Le devoir, 12 octobre 1990, Cahier A
tiptr*rv* 1 iwrt Mmw SYSTÈMES D’ORDINATEUR PHILIPS Poor n»ot**çr>em&ots.npp&Jei Vol.LXXXI — No 237 ?Brume passagère Max 18 Détail page B-6.Montréal, vendredi 12 octobre 1990 Cote Vvo v.»4*i>éve Vo«i»tiu B'i iswc* 60 cents Toronto 6.,e 'N 60 CENTS Mario seule au sommet Assise à la droite de Gerry Boulet, elle était déjà notre reine du rock.Le roi n’est plus, il lui faut désormais régner seule au royaume de l’émotion pure et dure.Au Spectrum, elle rallie ses sujets à force de démesure.La critique de Sylvain Cormier.Page B-l La télé à la merci de Téléfilm Si Téléfilm ne distribuait pas ses gros sous à Lance et compte ou aux Filles de Caleb, nos réseaux de télévision privés et publics ne parviendraient pas à produire ces prestijgieuses émissions qui dominent les cotes d’écoute.La Société d'État fédérale est devenue indispensable, avec les avantages et les inconvénients que cela comporte.Page B-l Éditorial Les objectifs de la Commission Charbonneau sur les déchets dangereux sont cohérents et le gouvernement devrait en faire la base de sa politique.Mais certains des moyens recommandés ne sont pas suffisamment étayés.L'éditorial d'Albert Juneau.Page A-8 L’ONU s’apprête à condamner Israël Les pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies s'apprêtent à condamner Israël et à ordonner l'envoi d’une mission d'enquête après les incidents de Jérusalem.Page A-7 Charbonneau défend son rapport Le président de la Commission d'enquête sur les déchets dangereux, M.Yvon Charbonneau, a vigoureusement défendu hier l’idée d’une Régie des déchets dangereux responsable à long terme de faire appliquer la législation gouvernementale en matière de déchets.Page A-3 Québec affronte mal la récession selon Parizeau Le gouvernement de Robert Bourassa n'a rien fait pour préparer l'économie québécoise à affronter la récession, accuse le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau.Page A-3 Le syndicat de GM est satisfait L'entente entre GM et ses représentants des 36 000 employés de General Motors en Ontario et au Québec satisfait le syndicat.Page A-5 La TPS pourrait être reportée au 1 er juillet Le gouvernement Mulroney se donne une semaine pour dénouer l’impasse ital Hébert de notre bureau d'Ottawa LE DÉSESPOIR de ne pas réussir à sortir la TPS du Sénat à temps pour son entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier commence à s'emparer des conservateurs.Alors que la Chambre haute se préparait hier soir à consacrer une troisième nuit blanche consécutive à la guerre de procédures des libéraux, les stratèges du gouvernement convenaient qu’ils ne disposent pas de beaucoup plus qu'une autre semaine pour dénouer l'impasse et mettre la taxe sur la voie de son adoption.Dans les milieux financiers de Toronto, une rumeur voulant que l'entrée en vigueur de la TPS soit sur le point d’être reportée au 1er juillet a d'ailleurs commencé à circuler Une hypothèse que les ténors du gouvernement continuent d’écarter caté goriquement mais que leurs troupes au Sénat accréditent de plus en plus.En première ligne, à la Chambre haute, il se trouve en effet de moins en moins de conservateurs pour croire dur comme fer à l’entrée en vigueur à la date prévue de la TPS • Vous demanderez aux libéraux », rétorquait hier le sénateur Claude Castonguay quand on lui a posé la question.« Si je comprends bien les règles du Sénat, ajoute le nouveau sénateur du Québec, on peut conti nuer encore bien longtemps ce genre de filibuster.» • Mathématiquement, c'est encore possible qu elle entre en vigueur à temps », évalue de son côté avec beaucoup d’hésitation son collègue C.érald Beaudoin qui s'empresse d’a jouter à ses calculs que maintenant.• chaque jour compte » Dans l’entourage du chef du gou vernement au Sénat Lowell Murray, on confirme que le calendrier qu'a prévu le gouvernement pour sa taxe pourrait bien se jouer au cours des prochains jours Si, dans une se manie, le gouvernement n’est tou jours pas parvenu à se prévaloir de son avantage numérique pour remet tre le Sénat en marche, admet on, il pourrait perdre la course contre la montre Car, si le gouvernement devait en venir reporter la TPS, il faudrait qu’il en donne le signal rapidement, avant que les entreprises qui sont à tenter de se mettre ù l'heure de la TPS à temps pour le 1er janvier ne franchissent le point de non retour Or, • on n’avance pas ».convient le consen ateur lïéraid Beaudoin Depuis que les conservateurs se sont dotés de renforts au Sénat, U v a deux semaines, la Chambre haute n'a pas abordé une seule fois l'ordre du jour Depuis mardi, les sénateurs libé raux ont chanté, récité des couplets, relu des discours vieux de 20 ans, fait le procès du libre échange, soi disant pour protester contre la tenue la semaine dernière d'un vote en leur absence, mais avec (xmi résultat d’empêcher le déroulement normal des déliais Hier, après Cl heures d'intérim-Voir page A 2: TPS Les attachés politiques du maire Doré enfreignent la loi électorale dûment Soumis LES 21 ATTACHÉS politiques de l’administration Dore contreviennent à la nouvelle loi sur les élections municipales adoptée en 1988 en se livrant à un travail de nature-partisane pour le compte du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) Si le procureur de la Couronne donnait suite à une éventuelle plainte d'un citoyen dans cette affaire, la commission de cette « manoeuvre électorale frauduleuse », au sens de la loi, exposerait les contrevenants à des amendes pouvant totaliser 210 000$.Une porte-parole du ministère des Affaires municipales, Mme Arlette Fortin, a indiqué hier au DEVOIR que le contentieux du ministère jugeait que les restrictions relatives au travail partisan des employés municipaux s’appliquent aussi au personnel politique des cabinets.« S’ils sont payés par la ville, ils sont fonctionnaires », a-t-elle tranché.Or selon l’article 284 de la loi, « un fonctionnaire ou un employé d’une municipalité (.) ne peut se livrer à un travail de nature partisane relativement à une élection à un poste de membre du conseil de la municipalité ».Le fonctionnaire ou l’employé qui se livre à un tel travail commet une | infraction, stipule l’article 594.La personne qui commet cette infraction, qualifiée de « manoeuvre élec-torale frauduleuse » à l’article 645, j est passible, outre le paiement des | frais, d’une amende de 1000 $ à 10 000$, précise l’article 640.Selon les informations recueillies par LE DEVOIR, le personnel politique du maire Jean Doré compte 21 personnes : un directeur de cabinet, M.Jean-Robert Choquette, deux ad- ! joints, Mme Marielle Séguin et M.André Sénécal, six attachés politiques rattachés aux membres du Co- j mité exécutif, quatre autres chargés | respectivement des relations avec les élus et le parti, des affaires internationales, intermunicipales et intergouvemementales, quatre autres chargés des communications, et quatre derniers qui effectuent des tâches de soutien.Questionné par le chef de la Coalition démocratique de Montréal, M Pierre-Yves Melançon, lors du Conseil municipal hier après-midi, le , maire n’a pas nié la nature partisane du travail de son personnel politique.« C’est une question de gros bon sens, a fait valoir M.Jean Doré.Les attachés politiques qui sont des militants du parti ont travaillé de façon partisane au service des élus depuis trois ans et 11 mois.Pourquoi cesseraient-ils de le faire au moment de la ! campagne électorale ?» Pressé par les questions de l’opposition, le maire a toutefois refusé de s’engager à solliciter l’avis du di- ! recteur général des élections sur cette question.Tout comme de s’engager à l’avance à rembourser à la Ville les fonds publics utilisés à cette fin.« Je ne partage pas cette interprétation étroite et restrictive qui est un Voir page A-2: Doré l’MOÎO Al* 1 4 \ r -.'' v.* r*é O ¦A-r1* >• mil L______ Échecs et guerre chimique Scène surréaliste dans le désert d'Arabie Saoudite, hier Trois Marines américains, portant masques «1 gaz, jouaient aux ô< becs en se servant de diverses gourdes La STCUM propose de taxer l’usage de l’automobile au profit du transport en commun AMÉLIORER LE service ne suffit plus, la relance du transport en corn mun passe dorénavant par l’auto mobile, estime-t-on à la STCUM.La Société a donc profité, hier, de la présentation de son budget pour 1991 pour proposer la mise en place « d'un ticket modérateur à l’usage de Tau tomobile ».Ce « ticket » prendrait en fait la forme d’une redevance de l $ par jour par place de stationnement hors-rue sur tout le territoire de la CUM La STCUM estime pouvoir récolter ainsi 60 millions $ par année, à verser dans un fonds de relance et de développement du transport en corn mun qui permettrait de viser une augmentation de 5 % de l’achalan dage d’ici les cinq prochaines an nées, soit 25 millions de passagers C’est l’offre de la dernière chance, disait hier le président du conseil d’administration de la STCUM, M Robert Perreault, en lançant la pro position aux élus municipaux.Reste a voir si ceux ci sont prêts à appuyer cette suggestion.Hier, M Perreault Voir page A-2.STCUM La politique monétaire d’Ottawa prise à partie par les gens d’affaires Manon Cornellier ¦ .de la Presse Canadienne OTTAWA — Après le Conseil économique du Canada et le Conference Board, c’était au tour hier des trois plus grandes associations du pays à s’en prendre à la politique monétaire du gouvernement conservateur et à demander une diminution des taux d’intérêts et du déficit fédéral.Selon le Conseil canadien des chefs d’entreprises, la Chambre de commerce du Canada et l’Associa tlon des manufacturiers canadiens, la mauvaise gestion gouvernemen taie, le manque de modération dans les dépenses du gouvernement et l’incapacité des entreprises à faire face a la concurrence mènent le pays vers la récession.Pour ces trois organisations qui regroupent environ 170 000 entrepn ses, un coup de barre vigoureux doit être donné dès maintenant, non seu lement par le gouvernement fédéral mais aussi par les provinces et les gouvernemenLs locaux .Une de nos difficultés fondamen taies est que la majorité des près sions inflationnistes proviennent justement du secteur public », a noté en conférence de presse M Laurent Thibault, président de l’Association des manufacturiers, confirmant l’évaluation faite au cours des derniers jours par le Conseil économique et le Conference Board.« D une part, on a un secteur gou vernemental qui dépense à un rythme vertigineux et qui augmente les taxes et les charges de toutes sortes, ce qui cause de l’inflation, et Voir page A-2: Politique Le Nobel de littérature à Octavio Paz d'après Reulor SK )( 'K IIOLM — La littéi a turc hispanophone H la langue espagnole se sont vues une nouvelle fois honorées hier par l'Académie de Stockholm, qui a attribué le prix Nobel de littérature 1990 au poclc cl essayiste Oc tavio Paz, premier Mexicain à l’obtenir.L’Académie suédoise a fait savoir que le pr ix équivalent â 800 000 $ canadiens était décerné cette année à un •• écrivain de langue espagnole té moignani d'une vaste ouverture in ternalionale » et à l’auteur d’une oeuvre - passionnée, empreinte de sen suelle intelligence el d'humanisme intègre « Je suis très heureux.(Test une chose très importante pour moi et pour la littérature mexicaine et hispano-américaine », a déclaré Octavio Paz, contacté par téléphone dans un hôtel de New York Ancien diplomate âgé de 76 ans, il passait depuis longtemps pour « no-bélisable », à l’instar de son compatriote Carlos Fuentes, autre écrivaindiplomate.Il n’en a pas moins jugé la nouvelle inattendue « Cette fois, la surprise a été totale », a dit l’auteur du Labyrinthe de lu solitude, qui doit donner la semaine prochaine une conférence au Metropolitan Museum of Art de New York, où se tient une exposition d'art mexicain.Observateur politique influent et Voir page A-2: Nobel AUTOCAD Grâce à votre confiance, nous sommes le No.1 au Canada dans les ventes d’AU’IOCAD éducationnelles et aussi le No.1 au Québec pour les ventes éducationnelles et corporatives.ASG CORE ABO 3-0 PIPING 4l ASQ ARCHITECTURAL A*30 MrCHANICAL-HVAC Et maintenant, aussi en exclusivité éducationnelle pour le Québec, nous vous présentons ASG.fultime solution DAO intégrée à AUTOCAD «KMC ü REPRIS ENTANT ÉDUCATIONNEL WCA1 SYSTÈMES INFORMA TIQUES CALGAH 2299 Guénette, St-Laurent Québec, Canada H4R 2E9 (514) 335-0405 FAX 748-1130 f A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 12 octobre 1990 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 TPS nables interventions, le gouvernement a tenté en vain de relancer les travaux.Pendant que le président suppléant du Sénat, un conservateur, délibérait sur la requête conservatrice, les libéraux dépêchaient ur.des leurs, Gildas Molgat, qui a le titre of; ficiel de président-adjoint, pour lui enlever sa place dans la chaise de la présidence « Attendez encore 24 heures et nous verrons », a répondu le chef libéral Allan McEachen, qui dit que l’atmosphère du Sénat s’améliore.« Je suis sûr que nous ne pouvons pas continuer indéfiniment», raille-t-il.Mais le sénateur laisse peu de doute sur la suite des événements : un autre épisode de la guerre de procédures succédera à celui qui monopolise la Chambre haute cette semaine.« Je n’ai jamais rien vu de semblable dans ma vie politique », lance un Claude Castonguay exaspéré, un sentiment auquel ont fait écho James Kelleher et Michael Meighen, deux autres recrues de la dernière cuvée conservatrice.Pour le moment, le seul recours conservateur semble résider dans l'espoir d’avoir les libéraux à l’usure.Si l'opposition ne s'engage pas par écrit à redonner un semblant de vie normale au Sénat, les conservateurs sont disposés à continuer de siéger sans interruption toute la fin de semaine.Du côté des Communes et des ministres de Brian Mulroney, le mot d’ordre n'a pas changé.« On va passer ce qu'on doit passer, moi j’en suis convaincu, quoi que fassent les sénateurs libéraux », jure le ministre Benoit Bouchard.Une belle assu rance qui semble cependant reposer sur la conviction que les liberaux vont finir par lâcher prise.« Est-ce qu'il n’y a pas quelqu’un dans ce pays-là qui est capable de contrôler Allan MacEachen ou Jacques Hébert ?», demande-t-il sur le ton de l’incrédulité.Entre-temps, les contestations judiciaires continuent de s’accumuler.Hier, l'Alberta est devenue la troisième province, avec l’Ontario et la Colombie-Britannique, à s’adresser aux tribunaux pour contester le principe de la taxe et la façon dont le premier ministre s’y prend pour imposer sa volonté au Sénat.Et la cour de Justice de l’Ontario doit se pencher dès ce matin sur les griefs d’un groupe de sénateurs libéraux et d’un simple citoyen qui s’en prennent à la légitimité des huit conservateurs supplémentaires que Brian Mulroney a envoyés au Sénat Le premier prix.• Les caractéristiques remarquables du Panafax U F 170 de Panasonic en font un premier de classe Ht ce, a un pnx plus qu abordable • Il offre des caractéristiques impressionnantes omme la transmission en 12 se< ot le • l'impression haute definition, la composition 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fois — il a notamment critiqué les tendances antidémocratiques de la gauche latino-américaine — Octavio Paz est surtout connu pour ses essais sur les phénomènes de pouvoir et de société, les mythes et les philosophies.Dans Le Labyrinthe de la solitude, il présente ses compatriotes comme un peuple d’instinct « nihiliste », sous les masques de la solitude et de la solennité.Le Nobel de littérature a déjà été attribué à plusieurs écrivains latino-américains — le dernier en date étant le Colombien Gabriel Garcia Marquez (1982), politiquement très éloigné d’Octavio Paz.L’an dernier, le prix était aussi revenu à un auteur d’expression espagnole, le romancier galicien Camilo José Cela, qui a d’ailleurs salué hier le choix de l’Académie suédoise comme un signe de la place grandissante qu’occupe l'espagnol dans le monde.« C’est une grande nouvelle, un grand succès pour la langue espagnole », a dit Cela en s’apprêtant à adresser un télégramme de félicitations à Octavio Paz.« J’espère que nous tirerons quelque avantage politique de notre langue extraordinaire et de l’accueil mondial réservé à sa littérature », a-t-il ajouté ironiquement.Voir page B-l : Un ardent défenseur de la poésie.+ Doré tantinet hypocrite, a dit M.Doré.Cette pratique existait sous l’administration Drapeau-Lamarre.» Mais à l'époque, la loi actuelle n’était pas en vigueur, a-t-il omis de préciser.« Ce ne sont pas des fonctionnaires qui ont la sécurité d’emploi mais des contractuels dont l’engagement est lié à notre réélection », a répété M.Doré.Plus tôt, à son entrée au Conseil, le maire a soutenu que « le budget du personnel politique n’a pas augmenté depuis quatre ans ».« Les attachés sont plus nombreux parce que nous les payons moins », a-t-il dit.Selon les données obtenues par LE DEVOIR, la masse salariale du personnel politique est passé sous l’administration du RC M de 1 694 200 $ en 1986 à 1 920 800 $ en 1990.L’augmentation de 13,9 % correspond à « une indexation au coût de la vie », a expliqué M.Doré.Or la Loi sur les élections inclut dans les dépenses électorales le coût de tout bien ou service utilisé à compter du 58e jour précédant le scrutin.Sur la base d'une masse salariale annuelle de 1,9 million $, la question se pose aussi sur la comptabilisation des 321 800 $ versés durant les deux mois de campagne aux 21 attachés politiques.La loi fixe le montant des dépenses autorisées à partir du nombre d’électeurs recensés : 610 524 avant la révision, dans ce cas-ci.Le RCM pourrait donc dépenser jusqu’à concurrence de 597 569,20 $ pour sa campagne, dont 48 % pour la réélection du maire.Dans l'éventualité où le travail des attachés politiques serait considéré aux fins de calcul, il s’agirait d'un apport de 53,8 % au budget des dépenses de campagne du RCM.À moins bien sûr que les principaux intéressés fassent la preuve que leur travail a été « effectué personnellement, volontairement et sans contrepartie, ainsi que le fruit de leur travail », une exclusion prévue à l’article 428 de la loi.« Si une personne croit qu’une infraction a été commise en matière de dépenses électorales, elle peut porter plainte au directeur général des élections, M.Pierre-F.Côté », a expliqué hier le greffier de la Ville, M.Léon Laberge, qui agit à titre de président d’élection.Chargé du contrôle des dépenses électorales, le trésorier de la Ville agit également sous l’autorité directe du directeur général des élections.Bien qu'il soit chargé par la loi de « veiller au bon déroulement de l’élection », M, Laberge estime qu’il n’a pas à trancher la question du travail partisan des employés municipaux.« Je me contente de lire les journaux comme tout le monde, a-t-il dit.Si une personne croit qu’une infraction a été commise, c’est auprès du procureur de la Couronne qu’elle doit porter plainte.» C’est à lui qu'incombera la décision d’intenter ou non une poursuite en vertu de la Loi sur les poursuites sommaires.L’application de cette partie de la loi ne relève pas du directeur général des élections, a confirmé Mme Lise Dallaire, une porte-parole du bureau de M.Côté.En vertu de la loi, le directeur général peut toutefois faire des recommandations au président d’élection.Mais l’application générale de la loi revient finalement au nouveau ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan.Un porte-parole, M.Luc Rhéaume, a indiqué hier que le ministre attend de connaître l’avis de ses services juridiques avant de commenter.Quoi qu'il en soit, les vifs échanges sur la question des attachés politiques ont donné le ton hier à la dernière séance du Conseil municipal avant les élections.Le Conseil a adopté hier soir après des débats houleux le Plan directeur d’aménagement et de développement de l'arrondissement Ville-Marie (centre-ville), un des engagements majeurs du RCM lors de la campagne de 1986.Les critiques virulentes de l’opposition témoignaient bien de la fievre électorale qui redoublera d’ardeur dès cet après-midi avec la clôture officielle des mises en candidature et le lancement dimanche de la campagne du maire Doré.+ Politique d'autre part, on doit avoir recours, pour la contrôler, à une politique monétaire sévère qui est en train de causer des dommages sérieux à notre économie », a-t-il poursuivi.Pour solutionner ce problème, les gens d’affaires demandent au gouvernement de geler les dépenses fédérales pendant une période de deux ans et de resserrer la politique fiscale afin de calmer les pressions inflationnistes et favoriser une baisse graduelle des taux d’intérêts.« Les hommes d'affaires disent qu’il faut comprimer davantage les dépenses du gouvernement et nous sommes d’accord », a commenté le premier ministre Mulroney à sa sortie des Communes, soulignant que son gouvernement avait limité sa croissance annuelle à 3,6 %- Mais les trois représentants du milieu des affaires ont été moins positifs, alléguant que le gouvernement n’avait pas le contrôle de ses dépenses, ce qui a fait blêmir le ministre des Finances Michael Wilson à sa sortie des Communes.« Ils ont dit ça ?Regardons les faits, a-t-il dit, cachant mal sa colère.Dans le budget d’avril 1989, j’ai prévu des dépenses de programmes de 103,5 milliards $.Nous avons dépensé 103,8 milliards $, soit 0.3 % de plus que prévu.Je défie n'importe quelle compagnie membre de ces organisations de contrôler ses dépenses aussi bien que nous.» Pour réduire les taux d’intérêts, a-t-il ajouté, il faudrait réduire le déficit, un objectif réalisable uniquement en augmentant les taxes ou en coupant dans les dépenses.« C’est un défi que les Canadiens doivent accepter et cela ne vient pas sans certains coûts.» Hier matin, devant une association des manufacturiers d’appareils électriques, le ministre Wilson avait rejeté l’idée d’une solution instantanée LE DEVOIR JW MALOFILM DISTRIBUTION c^ornü invitent 400 personnes à ia grande première du film de ARTHUR JOFFE Le jeudi, 25 octobre 1990 à 19h30 au cinéma Berri Pour participer Remplissez le coupon publié dans Le Devoir du 11 au 17 octobre 1990.et retournez- !e vite à l'adresse indiquée.Le tirage aura lieu à midi, >e 22 octobre 1990.et 20C gagnants recevront un laissez-passer double.La valeur totale des pnx est de 2 800,00$.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Malofilm Distribution.Concours ALBERTO EXPRESS a s MALOFILM DISTRIBUTION.1207 rue Saint-André.4e étage, Montréal (Oc) H2L 3S8 NOM: _____________________________ ADRESSE:.VILLE: CODE POSTAL: APP.:_ TÉL: .AGE: qui ferait plus de tort que de bien à l’économie canadienne, une réplique qu'il a offerte plus tard à l’opposition en Chambre.Quant aux critiques des gens d’affaires, elles ne visaient pas seulement le ministre (édéraL M.Thibault a précisé que M Wilson avait fait meilleure figure que ses collègues provinciaux et que le en d'alarme de leurs associations s'adressait notamment aux provinces et en particulier à l’Ontario, la plus dépensière de toutes.Les trois organisations n’avaient aucune coupure précise à suggérer, ce que n'a pas manqué de souligner M Wilson.Le message des trois organisations n’était pas entièrement neuf, mais c'est la première fois que ces associations s’unissent dans un jugement aussi sévère du gouvernement.« Nous avons singulièrement été sans influence à ce sujet », a soutenu M.D'Aquino.Ils ont aussi demandé aux sénateurs libéraux de mettre fin à l’incertitude entourant la TPS qu’ils considèrent comme un aspect de la solution aux problèmes financiers du gouvernement.L’opposition, pour sa part, a fait front commun contre le ministre hier lors de la période des questions lui demandant de réduire les taux d’intérêts et, à nouveau, de retirer son projet de TPS.En conférence dé presse hier, le réseau Pro-Canada et le Conseil du Travail du Canada se sont opposés à de nouvelles coupures de dépenses, proposant en échange une augmentation de la taxation des entreprises et une réduction des taux d’intérêts afin de diminuer les paiements d’in-térêts sur la dette nationale.+ STCUM ne semblait guère en douter.« Parmi les représentants municipaux présents au conseil d’administration de la STCUM, un consensus se dégage.Du côté de nos voisins, le débat est lancé, disait-il.De toutes façons, c’est peut-être la dernière fois qu'on peut se permettre de parler de relance et les sources de financement pour ce faire ne sont pas si diversifiées.» L’un des « voisins », le maire Gilles Vaillancourt de Laval, confirmait qu'il s’agissait là d’une « piste intéressante à explorer».« M.Perreault a le mérite de lancer l’idée, a-t-il dit au DEVOIR.Mais celle-ci risque d’être insuffisante eu égard aux besoins.Nous aurons de toutes façons des rencontres au cours des prochaines semaines pour en discuter.» Le groupe de pression « Transport 2000 » se montrait de son côté sceptique.« C’est une mesure tellement modeste pour l'amélioration du transport en commun que personne ne va aller gaspiller de l’énergie pour combattre ça », notait son directeur, M.Normand Parisien.Selon des documents internes de la STCU M, poursuit M.Parisien, le transport en commun ne compte plus que pour 20 % de l’ensemble des déplacements sur le territoire de la CU M, alors qu’il était à 28 % au début des années 80 et qu’il est de 33 % à Toronto.« C’est un niveau extrêmement alarmant qui aurait nécessité un programme de relance beaucoup plus spectaculaire », dit-il Pour la STCUM, le développement de nouvelles sources de financement a toutefois des limites : il ne s’agit surtout pas d'exlorer des méthodes pour remplacer la contribution gouvernementale.En avril dernier, lors du budget déposé par le ministre des Finances Gerard I).Levesque, Québec avait manifesté son intention de se retirer des budgets de fonctionnement des sociétés de transport, ce qui se serait traduit par un manque à gagner de 145 millions $ pour la seule STCU M.Couplés aux protestations des municipalités, les hauts cris du monde du transport ont fait reculer le gouvernement qui a finalement accepté de ne pas toucher aux règles actuelles d’ici 1992.« Le fonds que nous proposons servira à améliorer le service, rien d’autre », insistait hier Robert Perreault.Il permettrait notamment d’obtenir des rames de métro supplémentaires, des lignes express vers le centre-ville ou de nouveaux métrobus.Le budget proposé pour 1991 est, quant à lui fixé à 656,8 millions S.en hausse de 6,2 % par rapport à l’an dernier.Pour contenir cette hausse au niveau de l’inflation, la STCUM devra toutefois comprimer ses dépenses de 12 millions $ Mais, promet-on, on ne touchera pas au service.• Pour réduire nos dépenses, nous procéderons plutôt par attrition, sans remplacer les départs.Avec 8000 employés à la Société, le roulement de personnel est assez important pour envisager cette solution, mais il est encore trop tôt pour évaluer combien de postes seront touchés », a expliqué la présidente de la STCUM, Mme Louise Roy.Les usagers devront toutefois attendre encore un mois avant de connaître les tarifs qui seront en vigueur l’an prochain, le temps que la STCU M se coordonne avec ses partenaires de Laval et de la Rive sud quant au montant de la carte régionale.M.Perreault a toutefois indiqué que la hausse moyenne serait de 5 %.En fait, la conférence de presse d'hier, toute axée sur le plan de relance, semblait davantage servir les campagnes électorales en cours dans le monde municipal que la présentation d'un budget dont on a à peine parlé.« Et il s’agit en plus de promesses qu’on nous fait depuis des années », notait-on à Transport 2000.M.Perreault, lui, se défendait à peine de la coincidence, soulignant plutôt que la tenue d’élections était certes le meilleur moment pour chacun « de montrer sa volonté politi que », notamment en se prononçant sur la relance suggérée.La campagne montréalaise risque toutefois d’etre ternie, côté transport, par la menace de grève qui pèse sérieusement du côté des em ployés d'entretien de la STCUM.Ceux-ci doivent se prononcer dimanche en assemblée sur les dernières offres patronales.Si les rencontres de conciliation se poursuivent cette semaine entre les deux parties, le syndicat estimait hier qu’il n'y avait guère d’avancée.« La Société se dit ouverte à la ré duction du temps de travail, mais en contrepartie, elle exige des gains d’efficacité.Ce n'est pas très sérieux », estimait hier le vice-président du syndicat, M.Réjean Desgroseilliers.Louise Roy commentait simplement hier, en’faisant allusion à la récession annoncée de tous côtés : « Vu le contexte général, nous espé rons qu’ils comprendront que nos offres sont généreuses.» 12 octobre par la PC et l’AP 1988: une entente de principe intervient entre Bell Canada et le syndicat de ses techniciens et téléphonistes en grève depuis le 27 juin.198.1: l'ex-premier ministre japonais Kakuei Tanaka est condamné à quatre ans de prison pour son rôle dans l’affaire Lockheed.1978: décès du poète québécois Alfred Desrochers à l'âge de 77 ans.1979: le président Nixon choisit Gerald Ford pour succéder à Spiro Agnew comme vice-président des États-Unis.1968: fondation du Parti québécois; ouverture des Jeux olympiques de Mexico.1957: le premier ministre canadien Lester B.Pearson mérite le prix Nobel de la paix.Ils sont nés un 12 octobre: Le ténor Luciano Pavarotti (1935); le comédien Dick Gregory (1932).I PII l PM l ANMU f PII » PMI < Participez avec nous dès maintenant Communiquez avec votre association locale U L T A T S Tirage du 90-10-10 Vous pouvez miser jusqu A 20 h le mercredi et le samedi GAGNANTS LOTS 6/6 2 2 587 283.30 $ 5/6+ 5 191 435,80$ 5/6 270 2 710,90 $ 4/6 15 808 89,00 $ 3/6 300 775 10,00$ 10 14 34 37 40 49 VENTES TOTALES: 19 196 037,00$ No complémentaire 42 PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 2 200 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE.90-10-13 Tirage du 90-10-10 NUMÉROS LOTS raji vous pouvez 157856 100 000 S r fc 4TTn louenusqua 5 7 8 5 6 1 ooo s tÜ L1 U 20 n les soirs de tirage 7 8 5 6 250 S 8 5 6 50 S 5 6 10 S 6 2 S Tirage du 90-10-10 4 5 8 11 15 Vous pouvez I i l ' miser jusqu A K 21 nies soirs v ==l de tirages 23 43 31 44 39 47 40 48 41 49 Prochain tirage: — 90-10-12 » 53 54 58 62 63 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités dèneaissement des Billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.* à Le Devoir, vendredi 12 octobre 1990 ¦ A-3 Louise Laurin ne sera pas candidate du MÉMO Jêâh-Pierre Proulx MME LOUISE LAURIN, l’ex-direc-tnce de l'école Sainte-Cécile connue pour son action en faveur des réfugiés turcs, sera candidate indépendante aux élections scolaires du 18 novembre dans le quartier 15, Ville-ray Park Extension.Bien qu elle l’ait publiquement annoncée, elle n’a finalement pas déposé sa candidature en vue de rassemblée d'investiture du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) hier soir dans le quartier no 15 (Villeray/Park-Extension).Elle a appris la semaine dernière la candidature surprise de Mme Eliana Kanaveros, une étudiante en sciences juridiques à l’UQAM, qui a déposé, en même temps que son bulletin de candidature, quelque 300 cartes de nouveaux adhérants au MÉMO.Mme Laurin avait été pressentie par la commissaire sortante du même quartier.Mme Céline La-berge, et l'équipe locale du MÉMO.Elle avait même participé il y a dix jours à une assemblée des candidats.La candidature surprise de M me Kanaveros a soulevé l'émoi au conseil de direction du MÉMO car son président, M Kenneth George, est soupçonné d'avoir manoeuvrer pour écarter Mme Laurin.Un membre de la direction parlait même hier de « crise de confiance » envers lui.C’est que les 300 cartes de membres qu'a rapportées Mme Kanaveros ont été, au départ, remises à M.Georges qui les a ensuite données, au député libéral, M.Christos Sirros et, apparemment, à un autre membre du PLQ.M Georges nous a expliqué avoir effectivement rencontré M.Sirros à la fin d’août dans le cadre d’un ensemble de démarches décidées par le comité de direction pour recruter des candidats appartenant aux communautés culturelles.« Le quartier 15, dit-il, est effectivement intéressant vu la présence importante de membres de la commuantué grecque ».Mes ses démarches n’a valent rien donné et c'est avec surprise qu'il a appris, lui aussi, la candidature in e.v-tremisde Mme Kanaveros.qui, jusque-là, n’avait jamais pris contact avec le MÉMO.Il a alors, dit-il, appelé Mme Laurin pour lui faire connaitre.les événements.« C’est très regrettable, a-t-il ajouté, car Mme Laurin est non seulement connue pour son action en faveur des turcs, mais aussi c’était une enseignante, puis une directrice, maintenant à la retraite, qui est intervenue dans des dossiers majeurs, notamment en ce qui touche la politique du français à la CÉCM.» Mais, a-t-il ajouté, « le parti n’est la propriété de personne.On s’ouvre à tout le monde.C'est une risque de pécher par ouverture.À moyen terme, c’est la meilleure optique».Cela dit, le MÉMO a pratiquement choisi l’ensemble de ses candidats.Depuis une semaine, ont été choisis ou se sont déclarés candidats, M.André Ladouceur, homme d’affaires, dans le quartier no 1 (Ville-Émard), M me Lucie Rodrique, agente de recherche en santé et sécurité au travail, dans le quartier no 3 (West-mount/Notre-Dame-de-Grâce), Mme Jasmire Polifort, travailleuse sociale d'origine haïtienne, dans le quartier no 13 (Ville Saint-Michel), Mme Eliana Kavaneros, d’origine grecque, gardienne d’enfants et étudiante en sciences juridiques, dans le quartier 15 (Villeray/Park Extension), M.Roger Dominguez, avocat d'origine espagnol dans le quartier 17 (CartieviUe).Le MÉMO compte à ce jour 2200 membres en règle.PHOTO PC Le chef du PQ, Jacques Parizeau, en compagnie du leader de l'opposition, Guy Chevrette, et du whip du parti, Jacques Brassard, au début du caucus pré-sessionnel, hier, à Québec.Parizeau accuse Bourassa d’avoir voulu noyauter la commission B-C Michel Venne === de la Presse Canadienne QUÉBEC — Jacques Parizeau est indigné de voir comment le premier ministre Robert Bourassa « a essayé » de noyauter la corn mission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec en nom mant .deux anus du régime » parmi les représentants du monde des affaires.« Je ne vous cacherai pas mon indignation de la façon dont les représentants des milieux des affai- QUÉBEC (PC) — Le gouvernement de Robert Bourassa n’a rien fait pour préparer l'économie qué béeoise à affronter la récession, accuse le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau.Cette récession, estime par ailleurs le chef de l’opposition, pour rail servir la cause des souverainistes, en ce sens qu’elle fera cruellement ressortir dans l’opinion publique « l’incapacité du fédéralisme canadien d’aboutir à des politiques économiques cohérentes ».A son arrivée à la réunion de deux jours des députés du PQ à Québec, hier, après quelques jours de repos suivant le décès de son épouse Alice, M.Parizeau a sévèrement blâmé l’inaction du gouvernement.« Ça fait un an que je dis au gouvernement : il y a une récession qui nous pend au nez et vous n’êtes pas prêts.Au moment où la récession est constatée, qu'est-ce qui vient du gouvernement du Québec des coupures de dépenses, et des possibilités d’augmentation additionnelles de taxes», a-t-il lancé.Selon l'ancien ministre des Finances, il aurait fallu depuis déjà un certain temps faciliter du crédit temporaire pour les entreprises, soutenir la construction domiciliaire et la formation professionnelle et préparer l'exécution de grands travaux publics.« Ce que je cherche d’abord, ce sont des signaux que le gouver nement est prêt à agir, dit-il.La res ont été nommés ».a déclaré le chef péquiste, hier, à son arrivée à la réunion des députés de sa for mat ion politique a Québec * De toute évidence, dit il.le processus choisi, en particulier pour deux d’entre eux, ne eorres pond pas à ce sur quoi nous nous étions entendus.» — Diriez vous que le premier ministre a voulu noyauter la coin mission?, lui ont demandé des journalistes ?— « Il a essayé, de façon évi dente, a-t-il répondu.Mais je ne phase 11 de la Baie-James et les alumineries, on le voit, ça ne suffit pas.» Heureusement, dit-il, la situa turn est moins grave qu’en 1982, et encore, cela dépend de ce qui se produira dans le golfe Persique, affirme le chef péquiste.Un conflit dans cette région pourrait exercer une pression à la hausse sur le prix du pétrole et avoir des conséquences majeures sur l’économie.M Parizeau ne croit pas cependant que cette crise économique nuira à l’option souverainiste du Parti québécois.Il soutient au con traire qu’en un certain sens, cette situation pourrait même servir sa cause, même si traditionnellement les périodes de ralentissement économique sont peu propices aux bouleversements politiques.Selon lui, les déboires économiques du Canada feront apparaître sans fard « le désordre et l’incohérence » des politiques économiques du Canada et le coût élevé « des programmes contra dictoires » qui existent entre les deux paliers de gouvernement « Cette constatation va être extraordinairement alimentée par la récession, dit-il.Les gens vont pouvoir toucher du doigt ce que c’est un pays qui fonctionne dans le désordre.» Le chef péquiste évite cepen dant de se réjouir.« Je ne suis pas content, dit-il.Personne n'est ja mais content d’une récession II n’y a pas de raison d'applaudir » suis pas certain qu'il ait réussi, quand vous tenez compte de la forte personnalité de certaines de ces quatre personnes, en particu lier deux d'entre elles.• Le chef péquiste ne croit pas que la crédibilité de la commis sum elle même devrait souffrir de cet imbroglio.« Je pense que ça va entacher un certain nombre de prises de |h> sition venant du milieu des affai res, dit il.mais la commission va survivre à ça Et l’exercice est trop crucial pour l'avenir du Qué bec pour qu’on veuille exercer quelque rcprésaille que ce soit à cause de ce qui s’est passé.» M Parizeau est cependant très choqué ipie M Bourassa ait pro fitéde son absence vendredi, à la suite du décès de son épouse, pour annoncer la nomination des qua tre représentants du monde des affaires sans l'avoir consulté comme convenu.Les deux chefs politiques s’é talent entendus pour demander aux quatre grandes associations patronales du Québec de leur sug gérer des candidatures.Or, si le premier ministre a re tenu la suggestion du Conseil du patronat (Ghislain Dufour) et tout de même nommé la trésorière du Board of Trade (Cheryl Campbell Steer), il a écarté les candidatures de la Chambre de commerce du Québec (Jean Lambert) et de l’Association des manufacturiers M Parizeau trouve « incorrect » que M Bourassa ait « balayé du revers de la main pour finalement nommer deux amis du régime».Le premier ministre a en effet désigné unilatéralement MM Charles-Albert Poissant (gestionnaire chez Domtaret libéral notoire) et Marcel Beaudry (de la Chambre de commerce de l’Ou taouais, un autre libéral reconnu) |xnir compléter la liste.« À quoi ça sert de parler de participation quand on se conduit a l’égard des organismes importants de notre société de cette fa çon-là A l’égard des Chambres de commerce, c’est arrogant et méprisant », dit il Les députés du Parti québécois sont réunis pour préparer les tra vaux de la prochaine session par lementaire, qui commence mardi à l’Assemblée nationale.Ilsdiscu lent également de leur participa lion à la commission Bélanger Campeau et de la situation eco nômique qui sévit au Québec.et de pas s’être préparé à la récession L’enquête du coroner sur la mort du caporal Lemay se poursuit ME PIERRE Morin, coroner en chef adjomt au gouvernement du Québec, a annoncé hier que l’enquête du coroner se poursuivait sur la mort du caporal Marcel Lemay, de l'escouade tactique de la Sûreté du Québec, décédé le 11 juillet dernier autour des barricades érigées par les Mohawks à üka.Le coroner a confirmé l'identité du décédé, ainsi que la date et le heu de sa mort, mais attend la finalisation de l'enquête du Service de police de la CU M sur les circonstance du décès, pour analyser la possibilité de tenir une enquête publique dans le dossier.Le caporal Lemay est mort à la suite de lésions thoraciques causées par une projectile de calibre .223, « d’un type différent de celui utilisé par la Sûreté du Québec », précise le communiqué de Me Morin.4 la suite de cette confrontation entre les Mohawks armés et la Sûreté du Québec, les Mohawks de Ka-nesatake avaient affirmé que le caporal Lemay s’était blessé lui-même en manipulant son arme.«PORTES OUVERTES» À L'IREQ SAMEDI 13 et DIMANCHE 14 OCTOBRE 1990 de 10h à 16h A l'occasion de son 20e anniversaire, l’Institut de recherche d'Hy-dro Québec (IREQ) invite le grand public à visiter ses installations d'essais: Visite des grands laboratoires d’essais: Grande Puissance et Haute tension Démonstrations de recherche en robotique, informatique, chimie, matériaux, électronique, supraconductivité, éolienne, fusion.L’IREQ est situé au 1800, montée Sainte-Julie à Varennes.Pour s'y rendre: Autoroute 20 - sortie 98 - direction Sorel Autoroute 30 - sortie 128 Fax populi.• \j: panafax FF 170 je Panasonic -n appareil remarquable a prix pqpulajre • Il offre des caractéristiques remarquables r les i'smprtssior haute définition la compos:'.or, automatique de 100 numéros pré enregistres et une mémoire presque deux !’¦ : :-o volumineuse que celle d'autres télécopieurs de pnx équivalent • Vous obtenez la meilleure performance de Panafax gamme .mpiete de re.e : ,e .rs Panafax de Paoasox .
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