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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1990-12-11, Collections de BAnQ.

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' iSî/outerit: GAMBARD Vente et service technique h.'O-A Calhcart.Montréal, centre-ville 866-3876 .AGENT OFFICIEL ROLEX.Vol.LXXXI — No 288 ?Ensoleillé.Max : -6.Détail page B-5 Montréal, mardi 11 décembre 1990 Côte Noid.Gaspésie, Nouveau-Bfunswick 60 cents.Toronto 80 cents 60 CENTS LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : « Le travail se fait payer cher; c’est pour ça qu’on l’économise ».Les individus qui cherchent rageusement à vous convaincre ne visent qu’à affermir leur foi chancelante.Réfléchir, c’est se chercher des raisons.Chez plusieurs, le devoir est une passion froide.Ce qui se concocte bien annonce obscurément que les mots pour mentir coulent à l’avenant.La peur collective est une grande rassembleuse.Le verbe haïr se conjuge au mode vindicatif.ALBERT BRIE SOCIETE Objectif : intégrer les immigrants Deux sociétés, un même objectif : intégrer et franciser les immigrants.En France, on a créé des « sites pilotes » pour faciliter la cohabitation des communautés d’étrangers avec les communautés locales.Au Québec, on ambitionne une plus grande régionalisation de l’immigration Des textes de Sylviane Tramier, de Paris, et de Paul Cauchon.Page B-1 Le pari de Lech Walesa Lech Walesa, élu président de la Pologne dix ans après son irruption comme leader syndical, arrivera-t-il à recoller les morceaux d’un pays en plein désarroi ?L’analyse de François Brousseau.Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Lech Walesa a été élu président de la Pologne avec une écrasante majorité, mais ce n’est qu’un ralliement de deuxième tour, et la campagne a dévié du débat sur les options démocratiques.Il viendra avec les prochaines élections parlementaires.L’éditorial de Lise Bissonnette.Page A-8 L’Irak demeure inflexible sur le Koweit L’Irak réaffirme sa détermination à ne pas céder un pouce du Koweit, qui restera une province de l’Irak, tandis que quelque 400 otages occidentaux quittent Bagdad.Page A-7 Les Québécois en proie à la morosité Plus que jamais pessimistes quant à la situation politico-économique, les Québécois ont perdu confiance en leurs dirigeants politiques, révèle un sondage CROP réalisé pour le compte du Conseil du patronat du Québec.PageA-2 Le pdg de l’AMARC a violé les règles d’octroi de concessions Laurent Soumis m ^ i ftff PHOTO JACQUES NADEAU M.Jean Émond, pdg de l’AMARC.LE PRÉSIDENT de l’Association montréalaise d’action récréative et culturelle (AMARC), M.Jean Émond, a contourné en 1987 les règles d’octroi des concessions commerciales à La Ronde pour accorder un contrat à l’un de ses amis en dépit des recommandations contraires de ses services et à des conditions qui se sont avérées fort coûteuses pour la société paramunicipale.Le 6 août 1987, LE DEVOIR avait attaché le grelot en signalant l’octroi d’un contrat à M.Paul Lavoie pour l’exploitation d’une concession alimentaire à La Ronde sans aucune référence à un quelconque processus d’appel d’offres public.EXCLUSIF Au terme de ce contrat, l’AMARC s’engageait à fournir les équipe ments nécessaires à l’exploitation.Le pdg de l’AMARC, M.Jean Émond, avait alors soutenu qu’aucun autre concessionnaire n’était inté ressé à l’exploitation en fournissant lui-même l’équipement.De documents, procès verbaux, rapports internes et témoignages obtenus récemment par LE DEVOIR révèlent les faits suivants : ¦ Paul Lavoie était un ami personnel de Jean Émond; ¦ Jean Émond a écarté la recoin mandation de ses propres services qui privilégiaient un autre conces sionnaire jugé plus rentable et prêt à fournir lui-même l’équipement; ¦ le conseil d’administration n’a pas été appelé à trancher sur les différentes propositions; ¦ Jean Émond est intervenu au moment de la négociation du contrat pour diminuer le dépôt de garantie exigé; ¦ à la suite du bris de contrat par Paul Lavoie, l’AM ARC n’a engagé aucun recours légal; ¦ outre les investissements dont elle aurait pu faire l’économie, l’AMARC n’a pas pu récupérer la totalité de sa créance.C’est le 16 janvier 1987, deux mois après la nomination de M.Émond à la présidence, que l’AMARC a entrepris la pré sélection pour trouver un concessionnaire pour l’emplacement 0-262 de La Ronde.Selon plusieurs témoignages, M.Émond fréquentait à l’époque M.Lavoie qui opérait à Montréal les restaurants Prévost et Le Royer.A ce moment, M.Lavoie n’avait pas encore obtenu les lettres patentes pour la création de la société 2428-9324 qui deviendra par la suite concessionnaire du 0-262.Sa charte a été enregistrée trois semaines plus tard, le 9 février 1987.Le 111 février suivant, cinq cadres de l’AMARC impliqués dans le dossier ont entrepris l’analyse des propositions écrites sollicitées entre temps auprès de trois sociétés pour l’exploitation du 0-262, dont celle de Voir page A-4 : AMARC Chrétien élu dans Beauséjour Le chef libéral l’emporte avec une faible majorité Le chef du Parti libéral du Canada, Jean Chrétien, a remporté hier l’élection complémentaire dans la circonscription de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick.Il siégera dorénavant aux Communes, à titre de chef de l’opposition.M.Chrétien l’a emporté avec une faible majorité d’à peine 53 % des votes.Son adversaire néo-démocrate, Guy Cormier, a recueilli 40% des suffrages.Au moment d’aller sous presse, hier soir, le chef libéral menait par une majorité de 2094 voix dans 76 bureaux de scrutin sur 143 contre son principal rival néo-démocrate, Guy Cormier.Invité à commenter sa faible majorité, M.Chrétien a répondu que l’important était d’être élu.« Je suis heureux d’être de retour à la Chambre des Communes, un endroit où j’ai toujours été à l’aise », a-t-il dit.Sitôt élu, le chef libéral s’est adressé aux militants libéraux réunis à Shediac.« C’est la seconde étape de notre retour.(.)Nous allons aller à Ottawa.Nous allons commencer cette marche pour nous débarras-saer de ce mauvais gouvernement », a -t-il lancé à ses supporters.Devant son auditoire, M.Chrétien a rappelé « sa fierté de représenter une minorité francophone qui vit en harmonie avec la communauté anglophone.Les Acadiens sont un peuple qui représente les valeurs fondamentales du Canada», a-t-il clamé.Cette victoire permet à Jean Chrétien de retourner à la chambre des Communes pour la première fois depuis 1986.Cette année-là, il avait délaissé la politique pour retourner à la pratique du droit.Il avait auparavant représenté la circonscription québécoise de Shawinigan pendant huit mandats consécutifs.« Nous avons à envoyer à Ottawa un gouvernement honnête.Nous allons préserver l’indépendance de notre pays», a-t-il dit.M.Chrétien a évoqué sa présence devant la Commission sur l’avenir constitutionnel et politique du Québec, le 17 décembre prochain.« J’au rai l’honneur, la semaine prochaine, de me présenter devant l’Assemblée nationale du Québec pour dire auxs Québécois que la solution est de rester ensemble », a-t-il dit.« Je veux démontrer qu’il est possible d’être un francophone et être chez soi au Canada, tout comme il est possible d’être un anglophone et être chez soi au Québec », a-t-il dit.PHOTO PC Les électeurs de la circonscription fédérale de Beauséjour, au Nouveau Brunswick, ont élu hier le chef libéral Jean Chrétien.La Tchécoslovaquie est au bord de l’éclatement, prévient Havel PRAGUE (Reuter) — La Tchécoslovaquie est au bord de l’éclatement, a averti hier le président Vaclav Havel, qui a demandé aux hommes politiques de son pays d’éviter une crise constitutionnelle sur la question du partage des pouvoirs au sein de la fédération.Il a réclamé au Parlement des pouvoirs présidentiels accrus, une cour constitutionnelle et des consultations par référendum, pour tenter de régler une querelle de plus en plus épineuse entre Tchèques et Slovaques.« Une crise constitutionnelle menace sans aucun doute, mais nous n’avons aucun moyen d’y faire face », a déclaré Vaclav Havel à l’Assemblée fédérale.« L’État n’est pas mis en danger de l’extérieur, comme cela s’est produit souvent dans le passé, mais de l’intérieur.Nous le mettons en danger par notre propre manque de culture politique, notre manque de con- science démocratique et de compréhension mutuelle et ( .) notre manque d’expérience ».Le président a tenu ces propos avant le début d’un débat parlementaire sur un projet de loi délicat, qui délègue de nombreux pouvoirs du gouvernement central aux deux républiques qui constituent la Tchécoslovaquie.Ce projet de loi a été mis au point par les gouvernements fédéral, tchèque et slovaque après des mois de négociations difficiles.Mais des députés de la république tchèque, la plus grande région du pays, veulent y apporter des amendements.Ils estiment que le projet fait trop de concessions aux demandes d’autonomie des Slovaques.Le Conseil national (Parlement) slovaque a annoncé qu’il proclamerait la primauté des lois de la république sur celle de la fédération tché coslovaque si le projet de loi n’était pas adopté sans amendement.Vaclav Havel a déclaré qu’une telle décision « serait le début de l’éclatement de la Tchécoslovaquie en tant qu’État».« Notre pays cesserait d’exister, la Tchécoslovaquie serait inévitablement plongée dans le plus grand chaos juridique », des États tchèque et slovaque séparés n’auraient aucune chance de survivre et le monde leur tournerait le dos, a-t-il ajouté.•> Nous serions maudits par les fu-Voir page A-4 : Tchécoslovaquie Ottawa n’a pas l’intention de modifier la loi sur la santé, comme l’exige Côté Marie Tison de la Ivresse Canadienne OTTAWA — Le gouvernement fédéral n’a aucunement l’intention de modifier la Loi canadienne sur la santé, en dépit du désir exprimé par le gouvernement du Québec.Il a enjoint le gouvernement québécois de respecter cette législation.Certains aspects de la réforme québécoise des services de santé inquiètent quelque peu Ottawa, qui a communiqué avec Québec hier pour obtenir plus d’information.Dans le cadre de la réforme, présentée vendredi dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux Marc-Yvan Côté a proposé des « frais orienteurs » de 5 $ pour toute visite non urgente à un centre hospi- talier, et un « impôt-services » sut certains programmes, comme l’as-surance-médicaments et les services dentaires.La Loi canadienne sur la santé interdit actuellement l'application d’un impôt sur les services médicaux de base.Le ministre Côté a toutefois exprimé son désir de faire amender cette législation.H ier, le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social Perrin Beatty a été clair ; le gouvernement fédéral n’a pas l’intention de modifier la Loi canadienne sur la santé.Il a affirmé que ceux qui désiraient y apporter des modifications devaient justifier leur position.Il a fait remarquer que la Loi canadienne sur la santé interdisait spécifiquement la surfacturation et les frais modérateurs.Les frais orien leurs de 5 $ de la réforme Côté ont attiré son attention, mais il a refusé de les condamner avant d’avoir étudié de près la réforme dans son ensemble.Il a demandé à son personnel d’écrire au gouvernement québécois pour obtenir des informations sur la nature exacte des changements proposés, mais aussi pour lui faire savoir que la Loi canadienne sur la santé demeurera telle quelle, et que le gouvernement fédéral s’attendait bien à ce que toutes les provinces la respectent.Il a ajouté qu’Ottawa ne croyait pas en la « taxation des malades ».M.Beatty a refusé de dire ce qu’il entendait faire s’il constatait que Québec violait effectivement la Loi canadienne sur la santé.Voir page A-4 : Ottawa Les omnipraticiens appuient la réforme des services de santé Isabelle Paré LES MÉDECINS omnipraticiens se disent prêts à suivre le ministre Côté dans sa réforme du système de santé, mais émettent des réserves sur une application pure et dure de la régionalisation des effectifs médicaux.Contrairement au président de la Corporation professionnelle des médecins, le Dr Augustin Roy, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est plus que d’accord avec l’essence du Livre blanc sur la santé présenté vendredi par le ministre Marc-Yvan Côté.Le président de la Fédération, le Dr Clément Richer, tient d’ailleurs à ce que la distinction soit faite.« Je m’inscris en faux contre les déclarations du Dr Roy qui soutient que la réforme n’est que de la poudre aux yeux.Tout le monde du réseau de la santé ne peut se tromper en même temps.Nous sommes d’accord avec l’essence du projet, même si l’application de certains éléments soulève des inquiétudes », a-t-il précisé hier.Ces inquiétudes touchent d'abord l’inclusion des cabinets privés dans les plans d’effectifs médicaux par ré gion prévus par la réforme.D’accord Voir page A-4 : Omnipraticiens LONGINES BIRKS 4 BIRKS A-2 ¦ Le Devoir, mardi 11 décembre 1 990 Les municipalités appréhendent un transfert de factures plutôt qu’une réelle décentralisation Michel Venne de notre bureau de Québec LE MINISTRE des Affaires municipales, M.Claude Ryan, déposera vendredi un projet global de transfert de responsabilités aux municipalités qui appréhendent un simple « transfert de factures » de 700 millions $.M.Ryan fera d’abord état de ses propositions aux représentants des deux unions municipales, à huis clos, dans une salle du Château Frontenac à Québec, pour les rendre publiques quelques heures plus tard au cours d’une conférence de presse.« Notre principale appréhension, notait hier dans un entretien avec LE DEVOIR le président de l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ), M.Roger Nicolet, c’est que ce transfert de responsabilités se limite à un transfert de factures et que la discussion sur une réelle décentralisation des pouvoirs soit évacuée».Le gouvernement annonçait dans le dernier budget, en avril dernier, son intention de refiler aux villes le coût de l'administration du transport en commun et exprimait sa volonté de réexaminer, à brève échéance, le partage des responsabilités entre les paliers provincial et municipal de gouvernement.Depuis, il est apparu que Québec entendait refiler au palier local tout ce qui touche la voirie tertiaire (l’entretien des routes locales), les coûts du service de police (présentement les petites municipalités sont desservies sans frais par la Sûreté du Québec), certaines responsabilités en matière d'environnement, d’affaires culturelles, etc.« La décentralisation des responsabilités devrait être accompagnée de l’ouverture de nouvelles sources de financement », précisait le ministre des Finances dans une annexe au Discours sur le budget.M.Gérard D.Levesque faisait en outre état d'un « problème budgétaire » récurrent de 700 millions $ par année que Québec, selon l’analyse de l’Union des municipalités (UMQ), voudrait régler en rejetant sur les municipalités l'odieux de lever de nouveaux impôts.Dans un document d’analyse budgétaire daté du 19 octobre, et dont LE DEVOIR a obtenu copie, l’UMQ dénonce la position gouvernementale préalable aux négociations entre Québec et le monde municipal.Cette position « relève davantage de la stratégie d'action politique que d’une évidence comptable et financière».L’Union soutient que la stratégie du gouvernement s’appuie sur la volonté d’accroître les revenus de l’État (tous les paliers de gouvernement confondus) provenant du champ de l’impôt foncier sous prétexte de maintenir à un niveau concurrentiel par rapport à l’Ontario le fardeau de l’impôt sur le revenu des particuliers et des entreprises.L’impôt foncier est perçu par les municipalités, l’impôt sur le revenu, par le gouvernement provincial.« Le gouvernement, écrit l’U MQ, entend éviter d’être celui qui restera associé à des réformes impopulaires, et tentera plutôt de forcer un règlement portant sur le transfert de plusieurs centaines de millions de dollars vers le secteur local (municipal ou scolaire), quitte à permettre au secteur local de lever de nouveaux impôts.« Dans ce document, l'Union soutient que Québec « noircit grossièrement et volontairement » sa situation budgétaire pour faire avaler aux villes, dont les finances ne sont pas aussi roses qu'on essaie de le faire croire, un transfert de responsabilités qu’elles ne sont pas toutes capables d’absorber.Le document souligne que 24 % de l’ensemble des budgets municipaux, contre 7 % en Ontario, est consacré au service de la dette.Cette proportion ne représente que 16 % du budget du Québec.Le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, confirmait en octobre l’intention de Québec de se retirer de plusieurs champs d’activité afin de régler de sérieuses difficultés financières.La rencontre de vendredi est une première étape d’un processus de négociation qui se poursuivra au cours de l’hiver.À la rescousse des jeunes sans-abri LES RESTAURANTS DU COEUR, Le Mouvement Desjardins et plusieurs compagnies privés ont conjugué leurs efforts hier pour lancer le Fonds de soutien aux jeunes sans-abri de Montréal.Des 15 000 itiné-: rants qui errent à Montréal plus de la moitié serait âgée de moins de 30 ans, estime-t-on.Créé à l’initiative du Regroupement des maisons d'hébergement jeunesse, ce fonds de soutien tentera de recueillir 400 000 $ au cours de la prochaine année pour répondre aux besoins criants des jeunes qui n’ont pas de gîte.L’argent recueilli servira à financer les activités des maisons d’hébergement qui, au-delà du gîte, offrent aux jeunes un support et une aide à la réinsertion.Cette campagne est présidée par le président du Mouvement des caisses Desjardins, M.Claude Béland.'*'////' % Prénom Code pc^ei Uféphone bureau Ecoutez Ciel et parcoure le monde a * Ecoutez Gel MF tous les jours et identifiez 4 mots passeport.Vous pourriez vous retrouver sous le ciel de Singapour ! Tirage le 28 décembre 1990 cxotik tuurs G* Remplissez et retournez à: Ciel, C.P.98,5 — Longueuil, J4H 3Z3 En moins d’un an, les Québécois sont passés de l’optimisme au pessimisme politico-économique Pierre O’Neill EN PROIE à la morosité, plus que jamais pessimistes quant à la situation politico-économique, les Québécois ont perdu confiance en leurs dirigeants politiques.Les résultats du sondage réalisé par la maison CROP pour le compte du Conseil du patronat du Québec tendent en effet à démontrer qu’en seulement douze mois le sentiment général de la population a fait un tête-à-queue.C’est-à-dire que 63 % des Québécois estiment que ça va mal actuellement au Québec, alors que 37 % continuent à penser que ça va bien.L’an dernier, dans la même proportion, ils croyaient exactement le contraire.Cette perception pessimiste de la situation vaut également pour l’avenir prévisible, du moins en ce qui a trait au climat économique.Alors que seulement 19 % envisagent une amélioration de la situation, 44 % s'attendent à ce qu’elle se détériore au cours des six prochains mois.Le président du CPQ, Ghislain Dufour, et le directeur de recherce de CROP, Claude Gauthier, conviennent tous deux qu’il y a un lien étroit entre l’affaiblissement de l’activité économique et la détérioration du climat politique.Cette évaluation de la situation politico-économique se traduit dans un jugement sévère sur la performance des leaders politiques, alors que trois quarts des Québécois (76 %) en ont peu ou pas du tout confiance.La question référant aux « chefs politiques » en général, il n’est donc pas possible de conclure que ce ressentiment s’adresse davantage aux fédéraux qu’aux provinciaux.Les Québécois ne pensent pas beaucoup mieux des chefs syndicaux dont ils doutent dans une proportion de 64 %.Les journalistes arrivent au troisième rang, avec un taux de non-confiance de 59 %.Ce sont les chefs religieux et les chefs d’entreprise qui sont les mieux perçus, se méritant respectivement la confiance de 47 % et 46% des Québécois.L’enquête d’opinion publique de CROP repose sur 655 entrevues téléphoniques de dix minutes réalisées entre le 21 et le 25 novembre auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte.Le taux de réponse est de 73 % et la marge d’erreur est estimée à plus ou moins 4 % pour les résultats d’ensemble, dans 19 cas sur 20.Un sondage révélateur au chapitre des préoccupations des Québécois, dont 82 % jugent que le débat qui a cours sur l’avenir politique du Québec et du Canada est important.Ils sont toutefois divisés sur la probabilité que la Commission Belanger-Campeau produise des résultats concrets : 43 % ont confiance qu’elle arrivera à dégager un « réel » consen- sus, un optimisme que 45 % ne partagent pas.À cet égard, le président du CPQ est d’avis que les commissaires s’entendent déjà sur un point, celui que la définition de l'avenir constitutionnel du Québec devrait être soumise à un référendum plutôt qu’à une élection.Quand ?M.Dufour l'ignore, mais il note que la question pourrait bien porter sur le fédéralisme renouvelé plutôt que sur l’option souverainiste.Les priorités des Québécois sont également et surtout d’ordre économique.Majoritairement, ils estiment que les gouvernements devraient, au cours de la prochaine année, accorder plus d'importance au contrôle des dépenses publiques (86%); à la réduction du déficit (84% ) et à la hausse des taux d’intérêt (82%).Ils sont par ailleurs 59 % à souhaiter que l’on porte une plus grande attention au taux de change du dollar.Et quatre Québécois sur dix (39 %) se déclarent favorables à ce que l’accord de libre-échange Canada-USA soit étendu au Mexique.Selon M.Dufour, il faut dégager de ces données un message très clair à l’endroit du gouvernement fédéral.À la grande satisfaction du président du CPQ, les Québécois sont de plus en plus sympathiques à l'idée que la société fasse une plus grande place au secteur privé dans un nom- bre accru d’activités éducatives et sociales.Ainsi, 82 % sont en faveur de garderies privées, 80 % sont favorables à l’implantation d’écoles ; privées et 70 % a l'existence de ser-vices privés de santé.Plus de huit : Québécois sur dix (85 %) estiment qu’il est « important » de mettre sur pied des services de garderie dans les entreprises.Par contre, la moitié des Québécois (52 %) jugent que la formation professionnelle dispensée .par le système scolaire québécois prépare* bien les étudiants aux besoins du marché du travail.La situation qui prévaut dans les relations de travail apparaît satisfaisante à la moitié des Québécois, sauf qu’ils sont plus que jamais opposés au droit de grève pour les employés des services publics : électricité et \ gaz, 83 % contre ; hôpitaux, 82 % contre; transports en commun, 81 %; J écoles, 75 %¦ Même dans l’entreprise rivée, le droit de grève n’a pas onne réputation, 47 % des Québé- 1 cois y étant opposés.Enfin, ce sondage fait ressortir le fait que les syndicats (46 %), les mé- .dias d’information (39 %) et les gouvernements (38 %) sont les organi- ; sations le plus souvent perçues V comme ayant trop de pouvoir dans la \ société québécoise d’aujourd’hui.EDUCATION Shell se dit prête à décontaminer la carrière Thouin «dans la mesure de ses responsabilités» Louis-Gilles Francoeur LE DIRECTEUR général de la raffinerie Shell, M.Rob Routs, affirme que cette compagnie est prête à nettoyer la sablière Thouin, a l’Assomption, « dans la mesure de sa responsabilité » et que Québec a en main un projet de décontamination biologique du site qu’il tarde à approuver.Dans une entrevue accordée au DEVOIR la semaine dernière, M.Routs a nié que Shell se traînait les pieds dans ce dossier comme l’a donné à entendre à l’Assemblée nationale le ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis.Ce dernier répétait d’ailleurs jeudi dernier à l’Assemblée nationale que « la négociation a déjà trop traîné en longueur et qu’elle ne saurait perdurer plus longtemps », quitte à devoir utiliser la loi 65 pour faire appliquer le principe du polleur-payeur.Le ministre, talonné depuis deux jours par son critique officiel, M.Denis Lazure, a ajouté qu’il avait déclenché une « enquête interne » sur la disparition des évaluations produites par la police verte pour déterminer le volume d’hydro-carbures enfoui dans cette sablière.Le député péquiste a d’ailleurs déposé à l’Assemblée nationale le ra-port de la police verte, que The Gazette a obtenu de la Commission d’accès à l’information avant que LE DEVOIR ne le publie en primeur.M.Lazure a lu un passage du rapport de l’enquêteur Martel qui écrivait, le 16 août 1989, « qu’un rapport a été rédigé et acheminé au ministère à l’été 1987, mais nous ne pouvons plus retrouver ce rapport».Le ministre n’a pu dire où était passé ce rapport.Refusant de confir- mer la disparition de ce rapport de son ministère, le ministre en a parlé comme s’il s’agissait d’allégations du DEVOIR que son ministère allait vérifier par son « enquête interne ».Enquête dont il a promis de publier le résultat.Quant au directeur de la raffinerie Shell, il n’est pas d’accord avec l’évaluation des enquêteurs du ministère qui attribuent à sa compagnie 87 % du contenu de la sablière en hydro-carbures.Il affirme que ce chiffre est contredit par ses enquêteurs, mais il évite lui-même de divulguer leur évaluation.Par contre, dit-il, Shell est une société très sensible à l’environnement.Et, sur la foi de sa responsabilité morale dans le dossier, Shell a entrepris de caractériser à ses frais le site à deux reprises et de faire une proposition au gouvernement pour le décontaminer par l’injection de bactéries capables de manger, en quelque sorte, les hydro-carbures polluants sans avoir à remuer le sol.Shell Canada teste depuis plusieurs mois sur ses terrains un procédé biologique qui lui permet de décontaminer des sols dans un bassin grâce à l’utilisation de bactéries plutôt portées sur les hydro carbures.Sa compagnie, révèle-t-il, a formé un consortium avec l’Institut Ar-mand-Frappier et la firme ADS pour mettre au point un procédé de decontamination biologique qui pourrait être testé in situ à la sablière Thouin si Québec retient la proposition faite par Shell dans le cadre d’un appel d'offres sur la mise au point de technologies de décontamination.Cet appel d’offres, qui se termine le 15 décembre, ne vise que de façon accessoire la décontamination du site Thouin.On peut mesurer l’intérêt de cet essai quand on songe que la majorité des sites hautement contaminés du Québec le sont par des hydro-carbures.Des méthodes similaires ont été expérimentées ailleurs dans le monde avec des succès parfois relatifs.Mais la filière biotechnologique est considérée par plusieurs chercheurs comme la plus prometteuse de toutes à moyen et à long terme.La proposition du consortium Shell-ADS-IAF prévoit la construction d’une usine-pilote de décontamination biologique sur le site Thouin.Les rendements obtenus par cette méthode, affirme M.Routs, permettent de penser qu’on pourra bientôt injecter ces bactéries dans le sol et les nourrir jusqu’à ce qu’elles terminent le nettoyage des hydrocarbures.La principale contrainte du procédé réside dans le fait que les bactéries ne peuvent éliminer les métaux lourds qui peuvent être présents en même temps que les hydrocarbures.À plus long terme, précise M.Routs, Shell aimerait développer à Montréal un Centre de traitement pour sols contaminés à sa raffinerie même.Le procédé de Shell a ceci d’original qu’il ne laisse échapper dans l’atmosphère aucun des gaz produits par les bactéries et oui concourrent, comme le méthane, a accentuer l’effet de serre.D’autres bactéries « naturelles » sont aussi à l’étude, comme celle trouvée par des chercheurs américains dans le fonds d’un puits de pétrole à 3000 pieds sous terre, puits qu’il a fallu décontaminer en raison de l’appétit redoutable du micro-organisme.DONNEZ- HOi DES Ml æl._ Un enfant handicapé, c’est un enfant comme les autres.En lui ouvrant votre coeur, vous lui donnerez des ailes.Marc André Coalller Société Pcxjr Li s Enfants I 1aNI )K Al’hS Oi ¦ Ql TITO 2300 ouest, boulevard René-Lévesque, Montréal (Québec) H3H 2R5, Tél.: (514) 937-6171 Les doubleurs ont coûté 505 millions $ EN 1989-90,79 931 élèves ont recommencé leur classe, soit 7,8 % de l’effectif des commissions scolaires; 43,5 % de ces élèves éprouvaient des difficultés d’apprentissage.La Direction des études démographiques et économiques du MEQ, oui a rendu publiques hier ces données, estime à ; 505 millions $ le coût du redoublement, soit aux environ de 10 % des dépenses de fonctionnement des commissions scolaires.Plus des deux tiers sont attribuables aux étudiants du secondaire.L’étude révèle encore qu’en 1989-90,22 % des élèves des commissions scolaires, ou 213 816 élèves, avaient pris du retard scolaire par rapport à leur groupe d'âge.Parmi eux, 73 % avaient un an de retard, 19 % en avaient deux et 8 %, trois ou plus.30 % des travailleurs n’ont pas de diplôme PLUS DE 30% des travailleurs québécois, soit 986100 personnes, ne possèdent pas de diplômes d’études secondaires, révèle une recherche de la Direction de études économiques» et démographiques du M EQ, publiée hier.De plus, 447 000 travailleurs, ou 14 %, ont moins de neuf ans de scolarité, mais il s’agit surtout de travailleurs âgés.Le Québec accuse un retard appréciable par rapport à l’Ontario à ce chapitre : cette province compte 9 % de travailleurs qui ont complété moins de neuf années de scolarité.Cependant, 25 % des travailleurs ontariens qui ont entre 9 et 13 ans de scolarité n’ont pas de diplôme.La comparaison est ici difficile à établir, note-t-on, dans la mesure où le diplôme d’études secondaire s’obtient après 11 ans au Québec contre 12 et même 13 ans en Ontario.Non à la Commission de formation L’ASSOCIATION provinciale des commissions de formation professionnelle, la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec et la Fédération nationale ; des cégeps viennent de dénoncer vertement l’intention du gouvernement fédéral de créer une Commission nationale de formation.11 s’agit, dit la coalition, d’un « empiétement inadmissible sur les champs de compétence du Québec ».La ministre responsable, Mme Barbara McDougall, a proposé la création de cette commission à la suite de consultations menées par le gouvernement fédéral sur la nouvelle loi sur l’assurance-chômage.Les trois organismes craignent « que les sommes prévues pour la formation de la main d’oeuvre soient utisées par la Commissoin nationale de formation pour gérer des activités qui sont déjà : assumées par le Québec ou qui empiéteront sur sa compétence ».Élève d’abord, politique ensuite L’ASSOCIATION des directeurs et directrices d’école de Montréal s’inquiète de la « tournure des événements » à la suite des élections scolaires.« Il ne faudrait pas, écrit sa présidente, Mme Lise Robitaille, que la CÉCM se retrouve en étal de stagnation compte tenu du rapport de force à caractère politique » qui caractérise dorénavant le conseil des commissaires.Les commissaires, soutient elle, n’ont qu’une raison d’être : la clientèle.Les directeurs et directrices, prévient elle, vont se montrer vigilants à cet égard.(- Poumon qui respire Cigarette ^qui expire \ à Le Devoir, mardi 11 décembre 1990 ¦ A-3 Paradis a appris les négociations entre Québec et les Inuit en lisant LE DEVOIR Beethoven profitera le premier de la paix à la PdA Norman Delisle de la rresse Canadienne QUÉBEC — Le ton continue de monter entre les ministres Lise Bacon et Pierre Paradis au sujet du projet hydro-électrique Grande-Baleine.C’est en lisant LE DEVOIR que le ministre de l’Environnement Pierre Paradis a appris la tenue de négociations secrètes entre son gouvernement et la communauté inuk sur le projet hydro électrique considéré comme la phase II de la Baie James, si cher au premier ministre Robert Bourassa.« J’en ai été informé ce matin par la voie des journaux », a avoué piteusement M.Paradis hier devant la presse, à son arrivée à l'Assemblée nationale.« On n’a pas de permission à demander à qui que ce soit”, a répliqué pour sa part la ministre de l’Énergie Lise Bacon, qui a reconnu l’existence de pourparlers avec la communauté des Inuit.Mme Bacon en a-t-elle informé son collègue Pierre Paradis par l’esprit de collaboration qui doit animer les membres d’un même gouvernement ?« On n’a pas à le faire.Quand quelqu’un décide de faire des routes, il ne demande pas la permission au ministère de l’Environnement.Il va soumettre ses projets une fois qu’ils sont réglés », a sèchement répondu Mme Bacon à la presse.« Le ministère de l’Énergie et Ressources n’est pas assujetti au ministère de l’Environnement.On mêle bien des choses », a poursuivi le vice-premier ministre.De fait, le ministère de l’Énergie de Mme Bacon négocie secrètement depuis cinq mois avec l’administration régionale Kativik une entente financière en rapport avec la construction du complexe Grande-Baleine.Tout en reconnaissant l’existence des pourparlers, Mme Bacon a soutenu hier qu’on débattait d’un cadre de négociation.« Ce n’est pas une entente, mais un cadre de négociation.Rien n’a été accordé par ce protocole.C’est pour situer les négociations dans le cadre de la Convention de la Baie James », a dit Mme Bacon.Selon elle, « il n’y a pas (Je mystère : quand on négocie, on ne va pas sur la place publique pour le faire.J’ai été surprise de voir le dossier dans le journal (LE DEVOIR) de ce matin ».Quant à M.Paradis, il persiste à exiger que la Convention de la Baie James, signée en 1975 et entérinée par une loi de l’Assemblée nationale, sera respectée.« Sur le plan de l’environnement, cela ne change pas notre position sur l’application de la Convention de la Baie James, a dit M.Paradis.Aucune entente ne peut enfreindre la Convention sans au préalable une modification législative».Mme Bacon a également été prise à partie à l’Assemblée nationale par le député péquiste d’Ungava, Christian Claveau, qui s’inquiète de la plus récente publicité payée par llydro-Québec dans les médias d’information.« Cette coûteuse publicité (dit) que le projet Grande-Baleine n’aura pas d’impact significatif sur l’environnement.Or les études internes d’Ilydro-Québec dont il est question dans la publicité n’ont fait l’objet d’aucune analyse externe », a déploré le député Claveau, qui y voit de la « propagande tendancieuse » de la part d’Hydro-Québec.Mme Bacon a répliqué qu’il •« s’agissait d’informer la population face a la désinformation faite par le député d’Ungava».Pour sa part, le ministre Paradis a profité de la question soulevée par l’opposition péquiste pour rappeler que son ministère « ne se fie pas strictement aux études d’Ilydro-Québec » pour juger de la valeur environnementale des projets hydroélectriques.« llydro-Québec est le promoteur et nous agissons avec ce promoteur comme nous agissons avec tous les autres promoteurs de développe-menmt économique qui nous soumettent des projets », a répondu le ministre Paradis.Des ministres pressent Pagé d’accepter un compromis sur le droit à la vie privée des élèves Michel Venne de noire Bureau de Québec DES MINISTRES du gouvernement québécois pressent leur collègue à l’Éducation, M.Michel Pagé, d’accepter un compromis et de modifier deux articles de son projet de loi 102 qui menacent le droit à la vie privée des élèves en difficulté d’apprentissage.Ces pressions se font discrètement, par respect pour le principe de la solidarité ministérielle.Mais des sources ont indiqué hier qu’au moins quatre ministres du gouvernement ont exprimé des réserves face à ces articles, notamment à l’occasion de la réunion du conseil des ministres de la semaine dernière, à laquelle M.Pagé avait été invité à s’expliquer.Le titulaire des Communications, M.Lawrence Cannon, a toutefois confirmé qu'il cherchait par la voie de la médiation à trouver avec M.Pagé et le président de la Commission d’accès à l’information, M.Paul-André Comeau, un compromis satis- faisant.M.Cannon cherche avec ses collègues une solution qui permettrait au ministre de l’Éducation d’atteindre ses objectifs administratifs sans commettre un accroc aussi grave à la loi sur l’accès aux documents publics et sur la protection des renseignements personnels.Le projet de loi 102 modifie la loi sur l’instruction publique et la loi sur l’enseignement privé à maints égards.Les articles en litige permettent en quelque sorte au ministre de l’Éducation et au ministre des Transports de se soustraire à l’application de la loi sur l’accès pour obtenir des commissions scolaires et utiliser à des fins de contrôle budgétaire des renseignements confidentiels sur les élèves.Les renseignements dont le ministre dit avoir besoin concernent en particulier l’appartenance religieuse et les handicaps personnels des 144 000 élèves en difficulté d’apprentissage inscrits dans les écoles du Québec, et dont le coût pour le système scolaire a doublé depuis 1985 pour atteindre 860 millions Ji.M.Pagé a maintes fois expliqué que sans ces informations, il lui était impossible présentement de rendre compte à l’Assemblée nationale de l’utilisation précise qui est faite de ces fonds publics.La Commission d’accès à l’information a protesté avec vigueur et alerté l’Assemblée nationale contre cette « violation grave du droit au respect de la vie privée ».La CAI soutient qu’il s’agit du plus grave accroc jamais porté à la loi depuis son adoption en 1982.Il arrive fréquemment que des projets de loi prévoient certaines dérogations ponctuelles et de nature administrative à la loi sur l’accès.Mais dans ce cas-ci, les articles 8 et 10 donnent au ministre de l’Éducation et au ministre des Transports (pour ce qui a trait au transport scolaire! le pouvoir de déterminer seuls les regies et les conditions applicables à l’utilisation d’un fichier de renseignements personnels dont ils ont besoin.M.Pagé a déclaré la semaine dernière qu’il était prêt à renoncer aux dispositions prévues à son projet de loi si la Commission d’accès à l’information acceptait une entente administrative dont on ne sait rien du contenu.La Commission aurait jusqu’à maintenant refusé d’adhérer à cette entente.L’étude détaillée du projet de loi, dont le principe lut adopté sur division de la Chambre (les péquistes ont voté contre) jeudi dernier, doit débuter demain matin.Hier, une porte-parole du ministre faisait savoir qu’il n’était pas question pour le moment de proposer des modifications aux articles litigieux.La Ligue des droits et libertés, la CEQ, l’Association de la paralysie cérébrale, la Fédération des comités de parents et la CSN, ont demandé mercredi dernier au ministre de chercher d’autres moyens pour atteindre ses objectifs.La Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec a suggéré quant à elle de surseoir à l’étude des deux articles en question, alléguant que des mécanismes de vérification existent déjà.Les droits de la personnes s’appuient dorénavant sur leur propre cour de justice Clément Trudel À LA LISTE des tribunaux québécois s’est ajouté hier, officiellement, le Tribunal des droits de la personne.Le ministre de la Justice, M.Gil Ré-millard, en a souligné l’entrée en vigueur dans une déclaration à l’Assemblée nationale; il a lié cet événement au 42e anniversaire de la Déclaration universelle des droits et au 15e anniversaire de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Le nouveau tribunal sera présidé par Mme le juge Michèle Rivest, de la Cour du Québec.Il siégera par divisions — au nombre de trois — constituées chacune d’un juge de la Cour du Québec et de deux assesseurs.Les décisions rendues sont sujettes à appel, si la Cour d’appel du Québec autorise une audition sur appel.Le Tribunal des droits de la personne tire ses pouvoirs d’amendements (juin 1989) à la Charte des droits et libertés de la personne et à la Loi constituant une Commission des droits de la personne.Il peut imposer des mesures de redressement en faveur d’une victime de discrimination dans des domaines comme l’emploi ou le logement; dans certains cas, il peut agir rapidement pour que cesse la « menace » dont la victime se plaint.Le tribunal peut également intervenir à l’encontre de personnes, de groupes ou d’organismes qui exerceraient des représailles contre un ou une plaignante.Depuis 1976 la Commission des droits reçoit des plaintes, enquête et tente des conciliations en matière de discrimination ou d’exploitation.Avec le tribunal qui s’y rattache, elle peut désormais offrir aux citoyens un service d’arbitrage.Une brochure vient d’être éditée, expliquant le rôle, les pouvoirs et la composition du nouveau tribunal.On a aussi réédité la brochure sur la Déclaration québécoise des droits et libertés de la personne.Le demier-né des tribunaux existe pour « faire respecter les droits à Légalité » accordés par les lois québécoises, a souligné M.Rémillard.La critique de l’opposition, Mme Louise llarel, s’est réjouie de l’existence de ce tribunal, tout en souhaitant qu’une vigilance constante soit exercée pour éviter les dérapages contre lesquels il faut constamment se prémunir.Parlant au nom du Parti égalité, M.Robert Libman a dit sa conviction que l’inclusion de clauses « nonobstant » dans les Chartes canadienne et québécoise, « c’était comme si nous n’avions pas du tout de Charte des droits et libertés ».Le député des Chutes-de-la-Chadière, Mme Carrier-Perreault, souhaite pour sa part que soient accélérées les causes reliées à l'équité salariale pour les femmes, causes qui prennent parfois deux ans ou plus à aboutir.La ministre déléguée à la Condition féminine, Mme Violette Trépa-nier, s’est réjouie du fait que les personnes victimes de discrimination puissent compter sur un organisme qui prend fait et cause pour elles.Lorsque la Commission des droits de la personne décide de porter plainte devant un tribunal au nom d’une personne objet de discrimination ou d’exploitation, elle paie les frais d'avocat.Si la Commission ne porte pas plainte, elle en avise par écrit la personne qui a dépose la plainte; c'est dans les 90 jours qui suivent cet avis que la personne peut, à ses frais, présenter sa cause devant le Tribunal des droits de la personne.PHOTO AP Début d’hiver meurtrier en Europe La soudaine irruption de l'hiver en Europe, souvent accompagnée de fortes chutes de neige et de vents violents, a provoqué la mort d'au moins 12 personnes durant le week-end, privant d’électricité plusieurs milliers de foyers en France et en Grande-Bretagne et perturbant gravement la circulation notamment en Autriche, en Suisse et en Angleterre (photo).La façade atlantique de l'Europe a payé le plus lourd tribut : trois morts en France, plusieurs personnes portées disparues en Espagne et, surtout, huit morts en Grande-Bretagne.Une autre journée gagnée contre la TPS OTTAWA (PC) — Les sénateurs libéraux ont gagné une journée de plus sur la taxe des produits et services, hier, en réclamant un ajournement du débat.En vertu de règlements provisoires adoptés il y a quelques semaines, le vote sur cette motion ne pourra pas être pris avant aujourd'hui.Le sénateur Philippe Gigantes, qui a déjà parlé pendant 21 heures sur la TPS, est celui qui avait été désigné pour demander la remise du débat à une date ultérieure.Le sénateur Gigantes a expliqué que l’ancien premier ministre de la Nouvelle-Écosse, M.Henry Hicks, venait de se faire tuer dans un acci- dent et qu'il serait inopportun pour le Sénat de siéger en cette tragique circonstance.Sachant que son attitude n’était pas appréciée des sénateurs conservateurs, M.Gigantes a déclaré, en parlant du leader tory au Sénat, M.Lowell Murray : •< Vous auriez dû lui voir la face.Si son regard avait été mortel, je serais déjà mort».Des porte-parole libéraux oilt expliqué qu’on voulait « gagner du temps » devant la rumeur voulant que les conservateurs recourent à des moyens extraordinaires pour mettre fin au débat sur la TPS et obliger la tenue du vote.B.SERKOS Bijoutier depuis 1957 VENTE ET SERVICE TECHNIQUE 3611.BOUL.SAINT-LAURENT 845-0796 (coin rut* Prince-Arthur) présente la collection complète Rolex Oyster.l : t -if m Rolex Oyster Lady-Datejuet •OIUV w ROLEX l ne Rolex mérite le prestige dont elle jouit.Svlvaln Blanchard LES MEMBRES du syndicat des techniciens de la Place des Arts ont accepté hier les recommandations du médiateur Denis Tremblay pour mettre fin au conflit à la société d’État.Son rapport, déposé samedi et en ténné le jour même par la direction de la PdA, recommande essentiellement la création d'un conseil de médiation pour trancher une fois pour toutes la question de la juridiction syndicale au Musée d’Art con temporain, le coeur du litige entre la PdA et ses 70 techniciens.Ce conseil devra remettre son rapport avant le 15 février et déterminer si le Musée aura l'obligation, une fois déménagé dans le quadrila tère de la PdA en 92, d'embaucher les techniciens de la société d’État chaque fois qu’il présentera des spectacles « reliés aux arts de la scène ».Le syndicat soutient que oui parce que le Musée sera un locataire de la PdA.La direction de la PdA croit que non parce qu’elle n'aura aucun droit de gérance au Musée, une so ciété complètement autonome.Cela dit, la présentation de Casse Noisette ne pose plus aucun problème, et les amateurs de théâtre et de musique seront heureux d'apprendre que les activités de la PdA reprendront leur cours normal à compter d'aujourd'hui si, bien sûr, aucun accrochage ne survient au moment de la signature du protocole de retour au travail.Plusieurs concerts ou spectacles annulés ou déplacés en raison du conflit de travail seront donc présentés aux dates prévues initialement.Ainsi, à compter de 20 heures ce soir, l’Orchestre symphonique de Montréal présentera à la salle W il frid-Pelletier un concert Beethoven dans le cadre de sa série Les grands concerts.Robert Levin sera au piano et Roger Norrington au pupitre À la même heure, à la salle Mai sonneuve, l’Orchestre Métropolitain présente lui aussi un concert Beethoven avec le pianiste Anton Kuerti.L’orchestre sera dirigé par Agnès Grossmann.Toujours à 20 heures, L'Échange, de Claudel, le spectacle tant louangé par la critique, reprend l'affiche au Café de la Place, et ce jusqu’au 22 décembre.Demain, l'OSM présente de nou veau à la salle Wilfrid Pelletier le concert dirigé par Roger Norrington et mettant en vedette le pianiste Robert Levin.Jeudi, vendredi et samedi, seul L'Échange sera à l’affiche à la Place des Arts.Quant au spectacle que devait présenter la Meree Cunningham Dance Company jeudi et vendredi à la salle Wilfrid Pelletier, il est officiellement annulé.U ne perte de 50 000 $ pour la PdA.En ce qui a trait à L'Ennemi du peuple, les représentations continueront d'être jouées au Théâtre Denise* Pelletier.La compagnie reviendra au théâtre Port Royal de la Place des Arts le 19 décembre pour la présentation de Chacun son tour, une pièce de Ray Cooney et Tony Hilton.Enfin, l’Opéra de Montréal, l’un des grands perdants de ce conflit, sera de retour à la PdA le 12 février.L’Opéra a perdu plus de 800 000 $ en raison de l'annulation de quatre re présentations des Contes dlloff mann, une super production qui lui a coûté un million de dollars.Pour l'instant, il demeure difficile de comptabiliser l’ensemble des per tes subies par la PdA à cause du con flit avec ses techniciens.Le directeur des communications de la so.ciété d’État, M Yves Lefebvre, explique que des comptables effectuent présentement ce travail et que dés chiffres seront dévoilés prochainement.Depuis le 26 novembre, une quarantaine de spectacles prévus a la PdA ont dû être annulés ou déplacés, Parmi les annulations, on retrouve quatre représentations des Contes d'Iloffmann, dix de L'Échange, ét deux de I.'Ennemi du peuple.Parmi les spectacles déménagés dans d’autres salles, et qui ont entraîné des déboursés supplémentaires importants aux producteurs, notons principalement les représentations de L'Ennemi du peuple, quatre concerts de l’OSM, deux représensa-tionsdu Juilliard String Quartet, ainsi que les Francofolies.Personne n’a le goût de jouer au cow-boy au Koweït, insiste Clark Josée Boileau de notre bureau d'Ottawa PERSONNE n’a envie de jouer les cow-boys au Koweit, a indiqué hier le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, qui témoignait devant le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce extérieur sur l’impact des sanctions imposées à l’Irak.C’est l'opposition qui parle continuellement de guerre, a-t-il poursuivi, alors que le gouvernement, lui, agit dans une perspective de paix.« Et les chances d’arriver à une solution pacifique sont actuellement meilleures que jamais », a soutenu M.Clark comme preuve de l’efficacité de la détermination.En présence des trois députés qui sont allés négocier la libération d’otages canadiens en Irak, M.Clark a défendu avec force la politique canadienne dans le Golfe, répétant qu’à elles seules les sanctions ne sont pas suffisantes pour assouplir la position de Saddam Hussein.« Si vous avez de véritables preu ves à l’effet contraire, alors pour l’amour du ciel montrez-les nous^, s’est-il emporté contre le député li béral Lloyd Axworthy.Mais ni celui-ci, ni le député néo-démocrale Svend Robinson n’ont été convaincus par les arguments du ministre.« Nous sommes toujours lancés dans une dangereuse course veis la guerre », de dire M Robinson qui, comme son collègue libéral, affirme pour l’avoir constaté de visu que les sanctions ont un impact tel sur l’Irak qu’elles finiront bien par nuire à la force militaire du pays.M.Clark a pour sa part répété que l'échéance du 15 janvier, fixée après l'adoption de la résolution 678 des Nations unies qui autorise le recours à la force, n’est pas un ultimatum, mais une date qui marque la fin d'une pause au cours de laquelle on aura ardemment cherché à préserver la paix dans la région.« Mais le temps n’est pas neutre, a-t-il ajouté.Les coûts humains des sanctions ne feront que s'alourdir avec le passage des semaines et des mois.Et l’incertitude qui entoure les prix élevés du pétrole pèsent lourd partout dans le monde ».Enfin, M.Clark s’est refusé à relier l’invasion du Koweit par l’Irak et la question palestinienne.~LE PLUS GRAND CHOIX DE MONTRES SUISSES DE RE NOMMÉ L INI 1RNATIONALE1 J't l\ PATEK PHILIPPE GENEVE la montre la plus prestigieuse au monde Exclusif ri'“; (fiPs K A U 1 M A N N MAÎTRES jOAIllIERS DEPUIS I') S 4 2195 Crescent, Tel.: (514) 848-0595 | PATEK PHILIPPE ( a/iwr ROLEX Bi 'M I'aA £B£L I’l Ml 1 BREITLING | AMATEURS DE DEFI! Un nouveau jeu télévisé se prépare: l'adaptation française de "JEOPARDY”! Inscrivez- vous aux auditions qui auront lieu a Télé-Métropole les 13, 14, 19 et 20 décembre à 19 heures, en composant le 790-0395.CFTIÏ1 A-4 ¦ Le Devoir, mardi 11 décembre 1990 Le Conseil de presse cherche des moyens pour assurer sa survie Caroline Montpetit DÉCHIRÉ par les discordes internes, sous-financé, menacé d’abandon par plusieurs de ses souscripteurs, ou carrément ignoré par des géants de la presse québécoise comme les entreprises Québécor, le Conseil de presse du Québec, en assemblée annuelle hier à Montréal, a sommé ses défenseurs chez les journalistes, dans le public et au sein des entreprises de presse de trouver des solu tions à court terme pour assurer sa survie au cours de la prochaine an née.A la remise du rapport annuel du CPQ, le président de cet organisme de régulation du travail journaliste que, M.Marc Thibault, a ouverte ment lancé la question aux quelque cinquante personnes présentes à la réunion.« Dès avril prochain, la question du financement se reposera.Nous vous demandons aujourd’hui : qu'ai lons-nous faire pour passer au travers de la prochaine année ?», a précisé M.Thibault.Au terme de six jours d’audiences publiques sur son orientation et son avenir, le Conseil de presse comme les organismes publics qui s’intéressent à sa survie envisagent plus que jamais la possibilité de réclamer une législation de l'État sur le financement du Conseil de presse.« Ce qui se dégage des mémoires recueillis au cours de ces audiences, c'est que plusieurs associations jour nalistiques, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la Fédération nationale des commune cations et l’Association des journalis- tes indépendants du Québec, ainsi, que des organismes publics se sont prononcés en faveur, à divers degrés, d’une intervention de l’État », précise Louis-Gilles Francoeur, président du comité sur le statut du Conseil de presse.Kn assemblée hier à Montréal, des représentants d’organismes publics, comme l’Institut canadien d’éducation des adultes (ICEA), le ministère québécois des Communications, ont en outre déploré le manque de visibilité du Conseil de presse du Québec dans les médias québécois, et son absence des grands débats de fond impliquant les médias d’information.« Lu Presse s’est déjà engagée à publier les décisions du Conseil de presse qui concernaient ses journalistes, a suggéré l’éditeur-adjoint du quotidien de la rue Saint-Jacques, M.Claude Masson.File pourrait aussi s’engager à publier toutes les décisions rendues par le CPQ.» Le président du CPQ s'est de plus interrogé sur la participation des journalistes comme individus au financement du Conseil de presse, qui avait pourtant été créé à leur initiative en I97:t.« Je pose la question à des journalistes qui seraient présents dans la salle.Seriez-vous prêts à augmenter votre part de financement au Conseil ?» Le Conseil de presse doit faire rapport au cours des prochaines semaines du résultat des audiences publiques qui ont été tenues sur son orientation.Des membres des directions de l'information du DEVOIR, de La Presse et de Télé-Métropole étaient présents à l’assemblée du Conseil de presse hier à Montréal.SUITES DE LA PREMIERE PAGE_____________________ + Omnipraticiens avec les plans d’effectifs dans les hôpitaux, va encore pour l'accréditation obligatoire des cliniques privées, mais le ministre Côté pousse trop loin en plaçant les effectifs des cabinets privés sous le joug des régies régionales, estime le Dr Richer.« Les contraintes déjà prévues étaient suffisantes pour palier le manque de médecins dans les hôpitaux.Ajouter une contrainte supplémentaire ne va que nuire à la mobilité interrégionale des médecins », soUlève le président de la Fédéra tion.Cette mesure pourrait même être une arme à double tranchant et pousser les médecins à ne plus aller en région de crainte d’v être confinés à tout jamais, plaide le Dr Richer.Car, une fois enregistré dans une région, l’omnipraticien y sera-t-il limité?s'inquiète le Dr Richer.« Qu’arri-vera-t-il des médecins qui divisent leur pratique entre Montréal et la Rive-Sud ?, de ceux qui sont déjà à Amqui et veulent revenir à Montréal ?», ajoute-t-il.« (in était prêt à faire plusieurs pas.Mais cette dernière contrainte va peut-être créer des problèmes plus importants que ceux auxquels devait répondre la réforme», soutient la Fédération Autre ombre au tableau, estime la FMOQ, la régionalisation des enveloppes de la Régie de l'assurance-maladie du Québec, dont les fonds seront octroyés en fonction du nombre et de l’état de santé de la population.Comment pourra-t-on évaluer les coûts reliés à l’éclatement des familles, le sida, la violence, les drogues ou autant d’autres facteurs non calculables qui influencent l’état de la santé ?, s’interroge le Dr Richer.Trop rigide, la répartition du budget en 17 enveloppes fermées risque aussi d’être inéquitable, selon la Fédération.« Comment aurait-on pu prévoir les 5000 examens médicaux de Saint-Basile ?, l’épidémie de rougeole de l’automne dernier dans l'ouest de File ?("est une formule complexe qui ne laisse aucune flexibilité et pourrait pénaliser Montréal », a avancé le Dr Richer.Le ministre Côté a déclaré que les objectifs de sa réforme n’étaient pas négociables, mais s’est dit prêt à consulter le « comment ».D'accord sur les objectifs, c’est sur ce « comment » que les omnipraticiens attendent des réponses claires du ministre Côté.+ Ottawa Ottawa s’apprêterait à consacrer 3 milliards $ en cinq ans à l’environnement Josée Boileau île nuire bureau (l'Ottawa LE GOUVERNEMENT conservateur présente officiellement ce matin son fameux Plan vert qui doit tracer le programme environnemental fédéral pour les cinq prochaines années.Mais déjà hier l’opposition libérale, qui a eu en main dimanche soir une copie du plan, y voyait essentiellement un outil de propagande qui, en l’absence de mesures législatives, perd de son impact.« Il s’agit tout simplement d’une série de promesses pour le futur, qui ne sont pas renforcées par un projet de loi », déplorait hier le député et whip de son parti, M.David Ding- wall.Selon les renseignements obtenus par le député libéral, le gouvernement consacrera 3 milliards $ à l’environnement au cours des cinq années qui suivront le 1er avril 1991.Cette somme sera répartie entre huit secteurs : la dépollution de l’air, de l’eau et de la terre (850 millions $) ; le soutien au renouvellement des ressources en agriculture, foresterie et dans le secteur des pêches (350 millions $); la protection des espaces et des espèces (175 millions $); l’Arctique (100 millions $) ; la protection globale de l’environnement, notamment au sujet de l’émission de gaz carbonique (C()2) (575 millions $); les forums de décision (500 millions $); l’écologie au foyer (275 millions $) ; les mesures d'urgence (175 millions?).Si les liberaux reconnaissent que 3 milliards $ constituent une somme intéressante, ils jugent malgré tout que le plan comprend d'importantes lacunes.Ils notent entre autres qu'aucune somme n’a été prévue pour remettre à neuf ou installer, dans les municipaütés, les installations de traitement des eaux de vidange.De plus, le gouvernement ne renouvellerait pas son engagement, pris en 1988, de réduire de 20 % d’ici l’an 2005 les émissions de gaz carbonique au Canada.Enfin, fixer la date d’entrée en vigueur du plan en avril prochain ne fait que retarder une démarche commencée depuis déjà 18 mois, disent encore les libéraux.Le plan avait été promis en 1988 par le ministre de l’Environnement de l’époque, M.Lucien Bouchard, mais depuis les réticences gouvernementales et de l’industrie en ont retardé la présentation.Le premier ministre Brian Mul-roney a récemment déclaré que ce plan sera l’une des plus ambitieuses législations de l’histoire de son gouvernement.Aux Communes hier, le vice-premier ministre Don Mazankowski a pour sa part répondu aux premières critiques en conseillant à l'opposition d'attendre le lancement officiel pour obtenir des réactions gouvernemen taies.sous les applaudissents polis des 300 députés.La consultation par référendum devrait devenir l’arbitre constitutionnel suprême, a-t-il poursuivi.Mais le pays a aussi besoin d’une cour constitutionnelle et de pouvoirs présidentiels renforcés.« Vous devez me connaître assez après un an pour savoir que je ne reve pas de pouvoirs personnels plus importants.J’ai même longtemps été convaincu que la future Constitution devrait limiter les pouvoirs présidentiels », a-t-il dit.Mais il a ajouté que les derniers événements et l’analyse juridique de la Constitution actuelle, « instable et pleine de lacunes », l’ont amené à penser qu’il ne pourrait pas remplir son mandat sans une autorité supplémentaire temporaire.Il a déclaré sans autre précision qu’il soumettrait bientôt au Parlement un projet de loi augmentant ses prérogatives.+ AMARC M.Lavoie.À la suite « d’une évaluation économique comparée », ils ont alors recommandé la proposition de M.Harry Pearson, vice-président de Cara, une entreprise de gestion opérant Harvey’s et Le Chalet suisse.En fait, la proposition Pearson comportait un investissement de 175 000 $ du concessionnaire, le versement d’un loyer annuel de 50 000 $ en plus d’une redevance de 15 % sur les ventes brutes qui aurait valu à l’AMARC un revenu annuel supplémentaire de 45 000 $ compte tenu des ventes déclarées de l’année précédente, pour un total de 95000$.Par contre, la proposition Lavoie, qui sera finalement retenue, ne comportait qu’un loyer annuel de 80 000 $, assorti d’une redevance de 10%, mais payable seulement sur les ventes excédentaires à 400 000 $, un volume supérieur du tiers à celui de l’année précédente.Pire, l’AMARC devait elle-même prendre en charge les investissements évalués à 175 000$.Pour toutes ces raisons, les cadres de l’AMARC ont jugé que la proposition Pearson était « la plus avantageuse » et présentait « les meilleures perspectives de succès tant commercial qu’économique », sa « vaste expérience étant une variable essentielle à la mise en place des équipements, meubles et autres éléments de ce type de commerce à 22 jours ouvrables de l’ouverture de La Ronde ».Incidemment, les principaux cadres qui se sont prononcés sur le dossier ont été congédiés peu de temps après leur recommandation.Le 9 avril 1987 (le jour même où le président de l’AMARC se voyait confier également les pouvoirs de directeur général), le conseil d'administration a accepté la « proposition » Lavoie contraire à la recommandation des services internes.Le procès-verbal ne fait état d’aucune autre proposition acheminée au conseil.Le 1er mai suivant, avant qu’aucun contrat ne soit encore signé, M.Lavoie a enregistré au nom de sa société la raison sociale « Grillade Le Relais » et a déclaré faire affaire à l’adresse « 0-262, La Ronde ».Le jour même, à la suite d’un appel d’offres public, l’AMARC a décerné un contrat de 91 766 $ pour « l’achat d’équipement » destiné à la concession de M.Lavoie.Ce n'est que deux semaines plus tard, le 15 mai, que l’AMARC a accepté « le contrat de concession à intervenir » avec la société 2428-9324.Incidemment, la ratification de ce contrat de cinq ans est intervenue quelques minutes à peine avant que le conseil d’administration confie à un comité « le mandat de définir une politique de concessions et d’étudier les procédures et les types d’appel d’offres » qui devaient désormais s’appliquer à l’AMARC.A ce moment, le pdgde l’AMARC est intervenu à nouveau pour modifier la pratique habituelle concernant les dépôts de garantie.Ainsi, au lieu d’un dépôt équivalent à 25 % du loyer annuel, M.Lavoie n’a finalement versé que 10% (8000$) pour une concession dont le chiffre d’affaires était estimé à au moins 300 000$.Pour compléter l’installation de la concession et à la suite d’un appel d’offres « sur invitation », l’AMARC a octroyé le 29 mai 1987 sept contrats supplémentaires d’une valeur totale de 60 150 $ « aux firmes jugées les moins coûteuses et susceptibles d’exécuter et de fournir les matériaux à l’intérieur des délais imposés ».Le procès-verbal indique curieusement que les fournisseurs n'avaient que 24 heures pour livrer les matériaux et entreprendre les travaux.C’est dans ces conditions rocam-bolesques que se sont déroulées, tout au long de la saison 1987, les opérations de la Grillade de M.Paul Lavoie, un établissement licencié fréquenté assidûment par le pdg de « Pour l’instant, je cherche des informations, a-t-il déclaré.Mais nous avons l’intention de respecter les dispositions de la loi ».La Loi canadienne sur la santé prévoit explicitement des sanctions en cas de surfacturation et de frais modérateurs.Le gouvernement fédéral doit alors déduire des sommes qu'il doit transférer à la province les montants prélevés illégalement.Lorsqu’une province viole l’un des principes édictés dans la loi, comme l'universalité, l’accessibilité et la transférabilité, le ministre peut, à sa discrétion, retenir les transferts fédéraux.En 1990-91, le gouvernement fédéral devrait transférer 3,6 liards $ au Québec au chapitre de la santé, soit 2,4 milliards $ en points d'impôt et 1,2 milliard $ en argent.+ Tchécoslovaquie tures générations et la communauté internationale nous traiterait d’idiots ».Vaclav Havel a rappelé aux députés que des sondages d’opinion ont montré que les gens veulent à une majorité écrasante le maintien d’un État fédéral, même dans la très nationaliste Slovaquie qui constitue le tiers oriental du pays.La majorité des Tchécoslovaques pensent que « les tentatives pour faire éclater l'État ne sont qu’un jeu auquel s’adonnent les politiciens et ne reflètent pas les véritables intérêts du peuple », a ajouté le président % Laissez les pros filer devant.Prenez l'hiver a votre rythme.Suivez la piste, vous garderez la ligne ! pannciPOOTian q À vous de jouer.LES ENFANTS DU MONDE Rendent la main y, m m "v: i I m.•* ?7.' •• .
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