi 18 avril à 20 h, conférence sur les enfants du 3e millénaire à Nouvelle Acropole, 1631 rue St-Denis à Montréal.Ré-serv.: 848-0553.Spectacle bénéfice au profit des « sages-femmes» avec Dan Bigars, Sieve Faulkner, Sylvie Tremblay, Joséphine et Marie Lise Pilotte (ex groupe Sanguin), ce soir à 20 h 30, au Café Campus, 3315, chemin Queen-Mary.Rens.: 735-1259.'¦ l.e Centre d'études gnostiuues de Montréal vous invite à une conference sur le thème : « I.a philosophie de la mort psychologique », ce soir a 19 h 30, au 4011 rue Parthenais.Entrée gratuite.Rens.: 596-1201.¦ Ce soir à 20 h, Ciné-Groulx présente le « Festival international du film publicitaire » Lions 90 à l’auditorium du collège l.ionel-Groulx situé au 100 rue Duquet à Ste-Thérèse.Rens.: 430-3120, poste 340.¦ Que feront vos enfants pendant l’élé ?Soirée d'information, ce soir à 19 h 30 au Centre Immaculée-Conception,4265 rue Papineau à Montréal.Rens.: 527-1256.¦ Les Amis de la santé mentale, groupe d'entraide pour les parents et amis du malade mental, vous convie à sa conférence du mois de mars avec comme invitée le Dr.T.Milroy, psychiatre en thérapie électro convulsive, ce soir à 19 h 45, au 750, av.Dawson à Dorval.Rens.: 636-6885.I.a Société de philosophie de Montréal vous invite à une conférence de Mme Anne-Mette Hjort sur le thème : « Prag matique et stratégie de l'action », ce soir à 20 h 30, à la salle ,1-2930, pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM, 405 rue Ste-Catherine est.Entrée libre.Rens.: 279-9200.¦ Jeudi 25 avril de 12 h à 15 h, « Les arts divinatoires.Astrologie » avec Colette, astrologue, qui répondra à toutes vos questions, à Info-Femmes, 8446-A rue llo chelaga.Rens.: 355-4529.¦ M.Jean-Claude Vigor, professeur au Département d’horliculture de l’Institui technologique agro-alimenlaire de St-Hyacinthe, donnera une série de conférences sur le « Jardinage en ville» à compter du 23 avril à 19 h 30, dans le cadre des Belles Soirées de l’Université de Montréal Rens.: 343-6090.¦ La Fondation de l'Hôpital St.Mary présentera un concert-bénéfice mettant en vedette, Zamfir, flûtiste de Pan réputé, à la basilique Notre-Dame, le 13 mai 1991.Billets en vente aux comptoirs Ticketron.Rens.: Nadia Moretto au 345-3332 ou Pamela Pavlik au 345-3165.¦ Atelier sur la rencontre amoureuse avec M.Claude Malo, psychologue, les mercredis 8 et 15 mai de 19 h 30 à 22 h 30, au Centre St-Pierre, 1212 rue Panel à Montréal.Iriser.: 524-3561.¦ Marche Santé du Québec invite les gens qui aiment la marche à venir découvrir la réserve faunique de Plaisance, située sur une île (de la rivière Outaouais), le dimanche 21 avril.Inscr.: 843-3262.¦ YMCA llochelaga-Maisonneuve,situé au 4567 rue Hochelaga, métro Viau, an nonce les inscriptions pour les cours de conversation anglaise, espagnole, italienne el française.Les inscriptions se terminent le 4 mai et la nouvelle session commence le lundi 6 mai.Rens.: 255-4651.M Matinée* 5,00$ INFQ-FILNv 866 0111 FAMOUS PLAYERS vendredi UhOOo22hOO Un Mm ce MARCEL SIMARD LOV^Moi ?MERVEILLEUX LT HILARANT ' Kn KrrJ, A f IHE MOVIES UNE CHARMANTE SURPRISE" Mnhüfl Mtdvtti, SNEAK PRF.VIEWS 50-3 005 10-7 20-9 M Aussi a I Imperial Uoliafiel KM IIAHII HOflKIM.f H IN\HI I I \ HOSSH | LM ?avec ANNE LETOURNEAU 1 00-3 005 007 009 15 DAMES GALANTES t HISTOIRE D UN HOMME OUI AIMAIT LES^ FEMMES A EN MOURIR I N I II W IN.Té AANCIIAMj'ATACnM'I.M U UNE COPROOUCtlON FRANCO ITALIENNE CFC GAUMONT PROOUCTtON CECCHt GORl GROUP TIGER CiNEMATOGRAFCA ONEVtOEO PLUS AVEC LA PARTICIPATION FINANCIERE OE TELEFILM CANADA U PARISIEN ® ~~::j 1220-240500705-925 le nouveau film de CLAUDE BERRI [JpOiiT «liai 12 202 40-4 55-7 109 25 12 302 45-5 007 15-9» Aussi a I Impérial (Joliatta) LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 Publicité.numéro sans frais.(514) 842-9645 .1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 844-5738 Québec.(418) 845-2080 Extérieur— Indicatif 514.1-800-361-6059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.1-800-361-5699 l>a télévision du mercredi soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CM CBFT (R.C.) Montreal 17h30 / Ce soir Les années coup .g Hockey / Finale de division —1er match LeTéléloumaig Le Polnt/météo/sport Cinéma : La mandarine—ft.72 Avec Annie Glrardot et Philippe Nolrel fo-, WCAX (CBS) Burlington News News g The Golden Girls Bugs g Bunny Prime Time Pets Jake and the Fatmang 48 Hours g News The Arsenio Hall Show fïTi WPTZ(NBC) Plattsburgh News News Ç Jeopardy ! A Current Affair Unsolved Mysteries g Nightg Court Dear g John Quantum Leap g News The Tonight Show Cm CBMT(CBC) A* Montréal - Newswatch The Wonder Years g Hockey / Finale de division —1er match The National g The Journal News Newhari g Kate & g Aille «Bar1 Le TVA ?Montréal Charivari Cinéma : Jeunesse heureuse—Km.85 Avec Doug McKeon et Chris Nash Johanne Blouln en concert AdLib Le TVA g réseau 23h50 / Mon grain de sel es BF> Puise g Entertainment Tonight The Simpsons Unsolved Mysteries g E.N.G.g Equal Justice g News g News The Arsenio Hall Show CR TV5 (Télé OU Francophones Des chiffres et des lettres La cuisine des anges Le journal deFR3 Temps présent Petit écran grand roman Les franco- folies 22h45 / Alice 23h40 / Jour liai de A2 ® ar Passe- Partout Téléservice Feu g vert Consommaction Visa santé g Transitions La période de questions m KP* Musique vidéo Fax : L’infoplus Vidéopius Musique vidéo Rock en bulle 21h15 / Musique vidéo (ÔOÏ WNY (ABC) ^==7 Burlington News g Star Trek: The Next Generation The Wonder Years g Growing g Pains Doogleg Howser, md Anything g But Love Gabriel's lire g News g Nightline Love Connection SS 19 h / Muchwest Fax Sneak Previews Vldéodlps Spotlight / Tney Might.Vldéocllps rfvïl VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour g The Nightly Business This Old House g The Infinite Voyage g Smithsonian World g American Pie g Cinéma: The Count ol Monte Crlsto G.-B.76 —Avec Richard Chamberlain (oc] 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Coup de foudre Libre échange Denise.aujourd’hui China Beach Cinéma : Aurélia— IL 87 Avec Maddalena Crippa et Fablo Sartor Le Grand Journal g Sports Plus La femme bionique Æ7) WCFE (aci (pbs) Scholars for Dollars The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshourg The Astronomers g Heart of the Country Q Mother and Son Minister Cinéma Le Devoir, mercredi 17 avril 1991 ¦ B-5 Lendemains de fièvre au Maroc La guerre du golfe Persique a réveillé les aspirations au changement de la population :t Jacques de Barrin Le Monde SON COEUR était avec le peuple irakien et sa tête avec les troupes de la coalition.Hassan II, qui aime insister sur la « forte symbiose » qui le lie à « ses » sujets et qui a pris l’Occident pour modèle, a réussi le petit exploit de se sortir, presque sans encombre, de la guerre du Golfe avec une habileté que même ses adversaires politiques ne lui contestent pas.« Cette crise, à tous points de vue, nous l’avons bien géree », se félicite M.Driss Basri, ministre de l’intérieur.Le souverain chérifien a, tout de même, dû lâcher du lest pour contenter une opinion publique acquise aux thèses irakiennes.Ainsi, a-t-il été conduit non seulement à prendre ces sentiments en compte dans ses discours mais encore a les laisser s’exprimer dans la rue.Comme on l’a vu lors de la manifestation — la plus imposante jamais organisée depuis l’indépendance, « marche verte » exceptée — qui, à l’appel des partis d’opposition, a rassemblé, le 3 février, à Rabat, entre 150 000 et 200 000 personnes.Malgré tout, le roi a maintenu, tant bien que mal, le cap qu’il s'était fixé.Ainsi, a-t-il refusé de céder aux pressions de ceux qui réclamaient le retour de quelque 1200 soldats envoyés en Arabie Saoudite dès le début de la crise du Golfe, rappelant, à cet égard, la mission « purement défensive » de ce contingent.De même, a-t-il veillé à ce que les médias officiels sachent, en cette affaire, raison garder, laissant la presse d’opposition libre de se déchaîner contre les forces de la coalition.Les partis d’opposition qui, sans nuance, se sont fait l’écho des sentiments populaires, ont cependant évité de pousser leur avantage jusqu’à un point de rupture avec le pouvoir.Les sanglantes émeutes de Fés à la mi-décembre ne les incitaient guère, il est vrai, à courir le risque de nouveaux affrontements.Ainsi ont été préservées les chances d’un dialogue qui avait été amorcé en mai 1990 après le dépôt d’une motion de censure au Parlement mais que la crise du Golfe avait gelé.La brièveté de l’offensive terrestre a, en tout cas, épargné au Maroc de fortes turbulences.Il n’est pas certain, en effet, que Hassan II aurait réussi son exercice de corde raide si la « Tempête du désert » avait soufflé plus longtemps.D’après Amnistie Internationale, « entre le 17 janvier et la fin février plus de 400 personnes — la plupart des lycéens et des étudiants — ont été arrêtées dans 25 villes au moins pour avoir participé à des manifestations (interdites) en faveur de l’Irak et une centaine jugées et condamnées à des peines allant jusqu’à 15 mois d’emprisonnement ».« Faux, réplique M.Basri.Aucune arrestation n’a été liée à l’affaire du Golfe.» Aucun programme commun Si adroitement qu’aient été maîtrisées les colères de la rue, il est apparu que les relations du roi avec « son » peuple n’étaient plus sans nuages.Tout juste un mois avant qu’il ne fête le 30e anniversaire de son accession au Trône, quelques cris hostiles avaient été lancés à son encontre lors de la manifestation de Rabat.Ce qui, au Maroc, est une manière de faire insolite.« Il y a une aspiration au changement de plus en plus forte qui commence à s’exprimer ouvertement », constate M.Nadir Y ata, rédacteur en chef du quotidien pro-communiste Al Bayane (le Manifeste).« La guerre du Golfe a prouvé qu'il n’y a pas de vide politique », assurent les responsables d’une opposition qui a servi de porte-voix à une opinion en mal d’expression.À la faveur d’inévitables surenchères, se sont multipliés des gestes de solidarité dont certains sont demeurés sans suite : organisation de collection, jumelages entre villes marocaines et irakiennes, changements de nom de rues et de places, boycottage des centres culturels des pays membres de la coalition, etc.Aujourd’hui encore, la presse non officielle ne désarme pas.« L’heure est à la vigilance, commente M.Fathallah Oualalou, chef du groupe parlementaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP).Il faut maintenir la pression.» La guerre du Golfe n’est pas sans conséquences au sein même de l’opposition maintenant que la fièvre est quelque peu retombée.Ainsi, voit-on le Parti du progrès et du socialisme (PPS) critiquer, après coup, le ma-niéchisme dont ont fait preuve l’USFP et l’Istiqlal.Tout comme l’on assiste, dans les États majors de ces deux partis, à une sourde lutte d’in-nuence entre « durs » et « modérés ».Querelles intestines sur lesquelles Hassan II a toujours su jouer — s’il ne les a pas attisées — pour gouverner à son aise.« Les partis d’opposition n’ont aucun programme et encore moins de programme commun, si ce n’est un égal souci de critiquer le gouvernement », maugrée-t-on, sans en faire un drame, dans les cercles du pouvoir.Tout en admettant que, « la guerre du Golfe aidant, chacun est conduit à repenser ses passions » et sans exclure que « le dialogue puisse reprendre dans les mois à venir».Alliance contre nature entre les deux principaux partis de l’opposition, la tranquille USFP, qui se rattache au courant social-démocrate et le turbulent Istiqlal dont elle est issue et qui joue la carte du populisme, La Commission de la culture presse la ville de soutenir davantage les artistes Isabelle Paré DANS UN RAPPORT contenant 52 recommandations, la Commission de la culture de la Ville de Montréal presse le comité exécutif de multiplier son soutien aux artistes, mais laisse en plan la question de l’abolition de la taxe d’amusement et de la salle de concert.Pourtant réclamée à grands cris par le milieu culturel l’été dernier, lors des audiences tenues sur l’énoncé de politique de soutien à l’industrie culturelle de la Ville, le sort de la taxe d’amusement semble plus que jamais suspendu aux résultats du débat sur la fiscalité qui oppose Québec aux villes.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.