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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-02-14, Collections de BAnQ.

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.il.» ' SO ans d'expirienca à rolra unie* SYSTÈMES D’ORDINATEUR PHILIPS Pour renseignements, appelez Vol.LXXXII — No 37 ?Neige 10à 15 cm, Max : 3.Détail page B-7.Montréal, jeudi 14 février 1991 Toronto 85 cents 65* TPS • TVQ SOCIÉTÉ La grande déprime des Anglos Après la loi 22, la loi 101 et la loi 178, le rapport Allaire vient de donner le coup de grâce au moral de la communauté anglophone du Québec.Ignorés et se sentant abandonnés, les Anglo-Québécois ont sombré dans une espèce de catalepsie qui reflète leur mal à l'âme.Josée Boileau raconte.Page B-1 L’intégration des handicapés Tout près de 13 000 familles québécoises reçoivent l'allocation supplémentaire pour un enfant handicapé.On estime à 2500 le nombre de ces enfants qui ne figurent nulle part dans le réseau des services de garde.Que font-ils ?Où vont-ils ?Un article de France Paradis.Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Le rapport Allaire crée de la dissension parmi les libéraux du Québec.Les uns y voient une simple base de discussion, les autres, un minimum vital, un plancher.M.Claude Ryan a sonné la contre-offensive fédéraliste.La tentation peut être forte d’ajourner ce débat crucial.Mais le PLQ doit crever l'abcès, opine Gilles Lesage en éditorial.Page A-8 La Syrie prête à reconnaître Israël La Syrie est prête à reconnaître le droit d’Israël à l'existence dans le cadre d'un règlement de paix au Proche-Orient, a déclaré hier le chef de la diplomatie allemande Hans-Dietrich Genscher, à l'issue d'un entretien avec le président syrien Hafez Al-Assad Page A-7 L’industrie du bois de sciage en crise Une conjoncture unique faite de récession, de taux de change et de taux d'intérêt défavorables à quoi s'ajoute une surtaxe de 15 % d'exportation aux États-Unis dénoncée par les fabricants crée des secousses très vives dans l'industrie du bois de sciage Page A-5 Spicer à Montréal En visite à Montréal hier, le Forum des citoyens de Keith Spicer a pu entendre une douzaine d'étudiants d'universités qui ont discuté sereinement, mais sans en venir à un accord, de l'avenir du Québec.Page A-3 Cessez-le-feu à Liberia Les principaux acteurs de la guerre civile du Liberia ont signé hier un accord de cessez-le-feu et sont convenus de tenir une conférence nationale pour former un gouvernement intérimaire.Page A-7 400 morts dans un abri à Bagdad Washington dit avoir bombardé un bunker militaire d'après Reuter et AIT NICOSIK — Près de 400 personnes ont trouvé la mort dans la nuit de mardi à hier à Bagdad lors d'un raid de l’aviation alliée contre un bâtiment du centre-ville présenté par les Irakiens comme un abri, par les Américains comme un bunker de commandement militaire.Le ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz a immédiatement adressé un message au secrétaire général des Nations unies Javier Perez de Cuellar lui demandant de dénoncer « en personne » le bombardement « délibéré » par les Alliés de cet abri.« Nous demandons aux Nations unies et à vous personnellement de condamner ce crime odieux et d’agir en vue de dévoiler les réalités de l'agression menée contre l’Irak par les blocs traditionnels de l'impérialisme et du colonialisme sous la direction des États-Unis.Le fait de cacher ces crimes, constitue une honte pour les Nations unies», a-t-il ajouté.Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont décidé hier de débattre à huis clos de la guerre du Golfe.Cette décision a été prise par neuf voix pour, quatre abstentions, deux voix contre.La thèse irakienne de l'abri civil a été présentée par des envoyés spéciaux de la presse occidentale présents dans la capitale irakienne qui ont pu se rendre sur place.Selon ces journalistes, de 200 a 400 personnes qui s’y étaient réfugiées ont été tuées.Pour ces témoins, les raids occidentaux de la nuit, au 28e jour de la guerre du Golfe, ont été parmi les plus intensifs depuis le début du conflit, le 17 janvier.Ils ont commencé peu après la rencontre entre le président Saddam Hussein et Evgueni Primakov, l’émissaire du président Mikhaïl Gorbatchev, pour discuter d’un éventuel cessez-le-feu.Voir page A-4 : 400 morts PHOTO AP ¦P»*!! +'Æm> La tragédie de la guerre du Golfe, largement perçue jusqu’ici en Occident comme une guerre « propre », s’est révélée au grand jour hier avec le bombardement meurtrier par l’aviation alliée d’un bâtiment abritant plusieurs centaines de personnes à Bagdad.Paradis se distancie à son tour du rapport Allaire Le ministre commande une étude sur l’impact du rapatriement des pouvoirs Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — Le ministre de l'Environnement Pierre Paradis a besoin d’études d’impact pour se prononcer sur les recommandations du rapport Allaire.Il estime en effet qu’il serait « plus sage » de se prononcer sur les rapatriements de pouvoirs réclamés dans le rapport Allaire avec en main des analyses sérieuses des conséquences.« La sagesse minimum le commande, pour une décision éclairée, transparente et prise en toute sagesse », a déclaré M.Paradis hier, à son arrivée à la séance hebdomadaire du conseil des ministres.Une semaine après le ministre Claude Ryan, c’est donc au lourde son collègue de l’Environnement de jeter une pierre dans la mare du rapport Allaire.Ce rapport recommande que le Québec soit compétent en exclusivité dans 22 secteurs précis, ne laissant que quatre secteurs en compétence exclusive à Ottawa.Citant en exemple son propre ministère de l’Environnement, M.Paradis a raconté qu’il avait demandé à ses fonctionnaires de se pencher sur les conséquences d’un rapatriement exclusif de la compétence du Québec en matière d’environnement.« Aurions-nous les ressources humaines et financières pour assumer plus de pouvoirs ?», a-t-il dit.*, •\>*Y * A.V w «, ?wSBt Plus de 2000 cols bleus ont manifesté hier devant l’hôtel de ville de Montréal en lançant au ciel des centaines de ballons bleus.Les cols bleus suspendent leur grève Sylvain Blanchard A LA SURPRISE générale, les cols bleus de Montréal ont suspendu leur grève générale prévue pour hier sous prétexte de « donner toutes les chances possibles à la conciliation ».L’exécutif syndical examinera l’évolution de la situation d’heure en heure, et si rien ne débloque à la table de négociation, un nouvel avis de grève sera déposé devant le Conseil des services essentiels.Cette décision a été annoncée à 11 heures par le président du syndicat, M.Jean Lapierre, alors que plus de 2000 cols bleus manifestaient devant l'hôtel de ville de Montréal pour protester contre la lenteur de leurs négociations.Il s’agit d’une décision surprenante, qui a déçu plusieurs cols bleus qui voulaient profiter de « l’excellent rapport de force dont dispose le syndicat cette semaine».Bon nombre de manifestants se sont en effet demandé pourquoi leur exécutif syndical avait changé d’idée à la dernière minute, alors qu’une tempête de neige était prévue aujourd’hui ! « Il n’y a rien comme une tempête de neigé pour rappeler aux « boss » l’importance du travail des cols bleus, explique l’un d'eux.On avait là un moyen de pression extraordinaire pour espérer obtenir une négociation sérieuse sur la semaine de travail de quatre jours.Avec ce que vient de faire l’exécutif, on retarde encore le début de la vraie négociation».Porte-parole du syndicat à la table de négociation, M.Michel Fontaine, répond que l’objectif du syndicat n’est pas de prendre la population en otage, mais d’obtenir un règlement satisfaisant.Et qu’il n’est pas question « de faire souffrir » les Montréalais si une lueur d’espoir se manifeste à la table de négociation.Or, la rencontre de conciliation qui a eu lieu mardi a permis à M.Fontaine de conclure qu'un dialogue constructif était désormais possible.Il n’a pas voulu en dire davantage, sous prétexte qu’il voulait éviter de négocier sur la place publique.Mais il a tout de même indiqué que ce qu’il avait vu et entendu laissait entrevoir pour la première fois la possibilité d’une discussion sérieuse sur la semaine de quatre jours, l’enjeu de cette négo.« J’ai l’impression, je dis bien l’impression, que quelque chose pourrait se passer à la table prochainement ».Et c’est à partir d’une impression que vous avez suspendu votre grève ?« On a fait un pari.Le pari qu’une amorce de dialogue était désormais envisageable.Si on s’est trompé, vous pouvez être certains qu’on va se retrouver en grève bientôt».La Ville de Montréal s’est évidemment réjoui de la décison des cols Voir page A-4 : Cols bleus nv.t> ï»r*n flit' Pr°P' 1 Eight weeks after IlUCtH'C Eight weeks aftej Surcte Surctc .on rnc rampage okm dernier„w du Canada angl»! KXriïS-iü o«.du Canada ang Robin ThiM»v ln„ n»lonA« PtMoc« | bnlond* autour i&iUvr À qui la crise a-t-elle profité ?«sa A UEA: DERNIER ALIBI DU CANADA ANGLAIS de Robin Phüpot Un ouvrage polémique, courageux, qui suscitera des débats passionnés.L’auteur a tout scruté, compilé, analysé, vérifié et comparé ce qui s’est dit à propos de la crise d’Oka 1990: non, le Québec n’est pas un «Alabama du Nord» comme la presse anglophone a voulu le faire croire! 176 pages — 16,95 $ vlb éditeur DELLAGRANDE LITTÉRATURE A-2 ¦ Le Devoir, jeudi 14 février 1991 Des Franco-Ontariens se disent négligés depuis le départ de Trudeau EN BREF.H uguette Young de la Presse Canadienne NORTH BAY — Les revendications des francophones vivant à l’extérieur du Québec ont été négligées depuis la fin de l’ère Trudeau, a clamé hier un groupe de francophones devant la Commission constitutionnelle de l’Ontario.Un organisme de défense des droits scolaires des Franco-Ontariens a affirmé que les francophones hors-Québec avaient été mieux servis par la vision centralisatrice du gouvernement de l’ex-premier ministre libéral Pierre Trudeau que par celle de son successeur, le premier ministre Brian Mulroney.Aussi, le gouvernement ontarien doit-il prendre les devants pour combler ce vide en déclarant l’Ontario province officiellement bilingue, a fait valoir le président du Collectif pour le collège dans le Nord, M.Marcel Noël.Car, le fait français en Ontario est là pour rester, avec ou sans le Québec, a-t-il soutenu.Selon M.Noël, la vision du gouvernement conservateur de M.Mulroney « accentue les deux solitudes plutôt que de défendre les mérites du bilinguisme ».Le Collectif est un regroupement de 11 régions francophones voué à l’établissement d’un collège communautaire dans le Nord ontarien où il y a de fortes concentrations de francophones.M.Noël a louangé l’héritage de la vision Trudeau qui, a-t-il rappelé, avait donné naissance à la promulgation de la Loi sur les langues officielles et à l'octroi de services gouvernementaux accrus aux franco- phones.À l’opposé, a expliqué M.Noël, l'accord du lac Meech, qui visait la réintégration du Québec dans le giron constitutionnel et la reconnaissance du concept de la société distincte du Québec, allait à l’encontre des revendications des francophones hors-Québec.À ses yeux, cette entente dont le premier ministre Mulroney s’était fait le champion, aurait eu pour effet de diluer les pouvoirs du gouvernement fédéral, au point de détruire « l’unité de la famille canadienne ».Cette prise de position reflète les vues des associations provinciales francophones regroupées au sein de la Fédération des francophones hors-québec.La FF HQ s’était finalement ralliée, quoique avec réserve, à la position fédérale en faveur de l’accord du lac Meech.L’Association canadienne-fran-çaise de l’Ontario (ACFO) qui est omniprésente aux audiences de cette commission dirigée par le député néo-démocrate Tony Silipo, a, elle aussi, avancé que les visées de M.Trudeau d’un Canada bilingue étaient encore crédibles au Canada, et même au Québec.« Dire que les Québécois ne font pas partie de la vision de M.Trudeau, c'est un peu exagéré », de clamer M.Richard Marleau, président de la division régionale de Nipissing de l’ACFO.« Parce que s’il y a une province qui devrait être considérée bilingue, entre guillemets, c’est bien le Québec où il y a plus de 40 % des Québécois qui parlent l’anglais.» Le chef conservateur de l’Ontario M.Michael Harris, qui avait été invité à siéger au comité Silipo hier, s’est carrément opposé à cette interprétation de la réalité québécoise.« Le Québec a systématiquement et sans équivoque rejeté cette vision Trudeau depuis 20 ans, a-t-il clamé avec vigueur.Et cette option n’est pas sur la table des négociations autant que je sache », a-t-il insisté.M.Harris a expliqué par la suite que les Franco-Ontariens ne devaient surtout pas se rabattre sur l’idée d’un Canada fort, uni et bilingue, et qu’ils devaient plutôt s’enraciner en Ontario.Selon lui, le Québec ne changera pas d’idée sur ses visées souverainistes.Que la portée de la Loi 8 en Ontario (loi qui garantit des services en français) soit élargie ou non, et que le bilinguisme officiel soit déclaré ou non.Mais ce n’est pas une raison de ne pas bouger dans cette direction, a-t-il affirmé.Les femmes violentées justifieraient une Commission royale OTTAWA (PC) - Le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme a recommandé au gouvernement hier de créer une commission royale d’enquête sur la violence faite aux femmes.La présidente du Conseil, Mme Glenda Simms, a dit espérer qu’une telle commission s’attaque aux causes mêmes de l’inégalité entre les hommes et les femmes, liée étroitement à la violence faite aux femmes.Mme Simms, qui comparaissait devant le sous-comité des Communes chargé de la condition féminine, a soutenu qu’une commission royale d’enquête devrait également mettre l’accent sur la prévention et examiner les responsabilités de tous les niveaux de gouvernement en matière d’éducation et de recherche.Une telle commission devrait également élargir la définition de la violence faite aux femmes pour inclure la violence psychologique et économique.CHOISISSEZ VOTRE DESTIN.Desjardins vous offre la gamme de REER la plus complète sur le marché.Grâce aux REER personnalisés Desjardins, vous êtes sûr de trouver le moyen qui convient parfaitement à votre destin.Surtout que votre caisse Desjardins vous donne accès à la gamme de REER la plus complète sur le marché.Voyez vous-même.REER À TAUX FIXE Voici un placement sûr et rentable, à l'abri de l'impôt.D'ailleurs, c'est le REER le plus populaire sur le marché.REER INSAISISSABLE Protégez votre destin en protégeant vos investissements grâce au REER insaisissable Desjardins, en particulier si vous êtes travailleur autonome.REER PAR VERSEMENTS Choisissez votre destin en versont un petit montant chaque mois dans un REER à taux variable, soit en le déposant directement ou en autorisant un virement automatique.REER À TAUX VARIABLE C'est le véhicule idéal pour les cotisations moins élevées.Grâce au REER à taux variable, tout le monde peut choisir son destin.REER PARTS PERMANENTES* Trois réductions d'impôt valent mieux que deux, avec le REER Parts permanentes Desjardins.Une exclusivité de votre caisse Desjardins.REER COLLECTIF À titre d'employé d'une entreprise, vos cotisations peuvent être prélevées directement sur votre salaire et vos réductions d'impôt sont immédiates.REER DIVERSIFIÉ Parce qu'il permet de diviser votre cotisation en plusieurs unités, votre investissement est protégé contre les fluctuations des taux d'intérêt et son rendement moyen est supérieur.REER FONDS DE PLACEMENT** Si vous avez déjà accumulé des sommes importantes et que vous recherchez un rendement supérieur à long terme, voilà le placement tout désigné.AUTRES REER Votre caisse, c'est la porte d'accès au vaste réseau de services financiers Desjardins.Renseignez-vous sur les autres possibilités REER Desjardins.Alors, inutile de chercher ailleurs.Votre destin passe par votre caisse Desjardins.Consultez sans tarder un conseiller de votre caisse; il vous aidera à prendre les bons moyens pour choisir votre destin.' 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5,8 % chez ceux qui boivent quotidiennement entre un quart et un demi-litre de lait.Le lien entre la, consommation de lait et les risques cardiaques est « absolument clair »'; estime Mme Ann Fehily, l’un des .chercheurs qui ont mené cette enquête.Côté au repos LE MINISTRE de la Santé et des j Services sociaux, Marc-Y van Côté,a j annulé ses activités cette semaine, puisqu’il doit subir une série d’examens annuels dans un hôpital de Québec.Des rumeurs voulaient hier que le ministre Côté souffre d’épuisement.Au cabinet du ministre on ne nie pas que M.Côté ait été conseillé par ses médecins de « ralentir ses activités », mais on ajoute qu’il doit revenir au travail vendredi.Grande consultation sociale à Laval QU ELQU E 130 000 foyers de Laval recevront sous peu le « Guide de consultation de la personne », première étape d’une grande consultation lancée par l’administration municipale de la deuxième plus grosse ville au Québec.À compter de cette semaine, et jusqu’au mois de mai, ; une grande tournée de consultation se tiendra dans différents endroits publics de Laval, afin d’établir un « inventaire des besoins nouveaux du j plan social et humain ».Par la suite, i’administration du maire Gilles Vaillancourl développera une « véritable politique de la personne ».Le guide de consultation invite les Lavallois à réfléchir sur les mesures de soutien à la famille, sur l’enrichissement de la vie de quartier, sur l’aide à apporter aux personnes défavorisées, sur le nombre de projets communautaires, sur l’aménagement urbain, la qualité ; des institutions et services publics, ! etc.Soutien aux jeunes Haïtiens LA MINISTRE des Communautés culturelles et de l’Immigration, Monique Gagnon-Tremblay, vient de remettre une subvention de 3000 $ à la FOC1IAPEE, un organisme voué à la promotion de l’excellence chez les jeunes de la communauté haïtienne du Québec et du Canada, qui a été mis sur pied par l’Association des ingénieurs haïtiens du Canada.Ce geste vise à encourager une fondation qui, selon la ministre, •< permettra à la jeunesse haïtienne de se donner des modèles de succès et de réussite, par l’aide qu’elle apportera aux jeunes ».241 morts au Carnaval de Rio RIO DE JANEIRO (Reuter) — Le carnaval de Rio de Janeiro qui vient de s’achever après quatre journées de festivités a été sanglant : 241 cadavres ont été amenés aux morgues de la ville, rapportait hier le journal O Povo.Des 120 personnes dont les cadavres ont été transportés à la morgue centrale pour autopsie, 70 avaient été tuées par balles et 25 poignardées, 10 avaient été victimes de chutes, 10 autres renversées par des voitures et cinq s’étaient noyées.La plupart des autres victimes ont été retrouvées dans les faubourgs les plus pauvres de la ville, la plupart tuées par balles ou poignardées.Les morgues de Rio de Janeiro avaient reçu 164 cadavres lors du carnaval 1990.i, * Le Devoir, jeudi 14 février 1991 B A-3 Les médecins sont prêts à gagner moins pour acquérir plus de liberté Isabelle Paré LES MÉDECINS de trois associations ont fait front commun et déposé une contre-proposition au ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, troquant la garantie du libre choix de pratique en retour de certaines concessions salariales.Les médecins, qui craignent avant tout d’être embrigadés par les régies régionales, ont formulé leurs propres solutions au problème de la répartition des effectifs médicaux en région et dans le réseau public.Mesures qui ont reçu l’aval des membres de deux fédérations de médecins et des étudiants en médecine.De concert, la Corporation profes-sionelle des médecins du Québec (CPMQ), la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), la Fédération des médecins résidents et internes du Québec ( F M RQ) et la Fédération des associations d’étudiants en médecine du Québec (FAEMQ) ont affirmé hier que le ministre « devra mettre la hache dans son décret » s’il souhaite gagner les médecins à sa réforme.Ce décret, appliqué depuis 1982, fait en sorte que les médecins sont pénalisés, ne touchant que 70 % de leur salaire quand ils travaillent à Montréal, Québec ou Sherbrooke.Dorénavant, toute contrainte salariale devra être négociée par le biais d’entente, souhaitent-ils.Pour l'instant, la solution du ministre Côté « est invivable et inacceptable » », a tranché le Dr Clément Richer, président de la FMOQ, qui rejette l’article 278, qui multiplie les conditions imposées aux médecins pour être « agréés » par les régies régionales.« Nous ne sommes pas des soldats.Il n’est pas question de conscription pour les médecins », a interjeté pour sa part le Dr Augustion Roy, président de la CPMQ.En revanche, les Fédérations proposent plutôt au ministre Côté une solution en trois points, visant d’abord les omnipraticiens, les spécialistes de base, et enfin les ultra-spécialistes.Bien répartis en région, les omni-pratiens ne devraient être appelés à exercer dans le réseau public que de leur plein gré.S'ils refusent, leur salaire pourra être révisée à la baisse.En contrepartie, le ministre devra assurer au médecin la liberté de pratiquer là où il veut.La contraintes financières concédées par les médecins, expüque le Dr Richer, découleraient non plus du lieu de pratique, comme à l'heure actuelle, mais de la volonté de se plier où non aux plans d’effectifs des régies.La mise au panier du décret de 1982 est donc une condition sine qua non de l'acceptation de ces contraintes par les médecins.Pour les spécialistes pratiquant des spécialités de base, on propose de limiter l’accès aux « ultra-spécialités » dans les hôpitaux universitaires pour juguler la pénurie.Sur 17 spécialistes, le Québec a produit l'an dernier, 16 « ultra-spéciaüstes » et un seul intermste.On veut que les hôpitaux décident eux-mêmes de s’adjoindre ou non des spécialistes qui, dans le cas d’un refus de collaborer au plan d’effectifs, subiraient une baisse de rémunération.On invoque les contraintes familiales pour laisser le choix aux spécialistes de se plier ou non au cadre de répartition régionale.Quant aux ultra-spécialistes, a soutenu le Dr Jean-Hugues Brossard, président de la FMOQ, ils doivent etre übres de choisir leur lieu de pratique, mais pourraient être rétribués à la hausse s’ils donnent du temps en région.La Fédération des médecins spécialistes du Québec n’a toutefois pas apposé son sceau à ce document, d’avis que les contraintes imposées aux spécialistes sont injustes, la majorité donnant déjà beaucoup de services complémentaires aux établissements en région.Un entrepreneur défie un ordre du ministère de l’Environnement En remblayant un des derniers marais du lac Saint-François W Louis-Gilles Francoeur UN ENTREPRENEUR de Sainte-Barbe, les Entreprises Jeannot et Daniel Loiselle Inc., défient depuis des semaines un ordre du ministère québécois de l’Environnement leur enjoignant de cesser tout remblayage du dernier marais de la rive sud’ du lac Saint-François.Selon les documents obtenus par LE DEVOIR, c’est le 24 novembre dernier que le ministère a demandé aux deux promoteurs immobiliers de « cesser immédiatement » leurs travaux de remblayage puisqu’ils se situent dans la zone inondée chaque année en période de crues.L’ordre du ministère se double d'un avis d’infraction à l’article 31 de la Loi de l’environnement qui exige pour certains travaux majeurs une évaluation environnementale et un décret du conseil des ministres.Ces travaux sont définis dans le règlement sur l’évaluation des impacts qui vise notamment le remblayage de cours d’eau sur une distance de plus de 300 mètres ou de plus de 3000 mètres carrés.Le président de la Société pour la protection des marais du lac Saint-François, M.Félix Blackburn, avisait le ministère, le 10 janvier, que le remblayage s’était poursuivi pendant le temps des Fêtes, soit entre le 22 décembre et le 7 janvier.Selon un enquêteur du ministère, la surface remblayée atteindrait actuellement près de 9000 mètres carrés.Le cas du dernier marais de la rive sud du lac Saint-François illustre de façon pathétique l’absurde du régime québécois des eaux et l’absence de règles et pratiques rigoureuses dans ce domaine.Rien dans la réglementation municipale ou le règlement de zonage de Sainte-Barbe ne protège les marais, les zones inondables ou les milieux humides.Le règlement de contrôle intérimaire de la municipalité régionale du comté de Huntington ne protège pas davantage la zone inondable.Les autorités fédérales et provinciales n’ont protégé en 1987 que les zones inondables qu’elles avaient eu le temps de cartographier.En raison de la pression immobilière, on a commencé par cartographier la zone métropolitaine.Sainte-Barbe, comme une partie importante de la périphérie métropolitaine, a été renvoyé à une date ultérieure.En désespoir de cause, les défenseurs du marais se sont tournés vers la politique provinciale de protection des rives, qui a force de loi désormais dans toutes les M RC.Ils y ont trouvé une première « poignée ».mais pas très opérationnelle: ils prétendent que des travaux s’y sont déroulés, une prétention que réfute le ministère dans une lettre du 29 octobre dernier.Défenseurs du marais et inspecteurs gouvernementaux ont alors commencé à compter les mètres carrés remblayés pour voir si le promoteur allait franchir la barre des 5000 mètres au-delà desquels il doit « préalablement » effectuer une étude d’impacts ! Mais il fallait d’abord déterminer si les promoteurs remblayaient la zone inondée chaque année par la crue.Tout le village de Sainte-Barbe aurait confirmé le fait pour l’avoir constaté depuis des générations.Mais la science populaire n’a pas rang d’expert devant nos tribunaux.Le ministère a préféré vérifier avec inspecteurs et arpenteurs.Lorsqu'il fut confirmé que la zone était celle de la crue annuelle, on vérifia la surface remblayée: 4000 mètres seulement.Nouvelle attente jusqu’au temps des Fêtes où un sprint aurait porté la surface d’un coup à.9000 mètres ! Maintenant, on réfléchit au ministère sur la meilleure façon d’agir sans coup férir.Les conséquences juridiques et économiques de remblayages illégaux au-delà des 5000 mètres prévus par le règlement sur l’évaluation des impacts environnementaux peuvent être lourds de conséquence pour un promoteur si Québec ne se contente pas de passer l’éponge après coup, comme il l’a déjà fait dans le dossier L’océan, ce dépotoir OTTAWA (PC) — Au cours du dernier exercice financier, le ministère fédéral de l’Environnement a auto risé le déversement dans les eaux côtières de 4,9 millions de mètres cubes de limon de dragage, 132 268 tonnes d’abats de poisson et 2000 tonnes d’ordures.Il a également permis qu'on jette à la mer 14 000 tonnes de plaques de plâtre et 1432 tonnes de ferraille, en plus d’un certain nombre de vieux bateaux de pêche et de remorqueurs.« Il en coûte moins cher de couler ces objets plutôt que de les recycler », a expliqué hier M.Hugh Hall, directeur de la protection de l’environnement des eaux de la région atlantique, en rendant le rapport public.Certains critiques, cependant, font remarquer que les tarifs de permis pour déverser les ordures à la mer sont ridiculement bas et ne tiennent pas compte des coûts de protection de l’environnement.Mme Linda Porebski, directrice du contrôle des déversements dans l'océan, a fait remarquer que, pour aussi peu que 50 $, une personne peut se défaire de la quantité qu’elle veut d’ordures.Il n’existe aucune limite.M.Bruce McKay, de Greenpeace, s’en est pris particulièrement au limon dragué dans les ports pollués.Avec le temps, a-t-il expliqué, les métaux qui se trouvent au fond de l’eau se couvrent de sédiments.Lorsque ces sédiments sont dragués et déversés dans la mer, les produits chimiques qu’ils renferment se dis- persent dans l’eau.« Il a été établi très clairement que, lorsque vous déversez du limon de dragage, il se répand partout, a souligné M.McKay.Vous déterrez des choses qui se trouvaient là depuis 15 ans.» La seule solution, a-t-il indiqué, est d’empêcher les polluants de pénétrer dans l’environnement marin.de la rivière Geoffroy, près de Trois-Rivières.Le 16 octobre dernier, le juge Pierre Boily, de la Cour supérieure du Québec, a ordonné, à la demande du Canton de Hatley, aux Développement Bacon’s Bay, une société commerciale de Stanstead, comté de Saint-François, de cesser tout remblayage dans une zone marécageuse du lac Massawippi.Le magistrat a statué que la terre de remblayage est un contaminant au sens de la loi qui peut menacer les espèces aquatiques au même titre que n’importe quel toxique par ses effets sur l’environnement.Le tribunal a interdit ces pratiques par injonction et décrété « l’enlèvement complet de tous les déchets, débris, rebuts ou contaminants » ayant été déposés à cet endroit, décrète l’enlèvement de tous les matériaux de remblai et permet au ministère de l’Environnement de procéder aux frais de l’intimé s’il ne se conforme pas dans les délais donnés.Une autre démission auPLC OUTRÉ par les manoeuvres du clan Chrétien, un autre militant du PLC-Québec a décidé de remettre sa démission.Vice-président de l’association libérale fédérale de Laurier-Ste-Ma-rie, M.Gaston Clermont a annoncé à la présidente du comté, Mme Andrée Thisdale, qu'il ne désirait plus participer aux activités du parti.Dans sa lettre de démission, M.j Clermont reproche à « l’establishment libéral », d’avoir imposé aux libéraux du comté la candidature de Denis Coderre, lors de l’élection partielle qui a permis au Bloc québécois de faire élire Gilles Duceppe.« Après avoir connu ce grand j homme qu’était Jean-Claude Malé-part, écrit-il, on nous a faussement ; catapulté Denis Coderre, un bien petit homme».Le vice-président démissionnaire i conclut : « Je ne peux plus associer mon nom et ma crédibilité à un parti et à un représentant aussi peu valable et responsable».Le départ de M.Clermont s’ajoute j aux récentes démissions de deux autres cadres élus du parti : le président régional de Laurentides-Lanau-dière, Claude Blouin, et le président de l’association libérale fédérale de S Laurentides, Serge Paquette.PHOTO JACQUES NADEAU Keith Spicer écoute chaque intervention des étudiants et prend des notes des propos échangés.Des étudiants montréalais discutent sereinement devant Spicer de l’avenir du Québec Lia Levesque de lu Presse Canadienne EN VISITE à Montréal hier, le Forum des citoyens de Keith Spicer a pu entendre une douzaine d’étudiants d’universités qui ont discuté sereinement, mais sans en venir à un accord, de l’avenir du Québec.Bien que l’assemblée pour les étudiants ait été organisée a l’École des Hautes Études commerciales (rattachée à l'Université de Montréal), c’est une majorité d’étudiants des universités McGill et Bishop qui se sont présentés.Un étudiant a d’ailleurs demandé aux organisateurs de la Commission Spicer de tenter de mieux refléter l’opinion des Québécois dans les sondages, à l’avenir, en invitant plus de partisans de la souveraineté.Les étudiants ont tenu un véritable débat, et sur des questions de fond.Nos problèmes économiques actuels sont-ils plus importants que nos querelles constitutionnelles ou sont-ils en partie la cause de ces querelles constitutionnelles ?Comment faire participer les minorités du Québec au projet souverainiste ?Doit-on régler la question autochtone avant de régler le statut du Québec ?Voilà au-, tant de questions qui ont été abordées par les jeunes, fort articulés, quelle que soit leur position.Robert, de l’université McGill, refuse de voir le Canada des anglophones et des francophones.S’exprimant en anglais, il a protesté : « Il n’y a pas ici de réalités comme l’Est et l’Ouest, de français et d'anglais.Trop de gens voient le Canada comme ça.En vérité, nous sommes tous des Canadiens.La réalité, c’est le multiculturalisme.» René Lalonde, étudiant au niveau de la maîtrise en économie appliquée aux IIEC, n’a pas caché sa sympathie souverainiste, un des rares sur les 11 ou 12, d’ailleurs.Il avoue avoir hésité à venir parler devant le commissaire Spicer, croyant que c’est d'abord aux Québécois à décider de leur avenir, et non à une « créature du fédéral ».Il est venu, estimant néanmoins utile d’expliquer les aspirations des Québécois.M.Lalonde affirme catégoriquement que les Canadiens anglais et les Québécois « ne veulent pas le même type de pays » et que, pour cette raison, le Québec ne peut plus essayer une énième fois de s’y tailler une place.« Ce n’est pas qu’ils se haïs- sent, c’est qu’il y a un pays pour deux cultures.C’est le contraire de l’Allemagne, où il y avait deux pays pour une culture.Les Canadiens, eux, veulent un pays où les 10 provinces sont égales.» En bon économiste, il admet que les problèmes économiques « sont importants », mais croit précisément qu’une façon de les régler est de donner au Québec des structures et des outils économiques fonctionnels.
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