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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-04-16, Collections de BAnQ.

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SOCIETE CAHIER Le Devoir, mardi 16 avril 1991 Les révolutions de l’Est en photos Le photographe bulgare Tichomir Penov est considéré comme l’intrus qui a rendu leur dimension humaine et leur authenticité aux bouleversements en cours dans les pays de l’Est.Il présentera bientôt une exposition, portraits et actes de jeunes femmes et jeunes filles, à la galerie Photogramme.Page B-6 Naissance d’un nouvel orchestre U ne nouvelle formation musicale est née : l’orchestre de la Nouvelle-France.Une quarantaine d’instrumentistes en font partie, qui ont déjà fait leurs preuves dans l’ensemble Arion ou celui du Studio de Musique Ancienne, entre autres.Carol Bergeron a assisté à son premier concert, dirigé par le chef McGegan.Page B-3 Trente ans dans l’espace Trente ans après la première rotation dans l’espace du Soviétique Youri Gagarine, le 12 avril 1961, la guerre de l’univers spatial n’est plus la même.Les Soviétiques ont récemment mis leur programme au rancart, en butte a une situation économique difficile, et les Américains se relèvent à peine des déboires de la NASA.Page B-5 Vues d’Afrique La 7e édition des Journées du cinéma africain et créole, qui se déroulera à Montréal du 22 au 28 avril, proposera aux cinéphiles 115 films, vidéos et émissions de télévision tournés au cours de la dernière année dans 28 pays africains ou créoles.Sans parler des 23 films et vidéos canadiens traitant de la question.Un record.Page B-3 »••• -qg «P «ans?,•'» «i Parfois ignorants et surtout ignorés, les jeunes couples se démêlent parfois avec peine dans les dédales de la parentalité.La déroute des jeunes parents Une connaissance oubliée dans le fossé des générations ?Isabelle Paré MÊME A L’HEURE des couches jetables et du lait En-falac, devenir jeune parent n’aura jamais été aussi ardu.Isolés, issus d’une génération d’enfants uniques, plusieurs jeunes couples entament aujourd’hui la vingtaine un nourisson dans les bras, dépassés par leur nouvelle vocation.Pour eux, jamais l’instinct maternel n’aura été aussi vide de sens.Nathalie, 18 ans, et Michel, 19 ans, n’avaient jamais bercé un enfant avant l’arrivée de leur bébé.Nathalie, enfant unique, et Michel, deuxième d’une famille de deux garçons, n’avaient vu ni l’un ni l’autre leurs parents dorlotter un bébé, donner un biberon ou même changer une couche.Un ou deux cours pré-nataux et vlan, les voilà propulsés parents à vie, à peine sortis de l’adolescence.« Pendant la première semaine, à chaque soir, ils voulaient se précipiter à l’urgence.C’était la panique généralisée parce que le bébé pieu rail.Ils n’avaient aucune référence, aucun modèle parental pour se référer.Leur seule référence, c’était l’hôpital», raconte M.Denis Perreault, président de la Confédération des organismes familiaux du Québec.Depuis les années 70, les familles format réduit, l’éclatement des foyers et la dégringolade de la natalité ont éclipsé les enfants du paysage, transformées les cours d’écoles en parking et mutées les écoles en coops pour yuppies.Jusqu’ici trans- mises de génération en génération, on constate que les connaissances parentales s’étiolent, se perdent entre deux âges, affirme M.Perreault.Trop souvent, à défaut de se tourner vers la famille, les jeunes parents, déboussolés, s’en remettent au « réseau ».L’oreille attentive des grandes soeurs et des voisines a été troquée pour les murs aveugles des salles d’urgence et des corridors d’hôpitaux.Pourtant, de plus en plus de jeunes rêvent de nourissons.Plus encore, malgré les campagnes d’éducation sexuelle qui déferlent sur les écoles, le nombre des mères adolescentes n’a pas chuté.Au contraire.De 21,4 par 1000 naissances en 80, les grossesses chez les mères adolescentes sont passées à 23,4 pour 1000 en 85, et ne cesseraient de croître depuis.Autrefois incitées à donner leur enfant en adoption, 90 % des jeunes mères gardent aujourd’hui leur bébé.Bref, dans ce contexte, le phénomène de la « déroule » vécue par plusieurs jeunes parents inquiète.Chez les nantis comme les plus pauvres, affirme M.Perreault, la perte de la « compétence parentale » serait le tribut direct de l’isolement, devenu le lot de toute une génération d’enfants uniques.« Depuis quatre ans, le nombre de parents qui se disent démunis, qui semblent avoir perdu toute prise avec la parent alité nous dépasse », avoue le président de la COFAQ.Et l’ignorance face au rôle parental, de l’avis de M.Perreault, frise parfois la négligence.« Certains pa-Voir page B-2 : La déroute La famille à l’heure de la géométrie variable Les opinions divergent sur l’issue de la crise Isabelle Paré LES POUPONS viennent au monde hors mariages, les curés voient plus de divorces qu’ils ne consacrent d’unions, et le quart des enfants nés en 70 ont vu leurs parents se quitter avant de percer leur première molaire.La famille, dans tous ses états, vit à l’heure de la géométrie variable.Dure année pour le curé du diocèse de Trois-Rivières.En 90, il a eu plus de divorces à recenser que d’unions à célébrer.Mis ensemble, les temples modernes de l’union, l’Église et le Palais de Justice, n’ont pas eu assez de couples à se mettre sous la dent pour rattrapper le rythme des ruptures officialisées par la Cour.« Il y a 15 ans, on célébrait 2200 mariages dans le diocèse.Aujourd’hui, à peine 679.Ce n’est pas qu’une question de religion.La société moderne, c’est l’époque du Kleenex », dit-il, triste de voir son travail se détricoter au fil du temps.Rien de nouveau, ce dérapage du mariage dans le grand virage entrepris par les couples depuis 1972, année où le mariage a entamé sa descente aux enfers.Aujourd’hui, presque un bébé sur trois naît de couples non mariés, alors qu’en 1965, les marmots nés hors des liens du mariage se comptaient sur le bout des doitgs : à peine 5 % des naissances.En 89, une première au Québec, le nombre de nourissons mis au monde par des parents sans alliance a dépassé celui des enfants nés de parents mariés dans deux régions; la Gaspésie et la Côte-Nord.Même dans la lointaine Abitibi, la moitié des enfants naissent de couples qui n’ont pas passé l’anneau.Pas étonnant, puisque le Québec détient la palme de la cohabitation au pays, plus de 12,5 % des couples choisissant de vivre en union libre.Depuis 69, la montée en flèche des divorces a aussi multiplié le nombre de familles monoparentales qui représentent maintenant plus d’une famille sur cinq.Résultat; la cohorte des parents divorcés qui ont un enfant à leur charge s’est multipliée par 21 depuis 1965.Bardassée, séparée, recomposée, disloquée et à temps partagée, la famille québécoise vit une arithmétique compliquée.Certains se demandent si cette famille puzzle survivra à la crise, d’autres la disent déjà moribonde.A-t-on tué la famille ?C’est la question que se posaient d’ailleurs démographes, sociologues, féministes et ministres lors d’un récent forum sur la famille.Seize cerveaux penchés sur le sort de celle qu’on a déjà autopsiée, auscultée à souhait, histoire de calculer ses chances de survie aux greffes, amputation et opérations à coeur ouvert que lui ont affligé les dernières décennies.Pour M.Maurice Champagne, auteur de l’Homme-tétard et ex-sous-ministre à la Famille, si la cellule familiale n’est pas morte, elle est à bout de souffle.« On a trop longtemps dévalorisé la famille.La gauche du Québec croit encore que la famille est une valeur de droite.Si la PHOTO JACQUES GRENIER Les migrations de fin de semaine sont devenues chose du commun, plus de 23 % des enfants nés au début des années 70 ayant vu leurs parents se séparer avant l’âge de 10 ans.famille n’est pas morte, on peut dire qu’elle est loin d’être forte », diagnostique l’apôtre de la masculinité revue et corrigée.On ne s’étonnera pas que l’impétueux auteur attribue aux hommes ce qu’il nomme le « sous-dévelop-pement » actuel de la famille.Leur absence du cocon familial, juge-t-il, ayant de tout temps été le boulet des femmes et de la famile.« Les hommes ont investi dans leur vie familiale à peine 10 à 15 % de l’énergie consacrée jusqu’ici par les femmes pour acquérir leur égalité », jauge-t-il.M.Jacques Lizée, président de la Fédération des Unions de famille, est quant à lui de ceux qui croit que la famille survivra à la crise.Même si, insconsciemment, on la « tue » quotidiennement.« Les parents sont sans soutien.Il y a un vide laissé par la famille.Un parent qui vit des difficultés avec son adolescent n’a accès à aucune ressource à moins que l’enfant n’ait commis un délit ou ne démontre un comportement délinquant», dé-nonce-t-il.Plus que les nouvelles réalités familiales, croit-il, c’est la lenteur du gouvernement, des entreprises, des syndicats, la lenteur de tous à s’y adapter qui tue la famille à petit feu.Mais la chirurgie plastique que connaît la famille contemporaine n’attire pas les mêmes conclusions fatalistes chez tous.« Que la famille change, c’est tant mieux, car tout change autour.L’absence de changement serait plus inquiétante.Les brisures mènent parfois à de grandes créativités», avance Réjean Tessier, psychologue à l’Université Laval.Même que pour plusieurs femmes, mieux vaut cette chirurgie forcée que les fausses images d’Epinal colportées sur la famille du passé, avec ses tablées de dix enfants, ses mères à temps plein et ses mariage « pour le meilleur et pour le pire».Jamais plus la famille n’aura-t-elle une définition unique.Aux États-Unis, lois et réglements lui affublent 22 définitions différentes, histoire de coller aux nouvelles réalités.Même portrait au Québec.La famille ne se résumera jamais plus à l’équation « papa, maman, les enfants et Ma-quère ».« On a peut-être tué la famille au singulier, le rêve idéal de la famille, mais on a fait émerger des formes plurielles de famille », affirme ainsi Mme Denise veillette, professseur de sociologie.Monoparentale à 27 ans, déjà un burn out à son actif, Brigitte Lepage, l’ex-présidente du Conseil permanent de la Jeunesse, ne s’inquiète pour autant de la gymnastique imposée aux familles d’aujourd’hui.« Une famille reconstituée, c’est tout de même mieux qu’une famille de 10 enfants, où la monoparentalité for-Voir page B-2 : La famille 1 S D ÉTÉ Que faire au Québec cet été?Festivals, théâtre, musées, sport, séjours-santé, gastronomie.Un tour d’horizon des attraits du Québec.U CAh \RUTION LI ICE P 13 MAI DANS LE DEVOIR Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 25 avril ¦> B-2 U Le Devoir, mardi 16 avril 1991 mm Ville de Montréal VIVRE MONTRÉAL Un fou ça crée à Cannes CINÉMA Odile Tremblay Le mystère persiste sur le vol des Van Gogh LA HAYE (AFP) — Toutes les pistes, y compris celle d’un commanditaire étranger, restent ouvertes au lendemain du vol au musée Van Gogh d’Amsterdam de 20 toiles du maître hollandais, miraculeusement retrouvées dans une voiture abandonnée 35 minutes à peine après que l’alerte eût été donnée par un gardien du musée.« Ce vol ressemble étrangement à celui de l'Isabella Stewart Gardner Museum de Boston en mars 1990 », a expliqué M.Aad Ducroix, chef du département des oeuvres d’art de la police judiciaire néerlandaise.« Deux hommes déguisés en agents de sécurité avaient alors maîtrisé les gardiens du musée et s’étaient accordé quelques heures pour faire leur ‘shopping’ dans le bâtiment», a-t-il rappelé.Cette nuit-là, ils avaient emporté 11 toiles, dont des Rembrandt, des Degas, des Manet et un Vermeer.Les oeuvres n’avaient jamais été retrouvées.« Les déclarations des gardiens du musée Van Gogh selon lesquelles les malfaiteurs s’exprimaient en anglais avec un fort accent américain pourraient accréditer la thèse d’un vol commis par des étrangers pour un commanditaire lui aussi étranger, mais c’est l’enquête qui le déterminera», selon M.Ducroix.Plus prosaïquement, la police d’Amsterdam s’interroge sur les motifs qui ont poussé les deux hommes à abandonner dans une voiture stationnée près d’une gare de banlieue les 20 Van Gogh, emballés dans deux housses pour costumes et un sac de sport.« Ils ont probablement été effrayés par quelque chose d’inattendu », a estimé M.Klaas Wilting, porte-parole de la police, selon qui « il n’est pas exclu qu’ils aient tenté de voler une voiture, dont l’alarme s’est soudainement mise en marche ».Et de confier que dimanche soir, une dame a raconté à la police que l’alarme de sa voiture, stationnée sur la Julianaplein -où les tableaux ont été retrouvés- avait fonctionné tôt le matin sans raison apparente.L’autre énigme subsistante est le choix des tableaux: « Certaines toiles, telles le Champ de blé aux corbeaux, sont si célèbres qu’elles ne sont même pas négociables », estime un expert, M.Ivo Bouwman.« En outre, je ne parviens toujours pas à comprendre le vol de tableaux datant de la période brabançonne ou parisienne de Van Gogh, dont la valeur est bien moins élevée », ajoute-t-il.Les voleurs auraient-ils voulu brouiller les cartes ?”.Lundi matin, la police a une fois encore interrogé les deux gardiens de la société privée de gardiennage VNV pris en otage, ainsi que certains de leurs collaborateurs.« Ce sont des témoins plutôt que des suspects », a assuré M.Wilting.Reste que des mois, voire un an, seront nécessaires pour restaurer les trois oeuvres endommagées lors du vol, parmi lesquelles le fameux Champ de blé aux corbeaux.La restauration d’oeuvres de Van Gogh est toujours délicate, selon des experts, du fait de l’épaisseur de la couche de peinture et de la fragilité des supports utilisés.IL Y A DES FILMS comme ça, partis de rien, réalisés avec les moyens du bord par une « gang de chums » en folie qui connaissent des destins inattendus.Le court métrage Un fou ça crée est de ceux-là.À la surprise générale du milieu, dont celle des deux auteurs qui croyaient sans jeu de mots à un canular, Cannes pré-sélec-tionnait en mars dernier le petit 12 minutes pour sa Semaine internationale de la critique française.On ignore encore s’il sera retenu officiellement, Mais Benoit Ranger et Alain-Arthur Painchaud n’en demandent pas tant.Ils se sentent gonflés à bloc de toutes façons.Benoit Ranger, on le connaissait déjà.C’est lui qui, sous le pseudonyme de Ben Labarouette participait jadis à la fondation du Cirque du Soleil, lui qui s’est battu contre l’administration Drapeau pour faire admettre les spectacles de rue, lui qui est le détenteur du record Guinness des 24 chaises en équilibre sur le menton, lui qui présente son numéro de clown blanc dans sa troupe « Les transporteurs de rêve ».Alain-Arthur Painchaud a derrière lui une carrière de poète et de jongleur.Tous deux sont entrés au cinéma par la porte du hasard.Ben demanda à Alain-Arthur Painchaud d’écrire pour son spectacle un dialogue entre un roi et un fou.C’était au moment des événements de Pékin; le texte puisa aux actualités sa saveur politique.Au fil des jours, il devint nouvelle, puis scénario.« Notre film a coûté 8000 $ et a réclamé neuf heures de tournage », m’explique encore étonné Benoît Ranger.Pour lui, Un fou ça crée est le pied de nez d’un groupe d’amateurs à tout le monde.« On ne connaissait absolument rien au cinéma », confie le réalisateur.Drôle de petit court métrage : Science fiction ?théâtre filmé tiré de la commedia del arte ?Vidéo clip ?Oeuvre symboliste, en tous cas.Elle met en scène un fou et un roi en affrontement perpétuel dans un palais dévasté.La guerre fait Benoit Ranger (à gaouche) et Alain-Arthur Painchaud rage quelque part au dehors et la tyrannie du souverain est remise en cause.Mais le film se situe hors du temps entre le Moyen Âge du fou du roi, l’empire romain d’un monarque en toge et couronne de lauriers et les décombres d’un décor futuriste.Un fou ça crée a été tourné au dixième étage de l’ancien entrepôt frigorifique de la Ville de Montréal au coeur de la Cité des ondes.Dans le vent et le bruit.La trame sonore s’en ressent et les dialogues sont parfois inaudibles.Maladresse d’un premier film ?Benoît Ranger se promet d’améliorer la chose.Car il y aura une suite à Un fou ça crée dès septembre.Ses auteurs veulent faire un tryptique, chevillant de plus en plus l’action au XXème siècle dans une esthétique des années 40.Une différence : cette fois, après l’appui surprise de Cannes, les investisseurs d’ici ont décidé de s’impliquer.Comité-conseil de l’arrondissement Côte-des-Neiges -Notre-Dame-de-Grâce Invitation à participer Assemblée du lundi 22 avril 1991, 19 h Centre Monkland, 4410, avenue West Hill Il est à noter que si cette assemblée doit être ajournée, elle se poursuivra le jeudi 25 avril 1991, à 19 h, au même endroit.À cette occasion, vous pourrez : • rencontrer vos conseillers et conseillères; • obtenir de l’information sur les objets prévus ou en cours dans votre arrondissement; • poser des questions sur les dossiers à l’ordre du jour ou sur tout autre sujet qui vous préoccupe relativement à votre arrondissement; • présenter une demande concernant votre quartier en l’inscrivant au plus tard le vendredi 19 avril 1991 au bureau ACCÈS MONTRÉAL Notre-Dame-de-Grâce, 5814, rue Sherbrooke Ouest, ou au Bureau ACCÈS MONTRÉAL Côte-des-Neiges, 5885, chemin de la Côte-des-Neiges.Parmi les sujets à l’ordre du jour : • Période de questions du public; • Période de requêtes des citoyens et citoyennes; • Période d’information par les membres du Comité-conseil; • Recommandations du Comité-conseil sur l’étude publique concernant l’entretien et le nettoyage des rues et des trottoirs de l’arrondissement; • Objets soumis par le Comité exécutif pour avis et recommandations, dont : Adoption du projet visant l'approbation du plan de construction et d'occupation d'un immeuble résidentiel et institutionnel de cinq 15) étages situé au sud de la rue Jean-Brillant et a l'ouest du chemin de la Côte-des-Neiges (district électoral de Côte-des-Neiges); • Informations sur le Règlement sur la distribution d’articles publicitaires.• Étude des requêtes des membres du Comité-conseil concernant les projets de travaux non capitalisés (TNC); détresse qui ronge les nouveaux parents.À l’autre bout du fil, la difficulté invoquée dans 87 % des appels est.la solitude.Bref, l’isolement.Et ce, bien avant la difficulté d’appliquer la discipline (35 %), la difficulté de communication (32%) ou même la violence envers les enfants (15 %), dont on entend si souvent parler.« Nous avons constaté le problème des jeunes parents qui n’ont jamais eu d’enfants autour d’eux, qui n’ont jamais gardé d’enfants ou de petits frères.Ils ne se fient plus à leurs familles et sont plutôt seuls », affirme Lorraine Gagnon, vice-présidente à Entraide Parents.Mais on devrait plutôt parler de nouveaux que de jeunes parents car, aux dires de plusieurs organismes familiaux, la méconnaissance parentale n’est pas l’apanage des seuls adolescents, ou des gens démunis.« Il y a même des professeurs d’université et des ingénieurs qui m’appellent à tous les jours pour la moindre pacotille », affirme Denis Perreault.Sans aller jusqu’à la négligence, l’ignorance des jeunes parents face aux besoins et aux soins primaires à donner aux nouveau-nés étonne plus d’une bénévole.« Une jeune professionnelle s’étonnait de devoir continuer à faire boire son bébé de trois mois après l’avoir sevré du lait maternel », raconte une mère bénévole dans un comité d’allaitement maternel de la rive-sud.Du lait homogénéisé aux aliments solides qu’on fait ingurgiter aux nou-rissons dès les premiers mois, les lacunes au niveau alimentaire sont légion, affirme une responsable du centre de référence et d’information familiale de Richelieu-Yamaska.« La notion de régime est tellement forte depuis les années 70, que certains jeunes ne préparent pas de déjeuners et sautent des repas sans se rendre compte que cette diète est impossible pour un bébé », affirme-t-elle.Mais plus souvent qu’autrement, l’ignorance des parents concerne le développement moteur de l’enfant.Pierrette Gélineau, fondatrice de la Maison des Enfants, avoue avoir été interloquée quand une jeune orthopédagogue lui a avoué qu’elle ne parlait jamais à son bébé de deux ans, convaincue que l’enfant ne comprenait rien.« C’est comme si certains parents ne savaient carrément pas quoi faire avec un petit bébé.Les petits ne sont pas stimulés », s’étonne-t-elle.À la Parentèle, un groupe d’entraide lavallois pour parents d’enfants pré scolaires, on fait le même constat.Sans le sou, confinées dans leurs logements, plusieurs jeunes mères se retrouvent avec des en- fants qui présentent des difficultés d’élocution, ne sautent pas, ou sont incapables de tenir un ciseau.Selon Mme Gélineau, les parents d’aujourd’hui sont de plus en plus jeunes et l’isolement et la solitude dont ils ont eux-mêmes souffert, y est pour beaucoup.« Les jeunes de 18,19, 20 ans qui amènent leurs enfants à la garderie ne sont pas rares.Dans certaines régions, j’ai même rencontré des enfants de 14 et 15 ans qui voulaient avoir des enfants pour briser leur propre solitude », s’inquiète celle qui a mis sur pied une maison pour accueillir les enfants esseulés.Drôle de paradoxe, ces jeunes parents, qu’on dit issus d’une génération où la famille était boudée, recherchent d’autant plus à recréer ce paradis perdu.« Avoir des enfants est quelque chose de plus intéressant chez certains de ces jeunes.Us y voient une source d’affection.Mais il y a un pas entre le rêve et la réalité », explique M.Alain Gariepy, directeur d’Action-Intervention Jeunesse à Laval, un organisme qui vient en aide à une cinquantaine de jeunes mères devenues.monoparentales.Depuis des lustres, les organismes familiaux supplient le gouvernement de multiplier le soutien accordé aux parents.De son côté, la ministre déléguée à la Famille, Mme Violette Trépanier — qui doit dresser demain le bilan du plan d’action sur la famille amorcé par son gouvernement en 87 — soutient avoir fait gonfler de 800 millions $ à plus de 1,8 milliard $ l’enveloppe budgétaire dédiée aux familles depuis 85.Mais plus que jamais, on presse la ministre de braquer sa lorgnette sur la situation vécue par les jeunes familles.« C’est sûr que les jeunes n’ont parfois personne sur qui compter.La rareté de l’emploi, les a souvent obligés à quitter leur région.C’est pour quoi on demande au gouvernement de conserver les cours prénataux pour tout le monde, pas juste pour les clientèles démunies », insiste Mme Brigitte Lepage, ex-présidente du Conseil permanent de la Jeunesse.Mais plus que les cours, les crédits d’impôts ou mille et un programmes, poursuit Mme Lepage, la principale demande des jeunes demeure la création d’emploi.« Ce que les jeunes veulent, c’est d’abord la stabilité.Ils en ont ras-le-bol de se faire répéter qu’ils sont de la génération ’égoïste’ et responsables de la dénatalité.Pourtant, même si l’emploi n’a jamais été aussi rare, fustige-t-elle, cette bien cette génération qui les fait aujourd’hui les enfants ! ».comité-conseil d'arrondissement + La déroute rents s’étonnent qu’un enfant de six ans ne puisse pas être laisser seul à la maison.Pour eux, il n’y a aucun danger.Ce n’est pas de la mauvaise foi, c’est de la méconnaissance».Les téléphones qui affluent à la centrale d’écoute d’Entraide Parents, à Québec, en disent long sur la Votre Comité-conseil d'arrondissement Abe Limonchik, président district de Côte-des-Neiges Sharon Leslie, vice-présidente district de Loyola Sam Boskey district de Décarie Hubert Simard district de Darlington Michael Fainstat district de Notre-Dame-de-Grâce Marvin Rotrand district de Snowdon Saulie Zajdel district de Victoria Renseignements : Bureau ACCÈS MONTRÉAL Notre-Dame-de-Grâce 872-6731 ou 872-6732 Bureau ACCÈS MONTRÉAL Côte-des-Neiges 872 6403 ou 872-6432 PHOTO ULRIC BOURGEOIS Nouvelle donne, la monoparentalité ?Déjà à l’époque de nos grand-mères, l’absence prolongée des pères voulait dire la monoparentalité dans les faits pour bien des mères.+ La famille cée existait par l’absence du père.On oublie trop souvent que les mères ont toujours été seules », affirme la jeune mère.Plus qu’une crise de la famille, c’est d’abord et avant tout de crise du couple dont il faut parler, estime pour sa part Renée Dandurand, cher-cheure a l’Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC).« Au départ, la baisse de la natalité et les familles monoparentales, ce n’est pas le résultat d’une crise de la famille mais du couple», insiste-t-elle.D’ailleurs, le fameux baby boom, de toujours perçu comme l’ère dorée de la famille, fut plutôt celle du couple, affirme la chercheure.Plus qu’un grand désir d’enfant au Québec, c’est plutôt la vogue du mariage dans les années cinquante qui a empli les berceaux, soutient Renée Dandurand.Résultat : avec un taux de nuptialité record, plus de couples que jamais se sont mariés très jeunes, donnant naissance à plus de premiers enfants.Bref, si le mariage n’a plus la cote, le couple, lui, est toujours une valeur sûre.La preuve, avance la sociologue de Denise Veillette, sociologue, c’est que 60 % des gens choisissent encore de nos jours de vivre à deux.La même proportion qu’en 1951.« Ce qui change c’est la façon d’accéder à la vie de couple.Mais la relations homme-femme reste privilégiée.Même si un couple sur deux est voué à la séparation », note-t-elle.Oui, un couple sur deux rompt son bail affectif en cours de route.Guère plus glorieux, le bilan des second mariages, qu’on pourrait croire mûrement réfléchis, se solde par la rupture pour six familles recomposées sur 10.Va pour le couple, mais les enfants de cette famille a visage multiple, en sortent-ils vraiment indemmes ?Les chiffres démontrent que sur dix jeunes à se retrouver devant le tribunal de la jeunesse, neuf proviennent de familles monoparentales.Dans 75 % des cas, ces familles vivent d’ailleurs sous le seuil de la pauvreté et de 30 à 40 % des enfants du divorce souffrent de façon importante de la rupture de leurs parents.Guère plus reluisantes, les chances de rupture d’une famille reconstituée oscillent entre 60 et 72 %.Vraiment inoffensive, la nouvelle famille ?« Le hic, c’est qu’on lie toujours les problèmes de ces jeunes à la famille monoparentale et non à leur pauvreté et leurs conditions de vie, qui ont bien plus souvent à voir avec ces conséquences.Les statistiques oublient trop souvent de faire la part des choses », insiste Mme Céline Signori, présidente de la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec.Car la monoparentalité, affirme-t-elle, comporte aussi ses avantages : l’absence de conflit entre conjoints sur la transmission des valeurs, une symbiose particulière entre le parent et l’enfant et un sens des responsabilité plus aiguisé chez ces jeunes, obligés de mûrir plus vite que les autres enfants de leur âge.Devant ce maëlstrom affectif que même le Dr Benjamin Spock, auteur de la bible sur la psychologie de l’enfant suivie par des millions de Nord-américains, n’avait pas prévu, l’auguste professeur demeure perplexe.Dans un texte publié par le magazine Newsweek, il affirme que le pire ennemi de la famille, qu’elle quelle soit, est la compétitivité.Compétivité au boulot qui fait fi des horaires de garderie, qui empêche les patrons de penser « famille », qui culpabilise les parents de donner du temps aux enfants, qui les force à renoncer au premier bébé, qui pourrit les enfants et les garde au bercail jusque dans la vingtaine tardive.La solution du Dr Spock à ce mal moderne?Bien sûr, il faut espérer des leaders visionnaires et des politiques réalistes.Mais avant tout, prêche-t-il, le meilleur forum reste encore celui de la table à dîner.4 i Le Devoir, mardi 16 avril 1991 ¦ B-3 THEATRE /chronique Robert Lévesque RÉJEAN DUCHARMEn’a pas à se plaindre.Le romancier vient de réussir un retour avec Dévadé, et le dramaturge (qui se tait depuis 15 ans)_est bel et bien considéré, au Théâtre du Nouveau Monde, comme un classique.Dans la saison 89-90, Ducharme fit l’affiche du TNM entre Shakespeare, Molière, Feydeau et Brecht.Le revoilà en aussi bonne compagnie pour la saison 91-92, saison du 40e anniversaire, entre les mêmes Shakespeare, Molière, Brecht, et en plus Samuel Beckett ! Est-il inespéré de croire, ou serait-il inattendu d’apprendre que Ducharme va rompre son silence avec une nouvelle pièce ?Le TNM, après les reprises de Ah! ah! et d’/nès Pérée et Inat Tendu, n’aura que Le Cid maghané et Le marquis qui perdit à proposer à son public au rayon Ducharme.Pourquoi ne pas suggérer au fantôme des lettres québécoises un peu de neuf.Les lecteurs du DEVOIR connaissaient déjà les titres de la saison du TNM, « saison de chef-d’oeuvre» où l’on enfilera dans l’ordre Inès Pérée et Inat Tendu, L’Opéra de quat’sous, En attendant Godot, Le Misanthrope et Le roi Lear.La semaine dernière, Olivier Reichenbach, qui présentait les équipes de ces productions importantes, signait un mot aux abonnés dans lequel il explique ses choix : « les enfants de Ducharme qui regardent, étonnés, un monde où il n’y a plus de place pour eux, l’univers de corruption et d’exploitation de l'homme par Ducharme chez les classiques l’homme de Brecht, l’attente éperdue et courageuse de « quelque chose d’autre » de Beckett, la société ambitieuse et hypocrite de Molière, le pouvoir et ses violentes folies de Shakespeare : voyage fascinant à la découverte de ce qu’il y a de pire et de meilleur en nous ».Même si, à mon avis, le TNM a de larges trous dans sa couverture du théâtre de répertoire et des oeuvres modernes (je pense à Thomas Bernhard, à Botho Strauss, à David Mamet pas encore abordés; mais aussi à Pirandello, Tchékhov, Strindberg, dont on attend encore les productions des grandes oeuvres), il faut reconnaître que la mise en ligne de tels « morceaux » du théâtre universel est un coup, fort bon au départ, et que si cette saison est réussie on parlera sans doute longtemps d’une « grande année » TNM.Inès Pérée et Inat Tendu, Mack the Knife et Polly Peachum, Vladimir et Estragon, Alceste et Célimène, Lear et Cordelia, ces couples du théâtre avanceront sur la scène de la rue Sainte-Catherine, s’affronteront, se consoleront, questionneront le monde.Celui de l’innocence perdue, de l’attente vaine, de l’espoir fragüe, de la vieillesse abîmée.Trajectoire théâtrale des plus tragiques, et qui dénote une haute opinion du théâtre.Pour cette 40e saison, une seule nouvelle figure à la mise en scène : celle de Jean Asselin, le directeur des Mimes Omnibus, qui dirigera la production du Roi Lear en avril 1992.Asselin avait mis en scène à Espace Libre un Cycle des Rois de Shakespeare il y a trois ans.Lear, c’est Jean-Louis Roux, à la traduction et dans le rôle.Marthe Turgeon, Sophie Clément et Marc Béland feront partie de la distribution.Pour le rôle d’Alceste du Misanthrope (déjà présenté en 1971 dans une mise en scène de Ronfard), Obvier Reichenbach, dont ce sera la seule mise en scène, a jeté son dévolu sur le comédien Paul Savoie, son Valmont des Liaisons dangereuses.Longtemps Reichenbach avait parlé de Guy Nadon pour ce rôle, mais Nadon a maintenant son théâtre (la N CTI et ses priorités.Geneviève Rioux (la récente Juüette du TNM) sera Céümène.On y retrouvera également Sophie Clément, et Alain Zouvi qui fut Peer Gynt cette saison-ci.André Brassard, qui a déjà mis en scène un Godot à la NCT il y a 20 ans, remet sur le métier la grande pièce de Beckett avec une distribution, comme le voulait l’auteur, choisie chez les acteurs comiques.Normand Chouinard et Rémy Girard seront Vladimir et Estragon.Il a un Pozzo prometteur : Jean-Louis Millette, et Alexis Martin sera Lucky.L'Opéra de quat’sous (déjà présenté en 1961 dans une mise en scène de Jean Gascon) offrira au metteur en scène René Richard Cyr une grande occasion de faire valoir sa manière.Michel Crète au décor (il a signé le Galilée de Lepage), et une distribution menée par Yves Jacques (Mackie), Monique Mercure (dont c’est le troisième Quat'sous dans différents rôles), Guy Provost, Gildor Roy.Enfin, on redemande à Lorraine Pintal et la scénographe Danièle Lévesque (l’équipe de Ah! ah!) de mettre en scène Ducharme, avec Inès Pérée et Inat Tendu, joués par Pascale Montpetit et Martin Drain ville.Du côté du TPQ Au Théâtre Populaire du Québec aussi, on dévoile les équipes de la saison 91-92.Dans le Bonjour, là.bonjourde Tremblay que met en scène Brigitte Haentjaens, on retrouvera Murielle DutiL Nathabe Gascon, Lucie Routhier, Marthe Turgeon et Gilbert Turp.La pièce d’un jeune auteur de Québec, Simon Fortin, sur Emma Albani, Le pays dans la gorge, sera défendue par Catherine Bégin, Janine Sutto et Nicole Leblanc.La mise en scène est confiée à Serge Denoncourt.Et André Brassard ajoutera à ses quelque 150 mises en scène en carrière cebe de la nouvebe pièce d’Anne Legault, Conte d'hiver 70.Y joueront Denis Bernard, Normand D’Amour, Pierre Curzi, Marjolaine Hébert (un retour sur scène à Montréal).Le fonds Gratien-Gélinas Le Centre d’essai des auteurs dramatiques (CEAD) a finalement receuilb une somme de 30 900 $ qu’il versera dans le Fonds Gratien-Gébnas, un fonds destiné à venir en aide aux auteurs et favoriser la diffusion de leurs textes ici et à l’étranger.La soirée-hommage du 4 février dernier à la sabe Denise-Pelletier a rapporté (dons et vente de billets) une somme de 59 722 $, mais cette soirée a nécessité des frais d’organisation de .48 821 $! Deux dons de 10 000 $ de la Cidec et de Hydro-Québec ont permis de garnir un peu mieux la cassette des auteurs.’T»* Réjean Ducharme PHOTO ROBERT CÔTÉ Anouk Simard, Sylvie Gosselin, Robert P.Côté, Danielle Matteau et Luc Morissette dans La Bavardine.Entre bavardage et fantaisie La Bavardine Ou L'invraisemblable histoire de Gloria Adéline Goloby, de Terri Wagener, traduction de Luc Morissette et Andrée Côté, mise en scène de Mario Boivin, avec Anouk Simard.Robert- P.Côté, Sylvie Gosselin, Luc Morissette, Danielle Matteau et Ysabelle Rosa.Au Théâtre de la Ville de Longueuil jusqu'au 4 mai.Alain Pontaut SAISISSANT effet d’éclairage et de mise en scène : au lever du rideau, des figures de porcelaine vivantes, les poupées d’une bande dessinée rose, perruques en nylon, maquillages et gestes ad hoc, jouent des scènes familiales.Tout est ainsi conventionnel et faux à dessein pour accueillir autour de la table du repas Gloria Adéline Goloby, dite Glorihne, opposant à cette gentillesse sucrée et figée les histoires fantastiques, horribles et débrantes d’un méchant petit diable qui ne cesse d’inventer, par exemple, des récits d’accouchement où le coeur de l’enfant éclate mais en libérant des milliers de petites hirondeUes noires.Entre bavardage, un peu forcé, et fantaisie pas toujours efficace, La Bavardine, pièce américaine de Terri Wagener, jeune femme qui a dû avoir bien des difficultés dans son enfance à s’habituer aux conventions et à la logique du monde, est un curieux mélange de philosophie (qu’est-ce qu’une conteuse par rapport à une menteuse ?Comment différencier ce qui s’est passé et ce qui aurait pu se passer ?) et d'invention pseudo-surréaliste.C’est un petit train amusant, brillant, remuant mais qui roule quelquefois à côté de son rail.Toujours en scène, inépuisable en ses récits souvent plus surprenants que poétiques, « embobineuse » de charme, Gloriline raconte sans se lasser sa vie de chanteuse tragique à New York où, un jour, s’approchant de la fenêtre, elle s’est envolée comme un oiseau, sa rencontre inopinée du squelette d’une belette accrochée au cou d’un aigle, récits délirants, épisodes burlesques, où elle occupe tout le temps toute la place à composer et à se faire plaisir.« Un rôle pour me mettre en valeur », a dû penser Anouk Simard, qui le joue en effet sans désemparer et sur tous les tons, retenue, répandue, folle, mutine, canaille, extasiée, magicienne, en soubers trop grands ou en patins à roulettes, en mère, en enfant, en vamp, en coiffeuse, en grand-mère.Une performance, si l’on veut, un déploiement vocal et physique remarquable mais qui ne fait pas « prendre » tout à fait l’émotion ou la gaieté surréalistes.Un burlesque à éclipses, entre deux tons, qui peut-être se traduit mal.Un peu Alice au pays des merveilles sans la poésie.Un peu Ondine ou Intermezzo ou la Folle de Chaillot moins le style.U n peu Merry Poppinsen plus loufoque, sans le solide réalisme de l’imaginaire et de l’insobte.Lancée sur son élan, pendant deux heures, Gloribne n’arrete plus, rompant avec son mari qui trouvait (au début) cette mythomanie un peu amusante, professeur de catéchèse soumise à la camisole de force pour s’être inventée une savoureuse mort de Jésus, assassiné par des ours et planté dans un arbre avec des chats, des fleurs blanches.et des milhers de petites hirondelles noires.En papa, en Edgard, en enfant ou en docteur, Luc Morissette (également traducteur) accompagne et commente avec ironie et souplesse les successives fobes de son ami.Au cas où on n’aurait pas tout à fait compris, on nous dit, par deux fois : « C’est beaucoup plus intéressant qu’une histoire vraie, n’est-ce pas ?» Oui, quand le déclic se fait, quand le mensonge devient féérie, magie, fantasmagorie.Quand ça marche.Ce qui n’est pas toujours le cas.MUSIQUE Naissance d’un nouvel orchestre Orchestre de la Nouvelle-France Dir.Nicolas McGegan : Mozart, Symphonie no.31 K.297, « Parisienne »; Scena et aria « Misera, dove son ?» K.369, avec Maria Ciccagtione (soprano); Récitatif et aria Misero ! o sogno K.431, avec Benjamin Butterlield (ténor); Concerto no.20 K.466, avec Ludwig Semerjian (pianoforte); Scène et rondo Ch io mi scordi di te ?K.505, avec Maria Ciccaglione et Lidwig Semerjian.Dimanche 14 avril, au Théâtre Maisonneuve.Carol Bergeron Ici, comme ailleurs dans le monde, l’intérêt porté à un musicien classique n’aura sans doute jamais été si grand qu’en ce bi centenaire de la mort de Mozart.Si le nom aura fait la fortune des chocolatiers, et la musique, celle des éditeurs discographiques, l’occasion aura également suscité nombreuses et fort heureuses initiatives comme celle qui diman- che soir marquait le lancement officiel de l’Orchestre de la Nouvelle-France (ONF).Quelques pages puisées dans le volumineux catalogue Kochel furent ainsi jouées sur des instruments de l’époque du compositeur autrichien car c’est de cette mcit'ère que la jeune phalange tient à se distinguer de celles que notre ville compte déjà.Si Mozart avait pu imaginer qu’en cette lointaine Nouvebe-France à la-quebe son Cosi fan tutte accorde une furtive pensée — Gugbelmo, l’un des protagonistes de l’opéra, y mesure en effet la distance entre Vienne et le Canada —, de jeunes musiciens, deux siècles plus tard et à l’autre bout du monde, se passionneraient encore à rechercher la plus grande authenticité sonore et stylistique de sa musique.,.Ce lancement prit l’allure d’un événement exceptionnel auquel s'associa l’ambassade d’Autriche, le Maire de Montréal et certains philanthropes du monde des affames.Pour ajouter aux avantages de naître sous de tels auspices, l’ONF profite de plus du très généreux dévouement d’une famibe d’origine arménienne de Montréal dont le fils, Ludwig Semerjian, occupe la fonction de directeur artistique.Maintenant que cet ensemble d’une quarantaine d’instrumentistes a vu le jour, il lui faut croître en qualité et en âge.Car orchestre ne se fait pas en une soirée, si glorieuse soit-ebe.Dans un pays comme le nôtre, où la culture musicale n’a pas, comme en Europe, d’assises sobdes, les obstacles s’érigent plus rapidement et plus nombreux qu’on ne peut envisager de les résoudre.L’initiative tombe toutefois à point puisque Montréal possède déjà un noyau d’excellents musiciens qui ont déjà fait leurs preuves au sein de l’ensemble Arion et du Studio de Musique Ancienne, par exemple.En s’intégrant à l’ONF, ils peuvent ainsi élargir leur répertoire et augmenter par la même occasion les chances de gagner leur vie.Sous la direction du très bon chef anglais Nicholas McGegan, l’orchestre a réussi de fort belles choses qui ont fait oublier sa relative fragilité autant que l’« inhospitalité » de l’acoustique de la salle.Mais à jouer davantage, les vents apprendront à garder la justesse du son ainsi qu’à se fondre harmonieusement avec les cordes ou le piano-forte.Des trois solistes, le ténor Benjamin Butterfield fut celui qui dans les circonstances impressionna le plus.Le soprano Maria Ciccaglione aurait eu avantage à écouter son collègue pour apprendre les vertus d’une bonne prononciation et d’une émission vocale plus souple.Pour juger équitablement du pianiste Ludwig Semerjian, U aurait d’abord fallu l'entendre clairement, ce que l’excessive épaisseur de l’orchestre rendit difficile et parfois même impossible.Si on le sentait agréablement à l’aise au clavier du son piano-forte, il n’est pas certain que l’on pouvait en dire autant dans son interprétation du 20e Concerto.Les journées du cinéma africain et créole: 115 films de 28 pays Odile Tremblay COUP D’ENVOI hier en conférence de presse de la 7e édition des Journées du cinéma africain et créole.Mis sur pied par l’organisme Vues d'Afrique, l’événement se déroulera à Montréal du 22 au 28 avril 91, six jours au cours desquels seront présentés 115 films, vidéos, émissions de télévision tournés cette année dans 28 pays africains ou créoles.Sans parler des 23 films et vidéos canadiens traitant de la question et de la quinzaine de documents européens et américains.Un record.C’est au rythme des tamtams et sur fond de danse en jupe de pagne que la pro-gi ammation était dévoilée.Comme chaque année, cette fête de l’audiovisuel en sera aussi une d’animation, de danse, d’expositions.Musicale et colorée.Et une occasion unique de visionner les dernières productions du cinéma africain et de rencontrer leurs auteurs (on attend une cinquantaine d’invités spéciaux).En plus des salles habituelles: Cinémathèque et salle de l’ONF du Complexe Guy-Favreau, primeur : le Quartier-Latin sera mobilisé pour l’occasion.Car ces « journées noires » étendent leurs tentacules.EUes se proposent d’accueillir non moins de 10 000 personnes, tous spectacles et films confondus.« Pas mal pour un festival qui attirait 7 ans auparavant 300 ou 400 spectateurs », sou-bgne son président Gérard Le Chêne.Parmi les 11 longs métrages à l’affiche, certains se révèlent particulièrement alléchants, telle la comédie dramatique llalfaouine, premier film de fiction du réabsateur tunisien Férid Boughedir qui raflait le prix Tanit d’or aux Journées cinématographiques de Carthage.À voir également : Tilaiet Karim et Sala du burkinabé Idrissa Ouedraogo (auteur l’an dernier du très remarqué Yaaba.Avec Jit de Michael Raeburn, le Zimbabwe fera une entrée fracassantet au festival.Autre must : Allah Tanlou, un documentaire fiction émouvant, personnel et engagé du guinéen David Achktar.La section Regard sur les télévisions africaines prend de plus en plus d’envergure.Le cru 91 présente une sélection de 27 émissions en provenance de 17 pays.D’Afrique du Sud, nous provient Désobéissance civile, un appel à détruire l'apartheid, alors que l’algérien Merzak Allouache scrute le recul des droits de la femme maghrébienne dans son documentaire Femmes en mouvements.Particulièrement loufoque promet d’être la toute première télésérie africaine jamais présentée à Montréal.Elle s’intitule Miséria, a été réalisée au Cameroun par Blandine Ngono Ambassa et raconte dans la plus pure tradition du * soap » complètement mélo les vicessituaes d’une famille pauvre.Rigolo ! On se rappelle le magnifique film de l’Antibaise Euzhan Palcy Rue Cases nègres qui remportait le lion d’Argent au festival de Venise.La talentueuse réalisatrice signe aujourd’hui un court métrage, l’histoire d’un enfant malade Hassane (Comment vont les enfants).A voir, pour sa griffe inimitable.Du côté des Caraïbes, à souligner, quelques longs métrages sur Haïti; Souvenance (une co production Haîti-AUemagne) qui aborde l’esclavage et le vaudou, ainsi que Le Rancunier de Gary Al-tidor (Haïti-É.-U.) où l’on suit le périple d’un Haïtien en quête d’un introuvable Eldorado.Les Journées du cinéma africain et créole sont aussi un regard étranger, celui que portent-les Canadiens sur des cultures lointaines.25 films, vidéos, vidéos-clips et reportages ont été tournés en Afrique et aux Antilles par des cinéastes d’ici.En première mondiale, le film de Jean-Daniel Lafond La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant, qui explore la quête de liberté du peuple martiniquais.Dans cette même catégorie, cinq reportages tirés de la série Nord-Sud prennent le pouls social de l’Algérie et de l’Afrique du Sud.Les meilleurs documents audio-visuels de l’année réalisés en Europe et aux États-Unis sur l’Afrique et les pays créoles seront présentés dans la section Écrans Nord-Sud.À la confluence des cultures bretonnes et béninoises, le film Iloula-ko et le fils du soleil et du vent (France-Bénin) raconte le difficile dialogue opposant des descendants de Gaulois et des Africains dans leur implantation de marais salants au Bénin.Très important ! nous préviennent les organisateurs des Journées du cinéma africain et créole : réservez vos billets à l’avance.Chaque année, l'événement fait salle comble et refoule des spectateurs.On peut effectuer dès cette semaine ses choix « cinéma noir » à la Cinémathèque.Chaque billet coûte 5 $, un carnet de cinq billets se vend 20$.Bon festival.Des faux chez Christie’s et Sotheby’s DIJON, France (AFP) — Les prestigieuses maisons de vente internationales Christie’s et Sotheby’s auraient servi à leur insu à écouler 75 pour cent d’un important trafic de faux bronzes de Diego Giacometti — le frère du peintre et sculpteur Alberto Giacometti démantelé par la police française, a-t-on appris de source policière.Sotheby’s et Christie’s à Paris se refusaient hier matin à tout commentaire.« Les policiers français estiment que 80 pour cent des oeuvres de Diego Giacometti — notamment des bronzes animaliers et mobiliers — ont fait l’objet de contrefaçons.Vingt-cinq personnes ont été inculpées : fondeurs, transporteurs, propriétaires de galeries.Le trafic, qui a commencé en 1986, un an après la mort de Diego, aurait rapporté 140 millions de FF (25 millions $), «toutes filières confondues », précise-t-on de même source.1,8 tonne de fausses pièces saisies a été refondue.Une partie des contrefaçons, présentées comme provenant de grande collections privées, a été écoulée à Drouot, la salle des ventes parisienne, lors d’une vente effectuée le 30 novembre 1987. B-4 B Le Devoir, mardi 16 avril 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001) - Teenage Mutant Nlnja Turtle» 2, Secret ol the Ooze 7 h.Hard Way 8 h 45 II: Career Opportunltle» 7 h III: Silence ot the Lambs 7 h, 9 h 30IV: Sleeping with Enemy 8 h 45 BERRI I: (288-2115) - Teenage Mutant Nlnja Turtles 2 Solution secrète 1hl5.3h15.5h 15, 7 h 15,9 h 15 II: Détour en enter 1 h 15,3 h 15, 5 h 15.7 h 15, 9 h 15 III: Les nuits avec mon ennemi 1 h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 15 IV: Le silence des agneaux 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 15 V: L'amour dans de beaux draps 9 h 30— Maman l'ai rati l'avion 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Career Opportunity7 h 15, 9 h 10 II: Silence ol the Lambs 7 h, 9 h 20 BROSSARD I: (465-5906) - Maman l'ai rati l'avion 7 h 30 Silence des agneaux 9 h Soil: Détour en enter 7 h 20.9 h 20 III: Teenage Mutant Ninja Turtles 2 Secret ol the Ooze 7 h 10 — L'amour dans de beaux draps 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- Contron-tatlon è la barre 7 h, 9 h 30 2: Le silence des agneaux 7 h, 9 h 40 3: Teenage Mutant Nlnla Turtles 2, Secret ol the Ooze 7 h— Career Opportunities 9 h 10 4: Coupable par association 7 h 30,9 h 35 S: Maman j'ai raté l'avion 7 h 20— Misery 9 h 45— 6: Détour en enter 7 h 05,9 h 20 CENTRE EATON 1: Mtl— L'échelle de Jacob 2 h, 4 h 20,9 h 15— De quoi l'me mêle encore 12 h 10, 7 h 10 2: Guilty by Suspicion 12 h, 2 h 20,4 h 40.7 h.9 h 25 3: Misery 12 h 30.2 h 45,5 h.7 h 25.9 h 35 4: Cyrano de Bergerac 12 h 35.3 h 15.6 h 10.9 h 5: Falling Over Backwards 12 h, 2 h 20,4 h 40,7 h.9 h 25 8: TA» Field 12 h 10, 2 h 30.4 h 45, 7 h 10,9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl- Class Action 1 h, 3 h 10,5 h 20.7 h 30,9 h 45 2: King's Whore 1 h 30.4 h 15.7 h, 9 h 403: The Grllters 1 h, 3 h 10.5 h 15, 7 h 25,9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: MH- Il Looks Could Kill 7 h 30,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : - De quoi l'me mêle encore 7 h 15.9 h 2: Un flic à la maternelle 7 h.9 h 15 3: Le parrain J8h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurenl, Mil (843-6001) - Les entants du leu 19 h.21h.CINÉMA PARIS: MH (875-7295)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Sleeping With the Enemy 7 h 10,9 h 20 2: Class Action 7 h 15,9 h 30 3: Hard Way 7 h.9 h 25 4: Dances with Wolves 8 h 15 S: Teenage Mutant Ninja Turtles 2 Secret ol the Ooze 7 h.9 h 10 6: Silence ol the Lambs 7 h, 9 h 40 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— La bête lumineuse 18 h 35— La grand» allure 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) - Defending your Lite 7 h, 9 h 25 2: Guilty by Suspicion 7 h 15,9 h 40 CINÉPLEX I: (849-4518) - Don't Tell Her It's Me 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 25 2: Dlng et Dong le film 3 h 10, 7 h 35- L'éveil 12 h 50,5 h 10.9 h 35 III: La gloire de mon père 1 h 20,4 h 15, 7 h, 9 h 15 IV: Alice 1 h 45,4 h 30, 7 h 10.9h 20 V: The Five Heartbeats 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 30 VI: Mr and Mrs Bridge 1 h 15,4 h, 7 h, 9 h 30 VII: Un thé au Sahara 1 h, 4 h 05.6 h 45,9 h 25 VIII: Misery1 h, 3 h 10.5 h 15,7 h 25,9 h 35IX: Confrontation è la barre 1 h 15.4 h 15,7 h 05, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— Mado poste restante 1 h, 3 h 05,5 h 10,7 h 15, 9 h 25 II: Il danse avec les loupa 1 h 30,5 h, 8 h 30 III: Coupable par association 1 h, 3 h 10, 5 h 20.7 h 30, 9 h 40 IV: L» château de ma mère 1 h 15,3 h 20,5 h 10, 7 h 15,9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— L» col-porteur/Pour l'amour du stress 15 h, 17 h, 19 h, 21 h.(14 au 17 avril) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Intervlsta 20 h 30 CRÉMAZIE: (3834210) - La putain du ro/8 h ECOUTEZ PARTEZ POUR l IDENTIFIEZ 4 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 30 AVRIL 1991 *S castes Une collaboration de l’Office du Tourisme Autrichien LE DEVOIR cweik © Lufthansa f C1GV > HOTKLS RTI T R A I CHORÉQR GINETTE LAURIN *-V ?- .'«A Une danse vertigineuse ! UNE COPRÉSENTATION DE LA SOCIÉTÉ DE LA PLACE DES ARTS DE MONTRÉAL ET DE LA COMPAGNIE 0 VERTIGO DANSE EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR Les 18, 19, 20 avril à 20 heures BILLETS 22S, 20S, 18$, 10$ POUR GROUPES, CONTACTER LE 844 1211 Pièce créée en collaboration avec le Centre national des Arts d'Otlawa, le Festival international Danse à Aix (France) et le Festival Danse Canada 1990 Northern Telecom avec l'assistance de la Fondation laidlaw.H Théâtre Maisonneuve U U Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S (+T.P,S.) sur tout billet de plus de 10 S.DAUPHIN I: (721-6060) — Il danse avec les loups 8 h 11 : L'éveil 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Teenage Mutant Ninja Turtles 2 Secret ol the Ooze 6 h 30— Dances with Wolves 8 h 30 2: Silence ol the Lambs 7 h 15,9 h 35 DORVAL I: (631-8586) - Out lor Justice! h 10.9 h 20 II: Perlect Weapon 7 h, 9 h III: Green Card 7 h 10.9 h 25IV: Defending your Llle6 h 45,9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)— The Marrying Man 7 h 10.9 h 30 2: Guilty by Suspicion 7 h 15.9 h 30 3: Reversal ol Fortune 7 h, 9 h 20 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Uranus 12 h 30,2 h 45,5 h.7 h 15,9 h 30— 2: Le Parrain 312 h 15.3 h 15,6 h 15,9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - Th» Marrying Man 6 h 50,9 h 20 II: Out lor Justice 7 h, 9 h 10 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Career Opportunities 1 h 30, 3 h 30, 5 h 20, 7 h 20.9 h 10 2: Dances with Wolves 1 h 30,5 h, 8 h 30 3: Sleeping with the Enemy 1 h, 3 h, 5 h 10,7 h 15,9h 204: Hard IVa/2h,4h25,7h,9h 15.mer 2 h, 4 h 25.9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Out lor Justice 7 h 20,9 h 20 2: Misery! h 15,9 h 35 3: The Marrying Man 7 h 10,9 h 30 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre (Ir.) du mar.au ven.10h.11h 45.13h 30.19b, sam.13h 30,17h., 19h, dim.11 h 45.13 h 30,17 h, 19 h.ven.sam.dern.spect.22h.30— Blue Planet et To Fly mar au dim 15h.15, 20h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The Doors 12 h 30.3 h 25, 6 h 20,9 h 15 LAVAL I: (688-7776)— De quolj'me mêle encore 7 h 20— Defending your Lite9 h 10II: The Marrying Man 7 h 20.9 h 40 3: Out lor Justice 7 h 10,9 h 20 LAVAL 20 00 1 : (687-5207)— Teenage Mutant Ninja Turtles 2, la solution secrète! h, 9 h 2: Les nuits avec mon ennemi! h 15,9h 15 LOEWS l:(861 -7437) — Defending Your Lite 12 h 15,2 h 30,4 h 50.7 h 15,9 h 35 II: Metropolitan 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15 III: Green Card 12 h 35,2 h 50, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 30IV: The Fourth Story 1 h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 20 V: Goodfellas 12 h 05,3 h 05,6 h 05,9 h 05 OUIMETOSCOPE:(525-8600) — Salle 1: Un film brel sur l'amour 19 h — Le lieu de rencon-Ire 21 h 15- Salle 2: Mort è Venise 19 h 15 — Ces adorables victoriennes 21 h 30 PALACE 1 : - Ouf tor Justice 12 h 45.3 h.5 h 10.7 h 20,9 h 30 II: The Marrying Man 1 h 15.3 h 50,6 h 35,9 h 10 III: Reversal ol Fortune 12 h 10.2 h 25.4 h 50.7 h 05, 9 h 20 IV: New Jack City1 h, 3 h 05.5 h 10,7 h 15,9 h 20 V: Perlect Weapon 12 h 15,2 h 30,4 h 45.7 h, 9 h 15 VI: « Looks Could Kill 1 h, 3 h 10.5 h 10.7 h 10.9 h 15 PARADIS I: (354-3110)- Teenage Mutant Ninja Turtles 2, la solution secréte 7 h 15— Mlsety9 h.Il: Les nuits avec mon ennemi 7 h 15,9 h 15 III: Détour en enter 7 h 15,9 h.PARISIEN I: (866-3856)- Le mari de la conteuse 12 h 55.3 h 05,5 h 15,7 h 25— Montréal Interdit9 h 35 II: La discrète^ h 45.2 h 55, 5 h 05.7 h 15,9 h 30 III: Love-moi\2 h 50,3 h, 5 h 10.7 h 20,9 h 30IV: Dames galantes 12 h 20,2 h 40,5 h.7 h 05,9 h 25 V: L» dénommé 1 h 20,4 h, 6 h 45,9 h 15 VI: Cyrano de Bergerac 12 h 30,3 h 20,6 h 15,9 h 05 7: Uranus 12 h 20,2 h 40, 4 h 55, 7 h 10,9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Teenage Mutant Ninja Turtles 2 Secret ol the Ooze 1 h 15,3 h 10,5 h, 7 h, 9 h.11: Silence ol the Lambs 1 h 30.4 h.7 h, 9 h 30 III: Class Ac-bon 1 h 30,4 h 05.7 h 15,9 h 35 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Teenage Mutant Nlnja Turtles 2 solution secréte 7 h, 9 h 2: Les nuits avec mon ennemi! h 15,9 h 15 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)- The Grllters 7 h 15 — The Godfather pari 7 T f 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) — Out lor Justice 7 h 15.9 h 15 II: De quoi l'me mêle encore! h 20, 9 h 20 III: Defending Your Lite 6 h 30,9 h.IV: Perfect Weapon 7 h 20 — Montréal Interdit 9 h 20 V: Misery 7 h 25,9 h 35 VI: L'échelle de Jacob 6 h 30,9 h.SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h.15 à 02h.30— Mike Stern Trio avec Alain Caron et Ben Perowsky, du 18 au 21 avril BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Cause and Effect, le 17 avril BAR 20 80: 2080 rue Clarke, Montréal (285-0007)-Fred Henke, piano, le 16 avril à 21h.30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geotlrey Lapp, en permanence, lun.19h.i 24h„ mar.20h.a 01 h., mer.au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven à compter de 22h„ sam.à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h , mar de 17630 à 19630— Trio Billy Georgette, sam de 18h.è 21630— Le trio de Bernard Primeau.les dim.de 19h.à 24h.LE BIJOU: Hôtel Relax, 2900 boul.Le Carrefour, Laval (688-8244)— Jimmy Earl Perry, chanteur R&B-/Pop, du 16 au 27 avril, mar.mer.à 20h., jeu.ven.à 216, sam à 22h LA BUTTE ST-JACQUES: 50 ouest St-Jacques, Montréal— Clotilde et Philippe Noireaut chantent Pierre Perret, le 16 avril à 20630 CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— f Jeux de lemme .de Krzysztof Zanussi et Edward Zebrowski, adaptation de Barbara Grzegorzewska.m en s.Alexandre Hausvater, du 20 mars au 4 mai, mar.au sam à 20h.CEGEP MAISONNEUVE: 2700 Bourbonnière, Montréal— Cinéma: Le mari de la coilleuse.le 16 avril à 19h.CEGEP ÊDOUARD-MONTPETIT: Auditorium, 100 rue de Gentilly, Longueuil (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Couleurs du Tibet avec Gilbert Leroy, le 19 avril lun.20h„ ven.à 19h.CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Montréal (845-5447)— Festival Antillais: Mohamed Bangoura et Koba, rythmes de Guinée, les 16-17 avril CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (270-7848)— L’Empire des tutures stars, le 16 avril à 21 h ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum.Montréal (521-4191 )— « La conquête de Mexico > texte de Yves Sioui Durand, m en s Jean-Pierre Ronlard, coproduction du Nouveau Théâtre Expérimental et des ProducHons Ondinnok, du 9 avril au 4 mai à 20630 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario.Montréal (526-6582)— ¦ Crime et châtiment • de Dostoïevski, production le Groupe de la Veillée, montage dramatique et conception Gabriel Arcand.du 18 avril au 11 mai, mar.au dim.à 20630 MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI-GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal-Concert de Claude Sirois, guitare, et Jean-Philippe Tanguay, flûte, le 16 avril à 206 MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul.Monk, Montréal— Conférence: Une image du passé de l'homme, par François-Marc Gagnon, le 16 avril à 19h MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 DeLorimier, Montréal— Cinéma: Nos meilleurs moments 1, le 16 avril à 20h.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Poésie musicale: Chevale, interprété par D.Kimm, musique de Pierre St-Jak, le 16 avril â 20h.PAVILLON JUDITH-JASMIN: Ste-Catherlne-/Berri, Montréal— Agora: • Cent Titres 11 » performance en direct, vente d'oeuvres étudiantes, du 15 au 18 avril, de 12h.à 21h.RESTAURANT-THÊATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— « Un samouraï heureux • de Maryse Pelletier, m.en s.Fernand Rainville, du 9 avril au 12 mai.mar.au sam.â 20h.30, dim.â 15h RISING SUN: 5380 St-Laurent, Montréal (278-5200)— Concours Reggae Rappers, D.J.Contest avec M C Mello Gee 6 Steel Wonder, le 17 avril NCT/SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Cathe-rine, Montréal (253-8974)— Le Théâtre II Va Sans Dire présente < La cité interdite > texte et m.en s.de Dominic Champagne, à compter du 19 avril, mar.au sam.5 20630 SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Montréal— Harmonie et Stage Band, dir.Alain Cazes et Simon Stone, le 16 avril à 206 NCT/SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— < Shakespeare: un monde qu'on peut apprendre par coeur > de Michel Garneau, m.en s.Martin Faucher, â compter du 15 avril SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— OSM Grand Concert: Okko Kamu, chef, Zoltan Kocsis.piano, oeuvres de Hatzis, Mozart, Bartok, les 16-17 avril â 206— Piano Nobile: Pré-concert avec Christos Hatzis, les 16-17 avril â 18h 30 STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.â 186, mar au dim.10h à 18h —pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE DE L'AGORA: 840 est Cherrier.Montréal (525-1500)— Quatuors, création de Paul-André Fortier, pour les étudiants en danse de l'UOAM, du 16 au 20 avril à 20b.THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul 0.Vieux-Montréal (845-7306)— « Concert • spectacle de marion-neHes, sam.dim.â 15h.jusqu'au 10 juin THÉÂTRE ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-0813)— Mécanique Générale présente ¦ Michel hurlait > m en s.Luc Dansereau, du 9 au 27 avril, mar.au sam.à20h.30 THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA, Montréal (842-2112)— Les Grands Classiques Sogam: Ida Haendel, violon.Michael Isador, piano, le 16 avril à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « La trilogie de la villégiature > de Goldoni, traduction Olivier Rei-chenbach.m en s Guillermo de Andrea, du 30 avril au 25 mai, mar.au ven 206, sam.16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA.Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • Vol au-dessus d'un nid de coucou • de Dale Was-serman.m en s Lorraine Pintal, à compter du 13 avril, mar au ven 206, sam.16h.30 et 21 h.— Les métiers de la scène: Vol au-dessus d'un nid de coucou de Wasserman, le 16 avril â 12h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— * William S • de Antonine Maillet, m.en s.André Brassard, du 16 avril au 11 mai, mar.au ven.à 20h .sam.16h.et 216, dim.à 15h.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis, Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schbnberg, du 17 janv.au 14 avril, Ir.mer.jeu.sam.dim.206, matinée sam à I4h , angl.mer.ven.206., dim.14h.(prolongation jusqu’au 26 mai) THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon- gueuil— Le Carré-Théâtre présente « La bavardine ou l'invraisemblable histoire de Gloria Adéline Go-loby ¦ de Terri Wagener, m.en s.Mario Boivin, du 5 avril au 4 mai, mar.au sam.à 206 UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— Concert électroacoustique, les 16-17 avril à 20h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Jazz: Claude La-londe, batterie, le 16 avril â 14h. SURVEILLER MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MARDI 16 AVRIL LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerto pour piano no 2 (Chopin) concerto en mi bémol pour trompette (Hummel) DEMAIN SOIR, 22:00 concerto pour piano no 1 op.15 (Beethoven) suite en sol mineur BWV 1070 (J.S.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; à St-l,aurent, Collège Vanier, 821, boul.Ste-Croix, de 9 h 30a 16h; à Farn-ham, Centre culturel, 135 rue St-André, de 14 h à 20 h 30, et à St-Bruno-de-Montar-ville, Caserne des pompiers, 1605 rue de Montarville, de 14 h 30 à 20 h 30.Rens.: 937-2790.¦ Démonstration gratuite de cours d’espagnol (théorie et pratique) présentée à l'intention des membres des associations, des compagnies et autres groupes.Rens.: M.Levât' au 745-5781.¦ Ce soir à 19 h, cinéma « Le Mari de la coiffeuse », au Cégep Maisonneuve, 2700 rue Bourbonnière, métro Pie IX.¦ Ce soir à 19 h, conférence intitulée : « Une Image du passé de l’homme », à la Maison de la culture Marie-Uguay, 6052, boul.Monk.Rens.: 872-2044.¦ Ce soir à 19 h 30, l'Association des parents et amis du malade mental Rive-Sud vous invite à une rencontre sur le thème : .< Comprendre les frères, soeurs, enfants de la personne atteinte de maladie mentale », animée par Mme Françoise Beau-regard, au Centre d'accueil Chevalier de Lévis, 40 rue Lévis, près du Ch.Chambly à Longueuil.Kntrée libre.Rens.: 677-5697.¦ Tous les 1er mardis de chaque mois à 20 h, veillée de prières, à la Maison de la Miséricorde, 830, 2e Ramsay, St-Félix-de-Valois.Rens.: 889-4100.¦ Ce soir à 20 h, le Dr.Cordon Francis prononcera une conférence intitulée : « Gènes, virus et lymphocytes thymo-dépendants : sur la piste de la sclérose en plaques».Cette conférence aura lieu dans la salle 26 du pavillon Leacock sur le campus du centre-ville de l’Univ.McGill.Kntrée gratuite.Rens.: 398-6748.¦ L’Association coopérative d’économie familiale du Sud-Ouest de Montréal offre un cours sur le budget, les mardis 16, 23, 30 avril et 7 mai à 19 h, au 4017 rue Notre-Dame ouest.Réserv.: 932-5577.¦ La série de six conférences intitulée « Les océans et la planète : une question d’actualité » de M.Marc Lucotte, chercheur et prof, à l’UQAM, débute le 23 avril à 19 h 30 dans le cadre des Belles Soirées de l'Univ.de Montréal.Rens.: 343-6090.¦ Mercredi 17 avril à 20 h, Mme Francine Boily, graphologue, sera l’invitée du Comité d'animation de la Bibliothèque d’Anjou, à la salle d'animation de la bibliothèque, 7500, av.Concourt.Kntrée libre Rens.: 352-4440.¦ Le Tai chi, peut-il traiter le Parkinson ?Une réunion sur le sujet aura lieu, ce soir à 19 h 30, au Centre Lucie Bruneau, 2275 rue Laurier est (angle Fullum) à Montréal.Rens.: 866-2511.¦ L'Association des hommes séparés et divorcés tient des cafés-rencontres tous les mardis de 18 h 30 à 21 h 30.Un service juridique de conseils est disponible surplace, les 2e et 4e mardis du mois.Rens.: 596-0471.¦ Multi-Écoute, 3600 rue Van Morne, offre des services anonymes et confidentiels : écoute par téléphone, face-à-face, informations et références, aide pour remplir divers formulaires, soutien aux démarches d’intégration des immigrants.Nous sommes également à la recherche de bénévoles.Rens.: Carole Foisy au 737-1733.¦ Le Centre Immaculée-Conception offre des soirées de badminton libre du lundi au jeudi inclusivement de 19 h à 23 h.Rens.: 527-1256.¦ Café-rencontre gratuit tous les mardis de 13 h 30 à 15 h 30 à Concertation Femme, 2005 rue Victor Doré à Montréal.Rens.: 336-3733.¦ CONTACT situé au CLSC Lac-Saint-Louis, 145, av.Cartier à Pointe-Claire, est un service d’écoute et de références individualisé.Nous formons des bénévoles gratuitement d’une durée de 2 jours.Les personnes intéressées sont priées de communiquer au 631-3720 ou 697-4110.¦ Le Centre d’aide aux familles d’alcooliques et de toxicomanes offre des services pour aider tous les membres de la famille : écoute téléphonique, évaluation, consultation individuelle et de couple, thérapie familiale et de groupe, groupe de soutien, programmes de prevention, et pour le toxicomane : service d'évaluation, de référence et de suivi.Rens.: 669-6262._____________________A Matinées 5,00$ INFQ-FILjK 866-Q111 FAMOUS PLAYERS •»"»«*• »“ v.ndr.dl Im00o22n00 Un film de MARCEL SIMARD LOVLMoi (dg|Sj|„ 30-3 005 107 20® 30 Auin a I Imptnii (Johanal "?MERVEILLEUX ET HILARANT" Rex RreJ, A T THE MOVIES 'UNE CHARMANTE SURPRISE" -Michael MeJxrJ.SNEAK PREVIEWS w;„ s.,h., I r o p o S a il a IN MU I I N H4»SS| Il IM * MX Ml ASM HVM I H avec ANNI lETOURNf AU DAMES GALANTES 1 003 005 007 009 15 L HISTOIRE D UN HOMME OUI AIMAIT LES FEMMES A EN MOURIR UNE CO PRODUCTION FRANJ.O iTAHNNE CFC GAUMONT PRODUCTION CECCmi GORi GROUP TiGER ONEMATOGRAFifA CINE VIDEO PLUS AVEC LA PARTICIPATION FINANCIERE OF TELEFILM CANADA 12 202 403 007 05-9 25 le nouveau film de CLAUDE BERRI |l2202 404 5V7 109 23 12 30-2 45-5 007 1*9 30 Aum a I Impérial (Joliatial La télévision «lu niar«li soir en un elin «l'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 OhOO 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal 17h30 / Ce soir La Cour g en direct Super sans plomb g Cinéma : Un secret trop lourd—km.85 g Avec Lindsay Wagner et Peter Coyote Le Téléjournal g Le Polm/météo/sport 23h15/Clnéma : Mélodie en sous-sol Fr.62 —Avec Jean Gabln et Alain Delon roT WCAX (CBS) '-tLj Burlington News News g The Golden Girls Rescue 911 Cinéma : Romero— Am.89 g Avec Raul Julia et Richard Jordan News The Arsenio Hall Show fc') WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! A Current Affair Matlock g Shannon’s Deal g News The Tonight Show n CBMT(CBC) Montréal Newswatch The g Raccoons À communiquer The National The Journal Hockey / Demi-linale de division (7e match) ©Ex*1 Le TVA g Montréal Charivari Chop-Suey La belle et la bête La vie des gens.Le match de la vie Ad Lib Le TVA g réseau 23h50/Mongraln de sel en cfcf(ctv) Montréal Puise Entertainment Tonight Fighting Back! Matlock g Shannon’s Deal g News g News The Arsenio Hall Show TV5 (Télé AD Francophones Des chiffres et des lettres La cuisine des anges Le journal de FR3 Envoyé spécial Tous à la une Du côté de chez Fred Carabine Journal de Al CIVM (R.-Q.) U-L1 Montréal Passe- Partout Téléservice Lumières Rideau Le Clap La période de questions @ Musique vidéo Fax: L’Infoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle Transit (ssi WVNY (ABC) Burlington News g Star Treck : The Next Generation Who’s the Boss ?g Baby g Talk Roseanne statg Thirtysomething g News g Nlghtllne Love Connection m s f9h/Muchwest Fax Rapclty Vldéocllps Spotlight / R.Stones Vldéocllps rôôi VERMONT bï» ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour g The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline g Vietnam: A Television History g Frontline Cinéma P5B\ 4-SAIS0NS Montréal La roue chanceuse Zizanie Ordlnacoeur S.O.S.con- sommation Les routes du Paradis Cinéma : Double standard—Am, 88 Avec Robert Foxworth et Michele Greene Le Grand Journal g Sports Plus Cinéma r«Ü7) WCFE (P8S) 3-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour g Nova g Heart of the country g World g The Shape of the world g Contrary to Love Cinéma : Marty Le Devoir, mardi 16 avril 1991 ¦ B-5 ESPACE f fo» il».'- «ta «fc« PHOTO AP Le lancement (TAtlantis, au Centre spatial Kennedy, en Floride, il y a une dizaine de jours.Trente ans dans l’espace L’atterrissage d’Atlantis coïncide avec l’anniversaire du vol de Gagarine Jean-François Augereau Le Momie CELA SE PASSE le 12 avril 1961 sur la base de Baïkonour, dans le Kazakhstan.Ce matin-là, à 7 h 07, Youri Gagarine s’envole pour l’espace à bord de la capsule Vostok-1 (Orient-1).Quelques minutes plus tard, les grondements des moteurs de sa fusée se sont tus et il découvre lentement les joies de la vie en apesanteur et le spectacle inoubliable de cette planète bleue que, plus tard, nous révéleront les premiers hommes sur la Lune.Solidement sanglé sur son siège éjectable, dans la cabine étriquée que lui ont confectionnée les ingénieurs soviétiques, Youri Gagarine, fils de paysan, qui est alors âgé de 24 ans, accomplit en 108 minutes seulement le premier tour de la Terre en orbite spatiale.Il entre ainsi dans l’histoire.Non sans fracas.Car, s’il est le premier homme à voler dans l’espace, il est aussi celui par qui le scandale arrive, celui qui humilie toute une nation.Ce jour-là, en effet, l’Amérique découvre avec stupeur une nouvelle qui ne surprend pas vraiment ses dirigeants : elle n’est plus la première en tout, l’Ours soviétique lui a damé le pion dans un domaine technologique qu’elle considérait comme une chasse gardée.À la hâte, Washington tente bien de laver l’affront en faisant accomplir, le 5 mai, un saut de puce de 15 minutes à l’astronaute Alan Sheppard.Puis, le 20 janvier 1962, c’est au tour de John Glenn de boucler trois révolutions autour de la Terre.Mais, ces modestes prestations ne peuvent faire oublier ni le vol de Gagarine ni celui de son compatriote Guerman Titov, champion toutes catégories du tour de Terre avec 17 orbites bouclées sept mois plus tôt ! Pas un homme politique occidental, pas un scientifique, n’aura la tentation de rabaisser les exploits soviétiques.Exploits techniques, d’abord, qui mettent en avant une maîtrise acquise dans le domaine des vols spatiaux, mais aussi celle — et le message ne peut être plus clair en cette période de guerre froide — que les Soviétiques manifestent dans celui des fusées balistiques intercontinentales.La fin des pionniers Exploits diplomatiques enfin, dans la mesure où ces premières spatiales sont aussi de merveilleuses opérations de propagande qui servent mieux les intérêts de l’Union soviétique que ne le feraient de nombreux discours.Il faudra attendre en effet le premier pas de Neil Armstrong sur la Lune, le 21 juillet 1969, pour que l’Amérique relève la tête.Ironie de l'histoire, Gagarine n’en saura rien car, 16 mois plus tôt, il s’est tué aux commandes d’un avion d’entraînement.Trente ans après, tout cela paraît un peu désuet.Le temps des pionniers et de la propagande spatiale a vécu, victime des événements et des réalités économiques.Le Mur de Berlin est tombé et le lustre de l’Union soviétique, comme celui des États-Unis, a pâli et avec lui celui des grandes premières spatiales.Certes, les Soviétiques sont toujours La cosmonaute soviétique Youri Gagarine les champions du nombre de lancements de fusées.Certes, ils multiplient les vols habités et disposent avec la station Mir d’un formidable complexe de plusieurs dizaines de tonnes que leur envient les Américains.Mais, tout cela ne doit pas faire oublier que l’Union soviétique, en butte à une situation économique catastrophique, a dû prendre des décisions diffficiles.Conséquences : la navette Bourane comme la fusée géante Énergia n’ont toujours pas volé à nouveau; quant à la future station spatiale qui devait succéder à Mir et conduire, à la fin du siècle, à la réalisation en orbite d’un ensemble habitable de 400 tonnes, elle est renvoyée aux calendes grecques.Même son de cloche aux États-Unis, où les déboires et les bévues de la NASA ont sérieusement entamé l’enthousiasme des politiques.D’autant que dans les services de lancements, longtemps domaine privilégié des Américains, l’Europe a progressivement conquis la moitié du marché.Aussi, ne faut-il guère s’étonner que l’argent n’arrive plus à flots et que le financement des programmes soit plus âprement discuté.Au point que beaucoup s’interrogent, par exemple, sur l’utilité de la fameuse station spatiale américaine Freedom, dont le Congrès a récemment réduit les ambitions en opérant des coupes sévères dans les budgets.Drôle d’anniversaire donc que ces 30 ans de l’homme dans l’espace, soulignés hier — hasards de l’histoire — par le premier vol de la navette Columbia le 12 avril 1981 et, aujourd’hui, par le retour retardé des cing astronautes d’Atlantis, qui, si la metéo les y avait contraints, auraient pu se poser aussi un 12 avril sur les pistes de la base californienne d’Edwards.Dans l'indifférence la plus totale.L’architecture en dehors du débat culturel Odile Hénault collaboration spéciale EN ARCHITECTURE, il existe présentement un profond tiraillement entre les tenants d’une profession réduite à ses aspects purefnent techniques et les défenseurs, trop rares malheureusement, d’une production qui s’inscrit dans un cadre culturel au même titre que les arts visuels ou les arts de la scène.Cette dichotomie, au sein de la profession, est particulièrement troublante lorsque vient le temps d’attribuer des prix dits d’« excellence ».De tous les prix offerts au Canada, les plus prestigieux — et les plus convoités — sont les Prix du gouverneur général pour l’architecture, programme instauré en 1982 par l’Institut royal d’architecture du Canada « qui reconnaît depuis longtemps l’importance d’un programme de distinctions honorifiques pour rehausser la qualité de l’architecture canadienne ».Une nouvelle formule, mise en place pour l’édition de 1990, a été préparée de concert avec le Conseil des arts du Canada : elle prévoit l’attribution de cinq médailles et de 25 distinctions honorifiques, tous les deux ans, pour des travaux terminés au cours des cinq années antérieures.Or, quiconque voudrait prendre le pouls de l’architecture canadienne en se basant uniquement sur les prix de 1990, aurait bien raison de s’étonner devant les résultats.En effet, sur un total de 244 projets soumis par 180 architectes, seuls 15 projets ont été primés; autrement dit, le jury a préféré ne pas attribuer les 15 autres prix afin de ne pas discréditer le programme.Parmi les projets lauréats, l’on ne retrouvait aucun édifice gouvernemental (sauf l’Hôtel de ville de Mississauga en Ontario), aucun des grands projets de type muséologique (sauf un petit centre d’interprétation situé près de Fort McLeod, en Alberta), aucun des grands complexes à bureaux qui ont envahi nos villes et nos banlieues depuis quelques années.Les prix sont allés en majorité, et c’est là où le bât blesse, à des projets résidentiels.Parmi les absences les plus remarquées, mentionnons les deux nouveaux musées de la région de la capitale nationale, le Centre canadien d’architecture, l’Édifice des Coopérants, dont le public montréalais est si friand, l’Édifice du Montréal Trust et combien d’autres et encore.Comment interpréter cette situation ?Deux explications sont possibles.La première est évidente : un projet, qui a été soumis, ne reçoit pas nécessairement la faveur du jury.Ce fut le cas, par exemple, du Musée canadien des civilisations de Hull auquel le jury a choisi de n’accorder aucune distinction.Une autre raison pour laquelle un projet peut ne pas etre primé est tout simplement qu’il n’est pas présenté par ses architectes : que ce soit par négligence, par fausse modestie, par peur de l’humiliation face à un jury composé de leurs pairs ou encore par mépris de l’institution, il est fréquent que les architectes ne soumettent pas leur travail.Ce fut le cas de Peter Rose, dont le Centre canadien d’architecture aurait probablement remporté une médaille haut-la-main.Ce fut également le cas de Moshe Safdie avec son nouveau Musée des Beaux-Arts à Ottawa.Demeure la problématique du jury : en effet, les projets primés varieront d’un jury a l’autre pour des raisons subjectives qui sont on ne peut plus normales.Ainsi, la maison Coloniale, de l’architecte Jacques Rousseau, obtenait un Prix du gouverneur général alors qu'un autre jury, celui des Prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec, passait ce projet totalement sous silence.Former un jury qui fasse l’unanimité n’est pas tâche facile dans le milieu de l’architecture.La composition en avait cette fois été confiée au Conseil des arts du Canada, lequel fit appel à quatre architectes canadiens et à un architecte de l’extérieur du pays : Eva Vecsei, de Montréal; Bruce Kuwabara, de Toronto; Etienne Gaboury de Winnipeg; Arthur Erickson de Vancouver et Henri Ciriani de France.Si l’on devait critiquer ce jury (sans tomber dans les questions de personnalités, toujours sujettes à la controverse), deux reproches pourraient être formulés à son égard.D’une part, on pourrait déplorer la faible participation d’architectes dont l'oeuvre a été significative au cours des années 80, Erickson, Gaboury et Becsei ayant tous trois apporté leur contribution la plus précieuse à l’architecture canadienne au cours des années 1960 et 1970.Seul Kuwabara, dont l’agence torontoise Kuwabara Payne McKenna Blum-berg constitue l’un des rares symboles d’espoir pour les jeunes architectes, représentait les nouvelles tendances au Canada.D’autre part, l’on pourrait également déplorer l’absence d’un membre du jury provenant de l’extérieur de la pratique ; les critiques d’architecture étant peu nombreux au Canada, cette fonction aurait été difficile à combler, mais l’on s’imagine difficilement, par ailleurs, un jury littéraire n’ayant aucun critique parmi ses membres.À l’examen des projets primés, l’on serait tenté de se demander si les Prix du gouverneur général sont un véritable reflet de la production architecturale.Le jugement posé par ce jury sur tout type d’architecture, autre que l’architecture résidentielle, est extrêmement sévère.Par ailleurs, il est intéressant d’observer une tendance déjà observée dans les années 1950.En effet, les médailles Massey (ancêtres des Prix du gouverneur général) avaient alors confirmé le dynamisme et la créativité des architectes de la Colombie-Britannique dans le domaine résidentiel.Les magnifiques résiden- .Les Quartiers de l’Héritage, angle Sherbrooke et Hutchison.ces d’Arthur Erickson demeurent encore aujourd’hui le symbole le plus marquant de cette époque.Cette année, trois des quatre médailles décernées sont allées à des projets résidentiels de la Colombie-Britannique qui demeure, avec des architectes comme John et Patricia Patkau, le plus important lieu d’expérimentation dans le domaine de l’habitation au Canada.Le Québec, par contre, s’est également fait remarquer avec, lui aussi, trois projets résidentiels primés, l’un à Sainte-Foy, Le Faubourg Laudance, et deux à Montréal, Les Quartiers de l’héritage, angle Sherbrooke et Hutchison, et la maison Coloniale, angle Coloniale et Marie-Anne.Ces deux derniers bâtiments correspondent à deux types de commandes, tout à fait distinctes l’une de l’autre.Les Quartiers de l’héritage ont été construits dans le cadre de l’Opération 20 000 logements et s’identifient davantage à une commande de nature courante.La maison Coloniale, par contre, est un lieu bâti par un architecte, pour ses propres besoins, ce qui en fait une commande sortant de l’ordinaire et non conçue en fonction de la spéculation immobilière inhérente à presque toute construction.Le bâtiment de la rue Sherbrooke, un projet de la société Sidcan, a été dessine par L’Atelier Poirier dépatie architectes; y ont également travaillé comme concepteurs les architectes Jean-Pierre Le Tourneux et Pierre-Luc Dumas.Ce projet, important à plusieurs égards, est avant tout un projet urbain qui rappelle, de par son échelle, la modulation de sa façade et ses matériaux, ce qu’était et qu’aurait probablement dû demeurer la rue Sherbrooke.Les contraintes d’un site peu profond ont également entraîné, sur le plan des aménagements intérieurs, une solution innovatrice pour Montréal : les appartements, conçus pour la plupart sur deux étages, donnent à la fois sur l’avant et l’arrière de l’édifice, les corridors de circulation pouvant ainsi être éliminés sur plusieurs niveaux.Quant à la maison de Jacques Rousseau, son principal mérite réside en sa valeur experimentale sur le plan de la recherche formelle et urbaine.Elle constitue, pour l’archi-tecte-propriétaire un véritable laboratoire de recherche plutôt qu’un lieu domestique.L’importance d’un tel laboratoire est fondamentale, et pour ses architectes, et pour ceux et celles qu’ils influencent.La recherche, qui dans d’autres métiers et professions (que l’on pense seulement à la médecine) est assumée par l’État et l’industrie, reçoit rarement d’encouragement tangible en architecture (exception faite des aspects les plus techniques de la profession).Seul le Conseil des arts du Canada invite, avec ses très modestes moyens, les praticiens à un travail de réflexion critique.En relisant les commentaires du jury (publiés dans une plaquette commémorative), les regrets exprimés sont variés : l’on y déplore que certains projets de prestige n’aient pas été soumis, que l’architecture commerciale n’ai pu être primée, que de nombreux projets soient influencés par l’architecture américaine et enfin, que la commande, telle qu’elle existe présentement, laisse peu de place au travail créateur.Une chose est certaine, les Prix du gouverneur général constituent cette année un avertissement sévère lancé non seulement aux architectes, mais aussi aux responsables de la commande, fonctionnaires et promoteurs.En effet, si, au sortir de quatre années de production, dans un pays de 26 millions d’habitants, seuls sont primés des projets résidentiels à petite échelle, il y a un grave problème.Pour tenter d’y apporter une solution, il faut d’abord définir une pratique culturelle de l’architecture et ce, à toutes les échelles, non seulement à l’échelle du résidentiel, mais aussi à l’échelle des complexes à bureaux et avant tout à l’échelle des édifices publics qui sont les véritables symboles d’une métropole comme Montréal.DONNEZ- MOI DES Ml Un enfant handicape, c'est un enfant comme les autres.En lui ouvrant votre coeur, vous lui donnerez des ailes SOCIETE Pour Les Enfants Handicapes Di ' Qi EBEt : Marc-André Coailier 2300 ouest, boulevard René-Lévesque, Montréal (Québec) H3H 2R5, Tél.: (514) 937-6171 B-6 M Le Devoir, mardi 16 avril 1991 Nouvelle hypothèse sur l’origine de l’homme DIJON (AP) — L’ancêtre commun des gorilles, des chimpanzés et de l’homme dériverait de trois sous-espèces, dont l’une serait un australopithèque non bipède : telle est l’hypothèse échafaudée par cinq chercheurs français à partir d’une nouvelle interprétation des données chromosomiques concernant ces trois espèces.Cette hypothèse s’appuie sur l’étude comparative des chromosomes actuels des chimpanzés, des gorilles et de l’homme, publiée voici cinq ans par les professeurs Bernard Dutril-laux et Jérôme Couturier.Ils avaient montré qu’un problème de dispersion des populations était à l’origine de la divergence constatée dans l’évolution de ces espèces.Co-auteur de cet article, le professeur Jean Chaline du laboratoire de paléontologie et de géologie sédi-mentairedu CNRS à Dijon a repris, en janvier 1990, les éléments de cette enquête en suggérant que le groupe ancestral s’était différencié en trois sous-espèces : un pré-gorille, un préchimpanzé et un pré-homme, vraisemblablement un pré-australopithèque.« La comparaison des formules chromosomiques montre que ces trois espèces ont eu sept mutations chromosomiques communes ce qui tend à prouver que nous avons un même ancêtre, qui vivait il y a cinq à 12 millions d’années », explique-t-il.Selon lui, ces trois formes auraient évolué séparément, dans diverses régions de l’Afrique : les pré-gorilles dans le domaine de la mousson, au nord du Congo, les pré-chimpanzés dans la forêt tropicale plus au nord, entre le Zaïre et le Sénégal, et les pré-autralopithèques vers l’est, de l’autre côté de la grande faille qui isole l’Afrique orientale du reste du continent.Une telle théorie de l’évolution sous-entend que l’ancêtre commun possédait un grand potentiel de variabilité morphologique pour se muter en pré-gorille, en pré-chimpanzé ou en pré-australopithéque.Elle implique en outre que la marche bipède n’est apparue qu’à la séparation des trois lignées ancestrales.Reste à découvrir en Afrique les reuves paléontologiques qui corro-reraient cette nouvelle hypothèse.PHOTOGRAPHIE Les révolutions des pays de l’Est en photos Tichomir Penov, l’intrus qui rend leur dimension humaine à des grands bouleversements *r«ï.X' iüfe vMm If .»» Le photographe d’origine bulgare présentera bientôt à la galerie Photogramme, une exposition intitulée Portraits et actes de jeunes femmes et jeunes filles.Borislav Nlcolov UNE QUARANTAINE de photos reflétant les soulèvements en Tchécoslovaquie, Roumanie et Bulgarie d’il y a un an et demi, se sont jointes à la dernière minute à l’exposition Images sans frontières au Centre de la Peltrie, la semaine dernière, lors de la semaine interculturelle nationale.Ces photos sont l’oeuvre de l’artiste-photographe d’origine bulgare Tichomir Penov, 30 ans, plus de 20 expositions, y compris à Édinbourg, San Marino, Luxembourg, Amsterdam, Skopie et, pour respecter l’ordre chronologique, à St.John’s où il a transité l’an dernier, avant de venir s’installer au Québec.Amertume du sort, la reconnaissance à l’étranger n’entraîne pas forcément le droit d’exposer dans son pays, et les trois révolutions n’ont été montrées qu’a-près avoir traversé l’océan.La raison en est simple, selon l’artiste.Son témoignage personnel rend à ces événements médiatisés outre-mesure leur dimension humaine, leur conférant l’authenticité que craint chaque système politique.Fondamentalement, la couverture des événements en Roumanie, par exemple, visait à effrayer la population bulgare, affirme Tichomir Penov et éliminer de la sorte tout danger de véritable soulèvement.Toute exploration visuelle en profondeur du vécu des gens ordinaires pendant ces semaines frénétiques était donc un intrus, dans la mesure où elle empêche les forces politiques à agencer la réalité et se mettre du côté du Bien.Mais, pour Tichomir Penov, la photographie sociale est bien plus une prise de conscience des aspects de la vie qui nous échappent dans le quotidien, qu’un positionnement, ce qui fait selon lui la grande différence entre l’art et la propagande visuelle.Si la définition est discutable, la maîtrise avec laquelle l’artiste focalise l’attention du spectateur, sur les instants figés de ce grand bouleversement que sont les soulèvements en Europe de l’Est, s’en va au-delà du spectaculaire, dont nous sommes habitués.Cette exposition était l’unique manifestation artistique de la communauté bulgare à Montréal, dans le cadre de la semaine interculturelle nationale.Selon Eric Jenkins, membre du comité interculturel à Côte des Neiges, où l’on parle 60 langues, l’exposition Images sans frontières aura eu un impact tant parmi les communautés ethniques, que parmi les Québécois de souche.Sa collègue, Marie-Claude Barey, indique la possibilité qu’offrait cette manifestation culturelle aux gens de culture et traditions différentes, de se côtoyer et de se connaître et, dans ce sens, les trois révolutions d’Europe de l’Est étaient au bon endroit, dans un quartier où le bulgare se fait entendre bien plus qu’ailleurs à Montréal.On peut s’interroger évidemment si ce forum était suffisamment représentatif, sans oublier un seul instant que les événements relatés en photos ont tendance à devenir historiques.La photographie sociale n’est pas le seul domaine où excelle le jeune artiste.Une autre exposition — portraits et actes de jeunes femmes et jeunes filles — va démarrer bientôt à Photogramme, dans une galerie sur la rue Van Horne.Selon Michel Fau-gère, propriétaire de l’agence Publi-photo, la qualité professionnelle et artistique de cette exposition octroie à son auteur une place de mérite, dans un domaine où la concurrence ne tolère pas la médiocrité.Très professionnelles, d’un graphisme brillant, les nombreuses photos sillonnent une quête qui n’a rien à avoir avec le culte du corps nu, malgré une opulence de formes, parfois très érotique.Selon ses dires, Tichomir Penov a voulu se démarquer de la philosophie de la femme-objet et rechercher des connotations plus émotionnelles des relations humaines.La sexualité occupe une place de premier ordre, explique-t-il, au detriment de quelque chose d’autre, dont chacun de nous est à la recherche, même s’il ne l’avoue pas.L’amour ?Oui, et il ne faudrait pas en avoir honte.En somme, une recherche esthétique de valeurs morales de plus en plus exsangues.Le culte voué au corps féminin cède le pas à la fascination d’un regard, impossible à décoder verbalement, mais qui fait frémir.Un regard de l’Est, toujours, puisque les modèles sont des femmes de la Tchécoslovaquie, où Tichomir Penov a fait des études supérieures en photographie artistique et de la Bulgarie.Mais, actuellement, il prépare une nouvelle collection de photos, exclusivement de Montréalais dans leur quotidien.Ce sera sans doute quelque chose à ne pas manquer.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d’emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 Propriétés à vendre N.O.G.: Duplex 6 - 7 pièces Aubaine, direct, du prop.Moins de 200 000$ Métro Villa-Maria, rue Botrel 489-9131 IPI! 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conditions d'appel d’offres sont contenues dans les documents disponibles au: Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des approvisionnnements Bureau des appels d'offres 575, rue Saint- Amable, 4" étage Québec (Québec) G1R 5N9 Tél.: (418) 643-5438 Le ministère se réserve le droit, au moment de l'analyse des soumissions, de refuser toutes les soumissions présentées, même la plus basse.Toute personne désirant assister à l'ouverture des soumissions doit se présenter à l'adresse susmentionnée, à l'heure et à la date indiquées.PROGRAMME D'OBLIGATION CONTRACTUELLE - ÉGALITÉ DANS L'EMPLOI Toute entreprise québécoise ayant plus de 100 employés doit, pour se voir adjuger une commande de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable à mettre en place un programme d'accès à l'égalité dans l'emploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne.Cette obligation s'applique également pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ et plus, s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent (100) employés.Le directeur général des approvisionnements, Jean-Claude Careau, ing.Québec ss a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal FSR.16019.F ECT.12088.F BGT.17024.F le mardi 30 avril 1991 119 CARROSSERIES TYPE FOURGONNETTE TRONQUÉE Admissibilité : Place d’affaires au Québec Garantie de soumission : 100 000 S Prix du document : 25 $ (taxes incluses) le mardi 30 avril 1991 3 650 ISOLATEURS AU SILICONE 25 kV Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 30 000 S Prix du document : 25$ (taxes incluses) le mardi 7 mai 1991 FOURNITURE DE 300 TONNES D'HYDROXYDE DE SODIUM Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 15 000$ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) EDS.14765.A le mardi 7 mai 1991 Région Richelieu CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS DANS LA MUNICIPALITÉ DE SAINT-HUBERT Admissibilité : Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission : 50 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) EDS.14766.A FCP.16442.A FDN.16028.A le mardi le mardi le mardi 7 mai 1991 7 mai 1991 7 mai1991 Région Richelieu Région Montmorency Région Montmorency Poste Normand AGRANDISSEMENT DU CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS DANS U MUNICIPALITÉ DE BÂTIMENT DE COMMANDE, INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL SERVICES D ÉQUIPES POUR U CONSTRUCTION ET L ENTRETIEN DE RÉSEAUX DE DISTRIBUTION SOUTERRAINS BR0SSARD, Qc.L'attribution du marché est conditionnelle à l'obtention des permis requis Admissibilité : Admissibilité : Admissibilité : Principale place d'affaires Principale place d’affaires Principale place d'affaires au Québec au Québec au Québec Garantie de soumission : 20 000 $ Garantie de soumission : 70 000 S Garantie de soumission :f50 000 $ Prix du document : Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes incluses) 25 S (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) GML.10005.A GML.10008.A GML.10009.A le mardi le mardi le mardi 7 mai 1991 7 mai 1991 7 mai 1991 Région Laurentides Région Laurentides Région Laurentides CONSTRUCTION DE CONSTRUCTION DE CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES CANALISATIONS SOUTERRAINES CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS DACCES AUX ET DE PUITS D ACCÈS À ET DE PUITS D'ACCÈS À POSTES SAINTE-THÉRÈSE OUEST DUVERNAY, UVAL PROJET: DIFFÉRENTS ENDROITS DU ET SAINT-EUSTACHE ¦VAL DES BRISES- SECTEUR UVAL Admissibilité : Admicsibilité : Admissibilité : Principale place d’affaires Principale place d'affaires Principale place d'affaires au Québec au Québec au Québec Garantie de soumission : 80 000 S Garantie de soumission : 60 000 S Garantie de soumission : 70 000 S Prix du document: Prix du document: Prix du document : 25 S (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) 25 S (taxes incluses) GRG.18016.A HAE.15314.A LCP.19007.A le mardi le mardi le mardi 7 mai 1991 7 mai 1991 7 mai 1991 Région Laurentides Centrale Shawinigan-2A Divers endroits au Québec Région Mauricie SERVICES DE MAIN-D’OEUVRE SPÉCIALISÉE ET D ÉQUIPEMENT, MAITRISE DE LA VÉGÉTATION DANS LES EMPRISES DE LIGNE DE TRANSPORT CONSTRUCTION DE NOUVEAUX LOCAUX EN ANNEXE AU SUR DEMANDE, POUR U CONSTRUCTION ET U MODIFICATION DES POSTES DE BÂTIMENT TRANSFORMATION D'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE ET AUTRES PROPRIÉTÉS Admissibilité : Admissibilité : Admissibilité : Principale place d'affaires Principale place d'affaires Principale place d affaires au Québec au Québec au Québec Garantie de soumission : 140 000 $ Garantie de soumission : 50 000 S Garantie de soumission : 100 000 $ Soumission partielle acceptable Prix du document: Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) Los documents d'appels d'offres peuvent être consultés ou obtenus du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 140, boul.Crémazie Ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P 1C3 Pour renseignements : (514) 385-2830 Le montant do 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Quôbec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques oumoralesquiont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors do sa demande du document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing.r Pour une meilleure santé, ^ Cessez de fumer! AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 4h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservation avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 4h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, tél 286-1200 AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que 161067 Canada Inc.du 8004 rue St-Hubcrt, Montréal (Qc) 112R 2P3, et opérant sous le nom de Bar 8001, a déposé une cession le 8 avril 1991 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25 avril 1991 à09h30au bureau du syndic soussigné.Pour avoir le droit de voter, les créanciers doivent déposer entre mes mains, avant l'assemblée, les preuves de réclamation et , au besoin, les procurations.P L.Margies, C.A.de Appel & Associés, 1 WestmountSq,,Suilc #200, Montréal (Qc) I13Z 2P9 Tél.! (514) 932-4115 Gouvernement du Québec appel de proposition avec prix Ministère des Communications Direction générale de l’informatique Projet: Le télétraitement et bases de données La Direction générale de l'informatique requiert les services de firmes spécialisées en informatique pour la réalisation du mandat concernant: le télétraitement et bases de données.Les documents peuvent être obtenus ou consultés à l'adresse ci-après mentionnée.Les offres de services seront reçues jusqu’à 15 heures, le 6 mai 1991.L'ouvenure se fera immédiatement après l'heure limite fixée.La réceptionniste Direction générale de l'informatique Ministère des Communications Édifice Cyrille-Duquet 1500-A, boulevard Charest Ouest Sainte-Foy (Québec) G1N2E5 Tout fournisseur comptant plus de cent employés devra être détenteur d'une attestation émise par le ministre des Approvisionnements et Services à l'effet qu'il s'engage à implanter un programme d'accès à l égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.Cette obligation s'impose aussi au sous-contractant ayant plus de 100 employés si le sous-contrat dépasse 100 000 $.Seuls seront considérés les fournisseurs ayant une place d'affaires au Québec ei possédant les qualifications minimales requises.Le ministre s'engage à accepter aucune des propositions reçues.JACQUES PIGEON Sous-mlnistre Québec u n ?n Transport Québec Québec ?a ?a APPELS D’OFFRES Sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal etablissement (place d'affaires) est situe au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les categories pertinentes (lorsque cette licence est exigée), et qui ont commande à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du projet.Les intéressés peuvent consulter ou obtenir le dossier d'appel d ottres, de même que les renseignements nécessaires à la présentation d'une soumission, en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Est 20’ étage Quebec (Quebec) G1R4Y9 Tél.: (41 B) 644-B84B Service des contrats Ministère des Transports 255, boul.Cremazie Est f'etage Montreal (Quebec) H2M 1L5 Tel.: (514 B73-6061 Le Ministère ne s'engage a accepter ni la plus basse ni toute autre soumission Le sous-ministre JÉ Jean-Marc Bard, F.C.A J IMPORTANT AVIS DE DÉMÉNAGEMENT ET DE FERMETURE TEMPORAIRE SALLE DES SOUMISSIONS - MONTRÉAL Prenez avis que la salle des soumissions du Service des contrats a Montréal sera fermée les 18 et 19 avril pour lin de déménagement.Les services habituels reprendront à compter de 8 h 30.lundi 22 avril 1991 à l'adresse suivante: Ministère des Transports Salle des soumissions 35, rue de Port-Royal Est 1" étage Montreal (Québec) H3L3T1 et le numéro de téléphone demeure inchangé, soit le (514) 873-6061.Pour lin de service à la clientèle les 18 et 19 avril 1991, la salle des soumissions du Service des contrats à Québec demeure à votre disponibilité.M Contrat no 3111-91-0910 — Construction de glissières de sécurité semi-rigides modifiées dans le rang Saint-Placide, ainsi que la construction de glissières de sécurité semi-rigides et l'installation de chevrons d'alignement dans le rang Sainte-Madeleine, dans les municipalités de Baie Saint-Paul paroisse et Saint-Paul paroisse et Saint-lrenèe paroisse.M.R.C.Charlevoix et Charlevoix-Est.circonscription électorale de Charlevoix.Longueur de 0.410 km.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du protêt moyennant une somme de 5 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 2 400 $ ou -chèque visé: 1 200$ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 700.bout.Saint-Cyrille Est, 20' étage.Québec (Québec).G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra tin le mardi, 30 avril 1991 à 15h.B Contrat no 3120-91 -0301 — Marquage (peinture) des zébrures à l'intérieur de pointes d'ilôts, sur diverses autoroutes, dans diverses municipalités.M R C.Communauté urbaine de Québec, circonscriptions électorales diverses.On peut obtenir le dossier d'appel d'otfres du projet moyennant une somme de 5 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances.Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 1 300 $ ou - chèque visé: 650 $ La réception des soumissions est laite au Service des contrats.700.boul.Saint-Cyrille Est, 20" étage.Québec (Québec), G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mardi, 30 avril 1991 à 15h.* Contrat no 6365-91-0915 — Terrassement, structure de chaus.sée.revêtement souple, reconstruction du pont Galipeau et construction du pont reliant file Claude à l'ile Bellevue au-dessus de la rivière des Outaouais, éclairage routier, supersignalisation ainsi que les travaux pour la réfection de l'intersection du Grand Boulevard et de l'autoroute 20, dans les municipalités de Ville de file Perrot et de Ste-Anne-Oe-Bellevue, M.R.C.Vaudreuil-Soulanges et Communauté urbaine de Montréal, circonscriptions électorales de Vaudreuil et Nelligan.Longueur de 1,3 km.On peut obtenir le dossier d'appel d'offres du projet moyennant une somme de 50 $.toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à l'ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 1 400 000 $ ou - chèque visé: 500 000 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 35, rue de Port-Royal Est, 1" étage, Montréal (Québec), H3L 3T1 L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra fin le mercredi, 15 mai 1991 à 15h.» Contrat no 6474-91-0112 — Construction d une section de.la route 329.le terrassement et structure de la chaussée, dans les municipalités de Mille îles et de Morm-Heights, M.R.C.d'Argenteuil et Les Pays-D'en-Haut.circonscription électorale d'Argenteuil.Longueur de 2,4 km.On peut obtenir le dossier d'appel d'ollres du projet moyennant une somme de 10 $, toutes taxes incluses, non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat poste à t ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée: - cautionnement de soumission: 162 000 $ ou -chèque visé: 81 000 $ La réception des soumissions est laite au Service des contrats.35.rue de Port-Royal Est.1"' étage.Montréal (Québec).H3L 3T1 L'ouverture des plis se fera au bureau de Montréal à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra tin le mercredi, 15 mai 1991 à 15h.FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC La Fondation désire rendre hommage à la mémoire de tous ceux et celles qui lui ont laissé à leur décès des sommes destinées à poursuivre la lutte engagée contre les maladies cardiovasculaires.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 7 mars 1991 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou tutures.payables é BOUTIQUE MACHIN CHOSE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de l'Assomption, le 25éme jour de mars 1991.sous le numéro 421437.Ce9éme)Ourd'avnl.1991 U BANQUE TOflONTQOOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 12 mars 1991 é LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou tutures.payables à 2853-2349 QUÉBEC INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Terrebonne, le 25éme tout de mais 1991, sous le numéro 943527 Ce9émé|Ourd'«vnl, 1991 U BANQUE TOflONTOOOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-02-010884-919 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.ETHIER, LUCIEN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ETHIER, LUCIEN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.Notre-Dame é Montréal, district de Montréal, salle 1.100.dans les 30 (trente) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie d'un bref d'assignation, déclaration et avis selon l'art 119.1 C.P C.a été remise au greffe à l'intention de ETHIER.LUCIEN.Lieu: MONTRÉAL Date: 11 avril 1991 MARIE-HÊLÊNE BÊLISLE, PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-06005563-919 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT FIDUCIE DESJARDINS INC, Requérante c.166224 CANADA INC., Intimé, -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION 0 ENREGISTREMENT DE MONTRÉAL, Mis en cause AVIS À: 166224 CANADA INC., Prenez avis que les procureurs de la requérante ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, au 1, rue Notre-Dame est, Ville de Montréal, un avis de soixante jours en vertu des articles 1040 A el suivants du Code Civil; À moins que vous n'ayiez remédié à votre défaut conlormémenl à ces articles dans les soixante (60) jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi; Une copie de l'avis de soixante tours a été laissée au greffe de la Cour à votre intention.Lieu: Montréal Dale: 10 avril 1991.MICHEL MARTIN, P A.Province do Québec, District de llulL COUR SU PÉRI Kl! R K, NO: 55 B-8 ¦ Le Devoir, mardi 16 avril 1991 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le « Nouvel Ordre » de Bush, rêve fou ou réalité accessible ?Le Nord doit consentir à des tranferts vers le Sud et l’Est pour éviter le chaos i * * » * » » » UljULUii H » Quelles politiques, à Washington, pour concrétiser les velléités de nouvelle justice internationale ?Les fantômes rouges ont le dos large Non, les groupuscules de gauche ne manipulent pas l’ANEÉQ John Kenneth Galbraith Professeur d'économie à l'Université Harvard et ancien conseiller de John Kennedy LES AMÉRICAINS ont surtout appris une leçon en ces jours de gloire : être prudents et ne pas clamer leur supériorité avec trop d’insistance.Car supériorité il y eut, évidemment — supériorité technique, économique, militaire et même intellectuelle — mais il ne fallait pas le montrer.Cet enseignement précieux est toujours d’actualité; il nous interdit de nous réclamer de qualités particulières, sinon supérieures.Cela découle de notre capacité à distinguer la rhétorique de la réalité dans les discours politiques et d’assumer la dernière.J’ai été profondément impressionné par cet avantage il y a quelques semaines, lorsque je voyageais en Europe.J’ai été interrogé à de nombreuses reprises par des gens intellectuellement qualifiés, y compris de nombreux journalistes, sur ce que je pensais de la proclamation par le président Bush d’un nouvel ordre mondial.Et ce, avec une telle insistance que j’en venais à me demander si l’on ne devait pas écrire : « Le Nouvel Ordre mondial », avec des majuscules.Face à un problème intérieur particulièrement aigu, M.Bush, comme M.Reagan avant lui, se lance dans l’art oratoire, quitte à promettre, dans les cas extrêmes, une réflexion supplémentaire.Je souhaite beaucoup voir s’installer un meilleur ordre des relations mondiales.Mais je ne pense pas qu’il faille minimiser les dures avancées que cela implique.Ces difficultés ne peuvent être totalement masquées, même par la plus parfaite éloquence.Que l’effondrement du système économique communiste et du système politique rigide qui le soutenait ait profondément changé le monde ne fait aucun doute.Le phénomène a accéléré les discordes et les dissensions locales et engagé les pays en question sur le chemin inexploré et périlleux d’une économie mixte, considérée aujourd'hui comme la clé du succès économique et politique.Une des conditions essentielles à l'apparition d’un nouvel ordre mondial est que cette transition soit facilitée par les pays les plus riches de façon tangible : par de l’argent et des crédits.Il est vital que la liberté politique et le mouvement vers une économie de marché ne soient pas identifiés à des rigueurs insupportables.Il n’est pas secondaire, non plus, que cette évolution soit perçue comme le mélange pragmatique d’un secteur d’État et d'un secteur privé, qui est de mise en Europe de l’Ouest, aux États-Unis et au Japon et non comme le capitalisme rigoureux et cruel que certains, dans ces pays, recommandent si ardemment et désirent promouvoir chez eux.Effets bénéfiques Les effets les plus marquants de ce changement en Plurope centrale et en U RSS sont indéniablement bénéfiques.L’encouragement aux dépenses militaires, y compris aux extravagances de la haute technologie nucléaire, a été grandement affaibli tant en Union soviétique qu’aux États-Unis.En l’absence de Saddam Hussein, toutes les autres dépenses militaires américaines auraient été mises en cause.Le succès militaire dans le Golfe a malheureusement renforcé considérablement le moral et les ambitions budgétaires de nos guerriers les plus invétérés.Il y a, cependant, une chance pour que cela ne dure pas.Elle ne relève ni de l’économie, ni de la politique étrangère, mais de l’anthropologie : lorsque les tambours résonnent dans la forêt voisine, la réaction première de la tribu est de réagir violemment.Mais cela ne dure pas; finalement la raison prévaut et c’est pourquoi, très probablement, l’espèce humaine survit encore.La fin de la guerre froide et l’effondrement du communisme ont apporté une autre contribution à l’ave-nement d’un meilleur ordre mondial.C’est la fin de l'espoir des uns — irréaliste jusqu'à l’extravagance, paranoïaque et agressif — inquiétant pour les autres, de voir le communisme s’installer dans le tiers monde.Durant les 45 dernières années, le Vietnam, l’Afghanistan, le Zaïre, l’Angola, l’Éthiopie, le Mozambique, le Nicaragua, le Salvador, et bien sûr Cuba, ont été au centre de telles préoccupations.Des milliards ont été dépensés et des centaines de milliers de vies ont été sacrifiées pour promouvoir le communisme ou pour protéger ce qui souvent — par abus de langage — était appelé démocratie.À partir des États-Unis, nous avons déployé une pléthore d’agents, qui auraient pu être utiles ailleurs, pour contrer la menace du communisme.Une littérature entière et sou vent déprimante — romans, essais ou production hybride — a célébré leurs exploits sans que jamais la vanité de cet exercice ait été expliquée ou même prise en considération.Il y a environ trente ans, lorsque je suis parti en Inde comme ambassadeur, j’ai été frappé par la préoccupation du département d’Etat et de la CIA, à l’idée que l’Inde pourrait devenir communiste.J’ai suscité alors certaines critiques et probablement quelques soupçons, en faisant remarquer qu’une telle évolution se- rait un désastre pire pour le communisme que ne pourrait l’espérer l’ennemi le plus déterminé de ce système.Cette longue démence touche à sa fin.Les légions déployées par la CIA et ses succursales ne risquent pas le chômage.C’est dans la nature même d’un tel métier : les fonctions, même si elles sont devenues irréelles, peuvent survivre grâce à l’imagination.Mais leur justification ultime — le conflit entre l’Union soviétique et les États-Unis — a disparu.La fin de l’inquiétude paranoïaque au sujet du communisme dans le tiers monde ne constitue pas une mince avancée vers un ordre mondial nouveau et meilleur.Cela reste vrai, même si, comme à Panama, au Proche-Orient ou hier aux Maloui-nes, de nouvelles justifications se font jour pour se lancer dans des aventures militaires.Un nouveau rôle pour l’ONU Autre espoir : la perspective d’un nouveau role pour les Nations unies dans un nouvel ordre mondial.Du moins peut-on l’espérer.Mais beaucoup doit être fait.Je soutiens depuis longtemps les Nations unies, mais je n’ai jamais quitté leur siège de New York sans être impressionné par la noblesse mais aussi l’abstraction des discours entendus, qu’il s’agisse du désarmement, du développement économique, des droits de l’homme et de ceux de la femme.Le but n’était pas de déboucher sur l’action; là aussi, la rhétorique était la réalité.Rien de plus n’était attendu ou recherché.Il y a aujourd’hui au moins un espoir de changement : que sur des sujets de quelque importance, les Américains et leus alliés, les Soviétiques et les leurs, ne s’opposent plus automatiquement, en brandissant leur inévitable droit de veto au Conseil de sécurité.La guerre du Golfe, qui a vu les deux superpuissances se soutenir mutuellement — activement ou passivement — a constitué de ce point de vue la manifestation d’un changement majeur.Le gouvernement américain a montré une considération sans précédent pour les Nations unies, en recherchant leur approbation et leur soutien.Cela a fourni la justification de principe à l’intervention militaire américaine et à la guerre dans les sables du désert.Il aurait été bon d’obtenir une telle caution pour nos débarquements à la Grenade et au Panama.Mais pour qu’il y ait nouvel ordre mondial, il faut que les Nations unies soient tout autre chose et beaucoup plus que ce qu’elles sont aujourd’hui.Elles ne peuvent pas, comme dans la guerre du Golfe, être l’instrument justificateur de la politique américaine.Elles doivent être investies d’une autorité supérieure.En d’autres termes, il doit y avoir un certain abandon de souveraineté à leur profit, et pas des moindres de la part de Washington.Autre point difficile : les Nations unies doivent avoir l’autorité de renverser le cours des choses et de mettre fin non seulement à l’agression d’un pays contre un autre, mais aussi aux massacres et à la destruction à l’intérieur d’un pays membre.Des Nations unies efficaces auraient, il y a quelques années, pris en main et mis un terme à la bestialité meu-trière en Ouganda, à Beyrouth, ou plus récemment au Liberia.De même que les Nations unies devraient disposer d’une souveraineté propre, elles devraient avoir les moyens de s’opposer à des abus de souveraineté scandaleux.L'horreur, aujourd’hui, résulte moins de conflits internationaux que de conflits et massacres intérieurs.Empêcher les abus grossiers de souveraineté, c’est le remède dont nous avons besoin et que nous n’avons pas encore.Mais il faut faire plus encore : un ordre mondial effectif exigerait l’arrêt du commerce des armes, grâce auquel les peuples du monde, notamment dans les pays les plus pauvres, s’entretuent.Les armes avec lesquelles les Irakiens et les Iraniens se sont longuement mas- II est vital que la liberté politique et le mouvement vers une économie de marché ne soient pas identifiés à des rigueurs insupportables.sacrés ont été principalement fournies par l’étranger, ainsi que celles auxquelles les forces des États-Unis et des Nations unies ont dû faire face plus récemment au Koweit et en Irak.Aucun ordre mondial sensé ne peut tolérer une telle euthanasie encouragée par des intérêts commerciaux.Arrêter le commerce des armes On pourrait reconnaître que le président Bush est déterminé à établir ce nouvel ordre, s’il prenait la tête d’un mouvement au sein des Nations unies — ou, du moins, s’il y participait — visant à imposer un strict contrôle des marchands d’armes et du commerce des outils de mort.Mais, hélas il n’a pas passé ce test.Je cite les deux premiers paragraphes de l’article du New York Times du 18 mars dernier, quelques jours après la proclamation du nouvel ordre : « L’administration Bush demande au Congrès d’autoriser le gouvernement à garantir les ventes d’équipements militaires pour la première fois depuis 1970.Après un débat interne long et controversé, la Maison-Blanche a rejoint la position des entreprises militaires américaines dont l’activité avait décliné à cause des plans américains de réduction des forces armées.» Un nouvel ordre mondial, s’il doit avoir quelque sens ou effet, doit aussi aller au-delà des conflits et des massacres, pour s’attaquer à leurs causes.La mort violente est particulièrement le destin des pauvres.Pendant les 45 années de guerre froide, personne n’a été tué du fait de la confrontation directe entre les deux grandes puissances, exception faite de quelques accidents fortuits ou exécutions.Il en est de même dans tous les pays riches.Les riches et les bien lotis ne se font pas volontiers à l’idée de massacres militaires organisés.Et quel que soit leur engagement religieux pour un monde à venir, il ne leur semble pas qu’il faille croire à la mort comme une transition souhaitable.Les pauvres sont de loin plus disponibles pour mourir au combat.On pourrait douter de ce dernier point de vue, si la situation actuelle du monde ne le confirmait; trop nombreuses sont les voix appelant aux immolations en masse au nom de l’oppression politique, de la langue, de l’identite ethnique ou, hélas, de la religion.Ce sont, certes, les pauvres des pays démunis qui sont mobilisés pour la mort.Cependant, les moins fortunés dans les autres pays courent le même risque.Aux Etats-Unis, ce sont les moins nantis d’entre nos citoyens qui sont allés dans le Golfe et, de surplus, dans une forte proportion, ils appartenaient à la minorité noire.Ils étaient volontaires, mais, pour beaucoup d’entre eux, c’était parce que l’armée constitue la meilleure et la seule échappatoire à la pauvreté.Les enfants des bien lotis, y compris ceux dont les parents applaudissaient à la guerre, n’ont pas été nombreux à rejoindre l’armée.Et le soutien de mon université, Harvard, à la guerre n’est pas allé jus qu’à provoquer un seul engagement pour le Golfe.La pauvreté, source de désordre Quel que soit un nouvel ordre mondial, il devra prendre en compte la pauvreté comme source principale du désorde du monde.Cela implique un flux continu et accru de ressources des pays riches vers les pays pauvres.J’aimerais le voir centré principalement sur la production de nourriture — gestion des sols et de l’eau, engrais, hybrides de céréales.Bien trop souvent dans le passé, nous avons considéré les aciéries, les grandes entreprises industrielles et les aéroports flambant neufs comme l’essence même du développement économique.Ils ont été édifies au milieu d’une population illettrée et affamée.Le secteur de l’éducation, rendu économiquement plus respectable par l’utilisation du terme « investissement humain », doit être tout particulièrement renforcé.Il y a cent ans en Europe, aux États-Unis et aussi au Japon, l’éducation populaire était envisagée comme la clé principale du progrès économique et social.Cela a été oublié.Nous devons nous souvenir que dans ce monde il n’y a pas de population éduquée qui soit pauvre et qu’il n’y a pas de population illettrée qui ne soit pauvre.Gardons à l’esprit que dans tous les pays la guerre et les affrontements civils constituent bizarrement une chance pour les ignorants.Le lancement dans les pays sous-développés d’un vaste plan pour l’éducation serait un vrai défi.Il est plus facile de construire des barrages hydro-électriques.Mais il n’y a aucun doute : l’éducation est une ardente obligation.M.Bush a souhaité être appelé « le président de l’éducation ».Cela n’est qu’un espoir, hélas ! et il reste du domaine du discours.Dernière question, la plus pressante de toutes : le monde lui-même doit survivre.Cette exigence a pris un nouveau tournant, dangereux et encore largement inexploré.Depuis des dizaines d’années, les négociateurs soviétiques et américains sur les armements se rencontrent à Genève.Us ont tiré de leur activité modérément prestigieuse, modestement payée et incontestablement dilettante, la singulière satisfaction de s’occuper personnellement des grandes questions de la vie et de la mort tout en développant un désintérêt marqué pour l’immolation des masses.Alors que leurs efforts (pour ainsi dire) se poursuivaient, de même se poursuivaient à un rythme légèrement moindre la fabrication et l’installation d’armes nucléaires.Elles sont maintenant éparpillées par milliers aux États-Unis, en Union soviétique, au-dessus et en dessous des océans.Elles n’équipent plus des nations opposées par un sérieux conflit idéologique.Le danger le plus important, aujourd’hui, est que ces armes tombent entre des mains irresponsables et adeptes de la violence.Le Dakota du Nord est une région de larges horizons et de vastes plaines.Ses plaines sont truffées de silos de missiles.Si le Dakota du Nord était indépendant, il serait la troisième puissance nucléaire au monde.En dépit du mécontentement permanent de ses agriculteurs, le risque que cet État demande son indépendance dans un proche avenir n’est pas grand.J’espère que de la même manière, un système soviétique fé-déralisé pourra survivre.Mais ces armes, si abondantes dans nos deux pays, doivent être détruites.Il n’y a pas là matière à des négociations d’amateurs, mais à une action rapide et globale.Il est indispensable de créer une commission américano-soviétique (sous l’auspice des Nations unis, avec un président et une équipe tout à fait déterminés) dont la tache serait de regrouper et de détruire ces instruments de mort.Je conclus par un hommage au président Bush.Lorsqu’il parle d’un Nouvel Ordre mondial, je ne peux pas supposer qu’il n’ait pas analysé ce que cela signifie et exige person nellement ou par le biais de sa bureaucratie.Mais peut-être y a-t-il une justification instinctive à ses mots : l’idée que le temps est venu de commencer à penser a un monde plus sûr et meilleur.Peut-être lui devons-nous plus que nous ne le pensons.Telle est ma suggestion la plus bienveillante et la plus aimable.I.e Monde Philippe Boudreau Josette Côté et Michelle Emond l)u journal étudiant Ruptures, de l'UQÀM DANS SES livraisons du 5 et du 9 avril, LE DEVOIR a commis d’importantes erreurs factuelles dans ses articles sur le mouvement étudiant.À quelques reprises, la journaliste associe l’organisation Action socialiste (AS) aux événements récents ayant cours à l’Association nationale des étudiantes et étudiants du Québec (ANÉÉQ).L’AS ne peut en aucune manière prétendre à un quelconque rôle de direction à l’ANEÉQ.L’Action socialiste n’a pas la moindre influence sur l’ANÉÉQ ou encore sur ses associations membres.En effectuant un petit travail d’enquête, LE DEVOIR aurait su que ce qu’il nomme « la gang du CAS » ne s’intéresse pas à l’ANEÉQ, ni même d’ailleurs au mouvement étudiant en tant que force sociale.Depuis son dernier congrès tenu il y a un an, l’organisation Action socialiste a modifié la conception qu'elle avait des moyens de se développer; la participation aux instances de l’ANÉÉQ ou de ses associations membres — à quelque niveau que ce soit — n’y figure plus.Un lien pernicieux De plus, dans l’article du 5 avril, en page frontispice du cahier Société, on établit une association complètement erronée entre la présence de militants de gauche et les problèmes qui surviennent à l’ANÊÉQ.« Les crises internes, est-il écrit, qui se mesurent à l’une des guerres de chapelles gauchistes, n'ont pourtant pas manqué depuis la création de l’Association nationale des étudiants en 1975.» U ne connaissance un peu plus approfondie du mouvement étudiant aurait révélé que loin d’être frappée de morbidité en raison de la présence de militants, de progressistes ou révolutionnaires, l’ANÉÉQ a connu ses plus grandes heures de vigueur et d’implication de son membership justement au moment où se trouvaient à sa direction des mili-tants-es de gauche.L’ouvrage de l’historien Pierre Bélanger, Le mouvement étudiant, son passé, ses revendications et ses luttes, apporte quelques éclairages sur cet aspect.Il n’y a pas actuellement de guerre par organisations politiques interposées à l'ANÉÉQ.Il n’y a pas non plus — contrairement à ce que l’article du 5 avril prétend — de « désert de militants».Au contraire, différentes équipes posent, depuis un an, leur candidature à l’exécutif ou au Conseil central de l’ANÉÉQ, ce qui es' tout à fait sain et démocratique.Yves Vaillancourt Membre de l'Association québécoise de lutte contre les pluies acides LES GOUVERNEMENTS de la plupart des États du monde se préparent actuellement pour la grande Conférence sur le « développement durable » qui aura lieu au Brésil en 1992.Ils serviront alors à un auditoire planétaire leur savant mélange de propos édifiants et de prévisions alarmantes.Dans ce concert de contradictions, le Canada ne sera pas en reste, avec-son Plan vert qui devait soi-disant le mettre à l’avant-garde des nations et qui n’est plus qu’un tigre de papier sur les rayons des soldes de l’Etat.Et bientôt, lors du Mois de l’environnement, ce sera au tour des Québécois d’exprimer leurs contradictions, eux qui sont les champions des faux consensus en matière de développement durable.C’est comme autour de la Table ronde québécoise sur l’environnement et l’économie, où les preux chevaliers de l’industrie et de l’écologisme hésitent à dresser les piques qu’ils tiennent pourtant dans leurs dos, occupés qu’ils sont à mâchonner les fleurs consensuelles et soporifiques que leur jettent des présidents d’estrade.Dans tous ces happenings, on se réfère beaucoup au Rapport Brundt land.Ce dernier, bien qu’il n’ait pas osé mettre en question le type de développement qui nous a amenés au seuil de ruptures écologiques et humaines abyssales, avait quand même formulé des recommandations sur la conservation de l'énergie (réduction de la consommation de l’ordre de .10 %), sur le maintien des processus écologiques et sur le besoin de solidarité accrue avec les pays du Sud.Ces recommandations, nous ne les avons pas suivies.Et nous ne saisissons pas encore très bien que les destinées de la diversité biologique et de la diversité culturelle soient inextricablement liées, ce que nous faisait pourtant voir le Rapport Brundtland, malgré la faiblesse de ses signaux.Depuis des milliards d’années, un biosystème équilibré comportant des Ce qui l’est beaucoup moins, c’est que diverses personnes, impliquées dans un petit nombre d’associations membres de l’ANÉÉQ, et qui ne forment pas entre elles une « chapelle gauchiste », ont réussi en usant frénétiquement de dispositions procédurales (comme la règle du quorum) à empêcher pendant un an la tenue d’élections, laissant l’ANÉÉQ sans instances exécutives.Ce vacuum a été partiellement comblé lors du dernier congrès, le 8 avril.Répression étudiante Parmi les organisateurs de ce filibuster, qui a effectivement eu pour résultat la paralysie quasi complète de l’ANÉÉQ, se trouvent justement les individus qui ont orchestré une véritable chasse aux sorcières contre un prétendu noyautage de leurs associations étudiantes respectives par des suppôts d’Action socialiste.Cette vague d’intolérance a conduit à des abus plus que honteux, dont LE DEVOIR a rendu compte dans sa livraison du 21 février 1990, alors que l’on muselait le journal Unité.À ce moment, les instances de l’AGEUQAM limogeaient l’ensemble des journalistes de l'Unité, les accusant d’effectuer une couverture tendancieuse de l’actualité.Cette censure et ce limogeage ont été dénoncés par plusieurs organismes, dont la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la Presse étudiante du Québec et la Ligue des droits et libertés.Cette chasse aux sorcières, en plus de décimer tout à fait gratuitement la couche militante dans certaines associations étudiantes, a eu pour rôle de justifier l'inaction, le laisser-aller et la paralysie de ces dernières et de l’ANÉÉQ.La mythique présence de la « gang du G AS » est devenue l’explication toute trouvée de ce problème soudain d’affaissement.Devant l’annonce récente par l’UQÀM de l’imposition d’une surtaxe de 10 % en sus du dégel des frais de scolarité, « la puissante AGEUQAM » — pour employer l’épithète du DEVOIR — n’a rien trouvé d’autre à dire à ses membres que : « surveillez vos factures » (Unité, mars 1991).La relève en poste à l’AGEUQAM et à l’ANÉÉQ est coincée entre, d’un côté, son rejet des avant-gardes et sa dénonciation des appels pressants à la mobilisation et, de l’autre, sa peur de ressembler tellement à sa rivale, la FEUQ, qu’il faille dissoudre l’ANÉÉQ et y adhérer.Prise dans un étau, elle n’a plus de perspectives à offrir à la population étudiante.S’il y a des problèmes dans ces associations, qui vivotent en s’appuyant sur leurs vernis contestataire, c’est à leurs directions d’en assumer le poids, pas à des fantômes communistes.millions d’espèces vivantes différentes s’est déployé.Pendant des centaines de milliers d’années, les sociétés humaines ont réussi à se créer un habitat matériel et mental, en altérant leur environnement certes, mais sans l’endommager.Malgré des conditions qui nous apparaissent maintenant à bien des égards difficiles, ces sociétés sont parvenues à créer des façons de vivre bien adaptées et d’une variété stupéfiante.Mais promenons notre regard huit siècles derrière nous et comparons toute cette diversité culturelle avec la situation présente, où les pays ne diffèrent plus qu’en fonction de leur passé.Ce contraste, s’il n’est pas encore devenu incompréhensible pour nous, n’en sera pas moins aussitôt banalisé.Dans les milieux nordiques du Québec, se joue aujourd’hui une partie cruciale entre la diversité et l’homogénéisation.Le Nord du Québec, c’est un peu notre Sud à nous.Et ce qui se trame là-bas, c’est l’extension d’un espace économique homogène, à travers la société de production-consommation que nous voulons y exporter.Les rivières naturelles y deviennent des flux d’énergie, à intégrer au plus vite avec les flux des autres matières premières et de capitaux.Ah ! aux yeux de ceux qui préconisent ce type de développement — aveugles à tout ce qui échappe à sa logique productiviste —, le bouleversement du « paysage intérieur » de ceux qui vivent là depuis des millénaires est totalement dépourvu de si-gnification : ce n’est que le prix à payer pour un progrès quantifié à vive allure.C’est ainsi qu'est sérieusement hypothéquée notre prétention à une « démarche québécoise du développement durable ».Tous les happe nings du joli mois de mai oublieront-ils de signaler que ce projet n’est possible qu’en maintenant les conditions du dynamisme de la vie et de la création : la diversité biologique et culturelle, et que cela se joue ici et maintenant ?Répéter mille fois ces mots graves aux sourds incurables ne serait sans doute pas encore suffisant .La grand-messe du «développement durable» Belles paroles et incurie des gouvernements ; 1412
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