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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-01-26, Collections de BAnQ.

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'OMAN.,—- rbtfl AN f ¦ * C?.1 «Nous couvrirons la fin du monde en direct» Nathalie Petrowski «SADDAM HUSSEIN n’est pas un client officiel mais nous savons qu’il possède un satellite et qu’il regarde régulièrement CNN ».Le ton est poli et professionnel, le ton d’une diplômée des Relations publiques.Quant à la confirmation, elle ne vient ni de Montréal, ni de Bagdad mais bien de Atlanta en Géorgie, siège social du réseau CNN.Nous sommes lundi, six jours après le déclenchement des hostilités.Dans les salles de rédaction de la ville, toutes les télés sont allumées au même poste : CNN.À Radio-Canada, le Bulletin de guerre de Bernard Derome apparaît souvent comme un exercice de traduction en différé.CNN annonce quelque chose.Une heure plus tard, Bernard y va d’un suave « il semble que » avant Le réseau CNN a augmenté sa part d’auditoire de 271 % pendant la première semaine de la guerre du Golfe d’emboîter le pas et de traduire.Il n’est pas le seul.Il suffit de synto-niser TV5 à l’heure du téléjournal pour voir que les télés françaises elles aussi sont branchées sur CNN.De fait, probablement toutes les télés du monde, plus particulièrement les européennes qui n’ont pas accès aux réseaux américains, le sont aussi.À un point tel, qu’au milieu de la semaine, un des journalistes de CNN en poste en Israël s’est plaint — Ted Turner sur les ondes d’avoir à se battre avec la censure américaine, qui préférait tout à coup donner ses primeurs à ABC, CBS ou NBC parce qu’ils ne diffusent qu’aux États-Unis, alors que CNN diffuse partout y compris chez l’ennemi.Déjà en début de semaine, Saddam Hussein, par la voix de son ministre de l’Intérieur, avait ordonné à tous les journalistes occidentaux à Bagdad, de plier bagages, ne faisant qu’une seule exception : CNN et le journaliste Peter Arnett.Pourquoi Arnett et pas les autres ?« Parce que les autorités irakiennes trouvent que M.Arnett a fait preuve d’impartialité dans sa couverture de la crise du Golfe», répond fièrement la porte-parole de CNN sans se poser la moindre question sur le rôle paradoxal que joue CNN dans la guerre du Golfe.Voir page C-2 : Turner Thomas Bernhard La parution en français du dernier roman de l’Autrichien Thomas Bernhard, mort en 1989, est un événement littéraire majeur.Extinction est un sommet dans l’oeuvre de cet écrivain parmi les plus importants de la fin du siècle.Robert Lévesque a lu ce livre-monstre.PageC-5 En vente chez votre libraire 302 pages — 21,95 $ L’HISTOIRE COMME SI NOUS Y ETIONS FEUX DE BRINDILLES de Ginette Paris Sur une toile de fond historique — la deuxième Insurrection des patriotes et l’aventure insensée des Frères Chasseurs, en 1838-1839 — l’auteur brosse un bouleversant portrait de famille qui ébranle les idées toutes faites sur les rapports entre les Anglais et les descendants des Français, le clergé et les intellectuels libéraux, les habitants et les bourgeois commerçants, les hommes et les femmes.Un grand roman d’amour qui fait revivre un chapitre aussi fou que méconnu de notre histoire.Qyinzg- PHOTO LITTLE, BROWN & COMPANY Ted Turner, propriétaire et fondateur du réseau CNN.le cahier du i * amedi ill S n ru il lit H.wÊwW Il I / HH IHHIISIIIIHI TIMi ALIC El A LICE \LEG BALDWIN BLYTHE DANNER Jl DY DAVIS Ml \ FARROW WILLIAM HURT KEYE LIKE .lOEMANTEGNV BERN A DETTE PETERS (A BILL SHEPHERD GW EN \ ERDON UN FILM DE WOODY ALLEN o»o* VERSION ORIGINALE avec l'inoubliable MICHEL SIMON UN FILM DE JEAN VIGO MICHEL SIMON DITA PARLO JEAN DASTE GILLES MARGARITIS et LOUIS LEFEBVRE MUSIQUE MAURICE JAUBERT IMAGES BORIS KAUFMAN une production JACQUES LOUIS-NOUNEZ VERSION FRANÇAISE OOl POMfrSTfwiol__ LE DAUPHIN ANGLAISE miOOLTSTOOl M A l O P I t M 4 4 ' 0,5,8 8ü,'os ]fCONSUL CCZCOP ^ ,,KFRAS' CONSULAT DK FRANCK CiNimx Ont on LE BISTRO ST DENIS DESJARDINS 1:20 * 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30 COMPLEXE DESJARDINS À L’AFFICHE! C-4 ¦ Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 THÉÂTRE Finie l’adolescence, le Grand Théâtre de Québec a 20 ans! Jocelyne Richer CE N’EST pas tous les jours qu’un ministre se fait traiter, et par voie de télégramme s’il vous plaît, de « ma-lapris » par son prédécesseur.C’est pourtant ce qui est arrivé au ministre des Affaires culturelles de l’époque, François Cloutier, le 16 janvier 1971, jour de l’inauguration officielle du Grand Théâtre de Québec.Le télégramme avait été expédié par un Jean-Noël Tremblay rouge de colère, outré de recevoir son carton d’invitation.au moment même où l’inauguration avait lieu ! Il faut dire qu’entre la construction de l’édifice, entreprise en 1967, et l’inauguration six ans plus tard, le gouvernement du Québec, avec l’élection des libéraux de Robert Bou-rassa, avait changé de couleur.Ministre unioniste de 1966 à 1970, Jean-Noël Tremblay a rendu presque à terme un projet déjà entrepris par le gouvernement Lesage (la première pelletée de terre ayant eu lieu en 1965).Devenu bien sage avec les ans, le Grand Théâtre de Québec a connu la célébrité dès sa naissance, à cause d’un graffiti en béton qui aujourd’hui n’attire même plus les regards.« Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ! C'est assez ! », ce cri du coeur du poète Claude Pélo-quin, hymne à la vie coulé par Jordi Bonet dans une murale faisant dans les 50 tonnes, en a excité plus d’un, pour finir par trouver écho à l’Assemblée nationale.La grogne allait bon train chez nos élites et l’écrivain Roger Lemelin, notamment, jura de ne jamais mettre les pieds au Grand Théâtre.Toujours ministre au moment où l’inscription fut gravée, M.Temblay proposa de la cacher pudiquement sous un drapeau du Québec ! Toujours est-il que les élections ont eu lieu, que François Cloutier a pris les rennes du ministère et que la murale est demeurée nue.Détail intéressant : à l’origine, le projet de construction prévoyait un vaste foyer pour mettre en valeur la fameuse murale, foyer qui au bout du compte ressemble davantage à un hall que le spectateur peut très bien arpenter sans voir l’oeuvre tellement la perspective s’en trouve réduite.Peu importe, aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre, M.Lemelin continue de fréquenter le Grand Théâtre et des millions de spectateurs ont fait comme lui depuis les vingt dernières années.L’an passé seulement, on y a donné 340 représentations et le taux d’assistance a atteint 80% On a peine à imaginer ce que serait Québec sans le Grand Théâtre.Pourtant, dans les années soixante, années d’effervescence et de révolution tranquille, la capitale du Québec ne disposait d’aucun lieu adéquat pour accueillir les grandes compagnies théâtrales, les orchestres symphoniques et les grandes manifestations culturelles.Montréal, elle, avait déjà sa Place des Arts.En 1966, quand il dirigea les Affaires culturelles, ministère embryonnaire à l’époque, Jean-Noël Tremblay souhaitait bâtir une « Cité des arts », au Bois de Coulonge, véritable carrefour de la culture en pleine nature.On y aurait trouvé un Grand Théâtre, bien sûr, mais aussi des annexes du Musée du Québec réservées à l’art traditionnel ou contemporain et un conservatoire de musique et d’art dramatique, le tout dans un environnement champêtre, bordé de grands arbres et sillonné de petits sentiers.On croit rêver.« Le Québec a raté sa chance, alors, d’édifier un complexe culturel d’envergure », regrette M.Tremblay, mm L’irrésistible collision entre l’Ordinaire et l’Extraordinaire.PARFAITEMENT 'ihGitwh sntdioV —rry k n : i ^ un film de YVES SIMONEAU A COMPTER DU 1er FEVRIER 4LLl4t ~2TZT=1 |f^| < INfMAS iClNmi-X OOfONa Sous les auspices de la Chambre de commerce italienne au Canada BANQUE LAURENTIENNE Il R EL.LJ © MAPEI cZSçqP 4LU4NŒ Kl^FlL/H LE DEVOIR ont le plaisir d'inviter 300 cinéphiles à venir célébrer le génie de Fellini dans le cadre de la première nord-américaine de fEDfRICO fELLini Lfl VOCf DfLLfl LUflfl Le mercredi, 6 février, à 19 A 30, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts Retournez ce coupon-réponse a: CONCOURS "LA VOCE DELIA LUNA" a/s Alliance Vivafilm, Î5S Place Royale, Montréal, H2Y 2V i Nom: Âge: Adresse: Ville: ________________________________________Code postal:______ Tel.:___________________________________________Tel.bureau: Le tirage aura lieu le 10 |anvier ¦ Cette annonce paraitra dans la presse du 10 au 20 janvier 1001 ¦ La valeur des prix est de 2400$ ¦ 150 gagnants recevront leur laissez-passer double par la poste ¦ Le texte des règlements est disponible chez Vivdfilm ¦ -U»»*» .V ¦¦ *w**v>V » fc.( qui se console en croyant que son projet était peut-être trop avant-gar-diste, trop révolutionnaire pour l’époque.Il se souvient que pour réussir à convaincre le premier ministre Johnson de la pertinence de doter Québec d’une institution culturelle majeure, il avait abordé la question sous l’angle économique.« Je lui ai présenté une étude de rentabilité qui comparait les spectacles culturels et les spectacles sportifs.Le secteur culturel l’emportait.J’ai eu son adhésion.» Devenu depuis collaborateur du ministre fédéral Marcel Masse, M.Tremblay n’est pas peu fier du résultat obtenu, surtout que, selon lui, la qualité de la salle Louis-Fréchette est exceptionnelle à tous points de vue : acoustioue, proportion entre la salle et la scène, équipements, dégagements latéraux, loges, etc.Il la considère même supérieure à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, où « lors de la présentation de Boris Godounov par le Ballet Bol-choï, en 1967, il fallait aller dans la rue entre les actes pour changer les décors ! » Directrice générale de l’institution depuis trois ans, Michèle Mercier dit recevoir régulièrement des compliments de la part des artistes pour la qualité de la salle Louis-Fréchette, qui compte 1800 places.« Elle se compare avantageusement aux meilleures salles au Canada.Son vaste espace scénique lui permet d’accueillir de grandes productions comme Nelligan ou Napoléon.» En 20 ans, le Grand Théâtre, financé à 48 % par l’État, a traversé diverses crises de croissance, mais, soutient Mme Mercier, « il sort maintenant de l’adolescence en pleine Le Grand Théâtre de Qaébee a coal» la célébrité dis sa aatMMtee, à cause de ce graffiti en béton.« Vous êtes pas tannés de moarir, bande de caves ! C’est asset ! >, ce cri da coear da poite Claude Péloquln, hymne à la vie coulé par Jordi Bonet dans une morale faisant dans les Sé tonnes.Cl haot, Factuelle directrice générale, Michelle Merrier.santé ».En cette période de récession et de rationalisation des fonds publics, elle dit n’avoir reçu aucune indication à l’effet que le gouvernement souhaiterait diminuer sa part ou se retirer de quelque façon que ce soit du financement du Grand Théâtre.Née dans le scandale artistique, avec la murale de Jordi Bonet, l’institution a connu plus tard d’autres scandales quand, il y a quelques années, on a mis en doute sa gestion financière.Minée par le geste d’un administrateur qui avait emprunté les fonds de la billetterie pour son usage personnel, l’image du Grand Théâtre en avait pris un coup, mais s’est rétablie depuis.Aujourd’hui, l’actuelle directrice n’a en bouche que les mots « consolidation », « efficacité », « rationalisation », « productivité », « utilisation optimale des ressources ».Résultat : le temple dédié à « la bande de caves » n’a jamais été en aussi bonne santé financière.Les déficits se sont résorbés, un équilibre entre les revenus et les dépenses a été atteint l’an passé, et on enregis-tre même des surplus ! Cette situation est due, selon elle, à une gestion « extrêmement rigoureuse » alliée au dynamisme des dirigeants.Un exemple ?« Il n’y a pas si longtemps, le Grand Théâtre ne produisait que sept spectacles par année.Les autres spectacles étaient diffusés par des producteurs extérieurs qui louaient nos salles.Cette année, il en produit 55, soit le quart de toutes les productions diffusées ici.» Ceci dit, Mme Mercier est persuadée que l’avenir est aux coproductions.Elle veut développer le partenariat avec les compagnies résiden tes (Théâtre du Trident, Orchestre symphonique de Québec, Club musical de Québec et Opéra de Québec) resserrer les liens et faire équipe avec elles.« La formule de la copro duction permet de faire à deux ce qu’on ne pourrait pas faire seul.On minimise ainsi le risque.» Cette même philosophie de gestion l’amènera à développer le volet ci nématographique, en s’associant avec la Cinémathèque québécoise pour des projections-concerts (comme ce fut le cas l’an passé avec City Lights de Charlie Chaplin).L’idée à la base consiste à ne pas perdre de vue que le public évolue.Plus de gens vont voir moins de spectacles, et ils n’iront pas nécessairement voir ce qu’ils affectionnaient il y a 20 ans.Une consiqne : choisir avec soin les spectacles offerts et préférer la qualité à la quantité.Le public évolue, certes, mais il ne change pas suffisamment.Aussi, on souhaite trouver le moyen d’attirer un public plus diversifié, les adoles cents et les enfants nommément.et la moitié de la population de Qué bec qui n’a jamais franchi le seuil du Grand 'Théâtre.CINÉMA Comme à la télé Flight of the intruder Un film de John Milius.Scénario : Robert Dillon et David Shaber d’après un roman de Stephen Coonts.Avec Danny Glover, William Dafoe, Brad Johnson, Rosanna Arquette, Tom Sizemore.Images : Fred J.Koenekamp Musique : Basil Poledouris.(États-Unis 1990).En v.o.anglaise aux cinémas Centre Eaton, Versailles, Greenfield Park, Laval, 116 min.Odile Tremblay CÔTÉ « timing », ça tombe vraiment pile.Tandis que les téléjournaux diffusent en direct du Golfe les images de la guerre « Nintendo »m, que les vétérans du Vietnam, affolés par le conflit en cours, sortent leurs pancartes à San Francisco et scandent : « Jamais plus », « Plight of the intruder » vient nous mettre des bombardements plein la vue, ressuscite les raids d’hier, projette sa guerre des étoiles sur grand écran.Le synchro- nisme est paraît-il fortuit, mais le film de John Milius, qui alirait sans doute fait peu de bruit en temps normal, prend du coup le train de l’Histoire en marche.Des films traitant de la guerre au Vietnam, il y en a eu pourtant un joli paquet, les uns meilleurs que les au très, « The deer Hunter » et « Apocalypse now » demeurant à ce chapitre indétrônables.« Flight of the intruder » n’est pas de taille à leur faire concurrence, avec ses personnages simplistes, son scénario exsangue.Mais, les images de ses bombarde ments aériens se révèlent parfois saisissantes de réalisme.On est bien placés pour le savoir, puisqu’elles ressemblent vraiment à ce qu’on voit ces jours-ci à la télé.Avec la cible qui apparaît à l’écran et qu’un missile désintègre, avec les feux d’arti fice des tirs anti aériens, avec les vertigineux « loopings » des avions qui modifient leur axe de seconde en seconde.Quant à la musique de Basil PHOTO BRUCE MCBROOM Danny Glover (devant) et Brad Johnson se retrouvent derrière les frontières ennemies dans le film dirigé par John Milius.MUSIQUE CLASSIQUE t CE SOIR.SAMEDI 26 JANVIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerto armonici nos 4-5-6 (Wassenaer att.Pergolesi) • double concerto pour piano no 10 (Mozart) • Rhapsody in blue (Guershwin) • symphonie no 103 (Haydn) DEMAIN SOIR, 22:00 SPÉCIAL MOZART • une petite musique de nuit K.525 (Mozart) • concerto pour piano no 17 (Mozart) • symphonie no 104 (Haydn) • symphonie no 40 K.550 (Mozart) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Poledouris, elle se compose surtout de bruitage, ce qui vient renforcer l’aspect « guerre des étoiles » du film.Ne cherchez pas d’intrigues ici, il n’y en a pas.Ou si peu.L’action se passe en 1972 sur un porte-avion américain qui navigue au large des côtes du Vietnam.Ixî lieutenant Jake Grafton (Brad Johnson) pilote un bombardier de chasse.Son copilote a été abattu à ses côtés et il ronge son frein.Surtout, que le ministre corn mandant (Danny Glover), toujours hurlant et aboyant, lui commande des missions sans gloire.Mais, avec son nouveau partenaire Virgil (William Dafoe), un vétéran rompu à tous les combats, Jake entreprend un raid interdit en sol ennemi afin de bombarder un dépôt de missile, au risque d’être conspué par l’armée.à 6h30 de LUC BESSON et à 8h45 de LUC BESSON leGrandBle Vl-RSION l-ONOUKORICilNAI.I: CHACUN DES FILMS q qqs V|VW 858, Sle-Cathering esl 849-OW1 Dimanche MIDI 30 ALICE 4.99S 14h15 BOUGE PAS, MEURS.4.99S 16h30 LA GARE 4.99S Le film a pour thème les amitiés viriles qui surnagent seules quand le patriotisme et les idéaux politiques, au fil du quotidien de la guerre, en ont pris pour leur rhume.« Flight of the intruder » est d’au tant plus actuel qu’il ne reste pas collé au conflit du Vietnam.À l’encontre des autres films sur le sujet, le pays et sa population demeurent cachés, presque inexistants.Ici, peu de corps-à corps dans les savanes et la brousse humide.95 % des manoeu vres se déroulent en plein ciel ou sur l’eau.L’action pourrait avoir lieu n’importe où, en Iraq entre autres.De plus, le scénario n’est pas vrai ment anti guerre.Il exalte plutôt les instincts belliqueux et l’amour du danger, ce qui, dans le contexte ac tuel, alors que les Américains cher chent à garder le moral, tombe pile également.Le film devrait leur plaire.Mais, les caractères ne sont guère fouillés.Rien de plus conventionnel que cette histoire d’hommes qui jouent dur, se colletaillent, enfouis sent leurs émotions, serrent les dénis dans la mort.Quant aux acteurs, ils ne font pas de miracles.La sensibi lité et les nuances n’ayant pas beau coup d’espace au registre de leurs personnages.Les dialogues soulè vent quand même un certain nombre de réflexions sur le sens de la guerre qui prennent toute leur résonance aujourd’hui.Mais, « Flight of the in truder » demeure avant tout un film d’images.À voir pour le ciel sillonné, les avions, les raids.Comme à la télé complet SAMEDriSôjMANCHE UNE PRESENTATION DE BELL CANADA Le cinéma IMAX au Vieux-Port de Montreal p i a m i « Frissons garantis ! » O Tremblay.Le Devon Honsoifjnornont» 496 4629 Un nouveau regard sur la Terre.Le tout dernier film IMAX.en VESTE CHEZ /d-'liUmoK (814)522-1245 1-800-361-4595 CFCF600 (R9$>5 CMC7.5AM 298323 5 Igptraæ W Êm f Mm r AH SSErj Montréal, samedi 26 janvier 1991 sSÏlëEr-Wi, îçf ¦ SferS Robert Lévesque DANS LA CAVE, l’un de ses ouvrages autobiographiques, le personnage de Thomas Bernhard, commis dans un magasin de Salzbourg, allait toujours « dans le sens opposé ».Il devait aller à tel endroit ?Il partait dans le sens opposé Instinctivement dans le sens opposé.C’est dans le sens opposé que cet Autrichien a écrit une oeuvre à nulle autre pareille, la plus obsessionnelle des oeuvres littéraires, qui continue celle de Louis Ferdinand Céline comme « épuiseur de haine », mais aussi celle de Marcel Proust dans l’ambition du projet littéraire; long souffle d’écrivain qui a tout balayé sur son passage, influences, institutions, familles, patrie; long voyage au bout de la haine dont le roman ultime, Extinction, paru en 1986 trois ans avant sa mort, et qui est traduit admirablement par Gilberte Lam-brichs chez Gallimard, est un chef-d’oeuvre, livre-monstre que l’on craint, connaissant Thomas Bern-hard, d’aborder; j’en ai repoussé la lecture plusieurs jours, sachant que c’est un livre qui vous prend en otage du premier au dernier mot (410 pages sans paragraphes).Dans son testament, lorsqu’il est mort à 58 ans dans sa ferme fortifiée d’Ohlsdorf en Haute-Autriche, Thomas Bernhard a interdit à l’État autrichien, aux i héâtres autrichiens, la production de ses oeuvres.Aujourd’hui, pour voir un Thomas Bernhard (sa dernière pièce créée à Vienne, lleldenplatz, fit un scandale et un triomphe), les Autrichiens passent la frontière.On ne connait pas de cas semblable dans l’histoire de la littérature moderne.Peter Handke, écrivain autrichien, déteste l’Autriche, pays-comparse du troisième Reich qui, l’Allemagne vaincue, n’a vécu ni dénazification ni épuration; mais dans le cas de Bern-hard, qui vécut comme un désastre son éducal ion dans le système scolaire national-socialiste, le rejet viscéral de tout ce qui est Autriche alla jusqu’à l’obsession, obsession mise au service de la littérature dans une écriture lancinante, obsédante, maniaque, répétitive, insistante, véritable musique textuelle et torrentielle qui s’apparente aux mouve- dole, réduit aux tournées d’auberges de province, Thomas Bernhard a poussé jusqu’au génie dans tous ses « narrateurs » ce qu'il appelle lui même • l’art de l’exagération ».Son personnage de professeur de littérature allemande qui vit à Rome et devise avec un disciple dans Extinction, Franz-Josef Murau, se déclare même « le plus grand artiste de l’exagération que je connaisse ».Et Bernhard d'écrire : « Ce jour-là j’ai dit à Gambettique l’art d’exagérer est, à mon sens, un art de surmonter, de surmonter l’existence, ai-je dit à Gambetti.Supporter l’existence grâce à l’exagération, finalement grâce à l’art de l’exagération, ai-je dit à Gambetti, la rendre possible.Plus je vieillis, plus je me réfugie dans mon art de l’exagération, ai-je dit à Gambetti».Dès le début d'Extinction, Thomas Berhnard-Murau déclare : « Si nous en avons la possibilité, nous devrions nous proclamer vieux fou à quarante ans au plus tard et tenter de pousser à l’extrême notre folie.C’est la folie qui nous rend heureux, avais-je dit à Gambetti ».Toute l’oeuvre de Bernhard est une incessante répétition des mêmes thèmes, des mêmes obsessions, qu'il module sur tous les rythmes, les étirant sur tout un roman, le long d’une pièce, ou les jouant en accéléré, le temps d'une phrase.Comme Kafka, Proust, Céline, Bernhard pousse plus loin le discours (que ce soit de crainte, d’angoisse, d’admiration ou de haine) et la forme de ce discours.Il y a de la générosité dans la haine chez Thomas Bernhard, une générosité qui n’appartient qu’aux plus grands écrivains.Extinction, comme la Recherche de Proust, est la mise en place d’une oeuvre à naître, alors que le narrateur s’apprête à l’écrire.Murau, qui vient d’apprendre par télégramme la mort de ses parents et qui va retourner en Autriche le temps des funérailles, laisse entendre qu’il se prépare à écrire quelque chose sur sa famille, sur Wolfsegg le domaine familial d’où il a fui, ou la « villa des en-fanLs » servit de quartier aux jeunesses hitlériennes.« Mais il a toujours été évident pour moi, et c’est devenu encore plus évident ces derniers temps, que ce récit doit être fait par Voir page C-8 : Bernhard Voyage au bout de la haine ments de rondo, scherzo, vivace et furioso.« Je hais cet État, ai-je pensé (écrit-il dans Extinction), je ne puis faire autrement que de haïr cet Etat et ne ne veux rien avoir à faire non plus avec cet État, ou du moins seu lement autant qu’il est absolument indispensable, ai-je pensé.Cet État a si souvent apporté la preuve de son manque absolu de caractère qu’on ne peut plus l’accepter, même si tous les jours et dans tous les lieux possibles et imaginables et dans toutes les circonstances possibles et imaginables il se qualifie de socialiste, de progressiste, de démocratique, peu importe, c’est un État horrible et sans caractère, impudent, ai-je pensé, qui n’a jamais eu honte de son horreur et de son manque de caractère et de son impudence».Comme son personnage du Faiseur de théâtre, vieil acteur qui ra- Heil Heidegger ! tpi; PHOTO ARCHIVES MARTIN HEIDEGGER Éléments pour une biographie Hugo ütt Payot, 1990, 420 pages.L’OMBRE DE CETTE PENSÉE Heidegger et la question politique Dominique Janicaud Jérôme Millon, Grenoble, 1990,185 pages.HEIDEGGER ET L’ESSENCE DE L’HOMME Michel Haar, Jérôme Millon, Grenoble, 1990, 252 pages.LE LANGAGE HEIDEGGER Henri Meschonnic, PUF, 1990, 396 pages.LA RAISON NARRATIVE Jean Pierre Faye, Balland, 1990, 4tÏ4 pages.Heinz.Weinmann LE LIVRE de Victor Farias, Heidegger et la nazisme ( 1987), a provoqué une onde de choc dont l'écho ne s’est pas encore dissipé.Par un retournement ironique, il a interrogé celui qui a fait de l’interrogation la tâche même de la philosophie.Farias a démasqué brutalement ce que la dissimulation et le louvoiement ont réussi à cacher jusqu’à cette entrevue-testament du Spiegel publiée à la mort du philosophe en 1976.En effet, pendant les dix mois de son rectorat à l’université de Fribourg, loin d’avoir tenté d’empêcher le « pire » comme il le prétendait, Heidegger, nazi convaincu et premier « Führerreklor » de l’Allemagne, a « mis au pas » (gleichschal-ten), selon le jargon de l’époque, son université, c’est-à-dire liquidé toutes les instances démocratiques pour faire régner le « principe du Führer » dont il était un fervent promoteur.En témoigne notamment sa « Profession de foi envers Hitler et l'État national-socialiste» de 1933 et « L’Appel aux étudiants allemands » une semaine plus tôt : « Le Führer et lui seul est la réalité allemande d'aujourd’hui et de l’avenir, et sa loi.» On ne salue pas autrement Saddam Hussein en Irak aujourd’hui : le totalitarisme « est » un langage historiquement récurrent, hélas jamais « dépassé », c’est ce que Jean Pierre Faye avait magistralement montré dans Langages totalitaires.Mais l’acharnement hostile d’un Chilien inconnu contre le plus grand philosophe du 20e siècle, l’absence de définition de ce qu’il entendait par « nazisme », ses nombreuses erreurs ont vite fait de transformer l’accusateur en accusé.Levée de boucliers des philosophes français qui défendaient mordicus l'« Étant » du grand philosophe contre ce détracteur mal veillant.Cette fois, c’est un Allemand, professeur d’histoire sociale à l’université de Fribourg, qui essaie de voir clair dans le «cas Heidegger», plongé dans cette brume (méta)-physique qui enveloppe souvent les montagnes de la Foret Noire, la llei mat de Heidegger.Hugo (Ht n’est pas philosophe, ("est très bien.Assez de gloses et de gloses sur les gloses sur les concepts heideggeriens et leur traductibilité en français ! En bon historien, Ott nous présente des documents nouveaux qui permettent de mieux comprendre la trajectoire heurtée de vie du philosophe.Ainsi, ayant eu accès au fonds Husserl il éclaire d’un jour nouveau la défaillance humaine, pour ne pas dire la lâcheté, de l’ancien élève Heidegger face à son maître Husserl, juif autrichien, proscrit par les nazis.Heidegger, sans sourciller, supprima la dédicace d'Être et temps (1927) à Husserl et prétexta une grippe pour ne pas avoir à lui rendre un dernier hommage lors de son enterrement.L’éclairage important vient de la correspondance entre Jaspers et Heidegger, qui se sont connus, dès 1922, dans les cours de 11 usserl.J as-pers, marié à une juive, dès 1933, devient persona non grata pour Heidegger.Jaspers, philosophe-psychanalyste, préoccupé, depuis la défaite de l’Allemagne, par la question de la culpabilité, juge sévèrement l’absence de la moindre velléité de « remords » face à ses engagements nazis.Dans son rapport à la commission d’épuration il dit qu’« on ne peut pas, à mon avis, placer un tel professeur en face de l’actuelle jeunesse, pratiquement désorientée sur le plan intérieur.La jeunesse doit d’abord accéder à une pensée autonome ».« Éléments pour une biographie », le sous-titre indique bien le propos du livre.Ne s’agissant pas d’une biographie exhaustive, l’auteur a exploré deux périodes clefs : celle de la formation, des études théologiques, et le temps du rectorat.Nouvelle pièce au dossier, le « cas Staudinger », ne laisse aucun doute sur le zèle du recteur Heidegger qui Martin Heidegger agit en « bon nazi ».Se servant des documents de la Gestapo, Heidegger écrit une lettre de dénonciation qui demande la révocation pure et simple du professeur Staudinger sous prétexte qu'il a sympathisé avec des mouvements pacifistes ! Accusation d’autant plus étonnante que Heidegger lui-même n’a jamais été soldat au front.La « dureté », la « combativité », la « décision » qui saturent ses discours officiels masquent un être d'une très grande fragilité physique.Après l’échec de son rectorat qui lui trouve des ennemis jusque dans la hiérarchie nazi, Heidegger ne quitte jamais le parti nazi.Des 1945, ce philosophe de I’« oubli de l’être », pose en « résistant » et « martyr » du Troisième Reich, « persécuté », « attaqué».Une chance pour lui, au moment précis où il est « brûlé » en Allemagne, le phénix Heidegger renaît en France de ses cendres.Ni vu ni connu.Un jeune capitaine «dégradé » par Ott en lieutenant prend contact avec Heidegger et ouvre ainsi la « filière française ».Son Voir page C-8 : Heidegger Les malentendus d’une guerre GUERRE DU GOLFE Le dossier secret Pierre Salinger et Éric Laurent Éditions Olivier Orban Paris, 1990, 302 pages.Jocelyn Coulon _____ LA GUERRE DU GOLFE n’a pas commencé le 16 janvier lorsque les forces de la coalition multinationale ont attaqué des objectifs irakiens au Koweit et en Irak.Non.Tout cela a commencé quelque part au début de 1990, quelques mois avant l’invasion du Koweit par l’Irak.Et, pour bien comprendre les événements que nous vivons présentement, il faut absolument lire l’incroyable bouquin de Pierre Salinger et Éric Laurent sur les origines de ce conflit.Les auteurs sont des journalistes connus.Salinger, ancien attaché de presse du président John F.Kennedy, a déjà signé une dizaine d’ouvrages alors que Laurent est un journaliste spécialiste de l’essai et du roman d’espionnage.Ce livre, ils l’ont écrit en quelques semaines grâce, disent-ils, à des documents secrets et des entrevues exclusives.Cela donne un ouvrage qu’on lit d'un trait, sans s’arrêter tellement on veut savoir ce que les principaux protagonistes se sont dits pendant les mois qui ont précédé et suivi la date fatidique du 2 août 1990 où le monde s'est réveillé en apprenant avec stupéfaction que l’Irak venait de faire main basse suite richissime émirat de Koweit.Pour les auteurs, l'Irak a trompé tout le monde, surtout ses amis, alors que l’Amérique et bien des pays arabes n’ont pas bien évalué la détermination de Saddam Hussein et surtout ne lui ont pas adressé des signaux fermes sur leur opposition à l’invasion du Koweit.C’est que le dictateur de Bagdad est exaspéré par l’attitude de l’émirat, qu’il a protégé pendant toute la guerre irako-ira-nienne, et qui maintenant repousse les demandes financières de son pro-tecteur.Hussein tonne, insultç, plaide et demande que justice soit faite envers son pays.Rien n’y fait, l’émir de Koweit demeure intraitable devant les énormes besoins financiers de Bagdad.Les États-Unis, bien sûr, veillent au grain.Dès février 1990, des diplomates et des sénateurs américains se succèdent à Bagdad pour écouter les doléances de Saddam Hussein, le flatter en reconnaissant son rôle clé pour le maintien de la stabilité dans la région, le mettre en garde contre toutes actions qui gêneraient les intérêts des Américains et de leurs alliés.Saddam Hussein est bien d’accord.Il passe son temps à rassurer l’Amérique et à dire à ses représentants comment il désire sincèrement une alliance entre les deux pays.; Les Américains répondent de façon contradictoire.Hussein se fait de plus en plus exigeant.Le 25 juillet, le président irakien reçoit l’ambassadrice américaine, April Glaspie, pour un ultime entretien.Les deux pays vont se faire des aveux et s’échanger des menaces.Partant du Koweit, Mme Glaspie déclare que « Washington n’a pas d’opinions sur les conflits Voir page C-8 : Salinger PIERRE SALINGER ERIC LAURENT i iff i OLIVER ORBAN Raymond Lévesque LE P’TIT QUÉBEC DE MON COEUR Luc A.Bégin IL N’Y EUT PAS DE RÊVE CETTE ANNÉE-LÀ Renaud Longchamps L’ÉCHELLE DES ÊTRES Madeleine Gagnon Le p' t CHANT POUR UN QUÉBEC LOINTAIN Chant C, pour un ÇL Quebec G lointain y Plus de 100 chansons de celui qui a toujours chanté le petit peuple, ses rêves, ses illusions.246 pages Des poèmes écrits en demi-lune, dans un silence de plumes, sa rage de couteau entre les mains.66 pages — 9,95 $ Depuis trois milliards d’années, la vie nous impose sa loi: le poète peut-il s’évader de l’espèce?84 pages — 14.95 $ Une histoire du Québec proche et lointain qui vous invite à la fête des mots et de la poésie 104 pages — 14,9f 16,95 $ it* Û«J G0\ l0»»i échelle à< o««i« *lb édtt*ur C-6 ¦ Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 Guy Ferland MONDES NOUVEAUX Géographie universelle sous la direction de Roger Brunet Hachette/Reclus 552 pages CET ALBUM richement illustré est plus qu’un atlas.Les auteurs, spécialistes de la géographie, visent la totalité.« Cette oeuvre a l’ambition d’être une représentation de l’état du monde et de l’état d’une science.Elle se présente sur une perspective ouverte, en un temps qui appelle des HACHETTE/RECLil! COHMCMI FIBAJCItll DE L'ü'liOIC tCtOUmi O!, h ;nüm V E R S EL UE SOUS U DIRECTION DE IQGRt B RI V K T Mondes nouveaux synthèses sérieuses et une réinterprétation globale, tout ensemble, des espaces géographiques et de l’espace de la géographie.La totalité de l’espace mondial sera ainsi analysée, sous plusieurs regards et dans différentes recompositions régionales, afin de bien cerner et comprendre les diverses appartenances et identités respectives.» CES ESPÈCES QUI DISPARAISSENT Jean-Christophe Balouet Éditions Ouest-France 184 pages « AUX QUATRE coins du monde, des centaines de milliers d’animaux et de plantes se préparent à disparaître à cause de l’homme, chassés pour être mangés, simples habitants de territoires dévastés, mis en vases ou poteaux d’enclos, animaux de laboratoires ou futurs manteaux.» Le paléontologue Jean-Christophe Balouet nous présente quelques-unes des espèces en voie d’extinction dans ce beau volume abandamment illustré.SERVITUDE HUMAINE Somerset Maugham JuUiard coll.« Parages » 554 pages CETTE OEUVRE monumentale de Somerset Maugham (1875-1965) a imposé l’auteur anglais en 1915.Ce roman d’apprentissage raconte « l’histoire d’un homme, de sa naissance à la maturité réconciliée, d’un homme vite éloigné des joies et des certitudes de l’enfance, tôt confronté aux questionnements de l’existence comme à ses incohérences et qui à toute force veut donner un sens à sa vie.» MITTERRAND, ISRAËL & LES JUIFS Yves Azeroual et Yves Derai Robert Laffont 282 pages « POURQUOI le président s’inté-resse-t-il autant à l’histoire du peuple juif 9 Le séjour, dans les années 70, de son fils .Jean-Christophe dans un kibboutz a-t-il eu une influence sur ses convictions ?Entre J acques Attali et Claude Cheysson, par exemple, quel est le poids respectif, dans l’entourage présidentiel, des personnalités favorables à Israël et de celles qui soutiennent les Palestiniens ?La politique française au Moyen-Orient n’est-elle pas l’un des échecs du Président ?» Ces questions qui se posent actuellement avec plus d’acuité font l’objet des analyses des deux auteurs.LA POÉSIE QUÉBÉCOISE AC TUELLE Madeleine Gagnon Le Préambule ColL « L’Univers des discours» 48 pages « IL N’Y A pas de poésie sans feu.Il était une fois en Amérique, un peuple sans pays qui, faute de s’en être donne un par le feu des armes, s’est conquis, après des décennies de grande noirceur, une contrée apatride par le feu des mots du poème.» C’est par ces mots que débute la conférence qu’a prononcée Madeleine Gagnon à l’Université de Montréal, le 12 février 1990.Un avant-propos de Wladimir Krysinski situe l’oeuvre de Mme Gagnon par rapport à la production québécoise.YVES AZEROUAL et YVES DERAI * ' XJ MITTERRAND ISRAEL LES JUIFS MOSSAD Clair Hoy et Victor Ostrovsky Libre Expression 324 pages VICTOR OSTROVSKY, né au Canada mais élevé en Israël, parle de son expérience d’agent du redoutable service secret d’Israël et fait des révélations fracassantes qui ont conduit, sous les pressions de l’État hébreux, à interdire pour un temps la diffusion de l’ouvrage aux États-Unis.Victor Ostrovsky raconte les dessous de l’opération militaire israélienne en territoire irakien qui détruisit, le 7 juin 1981, le chantier d’une centrale qui aurait permis à Saddam H ussein de posséder aujourd’hui sa bombe nucléaire.Mr & Mrs.BRIDGE Evan S.Connell 414 pages Mr.& MRS BRIDGE sont en fait deux romans qui tracent le portrait croisé d’un couple d’Américains moyens dans les années trente.Une véritable autopsie qui oppose monsieur, persuade d’être le mari idéal, vertueux et solvable, à madame, plus romantique, qui rêve du prince charmant et se languit.Paul Newman et Joanne Woodward interprètent le mari et l’épouse dans l’adaptation cinématographique de James Ivory qui sortira bientôt sur nos écrans.«C’est sur Jean Royer « CE QUE J’ÉCRIS est plus impor tant que toutes les frasques que je pourrai faire pour qu’on me lise, me confie Anne Dandurand.Car ce que j’essaie de transmettre, qui est une ouverture du coeur, cela vaut toutes les excentricités », ajoute celle qui se présentait presque nue à une émission télévisée il y a quelques semaines.L’ex-comédienne vient de faire paraître son premier roman, Un coeui qui craque (VLB Éditeur à Montréal et Messidor à Paris), qu’elle qualifie de « Journal imaginaire » et qui met en scène une jeune femme ordinaire stimulée par son écriture contre la misère quotidienne, aux prises avec la violence du monde et pour qui l’amour prend le visage de la compassion.Depuis La Louve-Garou (La Pleine Lune, 1982), un recueil signé avec sa jumelle Claire Dé, Anne Dandurand avait publié deux autres titres: Voilà c’est moi : c’est rier.j’angoisse (Triptyque, 1987) et L’Assassin de l’intérieur/ Diables d’espoir (XYZ, 1988).Mais c’est surtout la publication d’un de ses textes dans la défunte revue féministe La Vie en rose qui a provoqué tout un débat, il y a quelques années, et a fait de Anne Dandurand une figure de la littérature érotique.La semaine dernière, l’austère CBC a convoqué le personnage médiatique qu’est devenue Anne Dandurand : une sorte d’effeuilleuse de la littérature québécoise.« Ils ont tourné durant huit heures un topo sur moi et sur le fait que j’écris de la littérature érotique.Nous n’avons même pas parlé du livre qui vient de paraître.Avec des termes extrêmement choisis et beaucoup de circonvolutions, les gens de CBC m’ont proposé le marché suivant : je ne me déshabillais pas pour eux et c’était local comme diffusion ou je me déshabillais pour eux et j’avais coast to coast.Bonjour le marché! J’ai demandé à Joséphine Baker ce qu’elle en pensait et elle m’a répondu : « Tu le fais! Se déhabiller est moins important que d’avoir des lecteurs».Anne Dandurand a donc imaginé un nouveau scénario.Celui de La Bande des six la montrait à l’écran de dos et en slip devant un choix de Guy Ferland Rimbaud au Québec LE DÉPARTEMENT d’études françaises de l’Université de Montréal propose une série de conférences pour commémorer le 100e anniversaire de la mort d’Arthur Rimbaud.Michel Deguy, poète, théoricien et rédacteur en chef de la revue Poésie, prononcera la conférence inaugurale ayant pour titre Poésie et croyance, le mardi 29 janvier, à 17 h, salle M-415, Pavillon principal, 2900, boul.Édouard-Montpetit.Un vin d’honneur suivra la rencontre.Jean Larose, professeur au département et auteur de La petite noirceur, prononcera une conférence intitulée Parade, le Pour maîtriser les règles du français écrit le/vrançais POUR L’ESSENTIEL I héorie et exercices conçus par André Brousseau, Nicole Garet, Lionel Jean, Jacques Leclerc Un document indispensable à l’intention de ceux et celles qui, quotidiennement, doivent rédiger: correspondance, communiqués, travaux scolaires, comptes rendus, critiques.Ix‘ français pour l'essentiel comprend: un manuel: 18,00.$ un cahier d’exercices: 9,95 $ un corrigé: 25,00 $ lin vente chez votre libraire •Un ouvrage conçu à partir d’une grille de correction qui permet à l’utilisateur d’évaluer ses forces et ses faiblesses.Une référence théorique complète, enrichie de nombreux exemples, divisée en quatre grandes sections: Le module orthographe Ix; module grammaire l>e module phrase Le module texte Distribution en librairie MEDIALIV 539, boul Ix’beau, Ville Saint Laurent (Québec) Tél.: 331*3916 1977, bouL Industriel.Uval (Québec) H7S IP6 TèL (514) 667-9221 - 1-800-361-9264 - Télécopieur 667-8658 Anne Dandurand la page que je suis le plus nue» PHOTO JOSÉE LAMBERT Anne Dandurand costume avant de revêtir une armure qui protégerait son coeur sensible, son « coeur qui craque », des méchants critiques de l’émission.Ainsi l’a-t-on vue presque nue à l’écran deux fois deux secondes.Le topo de CBC durera cinq minutes.C’est une sorte d’interview striptease où on la verra à sa table de travail : à force d’écrire, la romancière aura chaud et finira par enlever son chandail.Pourquoi jouer ce jeu ?• Parce que même la littérature doit marcher avec les médias, aujourd’hui.Autrefois, il fallait aller à la cour et plaire au roi.Maintenant, les rois, ce sont les médias.Qu’est-ce que tu fais, comme écrivain ?Tu refuses le jeu complètement comme Ducharme ?Même cela est extrêmement médiatique et on ne peut pas être 409 Ducharme! » Comment alors construire son personnage médiatique ?Selon l’inspiration du moment, répond Anne Dandurand.« Comme la mort me presse et comme j’ai peur de la vieillesse, c’est sûr que la nudité et l’exhibition de la nudité est une des choses les plus innocentes et les plus vraies u’on puisse faire.Je suis toujours tonnee que le fait de me déshabiller devant les caméras soulève des vagues ».Mais le fait qu’une femme écrivain joue ce personnage d’effeuilleuse ne risque-t-il oas de la jeter dans un piège ?Déjà, des critiques ont commencé à distinguer « la littérature de ces dames » de celle des nouveaux jeunes hommes romanciers.I-es médias risquent de sexuer la littérature.« Ce n’est pas parce que je suis une femme que je me fais un personnage médiatique.Sans nommer personne, il y en a un qui est plus doue que moi en ville, n’est-ce pas ?Lui, dès son premier livre, il avait compris le jeu des médias.Mais son personnage de mâle semble avoir plus d’authenticité.Moi, la critique me traite plutôt de « dévergondée », tu comprends ?« C’est sûr que mon personnage risque de sexuer le regard du critique et de m’aliéner une partie du public lecteur.De toute façon, je ne prétends pas écrire en dehors de mon sexe non plus et tant pis si on me lit comme étant une femme! » Dans Le Coeur qui craque, Anne Dandurand écrit : « Disons simple ment que je remercie la littérature de me permettre de m’allonger à côté d’elle ».Il n’y a pas que le personnage mé diatique.L’écriture même de Anne Dandurand cultive l’érotisme à l’occasion.Déjà en 1988, Christian Mis tral lui-même écrivait dans un hebdo de quartier à propos d’un livre de Anne Dandurand : « L’érotisme at féminesque est chose si rare en littérature.Il faut un naturel somptueux et quelque chose de tripatif dans le tempérament pour manier l’orgasme avec des paragraphes ».« L’érotisme est devenu une sorte de combat dans mes livres, précise aujourd’hui la romancière, une volonté d’affirmation, une réponse à des fantasmes typiquement masculins.Mais j’ai hâte qu’on passe à autre chose.L’érotisme, c’est comme l’arbre qui cache la forêt.Ce n’est pas la seule chose dont je parle dans mes livres.Même quand je suis dans une histoire extrêmement sexuelle, il ne s’agit pas uniquement de sexualité.L’écriture est d’abord une descente en soi et au coeur du monde ».En même temps, Anne Dandurand veut marquer la distance qui sépare son Je personnel de son personnage médiatique et du personnage de la narratrice de son roman dont elle n’est, dit-elle, que « la partie rêveuse ».« Disons que la réalité du moi est beaucoup plus ennuyante.Je ne passe pas par les excès ni du Je mé-j diatique m du Je du romau.Par rapport à moi, le Je du roman est un personnage tordu, amplifié, disséqué.C’est une héroïne, infiniment plus courageuse que moi.Par ailleurs, en-| tre le Je romancé et le Je médiatique, c’est le jour et la nuit.Le personnage médiatique est facilement logorrhéique tandis que le personnage du roman est de plus en plus muet: Le personnage médiatique a les coudées franches tandis que le personnage romanesque est dans l’incapacité d’agir.« Je voulais qu’on voit dans Le Coeur qui craque la métamorphose de la narratrice qui, d’abord écervelée, se met à changer du fait même ! d’écrire.Ai-je réussi à faire saisir cela ?Probablement pas puisque les gens restent accrochés a l’idée du « journal imaginaire » et y cherchent encore une autobiographie de Anne Dandurand.Ma vie n’a aucune importance dans le roman.En fiction, tu prends la pointe d’une aiguille et tu contruis avec cela un cosmos.J L’incident réel d’où part peut-être un chapitre n’a plus de rapport avec ce qui s’est écrit dans le roman.« J’aime une littérature du déca-! page du réel pour en faire quelque I chose de plus universel.De telle j sorte qu’on n’ait plus besoin de l’histoire personnelle pour écrire ce ; qu’on veut transmettre.J’adhère à toute cette lignée d’écrivains depuis Proust, avec Mistral et Ilamelin, entre autres.Quand Anne Dandurand se sent-elle alors le plus nue ?Devant une caméra ?devant un amant ?ou daas le livre qu’elle vient de publier ?« Sur la page.C’est là que je peux dire vraiment ce que je pense.Sur la | page.Pour la caméra, oublions ça : la matière que tu donnes est triturée, i montée et ce n’est qu’un fragment de j moi qu’on montre sans que je puisse le contrôler.Devant un amant, il y a tout l’émotif qui s’y met et c’est très court aussi, de toute manière.C’est vraiment sur la page que je suis le plus nue tout le temps.Libre de faire et de dire ce que je veux.Libre d’être ce que je suis.Même si personne n’aimait ce que j’écrivais, je continuerais à écrire parce que c’est un ; espace où tout l’amour du monde est I possible».mardi 12 février, à 17 h au même endroit.Gilles Marcotte propose une allocution portant le titre Fautes, le mardi 19 mars, toujours au même lieu.Enfin Dominique Noguez tentera de Ressusciter Rimbaud, le mardi 26 mars dans le même local.Navarre publie en France LE CARNETTISTE du Plaisir des livres, Yves Navarre, publie en avril un roman écrit à Montréal intitulé Où sont amis que vent emporte, chez Flammarion.C’est un retour d’édition en France pour Navarre qui avait publié précédemment chez Leméac éditeur.L’Académie française s’expose UNE EXPOSITION intitulée L’Académie française, coup d’oeil sur le XVIle siècle, qui regroupe d’impressionnants documents, a lieu actuellement aux Archives nationales du Canada, 395, rue Wellington à Ottawa jusqu’au 17 mars.Parmi les documents exposés, on remarque le premier dictionnaire de l’Academie française, publié en 1694, le fauteuil et la tenue d’apparat de l’académicien et des bustes d’anciens membres comme Corneille, La Fontaine, Racine et Voltaire.En plus, on peut voir une collection de médailles, de bannières, de portraits d’académiciens, de photographies et de reproductions sur toile de sculptures.L’Arménie au Québec LES ÉDITIONS Libre Expression lancent cette semaine le roman de Agop J.Hacikyan et Jean-Yves Soucy intitulé Un été sans aube, le mercredi 30 janvier, à 17 h, au bar Le point de vue, 37e étage, Centre Sheraton, 1201, boul.René-Lévesque Ouest.Hommage à Roland Glguère POUR LA FIN du mois de janvier placé sous le signe d’Orphée, la librairie Gallimard rend un hommage à Roland Giguère, poète, sculpteur et peintre, qui a poursuivi une réflexion profonde sur le rôle de la poésie.Dès le 26 janvier, on peut admirer quelques-unes des gravures et sculptures de Roland Giguère.Dimanche, le 27 janvier, à 14 h, les comédiens Monique Lepage et Jean Marchand liront des extraits de l’oeuvre poétique de Roland Giguère.Stop ou encore RAPPELONS que la date limite de participation pour le concours Belle Gueule de nouvelles est le lundi 11 mars.La remise des prix aura lieu le mardi 23 avril dans le cadre du Festival national du livre qui se tient, comme chacun sait, du 20 au 27 avril Pour toutes informations, écrire à : l Concours Belle Gueule de nouvelles, C.P.983, Suce.C.Montréal, Qc.H2L I 4V2.Prix de l’Académie canadlenne-française LES AUTEURS ou les éditeurs ont jusqu’au 28 février pour soumettre ; les recueils de poèmes au prix Alain-| C.randbois et les essais au prix j Victor-Barbeau qui seront décernés j au printemps par l’Académie I candienne-française.L’auteur doit ' être de citoyenneté canadienne et l’ouvrage, écrit en français, doit avoir été publié entre le le janvier 1990 et le 31 décembre 1990.Les prix, de 5000 $ chacun, seront attribues en | mai prochain.Pour participer, on j doit envoyer quatre exemplaires de ! chaque ouvrage avant le 28 février à l’adresse suivante : Académie canadienne-française, 5724, chemin de la Côte Saint-Antoine, H4A 1R9.Finalistes du Prix des Terrasses Salnt-Sulplce LE JURY du prix de poésie des Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire a déterminé les cinq finalistes qui sont : Geneviève Amyot pour Corps d’atelier (Le Noroît), Hugues Corriveau pour Ce qui importe ( Les Herbes rouges), Michael Delisle pour Chose vocale (Les Herbes rouges), Louise Desjardins pour La 2e avenue (Le Noroît) et Denis Vanier pour Les stars du rodéo (Les Écrits des Forges).La remise des prix aura lieu aux Terrasses Saint-Sulpice ce i mercredi à 17 h.Jean Paul Daoust LES CENDRES BLEUES PRIX DE POÉSIE DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL DU CANADA 1990 "Il faut lire Les Cendres Bleues comme on lisait au siècle dernier Les Fleurs du Mal" Jeun Royer Le Devoir “Il faut lire Les Cendres Bleues pour son acharnement à débusquer les spectres de l’enfance avec les armes noires de la poésie” Monique Laruc Le Devoir “Un livre intense et très beau." Puni Chanel Malcntunt Voix et Images "Il faut lire Les Cendres Bleues" Jocelyne Felx l ettres Québécoises “Je suis passé à l’état de choc" "Il faut lire Les Cendres Bleues .pour la blessure" .Jean-Rock Doivin r Voir (nuis dis FORGES 903 ST-THOMAS, C.P.335, TROIS-RIVIÈRES (QUÉBEC), G9A 5G4, TÉL.: 819 379-9813 9875 Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 ¦ C-7 Jean BASILE Lettres a québécoises LOUIS-PAUL BÉGUIN n’est pas un inconnu des lecteurs du DKVOIR de naguère.Il a tenu dans ses pages une chronique du bon parler français qui était un délice.Son combat était celui d’une langue droite, simple et correcte, une langue de bon sens comme la voulait Paul Léautaud.D’origine française mais Picard d’Amiens où on ne parle pas le français comme à Paris, il savait aussi qu’il faut respecter les usages régionaux significatifs, allant par là dans le sens de Littré.Il a publié discrètement des poèmes et des pastiches, puis un journal intime sensible et franc, Parcours parallèles (éditions Janus).Il vient de publier tout aussi discrètement un livre attachant et étrange, L’Ange pleureur.Pour ceux qui ne le savent pas, l’ange pleureur est le nom qu’on a donné à la statue la plus célèbre de la cathédrale d’Amiens, chère à Rus-kin et à Proust.C’est une vanité qui représente non pas vraiment un ange Louis-Paul Béguin retour vers l’enfance mythique mais un angelot qui sanglote appuyé sur une tête de mort.Par ce titre, qui est évocateur et triste, Louis-Paul Béguin ouvre ses cartes d’entrée de jeu.Son roman est une méditation sur la brièveté de la vie, outre que c’est une réflexion sur l’exil, puisque le personnage principal du livre, Rém (pour René en picard), a quitté sa Picardie originelle pour s’installer en Amérique.S’agit-il d’un roman ou d’une biographie déguisée ?On ne le sait pas vraiment sauf qu’on voit très bien que Louis-Paul Béguin a puisé largement dans son expérience personnelle pour rédiger des pages dont l’émotion ne s’invente pas.On comprend tout de suite qu’U a voulu faire d’Amiens, sa ville natale, une sorte de ville mythique rebée à l’éternité de l’enfance, car c’est ainsi qu’elle lui apparaît dans sa mémoire d’exilé.C’est pourquoi il lui redonne son nom ancien de Samara.Mais les faits, j eux, ne sont pas mythiques du tout puisque la première partie du livre se passe durant l’occupation allemande, au début des années quarante, une époque passionnante quand on est un garçon sensible, à l’instant que les sens s’éveillent.Louis-Paul Béguin trace cent portraits touchants et simples de son jeune héros, de sa famille, de ses copains.On voit très bien le petit café où Rém a passé son enfance, à l’affût des potins qui ne manquent jamais dans ce genre d’endroit.On imagine le bruit des bottes allemandes et l’air brumeux qui donne au ciel picard ses teintes grises et roses.On vit avec lui ses peurs et ses curiosités de jeune adolescent.Ce sont les meilleures pages du üvre.Quand la guerre se terminera, Réni partira aux États-Unis.Si on en juge par ce que Louis-Paul Béguin écrit dans son roman, on ne peut pas dire que les États-Unis sont un pays charmant.C’est là que le héros, qui a maintenant vingt ans, découvrira la violence, la misère, la vulgarité, le racisme, etc.Alors, c’est un nouveau départ jusqu’au moment où l’horizon s’éclaircira grâce à la douceur d’une femme, Jennifer, que Réni rencontrera à Toronto ou il s’est engagé comme professeur de français pour échapper à la « fournaise » améri caine.Puis ce sera, enfin, la décou-verte de l’Amérique française par Québec avec ses « rues qui montent et qui descendent, les ruelles étroites, la douceur de vivre.».En réalité, Louis-Paul Béguin ne parle pas beaucoup du Québec car le sortilege du passe l’attire irrésisti- ! blement.Il lui faudra revisiter Sa- mara de nombreuses fois avant que le présent s’harmonise avec le passé.Quand Réni retournera à Samara pour la dernière fois, il ne la reconnaîtra presque plus sauf que c’est là que sont « ses chers disparus, éternellement ».Alors, libéré du passé et de l’Ange pleureur, il rentrera à Montréal où sont « ses habitudes et ses rues familières ».Éternellement Picard, car « l’éphémère n’existe pas », il se sentira près à participer à l’émancipation politique du Québec « comme un ami qui vient en aide à un compagnon qui souffre».On ne peut pas réduire le roman de Louis-Paul Béguin au thème de l’exilé même s’il en forme la trame principale.L'Ange pleureur a aussi des aspects troubles qui touchent à la sexualité déviante, un des puissants moteurs de l’être et, pourquoi pas, un des moteurs de l’exil considéré sous l’angle de la fuite.Le Uvre de Louis-Paul Béguin est donc aussi un roman d’initiation.Alors, comment un jeune garçon découvre-t-il ses pulsions et comment réagit-il ?Réni a pour sa mère, Manou, un amour presque inconsidéré qui touche au pur désir.Cet amour incestueux est une des chevilles du roman.L’affaire s’arrangera par un deus ex machina bien romanesque.De même, Rém adolescent sera attiré par un Alsacien blond, enrôlé de force dans l’armée allemande, qui est par dessus le marché l'amant de sa mère veuve.Là, quand l'inceste se conjugue avec l’homo-sexuabté, ça sonne plus juste.Pour des raisons historiques compréhensibles, on est peu sensible aujourd’hui à ce qu’on pourrait appeler l’érotisme de la guerre avec ses uni formes, ses dangers, ses héros et ses traîtres, dans lequel toute une série d'écrivains modernes, de Colette à Genet en passant par Cocteau, ont puisé.On trouvera dans le livre de Louis-Paul Béguin, qui est de cette famille d’écrivain, des détails inédits sur cet étrange sujet Le travail littéraire de Louis-Paul Béguin est tout à fait marginal dans le meilleur sens du terme.L’écrivain n’adhère à aucune école.Il ne cherche pas un public.C’est une littérature pour soi-même.L'/\ngepleuivur est un livre inégal mais ses qualités sont ailleurs.Il est, à sa façon, unique comme tous les livres qui sor tent de l’être intime comme témoignage d’un destin.L’Ange pleureur, Louis-Paul Béguin, roman, 224 pages, édition Janus, Montréal, 1990.Robert Choquette ( 1905-1991) Écrivain de radio et prince des poètes Jean Royer L’ÉCRIVAIN Robert Choquette, décédé le 22 janvier à l’âge de 85 ans, a initié la littérature radiophonique dont il est resté le maître durant 30 ans, avant d’être élu « Prince des poètes» en 1961.L’homme fut aussi un animateur et un ambassadeur de notre culture.Membre fondateur de l’Académie canadienne-française en 1944, il en deviendra son président de 1978 à 1980.Jusqu’à l’année dernière, il fut assidu aux scéanees de l’Académie, confie l’actuel président, Jean-Guy Pilon : « J’aimais son regard rieur, doucement malicieux, généreux, tolérant et indulgent ».Cet humaniste de vaste culture était aussi un épicurien d’agréable compagnie.Aussi, ajoutera M.Pilon, « il était l’élégance même : élégance physique, certes, mais surtout élégance du coeur et de l’esprit ».Au milieu des années 1920, il apporte un souffle nouveau à la poésie de son époque avec le recueil intitulé À travers les vents, qui lui mérita un premier prix David.Pour comprendre la présence de Choquette, il faut se rappeler qu’il était le contemporain d’Alfred Desrochers, son ami, de Louis Dantin et d’Albert Pelletier, de Claude-Henri Grignon et de Germaine Guèvremont, sans oublier Alain Grandbois et Clément Marchand.Le poète, célébré très jeune, a tout de suite déployé ses talents à la radio naissante.Mais c’est en 1935 qu’il écrit le premier radio-roman, Le Curé de village, à CK AC.L’auteur voulait écrire une oeuvre à thématique urbaine mais le commanditaire a préféré un sujet régionaliste dans un Québec encore à majorité agricole et villageoise.En 1938, avec La Pension Veldcr, la vie urbaine montréalaise apparaît pour la première fois dans notre littérature, grâce à la radio de Radio Canada.Puis, en écrivant Métropole, de 1943 à 1956, Cho- PHOTO JACQUES GRENIER Robert Choquette quette portait à un sommet le radio-roman.L’année suivante, il démé nagera avec ses personnages de La Pension Velder h la télévision de Radio-Canada où il poursuivra son exigence d’écriture.Les critiques de l’époque reconnaissaient la qualité de ses radio-romans à « résonance humaine », aux « pages exquises », grâce à la frai cheur et à la souplesse de sa langue, écrivait André Laurendeau en 1941 : « L’oeuvre radiophonique de Cho quette (.) nous retient par l’habileté, l'intelligence, le charme, l’audace, le parti qu’il sait tirer d’un instrument nouveau, et par cette surveillance harmonieuse que l’écrivain exerce à l’égard de lui-même ».Le poète ne fut pas moins prolifique que l'écrivain de radio.Son oeuvre, publiée entre 1925 et 1967, couvre plus de 600 pages, dont la moitié réunit les 6 000 à 7 000 vers de Suite marine.Poète lyrique et néoromantique, il naviguera aussi entre le réalisme, le symbole et le sens de l’épopée.On retrouve ses Oeuvres poétiques en deux tomes chez Fides, dans la collection du Nénuphar.Ce qui frappe, chez ce poète humaniste, c’est la rigidité de son instrument prosodique, malgré l’alternance de l’alexandrin et du vers li- bre, en même temps qu’une plongée dans la thématique moderne de son époque : la ville, le progrès, la naissance de l’ère industrielle.Ce poète fidèle à la rime est pourtant sensible à ce qui se passe de neuf dans l’air du temps.Sa poésie veut conquérir l’espace américain et le nommer dans la suite des civilisations et des cultures, sans oublier le Nord mythique (comme Desrochers), tout en renvoyant dos-à-dos les « régionalistes » et les « exotistes » qui l’ont précédé en poésie.Son vers sensuel et musical, de facture traditionnelle et parfois libre, veut retrouver la qualité de l’émotion ou de la pensée par le nombre de syllabes.Le poète préféra à la poésie de laboratoire et d’intelligence celle qui « est faite, essentiellement, d’émotion et d’imagination », celle qui « doit transmettre au lecteur ou à l’auditeur un ébranlement de l’être tout entier ».Pour Choquette, « le poète doit être un créateur d’espoir malgré tout, — ou, si l’on préfère, un soutieig un consolateur».Il ajoutera : « A la poésie pure je préfère la poésie pleine ».Dès 1925, avec son recueil À travers les vents, il est salué par la cri-! tique.Louis Dantin vantera la « jeunesse » de cette poésie « séduisante et forte » : « la fraîcheur, la santé, les tons vifs, les sucs capiteux; la flamme des sens, l’éclat du rêve, l’ardeur du zèle et de la foi ; l'âme veilleuse, inquiète, prête à recevoir tous les souffles pour l'essor des hautes aventures : la vie, en un mot, bouillante et proche de sa source ».Le jeune poète ne décevra pas quand il publiera en 1931 ce qui reste son chef-d’oeuvre : Metropolitan Museum.On y lit un choc des cultures dans un hymne à la civilisation américaine et à la vie moderne.Emporté par les forces régénératrices de l’Amérique, le poète évoque en 423 vers la préhistoire, les civilisations ehal-déenne, assyrienne, grecque, ro- ilîlMI POUR SAVOIR OU COMMENCER A BATIR CE MONDE MEILLEUR.P‘>ur x i'nj,.„, WaptN maine et chrétienne.Voilà « une oeuvre d’art mûr ».celle où « l’apprenti a atteint la maîtrise de sa tache et surpris le secret de la beauté complète », écrira Louis Dantin en 1934, analysant l’originalité de l’oeuvre : « Metropolitan Museum, écrira Dantin, c’est le destin total de l’homme, de ses origines à son terme, tracé en deux panneaux, le passé, le présent, avec une vue sur l’avenir ».Le poète écrit avec exubérance : « Et de sentir autour de moi/ Se dérouler la Ville Folle/ Je ne sais quel aveugle émoi/ Quelle fièvre au-delà des paroles/ Multipliaient mon coeur en milliers de rayons/(.) La ville était en moi comme j’étais en elle ! / Essor de blocs! élans d’étages! tour-j billons/ De muraille qui font chavirer la prunelle! » En 1953 paraît Suite marine, une épopée de l’absolu dont les milliers ! de vers tracent l’inquiétude du poète devant l’indicible beauté.Cette oeuvre d’inspiration et de facture plus traditionnelles lui valent plusieurs prix en France et au Québec.Dans un recueil d’essais paru récemment aux Écrits des Forges, La poésie au Québec, revue critique de 1989, Claude Beausoleil a rendu un fort bel hommage à la poésie de Robert Choquette.Beausoleil conclut ainsi son texte sur une oeuvre qu’il nous invite à fréquenter ; « Lire aujourd’hui la poésie de Robert Choquette, c’est écouter un chant d’universel et voir une géométrie immense en mouvement ».L’homme bien au coeur de cette vaste entreprise poétique, l’Homme en majuscule, pense et souffre.Pris dans des pulsions d’enthousiasme, il poursuit sa roule À travers les vents, les joies et les tourments.Il dit à voix haute la volonté de durer, la mélancolie, la mer et ses miroirs dépliant les images de la destinée ».GERALD TOUGAS La Mauvaise Foi La Mauvaise Foi La Mauvaise Foi une œuvre majeure un chef d’œuvre REGINALD MARTU-lAPRESbt GÉRALD TOUGAS Un livre sublime,.La Mauvaise Foi- LUCIE COTE - LA PRESSE 267 PAGES - 22,95» ISBN : 2-89037-506-4 CHRISTIANE DUCHESNE La Vraie Histoire du chien de Clara Vie ROWAN/JEUNESSE - 1990 La Vraie Histoire du chien de Clara Vie CHRISTIANE DUCHESNE -Coup de foudre tellement une belle histoire, ça fait pleurer livre adorable UAR'E-fRANCEBAZZO 114 PAGES-6,95$ ISBN .2-89037421-1 ÉDITIONS Q U É B E C / A M É R I Q U E LOGIQUES LA VIE MODERNE jU-o 2.g lo -» a 03 (Ji®.^TJ V» ® ® • £ S OO ,jA oa xi 2.oo ¦*e s sraisaart • BBBl pr4f»o» Ufontai»» d« RH* Claude Lapointe ANDRÉ BRASSARD: STRATÉGIES DE MISE EN SCÈNE Un ouvrage captivant qui présente les multiples facettes de l’univers d’André Brassard, l’enfant terrible du théâtre québécois et l’un de nos plus grands metteurs en scène.Préfacé par Rita Lafontaine.202 pages—19,95 % du Nibalung y anneau tn*Str« tnwJutr «T p»r J»»» *»T' rtb Miyur 7* > fX.Dominic Champagne LA RÉPÉTITION Dans cette pièce qui a mérité le prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour le meilleur texte de l'année, Dominic Champagne met en scène, avec tendresse et dérision, le mal de l’âme.152 pages—14,95 $ Richard Wagner L’ANNEAU DU NIBELUNG traduit et adapté par Jean Marcel L'Anneau du Nibelung est sans aucun doute, avec le corpus des tragédies grecques de l'Antiquité, l’oeuvre la plus puissante qui ait jamais été écrite.Magistralement traduit et adapté par Jean Marcel.272 pages—19,95 $ ^ C-8 ¦ Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 • h'plaisir (les ivres Dernier bistro à Paris TRUFO A MISTO JOSEPH BIALOT est né en 1923 à Varsovie, capitale d’une Pologne encore incertaine.En 1930, il aligne son pas sur celui de ses parents qui avaient décidé de s’installer dans un drôle de pays.Il s’agit, en l’occurrence, de la France.Une nation qui sait, de temps à autres, compter sa puissance par le nombre de bistros ayant pignon sur rue et par le nombre de titres composant cette extraordinaire collection dite de la Série noire qu’avait fondé le délicieux Marcel Duhamel aux lendemains d’une guerre supposée être, comme celles d’avant et d’après, la dernière.Bien entendu, Joseph Bialot apprécie les écrivains.Ses faveurs vont à Malraux et Simenon, à Pierre Véry et Jean-Patrick Manchette, mais surtout à Shakespeare.Celui qui, ainsi que le dit Bialot, « a tout dit ».C’est probablement à cause d’un long et fidèle copinage avec l’oeuvre de l’auteur de La Tempête que Bialot a noté dans sa correspondance personnelle, « le roman policier représente la tragédie moderne au quotidien.C’est une littérature qui permet d’explorer un univers où les situations individuelles sont poussées au paroxysme.Il y a dans tout roman noir, un moment, un seul où tout bascule, où tout le code social, où tout le corps social, se trouve confronté avec sa logique à une situation affective.Et c’est le clash ».On l’aura compris, Joseph Bialot est donc l’auteur de LA définition limpide du roman noir.Mais Joseph Bialot est surtout l’auteur d’une divine et singulière surprise qu’il a baptisée Le Royal-bougnat.La surprise en question compte 189 pages.La surprise en question est le 2239e titre publié par la Série noire, filiale de l’auguste maison Gallimard.Qu'est ce donc que ce Royal-bougnat ?Page 14 : « Le dernier vra bistro de la capitale.Je sais, des troquets vieillots il en reste encore quelques-uns dans Paris, mais seulement on façade.À l’intérieur, c'est staff, lumière froide et tables de plastique imitation plastique.Même l’Auvergnat est faux, il vient de la Bastoche.Ici, rien de tel.Un des rares endroits de la ville où l’on éprouve le sentiment de ne pas vieillir.Non, rien ne bouge au Royal-bougnat, meubles, menus, serveuses.La seule indication du temps qui passe se manifeste, par intermittence, par les prix qui grimpent ».Ce lieu est fréquenté par de braves et généreuses personnes.En fait, ce lieu est le lieu ou se retrouvent les gentils de ce roman fort bon lorsque vient le temps de la ripaille, du gros pastis et de la petite Gitane.L’acteur principal de cette bande sympathique au point de cultiver des sentiments simples, donc universels, s’appelle Didier Valois.À son propos, écoutons Monsieur Bialot : « Je me présente : Didier Valois.Vous savez bien, l’acteur, 38 ans, natif de Gramat, dans le Lot.Le premier second rôle de l’émission télé Emportez-le avec vous !.De surcroît chômeur, depuis que je me suis accroché avec le sponsor de la série.Il parait que j’ai insulté ce tycoon en disant de lui : chez cet homme-là, rien n’est p’tit».Le meilleur copain de Valois Di- SÉRIE NOIRE JOSEPH BIALOT Le Royal-bougnat w ' ri GALLIMARD dier se nomme Loïck Schwartz qui, outre l’amitié, fait office d’imprésario.Loïck c’est « un curieux bonhomme, fils d’un Juif pollack et d’une catholique Bretonne, descendant à la fois de Brest et Litvosk, moitié vodka, moitié muscadet et moitié n’importe quoi pourvu que ça flambe dans le gosier».Dans la bande du Royal-bougnat, il y a Coma, le flic.« On l’appelle Coma et il ne dit rien.Le surnom lui vient de ce qu’un jour il a collé une contredanse, pour non présentation de carte grise, à un motard étalé sur la chaussée.Il faut dire que le verbalisé luttait contre la mort et qu’il se moquait éperdument des papiers de sa moto.Les surnoms, aussi, se méritent ».Didier est plus amoureux de Marie que Marie ne l’est de lui.Marie est la femme légale d’un avocat véreux jusqu’au jour où ce ténor du barreau « parigot » se fait zigouiller.Marie a une drôle de « maman ».La « maman » est antiquaire.Au cours de son aventure commerciale, « maman » a lié connaissance avec des « empaf-fés ».Du genre à brandir la mitraillette dès que l’employé de Électricité de France « radine sa fraise » pour faire un relevé du compteur.Ce roman étant délicieux, on n’en dévoilera pas les tenants et, encore moins, les aboutissants.Par contre, on tient à porter à votre attention que ce roman est délicieux parce qu'il s’inscrit dans la veine beaujolais du polar.PS : Depuis une trentaine d’années, Jacques Réda signe une chronique dans le mensuel Jazz Magazine.Une chronique où la passion du sujet se traduit par la justesse du propos.Justesse mais également poésie.Jacques Réda, en effet, est avant tout poète.La collection de poche Folio a eu la géniale idée de regrouper ses chroniques tout en y ajoutant quelques textes.En voici un extrait : « Autant qu’à une chaîne où alternent les relais et les ruptures, engendrant elles-mêmes de nouveaux systèmes de liaison, l’histoire du jazz de piano ressemble à une entreprise de transports.Même à queue, le piano n’est en somme qu'un meuble, et (à moins de couver une arrière-pensée de démolition), personne ne le déménage sans en préserver tant bien que mal l’essentiel ».C’est à propos de Teddy Wilson, le pianiste du classicisme.Royal-bougnat, Joseph Bialot, collection Série Noire.L’improviste.Une lecture du jazz, Jacques Réda, collection Folio.LE DEVOIR PRÉSENTE LE CONCOURS DE NOUVELLES La Revue STOP organise» pour une troisième année consécutive le Concours BELLE GUEULE de nouvelles.Trois prix sont offerts: Tcr prix: 1,000$ 2'cmc prjx: 5005 3i6mc prix: 2505 Pour obtenir tous les renseignements et le formulaire d'inscription, téléphone/, au (514) 526-0849 ou écrive/ a Concours BEI.LL GUEULE de* nouvelles, C.P.983, Suce.C Montréal Qc.H2L 4V2.(Date limite: 11 mars 1991.) Une collaboration de: LE DEVOIR mÊm ¦**$&*» Yves NAVARRE ?La vie dans l'âme Carnet 19 RUE RACHEL OUEST.Le meilleur de la vie.Le centre de la ville est célibataire.On y reste parfois jeune jusqu’à cinquante ans.On y a le téléphone direct avec le ciel mais ça sonne toujours occupé.Une fois, Charles est tombé sur le répondeur automatique, nos lignes sont présentement saturées, au top sonore merci de nous laisser votre nom et votre numéro de téléphone, dès que possible nous entrerons en contact avec vous.Silence.Bip.Puis, « je m’appelle Charles, 777-1377 ».On ne l’a jamais rappelé.En bas de l’immeuble, rue Rachel ouest, il y a une plaque de fonte en bordure du trottoir.Elle donne accès aux égouts, brave fleuve qui va charrier toutes ces eaux usées.Charles parle à voix haute, « écoutez monsieur Rex, vous me dites que vous ferez le point sur moi dans cinq ou dix ans, et si je n’en avais plus que pour cinq ou dix mois ?» En bordure de trottoir, la plaque est mal ajustée, ça fait bing bong dès que deux voitures ont à se croiser et voilà Charles réveillé.Monsieur Rex est le patron du bureau de comptables.On y règle les comptes des impôts de ses clients.Charles vient d’etre muté à Québec.« Une promotion » a dit monsieur Rex.Vraiment ?Le célibataire Charles aime son centre-ville.« Il faut aller au-devant des tempêtes » a lancé monsieur Rex au dîner, la veille, à la cafétéria après avoir annoncé la nouvelle à son employé, belle formule, un de ses classiques favoris.Ailleurs, plus loin dans la ville, dans les îles ou de l’autre côté du fleuve, ils vivent à leur manière, à l’écart, l’esprit caparaçonné de toutes sortes d’orgueils et de réticences.Ils ne dorment pas à deux, mais à trois, avec le pouvoir, n’importe quel pouvoir, petit ou grand, et la fierté d’un petit bonheur qui échappe aux errances et souffrances de tous les pays du monde.Il neige ?On déneige.On balaie le perron.« Nous sommes, au monde, les plus près de la démocratie » rétorque monsieur Rex quand il sent qu’au bureau on va parler de politique.Au bureau, on règle des comptes parfaits.La ville atlantique, si loin l’Atlantique et pourtant, il faut la chercher dans le centre, au coeur de celles et ceux qui n’ont que le pouvoir d’être, de n’être plus ou d’être à nouveau ce qu’ils sont, heureux, malheureux, tout mais pas mutés.Le futon est encore défait.• Charles a renversé un peu de café sur le tapis, du noir, amer, comme il l’aime, en allant ouvrir la fenêtre, bing bong, une voiture encore, puis une autre.Une fille passe sur le trottoir d’en face.C’est la première fille en chapeau à voilette de l’année.Elle a l’air garçonne, mais elle n’est pas vraiment aux filles.Pour un peu Charles lui ferait signe de monter.Mais elle a l’air de suivre le vol des mouettes, ivre de l’air froid.Des mouettes à cet endroit-là de la ville ?Ça se peut pas, et puis c’est vrai : elles sont venues exprès.Pour la fille qui tourne au coin de la rue, pour le camion d’un fleuriste qui passe bing bong, et pour l’enseigne du dépanneur qui éclaire pâlement en plein jour.Ça veut dire quoi « il faut aller au-devant des tempêtes ?» Madonna, c’est son surnom, l'Italienne doyenne du bureau, divorcée, cinq enfants tous mariés, des photos de gosses partout dans les dossiers, cadres dorés, photos couleur, bébés roses et layettes bleues, dit de monsieur Rex, « vaut mieux qu’il parle, il est bitch en se taisant ».Charles sait que pour son départ ils ont acheté du vin blanc et de quoi croquer, à cinq heures tapantes, heure de fermeture.Dans trois semaines il doit prendre ses nouvelles fonctions à Québec.Pourquoi a-t-il accepté ?Pourquoi s’est-il laissé faire ?Charles passe un peu d’eau sur le tapis.Il a tout le temps de se faire beau pour le bureau, la parade et finalement l’insoumission.Bing bong.Il dira non.Bing bong.Il a une journée devant lui pour, ni vu ni connu, pour modifier toutes les données des logiciels.Bing bong.Il a une journée devant lui pour tout rendre faux.Et après, apres, il trinquera avec eux.Après seulement.Comme toujours, seulement.Sur un papier, il note la douleur gomme toute capacité d’évaluer la souffrance et d'affronter encore.De la jubilation de la souffrance, de la fécondité de l'inquiétude : la douleur Ta emporté, je n 'ai plus rien à écrire de naissant.La note suffisait.Alice lui avait dit la veille de le quitter, « tu m’observes, tu me pilles, tu me dévores, ton métier est meurtrier ».Et Charles est là, toujours, rue Rachel ouest, avec la maison, sa conscience pour lui tout seul, son nom, toujours pas son adresse dans l’annuaire de l’Union des écrivaines et écrivains, et le projet d’un mentir et d’écrire « le » roman de « lui » qui s’intitulerait Le meilleur de la vie.Tant de fois il en avait trouvé la première phrase.Ce n’était jamais la bonne, celle qui appelle, qui entraîne, celle qui écrit tout ce qui suit.Il pleuvait sur la neige.Il pleurait.La maison de briques rouges, en face, devenait brune sous la pluie.Bing bong.A chaque coin de rue, il lui faudrait enjamber de larges flaques et prendre garde aux voitures qui fusent, vous éclaboussent de la tête aux pieds, une de ces rutilantes que l’on voit piaffer dans les publicités, au beau milieu d’un film (quand le héros, d’un regard passe aux aveux, quand l’héroïne, d’un geste signale son désir) et badaboum : laques invisibles, protections périodiques, assurances-vie, boissons pétillantes.Il y avait cela dans les flaques d’eau qu’il aurait du mal à enjamber; dans le ciel si gris que les mouettes s’y noyaient, cherchant obstinément un navire en partance; de cette désespérance-là, il voulait parler.Il voulait vite retrouver sa rue Rachel ouest ardente comme à l’été.Alice, qui sait, reviendrait, en robe de soie.Quand elle lui donnait bras, ça crissait un peu.Ils allaient à pied jusqu’au Jardin botanique.Bing bong.« Non, monsieur Rex, je reste, je vous dis non ».Bing bong.Y.N.?Bernhard moi, que je ne peux pas me soustraire à ce récit sur Wolsegg».Extinction, chef-d’oeuvre magistral, contient deux parties.Le télégramme : 199 pages où Murau, dans son appartement romain, apprend la mort de ses parents dans un accident d’auto, regarde des photographies d'eux, et revoit tout, déjecte tout l'ignoble de leurs existences.« Toute ta vie tu as craint ces gens plus que tout, ai-je pensé, et tu as fait de cette crainte la plus grande monstruosité de ta vie ».Le testament : 210 pages où Murau va à Wolfsegg retrouver ses deux soeurs, assister aux funérailles, ouvrir le testament dont il est l’exécuteur.Ça ne se raconte pas.Des flots de hargne, l’éclair d’un souvenir d’enfance, la « percée à jour » des hypocrisies, le voyage au bout de la haine.Et la décision.Il remet Wolfsegg à la communauté israélite de Vienne.Il repart pour Rome.Une ligne nous apprend qu’il est mort.« Nous trainons tous un Wolfsegg avec nous et nous avons la volonté de l’éteindre pour nous sauver, de le détruire en voulant le coucher sur papier, de le détruire, de l’éteindre.Mais le plus souvent, nous n’avons pas la force qu’exige une telle extinction.Mais peut-être le moment est-il venu à présent.J’ai le bon âge, avais-je dit à Gambetti ».+ Heidegger nom : Edgar Morin.Sartre, Jean Beaufret, l’existentialisme font le reste.Dominique Janicaud, dans L'ombre de cette pensée, pose quelques-unes des questions qui viennent à l’esprit avec le « cas Heidegger ».Pourquoi Heidegger, complètement a politique jusqu’en 1933, s’engage-t-il avec un zèle de militant ?Ses positions philosophiques dans Être et temps risquent-elles d’« expliquer » cet engagement ?Henri Meschonnic, dans Le langage Heidegger, va plus loin.Son analyse est plus fondamentale, même si l’auteur est linguiste au départ.Tout d’abord, il fait le point sur Heidegger à la lumière de toutes les publications depuis la sortie du livre de Farias.Puis il se livre à une analyse très fine des particularités du « langage » de Heidegger : son « essentialisme », mis en lumière déjà par M.Haar, cette manie de substan-tiver des verbes (« Être »), cette bi narisation caractéristique du sacré £\rii o 1 I*A C.l\ 337.suce.Outremont OllIClIlC Montréal II2Y4NI estuaire la rumeur des lieux Vt [//•vo et romari I )es poèmes de: COUDE BEAUSOLEIL NICOLE B ROSSA RI), l'AUl.CIIAMBEROND, JEAN-PAUL DAOUST, CAROLE DAVID, DENISE DESAUTELS, LOUISE IHJPRfc, BERN ARD POZIER, JEAN ROYER, ÉLISE TURCOTTE, ANDRE ROY.Abonnement pour quatre (4) numéros Abonnement étudiant/écrivain IX $?Abonnement régulier 20 % ?Abonnement pour institutions 10$ ?Abonnement a l’étranger 35 % ?Abonnement régulier pour 2 ans Ipm spécial pour huit (8) numéros, au Canada seulement) 35 $?Abonnement régulier pour trois ans Ipm spécial pour douze 112) numéros, au Canada seulement) 50 $ D On peut aussi se procurer la plupart des cinquante 150) premiers numéros d’estuaire 5 % ?Nom.Adresse .( ode.Veuille/ m’abonner a partir du numéro.estuaire: C .P.337, suce.Outremont, Montréal H2V 4NI Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue estuaire •Nature du prix Le/la lauréat/e reçoit une bourse de 2 (XX) S des Terrasses Saint-Sulpice.•Origine Ce prix a été créé pour stimuler récriture poétique.11 soulignera dès la fin de janvier 1991 une oeuvre qui aura proposé en 1990 une approche différente de la poésie tant au niveau thématique qu’au niveau formel.Ce prix sera remis à la fin de janvier de chaque année.Ixis finalistes lingues Corrivcau, Ce qui importe (Les Herbes Rouges) Michael Delisle, f 'hose vocale (Les Herbes Rouges) Ixuiise Desjardins, La 2e avenue (Le Noroil) Denis Vanier, Les stars du rodéo (Les Écrits des Forges) • La remise du prix se fera le 30 janvier 1991 à 17h aux Terrasses Saint-Sulpice, 1680, rue St-Denis, Montréal.qui élève l’Étant (Sein) tout en rabaissant le « monde ordinaire » à la « facticité » et son discours au « bavardage ».Enfin, La raison narrative, critique de l’économie narrative, de Jean Pierre Faye, est une véritable somme faisant suite au magistral Langages totalitaires.Faye a été un des premiers à avoir publié en France des documents incriminants contre Heidegger, ce qui, dès 1961-62, a provoqué une petite « affaire Heidegger ».Depuis, Jean-Pierre Faye s’est rendu compte que le « cas Heidegger » n’est pas le seul, mais le phénomène le plus illustre, de la manière dont le « savoir », par l’intermédiaire du langage, se rapporte au « pouvoir ».La raison narrative est une gigantesque mise en rapport de situations politiques, depuis Babylone en passant par la Révolution française, jusqu’au Troisième Reich.Ces moments sont omniprésents, par synchronie, comme sur une vaste toile épique narrative et épistémologique.Heidegger est un des centres du livre.Faye montre bien ses déplacements, ses louvoiements, ses retraits stratégiques avant et après 1945.Un livre difficile mais fondamental.+ Salinger interarabes, comme votre différend frontalier avec le Koweit ».Hussein se montre déterminé face à une MARGUERITE Y0URCENAR magazine littéraire1 SAISON PËSBEAUX "î vente chez votre Marguerite —• YOURCENAR Hardallet Nourissier Hélias j.Hemingway : Borges ! Heidegger libraire DIFFUSION PROLOGUE éventuelle attaque américaine.« Mon propos n’est pas de vous rabaisser.Mais, je m’en tiens à la géographie et à la nature de la société américaine.Celle-ci n’est pas prête à risquer dix mille morts dans une seule bataille ».Après cet entretien, Mme Glaspie quitte Bagdad pour des vacances.Le 2 août, l’Irak envahit et annexe le Koweit.Après les premières heures de surprise, le monde va bientôt réagir, quelquefois en ordre dispersé.Les leaders arabes tentent d’ultimes missions pour amener Saddam Hussein à se retirer.Mais, plus les jours passent, plus ils se rendent compte qu’ils ont été trompés.Le président irakien manipule tout le monde : le roi de Jordanie, Yasser Arafat, le roi Fahd, le président égyptien.La solution arabe est un leurre devant un homme qui ne veut rien céder sur l’essentiel.L’Union soviétique, amie de l’Irak pendant 25 ans, se range dans le camp américain.Abasourdis, les États-Unis réagissent durement.En quelques jours, des dizaines de milliers de soldats arrivent en Arabie Saoudite alors qu’une vaste coalition multinationale s’assemble pour faire face à l’agression.Salinger et Laurent dévoilent, tout au long du livre, les revirements et rebondissements, les règlements de compte, les ballets diplomatiques et les rendez-vous mystérieux — dont celui, avorté, entre un politicien israélien et un représentant irakien — qui ont jalonné cette crise jusqu’au 29 novembre dernier au moment où les auteurs ont décidé de mettre un point final à leur bouquin.Ainsi, on assiste à des conversations véritablement surréalistes où les participants s’embrassent et quelques minutes plus tard se lancent des bouteilles au visage.Dans toute cette affaire, il y a eu des malentendus et des erreurs de calcul des deux côtés.Toutefois, en refermant ce livre, on ne peut s’empêcher de conclure que Saddam Hussein voulait la guerre et qu’il a tout fait pour l’attirer.pamicipacTion !«*»»• QUAND IL S9AGIT DE DICTIONNAIRES.PETIT ROBERT I Prixord.Notre prix 66,95 $ 51,95* le Parchemin s STATION MÉTRO, BIRRI UQAM, MONTRÉAL, H2L 2C9 (514) 84S 5243 LIBRAIRIE AGRÉÉE ( Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 ¦ C-9 DANSE James Kudelka et les zones vagues de l’ambiguïté PHOTO JACQUES GRENIER « Il n’y a jamais de trame narrative dans les pièces de James Kudelka, ni aucune motivation psychologique, explique Andrea Boardman, soliste en compagnie de Sylvain Infortune.L’émotion qui prend forme provient toujours du seul accomplissement des gestes.¦ Les Grands Ballets soulignent le 100e anniversaire de naissance de Prokofiev à la Place des Arts Mathieu Albert DEPUIS L'ÉPOQUE où il a réalisé ses premières oeuvres, au début des années 70, James Kudelka n'a jamais cessé de pratiquer la chorégraphie comme un art alimenté par l’équivoque.Ses pièces se présentent à l’image d’un univers où les idées et les émotions n’existent que sous la forme d’une matière fuyante, insaisissable, continuellement énigmatique.Rien n’est jamais dit pour de bon, rien n’est vissé sur un socle im muable, rien n’est pointé du doigt comme une démonstration claire et définitive.Pour James Kudelka, la transparence des choses n’existe pas.La poésie qu’il invente trouve plutôt son sol de prédilection dans les zones vagues de l’ambiguïté.Les Grands Ballets canadiens, pour souligner le 100e anniversaire de naissance de Prokofiev, et l’extraordinaire fécondité du chorégra phe (45 chorégraphies en 17 ans de carrière), ont décidé de réunir les deux artistes à l’intérieur d’un programme qui leur est entièrement consacré (à la salle Wilfrid-Pelletier de jeudi à samedi prochain).Deux premières montréalaises ( Les marginaux et The Heart of the Matter), ainsi qu’une première mondiale (Désir) sont à l’affiche.Depuis qu’il a quitté Toronto pour s’installer à Montréal, en 81 (ou il a rejoint les GBC), James Kudelka a réussi le tour de force d’imposer son travail, tant auprès du public du ballet, que de celui, plus familier, des ar deurs exploratoires de la nouvelle danse.Le langage qu’il a développé est multiple, diversifié, caméléones-que.La technique classique ne correspond jamais entre ses mains à un répertoire de prescriptions stoppées dans leur évolution, mais beaucoup plus à un vocabulaire vivant disponible aux jeux des mutations.Contrairement à la majorité des chorégraphes du même style au Canada, qui n’ont pas encore vu passer le train de la nouvelle danse, James Kudelka a très bien su capter, pour sa part, l’esprit neuf qui règne désormais sur la chorégraphie contemporaine.Son oeuvre en témoigne avec éloquence.On retrouve chez lui les mêmes préoccupations que chez les artistes d’avant-garde : invention du geste, refus de la narration, absence délibérée de tout fil conducteur (exception faite de quelques-unes de ses pièces qui sont plus proches du mo dèle traditionnel).En un mot, il est parvenu à opérer une jonction originale entre deux vocabulaires qui, à priori, apparaissent comme réciproquement exclusifs.Pour Andrea Boardman et Sylvain Lafortune, tous deux danseurs aux GBC, les oeuvres de James Kudelka se présentent comme un dédale d’une infinie complexité.Non seulement parce que le chorégraphe reste muet sur la dimension dramatique de ses oeuvres et des person- nages qui les peuplent, mais aussi parce que la danse est pour lui le lieu privilégié d’une expérimentation sur les différentes combinaisons gestuel les.« Il est extraordinairement difficile de danser pour James, dit Sylvain Lafortune, parce qu’une fois qu’il a terminé de donner les mou vements que nous avons à exécuter, il explique rarement de quelle façon nous devons les enchaîner les uns aux autres.C’est à nous, les danseurs, de trouver la solution aux problèmes techniques qui se posent ».« De plus, ajoute Andrea Board man, ses pièces comportent une quantité effarante de mouvements; il y en a beaucoup plus que dans la majorité des oeuvres des autres chorégraphes ».Depuis In l’aradisum en 83 (son in dépassable chef-d’oeuvreL James Kudelka a donné naissance a des univers continuellement dominés par le clair-obscur, le non-dit, l’imagerie evanescente.Les thèmes qu’il aborde — l'amour, la mort, le couple, la spiritualité — conservent en per manence le profil floue d'une évocation, comme si en même temps il voulait révéler et dissimuler les cho ses.« Il n’y a jamais de trame narrative dans les pièces de James, ni au cune motivation psychologique, explique Andrea Boardman.L’émotion qui prend forme provient toujours du seul accomplissement des gestes.Rien, parmi les indications qu'il nous donne, n’est suffisamment précis pour nous permettre de fabriquer des personnages.Ce n’est pas ce qu’il cherche; il n’y fait jamais référence ».« En ce qui me concerne, je trouve cela parfois difficile de travailler de cette façon, parce que je ne sais pas toujours très bien qui je suis sur la scène ».Toutefois, au coeur même de l’ambiguïté qu elles soulèvent, les oeuvres du chorégraphe n’en constituent pas moins de superbes ascenceurs vers l’intériorité de l’existence.Plusieurs d’entres elles, comme In Ta-radisum.Alliances ( 1984), et Tassage (1981 ), se posent comme des interrogations sur l'homme et ses relations avec les autres; sur l'échec et la réussite amoureuse; sur la vie dans un au-delà hypothétique.« Le travail avec James correspond toujours à une sorte d’aventure, dit Sylvain Infortune.Il faut à la fois être capable de maintenir un niveau constant de concentration, et de construire avec lui l’architecture de l'oeuvre ».Pour le présent spectacle, trois pièces servent de porte-voix au chorégraphe pour exprimer sa vision du monde.Les Marginaux et The Heart of the Matter, réalisées respectivement en 90 et en 86, en explorent un versant obscur; tandis que Désir (la toute dernière création de James Kudelka), cherche à en présenter un aspect plus lumineux.MUSIQUE Un sublime Schwarzkopf Schwarzkopf edition Wolf, 24 Lieder avec Gérald Moore et Geoffrey Parsons (piano); Schubert, Schumann, Richard Strauss, Lieder, Moore et Parsons; Airs d'opéras, Le Nozze, Don Giovanni.Cosi, Hansel und Gretel, Die Lustige, Die Fledermaus, Turandot, Aiadne, Der Rosenkavalier, Capriccio et Requiem de Verdi; bis, Bach, Gluck.Beethoven, Loewe, Wagner, Brahms, Mahler, Tchaikovksi, Wolf-Ferrari, Martini, Hahn, Debussy, Arne, Johann Strauss; Enregistrements inédits, Bach, Mozart, Gieseking, Richard Strauss.EMI CMS 7 63790 2, coffret de cinq CD.Carl Bergeron * NOTRE AMBITION était de recréer de notre mieux l’intensité et l’émotion dont musique et mots avaient dû se trouver investis dans l'esprit de l’auteur, au moment où il les a conçus.Il savait mieux que quiconque ce qu’il fallait faire.» Non, ce n’est pas Elisabeth Schwarzkopf qui, affectant un ton faussement aristocratique, parle d’elle-même au pluriel.C’est son époux, Walter Ledge, qui parle pour les deux ; montrant par là que la carrière de cette fabuleuse cantatrice ne se fit pas seule.Il fut en quelque sorte son pygmalion, et la guida jusqu’à sa mort en 1979.Après, la voix se tut à jamais.Il ne reste de ce timbre unique, de cette artiste exceptionnelle que des enregistrements.Heureusement, sont-ils plutôt nombreux.Car Walter J.edge fut aussi le chef du département de musique classique d’EMI-Angel pendant plusieurs années.Née en 1915, Elisabeth Schwarzkopf a déjà entrepris une carrière de •oprano léger lorsqu’après la guerre, en janvier 46, Ledge l'entend dans le rôle de Rosine du Barbier de Séville de Rossini que l’on donne au Theater an der Wien de la capitale autrichienne.« La voix était fraîche, brillante, pleine de gaieté, pas particu lièrement ample mais admirablement bien émise et assortie de merveilleux pianissimi dans l’aigu » se souviendra t il plus tard.Quelques temps après, la jeune femme obtint une audition de « deux à trois heures au moins » (selon son désir) de ce producteur de disque anglais qui jouait, contrats en poche, les chasseurs de talents.C'est à cette occasion que s’amorça une collaboration qui allait se poursuivre pendant trois décennies.Après l’avoir écouté dans des Airs (1 'opéras, Ledge travailla avec elle mesure par mesure, mol par mol in flexion par inflexion, un Lied fort difficile de Hugo Wolf, Wer rief dich denn ?Ce Lied qui selon lui « demande des nuances d’expression, souvent sur une seule syllabe, une seule note».Après une heure et demie, Herbert von Karajan qui assistait à la séance, s’excusa en confiant à son ami ; « Je m’en vais.Vous êtes un sadique.Ne torturez pas la petite.Je vous ai déjà dit il y a des semaines qu’elle est virtuellement la meilleure chanteuse d’Europe centrale.» Dans le perfectionnisme inflexible de Schwarzkopf, Walter Ledge avait trouvé l’émule du sien.Il en fit donc La Schwarzkopf.Le reste appartient désormais à l’histoire et à la légende.Au début des années cinquante, la voix évolua vers le lyrico-dramati-que.Aussi, au théâtre, abandonna-t-elle les rôles plus légers pour se concentrer désormais sur un petit nombre de personnages ; Fiodiligi (Cosi fan lutte), Elvira (Don Giovanni) et la Comtesse (Les Noces de Figaro), chez Mozart; La Maréchale (Le Chevalier à la rose) et la Comtesse (Capriccio), chez Richard Strauss; Alice èFalstaff), chez Verdi.Au disque, le répertoire fut beaucoup plus large.Si bien que l’on peut parler d’une carrière discographique qui grâce à Walter Ledge poursuivit sa propre logique.Le coffret de cinq disques récemment paru chez EMI, ne contient évidemment pas tout le catalogue du soprano allemand.Il couvre cependant toute l’étendue de son impressionnant répertoire.Il nous restitue également de précieux témoignages de ses premiers enregistrements de 1946.Un livret de 100 pages illustré d’une cinquantaine de photos agrémente le tout.La qualité des interprétations se maintient au niveau de l’exceptionnel avec des pointes vers le sublime et ce, notamment dans les Lieder d’Hugo Wolf.De ce romantique tardif encore mal connu, Schwarzkopf a su mieux que personne saisir la fascinante beauté de sa musique.Ce disque nous la fait aimer à coup sûr.À partir des gravures de 1946, on peut suivre la transformation de la voix à travers un timbre qui demeure unique et toujours reconnaissable.Une Valse bien connue de Johann Strauss, fut gravée avec le Wie- Soyen enfin libéré Cessez de fumer 6f2 ner l’hilharmoniker sous la direction de Josf Krips, dès le mois d’octobre 1946, quelques semaines avant les séances londoniennes : un véritable verre de champagne.Mais sur ce disque de bis, le champagne côtoie les grands crus ; In Stiller nacht de Brahms, en est un dont les qualités s’incrustent dans la mémoire.Ailleurs, sur un autre CD, Schubert, Schumann et Richard Strauss se partagent des lectures exquises.Les grandes héroïnes de Mozart, la Comtesse, Fiordiligi et Elvira, sont bien entendu présentes avec la Maréchale et la Comtesse de Richard Strauss.On voit aussi défiler Hanna de Die Lustige Witwe de Lehar, Liu de Turandot de Puccini, et Rosalinde de Die Fledermaus de Johann Strauss.Dans les inédits, on retiendra les 21 Lieder de Walter Kieseking.C’est ainsi que l’on apprend peut-être que le légendaire pianiste fut aussi capable de composer au moins cet excellent cycle.On y découvre encore une autre version des Quatre derniers lieder de Richard Strauss, avec le Philharmonia Orchestra placé sous la direction de Herbert von Karajan, Un enregistrement public de 1956.ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestie: ALEXANDER BROTI Solistes : OSCAR SHUMSKY, violon ERIC SHUMSKY, alto MOZART: Concerto pour >k4on No.4 K.218 MOZART: Sinfonia Concertante pour tiolon et alto K.364 HAYDN: Symphonie No.49 « I* Passion?» Lundi soir, le 11 février 20h30 Billets: 18,00 $ & 25,00 $ Etudiants el Âge d’On 9 $ el 12.50 S fi Théâtre Maisonneuve U U Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 S.m | I J | ordifsln* 1 II H I le.m-l’iei ro Kainp.il 5-6 février Basilique Notre-Dame, 19 h 30 I3ANQUE ROYALE BILLETS : 8.50$, 15.00$, 24.50$ en vente à la Place des Arts (514) 842-2112 et aux comptoirs Ticketron 3 BALLETS EN PREMIÈRE MONTRÉALAISE Chorégraphie: James Kudelka Musique: Serge Prokofiev • LES MARGINAUX • THE HEART OF THE MATTER • DÉSIR • 31 JANVIER, 1er ET 2 FÉVRIER 1991, 20h BILLETS: 12 $ • 24 $ • 33 $ • 49 $ Oerlikon Aerospace m 2 billets pour le prix d'un jusqu'au 30 janvier inclusivement.Cette offre s'applique sur le prix de toutes les sections.Vous êtes seul(e), obtenez 50% de réduction sur un billet! Salle Witfrid-Pelletier Place des Arts ACHATS • RÉSERVATIONS ADMISSION Place des Arts 522-1245 ou 1-800-361-4595 514 842-2112 ou à tous les comptoirs ADMISSION R»xJevance • lut de plus de 10 $.Frais de service N F O C-10 ¦ Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 .| ' U’cahier du i • ameai THEATRE Musset ne badine pas avec la fatalité On ne badine pas avec l’amour Une pièce d'Alfred de Musset présentée par le Théâtre du Trident au Grand Théâtre de Québec jusqu'au 9 février.Mise en scène d'Albert Miliaire.Décors : Alphonse Boulet.Scénographie : Paul Bussières.Costumes Luce Pelletier.Éclairages : Bernard Pelchat.Musique : Pierre Potvin.Avec : Jacques Baril (Perdican), Marie-Thérèse Fortin (Camille), Roland Lepage (le Baron), Jacques-Henri Gagnon (curé), Marie-Ginette Guay (Dame Pluche), Marie Dumais (Rosette), Jack Robitaille (Blazius), Martin Dion et Pierre Potvin (Paysans musiciens).Jocelyne Richer LA VENGEANCE est douce au coeur du mal-aimé.En 1834, quand le jeune Alfred de Musset, 24 ans, est éconduit par la lyrique et passionnée George Sand, il se sent trahi et, rongé par une peine d’amour, choisit de la sublimer en étalant son dépit, sous couvert d’humour, sur le papier.Cela donne « On ne badine pas avec l’amour», une des oeuvres du théâtre romantique français, où l’amour, inaccessible étoile, est une quête et un absolu, élevant l’âme avant de la projeter dans le précipice des vacheries et des coups en bas de la ceinture qui blessent plus haut, droit au coeur.Le besoin qu'éprouve Musset de se venger de l'outrage subi foudroie Pe-dican, beau jeune homme insouciant et libertin, amoureux de Camille qui, a vec ses allures de soeur cloîtrée dans son couvent, rêve d'absolu, déchirée entre l'amour de Dieu, idéalisé, et son attirance ambiguë pour Perdican.Pour Camille, l’amour c'est pas de la tarte : cela rime avec toujours et avec inconditionnellement.Perdican préfère suivre ses instincts, ses impulsions, donner et prendre sans penser à demain, et prie Camille de faire de même.Le malentendu est total, la fusion des corps et des âmes n'aura pas lieu, la rencontre est désormais im-possible.Naît entre eux la méfiance plutôt que la confiance, la rouerie plutôt que l’amour.Croyant que Camille se moque de lui, Perdican se sert de Rosette, paysanne un peu sotte, pour se venger de sa dulcinée t ni—n lyr y;;:—r PHOTO JACQUES GRENIER Albert Miliaire en tentant de la rendre jalouse.Il conte fleurette à Rosette, qui n’y voit que du feu, pendant que Camille, cachée, surprend la scène.Blessée par son attitude, Camille en remet et dévoile la supercherie à Rosette qui entend de la bouche même de Perdican que son coeur ne bat que pour la belle Camille.La pauvre fille ne s’en remettra pas.Manifestation de cynisme ou manoeuvre de séduction, une des forces de la pièce tient au fait qu’elle traite ce drame très lourd, dénonçant l’inconscience crasse et l'irresponsabilité, sur le mode badin, en préférant la comédie à la tragédie.Mais l'amertume de l’amoureux blessé rattrape l’auteur en cours de route et le troisième acte grince de douleur, Camille et Perdican, ces mauvais partenaires, ployant sous la force de la fatalité.Morale : les méchants ont été punis, Musset a été vengé.Albert Miliaire signe une mise en scène scrupuleusement fidèle au texte de Musset, au lyrisme du théâtre du 19ième siècle et à la langue de l’époque.Les amateurs de théâtre classique ne seront pas déçus.Le jeu des comédiens est homogène et, surtout, crédible, ce qui ne va pas de soi pour une oeuvre qui tire une bonne partie de sa force dans la qualité et la poésie de la langue utilisée au dé- DANS LE CADRE DES FEUX DE LA DANSE BANQUE ROYALE HOUSTON ballet Une des plus brillantes compagnies de ballet d’Amérique du Nord pour la première fois à Montréal 9*i 50 DANSEURS SUR SCENE AVEC ORCHESTRE au p r n g r a m m e GEORGE BALANCHINE, CHRISTOPHER BRUCE ET SIR KENNETH MacMILLAN [ DERNIÈRE CE SOIR 1 une coprésentation de la Société de la Place des Arts et de SOGAM (Les Grands Classiques) les 24, 25 et 26 janvier 1991 à 20 heures Billets: 45$ 35$ 25$ 10$ Pour groupes, contacter le 844 1211 fi.SalleWilfrid-Pelletier Ou Place des Arts but du 19ième siècle.Le Trident offre donc au public une production d'envergure, certes, impeccable, sauf qu'elle parle peut-être trop â la tête quand elle devrait viser le ventre.On dirait les personnages trop bien élevés, comme un peu empesés dans leurs beaux costumes.Censés célébrer l’amour, cocktail d'émotions contradictoires, ils présentent une façade trop égale, trop lisse.On aimerait voir, dans un regard ou l’esquisse d’un geste, le désir les kidnapper, ou la rage ou la grâce, ou je ne sais quoi.Mais on reste là, assis juste à côté de ce qui aurait pu être le théâtre des passions humaines.N’empêche qu’au troisième acte, Camille et Perdican réussissent à mettre enfin plus de chair autour du texte et à faire sentir leur désarroi.Le soir de la première, d’ailleurs, l’accueil du public fut poli, chaleureux, mais sans délire d’enthousiasme.Mais il s'agit là, sans doute, d’un choix délibéré du metteur en scène qui a préféré s'effacer (et effacer ses comédiens) derrière la force et la beauté d'un texte, derrière la musicalité d'une langue.Dans son approche de la pièce, Albert Miliaire dit a voir tenté de coller le plus possible au langage de Musset.« Le texte se soutient par lui-même.Le propos est là et le reste n'est que décoration ».Albert Miliaire se dit amoureux de Musset et de « son écriture shakespearienne, éclatée » depuis des lustres.Déjà, en 1964, il jouait Loren-zaccio au TNM.À 56 ans, il a 35 ans de métier derrière lui et se dit en pleine possession de ses moyens.« Même si je fais de la mise en scène depuis longtemps, j'ai l'impression que c’est ma première mise en scène de maturité.J'ai l’impression d’être un homme mature, bien dans ses bottines avec le texte et le travail qu'il y avait à faire».« On ne badine pas avec l’amour », tient, ajoute-t-il, un propos tout à fait moderne.« Même si on a des missiles, les relations hommes-femmes n’ont pas changé.C’est une pièce qui nous propose d’être meilleurs; c’est-à-dire de ne pas se moquer des gens, d’éviter l’orgueil dans les relations amoureuses, de ne pas se servir des autres.Cela est toujours d’actualité ».Les faits semblent lui donner raison puisque le TNM, curieux hasard, a lui aussi choisi de monter « On ne badine pas avec l’amour», dans une mise en scène d’Olivier Reichen-bach, le printemps prochain.FEERIQUE.TfefHANlOM of theOPEKA ./» ANDREW LI.OYI) WEBBER Mil» eu nit'lie fuir IIAROLD PRINCE Théâtre Maisonneuve, Place des Arts, Montréal Seulement trois mois du 12 NOVEMBRE 1991 au 20 FEVRIER 1992 Avant-premières : 12 et 13 novembre 1991 Gala d’ouverture : jeudi 14 novembre 1991 RÉSERVEZ UNE SOIRÉE AVEC LE FANTOME (514) 790-2222 Billets en vente également au guichet de la Place des Arts et aux guichets TicketMaster (situés dans certains magasins de la Baie) GROUPES (20 pcrionnci minimum): TÉLÉPHONEZ : (514) 874-9153.au Qucbcc; (416) 925-7466, en dchort du Québec.SOIS J E PARRAINAU DE E I______I Cartes I wl Tou, Ici tpccudct «Mil promet en anglais.ENREGIST REMENT* PAR LES ARTISTES CANADIENS D’ORIGINE EN VENTE PARTOUT! MUSIQ.UE Une version contemporaine de Orphée et Eurydice Maurice Tourlgny NEW YORK - En moins de dix ans, la Brooklyn Academy of Music a établi sa réputation et trouvé son public avec des programmes innovateurs et des audaces que les grands théâtres new-yorkais ne se permettent pas.Chaque année, BAM amène des créateurs étrangers devant les spectateurs américains souvent ravis, toujours étonnés, de découvrir des danseurs, des metteurs en scène, des musiciens qui font craquer les cadres traditionnels de leur art.Harvey Lichtenstein, président et programmateur de BAM, observe attentivement le bouillonnement artistique international et choisit les plus intéressantes troupes d’ici et d’ailleurs pour composer sa saison.En octobre et novembre derniers, The Next Wave, un des volets du calendrier de BAM, réunissaient des artistes québécois de la danse et du théâtre en un festival consacré à l’essor de la création à Montréal.Si The Next Wave reste la plus connue des activités de BAM, elle est loin d’être la seule.Une série pour enfants, où l’on a vu à plusieurs reprises le Théâtre de la Marmaille de Montréal, offre aux petits New-Yorkais des marionnettes et des spectacles des quatre coins du monde.Depuis trois ans, BAM présente aussi une passionnante section opéra qui met à l’affiche des grandes oeuvres du répertoire classique et des opéras contemporains.À New-York, on attendait impatiemment le mariage de BAM et du Metropolitan Opera prévu pour cette année.L’objectif était de monter dans une petite salle de BAM des oeuvres rarement jouées ou plus difficiles ou tout simplement des opéras qui sont mal servis par l’immense scène et l’auditorium de 3800 places du Met.Enfin on croyait assister à la naissance du « mini-Met » promis par James Levine depuis dix ans ou plus.Malheureusement, le financement du projet a failli et le Met a préféré s’en tenir aux spectacles dans son luxueux théâtre.Adieu Mini-Met.mais BAM Opera prend des forces.Après le génial Atys de Lulli coproduit par les opéras de Paris, Florence et Montpellier, après le très célébré Falstaff du Welsh National Opera en 1989, après La Finta Giar-diniera de Mozart produit par le Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles en 1990, BAM annonce ses trois productions de 1991.Du 11 au 17 février, le fameux Ko-mische Oper de Berlin recrée son Orphée et Kurydice de Gluck dans la mise en scène de son directeur artistique Hary Kupfer.Il s’agit non seulement du premier séjour en Amérique du Komische Oper mais aussi des débuts de Kupfer sur une scène du continent.Jusqu’ici, aucun opéra d’ici n’a risqué d’engager Kupfer.En Europe, son nom est synonyme de controverse.Kupfer croit fermement à « l’actualisation » de l’opéra, à la signification profonde des chefs d’oeuvre du répertoire et à leur potentiel théâtral trop souvent mal exploité.A Vienne, à Londres, à La Scala et dans les opéras d’Allemagne, le passage du metteur en scène de 55 ans provoque des débats féconds.Son Der Fliegende Hollander à Bayreuth fait désormais partie de l’histoire.Au même festival Wagner, son Ring de 1988 divise les opéraphiles en deux clans.Dans le spectacle de Kupfer, Orphée est un jeune guitariste de Berlin est; sa descente aux enfers est une traversée de la frontière.Le con-treténor Jochen Kowalski interprète Orphée.L’opéra sera chanté en allemand avec surtitres anglais.Le deuxième spectacle de la saison sera donné du 7 au 12 mai.En première new-yorkaise après une création au festival de Spoleto, Hydrogen Jukebox, un opéra de Philip Glass sur un livret du poète Allen Ginsberg.Oeuvre pour orchestre de chambre et six interprètes, Hydrogen Jukebox est un virage important dans la production du compositeur qui abandonne les formes répétitives et les motifs statiques de sa musique antérieure.En vingt-et-un poèmes chantés, Ginsberg et Glass brossent le tableau des quarante dernières années aux États-Unis et illustrent ce que Ginsberg appelle « le déclin de l’empire américain » (rien à voir avec l’autre déclin ! ) À la création de l’opéra le public et la presse ont réagi unanimement et ont reconnu en Hydrogen Jukebox une des productions les plus importantes du théâtre lyrique des dernières années.En fin du 5 au 13 septembre, la dernière collaboration du compositeur John Adams et de sa librettiste Alice Goodman, The Death of Kling-hoffer.On se souvient du succès obtenu avec le premier opéra de ces deux artistes Nixon in China.Le sujet du drame est d’actualité : le détournement du bateau de croisière Achille Lauro en 1985 et l'assassinat d'un passager américain par des terroristes.Les auteurs font à nouveau appel à l’équipe de Nixon in China, Peter Sellars à la mise en scène et Mark Morris aux chorégraphies.La première de l’opéra aura lieu en mars à Bruxelles puis en avril Lyon accueillera la troupe.Brooklyn sera le troisième arrêt d’une tournée qui se poursuivra en 1992 à Los Angeles et à San Francisco.Les spectateurs new-yorkais sont déjà armés de billets.On peut se les procurer en s’abonnant à la série de trois spectacles ou on peut acheter des places pour l’un ou l’autre des opéras en communiquant avec la billetterie de BAM au (718) 636-4100.Mais il faut faire vite ! Qu’est-ce qui souffle pince et ouche?L’Ensemble Arion Concert “BAROQUE ET ROCOCO” aux instruments d’époque Artiste invitée: Marion Verbrüggen, flûte à bec Claire Guimond, flûte baroque Chantal Rémillard, violon baroque Betsy MacMillan, viole de gambe Hank Knox, clavecin RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT ! Une place assurée pour seulement 14 $ (8 $, étudiant-e et aîné-e) Un rayon musical sur février.Le vendredi 1er et le samedi 2 février 1991 à 20h()0 à la salle Redpath de l’université McGill 3459, rue McTavisn, Montréal (métro Peel) RÉSERVATIONS: (514) 355-1825 BANQUE NATIONALE I.’Ensemble Arion renierai' le ministère des Affaires culturelles, le Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal, le Conseil des Arts du Canada el la Ville de Montréal Reservations téléphoniques.514 842 2112.F rais de service Redevance dé 1 S su: tou! billet de plus de 10 S J \"iIl LIMENT W l± SM AU BARBARA HENDRICKS STUFF AN SC II EJ A, piano lAURENT AirCanada BANQUE NATIONALE arah îernhardt ît la Bête le Michael Bawtree ’roduction du "héâtre du Café le la Place MUSIfitUE Du sourire, de la transparence et de l’inconnu Live at the Royal Festival Hall De Dizzy Gillespie sur étiquette Enja My Funny Valentine De Tommy Flanagan sur Timeless The Revellers De Kirk Macdonald sur Unity Serge Truffaut DIZZY GILLESPIE:, tout le monde le sait, est un trompettiste souriant.Tommy Flanagan, on le sait moins, est le pianiste de la transparence.Kirk Macdonald, on ne le sait pratiquement pas, est saxophoniste.Sur la photo qui orne sa dernière production, Gillespie affiche un sourire cubain.Normal, toutes les pièces composant cet album intitulé Dizzy Gillespie and The United Nation Orchestra live at the Royal Festival Hallse conjuguent avec sensibilité cubaine.Dizzy et ses « boys » battent en effet leur coulpe à l’égard des rythmes cubains.Sur la photo, affreuse, qui sert de couverture à cette nouvelle production de Tommy Flanagan, on ne voit ni celui-ci ni celui qui fût son alter-ego dans cette aventure, soit Rodney Jones qui, pendant des années et des années, fut le guitariste de.John Birks Gillespie.Tiens donc.Quoi qu’il en soit, le titre de cet album, lorsqu’on l’a en mains et avant qu’on ne l’écoute, est de bonne augure.Il s’agit en effet de My Funny Valentine sur étiquette Timeless.Sur la photo, comme-ci, comme-ça, du premier album qu’ait enregistré le saxophoniste Kirk Macdonald, celui-ci affiche un profil sévère.Le front est plissé.La lèvre supérieure est tombante.Le pli de l’un et la descente de l’autre laissent présager, avant qu’on ne l’écoute, quelque chose de lourd à digérer.Parue sur la très bonne étiquette torontoise Unity, la production de Macdonald a été baptisée The Revellers.Sur la scène du Royal Festival Hall, en ce 10 juin 1989, Dizzy était accompagné de 14 musiciens.Bien entendu, il y a un pianiste et un bassiste, un saxophoniste ténor et un sa-xophonioste alto, voire deux altos, il y a un guitariste et un trompettiste autre que Gillespie, soit l’Italien Claudio Roditi, et il y a surtout des percussionnistes dont Airto Moreira.Dans les studios newyorkais de Timeless, en ce 21 décembre.1981, l’inénarrable Major Holley tenait la contrebasse alors que l’inconnu Jesse Hameen officiait derrière la batterie.Au programme de cette session, il n’y avait pratiquement que des standards.Outre My Funny Valentine, Flanagan et Jones ont interprété Oleo, I’ll remember April, Star Eyes, Giant Steps, une « toune » brésilienne si « platte » qu’on en taira l’identité, un blues excellent, soit le D Natural Blues de Wes Montgomery, et Yesterday.Ouais ! La seule « toune » boy-scout des Beatles est Dizzy Gillespie (en haut), Thomas Lee Flanagan (en bas à gauche) et Bobby Watson.dans le portrait.Dans les studios Jazz Partners de Toronto, en ce 18 et 19 mars 1990, trois vétérans du jazz fait au Canada étaient présents.Il y avait Steve Wallace a la contrebasse, Sam Noto à la batterie et Jerry Fuller à la batterie.Celui-là même qui avait accompagné le délicieux Paul Desmond lors de ses derniers enregistrements.Bien entendu, le saxophoniste Kirk Macdonald était là, lui qui avait choisi Mark Eisenman pour s’occuper du piano.Le programme ?Un bon équilibre entre compositions originales et standards.L’album de Dizzy est à l’image du personnage.C’est souriant.C’est frais.C’est ensoleillé.Lui et sa bande interprètent Tin Tin Deo, Esquinas, Seresta, Kush et l’inévitable Night In Tunisia d’une durée, ici, de 18 min 36.L’ensemble est bien.C’est du bon jazz Afro-Cubain.Ce « live » nous réconcilie avec Dizzy qui, auparavant, nous avait refilé un affreux Bright Moment sur Impulse.L’album de Flanagan est une déception.La chose est d’autant plus triste que ce grand, ce très grand pianiste n’avait jamais déçu auparavant.La production n’est pas totalement désagréable.Mais a l’égard de Flanagan, et à cause de toutes ces merveilles qu’il a signées avant comme après cette session, on a des espoirs qui, ici, sont totalement déçus.L’album de Kirk Macdonald est la surprise de la semaine.Dès les premières notes de 224 Blues, on baigne dans une atmosphère riche et agréable.Le « truc » de Macdonald c’est du bebop.C’est même du « hard bop » avec, ici et là, bien des clins d’oeil à John Coltrane.C’est bon.C’est très bien.C’est prometteur.Point.ILS MODERNES, DYNAMIQUES, DIRECTS, INNOVATEURS, UNIQUES: ILS Trois théâtres de création -dramaturgique Quatre à Quatre Oua’’o n Ouohc a rçcu vne o-.1t l'nantic»c «îw n " w ’t du Al h.1 .'’.'dos du Out’brf du Conse«l 1* ' c’C d-' lo (o^v^’e titb.r’v de V SALLE Wll.l KID-IMT.LITIHR IN VI N II AUX (it unit- IS 1)1 1 A PI ACT 1)1 S ARIS RESERVATIONS TH FI’HONIQUIIS: 842-2112 I RAIS DI SI RVICT S Kl 1)1 VANC I DI IS SUR TOUI BII I I I DI l’I US 1)1 10$ BILLETS: 9.50$, 21.50$.29$.39.50$ C-12 ¦ Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (327-5001) - Awakening* 1 h, 9 h 30.sam dim 1 h 15,4 h, 7 h, 9 h 30 II: Kindergarten Cop 7 h, 9 h 15, sam dim.1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30.9 h 45— III: Home Alone 7 h 15, 9 h 20, sam dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h - IV: Dlng et Dong le film! h 10,9h 20,sam dim 1 h, 3h, 5h, 7h 10,9 h 20 BERRII: (288-2115)-Un tllc à la maternelle 1 h 30,3 h 45, 7 h, 9 h 30 II: Maman l'ai raté ration 1 h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 III: Prédateur 21 h 30, 4 h, 7 h 15.9 h 301V: Dlng et Dong le film 1 h 30.3 h 30,5 h 30.7 h 30,9 h 30 V: La mystère Von Bulow 1 h 30,4 h 15, 7 h, 9 h 15, mer 1 h 30,4 h 15.9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Home Alone 7 h, 9 h, dim.1 h, 3h, 5 h, 7 h, 9 h.Il: Eve ot Destruction 7 h 10,9 h 20.dim 12 h 30,2 h 45.5 h, 7 h 10,9 h 20 BROSSARO I: (465-5906) - Prédateur 2 7 h 10.9 h 20.sam dim 2 h.4 h 30, 7 h 10,9 h 20 II: Dlng et Dong le film 7 h, 9 h, sam dim 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h III: Le château de ma mère 7 h 20.9 h 35.sam dim 12 h 30, 2 h 30,4 h 45.7 h 15,9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Le cfli-taau de ma mère 7 h 20.9 h 35.sam dim 1 h.3 h 10.5 h 15.7 h 20.9 h 35 2: Un thé au Sahara 7 h, 9 h 45, sam dim 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 45 3: Prédateur 2 7 h 20,9 h 40, sam dim 1 h 05.3 h 15.5 h 20, 7 h 20.9 h 40 4: Il danse avec les loups 8 h 15.sam dim 1 h, 4 h 40,8 h 15 5: Havana sem 8 h.sam dim 1 h 30,4 h 30.8 h 6: Un file à la maternelle 7 h 30, 9 h 45.sam dim 12 h 45.3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 CENTRE EATON 1 : Mil- Not Without my Daughter 1 h, 3 h 30, 6 h 40.9 h 20 sam.dern spec! 11 h 502: Croc blanc 12 h 10, 2 h 30,4 h 40,6 h 55,9 h 10 sam dem.sped 11 h 30 3: L'Indomptable 1112 h 30, 2 h 45.4 h 55, 7 h, 9 h sam detn sped.11 h 4: Le seul témoin ven 5 h 05, 7 h 15.9 h 30, sam au jeu 12 h 50.3 h, 5 h 05, 7 h 15,9 h 30 sam dem sped 11 h 30 5: Flight ot the Intruder 12 h 45,3 h 15,6 h 45,9 h 15 sam dem sped 11 h 40 6: Coeur de lion 12 h 20,2 h 35,4 h 50.7 h 05,9 h 25 sam dem sped 11 h 35 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil- Awakenings 2 h.4 h 25, 7 h, 9 h 30 2: Mermaids 1 h, 3 h 05,5 h 10,7 h 15.9 h 25 3: Alice 1 h.3 h 10,5 h 15.7 h 25,9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Godfather part 3ven 6 h 30,9 h 45, sam dim.12 h, 3 h 10.6 h 30.9 h 45, lun.au jeu 8 h CINÉMA OMÉGA 1: — Coeur de lion 7 h 15.9 h30.sam dim 12h45,2h50.4h55,7h 15,9h30 sam dem sped 11 h30 2: L'Indomptable 27 h 10.9 h 15 sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 10,9 h 15 sam dem sped 11 h 15 3: Cyrano de Bergerac 7 h, sam dim 3 h.7 h 30— Le seul témoln9h 30.sam dim 1 h, 5 h 30,10 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 bout St-Laurent, Mtl (843-6001) —Pour un oui ou pour un non 19 h, 20 h 30 (24 au 27 janv) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans Canada — Edward Sdssorhands 7 h, 9 h 15.sam dim 2 h, 4 h 15, 7 h, 9 h 15 2: Kindergarten Cop 7 h 15,9 h 25.sam.12 h 45.2 h 55, 5 h 05,9 h 30.dim 12 h 45,2 h 55,5 h 05,7 h 15,9 h 25- Once Around ven sam 7 h 15 3: Eve ot Destruction 7 h, 9 h 15, sam.dim.1 h 15,4 h, 7 h, 9 h 154:— Awakenings 7 h, 9 h 25, sam dim.2 h, 4 h 25,7 h, 9 h 25 5: Home Atone 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 30.2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 6: Dances with Wolves 8 h 15.samdm 1 h 30,5 h.8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-sam Mamma Roma 18 h 35— A l'Italienne 20 h 35— dim Le magot de Joseta 15 h.— L'enfer dans la ville 18 h 35— La chanteuse 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Hamlet 6 h 20.9 h 15.sam dim.12 h 30.3 h 25.6 h 20.9h 15 2: Russia HouseShX), 9h 10, sam dim.1 h, 3 h 45,6 h 30,9 h 10 CINÉPLEX I: (849-4518) — La gloire de mon père 1 h 20.4 h 15, 7 h, 9 h 15 2: Mermalda 1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30,9 h 40 III: Les sirènes 12 h 45.2 h 55, 5 h 05.7 h 20.9 h 35 IV: Désigné pour mourir 1 h 15.3 h 45, 7 h, 9 h 15 V: Misery 7 h 30.9 h 40- Kindergarten Cop 1 h 30,4 h 30 VI : Men of Respect 12 h 45,5 h 15,9 h 40- La fracture du myocarde 3 h 05, 7 h 30 VII: Bienvenue au paradis 1 h 05.4 h.7 h.9 h 30 VIII: Awakenings 1 h 30.4 h 30.7 h.9 h 25IX: The Nasty Gkt! h 15,4 h 15,7 h 06.9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Un thé au Sahara 1 h 45,4 h 15, 7 h.9 h 35 II: Le château de ma mère! h 15,3 h 20,5 h 10,7 h 15.9 h 15 III: Il danse avec les loups 1 h 30,5 h, 8 h 30 IV: L étalante 1 h 20,3 h 30,5 h 30, 7 h 30.9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorcheslef, Mtl (283-8229)— La vols rkr silence Amérique 19 h.(25 au 27 janv.) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- sam Québec 1603 Gins 19 h — La route de l'Ouest Le contort et T Indifférence 2\ h — dim.Volley-Ball Le déclin de l'empire américain 19 h — Champlain Jésus de Montréal 21 h.CRÉMAZ1E: (388-4210) — Havana 8 h.sam dim.2 h, 5 h, 8 h.DAUPHIN I: (721-6060) - Alice 7 h 30.9 h 40, sam dim.1 h, 3 h 10,5 h 20,7 h 30.9h 40 11: La gloire de mon père! h, 9 h 15, sam.dim.2 h, 4 h 15,7 h, 9 h 15 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Awakenings 7 h.9 h 25.sam.dim.1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 25 2: Mermaids 7 h 15.9 h 35, ven 9 h 35.sam 2 h.4 h 30, 9 h 35, dim.2 h, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 35-Once Around ven.sam .7 h 15 DORVAL I: (631-8586) - Flight ot the Intruder 6 h 35,9 h 15.sam.dim.1 h 15,4 h, 6 h 35,9 h 15 II: White Fang 7 h 15,9 h 30, sam dim.12 h 45,2 h 45,5 h, 7 h 15.9 h 30 III: HamlatBh 30,9 h 15, sam dim.1 h.3 h 45.6 h 30.9 h 15IV: Not Without my Daughter 6 h 30,9 h 15.sam dim.1 h.3h45.6h30,9h15 DU PARC 1: (844-9470)- The Godfather part 3 ven.6 h 30,9 h 45, sam dim 12 h, 3 h 15,6 h 30,9 h 45, lun.au jeu.8 h.2: Not Without my Daughters h 45,9 h 15, sam.dim.1 h, 3 h 30,6 h 45,9 h 15 3: Russia House 7 h, 9 h 30.sam dim.1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Croc blmtc 1 h 30, 3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30 2: Cyrano de Bergerac! h, 3 h 50,6 h 40,9 h 25 FAIRVIEW I: (697-8095) - Llonheart 7 h 05, 9 h 15, sam.dim.12 h 30,2 h 40,4 h 50,7 h 05,9 h 15 II: The Godfather part 3 ren 6 h 30.9 h 45.sam.dim.12 h, 3 h 15,6 h 30,9 h 45, lun au jeu 8 h.FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (932-2230)— Dances with Wolves 1h30,5h,8h302: Kindergarten Cop 1 h 15,4 h, 7 h 10,9 h 25, ven.sam.1 h 15,4 h, 9 h 30— One* Around ven sam 7 h 15 3: Home Alone 1 h, 3 h 10.5 h 10,7 h 10,9 h 20 4: Come See the Paradise 1 h 40,4 h 15, 7 h, 9 h 20, mer.1 h 40,4 h 15,9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - The Godfather part J ven.6 h 30,9 h 45, sam.dim.12 h, 3 h 15,6 h 30,9 h 45, lun.au jeu.8 h.2: Croc blanc 7 h, 9 h 20, sam.dim 12 h 10,2 h 20,4 h 30,7 h, 9 h 20 3: Flight ot the Intruders h 55.9 h 25, sam.dim 12h45,3h20,6h55,9h2S IMAX: Vieux-Pori de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre (Ir.) du mar.au ven.10h.11h.45,13(1.30,19h„ sam.13(1.30,17h„ 19h, dim.11 h 45,13 h 30.17 h, 19 h.ven.sam.dem.spect.22h.30— Blue Planet et To Fly mar.au dim.15ti.15, 20(1.45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The Godfather part 3 12h, 3h15,6h30,9h45 LAVAL I: (688-7776) - Croc blanc 7 h 20,9 h 40.sam.dim.12 h 40, 2 h 45,5 ti, 7 h 20, 9 h 40 sam.dem spect.11 h 50II: Flight ot the Intruder! h .9 h 20.sam.dim.12 h 10,2(120,4 h 40,7 h, 9 h 20 sam.dem sped 11 h 50 3: The Godfather part lit 6 h 30,9 h45, sam.dim.12 h, 3 h 15,6 h 30,9 h 45 4: Not Without my Daughter 7 h, 9 h 20, sam dim.12 h 10.2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dem sped 11 h 50 5: Coeur de lion 7 h 20,9 h 40, sam.dim.12 h 20,2 ti 40,5 h, 7 h 20,9 h 40 sam.dem spect 11 h 50 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Ding et Dong le (Hm 7 h 30,9 h 30.sam.dim 1 h 40,3 h 35,5 h SO, 7 h 30,9 h X 2: Maman fat rati I’avUml h, 9 ti., sam dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 It.LOEWS 1^861-7437) - Hmlet 12 h 40.3 h 15,6 h 10.9h 05 sam dem spect.11 h 40II: Sheltering Sky 12 h 30,3h 20,6h05,9h.sam.dem.spect.11 h35III: Russia House! h.3h 45.6 h30, 9h 15 sam.dem spect.11 h 45IV: Bonfire of the Vanities 1 h 15.3 h 55.6 h 40.9 h 15 sam detn spec! 11 h 40 V: Cyrano de Bergerac ! 2 h 45,3 h 35, 6 h 20.9 h sam.dem.spect.11 h X, met 12 h 45,3 h X, 9 h X OUIMETOSCOPE:(525 8600) - Sam.Salle 1: Taxi Blues 19 h — La captive du désert 21 h 15— Salle 2: Le diable au coeur 19 h 15— Rafales 21 h 30— dim.Salle 1 : Baber le film 14 h.— Street Charity 16 h — Un film bref sur l'amour 19 h 15 — Une poignée de temps 21 h.— Salle 2: Comédie 14 h 30— Arachnopho-ble 16 h 30— La vie et rien d'autre 19 h — True Stories 21 h X PALACE 1 : - Llonheart 12 h 40,3 h, 5 h 10, 7 h 25.9 h 40 sam dern.spect.11 h 55 II: White Fang 12 h 10, 2 h 30, 4 h 40, 6 h 55, 9 h 10 sam.dem.spect.11 h X III: Three Men and a Little Lady 12 h 45,2h 50,4 h 55,7h,9 h 05 sam.dern.spect.11 h 10IV: Goodtellas 12 h 05,3 h, 6 h, 9 h V: Look Who's Talking Too ! h X, 3 h 05,5 h, 7 h, 9 h.sam.dem.spect.11 h.VI: Snake Eater 111 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 sam.dem.spect 11 hX PARADIS I: (354-3110)- Un flic i la mater- nelle 7 h, 9 h 30.sam.dim.1 h.3 h 10.5 h 20.7 h 30,9(145II: Mamanl'alraté l'avlonlh.9h 10, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h 10 III: Prédateur 2T S 15,9 h 35, sam dim.1 h 05,3 h 10,5 h 15.7 h 20,9hX PARISIEN I: (866-3856)- Mon fantôme d'a-mour 12 h 50,3 h X.6 h 15,9 h.Il: Maeoch 12 h 45,2 h 55,5 h 05.7 h 15,9 h 25 III: Une histoire Inventée 12 h 40, 2 h 50,5 h.7 h 10,9 h 20, km.12 h 40,2 h X, 5 h, 9 h 20IV: Le mari de la colt-fause! h 10.3h 15.5h20.7h25,9h30V: Cyrano de Bergerac 12 h X, 3 h 15,6 h 10,9 h.VI: Faux et usage de faux 12 h X, 2 h 50,5 h 05,7 h 20.9 h 35 7: Les meilleurs moments de* films publicitaires 1 h 15,3 h X.5 h 25,7 h X, 9hX PLACE ALEXIS NIHON 1^9354246) - Edward Sctssorhandsîh.5h 10,7 h25,9h X11: Eve of Destruction 2 h 15,5 h 15.7 h X, 9 h X, mer.2 h 15,5 h 15.9 h X III: Kindergarten Cop 2 h 15,5h, 7h 10,9hX PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Un flic i la matemelleTS 10,9 h 15, sam.dim.1 h X, 4 h, 7 h, 9h 15— Havana 9 h 2: Maman J'ai raté f’evfor>7ti05, sam.dim.1 h 40,4 h 15, 7 h 05 LE RIALTO: 5723 ave du Pare, Mtl (274-3550)— sam Aklra 7 h 15,9 h 30- Pasolini's Salo or the 120 Days of Sodom 24 h -dim Akira 2 h 45- Wild at Heart 5 h - A*/re 7 h 15-So-lart* 9 h 30 QUARTIER LATIN: Mtl (849-0041)- Nikita 6h 45— Le grand bleu 8 h 45— A//ce dim.12 h 30— Bouge pas, meurs, ressusslte dim.2 h 15— La gare dim.4 hX VERSAILLES l:(353-7880) - Coeur dation 7 h 15.9 h 40, sam.dim.12 h 40,2 h 50,5 h, 7 h 15,9 h 40 sam.dem.spect.11 h XII: Croc Wane 7 h X, 9 h 45, sam dim 1 h K, 3 h 15,5 h 25,7 h X.9 h 45 sam.dern.spect.11 h X III: Le seul témoin 7 h 10,9h 10, sam.dim.1 h 10,3 h 10.5 h 10,7 h 10,9 h 10 sam.dern.spect.11 h 10IV: Flight of the Intruder lt\, 9 h 25, sam.dim.12 h 15,2 h X.4 h 45.7 h, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 40 V: Rocky V7 h X, 9 h 45, sam dim.1 h 05,3 h 15,5 h 25,7 h 35.9 h 45 sam.dern spect.11 h 50 VI: Not Without my DeughterBh X, 9 h.sam.dim.1 h X, 4h, 6 h X, 9h sam dem.spect.11 h X.MUSIQUE Classique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (522-1245)— Anonymus présente • O'Fortuna • d'après le manuscrit des Carmina Burana, dir.Claude Bernalche?du 15 janv.au 3fév„ mar.au sam.à 20b., dim.à 15h.CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Angle Ste-Ca-therine el Université, Montréal— Récital de Gerald Wheeler, organiste, oeuvres de Franck, Buxtehude.Couperin, Bach, Liszt, Morel, Albright et Widor, le 26 janv.à 19h 30 ÉGLISE ST-JEAN-8APTISTE: Angle Henri-Julien et Rachel, Montréal— L'organiste Jacques Boucher sam.à la messe de 17h .dim.aux messes de 10h.et 11 h — Les 26-27 janv.oeuvres de Vierne et Bach— Le 27 janv.à la messe de 10h.Les Petits Chanteurs de Laval, dir.Gregory Charles ÉGLISE ST-MARC: 2X2 est Beaubien.Montréal-Musique de chambre, le Trio Lyrica, oeuvres de Mozart, Beethoven et Dvorak, le 27 janv.à 14h.X ÉGLISE DE LA VISITATION: 1847 est boul.Gouln, Montréal— Récital de Martine Desroches, violoniste, au piano Carmen Picard, le 27 janv.à 15h HÔTEL DELTA: Grand Salon Symphonie, 475 Président Kennedy, Montréal— Concert apéritif Les Petits Violons, oeuvres de Mozart et Rossini, le 27 janv.à 11h.MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul.Monk, Montréal— Concert: Duo Alto-piano, Mariko Sato, pianiste, Chantal Masson-Bour-que, violoniste, le 27 janv.à 14h.MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— Opéra: Hansel et Gretel, présenté par l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, le 27 janv à 14h.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6706 DeLorimier, Montréal— Musique de chambre.Conservatoire de musique, Isabelle Richard et Maud Langlois, violonistes, Julie Amunsd-sen, violoncelliste, Van Han Dam, pianiste, le 27 janv.à 14h.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Concert: Les élèves du Conservatoire de musique de Montréal, quintette de clarinette, dir.Denis Brott.quintette à vent, dir.Jean Bernard, le 27 janv.à 14h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Concert/Cours de Maitre de Nelita True, les 26-27 janv , concert le 26 janv.à 20h., cours le 27 janv.de 9h.30 à 12h.30 et de 14h.à 17h , rens.: 398-4543 ou 389-9511 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Portes ouvertes Musi Fête, concerts, cours de maîtres, démonstrations, expositions et visites guidées, le 27 janv de 13h à 18h.Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul 0., Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h 15 à 02h.30— Normand Brathwaite et son Band, du 24 au 27 janv BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Cari Tremblay, les 26-27 janv.BAR BRAQUE: 980 est rue Rachel, Montréal (523-9738)— Tous les dimanches de 17h à 22h le Trio Randy Doherty, invité le 27 janv.Michael Gauthier, guitariste de jaz2 BAR 2 0 80: 2080 rue Clark.Montréal (285-0186)-Jazz les week-ends à 22h BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer, Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geottrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h.mar.20h.à 01 h., mer.au ven.18h.à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer au ven à compter de 22h., le sam à compter de 21 h.30, invitée le 26 janv., Tina Palmer, chanteuse — Billy Georgette en solo, lun.de 17h.à 19h .mar de 17h.30à 19h.30— Trio Billy Georgette, sam de 18h à 21 h.30— Le trio de Bernard Primeau, le dim de 19h.à 24h„ invité le 27 janv., Alan Pentokt, trompette LE BIJOU: 2900 boul.Le Carrefour, Laval (688-7981)— Michael Dozier, du 2 au 26 janv.— My Blues Band, en vedette Manon Brunet, chanteuse, du 29 janv au 9 fév , mar mer de 20h.à 01h.,|eu.ven de 21h.à 02h., sam, de 22h à 03b CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Dick Tracy's Ensemble de jazz, le 26 janv.à 21h 30 LE8 FOUFOUNES ÉLECTRIQUE8:87 est Ste-Catherine, Montréal (845-5484)— Seven Deadly Sins et Gene Lutter Love, le 26 janv.à 21 h.LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal (849-6955)— Jim Zeller, le 26 janv.— Dimanche B&Jazz avec Denis Lepage, Graham Chambers et Charles Papasott de 17h.à 22h.RISING SUN: 5380 St-Laurent, Montréal (278-5200)— Hommage à Marvin Gaye, en vedette Dutch Robinson et Kat Dyson, le 26 janv.— Reggae Jam-Down Session, le 27 janv.THEATRE CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— • Sarah Bernhardt et la béte .texte et m.en s.Michael Bawtree, avec Monique Leyrac, du 23 janv.au 9 mars, mar.au sam.à 20h, CENTRE D'ESSAI DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Edouard-Montpetit, 6e étage, Montréal (343-7682)— Le Théâtre de l’université de Montréal présente > Sainte Carmen de la Main > de Michel Tremblay, m.en s.Louis Wiriot, dir.Eric Gen-dron.du 24 au 27 janv.à 20h.CONSERVATOIRE D'ART DRAMATIQUE DE MONTRÉAL: 1X est Notre-Dame, Montréal (873-4283)— Studio-Théâtre Jean-Valcourt: « Les jumeaux d'Urantia ¦ de Normand Canac-Marquls.m.en s.Louise Laprade, du 25 janv.au 2 fév.à 20h., relâche le 27 janv.THE DOME THEATRE: 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000)— Le Déparlement de théâtre de Dawson College présente • Shakespeare's Women » de Libby Appel et Michael Flachmann, m.en s.Howard Ryshpan.les 28-29 janv.à 19h 30, du 30 janv au 3 fév à 20h .matinées les 30 janv et 1er fév.à 12h 30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum.Montréal (521-4191)— < Célestine là-bas près des tanneries au bord de la rivière > d'après l'oeuvre de Fernando de Rojas, traduction de Michel Garneau, m.en s.Jean Asselin, du 15 janv.au 16 fév., mar.au sam.à 20h.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario, Montréal (526-6582)— ¦ La guerre ¦ d'après Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, du 8 janv.au 3 lév MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal (598-5810)— Le Théâtre Populaire du Québec présente • La ménagerie de verre ¦ de Tennessee Williams, m en s.René Richard Cyr, du 17 au 26 janv à 20h — Lecture: Ah Hollywood de Christopher Hampton, le 27 janv.à 15h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)—.Rouge tandem » de Lise Castonguay, m en s.Serge Thibodeau, production du Théâtre Gros Mécano, du 16 janv.au 3 fév., les sam.et dim.à 15h.SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le groupe multidisciplinaire de Montréal présente un Peter Handke, Gaspard, dir.Jean-Luc Denis, du 9 janv.au 2 fév.à 20h 30 SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Ca-therme, Montréal (253-8974)— ¦ Jeune homme en colère > de John Osborne, m.en s.Claude Poissant, â compter du 18 janv.THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul, 0 .Vieux-Montréal (845-7306)— < Concert • spectacle de marion-nettes, sam dim.à 15h jusqu’au 10 juin THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211)— « Les Reines » de Normand Chaurette.m.en s.André Brassard, du 18 janv.au 10 fév., mar.au sam.20h.,dim.à 15h THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 rue St-Domini-que, Montréal— Le Théâtre La Grosse Valise présente < Monsieur de Pourceaugnac » du 22 janv.au 10 fév., mar.au sam.à20h.,dim.à 15h.THÉÂTRE ESPACE GO: 5068 rue Clark, Montréal (271-5381)— • Dans la solitude des champs de coton .de Bernard-Marie Koltès, m en s Alice Ron-lard, du 15 janv.au 9 fév.à 20h THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)— .Peer Gynt • d'Henrik Ibsen, m.en s.Jean-Pierre Ronfard, du 22 janv au 16 fév , mar.au ven 20h., sam.16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente x Chacun son tour > de R.Cooney et T.Hilton, m.en s.Monique Duceppe, du 8 janv.au 9 lév , mar.au ven.20h.,sam 16h.Xet21h.THÉÂTRE DE QUAT’SOU8:100 est ave des Pins, Montréal— ¦ Hosanna * de Michel Tremblay, WEEK-END SAMEDI Aujourd'hui à 14 h, présentation du film « Astérix et le coup du Menhir », au Pla teau Mont-Royal, 465, av.Mont-Royal est.Rens.: 872-2266.¦ Aujourd’hui à 14 h, présentation du film « La Guerre des tuques » de André Mélan-çon, au Cégep de Rosemont, 6400,16e avenue.¦ Service gratuit d’information légale par téléphone et en personne disponible au Projet Genèse.Les lundis de 13 h à 18 h, les mardis de 9 h à 12 h et 13 h à 16 h et les mercredis de 14 h à 17 h.Rens.: 738-2036.L’Arc-en-ciel organise un atelier sur le thème : * Rêve, réalité, thérapie », les fins de semaine des 1er, 2 et 3 février et 15,16et 17 mars, au 1028 rue Henrl-Bou-rassa est.Inscr.: 388-2334.¦ Marche Santé du Québec vous invite à vous mettre en forme pour le printemps en marchant 6 ou 9 km les samedis après-midi du 2 février au 30 mars, au Jardin botanique.Les départs se font du métro Pie IX à 14 h et nous vous donnons ren dez-vous pour 13 h 45.Rens.843-3262.Aujourd’hui de 14 h à 17 h, le groupe des < Lundis littéraires » vous invite à un atelier d'écriture animé par Madeleine Desjardina, au restaurant théâtre La Licorne, 4559 rue Papineau (2e étage).Rens.: 27745231 Aujourd’hui à 13 h, le Carrefour l’Étoile vous invite à une journée portes ouvertes sur le thème : .Faire le choix d’être heureux », au 1028 rue Henri-Bourassa est à Montréal Rens.: Kdith Bertrand au 389-9044 ¦ Les capucins de la chapelle de la Réparation, 3650 de la Rousselière à Pointeaux-Trembles, poursuivent leur vente de livres usagés et anciens en histoire, littérature, spiritualité ainsi que des biographies.Cette vente aura lieu, aujourd’hui de 9 h à 17 h, à la salle Padre-Pio.Rens.: 642-5391 DIMANCHE Les conférences « Acheter une maison » de M.Louis Pretty, prof, à l'École d’architecture de l’Univ.de Montréal, débutent le lundi 28 janvier à 19 h 30, dans le cadre des Belles Soirées de l’Univ.de Montréal.Rens.: 34341090.¦ Recherchâtes demandés par organisme culturel pouvant émettre reçus de charité pour organiser levée de fonds.Salaire à commission, territoire déterminé, dossier publicitaire, élaboré disponible Rens.: Mme Huguette Valade au 967-7546 ou 289-6872.m • Identité masculine — Agressivité-/Peur de l'intimité ».Rencontres réser vées aux hommes.Le mardi 29 janvier à 19 h 30 Rens.: 284-1379.¦ Randonnées Plein Air organise du ski de fond dans le Vermont chez la famille Von Trapp, le dimanche 3 février.Rens.: 843-3262 m.en s.Lorraine Pintal, du 21 janv.au 18 fév., mar.au sam.à 20b.le dim.à 15b.THÉÂTRE ST-DENI8:4664St-Denis.Montréal (844-1793)— Le Théâtre du Rideau Verl présente • Le pain dur • de Paul Claudel, m.an s.Michèle Magny, du 22 janv.au 16 fév., mar.au ven.à 20h., sam.à 16h.et 21h., dim.à 15h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec (418-643-8131)— Le Théâtre du Trident présente « On ne badine pas avec l’amour » d'Alfred de Musset, m.en s.Albert Miliaire, du 15 janv.au 9 fév, mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean.Québec (418-694-9631 )— • Junk » de André Morency, m en s Gill Champagne, du 15 janv.au 9 fév., mar.au sam.à 20h.X THÉÂTRE PÉRISCOPE: 939 ave de Salaberry, Québec (418-529-21 S3)— » Les amis » de Kobo Abe, adaptation et m.en s.Claude Poissant, du 29 janv.au 8 fév, mar.au sam.à 20h, dim.à 15h.THÉÂTRE DE L'ILE: 1 rue Wellington, Hull (819-595-7455)— • La coupe stainless » du 16 janv.au 9 mars VARIETES BIBLIOTHEQUE NATIONALE: 1700 St-Denis, Montréal— Tangente présente Janet Oxley, Gisèle Poulin et Patrick Le Goslès dans Quaerendo Invenie-tis, les 26-27 janv, à 20h.30 BOITE A CHANSONS LES DEUX PIERROTS: 104 est St-Paul, Montréal (861-1270)— Le groupe Ardea et le groupe Beauregard, le 26 janv.à 20h.— Boite à chansons Le Pierrot: Jules Lavoie et Gilbert Lauzon, le 26 janv.à 20h.LA BUTTE ST-JACQUES: 50 ouest St-Jacques.Montréal (526-7525)— Céline Faucher en spectacle, en première partie François Richard, le 26 janv.à 20h 30 CAFÉ LA ROSE ROUGE: 1564 est Ste-Catherine, Montréal (527-0616)— Jean Custeau chante Félix Leclerc et Georges Brassens, les ven.sam.dim.i 20h.30 CARREFOUR LAVAL: Scène du Showton, Laval-Dans le cadre du téléthon de la paralysie cérébrale, symposium de peinture et sculpture, y participent: H.Bensimon, U.Bruni, S.Fablo, D.Fecteau, G.Fiore, P.Gendron, J.Labrosse, J.Lefebvre, L.Lefebvre, E.Lemay, Mme Meloche, C.Meloche, Y.M.Rajotte, J.G.St-Arnault, A.Soly, G.Therrien et M.Thouin-Per-rault, également des artistes atteints de paralysie cérébrale.les 2-3 lév , encan des oeuvres sélectionnées le 2 fév.à 16h, au profit du téléthon CEGEP DE ROSEMONT: 6400,16e ave.Montréal— Cinéma pour enfants: La guerre des tuques, de André Melançon, le 26 janv.à 14h.CHAPLIN: 775 est Mont-Royal, Montréal (521-0252)— Céline Délisle, auteure-compositeure-lnter-prète, les jeu.ven.sam.i 21 h.X, jusqu'au 16 fév.ÉGLISE STE-MARIA-GORETTI: 16,228 terrasse Ste-Maria-Goretti, Montréal— Jazz: Ranee Lee, chanteuse, le 26 janv.à 20tv— Théâtre lyrique: Cosaques et gitans, dir.Yves Cantin, le 27 janv.à 20h.ESPACE FRANÇAI8:429 est ave Viger.Montréal (845-0000)— L’accordéoniste Jacques Dumont et son orchestre, tous les samedis à 21 h.GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent espace 107, Montréal— Lecture Skol: André Duhalme, le 27 janv.à15h., GYMNASE DE L’ÉCOLE NOTRE-DAME-DES-NEIQE8:5349 COte-des-Neiges, Mtl- Le Théâtre Sans Moyen présente « Le général Inconnu » et • Le cosmonaute agricole » 2 pièces de René Obaldia, le 26 janv.à 14h.30 et 20h.30, le 27 janv.& 14h.X MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— Théâtre: La ménagerie de verre de Tennessee Williams, présentation du Théâtre Populaire du Québec, du 17 au 26 janv.à 20h — Lecture: Ahl Hollywood, de Christopher Hampton, le 27 janv.à15h.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— Spectacle pour enfants: La nuit blanche de Barbe-Bleue, le 26 janv.à14h.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6706 DeLorimier, Montréal— Atelier pour jeunes: Cauchemar en direct: un livre dont vous êtes le héros, le 26 janv.à 14h.30 MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Cinéma: Astérix et le coup du Menhir, le 26 janv.à 14h.MANOIR NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 5319 ave Notre-Dame-De-Grâce, Montréal— Soirée de danses folkloriques, le 27 janv.de 19h.X à 22h.X MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Visites commentées de l'exposition Jasper Johns: symboles-impressions, le 27 janv., en anglais à 13h„ en français à 13h.30— Dimanche-Esso, atelier éducatif, salle Arthur Lismer, le 27 janv.à 13h., 13h.45, 14h 30.15h.15 LE P'TIT BAR: 3451 St-Denis.Montréal (281-9124)— Bernard Daoust, les 26-27 janv.à 22h.15 SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal (842-2112)— Les Feux de danse Banque Royale, Houston Ballet, le 26 janv.à 20h — L'Art du Mou- vement, Banque Royale, Houston Ballet, le 26 janv.à 12h.STADE OLYMPIQUE: Montréal (252-8687)-L'observatoire de la tour du Stade, accessible par funiculaire, tous les jours de la semaine, lun.12h.à 18h., mar.au dim.de 10h.â 18h.THÉÂTRE OUTREMONT: 1248 rue Bernard, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent » La Floride, paradis des États-Unis » avec Michel Aubert, du 24 au 30 janv., lun.au mer.20b., jeu.ven.19h., sam.19h.et 21 h.30, dim.13h.30 et 16h.THÉÂTRE 8T-DENI8:4664 St-Denis, Montréal (849-4213) (288-2525)- Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil et Claude-Michel SchOn-berg, m.en s.Fernand Rainville, du 17 janv.au 14 avril, (r.mer.jeu.sam.dim.20h„ matinée sam.14h„ angl.mer.ven.20h., dim.14h.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: Salle Alfred-Laliberté, 405 est Ste-Catherine, Montréal (987-3456)— Fortier Danse Création présente Les Males Heures, danse solo de Paul-André Fortier, du 22 au 26 janv.à 20b.EXPOSITIONS Ateliers et galeries ARTES GALERIE D'ART: 102 ouest Laurier, Montréal (271-1211>— Oeuvres de Barrette, Cbemia-kin.Cosgrove, Dubé.Foreman.Icart Louis, Laper-rière.Lemieux, Méan.Papart, Pellan, Pelletier, Richard.Riopelle et sculptures de Pott, Rehm et Spé-nard, Une! et Varatta ARTICULE: 4060 St-Laurent ste 106, Montréal (842-9686)— Oeuvres de Mary Catherine Newcomb, du 12 |anv au 10 lév ATELIER: 11715Georges-Pichet.Montréal-Nord (327-0890)— Tableaux à l'huile, oeuvres de Clodète Piché, |anv.mer au dim 13h à 18h ATELIER GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (844-3438)— Oeuvres récentes de Richard Lacroix, monotypes de Mireille Morency Lay.et eaux-lortes de Simone et Henri Jean, jusqu'au 31 janv., tous les jours ATELIER SCULPT: 2177 Masson ste 401, Montréal (523-0188)— Artistes invités le 3 fév., Jean-Jacques Besner et Jules Lasalle, de 11h.à 16h AXE NÉO-7: 205 rue Montcalm.Hull (819-771-2122)— Installation sonore de Paul Landon, et installation de Yves Champagne, du 9 janv.au 2 lév.BAR CAFÉ SUD-SUD-EST: 951 est Rachel, Montréal (522-9773)— Oeuvres de Martin ThérieauH graphiste, du 27 janv.au 15 lév BAR LA CERVOiSE: 4457 boul St-Laurent.Montréal (843-6586)— Oeuvres de John Cooper du 30 janv.au 20 fév BOA OBJET D'ART: 4859 St-Laurent, Montréal (288-8990)— Aquarelles de Conrad Tremblay, du 24 janv au 15 fév., mar.au sam.BOURSE D'OEUVRES D'ART DE MONTRÉAL: 5487 Paré.Ville Mont-Royal (341-6333)-Grande salle d'exposition et de vente d'oeuvres d'art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres, du mar au dim.tOh.à 16h CARREFOUR LAVAL: Scène du Showton.Laval-Dans le cadre du téléthon de la paralysie cérébrale, symposium de peinture et sculpture, y participent H.Bensimon, U.Bruni, S.Fablo, D.Fecteau, G.Fiore, P Gendron, J Labrosse, J.Lefebvre, L Lefebvre, E Lemay, Mme Meloche, C.Meloche.Y.M.RajoHe, J.G.St-Arnault, A.Soly, G.Therrien et M.Thouin-Per-rault, également des artistes atteints de paralysie cérébrale.les 2-3 fév., encan des oeuvres sélectionnées, le 2 fév à 16h., au prodl du téiéthon LA CENTRALE GALERIE POWERHOUSE: 4060 St-Laurent ste 205, Montréal (844-3489)- Oeuvres de Diane Landry et Anne-Marie Cosgrove, du 12 janv au 3 fév , mer au dim.12h.à 17h.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS: 4247 St-Oominique, Montréal (842-4300)— Oeuvres de Jacynthe Baribeau, du 15 janv.au 14 fév CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 Victoria.Montréal (488-9558)— Oeuvres de Deborah Kirke-gaard, du 25 janv au 16 lév CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Cathenne, Montréal (739-2301)- Oeuvres de Arnaud Maggs, du 18 déc au 31 janv.CENTRE COPIE ART: 813 est Ontario, Montréal (523-4830)— Exposition-bénéfice contre la famine en Union Soviétique, oeuvres de P Boissonnet.J Charbonneau, J.P Gagnon.T.Y.Lau, S.Marin, G.Muhleck, JW.Stewart.|usqu'au ter fév CENTRE CULTUREL VANIER: 15 boul Maple, Châteauguay— Oeuvres de Hubert Neault, du 13 janv au 3 fév CENTRE CULTUREL DE VERDUN: 5955 Barv nantyne, Verdun (765-7170)— Oeuvres récentes de Gisèle Normandie, du 16 janv au 3 fév.CENTRE DU DESIGN: 1600 Notre-Dame 0.ste 105, Montréal (9336095)— • Montréarts • art actuel.La télévision du samedi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19hOO 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO eE2c> Le Téiéjoumal g 18h10/Virages LesCyniquesg à l’université de l’humour C\réma-.Les leux de la nuit Am.88 —Avec Michael J.Fox et Kiefer Sutherland LeTélé-g journal Cinéma : Lucas O Am.86 —Avec Corey Haim et Kerri Green rô-h WCAX (CBS) ' Burlington News News g Star Search Uncle Ç Buck Lenny g John Madden's g All-Star Team Candid g Camera News Night Court 21 Jump Street /ch WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g A Current Affair Extra Amen g Fanelli g Boys The Golden Girts g Empty g Nest Carol&g Company Dear g John News Saturday Night Live rm CBMT(CBC) Montréal News Mkklay The Tommy Hunter Showg Hockey / Maple Leals vs Blackhawks The National g Newswatch Night Music (23M5) as EST1 Le TVA ?Montréal Décompte video star Au fil des jours Cinéma : Le secret de mon succès—Am.87 Avec Michael J.Fox et Helen Slater Décompte vidéo star Le TVA g réseau Cinéma ¦.La HUe de Trieste IL 82 -Avec Ben Gazzara CV\ CFCF (CTV) Montreal News g Dick Irvin's Doogieg Howser, md My Secret Identity g Kattsg and Dog In Session Diamonds Neon Rider g News g News Cinéma 12 CR TV5 (Télé Francophones Le temps de vivre L'Euromag (18h50) Le journal delaSSfl Thalassa Le ptit théâtre Arts Magazine Jeune cinéma Musique Journal deTFI rÏ7) CIVM (R.-G.) [ L) Montreal Passe- Partout Omni g science C’est la vie Parler pour parler : g Pourquoi je me suis.Cinéma : La nuit de Varennes —Fr.82 Avec Jean-Louis Barrault et Marcello Mastroianni Cinéma : Persona —Suéd.66 Avec Liv Ullmann et Bibi Andersson i II i Voxpop Musique vidéo Concert plus : The Northern Pikes WVNY (ABC) Burlington News g Super Force StarTrektg The Nert Generation The Young Riders g Under Cover g Tag Team g News g 23h15/Friday the 13th @ sa 18h30 / X-Tendambr Soul In the City X-Tendamlx Spotlight/ Dance.X-Tendamix VERMONT ^ ETV(PBS) The Lawrence Wetk Show Austin City Limits May to December After Henry Cinéma : The Fortune Cookie—Am.66 Avec Jack Lemmon et Walter Matthau Ripping Yams Alexei Sayle's.The90’S rqB) 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Coup de foudre Cinéma : Les Anges sont aussi tombés sur la terre At.S.1986.Comédie Yula China Beach Le Grand Journal g Sports Plus week-end Bleu nuit (cy) WCFE (PBS) Austin City Limits The Editors MacLaughlin Group The Best ol National Geographic g ‘Alio! 'Alio! Blackadder The Third Doctor Who Alive from off Center Channel Crossings La télévision du dimanche soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO o Efic ' Le Téiéjoumal g 18h10/Découverte Star d'un soir A propos de la demoiselle qui pleurait., g Victor-Lévy Beaulieu g LeTété- joumaig Scully rencontre Les sports Cinéma : La grande Illusion m WCAX (CBS) Burlington News g The Golden Girts 60 minutes g Murder, she wrote g Cinéma : The Fulfillment of Man Gray Am.88 —Avec Demi Moore et Jurgen Prochnow Newsg The Arsenio Hall Show (23h15) rc^i WPTZ (NBC) - J Plattsburgh On Scene: Emergency Newsg TV Censored Bloopers g Real Life g Cinéma : Utde White Lies —Am.89 g Avec Ann Jlllian et Tim Malheson Sunday Scoreboard Reunion Cinéma CBMT(CBC) VJ Montréal The Magical World of Disnêyg Road to Avonlea g Carmen ol Ice Carol&g Company Newsg Venture Newswatch The Streets o San Franclso 0 ŒST1 Le TVA g réseau Doctor Doogie Rira bien.Femand Nadeau en direct Cinéma : La septième prophétie— Am.88 Avec Demi Moore et Jurgen Prochnow LeTVAg réseau Vision mondiale CFCF(CTV) «3 Montreal Newsg Travel Travel UveltUpg America's Funniest g Roseanne Cinéma : Summits otGton—Can.86 g Avec Patrick Dempsey et bally Kellerman Newsg News Entertainment Tonight CR TVS (Télé «a Francophones L’école des tans fih50/L'Eurcmag Le journal 7 sur 7 deRTBF Caractère: Les Caractères du mois Portrait Norge Journal deTFI © ssr •> Passe- Partout A plein g temps Degrassig Le Clap Cinéma : État de crise— Am.86 Avec Peter Strauss et Mason Adams Cinéma : Les ensorcelés —Am.52 Avec Lana Turner et Kirk Douglas ® SS" Dadabtz Transit Benezra/ Hall».Musique vidéo Coo, WVNY (ABC) Burlington Football Davis g Rules Newsg Commercial Program (23h45) 19h /Backtrax The best ol much Vidéodips Spotlight/ Vidéodtps Céline Dion rorii VERMONT '.«J ETV (PBS) All Creatures Great and Small WHdg America Ndurocence Nature g Masterpiece Theatre g OnApfxoval Feast of The Gods Mystery! g Masterpiece Theatre g Tog, 4-SAISONS Montréal Football Los Angeles Now Le Grand Journal g Sports Plus WWk'^fl(l Passeport Floride feyj WCFE (PBS) Nat King Cole Show The New g Explorers Rosamond Bernier OnStage Opera Stories: Falstaff Masterpiece Theatre : g On Approval Mystery! g Poirot II: fall at End.Are you being.Priorities Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 ¦ C-13 THÉÂTRE Un féerique «Pourceaugnac» ARTS VISUELS Boisseau, Boucher, Leclerc: le quotidien de l’art Monsieur de Pourceaugnac De Molière, mise en scène de Guy Freixe, décor de Nathalie Pavlowsky, i oatumes de Mireille Vachon, masques et perruques de Marie Muyard, chorégraphie de Monique Vincent, avec Onil Mélançon, Johanne Benoit, Michelle Courcheane, Claude Des parois, Richard Lemire, Josée Martin, Denis Michaud et Jean Turcotte.Une production de La Grosse Valise au Théâtre de La Chapelle jusqu'au 10 février.Alain Pontaut POUR FÊTER ses quinze ans, après avoir tiré la quintessence du masque et du silence dans l’expérience magique de La dernière dame, La Grosse Valise, comme dit sa directrice, Johanne Benoit, « avait envie de faire parler les masques», se tournant pour cela vers Molière et sa comédie-ballet de Monsieur de Pourceaugnac.Une comédie-canevas, en quelque sorte.Composée à la h&te à la demande du roi et pour l’amusement de la cour, alors à Chambord, Molière étant mis prestement à contribution, en septembre 1669, pauvre Molière, pour varier les plaisirs de la chasse, la comédie en question est empruntée par fragments entiers aux canevas des Italiens, A Polici-nella pazzo per forza par exemple, qui contient tout le sujet du provincial berné et livré au corps médical, ou A Policinella burlato, à guoi Molière a totalement emprunté son dénouement.Heureusement gue ce Pourceaugnac préfigure déjà quelque part Monsieur Jourdain.Sinon on pourrait bien n’y voir, en ne faisant que le lire, qu’une farce à intrigue sommaire, une parade de Tabarin et de pitres, avec le défilé-mascarade des obsédés de la seringue propulsés à travers la salle, avec les dix façons burlesques de ridiculiser le parvenu de province en le livrant aux apothicaires et aux avocats, eux-mêmes largement caricaturés, aux fausses épouses abandonnées, aux soldats paillards, au baragouin des uns et des autres, au cynisme farceur et cupide de Sbrigani et de Nérine jusqu’au dénouement où Oronte, bourgeois stupide, est moqué par sa propre fille et l’amoureux de celle-ci.Tout cela, fort guilleret bien sûr, n’est, sur le papier, que prétexte à jeux de scène traditionnels, à mascarades peuplées de rires gras et entretenues par le grotesque des situations, le déhanchement des comédiennes, les sous-entendus graveleux, le rituel des lavements et des pots de chambre.Molière travaillait souvent ainsi, dans la vitesse, et l’étonnant, dans ces conditions, n’est pas qu’il ait composé des Pourceaugnac et des Escarbagnas, fantoches issus directement des amuseurs italiens.L’étonnant est qu'il ait aussi écrit Tartuffe et Le Misanthrope.Surtout, ces facéties ne sont là, ré-pétons-le, que pour être jouées, tout cela, prétexte à improvisation échevelée, ayant besoin, comme l’écrivait Georges Mongrédien, « de comédiens rompus au jeu rapide et bondissant de la commedia dell’arte Siur déchaîner le rire ».Et on cons-te que les interprètes de La Grosse Valise, qu’on n’imaginait pas dans le déchaînement endiablé, s’y révèlent au contraire des maîtres, merveilleusement à l’aise, libres, heureux, dans la parade physique la plus folle, le rythme le plus joyeusement saccadé, l’éclatement d’une force comique plus provoquée par l’interprète que par le texte.En outre, entre ces oriflammes, ces costumes éclatants et drôles et ces chorégraphies survoltées, on ressent que ces visages masqués, au lieu d'ajouter à l’incongruité de la farce, donnent au contraire un éloignement et comme du mystère à ces jeux simples de la naïveté et de la fourberie.Ils donnent paradoxalement la vérité, la profondeur du type à une galerie vite esquissée de personnages dont l’agitation et les criail-leries empruntent à ces expressions fixes un peu d'insolite et de surréalisme.Et cela établi, pour le reste, c’est-à-dire pour l’animation scénique de l’intrigue, grâce à la somptueuse mise en scène de Guy Freixe, qui vient du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine et à qui l’on devait déjà La dernière dame, ce « Pourceaugnac », c’est, du début à la fin, un enchantement étourdissant, un déchaînement d’extravagances et de talent, une trépidante et admirable démonstration du savoir-faire de cette troupe unique, masquée ou démasquée, muette ou follement volubile, qu’est La Grosse Valise.On a beau tâcher d’imaginer ce que fut l’invention de la troupe de Molière dans ce ballet chanté et dansé, et Molière lui-même suant et soufflant dans les chausses multicolores et sous les chapeaux bouffons de Pourceaugnac.On a beau tâcher d’imaginer Lulli, non seulement écrivant la musique du divertissement mais n’hésitant pas à se contorsionner grotesquement devant le roi en agitant une énorme seringue.On a beau essayer d’entrevoir ces folies dans leur époque.On ne peut rêver de « Pourceaugnac » plus vivant et charnel, plus gai et plus rapide, plus coloré et plus furieusement drôle que celui de La Grosse Valise.Ce spectacle est une fête et c’est une féerie.On en sort transporté et heureux.Galerie Skol 4060, boul.St-Laurent.Jusqu'au 27 janvier.Galerie Dare-Dare 4060 boul.St-Laurent.Jusqu'au 27 janvier.Espace Global 914 rue Mont-Royal est., jusqu’au 27 janvier.Jean Dumont « J’AI VU ses yeux de fougère s’ouvrir le matin sur un monde où les battements d’ailes de l’espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur.» Le poète surréaliste était encore trop optimiste : nos yeux à nous viennent de s’ouvrir soudain sur un monde où les ailes mêmes portent la terreur.Dire que des millions d’humains ne souhaitent rien tant, ce matin, que de savoir le ciel vide.La guerre, au jour le jour, n’a rien à voir avec les grands principes et les croisades de tous genres, elle est seulement le quotidien de l’horreur, ne serait-ce que cette parade de prisonniers, organisée par le camp que l’on dit du Mal, ou cet effrayant « To Saddam with Love*, écrit sur une bombe par un membre du camp que l’on dit du Bien, une horreur qui empêche d’espérer que l’après de cette guerre soit autre que tous ceux qui l’ont précédé depuis la première scission de la horde primordiale en deux camps de frères ennemis.Est-ce parce qu’en ces jours de choc, il semble un peu irréel de « parler d’art » ou est-ce par méfiance, là aussi, des théories et des lyrismes trompeurs qui gomment la réalité ?Je ne sais.Toujours est-il que j’ai vécu les expositions que j’ai visitées comme l’expression riche et réconfortante d’une sorte de quotidien de l’art et des artistes que l’on a peut-être tendance à négliger trop souvent, au profit des classifications de l’histoire, des notoriétés médiatiques et des idées généralisatrices.J’avais envie de me tenir au ras des oeuvres, de sentir en elles la lente maturation de l’atelier, le travail têtu et souvent hélas méconnu, la quête qui n’attend pas toujours de réponse mais qui va toujours plus avant.Et puis la longue patience, telle que l’entend Rilke, « porter jusqu’à terme puis enfanter ».Et j’ai reçu les oeuvres comme une fraternelle complicité.Lise Boisseau expose à la Galerie Skol d’intéressants tableaux composés d’objets et d’images peintes à partir de ces objets.Les rapports entre les objets et la peinture d’une part, et entre chacun des consti- PHOTO DAVID BABCOCK 28 fers à repasser avec deux formes peintes, de Lise Boisseau.or .-n pi tuants et le tout d’autre part sont plus compliqués et riches qu’il y paraît au premier abord.Les objets, par exemple, n’abdiquent pas leur réalité au bénéfice de la peinture comme bien souvent dans les tableaux composites, construits où déconstruits, d’une certaine peinture actuelle.Ils ne sont pas là non plus pour signifier un quelconque désenchantement du monde comme le faisaient souvent les objets surréalistes.Dans 28 fers à repasser a vec deux formes peintes, entre autres, les fers ne sont pas hérissés de pointes comme celui de Man Ray.Ils ne sont pas détour nés de leur sens, et leur finalité tech nique n’est pas niée, même si l’ar tiste les utilise pour une autre facette de leur réalité.I>a peinture, de son côté, n’est là ni comme la représentation de l’objet, ni comme son idéalisation.Elle n’est pas une façon de le rêver, mais bien un moyen de le faire voir, même si « elle fait voir l’invisible, l’étrangeté, l’énigme de la présence au coeur du visible le plus simple et le plus connu » (Heidegger).Rien d’eton nant, si ce n’est le fait qu’habituellement nous ne nous étonnons sans doute pas assez de ce qui, autour de nous, nous paraît le plus familier.On pourrait bien entendu se lancer dans d’arides mais passionnantes dé- rives philosophiques à partir de la phrase du penseur allemand, mais rassurez-vous ce n’est pas nécessaire, il suffit de se tenir au niveau de la réalité physique des oeuvres pour sentir ces dernières inquiéter d’étrange façon notre perception traditionnelle de l’espace.Nous avons soudain l’intuition d’une nouvelle architecture possible de ce dernier.Dans des piècese comme 5 tasses de fantaisie avec dessin, 3pots de fleurs chinois, et les autres, les objets, dont les peintures reprennent dans leur forme même un détail des contours, semblent s’évader de leurs limites.Comme s’ils influençaient et habitaient l’espace qui les entoure et qui soudain n’est plus le vide euclidien mais le lieu des rapports et des relations entre les choses.Et, presque à notre insu, notre corps rêve lui aussi d’expérimenter patiemment cette nouvelle agora.Il est impossible de regarder la série de dessins-peintures de Suzanne Boucher, qui expose à la Galerie Dare-Dare, sans ressentir dans son propre corps l’écho de la lente gestation du travail en atelier.Cela tient pour beaucoup au fait que cette artiste travaille avec de la peinture en crayon.Il n’y a donc aucun intermédiaire entre le corps et la couleur posée sur le papier, ni la souplesse de la brosse ni sa part d’incertitude, si mi- nime soit-elle.Le hasard fécondateur et révélateur de l’oeuvre ne peut venir que de l’indépendance du corps, ou de sa soumission à d’anciennes mémoires, et de la préparation particulière que l’artiste fait subir à son papier-support, saturé au préalable de taches de couleurs vives.L’intérêt du travail de Suzanne Boucher ne tient pas tant dans la reconnaissance des formes végétales ou autres que l’on croit deviner dans ses très beaux diptyques et tripty-ues aux couleurs profondes et chau-es, pas plus d'ailleurs que dans une quelconque lecture anecdotique ou instinctive, qui ne pourrait être, au mieux, qu’une variation sur un thème ignoré.11 n’est pas non plus je pense dans la projection de nos propres thèmes à la surface de l’oeuvre ouverte : de simples taches d’encre pourraient faire l’affaire.Nous ne sommes pas en face de taches de hasard.Avec ses crayons de peinture Suzanne Boucher dessine en même temps qu'elle peint, et il est fascinant, en s’en tenant là encore à la vérité physique des pièces, de suivre pas a pas la constitution d’un code dont nous ignorons la raison.La mise en place, dans une même série de gestes patients, de la structure qui conditionne l'existence du sens inconnu en même temps que de ce sens qui est la justification secrète de la structure.Ne manquez pas enfin, à l’Espace Global, l'intéressante exposition de Marie-Claude Leclerc, intitulée Parois et abris de passages.Le thème en est l’écologie et n’est donc pas particulièrement optimiste.Il n’y a que nous qui y pourrions quelque chose.J’ai personnellement tendance à reprocher à certaines manifestations artistiques qui traitent de l’écologie leur côté « rituel primitif », l’accumulation, dans ces expositions, de l’échantillonnage des représentations et des témoignages de ce que l’on veut protéger, comme si les solutions étaient du ressort de l’exorcisme ! On trouve certes, dans la présentation de Marie-Claude Leclerc, nombre de produits naturels, branches, plumes, ailes d'oiseaux, mais ils sont mêlés à des produits industriels décrépits, en des monuments dont le symbolisme se passe de discours.Du moins de discours logiques, car l’exposition est accompagné d’un livre d'artiste dont les dessins et les poèmes prolongent et enrichissent le message visuel des pièces.J’ai aimé ces Abris de passage, peut-être parce qu’ils m’ont rappelé, sans ambiguïté que « Bien des ailes mortes, bien des oiseaux tués gisent au fond de moi, qui ne revivront plus.» du lun au ven lOh.à 16h., le week-end et en soirée sur rendez-vous CENTRE DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 200 ouest Sherbrooke Montréal— « Débat public contradictoire ¦ en cotlaboratron avec ta revue Architecture Québec, du 17 |anv au 24 fév — La tradition expérimentale: 25 ans de concours d'architecture américains.1960-1985.du 17janv au 24 fév, mer au dim de 128 à IBh CENTRE D'EXPOSITION LÉON MARCOTTE: 222 rue Frontenac.Sherbrooke (818568 2050>— Objet: A travers les branches, exposition itinérante produite par le Musée du Séminaire de Sherbrooke, du 25 janv au 5 avril CENTRE D’EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 185 rue du Palais.St-Jérôme (432-7171)— Oeuvres de Graham Cantieni et oeuvres des étudiants en arts plastiques du Cegcp de St-Jérôme, du 13 |anv au 24 tév.CENTRE DES FEMMES DE L'UNIVERSITÉ CONCORDIA: 2020 Mackay.Montréal- Salle P-03 € Visages de l'humanité » Oeuvres de C.Button.V Edgar, J Feldman, E.Geraghty, P Girardin.E Griffiths.A Loader.E.J Mak, L Pereira.K Scho-pohl et A Weinstein, du 6 au 28 fév CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 3575 ave du Parc.Montréal (288-0811)— Oeuvres de D Cisneros.J Durham.M Nordman et G Zirio— Boutique: oeuvres de J Golub, F Leduc, J Kosuth et S Tousi-gnant.jusqu'au 9 mars, lun au sam LA CHAMBRE BLANCHE: 185 Christophe-Colomb, Québec (418529-2715)— Sculptures récentes de Marie-France Brière.du 16 janv au 3 tév — Résidence d'artiste de Jocetyn Philibert, du 16 janv au 24 tév CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke.Montréal— Série Kô-chel de Arnaud Maggs, du 20 déc.au 10 fév CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine, ste 444, Montréal (393-8248)— Oeuvres de Ginette Prince et Manon-Brigitte Thibault, du 12 janv au 23 tév COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 St Ambroise, Montréal (9381291)— Galerie Rouge Violet Costello— Galerie Verte: Marie-Claude Tremblay, jusqu'au 2 tév.tous les jours DAZIBAO: 4060 St-Laurent espace 104, Montréal (845-0063)— Oeuvres de Michel Gaboury, du 5 janv au 3 fév ENCADREMENT IDÉE: 235 St-Paul O.Montréal (2885820)— Oeuvres d'artistes canadiens et américains— Également affiches, encadrement, laminage ENGRAMME: 263 est St-Vallier.Québec (418528 0972)— Oeuvres de Marcel Jean, du 10 au 31 janv EXPOSITION: 1465 Stanley.Montréal (5286033)-« L'être et te néon: la publicité avide • oeuvres de Mano Békste.P K Langshaw, Deborah Margo et Dévora Neumark.du ter au 30 janv EXPOTEC: Vieux-Port de Montréal, angle de La Commune et St-Laurent— Exposition interactive à caractère scientifique, technologique et culturel sur le thème des sports, du mer au dim de 106 à 22h.GALERIE ACTION: 190 rue Laurier, St-Jean-sur-Richelieu (3485372)- Conseil des Arts Textiles, du 10 |anv au 3 tév GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE: 4511 SI Denis, Montréal (8482400)- Artistes de la galerie et nouveaux artistes J R Veilleux, Missakian, Au-clarr, M Cmg Mats et V Bordeleau GALERIE D'ART DU COLLÈGE LIONEL-GROULX: 100 rue Duquel, Ste-Thérèse (434-7648)— Oeuvres de André Aubé, du 30 janv au 21 tév GALERIE D'ART DU COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPET1T: 100 est de Gontilly.Longucuil (678 2630 poste 324)— Evénement regroupant des artistes de ta région de Montréal, du 15 janv.au 8 mars GALERIE D’ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-4750)— Redéfinir une forme d'art la courtepointe, du 17 janv.au 16 fév.GALERIE L’ART FRANÇAIS: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (8483637)— Oeuvres des artistes de ta galerie GALERIE D'ART DU GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec— ¦ Érotisme et humour • exposition de fa collection Prêt d'oeuvres d'art du Musée du Québec, du 16 janv.au 15 avril, ouvert les soirs de spectacles GALERIE ART PLUS: 1691 chemin de fa Rivière aux Cerises, Magog (8188682095)— Oeuvres de Bédard, Marcoux, Ptourde, Quinbn, Richard et Trot-tier, du 9 déc.au 17 tév GALERIE D'ART STEWART: 176 Bord du Lac, Pointe-Claire (6381254)— Gravures de Bonnie Baxter et sculptures de Jacques Lavigne, du 19 janv.au 24 fév.GALERIE D’ART SERGE TURGEON: 2080 Crescent.Montréal (287-7172)— Oeuvres de Jackson, Masson.Soulikias.Richard, Little et Surrey, mer.au dim.GALERIE PIERRE BERNARD: 141 Champlain, Hull (818777-4437)— Oeuvres choisies de Bau-chesne, Bellefteur, Bruni, Cantin, Gagnon, lacurto, Latulipe, Lecor, Richard, Rousseau, Simpkins, Soulikias, Sato, jusqu'au 11 fév — Oeuvres de Valérie Bachelier, du 13 au 28 fév GALERIE SIMON BLAIS: 4521 Clark, ste 100, Montréal (8481165)— Oeuvres de Barraud, Bougie.Dussau, Hasegawa.Monir, Picotte, mar.au sam.de 9830 à 17830 GALERIE DU CENTRE: 250 St-Laurent, St-Lam-bert (672-4772)— Oeuvres de Céline Goudreau, du 16 janv au 10 tév GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20ouest Marie-Anne, Montréal (284-2631 )— Oeuvres de Ja-cek Jarnuszkiewicz, el de Michel Daigneault, du 12 janv au 9 fév.GALERIE CLARK: 1591 rue Clark.2e étage, Montréal (288-4972)— Oeuvres de Louise Gagnon et Pierre Duranleau, jusqu'au 27 janv — Oeuvres de David Elliott et Geneviève Morin, du 31 janv au 17 fév, jeu.au dim GALERIE DARE-DARE: 4060 St-Laurent ste 211, Montréal (844-8327)— Peintures de Suzanne Boucher, du 9 au 27 janv — Installation de Natalie Font, du 30 janv au 17 tév GALERIE ESPERANZA: 2144 Mackay.Montréal (933-6455)— Artistes de la galerie, à compter du 1er déc GALERIE GRAFF: 963 est Rachel.Montréal (528 2616)— Peintures récentes de Lucio De Heusch, du 12 janv au 7 fév, mar au sam GALERIE HAUT 3e IMPÉRIAL: t64rueCowie, Granby (372-7261 )— Techniques mixtes de Hélène Plourde, du 6 janv au 3 lév, mer.au dim de 138 à 178 GALERIE HORACE: 906 King O.Sherbrooke (819621-2326)— Salle 1 : Peintures de Otat Hanel— Salle 2 Oeuvres de Louis Lafontaine, du 4 au 27 janv — Salle 1 Monique Trottier— Salle 2: Jocelyn Philibert, du 1er au 24 fév GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 4524 De La Roche, Montréal (842-3639)— Estampes originales de mailres européens et japonais du 20e siècle GALERIE MAXAM: 611 Richelieu.St-Marc-Sur-RF chelieu (584-3377)— Oeuvres d'artistes contemporains et traditionnels, en permanence, du mer.au dim do 128 à 188 GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours, Vieux Montréal (8756281)— Collection permanente, oeuvres de Ayotte, Barbeau, Bellelleur.Dallaire.Fortin, Gagnon, Lemieux, Richard, Riopelle, et autres GALERIE MONTCALM: 25 Laurier, Huit- Bronzes récents de Robert Roussil, du 19 déc.au 27 janv.GALERIE DU MUSÉE: 24 boul.Champlain, Québec— « Sylvie, Reno, Joanne et les autres • exposition d'oeuvres photographiques de 7 artistes de Québec, du 24 janv.au 25 mai, mer.au dim.GALERIE OPUS 2:3981 St-Laurent, ste 210, Montréal (4980235)— Oeuvres récentes de Evelyn Dufour, Hannibal Srouji et Yang Zheng-Xin, du mer.au dim.GALERIE PINK: 1456 ouest Notre-Dame.Montréal (9389851)— Les artistes de ta galerie, jusqu'au 3 fév.— Bioligiousal, oeuvres récentes de Gregory Louden et P.Pink, du 6 au 24 fév.GALERIE 89: College John Abbott, Ste-Anne-de-Bellevue— Oeuvres de Mario Laptante, du 21 janv.au 14 fév GALERIE ROLLAND: 2350 Guy, Montréal (932-9739)— Estampes originales de maîtres européens et québécois: Dussau.Ting, Pellan, Riopelle et aubes, lun.au ven.108 à 17830, sam.108 à 178 GALERIE SEKAI: 4281A ouest Nobe-Dame.Montréal (9396561)— Collection de la Galerie, jusqu'au 31 janv GALERIE DU SERVICE DES ACTIVITÉS CULTURELLES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Edouard-Montpetit.4e étage.Montréal— < Référent d'homme » oeuvres de Alain Bertrand, Sylvie Fraser, Nathalie Garneau et Yves Godcharles, traduction artistique de leur réflexion sur la démocratie, du 24 janv.au 14 tév GALERIE BARBARA SILVERBERG: 2148 Mackay, Monbéal (932-3987)— Travaux récents de jeunes québécois: D.Brouiletle, S.Cwilich, S.Day, S.Low, B.Sinard et G.Winzen— Oeuvres de John Chalke, du 12 janv.au 2 fév.GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent espace 107, Monbéal (842-4021)— Oeuvres de Lise Boisseau, du 5 au 27 janv — € La chambre à air • installation de Yves Tremblay, du 2 au 24 fév.GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Cathe-rine, sle 555, Montréal (8485555)- Oeuvres de Richard Deschènes, du 9 janv.au 2 tév.— Oeuvres de Lisette Lemieux, du 6 fév.au 2 mars GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, sle 301, Montréal (842-9208)- Exposition permanente, oeuvres de Chagall et Riopelle, tous les jours de 118 à 138 GALERIE BRENDA WALLACE: 372 ouest Ste-Catherine.ste 508, Montréal (393-4066)— Oeuvres de Liliana Berezowsky, du 12 janv.au 9 fév.GALERIE WESTMOUNT: 4912 ouest Sherbrooke, Montréal (484-1488)— Bronzes de Liardi et de Catherine Lorain, ainsi que tableaux d'artistes canadiens, jusqu'au 5 avril GRAVE: 53 est Notre-Dame, Victoriaville (818758 9510)— Installation de Daniel Jean, du 11 janv.au 15 fév.INSPECTEUR ÉPINGLE: Angle St-Huberl et Duluth, Monbéal (5987764)— .Triptype .oeuvres de Louise Brosseau, Endette Gagnon et Alain Mongeau, du 2 au 15 fév JARDIN BOTANIQUE: Salle Jacques-Rousseau.Montréal— Oeuvres de Anita Ein Shapiro et Mich8 les Masse Thevenin, du 10 au 27 janv JARDIN DE LA SCULPTURE: Cenbe de ta nature de Laval, 901 ave du Parc, Laval— Sculptures monumentales réalisées dans le cadre du Symposium international de la sculpture Laval 1990, tous les jours de 98 è 228 MAISON D'ART SAINT-LAURENT: 742 Décarie.St-Laurent (744-6683)— Oeuvres de Katerina Mertikas, Cenorina Ojeda, Serge Gosselin, Arthur Greenberg et Denis Kleine MAISON DU MEUNIER: 10897 rue Du Pont.Monbéal (872-5913)- Collages et techniques mixtes de Jeanne Auclair— Sculptures et céramiques de Camilla Clarizio, jusqu'au 27 janv., mer.au dim.MAISON DU PRESSOIR: 10,865 rue du Pressoir (métro Henri-Bourassa), Monbéal— Les contes et légendes d'ici, histoires à dormir debout, du 23 déc.au 24 tév OBORO: 3981 St-Laurent ste 499, Montréal (844-3250)— Peintures de Michèle Lorrain, du 12 janv.au 10 fév OBSCURE: 729 Côte d'Abraham.Québec (418528 3775)— Installation de David Bobier— Vidéo en continu de Kassandra Wellendorf, du 24 janv.au 17 fév , mer.au dim.de 138 à 178 PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COM MERCE DE LA FOURRURE: 1255 bout St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus beF les légendes et des plus grands écrits d'aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la batte des tournures, ouvert tous les jours.LA PETITE ARDOISE: 222 ouest Laurier, Monbéal (495-4961 )— Peintures de Miguel Rebelo, jusqu'au 31 janv.SALLE WILFRID-PELLETIER: Hall d entrée.PDA, Monbéal (842-2112)— Le 100e anniversaire de Carnegie Hall, photographies des archives et d'arbs-tes et de photographes, du 7 janv.au 10 fév.UNIVERSITÉ MCGILL: Faculty Club, 3450 McTa-vish, Montréal— Aquarelles chinoises de Zhenhu Han et de quelques uns de ses élèves, du 4 au 22 fév., lun.au ven VIEUX-PRESBYTÉRE DE SAINT-BRUNO: 15 rue des Peupliers, St-Bruno-de-Montarville (653-7872)— Rétrospective des oeuvres sur papier de Marcel Barbeau, du 3 au 24 fév WADDINGTON & GORCE INC: 1504 ouest Sherbrooke, Montréal (933-3653)— Peintures des années 60, oeuvres de William Perehudoft, à compter du 16 nov Musées MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN: Cité du Ha vre, Montréal (873-2878)— t Giverny.le temps mauve .de Suzanne Giroux du 4 nov au 27 janv — • Disques et tourne-disques > Travaux récents de Raymond Gervais, du 4 nov.au 10 tév — • Broken Music • exposition autour du disque, du 4 nov au 10 fév., ouvert du mar.au dim.de 108 à 188 MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS (CHATEAU DUFRESNE): Angle Pie 1X et Sherbrooke.Monbéal (2582575)— L'Odyssée, l'art de ta photo-raphie au National Geographic, 250 photos de 1880 nos jours, du 6 déc au 10 lév MUSÉE D’ART DE JOLIETTE: 145 Wiltnd-Cor-beil, Joliette (756-0311)— Exposition de Jean-François Houle et Michel Labbé, du 20 janv au 24 fév MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615boul Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— .Arts anciens et ba-dihons artisanales du Québec • exposition permanente— La gravure dans tous ses états ou t ari de l'estampe au Québec, oeuvres de Ayot.Bougie, De-rouin, Dumouchel.Goodwin.Lacroix.TouskjnanL du 25 janv au 10 mars MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St Pierre.Rivière-duLoup (418662-7547)— « Il était une fois l'enfance • jusqu'en sept 91 — Rétrospective des expositions à travers les affiches, les programmations et quelques pièces de la collection d'art et d'ethnologie— .Un connaisseur à découvre • exposition jeu du Musée des Beaux-Arts de Montréal, à compter de janv — Claude Millette, sculpteur, à compter de fév., du mar au dim MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL: 1379 ouest Sherbrooke, Monbéal (2881600)- CoF lection permanente du musée— Jasper Johns: symboles-impressions, du 14 déc.au 10 mars— De l'abstraction géométrique à l'art informatique, cabinet des dessins et estampes, du 21 déc au 17 tév., mar au dim de 108 à 178, le sam jusqu'à 208 MUSÉE PIERRE BOUCHER: 858 Laviolette.Trois-Rivières (8183784459)— Sculptures mobiles de Joelle Morosoh, du 23 janv.au 18 fév — Salle Gaston Petit Exposrbon sur l'Art Ancien, du 14 janv.au 11 mars, mar au dim.(MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 rue Batte, Monbéal (9387000)-Musée consacré à t ari de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Mairies, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des tonds d'archives importants, mer et ven de 11 h à 188, jeu.118 à 208, sam et dim de 118 à 178— Le CCA de 1985 à 1989 accroissement et interprétation d'une collection, jusqu'au 17 tév — « L'or et la Pierre un regard critique sur l'architecture des banques • photographies qui traitent de l’histoire et de l'incidence culturelle de l'architecture des banques, du 14 nov au 24 tév — L'Architecture en jeux jeux de construcbon du CCA.du 28 nov au 31 mars (MUSÉE)CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE: 5151 chemin Côte-Ste-Cathe-rine, Montréal (345-2605)— « Entants de l'holocauste » et salle commémorarive, du dim.au jeu de 10h à 168, visites guidées les dim à 10830 MUSÉE CHATEAU RAMEZAY: 280 Nobe-Oame est, Montréal (861-3708)— Montréal, de la capitula-bon banquilte à l'union mouvementée 1760/1649, du 16 nov au 1er sept 1991, mar.au dim.de 108 à 168 MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-6482158)— « Objets de civilisabon » exposition permanente — t La barque à voile » exposition permanente — • Mémoires • exposition permanente — Messages, exposition sur les moyens de communication enbe les individus et les sooétes, en permanence— Québec sur glace, sports et divertissements.jusqu'au 17 fév — Tunisie, terre de rencontre, jusqu'au 5 mars— Le Trident en coulisse, jusqu'au 28 avril— Autopsie d'un sac vert, jusqu'au 12 mai— Éphémère, jusqu'au 2 sept — Jeux, jusqu'au 5 |anv 92— La Suisse, face à face, du début de la Confédération en 1291 jusqu’au 20e siècle, jusqu'au 20 lév.91 MUSÉE MARC-AURÊLE FORTIN: 118 St- Pierre, Monbéal (8456108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Temporairement, oeuvres médites de Marc-Aurèle Forbn scènes religieuses et portraits— Sam et dim.à 14830, projection du hlm Marc-Aurèle Fortin, de André Gladu, le musée est ouvert du mar au dim.de 11 h.à 17h (visite commentée pour groupes sur réservations) MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520 chemin de la Côte-Ste-Catherine, Outremont (277-9864)— Exposibon • Les animaux malades du Saint-Laurent.du 15 août au 31 mars 91, mer au ven de 98 à 168.dim de 106 à 178 MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle.Lachine (634-3471 poste 346)— mer au dim.de 11 h 30 à 16630 MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale.Les Eboulements, Qué (418-6382243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprètes MUSÉE DE LA MONNAIE: 245 rue Sparks.Ottawa (6187826914)— • Casse-Tète de Papier.exposition sur les techniques de production des billets de banque, du 5 déc.au 10 mars, mar.au sam 10630 à 178, le dim de 138 à 178 MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 rue Jacques-Cartier nord, St-Jean-sur-Riche-beu— • L'érablière • exposibon jusqu'au 14 avril MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI: 35 SFGer main ouest, Rimouski (416724-2272)— Peintures et dessins de Marc Gameau, du 24 jarre au 10 mare— Oeuvres de Russell T Gordon, du 24 janv au 10 mare, mer au dim.MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9rue de l'Urvvereite.Québec (682-2843)— Rez-de-chaus- sée Huit musées en un des objets au service du savoir, jusqu'au 26 mai— 1 er étage Art du Québec, oeuvres du 19e siècle, jusqu'au 1er avril— Cabinet des médailles— 2e étage Peinture des écoles du Nord Hollande et Flandres, jusqu'au B sept — t Les arpenteurs du ciel ¦ exposition sur l'astronomie qui retrace l'enseignement de cette science au Séminaire de Québec durant le 19e siècle, jusqu'au 6 janv 92— 3e étage Les chefs-d'œuvre de la peinture religieuse européenne— Art Oriental— 4e étage Orfèvrerie MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camttien-Houde et chemin Remembrance, Monbéal (8436942)— ¦ Histoire d'os • présentation de l'Ostéothèque de Montréal— Également collection de mammifères, d'oF seaux, d'insectes, d'armes, d'appetants etc .Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul Pierrelonds, Pierrelonds (620-4181)— Oeuvres de Nicole Landy.Joanne Litvak et Marguerite Scrive.du 4 au 28 tév BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE KIRKLAND: 17100 boul.Hymus.Kirkland (694-4100)-Exposition de la Guilde de tapisserie du Lakeshore, du 5 au 30 janv — Oeuvres de Susan Falcao-Ander-son.du 2 au 27 lév BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE LONGUEUR: 1660 rue Bourassa.Longueuil (646-8626)— .Sauvons nos vieilles gares ¦ reproductions de vieilles gares québécoises de Arthur Lehmann.du 15 janv.au 3 fév Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal-Chronique de lieu, photographies et textes sur le quartier Côte-des-Neiges, par Maurice Amiel, du 11 déc au 3 fév — Lev Podolsky, peintre, du 11 janv.au 3 tév MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal— Shaman Cosinusoidal, installation multimédia de Claude-Paul Gauthier et de Pierre Dostie.du 29 janv.au 17 fév.MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 bout Monk, Montréal— Des machines et des hommes.70 ans de la vie industrielle, documents provenant de l'usine Dominion de Lachine.du 18 janv.au 24 fév.— Oeuvres de Lorraine Simms, du 18 |anv.au 24 fév MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— Photomontages de Pierre Guimond.du 15 janv.au 3 mars MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— Art et Écologie, dessins d'enfants sur des plantes et animaux qu'ils ont observés, du 19 au 31 janv.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6706 DeLorimier, Montréal— L'image à la carte, collection de cartes postales de Jacques Poi-tras.du 13 janv.au 3 fév MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Art à louer, 45 oeuvres d'art contemporain de la collection Graphothek de Stuttgart en Allemagne, du 29 janv.au 24 fév. C-14 U Le Devoir, samedi 26 janvier 1991 [hÎI mEv le cahier du t # ameai ARTS VISUELS Liliana Berezowsky «Il faut remettre en question la notion de progrès» .r-, 'iiwuum y a Claire Gravel ANTIGONE VII est la dernière sculpture de Liliana Berezowsky, une immense aile d’avion en acier brut et en bois de cèdre qui s’élance à travers tout l’espace de la galerie Brenda Wallace (jusqu’au 9 février) sur un socle terrifiant de fer et de caoutchouc noir, escalier qui déplie ses marches aux pointes acérées dans un mouvement puissant.Nous avons rencontré cette petite femme blonde qui produit des sculptures gigantesques, très lourdes, la plupart du temps dans un acier qu’elle soude à l’arc électrique, un travail épuisant qui ne la rebute pas.Depuis 1986, son oeuvre s’est distinguée par sa pureté de volumes agencés dans des structures dérivées de l’architecture industrielle, machines de guerre antiques et modernes à la fois, défiant le temps et pleines d’une orgueilleuse présence.Après le succès de l’installation Jenyck IV au centre International d’art contemporain cet automne et ses grands solos au Centre Saidye Bronfman et à Toronto, ainsi que sa participation remarquée à Montréal/Berlin, Liliana Berezowsky est à l’aube d’une carrière plus que prometteuse.« Après un bac en sociologie à Toronto, je me suis mariée et nous avons vécu en Amérique du Sud pendant six ans, m’apprend l’artiste.« L’art avait toujours été mon grand désir et j’avais alors beaucoup de temps.J'ai commencé à peindre, à faire de la céramique et puis, quand je suis revenue à Montréal, je me suis inscrite à Concordia où j’ai recommencé un autre bac, mais en arts plastiques cette fois.J’ai fait ma maîtrise ».« Je suis venue à la sculpture graduellement.La peinture me frustrait.Le pinceau créait une distance entre la matière et moi et je voulais commencer tout de suite avec la matière.Même si j utilise des outils pour les sculptures, il y a un contact direct qui est très important ».« Au début j’ai travaillé la terre.Et puis, il y a eu des projets que je ne pouvais pas réaliser avec la terre.J’ai alors appris d’autres techniques.Mes pièces prirent de plus en plus d’ampleur.Le vocabulaire industriel vient de mon séjour en Amérique du sud.Je résidais près des puits de forage de pétrole et cet équipement impressionnant en plein milieu de la PHOTOS JACQUES GRENIER Liliana Berezowsky (ci-haut) et Antigone VU.jungle m’a laissé des souvenirs vivaces ».« Quand je suis revenue, le réajustement a été difficile.Les structures industrielles me sont devenues familières.Je leur parlais ! Elles étaient comme des êtres étranges qui surplombaient les toits.J’ai alors commencé à m’intéresser beaucoup à elles, à la machinerie ».« Mes parents viennent de l’Europe de l’Est.La guerre fait partie de mon histoire familiale.Dans mon travail, il y a toujours ce sens du danger, de la mort, mis en contraste avec la vie.Dans Antigone VII il y a cette acceptation de la mort comme étant une partie de la vie : une joie de vivre qui assume le danger de vivre ».« Le métal accentue cette tristesse.Il confère quelque chose de médiéval à la pièce.Vous faites un rapport avec la machine de Léonard de Vinci.Je sais pourquoi : en même temps que mon oeuvre est moderne, elle a une présence qui nous transporte ailleurs, dans une autre épo que.Il y a ce sens d’une machine de guerre à la fois contemporaine et ancienne : je cherche à produire cet écartèlement de l'expérience, pour amener un questionnement face à la machine.Il ne s’agit pas d’une ado ration futuriste du progrès, mais une remise en question de ce que nous entendons par évolution ».« La nostalgie ?Je ne trouve pas que ce travail soit nostalgique, au sens où il veuille retourner dans un temps passé.Mais la recherche de la signification du temps présent m’amène à intégrer le passé.J’ai eu un accident d’avion il y a longtemps.J’ai été la seule personne à en sortir indemne.Ça a pris du temps avant de pouvoir en parler, d’incorporer cela.Antigone VII c’est comme un morceau d’avion.Il y a quelque chose de noir là-dedans, quelque chose d’inconfortable, mais il y a aussi un engagement face à la vie, une espérance.Pour moi, l’ordre et le chaos doivent exister simultanément.Les contradictions dans mon travail se situent au niveau de cette co-existence de choses opposées ».« Il y a aussi de l’humour dans mes pièces, comme lorsque je les munis de roulettes».« J’ai commencé à sculpter après une certaine expérience de la vie : je n’avais plus vingt ans.Il y avait des choses que je voulais dire, qui provenaient de cette expérience.Quand on commence tardivement, on a moins tendance de tomber dans des modèles ou des courants.Pour moi, c’est une quête individuelle, une lutte personnelle.Iæs modes passent».« Au début, j’ai utilisé des objets trouvés.Mais ils me sont vite apparus comme restreignants : vous devez faire avec leur forme, leur échelle et ils gardent leur histoire : ils sont toujours reliés à leur origine.Moi, je voulais apporter à ma sculpture ce que je voulais et non ce qui était déjà là ».« Je ne pense jamais à la difficulté de réalisation.Trouver des solutions, c’est une partie du défi ! » « Le métal c’est un matériau opaque, lourd, qui défie la gravité.La vie peut-être très opaque et très lourde aussi.On a besoin d'une légèreté, qui nous permettrait d’accepter l’absurdité de la vie.Il y a deux mythes d’Antigone : dans l’un, elle s’élève contre Créon et donrte à son frère Polynice une sépulture qui permettra à son esprit de reposer en paix, au risque de sa propre vie.Mais il y a une autre version où liera la change en cigogne.11 y a une étrange vérité dans les mythes.Quand j’ai eu l’accident, j’ai été en contact direct avec la mort et cela m’a donné une toute autre perspective sur la vie.À présent, j’ai la tête pleine de sculptures ! » Sainte-Pagaie, priez pour nous! PHOTO JACQUES GRENIER Bill Turns expose à la Galerie Chantal Boulanger, jusqu’au 16 février.Bill Turns Galerie Chantal Boulanger, 372 Sainte-Catherine ouest jusqu'au 16 février.Claire Gravel ÇA VIRE au fétichisme.Dans cette exposition, il y a des pagaies partout.Photographiées à la verticale, comme des personnages; encadrées comme des peintures.Dans huit maquettes, on les voit mettre en forme un lac ( Paddle Valley), une forêt ( Paddle Deforestation Project), un troupeau de moutons ( Paddle Herd), le rocher Percé ( Roche Pagaie), ainsi qu’une usine, une station d’es- sence, le terrain d’un stade et la surface d’attemssage d’un porte-avions.Sur des plans, la pagaie dessine sa propre galaxie, ses propres comètes.Elle figure des points d’acupuncture, des empillements de pneus usagés (Sainte-Pagaie).Elle est déplacée dans une valise spéciale, comme un instrument de musique ou une arme.Tout cela est remarquablement fait.Les photos ont la netteté des affiches publicitaires, les maquettes ont l’air de sortir d’une étude d’architecture et les présentoirs donnent au tout une apparence muséologique.« La pagaie, me dit le jeune artiste montréalais, c’est l’objet primitif absorbé par le marché.C’est un instrument important chez beaucoup de peuples, pour le transport en canot, que ce soit en Europe, en Asie, en Afrique et en amérique».« Aujourd’hui, la pagaie est identifiée aux loisirs de l’élite et c’est un jeu olympique, avec tout son discours électronique et médiatisé.» L’objet essentiel, primaire en quelque sorte, est devenu un bien de consommation sophistiqué, pour consommateurs privilégiés.C’est pour quoi, à côté des photographies de la pagaie, il y en a d’autres, qui s’appa rentent à des champs monochromes.Des marques de commerce (« c » ou « r » par exemple) sont voilées dans la couleur.« Je collectionne ces signes parce qu’ils sont des constructions impor- LE CORBUSIER (1887-1965) Muralnomad (tapisseries) Prolongation jusqu'au 9 février Salle Principale tantes d’une économie capitaliste.Je m’intéresse beaucoup à la notion de propriété telle qu’elle a été pensée par les Écossais au 17e siècle.» Ces surfaces de couleurs primaires sont regroupées autour des pagaies de trois façons différentes.Les cadres agissent comme des lignes de contour, autour de ces plans dans l’espace, dans une filiation aux con structivistes russes.Comme ce n’est pas de la peinture, mais de la photo, insiste Bill Bums, c’est comme 1a seconde génération de constructivistes.Ces oeuvres ont plus d’affinités avec la peinture qu’avec la photographie, reconnaît il.l*a pagaie devient un emblème, un sigle à son tour.Au delà de ce côté absurde et humoristique qui ressem ble au dadaïsme.Burns prend des positions tout aussi violentes que celles des artistes réunis à Zurich pendant la première guerre mondiale, dénon çant le militarisme, l’embourgeoisement et la culture de masse.Paddle Deforestation IToject nous place devant l’évidence : pour satisfaire notre besoin de nature, des forêts entières sont abattues.C’est pourquoi Burns propose autant d’é-lémenLs naturels (rocher, lac, galaxie) en forme de pagaie et va jusqu’à construire un Prototype pour une pa gaie en plastique.Mais ce modèle, qu’est il sinon une pagaie originale en bois recouverte d’une peinture imitant le matériau désire ?Burns jette t il ici un regard sarcastique sur « l’utopie » écologiste ?Le plan de Sainte-Pagaie, avec sa transformation de pneus qui brûlent en huile, frôle l’humour noir, tout comme l’application de la médecine douce sur es zones « sensibles » de la pagaie, parodiant le dicton de « l’emplâtre sur une jambe de bois».La pagaie devient un archétype.Utilisée à des fins commerciales, elle projette un fantasme de nature et le lavage de cerveau de la publicité la fait apparaître plus naturelle que la nature même, plus que le lac ou le troupeau, quand elle est vidée au contraire de son usage originel.Une sculpture, The Paddle Viewer, va encore plus loin.Pour regarder à travers la caméra, il nous faut saisir la pagaie à deux mains, c’est-à dire reproduire le geste de pagayer.Embrochée dans un appareil-photo, elle exprime cette névrose moderne de l’etre humain qui passe ses loisirs à accumuler des preuves de leur existence.Mais, Burns a trafiqué l’appareil qui nous renvoie à la fois notre visage en contreplongée et le sol de la galerie; on pourrait croire à une autre analogie de la situation du rameur sur l’eau.la?miroir dissimulé, qui nous jette à la figure notre propre regard dérouté dans sa quête d’objets rassurants, agit comme une douche froide.Voilà une oeuvre dont la richesse des moyens est canalisée par une grande rigueur conceptuelle.Il est temps, semble nous dire Burns, que le spectateur se demande ce qu’il cherche dans les galeries et les musées.De beaux objets qui le feront rêver, ou bien quelque chose d’autre, qui secouera sa torpeur et l’incitera à une saisie du réel peut-être plus féconde ?NATIONAL GEOGRAPHIC du 7 décembre 1990 au 10 février 1991 L’art de la photographie au National Geographic Quatre générations de photographes du National Geographic ont fixé sur pellicule le monde dans ce qu'il avait de rare, d'insaisissable, d'ancien et de menacé au cours d'un siècle de photographies.Cette exposition est organisée par la Corcoran Gallery of Art, Washington.D C.et rendue possible grâce à la Professional Photography Division, Eastman Kodak Company.MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL Entrée par le boulevard Pie IX ou 2929, avenue Jeanne d'Arc (514) 259-2575 Château Dufresne Gilles Morissette (syntones) du 26 janvier au 16 février Vernissage mercredi le 30 janvier de17Hà19H GALERIE FREDERIC PALARDY 307 rue Sto-Cutherine Ouest Suite 515 Montréal (51d) HAA AA: 1 Mar.au ven de 11h d 1Sh sam, de 1 1h à 1 /h Lucio de Heusch oeuvres récentes jusqu'au 7 février 1991 Galerie Graff 963 est Rachel, Montréal, Qc H2J 2J4 (526-2616) du mardi au vendredi de 11 à 18 lires, samedi 12 à 17 hrs
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