Le devoir, 6 mars 1991, Cahier A
Vol.LXXXII No 54 ?Risque de pluie verglaçanle Max.: 4 Détail page B-6 Montréal, mercredi 6 mars 1 991 SOLDE D'HIVER (/) Vêtements isolants V r= prêts i porter, pulls.* k -chemises et pantalons w i" pour hommes et femmes 3525.chemin Queen Mary ~ m 739-4451 72141 Le magasin de plein air le plus spécialisé de Montréal 65* TPS • TVQ Toronto 85 cents IMM SOCIÉTÉ L’utopie de la carte à puce pour dossier médical Page B-l Le débat des libéraux sur le rapport Allaire sera ouvert et illimité d'après la Presse Canadienne LE DÉBAT sur la question constitutionnelle, qui fait l’objet de pas moins de 56 résolutions qui seront soumises aux délégués du congrès du Parti libéral du Québec en fin de semaine prochaine, sera ouvert et illimité.Il n’est donc pas certain que les libéraux pourront s’entendre sur l’épineuse question qui déchire plusieurs d’entre eux sur l’avenir constitutionnel du Québec tel que prévu dans le rapport du comité Allaire mandaté par Robert Bourassa au lendemain de l’échec du lac Meech.Ledit comité prévoit, dans son rapport discuté en fin de semaine, la récupération par le Québec d’un grand nombre de compétences actuellement exercées par Ottawa.Plusieurs fédérealistes estiment d’ores et déjà que le rapport Allaire présente des scénarios constitutionnels inacceptables par le reste du CAnada.Quoi qu’il en soit, le président du PLQ ne tarit pas d’optimisme en vue du congrès du week-end prochain et ne prévoit pas de déchirements internes sur le rapport Allaire; il prévoit même un climat « calme, serein et démocratique ».En conférence de presse hier, Mme Rita De Santis, coprésidenle du congrès, a averti qu’il n’y aurait pas de limite de temps au débat sur la position constitutionnelle du parti.Le débat, qui commence samedi après-midi, pourrait théoriquement se prolonger jusqu’à dimanche et peut-être même ne pas aboutir.Tous ceux qui veulent s’exprimer pourront le faire, promet Mme De Santis.Le débat risque d’être long, car chacun des 56 amendements au rapport Allaire peut être présenté pendant cinq minutes par le proposeur.Seulement pour présenter les amen- dements, cela signifie près de cinq heures, et ce, sans qu’il y ait eu débat, encore.Pour débattre des amendements, chaque intervenant a trois minutes, mais il n’y a pas de limite au nombre d’intervenants.Ce processus, si long soit-il, permet un débat démocratique au sein du parti, justifie M.Jean-Pierre Roy, président du PLQ.Bien qu'il y ait des positions diamétralement opposées sur l’avenir du Québec parmi les ministres, députés et membres du parti, M.Roy persiste à dire qu’il n’y aura pas de déchirements internes, pas de querelles sur la place publique.« Le parti sera le même lundi matin », assure-t-il.Quand on lui souligne que certains pourraient quitter, par principe, M.Roy réplique que « s’il y a des gens qui ne se sentent pas à l’aise, ils prendront leur décision ».Lui ne veut pas spéculer sur d’hypothétiques départs.En tout, 2816 personnes ont droit de vote sur la question constitutionnelle.Parmi eux, 356 sont des membres qui n’ont pas été élus comme délégués, mais qui se sont inscrits au congrès en payant le 110 $ requis.Pas moins de 252 représentants des médias sont accrédités.M.Roy affirme également qu’il n’y a pas de raison de croire que le congrès aurait été « noyauté » par des fédéralistes, comme le craignait le chef péquiste Jacques Parizeau.Celui-ci avait dit qu’à cause des règles en vigueur au Parti libéral, rien n’empêchait des anglophones du West Island de s’inscrire en masse au congrès pour influencer le vote en faveur du fédéralisme.Hier, M.Roy affirmait n’avoir décelé « aucun geste » en ce sens, « pas Voir page A-4: Le débat 25 journalistes disparaissent L’Irak tente toujours d’écraser les insurrections d'après l'Agence Reuter AU MOINS 25 journalistes occidentaux, dont quinze Français, ont disparu dans le sud de l’Irak.Certains auraient été capturés par la Garde républicaine de Saddam Hussein pour servir de monnaie d'échange contre les prisonniers de guerre irakiens.En Irak, de violents affrontements entre rebelles et forces gouvernementales loyales au président Saddam Hussein se déroulaient hier dans le Kurdistan irakien et le sud du pays.Selon le Pentagone, douze villes irakiens seraient en révolte.Le ministère français des Affaires étrangères a fourni une liste de quinze journalistes français dont on n’est sans nouvelles depuis dimanche.À Washington, le département de la Défense a déclaré que dix autres étaient portés manquants, dont cinq Italiens.A Londres, la chaîne de télévision ITN a déclaré n’avoir plus de nouvelles de son équipe de trois personnes, toutes de nationalité britannique, qui avait quitté le Koweit dimanche pour se rendre en l’Irak.Selon le correspondant de Radio-France Alain Menargues, un commandant de la Garde républicaine lui a déclaré détenir un groupe de journalistes français dans le but de les échanger contre des prisonniers de guerre irakiens.Ce commandant, responsable du premier barrage routier entre Koweït et Bassorah, ville portuaire du sud de l'Irak, a refusé de préciser combien de journalistes il avait capturé.Dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu définitif, les généraux des deux camps sont convenus dimanche d’échanger tous les prisonniers de guerre capturés pendant la guerre du Golfe.U n caméraman de l’agence de télévision Visnews a confirmé, en citant un commandant de la Garde ré- publicaine rencontré à un barrage routier, qu’une dizaine de journalistes avaient été capturés et qu’ils étaient détenus par la Garde à Bassorah.Le caméraman a déclaré à Reuter en revenant à Koweit que, selon le commandant, les journalistes étaient sains et saufs.Etienne Leinhardt, de la Cinq, a pour sa part expliqué : « Nous étions dans un convoi de 15 voitures.Ce sont les quatre ou cinq premières voitures qui ont été arrêtées par la Garde républicaine (au barrage routier) et qui n’ont pas pu revenir en arrière, ce que nous avons pu faire Voir page A-4: Journalistes PHOTO AP Des Canadiens venus du Golfe Le major général Brian Smith, à gauche, commandant des forces canadiennes en Europe, a accueilli, hier, à Baden-Soellingen, en Allemagne, les premiers pilotes de CF-18 de retour du Golfe.À droite, le pilote Mike Mandou est reçu encore plus chaleureusement par sa femme.Page A-7 Cannon promet une nouvelle politique des communications Wilson recommande des augmentations salariales plus basses Michel Venne de nuire bureau de Québec LE MINISTRE des Communications, M.Lawrence Cannon, a promis hier une nouvelle politique québécoise des communications, un document-cadre qui doit définir les pouvoirs que désire exercer le Québec dans ce domaine sensible.Cette politique doit constituer une mise à jour du livre blanc publié en 1973 par l’ex-ministre et actuel maire de Québec, M.Jean-Paul L’Allier, et intitulé Le Québec maître d'oeuvre de la politique des communications sur son territoire.M.Camion a fait cette annonce fortuite hier, au cours d’une conférence de presse où il rendait public le rapport du groupe de travail sur la commercialisation des banques de données des organismes publics.Le ministre endosse les recommandations du comité, dont LE DEVOIR rapportait les grandes lignes hier.Il entend proposer des modifications législatives concordantes l’automne prochain, après avoir sollicité l’avis de la Commission d’accès à l’information à ce sujet.Il approuve en outre l’extension au secteur privé de la protection des renseignements personnels et le renforcement de cette protection pour les renseignements Voir page A-4: Cannon TORONTO (PC) — Les Canadiens doivent dorénavant se contenter de hausses salariales moins élevées afin de pouvoir bénéficier, dans les années à venir, des avantages d’une inflation réduite.On doit voir à ce que les augmentations de salaires tiennent compte des objectifs que le gouvernement a fixés dans son budget, la semaine dernière, et qui amèneront une ré (ludion du taux d'inflation à 2 % d’ici 1995, a déclaré M.Wilson devant un auditoire composé en majorité d’employés d’entreprises financières.« Ce que nous tentons de réaliser avec ce budget, c’est mettre fin à un cycle de contrats concernant les sa- laires et les gages qui sont supérieurs de 2,3 % — parfois plus — au taux d’inflation», a-t-il dit.« Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre cela en tant que gouvernement ou comme pays ».Des hausses salariales rendent les produits canadiens plus coûteux et plus difficiles à vendre à l’étranger, situation qui nuit au secteur manufacturier du pays, a rappelé M.Wilson devant environ 500 personnes participant à une rencontre conjointe du Canadian Club et de l’Empire Club of Canada.Dans son budget, M.Wilson a dit Voir page A-4: Wilson Le projet de Lavalin pour le métro de Bangkok est retardé LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : Qui cultive l’ail n’en sent plus l’odeur.Le célibat commence à la naissance et parfois, après une éclipse, il se poursuit.Si on ne parle plus du péché, c’est qu’on le fail.La largeur de vues s’obtient aux dépens de leur hauteur.Question existentielle : La banane est-elle mal dans sa peau ?L’imagination n’a pas de plus grande ennemie que l’objectivité.Qui a dit que le crime ne paie pas, sinon la victime ?C’est entendu, « le chien est le meilleur ami de l’homme » ! Entre nous, a-t-il le choix ?ALBERT BRIE Robert Dutrisac LE R EN V ERS EM ENT du gouvernement thaïlandais par les militaires retardera à coup sûr le projet du métro de Bangkok proposé par le consortium que dirige Lavalin.Mais le méga-projet de 3 milliards $ US n’est pas menacé et les chances de Lavalin de le décrocher sont bonnes.« Le changement de gouverne ment causera des retards, mais je ne pense pas que le projet soit annulé », a indiqué hier le président de Lavalin, M.Bernard Lamarre, en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires de Lavalin Industries, une filiale de la firme d’ingénierie-construction.Les chances du consortium La- valin International Group de décrocher ce contrat sont de 70 à 80 %, selon l’évaluation de M.Lamarre.« Nous sommes en contact avec le nouveau gouvernement des généraux », a assuré le président de Lavalin, qui ajoute que la junte militaire s’est engagée à tenir des élections dans six mois.C’est la semaine dernière que l’armée renversa le gouvernement thaïlandais, reconnu pour sa corruption.Par la suite, les militaires ont démis les deux hauts fonctionnaires chargés de l’octroi, notamment, du contrat visant la construction du métro de Bangkok, a rapporté l’agence Reuter.Répondant à une question touchant des déboursés à des of fi ciels thaïlandais, M.Lamarre a indiqué que « Lavalin n’avait pas d'af- faire là-dedans » et que cela relevait plutôt de partenaires locaux.Il lui était impossible de préciser si le nouveau contexte politique entraînerait, pour Lavalin, des déboursés supplémentaires.La junte, qui souhaite éradiquer la corruption au sein de l'appareil gouvernemental, a déclaré qu’elle pouvait revoir les projets publics mis de l’avant par l’ancienne administration.Sur ce projet de 3 milliards $ US, la filiale UTDC, qui construit des wagons, recueillera des contrats de 900 millions $ tandis que la firme d’ingénierie Lavalin encaissera de 600 à 700 millions $.De ces montants, quelque 700 millions $ seront accordés à la sous-traitance, a précisé M.Lamarre.Du côté d’un autre projet de métro, celui d’Ankara en Turquie, qui avait été suspendu en raison de la guerre du Golfe, M.Lamarre a indiqué qu’afin d’accélérer le processus, la ville d'Ankara venait tout juste de commander à sa firme les plans et devis de la centrale du métro, ce qui est, sans l’ombre d’un doute, un bon signe.Évidemment, a-t-il poursuivi, ce type de projet requiert une énorme « documentation » compte tenu du nombre des participants, dont 14 banques de diverses nationalités.« C’est d’une complexité inouïe, presque surhumaine », a-t-il fait valoir.La patience est donc de mise mais, à échéance, UTDC a de bonnes chances de recueillir 45 % d'un contrat global de 600 million-s $ US.Lavalin est en lice également pour la reconstruction du Koweit, sans parler de celle, éventuelle, de l’Irak.En regard du Koweit, Lavalin « est en contact avec beaucoup de monde », dont la firme française Bechtel qui a obtenu un contrat de gérance des offres relatives aux installations pétrochimiques, a dit M.Lamarre.Quant à Lavalin Industries, une des filiales de Lavalin cotées à la Bourse, elle a terminé son exercice financier le 31 août dernier avec une perte de 3,8 millions $ en regard de ventes totalisant plus de 540 millions $.La division de matériel de transport UTDC a dégagé un bénéfice de 4,6 millions $ et c’est donc le complexe pétrochimique Kemtec, Voir page A-4: Le projet C AHIKR SPÉCIAL PARUTION LE 15 MARS DANS LE DEVOIR La ré santc l’ang SANTÉ forme du secteur de la » au Québec vue sous le des bénéficiaires LE NOUVEAU RÔLE DES CLSC, PORTE D'ENTRÉE DU RÉSEAU Un cahier de la série «Services personnels» Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 7 mars A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 6 mars 1991 Le vérificateur du Québec prend sa retraite après une dernière remontrance Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — Dans un de ses derniers messages à l’Assemblée nationale avant de prendre sa retraite, le vérificateur général du Québec Rhéal Châtelain déplore que l’information financière du gouvernement soit présentée de façon incomplète.Ces reproches, répétés depuis 10 ans, n’ont pas empêché les députés devant qui M.Châtelain comparaissait hier en commission parlementaire de le féliciter chaleureusement pour la façon dont il s’est acquitté de sa tâche depuis 1981.Avec acharnement, M.Châtelain a repris hier ses principaux reproches au gouvernement qu'il formule année après année dans son rapport annuel : les documents financiers fournis à l’Assemblée nationale par les ministères et les organismes du gouvernement sont incomplets, « ils ne permettent pas de connaître avec précision pourquoi les fonds publics sont demandés et comment on entend les utiliser», a-t-il dit.Les rapports publics des ministères sont déposés trop tard et surtout les états financiers ne tiennent pas compte de tout le passif des régimes de retraite des employés du secteur public, a dit M.Châtelain.Tenir compte de ce passif gonfle le déficit réel du gouvernement de 1,2 milliard $ uniquement pour l’année 1990, rappelle M.Châtelain.Le vérificateur suggère au gouvernement de suivre les recommandations de l’Institut canadien des comptables agréés en comptabilisant toutes ses obligations qui découlent des régimes de retraite.De plus, l'inscription de dépenses du gouvernement (par exemple les prestations d’aide sociale) dans une autre année que celle où elles ont été réellement faites compromet la comparabilité des états financiers, a noté le vérificateur.Plus encore, le vérificateur général devra, dans une prochaine étape, se pencher sur la valeur du Discours du budget comme document permettant aux députés d’exercer un meilleur contrôle de l’État.M.Châtelain a également annoncé que le bureau du vérificateur général se penchera au cours des trois prochaines années sur la façon dont six ministères gèrent le personnel mis à leur disposition.Malgré les critiques sévères qu’il adresse au gouvernement, M.Châtelain a été honoré hier par des députés qui lui ont rendu hommage.Le député libéral de Vanier, Jean-Guy Lemieux, a proposé une motion explicite de félicitations à l’endroit de M.Châtelain, qu’il a décrit comme « un allié très présent pour tous les députés et un protecteur des fonds publics».De même, le porte-parole de l’opposition, Jacques Léonard, a rendu hommage à ce haut fonctionnaire.Le New York Daily News au bord de la fermeture Jean-Louis Pany de l'Agence France-Presse NEW YORK — Troisième quotidien des États-Unis avant qu'une longue grève ne fasse plonger ses ventes, le Nevc York Daily News n'a plus que dix jours à vivre, à moins que le patron de presse britannique Robert Maxwell ne confirme son intention de se porter acquéreur.La direction du journal vient d’annoncer qu’elle fermerait les portes du quotidien le 15 mars, sauf accord in extremis.Malgré ses 1,09 million d’exemplaires avant la grève — troisième diffusion après le l.os Angeles Times et le New York Times — ce journal de 71 ans n'a plus guère aujourd’hui de quoi charmer un investisseur.D'abord, le repreneur devra s’entendre avec le propriétaire, le groupe Tribune, de Chicago, mais aussi retourner à la table de négociations pour sceller avec les neuf syndicats grévistes le renouvellement des contrats salariaux.En résumé, la direction veut réduire emplois et salaires pour moderniser les équipements et faire face à la stagnation de la publicité, qui touche tous les journaux de New York, zone frappée de plein fouet par la récession.Après neuf mois de négociations infructueuses, les syndicats sont passés à la grève le 25 octobre dernier, avec pour motif initial le licenciement d'un conducteur.En quelques heures, la direction mobilisait des employés de remplacement dans les autres journaux du groupe.Menaces de mort, camionnettes de livraison incendiées, procès, arrestations, centaines d’incidents violents, dizaines de blessés.la grève a .vite basculé vers la guerre ouverte et les plaies seront longues à cicatriser pour les 2400 salariés.Le tirage est tombé à 600 000 exemplaires, la direction ayant même employé des sans-abri pour assurer la distribution alors que les kiosques n’osaient plus vendre le journal, de peur de représailles des grévistes.Du coup, les grands annonceurs new-yorkais, comme les magasins Macy’s ou Alexanders, ont retiré leur clientèle tandis que les concurrents du Daily News cassaient les prix.Grand bénéficiaire, le quotidien Newsdayest passé pour la première fois au-dessus de la barre du million d’exemplaires pour son édition dominicale.Déjà déficitaire de 114,5 millions $ l'an dernier, le Daily News perd 700 000 $ par jour depuis le début de la grève, affirme la direction.On comprend que les acheteurs ne se bousculent pas, d’autant que le journal est encore handicapé par un passif évalué à 150 millions $, somme qui recouvre notamment le paiement des emplois garantis « à vie » pour les imprimeurs, seuls à ne pas faire grève.L’unique espoir des travailleurs du Daily News repose aujourd’hui sur le groupe Maxwell qui a annoncé son intérêt la semaine dernière.Depuis, les syndicats attendent un signe du magnat britannique qui avait déjà vainement tenté d'acheter les journaux populaires américains Globe, National Examiner et Sun.Six mois après la crise du New York Dost, qui n’a évité la fermeture qu’au prix de réductions sévères des salaires, cette nouvelle affaire montre en tout cas la fragilité de la presse new-yorkaise, délaissée par les jeunes téléphiles et confrontée au rétrécissement du marché publicitaire.BOURSES D’ETUDES D’EMR Énergie, Mines et Ressources Canada (EMR), en collaboration avec le Groupe de recherche en économie de l’énergie (GREEN) de l’Université Laval, offre les bourses d’études suivantes : Année 1991-1992 Trois (3) bourses d’études, d une valeur de 9 000 S chacune (maîtrise), renouvelables pour une année supplémentaire.Conditions : Les bourses d’études sont offertes aux personnes qui désirent se spécialiser dans l’étude des phénomènes économiques reliés au secteur de l’énergie - dans le cadre établi par le Groupe de recherche en économie de l’énergie (GREEN).Les candidats doivent évidemment satisfaire aux exigences normales d’admissibilité à la maîtrise en économique, exigences établies par l’Université Laval et son département d’économique.Pour tout renseignement sup- Le Directeur du Groupe de plémentaire sur les bourses d’études d’EMR, veuillez communiquer avec : recherche en économie de l’énergie (GREEN) Département d’économique Faculté des Sciences sociales Université Laval Cité universitaire Québec (Qué) G1K7P4 1*1 Energie Mines et Ressources Canaoa L hon Jake Epp Ministre Energ/ Mines ang Resources Canada Hon Jan M ’ ster Canada L 'ENERGIE DE NOS RESSOURCES NOTRE FORCE CRÉATRICE i N ; ! i* PHOTO CP André Dufour Le délégué du Québec rencontre Mitterand Sylviane Tramier collaborai ion spéciale PARIS — Le nouveau représentant du Québec à Paris est entré officiellement en fonction hier et a été reçu pour l’occasion par le président Mitterrand au palais de l’Élysée.L’arrivée de M.André Dufour, nommé au mois de janvier dernier au poste de délégué général du Québec à Paris par le premier ministre M.Robert Bourassa, met fin à une période d’un peu plus d’un an, au cours de laquelle la Délégation générale du Québec à Paris a eu une direction intérimaire.M.Marcel Bergeron avait en effet assuré un intérim prévu pour être bref, mais qui a dure du départ de M.Jean-Louis Roy, élu directeur de l’Agence de coopération culturelle et technique en décembre 1989, à la nomination de M.André Dufour le 17 janvier 1991.A l’issue d’un entretien de 45 minutes avec le chef de l’État français, le délégué général du Québec a assuré que cette sorte de parenthèse dans les relations France-Québec n’avait pas été inactive.« C’est toujours le beau fixe dans les relations entre le Québec et la France, a-t-il affirmé.Le président Mitterrand est très renseigné et très attentif à ce qui se passe au Québec ».M.Dufour est cependant conscient que, mis à part le président de la République française et ses conseillers, la presse et la population françaises sont restées à peu près totalement ignorantes du grand débat constitutionnel qui a marqué l’année 1990 au Québec, ainsi que de ses enjeux.Il est à noter d’ailleurs que la délégation générale du Québec à Paris n’a pas pourvu depuis l’automne 1989 le poste de directeur des communications, d’ordinaire chargé de tenir informée la presse française sur le Québec.Le nouveau représentant du Québec à Paris promet de remédier à cette situation.« Si la presse française n’a pas porté l’intérêt qu’on pouvait espérer au Québec, j’en ferai mon mea-culpa.Car j’estime de mon devoir de montrer ici la portée, l’intérêt des questions qui sont en discussions au Québec».Avec ses interlocuteurs français, M.Dufour compte aborder les questions constitutionnelles « avec la plus grande franchise.Car, dit-il, nous avons avec la France des relations directes et privilégiées qui nous permettent de parler à coeur ouvert de notre société ».Mais il ajoute aussitôt « qu’il ne convient pas pour un délégué général de devancer quelque prise de position que ce soit, devant etre prise à Québec».Monsieur André Dufour fait remarquer qu’il est le huitième délégué général du Québec à Paris en trente années de coopération France-Québec.Il poursuivra les priorités fixées par les accords de coopération dans les domaines de l’audio visuel, l’aérospatiale, l’environnement, les techniques de l’information.M.Dufour rencontrera jeudi le premier ministre français Michel Rocard et le ministre des Affaires étrangères Roland Dumas.Une des premières questions à traiter sera l’organisation de la visite du premier ministre français au Québec.La crise amérindienne avait forcé Québec à reporter cette visite.La CECM craint le glissement des immigrants vers l’anglais au travail Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne QUÉBEC — La Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) partage l’objectif du gouvernement d’accroître le nombre d’immigrants francophones au Québec, mais elle lui a rappelé, hier, que la langue maternelle d’un bon nombre d’immigrants n’est toujours pas le français.« La tentation de glisser vers l’anglais peut alors être grande, estime la CÉCM, si des mesures supplémentaires ne sont pas prises ».« Le gouvernement doit renforcer sa volonté de faire du français la langue de travail surtout dans les entreprises de 50 employés et moins, sinon l’effort de francisation des commissions scolaires se trouvera compromis parce que l’apprentissage du français présentera beaucoup moins d’intérêt », a-t-elle fortement suggéré devant les membres de la commission de la culture chargée d’examiner l’énoncé de politique de la ministre Monique Gagnon-Tremblay en matière d’immigration.La CÉCM sait de quoi elle parle quand on voit que le nombre de ses élèves d’origine non francophone est passé de 4280 en 1967 (2,6 %) à 24 009 en 1989 (30,2%).Le mémoire de la CÉCM, présenté par le vice-président du comité exécutif Jean Trottier et d’autres collègues, juge de « qualité exceptionnelle » l’énoncé de la ministre Gagnon-Tremblay.Il permet, selon l’organisme scolaire, de clarifier la situation de l’immigrant dans la société québécoise et « jette les bases d’un véritable contrat moral qui convie chacune des parties à s’acquitter de ses responsabilités ».Le document de la CÉCM contient 22 recommandations devant permettre d’atteindre quelques-uns des objectifs de l’énoncé de politique.L’une des plus importantes a trait à la nécessité d’accroître les budgets al- loués aux commissions scolaires pour leur permettre de faire face à l’augmentation du nombre d’immigrants souhaitée par le gouvernement du Québec.« Avant d’établir le volume de l’immigration, le gouvernement doit tenir compte des ressources humaines et des services disponibles, faute de quoi les commissions scolaires ne pourront dispenser des services suffisants pour relever le défi de l’intégration des immigrants », souligne le document.La CÉCM comptait, au 31 décembre dernier, 4000 élèves en classes d’accueil.Selon ses prévisions, ce chiffre devrait passer à 5000 d’ici à la fin de la présente année scolaire.C’est donc 6 % de la population scolaire de cette commission scolaire qui sera regroupée en classes d’accueil.Selon la CECM, ¦< le nombre des immigrants ira en s'amplifiant tous les ans, malgré les efforts déployés par le gouvernement pour régionaliser l’immigration ».La CÉCM suggère, par ailleurs, en ce qui a trait aux services aux adultes des communautés culturelles, que seules les commissions scolaires aient la responsabilité de l’enseignement des langues secondes comme formation de base « afin que les adultes allophones bénéficient de services éducatifs cohérents de qualité et axés sur leurs besoins réels».De son côté, la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal (CÉPGM) avance l’idée d’engager des répétiteurs bilingues (français et langue d’origine) pour faciliter l’apprentissage des enfants des communautés ethniques.Ce programme de transition et de soutien linguistique est destiné à venir en aide aux élèves allophones pour qui la période d’accueil de 10 mois n’a pas été suffisante pour leur permettre de maîtriser le français.« Les répétiteurs seront chargés d’aider les enfants à faire leurs devoirs et de combler leurs lacunes La Balmet aura siphonné presque tout l’argent prévu pour les «sites orphelins» Louis-Gilles Franeoeur LE PREMIER budget dépensé au Québec pour la restauration des « sites orphelins » aura presque entièrement été investi dans la décontamination des terrains voisins de la Balmet, de Saint-Jean-sur-le-Riche-lieu, une firme dont les principaux actionnaires, les frères Singerman, continuent d’opérer d’autres entreprises à Montréal.C'est ce que révèle le premier bilan de l'entente fédérale-provinciale sur la décontamination des sites orphelins, à laquelle a officiellement adhéré le Québec la semaine dernière par décision du cabinet provincial.Cette entente prévoit que Québec et Ottawa dépenseront, à parts égales, 51 millions $ pour la décontamination des sites sans propriétaire connu ou solvable.L’adhésion officielle du Québec à cette entente mise au point par les dix ministres canadiens de l’Environnement lui permettra d’être remboursée des sommes dépensées l’an dernier, soit en tout 5 millions $.Outre les 4 millions $ dépensés pour la décontamination des terrains voisins de la Balmet, le million restant a servi à financer la caractérisation du dépôt de pneus incendiés de Saint-Amable, des études pour la décontamination éventuelle de l’ancienne lagune de Ville Mercier et des travaux à l’ancien site du Vidangeur de Montréal Ltée, à Mascouche.Les prochaines dépenses serviront à du « travail concret », a déclaré Mme Sylvie Marier, l’attachée de presse du ministre de l’Environn-ment, M.Pierre Paradis.Ainsi, les prochains investissements sur les sites « orphelins » serviront à nettoyer, probablement l’été prochain, le site de Saint-Amable et à restaurer la lagune de Ville Mercier.Mme Marier ne pouvait pas dire hier si la restauration de la lagune de Ville Mercier allait s’accompagner d’un plan précis pour faire en sorte que les citoyens de Sainte-Martine puisse compter sur un approvisionnement sécuritaire en eau potable.À ces travaux s’ajouteront des travaux de restauration de la mine Weedon, à Fontainebleau.dans diverses matières », précise le mémoire de la CEPGM.« Par exemple, un répétiteur parlant le français et l’espagnol ne travaillera qu’avec des enfants d’expression espagnole», soumet la CÉPGM.On souhaite ainsi diminuer le taux d’abandon scolaire chez les enfants allophones du secondaire.Rappelons que la ministre Gagnon-Tremblay souhaite accroître la proportion d’immigrants francophones au Québec à 40 % d’ici à 1995.Entre 1979 et 1989, moins de 35 % des immigrants qui se sont établis au Québec parlaient le français.La ministre désire aussi augmenter à 55 000 l’arrivée annuelle de nouveaux immigrants au Québec afin de contrecarrer le problème de la dénatalité qui afflige la province.EN BREF.Comité inutile ?OTTAWA (PC) — Il est peu probable que les Canadiens parviennent à conclure un nouveau pacte constitutionnel s’ils ne modifient pas leur attitude à l’égard du Québec, a prévenu un expert en droit, hier, devant les membres du comité parlementaire fédéral sur la formule d’amendement de la Constitution.« Si l’opinion publique reste la même qu’au moment des débats autour de l’accord du lac Meech, on ne pourra en venir à une entente », a déclaré M.Peter llogg, professeur à l’université York de Toronto.Pour cet universitaire, il sera difficile de rallier Ottawa et les 10 provinces autour de n'importe quel changement à la Constitution, notamment à cause de la règle de l’unanimité.Le comité de la Chambre et du Sénat, qui cherche une issue à l’impasse constitutionnelle actuelle n’a pas reçu beaucoup d’aide de la part de M.Hogg, pour lequel la seule façon de changer la formule d’amendement reste d’obtenir l’accord des 11 gouvernements.Un constat qui a poussé le député libéral Shirley Maheu à se demander si ce comité parlementaire pouvait encore avoir une quelconque utilité.Recul fatal MAPUTO, Mozambique (AP) — Un train lourdement chargé, qui n’avait pu atteindre le sommet d'une forte montée, et dont les freins ont lâché, a dévalé la pente à reculons et s’est écrasé dans une gare, faisant au moins 96 morts et 113 blessés.L’accident s’est produit dimanche dans le port de Naeala.La folle descente du train a duré neuf kilomètres avant le choc.Après celui-ci, quatre wagons de voyageurs et onze wagons de marchandises étaient empilés les uns sur les autres dans un amas de ferraille.Viol marital (AP) — Après plus de trois ans de blocage, un accord est intervenu hier entre les deux Chambres du parlement suisse pour que puisse etre puni pénalement le viol dans le mariage.En décembre dernier, le Conseil national avait admis, lors de la révision du Code pénal, que le viol et la contrainte sexuelle commis dans le mariage puissent être punis.À une légère majorité, les députés avaient décidé que ce crime ne serait toutefois poursuivi que sur plainte de la victime.Les policiers bilingues de la GRC attendent leur prime depuis 1976 ! d'après la Presse Canadinne L’ARGUMENT du caractère militaire de la G RC ayant été rejeté en Cour fédérale, Phillip Edmonston entend faire dire à Gilles Loiselle, président du Conseil du Trésor, les vraies raisons du refus de verser aux agents occupant un poste bilingue la même prime que les autres fonctionnaires.« Les conservateurs sont à liquider le pays dans ses principes mêmes en L’institut d’administration publique du Canada Groupe régional de Montréal En collaboration avec LE DEVOIE vous invite à un déjeuner-réflexion avec Madame Janine Beaulieu Direetriee de la CIDEC Ville de Montréal sur le thème L'impact économique et social de l’industrie culturelle à Montréal Le jeudi 21 mars 1991 de 7 h 45 à 9 h 00 Hôtel Méridien, Basilaire 2, Complexe Desjardins Reservation: Ginette Guilbault EN A P 522-3641 Membres 10 ! Non Membres 15 ! refusant de respecter une loi fondamentale », a lancé, hier, le député néo-démocrate de Chambly, au sujet de la prime de 800 $ par année à laquelle auraient droit quelque 3500 employés de la police fédérale.Demain à Ottawa, M.Loiselle est censé témoigner devant le comité mixte des Langues officielles, où M.Edmonston représente le NPD.Ce comité permanent étudie un projet de réglementation, ajustant la loi des Langues officielles et déposé l’automne dernier par M.Loiselle.D’autres députés membres du comité estiment par ailleurs que la situation du bilinguisme à la GRC est bien meilleure qu’à Air Canada et Pétro-Canada.En janvier 1990, dans la cause du policier Yvon Gingras, le juge J.E.Dubé avait statué que les employés de la G RC ont droit à cette prime, CARTES D’AFFAIRES ROBIC Foruia on 1897 55 St Jacques Montreal, Québec Canada, H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax (514)845 7874 Tél (514)987 6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce même si le gouvernement veut assimiler la G RC à l’armée, où il n’y a pas de prime au bilinguisme.La prime est en souffrance depuis 1976, de sorte que le Conseil du Trésor pourrait devoir 42 millions $ à l’ensemble des policiers bilingues.Même en temps de vaches maL grès, affirme M.Edmonston, «< les principes sont les mêmes.Mais quand on manque de volonté politi que, il reste l’hypocrisie.» Puisant dans son répertoire de la protection du consommateur, M.Edmonston a dénoncé les transporteurs aériens qui maintiennent des tarifs élevés, même si le pétrole est revenu depuis trois mois aux prix d’avant la guerre du Golfe.Les vols nolisés surtout ont augmenté, de 10 à 30 % suivant la destination.Si l’Office national des transports a autorisé ces hausses, argue le député de Chambly, il doit les rescinder maintenant que le baril de brut tourne autour de 20 $ US : « On continue de percevoir les suppléments basés sur un coût de 42 $ le baril, c’est totalement injustifié.» Le litre d’essence, au Québec et dans l’Outaouais ontarien, coûtait entre 3 et 10 cents de trop en février, ajoute M.Edmonston.Quant aux constructeurs automobiles et concessionnaires, ils seraient libres d’embobiner la clientèle avec les garanties secrètes, le ministère de la Consommation et des Corporations n’enquêtant plus que sur 8 % des plaintes, contre 22 % en 1989.Le comité permanent du même nom n'a pas été convoqué depuis juin 1990, alors qu'il n’avait siégé que sept minutes, rappelle M.Edmonston, « et le gouvernement n’a pas remplacé son président démissionnaire». Le Devoir, mercredi 6 mars 1991 ¦ A-3 Jamais une commission n’a dépensé autant d’argent si vite, confirme Ottawa » Keith Spicer offre de « sauter en bas d’un pont », si les frais dépassent 27,5 millions $ _________Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa LKS DÉBOIRES du Forum des citoyens de Keith Spicer continuent de s’accumuler.Voilà maintenant que le Québec boude sa plus vaste initiative, que les libéraux fédéraux prennent la relève du Bloc québécois pour réclamer la tête de Keith Spicer et qu’Ottawa finit par confirmer que jamais une commission fédérale n’a dépensé autant d’argent en si peu de temps.Selon des chiffres publiés hier par le Conseil du Trésor, le groupe a en effet déjà dépensé 18 millions $, soit deux fois plus que la somme qu’avait le gouvernement fédéral en tête pour l’ensemble de l’opération au moment où il a créé la commission.Il en faudra presque 10 autres pour arriver au bout de son mandat de huit mois, a précisé hier Keith Spicer.Aux difficultés budgétaires s’ajoutent encore de nouvelles complications politiques.Le Parti liberal a maintenant ajouté sa voix à celle du Bloc québécois pour réclamer la tête de Keith Spicer, pas assez fédéraliste au goût des troupes de Jean Chrétien.Et l’annonce hier d’une des plus importantes initiatives du Forum, la distribution de questionnaires pour fins de discussions par cinq millions d’écoliers, s’est accompagnée de la nouvelle qu’ils ne franchiront peu ou pas les frontières du Québec.Visiblement aux abois, M.Spicer en était à offrir de « sauter en bas d’un pont » si les dépenses de son Forum dépassent la cible annoncée de 27,5 millions $.« Choisissez un pont et je vais le faire si ça peut vous rendre heureux, a lancé le commissaire en chef à des journalistes hier matin.Je n’ai rien à cacher, je suis prêt à vider mes poches», proteste-t-il.Selon Keith Spicer, le caractère sans précédent de son mandat explique les coûts importants de l’opération.« On nous a demandé d’être le forum des citoyens, pas celui des experts », rétorque-t-il à ceux qui comparent la facture de son groupe à celles de commissions plus traditionnelles.La production de forums télévisés et la mise en place d'un réseau téléphonique sont en tête de la liste des grosses dépenses du Forum.« Je suis prêt à mettre ma fragile réputation sur la table, je crois à ce que je fais et je sais que c’est la bonne chose à faire, a conclut Keith Spicer.Le pays en a besoin.» Aux Communes, les promesses de modération budgétaire de Keith Spicer et son acte de foi n’ont pas ralenti les attaques de l’opposition.« Les Canadiens n’en ont pas pour leur argent», affirme Audrey McLaughlin, du NPD, tandis que les libéraux prennent carrément la relève du Bloc québécois pour réclamer le congédiement de Keith Spicer.« La commission nous coûte 14 $ par seconde », affirme le chef adjoint Sheila Copps en brandisssant des calculs de son cru.De plus, les libéraux mettent en doute la foi fédéraliste de Keith Spicer.Dans une entrevue à la CBC, ce dernier a en effet déclaré qu’il lui importe peu que le Canada vive au régime du fédéralisme, du confédéralisme ou de la souveraineté-association.« Il s’agit d’une homme qui ne fait pas la différence entre fédéralisme et souveraineté-association », accuse Sheila Copps, selon qui cette ambivalence mente un congédiement de la présidence d’une commission fédérale.Après presque une semaine d'attaques de l’opposition, le premier ministre s’est finalement résolu hier à défendre la commission.•< Le verdict n’est pas rendu, mais je crois que Keith Spicer va faire une contribution très positive à l'unité du Canada», a affirmé Brian Mulroney.Mais si le premier ministre juge que l'opposition libérale fait un « procès d’intentions » à Keith Spicer, il n'a pas voulu s’avancer sur la substance des propos du président du Forum des citoyens.Dans l’ombrage de cette tempête politique, le Forum des citoyens a dévoilé une de ses solutions de rechange pour étendre le champ de ses activités.Après avoir abandonné sa cible d’un million de Canadiens à atteindre par le biais de consultations publiques, le Forum se propose de Keith Spicer répond aux questions sur les coûts de sa commission.¦ i-Lt-tf J* t ÉA.i.à.- 1 * , * I * • * k * * * v y Ç î i » V * * « J * PHOTO CP La « course aux bébés » est une illusion, proclame le Conseil du statut de la femme Isabelle Paré LE DISCOURS alarmiste sur la dénatalité trouve aujourd’hui des détracteurs.Des détractrices, devrait-on dire, puisque le Conseil du statut de la femme s’inscrit aujourd'hui en faux contre la natalité brandie par nos gouvernements comme panacée aux multiples maux de notre société.Le Québec se berne-t-il en faisant de la dénatalité son drame national ?La « course au bébé » est-elle vraiment le remède à la survie de notre société ?Illusions !, clame le Conseil du statut de la femme qui, dans un document intitulé « Femmes et questions démographiques » signé par quatre auteurs, jette un nouvel éclairage sur les constats tirés des don- nées démographiques des dernières années.« Rien ne prouve que faire plus de bébés aujourd’hui servirait mieux les intérêts de la société de demain », tranche résolument le document lancé par le CSF.C'est ni plus ni moins un pavé dans la mare des thèses officielles que vient de jeter le Conseil du statut de la femme.Une note discordante dans le discours officiel ressassé par nos démographes, hommes politiques et argentiers voulant que la chute des naissances menace à court terme la survie du Québec.« On a dramatisé à tort la dénatalité.Ce n’est pas nécessairement par le nombre que le Québec va assurer sa survie », affirme la présidente du 25 millions $ pour prévenir la pollution du Saint-Laurent Louis-Gilles Krancoeur ALORS QUE les groupes environnementaux canadiens voient dans le dernier budget Wilson un énorme coup de frein au Plan vert d’Ottawa, le ministre fédéral de l’Environnement, M.Robert deCotret, annonçai! hier une première ondée de millions $ — 25 millions $ plus exactement — à des fins de prévention de la pollution dans le système Grands Lacs-Saint-Laurent.• Selon M.de Colret, qui a fait cette annonce à Toronto, cet argent servira à financer trois choses.D’abord la mise au point de « stratégies » de prévention avec des industries, des municipalités, des individus ou des groupes.Ces stratégies toucheront l’utilisation, la production, la formation et le rejet de substances toxiques.Ensuite, < Rtawa entend consacrer une partie de ces sommes à des « projets de démonstration » de technologie.Des industries pourront ainsi obtenir des subventions pour faire l’essai de dispositifs moins polluants.Enfin, on entend consacrer une partie de cet argent à l'éducation des citoyens du bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent pour modifier leur attitude à l’endroit de la pollution.I.e directeur des Affaires corporatives d’Environnement Canada, M.Albin Tremblay, reconnaît en entrevue que ce ne sont pas ces fonds qui vont changer à court terme l’état des Grands Lacs et du Saint-Laurent.Mais, dit-il, cela s’ajoute aux budgets destinés à la restauration du milieu aquatique, des projets qui feront l’objet d’autres annonces publiques éventuellement.M.Tremblay se dit confiant de voir le principal projet des deux gouvernements, soit la dépollution à 90 % des 50 principaux pollueurs du Saint-Laurent d’ici 1993, se réaliser dans les délais prévus.Malgré, pré-cise-t-il, les résistances de certaines entreprises.Ottawa a dépensé depuis 1988 plus de 235 millions $ en Ontario et au Québec, soit plus précisément 110 millions $ dans le Centre Saint-Laurent et 125 millions $ dans le Plan d’action des Grands Lacs.C’est l’Ontario qui bénéficie essentiellement de ces investissements fédéraux après avoir obtenu, en plus, plusieurs centaines de millions additionnels depuis 15 ans sans contre partie équivalente au Québec pour plusieurs projets environnementaux.CSF, Mme Marie Lavigne, d’avis que l’argument du poids démographique a souvent été retenu par les politiciens pour préserver le poids politique du Québec au sein du Canada.Plus encore, la natalité ou la croissance démographique, placées au coeur des politiques familiales et d’immigration, sont perçues comme des outUs de croissance économique.Pourtant, dénatalité ne rime pas nécessairement avec débandade économique, relance le Conseil.Depuis trente ans, l’entrée massive des femmes sur le marché du travail a plutôt stimulé l’économie, contribué au trésor public et réparti sur un plus grand nombre la charge des personnes dépendantes, soutient Marie Lavigne.« Est-ce une vision de l’esprit de croire que le dynamisme de la société ne repose que sur la jeunesse alors qu’aujourd’hui l’espérance de vie a doublé ?», soulève-t-elle.Présentée comme une calamité, la population âgée de demain sera pourtant plus autonome, moins coûteuse pour l’État, plus en santé, plus active.Si l’on y travaille de près.Cette distortion de la réalité, clame encore Marie Lavigne, fait aussi errer les gouvernements dans leurs objectifs.Au lieu de viser une revanche des berceaux, la politique familiale devrait plutôt chercher à aider les enfants déjà nés, permettre aux parents de concilier travail et famille, croit-elle.Au surplus, l’analyse faite des données démographiques colporte son lot de mythes et continue de donner une version des faits culpabilisantes pour les femmes.« C’est faux de dire qu’avant les femmes étaient toutes des Émilie Bordeleau : 43% des femmes nés en 1913 ont eu de 0 à 2 enfants.Même entre 1921 et 1951, le Québec a connu une chute de la natalité alors que les femmes n’étaient pas encore sur le marché du travail», note encore Mme Lavigne.Bref, autant de questions que soulèvent les démographes Yolande Lavoie et Nicole Marcil-Gratton, Mme Céline Le Bourdais, directrice de l’INRS-Urbanisation, et Marie Lavigne, comme thème de réflexion à l'approche de la Journée internationale des femmes.DANS LA SÉRIE LES GRANDES CONFÉRENCES Démocratie et développement CONFÉRENCE DE FRANCINE FOURNIER Sous-directrice générale pour les sciences sociales et humaines, UNESCO, Paris À Montréal, le mercredi 6 mars 1991 à 19h30 à l'amphitéâtre A-M050, pavillon Hubert-Aquin Université du Québec à Montréal 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) métro Berri-UQAM À Québec, le jeudi 7 mars 1991 Auditorium 1, Musée de la civilisation Québec (Québec) Réservation de laissez-passer, tél.: (418) 643-2158 ENTREE LIBRE LES GRANDES CONFERENCES sont organisées conjointement par l'Université du Québec à Montréal, Le Devoir et te Musée de la civilisation Université du Québec à Montréal LE DEVOIR m MUSÉE DF.LA CIVIIISATION rejoindre cinq millions d'écoliers avec la collaboration de la Fédération canadienne des enseignants.« Je convie toute la jeunesse canadienne à participer à ce processus qui est libre et apolitique », déclare à ce sujet Keith Spicer.Mais si les enseignants du reste du Canada ont accepté de distribuer les questionnaires préparés par le Forum dans leurs salles de classe et d’organiser des discussions sur la nature du Ca- nada.ceux du Québec ne suivent pas le mouvement.Rappelant que la CEQ s’est prq-, noncee en congrès pour la souveraineté, son porte-parole Raymond Johnston affirme : « Nous li’allons pas nous disperser.» Et il conseille sèchement a Keith Spicer, s'il veut prendre contact avec la jeunesse du Québec, de « ne pas aller dans les maternelles », et de rencontrer les organismes officiels étudiants.Paradis doit démissionner pour assainir l’environnement, conseillent les écologistes Louis-Gilles Lraneoeur S’IL VEUT réellement contribuer à l'assainissement de l'environnement québécois, le ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, doit démissionner de son poste.Telle est l’invitation lancée hier par l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) qui, manifestement, tient à prendre ses distances du ministre Paradis et de l’actuelle direction du ministère, qui ont abondamment puisé dans ses rangs au cours des derniers mois pour se doter d'une inspiration plus environnementale.Pour le nouveau président de l’UQCN, le Dr Pierre Gosselin, « le gouvernement libéral partage autant que M.Paradis le blâme sévère que nous portons sur leur gestion de l'environnement et, somme loute, sur leur inaction».Au cabinet de M.Paradis, son attachée de presse, Mme Sylvie Marier, déclarait que le ministre « n'avait aucunement l’intention de suivre ce conseil ».Comme il l’a fait dans d’autres ministères lorsque des invitations semblables lui ont été adressées.L’UQCN, le principal groupe environnemental de la province avec ses 55 000 membres, estime que le ministre responsable de l’environnement « aurait dû avoir assez d’influence » pour éviter aux Québécois la « série noire » de mauvaises décisions gouvernementales des derniers mois.Ce palmarès des mauvais choix environnementaux de Québec comprend, selon l’UQCN, les coupures projetées par le Trésor à même le programme d’assainissement des eaux, l’abandon du transport en commun par Québec au profit du réseau routier, la mise sur pied d’une aide à la construction domiciliaire qui favorise l’étalement urbain, les atter-noiements gouvernementaux sur l’évaluation environnementale des projets hydro-électriques de la baie James, l’absence de transparence et de débat public sur les « subventions cachées d’IIydro-Québec aux grandes entreprises » énergivores et polluantes comme les alumineries.En poste depuis 16 mois, M.Paradis aurait dû disposer de la « collaboration du premier ministre ainsi que de ses collègues et faire ainsi preuve de plus de leadership et d'efficacité », explique le Dr Gosselin dont on ne sait s’il plaint le ministre ou dénonce ses collègues.« Les deux », répond-il à la question ! Globalement, ajoute M.Gosselin, il faut réaligner le fonctionnement des ministères québécois pour les mettre à l’heure de l’environnement.Le meilleur moyen d’y arriver, dit-il, c’est une commission royale d’enquête sur l’état de la gestion des dossiers environnementaux dans la province.L'UQCN, qui préconise le parachè- vement du programme d’assainissement des eaux usées urbaines, estime par contre que Québec aurait pu faire des économies par le recours à des techniques alternatives comme l’usage de marais à des fins d'épuration.Cet argent aurait pu servir à accélérer le volet retardataire de l'assainissement agricole.L’Environnement aurait dû, de plus, faire enfin démarrer son programme de réduction des rejets industriels, dont on parle depuis 1987 sans en voir les bénéfices tangibles.Le ministère pourrait commencer, selon l’UQCN, par publier les données disponibles sur les rejets de toutes les entreprises, y compris ceux des papetières qu’il cacherait à la po-pulation alors que les informations sont disponibles.Québec pourrait aussi se donner les moyens de passer à l’action, ajoute le Dr Gosselin, par l’imposition d’une taxe environnementale, notamment sur l’essence et le diésel, dont les revenus seraient consacrés au transport en commun.Les faibles coûts du carburant au Canada et au Québec encouragent son utilisation pourtant dévastatrice pour le climat de la planète, l'air des villes, les écosystèmes péri urbains que dévastent les promoteurs immobiliers, etc.Les coûts du carburant devraient refléter le coût de la réparation entière de ces dommages à l’environnement, estime l’UQCN.Le principal groupe environnemental de la province juge par ailleurs inacceptable que Québec tarde à rendre obligatoire l’évaluation environnementale des grands projets industriels comme les alumineries alors qu’il force l’examen d’une marina de 100 places ! Les pouvoirs du Bureau d'audiences publiques sur l’environnement devraient aussi porter sur les politiques gouvernementales, y compris les programmes de subventions.F2I Québec, ajoute le Dr Gosselin, devrait faire cesser la « valse-hésitation » entourant la nomination du futur président de cet organisme.Québec, conclut l’UQCN, devrait enfin appliquer, voire renforcer sa politique de protection des rives et du littoral et mettre fin aux remblayages qui menacent la côte de Beaupré, les plaines inondables du Haut-Richelieu, de Boisbriand et de Laval.Les subventions à la construction domiciliaire devraient enfin être réservées aux habitations multi-fami-liales situées dans les centres urbains pour stopper leur étalement et le saccage des écosystèmes ruraux et forestiers.POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR , 842-9645 HONDA lEBEOBD MEILLEUR CHOIX! MEILLEUR PRIX! 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Rive-Sud depuis plusieurs années au chapitre du démantèlement de la commission régionale de Chambly, le ministère de l’Éducation réunirait ainsi tes administrations scolaires primaire et secondaire de Jacques-Cartier, Varennes et Saint-Exupéry sous l’égide de la troisième plus grosse commission scolaire du Québec.En conférence de presse hier, le regroupement « Intégration Rive-Sud » qui réunit 12 000 parents et 21 500 élèves des commissions scolaires Jacques-Cartier et Varennes, 4500 membres du syndicat de l’enseignement de Champlain, ainsi que plusieurs centaines de directeurs d’écoles et cadres scolaires de la Rive-Sud, a recommandé au ministre d’outrepasser la dissidence de la commission scolaire Saint-Exupéry, et d’aller de l’avant avec l’intégration des trois commissions scolaires en une seule dès l’été prochain.Présentement, l’enseignement secondaire de la Rive-Sud est dispensé par la Commission régionale de Chambly, et l'enseignement primaire est régi de côté par cinq commissions scolaires locales de la région.« Le ministère a déjà accordé aux commissions scolaires de Taillon et de Montfort la permission de regrouper l’enseignement primaire et secondaire au sein de leurs propres administrations dès juillet 1991, explique Pierre Gabriel, sous-ministre adjoint au secteur des réseaux du ministère de l’Éducation.L’intégration des enseignements primaire et secondaire est irréversible dans l’ensemble du Québec.Au sein des trois commissions scolaires restantes de Chambly, il reste à établir les modalités quant à la configuration de la carte des commissions scolaires ».Les trois commissions scolaires locales litigieuses de Chambly ( Jacques Cartier, Varennes et Saint-Exupéry ) se partagent les clientèles des municipalités de Longueuil, de Boucherville, de Saint-Lambert, de Ca-lixa-Lavallée, de Saint-Amable, de Varennes, de Verchères et de Sainte-J ulie.« Nous sommes tous pour l’intégration de l’enseignement primaire et secondaire au sein de memes administrations.Cela assure une continuité dans les objectifs, explique Clément Page, des relations publiques de la commission scolaire dissidente de Sainte-Exupéry.Mais plus de 55 % de la population de Saint-Exupéry fréquente l’école privée.Nous voulons attirer cette clientèle et conserver un caractère local, en offrant un enseignement qui serait dispensé à proximité des lieux de résidence.» La commission scolaire de Saint-Exupéry, qui compte l’une des polyvalente les plus peuplées du Québec, ( Mortagne 3200 élèves ) dessert présentement les populations de Saint-Lambert, du Vieux- Longueuil, et de Boucherville.« Plus de la moitié des élèves de Mortagne proviennent de la région de Varennes, explique pour sa part Mme Jacqueline Reid, présidente de la commission scolaire Jacques-Cartier et porte-parole du regroupement « Intégration Rive-Sud».De plus, nous voulons conserver l’homogénéité de la ville de Longueuil, qui est également desservie par la commission scolaire Jacques-Cartier.» Il va deux semaines, le ministre de l’Éducation Michel Pagé a suggéré aux trois commissions locales la création de cette commission scolaire unique de 26 000 étudiants pour, l’ensemble des élèves de ce secteur de la Rive-Sud.« Nous voulons que ce projet passe au plus vite, pour que le partage des actifs de la commission régionale de Chambly se fasse de façon équitable pour tous.On ne veut pas d’une structure régionale démantelée.Il faut qu’il y ait une intégration complète des cours offerts au primaire et au secondaire avant l’été, pour que le personnel sache où il va travailler en septembre», poursuit Mme Reid.De son côte, le ministre Pagé n’a pas écarté la possibilité de régler le litige en imposant la création d'une commission scolaire centralisée sur la Rive-Sud par le biais d’une loi spéciale.« M.Pagé a fait des propositions à tout le monde et multiplié les rencontres, dit Dominique Fortin, alachée de presse du ministre.Voyant que les parties n'arrivaient pas à s’entendre, il leur a fait part de la possibilité d’imposer la création d’une commission scolaire par le biais d’une loi spéciale ».De nouvelles rencontres sont prévues entre les commissions scolaires et le ministre de l’Éducation au cours des prochaines semaines.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Wilson que le gouvernement voulait réduire le taux d’inflation de 3 % d’ici la fin de l'année prochaine et à 2 % avant la fin de 1995.Les Canadiens devraient se contenter d’un salaire moindre parce qu’une inflation moins forte signifie une progression moins rapide des prix, le maintien de la valeur des investissements et des économies et des taux d’intérêt bas, a dit M.Wilson.À l’issue de son allocution, M.Wilson a écarté les rumeurs voulant que les Canadiens ne seront pas prêts à accepter des hausses salariales réduites après que l’inflation ait atteint 6,8% en janvier.« Ce 6,8 % est un nombre établi d'après les deux premières semaines de janvier, alors qu’il y avait beaucoup d'ébullition dans l'économie avec l'entrée en vigueur de la TPS », a dit le ministre.Durant la majeure partie de l’an dernier, l’inflation s’est maintenue entre 4 et 5 %.M.Wilson a affirmé que le taux persistant de l'inflation n'était pas tellement au-dessus de l’objectif gouvernemental de 3% d’ici la fin de 1992.« Ce ne sont pas vraiment des ajustements majeurs qu'il faut encore apporter».Dans son discours, M.Wilson a dit que son projet de restreindre les salaires des fonctionnaires à des hausses annuelles de 3 % était nécessaire pour diminuer les dépenses du gouvernement.« Les employés de la fonction publique ont été grandement à l'abri .des répercussions les plus fâcheuses de la récession », a-t-il dit.: « Les travailleurs du secteur industriel ont en effet subi de nombreuses mises à pied, ce qui ne s'est pas produit chez les fonctionnaires.Nous demandons seulement aux employés du gouvernement d'affronter le même choix difficile qu'ont dû •/aire leurs confrères dans les industries.» ;.L'auditoire, composé en grande partie d'employés d’entreprises comme des maisons de courtage et des banques, a accordé une réception polie à M.Wilson.Une personne ^demandé au ministre pourquoi le gouvernement augmentait son programme de dépenses de 7,5 milliards S en même temps qu'il tente de réduire le déficit.M Wilson a répondu qu'une grande partie de cet accroissement couvrira une augmentation unique des dépenses, dont 3 milliards $ de plus pour l’assurance-chômage, 1,3 milliard $ pour compenser les producteurs de céréales à la suite de la baisse des prix et 600 millions $ pour couvrir la participation du Canada à la guerre du golfe Persique.« Il y a certaines circonstances extraordinaires qui ont causé cet accroissement », a-t-il noté.Plus tard en présence des journalistes, M.Wilson a dit que la fin rapide de la guerre du Golfe pouvait signifier que les forces armées ne réclameraient probablement pas les 600 millions $ au complet.Par contre, a-t-il ajouté, il faudra remplacer certains équipements, et il est encore trop tôt pour dire combien le gouvernement pourra économiser.4 Le projet l'autre division de Lavalin Industries, qui a connu des difficultés.La perte de Kemtec, qui s’est élevé a 7,6 millions $ par rapport à des revenus de 215 millions $, fut causée en majeure partie par le retard de plus d’un an dans le démarrage de nouvelles installations de production de paraxylène et de xylène, deux produits entrant dans la composition des plastiques.Kemtec a dû faire face à des problèmes techniques et son personnel n’était pas familier avec la nouvelle technologie, a admis la compagnie.En outre, un incendie a ravagé une partie des installations et Kemtec attend toujours que ses assureurs lui versent une indemnité de 15 millions $.Mais selon le pdg de Lavalin Industries, M.Jacques Lamarre, ces difficultés sont maintenant bel et bien surmontées.« Depuis le 1er janvier, nos installations tournent admirablement bien », a-t-il déclaré, et Kemtec n’a pas de problème à écouler sa production.Quoi qu’il en soit, Kemtec est à la recherche d'un partenaire qui, « idéalement, prendrait une participation de 30%», a révélé M.Lamarre.Dans cette foulée, la compagnie a mandaté des consultants pour tracer un portrait détaillé de l’entreprise qui, selon M.Lamarre, a atteint une taille mondiale, c'est-à-dire optimale.Elle se situe au 17e rang au monde dans son domaine qui ne compte que 40 joueurs.La pétrochimie requiert énormément de capital, d’indiquer M.Lamarre, qui ajoute que Kemtec n’est pas « pressé comme l’an passé » de se trouver un partenaire.« Il n’y a plus d'énervement dans l'air.Mais nous ne voulons pas vivre les angoisses qu’on a connues l’an dernier », de préciser M.Lamarre.Par ailleurs, une division d’UTDC, Trenton Works, en Nouvelle-Écosse, que Lavalin a acquise du gouvernement fédéral en 1988, est toujours fortement déficitaire.Mais cette si- LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension Pompano Beach HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy tuation, que seuls de lucratifs contrats de Hibernia pourraient renverser, n’affecte en rien les résultats de Lavalin Industries.En effet, UTDC a négocié la compensation complète par le gouvernement fédéral des pertes d’exploitation de Trenton Works jusqu’en 1993.Selon son rapport annuel, Lavalin Industries a reçu du fédéral, en rapport avec Trenton Works, une aide de 8,5 millions $ en 90, alors qu’elle était de 6,4 millions $ l’année précédente.La situation de Trenton semble donc s’être détériorée en 1990.4 Le débat de tendance, rien de significatif ».Toutefois, il ne pouvait dire si ces 356 inscrits qui n’ont pas été élus provenaient d’une région en particulier.M.Roy s’attend à ce que « le gouvernement fasse ses devoirs a la suite du congrès des membres du Parti libéral», c’est-à- dire qu’il écoute véritablement ce que le congrès aura décidé sur l’avenir du Québec.Il croit tout de même que les conclusions à venir de la Commission Bélanger-Campeau influenceront également la position de M.Bou-rassa.Cette position, selon lui, « peut être modifiée légèrement pour les besoins de la cause » à condition « qu’on respecte l’esprit » de la résolution.Bien que la plupart des regards sont tournés vers le dossier constitutionnel, les délégués du congrès y discuteront aussi d’autres themes, comme les affaires municipales, l’environnement, le commerce extérieur, l’énergie, etc.4 Cannon détenus par des organismes gouvernementaux.M.Cannon s’est montré d’une extrême prudence quant au contenu et aux orientations de cette politique, à quelques jours du congrès libéral au cours duquel le parti ministériel doit adopter un nouveau programme constitutionnel.Certains libéraux souhaitent que les communications soient un champ de juridiction exclusif au Québec, d’autres qu’il soit partagé.« Je n’ai pas terminé ma reflexion », a dit le ministre.Mais ce qui le guidera personnellement c’est la recherche du moyen « d’offrir le meilleur service aux contribuables au meilleur coût ».Un membre de son cabinet devait par la suite préciser que trois questions intéressent plus particulièrement le ministre : 1 ) le chevauchement des compétences, son coût, sa pertinence; 2) le développement de l’industrie québécoise des communications; 3) la protection et la diffusion de la culture québécoise et de la langue française.La politique aborderait aussi bien les secteurs de la radiodiffusion, la téléphonie, la câblodistribution et les télécommunications.Une autre source proche de M.Cannon indiquait que ce document pourrait servir de base ensuite dans la négociation qui pourrait suivre avec le reste du pays quant à un nouveau partage des compétences.Le ministère des Communautés cultu relies et de l’Immigration et celui de la Main-d’oeuvre s’étaient astreints à un tel exercice de réflexion avant de se tourner formellement vers Ottawa pour réclamer le rapatriement de pouvoirs.Le rapport Allaire, Un Québec libre de ses choix, dont les libéraux déboîteront le week-end prochain, prévoit que les communications soient de compétence strictement québé coise, mais les télécommunications un domaine de juridiction partagée.Dès après l’échec de l’accord du lac Meech, le premier ministre M.Robert Bourassa avait identifié ce secteur comme l’un des trois pour lesquels le Québec devrait rapatrier des pouvoirs de façon prioritaire, avec l’immigration et la formation professionnelle.Le ministre n’a pas fixé de délai pour la publication de ce document commandé par M.Cannon à ses hauts fonctionnaires il y a très peu de temps.Le livre blanc de M.Jean-Paul L’Allier, publié en 1973 et dont la nouvelle politique de M.Cannon se veut une mise à jour, allait très loin.On ne sait si le ministre actuel veut se rendre à cette extrémité : il proposait que le Québec soit seul responsable de la politique des communications sur son territoire.Cette politique, tout en respectant certaines normes canadiennes, devait d’abord être québécoise, aux yeux de M.L’Allier, et par voie de conséquence que le Québec soit le premier agent de planification, de législation et de réglementation.Ce serait la première fois depuis ce moment qu’un gouvernement du Parti libéral formaliserait sa position sur l’ensemble du secteur des communications.Au printemps dernier, la ministre Liza Frulla-llébert, alors titulaire de ce ministère, avait dégagé les axes d’une politique québécoise en matière de télécommunications uniquement.La ministre se débattait alors pour retenir la parcelle de pouvoir que détient le Québec sur les entreprises de téléphonie.Il y a longtemps que Québec n’a pas fait son lit sur des domaines comme la radiodiffusion par exemple.Les récentes compressions à la télévision de Radio-Canada, qui ont entraîné la fermeture de trois stations régionales dans l’Est du Québec, le révélait cruellement il y a quelques semaines.À l’égard des télécommunications, Mme Frulla-llébert ne revendiquait pas la pleine juridiction.« Le Québec estime toujours qu’un exercice partagé de la responsabilité en matière de télécommnications constitue le meilleur moyen de concilier les impératifs canadiens et les siens propres », écrivait-elle le 26 février 1990 dans une lettre à son homologue fédéral M.Marcel Masse.« Le Québec ne s’objecte pas à ce que des normes découlant d’une politique canadienne soient établies, ajoutait-elle.Dans un contexte de mondialisation des échanges, la cohérence des règles du jeu s’impose».A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Québec s’était mon-tré autrement plus gourmand.En 1968, le gouvernement unioniste, dont Marcel Masse était un membre influent, réclamait le contrôle de la radiodiffusion et créait, l’année sui vante, le ministère des Communications.A la même époque, on assistait à la résurrection de Radio-Québec.En 1973, M.L’Allier publiait son audacieux énoncé de politique, dont M.Robert Bourassa faisait un élément essentiel de sa « souveraineté culturelle ».« On ne peut confier à une majorité anglophone le soin d’assumer la sécurité culturelle d’une minorité francophone», opinait le premier ministre.Dès lors, il promettait que la position de son gouvernement à ce sujet serait « ferme, claire et déterminée ».S’en suivait ladite « bataille du câble », perdue par Québec aux mains d’Ottawa après des années de procédures ju diciaires.« La politique des communications d’un gouvernement révèle ses options fondamentales, écrivait M.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 , ES BUREAUX D0.Administration.(514) 844-3361 DEVOrIil LUND* oUVERtS SiRED' Rédaction.(514) 842-9628 U AUv^a16H30 oE 9H00 * Publicité.(514) 842-9645 numéro sons Irais.1-800-363-0305 Annonces classées.(514) 286-1200 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 844-5738 Québec.(418) 845-2080 Extérieur— Indicatit 514.1-800-361-6059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.t-800-361-5699 Oe 8h30 a L’Allier.Les communications peuvent être à la fois un agent de changement et un outil de relations d’une collectivité.C’est au gouvernement du Québec qu’il incombe d’élaborer une politique des communcations (.) indissociable du développement du système d’éducation au Québec, de sa culture et de tout ce qui lui est propre ».Les communications sont par ailleurs, ajoutait le ministre, « un facteur essentiel de développement non seulement culturel et social mais également économique ».+ Journalistes immédiatement sous la menace des soldats de l’armée irakienne ».Selon le quotidien Le Monde, dont une correspondante est portée manquante, un convoi de douze voitures a quitté Koweit dimanche matin et quatre seulement ont traversé le barrage routier vers 11 h 00.Les autres ont fait demi-tour.Ce barrage routier était situé à 40 km au sud de Bassorah, où des combats opposent des forces loyales à Saddam Hussein à des opposants cherchant à renverser le président irakien.On a appris de source autorisée à Paris que le gouvernement français avait demandé l’aide de l’U RSS et de l’Iran pour retrouver la trace des reporters disparus. Ryad, un responsable américain a critiqué l’initiative des journalistes : « C’était une idée stupide d’aller à Bassorah.Ces gens-là n’avaient pas de protection ».Ils ne faisaient pas partie du pool de reporters autorisés à suivre l’armée américaine et, selon un porte-parole du Pentagone, ils auraient contourné un barrage routier américain.En Irak, de violents affrontements entre rebelles et forces gouvernementales loyales au président Saddam Hussein se déroulaient hier dans le Kurdistan irakien et le sud du pays, mais l’issue des combats demeurait incertaine.Selon l’Assemblée suprême révo-lutionnaire islamique d’Irak (SAIRI), des insurgés chiites tiennent Bassorah, deuxième ville d’Irak, les villes saintes de Kerbala et Nadjaf, et trois autres villes, Amara, Samawa, Il ilia.L’agence iranienne IRNA a rapporté qu’une rébellion kurde avait éclaté à Souleimania, ville du Kurdistan irakien.Elle fait également état de troubles à Bagdad, information reprise par le porte-parole du mouvement islamiste Dawa, basé à Londres, qui affirme que des partisans de Saddam Hussein ont été assassinés et que des graffiti hostiles au président sont apparus sur les murs.Des « foules révolutionnaires en colère » ont envahi la prison d’Abou Ghoreib, hier près de Bagdad, et li béré un grand nombre de prisonniers politiques, ajoute IRNA, citant la SAIRI.À en croire des sources militaires américaines, de violents combats se déroulent à Bassorah et à Nadjaf, où deux ou trois bâtiments officiels étaient en flammes, ainsi qu’à Soulai-mania, Zoubair et Samawa.Selon le Pentagone, douze villes sont touchées par les troubles.Mais des réfugiés ont déclaré que les troupes fidèles à Saddam Hussein avaient commencé à écraser les forces rebelles et le département d’État américain a accusé le gouvernement irakien d’avoir recours à la Garde républicaine et à des unités de la police pour réprimer les troubles.Radio-Bagdad a annoncé que le président Saddam Hussein avait dépêché son plus proche collaborateur, Izzat Ibrahim, vice-président du Conseil de commandement de la révolution (CCR, au pouvoir) dans les capitales des provinces du Wasit et du Maysan respectivement Kout et Amara, pour exiger fidélité des auto rités locales au régime.Selon un réfugié égyptien, les for ces révolutionnaires islamiques sont soumises au feu de la Garde républicaine.Elles commencent à manquer de munitions et risquent d’etre anéanties.Des forces gouvernementales ont été envoyées en renfort à Bassorah où de violents combats se poursuivaient lundi, selon ce réfugié.IRNA précise que 20 membres de la police secrète ont été tués lundi par des civils.Selon des sources militaires américaines, des unités de l’armée régulière ont rejoint les rangs des rebelles à Bassorah et Nadjaf.« La plupart des affrontements (à Bassorah) se sont produits entre des unités de la Garde républicaine et l’armée régulière », a déclaré un militaire américain.Des chars sont déployés dans les rues et s’affrontent à l’artillerie lourde, a-t-il ajouté.Les Etats-Unis ont dit redouter que les affrontements entre rebelles irakiens et l’armée de Bagdad ne retardent le retrait des troupes américaines déployées dans le Golfe, mais ont souligné qu’ils n’interviendraient pas dans le conflit.« Nous n’avons pas l’intention de nous mêler des affaires intérieures de l’Irak », a dit le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwater.À Bagdad, le gouvernement irakien a annoncé hier qu’il avait libéré tous les prisonniers de guerre alliés.Le Comité international de la Croix-rouge (CICR) a confirmé que 35 prisonniers alliés avaient été remis à son organisation, mais qu’ils n’avaient pu quitter Bagdad pour l’Arabie Saoudite en raison de mauvaises conditions météorologiques.Il s’agit de 15 Américains, neuf Britanniques, neuf Saoudiens, un Koweïtien et un Italien.« Le nombre total des prisonniers de guerre ( .) détenus par les autorités irakiennes était de 45 », a précisé un porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères sur Radio-Bagdad.Le rapatriement de 294 prisonniers irakiens, qui devait intervenir hier, a été reporté à aujourd’hui en raison du mauvais temps, selon le porte-parole du CICR à Ryad, Angelo Gnaedinger.Le CICR a jusqu’ici recensé 50 000 prisonniers de guerre irakiens, répartis en huit camps.L’état-major américain à Ryad avait avancé dimanche le chiffre de 63 400 captifs irakiens.On n’est cependant sans nouvelle des milliers de civils koweïtiens qui auraient été déportés en Irak.Au Koweit, où la loi martiale a été décrétée dès la libération la semaine dernière, un couvre-feu nocturne a été instauré dans la capitale.L’émir, cheikh Jaber al Ahmed al Sabah, se trouve toujours à Taef, en Arabie Saoudite.Mais le prince héritier, cheikh Saad al Abdulla al Sabah, est rentré lundi à Koweït, en tant que premier ministre et gouverneur militaire général.6 mars par la PC et l'AP 199» les Nordiques de Québec échangent Peter Slaslny aux De-vils du New Jersey.19X9 le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Che-vardnadze, propose d’importantes réduel ions de troupes militaires et d'armement 10X7 le transbordeur britannique Herald of Free Enterprise fait naufrage au large de Zeebrugge, en Belgique: près de 200 morts.19X0 première rencontre entre la sonde soviétique "Vega" et la comète de Halley Ils sont nés un li mars: Michel Ange (Michelangelo Buonarroti, dit), peintre sculpteur, architecte et poète italien (1475-1564); Cyrano de Bergerac (Savinien de), écrivain français (1619 1655); Eli /abeth Barrett Browning, femme de lettres anglaise (1800 1X01); Diane Jones Konihowski, spécialiste canadienne du pentathlon (1951 ) 0 PÉ S U L T A T S loto qué+xx '( U C U Tirage du 91-03-04 Vous pouvez miser jusqu A 21 h les soirs de tirages 2 3 5 6 11 13 19 24 30 34 Prochain tirage: 91-03-06 35 36 37 39 46 51 53 57 67 68 Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mercredi 6 mars 1991 Noranda blâme les impôts et les salaires pour la perte de compétitivité de son industrie Hollande Parent de lu Presse Canadienne LES DIRIGEANTSquébécoisdela société Noranda s’inquiètent de leur perte de compétitivité dans le secteur forestier et s'interrogent sérieusement sur leur capacité a redresser seuls la situation.Au lieu de s’en prendre à des facteurs conjoncturels, comme la vigueur du dollar canadien face à la devise américaine, le premier vice-président, André Y.Fortier, a soulevé ta question des impôts et des augmentations salariales qui accapareraient les ressources financières susceptibles d’être affectées à des investissements en immobilisations, a-t-il indiqué hier lors d’une rencontre avec les médias.«< La question est de savoir si on va être compétitif, même avec un dollar à 75 cents.Il y a 15 ans, même à 85 cents on aurait été compétitif.On a perdu cet avantage structurellement », a commenté M.Fortier.Ce dernier estime que Noranda n’est pas la seule compagnie dans ce cas.« Toute l’industrie de la forêt commence à être perdante.» Il se demande si la situation ne commande pas pour les travailleurs, notamment, de faire des sacrifices à court terme pour des gains à long terme.« L’argent qui sort du système en taxes et en augmentations de salaire, ce que j’appelle des gains à court terme, pourrait être des investissements de long terme.» En 1990, chez Noranda, le secteur forestier a enregistré des pertes de 95 millions $ et l’année 1991 n’apportera vraisemblablement pas d’amélioration, prévoit M.Fortier.Ce dirigeant à la tête d’une société comptant plus de 8000 employés au Québec répartis dans des exploitations forestières, minières, métallurgiques et manufacturières au Québec, a tenu à souligner que Noranda n’investira cette année que 120 millions $ au Québec sur des actifs de 1,8 milliard $ contre 300 millions $ à 400 millions ?, bon an mal an.Quand on réduit à ce point « c’est qu’on fait le minimum d’entretien.», a-t-il dit.Par contre, les augmentations salariales consenties aux travailleurs du secteur forestier pour trois ans ont été de 16 % cumulativement contre 9 % aux États-Unis pour le même nombre d’années, a-t-il fait remarquer.« Structurellement, il y a des choses qui se passent dans' notre communauté qui présentent certains risques et qui doivent être discutées», a-t-il renchéri.Avec prudence et retenue, M.Fortier s’interrogeait hier à haute voix sur la pertinence d’accorder des augmentations salariales substantielles alors que l’industrie perd de l’argent.« On ne peut pas penser qu’on va attirer des gens à investir dans l’industrie de la forêt si on continue à dépenser tout ce qu’on fait », a-t-il dit.Il ne croit pas que ces questions peuvent être abordées avec profit au moment du renouvellement des conventions collectives du fait que les négociateurs syndicaux ont les yeux tournés sur les augmentations obtenues par les travailleurs de d’autres compagnies et tentent d’obtenir autant ou davanatage.Cette façon de faire force les dirigeants d’entreprises à ne considérer que les problèmes à court terme, a-t-il déploré.Dans les entreprises de Noranda, quelque 250 travailleurs du secteur forestier onl perdu leur emploi l’an dernier tandis que 750 autres onl été suspendus temporairement.Par contre, il y a des travailleurs qui consentent à modifier les règles du jeu quand ils réalisent que la compétitivité de l’entreprise pour laquelle ils travaillent est en perte de vitesse, a signalé M.Claude Girard, directeur des opérations commerciales de Les Câbles Canada, à Québec.À cet endroit, on fabrique des câbles destinés presque exclusivement à Hydro-Québec.A un moment donné, la société d’État a constaté que les prix de Noranda étaient 20 % plus élevés que ceux de fabricants américains.Pour conserver leur client principal, les dirigeants de l’entreprise ont acheté une nouvelle chaîne de vulcanisation au coût de 4 millions $ qui fonctionne en continu et qui est assisté par ordinateurs.Comme la production s’étendait sur sept jours, la centaine de travailleurs de cette usine ont dû consentir à travailler en rotation durant les week-ends.Guardian Trustco a essuyé une perte de 8,5 millions $ à cause d’une baisse de ses activités internationales Serge Truffaut UN K DÉCROISSANCE des activités internationales de Guardian Trustco sur les métaux précieux et les monnaies étrangères, combinée avec une augmentation des pertes sur prêts dans le domaine immobilier ont ébranlé le profil financier de cette entreprise au cours du dernier exercice.Des pertes de 8,5 millions $ onl en effet été enregistrées.Dans sa revue des résultats financiers, le président et chef de l’exploi-talion, M.Alain F.Croels, indique
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