Le devoir, 4 février 1991, lundi 4 février 1991
Montréal, lundi 4 février 1991 Ensoleillé et doux.Max : 6 Détail page 9 Volume LXXXII — No 28 ?Montréal Londres Hong Kong Bélanger, Legault Communications Design et graphisme Relations interculturelles Toronto 85 cents 65* + TPS • TVQ SOMMAIRE Éditorial Dans un troisième éditorial sur le rapport du comité constitutionnel libéral, Lise Bissonnette récuse la stratégie et l'échéancier du comité.Si le premier ministre pense ce qu’il dit en endossant la vision de ce rapport, écrit-elle, il doit aller droit au but plutôt que de chercher à gagner du temps.Page 12 X .¦ La lutte à ia marée noire du Golfe s’organise Des experts de plusieurs pays avec des milliers de tonnes d'équipement sont arrivés dans le golfe Persique pour combattre la marée noire, mais la guerre leur complique le travail.Page 6 Le Maghreb est boulversé Les cinq pays du Maghreb déjà fort déchirés par leurs propres problèmes politiques connaissent un surcroît d'agitation à cause de la guerre du Golfe Page 8 Winnie Mandela devant la justice L'épouse du leader noir sud-africain Nelson Mandela, Winnie, comparaît aujourd'hui.Elle est accusée de complicité dans un meurtre.Page 7 L’or blanc à l’agonie .Il fut une époque où l'amiante était surnommée l'or blanc, mais le Klondyke est terminé.A la fin des années 70, les mines d'amiante du Québec employaient directement 7000 travailleurs.Aujourd'hui, les quelques mines encore en activité ne font plus travailler que 2100 personnes, une baisse de 70 % du niveau de ’’emploi.Page 5 LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : « Ou mérite le gouvernement que l’on endure.» Le passé a de moins en moins d’avenir.Attendez-vous donc, chers contemporains, à être enterrés une fois pour toutes.L’interjection « super » rend compte de notre époque.Par elle, nous reconnaissons notre essence.Quand on devient sénile, on se fait prophète.De ces gens qui s'exclament « Ah ! avoir vingt ans », on peut se demander où ils étaient quand ils sont passés par là.Les progrès de la civilisation sont si féroces que nous n'avons plus besoin d’être humains.Qui a vu demain n’en est jamais revenu.ALBERT BRIE Les campagnes au Québec se sentent menacées par les villes Claude Turcotte PARCE qu'il se sent très menacé à divers égards par l’urbanisation, le monde rural entreprend ce matin la plus vaste réflexion qu’on ait organisée sur le sujet dans toute l’histoire du Québec.Pas moins de 1250 délégués représentant 90 organismes s'attableront aujourd’hui et demain pour discuter de cette crise existentielle dans le cadre des États généraux du monde rural, convoqués à la suite d’une initiative de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA).Grosso modo, le monde rural et semi-rural québécois englobe 1,2 million personnes.On connaît déjà assez bien la nature des problèmes oui se présentent différemment de région en région.Aux deux extrémités du Québec, soit en Abitibi/Témiscamingue et dans le Bas St-Laurent/G aspésie on perçoit douloureusement que les rangs et les villages se vident alors que dans le voisinage de la grande région montréalaise un malaise profond s’installe à cause de la concurrence entre les ruraux et les urbains pour l’occupation du territoire.Parfois, la confusion s’installe dans les esprits et les politiques.Il arrive que l’agriculture ne soit plus l’occupation dominante et les gens ne savent plus très bien s’ils sont à la ville ou à la campagne.Au demeurant, la vision globale ne rassure en aucune façon.« Il y a présentement au Québec près de 600 municipalités sur environ 1600 qui ont moins de 800 habitants et la grande majorité d’entre elles sont dans un état d’extrême précarité économique et sociale et sont victimes d’un problème continu d’exode de leurs jeunes », soutiennent les pro- fesseurs Bruno Jean et Bernard Va-chon dans un mémoire préparé pour les États généraux.On constate d’ailleurs que désormais même les retraités quittent le milieu rural qui a toujours été le leur pour aller s'installer « en ville » près de leurs enfants, des activités de loisirs et des hôpitaux.Dans une autre présentation, la Fédération du Bas St-Laurent de l’U PA rappelle qu’il y a 20 ans dans cette région on avait mis sur pied une « Opération dignité » pour em pêcher la fermeture de certains villages à vocation forestière.Cette Fé- dération pense maintenant qu’il faut « élargir notre vision du problème à l’ensemble de la société rurale si nous voulons réussir».Le monde rural s’est développé au cours des décennies et même des siècles antérieurs à partir de quatre activités primaires: l’agriculture, la forêt, la pêche et les mines.Or, le dépérissement rural découle do phénomènes qui se manifestent dans ces quatre secteurs et même dans les activités secondaires.L’exemple minier le plus dramatique demeure sans doute la fermeture de Sheffer-Voir page 4 : Les campagnes agression contre la population irakienne et les institutions qu’elle a bâties avec sa sueur et son argent », a-t-il ajouté.Radio Bagdad s’est aussi adressée aux soldats égyptiens, marocains, syriens, saoudiens, qataris et bahreinis qui participent à la coalition anti-irakienne.« Vous, soldats arabes (.) désobéissez aux ordres qui fonl de vous des mercernaires du racisme et des étrangers qui haïssent votre nation et votre religion », a déclaré la radio.« C’est le moment de déposer vos armes et serrer la main de vos frères de sang», a-t-elle ajouté.Par ailleurs, l’Irak a confirmé hier avoir lancé la veille et pendant la nuit de nouveaux missiles contre l’Arabie Saoudite et Israël pour « venger le sang arabe » et riposter aux bombardemenLs alliés.« En réponse aux attaques ennemies et pour venger le sang arabe (versé) en Irak et en Palestine, votre force héroïque de lanceurs de mis- siles a tiré hier soir des missiles al-llussein (Scud modifiés) jiour porter un coup dévastateur à Tel Aviv », a déclare un porte-parole militaire cité par Radio-Bagdad.Selon l’armée israélienne, deux Scud irakiens sont tombés dans des zones non habitées samedi soir et dans la nuit.Il n’y a paseu de blessé et aucune ville n’a été touchée.À Ryad, les autorités saoudiennes ont annoncé que 29 personnes avaient été légèrement blessées par des débris de verre après l’explosion d'un Scud intercepté dans la nuit par des missiles anti-missiles Patriot.« Notre héroïque force de missiles a porté un coup dévastateur sur la ville de Ryad, antre de la trahison, de la disgrace, de l’infidélité et de l’athéisme (.) peu après minuit la nuit dernière », a dit le porte-parole militaire irakien.Depuis le début de la guerre, le 17 janvier,l'Irak a tiré29 missilessur Israël et la Cisjordanie occupée et 28 Voir page 4 : L'Irak dant attendre leur prochaine réunion, le 19 février, pour décider un nouvel assouplissement des sanctions, selon des sources diplomatiques.Ils reparleront également de l’aide promise par la CEE à l’URSS, dont l’exécution a été ralentie après les événements sanglants survenus dans les pays baltes.Les Douze feront le point sur la guerre, après la déclaration américano-soviétique de la semaine dernière et les quelques contacts pris par les uns et les autres.La CEE a mis ses initiatives en veilleuse depuis le 14 janvier, après avoir vainement proposé un dialogue à l'Irak.Les ministres devraient reprendre la discussion déjà amorcée sur les propositions à faire pour l'après-crise.Les Douze se sont engagés en faveur d’une conférence internationale de paix au Proche-Orient et souhaitent participer à l’élaboration d’un cadre de sécurité et de dévelop pement économique dans la région.« L’Europe est engagée au Moyen Orient aux côtés des Américains comme elle ne l’a jamais été.Il serait inimaginable que nous nous retirions de cette region sans avoir rien fait », souligne un diplomate luxembourgeois.Le chef de la diplomatie du Grand-Duché Jacques Poos rendra compte de ses entretiens à Washington et son homologue grec Antonis Savoir page 4 : Les Douze d'après Reuter et AFP L’IRAK a brandi hier la menace d’attentats contre les intérêts des alliés partout dans le monde en représailles aux bombardements de son territoire.Bagdad a également demandé aux soldats arabes qui combattent aux côtés des forces américaines et alliées de se révolter et de rejoindre les forces irakiennes.La cible des attentats ne se limi fera pas « aux soldats des États-Unis, aux mercenaires de leurs alliés ou à leurs collaborateurs dans les terres saintes de la péninsule arabe », a déclaré un commentateur de Radio Bagdad.« Les intérêts des États-Unis partout dans le monde seront également une cible.Il y a une différence entre le terrorisme et la résistance.Cette dernière est légitime », a-t-il souligné.^ Les États-Unis et leurs alliés « paieront chèrement pour leur -, Les Douze se penchent sur leurs futures relations avec les Arabes Laurence Chabert de l'agence France Presse BRUXELLES — L’avenir des relations de la CÉE avec le monde arabe, le Maghreb en particulier, et les propositions pour l’après-guerre du Golfe figureront en bonne place dans les discussions des ministres des Affaires étrangères des Douze aujourd’hui à Bruxelles.L’Afrique du Sud, où le président Frederik De Klerk a annoncé vendredi son intention d’abolir les lois de l’apartheid, a été inscrite in extremis à l’ordre du jour par le Luxembourg, qui préside la CEE jusqu’en juin.Les ministres pourraient cepen- Triplé québécois Les Québécois Philippe Laroche (ci-haut), Lloyd Langlois et Jean-Marc Rozon ont respectivement récolté l'or, l'argent et le bronze, hier, en sauts acrobatiques au Mont-Gabriel, plaçant le Canada en deuxième position entre la France et les États-Unis pour les championnats mondiaux de Lake Placid du 10 et du 17 février prochain.PHOTO JACQUES NADEAU L’Irak lance un appel à la révolte et au terrorisme + Place à Fridolin, Tit-coq, Bousille et Gratien Robert Lévesque AUJOURD’HUI, soir habituel de relâche dans les théâtres, il n’y a qu’une scène, en ville, où le théâtre se célébrera.À la salle Denise-Pelletier, à 20 h, comédiens, comédiennes, auteurs, metteurs en scène, plusieurs générations réunies, ainsi que le monde de la politique, des affaires et le public en général, rendront hommge à Gratien Gélinas, une des figures les plus respectées de la colonie artistique.Auteur, avec Tit-coq, de ce qui est convenu d'appeler la première pièce de théâtre originale du Québec, qui s’appelait alors le Canada-français, Gratien Gélinas est passé du chef de file en 1948 au doyen en 1991.Quatre pièces seulement, mais une présence continuelle qui n’a pas eu à souffrir du phénomène de l’oubli.Tit-coq, comment l’oublier, c’est un sans famille, conscrit, qui perd sa blonde pendant qu’il est à la guerre.Revenu d’outre-mer, il va voir sa Marie-Ange mariée, qui lui avoue qu’elle l’aime encore, mais une solide coalition famille-Église les sépare.L’amour ne triomphe pas dans Tit-coq'.Par contre, si l’Église et la famille, par la loi et l’ordre triomphent, cela n'est nullement ou mis en accusation ou proposé comme la machine implacable d’une époque.C’est ce qui empêcha Tit-coq de sortir, théâtralement, de son pays d’origine.La pièce connut un échec décisif à New York.Gratien Gélinas ne fut pas un auteur de théâtre du type jeune homme en colère.Il ne bouleversa pas les moeurs du paysage canadien-fran- çais catholique des années de sa jeunesse.Humoriste né, il avait choisi la douce ironie pour épingler les travers de l’époque duplessiste (et non du régime, nuance), et après avoir amusé les auditeurs de CK AC et les salles du Monument National avec des revues de fin d’année (qui avaient lieu au printemps), les célèbres « Fridolinades », il « passa » au théâtre.Tit-coq, historiquement, c'est en effet le premier « type » de la dramaturgie canadienne-française qui, en 1948 lors de la création au Monument National, venant de l'univers du radioroman et de la revue (Tit-coq c’était en quelque sorte Fridolin soldat), faisait faire le tout premier pas (« avec une vraie pièce », disait Gélinas) à ce qui deviendrait le théâtre québécois.Malgré sa chape de morale con- servatrice et sa finale défaitiste, la pièce de Gratien Gélinas, en plus d’être la première oeuvre originale écrite pour la scène au Québec (on oublie les nombreux mélodrames calqués sur les modèles français ou américains), offrait la grande nouveauté d’un personnage issu de la rue (ou à peu près.) auquel les publics pouvaient s’identifier.Là est le grand apport de Gélinas.Il n’aura cependant pas été prolifique.Avec Bousille et les justes, sa meilleure pièce, que l'on vient de voir à la compagnie Jean-Duceppe il y a un an dans une forte mise en scène de Brassard, portrait de l'hypocrisie de la famille catholique (il avait gagné du nerf), Gratien Gélinas n’a ajouté à son oeuvre qu’une pièce « politique », Hier les enfants dansaient, où il défendait la thèse fé-Voir page 4 : Place K Tit-coq te **-' *4.MARIE- VIC TORI N DEPUIS 25 ANS 7000, rue Marie-Victorin, Montréal, QcH1G 2J6 Ht C'est mon ollè COLLÈGE MARIE-VICTORIN aiAl Pour une formation unique dans un environnement de choix, LE COLLÈGE DES COLLÈGES.Résidences sur le campus PORTES OUVERTES f Le mercredi 6 février de 16 h à 21 h i Étude du dossier scolaire, demande d'admission et possibilité d'inscription Renseignements: 328-3810 325-0150 K > y 2 M Le Devoir, lundi 4 février 1991 I La guerre du Golfe 37 Canadiennes font la guerre Leur adaptation dans un milieu foncièrement masculin CANADA DRY ONE, Qatar (PC) -LES HOMMES sont 20 fois plus nombreux que les 37 femmes postées dans les bases canadiennes du Qatar.Alors, qu’elles le veuillent ou pas, celles-ci ont eu à s’adapter au mode de vie qui prévaut dans cet environnement majoritairement masculin.Si les femmes sont depuis toujours minoritaires dans l’armée canadienne, des problèmes qui ne s’étaient jamais présentés jusqu’à présent ont surgi au moment ou certaines d’entre elles ont été appelées à servir dans le Golfe.La solitude et l’intimité sont, par exemple, des luxes qu’elles ne peuvent s’offrir que rarement.Et puis, il y a la guerre.Loin, dans un sens; à des centaines de kilomètres.Toute proche, dans un autre; à distance de tir d’un missile SCUD.Et même si les bases canadiennes n’ont pas encore été attaquées, elles pourraient l’être à tout moment.Une possibilité qui est présente dans tous les esprits.Le caporal Donna Simms n’ou bliera jamais la première fois que la sirène s’est mise à hurler.Attaque aérienne possible.Mettre le masque à gaz, revêtir la combinaison à l’épreuve des armes chimiques, courir jusqu’à l’abri.« Quand tout a été terminé, je me suis mise à pleurer, dit le caporal Simms.Parce que j’avais eu peur.Parce que j’avais réalisé, à ce moment-là, où j’étais et ce qui pouvait arriver.J’ai compris que nous étions en situation de guerre.» Les femmes se trouvant dans les bases canadiennes occupent toute une variété de postes ; travail de bureau.communications, entretien des CF-18.Une pilote de CF-18 devait d'ailleurs être envoyée au Qatar, mais une blessure l’a retenue à sa base en Allemagne.La plupart de ces femmes indiquent n'avoir aucun problème à travailler avec leurs confrères.Mais il y a des exceptions.Le caporal Sandra Moeller, seul membre féminin de la police militaire canadienne au Qatar, affirme par exemple que le fait d’être une femme constitue parfois un désavantage quand vient le moment d’affirmer son autorité.La Commission canadienne des droits de la personne a décidé, il y a deux ans, que les femmes pouvaient être intégrées aux unités de combat.Une décision qui ne fait pas l’unanimité parmi la population féminine des bases candiennes.« En situation de combat, je crois que le subconscient de l’homme prendra le dessus et qu'il cherchera a protéger les femmes, se mettant lui-même en danger », croit le caporal Moeller.Ses compagnes ne sont pas d’accord.« Une femme entraînée, formée à cette fin, doit pouvoir occuper un poste de combat », affirme le ca- poral Simms.« D’ailleurs, une femme peut être aussi agressive qu’un homme », dit le caporal-chef Miina Piir, de Vancouver.Qui ajoute en riant «surtout quand elle a ses symptômes pré-menstrueLs ».Conserver le sens de l’humour est une des choses qui permet à ces femmes de passer au travers de leurs longues journées de travail.Des journées d’au moins 12 heures, sans aucun congé depuis le début de la guerre.Et, durant les rares temps libres, les activités organisées le sont en fonction des hommes.Les soldâtes en ont donc adapté certaines — jouer au hockey avec une balle par exemple —, afin de pouvoir y participer aux côtés de leurs collègues.Finalement, plusieurs d’entre elles affirment s’être fait de bons amis parmi les soldats.Des amis, pas plus.Pas question d’amorcer des liaisons en territoire de guerre.PHOTO CP ,-«tX m Drôle de fête ! Le capitaine Bob Beardsley, de Red Deer en Alberta, reçoit une douche inattendue.Il venait de compléter la 2000e mission aérienne des forces canadiennes depuis leur arrivée dans le Golfe persique.B loto-quebec R E S U L T A T S Tirage du 91-02-01 111113 28 36 38 39 41 42 43 « 51 55 5?61 65 67 70 Prochain tirage: 91-02-04 mu NUMÉROS 221003 2 1003 10 0 3 0 0 3 03 2 2 1 0 0| 2 2 1 0 ¦ 2 2 1 H Tirage du 91-02-01 LOTS 50 000 $ 5 000 S 250 S 25 $ 5 $ 1 000 s ioo s 10 $ LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 626 830 144 467 210 927 Tirages du 91-01-28 au 91-02-02 1561 4910 9860 8600 3682 0888 TklfjfMy.Tirage du 91-02-01 NUMEROS 4 2 8 7 1 4 2 8 7 1 4 8 7 14 7 1 4 1 4 LOTS 250 000 $ 2 500 S 250 $ 25 $ 10 $ NUMEROS MOBILES 4 3 3 4 1 1 000 S 9 4 1 0 100 $ 00 0 25 S Egtra NUMEROS 730548 3 0 5 4 8 0 5 4 8 5 4 8 4 8 Tirage du 91-02-02 LOTS 100 000 $ 1 000 S 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ Tirage du 91-02-01 NUMEROS DECOMPOSABLES NUMÉPOS LOTS NUMÉROS LOTS 1176247 500 000 $ 3636191 250 000 176247 5 000 $ 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au verso des billets En ras de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Vers un protecteur EN BREF.des citoyens malades Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — Les usagers insatisfaits des services de santé doivent pouvoir bénéficier d’un mécanisme indépendant pour traiter les plaintes qu’ils formulent, estime le député libéral de Marquette Claude Dauphin, président de la commission parlementaire qui vient de finir d’étudier le rôle du Protecteur du citoyen.« Une nette majorité des groupes que nous avons entendus a réclamé la mise en place d’un mécanisme transparent et indépendant de traitement des plaintes, et diverses avenues nous ont été présentées quant à l’implication du Protecteur du citoyen dans ce dossier », a dit le député Dauphin à la fin des travaux de la commission.La réforme du ministre de la Santé Marc-Y van Côté prévoit déjà un mécanisme de recours pour l’usager insatisfait mais le mécanisme imaginé est le suivant : les plaintes seront traitées dans un premier temps par l’établissement impliqué et dans un second temps par une régie régionale.« Certains s’opposent à l’extension de la compétence du Protecteur du citoyen dans ce secteur d’activités, d’autres croient qu’il devrait pouvoir intervenir », a dit le député Dauphin.Les membres de la commission parlementaire qui a étudié le mandat du Protecteur du citoyen ont noté que celui-ci peut actuellement se rendre dans une prison pour vérifier si les services y sont convenables pour les prisonniers mais n’a pas compétence dans aucun des 900 etablissements du réseau de santé.« Actuellement, il n’y a pas beaucoup d’établissements qui ont des mécanismes de traitement de plaintes.Les gens demandent qu’un tel recours existe », a dit le député de Marquette.M.Dauphin a signalé cependant que très peu de demandes ont été formulées pour que la compétence du Protecteur du citoyen soit éten- due aux municipalités, au milieu scolaire ou aux organismes parapublics comme Hydro-Québec.Actuellement, le Protecteur du citoyen ne peut intervenir que si une plainte concerne un des 22 ministères du gouvernement ou un des 88 organismes dont le personnel est régi par la Loi de la fonction publique.Autre sujet qui a soulevé beaucoup de sympathie chez les députés : l'indépendance financière du Protecteur du citoyen.« Il se dégage un consensus sur la nécessité d’assurer l’indépendance budgétaire du Protecteur du citoyen », a dit M.Dauphin.Actuellement, le Protecteur du citoyen doit « négocier » son budget annuel auprès du Conseil du trésor, un ministère émanant de l’exécutif.Plusieurs groupes estiment que l’indépendance du Protecteur du citoyen pourrait être menacée puisqu’un gouvernement insatisfait des critiques formulées par le Protecteur pourrait décider de lui couper les fonds.Aussi suggère-t-on que le budget annuel du Protecteur soit désormais approuvé directement par l’Assemblée nationale.Cette procédure existe déjà pour le budget du Vérificateur général ou du Directeur des élections, deux autres hauts fonctionnaires dont l’impartialité et la neutralité doivent être à l’abri de tout soupçon.« L’affirmation de l’indépendance du Protecteur du citoyen est à la source même de son autorité morale », affirme le député Dauphin.Les députés membres de la commission parlementaire des Institutions se réuniront dans les prochaines semaines, sous la présidence du député Dauphin, pour préparer leurs recommandations.Parmi ces recommandations, celles qui récolteront l’appui unanime des députés devraient faire l’objet d’une loi adoptée par l’Assemblée nationale et entrer rapidement en vigueur.Bourassa : la minute de vérité pour le Canada REFERKNDUM EN plus, le rapport Allaire n’est que la continuité des positions constitutionnelles que le Parti libéral défend depuis plus de vingt ans, estime le premier ministre du Québec, Robert Bourassa.Mais aujourd’hui, ajoute-t-il, c’est la minute de vérité pour le Canada.M.Bourassa a défendu avec force en fin de semaine le très discuté rapport issu du comité constitutionnel de son parti au cours d’entrevues accordées au quotidien montréalais La Presse et à l'émission radiophonique Dimanche magazine de Radio-Canada.Il y a affirmé que la vague souverainiste était là pour durer et qu'à cet égard il n’y a pas d’autre choix que de proposer un nouveau pacte au reste du pays, un pacte qui préconise un gouvernement central ni fort ou faible mais efficace.En cas de refus, le Québec se retrouvera souverain .« dans une structure confédérale », s’empresse-t-il de préciser, d’insister même, sans toutefois faire état de la forme même que prendra cette structure.Pour le moment, le premier ministre se réjouit surtout de la réaction « modérée » du Canada anglais, ne relevant même pas l'allusion que celle-ci est peut-être d’abord et avant tout polie.Les leaders politiques ont considéré le rapport Allaire comme « une base de discussions », souligne plutôt M.Bourassa.« Après un moment d’étonnement, je ne vois pas pourquoi ils refuseraient de discuter », affirme-t-il.À son avis, même l’abolition du Sénat pourra s’accorder aux besoins des provinces de l’Ouest, qui revendiquent au contraire un Sénat élu.« Dans la mesure où la répartition des pouvoirs serait radicalement différente, la réforme du Sénat deviendra moins pressante pour l’Ouest », fait le premier ministre.Il ajoute que la longue liste de demandes du rapport Allaire deviendra position gouvernementale dès qu’elle aura été sanctionnée par le conseil des ministres à la suite du congrès libéral de mars.« L’essence de ce que nous aurons décidé devra être accepté » pour qu’il y ait entente, indique également le premier ministre.Les négociations se feront avec le fédéral.Aucune conférence constitutionnelle à 11 n’aura lieu « pour l’avenir prévisible », signale-t-il.M.Bourassa n’envisage ni élections fédérales, ni élections provinciales avant le référendum prévu d’ici le 21 décembre 92.Cette échéance, l’un des éléments du rapport les plus critiqués par les souverainistes, lui apparaît d’ailleurs nécessaire.Elle donne au Canada anglais le temps de réfléchir et assure la stabilité économique du Québec.Ce délai permettra notamment de déterminer le partage de la dette avant de s’engager sur la voie de la souveraineté.Et même dans le cadre d’un Québec « souverain », il est évident pour M.Bourassa qu’un parlement fédéral doit demeurer en place.Le principe du parlementarisme, c’est le « pas de ; taxation sans représentation ».Le i Québec et le Canada partageant la même monnaie, il y a nécessité d’intégration politique, dit-il.Et l’intégration monétaire, elle, est la garantie d’une stabilité économique.Sur une note plus personnelle, le premier ministre devait enfin déclarer à La Presse : « J’ai vécu une épreuve assez dure.Et quand on passe au travers de ça, le reste parait moins exigeant.» Parler du sida dès le primaire ?TROIS-RIVIÈRES (PC) - Faut-il parler du sida aux enfants de l’école primaire ?Si oui, comment aborder la question sans donner aux écoliers une image négative de la sexualité ?Telles étaient les questions, parmi un bon nombre d'autres, qui ont été abordées par deux spécialistes dans le cadre du colloque provincial sur l’enseignement pré-scolaire et primaire qui avait lieu à l’Université du Québec à Trois-Rivières, en fin de semaine.Mme Lucie Saint-Onge, consultante au Centre québécois de coordination sur le sida, et M.Marcel Teasdale, responsable du programme de formation personnelle et sociale au ministère de l’Éducation, croient qu’on doit parler du sida puisque, de toutes façons, les jeunes en entendent parler autour d’eux et ont même développé des préjugés face à cette maladie.Plus grave encore, dans certains endroits, à Montréal surtout, il n'est pas rare de trouver des seringues usagées dans les cours d’école.On recommande donc une attitude honnête face aux jeunes.M.Teasdale recommande aussi aux écoles, et surtout aux commissions scolaires, de se doter d’une politique sur le sida en congruence avec les parents.Il est important que les parents soient au courant de ce qui est enseigné dans le cours de sexualité à l’école, dit-il.Dix victimes de « Tango and Cash » NEW YORK (AFP)-Dix personnes sont mortes depuis vendredi dans les États de New York, du New Jersey et du Connecticut, après avoir consommé un dérivé particulièrement puissant de l’héroïne, connu sous le nom de « Tango and Cash », ont indiqué hier les autorités locales.Plus d'une centaine de personnes ont également été hospitalisées, victimes de ce mélange d’héroïne et de méthyl fentanyl, qui multiplie par 27 les propriétés de l'héroïne.Deux trafiquants ont été arrêtés, selon les mêmes sources.Depuis que « Tango and Cash » a été lancé sur le marché vendredi après-midi, quatre personnes qui en avaient consommé sont mortes dans l’État de New York, cinq dans le New Jersey et une dans le Connecticut.Cette nouvelle drogue est susceptible de provoquer souvent le coma ou un arrêt respiratoire.La folie du Scud CONQUES, France (AFP) - Un homme descendu dans un hôtel du sud de la France, à Conques, s’est réveillé en pleine nuit samedi en hurlant qu’un missile Scud à tête chimique venait d’exploser sur la ville.Pris d’une crise de folie, il a occasionné d’importants dégâts dans l’hôtel avant d’être maîtrisé, a indiqué hier la gendarmerie.L’homme, âgé d’une vingtaine d’années, s’est réveillé aux cris de « Un missile Scud à tête chimique vient d’exploser sur Conques ».Il s’est ensuite acharné à détruire le mobilier de sa chambre avant de descendre au rez-de-chaussée de l’hôtel où il a cassé la plupart des vitres et toutes les portes.Le client dont le nom n’a pas été dévoilé était dans un tel état d’excitation que le personnel de l’hôtel n’est pas parvenu à le raisonner, pas plus que le patron qui avait pourtant menacé de faire usage de son fusil de chasse.Ce sont finalement les gendarmes qui sont parvenus à maîtriser le forcené, qui a été conduit dans un hôpital psychiatrique voisin.Des anglophones du PLQ craignent un virage anti-fédéraliste de leur parti SHERBROOKE (PC) - Encore tout chaud, le rapport Allaire, du comité constitutionnel du Parti libéral du Québec, a fait l’objet de vives critiques, hier, de la part de militants libéraux de l’Estrie réunis dans un hôtel de Sherbrooke où le président du comité constitutionnel du PLQ, Jean Allaire, s’était rendu pour répondre à leurs interrogations.Les remarques les plus virulentes sont venues de certains membres anglophones du parti qui craignent un virage « anti-fédéraliste » de leur formation.« Pour moi, le simple fait de tenir un référendum pour décider de l’avenir du Québec ne fait plus de nous un parti fédéraliste », a lancé tout haut, Hardy Craft, de l’Association libérale de la circonscription de Brome Mississquoi.« Quelle est maintenant la différence entre nous du Parti libéral (PLQ) et le Parti québécois», a renchéri Glen Sager, de la circonscription d’ürford.Celui qui a donné son nom au rapport, Jean Allaire, a répondu avec tact à chacune de ces remarques en réitérant la foi du Parti libéral dans le fédéralisme « mais appliqué de façon différente».Le PLQ-Estrie avait convoqué ses membres à un examen du document qui a été publié la semaine dernière.Une cinquantaine ont répondu à l’appel.Les critiques à l’endroit du rapport n’étaient pas toutes négatives.Plusieurs militants ont salué son contenu en ce qu’il « reflète bien nos aspirations », a été le commentaire le plus souvent entendu.Les inondations font 30 000 sans-abri en Iran NICOSIE (AP) — Les pires inondations qu’ait connues l'Iran depuis un siècle ont affecté 120 villages dans le sud-est du pays, laissant quelque JO 000 personnes sans abri, a rapporté hier l’agence officielle IRNA Des hélicoptères de l’armée ont réussi à évacuer plus de 2000 personnes mais beaucoup d’autres restaient bloquées sur des loits de maison, selon l’agence.Des femmes et des enfants ont notamment été sauvés, samedi et dimanche, lors d’opérations parfois très risquées.Les autorités envisagent aussi d’u tillser des bateaux à moteur pour tenter d’évacuer des personnes bloquées.Des milliers d’hectares de terres agricoles et au moins 10 000 têtes de bétail ont été perdus dans les inondations survenues dans la province de Sistan Baluchistan, à la suite de fortes pluies, selon 1TRNA.Plus de 1500 maisons ont été détruites ou endommagées.Le président llaehemi Rafsand-jani a envoyé une délégation pour coordonner les opérations de secours menées par le Croissant-Rouge, l’armée et d’autres organisations.Mais 1TRNA relevait que le fort débit et le niveau élevé de la rivière llirmand ralentissaient ces efforts.Selon l’agence, toutes les routes reliant les villages des régions de Chahraki, Narouie et Myiankangi à Zabol, au nord-est de la ville de Za hedan — située à proximité du point de rencontre des frontières de l’Iran, de l’Afghanistan et du Pakistan — ont été bloquées.« Il est difficile de sauver ceux qui sont assiégés par les inondations en raison de l’absence d’hélicoptères dans la région », a rapporté l'I RNA.« Plus de 100 bateaux sont nécessai res pour sauver les victimes et acheminer les équipes de secours », a précisé pour sa part un responsable of ficiel, en faisant allusion aux inondations qui ont transformé en lacs la plus grande partie de la province de Sistan.Deux avions C-130 ont acheminé dans la nuit de samedi à dimanche des tentes, des vêtements et des denrées alimentaires fournis par le Croissant Rouge, équivalent de la Croix Rouge.? Le Devoir, lundi 4 février 1991 B 3 Le monde rural remet en question plusieurs pratiques dommageables à l’environnement Les francophones hors-Québec ne seront pas « lâchés » par un Québec devenu souverain Louis-Gilles Francoeur LKS ÉTATS généraux du monde rural,qui débutaient hier à Montréal, ouvrent la porte à une remise en question environnementale de plusieurs pratiques agricoles traditionnelles et nouvelles.Ainsi donc, après avoir été la cible depuis 15 ans des écologistes, l’agriculture de type industriel qui caractérise maintenant la production québécoise, est maintenant placée sur le banc des accusés par le monde rural lui-même.On accuse ainsi l’agriculture « pro-ductiviste » de la deuxième moitié du siècle d'avoir provoqué l’exode des campagnes, exode qui provoquera à court terme, selon M.Jacques Proulx, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), la « disparition de 700 municipalités et peut-être davantage».Le problème n'est pas lié à un quelconque manque de productivité, ("est plutôt exactement le contraire.Depuis 40 ans, le nombre de fermes a chuté de façon draconienne en même temps que l'attirail mécanique et chimique des nouveaux industriels de la campagne catapultait leur productivité vers des sommets inimaginables pour leurs pères.Ainsi, le Québec a produit en 1990 deux fois sa production totale de 1971 et presque cinq fois celle de 1951.La capacité de production des nouveaux performants du secteur a fait chuter le nombre des fermes moins « productivistes », ce qui a réduit le bassin d’emploi et vidé les campagnes.Une région rurale typique comme Lanaudière ne compte plus aujourd’hui dans sa population que 3 % de véritables agriculteurs.Ces ex-campagnes sont d’ailleurs en voie de devenir le nouveau paradis de la spéculation foncière avec son cortège de villégiateurs, de vacanciers et d’industriels de la récréation, ce qu’on appelle en France la « rurbanisation ».L'augmentation phénoménale de la productivité agricole s’est faite au détriment des cours d’eau, aujourd’hui bourrés d'engrais ou de pesticides et bloqués par la terre érodée des champs, ainsi qu'au détriment des sois, épuisés par la surproduction et la mitraille chimique.Personne ne nie ces phénomènes aujourd’hui en milieu agricole mais on n’aime pas en parler.« Le premier problème, c’est qu’on parle souvent de pollution en pensant parler d’environnement », lit-on dans le chapitre du document synthèse réservé a l’environnement.Il faut plutôt penser globalement et à long terme, ce qui élargit le débat jusqu’à l'aménagement du territoire.Et il faut, ajoute-t-on, penser à « inventer de nouvelles interactions et de meilleurs modes de fonctionnement plutôt que de pourchasser comme des criminels de guerre ceux qui ont pu provoquer la pollution dans le passé.» On remet même en question le principe •< pollueur-payeur».On voudrait limiter ses effets « aux seuls cas où la culpabilité ne fait pas de doute ».Pour réminent écologiste Pierre Dansereau, qui a agi comme conseiller à la préparation de celte partie des états généraux, *< on commencera à comprendre l'environnement quand on cessera de concentrer l'attention sur la pollution (agricole) et quand on essaiera de définir de façon collective la planification globale de l’espace » et régir la production selon les principes du développement durable.Josée Boileau Le vote final sur l’avortement aura eu peu à voir avec les sentiments populaires Chantal Hébert (/e notiv bureau tl'OIlaua APRÈS 20 ANS de débat public, de tribunal en Parlement, le Canada a fermé ses livres sur l’avortement jeudi après-midi.Ce n’était pas prémédité.Il s’en est fallu d’un vote pour que l’intervention ne se retrouve de nouveau inscrite au code pénal.Ce n’était pas non plus un choix de société.Personne n’ayant de comptes à rendre à des électeurs, le vote final aura eu peu à voir avec les sen-timents populaires.Le Québec par exemple, dont la population, selon tous les sondages, a les attitudes les plus libérales vis-à-vis l'avortement, a vécu ce dernier vote, les deux pieds bien plantés dans le camp de sa re-criminalisation.Aucun conservateur du Québec ne s’y est opposé.Et, à une exception près, aucun de ceux qui ont eu le dernier mot sur le bill C-43, ne risquait de se retrouver parmi les clientes d'une clinique d’avortement.Mais le résultat est le même.Le Sénat a écrit l’épilogue d’un long chapitre de débat social canadien.Et le plus grand paradoxe, c'est que le mouvement anti-avortement a fini, ce jour-là, par donner à ses pires ennemis ce qui semble déjà une victoire décisive.Avec l’exécution du bill C-43, où les adversaires du droit à l’avortement ont fait la différence, le débat sur l’avortement quitte le premier plan de l’actualité canadienne pour la première fois en 20 ans.La question ne préoccupe plus ni les tribunaux qui ont des avis de la Cour suprême pour les guider, ni le Parlement fédéral.Aux yeux de la loi, l’avortement au Canada est devenu un acte médical comme les autres.11 est là pour rester.Expérience faite, ce n’est pas de sitôt qu’un gouvernement s’aventurera à vouloir en faire autre chose.Seule l’affaire Chantal Daigle et les soubresauts qu’elle avait causés dans l'opinion publique canadienne avaient finalement mené le projet de loi aussi loin.A l’automne de 1989, les Canadiens étaient sous le choc des démêlés du couple Daigle-Tremblay, le vide ju ridique en matière d’avortement semblait béant, Ottawa y avait alors glissé le bill C-43.Plusieurs députés favorables au droit à l’avortement s’étaient alors laissés convaincre d’appuyer le projet pour éviter une répétition des événements de l’été précédent.Mais le printemps venu, le vide ne semblait plus qu’une mince brèche, complètement comblée par la Cour supreme.La vie du bill C-43 devenait plus fragile.Il s’en est fallu de moins de dix votes pour qu’il ne meure aux Communes.Dénué de l'urgence qui justifiait sa naissance, le bill C-43 est parvenu au Sénat avec la réputation de créer plus de maux qu’il n’en réglait.Les médecins menaçaient de faire la grève de l’avortement.La plus grosse province, l’Ontario, laissait entendre qu’elle ne donnerait pas suite à une telle loi.Dans la foulée de la défaite de son projet de loi, le gouvernement a manifesté des regrets de circonstances.Mais il n’a pas de raison d’être particulièrement peiné.« La question n’a jamais fait partie de notre programme législatif », a précisé la mi nistre de la Justice en annonçant qu’elle renonçait à légiférer.Les adversaires du droit à l’avortement maintiennent que dans le vide juridique actuel, ils ont de meil leures chances d’obtenir une loi plus sévère.C’est un scénario peu probable.Pour satisfaire les exigences du mouvement anti-avortement, le gouvernement fédéral aurait à soustraire une éventuelle loi des dispositions de la Charte des droits de la Constitution.En d’autres mots, il permettrait qu’elle fasse entorse au droit à l’égalité des femmes.Une mesure impensable politiquement, et dont la facture électorale serait exorbitante.Entre-temps, l’Ontario sera sous peu dotée d’un réseau complet de cliniques d’avortements.Le Québec vit déjà à ce régime depuis plusieurs années.Dans les provinces de l’Ouest, l’avènement possible de gouvernements néo-démocrates dans un avenir rapproché entraînera le même mouvement.Et après les prochaines élections fédérales, il y aura plus de cinq ans que l’avortement sera libre au Canada.Sans augmentation notoire du nombre d'avortements au pays.LES FRANCOPHONES hors-Québec ne devront pas faire les frais d'un Québec souverain, reconnait-on aujourd’hui dans les cercles nationalistes.Pour mieux s'en assurer, les leaders souverainistes du Québec et ceux des communautés francophones du reste du Canada se sont engagés vendredi à s’apporter aide et appui qui vont bien au-delà d'un vague soutien de principe.La rencontre, qui a eu lieu sous l'égide du Mouvement national des Québécois (MNQ), et le consensus qui s'en est dégagé constituent en fait une véritable première dans l’histoire des relations entre les deux groupes, jusqu’ici cantonnés aux contacts bilatéraux.Les grands ténors de la souveraineté du Québec étaient là.les Bernard Landry (PQ), Gilles Duceppe (Bloc québécois), Sylvain Simard (MNQ), Jean Dorion (Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal), Fernand Daoust (FTQ), Pierre Paquette (CSN) et Lorraine Pagé (CEQ).Leur faisant face se trouvaient (Taire Lanteigne, vice-présidente de la Fédération des francophones hors-Québec, Jean Tanguay et Gérard Bertrand de l’Association cana-dienne-française de l’Ontario, Réal (1ervais de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick, Paul Lapierre de la Fédération des jeunes Canadiens-Français.A l’issue de cette première réunion, les participants se sont entendus sur un texte commun qui fait état de la nécessité, dans l'éventualité d'un Québec souverain, d'établir un code protégeant les droits des minorités linguistiques, d’assurer un appui financier aux réseaux institutionnels des francophones hors-Québec, de procurer une aide technique et financière aux groupes de défense de la communauté francophone.« Un consensus aussi rapide, c’était pour nous une divine surprise », affirmait hier le président du MNQ, M.Sylvain Simard.Car au départ la méfiance était là.Les francophones hors-Québec en ont soupé de la condescendance des Québécois à leur égard, tout comme ils ne veulent plus être les otages d’un discours fédéraliste qui lie le Québec et leur survie aux fins de l’unité du pays.Les Québécois, eux, ont souvent tiré un trait rapide sur l’avenir des francophones hors-Québec.Un célèbre écrivain québécois ne les qualifiait-il pas, l’automne dernier, de « cadavres encore chauds ».A ces visions pessimistes répondent au Québec quelques appels à la coopération, comme ceux lancés régulièrement en éditorial par LE DEVOIR.Sans le savoir, ce journal est d’ailleurs à l’origine de la rencontre de vendredi.« ("est à la suite d'un éditorial de Mme Lise Bissonnette que nous avons eu l’idée d’une telle réunion, exjilique M.Simard.La publication du rapport Allaire a rendu sa tenue encore plus importante puisque les francophones hors-Québec sont complètement absents de la démarche entreprise par le Parti libéral.» M.Simard, qui a élaboré le document sur lequel les différentes parties se sont entendues, a pour sa part basé sa réflexion sur un constat : « Les Québécois sont largement en faveur de notre participation à la francophonie.Dans ce contexte, il n'est que normal que les premiers francophones auprès de qui nous devons « rayonner » soient ceux des communautés qui nous sont les plus proches.» Une vision que les porte-parole des francophones hors-Québec partagent, mais dans la mesure ou leurs particularités sont parfaitement respectées.Ce point est d’ailleurs si délicat que les débats les plus chauds, vendredi, ont porté sur la sémantique.Avec un Québec souverain, l’appellation « francophones hors-Québec » perdra alors son sens, faisait-on remarquer, et les francophones du Canada refusent d'être ramenés au rang d’une simple communauté ethnique.Ils sont l'un des deux peuples fondateurs du pays et veulent etre considérés comme tels.Le terme « communauté nationale francophone» a finalement été adopté.« Les échanges ont été très sérieux, pour ne pas dire virils, sur cette question de terminologie, racontait M.Simard.Mais le climat de confiance entre nous était remarquable par rapport à l’insécurité qui avait cours avant.D’ailleurs, une fois ce point fixé, le consensus s'est rapidement établi sur le document présenté.» L’entente entre communauté francophone et Québécois ne tiendra pas, enfin, d’une volonté d’intégration des uns aux autres.« Les francophones hors-Québec ont leurs propres intérêts, note M.Simard.Ils n’ont pas à faire la souveraineté à notre place, ils n'ont d’ailleurs peut-être même pas envie que le Québec se sépare.Mais là n’est pas la question.Si la souveraineté se fait, et tous les participants à la rencontre prennent pour acquis qu'elle se fera, nous devrons garder des liens avec eux.Si nous ne prenons même pas la peine d’essayer, il y aura beaucoup d’amertume et il ne faudra s’attendre à aucun cadeau de leur part.» Une si petite minorité, en voie d’assimilation à bien des endroits, vaut-elle malgré tout tous ces efforts ?« On ne peut parler de disparition des francophones, surtout en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, rétorque vivement M.Simard.Et les jeunes francophones hors-Québec sont aussi militants et activistes qu’on l’était au Québec dans les années 60.Il est d’ailleurs curieux que les gens qui pleurent sur le sort de quelques centaines d’indiens sont souvent les mêmes qui sont prêts à laisser disparaître des milliers de francophones », conclut-il avec ironie.PHOTO CP L’Hiver fait la pose Cette jeune fille « trône » sur un siège de toilette plus grand que nature, sculpture de neige aussi originale qu’éphémère.Comme 675 000 autres Montréalais depuis ces dix derniers jours, elle a profité du temps splendide qui régnait hier pour aller faire un tour à la Fête des neiges, qui en était à sa dernière journée.Au programme : sculptures et concours au Vieux-port, courses en tout genre à l'île Notre-Dame, mini-olympiades au parc Angrignon.Et un beau 6 degrés Celsius en prime.Le nombre des allophones pourrait grimper jusqu’à 727 000 en l’an 2006 Jean-Pierre Proulx LA POPULATION allophone du Québec, qui est actuellement de 483 000 personnes, va grimper à 581 000 en l’an 2006, possiblement à 654 000, sinon à 727 000 selon que l’on accueillera d’ici là 25 000, 35 000 ou 45 000 immigrants par année.C’est ce qu'a calculé le démographe Michel Paillé, du Conseil de la langue française, dans une étude publiée sous le titre Accroissement de In population allophone au Québec : horizon 2006.M.Paillé a supposé que, conformément à ses intentions, le Québec réussira à attirer davantage d’im- migrants francophones si bien que la proportion d’allophones passera de 80 % qu’elle était entre 1986 et 1991 à 65% pour le lustre 2001-2006.Il a pris en compte aussi le fait que tous les immigrants ne restent pas au Québec et qu’après 20 ans, le taux de rétention n’est que de 50 %.Par ailleurs, il a appliqué des taux de croissance qui sont de 1,2 % par année pour 1986-91 pour diminuer à 0,6 % entre 2001 et 2006.Ce taux d’ac- croissement tient compte de la fécondité, de la mortalité, de l’émigration et d’une partie de l’immigration.M.Paillé a aussi fait l’hypothèse que la population allophone « s’établirait peu à peu sur l’ensemble du territoire ».Si bien que si 78 % vivent actuellement sur l’île de Montréal et 93 % dans la région métropolitaine, leur proportion sur l’île baisserait respectivement à 70 % et à 88 % en 2006 dans les deux territoires.La Commission Spicer sondera d’abord Chicoutimi Marie Tison île lu l’iesse ( 'anaitienm' OTTAWA (PC) — Ce n’est pas par hasard si le Forum des citoyens sur l’avenir du Canada effectue à Chicoutimi son entrée officielle au Québec.« ("est une ville qui est au coeur du Québec, qui a sa personnalité propre, que les Québécois peuvent reconnaître comme une ville où l’esprit du Québec est très sain et vil vigoureusement », a déclaré le président du forum, M.Keith Spicer, au cours d’une entrevue téléphonique.("est aussi une des régions du Québec où le sentiment nationaliste est le plus fort.M.Spicer a dit s’attendre à ce que l’on discute beaucoup d'indépendance.("est normal, a-t-il soutenu.Ce sont les citoyens eux-mêmes qui mettent l’emphase sur telle ou telle question.Ils choisissent donc celles qui les intéressent plus parliculiè rement.Si les autochtones préfèrent parler des questions autochtones, les Québébois, eux, préféreront protia blèment parler (l’indépendance.Il n’y a pas lieu d’adopter une ap proche différente au Québec, a-t-il soutenu.C’est demain que le Forum des citoyens entreprendra une tournée au Québec, près d’un mois après avoir débuté officiellement ses activités à St.John, au Nouveau-Brunswick.Deux commissaires passeront la journée à Chicoutimi, M.Spicer d’abord, mais aussi M.Robert Normand, président et éditeur du Soleil de Québec.A l’affiche, des entrevues de M.Spicer à la télévision locale, des émissions de ligne ouverte avec les deux commissaires, et les fameux groupes de discussions en après-midi à l’Université du Québec à Chicoutimi et au Cégep de Jon-quière.Les citoyens, réunis en petits groupes, seront invités à discuter de l’avenir du Canada à partir d’une liste de questions préparée par le Forum.Ces questions, présentées pour la première fois à Saint-Jean, seront bientôt modifiées, parce que trop vagues ou mal formulées.Les nouvelles questions n’ont pu être prêtes à temps pour Chicoutimi, mais les modérateurs se chargeront d’expliciter les anciennes sur place, a assuré M.Spicer.Il a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’une commission traditionnelle, avec tribune, micro et mémoires, mais bien de groupes de discussion informels.En fait, il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir un commissaire pour organiser son propre groupe, a-t-il réitéré.Il suffit de faire apj)(‘l au Forum pour se procurer les questions, et remplir un rapport après coup pour le renvoyer aux commissaires.("est également demain soir qu’aura lieu le deuxième forum télévisé.Il sera diffusé à partir de Vancouver, mais des gens de Chicoutimi, comme quelques autres citoyens de St.John’s (Terre-Neuve), Saskatoon, Sudbury et Iqaluit, pourront y participer grâce à une Uaison satellite.Le premier forum télévisé avait donne lieu à de mémorables prises de bec entre des gens de l’Ouest, qui souhaitaient un Canada unilingue anglais, et des Québécois, qui se découvraient subitement des penchants nationalistes.Mercredi, M.Spicer se rendra à Trois-Rivières, où il assistera à d’autres groupes de discussion.Plus tard, d’autres rencontres auront lieu à Hull, Montréal, Baie-Comeau, Ri-mouski, Québec et Sept-îles.M.Spicer s’est montré satisfait des activités du Forum jusqu’ici.Il a affirmé que la tournée initiale dans les Maritimes s’était soldée par un retentissant succès.Alors que les commissaires prévoyaient participer à 30 groupes de discussions dans 22 endroits différents et rencontrer 264 personnes, il y a eu 73 grou-, lies de discussions, dans 30 villes, réunissant 1369 participants.Pas moins de 43 organisations nationales, dont le Conseil canadien des Églises et le Conference Board, ont offert leur collaboration, a-t-il ajouté.Il a rejeté les critiques qui faisaient état de désorganisation chronique, affirmant que cela avait peut-être été le cas il va un mois, alors que le Forum ne faisait que débuter ses activités, mais que c’était maintenant chose du passé.« Ce n’était pas facile, il n’y avait pas de modèles, pas de précédents », a-t-il expliqué.Le Forum, qui avait perdu dès le début son directeur exécutif.M.Daniel Desfossés, s’en est trouvé un autre la semaine dernière en la personne de M.David Broadbent, sous-ministre des Affaires des anciens combattants.« Nous sommes très encouragés », a déclaré M.Spicer.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 55St Jôcque' Agents de Montreal Quebec brevets CTana3 l.orne, St-Lainbcrl.Les funérailles au-ronl lieu lundi, 4 février 1991, à 11 11 en l'église St-1,ambert et de là au cimetière Jardins Laurent ide.Parents et amis sont priés d'assister sans au-tre invitation.Heures des visites, samedi et dimanche de 14 11 à 17 h et del9hà22h.Corinne Martineau À Montréal, le 2 février 1991, à l’âge de 90 ans.est décédée Soeur Corinne Martineau, S.S.-Gertrude-du-Coeur-dc-Jésus, native de Sl-Roch de Québec.Soeur Corinne Martineau a fait profession religieuse à la Congrégation de Noire-Dame, en août 1931.KUe laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse : Madame Alberle Martineau (belle-soeur) ainsi que de nombreux neveux et nièces.La dépouille mortelle sera exposée à la Maison mère le 3 février 1991 de 14 h à 21 h.Les funérailles auront lieu en la Chapelle de la Maison mère, 4873 avenue Weslmount, à Westmount, le 4 février 1991 à 14 h.L'inhumation au cimetière Notre-l)ame-des-Nei-ges.Direction Alfred Dallaire Inc Avis est par tes présentes donné que le contrat de vente en date du 3 août 1990 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à EQUIPEMENT INDUSTRIEL PREMIER INC./PREMIER INDUSTRIAL SALES INC taisant affaires sous le nom et raison sociale de R.L FOURNITURES INDUSTRIELLES (1989) a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 13ème |Our d'août 1990.sous le numéro 4309906 et au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Sept Iles le 15ème tour d'août 1990 sous le numéro 66490 Le 24ème |Our de tanviet 1991 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.AVIS Avis est par les présentes donné que le 3ème jour d'août 1987 sous le numéro 796607.il a été enregistre au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Terrebonne, un contrat de vente, cession et transport par Cotirage M.C Inc .à ta Banque de Nouvelle-Ecosse, banque à charte canadienne.de la totalité des créa ices et comptes, actuels ou futurs du cédant Cet avis est donné conformement aux dispositions de l'article 1571 (d) du Code Civil de la province de Québec.Le 31ème tour de janvier 1991 LA BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 5004)2-041225-900 COUR DU QUÉBEC PRESENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT CREDIT CHRYSLER CANADA LTÉE, Partie demanderesse c.ALAIN PARE, Partie défenderesse Et ALAIN ST-PIERRE, Partie mise en cause ASSIGNATON ORDRE est donné à ALAIN PARÉ de comparaître au greffe de cette cour situé au t, rue Notre-Dame Est, Montréal.salle 1 100.dans les trente jours de ta date de parution du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie du bref de saisie avant |u-gement et de la déclaration a été remise au greffe à l’intention de ALAIN PARÉ Lieu: Montréal Date: 28 janvier 1991 MICHEL MARTIN, P a.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-05-000534-915 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT GENERAL MOTORS ACCEPTANCE CORPORATION DU CANADA, LIMITÉE, Partie demanderesse c.JOHANNE ILER et GERARDO CO-VINO, Parties défenderesses ASSIGNATON ORDRE est donné au détendeur GERARDO COVINO de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue No-tre-dame est.Montréal dit district, en salle 1.100 dans les trente tours de la date de parution du présent avis dans LE DEVOIR Une copie d'un brel de saisie avant jugement et minutes de saisie avant jugement.déclaration et avis a été remise au greffe à son intention Lieu Montréal Date 31 janvier 1991 MICHEL MARTIN, P.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 50(705000876-910 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT GENERAL MOTORS ACCEPTANCE CORPORATION DU CANADA.LIMITÉE.Partie demanderesse c.NOEL CHARETTE.Partie défenderesse -et- FRANÇOIS BERGERON et GLORIA RANELUCCI.Mis en cause ASSIGNATON ORDRE est donné au mis en cause FRANÇOIS BERGERON de comparaître au grette de cette cour situé au 1, rue Notre-dame est.Montréal dit district.en salle 1 100 dans les trente lours de la date de parution du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie d'un bref de saisie avant jugement et minutes de saisie avant jugement.déclaration et avis a été remise au grette à son intention.Lieu: Montréal Date: 31 janvier 1991 MICHEL MARTIN P a Avis est pai les présentes donné que le contrat en date du 27 septembre 1988 par lequel ACME TENT RENTALS LTD a transporté et cédé toutes ses defies de livre présentes el futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie.a été enregistré au bureau de ta Division d'enregistrement de Montréal le 4 octobre 1988 sous le numéro 4078219 Banque de Montréal, le 4 lêvner 1991 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-192170-904 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT EVELYN THELMA ROSALES.Partie demanderesse c LEO HENRI MARTINEZ, Partie défenderesse ASSIGNATON ORDRE esl donné à partie délende-resse de comparaître au grelte de cette cour situé au 10, rue St-Antome Est.Montréal, salle 1.100.dans les trente |Ours de la date de parution du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de LEO HENRI MARTINEZ Lieu Montréal Date 24 tanvier 1991 GILBERT CHAPADOS, P a CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 50504-001173-905 COUR SUPÉRIEURE PRESENT PROTONOTAIRE ADJOINT DONALD GOOBOUT.Requérant c.RACHEL LAFLEUR, Intimée ASSIGNATON ORDRE est donné à RACHEL LA-FLEUR de comparaître au grette de cede cour situé au 1111 est.Jacques-Cartier à Longueuil.salle R C -3t.dans les trente jours de ta date de parution du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la requête pour garde d'enlant et pension alimentaire a été remise au grette à l'intention de la par- ] tie intimée.Lieu: Longueuil Date: 30 janvier 1991 ELIZABETHS GOBEILLE, PA Appels d offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 heures aux dates ci-après énoncées, au Service du greffe de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal H2Y 1C6, pour: Soumission Date *7736 d'ouverture Reconstruction d’un égout combiné et d'une conduite d’eau secondaire, rue Slcard, rue Létourneux (groupe 03) 13 lévrier 1991 *7737 Revêtement de la chaussée el autres travaux connexes sur la plate Gilles-Villeneuve (Ile Notre-Dame) 18 lévrier 1991 Les personnes intéressées peuvent se procurer, les documents relatifs à ces appels d'offres en s'adressant à compter du 4 février 1991, à l'endroit suivant: SOUMISSION Module voirie et circulation, Division ingénierie municipale, au 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.440 contre un dépôt non-remboursable de 43,00 $ (soumission simple).70,00 $ (soumission groupe) en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal.Informations: 872-3280 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville.immédiatement après l’expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 31 janvier 1991 a CMQ.11002.A le mardi 19 février 1991 Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal CTC.13002.F le mardi 19 février 1991 Centrale Beauhamois Comté de Beauhamois FOURNITURE ET INSTALLATION DE TROIS (3) SYSTÈMES DE VENTILATION Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : Non requise Prix du document : 25$ (T.P.S.incluse) FOURNITURE DE DOUZE (12) GROUPES ÉLECTROGÈNES 320 KW SUR REMORQUES Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 100 000 S CMF.03008.A le mardi 5 mars 1991 Centre administratif Shawinigan-Sud Comté de Saint-Maurice AGRANDISSEMENT ET RÉAMÉNAGEMENT DU CENTRE ADMINISTRATIF Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 S Prix du document : 25 S (T.P.S.incluse) Prix du document : 25 $ (T.P.S.incluse) Les conditions de chacun des appels d'offres sont précisées dans un document qui peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement el Services Service Achats et Contrats 855, rue Sainte-Catherine Est - 3e étage Montréal (Québec) H2L4P5 Pour renseignements : (514) 289-5903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service Achats et Contrats Antonio Pinho, ing.AVIS DE REQUÊTE D'ABANDON DE CHARTE 26266183 QUÉBEC INC Avis est par les présentes donné que la compagnie 2628-8183 QUEBEC INC , constituée en vertu de la Partie IA de la Loi sur les compagnies du Québec ayant son siège social dans la ville de Montreal, demandera à l'Inspecteur Général des institutions financières du Québec la permission d'abandonner sa charte contormément aux dispositions de la Loi sur les compagnies du Québec DATÉ à Montréal, ce3tème|Ouide|anviei 1991 SPIEGEL SOHMER Procureurs pour 26266183 QUÉBEC INC CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT 0E MONTREAL NO 500-02-034695903 COUR DU QUEBEC CHAMBRE CIVILE PRESENT PROTONOTAIRE ADJOINT MAXIMUM TRANSIT INC Demanderesse-requérante c KAYVAN MATERIALS HANDLING INC., Co-detenderesse-intimee el BOMBARDIER INC.(GROUPE CA-NADAIR) Co-detenderesse PAR ORDRE 0E LA COUR La Co-délenderesse-intimée, KAYVAN MATERIALS HANDLING INC esl par les présentes requises de comparaitre dans un delai de TRENTE (30) lours de cette publication.Une copie de la déclaration amendée a été laissée au Grelte de cette cour, ch 1 100 PRENEZ AVIS 0E PLUS, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse-requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement qu'elle sollicite contre vous.Montréal, ce 29 janvier 1991 GILBERT CHAPADOS.P A CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO 70002-000016916 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) CORPORATION MUNICIPALE DE STE-MARGUERITE DU LAC MASSON, Partie demanderesse c.GHISLAINE PERREAULT, Défenderesse ORDONNANCE PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse.GHISLAINE PERREAULT, est, par les présentes, requise de comparaitre.dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs Une copie du brel d'assignation et de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour du Québec, chambre civile district de Terrebonne à son intention De plus, prenez avis qu'à défaut par vous de sigmlier ou déposer votre comparution ou contestation dans les-dils délais, ta demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par délaut conforme aux conclusions qu'elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE ST-JÉRÔME, ce 23 janvier 1991 DANIELLE LAFORTUNE, Greffier de la Cour du Québec (Chambre civile).LOI SUR LA FAILLITE AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: LES ENTREPRISES D ÉLECTRICITÉ RENÉ BÊ-DARD INC., dûment incorporée selon la Loi, ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 765.rue Louise, dans la ville de Laval et te district de Montréal, province de Québec.Avis est par les présentes donné que la débitrice susdite a déposé une cession le 24e jour de janvier 1991, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11e jour de février 1991 à 10 h 00.au bureau du syndic, à la Place du Canada, bureau 1180, 1010, rue de la Gauchetière Ouest, Montréal (Québec) H3B 2S1.LE GROUPE FULLER LANDAU INC.-Syndic AVIS DE CHANGEMENT DE NOM CHIMOT, Marie Geneviève Violaine PRENEZ AVIS que MARIE GENEVIÈVE VIOLAINE CHIMOT, domiciliée el résidant au 990.rue Lamer, app 4.SI-Laurent, Québec district de Montréal, s'adressera au lieutenant-gouverneur en conseil ahn de changei son nom patronyme de Chimol en celui de Grenier DESCOTEAUX.JARRY, HÉBERT 790, boulevard Laurentren bureau 202 St-Laurent.Ûué H4M 2M6.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 50612-006190-915 COUR SUPERIEURE PRESENT MAURICE JR.TOURANGEAU PROTONOTAIRE ADJOINT YVEANNACAYONNE Partie demanderesse c ANDREW JOHNSON, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à la partie défenderesse de comparaître au grelte de celle cour situé au 1111 est bout Jacques Cartier, salle 1 17, dans les quarante tours Une copie de la déclaration en divorce a été remise au giette à l'intention de' la partie défenderesse Lieu Longueuil Date 24 janvier 1991 MAURICE JR TOURANGEAU.P a.fAWAriA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO 700-02-000016918 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) ! CORPORATION MUNICIPALE DE STE-MARGUERITE DU LAC MASSON.Partie demanderesse c GERMAIN PERREAULT, Défenderesse ORDONNANCE PAR ORDRE DE LA COUR Le détendeur.GERMAIN PERREAULT, est.par les présentes, requis de comparaître.dans un délai de trente (30] jours de cette publication, personnel-, lement ou par l'entremise de ses procureurs Une copie du brel d'assignation et de la déclaration a été laissée au grelte de la Cour du Québec, chambre civile district de Terrebonne à son intention De plus, prenez avis qu'à délaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans les-dits délais, la demanderesse procédera à obtenir contre vous un |uge-ment par délaut conlorme aux conclusions qu'elle sollicite VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE ST-JÉRÔME, ce 23 janvier 1991 DANIELLE LAFORTUNE, Grellier de la Cour du Québec (Chambre civile).Outremont APPEL D’OFFRES FOURNITURE D'ARBRES 8 CM D.H.P AVEC MOUES ET PANIERS MÉTALLIQUES Des soumissions cachetées dans les enveloppes adressées et fournies à cette tin, portant la mention ci-haut seront reçues jusqu'à midi, lundi le 18 lévrier 1991 au bureau du Directeur général, pour être ouvertes à 14h00 à la Salle du Conseil.530 avenue Davaar.Ne seront considérées que les soumissions préparées sur les formulaires tournis par la Ville d'Outremont Les soumissionnaires pourront se procurer ces formulaires ainsi que les enveloppes de retour, au bureau du Directeur de l'approvisionnement, à l'Hôtel de Ville d'Outremont, 543 chemin de la Côte-Sainte-Cathenne.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, sans encourir aucune obligation ni aucuns Irais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Jocelyne Perreault, o.m.a.Greffier de la ville LES MOTS CROISES Horizontalement 1— Domestiquas 2— Démonstratif.— Canard 3— Passereau d'Amérique centrale — Berceau 4— Arbre malais.— Relatif à l'os cubital 5— Article espagnol.— Interjection — Cheval 6— Tourbillon.— Cube 7— Erbium.— Enfantin 8— Mesure agraire — Administre.9— Rocher.— Plat.— Garantie.10—Tube électronique à deux grilles.— Ruis-selet.11 —Rugueux.— Cube — Héros du Déluge 12—Consommera — Localiser.Verticalement 1— Acheteur — Ruis-selet.2— Coloniser.— Projectile.3— Courba.— Aigre.4— Asseoir de nouveau.— Pic des Pyrénées.5— Disposition affective.6— Il boit du lait.— Samarium.— Habitation 7— Potage espagnol — Souples 8— Nom et prénom.9— Sélénium.— Fleuve de France.— Pressant 10— Ville d'Iraq.— Roue à gorge.— En quel lieu?11— Ronge — Garnit un voilier 12— Arbre.— Incendie.Solution de samedi .3 4 5 6 7 8 9 10 II 12 EXT Epi SOIAETRE J B Y S S U ZMU S O E L > ELUlMlALT I SE ‘ri'o'NNETTEMJ- I E s AL A I H'ElTRÉSi » cBm ao i s r eMta 7 eTMÜr /-¦éjjRîér s E'RUZE'J-ËMAtÊST « SEPARE MENt||/ wjfyo'JMJSyt'G'E ES por/N" "¦ h A Ail rs' iA P E mu LT (K A xMêBen L’équiDe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale Josée Boileau, François Brousseau, Jean Chartier, Yves d'Avignon, Guy Ferland.Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier (photographe) Louis_G L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré.Clément Trudel .à l'Information culturelle Pierre Beaulieu.Paule DesRivières.Marie Laurier Robert Lévesque.Nathalie Petrowski.à l'Information économique Robert Dutrisac.Jean-Pierre Legault.Serge Truttaut.Claude Turcotte, à 11 Information politique Pierre O'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) Michel Venue (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon (politique internationale).Laurent Soumis (politique municipale) aux affaires sociales Paul Cauchon (questions sociales).Jean-Pierre Proulx (éducation religions).Louis-G Francoeur (environnement).Sylvain Blanchard (relations de travail).Marie-Josée Hudon.Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara Thérèse Champagne.Monique Isabelle (clavistes); Denise Babtn (secrétaire à la rédaction); Suzanne Marchand (adjointe à ta direction) Christyne Ouellet (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur).Manon Scott.Sylvie Scott, Serqe Laplanle (Québec).Rachel Rochelort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Jacqueline Avril.Christiane Ben|amm, Caroline Bourgeois.Francine Gingras.Johanne Guibeau, Lucie Lacroix.Christiane Legault, Lise Major (publicitaires); Marie-France Turgeon.Micheline Tur-geon (maquettistes); Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas.Rachel Leclerc-Venne.Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Isabelle Baril, Linda Thériault (secrétaire à l'administration) LE SERVICE A LA CLIENTÈLE Michelle Alie (directrice) ; Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Olivier Zulda.LES ANNONCES CLASSÉES Marie-Hélène Alarie.Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Christiane Vaillant LA SOLLICITATION TÉLÉPHONIQUE Yves Williams, Patrick Koczan (coordonnateurs) LE DEVOIR est publie par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montreal H2Y 1X1 II est compose et imprimé par Imprimerie Dumont.7743 rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc .612 ouest rue Saint-Jacques Montréal L Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775.boul Lebeau, St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Depot légal Bibliothèque nationale du Quebec (514) 844 3361 Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L'lm-pnmerie Populaire.Limitée ?11 rue St-Sacrement Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is $ 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain N Y US POSTMASTER send address changes to Insa.P Q Box 1518.Champlain.N Y 12919-1518 i 10 U Le Devoir, lundi 4 février 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001)— Once Around 7 h, 9 h 30 II: Awakenings 8 h 45 — Popcorn 7 h— III: Home Alone 7 h 15.9 h 20— IV: Dlng et Dong le film 7 h 10— Kindergarten Cop 9 h BERRII: (288-2115) — Un flic à la maternelle 1 h 30,3 h 45.7 h.9 h 30 II: Maman l'ai raté l'a- r/on 1 h 15,3 h 15, 5 h 15.7 h 15.9 h 15 III: Par-Ialternent normale 1 h 30.4 h 15, 7 h.9 h 15IV: Dlng et Dong le Him 1 h 30.3 h 30,5 h 30.7 h 30.9 h 30 V: Prédateur 21 h 30,4 h.7 h 15.9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Home Alone 7 h.9 h II: Ski School 7 h 15,9 h 15 BROSSARO I: (465-5906) - Prédateur 29 h 25— Dlng et Dong le lllm 7 h II: Le château de ma mère 7 h 30.9 h 30 III: L’école de ski s'envole en l'air 7 h 15— Bûcher des va-nltés 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 1: (688 3684)- Bûcher des vanités 7 h 05.9 h 30 2: Un thé au Sahara 7 h.9 h 45 3: Dlng et Dong le film 7 h 20— Prédateur 2 9 h 30 A: Parfaitement normale 7 h, 9 h 15 5: Il danse avec les loups 8 h 15 6: Un flic à la maternelle 7 h 30— Havana 9 h 15 CENTRE EATON 1: Mil- Not Without my Daughter 1 h.3h 30.6h40.9h202: Fu/r12h 30.2 h 40.4 h 55.7 h 10, 9 h 30 3: Croc blanc 12 h 10, 2 h 30.4 h 40, 6 h 55.9 h 10 4: I Hired a Contract Killer 1 h.3 h.5 h.7 h.9 h 5: Un ange.ou presque 1 h 20.3 h 20.5 h 20.7 h 20,9 h 20 6: Coeur de lion 12 h 20, 2 h 35.4 h 50.7 h 05.9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mil-Awa-kenlngs 2 h.4 h 25.7 h.9 h 30 2: Perfectly Normal 1 h.3 h 05.5 h 10.7 h 15, 9 h 25 3: Alice 1 h.3 h 10.5 h 15, 7 h 25,9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Godfather part 3 8 h CINÉMA OMÉGA 1: - Coeur de lion 7 h 15,9 h 30 2: Un ange.ou presque 7 h 10.9 h 15 3: Fuir 7 h 30,9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-laurent, Mil (843-6001) -Le diable d'Amérique 19 h.21 h (31 |anv au 7 tév.) CINÉMA PARIS: Mil (875-7284)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca nada — Popcorn 7 h 05, 9 h 05 2: Kindergarten Cop 7 h.9 h 15 3: Once Around 7 h, 9 h 20 4: Awakenings 7 h, 9 h 25 5: Home Alone 7 h.9 h 10 6: Dances with Wolves 8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O (489-5559) -Hamlet 6 h 20.9 h 15 2: Run 7 h 20.9 h 30 CINÉPLEX I: (849-4518)- La gloire de mon père1 h 20, 4 h 15.7 h.9 h 15 2: Mermaids 1 h.3 h 10.5 h 20.7 h 30.9 h 40 III: Le mystère Von Bulow 1 h 15.4 h.7 h 05.9 h 20 IV: Liberté d’une statue 1 h 10.3 h.5 h.7 h 10, 9 h V: Ski School1 h 10.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10 VI: Havana 1 h 05.4 h.6 h 45.9 h 25VII: Awakenings 1 h 30.4 h 30.7 h, 9 h 30 VIII: L école de ski s’envole en l'alrt h.3 h.5 h.7 h.9 h IX: The Nasty G/rt 1 h 15.4 h 15.7 h 05.9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Un thé au Sahara 1 h 45, 4 h 15.7 h.9 h 35 II: Le château de ma mère 1 h 15,3 h 20.5 h 10.7 h 15.9 h 15 III: Il danse avec les loups 1 h 30,5 h.8 h 30 IV: L’atalante 1 h 20.3 h 30.5 h 30, 7 h 30.9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchesler, Mil (283-8229)— Le fléau une presentation LE DEVOIR du 17 au 20 avril, 20h30 RÉSERVATIONS: (CLUB SODA) 288-2525 TICKETRON O CKAC73AM (g)TlCKETB[3N 5H#W-SUI?5240 avenue du Parc Inf.270-7848 Billets au Club Soda et Ticketron LE DEVOIR AS* Radio •X* Québec I: t PtSSION 1 %D1 u| ClNIIHX OtM()N invitent 200 personnes à la grande première du film micm de Bertrand Van Effenterre Le jeudi 14 février à 19h30 "Un film grave et sensible, d’une rare vérité." — Première : "Extraordinairement bouleversant." — L'Express mettant en vedette Bruno Cremer et Laure Marsac, Julie Jézéquel, Clotilde de Bayser Gagnantes du prix d’interprétation féminine au Festival de Karlovy-Vary Pour participer: Remplissez le coupon publié dans Le Devoir du 30 janvier au 6 février 1991 et retour-nez-le à l'adresse indiquée.La valeur totale des prix est de 1 500S.' Le tirage aura lieu à midi le 11 février 1991 et 100 gagnants recevront par la poste un laissez-passer valable pour deux personnes.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Malofilm Distribution.Concours TUMULTES a/s Malotilm Distribution, 1207 rue St-André, 4e étage.Montréal, (Qc) H2L 3S8 Nom Adresse.Ville Code Postal: ^App.Tél.: Age de la faim 19 h, 21 h (les 5-6 lév ) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Drôle de drame 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - Bûcher des vanités 7 h.9 h 20 DAUPHIN I: (721-6060) - Alice7 h 30,9 h 40 11: La gloire de mon père 7 h, 9 h 15 CINÉMA DËCARIE 1: (341-3190) - Awake-nlngs 7 h.9 h 252: Once Around 7 h 15,9 h 35 DORVAL I: (631-8586) - White Fang 7 h 15,9 h 30 II: Hamlet 6 h 30.9 h 15 III: Flight of the Intruder 6 h 35.9 h 15 IV: Not Without my Daughter 61\ 30,9 h 15 DU PARC 1 : (844 94 70)- Run 7 h, 9 h 20 2: Not Without my Daughter 6 h 45.9 h 15 3: Russia House 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 1: (521 7870)- Croc blanc 1 h 15, 3 h 25.5 h 30.7 h 30.9 h 35 2: Cyrano de Bergerac 1 h.3 h 50.6 h 40,9 h 25 FAIRVIEW I: (697-8095) - Llonheartl h 05.9 h 15II: The Godfather part 38 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Dances with Wolves 1 h 30, 5 h.8 h 302: Once Around 1 h 15,4 h.7 h.9 h 20 3: Home Alone 1 h, 3 h 10.5 h 15,7 h 30,9 h 30 4: Kindergarten Cop 2 h.4 h 30.7 h.9 h 15.lun mer jeu.2 h.4 h 30.9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Run 6 h 55, 9 h 10 2: Croc blanc 7 h, 9 h 203: The Godfather part 1118 h IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre (Ir.) du mat.au ven 10h .11h 45.13h 30.19h ,sam.13h 30.17h .19h, dim 11 h 45,13 h 30.17 h, 19 h ven.sam.dern.spect.22h.30— Blue Planet et To Fly mar au dim.15h 15.20h 45 IMPERIAL: (288-7102) - The Godfather part 3 12 h.3 h 15,6 h 30,9 h 45 LAVAL I: (688-7776)- Croc blanc 7 h.9 h 1011: Fuir 7 h 30, 9 h 40 3: The Godfather part 111 8 h 4: Not Without my Daughter 7 h, 9 h 20 5: Coeur de lion 7 h 20, 9 h 40 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- L’école de ski s'envole en l'alrl h 30.9 h 20 2: Maman l'ai raté l'avion 7 h, 9 h LOEWS l:(861-7437) - Hamlet 12 h 40.3 h 15.6 h 10.9 h 05 II: Sheltering Sky 12 h 30.3 h 20,6 h 05.9 h III: Russia House 1 h, 3 h 45.6 h 30,9 h 15 IV: Bonfire ol the Vanities 1 h 15, 3 h 55.6 h 40, 9 h 15 V: Three Men and a Little Lady 12 h 30.2 h 40,4 h 50.7 h 10,9 h 25 OU IM ETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 L'homme qui voulait savoir 19 h 15— La fille du magulgnon2\ h 15— Salle 2 La légende de la forteresse de Souran 19 h — Il était une fois dans l’est 21 h PALACE 1 : - Run 12 h 30.2 h 40,4 h 50.7 h, 9 h 1011: Lionheart\2 h 40,3 h, 5 h 10,7 h 25,9 h 40 III: Flight of the Intruder 12 h 20.2 h 35,4 h 50, 7 h 05,9 h 20IV: Goodfellas 12 h 05.3 h, 6 h.9 h.V: Look Who's Talking Too 1 h20.3h05,5h.7 h, 9 h .mer.1 h 20,3 h 05.5 h.9 h 40 VI: White Fang 12 h 10.2 h 30,4 h 40.6 h 55,9 h 10 PARADIS I: (354-3110)- Un flic à la maternelle 7 h, 9 h 30 II: Maman l'ai raté I’avlon 7 h, 9 h 10 III: L'école de ski s'envole en l’air7 h 15— Prédateur 2 9 h.PARISIEN I: (866-3856)— Le mari de la coiffeuse 1 h 10.3 h 15,5 h 20, 7 h 25,9 h 30.mer 1 h 10,3 h 15,5 h 20, jeu.1 h 10,3 h 15, 5 h 20, 9 h 30 II: La tille des collines 12 h 45,2 h 55,5 h 05,7 h 15.9 h 25 III: Une histoire Inventée 12 h 40,2 h 50.5 h, 7 h 10,9 h 20IV: Vent de folle 12 h 35, 2 h 45,4 h 55,7 h 05,9 h 15 V: Cyrano de Bergerac 12 h 30, 3 h 15, 6 h 10.9 h VI: Faux et usage de faux 12 h 35,2 h 50.5 h 05.7 h 20,9 h 35 7: Les meilleurs moments des films publicitaires 1 h 15,3 h 20.5 h 25,7 h 25.9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Edward Sclssorhands 2 h, 5 h 10, 7 h 25, 9 h 30 11 : Popcorn 1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30 III: Kindergarten Cop 2 h 15.5 h, 7 h 10.9 h 20 PLACE LONGUEUIL 1 : (679-7451 )- Un flic à la maternelle 7 h, 9 h 15- Havana 9 h 2: Maman l'ai raté l'avion 7 h 05 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)— Hidden Agenda 7 h 15- Henry and June 9 h.30 QUARTIER LATIN: Mtl (849-0041)- Mon fantôme d'amour fi h 30,9 h.VERSAILLES l:(353-7880) - Coeur de lion 7 h 15 9 h 40 II: Fu/r 7 h 15.9 h 15 III: Un ange.ou presque 7 h 15, 9 h 15 IV: Croc blanc 7 h 35,9 h 45 V: Rocky V7 h 35.9 h 45 VI: Not Without my Daughter^ h 30.9 h SUR SCENE IFAMOUS PLAYERS LEAUD EST IMMORTEL nuaaui onçon L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim de 22h 15 à 02h 30— Kat Dyson, 3 chanteuses, du 7 au 10 lév BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— John McGale and Jeff Smallwood, les 6-7 fév BAR-THÉATRE LES LOGES: 1237 Sanguinel, Montréal (982-0740)— Danse-Cité présente Tassy Teekman el Isabelle Van Grimde.du 30 janv.au 9 lév.à 20h.30, relâche le 4 tév.BAR 20 80:2080 rue Clarke.Montréal (285-0007)— Jazz du mar au dim à 22h BIBLIOTHÈQUE NATIONALE: 1700 St-Denis, Montréal— Dans le cadre de la série Danses Fraîches.Tangente présente Sophie Desiardins, Suzanne Miller et Chantal Nicole, le 4 tév.à 20h.30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott el Geoffrey Lapp, en permanence, lun 19h à 24h„ mar 20h à 01 h.mer au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven.à compter de22h , sam à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h.mar.de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h à 21 h 30— Le triode Bernard Primeau.les dim.de 19h.à 24h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— • Sarah Bernhard! el la Bêle » texte et m.en s de Michael Bawtree, avec Monique Leyrac, mar au sam.à 20h — Théâtre de la Parole: poésie el littérature haïtiennes, lu par Dany Laferrière, le 4 lév.à 20h CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritorium, 255 est Onlario, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent La Floride, paradis des États-Unis, du 4 au 8 fév., lun.au mer.20h„ jeu.19h .ven.19h.et21h.30 CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (270-7848)— Les lundis Juste Pour Rire, le 4 lév.à 20h 30 COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 Marie-Vic-lorin, Montréal-Nord (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Istanbul, de Constantinople à Byzance, avec Henri Goemaere, les 4-5 lév à 20h ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Onlario.Montréal (526-6582)— Carmen Jolin chante Parade Sauvage, production du groupe La Veillée, du 6 au 9 lév., eldu 12au 16lév.à 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— « Célestme là-bas près des tanneries au bord de la rivière > adaptation el traduction de Fer- LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension Pompano Beach HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy La télévision du lundi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montreal 17h30 / Ce soir La course Europe-Asie Un signe de feu g Dallas g Le Téléjoumal g Le Point/météo/sport L'heure G Cinéma fô~y WCAX (CBS) ° ' Burlington News News g The Golden Girls Evening g Shade Major g Dad Murphy g Brown Designing Women g Cher at the Mirage g News The Arsenio Hall Show (5j WPTZ(NBC) ¦Plattsburgh News News g Jeopardy ! A Current Affair g The Fresh Prince.g Blossom g Cinéma : The Maria Hanson Story— Am.91 Avec Cheryl Poliak el Dale MkJkitf News The Tonight Show rm CBMT(CBC) Montréal Newswatch A Communiquer Max g Glick The Fresh Prince.g Degrassi High g Mom P.I.g Designing Women g The National g The Journal News Newhari g Kate & g Allie CRM (TVA) XÜJ Montreal Le TVA g Montréal Charivari Entre chien et loup g Les héritiers du rêve L'or du temps g AdLib Le TVA g réseau 23h50/Mongraln de sel res CFCF (CTV) «LO Montreal Puise Entertainment Tonight Rescue 911 g Murphy g Brown Son ol the Morning Star g News g News The Arsenio Hall Show CR TV5(Télé 'Ci Francophones Des chiffres et des lettres Quand c’est bon.Le journal defàl Téléobjectif Latitude Sud Expédition pêche Comédie d’un soir Les quatre vérités Viva Le journal de A2 (ÿi\ CIVM (R.-Q.) Montreal Passe- Partout Téléservice Omni g science National Geographic g Globe-Trotter Nord-Sud g Médecine apprivoisée Québec inc.Cinéma de Paris : Baisers volés —Fr.68 Avec Jean-Pierre Léaud et Claude Jade m 8S*“ Musique vidéo Fai : L’infoplus Rock Velours : VJ : Sonia Benezra Musique vidéo Rock en bulle 21h15 / Musique vidéo WVNY (ABC) Burlington News Ç Alt Perlect Strangers MacGyverg Son of the Morning Star g News g Nightllne Love Connection HD SS 19 / Muchwest Fax Big Ticket / Rock in Rio II Spotlight / Test Pattern VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour The Nightly Business.Vermont Report Travels g The Civil War g Cinéma : Fire Over England GB.37 —Avec L.Oliver (ôe) 4-SAISONS '«J Montréal La roue chanceuse Zizanie Salle des nouvelles Dossiers mystères Cinéma : Froid comme la mort— Am.87 Avec Mafy Steenburgen et Jan Rubes Le Grand Journal g Sports Plus Elle écrit au meurtre Æÿh WCFE (PBS) 3-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour The Civil War g The Avengers Cinéma nando de Ro|as, Michel Garneau, m.en s.Jean As-selm.du 15 janv au 16 lév , mar au sam a20h LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955)— Les lun mar el mer Jam Session avec La Machine St-Denis, à 21 h MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Onlario, Montréal— Les lundis d'Edgar: concerl-causerie, Edgar Fruitier reçoit le Trio Lyrika, ensemble de musique de chambre, le 4 tév à 20h RISING SUN: 5380 St-Laurent.Montréal (278-5200)— Brasal Blue Monday, avec Rolyn Henry 8 The Chicago Blues Nuts, le 4 tév.SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Ca-Iherine, Montréal (253-8974)— < Jeune homme en colère • de John Osborne, m en s Claude Poissant, à compter du 18 janv.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— OSM présentation spéciale: Parsital de Wagner, dir.Franz-Paul Decker, le 4 (év.à 19h.STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h , mar.au dim.10h à 18b.— pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul O .Vieux-Mont-réal (845-7306)— t Concert.spectacle de marionnettes, sam.dim.à 15h.jusqu'au 10 juin THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211)— • Les reines .de Normand Chaurette.m.en s.André Brassard, du 18 janv.au 10 tév., mar.au sam.20h.dim.15h.(supplémentaires du 12 au 16 lév.) THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dommique.Montréal— Le Théâtre Grosse Valise présente • Monsieur de Pourceaugnac • du 22 janv au 10 lév., mar.au sam.à 20h , dim.à 15h.THÉÂTRE ESPACE GO: 5066 rue Clark.Montréal (271-5381 )— « Dans la solitude des champs de coton .de Bernard-Marie Kollès, m en s Alice Ron- lard, du 15 janv.au 9 lév.à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— < Peer Gynt • d'Henrik Ibsen, m en s Jean-Pierre Ronlard, du 22 janv.au 16 lév.mar.au ven.20h.sam.16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • Chacun son tour.de R.Cooney et T.Hilton, m.en s.Monique Duceppe.du 8 janv au 9 lév., mar au ven.20h.sam.16h 30 et 21h THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal— t Hosanna • de Michel Tremblay, m.en s.Lorraine Pintal, du 21 |anv au 16 fév., mar.au sam.à 20h., dim.à15h THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Monlréal (844-1793)— Le Théâtre du Rideau Vert présente « Le pain dur > de Paul Claudel, m en s Michèle Magny, du 22 janv.au 16 tév., mar.au ven.à 20h , sam.16h et 21h , dim.à 15h.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis, Monlréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel Schonberg, du 17 |anv.au 14 avril, Ir.mer jeu.sam.dim.20h, matinée sam à 14h., angl.mer.ven.20h, dim.14h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Monlréal— Salle B 484 Classe de chant, France Dion, le 4 lév.à 17h.30 LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Oc-tave-Crémazie, Québec (418-643-8131)— Le Théâtre du Trident présente • On ne badine pas avec l'amour > de Allred de Musset, m.en s.Albert Miliaire, du 15 |anv au 9 lév., mar.au sam à 20h THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St Jean.Québec (418-694-9631)— « Junk ¦ de André Morency, m.en s.Gill Champagne, du 15 janv au 9 tév., mar au sam à 20h 30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 939 ave de Salaberry, Québec (418-529-2183)— < Les amis.de Kobo Abe.adaptation et m en s.Claude Poissant, du 29 janv au 8 lév., mar.au sam.à 20h„ dim à 15h THÉÂTRE DE L’iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-595-7455)— « La Coupe Stainless • du 16 janv.au 9 mars A SURVEILLER Club Ami Boutique, un projet de réinsertion occupationnelle, aura une vente spéciale de vêtements usagés pour enfants et adolescents en février, au 5623 Côte-des-Neiges, et est ouverte le mardi et jeudi de midi à 16 h.Rens.: 342-8015.¦ I,'Association des hypoglycémiques du Québec donnera un cours intensif sur l'hypoglvcémie, le samedi 9 février de 9 h 30 à 16 h 30, au 5109 rue St Hubert à Montréal.Inscr.: 273-3662.¦ I.'Association des parents et amis du malade mental Rive-Sud tiendra sa rencontre régulière, le mardi 5 février à 19 h 30, sur le thème : « Le Collectif de défense des droits de la Montérégie » avec M.Mario Bousquet, au 40 rue Lévis, près du Ch.Chambly à Longueuil.Kntree libre.Rens.: 677-5697.¦ Le Centre d'information sur les nouvel les religions présente une conférence donnée par Kmmanuel Lapierre intitulée : « Les Vieux Catholiques, cent ans plus tard », le mercredi 6 février à 19 h 30 au 8010 rue St-Denis.Réserv.: 382-9641.¦ Le Groupe de recherche d'intérêt public du Québec organise une semaine d'activités el une collecte de recyclables à l’Université McGill, du 4 au 8 février.Aussi le vendredi soir Bag of Hammers joueront au Centre universitaire.Rens.: 398-7432, U ne soirée de lecture de textes personnels, (poèmes, nouvelles, contes, etc.) est organisée par le groupe des « Lundis littéraires », ce soir de 19 h à 22 h, au restaurant théâtre La Licorne, 4559 rue Papineau (2e étage).Rens.: 277-6231.¦ Le CLSC Samuel-de-Champlain, 5811, boul.Taschereau, Brossard, vous offre conseils, informations et échanges sur le développement de votre enfant, le mardi 5 février de 19 h 30 à 21 h 30.Inscr.: 445-4452, poste 244.g Les conférences intitulées « La musique symphonique : le plaisir de l'écoule » de Mme Marcelle Guertin, musicologue, professeure à la Faculté de musique de l’Univ.de Montréal, débutent le lundi 11 février à 13 h 30 en matinée ou à 19 h 30 en soirée au choix, dans le cadre des Belles Soirées de l'Univ.de Montréal.Rens.: 343-6090.a Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal, au Centre permanent, 3131 rue Sherbrook est, de 9 h à 18 h; à l'UQAM, Pavillon Judith-.lasmin, La Grande Place, 1455 rue St-Denis, de 10 h à 18 h; à l'Université de Montréal, Faculté des arts & sciences, Cafétéria, 2e étage, 3200 rue Jean Brillant, de 10 h à 16 h; ü Magog, sous-sol de l'église St-Pa-trice, 115 rue Merry Nord, de 14 h à 20 h, et à Beaconsfield, Beaconsfield High School, Gymnase A, 250 rue Beaurepaire, de 14 h à 20 h 30.Rens.: 937-2790.«De Trois-l’ixloli-x aux bayous de la Louisiane, en passant par Dallas.I.F.DIABLE D'AMÉRIQUE piste le malin à travers les coutumes, les légendes, les mythes autochtones, les rites vaudous, les transes des secrets modernes.» DE IA COLLECTION «.un diable très actuel, évolué, autrement DA DI CD nilllElllflllt plus subtil et efficace!» (A l\L b 11 U fUmtllUllL lluguette Roberge, l a Presse c:|NfcMA,JBIU! PRI)SKVI , LE DIABLE D'AMÉRIQUE un film de GILLES CARLE L [S3 Au Cinéma Parallèle 3682 boul.St-Laurent Tous les jours 19.00 et 21.00.Dim.: 15.00 - 17.00 - 19.00 - 21.00 MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.LUNDI 4 FF.VRIF.R .A PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerti pour violon BWV 1042-3 (J.S.Bach) concerto pour clavecin, pianoforte (C.P.E.Bach) DEMAIN SOIR, 22:00 concerto no 2 en sol majeur (I laytln) concerti pour pianoforte op.13 nos 1-2 (J.C.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527 -8321 ( 95 CULTURE ET SOCIETE Montréal, lundi 4 février 1991 m.& S Laurence J albert et ses musiciens célèbrent les 100 000 exemplaires vendus.PHOTO JACQUES GRENIER Jalbert célèbre son disque platine en spectacle Laurence Jalbert En spectacle au Spectrum.Supplémentaires les 22 et 23 lévrier Sylvain Cormier PENDANT gue les 100 000 copies de son album Eponyme s’arrachaient, les événements se sont précipités pour Laurence .lalbert : consécration aux fêtes de la Saint-Jean, triomphe au Spectrum en octobre, un premier vrai spectacle colporté jusque dans les hameaux les plus humbles de la province, performance remarquée aux FrancoFolies en décembre.De retour au Spectrum vendredi soir pour la première d’une série de supplémentaires, Laurence Jalbert et son public se sont mutuellement félicites du bel amour qu’ils se vouent depuis que Tomber a permis leur rencontre.Qu’une salle soit gagnée à l’artiste tombe sous le sens.Le contrat est tacite et les rappels ritualisés.Mais, il y a ceux et surtout celles qui donnent le monde à leur public et qui l’exigent en retour.Les grandes divas du blues, Janis Joplin, évidemment.No- tre Marjo, Melissa Etheridge.Et Laurence Jalbert.Celles qui ont besoin que l’émotion soit réciproque et proportionnelle.Que le public les porte et satisfasse leur gargantuesque appétit d’amour.L’intensité du rapport qu’établit Laurence Jalbert avec son public ne manque pas d’émouvoir.Un succès d'autant plus méritoire que son spectacle est basé sur le matériel d’un seul album, augmenté de cinq nouvelles chansons et de quelques versions.Aucun tri possible.Les pièces les plus faibles, qui ne résisteront pas à la prochaine tournée, encombrent inévitablement le paysage.Les ovations sporadiques vendredi, pourraient bien être continues au prochain rendez-vous.De plus, l’infime distance qui subsiste encore entre Jalbert et son public fondra si elle ose donner toute la place au folk-blues dont Rage, Tomber et Les yeux noirs sont les émanations les plus probantes.Difficile, en effet, après tant d’années de galère dans les bars, de se défaire du syndrome « demandes spéciales ».Plaire au plus grand nombre devient une seconde nature, et on a tendance à diluer ses blues en les entourant de ballades pop aseptisées qui noient la guitare acoustique et le violon dans les navrants effets de claviers.Pourtant, lorsqu’elle nous assène le Love Me Mike A Man de Bonnie Raitt, un blues lourd et salissant, c’est le ventre qui encaisse et le pouvoir de Laurence Jalbert sur son public est alors illimité.Avoir éeumé si longtemps le circuit des bars a quand même du bon.Chanter tous les succès inimaginables permet de garder en réserve ceux qui terrassaient les clients les plus recalcitrants.Quand Laurence Jalbert a livré son formidable « medley » composé de White Rabbit (Jefferson Airplane), Because The Night (Patti Smith et Bruce Springsteen), Wuthering Heights (Kate Bush), T'es pas lout seul à soir ( notre Pag national) et Piece Of My Heart (Janis Joplin), elle a éberlué des spectateurs dont la plupart ne sont nés qu’aprés la mort de Janis.Tout le metier, le talent et l’étonnant registre vocal de Jalbert se révèlent dans ces interprétations honnêtes et inspirées.On appréciera par ailleurs la compétence indéniable des musiciens, qui se sont moulés aux différents styles (quelques années-lu- mière séparent Kate Bush et P Airplane), avec une assurance notable.Sincérité, naturel, amour du public.Et une voix qui n’envie rien à Janis.Comment ne pas s’éprendre de cette Gaspésienne qui n’a pas perdu l’accent, qui présente ses musiciens comme ses « p’tits gars » et qui repère dans la foule des voisins de Rivière-aux-Renards : « T’es la fille de qui, toi ?» Lorsqu’elle présente son claviériste comme ayant « croisé sa route par hasard » et que, de la salle, une fille crie que « le hasard n’existe pas », Laurence rétorque illico : « C’est peut-être vrai mais, lui, il existe.» La foule explose et l’ovationne.Sacrée Laurence.On souhaitera ardemment que rien ne vienne réduire cette proximité et qu’au moment de passer à l’étape suivante, Laurence Jalbert saura résister aux pressions de l’industrie et au budget grandissant qui légitiment tous les ajouts, toutes les enflures musicales.C'est la route acoustique qu’il faut suivre, sur disque et en spectacle.Faire mieux, c’est souvent savoir en faire moins.Et, laisser son coeur battre au rythme du blues.Kudelka le magnifique aux Grands Ballets canadiens Soirée Kudelka-Prokofiev Au programme Les marginaux, The Heart of the Matter et Désir Chorégraphies de James Kudelka.Musique de Serge Prokofiev.Costumes Santo Loquasto et Sylvain Labelle Éclairages : Nicholas Cernovitch Les danseurs principaux : Catherine Lafortune, Andrew Giday, Jagna Mazur, Katia Breton, Sylvain Lafortune, Andrea Boardman, Kevin Irving, Louis Robitaille, Anick Bissonnette, Rosemary Neville, Beniamin Hatcher et BetsyAnn Baron Spectacle présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de jeudi à samedi Mathieu Albert depuis longtemps.Pour l’extrême majorité, les danseurs étaient impeccables et les chorégraphies, toutes signées par James Kudelka, renvoyaient à ce qu’il y a de plus haut en matière de danse contemporaine.Disons-le net.Le spectacle possédait ce quelque chose qui fait d’une pièce un chef-d'oeuvre.James Kudelka nous a montré non seulement qu’il sait manier la danse dans toute l’étendue de sa complexité mais aussi qu’il est parfaitement capable de marier le vocabulaire du ballet à l’esprit neuf de la nouvelle danse.Des trois pièces à l’affiche (Les Marginaux, 1990; The Heart of the Matter, 1986; et Désir, 1991), c’est dans cette dernière, qui est également sa création la plus récente, que James Kudelka pousse les choses le plus loin.La pièce est d’une extraordinaire densité, le choix des danseurs est parfait, et pas un seul des gestes qui en composent la trame n’apparaît comme superflu.Le chorégraphe est parvenu a lancer ses interprètes dans des kilomètres de danse d'une complexité labyrinthique sans jamais donner l’impression du moindre effort.Il manipule également l’art exigeant du mouvement d’ensemble et du contrepoint avec une maîtrise que nous ne lui connaissions pas auparavant.Que ce soit dans In Para-clisum en 83, ou dans Le Sacre du printemps en 87, deux pièces majeures à son répertoire, jamais James Kudelka n’était parvenu à un si haut degré d’harmonie entre les déplacements du corps de ballet et la délicatesse des solistes engagés dans les divers pas de deux.Ici, la structure de l’oeuvre est parfaitement équilibrée, chacun des segments dont elle se compose se fond l’un à l’autre avec fluidité.La danse, pour sa part, multiplie les dynamiques.Les passages injectés à l’adrénaline s’entremêlent aux phrasés plus méditatifs, les cercles et les rondeurs se juxtaposent aux gestes taillés en saccades.Les interprètes, quant à eux, circulent sur la scène comme s’ils étaient transportés par une sorte d’euphorie collective.Il y a Andrea Boardman, rapide comme un bolide, Anick Bissonnette, suave et légère comme un papier de soie, Sylvain Lafortune et Louis Robitaille, leurs partenaires respectifs, virils comme des machos, superbement charismatiques.Dans les deux autres pièces au programme (LesMarginauxet The Heart of the Matter), James Kudelka entretient, cette fois, des complicités avec le style de Balanchine — par la pureté des lignes qu’il crée et les divers jeux de polyrythmie auxquels il fait appel — tout en évitant le piège du mimétisme pur et simple.Les deux pièces témoignent de l’ingéniosité qui est la sienne dans la construction du mouvement, et dans la façon qu'il a d’organiser la scène selon une vision morcelée du temps et de l’espace.Kudelka distribue les danseurs à l’intérieur de divers grou- J pes autonomes, et agence les mouvements de chacun de ceux-ci de façon à ce qu’un effet de canon soit créé.L'ensemble qu'il réussit à produire est magnifique.C’est un peu comme si plusieurs chorégraphies prenaient place simultanément, et se coordonnaient les unes aux autres.I .ES DANSEURS des Grands Ballets canadiens se sont passé le mot : jubilation collective, nirvana extatique, délicatesse ineffable.Si vous avez raté l'hommage que les GBC rendaient à Prokofiev ce week-end à la salle Wilfrid Pelletier, soyez accablés de remords : vous avez manqué l’un des morceaux chorégraphiques les mieux ficelés que la compagnie ait présentés à Montréal Des « Clairs de terre » plus sophistiqués Clair de terre •• I espace du son >•, Annette Vande Gome Obst, Metal drop music; Kupper, Litanea, Zanési, Stop ! l'horizon, Vande Gorne, Terre Avant-programme Roy.Résonances d'arabesques Mercredi 30 janvier, au Planétarium Dow de Montréal.Carol Bergeron DEPUIS ses premières manifestations, la série « Clair de terre » de l’Association pour la création et la recherche électroacoustique du Qué bec a considérablement amélioré la facture de ses concerts.Présentés au Planétarium de Montréal, ils avaient souvent l’allure d'une observât ion sidérale simulée, accompagnée d’une illustration sonore de caractère plus ou moins interplanétaire.11 semble que l’on ait pu contourner une batterie de petits problèmes techniques puisque lors de la dernière prestation, le visuel se faisait enfin infiniment plus discret, n’ani-ma nt la vofite que pour laisser plus d'espace à l’imaginaire de ceux qui dans la pénombre ne voient rien.Quand on la dit « acousmatique », la musique électroacoustique n’a pas besoin de supports visuels : diffusée à partir d’une bande magnétique à travers des haut-parleurs dispersés dans la salle, elle s'adresse à l’imaginaire et à la sensibilité de l’auditeur par le seul canal de l’ouïe.Au mieux, elle s’écoute les yeux clos.C’est ainsi que la perception de l’espace qu’elle crée est la plus vive.Il va sans dire que l’appréciation de cette musique n’est pas davantage soumise au comportement et à l’apparence de l'interprète qui à l'aide d’une console de diffusion intervient entre l’oeuvre sur bande et l’auditeur, de façon à peu près analogue à celle du pianiste entre la partition et l’auditeur.C’est le compositeur belge Annette Vande Gorne qui avait conçu un programme intitulé précisément : L'espace du son.D'une remarquable unité, ce programme rassemblait quatre pièces qui, par la qualité exceptionnelle de leur facture autant que par la force suggestive de leur inspiration, conduisaient l’auditeur au-delà des li mites de son champ de vision.Professeur de composition électroacoustique aux conservatoires de Liège et de Bruxelles, Annette Vande Gorne, dont c’était la première visite au Québec, occupe déjà une place importante dans l’activité musicale de son pays.Elle a organisé le premier Festival acousmatique international de Bruxelles en 1984.Elle a fondé et anime encore l'association Musiques et recherches, qui publie une revue d’esthétique musicale, ainsi que le studio Métamorphoses d’Orphée, où certains compositeurs québécois sont allés travailler.Dans le mot de présentation de son concert, Vande Gorne précise que « le sonore (faut-il encore dire Musique ?ou alors peut-être, musique généralisée) s’ouvre et conflue vers les réalités virtuelles, celles qui se cachent derrière des mots tels que : Énergie, Matière, Mouvement, Espace; et aussi : Empreinte, Signe, Réalité, Symbole, Image, Imaginaire; et encore : Continu, Rupture, Flux, Discontinu ; enfin : Apparent, Caché ».El j’ajouterais, au-delà de ces mots, certes, mais aussi, au-delà du vocabulaire habituel de la musi- que.Dans ce que nous avons entendu l’autre soir, l’utilisation d’un matériau sonore identifiable (le chant incantatoire des Litanies dans la pièce du Belge Léo Kupper, par exemple) ne paralyse pas le compositeur au niveau superficiel de l’anecdote.Chez le français Christian Zanési comme chez Annette Vande Gorne, le parcours sonore n’est jamais prisonnier d’un vocabulaire emprunté.D’ailleurs les « vocables» connus (bruits de la nature, certaines séquences rythmiques) s’entremêlent à des « mots » inusités qui évitent les pièges stériles des emprunts forcenés (notamment à la musique pop) du postmodernisme.Donné en création mondiale, Terre constitue le cinquième et dernier élément (les quatre autres étant : Eau, Feu.Métal et Bois) d’un cycle intitulé Tao auquel Vande Gorne a travaillé depuis 1983.Il s’agit là d'une oeuvre magistrale qui anime avec une force singulière l’espace qu’elle crée.Le compositeur Francis Dhomont sera l’animateur du prochain « Clair de terre», le 27 février MUSIQUE /chronique I Musici en tournée Marie Laurier L'ORCHESTRE de chambre I Musici de Montréal partira en tournée' cette semaine pour une série de 13 concerts en Ontario, au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis.Le pianiste Anton Kuerti qui lançait hier en quelque sorte a Montré; ogramme Mozart de cette tournée sera le soliste dans neuf des concerts qui commencent à Toronto le 7 février polir se terminer le 24 du même mois au Town Hall de New York.Rampai et Hutchins LE FLÛTISTE français Jean Pierre Rampai sera le soliste et le chef d’orchestre des prochains concerts de la série Baroque et classicisme de l’i )SM demain et mercredi à 19 h 30 à la basilique Notre-Dame.Le flûtiste de l’OSM Timothy Hutchins interprétera avec Rampai le concerto pour deux flûtes de Cimarosa.Au programme également : Mozart et Rossini.Refus global en musique RAYMOND G ER VAIS sera le maître d’oeuvre d’un événement spécial intitulé Autour du Refus global en musique le dimanche 10 février à 14 h au Musée* d’art contemporain.Les artistes Yves Boulimie, Rober Racine, Robert M.Lepage et Martin Tétreault se joindront à lui pour réaliser des compositions-performances rendant ainsi hommage à trois grands révolutionnaires de l’art au Québec, soit Pierre Mercure en musique, Claude Gauvreau en poésie et Paul-Émile Borduas en peinture.M.Gervais présentera deux pièces intitulées Automatisme pour Claude Gauvreau et Automatisme /mur Pierre Mercure, la première interprétée par Yves Bouliane, contrebassiste et la deuxième jouée par Robert M.Lepage, clarinettiste.Quant à Rober Racine, il mettra en musique le texte du manifeste du Refus global alors que Martin Tétreault présentera une courte performance de manipulation de disques dans un esprit automatiste.Deux films compléteront cet événement musical, un documentaire réalisé par Jean-Claude Labrecque où l’on voit Claude Gauvreau récitant un de ses poèmes et un film réalisé par Charles Gagnon sur le musicien Pierre Mercure.Cet événement-performance s’inscrit dans le prolongement de l’oeuvre-pochette du disque conçue par Raymond Gervais dans le cadre de l’exposition Disques et tourne-disques.Entrée gratuite.Concert des élèves du conservatoire LE CONSERVATOIRE de musique de Québec nous fournit l’occasion d’encourager les jeunes instrumentistes de la relève en nous invitant à entendre ses élèves à la chapelle du Bon-Pasteur le jeudi 7 février à 20 h : Marie-Perle Roy, flûtiste, Christine Thibault, violoniste et Éric Martineau, saxophoniste seront accompagnés au piano par Lucie Langevin, Madeleine Bernier Magnan et Christiane Farley.Les interprètes joueront des oeuvres de Bach, Mozart, Bancan, Messiaen, Beethoven et Rueff.Entrée libre.Bande Magnétik PARMI les nombreux concerts de cette semaine dont nous avons déjà fait écho, ajoutons ceux du groupe vocal a cappella La Bande Magnétik qui sera à la Licorne du 5 au 16 février.Cet ensemble île cinq choristes se démarque par la diversité de son répertoire et l’originalité de ses interprétations et depuis sa fondation en 1987, il a donné 250 représentations au Québec, au Canada et en Europe.Le prochain spectacle intitulé avec humour Un chat dans la gorge touche tous les genres, le rock, le jazz, le country, le gospel et le classique.Ces jeunes jouent avec leurs voix comme des comédiens avec leurs personnages.Renseignements : 523-2246.L’Opéra de quatre notes LA TARASQUE présente un spectacle de théâtre musical jeudi et vendredi, 7 et 8 février à la Maison de la culture Frontenac : L’Opéra de quatre notes du compositeur américain Torn Johnson, une oeuvre minimaliste construite sur une seule série de quatre notes et qui raconte l’histoire de malheureux chanteurs qui se battent avec quatre malheureuses notes en multiples I variations.La distribution est assurée par Hélène Lemieux, alto, Bernard Levasseur, baryton, en alternance les sopranos Anne Saint-Denis (7 février) et Louise Marcotte le lendemain, enfin le ténor François Panneton.La direction scénique est signée Marthe Forget et la direction musicale, Lorraine Prieur.Renseignements ; 872-7882 ou 385-5479.PHOTO ARCHIVES PHOTO ARCHIVES La Tarasque Jean-Pierre Rampai Un autre fleuron à la programmation de l’Ensemble Arion Baroque et rococo Avec l'Ensemble Arion et Marion Verbruggen (flûte à bec).Cima, Sonata à fre(1610); Castello, Sonata à quatra (1629); Turini, Sonata à tre (1621); Graun, Sonate en tria, Telemann.Sonate en trio: Marais, Variations sur « Les Folies d'Espagne» (1701); Couperin, Huitième Concert » dans le goût théâtral » (1724).Vendredi, 1er février, salle Redpath.Carol Bergeron VENDREDI et samedi derniers, l’Ensemble Arion ajoutait un autre fleuron à la programmation de son dixième anniversaire.Méticuleusement préparé — il venait d'être joué au Boston Early Music Festival — ce concert Baroque et rococo permettait en outre d'apprécier une interprète exceptionnelle de la flûte à bec, la Néerlandaise Marion Ver-briiggen qui vit depuis plusieurs années aux États-Unis.Faut-il rappeler que la collaboration de ces musiciens n’est pas tout à fait récente puisque déjà en 1987 elle s’était concrétisée en un remarquable enregistrement publié par la suite chez l’éditeur américain Titanic (Ti-177).C’est d'ailleurs peut-être pour en rappeler l’existence que les interprètes ont voulu en reprendre la majeure partie du contenu.Mais au-delà de relancer la carrière d’un disque, le principal avantage d’un tel retour en arrière se mesure à l'excellence à laquelle parviennent les interprètes.Totalement dégagés des contingences techniques, les textes deviennent encore plus clairs, plus éloquents et plus ex, pressifs.Et pour ceux qui doutaient encore de l’excellence de l’Ensemble Arion, il y avait là de quoi les confondre.Car en admettant que Marion Ver-briiggen possède un jeu d’une éblouissante souplesse, il était aisé de se rendre compte que les Chantal Rémillard, Claire Guimond, Betsy MacMillan et Hank Knox n'éprouvaient aucun mal à la suivre sur ce terrain.La comparaison pouvait également se faire en regard du style autour duquel l’entente semblait absolue.Quant au titre du programme, sans doute eut-il été plus simple de n’y point faire voisiner les mots « baroque » et « rococo ».Aujourd’hui, il semble admis que le XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe correspondent à la période dite baroque.Si l'on voulait en revenir aux anciennes distinctions, il aurait fallu ajouter le mot « classique » pour signaler la présence des deux compositeurs français, laissant ainsi le « baroque » aux Allemands et le « rococo » aux Italiens.VV 12 B Le Devoir, lundi 4 février 1991 ÉDITORIAL Partir et rester - III Jeffrey Simpson ttaoctr» [ÿjpqmffluua.^ Meal [¦mni [¦ISIS' ¦ a, i(Aüa l I À l’insulte québécoise, la riposte canadienne Il ne passera pas à l’histoire pour sa qualité, le rapport du comité constitutionnel du Parti libéral du Québec ( rapport Allaire ).Sa conclusion plus ou moins fédéraliste ou eonfédéraliste ne correspond pas à ses prémisses exclusivement souverainistes; sa lecture de la réaction probable du Canada anglais relève, ou de l’ignorance ou de la provocation.Pour prêcher l’autonomie politique du Québec, il vaut mieux s’en remettre aux meilleures oeuvres littéraires du Parti québécois qu’à cette copie de commençants; pour faire le procès au fédéralisme, il doit y avoir mieux qu’une thèse qui l’accuse d’être génétiquement mieux disposé à l’État-provi-denee qu’au libéralisme économique, option préférée du comité.Le rapport fait malgré tout effet de missile, et au Québec et au Canada.C’est à cause de sa conclusion et de la méthode qu’il suggère pour y amener autrui, de gré ou de force.Si le congrès du Parti libéral du Québec endosse le rapport, le mois prochain, il traverse en effet le Rubicon et vient rejoindre son adversaire, le Parti québécois, dans la mouvance souverainiste.C’est un événement majeur dont peu de péquistes ont saisi la juste mesure.Normalement, si tout cela n’est pas mensonge, le PLQ et le premier ministre du Québec, qui a déjà endossé le rapport, font « table rase » de la constitution actuelle comme le comité Allaire le dit en toutes lettres.Le « nouveau pacte Québec-Canada» auquel ils croient pouvoir arriver paraît farfelu dans son déguisement confédéral mais il ne maintient avec le reste du Canada que de minces liens fonctionnels que le ’arti québécois pourrait lui aussi accepter et même souhaiter.Les deux partis sont donc dans le même camp, ce que tout le monde a compris avec tremblements, du Globe and Mail au New York Times.Quant à l’arme référendaire, elle paraît redoutable en même temps que grossit re dans cette nouvelle version.C’est un chantage cousu de fil blanc.On rend la vie commune impossible jusqu’à se faire chasser de la maison et on accuse ensuite l’autre d’avoir provoqué la séparation.C’est ainsi que le rapport Allaire suggère un référendum à la fin de 1992 pour ratifier une éventuelle entente avec le Canada et, en cas d’échec, un référendum sur la souveraineté assortie d’une « offre » d’association.Sachant que le délai est impraticable pour un bouleversement de cette envergure, on voit déjà se profiler une décision québécoise favorable à la souveraineté en moins de deux ans.Aussi tordue que soit cette manière d'arriver à ses fins, il faut remarquer qu’elle y mène largement, en avance sur l’échéancier qu'envisageait le PQ.(M.Parizeau souhaitait un référendum indicatif en 1991, puis une élection qui le porterait au pouvoir vers 1993 et, quelques mois plus tard, un référendum ratifiant la souveraineté et la constitution québécoise.) Avant de se précipiter dans le camp du NON parce qu’ils n’aiment pas la tête des gens du OUI, certains péquistes y réfléchiront sûrement à deux fois.?Mais le PLQ est-il vraiment devenu su-verainiste ?A-t-il vraiment l’intention de passer aux actes référendaires dans moins de deux ans ?Voilà la question qui, comme on le sait, s’adresse surtout au premier ministre, M.Bourassa, dont la conversion suscite le plus grand scepticisme.Il est désormais avéré que M.Bourassa a mis la dernière main au rapport Allaire et qu’il est l’auteur de cette stratégie qui, sur papier, mène tout droit à l’indépendance.Or on n’arrive pas à se convaincre de sa détermination tant l’ensemble de sa carrière politique contredit la direction radicale qu’il semble prendre aujourd’hui.Le premier ministre doit rapidement passer d’une position de chef de parti à une position de chef d’État Deux thèses se font jour.La première, et la plus vraisemblable compte tenu du personnage, est qu’il a voulu gagner du temps alors que son parti se déchire.Dix-huit mois, c’est une éternité en politique et M.Bourassa a toujours eu tendance à remettre les décisions difficiles à la toute dernière heure en espérant que les choses s’arrangent d’elles-mêmes.On l’a vu tout au long de la récente crise linguistique qui a duré près de quatre ans pendant lesquels il prétendait avoir un plan, crise qui s’est pourtant soldée par une improvisation, la loi 178, et un gâchis.Les contradictions mêmes du rapport Allaire ont la vertu de garder le Parti libéral à flots et d’empêcher fédéralistes et quasi-souverainistes d’y entrer en duel final.D’ici dix-huit mois, comme on le dit dans son entourage, l’ardeur souverainiste pourrait s’amollir sous l’effet de la récession et le Canada anglais pourrait peut-être formuler une proposition de compromis à laquelle un modéré comme M.Bourassa pourrait bien se raccrocher pour repousser l’échéance.Si tel est le jeu de M.Bourassa, c’est le pire qu’on puisse imaginer.Car il ne s’agit plus d'echanges tactiques autour d’objets mineurs.En endossant le rapport Allaire, le premier ministre a engagé la crédibilité du Québec.Il ne pourra reculer dans le désordre sans compromettre un rapport de forces qui, depuis le référendum de 1980, s’était difficilement reconstruit.Il jouerait ici, pour des raisons partisanes, avec l’avenir d’un peuple ; et il risquerait de le bloquer pour longtemps.La deuxième thèse voudrait que, pressé par l’histoire et confiant de pouvoir plus doucement que le PQ mener le Québec à son destin souverain (et peut- être associé), Robert Bourassa soit vraiment résolu à tenter le tout pour le tout.Autrement dit, et ce serait normal, le premier ministre penserait ce qu’il dit.Si tel est le cas, le délai qu’il suggère n’a aucun sens.Il ne faudrait pas désormais gagner du temps mais, au contraire, prendre toutes les forces adverses de vitesse pour éviter l’enlisement et minimiser l’instabilité.C’est à cette démarche rapide qu’on jugera des intentions réelles du premier ministre.Et quelques conditions s’imposeraient d’emblée : a) même démocratiquement élu, M.Bourassa n’a pas le mandat d’entreprendre des négociations avec le « gouvernement du Canada », comme le suggère le rapport.Il lui faut, pour assurer sa légitimité, intégrer le futur rapport de la Commission sur l’avenir du Québec ( Bélanger-Campeau ) et, le plus tôt possible, faire de la position du gouvernement celle de l’Assemblée nationale.Essentiel pour refuser la constitution de 1982 qui excluait le Québec, cet accord des deux grands partis politiques l’est encore plus désormais pour discuter d’un « nouveau pacte » avec le Canada.Le Parti québécois aurait tort de se montrer fondamentaliste et de refuser sa collaboration à cette étape.Car il forcerait M.Bourassa à aller chercher cet indispensable mandat par élection ou référendum et à mettre en danger le fort consensus actuel.b) Le premier ministre pourrait alors emprunter la démarche péquiste et aller explorer à Ottawa, pendant quelques mois, les conditions d’une rupture tranquille.Sur ce point, et quoi qu’en pensent les péquistes frustrés de voir l’adversaire prendre le volant, les deux partis se rejoignent quant à l’essentiel : partage de la dette et des actifs, conditions de l’union monétaire, marché commun, etc.c) Ce qui comptera ici, c’est le rapatriement des pouvoirs et l’autonomie politique et non l’obsession d’une structure confédérale.Le gouvernement libéral ne peut, sans se rendre ridicule, demander au reste du Canada de s’imposer une organisation qui chambarderait la fédération selon un design made in Québec.Les provinces canadiennes doivent être libres de choisir le statu quo ou quelqu’autre formule.Lier la décision du Québec à un arrangement confédéral qui va contre le vif désir d’unité du Canada anglais, c’est une voie sans issue.d) L’Assemblée nationale du Québec doit récuser, dès maintenant, toute idée de référendum pan-canadien — une suggestion qui mijote déjà à Ottawa — qui viendrait interrompre la négociation ou la détourner de son sens.Il revient au premier ministre de mettre fin à toutes les spéculations sur sa bonne foi au moment où il engage le Québec dans un tournant décisif.Il lèvera les doutes s’il s’emploie rapidement à faire de son virage la position de l’État québécois plutôt que celle de son parti et s’il renonce au chantage sur dix-huit mois pour aller, résolument, négocier la voie qu’il dit désormais être la meilleure pour le Québec.LISE BISSONNETTE laquelle « les Acadiens ont déjà désigné les Anglais».Le fondateur de l’université de Moncton, le Père Clément Cormier, c.s.c., n’était pas un « Monseigneur » et encore moins un « pauvre Monseigneur».Le colonel Moncton, quant à lui, n’a certainement jamais été honoré du titre «Sir Moncton ».Enfin, l’auteur cite une rumeur selon laquelle les étudiants de l’Université de Moncton ne portent pas les chandails de l’Université à Moncton, par « peur de se faire battre par les Anglais ».On pourrait pourtant citer des faits, et non des rumeurs, montrant que les Acadiens n’ont pas peur d’affirmer leur présence à Moncton.Lorsque les Aigles Bleus de l’Université de Moncton ont remporté le championnat canadien de hockey universitaire en 1990, les étudiants ont spontanément défilé à travers la ville de Moncton, portant fièrement des drapeaux acadiens.Personne, ce soir-là, ne semblait avoir « peur de se faire battre par les Anglais ».Le 15 août 1990, jour de la fête nationale des Acadiens, une des artères principales de la ville de Moncton était fermée à la circulation, pendant que des centaines d’Acadiens fêtaient dans la rue.J’y étais, et encore là, personne autour de moi ne semblait avoir peur que des Anglais viennent les battre.J’ai cru bon de vous apporter ces précisions, car je crois que vos lecteurs et lectrices devraient être mis en garde contre des lettres d’opinion basées sur des rumeurs, des oui-dires et des informations fautives.Ronald La belle Moncton, 18 janvier 1991 À quand, le palmarès du secondaire ?LES COLLEGES sont offusqués par le « Palmarès des collèges » paru dans L'Actualité du mois de février.Je ne suis pas placée pour évaluer la méthologie utilisée pour en arriver aux conclusions publiées, mais une chose est sûre les colleges font la même chose à l’endroit des écoles secondaires.Un élève de polyvalente n’a I il pas moins de chances d’être admis dans un des temples sacrés qui sont les mieux cotés au palmarès de L'Actualité ?Après « Quels collèges préparent le mieux à l’université ?», j’espère avoir l’occasion de lire un dossier intitulé « Quelles écoles secondaires préparent le mieux aux collèges qui préparent le mieux à l’université ».Suzanne Blanchet Longueuil, 23 janvier 1991 LES TÂCHES auxquelles fait face le Canada — j’entends le Canada moins le Québec — consistent à choisir une nouvelle direction, à décider la façon de défendre ses intérêts dans des négociations avec le Québec, à remanier ses propres institutions et à se préparer à un avenir en tant que pays à la géographie divisée.Le plus tôt possible, le Canada doit se défaire des leaders politiques québécois qui sont présentement à la tête des partis politiques nationaux.Tout comme le Québec ne souhaiterait pas voir son équipe de négociation menée par quelqu’un provenant de la Saskatchewan, le Canada ne peut pas avoir comme représentant un Brian Mulroney ou un Jean Chrétien, dont les conseillers sont presque exclusivement des Québécois.Ces négociations vont se produire dans deux ou trois ans probablement, en raison du virage pris par le PLQ, passant du fédéralisme à cette souveraineté-association qu'il vient d’embrasser.Il y a maintenant au Québec deux partis souverainistes : celui de la ligne dure, le Parti Québécois, et un plus modéré, le Parti libéral du Québec.Étant donné que la sécession, ou la souveraineté, ou l’indépendance, ou la séparation — choisissez le terme qui vous convient — est tout à fait incompatible avec le système fédéral, les Canadiens n'ont pas le choix et doivent se confronter aux faitsVqui tiennent en ce que le Québec ne veut plus d’une association politique avec le Canada, et que le Canada ne voudra pas d'une association économique, sauf pour le strict minimum, sans association politique.Les sondages révèlent que les Québécois ont déjà quitté le Canada, du moins psychologiquement.Dans le rapport Allaire, provenant d’un parti soi-disant « fédéraliste », je n’ai pu débusquer qu’un paragraphe qui ait un contenu favorable au Canada.Presque aucun des intervenants devant la commission Bélanger-Campeau n’a eu des paroles favorables envers le Canada ou envers le système fédéral.EN DEHORS du Québec, de nombreux Canadiens sont contrariés par le gouvernement Mulroney, d’autres par les gouvernements en général, quelques-uns par le fonctionnement même du système fédéral.Mais les gens s’identifient encore avec le Canada, veulent que ce pays réussisse et valorisent ce que le Canada a à offrir.Aucune de ces données ne semble maintenant tenir au Québec, du moins parmi les Québécois francophones.L’écart entre ce que le Québec désire et ce que le Canada veut est maintenant trop grand pour que puisse continuer à vivre le pays tel que nous l’avons connu.L’hiatus entre ce que les Québécois sont disposés à laisser en place après avoir obtenu la souveraineté politique et ce que les Canadiens pourraient accepter est si vaste qu’aucune solution intermédiaire — et certainement pas le rapport Allaire — n’est possible.Le rapport Allaire, pour un fédéraliste, est une plaisanterie et une insulte.Ottawa ne serait plus qu’un petit gouvernement rabougri ; ce n’est pas ce que les Canadiens désirent.On permettrait toutefois à Ottawa de poursuivre les paiements de péréquation, ce qui signifie en pratique qu’après le démembrement du Canada, l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique continueraient à subventionner le Québec.SVP! L’abolition du Sénat est une insulte aux petites provinces; l’élimination de la Cour Suprême comme plus haut tribunal du Québec sonnerait le glas d’une vision nationale de la justice; la demande de compétence partagée en politique internationale, une recette menant à l’incohérence sur ce plan; la décentralisation de la fiscalité irait si loin qu’( ittawa dépendrait des provinces pour ses recettes.Ainsi de suite et j’en passe (NDI.R : en français dans le texte).AINSI, le Canada n'a d'autre voie que de modifier totalement son approche face à l'avenir.La très grande majorité des Canadiens ne voulait pas que le Québec quitte la fédération.Mais le rapport Allaire et les témoignages apportés a la commission Bélanger-Campeau font ressortir que le départ du Québec n’est qu’une question de temps.Plutôt que de songer à une nouvelle voie de compromis pour garder le Québec au sein du Canada, les Canadiens ne doivent envisager que leur propre intérêt dans les années qui viennent.Après s’être défaits des Québécois qui dirigent les partis nationaux et de ceux qui ont un rôle important dans la fonction publique, les Canadiens doivent trouver en leur sein des représentants appropriés pour les négociations avec le Québec.Les Canadiens doivent établir les objectifs de ces négociations.Je devine qu’ils formuleront des demandes qui choqueront les Québécois, qui se sont imaginés dans la fièvre du moment que les négociations seraient aussi harmonieuses qu’une promenade dans un parc.Si le rapport Allaire a produit un choc chez les Canadiens, les demandes des négociateurs canadiens rendront les Québécois abasourdis.Il faudra quelque temps pour formuler ces demandes et pour choisir les négociateurs.Ces négociations seront longues et marquées, des deux côtés, par une aigreur intense.Simultanément, les Canadiens doivent décider des structures régissant leur propre pays disgracieux, divisé géographiquement et où l’Ontario occupe beaucoup trop de place.Ils doivent établir leur stratégie visa-vis de leurs partenaires nord-américains : les États-Unis, le Mexique et le Québec.Le Canada devra aussi arrêter une ligne de conduite face à sa petite minorité francophone.Cette dernière jouit de droits constitutionnels mais ces droits émanent d’un Canada formé de citoyens anglophones et francophones.Le Canada amputé du Québec serait un pays unilingue anglais.Au Canada revient également la tâche de repenser le multiculturalisme.Dans un pays incluant le Québec, il était impossible de s’en tenir à une seule définition de ce qui était « canadien ».Sans le Québec, le Canada sera un pays unilingue avec sa majorité de soi-disant WASPs (NDLR : protestants anglo-saxons blancs).Il est vraisemblable que le Canada opterait pour le modèle américain du melting pot plutôt que d’autoriser, voire d’encourager les immigrants à conserver leur langue et leur culture.Le Canada aurait sa propre politique monétaire.Si le Québec voulait lier sa • piastre au dollar canadien, soit.Si le Québec veut utiliser le dollar canadien sans avoir son mot à dire dans cette politique monétaire, le cas échéant, ça irait.Québec pourrait également choisir de lier sa piastre au dollar américain ; c’est là une décision qui appartient en propre aux Québécois.AU COU RS des six mois (ou douze mois) qui viennent, les politiciens fédéraux essaieront de combler le fossé psychologique entre le Québec et le Canada.M.Mulroney a déjà en chantier un plan menant à une décentralisation profonde de la fédération Ce n’est là que du camouflage.Les Québécois ont déjà tiré la conclusion que le Canada est un échec; ils ne veulent plus eri faire partie, ils croient que le système fédéral étouffé leur avenir.Le rejet de l’entente du lac Meech a causé des dommages psychologiques irréparables.Quant aux Canadiens, ils sont las des débats constitutionnels.Ils n’acceptent pas la vision de l’avenir qu’acceptent maintenant les élites et les partis politiques du Québec.Cette vision a trait à un pays faible, à un mariage de convenance auquel le Québec pourrait mettre fin à tout moment.Les Canadiens s’irritent des menaces en provenance du Québec.L'impasse est totale.Il ne convient pas de manifester de l’amertume ou de la colère.Les Canadiens doivent maintenant s’organiser (tour défendre leurs intérêts, pour déployer toute la force qu'ils possèdent et pour discuter en profondeur et sérieusement d’un avenir sans le Québec.LETTRES AO DEVOIR L ’horizon n ’est pas clair LES JEUNES piaffent d’impatience, ont soif d'agir, de bâtir, de mettre l'epaule à la roue.Cependant, l’horizon n’est pas clair.Confusément, les jeunes sentent que leur effort sera annulé dans ce Canada.Leur contribution prendrait tout son sens dans un Québec à eux, à elles ; mais ce Québec n’existe pas et les adultes ont l'air de jongler, de s’amuser à brouiller les cartes.Ce n’est pas un jeu innocent et ce gaspillage est épouvantable, les jeunes se cherchent et trouvent d’autres valeurs.Des générations de jeunes ont besoin d’un horizon plus clair pour donner toute leur mesure et, si on leur ouvre la route, ils seront fiers d’y engager toutes leurs énergies.Ils sont merveilleux.Yves Lamonde Loretteville, le 23 janvier 1991 Soulagement temporaire LES RÉCENTS événements médiatiques du temps des fêtes autour des ressources de dépannage d’urgence, telles Dernier Recours Montréal et .Jeunesse au Soleil, ont certes encouragé un élan de générosité de la part de la population.Mais ces gestes ponctuels n’ont offert qu'un soulagement temporaire aux plus démuni-e-s de la métropole.Au réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, un regroupement de 47 organismes, nous aimerions pouvoir traduire tous ces dons pécuniers, conserves et vêtements récupérés en politiques sociales et économiques, qui assureraient à tous et chacun un bien-être vital, un logement décent à prix abordable et un emploi.Les problèmes sociaux et économiques du Québec, nombreux et complexes, s’aggra vent avec le désengagement des gouvernements, tant fédéral, provincial que municipal, qui abandonnent la population de réforme en réforme Les « coupures dans l’aide sociale, dans l’assurance-chômage et dans les services de santé et les services sociaux ; les augmentations de taxes; l’absence de politiques d’habitation et de plein-emploi ; la récession; etc.constituent autant de problèmes graves qui nécessitent une analyse rigoureuse et un engagement sérieux de la population et des gouvernements.Dans sa charte des droits et libertés, notamment, le Québec n’a -t il pas reconnu à tous ses citoyens et toutes ses citoyennes le droit au logement et celui de vivre dans des conditions de vie décentes ?Ce sont ces droits fondamentaux que notre regroupement défend en luttant contre la pauvreté, en particulier celle des personnes itinérantes et/ou sans abri.Pour la prochaine décennie, nous souhaitons à chacun et chacune d’entre nous la paix, la sécurité et la dignité, en osant espérer que nos représentant e s élu e-s sont plus sensibilisé e s aux réels enjeux de notre société et qu’ils et elles s’engageront dans l’établissement d’une véritable justice sociale et économique.Claude Godley Montréal, 18 janvier 1991 Dans les rues de Moncton LE 28 DÉCEMBRE 1990, LE DEVOIR pu bliait une lettre intitulée « Nos amis les en-nemLs », dans laquelle l’auteur présentait ses réflexions sur les Acadiens de Moncton, comme cette lettre contenait des erreurs et imprécisions, je crois qu’il serait utile d’y apporter des corrections.D’abord, la phrase « Nos amis les enne mis », que l’auteur a vu au « Musée de l'Aca-die » (il s’agit probablement du Musée Acadien de l’Université de Moncton) provient d’une étude récente d’un historien qui a voulu caractériser ainsi les relations qui existaient au 17e siècle entre la colonie française de l’Acadie et les colonies de la Nouvelle-Angleterre.Ce n’est pas une phrase par LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau.Michel Lefèvre Directeurs adjoints de Iinformation Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAI8 CE QUE DOIS «
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