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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 18 mars 1991
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-03-18, Collections de BAnQ.

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Montréal Londres Hong Kong Bélanger, Legault Communications Oesign et graphisme Relations interculturelles 514 284 23 23 Volume LXXXII — No 64 ?Pluie.Vents modérés.Max : 6 Détail page B-8.Montréal, lundi 18 mars 1991 Tnrnntfl RS cents IBS* » L'ENTREVUE DU LUNDI L’Université Laval hors de sa tour d’ivoire Page 9 ti—«mi mïi 'ii 1 ¦ r ¦*-».*t—¦-i Rationnement et grogne à Cuba Page 11 d'après AFP et Reuter MOSCOU — Le premier référendum de l’histoire soviétique, où près de 200 millions d’électeurs étaient appelés à se prononcer sur le maintien de l’Union, s’est déroulé hier dans le calme, avec des taux de participation qui variaient entre 50 et 90 % d’une République à l’autre.Selon la commission électorale centrale, 80 % des électeurs avaient pris part au vote dans les républiques d’Asie centrale (Kirghizie, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Kazakhstan), de loin les plus unanimement favorables à l’Union.La commission électorale de la Fédération de Russie, la plus grande république d’URSS qui compte 103 millions d’électeurs inscrits, ne donnait en fin d’après-midi que des indications de participation par région, allant de 59,1 % à Arkhangelsk (grand nord de la Russie) à 86,9 % dans la région de Stavropol (région d’origine de Mikhaïl Gorbatchev au sud de la Russie).Par une belle journée très froide, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et son épouse Raissa se sont rendus au bureau électoral sur les Monts Lénine au sud-ouest de la capitale, dans un quartier de le nomenklatura.À la sortie, M.Gorbatchev a longuement conversé avec les journalistes, refusant d’indiquer son vote mais affirmant avoir fait son choix sans hésitation.Avant lui, le ministre de la Défense le maréchal Dmitri Iazov et l’ancien chef de file des conservateurs Egor Ligatchev — qui habitent le même quartier — n’avaient pas fait mystère de leur options personnelles.« Allons voter pour le pouvoir soviétique », avait lancé le maréchal Iazov, qui en revanche a souligné avoir voté non à la question subsidiaire — posée par la Fédération de Russie seulement — sur la création d’un poste de président russe élu au suffrage universel.M.Gorbatchev s’est dit confiant dans les résultats du référendum.PHOTO AP Mikhaïl Gorbatchev déposant son vote hier à Moscou.« Le maintien de l’Union est indispensable pour nous et pour tous dans cet immense pays.Je pense que les résultats seront positifs, je ne pense pas que notre peuple soit suicidaire ».a-t-il estimé.Évoquant le futur État dont les structures devraient être définies par le Traité de l’Union en préparation dans les tous prochains mois, le président a à plusieurs reprises mentionné une Fédération renouvelée d’Êtats souverains.À propos du projet de présidence russe, un projet qui donnerait une légitimité populaire à son rival Boris Eltsine, M.Gorbatchev a assuré qu’il « respecterait l’opinion des Russes », tout en soulignant que le projet mis au point par la Fédération de Russie « recelait beaucoup de dangers ».En revanche, M.Gorbatchev n’a pas épargné son rival Boris Eltsine, dont il a estimé que les positions « naissent du désespoir ».Critiquant ses dernières déclarations publiques, il a souligné que le dirigeant russe « demande aux gens de rester calmes après les avoir appelés à la guerre ».Boris Eltsine, qui avait voté plus tôt dans la matinée au bureau de vote de la Maison des Pionniers dans le centre de Moscou, a été bref et peu polémique, et s’est contenté de déclarer : « Le centre ne veut pas changer le système, mais préserver l’État unitaire et centralisé.Nous sommes pour sa démolition et pour la création d’un nouvel État sur une base démocratique, pour que les républiques soient indépendantes de facto ».11 a estimé que le centre devrait conserver « un petit rôle de coordination pour deux ou trois questions communes pour tout le pays ».Enfin, M.Gorbatchev a minimisé le boycott du référendum par six des quinze républiques de l’URSS — les trois baltes, la Moldavie, l’Arménie et la Géorgie.Alors que le maréchal Iazov avait souligné qu’elles ne représentaient « pas plus de 10 % en territoire, en population et en importance économique », le président soviétique a fait preuve d’optimisme : « Le Traité de r Union sera bientôt signé.Je pense qu’elles (ces républiques) changeront d’avis et viendront frapper aux fenêtres».Le déroulement du vote a laissé plusieurs électeurs soviétiques désemparés par la complexité du choix.Dans un bureau de vote du centre Voir page 4: Les Soviétiques Les Soviétiques s’expriment massivement sur leur avenir Le PÉ souhaite des enclaves canadiennes dans un Québec éventuellement indépendant Mario filbert de la Presse Canadienne LE PARTI Egalité soulève le spectre d’une partition territoriale du Québec dans le cas où la province déciderait par voie de référendum d’accéder à sa souveraineté.Voilà en tous cas une des résolutions adoptées en fin de semaine par une centaine de délégués du PÉ, réu- nis en assemblée générale dans un centre communautaire de l’Ouest de Montréal.Les délégués ont alors adopté presque intégralement le rapport “Henderson” — du nom de son auteur principal, le professeur Keith Henderson — sur la position constitutionnelle du PÉ.Prenant à leur compte la déclaration de Pierre Trudeau selon laquelle si le Canada est divisible, le Québec l’est aussi, les délégués, en grande majorité anglophones, ont adopté la résolution voulant « que toute déclaration de souveraineté de la part du Québec soit immédiatement suivie de négociations sur la partition du Québec et l’établissement de nouvelles frontières qui maintiendraient l’intégrité physique du Canada ».Attendu que «le droit de certaines Voir page 4: Le PÉ La Yougoslavie fait face à la guerre civile LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : Les automobilistes devraient voyager lorsque les routes sont désertes; ça changerait l’heure des accidents.En vieillissant, les souvenirs, comme le vin, ou se bonifient ou se gâtent.Les générations ne se font pas confiance parce qu’elles se mentent.Si vous pouvez décliner les noms des membres de votre club social, vous vous condamnez un jour ou l’autre à hériter de la présidence.On l’oublie trop : les Napoléon, César, Alexandre ont été les Hitler ou les Saddam de leur époque.« Le silence est d’or », a dit un monsieur qui ne voulait jamais céder la parole.« Hors de l’Église, pas de salut ! » Parole malheureuse qui a justifié toutes les intolérances.I ,es honneurs de la guerre n’en excusent pas les horreurs ! ALBERT BRIE BELGRADE (Reuter) - La situation restait très tendue hier en Yougoslavie, où l’on redoute de plus en plus une guerre civile maigre les appels au calme d’une présidence fédérale ébranlée.Le président communiste de Serbie, Slobodan Milosevic, a annoncé samedi que sa république, la plus puissante de la fédération, ne reconnaissait plus l’autorité de cette présidence collégiale, mettant ainsi un point d’orgue à une semaine d’évé-nements dramatiques.« La destruction de la Yougoslavie est entrée dans sa phase finale », a-t-il dit à la télévison, en accusant une coalition anti-serbe d’être responsable des maux du pays, au lendemain de la démission du président de la fédération, Borisav Jovic.Franjo Tudjman, président de Croatie, a pour sa part déclaré que sa république, non-communiste et ri- vale de la Serbie, était menacée, et que Slobodan Milosevic était en train de préparer la voie à une dictature.Outre Borisav Jovic, un Serbe, deux autres des huit membres de la présidence collégiale ont démissionné : le représentant du Monténégro, la plus petite et la plus pauvre des six républiques et la dernière, avec la Serbie, à être encore dirigée par des communistes, et celui de la province serbe de Voivodine.Borisav Jovic et les deux autres membres démissionnaires avaient tenté en vain de faire adopter des mesures d’exception proposées par l’armée après des manifestations anti communistes qui ont fait deux morts et plus de 160 blessés à Belgrade.Les autres membres de la présidence collégiale de l’État ont déclaré que seul le dialogue politique pouvait Voir page 4: La Yougoslavie PHOTO JACOUES NADEAU Une foule d’environ 500 000 personnes s’est rassemblée, hier, dans les rues de Montréal pour fêter la Saint-Patrick.c“bUn dimanche tout en soleil et en vertc^b Serge Truffaut LA HARP, bière blonde irlandaise, et la Guinness, bière brune tout aussi irlandaise que la première, ont coulé à flots hier dans les pubs situés à deux pas de la rue Saint Catherine où, sous un soleil radieux, plus de 500 000 personnes, dont beaucoup portaient le vert de circonstance, ont assisté à la parade de la Saint-Patrick, patron des Irlandais.Comme ils l’avaient promis aux autorités municipales, nos Irlandais ont donné le coup d’envoi de leur annuel et sympathique défilé à 13 h tapant aux sons des.cornemuses Écossaises ! C’est en effet un régiment d’hommes habillés de kilts qui a entraîné, du Forum jusqu’au square Philipps, les acteurs de cette fête.Le soleil ayant frappé davantage, et avec constance, le trottoir nord de la rue Sainte-Catherine, la foule y était beaucoup plus dense.Côté sud, si l’ombre était dominante, elle favorisait néanmoins une liberté de mouvement qui permettait à ceux qui en avaient envie de suivre en parallèle le déroulement de la procession.D’un côté comme de l’autre, le vert irlandais, bien évidemment, était partout présent.Les plus politiques ou les plus sentimentaux des spectateurs arboraient des chapeaux sur lesquels était imprimé Ireland Forever.Plus sobres, les notables de la communauté portaient des hauts-de-forme bleu marine à la base desquels ils avaient tressé une couronne de trèfle irlandais.Voir page 4: Un dimanche CAHIER SPÉCIAL LACTION SOCIALE DES EGLISES ET DES RELIGIONS PARUTION LE 28 MARS DANS LE DEVOIR La société québécoise et l’action sociale menée au sein des communautés paroissiales et religieuses.La pensée de l’Église en matière d’action sociale.- Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 21 mars TGk&ZWVt iVl ' -• ^ î- -V .v * / Le Devoir, lundi 18 mars 1991 Clyde Wells est d’avis que les élus manquent de crédibilité pour résoudre la crise constitutionnelle SAINT-JEAN, Terre-Neuve (PC) — Le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, a déclaré qu’une réunion visant à résoudre l’impasse constitutionnelle avec le Québec pourrait se passer de la présence des premiers ministres.« Ce n’est pas nécessairement la meilleure façon de faire et ce n’est probablement pas nécessaire, compte tenu des autres possibilités tout a fait raisonnables qui s’offrent à nous », a-t-il fait valoir au cours d’une récente entrevue.Le sénateur Lowell Murray, ministre responsable des relations fédé-rales-provinciales, a affirmé la semaine dernière qu’il n’était pas nécessaire que M.Mulroney et les dix premiers ministres provinciaux s’asseoient pour élaborer une entente.Le sénateur Murray a fait valoir qu’une réunion de délégués pourrait suffire à la tâche ou encore que cha- que parlement provincial pourrait adopter une résolution portant sur la Constitution qui serait ensuite débattue par Ottawa et les autres provinces.Au cours des dernières semaines, M.Wells a réitéré son invitation pour la tenue d’une rencontre nationale visant à résoudre le problème constitutionnel ou, du moins, à élaborer une liste de solutions de rechange qui pourrait être soumise aux Canadiens par voie de référendum.«Je ne suis pas certain que la population fasse encore suffisamment confiance aux élus », a-t-il déclaré.« Il faudra que le débat soit public.» Les premiers ministres provinciaux et fédéral pourraient ensuite se rencontrer pour arrêter les modalités d’organisation d’un congrès national, a-t-il expliqué.« Au moins la moitié des délégués qui participeront devraient être élus directement par la population canadienne », a-t-il poursuivi.« D'autres délégués seront peut-être nommés.L’important, c’est d’obtenir une représentativité équilibrée, afin que l’assemblée ait une crédibilité certaine.» M.Wells propose que chaque province délègue au moins 100 personnes, parmi lesquelles on retrouvera le premier ministre et le ministre de la Justice.« Plusieurs possibilités sont envisageables.Un tas de questions demeurent et si le fédéral décide d’y répondre unilatéralement, il risque d’y avoir des problèmes, à moins que les délégués ne soient élus.» Selon le premier ministre de Terre-Neuve, des initiatives comme le Forum des citoyens sur l’avenir du Canada et le comité qui travaille à la révision de la formule d’amende- ment de la constitution manquent de crédibilité, parce qu’Ottawa a travaillé à leur mise sur pied.M.Wells, qui a contribué à la mort de l’accord du lac Meech, a réclamé l’utilisation de formules de négociations constitutionnelles plus ouvertes, après l’échec des rencontres à huis-clos de l’an dernier.Le premier ministre a révoqué l’appui de Terre-Neuve à l’entente qui aurait accordé au Québec un statut de société distincte à l’intérieur de la Constitution.Il a aussi refusé la tenue d’un vote libre au parlement de Terre-Neuve avant la date limite du 23 juin, arguant que le Manitoba avait déjà tué l’accord.M.Wells craignait notamment que l’entente accorde au Québec des pourvoirs de légiférer spéciaux et fasse obstacle à la réforme du Sénat.Serge Joyal trouve que le débat constitutionnel au Québec fait fi des enjeux économiques nationaux Smp PHOTO PC Retrouvailles Au cours de sa visite au Canada, l'ex-premier ministre britannique, Margaret Thatcher, a fait une halte à Ottawa où elle a été accueillie par le premier ministre Brian Mulroney.Auparavant, Mme Thatcher avait donné à Vancouver une conférence parrainée par la chaîne d'alimentation Save-On-Foods.Cette chaîne appartient au multimillionnaire Jim Pattison, un homme d'affaires de Vancouver, qui a refusé de dévoiler le montant du cachet versé à Mme Thatcher.On sait cependant que les précédents conférenciers, parmi lesquels figure l’ancien président américain Ronald Reagan, auraient reçu au moins 50 000$.Huguette Young de la Presse Canadienne OTTAWA — Le président de la commission politique du Parti libéral du Canada, section Québec, Serge Joyal, estime que le débat constitutionnel actuel au Québec fait fi des enjeux économiques nationaux et mondiaux.M.Joyal a souligné, au cours d’un entretien téléphonique accordé à La Presse Canadienne, que le débat constitutionnel qui fait rage au Québec avait une perspective limitée puisqu’il passait à côté des conséquences économiques de la souveraineté du Québec.« Je veux qu’on sorte un peu du cercle étroit des frontières provinciales dans le débat actuel », a-t-il admis.Hésitant à se prononcer sur le rapport Allaire des libéraux provinciaux du Québec et le rapport tant attendu de la Commission Bélanger-Campeau, M.Joyal a osé dire que ces rapports avaient été rédigés par À nouveau, cette année, setientà l'hôtel de ville de Montréal la collecte de sang du Vendredi Saint.Donner de son sang est un geste hautement humanitaire, qui prend une valeur symbolique en cette journée du Vendredi Saint.Vos concitoyens et vos concitoyennes comptent sur vous.Je vous y attends donc le vendredi 29 mars, entre 10 h et 20 h.Jean Doré Musique, animation et stationnement gratuit.Hôtel de ville de Montréal 275, rue Notre-Dame Est Montréal Renseignements: 872-3355 © METRO Champ-de-Mars Ville de Montréal « des personnes qui ont une perception strictement provinciale des enjeux ».Pour cet ancien secrétaire d’Etat de l’équipe 'lYudeau, « on voit trop au Québec le débat constitutionnel en fonction des yeux du Québec ».Le Québec aurait avantage à utiliser la structure du fédéralisme canadien pour satisfaire ses objectifs, a-t-il observé.« L’essentiel pour la majorité des Québécois, dit-il, c’est leur niveau de vie, leur emploi, leur capacité concurrentielle .Là-dessus, on est encore loin d’avoir fait le tour de la question.» C’est ce vide qu’entendent combler les libéraux fédéraux du Québec.Loin d’être une bible, M.Joyal a précisé que le rapport Allaire n’est qu’un document parmi bien d’autres dont s’inspireront les militants libéraux pour étoffer la position constitutionnelle de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada.Cette démarche a déjà commencé à prendre forme au cours d’un premier colloque régional qui avait lieu en fin de semaine en banlieue de Québec.Trois autres colloques suivront, le deuxième le 23 mars dans l’Outaouais, le troisième le 24 mars dans l’Abitibi et le quatrième à Montréal, le 13 avril.Toutes les recommandations formulées par les militants libéraux aboutiront au congrès biennal de l’aile québécoise les 24,25 et 26 mai à Sherbrooke.Il est probable qu’un ou deux rapports minoritaires émanent de la Commission Bélanger-Campeau.De l’aveu du président du caucus libéral national, le député Sergio Marchi, les libéraux fédéraux représentés par le 0 bto-quêbec Serge Joyal député André Ouellet soumettront probablement un rapport minoritaire, ne pouvant se rallier à l’aile plus souverainiste de cette commission.Indépendamment des recommandations de la Commission Bélanger-Campeau, M.Joyal souligne que le parti libéral est fédéraliste dans son coeur et dans son âme et qu’il ne dérogera pas à ses principes fondamentaux.Si les liberaux provinciaux du Québec « flirtent » avec la souveraineté, il n’a pas vu de « poussée d’allure souverainiste » chez les libéraux fédéraux, même si cette tendance était évidente au cours du Conseil général de l’aile québécoise d’octobre dernier à Trois-Rivières.« Notre option est clairement fédéraliste et clairement en faveur du Canada, souligne-t-il.Un Canada ré- LLULTATS é b Tirage du 91-03-15 J_ JL JL JL 11 12 13 20 21 25 28 30 33 44 46 53 56 57 64 67 Prochain tirage: 91-03-18 Tirage du 91-03-15 Tirage du 91-03-15 NUMÉROS LOTS 368188 50 000 $ 68188 5 000$ 8 188 250$ 1 88 25$ 88 5$ 36818| 1 000$ 3 6 8 1 m 100$ 3 6 8BB 10$ Tirages du 91-03-11 au 91-03-16 LUNDI 059 8548 MARDI 195 1985 MERCREDI 894 3839 JEUDI 463 5649 VENDREDI 563 9934 SAMEDI 480 6145 NUMÉROS 763385 633 85 3 3 6 5 3 85 85 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250$ 25$ 10$ NUMÉROS MOBILES 3 1 2 8 3 1 000 $ 5 3 3 7 100 $ 8 1 3 25 $ NUMÉROS 369767 69 7 67 9 7 6 7 767 67 7 Tirage du 91-03-16 LOTS 100 000$ 1 000 $ 250$ 50$ 10$ 2$ nitifc».Tirage du 91-03-15 NUMÉROS DÉCOMPOSABLES NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 1147527 500 000 $ 4422300 250 000 $ 147527 5 000$ 422300 5 000 $ 47527 500$ 22300 500$ 7527 100$ 2300 100 $ 527 25$ 300 25 $ 27 5 $ 00 5$ NUMÉROS NON-DÉCOMPOSABLES LOTS tOO OOO $ 50 OOO $ NUMÉROS 2525362 2262569 5 000 $ 1038380 1039545 1339226 1389824 1849392 4456803 1853820 2928925 3415051 2370699 3250503 3646009 2620091 3307530 4124432 2691781 3377519 4714188 VENTES TOTALES: 19 605 689,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) 5 000 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 91-03-20 Le billet donne droit A 4 tirages consécutifs Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.min Tirage du 91-03-16 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 10 11 19 24 30 36 No complé- GAGNANTS LOTS 6/6 0 823 539,30 $ 5/6+ 0 32 312,80$ 5/6 51 422,40 $ 4/6 2 096 46,20 $ 3/6 32 368 5,00 $ VENTES TOTALES: 1 189 315,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 1 050 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE 91-03-23 Tirage du 91-03-16 MISE-TÔT 2 11 34 41 GAGNANTS LOT 109 458,70$ Vous pouvez miser jusqu’à 20 h le mercredi et le samedi 21 22 29 31 42 47 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 576 556,00 5/6 F 7 139 052,20 5/6 227 3 279,00 4/6 15 252 93,80 3/6 309 688 10 No complémentaire 36 formé dans ses structures et dans ses partages de pouvoirs mais néanmoins, notre option est clairement fédéraliste.On ne remettra pas en cause l’orientation fondamentale du parti.» Comme point de départ à leurs discussions, les libéraux fédéraux du Québec s’inspireront du mémoire fédéraliste que le chef libéral Jean Chrétien avait déposé en décembre devant la Commission Bélanger-Campeau.M.Joyal, à qui l’on prête des ambitions de succéder au président Francis Fox, a explique qu’en ce sens, le congrès s’exprimera sur une formule de modification constitua tionnelle, la réforme du Sénat, le partage des pouvoirs et les droits des minorités linguistiques.Encouragé par le discours « résolument fédéraliste » du premier ministre Robert Bourassa à l’issue du.congrès du 8,9 et 10 mars, M.Joyal soutient quand même que les arguments économiques de l’indépendance du Québec ont à peine été effleurés dans le rapport Allaire.M.Joyal croit que les libéraux fédéraux du Québec pourront peut-être s’attirer une nouvelle clientèle en misant sur cet aspect du débat.Du moins, il le souhaite.Le congrès de mai devait avoir lieu en avril l’an dernier mais il a été reporté à cette année parce qu’il em- Sietait sur l’organisation du congrès la direction du parti de juin dernier.On juge également que les militants pourront s’exprimer davantage sur la question constitutionnelle-au cours d’un congrès de ce genre; que lors d’une réunion du Conseil général, qui, lui, traite davantage de; choses internes.Le prochain Conseil général a été reporté probablement a l’automne. mm * -V PHOTO JACQUES NADEAU \ v -v, Mite.Le Devoir, lundi 18 mars 1991 Le partage des excédents de régimes de retraite est loin d’être acquis Frédéric Tremblay de lu Presse canadienne QUÉBEC — Le document de consultation du ministre de la Main-d’oeu-vre et de la Sécurité du revenu, André Bourbeau, sur le partage des excédents de régimes de retraite, continue d’être critiqué.Témoignant il y a quelques jours à la commission des Affaires sociales, le Barreau du Québec et le Conseil du patronat ont carrément demandé au ministre Bourbeau de renoncer à son projet de légiférer sur le partage des surplus de régimes de retraite.Les personnes et organismes intéresses par cette question du surplus des fonds de retraite ont eu l’occasion pendant deux jours, la semaine dernière, de faire valoir leur point de vue avant que le gouvernement propose un projet de loi.C’est le comportement de bon nombre d’employeurs peu scrupuleux qui a amené le gouvernement à s’intéresser de près à ce problème.M.Bourbeau souhaite donc faire adopter une loi là-dessus.Ces entreprises avaient pris sur elles de puiser à même les excédents des fonds de retraite de leurs employés pour se procurer l’argent nécessaire en vue de se sortir du pétrin.Ces abus ont eu lieu sous le couvert de l’ancienne loi sur les régimes de retraite et, bien sûr, sans le consentement des employés.Malgré les bonnes intentions du gouvernement, le Barreau est cependant d’avis qu’une telle législation contreviendrait au caractère contractuel des régimes de retraite, régi par le Code civil.L’entrée en vigueur d’une telle loi aurait aussi pour effet, soutient le Barreau, de porter atteinte à des droits acquis « en régissant les effets éventuels de situations juridiques créées dans le passé ».Le Barreau considère d’autre part que la nouvelle loi sur les régimes complémentaires de retraite, entrée en vigueur le 22 juin 1989, est suffisante pour prévenir les problèmes issus des carences de la loi précédente.Plus loin dans son mémoire, il affirme que l’une des procédures de distribution des surplus des régimes de retraite proposée par le ministre Bourbeau ne respecte pas la loi fédérale de l’impôt sur le revenu.Cette -=‘! ~i consisterait à faire trans- érêr aux employés les excédents des régimes dans un compte de retraite immobilisé.« Or, la loi de l’impôt sur le revenu interdit expressément le transfert de tout montant d’un régime de retraite à un régime enregistré d’épargne-retraite dans la mesure où ce montant provient d’un excédent d’actif de régime», rappelle le Barreau.L’obligation éventuelle des employeurs de distribuer régulièrement les excédents d’actif de régimes de retraite et d’assumer les déficits, croit aussi le Barreau, « pourrait inciter plusieurs d’entre eux (employeurs) à remettre en cause l’existence meme de leur régime ».Le Barreau suggère donc au gouvernement de lever tout bonnement le moratoire qui empêche actuellement de toucher aux excédents des régimes de retraite, et de s’abstenir de légiférer davantage.Le moratoire est appliqué depuis le 15 novembre 1988.Le Conseil du patronat (CPQ) estime aussi qu’une nouvelle loi sur le partage des surplus des régimes de retraite affecterait indûment les accords contractuels conclus entre les employeurs et les représentants de leurs employés.Une telle lééislation, soutient-il, « viendrait remettre en question le droit établi sans équivoque d’un employeur ou d’un emplové à la propriété d’un surplus de régime de retraite.» Contrairement aux organismes syndicaux, venus aussi présenter leur point de vue au ministre Bour beau, le CPQ s’oppose énergiquement à l’idée que les excédents de régimes de retraite puissent constituer un « salaire différé », donc comme la propriété totale des employés.Selon le CPQ, les participants aux régimes de retraite n’ont droit uniquement qu’à ce que leur employeur leur a promis, en vertu des ententes intervenues entre les parties.Pour les régimes où les employés ne contribuent pas, il ne fait aucun doute pour le CPQ que les surplus sont entièrement la propriété de l’entre- prise.Loin de partager l’avis du CPQ, le député péquiste de Pointe-aux-Trem-bles, Michel Bourdon, croit que l’intention du ministre Bourbeau de permettre aux employeurs de toucher une partie des excédents de régimes de retraite constitue un « véritable détournement de fonds».Selon M.Bourdon, qui siège à la commission des Affaires sociales, une telle mesure constituerait une manière d’enrichir l’employeur « et de miner la confiance des travailleurs dans leur régime de retraite ».Rappelons que le ministre Bourbeau propose un partage des surplus des régimes de retraite entre employeurs et employés proportionnel à leur contribution au coût total du régime.Dans le cas de régimes où seul l’employeur cotise, la distribution serait effectuée dans des proportions préétablies.La TPS réserverait des surprises aux nouveaux acheteurs d’autos Serge Truffaut LES 140 000 consommateurs Québécois ayant acquis un véhicule depuis le le janvier dernier seront éventuellement obligés de verser un montant additionnel pour cause d’imbroglio juridique dans l’application de la TPS.C’est du moins ce qu’affirme le député fédéral de Chambly, M.Phillip Edmonston, qui, dans un communiqué émis hier, demande au gouvernement « d’harmoniser ses directives afin de ne pas pénaliser injustement les consommateurs Québécois ».Le Canada « n’est pas un pays de deux poids, deux mesures » de dire M.Edmonston qui, au moment de mettre sous presse, n’était pas disponible pour expliquer et commenter.S’appuyant sur les problèmes rencontrés par un de ses commettants, le député de Chambly affirme que 140 000 Québécois devront rembourser les rabais que les concessionnaires leur auraient accordés à la suite de l’abolition de la taxe du manufac- turier (13,5 %) et des crédits à la TPS.En moyenne, ces crédits atteindraient 8001.Cette obligation découlerait d’une directive signée par le ministère du Revenu suivant laquelle il fallait « geler les remboursements de taxes et les crédits à la TPS des concessionnaires automobiles au Québec ».Si l’on se fie aux informations fournies, le ministère du Revenu aurait posé son geste en se basant sur un jugement rendu le 8 mars 1989 par le juge Adolphe Prévost, de la Cour du Québec, dans une cause opposant GM Canada et le ministère en question.Dans son rapport, le juge Prévost aurait conclu que « les compagnies financières sont les propriétaires réels des véhicules entreposés chez les concessionnaires et que ceux-ci n’en sont en réalité, que les dépositaires».De fait, le ministère du Revenu, s’appuyant sur les constatations du juge Prévost, suggère que des éclaircissements, des précisions soient apportées aux mécanismes actuelle- ment en vigueur.Pour l’instant, il semblerait que le ministère aurait suspendu sa décision et, qu’en conséquence, il continuerait à rembourser les concessionnaires Québécois.En attendant ces éventuelles précisions, les autorités fédérales se seraient réservées le « droit de réclamer les montants ainsi versés si les avis juridiques confirmaient la validité de la directive émise en janvier dernier ».Si les avis à venir endossent la position prise initialement par le ministère du Revenu, les concessionnaires seront placés dans une situation plus que délicate.Selon le députe de Chambly, ils devront contacter leurs clients pour leur demander une certaine somme « qu’eux-mêmes seront tenus de rembourser à Revenu Canada ».Une situation qui, selon M.Edmonston, « va semer une zizanie terrible entre les concessionnaires et les consommateurs, au seul profit des institutions financières ».Des sommes de 110 millions $ seraient en jeu.Le temps est venu de réviser la Loi de la Protection de la jeunesse 1007-1017, RUE LAURIER OUEST - OUTREMONT.Le cas du Québec n'est pas unique D'autres nations ont de la difficulté à se développer dans des régimes de type fédéral Pensons aux pays baltes en URSS ou à la Slovénie en Yougoslavie.L'éveil des nationalismes veut-il dire la fin des fédérations centralisées?Pour creuser la question, nous avons invité: M.Dorval BRUNELLE, sociologue, Université du Québec à Montréal M.Luc DUHAMEL, soviétologue, Université de Montréal M.Antonio GÉRACI, politologue, Université de Montréal M.Edmond ORBAN, politicologue, Université de Montréal Une Invitation à une soirée de découverte LE LUNDI 18 MARS 1991, DE 19h30 À 22h00 À LA MAISON BELLARMIN 25 OUEST, RUE JARRY, MONTRÉAL TÉL.: 387-2541 L ENTRÉE EST LIBRE! À lire dans le numéro d'avril de la revue Relations: L’enseignement social de l’Église 25 ouest, rue Jarry, Montréal, H2P 1S6 — Tél.: (514) 387-2541 pour une femme chef de famille monoparentale, même lorsqu’elle travaille.Quand eile revient du bureau, c’est le deuxième ‘shift’ qui commence.» Autre aspect de l’évolution des familles: le conjoint de fait.Dans sa forme actuelle, la Loi de la protection de la jeunesse ne permet pas de l’intégrer pleinement dans le processus.« Il n’est même pas partie à la cour ! », fait remarquer Mme Lemire.Les directions de la protection de la jeunesse (DPJ) ont demandé au comité Jasmin d’y réfléchir.C’est une nouvelle problématique sociale.Il y a aussi les cas d’enfants qui sont placés en famille d’accueil et qui reviennent dans leur milieu familial.et qui retournent en famille d’accueil.Il y a une catégorie d’enfants pour laquelle nous n’avons pas de moyens légaux ni cliniques.Il faut raffiner la loi non seulement légalement, mais cliniquement.Nous allons mettre l’accent sur le plan de service afin de nous assurer que toutes les ressources disponibles sont mises à contribution pour aider une famille à s’en sortir.» Lorsqu’elle parle d’un soutien clinique, Mme Lemire se défend bien de référer uniquement à un soutien professionnel.Plus que jamais, elle croit dans le support et l’entraide entre voisins ou membres d’une même famille, ou entre personnes vivant les même problèmes, comme « Parents et jeunes unis », par exemple.« Nous vivons dans une société où les valeurs disparues n'ont pas été remplacées, constate Mme Lemire.Il faudrait que chaque enfant ait quelqu’un qui l’aime à la folie.Malheureusement, rengagement n’est plus une valeur à la mode », déplore-t-elle.L’hiver s’essouffle On ne peut pas tout avoir : le soleil chassera bientôt la neige et rendra nostalgiques les as skieurs, jusqu'à la prochaine bordée d’automne.En attendant, le mariage du beau temps et des sports d'hiver a provoqué hier un afflux dans les Laurentides, au mont Avila, par exemple, où les remonte-pente suffisaient à peine aux sportifs atteints de cette boulimie des pentes qui n’exclut pas le « look » chic et décontracté.Pour ceux qui seraient plus réticents à s’exposer aux bouchons sur les autoroutes, rien comme la balançoire du parc à-côté, semble dire ce garçonnet de quatre ans, Mario, content de ces chaînes qui donnent l'impression fugitive d'un Batman lancé dans l'une de ses poursuites.Les chantres de l'hiver ont tout de même réussi à insuffler un tel appétit pour ce sport qu'est le ski, que les plus mordus de ces sportifs couperont leurs vacances septentrionales pour se retrouver quelque part dans les Andes, en quête d'une denrée qui fait souvent figure de nuisance pour les non sportifs.La question demeure: comment contenter tout le monde en ce damné pays de poudrerie, hein ?*=AtT£&-L£/ - PünvüPanmn Vêtements de maternité relations NATIONALISME ET FÉDÉRATION Depuis l'échec de l'Accord du lac Meech, les sondages noué* indiquent qu’une majorité de Québécois ont remis en question leur appartenance à la fédération canadienne.Au-delà du sentiment de rejet, c'est la marche de la nation québécoise vers son autonomie qui devient l'étalon de mesure.TROIS-RIVIÈRES (PC) - Dix ans après sa création, le temps est venu de dresser le bilan et réviser la Loi de la protection de la jeunesse.Pour ce faire, le ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté, vient de créer deux comités chargés de le conseiller en cette matière.Mme Suzanne Lemire, directrice de la protection de la jeunesse au Centre des services sociaux du centre du Québec, siège à l’un d’eux.« Notre groupe de travail a reçu le mandai d’évaluer l’importance de la mésadaptation sociale chez les jeunes, explique Mme Lemire.Le groupe abordera trois angles: les problèmes dont les enfants sont victimes, les endroits où on les retrouve le plus, au point de vue délinquance, et la stratégie de retrait (découragement) que plusieurs adoptent.Ensuite nous tenterons de mettre à jour les causes et facteurs de risques, tout en proposant des objectifs de résultats pour diminuer le taux d’incidence des problèmes identifiés.Le tout devrait être terminé pour septembre prochain.» Le deuxième comité: le comité Jasmin, du nom du juge en chef du tribunal de la jeunesse, s’attaquera à la révision de la Loi de la protection de la jeunesse et à celle des jeunes contrevenants.L’exercice devrait être complété au début de l'été.Le ministre Côté est réputé en effet pour aimer les résultaLs rapides.Les intervenants sociaux de la protection de la jeunesse accueillent avec beaucoup de satisfaction l'idée d’une mise à jour de la Loi de la protection de la jeunesse.Désormais très bien ancrée dans le tissu social et bien comprise par tous les membres du réseau de la santé, cette loi n’en a pas moins besoin de suivre de très près l’évolution de la problématique des jeunes.Or, ces derniers bougent très vite.L’augmentation des familles monoparentales de même que des familles reconstituées après des divorces est venue compliquer singulièrement le travail des praticiens qui en avaient déjà plein les bras.« Qu’est-ce qu’on donne aux enfants du divorce comme service de première ligne?», s’interroge Mme Lemire .sans oser répondre à la question.Le manque dramatique de services en pédopsychiatrie, en particulier, tracasse Mme Lemire : « En pédopsychiatrie on est pauvre, c’est effrayant.Quand je suis arrivée en Mauricie, j’ai été surprise de le constater.Il faut envoyer les enfants à l’extérieur de la région.Dans ce cas, comment arriver à les intégrer ?Et pour les 18 ans et plus, que fait-on après?On ne peut assurer une continuité.» Mme Lemire estime que dans les prochaines années, l’approche des praticiens devra tenir compte beaucoup plus des parents.« Ça, c’est sûr que ça va évoluer, a-t-elle dit; après tout, ils sont les premiers responsables.Il faut reprendre les familles comme premier élément de solution.Elles demeurent la cellule de base.On ne croit pas que les parents démissionnent plus vite qu’avant, mais ils manquent de ressources.Ils se font tellement charrier par les modes, d’une philosophie à une autre.Dieu, qu’on en demande aux parents ! Pourtant, personne n’est parfait.Ce n’est pas facile, par exemple, Jean Dorion est réélu à la tête de la SSJB PRIORITÉ à la raison plutôt qu’à l’émotion dans la lutte pour l’indépendance du Québec : tel est le mot d’ordre que Jean Dorion, réélu par acclamation à la présidence de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, a voulu mettre de l’avant en clôturant samedi le 157e congrès général de l’organisme.M.Dorion a précisé que la réélection de son équipe à la direction de la SSJB signifiait l’appui des membres à l'ouverture aux « nouvelles réalités » montréalaises, et notamment le Caractère multi ethnique de la société.Le président réélu a invité tous les membres à adhérer au mouvement Québec 1991, qui fait pression pour obtenir la tenue, dès cette année, d’un référendum sur l’indépendance du Québec.La SSJB M appuie déjà, Comme organisme, les actions de ce mouvement.Il a enfin derpandé la levée, dès mardi, du huis clos qui entoure le délibérations de la Commission Bélanger-Campeau : « La population a le droit d’être informée des débats de la Commission : l’enjeu pour elle est trop important.» Le cinq autres sièges à la direction de la SS.IB-M seront occupés par Mme Mireille Palluy, MM.Michel Prud’homme, Denis Sylvain, André Beauchamp et Jean-Charles Desroches.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondu on 1892 55 St Jacques Agents de Montreal, Quebec br6V6tS Canaria, H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax: efe De nombreuses activités * Camp de vacances mixte: 7 à 14 ans • Accueil de groupe (autonomes) • Equipe aventure mixte 14 à 16 ans • Journées plein air (printemps) (514) 834-6383 / 834-3125 DE SUPERBES VACANCES EN MUSIQUE N| a Pour filles et garçons de 8 à l 7 ans Cours d instruments, chant choral, musique d'ensemble et - ¦ • choix multiple d’activités en plein air.Pour informations: C.p.147, Sillery, Québec (418) 624-1636 TROIS SAUMONS ET MIN0GAMI Séjours de 9 jours à 4 semaines pour garçons et filles de 5 à 17 ans Pour informations: (418) 529-5323 Ou écrire à : 11 rue Crémazie Est Québec, Québec - G1R 1T1 FERNAND LINDSAY, C.S.V.DIRECTEUR MUSICAL Carnp musical de Lanaudiôre C.P.44, Jolletle J6E 3Z3 Musique instrumentale - Chorale et orchestre - Musique de chambre -Auditions musicales dirigées Endroit: Lac Priscault, Saint- Côme pour tilles et garçons - 9 à 17 ans Information (514) 755-2496 13hOO à17hOO CAMP DE-LA-SALLE ¦ LE CHOIX DES ACTIVITÉS PAR L'ENFANT, ¦ une grande variété d'activités offertes aux campeurs(ses) ¦ répartition des campeurs(ses) dans des chalets de 20, sous l'animation d'un(e) responsable de chalet â* C.P 26 Varennes nx i pu (514) 449-4826 souvent la casquette verte mais, mode oblige, fluorescente.Et puisque le vert symbolise tant l’attachement à la mère patrie, on a vu, comme il fallait s’y attendre, des cheveux verts.Sur la rue Guy, au sud de Sainte-Catherine, les cheveux d’une jeune femme se confondaient en effet avec le vert tout aussi irlandais d’un guichet automatique de la Banque Toronto-Dominion.C’est ce qu'on appelle, pour parler chic, du « télescopage dans la situation discursive ».Cette jeune femme aux cheveux verts avait un chien.Évidemment, le chien en question était un « setter » Irlandais.Et comme on venait de l’enfermer dans une camionnette stationnée entre Guy et René-Lévesque, notre pauvre chien s’est mis à verser des larmes de famine.De famine irlandaise comme il se doit.À un coin de rue de là, sur René-Lévesque entre La Montagne et Guy pour être précis, les participants astiquaient une dernière fois leurs instruments pendant que d’autres nettoyaient ici et là les véhicules utilisés.Afin de suivre le plus confortablement possible cette parade tant attendue, bien des spectateurs, qu’ils soient ou pas irlandais, avaient installé leurs pénates bien avant les coups de 13 h.Les plus « musicaux » d’entre eux avaient choisi les tabourets des pubs plutôt que les trottoirs de la rue Sainte-Catherine afin de savourer ces bières fortes en goûts en écoutant des ballades.A midi, au Saint-Andrew's Pub on écoutait avec une certaine indifférence un troubadour barbu, alors qu’au Cockn’ Pull Pub, à quelques pas de là, on chantait, on riait, on dandinait de la croupe aux rythmes des flûtes et des instruments à cordes qui singularisent cette musique.Dehors, le régiment d’Écossais, nos notables irlandais, une douzaine de représentants de la Police Montée, des pompiers, des chars allégoriques, le Karnak Oriental Hand af- LE DEVOIR les bu^ont DE9H00A1b Oe 8h30 à \6h00 Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 Publicité numéro sans trais (514) 842-9645 1-800-363-0305 Annonces classées.(514) 286-1200 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) B44-7457 Montréal.(5141844-5738 Québec.(418)845-2080 Extérieur— Indicatrt 514.1-800-361-6059 Indice U1 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.1-800-361-5699 LA VIE ECONOMIQUE Montréal, lundi 18 mars 1991 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Clarinet Resources Pengrowth Gas Jilbey Exploration Gesco Industries Golden Rule Resources Hayes-Dana Manson Creek Resources Terres Noires (Co agri) Val Royal (Groupe) Citadel Gold Mines Fleet Aerospace La Verendrye Shasper Industries Canada Trust Income Invest.Channel Resources Taro Industries date heure lieu 19-03 11 h 00 Calgary 19-03 11 h 00 Calgary 20-03 10 h 00 Vancouver 20-03 10 h 00 Weston 20-03 14 h 30 Calgary 20-03 11 h 00 Toronto 20-03 14 h 15 Calgary 20-03 16 h 00 Montréal 20-03 11 h 00 Montréal 21-03 10 h 00 Toronto 21-03 11 h 00 St-Catharines 21-03 9 h 30 Montréal 21-03 16 h 00 Montréal 22-03 10 h 30 Toronto 22-03 10 h 00 Vancouver 22-03 10 h 00 Calgary ÉCHÉANCE DE BONS DE SOUSCRIPTION Canada Tungsten Mining Symbole : CTM.WT Valeurs : action ordinaire.Base de souscription : 10 $ par action.Date d'échéance : le 25 mars 1991.ÉCHÉANCE DU PRIVILÈGE D’ENCAISSEMENT PAR ANTICIPATION Ranger Oil Symbole : RGO.PR.U Valeurs : actions privilégiées, 9,25 %, Série A.Prix à l'encaissementa : 25 SUS.Date limite pour exercer votre privilège : le 26 mars 1991.Date d'encaissement : le 10 avril 1991.Bramalea Symbole : BCD.PR.B Valeurs : actions privilégiées, Série B.Prix à l'encaissement : 25 $.Date limite pour exercer votre privilège : le 18 mars 1991.Date d'encaissement : le 30 mars 1991.Société financière Alexis Nlhon Symbole : AXN.PR.A Valeurs : actions privilégiées, 7,40 %, série 1.Prix à l'encaissement : 25 $.Date limite pour exercer votre privilège : le 15 mars 1991.Date d'encaissement : le 15 avril 1991.OFFRE PUBLIQUE D’ACHAT Informatrix 2000 Softkey Software Products a l’intention de déposer uneoffre d'achat pour la totalité des actions de la société Informatrix 2000.Softkey Software Products offrira pour chaque action d’Informatrix soit : 2,55 $ en espèces ou 0.925 actions ordinaires de Softkey Software Products ou 1 action privilégiée Série A de Softkey Software Products.Consoltex Canada La Bourse a été informée que la société Coats Vlyella Pic, actionnaire majoritaire de Consoltex Canada, a avisé la société qu'un groupe d’investisseurs avait l'intention de faire une offre visant la totalité des actions ordinaires en circulation de la société au prix de 38 $ l'action.L'offre devrait être transmise aux actionnaires au plus tard le 3 avril 1991.Union Carbide Canada La Bourse a été avisée qu'Electric Furnace Products a soumis une offre d'achats pour les actions d'Union Carbide Canada au prix de 19 $ l’action.Cette offre se termine le 27 mars 1991.RACHAT PARTIEL Maritime Electric Symbole : MEC Valeurs: actions privilégiées, 10,50%, cumulatives, rachetables au gré de la société.Prix de rachat : 20 $ par action.Date de rachat : le 1 er avril 1991.PROJET DE CONSOLIDATION Exploration Essor Valeurs : actions ordinaires.Base de la consolidation proposée : 1 nouvelle action pour chaque 10 actions détenues.Date de l’assemblée : le 19 avril 1991.PROJET DE RÉORGANISATION DU CAPITAL Gaz Métropolitain La Bourse a été avisée que la société a entrepris des démarches pour obtenir, des autorités gouvernementales compétentes, les autorisations préalables requises pour une réorganisation corporative visant à transformer la société en une société en commandite.La Bourse a aussi été avisée que la société a l'intention de racheter par anticipation, les actions privilégiées 5,40 % à dividende cumulatif série 1965, ses actions privilégiées 5,50 % à dividende cumulatif série 1966 et ses actions privilégiées de second rang série C, en autant que toutes les autorisations requises pour réaliser la réorganisation soient obtenues.MODIFICATION DE LA RAISON SOCIALE ET RÉORGANISATION DU CAPITAL International Azora Minerais Modalités de l’échange : 1 action ordinaire de Power Battery Holding pour chaque action ordinaire d'international Azora Minerais détenues.Tut Entreprises Modalités de l’échange : 1 action ordinaire de Slmmonds Communication pour chaque action ordinaire de Tut Entreprises.DIVIDENDES-ACTIONS Wajax Taux : 0,00875 action pour chaque action de catégorie B.Date d'enregistrement : le 15 mars 1991.Date de paiement : le 28 mars 1991.À TITRE D’INFORMATION Hope Brook Gold La Bourse a été avisée que BP Canada a fait une proposition qui convertirait les actions ordinaires de la société en actions rachetables qui pourrait être rachetées à raison de 1,20 $ l’action.Les deux sociétés ont annoncé que suite au projet de rachat, les actionnaires de la société, autres de BP Canada, ne détiendraient plus d'avoir dans la société.Ocelot Industries La Bourse a été avisée que Ocelot Industries entreprend des démarches pour sa restructuration.Ces démarches comprennent la mise sur pied de la division chimique comme une nouvelle cdmpagnie inscrite, la fusion avec une compagnie privée gazière et pétrolière.Corporation de gestion La Vérendrye La Corporation de gestion La Vérendrye a déposé une offre en vue de privatiser la société par la réalisation d’une série de transactions qui résulterait en une offre d'achat au comptant de 1,60$ l'action de la société.Cette offre se termine le 25 mars 1991.Central Crude La compagnie a avisé la Bourse qu'elle avait instauré un programme de rachat de ses actions.La compagnie a l'intention de racheter jusqu'à 373 053 de ses actions ordinaires, soit approximativement 5 % de ses actions en circulation.Le programme de rachat expire le 7 mars 1992.Scrlntex La compagnie a avisé la Bourse qu’elle avait instauré un programme de rachat de ses actions.La compagnie a l’intention de racheter jusqu’à 100 000 de ses actions ordinaires.Le programme de rachat se termine le 5 mars 1992.Value Investment La société entend procéder à une distribution partielle à titre de remboursement de capital, d'un maximum de 3,62 $ par action.Cette distribution devrait s'effectuer avant le 1er juillet 1991.Cette distribution est sujette à certaines conditions.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document, étant un bulletin d’informatiop, pourrait être incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé La délicate restructuration des banques nippones Les transformations du secteur financier ont engendré des difficultés pour le secteur bancaire nippon.i» MN'/ Philippe Pons l.e Monde TOKYO — Le système financier japonais traverse un hiver rude.Le « dégonflement de la bulle spéculative », effondrement de la Bourse puis baisse des prix fonciers, s’est traduit par une dégradation des profits des banques et une montée du risque de crédit.Si la baisse des prix fonciers s’accentue, tout le système financier pourrait être sévèrement ébranlé.Il ne semble cependant pas que se profile à l’horizon, un sinistre d’une ampleur telle qu’il ne puisse être encaissé : la santé actuelle de l’économie réelle et les mécanismes traditionnels de solidarité à l’intérieur des groupes pouvant contribuer à atténuer le choc.Si un écroulement de banques au zénith du « hit-parade » mondial trustant les dix premières places, paraît improbable, une restructuration en profondeur n’en est pas moins en cours.Opération de nettoyage, plus exactement, par l’élimination des excès spéculatifs de ces dernières années : la sélection « naturelle » qui s’annonce sera douloureuse et se fera particulièrement sentir à la base du système bancaire (crédits mutuels et autres) et à sa périphérie : ce que l’on nomme les « non banques », c’est-à-dire les organismes qui sans drainer l’épargne pratiquent néanmoins des prêts.Dans les meilleurs des cas, on assistera à des fusions (processus déjà amorcé par le mariage des banques Mitsui et Taiyo Kobe, en avril 1990, et cette année de Kyowa et Saitama) qui devraient concerner surtout des banques régionales et des caisses de crédit mais peut-être aussi de grandes institutions (la revue japonaise Economist mentionnait par exemple la Banque de Tokyo, la Tokai ou Daiwa parmi les institutions en quête de partenaires).Une multiplication de catégories Le cas des banques et celui des « non-banques » doit être dissocié bien qu’il existe des liens très étroits entre le coeur du système bancaire et sa périphérie.Le système bancaire nippon lui-même est complexe en raison d’une multiplication de catégories.Au sommet de la pyramide, on trouve les douze city banks, le plus important pôle du réseau, qui conjuguent les activités de banques de dépôts et de banques d’affaires, puis les trust banks, qui ont des activités de banques universelles avec une prédominance dans la gestion de fonds de placement et dont les principales sont aux mains des ex-conglomérats (zaibatsu) et enfin les long credit banks, spécialisées dans le crédit à long terme.En dessous, viennent les diverses banques régionales, dont certaines sont d’anciennes banques mutuelles, les caisses et associations de crédit et les coopératives.Parmi ces dernières, certaines ont une étonnante capacité à drainer l’épargne : le montant total de dépôts de la Coopérative des agriculteurs dépasse celui de la Dai Ichi Kangyo, la première city bank nip-pone.Signe du malaise des banques nippones : les résultats des plus importantes d’entre elles ( city banks, trust banks, et banques régionales) ont baissé de 30 % et ceux des banques de crédit à long terme de 20 %.Plus profondément, elles sont confrontées à une montée évidente du risque de crédit.Le nombre des faillites, leur montant et les tendances à la baisse du marché immobilier renforcent ce risque : les prêts bancaires à l’immobilier s’élèvent à quelque 53 000 milliards de yens et représentent 10% du total des encours.Mais comme les banques ont aussi prêté 71 534 milliards de yens aux « non-banques », qui ont reporté ces prêts sur l’immobilier, le système bancaire dans son ensemble aurait 30 % de ses encours accordés à des « secteurs à risques » et 23 % garantis sur des terrains.Précarité des « non-banques » À cette exposition excessive des banques s’ajoutent deux facteurs qui assombrissent le tableau.En premier lieu, un resserrement de la po-lititique de crédit poursuivie depuis plusieurs mois par la Banque du Japon qui, conjuguée à la libéralisation des dépôts, augmente le coût des ressources des banques.Joue aussi, en second lieu, un ralentissement de la croissance des actifs afin de satisfaire aux contraintes du ratio de solvabilité (c’est-à-dire le rapport fonds propres/engagements) exigées par la Banque des règlements internationaux.Les banques nippones doivent relever ce ratio jusqu'à 8 % : en d’autres termes pour 100 yens prêtés, il faut avoir 8 yens en réserve.Une bonne partie de ces réserves étant constituée par des plus-values escomptées de leur portefeuille boursier, mais ces profits s’étant évanouis à la suite de la chute des cours, le ratio de solvabilité s’est contracté.Mais depuis le milieu de février, toutes les douze city banks respectent le ratio de solvabilité exigé par la BRI.Certaines banques régionales ont en revanche commencé a demander à leurs clients des balances compensatoires sur les prêts accordés.La long credit bank, Nippon Credit, vient, pour sa part, de décider de vendre une partie de son portefeuille afin de boucler l’année fiscale 1990 (le 31 mars) avec le taux de solvabilité requis (il n’est actuellement, dans son cas, que de 6,2%).Si l’alarmisme ne semble pas de mise pour les banques, la situation des « non-banques» est beaucoup plus précaire.Sociétés de leasing, de prêt au consommateur et autres, ces « non-banques » sont légion : quelque 38 000.Les prêts consentis par les « non-banques » s’élevaient a 69 000 milliards de yens en 1990.Ne pouvant drainer l’épargne elle-même, les « non-banques » se financent auprès des banques (95,9 % de leurs fonds en proviennent).Selon une enquête du ministère des finances, sur les deux cents plus importantes « non-banques» (dont les activités représentent 70 % du total du secteur), 41 % des prêts qu’elles ont consentis étaient destinés à l’immobilier (36 % pour les promoteurs et 5 % pour les constructeurs).Entre mars 1989 et mars 1990, elles ont augmenté ces prêts de 47,6% (dans le cas des banques + 12%).Plus de 60 % de ces prêts ont pour garantie des biens fonciers (25% dans le cas des banques).Selon la même enquête, en septembre dernier, les deux cents principales « non-banques » avaient prêté au total 58 000 milliards de yens dont 22 000 milliards directement à des promoteurs et constructeurs immobiliers (en fait davantage car elles se prêtent aussi entre elles : 14 % du total de leur prêts).Sur un total de 69 000 milliards de yens prêtés par l’ensemble des « non-banques », 72 % n’avaient pas encore été remboursés.Dans bien des cas, ces organismes ont servi de relais aux banques pour financer des clients donnant moins de garanties.Elles ont aussi continué à financer les investisseurs lorsqu’en 1989 les banques ont été contraintes ar les autorités à limiter leurs prêts un plafond inférieur de 30 % du niveau atteint l’année précédente.Enfin, aiguillonnées par la concurrence, les « non-banques » prêtaient aussi au-dessus (de 20 % à 30 %) de la valeur de l’actif.Les sociétés immobilières confrontées à un marché qui s’est considérablement réduit (les acheteurs potentiels anticipant une baisse) sont prises au collet : elles n’ont pas assez de liquidités et doivent se refinancer à des taux d’intérêt élevés.Comme aux dominos, la faillite d'un promoteur se répercute sur la « non-banque » qui Ta financé puis sur la banque qui est derrière.La crise est là.Peut-elle se transformer en débâcle ?Vraisemblablement non.Il est clair qu’une période s’achève : celle de l’argent facile qui a servi à alimenter la spéculation boursière et immobilière.Dans l’hypothèse d'une poursuite de la baisse des prix fonciers d’ampleur modérée (de 20 % à 30 %), hypothèse généralement retenue, l’atterrissage devrait s’opérer sans trop de casse.Selon une étude de la banque Mitsubishi, une chute de 50 % des prix des terrains se traduirait par 10 000 milliards de yens de dettes non remboursées.Le coup serait sévère.Mais s’il est moindre, il devrait pouvoir être encaissé : en 1985, le montant des faillites entraînées par l’appréciation du yen s’est chiffé à 4000 milliards d’impayés.L’ardoise a été effacée.On peut penser que le système de solidarité japonais permettrait de circonscrire une nouvelle fois le sinistre.Il n’en reste pas moins qu’une frange de l’économie nationale (sociétés immobilières, entreprises trop exposées, crédits mutuels), gonflée artificiellement par la spéculation, va sombrer dans les mois qui viennent.Réforme en préparation Dans le cas des « non-banques », on s’attend à des faillites à la suite notamment de dépôts de bilan de promoteurs immobiliers : une cinquantaine seraient menacées, selon des estimations de Tokyo Shoko Research.Par un jeu d'enchaînement des garanties, les constructeurs peuvent aussi être touchés, comme le montre la récente faillite du promoteur immobilier Natatomi (300 milliards de yens de dettes), dont un tiers du capital était garanti par le constructeur Tobishima.En ce qui concerne les banques, les plus fragiles ou les plus petites auront des jours difficiles : certaines risquent de ne pas survivre et sont destinées à fusionner ou à être absorbées.En général, les banques ont néanmoins comme garantie des actifs d’une valeur supérieure aux prêts consentis.Les plus grandes ont certes les reins solides, mais elles risquent d'être touchées par ricochet par les « non-banques » qu’elles ont dans leur mouvance.Comme d’ailleurs les grandes maisons de titres dont les filiales « non-banques » sont en difficulté : Nomura avec Nomura Finances ou Sanyo avec Sanyo Finances.Y aura-t-il une escalade, et la « règle » tacite selon laquelle une banque nippone ne doit pas faire fail lile afin que l’épargne soit protégée sera-t-elle respectée quoi qu'il arrive ?Les banques étrangères paraissent exposées à quelques déconvenues.Ayant une part réduite du marché (au total 4 %), elles héritent souvent de ce que ne veulent pas les banques nationales : aussi ont-elles considérablement augmenté leurs prêts aux «non-banques» qui se heurtaient au refus des banques nippones, soumises aux pressions des autorités.Selon l’enquête du ministère des finances, en septembre dernier, les banques étrangères avaient prêté 6300 milliards de yens aux « non-banques ».Leur capacité bénéficiaire étant plus réduite, la proportion des prêts aux « non-banques » est plus élevée.Récemment, la Banque du Japon a « suggéré » aux banques étrangères de surveiller de près leur risque de crédit.Le paysage financier nippon est appelé à changer sous la double pression des événements et de la volonté des autorités.Le ministère des finances prépare en effet une réforme, qui entrera en vigueur en 1993, visant à homogénéiser le système bancaire en permettant à toutes les catégories d’institutions d'agir dans des domaines qui leur étaient auparavant interdits : les banques ordinaires pourront, par exemple, émettre des obligations.Un autre objectif est de consolider le système en favorisant les fusions entre, notamment, une city bank et une long credit bank.Plus profondément, c’est la pratique même des banquiers nippons qui est appelée à changer.Les scandales comme celui de la banque Su-miromo, qui témoigne d’une soif effrénée de profit, ne sont pas seulement à mettre au compte d’individus (en l’occurence son ex-président M.Isoda).Toutes les banques ont agi de même, et aujourd'hui toutes ont leurs « casseroles ».Pendant des années, les banques japonaises ont été habituées a un marché tranquille.L’épargne se dirigeait naturellement vers elles et le financement bancaire prédominait, les entreprises disposant alors de peu de fonds propres.La baisse des taux d’intérêt exigée du Japon par Washington, à la suite de l’accord du Plaza en 1985 (afinque les investisseurs nippons financent 30 % du déficit budgétaire américain), conjuguée à la dérégulation, ont troublé cet ordre : les industriels se sont davantage tournés vers les marchés financiers pour lever des fonds à meilleur coût.Victimes de ce désendettement bancaire des entreprises, les banques ont dû chercher de nouveaux clients (PME et « non-banques ») et elles ont contribué ainsi à alimenter la spéculation.L’abondance des liquidités a, en outre, conduit les banquiers nippons à raisonner comme des industriels en termes de part de marché, de concurrence excessive et de profit (en cassant les marges).À l'étranger également, ils ont poursuivi une politique à risque.Aujourd’hui, la fête est finie et l’heure est au repli (réduction des activités internationales : une timidité qui posera peut-être des problèmes lors des syndicalisations à venir), à la prudence (sélectivité dans les risques) et à la consolidation sinon, pour certaines, au sauvetage ce ce qui peut l’être.L’ajustement forcé, et piloté jusqu’à un certain point par les autorités financières qui chevauche la vague, ne se fera pas sans douleur.RELAIS D'AFFAIRES ESTRIE 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la Namibie.« J’accepte de dialoguer avec les Israéliens en la présence des cinq membres permanents du Conseil de sécurité à la table de négociation », indique M.Arafat, qui précise qu’en effet il veut une garantie et a « besoin de la pression des cinq grands sur Israël ».« Je ne demande pas que les Israéliens acceptent l’idée d’un État (palestinien) pour commencer à discuter avec eux », affirme M.Arafat, interrogé dans la nuit de samedi à hier, mais il estime qu’il serait naïf de ne pas y faire réference.« Je demande, dit-il, que la base des discussions soit les résolutions de l’ONU ».« Nous avons le droit de venir chacun à la table de négociations avec nos idées, nos revendications, aussi divergentes soient-elles, et de discuter.Qui sera l’arbitre?Le Conseil de sécurité», affirme M.Arafat.M.Arafat a précisé toutefois qu’il était opposé à ce que la délégation palestinienne soit composée de Palestiniens de l’intérieur, soulignant que les Palestiniens « ont leur direction à l’extérieur».Concernant la guerre du Golfe, M.Arafat considère que le président Saddam Hussein aurait pu, s’il l’avait voulu, prolonger la bataille terrestre un mois de plus.Il a expliqué son ralliement à l’Irak par le fait que l’OLP ne pouvait accepter la présence d’une « force étrangère » dans la région et estimé que la reprise de l’aide des pays du Golfe à l’OLP n’est qu’une question de temps.Il a indiqué qu'il avait « vu des éléments positifs » dans le discours du président Bush devant le Congrès, mais que « ce n’est qu’un point de départ » et que l’OLP ne se fait pas d'illusion.Il a réaffirmé son opposition aux plans Shamir (premier ministre israélien) et Peres (leader travail- liste).Par ailleurs, l’armée israélienne a autorisé hier les Palestiniens des territoires occupés à retourner travailler à Haifa et Tel Aviv, après deux mois d’interdiction dus à la guerre du Golfe.Les deux villes avaient été les principales cibles des attaques de missiles Scud irakiens, qui ont fait deux morts et 239 blessés.U n tribunal de Tel Aviv a d’autre part prononcé sept peines de réclusion a perpétuité contre un Israélien de 22 ans, Ami Popper, pour l’assassinat de sept travailleurs palestiniens de la bande de Gaza en mai dernier.Knviron 30 000 Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza sont entrés hier en Israël, contre 120 000 avant les hostilités.Beaucoup avaient décidé de suivre les directives de la Direction unifiée de l’Intifada et du mouvement de résistance islamique Hamas qui avaient appelé les Palestiniens à rester chez eux hier pour marquer le début, il y a deux mois, de la guerre du Golfe, qui correspond aussi au premier jour du mois de Ramadan.L’accès de Tel Aviv, Haifa et Jérusalem a cependant été limité aux Palestiniens qui bénéficiaient d’un moyen de transport de leurs employeurs.Selon la radio israélienne, l’armée a procédé à des contrôles très stricts, y compris des fouilles corporelles.Les 1,7 million d’habitants des territoires occupés avaient été consignés chez eux au début de la guerre du Golfe, le 17 janvier, pour éviter tout débordement pro-irakien.Les autorités ont peu à peu atténué les restrictions, mais un couvre-feu nocturne est resté en vigueur.Il a été cependant retardé hier de deux heures pour permettre aux Arabes de participer aux prières du soir du Ramadan.Il y a une semaine, un Palestinien a tué quatre Israéliennes à coups de couteau dans le secteur juif de Jérusalem-Ouest.Mais l’armée a autorisé les travailleurs palestiniens à se rendre de nouveau dans la ville sainte, d’où ils étaient refoulés depuis ces meurtres.NICOSIE (Reuter) — Des dirigeants de l’opposition irakienne ont démenti hier les affirmations du président Saddam Hussein qui avait annoncé la veille l'écrasement du soulèvement auquel le sud de l’Irak est en proie depuis la défaite de son armée dans la guerre du Golfe.Dans des interviews recueillies à Damas, des dirigeants de mouvements chiites et kurdes irakiens ont dit que la majorité des villes irakiennes étaient maintenant aux mains des rebelles.L’un d’eux a déclaré que des insurgés marchaient sur Bagdad.L’écrasement du soulèvement dans le sud irakien annoncé par Saddam H ussein est « aussi vrai que sa prétendue victoire contre les alliés dans la Mère des batailles », a déclaré à Damas Djalal Talabani, dirigeant de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK).Selon lui, le grand ayatollah Abol-kassem al Khoei, haut dignitaire musulman basé dans la ville sainte de Nadjaf, dans le sud irakien en majorité peuplé de chiites, a émis un dé- TÉHÉRAN (AFP) — Le président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsand-jani s’est déclaré hier « dégoûté par le massacre du peuple irakien par les unités de la Garde républicaine », et a indiqué que son pays allait procéder à de larges consultations sur la situation au Moyen-orient.Cité par l’agence officielle IRNA, M.Rafsandjani, qui s’adressait à un groupe d’oulémas, a affirmé que l’Iran devrait être « vigilant devant l’évolution de la situation intérieure en Irak ».« Nous devons surveiller attentivement la situation et adopter une position après de larges consultations », a ajouté M.Rafsandjani, selon IRNA.La situation au Moyen- JOHANNESBURG (AFP) - Quatorze personnes ont été tuées hier dans la région de Johannesburg lors d’affrontements entre des groupes noirs rivaux, les violences dans le ghetto noir d’Alexandra ayant gagné un foyer d’immigrés proche du centre-ville, a indiqué la police.Selon le porte-parole de la police, le major Reg Crewe, six personnes ont été tuées hier en fin d’après-midi dans le foyer George Goch, à Jeppes- cret religieux proclamant la guerre sainte contre Saddam Hussein.Bayan Jabr, dirigeant de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (SAIRI) basée à Téhéran, a pour sa part déclaré que des insurgés se trouvaient à moins de 100 km de la capitale irakienne.Selon lui, ils ont aussi pris la ville de Kout, à 180 km au sud-est de Bagdad.L’ayatollah Taki al Moudarressi, dirigeant de l’Organisation de l’action islamique, a déclaré de son côté : « Le soulèvement touche 26 villes irakiennes et plus de 80 % du nord de l’Irak ».Selon Djalal Talabani, plus de 95 % des régions kurdes, dont la plupart des villes — y compris Irbil et Soulai-maniya — seraient en fait sous le contrôle des rebelles kurdes et des combats font rage pour libérer le reste.Il a notamment fait état de combats à Kirkouk, le principal centre pétrolier du nord de l’Irak.Des insurgés ont « libéré » la partie orientale de la ville, a-t-il précisé.Orient, en particulier dans le Golfe persique est « très sensible, compliquée et vague », a-t-il dit.Le chef de l’État iranien a souligné que « la sécurité régionale sera maintenue à travers l’adoption de politiques prudentes et une véritable bonne volonté de la part des États de la région vis-à-vis de la république islamique d'Iran ».Samedi, M.Rasfandjani avait présidé une réunion du Conseil supreme de sécurité nationale, plus haute instance de décision politique en Iran, qui avait rejeté les allégations du président Saddam Hussein accusant l’Iran d’être impliqué dans les troubles en Irak, et demandé au gouvernement irakien de « se soumettre à lovvn, où ont été dépêchés des policiers et des soldats.Dimanche soir, le calme était revenu dans le foyer.Par ailleurs, les corps de huit personnes ont été retrouvés hier à Alexandra, ghetto qui jouxte une banlieue chic dans le nord de Johannesburg, a ajouté le major Crewe.Hier matin, la police avait déjà annoncé la mort de cinq personnes depuis samedi dans des violences à ca- « Saddam doit démissionner.S’il est un tant soit peu intéressé par le salut de l’Irak, il doit démissionner aujourd’hui plutôt que demain », a-t-il ajouté.Dans sa déclaration à la télévision, la première depuis la défaite de ses troupes faces aux Américains et à leurs alliés dans la guerre du Golfe le 28 février, Saddam Hussein avait qualifié samedi les insurgés de trai-tres.Il les a accusés d’essayer de démembrer et de détruire l’Irak en transformant le pays en un nouveau Liban déchiré par les luttes sectaires.Samedi, sans désigner nommément l’Iran, Saddam Hussein, a implicitement accusé Téhéran de soutenir l’insurrection dans le sud irakien.Il avait aussi promis une défaite écrasante aux rebelles kurdes.Il avait cependant déclaré qu’il était temps de procéder à des reformes démocratiques et promis un système pluraliste et un référendum sur une nouvelle constitution.Taki al Moudarressi a rejeté ces promesses en les qualifiant de « men- la volonté de son peuple».Cette accusation a entraîné la première polémique publique entre les deux pays, au plus fort des troubles en Irak.Dans sa réplique, sèche et immédiate, la plus haute instance iranienne, le Conseil suprême de sécurité nationale, a rejeté ces allégations et a, en retour, accusé le régime irakien « d’offenser les lieux saints ».Samedi soir, la télévision iranienne a montré des reportages tournés à Kerbala qui montrent à la fois le dôme du mausolée d’Hussein, troisième imam chiite, touché, semble-t-il, par un obus de gros calibre, et des manifestants en grand nombre, ractère politique: deux à Alexandra, deux dans le ghetto noir de Tembisa (est de Johannesburg) et une dernière dans le sud de la province du Natal.Le ghetto noir d’Alexandra a déjà été, le week-end dernier, le théâtre de violents affrontements qui avaient fait 45 morts entre partisans du mouvement conservateur zoulou Inkatha et du Congrès national africain (ANC).songes flagrants qui ne trompent personne ».Il a ajouté : « Nous mettons Saddam Hussein au défi d’organiser un référendum sur son pouvoir».Des officiers américains et irakiens se sont rencontrés hier pour examiner une requête de Bagdad qui veut faire voler ses avions en Irak malgré les dispositions contraires de l’accord de cessez-le-feu provisoire conclu après la défaite des troupes irakiennes face aux forces alliées.Le général Robert Johnston, chef d’état-major auprès du commandement central américain, a représenté les forces alliées lors de cette rencontre qui a eu lieu avec 10 officiers irakiens à Safwan, en Irak.Un responsable militaire occidental a dit que le président Saddam Hussein essayait probablement de réorganiser ce qui reste de ses forces armées pour combattre le soulèvement contre son régime.Il a ajouté que Bagdad avait déjà utilisé des hélicoptères contre cette insurrection.aux abords de la mosquée, conspuant Saddam Hussein.D’autres reportages font état de troubles à Nadjaf, premier sanctuaire chiite abritant le mausolée d’Ali, gendre et cousin du prophète, premier imam du chiisme, et père d’Hussein.Pendant la guerre qui a opposé l’Irak à la coalition, l'Iran a manifesté son soutien, notamment humanitaire, au peuple irakien, et a reçu à diverses reprises plusieurs ministres irakiens.Les allées et venues du ministre des Affaires étrangères Tarek Aziz ou du vice-premier ministre Saadoun Hammadi, souvent en transit pour Moscou, signifiaient les retrouvailles diplomatiques entre les deux capitales.Téhéran condamnait avec autant de véhémence « l’intervention alliée dans le Golfe Persique » que l’occupation et l’annexion du Koweit.Depuis la fin des hostilités, les Iraniens n’ont de cesse de prôner « l’intégrité territoriale de l’Irak et la non-ingérence » des puissances occidentales dans la question irakienne, se targuant d’avoir rallié à cette cause Paris et Londres.Téhéran remet en outre quotidiennement à l’ordre du jour le thème de la guerre Irak-Iran, cette guerre imposée avec « le soutien de l’Occident », selon les dirigeants iraniens.Le président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, lors d’un séjour dans la région du Khouzistan particulièrement touchée par la guerre, a estimé à 900 milliards $ les pertes de l’Iran.Dans le même temps, la presse révolte des forces populaires» en çl-rak, tant dans le sud chiite qu’au Kurdistan, et concentre ses attaques contre la personne de Saddam Hussein et du Baas, parti nationaliste arabe prônant à la fois le socialisme et la non-intervention du clergé dans les affaires politiques.«Saddam n’a pas utilisé son armement massif contre les sionistes et les Américains, mais n’hésite jamais à massacrer des femmes et des enfants sans défense.Il connaîtra le sort de Ceausescu», le dictateur roumain, prédit dimanche le quotidien Kayhan-international, proche des «durs» du régime.«Seul l’islam est à même de sauver l’Irak», affirme le Guide de la république islamique Ah Khameinei.»La seule voie du salut passe par la soumission du gouvernement irakien à la volonté et à la voix du peuple irakien», a déclaré samedi le Conseil suprême de sécurité nationale.Des opposants irréductibles à Sad dam Hussein, notamment l’ayatollah Mohammad Bagher Hakim, prési dent de l’Assemblée suprême de la révolution islamique d’Irak (ASRII), ont trouvé refuge et s’expriment à Téhéran.Dans une conférence de presse, M.llakim, tout en demandant »un gouvernement représentant la volonté du peuple», a estimé que le gouvernement devait «respecter l'islam», ce à quoi, selon lui, le Baas a failli.Ryad et Téhéran vont renouer NICOSIE ( Reuter) — L’Arabie Saoudite et l’Iran vont rétablir leurs relations diplomatiques dans les quarante-huit heures, a rapporté hier l’agence de presse du sultanat d’Oman.« Le royaume d’Arabie Saoudite et la république islamique d’Iran sont Û Aide a l'enfance-Canada Sa»e lhe ( hildren ( anada parvenus à un accord sur le règlement de tous les problèmes (qui demeuraient) entre eux et sur le rétablissement des liens diplomatiques dans les prochaines quarante-huit heures », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, AU Akbar Velayati, dont l’agence rapporte les propos.Le ministre iranien a annoncé cette décision après trois heures de discussions à Mascate avec son homologue saoudien, le prince Saoud al Fayçal.Les deux pays avaient rompu leurs relations diplomatiques en 1988 après le mort de 400 personnes, pour la plupart des pèlerins iraniens, dans des affrontements avec les forces saoudiennes à la Mecque.LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: > mmmm f '‘X*' P ¦ t r y ** ^ Des membres du groupe Inkatha ont défilé hier dans les rues d’Alexandra, en Afrique du Sud.Les violences dans la région de Johannesburg font 14 morts PHOTO AP Rafsandjani dégoûté par les massacres en Irak MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension Pompano Beach HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy L’Indonésie et la France pressées de relancer les négociations sur le Cambodge BANGKOK (AFP) — Les États-Unis et la Thaïlande ont estimé hier que l’Indonésie et la France devaient prendre l’initiative de relancer les négociations de paix sur le Cam txxlge, a déclaré le ministère thaïlan dais des Affaires étrangères.Cette annonce fait suite à un en tretien de deux heures qu’ont eu dans la journée le secrétaire d’État ad joint américain pour l’Asie du Sud Est et le Pacifique, M.Richard Solomon, et le ministre thaïlandais des affaires étrangères, M.Arsa Sarasin.« Les parties thaïlandaise et américaine sont convenues que l’initiative pour obtenir une relance des négociations de paix devrait être prise par le ministre indonésien des Affaires étangères Ali Alatas et par son homologue français Roland Du mas, » a déclaré le porte-parole de la diplomatie thaïlandaise Sakthip Krairiksh.L’Indonésie et la France co-président la Conférence internationale de Paris sur le Cambodge (CIPC), convoquée en août 1989 mais bloquée depuis septembre 1989 en raison de divergences entre les factions cambodgiennes.La Thaïlande a demandé à Washington de faire pression sur l’Union soviétique pour que Moscou tente de persuader Hanoi et Phnom Penh, qui sont ses alliés, de se mettre d’accord pour reprendre les négociations de paix dès que possible, a ajouté M.Sakthip.Hanoi et Phnom Penh ont émis des réserves sur le plan de paix de l’ONU pour le Cambodge, estimant qu’il devrait être modifie afin de prévoir des mesures empêchant un retour au pouvoir des Khmers rouges.« Nous estimons, en accord avec M.Solomon, que le processus de paix devrait être maintenu au sein du cadre et des résolutions élaborés par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies », a ajouté le porte-parole thaïlandais.M.Solomon s’était entretenu auparavant lors d’un déjeuner avec le prince Norodom Ranariddh, leader de la faction de la résistance non-communiste, fidèle à son père, le prince Norodom Sihanouk.Le responsable américain a éga lement rencontré Son Sann, chef du Front de libération nationale du peu pie Khmer, autre faction de la résis tance non communiste.M.Solomon a fait part à M.Arsa de ses discussions avec les leaders de la résistance cambodgienne et des entretiens qu’il a eus sur le Cam bodge avec de hauts responsables à Pékin, Tokyo et Djakarta, a précisé M.Sakthip.Interrogé par ailleurs sur l’éven tualité d’une reprise de l’aide amé ricaine à la Thaïlande, suspendue à la suite du coup d’État militaire du mois dernier, le porte-parole citant de hauts responsables américains a indiqué que les « États-Unis repren draient leur aide après la tenue d’une élection démocratique » en Thaïlande.< V ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, lundi 18 mars 1991 ¦ 7 TT-r-T f < lU_ PHOTO AP :Un Marine américain posté sur la base de Jubail, en Arabie Saoudite, a profité d’un congé, samedi, pour appeler sa petite amie.LE MONDE EN BREF Élections en Polynésie .PAPEETE (Reuter) — Pas moins de 60 listes s’affrontaient hier pour les 41 sièges de l’Assemblée territoriale de la Polynésie française.Cette pléthore de candidats — signe de vitalité démocratique mais aussi d’un certain ras-le-bol ,à l’égard des partis traditionnels — ne masque pas que la lutte se résume au duel entre les deux grandes formations du territoire : l’Union polynésienne et le Tahoeraa huiraatira.L’Union est née il y a quelques semaines seulement de , l’alliance entre le Te Tiarama du président du territoire Alexandre Léontieff et le Ai A du président de l’Assemblée territoriale et maire de Papeete, Jean Juventin.Le Tahoeraa Huiraatira, le plus important parti local, est dirigé par l’ancien président du territoire et ex-secrétaire d’État chargé des problèmes du Pacifique-Sud, Gaston Flosse.L’Union dispose du soutien, discret, de la majorité socialiste métropolitaine tandis que le Tahoeraa bénéficie de l’appui * affiché de Jacque Chirac, président du RPR.Chacun des deux blocs espère recueillir 18 sièges environ mettant le petit Aia Api du député Émile Vernaudon, ancien ministre de Léontieff, en position d’arbitrage.Vernaudon s’est refusé jusqu'à présent à révéler l’attitude qu’il adoptera.Une quatrième tendance, les indépendantistes du Tavini 11 iraatira d'Oscar Temaru, escompte porter le nombre de ses sièges de deux à quatre, mais se refuse par avance à s’allier à l’un où l’autre des partis traditionnels.Affrontements au Cachemire JAMMU (AFP) — Des affrontements armés entre forces de sécurité indiennes et séparatistes musulmans ainsi qu’un vaste ratissage dans la vallée du Cachemire ont fait depuis samedi 17 morts tandis qu’un millier de suspects ont été arrêtés, selon les autorités locales.L’affrontement le plus grave (pii a fait 11 morts, selon un porte-parole de l’administration cachmirie, s’est produit dans le secteur frontalier de Kupwara à 120 km à l’ouest de Srinagar, la capitale d’été de l’État du Jammu-Cachemire et foyer de la contestation musulmane.Selon la version officielle des événements, ce sont des séparatistes, en provenance du Pakistan, qui ont ouvert le feu sur les forces frontalières.Ces dernières ont ensuite éliminé le groupe qui aurait refusé de se rendre.Par ailleurs, au cours du ratissage déclenché pendant le couvre-feu de samedi, deux soldats, deux musulmans armés et deux civils ont été tués.L’opération visant les milieux séparatistes a abouti à l’arrestation d’un millier de militants et de sympathisants, selon les autorités.Elle se poursuivait, hier, avec la participation de .2000 hommes venus renforcer la police locale, ajoute-t-on de même source.Victor accuse Greenpeace de mensonges PAPEETE (AFP) — L’explorateur français Paul-Emile Victor a accusé l’organisation écologiste Greenpeace de se livrer à une « propagande basée sur de la désinformation et des mensonges ».dans un entretien accordé à la Dépêché (le Tahiti et publié samedi à Papeete.M.Paul-Emile Victor, au retour d’une visite des installations du site d’expérimentation nucléaire de Mururoa, affirme que tousses amis scientifiques « disent qu’il y a moins de radioactivité à Mururoa après un essai nucléaire souterrain que dans les rues 1 de Paris ».« Je le crois, car ils n'ont pas de raison de dire des choses fausses, en particulier lorsque ces scientifiques sont Australiens ou Néo-Zélandais », • ajoute l’explorateur qui rappelle son opposition au nucléaire « notamment dans ses applications militaires ».L’explorateur, spécialiste des régions ¦ polaires, reproche également à Greenpeace d’avoir mené une campagne d’opposition à la construction par la France d’une piste d’atterrissage en terre Adélie mais de garder le silence sur celle construite par la Grande-Bretagne sur l’île de Rothera.« Greenpeace, bien entendu, ne dit et ne fait rien », observe Paul Emile Victor.« Ils ont le respect de ce que font les Anglais, tout simplement parce qu’ils sont Anglais », explique-t-il.Projet de cessez-le-feu au Rwanda BRUXELLES (AFP) — Des représentants du gouvernement rwandais et des rebelles du Front patriotique rwandais ( FPR) doivent signer aujourd'hui à Kinshasa un projet d’accord de cessez-le-feu, a annoncé hier l’agence de presse officielle zaïroise Azap, citée par l’agence belge Belga.Réunis samedi sur un bateau ancré à Nsele, à une quarantaine de kilomètres de Kinshasa, les représentants des autorités rwandaises et du FPR sont tombés d’accord sur ce projet , précise l’Azap, qui cite des sources bien informées.La signature de l’accord de cessez-le-feu, sous l'égide du président zaïrois Mobutu Sese Seko et en présence du secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) Salim Ahmed Salim, pourra alors intervenir dans les prochains jours, ajoute l'Azap.La délégation gouvernementale rwandaise est conduite par Gaver Kanyarushoki, ambassadeur en Ouganda, et celle du FPR par le pasteur Bizimungu.La réunion de Nsele fait suite à celle de Goma (est du , Zaïre) lundi dernier, indique encore l’agence zaïroise.Manifestation à Sofia 1 SOFIA (AFP) — Quelque cinquante mille personnes ont manifesté hier dans “le centre de Sofia pour demander la tenue d’élections parlementaires en juin prochain afin que soit brisée la majorité absolue du Parti socialiste (PSB, ex-communiste) au Parlement, a-t-on constaté sur place.Cette demande d’élections en juin, (pii est conforme à l’accord signé à la fin de 1990 par les .forces représentées à l'Assemblée, a été revendiquée par la foule par des : slogans tels que « plus de majorité PSB » et « Élections ».Au cours de cette ; manifestation, la' première tenue conjointement par l’Union des forces ¦ démocratiques (U FD) composée de 17 partis et mouvements, le Parti agrarien et le Parti de la minorité turque Mouvement pour les droits et libertés, une résolution a été adoptée selon laquelle le rapport des forces au Parlement doit refléter le rapport réel des forces dans la société.Tous les sondages depuis novembre dernier montrent un net avantage de l’UFD sur le PSB.Rocard reçoit un accueil houleux à la Réunion SAINT-DENIS DE LA RÉUNION (Reuter) — Le premier ministre, Michel Rocard, a effectué hier une visite mouvementée dans l’île de la Réunion, où la tension est toujours vive après les émeutes meurtrières menées en février par des jeunes défavorisés.Michel Rocard, venu se rendre compte des inégaütés sociales et des problèmes de société qui secouent depuis des années ce département d’outre-mer, a néanmoins tenu un langage de fermeté.« Ne faites pas d’ici la métropole plus belle qu’elle n’est », a-t-il dit lors d’une rencontre avec des jeunes contestataires à la mairie de Saint-Denis.« Vaulx-en-Velin (dans la banlieue de Lyon) est venu vous rappeller que les zones où se rassemble, hélas, une population qui n’a pas eu sa chance dans la vie, ce n’est pas propre à la Réunion », a-t-il ajouté.Le chef du gouvernement a qualifié de « faute profonde » l’idée que la population de l’ile serait négligée ou méprisée.« Je ne pourrai pas laisser dire il a fallu les émeutes de Saint-Denis pour que les pouvoirs publics s’aperçoivent de quelque chose et commencent à travailler», a-t-il ajouté.Michel Rocard avait été (iris à partie dès son arrivée dans File en début d’après-midi par des manifestants répondant à l'appel des dirigeants de la station pirate télé-Free-Dom.La saisie de l’émetteur de cette télévision avait servi de détonateur à la révolte des jeunes en colère.Les manifestants ont en effet bloqué la route entre l’aéroport et Saint-Denis et le cortège officiel a été détourné.Le premier ministre a d’abord parcouru en voiture, sous bonne escorte, le quartier du Chaudron ravagé par les émeutes avant d’avoir des entretiens avec les élus et les responsables économiques et sociaux à la préfecture.Il a ensuite pris note du cahier de doléances de représentants des jeunes du quartier du Chaudron réunis à la mairie de Saint-Denis.Mais, là encore, les échanges ont été vifs.« Aussitôt qu’il y a un conflit, on traite ces jeunes d’assistés.On dira toujours que les Réunionnais sont des cons.On n’a besoin de nous que pour les bulletins de vote », a lancé leur porte-parole, Jewan-Jo.Le chef du gouvernement a prié son interlocuteur de changer de ton s’ils envisageaient de « travailler ensemble ».« Laisser dire que les Réunionnais soient des cons » n’est pas admissible, a souligné le premier ministre pour qui il n’est pas juste d'affirmer qie la Réunion bénéficié « d’efforts financiers plus forts qu’il n’y en a pour certaines communes de métropole ».Prié de dire s’il pensait intervenir sur le sort de télé-Free Dom, Michel Rocard a répondu qu’il n’était pas encore en mesure de se prononcer.Mais dans les rues, les groupes de manifestants sillonnant la ville criaient : « Nous voulons notre télé ».Plusieurs groupes ont brisé les vitrines d’une agence de voyage et d’un magasin de motos.Fait inhabituel dans File, le chef du gouvernement n’a pas pris de bain de foule et a été hué par une partie de la population.Les émeutes du mois dernier avaient mis une nouvelle fois en évidence les contrastes sociaux de ce département d'outre-mer, dont la moitié des revenus proviennent de l’aide de Paris.La Réunion a proportionnellement deux fois plus de contribuables imposés sur les grandes fortunes qu’en métropole.Dans le même temps, File compte 22 % de chômeurs et le plus grand nombre de bénéficiaires du Revenu minimum d’insertion (RMI) (SO 000).En outre, les fonctionnaires, souvent venus de la métropole, ont un salaire majoré de 52 % alors que le SMIC est inférieur de 20 % à celui de Paris.Trois jeunes Canadiens sur dix abandonnent leurs études secondaires.et ça nous concerne tous j Chaque année au Canada, trois étudiants sur dix ne terminent pas leurs études secondaires.Ils se rendent vite compte que la vie n'est pas aussi facile qu'ils le croyaient.Déjà, de plus en plus de nouveaux emplois exigent un diplôme d’études secondaires.Imaginez en l'an 2000! Sans diplôme, les jeunes ne trouveront ni le choix, ni les occasions de travai I.ni la liberté qu'ils recherchent.Terminer son secondaire, Plus de 30 p.1 OO des jeunes qui abandonnent, c’est I OO OOO étudiants par année! Et ça touche les parents, les éducateurs, les employeurs, la société canadienne tout entière.Ça nous concerne tous.Plus que jamais, il faut encourager les jeunes à rester à l'école.Pour eux comme pour nous, c'est une question d’avenir.c'est le choix à faire Canada Gouvernement du Canada Ministre d’État à la Jeunesse Government o< Canada Minister of State for Youth 8 ¦ Le Devoir, lundi 18 mars 1991 L’ACTUALITE INTERNATIONALE L’Albanie libère tous ses prisonniers politiques La coalition au pouvoir en Finlande perd la majorité absolue au Parlement HELSINKI (AFP) — La coalition au pouvoir depuis 1987 en Finlande a perdu la majorité absolue lors des élections législatives d’hier, les deux principaux partis qui la composent, les sociaux-démocrates et les con servateurs, perdant 6 % des voix et 21 sièges, selon des résultats portant 97% des suffrages.L’opposition centriste a progressé de façon très sensible, obtenant 25,4 % des suffrages, soit 8 % de plus que lors du dernier scrutin il y a quatre ans, et gagnant 15 sièges supplémentaires.Le président du parti centriste, Esko Aho, a indiqué hier que son parti souhaitait « une coalition la plus large possible », n’écartant donc-pas une possible collaboration avec les conservateurs et les sociaux-démocrates dans le futur gouvernement.Mais le secrétaire général des sociaux-démocrates, Pertti Paasio, ac- MOSCOU (AFP) — L’absence de résultats de la visite en fin de semaine à Moscou du secrétaire d’État .James Baker, avec un blocage sur les questions de désarmement, mais aussi la simple affirmation d’une volonté de coopérer dans l’après-guerre du Golfe, confirme que les relations soviéto-américaines traversent actuellement une phase d’attente.« Nous n’avons pas réglé les problèmes les plus importants qui demeurent », a indiqué James Baker aux journalistes peu avant de partir samedi.Il faisait allusion aux eonten- tuel ministre des Affaires étrangères, a indiqué qu'il était fort possible que son parti choississe de rejoindre l’opposition.Pour la première fois depuis 1966, les sociaux-démocrates — qui ont perdu 2,1 % des voix, à 22,1 % — ne sont plus le premier parti au Parlement.Le vote d'hier représente un clair désaveu de la politique menée depuis 1987 par les sociaux-démocrates avec l’appui des conservateurs.Ces derniers apparaissent comme les grands perdants, reculant à 19,2% (— 3,9%).Le président du parti, Ilkka Suominen, ministre du Commerce et de l’Industrie, déclarait après le scrutin qu’une coalition à trois « n’est pas complètement écartée mais qu’il y a aussi d’autres possibilités ».Les sociaux-démocrates et les conservateurs sont passés en-dessous de la barre des 100 sièges, sur les 200 que compte le Parlement lieux sur le désarmement, en premier lieu sur le non respect du traité CFE sur les armes conventionnelles en Europe, paraphé en novembre à Paris.L’URSS est accusée par les autres signataires d’avoir soustrait à la démolition quelque dix mille chars et blindés en les transférant au delà de l’Oural et de chercher à exclure de cet accord trois divisions mécanisées en les plaçant sous l’autorité de la marine, exclue de la compétence du traité.Le président George Bush et le premier ministre britannique John monocaméral, qu’ils s’étaient fixée avant le scrutin pour maintenir leur alliance et tenter de former un nouveau gouvernement.L’appui du Parti libéral suédois, également membre de la coalition sortante et qui, avec 5,1 % des suffrages, perd un siège avec un recul de 0,2 % des voix, ne leur permettrait même pas d’atteindre cette limite.M.Aho a cependant souligné hier que la constitution finlandaise obligeait à une majorité des deux tiers pour le vote des lois importantes, notamment le budget, et que dans cette situation la coalition pouvait difficilement être reconduite.En terme de sièges, les résultats portant sur 97 % des suffrages accordent 55 mandats aux centristes ( -f 15), 48 aux sociaux-démocrates (— 8), 40 aux conservateurs (— 13), 19 à l’Alliance de gauche (ex-communistes) (— 1), 11 au Parti libéral suédois (— 1), 10 aux écologistes ( + 6), 8 à la Ligue chrétienne ( + 3), 7 au Parti Major, après leurs entretiens samedi aux Bermudes, ont souligné qu’il fallait d’abord que le traité CFE soit respecté avant de conclure le traité START sur la réduction de 30 à 35 % des arsenaux stratégiques nucléaires des deux grands.« 11 faut être certain que le traité CFE soit mis en application avant d’aller trop loin en matière de START », a déclaré M.Major.Les Soviétiques contiennent mal leur désappointement, mais le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Vitaly Tchourkine, s’est gardé de critiquer trop ouvertement les Américains, affirmant que quel- rural (populiste) (— 2), 1 aux libéraux et 1 au représentant du territoire autonome de l’île d’Aaland.Le nouveau Parlement compte également un nombre record de femmes (77 élues), 128 députés sortants étant réélus.Il appartient désormais au président de la république, Mauno Koi-visto, issu des rangs des sociaux-démocrates et président depuis 1983, de choisir celui qui sera chargé de former le nouveau gouvernement.Selon les analystes politiques finlandais, les consultations et négociations qui vont s’engager entre les trois principaux partis vont être longues, et la formation d’un nouveau gouvernement n’est pas attendue avant la deuxième quinzaine d’avril.Le président Koivisto est parti hier soir pour la Laponie pour prendre quelques jours de vacances avant de regagner Helsinki et d’entamer ses consultations.ques progrès avaient été enregistrés par les experts samedi matin lors de leur dernière séance de travail.Cette brouille ne va cependant pas jusqu’à la remise en cause du prochain sommet à Moscou entre MM.Bush et Gorbatchev.Il est toujours prévu pour le premier semestre, a assuré M.Tchourkine.Cette phase difficile que traverse le dialogue entre les deux grands confirme d’autre part le rôle de plus en plus grand en URSS des militaires, des officiers particulièrement inquiets de la démonstration de force de l’armée américaine dans le Golfe.BELGRADE (Reuter) — L’Albanie a libéré les 175 prisonniers politiques qu’elle déclarait détenir dans ses prisons et ses camps de rééducation, rapportait hier l’agence de presse yougoslave Tanjug, citant la radio albanaise captée dans la ville frontalière yougoslave d’Ohrid.« La totalité des 175 prisonniers politiques dans les prisons et les camps albanais ont été remis en liberté », précise l’agence en citant la déclaration de la radio officielle albanaise.« La radio a déclaré que par cette action ont été pleinement mises en application les dispositions d'un décret du praesidium de l’Assemblée populaire albanaise, en ajoutant que l’incarcération pour des opinions et des idées sera désormais une chose du passé », rapporte Tanjug.Les dirigeants communistes albanais avaient annoncé mardi dernier que tous les prisonniers politiques avaient été graciés.Leur nombre n’avait pas été précisé.Selon les mouvements pour la protection des droits de l’homme, l’Albanie détenait quelque 200 prisonniers politiques.Tanjug rapportait par ailleurs, citant l’agence de presse albanaise ATA, la formation d’un nouveau parti politique albanais, le Parti de l’unité nationale, en prévision des premières élections pluralistes prévues le 31 mars prochain.Par ailleurs, l’Albanie est à un « tournant de son histoire », a affirmé son ministre des Affaires étrangères Muhamet Kapllani au lendemain du rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et Tirana.« Je pense que la reprise des relations diplomatiques avec les États-Unis a une signification toute particulière.L’Albanie est maintenant à un seuil, (.) un tournant dans son histoire », a-t-il déclaré samedi dans une interview accordée à Reuter et à : l'agence d’images Visnews.Le rétablissement des relations américano-albanaises, rompues en 1939, est venu confirmer la volonté du président Ramiz Alia de rompre avec l’isolement cultivé par son prédécesseur Enver Hoxha à qui il a succédé en 1985.Muhamet Kapllani a précisé que les élections du 31 mars, premier scrutin multipartite de l’Albanie d’après-guerre, seraient supervisées par des observateurs étrangers ve- , nus notamment de France, d’Italie, ; de Grande-Bretagne, des États-Unis ; et d’Union soviétique.L’Albanie, a-t-il souligné, se félicite de l’élection d’un « Parlement réellement représentatif, un Parlement pluraliste, duquel sera issu le futur gouvernement».Le ministre a réaffirmé que les réfugiés albanais — 20 000 ont récemment fui en Italie — ne s’exposeraient à aucune sanction s’ils acceptaient de rentrer au pays.« Ils ne subiront pas de conséquences négatives s’ils rentrent rapidement (.) Nous avons été très très tolérants.Nous voyons bien que nous avons affaire à une situation anormale, où les gens sont tentés de partir à l’étranger pour des raisons économiques.Beaucoup d’entre eux sont revenus ».Le gouvernement albanais, a-t-il ajoute, est attaché à l’instauration d’une économie de marché et souhaite participer pleinement aux « relations économiques européennes et internationales ».« Notre société est en cours de renouvellement, elle subit des réformes radicales dans les domaines politique, économique et social, dans des secteurs entiers de la vie du pays ».LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 Désaccord sur le désarmement entre l’Est et l’Ouest INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis g Visites Libres ST-LÉONARD PENTHOUSE à sous-louer, 6)4, très grand luxe, 12e étage, b /tourbillon, loyer, vue panoramique, décoration superbe 1 450$/m Visite 14h à 21h.6060 Jean-Talon e„ = 1201.Libre 1er avril E Propriétés à vendre JOUE lit, cottage '90, luxueux, exclusif, aire ouverte, thermopompe, plancher chêne, terrain boisé, gazonné 225 000 s 1-756-2551 L.D.R, CONCORDE, luxueux duplex lim frêne, piscine, foyer, bar, vente ra-pide par propriétaire 668-4044.LES PONTS! 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compris les heutes el basses * t- vWhiUhof»* K * -13 températures pour les villes S s / • -A- 't V • l J.— A l ¦ U - ^ ¦’ Hz Churchill Goos« Bay v 13 r St John % Edmonlon 4 6 * Seskatoon 2 8 C»lg«ry • s* Vancouver K Fredericton Victoria Thunder Bay 4-7 Sault Sla Mariev-~> ,24 .- > Ragma Quebec 4 S Winm Samf Jonn Montreal 9 Ottawa Toronto*»» 5 San Franciaco 168 Windsor Denver W Washington Chicago ?7 1 7 c»'rv.vlA Honolulu Phoonn 26 19 24 12 Situation générale : sur tout le Québec, Il faisait chaud et les températures dépassaient largement les moyennes saisonnières.Aujourd'hui, un système en provenance des États-Unis ennuagera toutefois les régions de l'ouest du Québec dès le début de la journée.Les nuages atteindront les régions les plus à l'est seulement demain.Les averses de pluie ou de neige tondante qui accompagneront cette perturbation commenceront en fin de journée sur le sud-ouest pour progresser vers l'est par la suite.Aujourd'hui et demain, les températures se maintiendront cependant près des moyennes.MONTRÉAL Nuageux, possibilité d'averses de pluie en fin de journée Vents modérés par moments en après-midi.Max.: + 6 Min.: 0.Probabilité de précipitations: 30 %.Demain, le temps sera nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige tondante.LEVER DU SOLEIL 6 h 02 COUCHER 18 h 03 QUÉBEC Abitibi, Témiscamingue et réservoirs hydroélectriques Cabonga et Goum: ciel variable Max * 8.Mm 6 Demain, ce sera nuageux avec éclaircies et pos- sibilité d'averses de pluie ou de neige tondante Pontiac, Gatineau, vallée de la Lièvre el Laurenlides ennuagement en malmée; possibilité d'averses de pluie ou de neige fondante en soirée Max -8 Min.-1 Probabilité de précipitations 30 % Demain sera généralement nuageux avec des averses dispersées de pluie ou de neige tondante Hull-Ottawa, Cornwall, nuageux, possibilité d'averses de pluie en lin de journée Vents modérés par moments en après-midi Max 16 Min.: 0 Probabilité de précipitations: 30 % Demain, le temps sera nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige tondante Trois-Rivières, Drummondville, Québec et Beauce: ennuagement en mi-journée Max .i 6; Mm.1 Probabilité de précipitations: 20 % Le ciel de demain sera nuageux avec quelques averses de pluie ou de neige tondante Estrie ennuagement vers la mi-journée, en soirée, possibilité d'averses de pluie Max t 5 Min, 0 Probabilité de précipitations 30 %.Demain, il y aura un peu de pluie ou de la neige fondante La Tuque, Lac-Saint-Jean, Saguenay, réserve faunique des Laurentides, Charlevoix el Rivière-du-Loup ensoleillé, ennuagement en après-midi ou en soirée Max.: f 6; mm: 6 Demain nuageux avec des averses dispersées de neige fondante Rimouski.vallée de la Malapédia, Samte-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie, Gaspé et parc Forillon ensoleillé avec passages nuageux Max 15.Min 6 Demain ce sera généralement nuageux avec possibilité d'averses de neige Baie-Comeau et Sept-iles ensoleillé avec passages nuageux Max F2.Min.: 5 Demain : généralement nuageux avec possibilité d'averses de neige Source : Environnement Canada L’équipe du DEVOIR la redaction Chartier /ves rJ'Avignori, Jean-Denis Lamoureux.Jac< Journalistes à l'information générale Josée Boileau, François Brousseau, Jean vigriori, Jean Denis Lamoureux.Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes).Louis-G L'Heureux, Caroline Moritpetit Bernard Morrier, Isabelle Paré.Clément Trudel à l'information culturelle Pierre Beaulieu.Paule DesRivieres, Marie Laurier Robert Lévesque, Nathalie Petrowski a l'information économique Robert Dutnsac, Jean Pierre Legault.Serge Truffaut.Claude Tur cotte a l'information politique Pierre O'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste a Québec).Michel Venne (Correspondant parlementaire a Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon (poli tique internationale).Laurent Soumis (politique municipale), aux affaires sociales Paul Cauchon (questions sociales), Jean Pierre Proulx (éducation, religions).Louis G Francoeur (environnement).Sylvain Blanchard (relations de travail) Marie-Josée Hudon, Jean Sé bastien (commis) Danielle Caritara Thérèse Champagne, Monique Isabelle (clavistes).Denise Babm (secrétaire a la rédaction).Suzanne Marchand (adjointe a la direction).Christyne Ouellef (secrétaire a la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur).Marion Scott, Sylvie Scott.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ i , Gillette (directrice).Jacqueline Avril.Chris tiarie Benjamin.Caroline Bourgeois.Francine Girigras.Johanne Guibeau, Lucie Lacroix.Christiane Legault.Lise Major (publicitaires).Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon, Céline Poisson (maquettistes), Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables).Florme Cormier.Céline Furoy, Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Ven ne.Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.Isabelle Baril, Linda Thôriault (secrétaire à fadministrating i f MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Michelle Alie (directrice).Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Olivier Zuida LES ANNONCES CLASSÉES Marie-Hélène Alarie, Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau, Christiane Vaillant LA SOLLICITATION TÉLÉPHONIQUE Yves Williams.Patrick Koczan (coordonnateurs).Patrick Salesse.Micheline Ruelland.Louise Paquette Ravmond Pannin" Jean Marc Ste-Marie.Françoise Coulombe.Jean-François Lapointe ' y raqu,n’ PopuiHtro Limite© société a responsabilité limitée dont le siège social est silué au numéro ?11 rue du Saint Sacrement LE DEVOIR O'iMn* [>.ir i Imprime Montr»*.|l H2V 1X1 ques Montreal L i Messageries Dynat OB',8 Dépôt légal B>b prtmene Populaire l imitée ?1 .ut.N Y POSTMASTf H Il i.-,i I umpo-.e Ut imprime par Imprimerie Dumont 7/43 rue Bourdeau une division de Imprimeries Québécor Inc 61?ouest rue Saint J-ir " Bresse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR osl distribué par division du Groupe Ouebocor Int ' située au 775, boul Lebeau, St-Laurenl Courrier de deuxieme classe enréaistremem "" "¦ .duQueber (514) 844 MOI Abonnements (514) 114X 5738 LE DEVOIR (USPÎ, 003708) is published dailv bv L Irn '' Decrement Montreal Quebec H?Y IXt Subscription rate per year is $ 439 OO USD Second Class Postaae nard ,i Ch,™ d address changes lu Irisa P O Box 1518 Champlain N Y 12919-1518 ' paio al unam- I I 1 «'HI Un recteur jeune, théologien et père de famille nombreuse Gilles Lesage île notre bureau de Québec EN ENTREVUES de presse, lors de son élection comme recteur, il y a quatre ans, Michel Gervais se faisait fort de préserver sa vie de famille.nombreuse et de continuer à faire le marché pour la marmaille.A-t-il réussi?Faisant un bilan provisoire pour LE DEVOIR, la semaine dernière, le recteur de l'Université Laval dit que oui.À preuve, cet après-midi, il avait annulé un autre rendez-vous, d’une part pour consacrer tout le temps voulu à nos lecteurs, d’autre part, pour pouvoir rentrer prendre le souper avec sa femme et ses six enfants.Tel est M.Gervais, simple, disponible, affable, pas prétentieux pour deux sous, aussi familier avec le personnel de soutien qu’avec ses pairs, les théologiens de haute voltige.Né en 11144 à Lévis, M.Gervais y a fait ses études classiques.Il étudie ensuite la philosophie et lathéologie, d’abord à Laval, puis à Rome, où il obtient un doctorat.Professeur et chercheur à la Faculté de théologie de son aima mater, il est très actif en enseignement et en recherche, principalement dans les domaines de la logique, de l’anthropologie théologique et de l’eschatologie (science des fins dernières de l’homme) ; il étudie particulièrement l’oeuvre de saint Thomas d’Aquin et approfondit la question des rapports entre le marxisme et le christianisme.Il dirige de nombreux étudiants.Rapidement, M.Gervais s’implique dans l’administration universitaire à titre de membre actif de plusieurs organismes, d’abord à sa faculté puis à l’université.Il participe notamment à la Commission d’étude sur l’avenir de Laval, préside par M.Léon Dion, puis à la mise en oeuvre des réformes proposées, à titre de directeur du Projet Laval.Rest ainsi amené à proposer une politique d’accès permanent à l’Université, une réorganisation des programmes de premier cycle, un bilan et des éléments fondamentaux d’une politique des études avancées et de la recherche.C’est là que le deuxième recteur laïc, M.Paquet (ayant succédé à M.Larkin Kerwin) le remarque et en fait, en 1982, % son vice-recteur î renseignement et à la recherche.Il y complète les réformes en cours et en met d’autres de l’avant, participe aux efforts intenses de liaison avec le milieu, en particulier pour la création d'un parc technologique et au sein du comité directeur du CNRC (Conseil national de recherches du Canada) pour la création d’un Institut d’optique.Fort actif, sans cesse souriant et en mouvement, M.Gervais est membre de plusieurs organismes majeurs, sur le plan régional et national.Candidat au rectorat en 1987, il l’a emporté facilement.Ghislaine Breton était secrétaire à la Faculté de théologie lorsque le professeur-chercheur Gervais a fait sa connaissance, il y a près de 20 ans, et qu'ils ont décidé de s’épouser, s’installant rue Bourbonnière, juste à la sortie du campus, à Sillery.Mme Breton a fait ses études en droit et passé l’examen du Barreau, mais elle ne pratique pas le droit.Tout son temps est pris par les six enfants du couple, trois garçons, trois filles, âgés de 7 à 17 ans, dont l’ainé est champion canadien junior de water-polo.La maison étant devenue trop petite pour les grands, M.Gervais Ta agrandie de l’intérieur, en faisant deux chambres pour les ainés, au sous-sol.Le recteur est fier de dire que tous ses enfants ont été et vont encore à l’école publique, par choix, qu’il ne regrette aucunement d’ailleurs.Il ne regrette pas non plus ses savants manuels de théologie, accaparé qu’il est par des fonctions fort exigeantes.Mais les fins de semaine restent consacrées à la famille, sauf rares exceptions.Rien ne saurait l’empêcher, non plus, de partir avec toute la marmaille pour les plages du Maine, durant deux semaines, avec sa mère en plus.Les enfants ayant grandi, il n’est plus possible de les empiler dans la même familiale, mais on en prendra deux pour ce grand rendez-vous estival.Même le tournoi de golf des anciens de Laval ne saurait Ten empêcher.Loisirs ?Bien peu, à vrai dire.Il veut se remettre au golf Tété prochain, dit-il sans conviction, confiant que sa femme trouve que son travail l’accapare trop.Mais il est visiblement passionne par ce qu’il fait à Laval, aussi intégrée au Québec que le Mouvement Desjardins.Dans un profil du nouveau recteur (Contact, printemps 1987), Michel Chauveau faisait ressortir trois dimensions de la personnalité de M.Gervais: sa capacité d’aller à l’essentiel des choses, sa capacité d’attirer la collaboration des autres et de leur faire confiance, sa volonté d’efficacité tournée vers des réalisations pratiques et concrètes.Saint Thomas d’Aquin est bien loin.IHHHHBHHHHHHH Gilles Lesage tic nuire bureau (le Québec NON SEULEMENT TUniver-sité Laval est-elle sortie de sa tour d’ivoire depuis belle lurette, mais elle est de mieux en mieux intégrée à son milieu.À preuve, la réforme de la structure décisionnelle — récemment adoptée par l’ancien conseil, se faisant ainsi hara-kiri — qui fera prochainement l’objet d’un projet de loi à l’Assemblée nationale.C’est ce que fait valoir le jeune recteur, 45 ans à peine, de la plus vieille institution universitaire francophone en Amérique du Nord, au cours d’un entretien récent avec LE DEVOIR.Élu il y a près de quatre ans, M.Michel Gervais estime qu’il a rempli pour une bonne part ses engagements, ses « promesses électorales » à la communauté universitaire, véritable ville de quelque 40 000 personnes, entre la capitale et la banlieue cossue.Contrairement à la plupart des universités nord-américaines, Laval était encore gouvernée par un seul conseil universitaire, formé presque exclusivement de membres internes (48, contre 4 externes, 2 nommés par le gouvernement, 2 par les anciens).Or, non seulement ce conseil a-t-il voté sa dissolution par un vote de 40 à 10, mais n’eût été de « quelques étudiants manipulés par des professeurs », le vote aurait été de 44 à 6.rapporte avec fierté M.Gervais.Certes, son premier projet était plus costaud, accordant la majorité aux membres externes; mais il était disposé à des amendements.En annonçant sa candidature, en mars 1987, M.Gervais plaçait la qua-lité de la formation au premier rang de ses principales préoccupations.C’est d'ailleurs une des caractéristiques de la réputation de Laval : la qualité de la formation qu’elle dispense, et qui attire à Québec de nombreux étrangers.Au moment de la campagne de souscription, il y a quelques années, une enquête auprès des employeurs a démontré leur très haut degré de satisfaction quant aux programmes d’études.De plus, une récente relance auprès des diplômés de 1986 a fait ressortir que 4 sur 5 (82 %) d’entre eux feraient à nouveau leurs études dans la même ins-titution.De nombreux concours, en droit, en actuariat, en génie, mettent aussi en relief la nécessité de valoriser la fonction de l’enseignant comme tel.Il y a des retards à combler en ce qui a trait aux deuxième et troisième cycles, de même qu’en recherche, note M.Gervais.Mais l’université reste une institution de transmission des connaissances, et elle doit valoriser la fonction du maître, il y a des progrès en ce sens.Notamment, on relie mieux l’objectif du développement de la recherche avec celui de la formation des étudiants en emploi.Par exemple, chaque université a des pôles d'attraction : Laval est la meilleure en optique et laser, pour ne nommer qu’un seul secteur.Il y a 20 ans, il y avait une pénurie de diplômés et les étudiants étaient placés avant d’avoir terminé leurs études.Maintenant que l'économie s’est resserrée, ce n’est plus aussi facile.Pour pallier, il faut développer la formation pratique de plusieurs programmes, notamment en forma-t ion des maîtres, en foresterie, en génie et le reste, ce qui aide énormément à l’insertion socio-professionnelle.Ce disant, M.Gervais ne pense pas seulement aux chômeurs diplômés, mais autant au sous-emploi.Une maître en arts et traditions populaires qui travaille comme caissière dans un 5-10-15 n'est certes pas à son niveau de compétence.Autre priorité du recteur : la pro- Une statistique qui réjouit beaucoup le recteur Michel Gervais : en trois ans le nombre d’étudiants étrangers a augmenté de 54 %.PHOTO CLÉMENT ALLARD motion des études avancées et de la recherche.Quand il est devenu vice-recteur, en 1982, le Québec produisait un doctorat par 36 000 étudiants alors que le Canada anglais et les USA en avaient un par 6000 étu diants.Graduellement, à Laval, le nombre de docteurs annuels a aug menté jusqu’à 150.Peut-être, ce nombre pourra-t-il grimper à 200 ou 215 C’est très important, indique M.Ger vais.L’objectif de scolarisation op timale n'est pas seulement d’augmenter le nombre d’étudiants qui mettent un pied dans la porte et obtiennent des certificats; il faut aussi une bonne proportion d’étudiants qui deviennent bacheliers, maîtres, docteurs.Autrement, c’est inscrire le sous-développement de l’avenir du Québec.En ce qui a trait aux subventions pour la recherche, Laval a fait des progrès remarquables, tant auprès des organismes de Québec que d'Ottawa.Toutes les données disponibles indiquent une hausse.Il y a même des changements qualitatifs.Ainsi les jeunes nouveaux professeurs, qui ont presque tous poursuivi des étu des post-doctorales, performent bien dès le début, tant en enseignement qu’en recherche.D'autre part, les re cherches se feront à l’avenir moins par des individus, des artisans, que par des équipes multidisciplinaires capables d’atteindre des masses cri tiques et de se donner un encadre ment collectif valable.En sciences humaines, par exemple, une univer sité ne peut se spécialiser dans tous les secteurs, chacune a sa couleur son ton, ses lignes de force.De même en biologie et dans tous les au très secteurs.En raison des coûts en cause, des choix sont inévitables, des pôles d’attraction se forment autour de centres d'excellence.De 1984 à 1989 (dernière année disponible), l’effectif étudiant total à Laval est passé de quelque 24 000 à près de 29 000, soit la plus forte augmentation.L’augmentation est surtout sensible au premier cycle (de 20 000 à près de 25 000) et au troi sième, y passant de 625 à 954 étudiants.En 1989, Laval a décerné 4592 baccalauréats, 919 maîtrises et 145 doctorats.En ce qui a trait aux subventions et contrats de recherche.Laval a augmenté sa « part du marché » de 18 à 20 %, ce qui correspond d’ailleurs à sa part relative dans le réseau universitaire québécois.Un autre chiffre fait énormément plaisir au recteur de Laval : en trois ans, le nombre d’étudiants étrangers a augmenté de 54 %.Ce qui est énorme, sans commune mesure avec l’augmentation moyenne du nombre d’étudiants, qui se fixe entre 3 et 5 % Tan.Une hausse de 18 % Tan a porté le nombre d’étudiants étrangers à 1354 en 1989, et il s'est encore accru en 1990-91, indique M.Gervais.D’où vient cet engouement ?De la présence à Québec de disciplines, en agronomie et agro-alimentaire, en foresterie et géomatique, notamment, qui sont en grande demande à l’étranger, surtout en Afrique.Mais pas juste là.Ainsi, il est surprenant d’apprendre que le plus fort contingent d'un seul pays (autre que le Canada, évidemment) vient de la France, pour des raisons que le recteur lui-même ne connaît pas pour l’instant.En termes régionaux, si Ton peut dire, c'est le Maghreb qui est le mieux représenté à Québec.Et, dit M.Gervais, Laval est prête à absorber un grand nombre d’étudiants étrangers.Ce qui aide la venue d’étudiants francophones, c’est que la France et la plupart des pays francophones sont exemptés des frais de scolarité différenciés qui s’appliquent aux étrangers, note le recteur.Cela bénéficie notamment aux étudiants d’Afrique noire, qui trouvent ici une formation américaine, dispensée en français, dans un pays sans passé colonisateur et qui ne nourrit aucune ambition à cet égard.Récemment, dans son modeste bureau du 16ème étage de la faculté des sciences de l’éducation (d’où la vue environnante est superbe), M.Gervais a reçu tour à tour les ambassadeurs de la Tunisie et du Mali.Les deux sont enchantés de la formation de leurs étudiants au Québec.Le problème, c’est que Laval est trop populaire: ils y enverraient encore plus d’étudiants, s'ils le pouvaient.Ils déplorent d'ailleurs que, tout en étant ouvert à la coopération francophone internationale, le Québec la restreigne dans les faits en limitant le nombre d’étudiants étrangers admis sans droits de scolarité plus élevés.Au passage, M.Gervais signale le cas remarquable d’un étudiant chinois (il y en a quelque 90 par année à Laval) qui a complété et soutenu en un temps record de 18 mois une thèse de doctoral en physique.Au sujet de l’ouverture et de la présence au milieu, M.Gervais signale que, durant ses 10 ans, son prédécesseur, M.Jean-Guy Paquet, a fait énormément pour que l’Université s’insère davantage et mieux à Québec et au Québec, que ce soit par le projet du Parc technologique, le G ATIQ et autres réalisations d’envergure, surtout en haute technologie.Il continue dans ce sens.L’image de l’universitaire dans sa tour d’ivoire ne tient plus, dit le recteur avec conviction; de plus en plus, Laval sort de sa chasse gardée et appuie très activement les projets de développement de la région.Cela se vérifie de façon concrète, notamment dans les débats et décisions qui ont entouré la réforme des structures.Dans son projet initial, M.Gervais prévoyait la majorité du conseil d’administration aux membres externes, comme cela se fait ailleurs.On l’a accusé de mimétisme, ou même de livrer l'Université aux milieux d’affaires, de perte d’autonomie professorale et académique.Ces craintes étaient surtout symboliques, estime le recteur.Pour les justifier, il aurait fallu que tous les administrateurs externes soient homogènes et pensent la même chose; il aurait fallu aussi que tous soient dans les affaires, ce qui ne concordait pas avec le projet originel.Quoi qu’il en soit, à la suite de consultations et d’auditions publiques, le projet a été modifié, de sorte que les membres de la communauté universitaire gardent la majorité au conseil.Au total, le recteur est convaincu que la réforme en est arrivée à établir un bon équilibre, prometteur d’une gestion plus transparente à Laval, ainsi qu’en témoigne Me Guy Sirois, ex-président de l’Association des diplômés, membre externe du Conseil actuel, dans une lettre au Soleil, le 23 février.M.Gervais ne s’étonne ni ne s’offusque de l’opposition d’un certain nombre de professeurs.À ses yeux, il s’agit d’un groupe restreint et bruyant qui n’a pas l’appui de la majorité de la communauté.La récente pétition signée par quelque 530 profs ?Il fait valoir qu’il y en a 1500 à Laval, sans parler des autres personnels et des etudiants; dès le départ, ceux-ci étaient favorables au projet initial, qui n’avait rien de corporatiste.Avec bien d’autres, M.Gervais rappelle que le secteur universitaire est sous-financé et que Laval, en dépit de sa gestion prudente et serrée, a aussi sa part de problèmes, de manque à gagner notamment, qu’il évalue entre 15 et 16 millions $ Tan.Ce qui en souffre, c’est le ratio maître-élèves, c’est la bibliothèque, c’est ; l’insuffisance criante de locaux, et le reste.Mais Laval, dit avec fierté le recteur, vit selon ses moyens et n’a pratiquement pas de déficit accumulé.Il est convaincu que c’est un bon choix à moyen terme, à la condition de ne pas récompenser ceux qui ont été plus prodigues ou prolixes dans leurs budgets.L'ENTREVUE DU LUNDI MICHEL GERVAIS L’Université Laval, hors de sa tour d’ivoire 10 ¦ Le Devoir, lundi 18 mars 1991 AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé 3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation La Chambre des huissiers du Québec CANADA.PROVINCE DE QllÊ BEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR SUPÉRIEURE.NO; 50CE0&-012052-906.CONSTRUCTIONS I.OUISBOURC.I.TÊE, Partie de inanderesse, -VS- LES ENTREPRISES JEAN DORE INC, Partie dé fenderesse.Le 28 mars 1991 à 12h30 au 3103, rue Carole, Ste Marthe-sur le-luic, district de Terrebonne.seront vendus par aulorité de Justice, les biens et effets de LES ENTREPRISES JEAN DORÉ INC.saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule Astro gris, Chevrolet FA89643, #KLNI)M152AIIB23t460, 1 pick up Ford 250 1K74X7,s 191.K DA15499, FA 47622,2 libères vertes, 3 tiroirs, i bureau en bois, 3 tiroirs, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHÈQUE VISÉ.Information.MICHEL DA1GNEAULT, huissier, (514)471-8078.JACQUES LANCTOT HUISSIERS.955 bout Des Seigneurs, suite 21.Terrebonne, Qc, J6W 3W5.Montréal, le 18 mars 1991 Province de Québec, District de Montréal COUR DU QUÉBEC, NO: 500-02-036015-902.MOBILE MA TERIALS HANDLING EQUIPMENT LIMITED, demanderesse, VS 2439-9347 QUÉBEC INC, défen deresse.Le 28 mars 1991 à I lhOO de l'avant midi 5 la place d'affaires de la défenderesse, au no 2030, Curé libelle, en la cité de I ai val.district de Montréal, seront vend"- par aulorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: bureau en bois et métal 2 tiroirs, 1 porte, I libère de marque Commodore beige 4 U roirs, 1 dactylo de marque Olympia Mastertype D„ 1 calculatrice Sharp, etc.Conditions ARGENT COMPTANT FRANK ALBERTSON, huis sier.M7 M00 PELLETIER, BER NIER A MARTIMBAULT HUISSIERS.MonlréaL le 15 mars 1991.Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 1571d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel Torque Transport (t 989) Inc./Transport Torque (1989) Inc.a cédé toutes ses créances actuelles et lutures à la Banque Toronto-Dominion a été enregistré au Bureau d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4286993.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 1571 d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel GTL Transport Group (1989) Inc./Groupe de Transport GTL (1989) Inc.a cédé loutes ses créances actuelles et futures à La Banque Toronto-Dominion a été enregistré au Bureau d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4286989 et par GTL Industries (1988) Inc.sous le numéro 4019310.LA BANQUE TOflONTO-DOMINION AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est donné, par les présentes, que Gésua lodico, présentement domiciliée au 6750 Pie IX #27, dans les cité et district de Montréal, entend présenter une requête au Lieutenant Gouverneur en Conseil afin d'obtenir un décret premettant dé changer son nom en celui de.MARIE GESUA NANCY LODICO.TOULET.BUSHEY, TURGEON, BLACKBURN, Procureurs de la requérante 2710, rue Masson #204 Montéal, Québec H1Y1W5.Avis est par les présentes donné en verlu de l'article 1571 d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel DSN Direct Service Network Inc.a cédé loutes ses créances actuelles et futures à La Banque Toronto-Dominion a été enregistré au Bureau d’enregistrement de Montréal, sous le numéro 4286997 LA BANQUE TORONTO-OOMINION.Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 1571 d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel GTF Commodities Inc./Les Commodités GTF Inc.a cédé toutes ses créances actuelles et lutures à La Banque Toronto-Dominion a été enregistré au Bureau d’enregistrement de Montréal, sous le numéro 4286994 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 1571 d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel TF Warehousing Inc./Les Entrepôts TF Inc.a cédé toutes ses créances actuelles et futures à La Banque Toronto-Dominion a été enregistré au Bureau d’enregistrement de Montréal, sous le numéro 4286995 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 1571 d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel XTL Transport Inc.a cédé toutes ses créances actuelles et futures à La Banque Toronto-Dominion a été enregistré au Bureau d'Enregistrement de Montréal, sous le numéro 4286991 LA BANQUE TOflONTO-DOMINION Province de Québec.District de Montréal COUR SUPÉRIEURE, NO: 500-05 3782 917.ROBERT JOLY, demandeur, -vs- LES POR TES CENTENAIRE, défenderesse l.e 28 mars 1991 à l'ZhOO de l'après-midi à la place d'affaires de ta dé fenderesse, au no 8500 rue Grenache, en la cité de Ville d'Anjou, district de MonlréaL seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celte cause, consistant en: 1 chariot élévateur, 7 bureaux secrétaire, 8 fi hères et 4 tiroirs, 1 trader Fruchalf 1986 48' (2 essieux).Conditions: ARGENT COMPTANT OU CHÈQUE CERTIFIÉ.EUGÈNE FILION , huissier FILION 4 ASS., HUISSIERS, 110 Ouesl de Martigny, St-Jérôme.Qc.J7Y 2G1.TéL : (51-4)436-8282.St-Jérôme.le 8 mars 1991.LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 E5E mm\ Horizontalement 1— Métal — À demi.2 — Puissance — Échassier.3—Irréprochable.4 — Propre.— Lien grammatical.— Province basque d'Espagne.5— Usages — Qualité de ce qui est aigu.6— Substance qui détruit les larves.— Déchiffré.7— Vrai — Espèce de thon.8— Richesse — Représentant du pape.— Céans.9— Extrémité — Poison.10—Squelette — Variété de prune.— Gamin de Paris.11 —Chef sudiste — Cube — Odeur des viandes cuites.12—Flâne.— Urticacée d’Extrème-Orient Verticalement 1 —Relatif à la moëlle épinière.— Offrande.2— Division d'un ouvrage — Asperger 3— Séparation.— Erbium.4— Ornement en forme d'oeuf.— Élancé.5— Mariage.— Atoll.— Notre-Dame.6— Bruit d'un mouvement d'horlogerie.— Avarier.7 — Se rendra.— Havane.8— Anes.— Modulation de fréquence.9— Grand nombre indéterminé.— Fourreau.10— Bienheureux.— Peu important.11— A demi.— Vitesse.12— Habitation de sapin.— Caractère de ce qui est unique.Solution de samedi FORM ; LUE U i A T T P.‘ N I 'E| CLI V .H|N U] ¦ END E ¦BqüM » | V E N d oui O SSE 'j 5ECR S 6 7 I 9 10 II »?A TUSA I N r RlOUVR I R A I TÙRI D E 8RE8IS|F E R|l LEAL ¦ i"eIRu'e tteraIdÉ RE VER“l “ epeUo A Te NBRI Elle TeUcV-LTE ETA I RE|G DECES DUBUC, Madeleine — A Montréal, le 15 mars 1901, à l'âge de 77 ans, est décédée Mme Madeleine Dubuc, née Anderson, épouse de feu Jean-René Dubuc, elle laisse dans le deuil ses fils Michel, André, François, Robert ainsi que leurs conjointes, ses soeurs Camille (Jean Nadeau), Clarice Cheer, ses belles-soeurs Pauline Dubuc et l.aurette Anderson, plusieurs petits-enfants et amis.Les funérailles auront lieu mardi le 19 courant.Le convoi funèbre partira des salons A.Savarla Ltée (RFAQ) 340, rue Jarry est pour se rendre à l’église St-Vincent-Kerrier où le service sera célébré à 10 h 30 et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, lieu de sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Heures d’ouvertures : lundi de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h ; mardi le salon sera ouvert dès 9 h.LESSARD, Jean Dr — Le Dr Jean Lessard, chirurgien à l'Institut de cardiologie de Montréal, est décédé dimanche à l'âge de 57 ans.Il laisse dans le deuil, ses enfants Charles et Maryse et leur mère Claudette Bélanger, ses huit frères et soeurs de Hull et de Montréal ainsi que de nombreux parents et amis.La dépouille mortelle sera exposée au Salon funéraire Alfred Dallaire, 3254, rue Bellechasse mardi et mercredi de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h.Le service religieux sera célébré le jeudi 21 mars à 10 h à l'église No-tre-Dame-du-Koyer, angle Bellechasse et 4ie avenue.Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.0N PEUT VAINCRE LE CANCER SOCIETE CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY DIVISION DU QUÉBEC DONNONS GÉNÉREUSEMENT PRENEZ AVIS que PIBER CORPORATION demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Montréal, le 12 mais 1991 MENDELSOHN ROSENTZVEIG, SHACTER.Les procureurs de la compagnie.PRENEZ AVIS que SYSTÈMES DE BRONZAGE JANSEN-BROOS INC-/JANSEN-BROOS TANNING SYSTEMS INC.demandera à l'inspecteur général des Institutions financières la permission de se dissoudre Montréal, le 13 mars 1991 MENDELSOHN, ROSENTZVEIG.SHACTER, Les procureurs de la compagnie M.G.MOURANI INC.Prenez avis que la compagnie M.G.MOURANI INC., demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 8 janvier 1991.Le président Michel Mourani.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 18 octobre 1990 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou lutures, payables à LES PORTES AUTO MAGIQUE INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 2ième jour de novembre 1990, sous le numéro 4331676.lellèmejourdemars.199t.LA BANQUE TORONTPOOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 21 janvier 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LES CUIRS PAM PAM INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 4ième jour de mars 1991, sous le numéro 4364656.Celtièmejourdemars, 1991.LA BANQUE TORONTPDOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 7 lévrier 1991 à la BANQUE TORONTPDOMINION de toutes dettes, présentes ou lutures, payables à LES INVESTISSEMENTS MICHEL LAPALME INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Trois-Rivières, le 5ième jour de mars 1991, sous le numéro 404158.Le 11 ème jour do mars, 1991.LA BANQUE TORONTPOOMINION.Avis esl par les présentes donné que le contrat de vente en date du 19 février 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de loutes dettes, présentes ou futures, payables à PLACEMENTS JONSOOR INC./JONSOOR HOLDINGS INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 4ième jour de mars 1991, sous le numéro 4364659.Lellèmejourdemars, 1991.U BANQUE TORONTPDOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 12 février 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou lutures, payables à PANTVILLE INC a élé enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, te 4ième jour de mars 1991, sous le numéro 4364657.Le 11 ème jour de mars, 199t.LA BANQUE TORONTPDOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 15 lévrier 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou lutures, payables à PERMA-KNIT LIMITÉE TRADING UNDER THE NAME OF.LES CEINTURES FIORI ENR-./FIORI BELTS REG'D .a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 4iètne jour de mars 1991.sous le numéro 4364660.Le 11 ème jour de mars, 1991.LA 8ANQUE TORONTPDOMINION.AVIS Avis est par les présentes donné que le 10 mai 1991, à 9h30 a.m„ ALLAN H.PORTIGAL demeurant dans la province de Québec et dans l'état du Maryland, U,S A.et DAVID L.PORTIGAL demeurant dans l'état du Maryland se présenteront devant un des |uges de la Cour Supérieure siégeant dans le district de Montréal, au Palais de Justice, afin d'obtenir des lettres de vérification établissant que la succession de teue Frances Portigal en son vivant demeurant au 7745 Sherbrooke Est, Montréal, Québec, incombe auxdits ALLAN H.PORTIGAL et DAVID L.PORTIGAL.DATÉ A MONTRÉAL, le 15 mars 1991 Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 1571d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel GTL Transport (1989) Inc./Transport GTL (1989) Inc.a cédé toutes ses créances actuelles et futures à La Banque Toronto-Dominion a été enregistré aux Bureaux d'enregistrement suivants sous les numéros indiqués: Montréal: 4286990 Vaudreuil: 253159 Richmond: 183312 Verchères: 242310 : Arthabaska: 301952 ! Drummond: 334059 Sheftord: 350644 j Sherbrooke: 396450 ; Saint-Hyacinthe: 261033 Trois-Rivières: 403593 Compton 124841 Québec: 1405978 LA BANQUE TORONTPDOMINION.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL j NO: 500-12-193723-917 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) (Divorces) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT MARC LAGUERRE, Demandeur -vs- ANA ELISA CORDEIRO, Délenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à ANA ELISA CORDEIRO de comparaître au greffe de I cette cour situé au 10 rue St-Antoine est, Montréal, salle 1 100, dans les | trente (30) jours de la dale de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la déclaration de divorce a été remise au grette à l'intention de ANA ELISA CORDEIRO Lieu Montréal Date: 7 mars 1991 GILBERTCHAPADOS, PA.AVIS DE PRÉSENTATION D'UN PROJET DE LOI D'INTÉRÊT PRIVÉ Fiducie» Colin Wntey Webster Avis est, par les présentes, donné que les trois fiducies créées par donation par Colin Wesley Webster au profit de teue Beverley Frcrsst Webster, ses descendants et leurs conjoints par voie d'actes signés respectivement les 20 lévrier 1942,26 lévrier 1943 et 29 mai 1944 devant J H Hutcheson, notaire, j s'adresseront au Parlement du Qué-j bec.au cours de la présente cession, ; aux fins de demander l'adoption d'une ; loi à caractère privé visant à modifier i les périodes de division de biens des j fiducies, à uniformiser ie contenu des ! trois actes de fiducie, à clarifier les pouvoirs discrétionnaires des fiduciaires, â étendre les pouvoirs en matière d’investissement et à déterminer la no-j minafion des fiduciaires I Toute personne ayant des motifs d'in-[ tervenir sur ce projet de loi d'intérêt | privé dort en informer le directeur de la | législation, Assemblée nationale, édifice Honoré-Mercier, bureau 2 68.1025, rue Saint-Augustin, Québec G1A 1 A3 MONTRÉAL, le 4 mars 1991 Les procureurs des requérants OGILVY RENAULT AVIS PRENEZ AVIS que AUBERGE MAIDENHEAD INC., une compagnie constituée sous l’autorité de la Partie I de la Loi sur les compagnies (Québec), ayant son siège social i Montréal, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d’obtenir sa dissolution conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies de la province de Québec DATE à Montréal, ce 13ème jours de mars 1991.AUBERGE MAIDENHEAD INC Par Mimi Côté secrétaire-adjoint.AVIS LÉGAL AVIS est par les présentes donné, selon l'article 31 de la Loi sur les Pouvoirs Spéciaux des Corporations (I R Q.1977, chap.P-16) que la garantie créée par un acte de fiducie, d'hypothèque, de gage et de nantis-se-ment intervenu devant Me Paul Dor-val.notaire, entre les Industries Vogue Ltée et Compagnie de Fiducie Guardian à titre de fiduciaire, portant la date officielle du 4 mai 1983 et enregistré au bureau de la division d'en-re-gistrement de Montréal sous le numéro 3353765 ainsi qu'au bureau de la division d'enregistrement de Sheftord sous le numéro 28274, est devenue exécutoire suite au défaut de Les Industries Vogue Ltée de respecter les termes et conditions dudit acte de fiducie.Montréal, le 14 mars 1991 de Grandpré.Godin, procureurs de Compagnie de Fiducie Guardian, ès qualités de fiduciaire pour les détenteurs d'obligations de Les Industries Vogue Ltée.AVIS LÉGAL AVIS est par les présentes donné, conformément selon l’article I571D du Code Civil du Bas-Canada que Les Industries Vogues Ltée a cédé et transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à Banque Lloyds du Canada par acte enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Montréal, le 6 mars 1987 sous le numéro 3837755 et que 2679965 Canada Inc.ayant une place d'affaires au 9031, rue Salley à Ville LaSalle est devenue aux droits de ladite banque ayant acquis de celle-ci, tous les droits découlant de la cession de créances ci-dessus mentionnée et ce, aux termes d'une convention de vente et cession de créances et des sûretés s'y rapportant intervenue sous seing privé le 4 mars 1991 et aux termes d’un avis de subrogation relativement à une cession de créances donnée à la même date.Montréal, le 14 mars 1991 de Grandpré, Godin, procureurs de 2679965 Canada Inc.aux droits de Banque Lloyds du canada.AVIS LÉGAL AVIS esl par les présentes donné, conformément selon l'article 1571D du Code Civil du Bas-Canada que Groupe Gestramar Inc.a cédé et transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à Banque Lloyds du Canada par acte enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Montréal, le 6 mars 1987 sous le numéro 3837755 et que 2679985 Canada Inc.ayant une place d'affaires au 9031, rue Salley à Ville LaSalle est devenue aux droits de ladite banque ayant acquis de celle-ci, tous les droits découlant de la cession de créances ci-dessus mentionnée et ce, aux termes d'une convention de vente et cession de créances et des sûretés s'y rapportant intervenue sous seing privé le 4 mars 1991 et aux termes d'un avis de subrogation relativement à une cession de créances donnée à la même date.Montréal, le 14 mars 1991 de Grandpré, Godin, procureurs de 2679965 Canada Inc.aux droits de Banaue Llovds du canada.Avis est par les présentes donné que le contrat en dale du 28 lévrier 1991 par lequel PUBLICITÉ PINNACLE ADVERTISING - A DIVISION OF 129025 CANADA INC.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et lutures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 8 mars 1991 sous le numéro 4366046.Banque de Montréal, le 12 mars 1991.Avis esl par les présentes donné en vertu de l'article 1571 d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel GTL Realties Inc./Les Immeubles GTL Inc a cédé loutes ses créances actuelles et futures à La Banque Toronto-Dominion a été enregistré aux Bureaux d'enregistrement suivants sous les numéros indiqués: Montréal: 4286992 Vaudreuil: 253160 Richmond; 180113 Arthabaska; 297097 Drummond: 329553 Shetford: 345271 Sherbrooke: 388594 Sant-Hyacinthe: 255876 Trois-Rivières: 399327.LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-43-000007-912 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE JEUNESSE ORDONNANCE DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBLIC ART.138 ET 139 C.P.C.À: Madame Liliane Richer, adresse inconnue Considérant la demande formulée pat requête el accueillie en date du 6 mars 1991, la Cour ordonne à l’intimée Liliane Richer de comparaître au Greffe de l'Adoption, Cour du Québec, Chambre Jeunesse de Longueuil, 1111 Bout Jacques-Cartier Est, Longueuil, dans un délai de trente (30) jours à complet de la publication de la présente ordonnance pour prendre possession d'un avis d'une demande de placement (selon 825.1 C.P.C.) laissé à son intention au Grette dudit Tribunal, concernant l'enfant prénommé Daniel, né le 13 aoûT 1990.À défaut pour l'intimée de ce faire, le Tribunal pourra procéder dans l'instance sans autre avis.GISÈLE BÉLANGER Greffier adjoint COUSINEAU ET ARCHAMBAULT Procureurs de la requérante.AVIS DE FAILLITE NO DOSSIER : 048456 NO COUR: 200-11-000599-913 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CREANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILUTE: IMVESTCORP INC., AYANT FAIT AFFAIRES DANS LE DOMAINE DE LA GESTION IMMOBILIÈRE AU 333, GRANDE-ALLÉE, DANS LA VILLE DE QUÉBEC ET AYANT EXPLOITÉ UN RESTAURANT SOUS LE NOM DE .BISTRO DE LA CAPITALE » AU 150, ST-CYRILLE EST DANS LA VILLE DE QUÉBEC, PROVINCE DE QUÉBEC.Avis vous est, par les présentes donné, que la corporation susmentionnée a déposé une cession de ses biens le 11 mars 1991.La première assemblée des créanciers sera tenue te: DATE: 4 avril 1991 HEURE: 14h00 ENDROIT: Bureau du Séquestre Officiel 112, Dalhousie, suite 002 Québec, Québec GINSBERG, GINGRAS & ASSOCIÉS INC.470.DE LA COURONNE QUEBEC QUÉBEC G1K6G2 TÉL: 418-522-8921.AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 4h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservation avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 4h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, téi 286-1200 a Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 14 h heure de Montréal CTL13005.F le mardi 26 mars 1991 FOURNITURE DE 11 158 BARRES D'ANCRAGE 5 590 MANCHONS D'ACCOUPLEMENT ET 5 460 DIAPOSITIFS DE BUTÉS Admissibilité : Placé d'affaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 S Prix du document: 25 $ (taxes incluses) CTL.13807.E le mardi 26 mars 1991 UNE UNITÉ DE TRAITEMENT DESEAUX USÉES PAR DISOUES BIOLOGIQUES Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20000$ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) CTL.13808.F le mardi 26 mars 1991 FOURNITURE DE TROIS (3) BÂTIMENTS PRÉFABRIQUÉS EN ACIER DE TYPE 'FOLD AWAY" (40 ' X 100') CHACUN Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 30 000 $ Prb! du document : 25 $ (taxes Incluses) Les documents d'appets d'offres peuventétre consultés ou obtenus du lundi au vendredi de8h30à12hetde13hà16hà l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats B55, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements : (514) 289-5903 Le montant do 25 $ est NON RE MBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro Québec.la garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'apjxtl d'ottres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'ottres.Hydro Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chet de service Achats et Contrats Antonio Pinho, ing.Avis est par les présentes donné en vertu de l’article 1571d du Code Civil du Bas Canada, que le contrat par lequel Transport T.F.Québec Limitée a cédé toutes ses créances actuelles el futures i La Banque Toronto-Oomi-nion a été enregistré au Bureau d'Enregistrement de Montréal, sous les numéros 4133021 et 4005904 et au Bureau d'Enregistrement de Verchères sous le numéro 23680t.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 12 lévrier 1991 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de loutes dettes, présentes ou lutures, payables à TRU-BLU SPORTSWEAR INC a élé enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 4ième jour de mars 1991, sous le numéro 4364658.Le11èmé|Our de mars,1991.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-04-000250-910 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT THERANA NOEL, domiciliée et résidant au 2396 Cartier, dans les ville et district de Longueuil, Partie demanderesse -VS- LOUISSAINT DORVIL, d'adresse inconnue, Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LOUISSAINT DORVIL de comparaître au grette de cette Cour situé au 1111 est.bout.Jacques-Cartier, salle (séparation) dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis.Une copie de la déclaration en séparation a été remise au greffe à l'intention du défendeur, LOUISSAINT DORVIL.Lieu: Longueuil Dale: tt mars 1991 YVANALY, PROTONOTAIRE ADJOINT BÉNARD, LAPIERRE, LAMARRE i VILLAGGI 192 St-Jean, suite 100 Longueuil, Oc J4H2X5.CANADA PROVINCE OE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-04-000251-918 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT BRIGITTE BERTRAND Partie demanderesse vs PIERRE LEDOUX.Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M Pierre Ledoux de comparaître au grette de cette cour situé au 1111 est, bout Jacques Cartier, salle RC-31 dans les (rente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR, soit le 1er mai 1991 Une copie de la requête pour garde d'enlant a été remise au greffe à l'Intention de PIERRE LEDOUX, Lieu: Longueuil Dale: 11 mars 1991 YVAN ALLY.P.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-003036-918 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DAME LISE BERUBE, et MONSIEUR PAUL-ANDRÉ COU-LOMBE, Requérants c.DAME SUSAN THORBURN, Intimée, et LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DU DISTRICT OE MONTRÉAL, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à Dame Susan Thorburn de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 rue Notre-Dame est, Montréal, à 9h00, salle 2.16, le 19 avril 1991 pour l'audition d'une requête en radiation d'enregistrement.Une copie de la requête en radiation d'enregistrement a été remise au greffe à l'intention de DAME SUSAN THORBURN.Lieu: Montréal Date: 8 mars 1991 GILBERT CHAPADOS.P.A.AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné que.conformément à un jugement de la Cour supérieure, district de Montréal (dossier no.500-14-000100-917) il sera procédé, le 28 mars 1991 à f 0:00 heures de l'avant-midi, au bureau du notaire soussigné situé au 3608, bout St-Charles, suite 2B, Kirkland (Québec), à la vente i l'enchère et à l'adjudication publiques de l'immeuble appartenant à Daphnée Caroline Prévost mineure, et désigné comme étant le lot 79-92, Paroisse de nie Bizard avec maison dessus érigé el portant le numéro civique 909, rue Thibaudeau.Ile Bizard Pour les conditions, s'adresser au notaire soussigné Signé à Kirkland, le 15 mars 1991.ROBERT P.GOSSET, NOTAIRE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-003855-911 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT THE WISTER CORPORATION, -et- DAMEROSE WISENTHAL, -et- ELRU INVESTMENTS LTD., •ét- RHETED INVESTMENTS INC./INVESTISSEMENTS RHETED INC., Partie demanderesse c.DRUCKER DEVELOPMENT OF CANADA LTD., Partie délenderesse AUTORISATION Une autorisation est accordée permettant la signification d'un avis de soixante jours par The Wister Corporation, Dame Rose Wisenthal, Elru Investments Ltd., Rheted Investments Inc./Investissements Rheted Inc.c.Drucker Development ol Canada Lld.par voie d'une (1) publication dans le journal Le Devoir.Une copie de l'avis de soixante jours a été remise au grette de la Cour supérieure, district de Montréal située au t, rue Notre-Dame est à Montréal (Québec).salle 1.100, à l'intention de Drucker Development ol Canada Ltd.LIEU: Montréal DATE: 11 mars 1991 RÉAL PIOURDE Appel d’offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 heures aux dates ci-après énoncées, au Service du greffe de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal H2Y 1C6, pour: Soumission Date d'ouverture * 7751 Construction du pavage, des trottoirs el de conduits souterrains pour éclairage, là où requis.Avenue Plerre- Charbonneau 27 mars 1991 « 7752 Construction de pavages et de trottoirs, deux côtés, là où requis.Rue Frank-Selke, Rue Dlck-lrvln (Groupe 08) * 7753 Construction de pavages, de trottoirs, de bordures et de conduits souterrains pour éclairage et construction d'un égout combiné et d'une conduite d'eau secondaire, là où requis.48e Avenue, 5e Rue (Groupe 09) Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'ottres en s'adressant à compter du 18 mars 1991.aux endroits suivants: SOUMISSION Module voirie et circulation.Division ingénierie municipale, au 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.440, contre un dépôt non remboursable de 43,00 $ (soumission simple), 70,00 $ (soumission groupe) (T P S.incluse) en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal.Informations: 872-3280 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 13 mars 1991 27 mars 1991 27 mars 1991 a CTB.14900A le mardi 2 avril 1991 Région Saguenay FOURNITURE, SUR DEMANDE, 0E MAIN-0 OEUVRE POUR L EXÉCUTION DE TRAVAUX DE CONSTRUCTION OU DE MODIFICATION DANS DIVERS POSTES DE TRANSPORT Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Garantie de soumission: 40 000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 14 h heure de Montréal CTB.14902A lé mardi 2 avril 1991 CMQ.12154.A le mardi 9 avril 1991 CTB.14009 A le mardi 9 avril 1991 Région Montmorency FOURNITURE, SUR DEMANDE.DE MAIN-D OEUVRE POUR L EXÉCUTION DE TRAVAUX DE CONSTRUCTION OU 0E MODIFICATION OANS DIVERS POSTES DE TRANSPORT CENTRALE CADILLAC Comté d'Abitibl-Est REMPLACEMENT DE SIX (6) SILENCIEUX D ÉCHAPPEMENT POUR LES GROUPES TURBINES À GAZ Territoire de la Baie James CONCESSION POUR L EXPLOITATION D UNE CAFÉTÉRIA.D'UN MAGASIN-DÉPANNEUR ET LES SERVICES DE CHAMBRE ET DE CONCIERGERIE DANS DIVES CAMPEMENTS Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Admissibilité : Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 40 000$ Garantie de soumission: 100 000$ Garantie de soumission: 200000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) Prix du document : 25 $ (taxes incluses) Prix du document : 25 $ (taxes incluses) CTB.149017V le mardi 16 avril 1991 CTC.1Q302.A le mardi 16 avril 1991 CMF.12029.A le mardi 23 avril 1991 POSTE BOUCHERVILLE POSTE 10TBINIÉRE POSTE ARNAUD Comté de Verchères Comté de Lotbinlère SepUles TRAVAUX DE GÉNIE CIVIL ET INSTALLATION ÉLECTRIQUE CONNEXE CONSTRUCTION D UN POSTE AÉRO-SOUTERRAIN AVEC BÂTIMENT DE COMMANDE MODIFICATIONS ET AGRANDISSEMENT DU BÂTIMENT OE SERVICE Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Garantie de soumission: 150 000$ Garantie de soumission: 150000 $ Garantie de soumission: 200 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) CTB.14011A le mardi 9 avril 1991 Territoire de la Baie James CONCESSION POUR L EXPLOITATION D'UNE CAFÉTÉRIA.D UN MAGASIN-DÉPANNEUR ET LES SERVICES DE CHAMBRE ET DE CONCIERGERIE DANS LES CAMPEMENTS NEMISCAU ETKM257 Admissibilité : Principale place d affaires au Québec Garantie de soumission: 200 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) Les documents d'appels d'ottres pouvent ôtre consultés ou obtenus du lundi au vendredi de 8 h 30 à12hetdo13hô16hé l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats 055, rue Sainte-Catherine Est • 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements : (514) 280-5903 Lo montant do 25 $ est NON REMBOURSABLE ot doit être payé sous forme do chèque ou do mandat à l'ordre rfHydro-Québoc.l a garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, do cautionnement fourni par une compagnie d’assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d’appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé A soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, do télex et/ou de télécopieur lors do sa demande de document d'appel d'offres.Hydro Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service Achats et Contrats Antonio Pinho, ing i l Le Devoir, lundi 1 8 mars 1991 ¦ 11 REGARDS SUR LE MONDE Grogne et rationnement généralisé à Cuba Pendant que les établissements de luxe pour touristes se multiplient, la population est appelée à de nouveaux sacrifices PHOTO FRANÇOIS BROUSSEAU Rue du quartier San Leopoldo, à La Havane.Expectative et lendemains incertains.ter; ____ François Brousseau envoyé spécial LA HAVANE — À Varadero, capitale du tourisme cubain, grand rendez-vous des Québécois, Allemands et autres Italiens en quête d’exotisme à prix modique, vrais hôtels cinq étoiles et buffets élaborés ont récemment fait leur apparition.Pendant ce temps, à La Havane et partout dans cette immense île de 1200 kilomètres de long, le Cubain ordinaire est assujetti a un rationnement — déjà strict depuis des années — maintenant généralisé.Un rationnement qui s’est étendu, l’automne dernier, des oeufs au poisson frais, des savonnettes aux sous-vêtements (une paire de chaussettes par année ! ), du lait pour enfants aux chemises.Cuba vil depuis six mois au rythme de la « période spéciale en temps de paix » : un véritable état de siège économique, qui alimente et fait croître la traditionnelle grogne populaire.La presqu'île de Varadero est un chantier, ses vingt kilomètres de plage seront bientôt entièrement couverts d’hôtels, de plus en plus luxueux.La capacité d’accueil de la péninsule, aujourd’hui de 6000 chambres, sera selon les autorités cubaines de 30 000 d’ici 1995.Pour Cuba dans son ensemble, 300 000 touristes (dont 50 000 Canadiens, surtout des Québécois) ont visité le pays en 1990 et 600 000 devraient le faire en 1991.Dans l’ordre, le Canada, l’Allemagne, l’Espagne et le Mexique fournissent les plus forts contingents.Les touristes d’expérience — malgré des ratés toujours enregistrés du côté de la restauration — relèvent plus souvent qu’autrement l’élévation du niveau de l’accueil touristique à Cuba au cours des cinq dernières années.Au moment de l’abandon par le grand frère soviétique, le spectaculaire boom de Varadero illustre la volonté des autorités cubaines de se jeter à corps perdu à la poursuite de la manne touristique.Sans atteindre le luxe et le raffinement gastronomique des Club Med des îles françaises, l’accueil aux touristes étrangers à Cuba se rapproche aujourd’hui des normes occidentales.Mais à quinze kilomètres de ce paradis de sable et de soleil, dans la petite ville de Cardenas, d’une beauté architecturale bien cachée par les assauts de l’âge doublés d’un abandon extérieur total, les voitures — ces fameuses Chevrolet et Slude-baker multicolores de l’époque prérévolutionnaire — ont cessé de circuler, faute d’essence et sont recouvertes de bâches.Les calèches transportent les enfants à l’école, les bicyclettes et mobylettes occupent toutes les rues.Le tiers monde aux portes du luxe occidental : image bien connue, à laquelle n’échappe plus maintenant « le premier Etat socialiste en Amérique».30 ans pour en revenir au même point « Nous avons fait la révolution il y a trente ans pour en finir avec l’humiliation devant tous ces riches étrangers qui venaient faire la belle vie ici.Mais nous en sommes aujourd’hui au même point : regarder les touristes s’empiffrer tandis que nous nous serrons de plus en plus la ceinture.» Le commentaire du chauffeur de taxi, Carlos, qui nous mène de l’hôtel Las Palmeras (capitaux et touristes et grande partie espagnols) au bien nommé Paradiso (un super-Hilton transposé, où l’on peut déguster son mojitos tout immergé dans une piscine), résume — sur un ton bien modéré — l’attitude de la population devant l’inexorable fossé qui se creuse entre touristes et autochtones, entre la « non-économie » en pesos et un dollar de plus en plus impérial et indispensable.La litanie des complaintes économiques du peuple cubain devant la vie quotidienne rappelle celle, bien connue, entendue dans de nombreux pays d’Europe centrale jusqu’à tout récemment : ici, le nie ma polonais (« il n’y en a pas ») devient no hay; les changeurs clandestins assaillent le touriste ici comme là-bas; le salaire mensuel moyen ( 150 pesos, environ 200 dollars au cours officiel) doit être divisé par huit, voire par dix si on veut l’échanger au cours réei (de 6 à 8 pesos au dollar américain) ; le marché noir — tabac, alcools et essence proposés aux touristes — esl bien là, malgré une répression éco nomique (« redoubler d’ardeur dant la lutte contre la corruption et et la spéculation et leur opposer un poing de fer », écrit Granma, le journal of ficiel du Parti communiste cubain) féroce et impitoyable.Mais à la différence de Prague ou de Budapest, les enfants de La Havane assaillent le touriste, lui soutirant des « Chiclets », un stylo à bille, voire carrément un dollar pour arrondir la journée : tiers monde certes moins misérable que celui des bidonvilles haïtiens, avec leurs cortèges de visages émaciés, mais tiers monde quand même.« Regardez comme c’est pauvre, dit Armando en faisant visiter son quartier de San Leopoldo, l’un des plus tristes de la capitale.Nous n’avons rien.Comment voulez-vous que j’arrive avec 93 pesos par mois ?» À gauche, un magasin d’alimentation aux trois quarts vide où s’alignent quelques rangées de conserves — des haricots verts d’Albanie, immangeables à ce qu’on dit.Devant, en direction de la mer, une rue à demi-inondée, un vieil homme et sa canne rentrant de la pêche, dans le port de la capitale, deux poissons rougeâtres à la main; des enfants qui jouent avec de vieux pneus, et quelques-uns de ces incroyables chiens cubains, atrocement maigres et entièrement couverts de plaies.Écoeurement et impuissance Armando, photographe dans une revue havanaise, grand gaillard dans la vingtaine, ne cache pas à l’Occidental de passage son écoeurement devant le régime mais avoue son impuissance sur les façons de le combattre : « Nous ne pouvons faire comme ils ont fait à l’Est, nous ne sommes pas organisés.» Selon les exilés cubains surtout ba- sés à Miami, consultés par LE DEVOIR, entre 10 et 15 groupuscules à peine, de quelques membres chacun, existeraient dans Pile, avec des structures lâches et totalement clandestines.Leur principale activité consisterait.à demander la libération des camarades militants emprisonnés ! « Quelque chose comme une centaine de militants dans l’ensemble du pays», estime Rolando Cartaya, exilé en 1987, journaliste à Radio-Marti, le poste anti-castriste financé par Washington, que l’on peut facilement capter dans l’île sur les ondes courtes et même, à certaines heures, sur la bande AM — tout dépendant de l’efficacité du brouillage.Ce poste fondé en 1985, affilié à « La Voix de l’Amérique », évite soigneusement le ton militant dans ses informations, mais donne évidemment, dans ses interviews, beaucoup de place aux affaires cubaines telles que vues par l’opposition en exil.Une large part y est cependant donnée aux informations internationales : le poste dispose désormais .d’un correspondant à Moscou ! Les cotes d’écoute sont inconnues, mais plusieurs Cubains ont déclaré au DEVOIR écouter régulièrement Radio-Marti, à laquelle est venue s’adjoindre une télévision il y a un an.Aucune publication d’opposition Aucun journal, aucune publication d’opposition ne sont connus.Tout au plus, certaines paroisses catholiques — et notamment celle sise dans la magnifique cathédrale baroque du coeur de la vieille Havane — pu- blient-elles des feuilles hebdomadal res où l’on pourra trouver, entre deux chroniques strictement religieuses, entre deux appels au « retour à la religion » (Cuba compte beaucoup de baptisés mais peu de pratiquants, une tendance qui s’inverserait aujourd’hui) —, une petite phrase à teneur socio-politique, appelant par exemple « à la tolérance dans le dialogue social ».On est loin de l’audace et de l’abondance des samizdat polonais et hongrois des années 70 et 80.Pedro a 26 ans; il esl étudiant en sciences biologiques appliquées à la médecine, un domaine dans lequel Cuba se targue d’être à la fine pointe mondiale.Aussi critique que son copain Armando, il répond a l'interlocuteur occidental qui lui fait valoir — selon la formule bien connue — « les indéniables progrès de Cuba en termes de santé et d’éducation » pour atténuer la critique politique adressée au régime de Fidel Castro : « Oui, nous avons une médecine d’élite.Oui, nous sommes bons dans la recherche sur l’hépatite ou sur l’interféron, qui m’intéresse d’ailleurs.Mais cela fait une semaine que ma mère essaie en vain de trouver de l’aspirine dans les pharmacies ! » Selon Pedro, le régime est une dictature différente des ex-dictatures des pays de l’Est, parce que « le fidé-lisme, ce n’est pas exactement comme le communisme ».« C’est un régime personnalisé à l’extrême, où un seul homme décide de tout.Un homme d’un orgueil fou, qui aura toujours raison jusqu’à l’absurde, contre l’évidence.Un homme qui a le regard figé dans une seule direction, alors que le monde entier regarde dans l’autre direction.» En ce doux vendredi soir de mars, à la Bodeguita del Medio, un des hauts lieux de la vieille Havane où n’entrent, à toutes fins pratiques, que les touristes bardés de dollars — un repas coûte l’équivalent de deux ou trois semaines de travail — Pedro osera proposer.un toast à la chute prochaine de Fidel Castro ! line audace encore très rare sous ces deux.« Ne fais pas attention, c'est une vieille communiste» Tous les Cubains de rencontre ne sont cependant pas des Pedro ou des Armando fondamentalement op posés au régime.Dominant un spectaculaire viaduc sur la route de Ma-tanzasà La Havane, un café-relais.L’établissement est divisé en deux sections : l’une, extérieure, pour les touristes, l’autre pour les Cubains.Le garçon de service, de la plus grande amabilité, vous assurera que « l’immense majorité du peuple est avec Fidel, un génie comme il n’en arrive sur Terre qu’une fois par siècle ».Deux travailleuses à la fabrique de rhum voisine — du Havana Club — n’enclencheront pas sur la discussion politique, se bornant à dire qu’« il n’y a pas trop de problèmes actuellement, à part pour le pétrole ».Pénurie de pétrole qui force d’ailleurs ces deux jeunes femmes à recourir, plus que d’habitude, à l’auto-stop pour faire la navette quo tidienne de 50 kilomètres entre leur résidence et leur lieu de travail.Le degré de popularité ou d’impopularité du régime est éminemment difficile à mesurer.Les partisans — ou ceux qui s’en donnent l’air — entonneront la chanson de « l’unanimité ou la quasi-unanimité », tandis que les grognards locaux et les dissidents en exil vous donneront des évaluations allant de 15 % à 40 % d’appuis au Parti communiste et, surtout, à Fidel lui-même.Il semble en tout cas que, malgré les difficultés croissantes de la vie quotidienne et l’extension de la grogne dans les innombrables queues et autres lieux publics, le régime dispose encore d'une base convaincue, minoritaire sans doute mais réelle, à l’inverse des régimes communiste!) de l’Est en fin de course, durant la très décadente fin de décennie 80.Un exemple : l’accueil dans la famille de Pedro, lors de la visite du touriste étranger venu boire une bière à la maison (bière acheté chez un particulier au marché noir, après d’infinies recherches, en l'absence de tout café ou établissement public dans ce quartier populaire).La grand-mère regardera d’un oeil plus que suspicieux ce drôle d’oiseau arrivé sans crier gare.Chuchotement de l’hôte dans l’oreille de l’invité : « Ne fais pas attention, c’est une vieille communiste ! » Conflits de générations, grogne diffuse, réticences à la critique ouverte : C.’uba frémit dans ses profondeurs, mais la surface de l’eau reste calme.Une fuite en avant dans la pureté idéologique François Brousseau envoyé spécial LA HAVANE — Pratiquement abandonné par son allié soviétique traditionnel, qui ne subventionne plus et exige, depuis le 1er janvier, des dollars pour régler toutes les transactions, en proie à de grandes difficultés internes, toujours en butte à l’hostilité américaine, le régime cubain choisit aujourd’hui la fuite en avant dans la pureté idéologique.Survivances d’un passé suranné mais omniprésent, les slogans agressifs, hostiles à l’impérialisme, fleurissent sur les énormes panneaux et les faux graffitis — trop propres pour être honnêtes — qui couvrent les murs des villes : « Messieurs les Yanquis, nous n’avons absolument aucune peur de vous »; « Fidel, nous sommes toujours prêts à répondre à ton appel »; « Le socialisme ou la mort ».Lors de déclarations récentes, Fidel Castro, le leader vieillissant mais à la poigne non démentie, a affirmé qu’il préférerait « voir Cuba sombrer au fond de l’Atlantique » plutôt que de dévier d’un iota de la ligne choisie, et appelé de ses voeux l’avènement d’un .vaccin contre le capitalisme », décrit comme « la plus grande cochonnerie du monde ».« Adieu à la passivité »; « Lutte sans quartier à la corruption»; « Vive l’esprit de contingent » (du nom donné aux brigades de travailleurs) : dans la triste presse officielle — dont la quantité de titres quotidiens a récemment chuté à trois, pour cause de graves pénuries de papier —, les dénonciations de « l’impérialisme » sont incessantes, tout comme les appels à la vigilance révolutionnaire et l’émulation des travaux « communautaires et volontaires » dans les champs.Ici,la glas-nostet la perestroika n’ont pas cours; l'unanimité est toujours de rigueur.Romantisme révolutionnaire et ressassement obsessionnel Cuba vit toujours, du moins officiellement, à l’heure du romantisme révolutionnaire, du ressassement obsessionnel des exploits du passé, de l’état de veille permanent contre l’agresseur potentiel, et de la stimula- tion morale plutôt que matérielle au travail — un thème qui reprend actuellement toute sa place dans les médias, l’affichage et les proclamations.Quant à savoir si le message est reçu cinq sur cinq dans la population, c’est une autre histoire.Fin février, à l’occasion d’une réunion de la section havanaise du Parti communiste, Fidel Castro — cité en long et en large sur deux pages de la Granma, un journal très grand format — a résumé la situation en des termes sombres qui ne laissent deviner aucune ouverture prochaine du régime.Il a insisté sur le caractère extrêmement difficile de la situation internationale, en cette époque « désastreuse de discrédit des idées révolutionnaires, des idées léninistes et de celles du Parti » ; réfuté lapidai-rement le multipartisme par la formule « Qui donc aurait besoin de deux ou trois têtes ?»; affirmé que « le paysan cubain est le plus privilégié du monde » mais annoncé, du même souffle, des jours plus durs pour tout le monde.11 a aussi, « à l’heure où l’agressivité américaine est à la hausse », annoncé qu'un grand nombre de fortifications et de tunnels étaient en construction aux quatre coins du pays, et que « des milliers d’hommes» y travaillaient.Une goutte dans l’océan À l’heure de l’ébranlement universel du système politique connu sous le nom de communisme, Cuba se cramponne plus que jamais à ses canons idéologiques.Pourquoi le vent de l’Est ne s’est-il pas rendu là-bas ?Quels sont les points communs et les différences entre La Havane d'une part, Budapest, Prague ou Moscou d’autre part ?Si, dans la capitale, la grogne semble assez étendue contre les autorités, devant les difficultés croissantes de la vie quotidienne et la raréfaction dramatique des approvisionnements, elle se manifeste rarement d’une façon cohérente et organisée.Les dix groupes oppositionnels recensés par Amnistie internationale dans son tout récent rapport sur Cuba (daté décembre 1990) sont certes une nouveauté par rapport au début de la décennie précédente : à art quelques cas individuels célè- res, il n’y avait absolument rien de semblable il y a dix ans.Mais ils restent une goutte dans l’océan, sans comparaison possible avec les mouvements semblables en Pologne ou en Hongrie durant les années 80.« Est-ce que ces groupes sont une minuscule écume des choses ?Ou est-ce qu’ils sont l’avant-garde de mouvements plus profonds ?On l’ignore parce que c’est un régime qui n’a jamais laissé de liberté d’expression », se demande dans un récente interview à la revue Hérodote le journaliste Jean-Pierre Clerc, auteur d'un livre sur Fidel Castro (Fidel de Cuba, éd.Ramsay).La réticence à s’exprimer contre le régime devant l’interlocuteur étranger est réelle — des 9 x /2iUC].0°^«» STimo-;.O i., .I ¦fcn: ru :'»-3l laissez-passer L:___• .J T 00-9 15 ! ClNr MA PLUS GAGNANT DE 3 CESARS DONT » Meilleure premiere oeuvre |5lj7 Meilleur jeune espoir féminin Meilleur scenario FABRICE LUCHINI LA DISCRETE "N » U M I ¦» MM i S ! I AN VIN(.i N I (î) AIR CANADA CrGLI#t tout T 109 30 LE DEVOIR Écoutez Ciel, lisez le Devoir et parcourez le monde Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de CHINE! CHINE TIRAGE LE 29 MARS 1991 Remplissez et retournez à: Ciel, C.P.98, Longueuil J4H 3Z3 Code postai Telephone pureau Mois passeport Date de diffusion 1llfHt>lfttl»tf» ITrVfTf Cxutik ttxzrs 0 \0HIPCHIMn 0; OFFICE NATIONAL DE TOURISME 0E CHINE aux mains d'argent sm 7 h 10, 9 h 35 2: Misery sem.7 h 30.9 h 45 3: Controntatlon à la barre 7 h, 9 h 30 4: King Ralph 9 h 30-Un lllc à la maternelle 7 h 10 5: Sleeping with the Enemy 7 h 05, 9 h 20 6: Le silence des agneaux 7 h.9 h 40 CENTRE EATON 1: Mil— La carte vert» 12 h 10, 2 h 30.4 h 50, 7 h 15, 9 h 35 2: Guilty by Suspicion 12 h, 2 h 20.4 h 40, 7 h, 9 h 25 3: Bethune 1 h 30.4 h 15, 6 h 50, 9 h 204: De quoi/'me môle encore 1 h 20,3 h 20,5 h 20.7 h 20,9 h 25 5: Le parrain 3 5 h 15.8 h 30— Megathon, la course du slide 12 h 20.2 h 40, |éu.2 h 50 6: The Field 12 h 10,2 h 30,4 h 50.7 h 10.9 h 35 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil- Class Action 1 h.3 h 10,5 h 20, 7 h 30.9 h 45 2: Alice 4 h 30, 7 h — Awakenings 2 h, 9 h 30 3: The Grltters 1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 25,9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- Guilty by Suspicion 7 h 20,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: — Cyrano de Bergeracs h 2: Bethune 7 h 20— Megathon, la course du sléclei h 30 3: Le parrain 38 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 bout Sl-Laurenl.Mtl (843-6001)— mar Keep your Laws Oil my Body/Fourteen Young Women In Montreal/Woman Arise de VNS/The Ritual ol Civil Disobedience 20 h CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada — Home Alone 7 h, 9 h 10 2: Class Action 7 h 15.9 h 30 3: Hard Way 7 h, 9 h 25 4: Silence ol the Lambs 7 h.9 h 40 5: Sleeping with the Enemy 7 h 10,9 h 20 6: Dances with Wolves 8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-mar Jlbaro 18 h 35— Sur Luis Gomez/Un Dla En El Solar 20 h 35 CINEMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) - Guilty by Suspicion 7 h 15, 9 h 40 2: Green Card 6 h 50,9 h 20 CINÉPLEX I: (849-4518) — La gloire de mon père) h 20,4 h 15, 7 h, 9 h 152: Ding elDong le Him 1 h.3 h, 5 h, 7 h.9 h III: La captive du désert1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20.9 h 25 IV: Hamlen h 15,4 h, 6 h 45.9 h 25 V: The Grillera 1 h 30, 4 h 30, 7 h.9 h 15VI: Le petit crl-mlnel 1 h 30, 4 h 30.7 h, 9 h 10VII: L'histoire sans Un 2\ h, 3 h 05.5 h 05, 7 h 10,9 h 10 VIII: Company ol Strangers 1 h 05.3 h 10, 5 h 15.7 h20,9h25IX: L'éveil 1 h 15.4h 15,7h05,9h35 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— Confrontation à la barre 1 h.3 h 10,5 h 20.7 h 30.9 h 40 II: Il danse avec les loups 1 h 30, 5 h, 8 h 30 III: Le château de ma mère 1 h 15.3 h 20, 5 h 10.7 h 15.9 h 15 IV: Un thé au Sahara 1 h 45.4 h 15,7 h.9 h 35.jeu.1 h 45.4 h 15.9 h 35 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouesl Boul Dorchester, Mtl (283-8229)— L'anl-matête 19 h (19 au 21 mars) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Le corbeau 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210)- L'éveil7 h, 9h 20 DAUPHIN I: (721-6060) — Les arnaqueurs 7 h , 9 h 15 11: Alice! b 15,9 h 20 SUR SCENE L’AIR OU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h 15 à 02h 30— Michel Cusson & The Wild Unit, du 21 au 24 mars BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Nasty, les 20-21 mars BAR 2080: 2080 rue Clarke, Montréal (285-0007)— Fred Henke, piano, le 19 mars à 21h.30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geotlrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h., mar.20h.à 01 h„ mer.au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h., sam.à compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h., mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h à 21 h 30— Le Irio de Bernard Primeau, les dim.de 19h.à 24h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Scène ouverte: Johanne Labonlé, le 19 mars à 21 h — La Bande à Magoo, dixieland, le 19 mars à 22h 30 CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Les Jaguards, le 18 mars à 21h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Monlréal (842-2112)— - Jeux de femme ¦ de Krzysztof Zanussi et Edward Zebrowski, adaptation de Barbara Grzegorzewska, m.en s Alexandre Hausvaler, du 20 mars au 4 mai.mar au sam.à 20h.CEGEP AHUNTSIC: 9155 St-Huberl, Montréal-Conférence: De la ruelle au boulevard, le 18 mars à 20h.CEGEP MAISONNEUVE: 2700 Bourbonnière.Montréal— Conlérence: Le Québec lace aux pays en développement, le 18 mars à 19h.30— Concert: Orchestre Métropolitain, le 18 mars à 20h.CEGEP DE ST-HYACINTHE: 3000 rue Boullé, St-Hyacinthe (467-1381 poste 274)— Les linissants de l'oplion théâtre présentent.Jeux de massacre » de Eugène Ionesco, m.en s.Alexandre Hausvater, du 15 au 23 marsà20h.CEGEP ÉDOUARD-MONTPETIT: Auditorium.100 de Gentilly.Longueuil (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Istanbul, de Constantinople à Byzance, avec Henri Goemaere, le 18 mars à 20h„ le 22 mars à 19h.CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Monlréal (270-7848)— Les Lundis Juste Pour Rire, le 18 mars à 20h 30 COLLÈGE LIONEL-GROULX: Auditorium, 100 rue Duquel.Ste-Thérèse (430-3120 poste 203)— L'Option théâtre du collège Lionel-Groulx présente « La critique de l'escole des femmes • et ¦ L'impromptu de Versailles ¦ de Molière, m.en s.François T assé, du 16 au 19 mars â 20h.COLLÈGE MARIANOPOLIS: 3880 Côte-des-Nei-ges, Montréal (487-9761 )— Le Théâtre d'Opéra du Nord présente .L'Incoronazione Di Poppea » de Monteverdi, les 21-22-23 mars à 20h.THEATRE BISCUIT: 221 Sl-Paul O , Vieux-Montréal (845-7306)— .Concert > spectacle de marionnettes.sam.dim.à 15h.jusqu'au 10 juin THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211 )— .Baby Blues ¦ de Carole Fréchette, m.en s.Gervais Gaudreault.du 15 mars au 7 avril, mar.au sam.20h.dim.15h THÉÂTRE ESPACE GO: 5066 rue Clark.Monlréal (271-0813)— Ma Chère Pauline présente « Le sang de Michi.de Franz Xaver Kroelz, traduction Jean-Luc Denis et Marie-Elisabeth Morl, m.en s.Paul Lefebvre.â compter du 5 mars, mar.au sam.â 20h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA, Monlréal (842-2112)— Pro Musica, Le Quatuor Talich et Menahem Pressler, pianiste, oeuvres de Mozart, le 18 mars à 20h THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Calhenne, Monlréal (861-0563)— « On ne badine pas avec l'amour.de Alfred De Mussel, m.en s.Olivier Reichenbach, du 12 mars au 6 avril, mar.au ven.20h„ sam.16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA.Monlréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente .Le prix.d'Arthur Miller, m.en s.Yves Desgagnés, du 20 lév.au 30 mars, mar.au ven.20h., sam.16h.30 et 21 h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal— > Des restes humains non-identiliés et la véritable nature de l’amour > de Brad Fraser, traduction et m.en s.André Brassard, du 18 mars au 13 avril, mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— .La larce de l'âge • de Denis Bouchard, Suzanne Champagne, Rémy Girard et Pierrette Robitaille, m.en s.Normand Chouinard, du 26 lév.au 23 mars, mar.au ven.à 20h .sam 16h et 21h , dim â 15h.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis.Monlréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schonberg, du 17 janv.au 14 avril, Ir.mer.jeu.sam.dim.20h., matinée sam.à 14h , angl.mer.ven.20h.dim.14h.(prolongation |usqu'au 26 mai) UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Monlréal— Chantal Dubois, flûte, le 18 mars à 17h.— Johanne Martel, Jean-Marc Robichaud, Xavier Robichaud, guitare, le 18 mars à 19h.30 VILLE ST-LAURENT: 777 Laurentien, Sl-Laurenl (744-7310)— Dans la série Un auteur se raconte, invitée: Clémence Desrochers, le 18 mars à 20h.GRAND THÉÂTRE DE OUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec (418-643-8131)— • Les belles-soeurs • de Michel Tremblay, m.en s.Serge Denon-courl, du 26 lév.au 23 mars, mar.au sam.à 20h THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (418-529-2183)— * L'ile de mon irère • de Richard Aubé, m.en s.Lise Caslonguay, du 12 au 23 mars â 20h .le 17 mars à 15h CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Silence ol the Lambs 7 h 15,9 h 35 2: Awakenings 7 h.9 h 25 DORVAL I: (631-8586) - Perfect Weapon! h, 9 h II: Shipwrecked 7 h 15— New Jack City 9 h 30 III: Green Card 7 h 10, 9 h 25 IV: L.A.Story! h, 9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)- Guilty by Suspicion 7 h 15, 9 h 30 2: The Doors 6 h 30.9 h 25 3: Green Card 7 h, 9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- De quoi l'me mêle encore 1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30 2: Le Parrain 312 h, 3 h, 6 h, 9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - The Doors 6 h 20.9 h 15 II: Il Looks Could Kill! U 10, 9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Hard Way 2h.4h25.7h.9h 25 2: Dances with Wolves 1 h 30.5 h, 8 h 30 3: Sleeping with the Enemy 1 h, 3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30 4: Home Alone 1 h.3 h, 5 h, 7 h.9 h GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)- GREENFIELD I: (671-6129) - Ported Weapon 7 h 05.9 h 05 2: Il Looks Could Kill 7 h 15, 9 h 20 3: De quoi l'me môle encore 7 h 25.9 h 35 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre (Ir ) du mar au ven 10h., 11h 45.13h 30.19h .sam.I3h.30,17h .19h, dim.11 h 45.13 h 30,17 h.19 h.ven.sam.dern.sped.22h.30— Blue Planet el To Fly mar au dim 15h 15.20h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The Doors 12 h 30,3 h 25.6 h 20,9 h 15 LAVAL I: (688-7776) - II: La carte verte 7 h, 9 h 25 3: Bethune 7 h 10, 9 h 30 4: Le parrain 111 8 h 5: De quoi l'me mile encore 7 h, 9 h.LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Les nuits avec mon ennemi 7 h 15,9 h 15 2: Maman l'ai raté l'avion! h, 9 h LOEWS l:(861-7437) — Green CarcM2 h 35.2 h 50, 5 h 05.7 h 15.9 h 35 II: Scenes trom a Mail 1 h.3 h 05.5 h 10, 7 h 20,9 h 25 III: He Said, She Said 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h 10.9 h 30IV: L.A.Story 12 h 45.3 h, 5 h 05, 7 h 15.9 h 30 V: Good-fellas 12 h 05.3 h 05,6 h 05,9 h 05 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Un Him brel sur l'amour 19 h — Ramer dans le vent 21 h — Salle 2 La gloire de mon père 19 h — The Belly ol an Architect 21 h 30 PALACE 1 : - Period Weapon 1 h.3 h, 5 h, 7 h 05,9 h 10 II: If Looks Could Klin h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 35,9 h 40 III: The Godtather 31 h 30.4 h 45,8 h, IV: Llonheart 12 h 10,2 h 25,4 h 40,6 h 55, 9 h 10, |eu.12 h 10.2 h 25, 4 h 40, 9 h 40 V: Shipwrecked 12 h 35,2 h 45.5 h, 7 h, 9 h 05 VI: New Jack City 12 h 45,2 h 55, 5 h 10,7 h 15.9 h 20 PARADIS I: (354-3110)— Les nuits avec mon ennemi 7 h.9 h II: Misery 7 h.9 h 15 III: Edward aux mains d'argent 7 h 10— Le silence des agneaux 9 h 30 PARISIEN I: (866-3856)- Le mari de la colt- teuse 12 h 55,3 h 05,5 h 15, 7 h 25,9 h 35 II: La discrète 12 h 45.2 h 55.5 h 05.7 h 15,9 h 25 III: Lacenalre 1 h 30.4 h.6 h 30.9 h 10 IV: Uranus 12 h 15.2 h 30, 4 h 45.7 h.9 h 15 V: Love-moi 12 h 50.3 h.5 h 10.7 h 20, 9 h 30 VI: Cyrano de Bergerac 12 h 30, 3 h 20, 6 h 15, 9 h 05 7: Tombe du ciel 1 h, 3 h 45.6 h 20, 9 h PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Silence ot the Lambs 1 h 30, 4 h.7 h, 9 h 30 11 : War-lock1 h 30.4 h 15.7 h 15.9 h 40.jeu 1 h 30, 4 h 15, 9 h 40 III: King Ralph 1 h 30,4 h 15,7 h, 9h 35 lun.1 h 30,9 h 35 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Les nuits avec mon ennemi 7 h, 9 h 2: Maman J'ai raté l'avion 7 h 05,9 h 10 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)- Po- waqqatsl 7 h 15— The Krays 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - The Doors 6 h 20.9 h II: De quoi l'me mile encore 7 h 20, 9 h 20 III: Beffrune6 h 30,9 h.IV: Le parrain 1118 h V: Megathon, la course du slide 6 h 40, 9 h VI: La carte verte! h.9 h 15 A SURVEILLER Aujourd'hui a midi, conférence intitulée : « Le rôle du bloc québécois dans le débat constitutionnel », a la salle 202 de la Faculté de droit de l’Université McGill, 3644 rue Peel à Montréal.Rens.: Hélène Leblanc au 982-6798.¦ Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Monlréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 1K h; à la Salle Douglas K.Bowie, 980 rue Sherbrooek ouest, de 9 h ù 11 h 30 et de 13 11 à 15 h 30; à St-Jérôme, Manège militaire, 825 rue Fournier, de 10 h 30 à 20 h 30, et à Sl-Philippe d’Argenteuil, Salle municipale, rue Principale, de 14 h 30 à 20 h.Rens.: 937-2790.¦ Le mercredi 20 mars à 19 h 30, le Collège Stanislas organise une conférence dans le cadre de la journée mondiale de la francophonie, sour le thème : « La littérature québécoise» par Mme Klizabeth Nardout-Lafarge, à l'Auditorium du Collège, 780, boul.Dollard à Outremont.Entrée gratuite.¦ Ce soir à 20 h, conférence intitulée : » De la ruelle au boulevard », au Cégep Ahunlsic,0155 rueSl-Ilubert à Montréal.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence intitulée ; « Le Québec face aux pays en développement » au Cégep Maisonneuve, 2700 rue Bourbonnière (metro Pie IX).¦ Ce soir à 19 h 30, Soirée relations vous invite à une soirée de découverte sur le nationalisme et fédération, à la Maison Bellarmin, 25 rue Jarry ouest à Montréal.Entrée libre.Rens.: 387-2541.¦ Ce soir à 20 h.Nouvelle Acropole présente une conférence intitulée : « Le chamanisme et les forces de la nature », au 1161 rue St-Denis à Montréal.Réserv.: 848-0553.Aujourd'hui à 13 h 30, le Forum des citoyens âgés de Montréal vous invite à une réunion d’information sur « Gérer sa peur », au 1030 rue St-Alexandre, bur.902 (métro Square Victoria), Entrée gratuite.Rens.: 393-9345.a Ce soir à 19 h 30, le Collège Montmorency, 475, boul.de l'Avenir à Laval, vous invite à une causerie intitulée : « .l'aide mon enfant à apprende à parler ».Rens.: 667-8821, poste 441.a Ce soir de 19 h 30 à 22 h, conférence in-titulée : « La réflexion scientifique et notre regard sur le monde » présentée aux Belles Soirées de l’Univ.de Montréal, Pavillon 3200, rue Jean-Brillant.Rens.: 343-6090.¦ Pierre Péladeau, président de Québécor inc., sera le conférencier invité au déjeuner-causerie de la Chambre de commerce de Saint-Laurent, le jeudi 21 mars à 11 h 45, sur le thème « L'excellence en affaires », au Buffet Crystal, 5285, boul.Ilenri-Bourassa ouest.Réserv.: 333-5222.¦ Ce soir à 19 h 30, les Ami-e-s de la Terre de Monlréal poursuivent la sériededébats .Le Québec à l’heure des choix » en présentant un débat sur le Québec face aux pays en développement : qu’en est-il ?, au petit auditorium du Cégep Maisonneuve, local B-3322,3800 rue Sherbrooke est.Entrée libre.Rens.: 843-8585.¦ Le Centre d'information sur les nouvelles religions présente une conférence donnée par Mme Adèle Brodeur intitulée : « Les dévots de Krishna », le 20 mars à 19 h 30, au 8010 rue St-Denis à Montréal.Réserv.: 382-9641.a Ce soir à 19 h 30, l'Institut d’affaires publiques Moe et Freda Levine présente une table ronde sur ! '¦à***' Guylaine Tremblay et Jacques L'Heureux. 14 ¦ Le Devoir, lundi 18 mars 1991 ÉDITORIAL Un statut à clarifier Ü N E J U G E de la Cour supérieure du Québec, Mme Danielle Grenier, vient de déclarer « nulle et illégale » la décision du ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté, de placer sous administration provisoire l’hôpital psychiatrique Louis-H.-Lafontaine.Cette mise en tutelle avait été décrétée en mai 1990 à la suite d’un conflit entre le ministre et le conseil d’administration au sujet du transfert à un centre d’accueil de quelque 850 patients dits « historigues », — les soustrayant ainsi à l’autorité des psychiatres de Louis.-H.-L.C’est ce dernier détail qui explique que l’initiative de la guérilla judiciaire ne soit pas venue des administrateurs de l’hôpital, mais d'un groupe de médecins qui y exercent.À court terme, il ne fait pas de doute que le jugement déclaratoire de Mme Grenier, serti de mots très durs stigmatisant la conduite du ministre, constitue une éclatante victoire pour les médecins, en même temçs qu’une gifle retentissante que M.Côté reçoit en pleine figure.Mais il ne faut pas se méprendre : si les médecins remportent la bataille, ils n’ont pas gagné la guerre.Mme Grenier a statué que le ministre, en plaçant l’hôpital sous tutelle, avait excédé les pouvoirs qui lui sont conférés par la Loi sur les services de santé et les services sociaux.L’article 163 de cette loi donne au ministre le pouvoir d’assumer l’administration d’un établissement si ce dernier « s’adonne à des pratiques ou tolère une situation qui sont susceptibles de compromettre la santé et le bien-être » des patients.Or, au jugement du tribunal, « les requérants ont fait la preuve, [qu’jil n’existait pas d’éléments démontrant que le conseil d’administration tolérait une situation qui mettait en péril ou compromettait la santé et le bien-être des patients » (soulignés dans le texte du jugement).Le tribunal est d’avis que la tutelle a été imposée pour la seule raison que les administrateurs de l’hôpital ont refusé « d’obtempérer aux ordres illégitimes (sic) du ministre : « Le tribunal conclut que l’administration provisoire a été décrétée dans le but d’écarter un conseil d’administration gênant qui résistait aux volontés ministérielles et qui, fort judicieusement (reste), s’interrogeait sur le bien-fondé des recommandations qu’on cherchait à lui imposer, à la sauvette et sans discussion.» De la part des médecins, la manoeuvre est habile, et le résultat presque inespéré.Cette procédure judiciaire,a permis d’occulter l’autre volet du conflit a Louis-H.-L., à savoir que les médecins, représentés collectivement par le con- seil des médecins, dentistes et pharmaciens de l’hôpital, étaient à couteaux tirés avec la direction générale dont ils exigeaient la démission (qu’ils ont d’ailleurs obtenue).À en juger par le projet de loi 120 déposé à la mi-décembre dernier, ce jugement n’aura pas été une grosse surprise pour M.Côté.S’étant sans doute juré « qu’on ne l’y prendrait plus », le ministre réclame du législateur des pouvoirs plus étendus, qui lui permettront de mettre en tutelle un établissement public en alléguant le fait que ce dernier « n’a pas respecté l’ordre du ministre d’apporter certains correctifs dans le délai qui lui avait été fixé » ! Cet amendement vise évidemment à éclairer le tribunal sur le véritable siège du pouvoir dans le réseau de la santé et des services sociaux.Fait à Les médecins en milieu hospitalier : corps professionnel ou section syndicale ?signaler, toute cette section du projet de loi 120 portant sur l’administration provisoire n’a fait l’objet d’aucune remarque de la part des associations d’établis-sements, ni d’aucune proposition d’amendement.Et il en va de même, sauf erreur, des associations de médecins.Doit-on en déduire que tout ce monde-là est d’accord pour que les pouvoirs du ministre en cette matière soient plus carrément affirmés ?L’autre volet du conflit à Louis-H.-L.met en cause le mandat des conseils de médecins, dentistes et pharmaciens à l’intérieur d’un établissement, et plus encore le comportement de ses membres en tant que « personnes qui travaillent à l’hôpital ».Sans porter un jugement sur le fond du litige (qui a raison, qui a tort), il est clair que le conseil des médecins de l’hôpital Louis-L.-Lafontaine a outrepassé le mandat que la loi lui confère, en tant que tel.Et il n’est pas le premier à le faire, alors qu’une certaine confusion des rôles a tendance à s’installer dans les hôpitaux.Selon la loi, ces conseils sont responsables « du contrôle et de l’appréciation des actes médicaux, dentaires et pharmaceutiques posés dans rétablissement ».C’est leur rôle premier.Et ils en répondent devant le conseil d’adminis- tration.Ce mandat officiel est d’ordre « professionnel ».Il s’apparente à celui des corporations (supposément) chargées de la protection du public contre la charlatanerie, les arracheurs de dents et autres vendeurs de poudre de perlimpinpin.En pratique, les conseils vont beaucoup plus loin.À leur mandat de garant de la qualité des soins, ils ajoutent de plus en plus fréquemment le « mandat officieux » de défenseurs des intérêts de leurs membres, même les plus légitimes.Ils agissent alors comme de véritables sections « syndicales » avec lesquelles ils feraient double emploi, si ces dernières existaient.On ne peut plus continuer d’ignorer le fait.D’autant plus que les pressions venant de ces conseils iront en s’accentuant au cours des prochaines années, ne fut-ce qu’avec le regain du militantisme syndical dans la profession, comme en témoigne le renversement, la semaine dernière, de l’équipe dirigeante de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.C’est une des contradictions que devra résoudre le nouvel élu à présidence de la FMSQ, le Dr Robert Marier, le très outspoken ex-président de l’Association des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens du Québec.La solution est loin d’être évidente.Faudrait-il, par exemple, pour clarifier les rôles, que les deux fédérations syndicales (omnipraticiens et spécialistes) créent dans chaque établissement une section locale distincte du conseil des médecins ?Le matin, les médecins, en jeans, la boîte à lunch à la main et casque d’acier sur la tête iront à rassemblée du syndicat pour discuter de leur contrat de travail et dénoncer l’incompétence crasse de leurs administrateurs dont ils exigeront la démission.L’après-midi, vêtus du sarrau et stéthoscope au cou, ils participeront à une réunion du conseil des médecins, entre pairs comme ils disent, où ils se jugeront les uns les autres sur le plan professionnel.Pas très pratique, ni très crédible, en vérité.Le projet de loi 120 n’apporte pas de réponse a ce problème.Le ministre a renoncé à abolir les conseils des médecins.Il se contente de les placer sous l’autorité de la direction générale, après avoir sévèrement amputé leur mandat.Corps professionnel ou section syndicale ?Dans toute la mesure où les médecins entendent modeler leur comportement collectif sur les choix qu’ils auront librement, la loi doit clarifier le statut de leurs représentants à l’hôpital.Foi d’usager consommateur, payeur et décideur ! JEAN FRANCOEÜR LETTRES AU DEVOIR Politiciens girouettes L’ADOPTION du rapport Allaire par le PLQ est indéniablement une victoire pour son aile souverainiste.Et particulièrement pour le principal ténor de cette facton, Michel Bis-sonnette, président de la Commission-jeunesse du Parti libéral.Devenu souverainiste, M.Bissonnette aurait dû, logiquement, adhérer au PQ; il a préféré le PLQ pour des raisons qu’il a exposées lui-même : « Le PQ n’a qu’une option, la souveraineté.Si elle était réalisée, ce parti éclaterait lé lendemain matin.» Et M.Bissonnette se retrouverait Gros-Jean comme devant.Aussi a-t-il choisi le parti qui semble avoir le plus d’avenir.C’est ce qui distingue les libéraux souverainistes des péquistes : les premiers se sont ralliés à l'option souverainiste en suivant la 1 direction du vent, pour assurer leur propre avenir politique, alors que les seconds sont pour la plupart entrés en politique pour promouvoir la souveraineté.Les politiciens-girouettes existent depuis que la démocratie existe; ce qui est surprenant, c’est qu’un parti comme le PLQ ait en- j tériné leur démarche.Les autres, ceux qui comme Claude Ryan et Clifford Lincoln militent au PLQ pour défendre des idées, semblent désormais « dépassés ».Toutefois, les discours de M.Bissonnette j ne m’ont pas convaincu, ni du bien-fondé de j la thèse indépendantiste, ni — encore moins — que lui et ses acolytes soient les i lus aptes à la réaliser.Si un jour j’en venais croire que le Québec n’a plus sa place dans la fédération canadienne, je crois que je me rallierais illico à ceux qui défendent sincèrement l'option souverainiste depuis un j quart de siècle, c’est-à-dire au Parti québé- | cois.Le vrai, pas un succédané.Nicolas Gilbert Longueuil, 11 mars 1991 La violence est inacceptable ! LA FÉDÉRATION des associations de familles monoparentales du Québec (FAFMQ) s’interroge sérieusement sur la vision bana- | lisante du président et du secrétaire du Conseil de la famille concernant la violence conjugale et familiale.La violence est inacceptable ! C’est un principe de société incon- j toumable.Le Conseil, par son président et son secré- j taire nous ramène, nous les femmes, à 10 ans en arrière où l'on considérait que la femme violée se l’était attirée.Le pouvoir mâle d'alors considérait les femmes comme leurs choses et tout leur était permis.Depuis la décennie des femmes, nous croyions avoir fait des pas vers l’égalité, vers le respect, vers l’autonomie.Le président et le secrétaire du Conseil semblent comprendre l'égalité entre l’homme et la femme comme un partage de responsabilités de la violence exercée envers l’un des deux.Comme organisme provincial de familles monoparentales nous sommes bien placés-es pour savoir que la responsabilité d'une rup- ture de couple revient aux deux conjoints.Mais tel n’est pas le cas lorsqu’il y a violence.— La violence est inacceptable.Il faut plutôt se poser la question sur la tolérance de la société à l’égard de la violence — films, vidéos, médias —.Cette tolérance est comme un permis accordé aux hommes de se défouler sur le dos des femmes.Les femmes comme les hommes ont à vivre les difficultés énumérées par le secrétaire du Conseil, mais, on pourrait ajouter pour les femmes, la double et la triple tâche.Pourquoi les « pauvres » hommes seraient-ils excuser de leur violence à cause des difficultés de la vie.Si les hommes expriment de la violence, c'est d’abord parce que la société le tolère et les propos du président et secrétaire du Conseil nous le confirment malheureusement.La violence conjugale et familiale est criminalisée c’est un pas dans la bonne direction.Au Conseil d’en tirer leçon.La violence, c’est inacceptable ! Marie-France Pothier Montréal, 8 mars 1991 Prêt à apprendre le tango MADAME ÉMOND, j’ai aussi une petite fille.Pour moi aussi, c’est la personne qui m’est le plus cher.Mais c’est aussi la personne pour qui j’ai eu le plus de peine.Là-dessus, nous appartenons à deux mondes.Parce que vous êtes une femme, votre rapport avec votre enfant vous a toujours appartenu.Parce que je suis un homme, mon rapport avec ma fille a cessé de m’appartenir le jour de ma séparation.Et ne venez pas ajouter avec Francine Pelletier que les années féministes ont permis aux hommes de découvrir les enfants : c’est trop cruel.Vous ne saurez jamais ce que c’est que de vous inquiéter de votre enfant, sans avoir le droit d’intervenir, sans savoir même où il est, comment il est.Vous n’apprendrez jamais par des étrangers qu’il a été très malade, il y a 6 mois, sur un autre continent.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le lOjanvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à /'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur.Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de I information Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS Les déplacements qui épuisent, les années de démarches juridiques à la Kafka, les psychologues qui nous confessent pour conclure que le problème, c’est nous ! Tout ça non plus, vous ne le connaîtrez jamais et je ne vous le souhaite pas.Ce que je retiens du féminisme, c’est que lorsque des hommes comme moi ont demandé « d’adoucir le monde » sur ce terrain, ce sont des féministes qui nous ont fait taire.Sans considération pour les sentiments des enfants, non plus.Il y a un ménage à faire ?Et comment ! D’abord, laissez-moi dire nous-mêmes ce que nous avons découvert.La mienne, ma découverte, c’est qu’il y a un pouvoir énorme attaché à la maternité.Et que ce pouvoir est confirmé dans des lois et une pratique juridique qui ne correspondent plus à la réalité moderne.Vous avez pris goût au bonheur, à la liberté de faire vos choix.Accepterez-vous que, lorsqu’un homme choisit d’etre un père, il puisse vivre son amour pour son enfant librement ?qu’il puisse lui avoir accès librement ?Le cadre actuel ne permet le plus souvent que des contacts limités, dans un corridor étroit, qu’on peut supprimer à tout moment par un déménagement.Il enlève à un des parents à peu près tout pouvoir de décision et ne lui laisse que l'obligation de payer, sous haute surveillance.C'est moderne ça ?Ce système est un renforcement des rôles de gardienne et de pourvoyeur, à une époque où tout exige que nous les dépassions.S’il est question d’équilibre entre vous et nous, il faut faire le point par rapport à nos enfants, ces petites étoiles qui brillent dans nos deux hémisphères.Ce jour-là, je vous assure, il y aura beaucoup d’hommes heureux pour des raisons très saines à votre égard.Et nous serons même prêts à essayer d’apprendre le tango ! Richard Deschamps Ste-Marthe de Vaudreuil, 10 mars 1991 Quel beau cas ! VERS LA fin des années 60, peu après la venue du général De Gaulle au Québec, le dramaturge Robert Gurik écrivait une pièce intitulée Hamlet, prince du Québec.Plus de 20 ans plus tard, Victor-Lévy Beaulieu serait en train d’écrire, si ce n’est déjà fait, un texte pour la télévision, llamlet en Québec.Dans son billet du samedi 9 mars, Daniel Latouche écrivait, avec un brin d’humour, qu'au Congrès du Parti libéral du Québec, llamlet n’etait pas là.N’y a-t-il pas un psychiatre, doublé d’un historien dans la salle, qüi pourrait analyser la destinée du Québec à travers le prisme que constitue le chef-d’oeuvre le plus connu de Shakespeare et dont la phrase la plus célèbre est sans doute Rire ou ne pas être, c’est la question ?Une analyse qui pourrait s’intituler Entre la procrastination et l’impatience.Comme aurait nu dire le docteur Mario Escalope, dans la pièce de Réjean Du-charme, Inès Péréc et Iriat Tendu, — Quel beau cas ! Jean-François Bonin Montréal, 10 mars 1991 t/KSS Jeffrey Simpson Les Américains préfèrent un Canada uni EN INSISTANT la semaine dernière sur la préférence de son pays pour un Canada uni, le président George Bush ne faisait que répéter ce qu’ont dit depuis trois décennies divers leaders américains.Comme le montre le livre de Jean-François Lisée, Dans l’oeil de l’aigle, qui a reçu bien justement le prix du gouverneur général pour les ouvrages de non fiction, les présidents des États-Unis depuis John F.Kennedy ont toujours valorisé les relations avec le Canada, ont dit aimer oeuvrer avec un Canada uni; mais ils déclaraient laisser aux Canadiens le soin des questions de politique interne.C’est bien ce qu'a dit Bush, avec un insistance quelque peu différente.Au lieu de répéter cette formule, il a à plusieurs reprises souligné à quel point les États-Unis préfèrent un Canada uni.Et ses mots exprimaient bien sa pensée.Un Canada uni est de loin préférable, pour les Américains.Tout Américain avec qui j’ai soulevé cette question — ce qui comprend un certain nombre de diplomates — a émis une opinion semblable.Bien entendu, comme le souligne bien Lisée, les Américains vont accepter quelque événement qui se produira au Canada mais leur option préférentielle est celle de l’unité.Mettons-nous à la place des Américains, il est facile de voir les raisons qui leur font préférer un Canada uni.Comme l’a déclaré Bush, le Canada a toujours été un « allié fort » des États-Unis.Les gouvernements du Canada ont parfois adopté des politiques qui déplaisaient à l’Administration américaine, mais les relations ont en général été excellentes entre les deux pays.À l’exception peut-être de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas, c’est avec le Canada, plus qu’avec aucun autre pays, que le les États-Unis ont entretenu les meilleures relations.Par conséquent, les Américains préféreraient que continuent ces relations, plutôt que de faire face à une relation incertaine avec deux nouveaux pays au nord du 45e parallèle.Si le Canada se scinde en deux parties, les Canadiens, après la perte du Québec chercheront vraisemblablement les moyens de renforcer leur caractère distinct en tant que pays souverain.LES DEUX grands thèmes de l’histoire canadienne, ce sont les relations Français-Anglais et les relations canado-américaines.Une fois le Québec séparé, l'importance des relations entre Français et Anglais diminuera grandement tandis que croîtra l’importance des relations entre le Canada et les États-Unis.Les Canadiens auront à se prononcer sur le maintien d'un pays souverain à côté des États-Unis.Ceux qui souhaitent que le Canada continue à fonctionner — cette option sera la préférée de la plupart des Canadiens durant les quelques années qui suivront le départ du Québec — voudront accentuer les différences entre Canadiens et Américains.Le NPD, les syndicats, les nationalistes canadiens, les artistes, les groupes d’action sociale, quelques petits entrepreneurs — bref, la coalition qui a oeuvré contre le libre-échange — donneront leur appui à une politique économique interventionniste, à une politique étrangère de neutralité et à des politiques sociales faisant la promotion de l’égalitarisme.L'anti-américanisme, alors, pèsera plus lourd dans les influences sur le Canada.À long terme, ces options créeront un fort courant au sein des Canadiens qui détesteront la neutralité, les taxes élevées et la compétitivité à la baisse.Ces Canadiens considéreront que le nationalisme est un luxe qu'ils ne peuvent pas se permettre et plaideront instamment pour une union entre les États-Unis et le Canada.CES DEUX possibilités, l'anti-américanisme ou l’union, ont carrément moins d’attrait pour les États-Unis que le statu quo.Les Américains obtiennent ce qu’ils veulent du Canada — des relations stables quant à la défense, le libre-échange — sans le fardeau d’une annexion et sans les affres de l'anti-américanisme.Pour ce qui est d’un Québec indépendant, les premiers gouvernements s’efforceront de maintenir d’excellentes relations avec Washington.Le Québec — contrairement peut-être au Canada — voudra devenir participant au traité de libre échange canado-américain, peut-être même à la zone de libre échange avec le Mexique.Les bonnes relations avec Washington seront un peu une manière, pour le Québec, de prouver son accession à la dimension internationale, en tant que pays souverain.L’économie québécoise est, de plus, si intimement liée à celle des États-Unis que les bonnes relations avec Washington s’imposent.Comme on l'a constaté toutefois durant la guerre du Golfe Persique, le Québec a sur certains dossiers internationaux une attitude qui diffère de celle du Canada.Ceux qui analysent les questions de défense à Washington se font déjà du souci du fait que, avec les années, l’intérêt du Québec diminuera pour le partage du fardeau que constitue la défense nord-américaine, nord-atlantique et européenne.Le Québec adopte aussi des lois pour la promotion et la protection de la langue et de la culture françaises.La tendance des Américains est de se méfier de telles lois, de les percevoir comme des barrières déguisées face au commerce.Tout geste posé par le Québec — par exemple, de protéger les films québécois dans les cinémas — fera vraisemblablement l’objet d’une contestation.Aussi, le Québec, en Amérique du Nord, se comporte, en économie, d’une manière dirigiste.Secteur privé et secteur étatique sont plus interreliés au Québec que n’importe où ailleurs au Canada.Les Américains ont coutume de détester ce type de dirigisme, de considérer la participation du gouvernement à l’économie comme une forme de subside qui offre un avantage injuste aux sociétés étrangères.En tant qu’ambassadeur américain, Edward Ney a déclaré à Montréal: « Le but des États-Unis avec chacun de nos partenaires commerciaux est d'évincer le gouvernement des affaires.de la fabrication de l’acier, du commerce des céréales, de l’élevage du boeuf, des chantiers navals et de quelque cent façons qu’ont les gouvernements de déformer le commerce ».Avec leur idéologie et leur important déficit commercial, les Américains pourraient ne pas apprécier certaines facettes des pratiques économiques du Québec.À noter que le Québec, en tant que pays de 7,5 millions d’habitants, aura à régler ses différends avec un pays de 275 millions.EN TANT que personne née aux États-Unis où je séjourne quelque temps chaque année, je suis à même de dire que les Américains connaissent peu le Canada.Ce qu’ils ressentent envers le Canada est extrêmement positif.Les Canadiens épars qui croient à un complot des Américains pour s’emparer du Canada sont tout à fait mal informés.Les Américaias aiment les Canadiens, ces gens qui leur caasent peu d’ennuis, qui travaillent avec eux daas un monde en ébullition, qui gèrent la politique et l’économie d’une façon qu’ils comprennent, ces geas qui, pour la plupart, parlent anglais.Les Américains sont en somme extrêmement satisfaits du Canada comme il est.Leurs diplomates se sont mis à analyser le type de relatioas qui pourraient s'établir entre les États-Unis et deux ÉtaLs souverains.Pendant qu’ils se livrent à cette analyse, ceci nous donne un autre motif qu’ont les Américains pour considérer un Canada uni comme la solution qu’ils préfèrent.I I I
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