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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 8 janvier 1991
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-01-08, Collections de BAnQ.

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• ' ¦ 0ESM SSËSS H Kl fun peut détour , pi STORAN iur une gronde go.ée tronomie italiennev Volume LXXXII — No 5 ?Ensoleillé.Max.: -16.Détail page 8 Montréal, mardi 8 janvier 1991 Toronto 85 cents 65* +TPS + TVQ LE SILENCIEUX Le Dictionnaire du Marginal LA PENSÉE du jour: « Dommage qu’on ne puisse arrêter le temps, lui qui tue tout le monde !» Gifle.— Geste un peu fif pour apaiser des nerfs à fleur de paume.Cabotin.— Acteur qui ignore la comédie qu’il se joue.Curriculum vitae.— Inventaire des études et états de service d’un candidat, visant à prouver qu’il a épuisé son avenir dans son passé.Dispute.— Dans un couple uni, exaspération du bonheur.Marche nuptiale.— Oeuvre musicale qui accompagne le départ des mariés pour le front conjugal.Canaille.— Volée de sales canards.Conditionnel.— Mode de conjugaison des velléitaires et des impuissants.ALBERT BRIE Éditorial Haïti n’en finit plus d’être poursuivi par ses vieux démons, la dictature et la corruption.Dans ce pays, la démocratisation et le décollage de l’économie passent inexorablement par la neutralisation de l’ancien régime.Un éditorial d’Albert Juneau.Page 12 Idées Le projet de rectification de l’orthographe du français suscite beaucoup de controverses.Pour Benoît Leblanc, enseignant au département de français et de langues modernes de l’Université du Québec à Trois-Rivières, cette réforme constitue un pas dans la bonne direction.Page 11 L’URSS dépêche des troupes dans les pays baltes Le ministère soviétique de la Défense annonce l’envoi de parachutistes pour faire appliquer la conscription militaire dans les pays baltes, en Ukraine, en Moldavie, en Arménie et en Géorgie.Page 7 Keith Spicer Spicer prend la route C’est aujourd'hui que la Commission Spicer commence à sonder les coeurs et les âmes des Canadiens.Le Forum des citoyens sur l'avenir du Canada entreprendra cet après-midi ses consultations publiques à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.Page 2 Optimisme réservé pour GM Canada Après une année 1990 dont tous les dégâts n’ont pas encore été compilés, l’industrie de l'automobile manifeste pour 1991 un optimisme très réservé, tout en prévenant qu’une guerre au Moyen-Orient et une détérioration plus grande de l'économie risquent de chambarder considérablement les prévisions.Page 5 Saddam jure d’embraser le monde Le président irakien estime que la guerre est maintenant inévitable NICOSIE (Reuter) — Le président Saddam Hussein a menacé hier d’embraser le monde entier dans un message qui présente déjà la guerre comme inévitable.« L’Irak portera peut-être le poids principal de la bataille, mais le théâtre de nos opérations comprendra tous les combattants dont la main peut atteindre (.) les agresseurs dans le monde entier », a déclaré le chef de l’État irakien dans un discours à son état-major retransmis à la radio.En Arabie Saoudite, des sources militaires américaines ont annonçé que des hélicoptères irakiens avaient atterri sur une base militaire saoudienne et que les équipages avaient demandé l’asile.À Londres, où il est arrivé dimanche soir pour des consultations avec les dirigeants britanniques, le secrétaire d’État américain, James Baker, a réaffirmé que le 15 janvier de- meurait la date limite pour l’évacuation du Koweit par l’Irak, faute de quoi il s’exposerait à y être contraint par la force.« Nous ne devons pas parler de reporter des dates limites dont nous avons dit que c’était de vraies dates limites», a déclaré le secrétaire d’État américain James Baker après deux heures d’entretien avec son homologue britannique, Douglas Ilurd.« Nous avons dit et redit que cette date butoir était bien réelle et que la seule chance de paix est, à mon avis, que Saddam Hussein commence à comprendre que l’échéance est réelle et que nous sommes sérieux », a-t-il ajouté.« Saddam Hussein a le pouvoir de décider s’il y aura la paix ou non.C’est à lui de choisir.Nous espérons qu’il fera le bon choix ».Douglas Hurd, faisant sienne la fermeté de James Baker, a jugé inacceptables de simples allusions à PHOTO AP Saddam Hussein à la télévision nationale irakienne, hier, un éventuel retrait de l’armée irakienne si les Nations unies repoussaient l’échéance du 15 janvier.« Nous sommes tout ouie pour entendre un message de Bagdad.Ce n’est pas là ce message.Le message que le monde attend de Bagdad n’est pas un message dilatoire mais d’acquiescement », a déclaré le secré taire au Foreign Office.James Baker a réaffirmé qu’il ne négocierait pas avec Tarek Aziz.« Ce que nous attendons de Bagdad, c’est moins de mots et plus d’actes », a-t-il dit.M.Baker se rend aujourd’hui à Paris pour conférer avec le président François Mitterrand, dont l’ancien porte-parole, Michel Vauzelle, s’est entretenu pendant plus de quatre heures avec le président irakien samedi à Bagdad.De Paris, le secrétaire d’État américain gagnera Genève pour y tenir demain avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, une rencontre qualifiée « de la dernière chance pour la paix ».Le président Bush a assuré au’il n'y aurait pas de diplomatie secrete à Genève.James Baker est porteur d’une lettre du chef de la Maison-Blanche au président irakien dans laquelle il s’engage à ne pas attaquer l’Irak s'il se retire de l'émirat occupé le 2 août dans les délais prévus.Les avertissements à l’Irak se multiplient à une semaine du 15 jan vier.Le premier ministre britannique, John Major, en tournée dans le Golfe depuis dimanche soir, a déclaré hier peu après avoir rencontré l’émir du Koweit en exil : « Saddam Hussein doit quitter le Koweït volontairement, ou en être expulsé par la force ».Le Koweit « est, de facto, pour le moment, un immense camp de détention où des atrocités sont commises quotidiennement par les Irakiens », a dit John Major.L’émir lui a remis un dossier sur les atrocités commises par les forces irakiennes depuis l’invasion.Voir page 4: Saddam PHOTOS AP Roger Lafontant a vainement tenté de s’emparer du pouvoir, hier à Haïti.À droite, des Haïtiens de New York ont manifesté devant le siège de l’ONU pour dénoncer cette tentative de coup d’État.La tentative de coup d’État en Haïti fait plus de 30 morts (Vaprès PC, AP, AFP, Reuter, LE DEVOIR PORT-AU-PRINCE - L’armée haïtienne a soutenu hier le pouvoir constitutionnel contre le putsch tenté dans hier matin par le Dr Roger Lafontant, ex-numero deux de la dictature tombée en février 1986, longtemps consul d’Haïti à Montréal et chef reconnu des « tontons-macou-tes».Porte-étendard des forces opposées au processus démocratique qui a élu à la présidence le père Jean-Bertrand Aristide, M.Lafontant s’est finalement rendu hier, peu avant midi.Avec moins de 20 complices, il avait, dix heures durant, contrôlé le Palais présidentiel, tenant en otage la présidente provisoire Ertha Pascal-Trouillot, libérée indemne par la suite.Près de 40 personnes ont trouvé la mort au cours des affrontements qui se sont déroulés dans les rues de la capitale au cours de la nuit et jusqu’à 10 heures hier matin.Il s’agit, dans la plupart des cas, de « petits macoutes » lynchés par la foule en colère.Mais le président élu, contre qui était dirigé cette tentative de coup d’État, est sain et sauf et devrait toujours prêter serment le 7 février prochain.En plus des 38 morts du bilan du début de soirée, une soixantaine de personnes ont également été blessées, dont une quarantaine par balle alors que d’autres ont été grièvement atteintes par les éclats d’une grenade jetée sur des manifestants par des partisans du Dr Lafontant.La plupart des victimes, des macoutes et des hommes de main de Lafontant.ont perdu la vie lorsqu’el- les ont été lapidées, battues à mort ou brûlées vives par des foules en colère.Après l’arrestation de Roger Lafontant et de 16de ses partisans, le père Aristide a déclaré a la radio que l’armée rétablissait l’ordre dans le pays.« Tenez bon », a-t-il dit à ceux ui l’ont élu à la présidence à une crasante majorité de 66 %, le 16 décembre dernier.La tentative de putsch a laissé des marques visibles de destruction dans la capitale, Port-au-Prince, où des magasins ont été pillés ou incendiés.Les liaisons aériennes ont été annu lées et les transports publics ne fonctionnaient pas hier.À Montréal, les Haïtiens ont organisé une veille, dès les petites heu res du matin, au Bureau de la coin munauté chrétienne de la rue Mar quette, dans le nord de la ville.Une centaine de personnes s’y trouvaient lorsque l’arrestation de Roger Lafon tant a été confirmée à la radio, pro voquant une explosion de joie.Bien connu à Montréal où il a longtemps vécu et possède toujours de la Voir page 4: La tentative L’assurance-automobile coûtera plus cher en 92 aux mauvais conducteurs Il y aura une lune rouge et une lune verte et mauve dans le ciel du Québec demain Sylvain Blanchard DANS LA NUIT de demain à jeudi, les Québécois pourront voir au-dessus de leur tête une pleine lune rouge et, quelques instants plus tard, une autre de couleur verte et mauve.Ces deux lunes apparaîtront pendant quelques minutes dans le ciel et seront le produit de deux expériences de la NASA visant à approfondir leurs connaisances des aurores boréales.Au-delà de leur beauté, ces aurores boréales ont l’inconvénient de rendre pratiquement impossibles les communications sur haute fréquence et de déplacer la position des satellites dans la stratosphère.Ceci a pour effet de fausser les renseignements transmis par ces satellites et d’obliger les entreprises qui les ont lancés à réajuster leur position à des coûts exhorbitants.Il s’agit donc pour la NASA d’étudier les aurores boréales afin d’être en mesure de mieux prévoir ces effets sur la Terre.En tout, dix expériences seront tentées d’ici la fin janvier.Demain soir, à une heure qui reste encore à être déterminée, le satellite américain Cerres lancera au-dessus de l’É- quateur des doses massives de lithium qui, une fois aspirées par le vide et frappées par l’energie du soleil, créeront dans le ciel un cercle rouge ayant la forme d’une pleine lune.Ceux et celles qui regarderont alors vers le Sud, c’est-à-dire vers l’Équateur, pourront apercevoir cette « fausse lune » pendant environ 5 minutes.Quelques instants plus tard, le satellite éjectera du baryum qui, après être entré en collision avec l’énergie solaire, produira une nouvelle pleine lune, celle-ci de couleur verte et mauve.Voir page 4: Une lune Michel Venne lie notre bureau de Québec À COMPTER de 1992, si tout va comme prévu, les conducteurs délinquants, qui ont accumulé plusieurs points ^inaptitude à leur dossier, paieront beaucoup plus cher leur prime d’assurance-automobile du Québec incluse dans le prix du permis de conduire et celui de l’immatriculation d’un véhicule.En contrepartie, ceux dont le dossier est blanc comme neige la verront diminuer légèrement.Présentement les coûts d’immatriculation d’une voiture comprennent une prime de 99$ d’assurance alors que le prix du permis inclut une prime de 25$.A compter de 1992 cette prime pourra diminuer à 10$ pour les conducteurs au dossier intact mais pourra s'élever à plus de 200$ pour les mauvais conducteurs.Une disposition de la Loi 108, adoptée en décembre par l’Assemblée nationale et qui était passée inaperçue, habilite en effet la Société d’assu rance-automobile du Québec (SAAQ) à fixer la contribution d’assurance exigible lors de l’obtention d’un permis de conduire selon le dossier du conducteur.La tarification sera modulée selon le nombre de points d’inaptitude et selon le nombre de suspensions ou de Voir page 4: L'assurance T#V'*s „.usr ç-ss?^carnations »oit"cttVL7 \ Av 9 SS 2 1 Le Devoir, mardi 8 janvier 1991 Plus les femmes sont occupées, meilleur Plusieurs candidats à l’investiture comptent sur une victoire péquiste dans Montmorency ¦ mmâ& ; yV* ! Comme tous les enfants de 12 ans, Julie prenait grand soin de ce qu’elle aimait.Elle n’aurait jamais cru qu’un jour elle aurait aussi à prendre soin de son père.La RCR: Une vie entre vos mains.____________________ Pour tout renseignement, communiquez avec la Croix-Rouge, l’Ambulance Saint-Jean, la Fondation des maladies du coeur, ou votre médecin de famille.La Fondation y\-ACT statut social, de sécurité, d’une perception améliorée d’elle-même et divers autres privilèges.L’emploi est ici l’élément-clé de l'équation, relèvent Mmes Kingsbury et Elfenbaum, parce que le fait de travailler contribue davantage à la santé de la femme que celui d’être mariée ou d’avoir des enfants.Le travail comble le besoin de se réaliser, rehausse l’estime de soi, tout en enrichissant le réseau de relations sociales, notent les deux universitaires.Il est également possible que les femmes qui sont initialement en meilleure santé acceptent davantage de responsabilités, tandis que celles qui souffrent de problèmes de santé auraient tendance à ne pas en faire autant.En 1988,67 % de toutes les mères canadiennes ayant des enfants de moins de 16 ans faisaient partie de la main-d’oeuvre.QUÉBEC — Le départ de l’ex-minis-tre libéral Yves Séguin pourrait bien fournir l’occasion au Parti québécois de mettre fin à une série de 35 défaites consécutives lors d’élections partielles.La chance lui en sera donnée dans le comté de Montmorency, vacant depuis la démission de M.Séguin, le 21 décembre dernier.Un scrutin complémentaire devrait normalement être tenu l’été prochain et déjà les candidatures se dessinent.Le fiscaliste Jean Filion a officiellement annoncé la sienne, hier, en vue de l’investituture péquiste lors d’une conférence de presse.Trois autres personnalités, soit l’ex-député libéral fédéral Louis Duclos, l’avocat Daniel Petit et le maire de Sainte-Pétronille, Bernard Dagenais, devraient l’imiter sous peu.M.Filion a défendu les couleurs du PQ au scrutin général de 1985, où il avait été défait par le libéral Yves est leur état de santé OTTAWA (PC) — Les femmes qui s’efforcent tant bien que mal de concilier travail et éducation des enfants se consoleront peut-être d’apprendre que plus elles sont occupées, plus elles ont de chances d’être en santé.Un survol des données de Statistique Canada montre que les femmes aux prises avec les nombreuses tensions engendrées par la multiplication de leurs responsabilités familiales et au travail ne souffrent pas des problèmes de santé auxquels on pourrait s’attendre.Au contraire, elles sont généralement en meilleure santé que les femmes qui ne sont pas actives sur le marché du travail, ont constaté Nancy Kingsbury et Mia Elfenbaum, de la faculté d’Etudes familiales de l’Université du Manitoba, dans une recherche dont les résultats ont été rendus publics hier.Les femmes mariées et mères de famille estiment que leur propre santé est meilleure, elles sont moins susceptibles de faire état de problèmes de santé, et leur taux d’absentéisme pour raisons de maladie est moindre.Les deux chercheuses concluent d’ailleurs leur étude en disant qu’à mesure que le nombre de tâches accomplies s’élève, l’état de santé physique connaît une amélioration sensible.Le cumul des tâches se traduit non pas par le stress, mais par une satisfaction certaine.Selon l’explication avancée par les auteurs, les gratifications que les femmes trouvent dans le style de vie moderne seraient supérieures à ses inconvénients.Plus une femme accumule les responsabilités, plus elle en tire des satisfactions sous forme d’argent, de Norman Delisle de /a Presse Canadienne L’OMS annule me conférence sur le sida MANILLE (AFP) — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annulé la conférence internationale sur le sida prévue début février à Manille, parce que les délégués devaient se soumettre à un test de dépistage, a annoncé hier l’agence de presse philippine PNA.Un porte-parole du ministère de la Santé a confirmé que l’OMS avait prévenu Ma-‘nille de cette annulation, mais sans donner de raison.À cause de règle-ments similaires en Thaïlande, l’OMS a déjà boycotté en décembre une conférence sur le sida à Bangkok.Séguin.Quant à M.Duclos, il a été député libéral de Montmorency-Orléans à la Chambre des communes de 1974 à 1984, année où il n’a pas pu, comme la plupart de ses collègues, passer à travers la vague conservatrice.M.Petit est un avocat bien connu de Beauport tandis que le maire Dagenais, de Sainte-Pétronille, enseigne à l’université LavaL Il y a eu 36 élections complémentaires au Québec depuis février 1971 pour combler un siégé de l’Assemblée nationale.Le Parti québécois a fait la lutte à 35 reprises, sans jamais connaître la victoire.Il n’avait pas présenté de candidat à une occasion, dans Saint-Laurent, le 20 janvier 1986, où Robert Bourassa tentait de se faire élire.Cette fois-ci, les plus récents sondages indiquent que le PQ est en avance sur le parti ministériel dans les intentions de vote.Du côté libéral, personne ne s’est officiellement avancé le cou pour prendre la relève de Yves Séguin.« Il est prématuré de parler de l’élection partielle et notre priorité est l’organisation du congres du parti, prévu pour les 9 et 10 mars à Montréal », a déclaré la responsable régionale de l’organisation du PLQ, Yolande Bouchard.Trois noms circulent cependant comme de possibles candidats libéraux : celui du maire de Beauport, Jacques Langlois, celui de l’ancien maire et ex-député Marcel Bédard et, enfin, celui du président de l’Association libérale, Claude Desjardins.M.Desjardins, qui était jusqu'à tout récemment le secrétaire de comté de l’ex-député Séguin, n’exclut pas à prime abord de se porter candidat a l’investiture libérale.U ne réunion de l’exécutif de l’association libérale du comté, convoquée pour la semaine prochaine, permettra d’y voir plus clair, a expliqué hier M.Desjardins à la Presse Canadienne.Pour sa part, le maire Jacques Langlois, de Beauport, a expliqué hier qu’il n’avait pas encore été approché pour poser sa candidature.M.Langlois, qui est toujours membre en règle du PLQ, ajoute : « Pour que j’y aille, il va falloir que l’option constitutionnelle du PLQ soit claire ».M.Langlois, candidat libéral défait à l’élection générale québécoise de 1981, militait activement pour Sheila Copps à la course au leadership fédéral de juin dernier.Il est le beau-frère de Louis Duclos.Quant à l’ingénieur Marcel Bédard, ex-maire de Beauport et député de Montmorency à l'Assemblée nationale de 1973 à 1976, il n’a pas été possible d’obtenir ses réactions.M.Bédard poursuit des vacances dans le Sud.En vertu de la loi électorale, le processus de l’élection partielle sera automatiquement déclenché le 21 juin 1991 si, entre temps, le premier ministre Robert Bourassa n’a pas fait adopter le décret ordonnant la tenue de l’élection partielle avant cette date.La Commission Spicer amorce sa grande consultation également en privé des personnes intéressées à la question.Dès leur première rencontre, au mois de novembre, ils avaient rencontré le statisticien en chef du Canada, Ivan Felligi, et deux bonzes de l’industrie de sondage, Allan Gregg, de Décima Research, et Angus Reid.Le président du Forum, Keith Spicer, devrait annoncer d’autres initiatives en conférence de presse ce matin à Saint-Jean.Il devra présenter son rapport au gouvernement fédéral au plus tard le 1er juillet.Ottawa maintiendra son programme d’aide aux logements coopératifs Isabelle Paré OTTAWA a finalement décidé d’épargner de son élan d’austérité le programme fédéral d’aide aux coopératives de logement, dont la survie, en octobre dernier, semblait plus que compromise.Remanié, le programme d’aide fédéral fera toutefois en sorte que les logements coopératifs subventionnés par Ottawa s’adresseront plus que jamais aux moins nantis.Pour être admissibles au programme fédéral, les projets coopératifs devront dorénavant intégrer au moins 30 % de ménages à faibles revenus, comparativement à 15 % sous l’égide de l’ancien programme.« Nous devons nous assurer que les subventions profitent au plus grand nombre possible de personnes démunies.Le programme continuera de fournir des logements pour divers revenus, mais les futurs occupants devront satisfaire à des nouveaux critères qui feront en sorte que les fonds fédéraux aideront des ménages à revenus faibles ou modestes, incapables d’accéder à la propriété », indiquait récemment le ministre fédéral de l’Habitation, M.Alan Redway.L’enveloppe budgétaire consentie à ce programme oscillera entre 5 et 6 millions $, soit l’équivalent des sommes octroyées l’an dernier pour réaliser quelque 1800 unités à travers le pays.La remise en cause de ce programme d’aide aux coopératives, qui permet la réalisation de la moitié des logements coopératifs construits chaque année au Québec, avait provoqué un tollé au sein des milieux municipaux à Montréal et dans l’Ouest du nays où une forte proportion de ménagés sont locataires.Lancé à titre de projet-pilote depuis cinq ans, le programme de développement des coopératives sera donc revu et corrigé a la faveur des gagne-petit.A Montréal, le seuil des revenus FA I TB^-LF.*1 punmipjcnon pour être admissible aux subventions directes de supplément au loyer plafonnera à 18 000 $ pour un couple, à 21 500 $ pour une famille de deux à trois personnes, à 25 000$ pour une famille de quatre à cinq personnes et à 30 000 $ pour une fa mille de plus de cinq personnes.Dans la même veine, des plafonds de revenus et des suppléments compensatoires seront introduits pour s’assurer que les personnes ou les familles incapables d’accéder à la propriété aient d’abord accès aux projets coopératifs.« Pour les autres résidants, une limite sera imposée pour prévenir les abus.Dans les cas où des ménages auront des revenus supérieurs au plafond jugé nécessaire pour acheter une maison, une surcharge sera im posée à ces locataires », explique M.Jacques Beaupré, directeur de la lanification stratégique et du déve i politique canadienne d’hypothèque et de lo- pin ior oppement des | ues à la Société gement (SCHLj.Selon une évalua tion faite par le ministère, près de la moitié des occupants des coopéra tives d’habitation existantes qui bé néficient d’un prêt hypothécaire du gouvernement auraient les moyens d’acquérir une maison.Le montant de ces suppléments reste à être déterminé, mais, assure-t-on à la SCIIL, il ne devrait s'appliquer qu’aux nouveaux projets de coopératives.Si on espère ainsi éviter les abus du passé, le profil des occupants de coopératives ne s’en trouvera pas pour autant transformé, affirme M.Beaupré.« En réalité, la plupart des cooperatives comportent déjà jusqu’à 30 % ou même 50 % de familles démunies ».Au Québec, plus de 10 000 personnes sont actuellement en attente pour participer à un projet coopératif.Par ailleurs, au cabinet du ministre Redway, on a confirmé une fois de plus que le retrait d’Ottawa du programme d’aide à la rénovation Canada-Québec (PARCQ) était définitif.L’abandon de ce programme par le fédéral prive le Québec de 40 millions $ en subventions à l’habitation.Le remplaçant du programme PARCQ, beaucoup plus modeste et voué aux locataires et non plus aux propriétaires, ne sera dévoilé qu’au printemps, a fait savoir hier M.Marc Gaudreau, adjoint spécial au cabinet du ministre.Marie Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — C’est aujourd’hui que la Commission Spicer commence à sonder les coeurs et les âmes des Canadiens.Le Forum des citoyens sur l'avenir du Canada entreprendra cet après-midi ses consultations publiques à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.Par la même occasion, il ouvrira une nouvelle ère dans les us et coutumes des grandes commissions nationales : celle des assemblées de cuisine.Au cours de la prochaine semaine, les 12 commissaires s’éparpilleront à travers les Provinces maritimes pour rencontrer des groupes de 10 à 20 citoyens qui discuteront de l’avenir du Canada.Sur les 30 rencontres prévues, six se tiendront en langue française, et une se tiendra dans les deux langues.Un membre du Forum, M.Roger Tassé, vice-président exécutif aux affaires juridiques et environnement chez Bell Canada, s’est porté à la défense de cette nouvelle façon de faire.Il a affirmé que ces petits groupes de discussion encourageront ceux qui ont quelque chose à dire à le faire en toute tranquillité, sans se prêter au cérémonial des commissions d’enquête traditionnelles.L’aspect formel de ces assises en décourageait plus d’un.Mais plus encore, cette nouvelle procédure devrait permettre aux citoyens de réaliser qu’ils ont un certain pouvoir, a-t-il poursuivi.S’ils s’expriment de façon assez ferme sur ce qui les intéresse, ils peuvent avoir un impact sur la suite des événements.a-t-il déclaré.M.Tassé, oui a longtemps été sous-ministre de la Justice au gouvernement fédéral, a cependant admis qu’il restait encore à démontrer si cette formule allait réellement fonctionner.« C’est la première fois que ça se tente, a-t-il déclaré.Nous n’avons pas de modèle de référence».Il s’est cependant montré encouragé par les groupes d’essais mis sur pied pour tester le mode de fonctionnement envisagé par le Forum.« J’ai l’impression que les gens ont quelque chose à dire et qu’ils veulent le dire, mais nous ne saurons que dans quelques semaines s'ils sont prêts à se prêter à cet exercice », a-t-il déclaré.Il a dit s’attendre à ce que les rencontres «officielles» fassent boule de neige et amènent les citoyens à organiser des groupes de discussion meme en l’absence de commissaires.Une personne choisie par le groupe pourra faire rapport a la Commission Spicer en remplissant une grille fournie par l’organisation.« Nous espérons susciter un très large débat», a-t-il affirmé.Des commissaires devraient sillonner le Québec dès la fin du mois, ou au début de février, a ajouté M.Tassé.Les autres provinces suivront.Les participants à ces groupes ont été recrutés de diverses manières.Certains ont communiqué avec le Forum via son numéro 1-800 pour se porter volontaires, alors que d’autres ont été recrutés par des correspondants locaux du Forum ou par des organisations locales.M.Tassé a cependant rappelé que la Commission Spicer ne se bornera pas à ces groupes de discussion.Déjà, ce soir, elle se lancera dans une autre première : une assemblée publique diffusée à la télévision communautaire, qui permettra à des groupes de citoyens réunis dans divers studios au pays de parler de l’avenir du Canada.La soirée sera animée par Laurier Lapierre.Cette initiative se répétera au cours des prochains mois.Les commissaires rencontreront LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 "S®.Administration.(514) 844-3361 oüVÊpTS Rédaction.(514) 842-9628 pE gHOO A16 flnnonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514)842-9645 numéro sans frais.1 ¦800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (914) 844-7457 Montréal.(914) 332-3891 ou (514) 844-5738 Québec.(418) 845-2080 Extérieur— Indicatif 514.t-800-361-6059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.1-800-361-5699 1 4 Le Devoir, mardi 8 janvier 1991 B 3 T -ii'i'IË PHOTO JACQUES GRENIER Réal Decoste, directeur de l’exploitation du Tokamak de Varennes.Un enfer nucléaire au Tokamak de Varennes Guy Paquin collaboration spéciale DANS la course mondiale à la fusion nucléaire opérationnelle, marathon dont l’issue est prévue dans 30 ou 40 ans, le Canada a misé sur le cheval de la Communauté européenne.Tournant le dos aux projets américains, japonais et soviétiques, le Centre canadien de fusion magnétique mène actuellement d’importantes études au Tokamak de Varennes, études qui pourraient permettre au réacteur européen ITER de devenir, d’ici dix ans, le cheval de tête.La conception d’ITER doit être complétée en 1996.On espère que d’ici cette date les travaux de recherche expérimentale, menés entre autres à Varennes, permettront de dépasser le point où l’énergie requise pour atteindre la densité de fusion est plus grande que l’énergie effectivement produite par le réacteur.De grands progrès ont été réalisés depuis dix ans dans ce domaine, mais il reste encore quelques marches à monter pour atteindre et dépasser le seuil de rentabilité.Le Tokamak de Varennes est donc engagé dans la lutte contre les impuretés du plasma d’hydrogène, milieu dans lequel a lieu la réaction de fusion.Idéalement, ce plasma ne devrait contenir que du deutérium et du tritium, deux isotopes lourds de l'hydrogène.Dans les faits, le plasma est rendu instable par la présence de noyaux d’oxygène, d’où pertes énergétiques et bilan négatif de la fusion.Le soleil, l’étoile des mages et toutes les autres étoiles n’ont pas ces problèmes.Disposant de masses énormes, les étoiles écrasent les atomes d’hydrogène les uns sur les autres par gravitation.La densité est telle que les noyaux d’hydrogène fusionnent et deviennent des noyaux d’hélium.Le produit final, le noyau d’hélium, est légèrement plus léger que les deux produits originaux, les noyaux de deutérium et de tritium.Cette inégalité entre les deux termes de l’addition réalisée par la fusion porte le joli nom scientifique de défaut de masse.Qu’on se rassure, les chiffres balancent en fait puisque le défaut de masse est compensé par la production d’énergie.C’est cette énergie qui rayonne du soleil jusqu’à nous et rend notre planète habitable.Les réacteurs à fusion tentent de réaliser cette réaction sur terre, dans des conditions autres que l’écrasement gravitationnel.Pour forcer les noyaux d’hydrogène à se rapprocher suffisamment pour fusionner, on les écrase dans un champ magnétique extrêmement puissant.On parle alors de confinement magnétique.Les conditions régnant à l’intérieur du 'I’okamak de Varennes sont proprement infernales : tem- Le Conseil de presse blâme Quatre Saisons QUÉBEC (PC) — Le Conseil de presse a blâmé récemment Télévision Quatre Saisons (TQS) pour avoir refusé de collaborer à l'en quête entourant une plainte formulée par le Syndicat des journalistes de cette station de télévision.Le Conseil « regrette » que la direction de TQS se réfugie derrière l’éventuelle création d’un conseil des normes pour les radiodiffuseurs afin de refuser de répondre à une plainte portée à son endroit le 7 octobre 1989.Les journalistes reprochaient à TQS d'avoir ordonné la diffusion intégrale d’une épreuve de courses à Blue Bonnets.Le Conseil rappelle un principe qu’il a fait valoir à plusieurs reprises dans le passé, soit « le nécessaire respect de l’autonomie et de l’indépendance des services d’information par rapport aux services de la publicité ou de la promotion».pérature de l’ordre de dizaines de millions de degrés, densité de 10-15 molécules par cm-3.L’énergie qu’on doit dépenser pour atteindre de telles conditions est très grande, mais si on parvient à éliminer les impuretés, l’énergie produite l’est encore plus.En fait, la fusion d’un gramme de deutérium et de tritium produirait l’équivalent énergétique de la combustion de 10 500 litres d'essence, sans aucun produit polluant rejeté dans la nature.Pour éliminer les impuretés, le Tokamak de Varennes utilise des déflecteurs magnétiques.Par un jeu de six bobines placées à l’intérieur du réacteur on infléchit le trajet circulaire du plasma qui passe dorénavant par deux boucles sur les côtés du Tokamak.On a installé dans chacune des boucles une cible attirant les noyaux d’oxygène parasites et totalement indifférents aux noyaux d’isotopes d’hydrogène qui continuent leur course et vont fusionner au coeur du réacteur.Les cibles sont faites de matériaux plutôt exotiques à base surtout de bore et de titane.On fait actuellement des essais à Varennes avec du graphite boronisé conçu à UCLA et avec du carbure de titane développé à l’Institut de Génie des matériaux du Centre national de recherche du Canada.Les essais sont concluants jusqu’à maintenant et le groupe européen ITER en profitera évidemment.Autre avenue de pointe étudiée à Varennes, celle des décharges longues.Généralement les réacteurs à fusion cherchent à créer des températures de quelques centaines de millions de degrés et des états de densité très élevés pendant environ une seconde.On croit qu’on pourrait produire une fusion énergétiquement rentable en réduisant température et pression, mais en allongeant le temps de réaction.Varennes travaille actuellement sur des temps de réaction longs et espère en arriver à des décharges d’environ 30 secondes.Restera évidemment à éliminer les déchets radioactifs produits par la fusion.Qu’on se rassure tout de suite, la fusion produit cent fois moins de déchets radioactifs que la fission mise en oeuvre dans des réacteurs comme celui de Gentilly.La raison en est qu'on travaille en fusion à alourdir des noyaux très légers alors qu’en fission on cherche a alléger des noyaux très lourds, très massifs.Une solution envisagée est le recyclage du tritium radioactif gazeux, qui pourrait resservir comme combustible dans une réaction future de fusion.Conçu et construit par un consortium sous la direction de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, le Tokamak reçoit aussi une aide financière fédérale importante.Son budget de fonctionnement a été porté de 10 à 15 millions $ cet automne et confirmé jusqu’en mars 1992.D’après M.Richard A.Bolton, administrateur du projet et directeur général du Centre canadien de fusion magnétique, le Tokamak de Varennes est unique au monde en ceci qu’il est le seul où on peut mesurer tout courant circulant dans l’appareil, atout qui en fait le laboratoire de fusion le plus précis au monde.Même si le Tokamak de Varennes est relativement petit, sa parfaite transparence permet d'observer le comportement du plasma en fusion mieux que n'importe où ailleurs.C'est sans doute ce fait qui a rendu le partenariat canadien et québécois si intéressant aux Européens.C’est également la raison pour laquelle les recherches menées a Varennes sont de toute première valeur au niveau mondial.Elles portent, rappelons-le, sur l’élimination des impuretés, objectif qu'on retrouve au premier rang des buts à atteindre dans un article sur le projet ITER paru dans la dernière livraison de la revue française La Recherche.Dans ce concert-là, nous sommes assurément dans la section des premiers violons.Québec tente d’éviter une autre crise autochtone à la « frontière » d’Oka Caroline Montpetlt UN MEMBRE de l’équipe de négociations spéciales du Secrétariat québécois des affaires autochtones, M.Pierre Coulombe, s’est rendu hier à Oka pour tenter de neutraliser une possible montée des tensions entre les Mohawks et la municipalité d’Oka liée aux revendications territoriales autochtones dans la région.Tout le long du week-end, une vingtaine de Mohawks traditionnalis-tes de Kanesatake se sont en effet réinstallés sur le site des affrontements du mois de juillet dernier pour manifester contre des entailles faites sur les arbres par une firme d'arpentage mandatée par le gouvernement fédéral dans la pinède d’Oka.Hier une dizaine d’entre eux protestaient encore également contre le système de négociations mis en place par le gouvernement fédéral sur les revendications territoriales autochtones dans la région.M.Coulombe, qui coordonnait cet été les rencontres entre les gouvernements fédéral et provincial et les autochtones de Kanesatake et de Kahnawake, a successivement rencontré hier les membres du Conseil de bande de Kanesatake, les membres du Longhouse de Kanesatake et la nouvelle Coalition mohawk de Kanesatake, pour entendre leurs différents point de vue sur les revendications territoriales.Ces revendications territoriales des Mohawks, qui englobent au moins 260 kilomètres carrés de territoire dans toute la région de Deux-Montagnes, n’ont pas changé depuis les affrontements qui ont fait un mort parmi les policiers de la Sûreté du Québec à Oka le 11 juillet dernier, précisait hier l’attachée de presse du ministre délégué aux Affaires autochtones, Mme Suzanne Thomas.« Et les instruments trouvés dans la pinède sont des outils de mesure de la firme d’arpentage mandatée par le gouvernement fédéral, en vue d’une éventuelle cession de territoire aux Mohawks de Kanesatake», ajoute-elle.Joe David, traditionnaliste du Longhouse de Kanesatake, précise par ailleurs que les manifestants s’opposent également au fait que les gouvernements fédéral et provincial négocient avec la Coalition mohawk de Kanesatake, formée récemment à l’initiative de quelques membres de la communauté.« De plus, nous estimons que tout le territoire de la Commune d’Oka nous appartient, alors que le gouvernement fédéral n’en a acheté qu’une portion pour nous la rendre.M.Bernard Roy, négociateur pour le gouvernement fédéral, vient d’être mis au courant du fait que notre cimetière se trouve au beau milieu d’un terrain dit municipal» ajoute-t-il.Au moment de mettre sous presse hier, le groupe de manifestants mohawks était toujours sur place, pancartes et feux de camp à l’appui, aux abords du centre de désintoxication de Kanesatake.Inquiet de l’issue possible de ces nouvelles manifestations, le maire du village d’Oka, M.Jean Ouellette, a informé le ministre québécois de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, d’une possible recrudescence des tensions avec les autochtones de la région.« Nous craignons qu’une crise éclate de la même façon qu’au mois de juiUet dernier, ajoute Gilles Landreville, conseiller municipal du village d’Oka, parce que le scénario se WINNIPEG (PC) —Le syndicat rerésentant les infirmières manito-aines en grève accuse la direction des hôpitaux d’annuler inutilement des operations chirurgicales urgentes pour manipuler l’opinion publique, pendant que les infirmières chargées des services essentiels doivent se contenter de vider des bassines et laver les planchers.Pour la présidente du Syndicat des infirmières manitobaines, Mme Vera Chernecki, la partie patronale joue sur la corde sensible des gens — en reportant des interventions chirurgi- déroule exactement de la même façon.Les Mohawks ont installé des pancartes, ils font des feux, et ils occupent un terrain qui appartient à la municipalité, à l’heure qu'il est, il y a suffisamment de policiers de la Sûreté du Québec dans le village pour pallier les manifestations imprévues, mais nous préférerions que le gouvernement fédéral règle au plus vite la situation».M.Ryan, a pour sa part simplement demandé au directeur de la Sûreté du Québec, M.Robert Lavigne, un rapport sur les manifestations mohawks du week-end.Par ailleurs, à partir de mardi prochain, la Cour fédérale doit entendre les arguments des partisans et dé- cales requises pour des patients dans un état critique et les traitements de chimiothérapie prescrits à des cancéreux — dans le seul but d’essayer de dresser la population contre les grévistes.Le syndicat a répliqué en conseillant au millier d’infirmières encore en poste, en vertu d’ententes sur les services essentiels, de se limiter au travail d’infirmières et de ne pas accomplir de tâches ne requérant pas une infirmière diplômée.Les infirmières, qui ont débrayé le 1er janvier, se plaignent justement tracteurs du référendum que souhaite tenir le ministère fédéral des Affaires indiennes auprès des Mohawks de Kanesatake sur le mode de sélection des chefs du Conseil de bande.Les chefs du Conseil de bande de Kanesatake sont actuellement choi-' sis uniquement par les mères de clan, tandis qu'une partie de la population souhaiterait la tenue d'une élection où tous les membres de la communauté auront le droit de vote.À la requête d’un ancien chef de bande de Kanesatake, la Cour fédérale devra juger si le ministère des Affaires indiennes peut légalement tenir un tel référendum.d’être trop souvent traitées comme du personnel d’entretien plutôt que comme des professionnelles de la santé.« C’est une des raisons pour lesquelles nous faisons la grève, expliquait une syndiquée de Winnipeg en conférence de presse, hier.Nous voulons effectuer le travail d’infirmières, mais on nous demande de faire plusieurs autres tâches».Si des traitements d’urgence ne sont pas assurés à l’heure actuelle, c’est que la direction ne les a pas mis à l’horaire; les infirmières, elles, sont disponibles, a assuré Mme Chernecki.PHOTO CP Des Mohawks traditionnalistes de Kanesatake ont monté la garde, malgré le froid, hier, dans la pinède d’Oka pour pro tester contre des entailles faites aux arbres par une firme d'arpentage.Les infirmières manitobaines accusent les directions d’hôpitaux d’annuler des opérations pour manipuler l’opinion Les Canadiens font confiance aux policiers mais condamnent le laxisme des tribunaux Josée Boileau AU PALMARÈS de la justice, les policiers ont la cote, mais les tribunaux sont largements recalés.Moins de 20 % des Canadiens estiment que les tribunaux criminels remplissent bien leur rôle, alors que 60 % portent un jugement favorable sur le travail des policiers.Selon une étude menée par Statistique Canada, « la plupart des adultes ont une impression favorable de leurs services policiers locaux, mais leur perception des tribunaux est beaucoup moins bonne.La majorité des Canadiens estiment en particulier que les peines prononcées à l’égard des personnes reconnues coupables d’un délit ne sont pas assez sévères ».Les données, recueillies en 1988 et récemment rendues publiques, démontrent que les deux tiers des Canadiens pensent que la police a une attitude ouverte et qu’elle fait res- pecter la loi et la moitié croit que les policiers font bien leur travail de prévention du crime et de réponse aux appels.Ces impressions relativement favorables baissent toutefois dramatiquement lorsqu’elles sont appliquées au système judiciaire.Seuls 14 % des gens croient que les tribunaux, au criminel, rendent justice rapidement, 16 % considèrent qu’ils aident les victimes et 25 % se disent satisfaits des verdicts et des peines rendus.Par contre, 44 % des Canadiens estiment que les tribunaux protègent les droits des accusés.Les victimes d’actes criminels, surtout si ceux-ci ont été commis avec violence, sont encore plus sévères dans leur évaluation du système de justice pénale.Leur perception favorable des tribunaux baisse à 11 % et ils ne sont que 53 %, comparativement à 62 % chez les non-victimes, à croire que les policiers font bien respecter les lois.De plus, c’est au Québec que Ton est le plus sévère à l’endroit des policiers, avec un taux de satisfaction de 60 % par rapport à 73 % dans les Maritimes, 71 % en Colombie-Britannique, 67 % en Ontario et 66 % dans les Prairies.À l’inverse, les Québécois sont légèrement plus satisfaits de leurs tribunaux qu’ailleurs au pays.Les opinions favorables n’excèdent cependant pas 20 %, comparativement au taux de 10 % enregistré en Ontario et dans les provinces de l’Ouest.Le criminaliste Jean-Claude Hébert, membre du Groupe de travail sur l’administration de la justice criminelle, s’est montré peu étonné des résultats de cette nouvelle étude.« Cette méfiance envers les tribunaux s’inscrit dans une lignée générale déjà observée dans le passé », a-t-il observé.À son avis, le public méconnaît largement le fonctionnement du système judiciaire et la couverture sensationnaliste que font les médias de certains procès n’aide pas à refléter la réalité.Tout ne va pas pour autant pour le mieux, ajoute-t-il d’emblée.En dix-ans, la hausse des dossiers a été fulgurante en matière criminelle et les ressources n’ont pas suivi.« Par souci d’efficacité, on a développé des habitudes expéditives, comme les négociations de plaidoyers, qui ont entraîné une certaine dégradation de la qualité de l’acte de justice », dit-il.Le Groupe de travail créé Tan dernier par le ministère québécois de la Justice tentera de répondre à certains de ces reproches, mais la solution globale, elle, relève du projet de société.Les contribuables sont-ils prêts à payer plus pour la justice ?Me Hébert’en doute.« Notre rapport, qu’on doit remettre en avril, intéressera le ministre tant qu’il n’y sera pas question d’injecter de nouveaux fonds., fait-il sans illusion.Heureusement, les réaménagements internes restent possibles».Pensionnat Externat Garçons et filles Cours secondaire complet sous la direction des Frères de Sainte-Croix 3791, chemin Queen Mary, Montréal, H3V 1A8 739-3371 121e année Début des examens: 13h30 Durée des examens: 3 heures Frais: 25$ •Les samedis 12 et 19 janvier pour tous les candidats Les candidats se présentent sans rendez-vous et doivent avoir en leur possession une photocopie du bulletin de juin 1990 et de celui de l'année en cours.® ï vX'snvOObWNHNMIWHIW I 4 B Le Devoir, mardi 8 janvier 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 L’assurance révocations de permis inscrits au dossier du demandeur.Bien sûr, on ne parle ici que du régime public d’assurance-automobile.Il s’agit d’établir le montant des contributionsen fonction du risque fiue représente chacun des assurés.HL’objectif est d’inciter les conducteurs à respecter le Code de la sécurité routière et de faire comprendre jaux conducteurs à risque qu’ils coü-!tent plus cher à assurer, explique un porte-parole de la SAAQ, M.Daniel Gagnon, dans un entretien avec LE DEVOIR.« Les mauvais conducteurs, dit-il, vont payer plus cher que les bons ».Selon d’autres sources, l’hypothèse actuellement à l’étude prévoit que les conducteurs dont le dossier est immaculé paieraient une dizaine de dollars de moins que présentement, tandis que les plus délinquants verraient leurs primes augmenter de plus de 200$.Le gouvernement désire s’e'n tenir au principe de la neutralité des revenus, a toutefois précisé M.Gagnon.C’est-à-dire que si les primes augmentent considérablement pour une minorité de conducteurs délinquants, elles diminueront légèrement pour Iceux qui respectent le Code, qui for-'ment l’immense majorité.Plus de 90 % des quatre millions d’automobilistes au Québec ont moins de trois points d’inaptitude à leur dossier.La SAAQ a déjà établi par une étude actuarielle qu’un conducteur ;dont le permis a été suspendu à la (suite de l’accumulation de points d’i-inaptitude a 14 fois plus de chances de (causer un accident qu’un autre dont lie dossier est vierge.Pour l’instant, la société jongle lavée diverses hypothèses de travail !et la nouvelle tarification, qui n’a pas ‘changé depuis 1987, ne peut être modifiée que par un décret du conseil des ministres.En 1991, la société se propose de consulter les assureurs privés, la police et les associations d’automobilistes avant de présenter une proposition ferme au gouvernement.Les modifications ne seront pas en vigueur avant 1992.Présentement, tous les conducteurs de véhicules de promenade paient le même montant d’assurance.Ce montant est perçu en deux tranches, 25 $ à même le prix du per- 8 janvier par la PC et l'AP il___________________________________ .I • 1990: des centaines de milliers d’Allemands de l’Est descendent dans la rue pour réclamer la réu-.nification de l’Allemagne.1988: un Boeing 737 de la société britannique Midland s'écrase près de Kégworth, en Angleterre: 37 .„ morts.1987 le Canada impose un visa aux visiteurs de Turquie et de quatre pays africains.! 1986: nouveaux affrontements en- I tre étudiants, policiers et militai- res à Port-au-Prince en Haïti., 1978: mort de Chou En-Lai, prési- , , dent du conseil chinois, à l’âge de ,.78 ans.1959: le général de Gaulle devient , premier président de la Cinquième , république en France.1941: mort de Baden-Powell, fon-’ dateur du scoutisme, né en 1877.1042: mort de l'astronome et physicien italien Galilée âgé de 77 ans.Ils sont nés un 8 janvier: l’acteur et metteur en scène porto-ricain .lose Ferrer (1912-): le chanteur Elvis Presley (1935-1977); l'acteur et chanteur anglais David Bowie • (1947-).mis de conduire, et 99 $ à même les droits d’immatriculation du véhicule.De la sorte, même les conducteurs qui ne possèdent pas d’automobile paient leur part au régime public d’assurance.Selon les hypothèses envisagées, seule la prime de 25$ perçue à même le permis de conduire serait modifiée, à la baisse (à 15 $ environ pour les conducteurs respectueux du Code) ou à la hausse (jusqu’à 250 $ environ pour les conducteurs les plus délinquants).Le coût de l’assurance augmenterait progressivement avec le nombre de points inscrits au dossier.En 1987, les primes du régime public d’assurance-automobile avaient baissé, de 31 $ à 25 $ sur le permis et de 114 $ à 99 $ sur l’immatriculation.C’est pour cause d’excès de vitesse que les automobilistes perdent le plus grand nombre de points d’inaptitude au Québec (environ 70 %), vient ensuite l’omission de respecter un arrêt obligatoire, l’omission d’attacher sa ceinture de sécurité puis les autres causes.Un conducteur peut perdre jusqu’à 15 points d’inaptitude d’un seul coup pour excès de vitesse, de deux à quatre points pour un dépassement prohibé, trois pour avoir omis de faire un arrêt obligatoire, deux pour rouler sans avoir attaché sa ceinture.Lorsque le dossier d’un conducteur compte 15 points d’inaptitude, la SAAQ peut soit suspendre le permis du conducteur pour trois, six ou 12 mois, soit le révoquer.Les points d’inaptitude restent inscrits au dossier pendant deux ans.La Loi 108, qui contient plus de 250 articles, comporte un très grand nombre de modifications à diverses lois, notamment le Code de la sécurité routière, dont quelques-unes sont passées inaperçues lors de son étude en Chambre en décembre.Outre l’augmentation substantielle des amendes en cas d’infraction au Code et l’instauration d’un permis probatoire pour les conducteurs de moins de deux ans d’expérience, la loi prévoit : ¦ la possibilité pour la SAAQ de modifier le mode d’émission du certificat d’immatriculation et du permis de conduire.Le gouvernement, a-t-on précisé hier au cabinet du ministre des Transports, M.Sam Elkas, prévoit éliminer la vignette que l’on appose présentement sur les plaques d'immatriculation.À compter de 1992 ou 1993, le certificat d’immatriculation sera plastifié et valide pour environ cinq ans, à condition que le propriétaire du véhicule paie les droits exigibles annuellement.Le permis de conduire sera lui aussi plastifié et portera probablement une photographie pour faciliter l’identification du titulaire.Le permis serait lui aussi durable pour une période d’environ cinq ans.L’objectif de ces modifications est de réduire les coûts du système; ¦ le pouvoir pour un agent de la paix de forcer un conducteur à immobiliser son véhicule et à se soumettre à un alcootest même sans avoir un motif de croire qu'une infraction a été commise.Un conducteur qui refuserait de se soumettre à l’ordre du policier est passible d’une amende pouvant atteindre 600$.La loi confie par ailleurs à la SAAQ la responsabilité du contrôle routier pour le transport des personnes et des marchandises, prévoit diverses mesures de contrôle du parc automobile, notamment pour prévenir le vol de véhicules, prolonge le moratoire sur l’ouverture de nouvelles écoles de conduite et abolit, sauf en cas exceptionnels, l’exemption pour raison médicale du port de la ceinture de sécurité.L’une des mesures les plus controversées du projet de loi a été retirée en cours de débat en Chambre par le ministre.L’article 98.1 prévoyait que tout conducteur titulaire d’un permis probatoire (moins de deux ans d’expérience) verrait son permis suspendu pour six mois et aurait été passible d’une amende s’il était pris à LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: t, MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue ; FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension Pompano Beach HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy Détournement au Pérou conduire avec la moindre trace d’alcool dans le sang.Tolérance zéro.Régime sec.Le ministre Elkas a préféré reculer, quitte à revenir plus tard avec de nouvelles propositions, à la suite des pressions exercées sur lui par certains députés libéraux et par la Commission Jeunesse du PLQ qui jugeaient cette mesure discriminatoire.4 Une lune Pendant ce temps, des kilomètres plus bas, une trentaine d’avions des Forces américaines survoleront le sud de l’Amérique du Sud et le nord de l’Amérique du Nord pour photographier ces deux phénomènes qui permettront, notamment, d’en savoir un peu plus sur l’énergie dégagée par le Soleil en cette année où les éruptions solaires sont au maximum de leur intensité.Les connaissances acquises devraient éventuellement permettre d’améliorer la programmation de l’attitude des satellites et de mieux orchestrer les communications établies sur haute fréquence.Les aurores boréales sont provoquées par le Soleil qui dégage du plasma, une forme d’énergie qui sature les molécules de gaz rares (le xénon, le krypton, le néon.) que l’on retrouve en suspension à plus de 150 kilomètres à la verticale du pôle Nord et, en moindre quantité, au-dessus du pôle Sud.Le surplus énergétique créé par cette collision (qui provoque les aurores boréales et australes) retourne dans l’espace sous forme de lumière qui, elle, prend différentes couleurs selon la nature et la quantité des gaz rares entrés en contact avec le plasma.Tout cela provoque des perforations des différentes couches (les niveaux de particules électrifiées) qui entourent la Terre, rendant difficiles toutes les communications entre le sud du Canada et l’Arctique pendant des périodes pouvant aller jusqu’à 36 heures.En plus de nuire considérablement aux contacts radio à haute fréquence à bord des avions, l’activité autour du Soleil provoquée par les aurores boréales affecte également les lignes de transmission d’énergie électrique situées dans un axe Nord-Sud.Les expériences de la NASA visent donc à essayer de prévoir les manifestations nucléaires se produisant à la surface du Soleil, de façon à minimiser dans l’avenir l’impact qu’elles entraînent sur le déroulement de nos activités quotidiennes.4 La tentative famille ainsi que des propriétés, M.Lafontant faisait hier l’unanimité contre lui, rue Marquette.« L’abcès a enfin été crevé.Les macoutes ont abattu leur dernière carte.Le rat s’est mis lui-même dans la ratière », a commenté, radieux, le directeur du Bureau, M.Jean-Claude Icart.À Port-au-Prince, Roger Lafontant était toujours hier soir détenu au quartier général de l’armée, tout près du Palais présidentiel.Une rumeur voulant qu’il ait obtenu un sauf-conduit pour quitter le pays a poussé des centaines de personnes à converger vers l’aéroport, pour éviter toute fuite de celui qu’on brûle de voir faire face à la justice.La rumeur a par la suite été démentie.Le Canada, la France et les États-U nis se sont félicités de l’échec du coup d’État.Le gouvernement canadien s’est dit heureux, hier, que cette tentative ait échoué.Dans un communiqué, émis hier en fin de journée, le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, Joe Clark, et la ministre des Relations extérieures, Monique Landry, ont aussi exprimé leur satisfaction devant la libération de la présidente provisoire.« Notre gouvernement est très encouragé par le support en faveur du processus démocratique en Haïti, clairement démontré par les Forces armées, a déclaré Mme Landry.Nous espérons que le long cycle de répression et de déception qui a marqué l’Histoire d’Haïti prenne fin ».Le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, s’est lui aussi dit « vivement satisfait » d’apprendre que le coup de force avait été réprimé.La présidente provisoire, Ertha Pascal-Trouillot, est indemne.Elle a été libérée par l’armée, qui a repris le contrôle du Palais présidentiel au milieu de la matinée.Elle a ensuite expliqué à la télévision qu’elle avait été forcée de démissionner sous la menace d’une arme, ajoutant : « Je veillerai sur Haïti.Je veillerai sur vous, le peuple».En annonçant sa prise du pouvoir, après une fusillade au Palais présidentiel, Roger Lafontant avait déclaré qu’il assurait l’intérim de la présidente démissionnaire.Mais l’armée avait dénoncé le putsch de Roger Lafontant, ancien ministre de l’Intérieur de Jean-Claude Duvalier, Baby Doc, exilé en France depuis 1986.Roger Lafontant était rentré d’exil en juillet dernier et s’efforçait depuis de réunifier les duvaliéristes.Avant la contre-offensive de l’armée, Roger Lafontant avait annoncé sa prise du pouvoir dans une allocution à la radio.« J’assume la présidence de la République », avait-il déclaré.Le président élu Jean-Bertrand Aristide a émis hier deux communiqués pour demander « au peuple haïtien de tenir bon », et pour féliciter l’armée de sa conduite exemplaire dans la défense de la légalité.Mais il n’a pas fait d’apparition publique.Peu avant l’arrestation de Lafontant, le père Aristide avait déclaré à la radio : « Le peuple est en colère.Il demandait depuis longtemps l’arrestation de Lafontant, ce qui n’a pas été fait».Pendant le coup de force, Lafontant a tenté d’instaurer la loi martiale et a multiplié les déclarations triomphales.Dans une interview à la radio France-Infos, il avait notamment affirmé que l’armée s’était ralliée à lui et qu’il était devenu « président provisoire » en raison de la démission de Mme Pascal-Trouillot.« Elle a perdu le contrôle des événements de ce pays face à ce président ( Aristide ) qui, au lieu de faire un discours s’adressant à tous les fils de la nation, a préféré proférer des menaces, des anathèmes », avait-il ajouté.La présidente avait de son côté fait une déclaration radio-télévisée, dans laquelle elle se disait contrainte à la démission.Mais l’armée a dénoncé l’initiative de Roger Lafontant.« L’armée restera fidèle à la mission qui lui a été confiée par la Constitution et condamne cet acte.Nous prendrons les mesures nécessaires pour contrôler la situation et demandons à la population de nous apporter son soutien », avait-elle dit dans un communiqué diffusé par Radio Soleil, une radio catholique indépendante.La rue a dénoncé en masse cette tentative de putsch visant à court-circuiter la prestation de serment par Jean-Bertrand Aristide, le 7 février prochain.Des barricades ont été dressées aux quatre coins de la capitale, et des lynchages contre des « petits macoutes » notoires, commerçants ou hommes de main, ont été exécutés.Rue Delmas 32, le quartier général du Parti néo-duvaliériste a été mis à sac, ses occupants massacrés.« Les macoutes ne peuvent plus aujourd’hui avoir pignon sur rue en Haïti », a commenté au DEVOIR M.Renaud Bernardin, un proche conseiller du père Aristide.Aux cris de « Lafontant, lu es un porc ! » des milliers d’habitants de Port-au-Prince étaient descendus dans les rues dès le milieu de la nuit.Selon Radio-Métropole, plusieurs partisans du père Aristide ont été tués alors qu’ils manifestaient de- LIMA (AFP) - Un avion de la compagnie péruvienne Faucett, avec 125 passagers à bord, a été détourné lundi après-midi par des membres de l’organisation de guérilla péruvienne Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru ( MRTA), a-t-on appris de sources aéronautiques à Lima.L’appareil qui effectuait un vol entre Trujillo (nord du Pérou) et Lima, vant les bureaux de Roger Lafontant.La ville, qui était par ailleurs calme hier soir, offrait un spectacle de désolation, avec des corps calcinés, des supermarchés pillés et incendiés, des vitrines brisées, les principales artères jonchées de carcasses de voitures f umantes, de barricades de grosses pierres et de tas de cendre, restes de barricades de pneus enflammés.Enfin, selon Radio Soleil a annoncé que le nonce apostolique, Mgr Giuseppe Leanza, avait été molesté ar des manifestants qui l’auraient lessé lors du pillage de la Nonciature apostolique, sur les hauteurs de Pétionville (à 10 km de la capitale).Le chauffeur du nonce et son secrétaire auraient également été battus par les manifestants lors du saccage du bâtiment.La vieille cathédrale de Port-au-Prince, désaffectée et en réparation, a été brûlée par des manifestants, outrés par la position virulemment anti-Aristide de la hiérarchie catholique, exprimée dans l’homélie du 1er janvier de l’archevêque François Wolf Ligondé.4 Saddam A Paris, Roland Dumas, ministre français des Affaires étrangères, a souligné que les informations précieuses obtenues à Bagdad par Michel Vauzelle ne changeaient « rien bien évidemment à la détermination de la F’rance » dans la crise du Golfe.Le président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale a été reçu samedi par le président irakien Saddam Hussein.Il a regagné Paris dimanche soir et a rendu compte de ses entretiens à Roland Dumas avant de se rendre à l’Élysée où il a été reçu par le président François Mitterrand.Dans l’avion qui l’amenait en Europe, James Baker a précisé aux journalistes qu’il s’entretiendrait de la stratégie a venir avec les alliés des États-Unis dans la crise du Golfe.Par ailleurs, six hélicoptères militaires irakiens ont atterri hier soir dans l’est de l’Arabie Saoudite, ap-prend-on de sources militaires américaines en Arabie.Selon les mêmes sources, deux des six appareils ont effectué un atterrissage forcé dans le désert à la suite d’une panne de carburant.Les quatre autres ont atterri à Ras al-Khafji, près de la frontière saoudo-kowei-tienne.« Il est encore tôt pour savoir si les se trouve immobilisé sur l’aéroport international Jorge Chavez de la capitale péruvienne, selon la même source.t La station de radio Radioprogra-mas del Peru a pour sa part indiqué que les pirates de l’air, dont on ignorait le nombre, auraient réclamé une rançon de 750.000 dollars.pilotes ont fait défection », ont ajouté les mêmes sources.Des informations contradictoires avaient circulé dans la soirée sur le nombre et le type des appareils militaires irakiens qui auraient trouvé refuge dans le royaume saoudien.Citant des sources du Pentagone, la chaîne de télévision américaine CNN avait tout d’abord indiqué que quatre hélicoptères ont demande et obtenu l’autorisation d’atterrir en Arabie Saoudite et leurs équipages ont demandé l’asile politique.Ils se seraient posés sur une base militaire située dans l’est de l’Arabie Saoudite.Officiellement cependant le département de la Défense se refusait à tout commentaire concernant ces in formations recueillies par CNN auprès de responsables ayant requis l’anonymat.Une source saoudienne digne de foi a indiqué pour sa part que les quatre appareils seraient des MiG.Ces chasseurs-bombardiers, dont le modèle n’a pas été précisé, se seraient posés à al-Khafji, près de la frontière saoudo-koweitienne.Par la même occasion, la source saoudienne a indiqué que 400 soldats irakiens ont déjà déserté et se sont déjà réfugiés en Arabie Saoudite depuis l’invasion irakienne du Koweït, le 2 août dernier.Dans le même temps, les milieux militaires en Arabie Saoudite, qui n’étaient pas au courant de l’incident, s’étonnaient que ces avions « aient pu pénétrer l’espace aérien saoudien, a une période aussi tendue ».Les informations sur la défection de militaires à bord d’avions irakiens ont été très vite démenties par le ministre irakien de l’Information Latif Nassim Jassem, qui a affirmé dans une déclaration reprise par l’agence irakienne INA, qu’elles s’inscrivent dans « le cadre de la campagne de désinformation menée par Washington» contre l’Irak.À titre d’argument, M.Jassem a indiqué que « l’aviation irakienne n’a effectué aucune activité hier».Selon Washington, il ne s’agit pas de la première défection de militaires irakiens depuis le début de la crise.Plusieurs centaines de soldats, en majorité des conscrits, mais comprenant quelque 150 officiers, dont un général de brigade, ont fui en Arabie Saoudite ou en Turquie depuis le début de la crise, ont indique des sources proches des services de renseignement américains.Un autre militaire irakien de haut rang aiderait de son côté la résistance koweitienne, a-t-on ajouté de mêmes sources.LE DEVOIR D I S T * I B mmp \ I B U T I O N m ° 1 * T " ’ • " T ’ ° M | invitent 300 personnes à la première du film PHILIPPE NOIRET • ROBIN RENUCCI UN FILM DE LAURENT HEYNEMANN FAUX ET USAGE DE FAUX le mercredi 23 janvier 1991 à 19h30 au cinéma Parisien • Le concoure déroulera du 4 Janvier 1991 au 15 janvier 1991 • Lea réglementa du concoure sont diaponi-blea chez C/FP DISTRIBUTION INC 8275 Mayrand Montréal P O.H4P 2C8 • La valeur dea p nu offerta eat de $1890 00 Envoyez le coupon-réponse à : "FAUX ET USAGE DE FAUX" a/s C/FP DISTRIBUTION INC, 8275, rue Mayrand, Montréal, Qc H4P 2C8.Nom: Age: Adresse: Ville:_________ Code postal: Tél: LE DEVOIR OFFRE SPÉCIALE AUX ÉTUDIANTS LE DEVOIR offre à tous les étudiants* de niveau universitaire la possibilité de se procurer un abonnement à tarif préférentiel, en se présentant à l’un des campus suivants aux dates indiquées: Université de Montréal 7, 8, 9, 10, 11 janvier Université du Québec à Trois-Rivières 7, 8, 9, 10, 11 janvier Université d’Ottawa 7, 8, 9, 10, 11 janvier Universités McGill et Concordia 7-18 janvier Université de Sherbrooke 14, 15, 16 janvier Université du Québec à Chicoutimi 14, 15, 16 janvier Université Laval 14, 15, 16, 17 janvier Université du Québec à Hull 14, 15, 16, 17 janvier Université du Québec à Montréal 28, 29, 30, 31 janvier et le 1er février AVEC TAXES RÉDUCTION 13 SEMAINES 35,49$ 41,01$ 40% 26 SEMAINES 65,52$ 75,71$ 45% 52 SEMAINES 117,00$ 135,20$ 50% * Offre valable sur présentation de la carte étudlanto EN BREF.Les Québécois apprennent leur français Près de 65 000 adultes québécois se sont inscrits depuis novembre dernier au cours de correspondance « Du français sans faute » dispensé par le ministère de l’Éducation.Lancé en mars 1990, ce cours est conçu spécifiquement à l’intention des travailleurs qui, précise le MEQ, « veulent en peu de temps et facilement améliorer leur orthographe et leur connaissance de grammaire ».Les inscrits passent d’abord un test pour mesurer leur performance.Le programme et son coût sont établis en conséquence.Il en coûte environ 100 $ en moyenne pour suivre ce cours qui permet, assure le MÉQ, « de régler ses problèmes d’orthographe et de grammaire et d’en arriver à écrire, en deux ou trois mois, sans faire de fautes courantes ».L’Université de Montréal engage L’Université de Montréal devra engager 190 professeurs au cours de son année budgétaire 1990-91 ; 70 postes ont déjà été pourvus.Il en reste donc 120 à combler.C’est ce que révèle un document de l’Assemblée universitaire étudiée hier.Par ailleurs, l’Université a pratiquement réussi à boucler son budget en 1989-90, révèlent ses états financiers, avec un léger déficit de 63 000 $.Le réglement d’un litige avec un entrepreneur en construction pour un montant 650 000 $ a par ailleurs compensé le manque à gagner au poste des subventions.Le déficit accumulé est encore de 19 231 000 $ bien qu’il ait été réduit de 587 000 $ au cours du dernier excercice. LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mardi 8 janvier 1991 GM du Canada s’attend une faible hausse de ses ventes en 1991 malgré la récession Claude Turcotte Pascal Reynard de l'Agence France-Ivresse WASHINGTON — Les autorités fédérales américaines, en prenant dimanche le contrôle de la Bank of New England pour lui éviter la faillite, ont montré leur volonté d’agir vite pour tenter de rassurer les épargnants et les marchés financiers dont la confiance est sérieusement ébranlée par une crise bancaire très grave.L’opération de la Bank of New England, une des premières banques de Nouvelle-Angleterre, devrait constituer un des plans de sauvetage les plus chers dans l’histoire bancaire américaine, avec une facture estimée à 2,3 milliards $ US par l’organisme fédéral garantissant les dépôts bancaires.Cet organisme (Federal Deposit Insurance Corp) a agi très rapidement.Vendredi, la Bank of New England, victime de la crise de l’immobilier, annonçait une nouvelle perte énorme au dernier trimestre 1990, qui la rendait virtuellement insolvable.Dimanche, la FDIC prenait le contrôle de cette banque en procédant à une première injection de capital (750 millions?US).Il faut dire que la situation pressait : les clients de cette banque, affolés, avaient déjà retiré environ 1 milliard $ US pendant la seule journée de vendredi.Au delà de la clientèle de la Bank of New England, les autorités, en :empêchant la faillite de cette banque, ont voulu rassurer l’ensemble des épargnants américains de plus en plus inquiets de l’état de santé préoccupant du système bancaire._• La crise actuelle des banques américaines, victimes à la fois d’énormes pertes dans l’immobilier, du ralentissement général de l’économie et d’une règlementation désuète, est considérée par beaucoup d'experts comme la pire depuis la Grande Dépression des années 30.Et elle devrait encore s’aggraver avec la récession dans laquelle s’enfonce actuellement l’économie américaine.Outre la rapidité de sa réaction, la FDIC n’a pas lésiné sur les moyens car elle a décidé de garantir tous les dépôts des clients de la Bank of New England, même les plus importants.Cet organisme est censé assurer seulement les dépôts allant jusqu’à 100 000$ US.Cette décision de couvrir les gros comptes illustre la volonté de rassurer également les marchés financiers.« S’ils (les responsables de la FDIC) avaient fait perdre de l’argent aux gros déposants, cela aurait provoqué de la nervosité littéralement dans le monde entier au sujet de beaucoup de banques américaines», explique ainsi M.Bert Ely, analyste spécialisé dans le secteur bancaire.Un rapport récent du Congrès soulignait que les États-Unis « font face actuellement à une situation presque sans précédent, avec la plupart de leurs grandes banques fonctionnant à la limite — ou au-delà — de l’insolvabilité ».En attendant, le coûteux sauvetage de la Bank of New England ne peut que renforcer la détermination du gouvernement américain à renflouer d’urgence les caisses de la FDIC.La crise bancaire, qui ne fait que commencer, survient en effet alors que les réserves de cet organisme sont au plus bas depuis sa création en 1934.Ses fonds devraient tomber à 4 milliards $ US à la fin de cette année, montant dérisoire si on le compare aux 2000 milliards $ US de dépôts que la FDIC est censée protéger.La FDIC a besoin de plusieurs dizaines de milliards de dollars.Ce renflouement sera inclus dans le vaste projet de réforme du système bancaire que le gouvernement doit présenter d’ici la fin janvier.Ce projet devrait prévoir notamment la levée des restrictions empêchant les banques d’avoir des activités sur l’ensemble du territoire américain et de mener des activités de courtage en Bourse.PHOTO AP M.Bob Lavigueur, de Winthrop, au Massachusetts, quitte la succursale de la Bank of New England après y avoir fermé son compte bancaire à la suite des difficultés que connait l’institution financière.Jii ____________________________________ APRÈS une année 1990 dont tous les dégâts n'ont pas encore été compilés, l’industrie de l’automobile manifeste pour 1991 un optimisme très réservé, tout en prévenant qu’une guerre au Moyen-Orient et une détérioration plus grande de l’économie risquent de chambarder considérablement les prévisions, comme l’a expliqué George A.Peapples, président-directeur général de General Motors du Canada, qui a eu beaucoup de mal, hier, à maintenir devant les médias une belle image toute marketing de réussite assurée.Globalement, les ventes de voitures et de camionnettes en 1990 furent de 1315 000 unités, en baisse de 11 % sur l’année précédente, soit la chute la plus forte depuis 1984.Chez GM du Canada, le recul fut même de 12,3 %, ce qui n’a pas empêché cette compagnie de demeurer au premier rang pour les ventes de véhicules et même de gagner quelques points dans le positionnement général des fabricants nord-américains.Selon les prévisions de M.Peapples, fondées sur l’hypothèse d’une « reprise modérée », il y aura cette année une augmentation des ventes de 1,5 à 3 %.Cela pourrait se produire si les taux d’intérêt continuent de baisser, si la crise du Moyen-Orient trouve son dénouement, si la récession ne s’amplifie pas trop au Canada sans compter les répercussions de celle qui pourrait prendre de l’ampleur aux États-Unis.En fait, le seul facteur positif assuré est l’entrée en vigueur de la TPS, qui a pour effet d’alléger le fardeau de celui qui achètera une voiture neuve.Le guide fédéral fait état d’une diminution d’environ 4 %.M.Peapples a mentionné pour sa part que la baisse sera en moyenne de 800 $ par véhicule.Toutefois, le pdg a reconnu qu’il est « encore trop tôt pour iuger si les réductions de prix dues a la TPS réussiront à surmonter la stagnation du marché » et que « seul le temps le dira ».GM dit avoir constaté un déclin marqué des ventes au cours des derniers mois de 1990, bien que la ralentissement était déjà évident en avril, alors que les trois Grands constataient une plongée de 34 % de leurs ventes.Il est vrai cependant que les sociétés commerciales exploitant des parcs de voitures ont retardé leurs achats afin de bénéficier des réductions de prix découlant de l’entrée en vigueur de la TPS.Il n’en reste pas moins que, l’an passé, la situation n’a pas été plus reluisante aux États-Unis, où les fabricants japonais ont continué à gruger les ventes des compagnies américaines, sauf GM qui a réussi à porter sa part du marché des voitures de promenade de 35 à 35,5 %, grâce à des pratiques de marketing et d’escomptes qui lui ont coûté environ 1200 $ par véhicule.Hier matin, un journal new-yorkais rapportait les propos de certains analystes disant que GM enregistrera des pertes de 1,4 milliard $ dans le dernier trimestre de 1990, soit le plus grand déficit trimestriel de toute l’histoire de la compagnie, ce qui aura d’ailleurs pour effet d’annuler complètement les bénéfices M.Georges A.Peapples, président directeur général de GM du Canada.PHOTO JACQUES NADEAU accumulés au cours des trois premiers trimestres.M.Peapples a refusé de faire quelque commentaire sur ces informations, en rappelant qu’il ne fait des remarques que sur des résultats officiels seulement.Le pdg de G M du Canada a cependant souligné que l’industrie nord-américaine de l’automobile n’oeuvre plus du tout dans le contexte qui était encore le sien il y a moins de 10 ans, alors qu’à peine cinq ou six manufacturiers avaient un accès facile au marché nord-américain.Aujourd’hui, une trentaine de manufacturiers offrent 600 modèles différents de voitures.Voilà sans doute une belle illustration de ce qu’on appelle la mondiaUsation de l’économie, un phénomène qui a rejoint GM même au Québec depuis que Hyundai a décidé d’y installer sa première usine hors de Corée, en bonne partie parce que les Québécois avaient été les premiers consommateurs de ce continent à porter massivement leur choix sur ses voitures.La localisation d’une usine peut devenir un argument de vente précieux, surtout lorsque les acheteurs de voitures se font rares.M.Martin Gauvin, directeur de l’exploitation de GM pour la région de l’Est, a clairement indiqué que sa compagnie va chercher à faire vibrer les cordes du nationalisme et de la reconnaissance.L’usine de Sainte-Thérèse a déjà 25 ans et nécessité au fil des ans des investissements de près de 1 mil- liard $; à ce jour 3 millions d’autos y ont été montées.GM dépense annuellement au Québec plus de 500 millions $ pour l’achat de biens et services et 155 millions $ en salaires.Toutes activités confondues, en incluant les compagnies de financement, G M a un chiffre d’affaires au Québec de 2,5 milliards $.Son réseau compte 207 concessionnaires qui emploient 8000 personnes.En 1990, G M a vendu au Québec 103 892 unités, soit 77 057 voitures et 26 835 véhicules commerciaux, ce qui a donné 31,7% du marché dans le domaine commercial et 28,3 % pour les voitures Drivées.La perspective de la souveraineté du Québec évoquée par un journaliste laisse M.Peapples impertur-.bable.Il se contente de rappeler qu’il s'agit d'une question ouvrant la porte aux spéculations, que GM a une usine au Québec depuis 25 ans, qu’elle a pris récemment des engagements majeurs et qu’elle a une très grande confiance dans son personnel québécois.Les engagements majeurs auxquels faisait allusion le président portent sur la décision de confier à l’usine de Sainte-Thérèse la mission de fabriquer, à partir de 1992, une nouvelle génération de Chevrolet Ca-maro et de Pontiac Firebird pour tout le marché nord-américain et même celui d’outre-mer.La conversion des équipements de l’usine devrait commencer en octobre prochain.L’assemblage des premiers véhicules pourrait démarrer dans un an environ, soit au cours du mois de janvier 1992 pour le pré-rodage et au printemps pour la production réelle, comme l’a indiqué le directeur de l'usine de Boisbriand, Robert Moran.Ce sont les conditions du marché qui détermineront le calendrier final de réorganisation de l’usine d’assemblage de Boisbriand.Les coûts de conversion de l’usine sont estimés à environ 100 millions?, un ordre de grandeur que le président de GM au Canada n’a pas voulu préciser davantage.Actuellement, l’usine québécoise fabrique les modèles Celebrity et Cierra.M.Moran a indiqué qu'environ 2200 travailleurs oeuvrent présentement à l’usine de Boisbriand, quelque 1700 autres ayant été mis à pied en juillet lorsque GM décida de couper un quart de travail en raison de la baisse des ventes d’automobiles qui découle du ralentissement de l’économie.Avec la nouvelle génération de Firebird et Camaro, M.Moran prévoit que l’usine de Boisbriand devrait retrouver son niveau antérieur d’em-bauche, à mesure que les conditions du marché se rétabliront et que les ventes des nouveaux modèles progresseront.Il croit même que la demande au cours des prochaines années pour les Camaro et Firebird pourrait être telle que l’usine de Boisbriand dépasserait son sommet historique de production, qui a déjà été de 180000 véhicules oar année.Washington veut rassurer après la prise de contrôle de la Bank of New England Suisse Canada Capital offre de racheter le Groupe André Perry La crise du Golfe fait monter la valeur du dollar US et le prix du baril de brut Serge Truffaut • SUISSE Canada Capital, un holding financier situé à Montréal, vient de faire une offre publique d’achat sur toutes les actions du Groupe André Ferry qui, comme chacun sait, a eu sa part de difficultés financières au cours des trois dernières années.Dans un document diffusé hier, Suisse Canada Capital, que préside • M.Jean-Jacques Treyvaud, indique que cette proposition d’achat sera faite au prix de 20 cents par action de ! Montréal-XXM AJ- 1700.23 -7.46 Il TSE-300 -U' 3201.00 -15.59 [ Dow Jones AJ 2522.77 -43.32 |f Dollar canadien (US Cents) | Tir 86.67 + .20 Il Or (New York-USS) O 394.10 + 9.20 (PC) classe A « pour un montant minimum de 90 % des actions A émises par Groupe André Perry (GAP) ».Lors de son inscription à la Bourse de Montréal en juin 1986, ces actions valaient 3,50?l’unité.Si l’offre est acceptée, Suisse Canada Capital fera l’acquisition de André Perry au coût de 900 000 ?.Un montant qui, bien évidemment, ne comprend pas la dette que ce groupe oeuvrant dans les technologies audio-visuelles a accumulée lorsqu’il s’est implanté aux États-Unis.En effet, l’émission d’obligations pour un montant d'environ 14 millions ?effectuée en Suisse, dans le but d'appuyer justement la mise sur pied d’un réseau composé de deux studios aux États-Unis, est en défaut.De fait, Suisse Canada Capital se propose, ainsi que l’a confié M.Treyvaud lors d’un entretien, de « présenter une offre d’échange des obligations en francs suisses fixée à 41 % de la valeur nominale des obligations encore en circulation ».Plus précLsément, « cette offre d’achat consistera en l’échange des obligations convertibles en francs suisses de André Perry actuellement en défaut contre 19 actions priviligiées convertibles rachetables et garanties de Suisse Canada Capital.Chaque action priviligiée aura une valeur nominale de 100 ?et portera intérêt, non cumulatif, au taux de 6 % Moins de prêts BÂLE (Reuter) — Les banques des principaux pays industrialisés ont considérablement réduit leurs prêts à l’Europe de l’Est et au tiers-monde au premier semestre 1990, révèle un rapport publié hier par la Banque des règlements internationaux (BRI).La BRI, la banque centrale des l’an ».En fait, « on va émettre 5,5 millions ?d’actions priviligiées contre la dette suisse ».Selon les informations fournies par M.Treyvaud, qui, incidemment, a travaillé sur le dossier Perry à l’occasion de cette émission d’obligations en Suisse, si les parties en présence parviennent à régler le problème de la dette suisse au cours des prochains jours, le Groupe André Perry redeviendra rentable.À l’appui de son affirmation, M.Treyvaud a souligné que les actifs américains, sources de tous les maux du groupe, ont été liquidés.Dans le cas du studio situé à San Francisco, oh a tout simplement mis la clé dans la porte.Dans le cas des installations situées à Washington, le groupe a vendu 75 % des parts.De son côté, l’actuel président et principal actionnaire de André Perry, M.Pierre Raymond, a indiqué que n’ayant pas encore reçu copie de l’offre formulée par Suisse Canada Capital, il ne pouvait évidemment pas qualifier la proposition rendue publique hier.Enfin, on se rappeUera que le fondateur du groupe, M.André Perry, n’a plus de lien avec cette entreprise depuis 1988.Il avait alors cédé le contrôle du groupe à M.Pierre Thi-beault, qui, lui également, n’entretient plus de lien avec cette société.à l’Est en 1990 banques centrales des pays riches, précise que les prêts aux pays d’Eu rope de l’Est ont baissé de 5,1 milliards?US l’an dernier.Les banquiers, tenant compte de l’évolution économique et politique de ces pays, ont estimé que leur solvabilité s’était détériorée.PARIS (AFP-Reuter) — Après une période de relatif optimisme, les marchés ont répercuté hier le pessimisme ambiant sur la crise du Golfe en se réfugiant dans le dollar, tout en provoquant une flambée du prix du pétrole et une chute de la bourse.« Le marché n’a pas décidé que la guerre était certaine, mais la tendance s’est à nouveau inversée », a dit un opérateur du marché du pétrole.Le baril de Brent de la mer du Nord a progressé de 2 ?US à l’ouverture, avant de se stabiliser autour de 25,24 ?US le baril dans l’après-midi, en hausse de 1,26 ?US par rapport à la clôture de vendredi.Le baril avait atteint vendredi à New York son cours le plus bas depuis le 3 août, au lendemain de l’invasion irakienne du Koweit.L’appel de Saddam Hussein aux Irakiens à se préparer à la guerre, la volonté américaine, exprimée par le secrétaire d’État James Baker, de ne pas transiger et de ne pas reculer l’échéance du 15 janvier ont entrainé un regain de pessimisme sur le marché boursier.Suivant le chemin tracé par Londres et Paris, qui ont cédé respectivement 0,70 et 2,67 %, Wall Street a affiché une perte de près de 1 % dès les premiers échanges et a finalement terminé la journée en baisse de 1,6%, à 2522,77 [joints.A Francfort, l’indice DAX 30 a chuté de 2,72% au terme d’une séance où les échanges ont été peu fournis et les fluctuations très marquées.« Le faible volume va caractériser cette semaine.Le marché observera jour après jour l’évolution de la situation dans le Golfe », estime un opérateur de Londres.Sur le marché monétaire, le doUar a vivement progressé et joué pleinement son rôle de valeur-refuge.A Francfort, le dollar a retrouvé face au mark son plus haut niveau depuis le 5 octobre, mais les cambistes n’ont noté aucune intervention de la Bundesbank.Le billet vert a été coté à 1,5346 mark contre 1,4936 en cotation vendredi.À New York, la monnaie américaine a également ouvert en forte hausse face au mark.Fille s’est traitée dans les premiers échanges à 1,5355—65 mark contre 1,5045—55 vendredi.En fin de journée, le billet vert se changeait à 136,25 yen contre 134,70 vendredi soir et à 1,5355 deutsch-mark contre 1,5037.L’or a profité du regain de tension pour récupérer une partie de son lustre.Les contrats sur le métal précieux se sont envolés à New York, dans un marché rendu à nouveau très nerveux par la crainte d’un conflit dans le Golfe.Le contrat février, le plus actif, a atteint 394,20 ?US l’once en début de transactions, avant de reculer à 393$ US, soit une progression de 5,80 ?US sur vendredi.Il a clôturé à 394,10 ?US contre 384,90 ?US vendredi soir.Rouler en automobile coûtera plus cher OTTAWA (PC) — Le coût d’utilisation d’une auto va augmenter de centaines de dollars cette année, avertit l’Automobile et Touring Club (CAA).D’après cet organisme, l’essence coûte en moyenne de 13 % de plus aujourd'hui par rapport à il y a un an.Si l’essence se maintient au prix actuel, en 1991 les automobilistes devront débourser en moyenne 240 ?de plus qu’en 1990 aux pompes.Mais avec la menace de guerre dans le golfe Persique et les augmentations de prix résultant de l’application de la taxe de 7 % sur les produits et services, le président de l’association Michael McNeil estime que les automobilistes devront dépenser jusqu’à 500 ?de plus en essence cette année.Cela revient en moyenne à 10,50 $ de plus pour chaque plein d’essence, ces chiffres étant basés sur quatre arrêts à la pompe par mois, a-t-il dit.Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là.« Le prix de l’essence ne représente que l’impact minimum, a fait remarquer M.McNeil.Il y aura d’autres impacts ».L’association, qui compte 3,3 millions d’adhérents, craint que la TPS ne fasse grimper le coût d’entretien d’un véhicule de 7 %, rendant prohibitive la possession d’une voiture.M.McNeil a rappelé que le CAA veut que le gouvernement fédéral abolisse la taxe d’accise sur l’essence afin d’amortir les augmentations de prix.« Une taxe d’accise est, par définition, une taxe sur le luxe, donc une taxe sur le péché, a noté M.McNeil.Pourtant, au Canada, l’automobile n’est pas un luxe, c’est un besoin essentiel ».M.McNeil a estimé que la taxe d’accise représente environ 15 % du coût total de l’essence.Et les taxes provinciale et fédérale constituent entre 40 et 60 % du prix de vente au détail de l’essence, a-t-il conclu. 6 ¦ Le Devoir, mardi 8 janvier 1991 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Serrano triomphe au Guatemala Le candidat populiste remporte 70 % des suffrages Escobar serait prêt ] à se livrer à la GUATEMALA CITY (AFP) - La victoire triomphale de M.Jorge Serrano, porté dimanche à la présidence du Guatemala avec près de 70 % des suffrages, constitue un nouvel espoir dans cette démocratie centraméri-caine restée particulièrement fragile, estiment les milieux politiques de la région.M.Serrano, un ingénieur de 45 ans, a remporté l’élection présidentielle à la tête du Mouvement d’action soli-dariste (MAS — droite), avec un pro gramme de type populiste.Excellent orateur, il s’est imposé sans difficulté face à son adversaire du deuxième tour de scrutin, M.Jorge Car-pio, un patron de journal représentant la droite classique appuyée par les milieux d’affaires.Au-delà de la personnalité du vainqueur, qui a multiplié les professions de foi démocratique, c’est le déroulement même de cette élection présidentielle, dans des conditions jugées tout-à-fait régulières par les nombreux observateurs présents, qui est salué comme un événement porteur d’espoir.La prise de fonctions de M.Serrano, prévue des le 14 janvier prochain, pour un mandat de cinq ans, sera la premiere passation de pouvoirs des mains d’un civil élu a celles d’un autre civil élu depuis l’indépendance du Guatemala en 1821.Le président democrate-chrétien sortant, M.Vinicio Cerezo, qui a du faire face a deux tentatives de coups d’État militaires pendant son mandat de cinq ans, estime avoir mis le pays définitivement sur la voie démocratique en dépit de la grave situation qu’il laisse a son successeur, notamment sur le chapitre des violations des droits de l’homme.La campagne électorale a démontré la persistence de la violence politique dans le pays, avec les assassinats de plusieurs dirigeants locaux Au bout de chaque cigarette Un seul filtre vos poumons de partus, jusqu’à l’avant-veille du second tour de scrutin.Les États-Unis ont pris la décision, le 21 décembre entre les deux tours, de suspendre leur aide militaire au pays à la suite du massacre de 16 personnes par des soldats, lors d’une manifestation à Santiago de Atitlan et du récent meurtre, resté inexpliqué, d’un citoyen nord-américain.La question du contrôle effectif du chef de l’éxécutif sur l’appareil militaire sera sans doute la principale clef du succès ou de l’échec du nouveau président dans son ambition déclarée de rétablir l’image internationale du pays sur ce plan.Les organisation de défense de droits de l’homme ont régulièrement dénoncé l’implication des militaires, en liaison avec les milieux d’extrême droite, dans les « escadrons de la mort » qui poursuivent leurs activités criminelles.La démocratisation du Guatemala passe aussi, selon les déclarations du président-élu, par la règlement rapide du conflit armé intérieur, l’un des plus anciens du continent, qui oppose les autorités à la guérilla de gauche de l’Union nationale révolutionnaire guatémaltèque (UNRG).M.Serrano a promis d’engager avec les rebelles des négociations « sans conditions», reconnaissant par avance la nécessité de programmer des réformes sociales qui élimineraient les causes profondes du conflit.Les aspects religieux, qui avaient fait couler beaucoup d’encre au cours de la campagne électorale, ne semble pas avoir beaucoup influencé les électeurs guatémaltèques.L’adversaire de M.Serrano avait insisté sur les dangers que recelait son appartenance à une secte protestante fondamentaliste dans un pays à 70 % catholique.M.Jorge Serrano devra compter, entre autres obstacles, sur la présence dominante du parti de son rival du deuxième tour, l’Union du centre nationale (UCN), dans l’Assemblée nationale et dans la moitié des mairies du pays.PHOTO AP Jorge Serrano votant dimanche à Guatemala City.justice colombienne BOGOTA (AFP) — Le numéro un de la drogue internationale, Pablo Escobar, chef du cartel de Medellin, serait disposé à se rendre à la justice en 48 heures si le gouvernement du président César Gaviria acceptait de renoncer définitivement à l’extradition des trafiquants de drogue, a-t-on appris hier de source informée.Pablo Escobar serait ainsi le deuxième baron de la drogue à se rendre après Fabio Ochoa Vasquez, considéré comme un membre important du cartel de Medellin et qui s’est livré aux autorités le 18 décembre dernier.L’avocat Guido Parra, qui passe our le porte-parole des « extradâtes », bras armé du cartel de Medellin, a, dans une lettre aux autorités publiée hier par le principal quotidien colombien, Kl Tiempo, réclamé un nouvel amendement au décret présidentiel, déjà révisé deux fois, et qui a réduit considérablement les possibilités d’extradition des trafiquants de drogue.Guido Parra a demandé la « consécration du bénéfice de la non-extradition » pour tes narcos qui se livrent à la justice, ajoutant que cette mesure « aplanirait le chemin pour la reddition » des trafiquants de drogue.Citant des sources informées, 1e Tiempo, a indiqué qu’Escobar se livrerait dans les 48 heures si le gouvernement acceptait cette proposition.Actuellement, les trafiquants de drogue qui se soumettent à la justice et confessent au moins un délit, ne risquent l’extradition que si leur confession se révèle fausse, s’ils s’échappent ou tentent de s’évader.Apparement ces garanties ont paru suffisantes à Fabio Ochoa qui, selon des juristes, ne risqueraient en I Ai 1 Colombie que quatre ans de prison; même si les Américains l’accusent notamment d’avoir organisé la distribution de la cocaïne à Miami et d’avoir ordonné l’assassinat d’un informateur de la DEA (l’organisme américain de lutte anti-drogue).Mais elles n’ont pas satisfait Pablo Escobar.À la différence d’Ochoa, Escobar, l’ennemi public numéro un en Colombie, est considéré dans 1e monde entier comme 1e chef inconstesté de la mafia de la drogue qui fournit 80 % de la cocaïne consommée aux États-Unis.S’il se rendait effectivement à la justice colombienne, estiment tes observateurs, Washington pourrait faire pression sur Bogota pour obtenir son extradition.Le seigneur de la cocaïne souhaiterait donc, selon les observateurs, obtenir du président Gaviria que la non-extradition des trafiquants soit définitivement inscrite dans la loi colombienne.Le principal baron de la drogue continue d’exercer de fortes pressions sur le gouvernement.Son organisation armée, « Les extradâmes », détient toujours en otageâ cinq journalistes colombiens parmi lesquels Diana Turbay, fille de l’ex-président Julio César Turbay et le rédacteur en chef du Tiempo, Frani cisco Santos qui appartient a une des plus influentes familles colombiennes.L’éventualité d’une reddition de Pablo Escobar avait déjà été évot; quée dans la presse colombienne.» Ainsi, la revue Semana, a récemment indiqué que Fabio Ochoa avait contacté Pablo Escobar avant de se rendre et que celui-ci lui avait donné son accord, ajoutant que lui même envisageait sérieusement de se livrer.AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1-Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé 3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation La Chambre dea huissiers du Québec CANADA.PROVINCE DE Qlfi BEI DISTRICT DE l.ONGl ECU.COUR MUNICIPALE DE BOL CIIERVII.I.E NO: A 75774 90 VILLE DE BOUCHERVILLE, PARTIE DEMANDERESSE.VS MARC VAILLANCOLRT.PARTIE DÉFENDERESSE.I. pv^ P-aiamt OIWI AnvWmWf, Ik.Goom B«y Situation générale: le temps froid et ensoleillé se poursuivra sur l'ensemble des régions.Toutefois, un creux barométrique en provenance des prairies ennuagera graduellement l'extrême ouest de la province, tôt en matinée et le centre du Québec en après-midi.Ce système favorisera des vents du secteur sud causant ainsi un réchauffement des températures dans la nuit qui suivra Demain, la plupart des régions seront sous la neige Celle-ci débutera en après-midi pour les régions plus à l'est Les températures seront nettement au-dessus des moyennes saisonnières sur l'ouest du Québec.MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux Max 16 Puis température à la hausse jusqu'à prés de -10 Vents devenant modérés en après-midi Demain: neige LEVER DU SOLEIL 7 h 33 COUCHER 16 h 29 QUÉBEC Régions de l'Abitibi-Témiscamingue.ennuagement tôt en matinée Possibilité de chutes de neige par la suite Neige débutant en lin de journée Max 20 Puis température a ta hausse jusqu'à -14 Vents devenant modérés Probabilité de précipitations.50 % Demain neige Réservoirs Cabonga et Goum.ennuagement et possibilité de chutes de neige Max 20 Puis température à la hausse |usqu'é -14 Probabilité de précipitations 30 % Demain neige Laurentides.Pontiac Gatineau et lièvre ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement en tin de journée Max 18 Vents modérés en après-midi Demain (PCl neige Ottawa-Hull-Cornwall, Trois-Rivières et Drummond-ville ensoleillé avec passages nuageux Max.t6.Vents devenant modérés en après-midi Demain neige Beauce.Québec ensoleillé en matinée.Passages nuageux en après-midi Max 18 Puis température à la hausse lusqu'à -14 Demain neige débutant en mi-lournée Estrie ensoleillé avec passages nuageux Max 18 Demain: neige Saguenay, lac Sl-Jean, la Tuque, Réserve des laurentides ensoleillé en matinée Ennuagement par la suite Possibilité de chutes de neige Max 20 Probabilité de précipitations 30 % Demain nuageux Neige débutant en mi-|Ournée Charlevoix et Rivière-du-loup.Généralement ensoleillé Passages nuageux en fin de journée Max 20 Demain nuageux avec éclaircies Neige débutant en après-midi Rimouski-Matapédia, Ste-Anne-des-monts et Parc-de-la-Gaspésie généralement ensoleillé Très froid Max 20 Demain: nuageux avec éclaircies Neige débutant en après-midi Gaspé et Parc Forillon généralement ensoleillé et froid Max 18 Vents modérés Demain: nuageux avec éclaircies.Neige débutant en après-midi Baie-Comeau: généralement ensoleillé et très froid Max 22 Vents modérés en matinée Demain: nuageux avec éclaircies Neige débutant en après-midi Sept-lles généralement ensoleillé et très froid Max 22 Vents modérés en matinée Demain: nuageux avec éclaircies.Neige débutant en fin de journée Anticosti, généralement ensoleillé et très froid.Max 20 Demain nuageux avec éclaircies Neige débutant en fin de |Ournée Basse Côte-Nord, secteur à l'ouest de Natashquan généralement ensoleillé et très froid Max 20.Vents modérés Oemain nuageux avec éclaircies.Neige débutant en fin de journée Secteur de Natashquan et » l'est généralement ensoleillé et très froid Max : 20 Vents modérés Demain ennuagement Sourc*: Environnement Canada ’IjC] Propriétés à l'extérieur de Montréal MONT STE-ANNE, 3S4 couche 4 pers.foyer, 450 $/sem , ou 100 S/|0ur, tout inclus 418-652-8711,418-643-6600 Propriétés à louer ILE DES SOEURS Superbes condos 1400 pi ca , loyer, plusieurs niveaux, garage 1200 S, 1500 S Faut voirl Richard tour 875-8864, soir 1-565-6222 Propriétés à revenus à j vendre SU Copropriétés à vendre 0[ Condos à louer E Condos à vendre RUE PANET ET SICARD 2 X 6 log Prix hypotheque • petit comptant.Un imm a rénover Pour investisseur 628-7270 LAC BROME Manoir Inverness.Élégante copropriété de style loyaliste, dans rare ensemble riverain.1 100 pi ca plus terrasse.2 ch „ 1 s /bains, 5 appareils ménagers, loyer, grands rangements.Tous services 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combustion, 495V3214563(après 18h) MÉTRO MT-ROYAL 8 LAURIER: Grand 5'h.Libre.530 $ non-chaullé.4629 Christophe-Colomb 529-6258 MÉTRO ROSEMONT 5770 St-laurent 2Vi.y/i, non-chaulfés.Cuisinière S frigo, buanderie.250 $-300 $ 2785074.MÉTRO SHERBROOKE.3903 St-Denis.3'A.poéle/frigo, 365 $ tout compris • buanderie, 843-7619 P M.seulement.OUTREMONT (LIMITES) Cherchons sous-locataire ou locataire pour haut de duplex, grand 6V5.très éclairé, 2 grandes terrasses, stationnement, rangement, près U de M Libre février, 1350 $ chauffé, négociable.737-6899 OUTREMONT 50.Willodale Ascenseur, cbauflés.2Vi.y/i.C/i 849-7061.VILLE ST-LAURENT: Bas duplex, 8'A, foyer, bain tourbillon, près de tous les services 748-0219 À louer hors frontières POMPANO BEACH, Jasmin Villa Motels, 30 unités, rénovées, 200 pi.de la mer.kitchenette, piscine chauffée, (305)941-7930 •w A vendre hors frontières NORD MIAMI BEACH 2 condos au ¦ Le Cartier., app 328 et 532, î chambres, 2 salles de bains, tout meublés.tout équipés 5 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Michael (Jacqueline Solway) de Toronto et New lleaveji, Larry de Montréal et Ber-nie (Linda Sproul) de Montpellier Vermont, et cinq petits-enfants, et des soeurs et frères en Kurope.Une cérémonie mémoriale est prévue pour le 16 février à midi à la chapelle universitaire McGill, pavillon Birks, 3520 rue Université, Montréal.Des dons à Amnistie Internationale (Fond llanna Lambek) 3516 av.du Parc Montréal 112X2117 ou 900-130 Slater Street Ottawa KIP 6K2 seraient appréciés.LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Enfant.— Face extérieure d'un bâtiment.2— Rendre ovale.— Pas un.3— Affrètement.4— Cri des charretiers.— Reine-des-prés.5— Félins d'Asie.— Qui se rapportent à la mer Égée.6— Ville du Mexique.— Article espagnol.— Pronom.7— Mesure de flux lumineux.— Fauve.8— Amas de vaisseaux sanguins.9— Nom de plusieurs papes.— Endommagé par le teu.10— Enduiras de cire.— Maîtresse d'Hitler.11— Garnir un voilier.— Écarter.12— Cube.— Voler.— Rad.Verticalement 1— Fait de se déformer.— Gadolinium.2— Céréale.— Profit.\ 3— Étude des mollusques.4— Rivière d'Asie.— Détailler.5— Personnage de l'Enéide.— Dirigera.6— Chlorure de sodium.— Administrer.7— Épouse,— Dévêtu.— Rocambole.8— Mesurage des terres — Fatiguée.9— Orner de nielles.— Richesse.10—Tanière.— Assaisonnement.11 —Dette.— Embellir.12—Choisi.— Monnaie d'Extrême-Orient, à Graminée.Solution d’hier 1 7 1 4 S 6 1 r 9 to II 12 P,S,A USA TIE il 'EBjRANv EL, ."iE.R.EJBreMT/) | i I CULTURE ET SOCIETE Montréal, mardi 8 janvier 1991 mm Robert Lévesque JANVIER, comme d’habitude, est le mois théâtral le plus achalandé.D’ici le 22, pas moins de 15 premières auront lieu et l’on en comptera jusqu’à trois par soir le 17 et le 22, deux le 15, deux le 18, bref un véritable festival pour la critique, et un embarras du choix pour les amateurs.Dans le lot, le répertoire classique et contemporain (de Fernando de Rojas à Bernard-Marie Koltès) emporte le morceau et l’on note une seule création québécoise, Les reines de Normand Chaurette, quoique le Rojas ( La Célestine) soit créé dans une traduction-adaptation de Michel Carneau.Mais d’abord, tous les amateurs de théâtre ont un rendez-vous exceptionnel le week-end prochain avec l’une des plus importantes troupes de théâtre au monde, le Piccolo Teatro de Milan, cette compagnie de Giorgio Strehler qui vient donner au Maisonneuve (les 11,12 et 13 janvier) La Grande magia d’Eduardo de Filipo.Une mise en scène de Strehler est une chose à ne pas rater.De plus, ce soir au Maisonneuve à 20 heures, le comédien Vittorio Gass-man donne une unique représentation d’un récital de textes allant de Ruzante à Kafka et Vian, dans lequel il donnera entre autres la courte pièce de Pirandello, La fleur à la bouche.À la salle Fred-Barry, dès demain, une nouvelle troupe, le « Groupe multidisciplinaire de Montréal » (plus drabe que ça, comme nom, tu meurs), propose « une réactualisation » d’une pièce de Peter Handke créé en 1968, Gaspard.Jean-Luc Denis, un ancien du groupe Germaine-Larose, signe cette « nouvelle approche multi média » de ce Handke qui reprend l’histoire de Kaspar Hauser, ; jeune homme trouvé à l’état sauvage dans une cave de N uremberg au début du 19e siècle.Dans un décor de Claude Goyette, Gaspard est joué par Benoit Vermeulen.À Québec, au Périscope (le nouveau nom de l’Implanthéâtre), on peut voir à compter d’aujourd’hui une reprise d’un des meilleurs spectacles jeune théâtre de l’année 1990, Le dernier délire permis de Jean-.Frédéric Messier.Jusqu’au 20 jan-"vier.Revenant d’Ottawa, où le specta-éle a été créé au Centre national des arts (CNA), voilà la Célestine qui s’installe à Espace libre à compter du 15 janvier.Cette muse en scène de À gauche, Anne Dorval : un Tennessee Williams au TPQ.Jean Asselin, pour le groupe Omnibus, porte le long titre de Célestine, là-bas près des tanneries au bord de la rivière.Il s’agit du personnage d’entremetteuse imaginé par Rojas au 15e siècle espagnol.Françoise Faucher tient là, dit-on, une interprétation remarquable.Jean Asselin, qui a séduit avec sa trilogie shakespearienne il y a quelques années, dirige 13 comédiens, dont Robert Gravel, Jean Boitard et Anne-Marie Pro-vencher.Restons au Moyen-Âge avec O'Fortuna, le nouveau spectacle du groupe Anonymus qui met en scène et en musique le manuscrit médiéval des Car mina Burana, dont Carl Orff avait tiré une célèbre cantate.Cette troupe, dirigée par Claude Bernat-chez, a déjà ébloui avec Le Jeu de Robin et Marion et les voilà de retour au théâtre avec ce spectacle mis en scène par Suzanne Lantagne et scénographié par Nicole Catellier.À la chapelle historique du Bon Pasteur à compter du 15 janvier.À voir assurément.Bernard-Marie Koltès, dans le paysage dramatique français, fut une étoile filante (il est mort à 41 ans en 1989) mais nous restons avec son oeuvre (six pièces, dont une traduction du Conte d’hiver de Shakespeare) qui est d’une importance magistrale par sa nouveauté, sa spécificité, son caractère unique.Alice Ronfard a le privilège de créer pour la première fois au Québec un Koltès, Dans la solitude des champs de coton, à l’Espace Go dès le 17 janvier avec René Gagnon et David La Haye.Samedi dans le cahier culturel du DEVOIR, j’aurai l’occasion de présenter l’oeuvre de Koltès.Le 17 également, la nouvelle mise en scène de René Richard Cyr qui s’attaque à La ménagerie de verre de Tennessee Williams pour le Théâtre Populaire du Québec (TPQ) à la PHOTOS ARCHIVES mise en scène de Michèle Magny Danièle Lévesque signe également le décor de ce spectacle qui réunit une belle distribution : Marie Tifo, Jacques Godin, Sylvie Drapeau, Denis Bernard.Le même soir, au TNM, un des spectacles les plus attendus, le Peer Gyntde Cardinal et Ronfard.Alain Zouvi porte sur ses épaules ce grand rôle et toute la pièce d’Ibsen qu’a Ira duite Marie Cardinal et que met en scène Jean-Pierre Ronfard.Dans un décor de Michel Crête.Il devrait s’a gir du plus important spectacle du TNM cette saison.Enfin, le même soir, au Théâtre de La Chapelle, un Molière, celui de Monsieur de Pourceaugnac, pré senté par le Théâtre de la Grosse Va lise.Du Molière avec masques comme au temps de la eommedia dell’arte.Décidément, un mois qui sera théâtral ou qui ne sera pas.Ci-haut, David La Haye : un Bernard-Marie Koltès à l’Espace Go.Maison de la culture Frontenac.Cyr dirige Hélène Loiselle et Anne Dorval dans cette pièce souvent reprise (récemment à la NCT avec Denise Filiatrault et Linda Roy, et avant au Rideau vert avec Mme Brind’amour et Diane Lavallée).Au Trident, le même soir, débutent les représentations d’On ne badine pas avec l’amour, le proverbe de Musset que Reichenbach mettra en scène en fin de saison au TNM.À Québec, c’est Albert Miliaire qui dirige ce Musset dans un décor de Paul Bussières.À la Nouvelle Compagnie Théâtrale (NCT), dès le 18 janvier, on pourra voir le second spectacle de la première année du directorat de Guy Nadon.Celui-ci a demandé à Claude Poissant de mettre en scène une pièce de l’époque des Young Angry Men de Londres, Look Back in Anger.On a traduit cette pièce de John Osborne par l’expression-re- groupante du mouvement des années 50, Jeune homme en colère.Au Théâtre d’Aujourd’hui, une création importante, dès le 18 janvier.André Brassard met en scène Les Reines de Normand Chaurette, une pièce écrite autour des personnages féminins du théâtre de Shakespeare.Pol Pelletier, que l’on voit trop rarement, y sera Anne Boleyn.Dans le cahier culturel du DEVOIR, samedi prochain, Alain Pontaut signe une entrevue avec Chaurette.Une reprise importante : Lorraine Pintal, après le succès de lia! ha!, poursuit son travail d’investigation du répertoire québécois avec Hosanna de Michel Tremblay.René Richard Cyr et Gildor Roy y seront Hosanna et Cuirette.Danièle Lévesque signe le décor.Au Quat’Sous dès le 21 janvier.Le 22 janvier, si la nouvelle salle est prête, le Rideau Vert met à l’affiche Le pain dur de Claudel dans la THÉÂTRE Handke, Koltès, Chaurette, Williams, Ibsen .Un début d’année exceptionnel P CINÉMA Le cinéma en 90, un malade bien portant PHOTO PC Vincent Perez et Gérard Depardieu dans Cyrano.i Jean-Michel Frodon tiré (lu journal I.e Monde DE TOUS LES MAUX dont souffre le cinéma français — et le cinéma en France — le moindre n’est pas le dénigrement venu de ceux qui sont supposés en être les défenseurs.« Mais " où sont les Truffaut ou les Welles, les Minelli, voire les René Clair d’an-tan ?», s’en vont pleurnichant professionnels, critiques et cinéphiles.Ils sont morts et c’est bien triste.Mais de là à entonner le grand air de la délectation morose, il y a un pas que beaucoup franchissent avec une allégresse suspecte.Que l’on récapitule la liste des trois cent soixante films inédits (en comptant les version rénovée ou intégrale de l’Ata-lanle et de Pat Garrett et Billy le Kid), sortis en cette année 1990, le bilan sera loin d’être aussi affligeant.Côté poids lourds, de Cyrano en Uranus, le cinéma français s’est trouvé une audace, une verve et un souffle qui ont rencontré la faveur de 'vastes publics — nul ne s’étonnera que Depardieu domine les deux affiches.Plus discrets mais de non moindre qualité, des auteurs exigeants poursuivent leur chemin en beauté.En moins de douze mois Jacques Doillon fait coup double avec La Vengeance d'une femme et le Le Petit Criminel.Le Conte de printemps d’Éric Rohmer reste fidèle à ses jeux de finesse et de géométrie.La Captive du désert marque une nouvelle étape de l’itinéraire sensible de Raymond De-pardon.Un nouveau nom s’allume au fronton des salles, celui de Christian Vincent qui enchante avec sa Discrète, tandis que Jacques Davila ( La Campagne de Cicéron) et Patrick Grandperret ( Mona et moi) sortent d’un long silence.Dans le même temps, les deux plus grands cinéastes américains en activité, Woody Allen et Martin Scorsese, donnent chacun une oeuvre majeure avec Crimes et délits et les Affranchis.Tandis que l’usine hollywoodienne retrouve la formule d’un divertissement de bonne facture grâce à une Pretty Woman joliment tournée.Faut-il invoquer d’autres grands noms ?Federico Fellini, Akira Kurosawa, Jean-Luc Godard : un film chacun cette année.Et un beau Bertolucci, sans oublier le superbe inédit d’Imamura, Profond désir des dieux ! Des révélations, alors ?1990 a fait découvrir deux Soviétiques, Vitali Kanevski ( Bouge pas, meurs, ressuscite) et Pavel Lounguine (Taxi Blues), le Taïwanais Hou Hsiaohsien ( La Cité des douleurs), le Tunisien Ferid Boughedir ( llalfaouine) et le Japonais Kohei Oguri (L’aiguillon de la mort).L'année écoulée aura encore confirmé le talent d’Idrissa Ouedraogo ( Tilai) qui porte les espoirs du cinéma africain, celui d’Aki Kaurismaki (La fille aux allumettes), prolifique trublion du jeune cinéma européen, sans oublier l’Espagnol Almodovar (Atame !).Elle a consacré la place essentielle de Kryslof Kieslowski avec le succès du Décalogue, rendu justice à Otar Los-selliam pour le bien nommé Et la lumière fut.Il ne s’agit pas là d’une vaine distribution de prix de fin d’année, et chacun ajoutera ou retranchera tel ou tel titre à cette liste incomplète et partiale.Il s’agit de se souvenir que les « belles années » de jadis furent également fertiles en navets, et qu’il faudrait être bien difficile pour ne pas trouver dans le cru 90 dix films qui méritent d’être sauvés de l'oubli.Entrées et sorties Sans recouper évidemment, ces choix du coeur, les résultats du box-office n’engendrent pas une uni-' forme mélancolie.Certes, les résultats globaux n’afficheront, au mieux, qu’une stabilisation de la chute des entrées des sept dernières années.Certes, le mois de septembre fut meurtrier pour un quarteron de films français (Nuit d’été en ville, S'en fout la mort, Daddy Nostalgie, Alberto Express), tout comme les beaux Tumultes de Van Effenlerre échouaient à trouver leur public — sans parler de l’attachant Equipe de nuit atomisé en quinze jours de mai.Mais alors que le Top Ten de l’an dernier reflétait l’écrasante supériorité commerciale des Américains ( un seul film français parmi les dix premiers), la balance s’est rééquilibrée.Si le Cercle des poètes disparus reste le phénomène de l’année avec 8,4 millions de spectateurs et si Pretty Woman avec 1,8 million d’entrées en quatre semaines est parti pour le rejoindre, les 6 millions de La Gloire de mon père et les 3,2 millions du Château de ma mère, les quatre millions de Cyrano sont de véritables triomphes.Francs succès pour deux comédies, Talie Danielle et Ripoux contre Ripoux avec respectivement 2,1 et 2,9 millions d’entrées, tandis que Luc Besson confirme avec Nikita (3,2 millions de spectateurs) qu’il est bien en phase avec loute une génération.Uranus (un million en quinze jours) vient juste d’entamer sa course.À de plus modestes hauteurs.La Discrète a attiré 355 000 amateurs en cinq semaines.Quant aux résultat., du Mahabharata, du Décalogue, de Bouge pas, meurs, ressuscite, d’ilal-faouine ou de Taxi Blues, ils montrent la persistance d’une saine curiosité hors des chemins balisés par la machinerie publicitaire.L’avenir ?Les variations « polar » de Coppola, de Frears et des frères Cohen arrivent avec le nouveau Woody Allen, le nouveau Carax, le nouveau Rochant, la Madame Bovary de Chabrol et le Van Gogh de Pia'lat.Bertrand Blier, Krzystof Kieslowski et Akira Kurosawa montent leurs prochaines oeuvres.Soder-berg termine son Kafka et Skoli-mowski commence son Ferdydurke.Jean-Jacques Annaud et Martin Scorsese, Théo Angelopoulos et Luc-Besson, Francis Veber et Wim Wenders tournent, tandis que Jarmusch « repère » en Europe, que Kaurismaki s’échauffe à Paris.Alain Resnais écrit et Jean-Luc Godard tra-vaiUe.Sans optimisme béat, cette guirlande de noms et de titres devrait éclaircir le noir discours des Cassan-dre.Mais le penchant à la déprime traduit moins une baisse de la qualité des films qu'une dévaluation du cinéma lui-même.Sa charge de passion et de polémique, l’importance accordée à ses enjeux se sont amoindries.Longtemps conquérant, il est aujourd'hui sur la défensive.Cinq Nobel opposés à la réforme PARIS (AFP) — La guerre de l’orthographe fait rage en France où le camp des réfractaires aux « rectifications orthographiques » grossit de jour en jour, à trois jours d’une réunion décisive de l’Académie française jeudi.Cinq Prix Nobel français, Claude Simon (littérature), Maurice Allais (économie), François Jacob (médecine), Louis Neel (physique) et André Lwoff (médecine), ont rejoint la cohorte de plus en plus imposante des opposants à cette réforme qui touche environ 4000 mots de la langue française.Des personnalités prestigieuses — de Jeanne Moreau à Françoise Sagan, en passant par Hervé Bazin — mais également des anonymes ont déposé « par milliers » leurs signatures, selon François Bayrou, président de l’association « le Français libre », une allusion à peine voilée à la « France libre » du général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale.À l’Académie française, gardienne depuis trois siècles de l’orthodoxie de la langue, la discorde est de plus en plus grande.Sur les quarante « immortels », une quinzaine, dont Jean d’Ormesson, Jacques Laurent, Henri Troyat, Maurice Rheims, Alain Peyrefitte, le professeur Claude Lévi- Strauss se sont désolidarisés — fait rarissime — de leur secrétaire perpétuel Maurice Druon qui a présidé le groupe de travail du Conseil supé rieur de la langue française, chargé des « rectifications ».Pourtant, la réforme avait été votée à « l’unanimité » en mai 1990 par 22 académiciens présents sur 38.Les académiciens doivent se retrouver, après leurs vacances, jeudi pour une séance certainement houleuse.Voteront-ils à nouveau ?Publieront-ils une mise au point 7 Rien ne filtre des dénouements possibles de cette « querelle » parmi les Immortels.Le président de la République lui-même, fin lettré, passionné de littérature, et auteur de nombreux ouvrages, ne paraît pas un chaud partisan de cette réforme.Protecteur de l’Académie, François Mitterrand a estimé vendredi, lors des voeux à la presse à l’Élysée, qu’il fallait « être prudent ».« Quand j’ai été informé du projet, j’ai été un peu effrayé.J’ai sauvé quelques accents.Quand on m’a dit : c’est l’Académie française qui le demande, j’ai été impressionne.Mais si le premier ministre estime indispensable cette réforme dans laquelle il s’est beaucoup impliqué, pourquoi pas ?» EN BREF.Décès du scénariste de 12 James Bond SANTA MONICA, Californie (AFP) — Richard Maibaum, auteur des scénarios de 12 films de la série des James Bond, est mort vendredi d’une défaillance cardiaque à Santa Monica (Californie), à l’âge de 81 ans, a-t-on appris hier de bonne source.Né à New York, diplômé de l’Université de l’Iowa, Richard Maibaum avait débuté sa carrière comme comédien dans un théâtre de New York en 1933.Il avait gagné Hollywood en 1936, après avoir signé un contrat de scénariste avec la compagnie MG M.Maibaum s’était installé en Grande-Bretagne à la fin des années 50, de même que Warwick Films, maison de production d’Albert Broccoli qui lui donna à lire plusieurs romans d’espionnage de Ian Fleming.Maibaum a écrit les scénarios notamment de Dr.No, Goldfinger, et Uctopussy.Oeuvres inédites de Rachmaninov (AFP) -1 a maison d’édition musicale Hans Sikorski a annoncé hier à son siège de Hambourg qu’elle venait d’acquérir les droits exclusifs de publication d’oeuvres inédites du compositeur soviétique Sergueï Rachmaninov.Il s’agit de 42 oeuvres, notamment des symphonies et des morceaux de musique de chambre, qui font partie du fonds Rachmaninov entreposé dans les archives soviétiques.La maison d’édition a indiqué qu’Alexandre Rachmaninov, petit fils du compositeur, a réussi à photocopier les originaux dans les archives et à les faire parvenir en Occident. 10 ¦ Le Devoir, mardi 8 janvier 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001) - Kindergarten Cop 7 h 30, 9 h 45 II: - Dlng et Dong la tllm 7 h 10, 9 h 20— III: -Home Alone 6 h 15, 8 h— Misery 9 h 45 IV: —Edward Sclssorhands 7 h 30, 9 h 45 BERRII: (288-2115) - Dlng et Dong le lllrn 1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h II: Lo prince Cette Noisette 3 h 30— La recrue 1 h, 5 h, 7 h 30, 9 h 45 III: — Maman l'ai raté l'avion 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 151V:- Fenêtre sur Pacifique 1 h, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45V:— La fracture du myocarde 3 h 15— Tatte Danielle 1 h, 5 h 15, 7 h 30.9 h 45 BONAVENTURE I: (861-2725) - Home Alone 7 h 30, 9 h 4511: -Havana 6 h 45, 9 h 30 BROSSARD I: (465-5906) - Kindergarten Cop 6 h.8 h.Il: Fenêtre tur Pacifique 7 h, 9 h 10— La recrue 9 h 55, III: — Dlng et Dong le lllrn 7 h 15, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- La recrue 7 h 15, 9 h 30— Mltery 10 h 152: - White PalaceU 8 h, 10 h — Home Alone 6 h, 8 h 153:— Edward Scleiorhandi 7 h 30, 9 h 30—4: - Les sirènes 6 h 10, 10 h 055: —Fenêtre sur le Pacifique 8 h, 10 h6: — Kindergarten Cop 6 h 05, 8 h 10 354: Vincent et mol 12 h 45, 2 h 50, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 30 5'.Mon fantôme d'amour 1 h 30, 3 h 40, 6 h 20, 9 h 106'.Cyrano de Bergerac 12 h 35, 3 h 15, 6 h 10, 9 h.CINÉMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel, Mil- Mermaids 12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 302: — Dlng et Dong le Hlm 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 10, 9 h 203: — Misery 12 h 45, 3 h, 5 h 10, 7 h 25,9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Godfather part 3 6 h 30, 9 h 45 CINÉMA OMÉGA 1: - Mon fantôme d'amour 7 h 30, 9 h 452: — Troll hommes et une Jeune demoiselle 7 h 10, 9 h 20— 3: Cyrano de Bergerac 7 h, 9 h 40 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent.Mil (843-6001)— CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- Memphis Belle 2 h, 7 h 15 — Goodtellas 4 h, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Edward Sclssorhands 7 h, 9 h 152: - Havana 6 h 30, 9 h 153: - Misery 7 h 20, 9 h 30— 4: —Kindergarten Cop 7 h 15, 9 h 255: — Home Alone 7 h, 9 h 106: — Dances with Wolves 8 h 15 CENTRE EATON 1 : Mtl- Trois hommes et une Jeune demoiselle 12 h 20, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 2: Pocky VH 12 h 10, 2 h 20.4 h 40, 7 h, 9 h 20 3.Bernard et Blanca en Australie 12 h.2 h 25.4 h 45, 7 h 15.9 h CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Blg Deal on Madonna Street 18 h 35— La famille 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) - Russia House 6 h 30, 9 h 102: — Bonllre of the Vanilles 6 h 20, 9 h 15 CINÉPLEX I: (849-4518) - Havana 1 h.4 h, 6 h 45.9 h 252: Mermaids 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40III: - Nlklta 1 h 30, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 451V:— Tante Julia et le scribouillard 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 35, 9 h 45V:-Misery 1 h 05, 3 h 15.5 h 25.7 h 35, 9 h 45VI: — Les sorcières 1 h 10— Europa Europa 3 h 45, 7 h, 9 h 20VII: - Edward Sclssorhands 1 h, 3h 10.5 h 20, 7 h 30.9 h 40VIII: — Kindergarten Cop 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40IX: — La fracture du myocarde 1 h 15, 4 h, 7 h 05.9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— White PalaceU.12 h 55, 3 h.5 h 10.7 h 20, 9 h 30II: — Il danse avec les loups 1 h 30, 5 h, 8 h 30111: — Les sirènes 12 h 45, 3 h 10.5 h 20, 7 h 35, 9 h 451V:- La gloire de mon père 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester.Mtl (283-8229)— Hotel Chronicles 19 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Masculin féminin 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - Dlng et Dong le lllrn 7 au 10 janv.7 h 15, 9 h 20, 22 déc.au 6 janv.1 h, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 15, 9 h 20 MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MARDI 8 JANVIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE LA FAMILLE STRAUSS À 22:00 • valse aimer, boire et chanter op.333, polka op.336, valse op.346, marche op.156, valse op.364, polka moulinet op.57, valses op.184 & 443 (Famille Strauss) DEMAIN SOIR, 22:00 • extr.des symphonies nos.2-6-7, de la sonate pathétique op.13, de la sonate op.27 no.2, du concerto no.5 empereur et du septuor op.20 (Beethoven) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Avec l'alcool, il y a parfois .un hic.La Maison Jean Lapointe : peut vous aider.Appelez.(514) 288-2611 DAUPHIN I: (721-6060) - Il danse avec les loups 7 au 10 janv.8 h 30, 22 déc.au 6 janv.1 h 30, 5 h, 8 h 3011 : — White Palace fr 7 au 10 janv 7 h, 9 h 30, 22 déc.au 6 janv 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Mermaids 7 au 10 janv.7 h, 9 h 20, 22 déc.au 6 janv.2 h.4 h 30, 7 h, 9 h 202: - Home Alone 7 au 10 janv.7 h 30, 9 h 45, 22 déc.au 6 janv.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30.9 h 45 DORVALI:(631-8586)-Look Who's Telklng Too 7 h, 9 h II: — Almost an Angel 7 h 20, 9 h 30III:— The Rookie 6 h 30, 9 h 201V: -Three Men and a Little Lady 7 h 30, 9 h 40 DU PARC 1 : (844-9470)— The Godfather part 3 6 h 50, 9 h 50, sam.dim.12 h 20, 3 h 35, 6 h 50, 9 h 502: — Bonfire of the Vanilles 6 h 30, 9 h 15, sam.dim.1 h, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 153: — Russia House 7 h.9 h 30, sam dim.1 h 30, 4 h, 7 h.9 h 30 DU PLATEAU 1:(521-7870)- Rocky VU.12 h 45, 3 h, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 352:- Mon fantôme d'amour 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 FAIRVIEW I: (697-8095) - Three Men and a Little Lady 7 h 10, 9 h 30 II: - The Godfather part 3 6 h 50, 9 h 50 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Dances with Wolves 1 h 30, 5 h, 8 h 302: — Kindergarten Cop 12 h 40, 2 h 55, 5 h 05.7 h 15, 9 h 303: — Havana 1 h, 3 h 45, 6 h 30.9 h 154: - Home Alone 12 h 30, 2 h 30, 4 h 50.7 h, 9 h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - The Godfather part 3 6 h 50, 9 h 502: — Three Men and a Little Lady 6 h 55, 9 h 153: - Rocky VH.7 h 10, 9 h 30 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Planète bleue entre ciel et terre (Ir.) du mar.au ven.10h., 11 h 45, 13h.30, 19h., sam.13h 30, 17h .19h, dim.11 h 45, 13 h 30, 17 h, 19 h ven sam.dern.sped.22h.30— Blue Planet et To Fly mar au dim.15h.15, 20h.45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The Godfather part 3 12 h, 3 h 15, 6 h 30, 9 h 45 LAVAL I: (688-7776) - The Godfather part 3 6 h 50, 9 h sail: - Rocky V fr.7 h 20, 9 h 403: Almost an Angel 7 h 10, 9 h 304: Trois hommes et une Jeune demoiselle 7 h.9 h 205: Look Who's Talking Too 7 h, 9 h LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Dlng et Dong le film 7 au 10 janv.7 h 30, 9 h 30, 22 déc au 6 janv, 1 h 40, 3 h 35, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 302:— Maman J'ai raté l'avion 7 au 10 janv.7 h, 9 h., 22 déc.au 6 janv.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h LOEWS l:(861 -7437) - Three Men and a Little Lady 1 h 30, 4 h 05, 6 h 40, 9 h 10 II:- Bontlre of the Vanilles 1 h 15, 3 h 55, 6 h 45, 9 h 25III:—Russia House 1 h.3 h 45, 6 h 30, 9 h 151V:- Ghost 1 h 05, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15V:— Cyrano de Bergerac 12 h 45, 3 h 35, 6 h 20, 9 h 05 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Une poignée de temps 19 h.— Rêves 21 h — Salle 2: Kung Fu Master 19 h 30— Les matins Intldèlea 21 h 30 PALACE 1:- Look Who's Talking Too 1 h 20, 3 h 25, 5 h 30.7 h 25, 9 h 35 If:- Almost an Angel 1 2 h 20, 2 h 30, 4 h 40, 6 h 50, 9 h III:— Rescuers Down Under 12 h 10.2 h 25, 4 h 45, 9 h 25 -IV:- Goodtellas 12 h 05, 3 h, 6 h, 9 h.V:- Vincent and Me 12 h 45, 3 h — Rocky 5 5 h, 7 h 15, 9 h 30VI:— The Rookie 1 h, 3 h 30, 6 h 15, 9 h PARADIS I: (354-3110)- Dlng el Dong le lllrn 21 déc au 6 janv.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40.7 au 10 janv.7 h 30, 9 h 40II-:—Maman/'al raté l'avion 21 déc.au 6 janv.1 h,3h,5h,7h,9h10,7au10janv.7h, 9 h 10UI:— Le prince Casse Noisette 21 déc.au 6 janv.12 h 30— Il danse avec les loupa 21 déc.au 6 janv.2 h, 5 h 15, 8 h 30, 7 au 10 janv.8 h 30 PARISIEN I: (866-3856)— Légers quiproquos 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 1511:-Mery pour toujours 12 h 30, 2 h 40, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 20111:— Une histoire Inventée 12 h 40, 2 h 45, 5 h, 7 h 10, 9 h 25IV:-Le mari de la coiffeuse 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30V:- Fantasia 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h VI:- Vanille fraise 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 307:— Les meilleure moments des films publicitaires 1 h 15, 3 h 20, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Edward Sclssorhands 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 1011 :— Kindergarten Cop 12 h 30, 2 h 50.5 h, 7 h 20.9 h 35111:— The Nutcracker Prince 12 h 45— Prédalor 2 2 h 15, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Maman J'ai râlé l'avion 7 au 10 janv.7 h 20, 9 h 30, 22décau6janv.1 h,3h10,5h15,7h 20, 9 h 302: Le prince Casse Noisette 22 déc au 6 janv.12 h 20— Il danse avec les loups 7 au 10 janv.8 h 30, 22 déc.au 6 janv.1 h 45, 5 h 10, 8 h 30 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— The Hot Spot 7 h 15— Henry S June 9 h 30 QUARTIER LATIN: Mtl (849-0041)- La gare 7 h 30, 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Look Who's Talking Too 7 h 20, 9 h 20 II:- Rocky VH.7 h 15.9 h 30 III:— Mon fantôme d'amour 6 h 30, 9 h.IV:— Russia House 6 h 30, 9 h.V:— Trois hommes et une Jeune demoiselle 7 h 35, 9 h 45VI:— Bonllre of the Vanities 6 h 30, 9 h SUR SCENE L’AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h 15 à 02h 30— Gina Seram, chanteuse de R&B et lunk, du 10 au 13 janv.BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— BAR 2080: 2080 rue Clarke, Montréal (285-0007)— Fred Henke, piano, le 8 janv.à 21 h.BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geottrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h„ mar 20h.à 01 h .mer au ven 18h.à 22h— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h .sam, à compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h .mar.de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau.les dim.de 19h.à24h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Huberl, Montréal (842-2808)— La Bande à Magoo, dixieland, le 8 janv.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— • Cosi Fan Tutte ¦ l’hymne à la duplicité, version abrégée du célèbre opéra de Mozart, pour célébrer le bicentenaire de sa mort, les chanteurs en costumes seront accompagnés d'un orchestre, les 8-9-10 janv.à 20h.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario.Montréal (526-6582)— « La guerre .d'après Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, du 8 janv.au 3 fév.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— .Célestine là-bas près des tanneries au bord de la rivière .adaptation et traduction de Fernando de Roias, Michel Garneau, m.en s.Jean As-selin.du 15 janv.au 16 fév.mar.au sam.à 20h.FRASER HICKSON INSTITUTE: 4855 rue Kensington, Notre-Dame-de-Grâce (369-2347)— The Collective, compagnie de théâtre, présente ¦ Jewel • de Joan Macleod, du 6 au 19 |anv.à 20h.SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherme.Montréal (253-8974)— Le groupe multidisciplinaire de Montréal présente un Peter Handke, ¦ Gaspard • sous la dir.de Jean-Luc Denis, du 9 janv.au 2 fév, SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Montréal— Susan Hlasny, piano, oeuvres de Beethoven Chopin.Debussy, Bartok, Crumb, le 8 janv.à 20h.STADE OLYMPIQUE: Montréal— L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h„ mar.au dim.10h.à 18h — pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul 0., Vieux-Montréal (845-7306)— .Concert ¦ spectacle de marionnettes, sam.dim.à 15h.jusqu'au 10 juin THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau.Montréal (523-1211)— ¦ Les reines • de Normand Chaurette, m.en s.André Brassard, du 18 janv.au 10 lév., mar.au sam.20h., dim.15h.THÉÂTRE ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381 )— • Dans la solitude des champs de coton .de Bernard-Marie Koltès, m.en s.Alice Ron-lard, du 15 janv.au 9 lév.à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « Peer Gynt.de Ibsen, m.en s Jean-Pierre Ronfard.du 22 janv.au 16 fév., mar.au ven.20h„ sam.16h.el 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente ¦ Chacun son tour.de R.Cooney et T.Hilton, m.en s.Monique Duceppe, du 8 janv.au 9 fév., mar.au ven 20h., sam.16h.30 et 21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal— .Hosanna .de Michel Tremblay, m en s.Lorraine Pintal, du 21 janv.au 16 lév.LA GARE LA STAZIONE VO italienne avec S -T FRANÇAIS Réalisé pot et avec SERGIO RUBINI Tous les tours I9H30 ef 2IH30 cinéma QUARTIER LATIN 858, est STE-CATHERINE • 849-0041 lin véritable [j| petit bijou à découvrir pour se faire plaisir $ 3.50 le mardi RÉSERVEZ UNE SOiREE AVEC LE FANTÔME (514) 790-2222 Seulement trois mois J du 12 NOVEMBRE 1991 au 20 FEVRIER 1992 Billets: guichet de la Place des Arts et guichets TicketMaster (situés dans les magasins de La Baie) GROl'PES: (514) 874-9153 (au Québec) (416) 925-7466 (en dehors du Québec) Théâtre Maisonneuve, Place des Arts, Montréal THÉÂTRE PÉRISCOPE: 939 ave de Salaberry, Québec (418-529-2183)— < Le dernier délire permis • création de Momentum, écrit et m.en s.par Jean-Frédéric Messier, du 8 au 20 janv.mar.au sam a20h.,dim a 15h.THÉÂTRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-595-7455)— * La Coupe Stainless * du 16 janv.au 9 mars A SURVEILLER Collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h ; à la Place Ville-Marie; 1, Place Ville-Marie, entrée boul.René Lévesque, de 10 h à 1(1 h 30; à St-Hyacinthe, Manège militaire, 2155 rue l.aframboise, de 14 b 30 à 20 h 30, etàSt-Félix-de-Valois, Salle des Chevaliers de Colomb, 4080 rue Principale, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 037-2790.¦ Le YMCAde Montréal offre des cours de langues (français, anglais, espagnol, italien, grec, portugais, allemand, japonais et russe) durant la semaine du 14 janvier.Inscr.: les 8-9-10 et 11 janvier.de 12 h à 14 h et de 16 h à 18 h.Rens.: 849-8303 ou 255-4651.¦ D’importants travaux de rénovation obligeront la division des Communications du SPCUM à occuper d'autres locaux, entre le 18 décembre 1990 et la fin de janvier 1991.Les locaux temporaires seront situés au 3e étage du Quartier général, au 750 de la rue Bonseeours, ¦ Le mardi 15 janvier à 19 h, « la photographie durant les voyages ; » exposé sur la technique, la composition, des trucs de voyageur averti,.140 dispositives sur la France illustreront les conseils.Chacun apporte une photographie pour participer au concours de photo sur le sujet « France, territoires français, Québec ».Conférencier et juge : Jean-Paul Cou-lombe.Au Centre culturel de Longueuil, 100 rue St-Laurent ouest à Longueuil.Rens.: Léa Chiasson-Luzy au 670-0706, Marie Belleau au 651-3581 et Jean-Paul Coulombe au 348-1595.¦ Le mardi 22 janvier de 19 h à 20 h (anglais) et de 20 h à 21 h (français), dans le cadre de la série d’information sur la santé, le CLSC Lac-Saint-Louis invite les résidents de l’ouest de Tile à participer à un atelier sur le thème : .< Bâtir des relations familiales dans les années 90 », au 145 rue Cartier à Pointe-Claire.Entrée libre.Rens, : 697-4110.¦ Le Département de santé communautaire ( DSC) de l’Hôpital général du l.a-keshore offre à la population de l'ouest de 111e un programme pour cesser de fumer.Soirées d'information les 14,15 et 16 janvier à 19 h 30, au 175 Stillview, bureau 310, à Pointe-Claire.Rens.' : 694-2055.¦ Ce soir de 19 h 30 à 22 h.Faux Vives, groupe de soutien moral el de ressource- ment spirituel pour personnes seules, tient une rencontre régulière au Point Vilieray, salle de la paroisse St-Alphonse, studio I, 570, boul.Crémazie est.Rens.: Claudette au 323-0779.La Maison de la miséricorde organise, tous les mardis soirs à 19 h 30, des veillées de prières au 830,2e rang Ramsay à St-Félix-de-Valois.Rens.: 889-4100.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence sur la TPS avec comme invités Mme Sonia Vaillan-court et M.Marc Reaurivage, à la Bibliothèque de St-Kustache, 80, boul.Arthur-Sauvé.Rens.: 472-4440, poste 295.¦ l.e mercredi 9 janvier à 19 h 30, les Conférences juridiques populaires inc.vous invite à une conférnece sur le patrimoine familial (loi 146), au Centre communautaire Roger-Rousseau, 7501, av.Rondeau à Ville d’Anjou.Réserv.: 353-7529.¦ À Grossesse-Secours, 823 rue Laurier est à Montréal, atelier parents-enfants (0-3 ans) tous les mardis de 9 h 30 à 11 h 30 Rens.: Marie ou Johanne au 274-4940.¦ Le Centre des femmes du Plateau Mont-Royal vous invite à ses diners-eau-series tous les mardis midis au 5148 rue Berri à Montréal.Rens.: 273-7412.¦ Kn collaboration avec le service des arts de la ville de Laval, la Société littéraire de Laval vous offre des ateliers de création littéraire animés par des écrivains professionnels.Les inscriptions doivent se faire avant le 10 janvier au bureau de la Société, 5495, boul.St-Martin ouest à Laval.Rens.: 682-2708 ou 622-7018.¦ Le YMCA llochelaga-Maisonneuve vous propose un camp de jour d'hiver durant le congé scolaire du 25 février au 1er mars 91.Rens.: Brigitte Bonneau au 255-4651.Ce soir à 20 h, l’Association québécoise des parents el amis du malade mental inc.vous invite à une réunion d’échanges, d'information et d’aide mutuelle, au pavillon Mailloux de l'Hôpital Notre-Dame.Kntrée libre.Rens.: 524-7131.¦ Ce soir à 19 h 30, Vie Nouvelle vous invite à une conférence sur le rire donnée par Lise Lussier, psychologue, à l’auditorium du pavillon Jeanne-Mance de l’Ilô-tel-Dieu de Montréal.Kntrée libre.Au bout de chaque cigarette Un seul filtre: vos poumons La télévision du mardi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R,C.) ** Montreal 17h30 / Ce soir La Cour q en direct Super sans plomb q Cormoran q Métropolls Le Téléjoumal q Le Point/météo/sport L'heure G Cinéma rô-h WCAX(CBS) LyJ Burlington News Newsq The Golden Girls Rescue 911 q Cinéma : Bare Essentials — Am.91 q Avec Mark-Linn Baker et Lisa Hartman News The Arsenio Hall Show rcA WPTZ(NBC) Plattsburgh News Newsq Jeopardy! A Current Affair Matlock q In the heat of the night q Law & Order q News The Tonight Show CBMT(CBC) «î* Montréal Newswatch Theq Raccoons Lennyq The Fifth Estate q Market Place Manq Alive The National q The Journal News Newhart q Kate & q Allie «0 HT’ Le TVA q Montréal Charivari Chop-Suey Jouer avec sa vie La vie des gens.Le match de la vie : Les cagoules de la terreur AdLib Le TVA q réseau 23hS0/Mongraln de sel CFCF (CTV) Montreal Puise Entertainment Tonight S"5 Matlock q Roseanne Bordertown Law & Order q Newsq News The Arsenio Hall Show CTé TV5 (Télé OLI Francophones Des chiffres et des lettres Quand c'est bon.Le journal deTO Envoyé spécial Tous à la une 22h10/Fautpas rêver Carabine Le journal de TF1 (ïf\ CIVM (R.-Q.) UX) Montreal Passe- Partout Téléservice Lumières Rideau : Une légende Leningrad : Le ballet de.Rideau : Le rêve de voler Le Super Clap Cinéma : Le matelot 512—Fr.84 Avec Jacques Penot et Dominique Sanda m S?"' Musique vidéo Fax: L'infoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle Transit: Chanson pour ma blen-almée (OO) WW (ABC) Burlington News q Alt Perfect Strangers Who’s the Boss?q Head of q the Class Roseanne Coach q Thirtysomething q Newsq Nightline Love Connection foc) Much Music 19h / Fax Muchwest Rapcity Vidéoclips Spotlight / V.Morrison Test Pattern rôôï VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer News hour The Nightly Business.Crossroads Novaq Frontline q Soviets (3e/5) q Cinéma : The Angry Silence— GB.60 Avec R.Attenborough et Pier Angeli «cl 4-SAISONS ^=5) Montréal La roue chanceuse Zizanie Ordinacoeur S.O.S.Con- sommation Les routes du Paradis Cinéma : L’homme qui vivait au RIU —Am.88 Avec Perry King et Leslie Caron Le Grand Journal q Sports Plus Quincy (571 WCFE ^ (PBS) 3-2-1 q Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer News hour Novaq Korea : The Unknown War (2e/3) q Bradshaw on Homecoming Cinéma Musique, Must 2 heures de musique instrumentale on commerciale iHÉl .///yflflftrWKBÊÊÊÊHm «SS» .-jC jours de sme.3 20h00 Le Devoir, mardi 8 janvier 1 991 B 11 DES IDEES, DES EVENEMENTS Les rectifications de l’orthographe Un premier pas vers un rajeunissement nécessaire BENOiT LEBLANC L'auteur est professeur au département de français et département des Langues modernes de l'Université du Québec à Trois-Rivières ATTENDU ES par les uns, honnies par les autres, les rectifications de l’orthographe récemment proposées par le Conseil supérieur de la langue française en accord avec l’Académie française, le Conseil de la langue française du Québec et son homologue belge cons-tit uent, en autant qu’elles entrent dans l’usage, un premier pas dans l’opération de rajeunissement de la langue française.Quoique timides, un peu trop même, ces réformes permettent d’e-laguer le français de quelques aberrations qui causaient des maux de tête aux locuteurs francophones.Les poètes ont beau chanter la beauté de notre langue (C’est quoi une langue belle ?), il n’en demeure pas moins que Madame la langue française était mûre pour un remodelage orthographique.Si l’on se fie au débat sur ce sujet lancé depuis longtemps en France (1), l’idée d’une reforme de l’orthographe ne fait pas l’unanimité.Les arguments soulevés par les dinosaures tenants du stato quo vont de la richesse de notre langue dans sa forme actuelle jusqu’au risque couru, en utilisant une langue défigurée, de perdre contact avec les civilisations passées.L’histoire se répète Raisonnements qui ont ressurgi dans les siècles passés à chaque fois qu’il a été question de réforme.L’histoire se répète.En cette finduXXe siècle, période d’effervescence lexicale où les néologismes foisonnent, qui oserait croire que l’utilisation de nouveaux mots a déjà été condamnée par les puristes.Tout comme on veut condamner toute velléité d’évolution orthographique.Le point de vue de ceux qui sont contre une simplification de l’orthographe dissimule à peine le terrorisme intellectuel des privilégiés qui ont réussi après moult efforts à maîtriser parfaitement les règles de l’écriture.Ces maîtres es-orthographe sont pourtant peu nombreux, Gre-visse lui-même avouait qu’il « se » consultait à l'occasion.Du côté de ceux qui sont en faveur d’une simpli-fication, on affirme que nous avons une langue trop compliquée qui comporte des règles tordues dont on pourrait faire l’économie.Sans reprendre en détail les règles qui ont fait l’objet de modifications, il convient d’en souligner les aspects les plus intéressants.La proposition portant sur l’usage du trait d’union dans les mots com- PHOTO JACQUES GRENIER Les langues écrites doivent s’adapter aux changements culturels et technologiques.posés est justifiable dans la mesure où elle uniformise la soudure de constituants auparavant séparés par le trait (ex : extraconjugal, cinero-man, etc.) suivant ainsi une tendance déjà observée à supprimer le trait d’union.Tout comme l’uâage systématique du trait d’union dans tous les nombres complexes rend caduque une règle dénuée de toute lo- rque (liaison des nombres inférieurs cent).Il faut espérer que, dans une prochaine étape, l’emploi du trait d’union soit étendu à tous les syntagmes : compte rendu, pomme de terre, chemin de fer, etc.sur le modèle de va-et-vient, arc-en-ciel, chef-d’oeuvre, etc.Comme cette forme se retrouve dans environ 80 % des nouveaux termes dans les langues de spécialité, l’insertion du trait d’union dans les syntagmes simplifiera la tâche de ceux qui prennent en charge la création de néologismes et par le fait même celle des utilisateurs.Dans le même ordre d’idées, les recommandations suggérées aux lexicographes et aux créateurs de néologismes portent : 1- sur la non-utilisation de l’accent circonflexe et du trait d’union (en tenant compte de notre réserve exprimée précédemment au sujet des syntagmes) 2- sur la graphie des emprunts alignée sur le français 3-sur l’emploi du n simple dans les dérivés des noms se terminant par -on et par -en (ex : réunioniste).Ces suggestions sont pertinentes puisqu’elles offrent l'avantage de simplifier à la source la graphie des mots.Dès sa création, le néologisme sera conforme à la règle.La nouvelle règle du singulier Applaudissons à la nouvelle règle du singulier et du pluriel des mots composés et celle du pluriel des mots empruntés.Cette règle, qui, dans son ancienne forme, obligeait à ingurgiter 8 pages du Bon Usage de G revisse (1980), pour la maîtriser (?) repose sur d’énormes ambiguïtés, pour ne pas dire stupidités.Par exemple ce passage du Bon Usage portant sur l’accord des mots anglais : « Mots anglais - Alderman, Barman, cabman (.) wattman, yeoman, etc.font chez ceux qui savent l’anglais (ou affectent de le savoir), leur pluriel à la manière anglaise, en changeant -man et-men ; Aldermen, Barmen, etc.» (p.318, c’est nous qui souli- gnons).Pour trancher, on repassera, c’est selon.Pour d'autres grammairiens, le même accord se fait selon un quelconque statut des emprunts : les noms étrangers (invariables) et les noms d'origine étrangère francisés (variables).Comme si l’on pouvait faire une nette distinction entre les deux ?Les dictionnaires eux-mêmes divergent en ce qui a trait au statut de certains mots : emprunt ou anglicisme ?En outre, cette règle tenait pour acquis que le locuteur connaissait les marques du pluriel des formes étrangères, par exemple, le mot allemand « lied » qui fait « lieder » au pluriel.La proposition avancée par les réformateurs accentue l'intégration des mots empruntés en leur appliquant les règles du pluriel du français.Tout simplement 1 L'abandon des circonflexes non porteurs de sens sur i et u confirme un usage déjà implanté.Chapeau ! Que diriez-vous d’un diner sur Pile avec les ainés par une fraiche journée ?Les tréma remis à sa place, sur la voyelle prononcée, il ne nous restera qu’à suivre allègrement les nouvelles dispositions concernant l’usage de l’accent grave sur le e.Qu’on nous permette un reproche concernant l’absence d’intervention sur l'accord du participe passé des verbes pronominaux, peut-être qu'à la prochaine étape.Une langue plus simple à apprendre ne fera pas nécessairement des professeurs de français une espèce en voie de disparition.L’apprentissage du français comprend plusieurs autres aspects sur lesquels il faudrait que nos pédagogues insistent : style, structure de la phrase, rédaction, l’emploi d’une terminologie précise, etc.En somme, des éléments beaucoup plus valorisants à enseigner, et en contrepartie à apprendre, que l’accord du participe passé des verbes pronominaux.L’introduction de ces nouvelles règles ne se fera évidemment pas sans une certaine confusion.Un certain flottemènt persistera entre l’emploi des anciennes et des nouvelles règles.En outre, tout changement dérange.Qu'on se rappelle la mise en place du système métrique au Canada et l’invasion de l’informatique dans tous les secteurs de l’activité humaine.Que de stress ! Mais cette confusion est le prix à payer pour laisser aux générations futures un outil de communication efficace et une langue qui fera le poids dans les technologies modernes.Pourquoi, en outre, ne pas profiter de l'Année internationale de l’alphabétisation pour faciliter la tâche à ceux qui triment dur pour assimiler les rudiments de notre langue.Diffuser la bonne nouvelle Bien aue ces modifications constituent, a notre avis, un pas dans la bonne direction.11 faudra mettre en oeuvre des moyens pour les faire connaître.Jusqu’à ce jour, l’information fait défaut.Les organismes concernés par cette initiative devraient de toute urgence instaurer des mécanismes pour diffuser la « bonne nouvelle » et prévoir les modalités de ces changements.Sinon, cet effort est voué à l'échec : un épisode de plus dans la série des réformes avortées.Ce silence sera perçu comme une condamnation implicite des propositions avancées.En ce qui nous concerne, nous enseignerons dans les plus brefs délais les rectifications proposées.Même si ce ne sera manifestement pas un piqueni-que, nous ne naviguerons pas à con-trecourant de la simplification.Pour rassurer les plus craintifs, permettez-nous d'emprunter la phrase suivante à Jean Duché : « L’oeil sera habitué à ces formes aberrantes au point de les aimer comme des grains de beauté sur les fesses d’une maîtresse ou d’un amant ».Washington-sur-le-Golfe : un complot raté ?LIBRE OPINION AMINE TEHAMI POUR ÊTRE savoureuses les théories-complot n’en sont pas moins dures à avaler; elles présument l'existence de vertus rares chez l’homme, et carrément introuvables au sein des institutions.Mais voici deux chiffres en guise d’apéro : dans 15 ans 85 % des ressources pétrolières mondiales se trouveront dans le Golfe ! (Ce pronostic ne vaut que dans la mesure où les futures réserves seront toutes découvertes dans le Golfe — ce fut le cas à 83 % depuis 1974 — tandis que se maintiendra le rythme de leur consommation malgré et la hausse des prix et la concurrence d’énergies « alternatives », négligeable si la tendance se maintient.) Les adeptes de l’Irangate En vingt mots donc : l’administration Bush a-t-elle béni secrètement l’invasion irakienne avant de s'emparer d’un sous-sol inestimable sous couvert de légitimité Onusienne ?« Évidemment », dit la rumeur dans les capitales arables — d’où la planète apparaît comme un gigantesque échiquier que se disputent le (TA et le KGB, la MOSSAD faisant office d’arbitre.Mais voici qu’à Washington (d’où cette même planète ressemble pourtant à la Lune avec son oasis de clarté menacé d’obscurité .), un nombre grandissant d’analystes épousent volontiers la thèse du complot.À l’appui d’elle, ils font valoir deux articles académiques, une syllabe prononcée par Mme Glaspie (sans compter le mutisme suspect, avant et après l’invasion, de l’ambassatrice américaine à Bagdad) ainsi que la promptitude inhabituelle du Pentagone au lendemain du 2 août.Les fondements théoriques du complot sont obligeamment fournis par Robert Tucker, de l’université John Hopkins, et Miles Ignotus (un pseudonyme latin signifiant le soldat inconnu), sobrement identifié par la revue Harper’s comme étant proche de décideurs haut placés (« high-level U.S.policy makers »).Tous deux ont tiré la même leçon de l'embargo pétrolier de 1973-74 : il y va des intérêts « vitaux » des États-Unis de contrôler militairement cette région beaucoup trop volatile .autrement, nous vivrons dans un « taudis planétaire » caractérisé par « le désespoir chez les pauvres et le chômage généralisé chez les ex-riches».Experts en stratégie militaire, Tucker et Ignotus vont jusqu’à es-uisser les grandes lignes d’une ventuelle intervention musclée.On l’aura deviné : leur tableau ressemble étrangement à l’actuel déploiement américain.Il est vrai qu’à exhumer des textes vieux de quinze ans, si sérieux fussent-ils, on pourrait défendre n’importe quelle thèse et son contraire.Mais deux faits demeurent : si leur alliance quasi inconditionnelle avec Israël a privé Carter puis Reagan de bases permanentes en terre saoudienne, jamais ils n’ont toléré qu’une puissance arabe ne domine la région en leur absence.À ce propos, on sait aujourd’hui que la CIA a servi de catalyseur dans le déclenchement de la guerre Iran-Irak.(Il arrive, par ailleurs, que les soupçons de complot se vérifient.) Une guerre absurde s’il en fut, qui a eu pour seul effet de contenir toute velléité de domination régionale par un acteur arabe.On connaît aussi le marché de Saddam Hussein : en échange d’armes et de vivres (pratiquement du monde entier), l’Irak fournit son sang contre le khomei-nisme.Moins par clémence que par pragmatisme, Ryad acquiesce puis éponge la dette de Bagdad.Koweit pour sa part exige remboursement — plus intérêts.On connaît la suite.Une semaine avant de s’emparer du Koweit, Saddam Hussein convoque Mme April Glaspie, ambassadrice américaine à Bagdad, pour se plaindre en substance de la « guerre économique » que lui livre Washington — par Koweit interposé.Un mois et demi plus tard, Bagdad remet aux médias un transcrit de 17 pages de cet entretien.À ce jour, la Maison-Blanche n’a pas encore démenti cette version irakienne.Et pour cause : ce texte ne comporte absolument rien qui la compromette.Tout au plus laisse-t-il entendre un désintérêt suspect de sa part.Ainsi cette réponse de l’ambassadrice à Saddam Hussein qui déplorait le cours trop bas du baril : « Je sais que vous avez besoins de fonds.Nous comprenons que vous devriez avoir l’opportunité de rebâtir votre pays.Aussi, nous n’avons aucune opinion quant aux conflits arabe-arabe, tels vos différents frontaliers avec le Koweit .» « Tout » le Koweit Dès le 27 juillet, la CIA signale des amas de troupes irakiennes sans précédent à la porte de Koweit.Interrogé le 1er août par le Congrès sur « l’éventuelle » reaction américaine advenant une « hypothétique » agression, John Kelly, le sous-secrétaire d’État aux Affaires du Proche-Orient et de l'Asie australe, élude la question puis finit pas souligner que les « États-Unis ne sont liés par aucun traité avec le Koweit ».déclaration relayée par le service international de la BBC.fort prisé dans le Golfe.Mieux : à un journaliste qui s’interrogeait sur la naïveté de Mme Glaspie (pourtant arabisante et riche de 25 années de service diplo matiqueau Moyen-Orient),devant ce qu’il estimait être des menaces iraldennes voilées, elle répond : « Je ne pensais pas, enfin nous ne pensions pas que l'Irak envahirait tout le Koweit ».Le mot-clé étant « tout », au sens où Washington s’attendait à ce que Saddam Hussein s’empare au cas, Washington se serait gardé d’émettre une « opinion.» D’aucuns ont voulu voir là une sorte de feu vert, ce qui est plutôt difficile à disputer devant l’évidence avancée.Mais la dispute commence lorsqu’un troisième argument transforme ce feu vert en rien de moins qu’un piège ourdi de longue date par Washington.Ses plus grands admirateurs —il y en a ! — le lui reprochent : Saddam Hussein, qui n’a jamais voyagé en Occident et dont on ne sait s’il écoute des conseillers soucieux de diluer sa mégalomanie indéniable, s'est montré beaucoup trop gourmand ; rayer un membre de l’ONU, on n’y pense pas ! Qu'à cela ne tienne, Washington mobilise l’équivalent du Koweit en quatre jours.Ce qui fait dire aux adeptes du complot que des plans détaillés récoltaient depuis quinze ans la poussière dans les tiroirs du Pentagone, en attendant patiemment l’occasion d'être mis en oeuvre .CQFD ! En définitive, la thèse du complot est séduisante — personne ne peut nier en effet que l’intérêt économique américain passe par le contrôle militaire du Golfe (sans compter que, sur la tombe de la guerre froide, les intérêts du formidable complexe imlitaro-industriel passent par une escalade militaire, quelle qu’elle soit ).Mais elle résiste mal à deux objections.Primo : pourquoi donc abandonner une politique de discrète subversion qui a coupé de moitié le prix du baril depuis le second embargo de 1979 ?L’Irak menaçait l'ordre établi ‘.’Soit; mais n’eût-il pas été plus simple, et tellement moins coûteux, de freiner ses élans suivanl la coutume qui consiste à déléguer l’exécution d’une «opération chirurgicale» à Israël ou la Syrie par exemple ?ou alors, c’est affirmer que parmi l'armée de cerveaux qui conseillent l’administration Bush, pas un n’a pu anticiper les conséquences fâcheuses de l’escalade militaire.C’est un peu moins des puits frontaliers.auquel fort.Secondo ; pourquoi diable compromettre la poursuite d’un objectif economique et purement américain (le pétrole du Golfe) en s'embarrassant d’un enjeu politique (la souveraineté du Koweit) incompatible, et qui ne concerne que l’ONU, par ailleurs méprisée par Washington ?Zbigniew Brzezinski l’a bien vu : « notre objec tif prioritaire est de protéger l'Arabie Saoudite afin de garantir un ap provisionnement régulier en pétrole a un cours raisonnable .Quant à l’escalade militaire en vue de réaliser notre objectif secondaire (obtenir que l’Irak se retire du Koweit), il y a un risque réel pour qu’elle mette en danger les gouvernements arabes modérés et, finalement, notre approvisionnement en pétrole ».Une vérité à mi-chemin Si l’ordre des priorités de M.Brze zinski est celui de la Maison-Blanche, •autrement dit s'il ne coule pas de source que Washington gagne à dé clencher la guerre, d’où viennet ces appels ?Pat Buchanan, l’ultra-con servateur républicain que personne ne peut soupçonner d’inimitié à l'égard d’Israël, est catégorique : « seuls le ministère israélien de la Défense et son carré d’inconditionnels à Washington battent aujourd’hui les tambours de la guerre ».(Il schématise un peu, bien sûr, car il oublie les pétro-monarques déchus, ou en voie de l’être), de même que les networks américains qui flambent $ 50 000 chaque jour que subsiste la paix.) En définitive, qu'il y ait eu candide ingénuité ou quelque occulte Irak gate, ce Washington-sur-le-Golfe dit beaucoup sur l’inertie irakienne et très peu sur l’intelligence américaine, dans les deux sens du terme.Et la vérité ?Elle doit gésir à mi-chemin de ces positions extrêmes : Bush soupçonnait vaguement que Saddam Hussein allait tâter, un tout petit peu, le terrain.du cinquante-et-unième État américain.Décentralisation et développement{ régional REPLIQUE GILLES ROY L'auteur est agronome et membre' de ta coalition Urgence rurale.Il répond à un éditorial d'Albert Juneau intitulé « Les mirages de la décentralisation », paru dans LE DEVOIR du 27 décembre ' Lj ÉDITORIAL de M.Alberl Juneau est parsemé d’affirmations gratuites et de demi-vérités que je ne peux laisser passer sans réagir.Les énoncés de prin: cipes que vous prêtez aux intervenants des régions, du genre : « La relance économique passe inévitablement par rétablissement d’uné forme de gouvernement régional », ou encore : « Si les régions disposaient d’un pouvoir politique réel, leur développement serait assuré »y ces affirmations sans nuances ne représentent pas la position des intervenants du développement régional.Ils savent mieux que tout autre que « pouvoir politique » ne signifie pas automatiquement « développement » car les niveaux de gouvernement qui détiennent ces pouvoirs actuellement ont fait la preuve de leur inca; pacité à générer un véritable développement durable dans toutes les régions du Québec autant que dans ce que vous appelez « la région motrice du Québec » qui « semble même engagée, selon vos dires, sur la pente d’un inquiétant déclin».Commë quoi, on ne peut « assimiler, sans réserve, pouvoir politique et développement ».On a du même coup la preuve qu’un développement orchestré du centre par des politiques et des réglementations mur à mur qui ne tiennent pas compte des spécificités dek régions et qui se refusent à une association véritable des ressources humaines du milieu pour une prise en main efficace de la gestion et de l'exploitation des richesses naturelles de leurs territoires ne donne que des résultats discutables.On en a la preuve dans l’Est du Québec.La décentralisation ne signifie pas automatiquement l’établissement de gouvernements régionaux, même si l’hypothèse a été soulevée.Les intervenants aux audiences Bélanger-Campeau ont bien spécifié que le transfert de pouvoirs vers les régions pouvait prendre plusieurs formes et que la qualité du leadership régional et local et des dynamismes du milieu en conditionnait l'efficacité.C’est un défi que les régions sont prêtes à relever.Ce qui signifie un changement de mentalité des élus et une responsabilisation des dynamismes locaux et régionaux.Ce qui ne signifie pas, par ailleurs, un désengagement de pouvoir central mais, au contraire, une implication nouvellle sous forme d'appui à l’originalité et à la créativité des régions.Donner aux maires et aux préfets de MRC de réelles possibilités d’intervention sur le tissu économique local et régional, en collaboration avec les dynamismes du milieu, devrait se réaliser avant le transfert de charges ( Ex : voirie locale) qui pénalisent les municipalités et leurs citoyens et ne leur fournissent aucunement les outils de leur relèvement économique.La prise en charge de services par les pouvoirs locaux ou régionaux ne signifie pas nécessairement développement si on n’a pas d’abord favorisé l’émergence d’initiatives économiques qui en facilitent le financement.Oublier cela, c’est mettre la charrue en avant des boeufs et compromettre la survie de certaines collectivités.Quant à votre énoncé péremptoire qu’il « est carrément faux d’affirmer que le portrait socio-économique des régions ne cesse de se détériorer », je me contenterai de vous référer au texte des évêques du Nord-Ouest et de l’Outaouais publié dans voti*e journal le 25 octobre 1990 intitulé « La désintégration sociale du Québec » avec sous-titre : « Nos régions sont en passe de devenir des territoires sans avenir ».Collés au vécu de leur population, je n’ose affirmer qu'ils ont une fausse image de la réalité de leur milieu.J e vous suggérerai aussi de vérifier les données précises accumulées au GRIDEQ (Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement de l’Est du Québec) à l'UQAR sur la situation des milieux ruraux des 14 MRC de l’Est du Québec et qui permettent à Guy Massicotte de parler « des décalages et des écarts qui ne cessent de subsister » dans le Bas-Saint-Laurent en particulier.Il précise, entre autres données, avec tableaux à l’appui, que « la stabilité des écarts entre le revenu disponible des salariés de la région par rapport à ceux du Québec dans son ensemble » est toujours aussi réelle.Vous découvrirez, sans doute, que l’analyse du Conseil des affaires sociales est au moins aussi conforme à la réalité que le constat optimiste de l’Association québécoise des organismes régionaux de concertation et çle développement, même si je suis pleinement d’accord avec leur affirmation non compromettante que les régions ont fait un bon bout de chemin depuis trente ans.Le contraire serait désespérant.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale Josée Boileau, François Brousseau.Jean Chartier Yves d'Avignon, Guy Ferland, Jean-Denis Lamoureux, Jacques Grenier (photographe), Louis-G.L'Heureux, Caroline Montpetit.Bernard Morrier Isabelle Paré, Clément Trudel ; à l'Inlormatlon culturelle : Pierre Beaulieu.Paule DesRivières, Marie Laurier.Robert Lévesque Nathalie Petrowski; à l'Information économique : Robert Dutrisac.Jean-Pierre Legault.Serge Truffaut.Claude Turcotte; à l'Information politique Pierre O'Neill (parfis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale).Laurent Soumis (politique municipale)', aux affaires sociales : Paul Cauchon (questions sociales).Jean-Pierre Proulx (éducation).Louis-G Francoeur (environnement).Sylvain Blanchard (relations de travail); Marie-Josée Hudon.Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara, Thérèse Champagne.Monique Isabelle (clavistes).Denise Babin (secrétaire à la rédaction); Suzanne Marchand (adjointe à la direction) Chrlstyne Ouellet (secrétaire à la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur)', Manon Scott, Sylvie Scott.Serge La-plante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Michèle Alie (directrice).Jacqueline Avril, Christiane Benjamin.Caroline Bourgeois, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major (publicitaires); Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes, Caroline DeHamel (graphiste); Johanne Brunei (secrétaire).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables); Jeanne Carmel, Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huot, Jean-Guy Lacas, Rachel Leclerc-Venne, Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.Isabelle Baril, Linda Thériault (secrétaire à l'administration).LE TIRAGE Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.LES ANNONCES CLASSÉES Patrick Koczan (coordonnateur); Marie-Hélène Alarle, Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Christiane Vaillant.LE DEVOIR est publie par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 rue Bourdeau, une division de imprimeries Québécor Inc .6t2 ouest rue Saint-Jacques, Montréal L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et è dittuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775, boul Lebeau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.(514) 844-3361 .Abonnements (514)844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published dally by L'lm-primerie Populaire, Limitée.211 rue St-Sacremenl, Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is S 439 00 USD.Second Class Postage paid at Champlain, NY US POSTMASTER send address changes to Insa.P Q Box 1518.Champlain, NY 12919-1518 12 ¦ Le Devoir, mardi 8 janvier 1991 ÉDITORIAL Les démons haïtiens La CONTRE-ATTAQUE des rescapés du duvaliérisme était prévisible.Le putsch avorté de Roger Lafontant, ex-ministre de l’Intérieur et ancien commandant des tontonmacou-tessous le régime de Jean-Claude Duvalier, reprend avec une régularité déconcertante les scénarios de coup d’État qui ont marqué la vie politique haïtienne, particulièrement au cours des quarante dernières années.Haïti n’en finit plus d’être poursuivi par ses vieux démons, la dictature et la corruption.En réalité, ce pays vit à cheval sur deux mondes : celui hérité du long passé totalitaire dont le régime Duvalier représentait la plus redoutable incarnation et, l’autre, toujours en douloureuse gestation, axé sur la démocratisation et le développement et pour lequel luttent de nouvelles forces sociales courageuses mais encore trop divisées.Le coup de force manque de Lafontant démontre une fois de plus que la démocratisation et le décollage de l’économie passent inexorablement par la neutralisation du système qui a enfoncé le pays dans la misère et l’inertie.Les yeux sont bien sûr tournés vers l’armée qui a respecté le verdict des électeurs et procédé à l’arrestation du chef rebelle.Quant au nouveau président, le père Jean-Bertrand Aristide, sa réclusion dans un lieu tenu secret à quelques semaines de son entrée en fonction donne toute la mesure du chemin qui reste à parcourir sur la voie de la démocratisation.Les militaires demeurent donc les maîtres du jeu politique.Leur prédominance s’avérera peut-être féconde s’ils font la preuve que leur autorité est indispensable pour éviter l’anarchie et accélérer la mise en place d’un régime démocratique durable.?Le retour en force des duvaliéristes après l’élection du 16 décembre était attendu.Leur candidature à la présidence avait soulevé de vives protestations, au point de provoquer une scission des principales composantes du pouvoir.L’entrée au pays, au début de juillet, de Williams Regala, considéré comme le principal instigateur du massacre des élections avortées du 29 novembre 1987 (24 personnes y avaient trouvé la mort), suivi quelques jours plus tard de Roger Lafontant, avait semé la panique dans les principales formations politiques.Jusqu’aux États-Unis qui avaient exprimé leur inquiétude, ce qui n’est pas peu dire.Des mandats d’arrêt avaient été émis contre ces anciens collaborateurs de Duvalier, et la présidente du pays, Mme Ertha Pascal-Trouillot, ordonna leur arrestation.Mais ce fut sans effet.Expirés, les mandats n’ont pas toujours été renouvelés.L’incident entraîna une crise constitutionnelle.Le Conseil d’État — corps de 19 membres représentant différents secteurs de la société civile et disposant d’un droit de veto sur la présidente — exigea la démission de Mme Pascal-Trouillot.Les rapports entre les deux institutions se détériorèrent.Un mois plus tard, le Conseil La démocratisation et le décollage de l’économie passent par la neutralisation de I ancien régime d’État se désolidarisa de celle qui occupe la plus haute fonction.Mais pendant ce temps, Lafontant court en liberté et présente même sa candidature en prévision des élections.Il ne sera pas tout seul dans le camp qu’il prétend représenter.Il est rejoint quelques semaines plus tard par l’ancien président, Leslie Manigat, qui avait été porté au pouvoir par l’armée lors des élections « frauduleuses » du 17 janvier 1988.Un mois avant le scrutin, le Conseil électoral provisoire rejette les candidatures de Lafontant et de Manigat.Les forces démocratiques respirent.Le 16 décembre, c’est la victoire du père Aristide.Mais les duvaliéristes n’allaient pas abandonner si facilement.En tentant un coup d’État contre la présidence, Roger Lafontant ne faisait que revenir aux bonnes vieilles méthodes qui avaient si bien servi les dictateurs tout au long de la dramatique histoire haïtienne.Heureusement, le commandant de l’armée, qui, jadis, n’hésitait pas à sacrifier la démocratie sur l’autel des tyrannie, maintint son engagement en faveur de la Constitution et arrêta Lafontant.?Mais cette fidélité de l’armée aux institutions démocratiques demeure fragile dans la mesure où elle repose largement sur la capacité du prochain président et de son gouvernement à redonner confiance à la population et à promouvoir le développement économique.Or de nombreux doutes subsistent à cet égard.Le deuxième tour des élections législatives dans quelques semaines sera certes important puisqu’il déterminera le parti qui choisira le premier ministre.Toutefois, dans l’état où se trouve le pays, même si la formation d’Aristide ne contrôle pas le Parlement, on ne peut concevoir une pacification du pays et un déblocage de l’économie sans une étroite collaboration des principaux groupes de la société.Les milieux d’affaires, les paysans, les syndicats et les groupes politiques doivent s’unir autour d’objectifs communs et sacrifier au besoin certains de leurs intérêts particuliers au profit de l’intérêt général.Des efforts de concertation ont été entrepris dans le passé, mais à des occasions spéciales et pour de courtes périodes.La Haïtiens pourront-ils maintenant dépasser leurs divisions ?Le projet est réalisable si le président Aristide est en mesure de mobiliser et de rallier.Au-delà de sa grande popularité, il reste que le nouveau president n’a pas d’expérience politique et que son programme manque de consistance.La campagne que mène une partie de la hiérarchie de l’Église contre lui donne à penser que l’idée de coopération suscite encore, c’est le moins que l’on puisse dire, quelques résistances.Aristide peut toutefois surprendre malgré tous ces obstacles.S’il sait s’entourer d’une équipe compétente et composer avec les forces de l’opposition — tout en gardant, bien sûr, l’appui de l’armée —, peut-être parviendra-t-il à vaincre enfin ces démons qui hantent son pays.ALBERT JUNEAU LETTRES AU DEVOIR Un coup fatal au Canada DE RETOUR à Montréal depuis l'an dernier, mon travail m’a conduit à habiter quinze années au Canada anglophone.Ma fille est née à Vancouver, mon fils à Toronto.Je crois utile d’affirmer que sans la présence de Radio-Canada, ce périple eût été beaucoup plus difficile, quelque fois même intenable.Bien que n’étant pas friand de télévision, j’ai été à même de constater son fantastique pouvoir de re-création sociale.Sans doute le « fait français » mérite-t-il mieux que le traitement minorisant de nos gouvernements; il est une façon particulière de voir le monde.Or, pour le jeune nord-américain, la langue comme interprétation du monde se manifeste d’abord à la télé.Et elle ne se mérite son attention que si la programmation reflète raisonnablement son milieu.En retranchant tous ces millions de dollars au budget de Radio-Canada, on choisit d'éliminer cette dimension précise.Je ne juge personne.Comme plusieurs de mes concitoyens, je suis sensible au besoin de redressement des finances publiques.Du reste, la qualité remarquable du travail de ses artisans n’étant pas en cause, je dois déduire que la triste gestion radio-canadienne ne réussit toujours pas à intimider le couperet d’Ottawa.Et pour cause.Quoi qu’il en soit, il faudra bien qu’on rappelle aux saboteurs qu’en agissant ainsi, ils portent un coup fatal à ce Canada qu'ils disent vouloir défendre.À moins que sans pouvoir le dire, ils n’aient conclu qu’il ne s'agissait là, de toute façon, que d’une fiction.Guy Côté Montréal, 17 décembre 1990 Moscou fait mieux que Montréal OUI, MOSCOU fait mieux que Montréal ! Ne devrions-nous pas avoir honte ?Notre Maire Jean Doré en premier lieu ?Nous habitons certes une ville prospère; que pèse une passagère récession comparée aux problèmes qui écrasent la majorité des habitants du globe ?Nous mangeons à notre faim, nous menons une vie confortable, nous appartenons à notre faim, nous menons une vie confortable, nous appartenons à une société stable et nous nous en enorgueillissons de notre état de « développé », même « surdéveloppé ».Moscou, c’est aujourd’hui le centre d’un pays ruiné, en pleine confusion, en pleine décomposition.Tout y parait incertain.Au cours de cet hiver qui s’ouvre des millions de gens là-bas vont connaître la misère, le froid, la faim.Et pourtant Moscou vient de faire mieux que Montréal.À quel sujet ?Charles de Gaulle.L’an 1990 aura triplement marqué l’anniversaire de cet homme immense : centenaire de sa naissance, cinquantenaire de son irruption fou droyante sur la scène mondiale par l’Appel du 18 juin, vingtième anniversaire de sa mort.Charles de Gaulle fut célébré dans tous les grands pays ; dans toutes les grandes villes.(.) Pour le centenaire du 22 novem bre, Moscou inaugurait une Place de Gaulle.À Montréal qu’avons-nous eu ?Au printemps un remarquable colloque Charles de Gaulle organisé par Guy Bouthillier à l’Université de Montréal; le 18 juin des cérémonies que j’ai suscitées au nom de l’Association des Français Libres (qui regroupe les j survivants de l’épopée gaullienne pendant la guerre); (.) mais les gouvernements fé- déral et provincial, comme la Municipalité, n’ont rien fait, strictement rien fait, scandaleusement rien fait.Soyons juste et reconnaissons d’une part que le souvenir gaullien pose au Canada un problème politique délicat, d’autre part que le Maire Jean Doré a fait connaître ses projets d’une Place de Gaulle.Problème délicat, certes, à cause du cri lancé le 24 juillet 1967.Répondons alors que 23 ans plus tard une majorité très nette de Québécois semble bien se retrouver dans ce cri et que l’on I pourrait attendre des autorités l’honnêteté de le reconnaître.Répondons aussi qu'il ne | s’est agi que d’un épisode dans la vie si riche, { si glorieuse, du Général.Même ceux qui ré-I prouvent l’écho qu’il donna au cri de la foule ce soir de l’été 67 pourraient avoir l’élégance i de considérer dans son ensemble le rôle de ; Charles de Gaulle, qui fut, indubitablement, l’un des plus grands hommes de son siècle et l’un des plus importants de toute l’histoire de France (.).Jean Doré annonça fin septembre son projet d’une spectaculaire Place Charles de Gaulle à Montréal dans le cadre d’un réa-! ménagement du parc Lafontaine.Les plans qu’il nous a montrés à Jean Dorion, Président de la Société St-Jean Baptiste, Jean Marc Léger, chantre de la francophonie, et moi au titre de « président des Français Libres », nous ont paru intéressants et susceptibles de rendre à notre grand homme un hommage très valable.(.) L’inauguration prévue en juillet 1992 coïncidera heureusement avec une assemblée des grandes villes francophones dans le monde.11 n’en reste pas moins que dans quelques jours l’année de Gaulle va se terminer sans que Montréal ait officiellement rendu hommage au sauveur de la France et prophète de l’Occident.Oui, hélas, Moscou aura fait mieux que Montréal.André Malavoy Montréal, 15 décembre 1990 Questions de Constitution L’ÉDITORIAL de Lise Bissonnette du 15 décembre dernier étonne presque autant que I celui de Daniel Latouche (même jour, i même page A-10) qui, lui, affirme que le fé-j déralisme est « une faillite intellectuelle que | rien ne peut replâtrer.À ce sujet, se poser la question de rentabilité du fédéralisme n’a plus aucune utilité ».Ce sont des mots qui ne LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l ’administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS veulent rien dire, parce qu’ils ne reposent sur rien.Ils sont vides de sens.Deux groupes s’opposent à la Commission Bélanger-Campeau : des fédéralistes, qui désirent un fédéralisme renouvelé et des séparatistes, qui veulent l’indépendance du Québec.Quant on parle de stratégie, on parle forcément de sujets à négocier et vice-versa.Récupérer tous les pouvoirs au Québec, c’est-à-dire toutes les taxes et les impôts versés par les Québécois au gouvernement central, veut dire l’indépendance; récupérer plusieurs pouvoirs (et les argents) veut dire un fédéralisme renouvelé ou décentralisé.Dans le premier cas, il faut se poser les questions suivantes (il y en a beaucoup d'autres) ; est-il vrai que le Québec pourrait perdre annuellement quelque deux milliards de dollars en paiements de transfert et en transferts fiscaux ?C’est à vérifier, non ?Est-il vrai que les pêcheurs québécois seraient ruinés, ou presque.Où iraient-ils pêcher ?Est-il vrai que nos agriculteurs dans l’industrie laitière subiraient des pertes considérables ?Combien de centaines de millions de dollars ?Quelles seraient les conséquences d’une monnaie québécoise ?Quelle serait la nouvelle publique québécoise (il faudrait ajouter quelque 100 milliards de dollars) et quel pourcentage du l’IB représenterait-elle ?Qu'en penseraient nos créditeurs canadiens et étrangers ?Est-il possible que notre produit intérieur brut baisse ?Il faudra aussi négocier notre défense, nos bureaux de poste, nos affaires extérieures (nos maisons à l’étranger seraient insuffisantes), etc.Pourquoi le DEVOIR ne l'ouille-t-il pas toutes ces questions et bien d’autres, afin que le Québec puisse se séparer en connaissance de cause.C’est du plus grand intérêt pour tout Québécois.Pourquoi ne pas parler de la Constitution d’Eidsvold de 1814, qui donnait à la Norvège une certaine indépendance, qui devait être définitive en 1905 ?Comment la rupture avec la Suède s’est-elle faite à tous points de vue ?C’est du gâteau pour vos lecteurs et tous ceux qui pourraient le devenir.Normand Robidoux Montréal, 17 décembre 1990 La paix ! La paix ! LA GUERRE, mais qui en veut?(.) Une guerre dans le Golfe serait atroce, meurtrière.Serait-elle utile ?Réglerait-elle j quelque chose ?Des deux côtés, nous serions j grandsperdants.Toutes ces vies humaines I sacrifiées pour quelques barils d'huile.Il semble qu’on n’a même pas une velléité de dialoguer, de négocier.C’est aberrant.C’est j à penser que le « gros méchant « n’est pas celui qu’ori essaie de nous faire croire.À Oka, pété dernier, avec quelques décharges de « pruneaux » on aurait vite écrasé les autochtones.Mais on aurait réglé quoi ?Pour une fois que l’on s’est montré intelligent, même charitable.La paix, ça commence en nous, dans notre coeur; dans chacun de nous il y a un petit » guerrier » qui est toujours prêt à se battre.La paix, ça commence dans notre famille, dans notre entourage : ça suppose qu’on est capable de se pardonner et de s’aimer.La paix c’est le plus grand bien.C’est l’état normal d’une société.Lucien Martel Bromptonville, 15 décembre 1990 C£TT£ Ot\ DEVRA A65
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