Le devoir, 5 septembre 1990, Page(s) complémentaire(s)
8 ¦ Le Devoir, mercredi 5 septembre 1990 L’image des Warriors inquiète les policiers HALIFAX (PC) — La crise mohawk, au Québec, se révèle frustrante pour le directeur de l'Association policière canadienne, qui estime que les images que les médias en diffusent donnent l'impression qu'il est ‘égal et normal de transporter des arrnes dans les lieux publics.La situation est telle que les criminels pourraient croire qu'il leur est désormais loisible de se promener, sans coup férir, étant pourvus d'armes illégales, a soutenu Jim Kingston au congrès annuel de l'organisation, hier • La situation à Oka et les images qu'on nous fait voir de ce conflit perpétuent l'idée qu'il est légal, en autant que votre cause soit juste, de vous armer publiquement d'un fusil d'assaut AK 47 ou d'une mitraillette Un», a renchéri M Kingston.• Or.si vous et moi descendions dans la rue avec une de ces armes, nous serions immédiatement arrêtés ».M Kingston s'est d'autant plus insurgé que les téléviseurs montrent à satiété des gens au visage masqué d'un foulard en possession de telles armes.• Que leur cause soit bonne ou mauvaise, la loi doit être respectée et maintenue, sinon c'est l’anar chie ».a-t-il dit aux congressistes « Je ne sais pas ce qui s’est produit à Oka, mais il me semble qu'un meil leur trav ail de renseignement aurait pu être préalablement accompli, de façon à ce que les autorités sachent à quoi elles devaient faire face lorsqu’elles ont tenté d'investir la place » 11 a affirmé que les :!4 000 membres de l'association seront appelés à entériner une résolution invitant les autorités fl ne pas négocier avec ce qu'il juge être « des individus s'apparentant à des terroristes » Des chercheurs découvrent le gène de l'arthrite BETHKSDA, Maryland (PU, AP) -Des chercheurs ont annoncé hier la découverte d'un gène susceptible de provoquer l’arthrite, une maladie dégénérative qui provoque des rai deurs, des douleurs et la paralysie des jointures et articulations.Le Dr Darwin J.Prockop, de l'université Thomas Jefferson, à Philadelphie, ainsi que le Dr Roland W Moskowitz, de l’université Case Western Reserve, à Cleveland, ont précisé que le gène fut isolé lors d'une étude réalisée auprès de trois générations de personnes appartenant à une même famille.« Nous avons isolé une maladie et en avons défini une cause spécifique, de prétendre le Dr Moskovitz.En ayant identifié un ennemi, il nous sera plus facile de le combattre ».ajoute-t-il, en exprimant l’espoir qu’un traitement de l'arthrite sera mis au point avant longtemps.Les médecins ne font actuellement que traiter les symptômes de l’arthrite en soulageant l’inflamma tion des tissus.Dans les cas extrêmes, le mal est si grave qu’on ne peut le corriger qu'en remplaçant les tissus attaqués par des articulations ar- tificielles.Lors de l'étude, des membres de plusieurs générations d’une dizaine de familles ont été examinés et le gène fautif a été découvert chez trois de ces familles.L’examen de la cadence génétique des autres familles n’a pas encore été complété.« 11 est très possible que d’autres gènes soient également responsables de la maladie, a souligné le Dr Moskowitz.11 est presque impossible qu’un seul gène soit responsable de toutes les formes d’ostéoarthrite héréditaire ».é L’arthrite est une des maladies les plus répandues chez les gens de plus de 55 ans Elle provoque une degé nérescence des cartilages qui recou vie et protège les articulations Le mal peut affecter toutes les ar ticulations, mais il s'attaque surtout à celles des mains, des chevilles, des genoux et des hanches.L'étude a également démontré, se Ion les chercheurs, que.dans certaines familles, il > a présence d'un gène anormal et d'un gène normal qui produit du collagène 11, une protéine constituant le matériau de base des cartilages SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?La SQ et a arrêté deux Mohawks, ce qui porte à « plus d'une trentaine », indi que-t-on, le nombre d’arrestations réalisées depuis le 23 août dernier.La majeure partie des arrestations ont été opérées dans la région d’Oka, et une porte-parole de la Sûreté du Québec a indiqué hier au DEVOIR que vraisemblablement les policiers de la SQ travaillaient en étroite collaboration avec les membres des Forces armées pour les poursuivre.Sur la trentaine d’arrestations réalisées depuis le 23 août, 15 Mohawks ont été libérés avec promesse de comparaître, et une demi-douzaine d'entre eux ont obtenu leur libération après enquête.Hier comparaissaient au Palais de Justice de Longueuil Louis Bush, 64 ans, et son fils Eric, 33 ans, arrêtés la veille et accusés de possessions d'armes illégales à Kahnawake.Leur enquête sous caution a été fixée au 7 septembre.À Oka, des représentants des Forces armées canadiennes ont en effet annoncé, en début de journée, que les déplacements de troupes étaient bel et bien terminés dans la région et que le mandat de l'armée de provoquer le dépôt des armes des Warriors était en réévaluation auprès des hautes instances de l’armée canadienne.Même si les militaires disposent d'un pouvoir d'arrestation, tout in dique qu'on laisse à la SQ le soin de régler tous les détails des arrestations, détails qui présentent souvent des aspects techniques que les soldats ne connaissent pas (perquisition, procédures administratives, préparation de comparution en Cour, etc).« Notre mission est désormais d’assurer la sécurité autour du périmètre qui encercle le centre de désintoxication de Kanesatake.Nous avions pour mandat de désarmer les Warriors, mais ce mandat est en réévaluation auprès des hautes instances », a précisé le lieutenant-colonel Daigle.Hier au centre de désintoxication de Kanesatake, un groupe de femmes et d’enfants mohawks qui côtoient les Warriors se s’est avancé derrière les barbelés montés par les Forces armées autour du centre de désintoxication, pour injurier et provoquer les militaires en poste autour de la barricade.Le tout témoignait du très haut degré de tension régnant chez les Warriors dans le centre.« Vous n’avez pas le droit d'être ici.Nous ne vous laisserons jamais prendre ce territoire », criait une femme manifestement exaspérée, poussant un militaire dans les barbelés.« Nous ne tirerons pas les premiers, vous allez tirer.Vous n’etes que des SS francophones », a-t-elle ajouté, L’escarmouche, au cours de laquelle quelques militaires se sont blessés contre les barbelés, a pris fui après de courtes discussions entre un représentant des Warriors, M.Black Jat, et le major Alain Tremblay, responsable de la compagnie des Forces armées sur place à Oka.Une douzaine de militaires se sont également déplacés près du lieu des discussions pour rétablir l’ordre.Pendant ce temps, les négociations des gouvernements fédéral et provincial et des Mohawks semblaient avancer à petits pas à l’hôtel Hilton, de Dorval, alors que les représentants de la Confédération des six-nations iroquoises, M.Harvey Longboat, Johnny Mohawk et Paul Williams, réclamés par le gouvernement provincial, refaisaient apparition dans le dossier.« Il y a une proposition sur la table impliquant les deux paliers de gouvernements.C’est M.Ciaccia qui rerésente le gouvernement provincial cette table de négociations, a déclaré M.Bob Antone, qui a quitté le centre de désintoxication hier en fin de journée pour se rendre à Dorval.Les représentants mohawks semblent optimistes, et j'ai été mandaté par les Warriors de Kanesatake pour faire valoir leur point de vue auprès des négociateurs », a affirmé le Mo- hawk Bob Antone, qui a quitté Oka hier en compagnie de l'avocat des Mohawks Marc David, pour se rendre à Dorval.À Montréal, la Sûreté du Québec et l’armée canadienne ont exhibé à la presse toute l’artillerie saisie lors de la perquisition de lundi au Longhouse de Kahnawake et lors de l'arrestation d'un véhicule des lieux.Parmi les armes saisies, on note un fusil mitrailleur de calibre .50, capable de percer le blindage d'un char, avec une portée de 1500 mètres.Ont aussi été saisis un fusil mitrailleur C-l, une carabine de calibre 22, un fusil mitrailleur M-l de calibre 30 et plusieurs munitions.L’agent d'information Richard Bourdon, de la SQ, a déclaré que l’armée et la SQ s’étaient rendus au Longhouse « parce qu'on a reçu une information que les armes étaient à cet endroit.On avait des raisons cer tames de le croire ».Dans le véhicule des deux Mohawks ont été saisis un fusil mitrail leur M-ll, une carabine M 14, un revolver 357 magnum, un fusil calibre 12 à coulisse et plusieurs munitions.Le lieutenant-colonel Craig Mit chell a été incapable de dire où se trouvaient toutes les autres armes qui avaient été identifiées par l’armée comme étant en possession des Warriors.« À Oka, nous avons saisi des armes mineures lors de l’intervention de samedi, mais nous avons de bon nés raisons de croire que plusieurs Warriors sont toujours armés dans le centre de désintoxication », a indiqué pour sa part le lieutenant colonel Pierre Daigle.Interrogées sur les vols d’un avion Cessna qui aurait pu servir à faire évacuer des Warriors et leurs armes, la SQ et l’armée se relançaient la balle.M.Bourdon, de la SQ, répli quait que la SQ n’a pas juridiction sur l’espace aérien au-dessus de Kahnawake.Le lieutenant-colonel Mitchell suggérait de poser la question à d’autres personnes en autorité.Par ailleurs, on a également appris hier que le pont Mercier n’a pas particulièrement souffert du blocus des dernières semaines, mais l’armée préfère que l’actuelle tension sociale s’amenuise avant de le rouvrir.Hier après-midi, l’armée canadienne, le ministère québécois des Transports et la Société de la Voie maritime ont rendu public le bilan de santé du pont : les dommages sont mineurs.Tout le pont a été vérifié de haut en bas par les ingénieurs de l’armée, de Transport Québec et la Voie maritime, et on n'a rien trouvé qui pourrait représenter une menace à la sécurité des citoyens.Des plongeurs ont même inspecté en profondeur les piliers du pont.Les seuls éléments étrangers trouvés sont un feu de Bengale et des fils électriques reliés à des sacs d’engrais.Du strict point de vue technique le pont pourrait être rouvert d’ici deux jours, mais l’armée, à qui revient la décision finale, préfère attendre.Le major Serge Quenneville a indiqué hier que la situation sociale actuelle s’apparentait à des « sables mouvants », et on préfère attendre que la tension soit moins forte entre autochtones et résidants de la Rive-Sud.Lorsque le pont sera rouvert toutes les routes avoisinantes le seront aussi.4 La commission bref mais précis : « Étudier et analyser le statut politique et constitutionnel du Québec et formuler, à cet égard, des recommandations ».La loi votée hier précise que la commission pourra « faire les études et les consultations qu’elle juge nécessaires pour l’exécution de son mandat ».Parmi ces « moyens », la loi en mentionne trois : la tenue d’audiences publiques dans diverses régions du Québec, l'audition d'experts et la tenue de forums sur des champs particuliers, comme l’aspect social, culturel, démographique ou de développement régional.Parmi les autres principes proclamés dans le préambule du projet de loi.signalons le fait que la langue française est la langue officielle du Québec.Le respect des droits de la communauté anglo-québécoise et le maintien de la spécificité des autochtones y sont aussi mentionnés.Il faut noter que la commission extraordinaire aura jusqu'au 28 mars 1991 pour faire rapport, c’est-à-dire trois semaines après la date prévue du congrès général au cours duquel le Parti libéral du Québec aura dé cidé de sa propre orientation constitutionnelle.Dans son discours d’appui à la loi, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, a défendu la position constitutionnelle votée en août dernier par la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec.Quelle que soit la décision de la commission extraordinaire, il faudra maintenir dans les futurs liens entre le Québec et le Canada une monnaie commune, ne pas imposer de contrôle douanier et garantir la mobilité de la main d'oeuvre, a affirmé M Bourassa.Quant au chef de l’opposition, M Jacques Parizeau, il a plaidé pour qu’un représentant du milieu culturel siège au sein de la commission.Pour le ministre de la Justice et des Affaires intergouvemementales canadiennes, C.il Rémillard.l'échec du lac Meech aura finalement été une victoire pour le Québec, en per mettant de dégager un concensus face à l’avenir.Le porte parole du Parti égalité, le député de D'Arcy McGee, Robert Libman, a réitéré d’avance sa foi fé déraliste et son appui au maintien d'un Canada fort.4 Rocard « d’agresser la Fédération cana dienne ».Sa seule incursion en bordure du lac Meech et de l’échec des accords constitutionnels se borne à une réfle xion personnelle.« Je suis assez so ciologue et assez cultivé pour savoir qu'il n’y a pas de légitimité à une sou veraineté quand elle n’est pas enra cinée dans la conscience d’un peuple Et du côté de la relation entre la fé dération canadienne et la province de Québec, c'est ce qui ne s'est ja mais fait dans des conditions corn plètement satisfaisantes ».Ce léger coup de chapeau aux in satisfaits du Canada, et probable ment aux souverainistes québécois chez lesquels M.Rocard compte tou jours plusieurs amis, se tempère aus sitôt d’un plaidoyer plutôt défavo rable aux souverainetés, et certes à l’État-nation.« On parle neuf langues dans la communauté européenne.Nous sommes sursaturés des difficultés que nous nous sommes mutuellement créées par des excès de nationa lisme.Je hais le nationalisme dans toutes ses dimensions, tout comme je hais tout ce qui est excessif » Les communautés européennes étant « repues d’histoire » et ayant toutes achevé leur « expression na tionale », elles peuvent et doivent en visager une construction européenne commune, à laquelle il se prépare avec enthousiasme.Tout en recon naissant le parallèle entre la Corn munauté économique européenne (CÉE) et la communauté économique canadienne à laquelle cer tains songent au Québec — monnaie, défense, système judiciaire corn muns — il récuse cependant la corn paraison pour des « raisons histori ques ».L’Europe souffre d’un excès de souverainetés nationales, le C'a nada doit encore « enraciner la légitimité de ses souverainetés ».Guère plus de sentimentalisme, chez le premier ministre français, pour les relations économiques entre le Québec et la France « Il faut bannir le rêve de la gestion », épilogue t-il, après avoir tiré fort sur les chif fres pour leur faire dire que les échanges économiques France-Québec augmentent légèrement plus ra pidement que le rythme de crois sance interne des deux économies.Vingt-cinq ans après le premier accord de coopération France-Qué bec, qu'on devait célébrer cette se maine en compagnie de M.Rocard, le Québec exporte pour un peu plus d’un demi-milliard en France, et importe pour un peu plus d’un milliard.C’est environ 3 % du commerce extérieur québécois, une misère qui n’étonne pas le premier ministre français.« Vous êtes des Nord-Américains : Ce n’est pas parce que vous êtes québécois, et qu'on vous aime bien, qu’on va faire comme si vous n'étiez pas, pour les économies européennes, une difficulté d’accès comme le reste du marché nord américain ».Sans accréditer la rumeur qui veut que les services consulaires français fassent la promotion de l’Ontario au Québec même, il met les Québécois en garde contre les «focalisations symboliques» « Dès qu’on fait du symbolisme en économie, on fait des fautes».Il se montrera même brutal quant au dossier des bombardiers d’eau Canadair, dont la France retarde la commande à la firme québécoise Bombardier Le communiqué final de la réunion des deux premiers nu lustres, l'année dernière, prévoyait que la France inscrirait à son budget des provisions pour l’achat du nou veau CL215T, version turbopropulsée des anciens Canadair qu’utilise en core la France pour combattre ses nombreux feux de forêt, catastrophi ques cet été dans les régions du Sud Rien n'a bougé dans ce dossier, toutefois, et M Rocard renvoie au jourd’hui la balle dans le camp de Bombardier.« Le nouveau prototype n’est pas terminé, il n'a pas ses cer tifieations.Tant que ce prototype n’a pas ses certifications, personne ne peut l'acheter» ( Rejoint à Montréal, le porte pa role de Bombardier dans ce dossier, M Yvon Turcot, est estomaqué.Le nouveau CL215T vole déjà en Espa gne, dit il.Il s’agit d’une version re motorisée de l’avion à pistons, dont quelques exemplaires étaient encore disponibles.Bombardier a par ail leurs dû démanteler l'année dernière la chaîne de production du CL215T proprement dit, faute de commandes suffisantes, la France n’ayant'pas donné suite à son intention d’en ache 1er, déclarée en 1987.« On n’attend jamais une homologation pour coin mander un appareil », souligne t il, d'autant plus étonné des déclarations de M.Rocard que le dossier, parait il.avance mieux actuellement.) Enfin le premier ministre français a défendu la stratégie de la France en matière de défense de la langue française, contre la crainte québé coise de voir l’Hexagone se laisser séduire par l’anglophonie scienti fique et culturelle Sa stratégie, dit il, est offensive.Il s’agit de créer une demande pour l’expertise française à travers le monde, plutôt que de se re trancher derrière une ligne Maginot, une « défense tardive et impuissante devant les évolutions sociologiques ».Il voit fort bien l’organisation de la francophonie jouer un rôle majeur sur ce front, en poussant la recher che et le développement quant aux problèmes industriels de la langue (informatique, traitement de don nées).« Le potentiel de recherche et de découverte, d’accumulation en sciences exactes comme en sciences humaines est tel qu’il y a là un vrai enjeu ».Il refuse vertement, par ailleurs, de voir la francophonie assumer un rôle politique, même dans la défense des droits de la personne, dont il a été et est toujours un militant de pre mier rang.On pourrait paralyser l’organisation en lui proposant une mission hors de sa compétence, dit il, et c'est « une vision dangereuse » d'inciter les pays riches à donner des leçons aux pays pauvres.4 Un cadre Le responsable des relations publi ques de Î'UQTR, M Jean-Paul Bel levilie, affirmait hier qu’au sein de l’institution, c’est la consternation.•• Nous n’avons jamais eu de raisons de soupçonner M Durand de quoi que ce soit et aujourd’hui tout le monde dit ‘Voyons, il n'a pas pu faire ça'» M.Durand, qui était directeur des finances depuis 1985 et qui avait auparavant occupé le poste de chef comptable, devait rentrer au travail hier matin.Son absence a éclipsé l’animation de la rentrée, qui avait lieu au même moment.Vendredi, l’université a confié le dossier à la police de Trois-Rivières et entrepris des démarches pour congédier son directeur Interrogé sur les doutes que pou valent soulever les activités corn mercialesde M.Durand, M Belle ville a affirmé qu’il n’y avait pas de raison de se méfier puisqu’il s’agissait de commerces de luxe, qui marchaient bien, et qu’on veillait seulement à ce qu’il n’y ait pas de conflit d'intérêts « C’est la première fois qu’une telle affaire nous arrive à l’université et même dans l’ensemble du réseau de l’Université du Québec Mais nous ne sommes pas fautifs, nous avions pris les précautions qu’il fallait Nous avons été vraiment bernés dans cette histoire », soulignait M.Belleville.Gaétan Durand était également propriétaire des concessions auto mobiles Jeep-Eagle et BMW à Trois-Rivières de même que d’ateliers de réparation auxquelles de nombreuses compagnies et filiales seraient rattachées.En novembre dernier, il La commission mixte a maintenant ses membres QUEBEC (PC) — L'identité de la majorité des membres de la commission parlementaire sur l'avenir du Québec a été connue, tant hier soir, après leur élection par l'Assemblée nationale Tel que convenu, M M Michel Bélanger et Jean Campeau pré sideront la commission Outre le premier ministre Ro bert Bourassa, les neuf autres députés libéraux membres de la commission seront les ministres Claude Ryan (Education) et G il Rémillard (Affaires intergouver nementales canadiennes), Mmes Claire-Hélène Hovington (Ma tane), Louise Bégin (Belle chasse) et Christiane Pelchat (Vachon) ainsi que MM Russell Williams (Nelligan), Guy Bélan ger ( Laval des-Rapides) et Cosmo Maciocia (Vigor) Les députés Ryan, Williams et Maciocia sont perçus comme des fédéralistes très engagés tandis que MM Rémillard et Bélanger ont maintes fols exprimé des vues plus nationalistes.Les au très représentants libéraux sont plus difficiles à classer à cet égard.Les députés péquistes mom lires de la commission, outre le chef de l'Opposition Jacques Pa nzeau, seront Mmes Pauline Ma-rois (Taitlon), Jeanne Blackburn (Chicoutimi) et Louise Harel (Hochelaga Maisonneuve), de même que MM Guy Chevrette (Juliette), Jacques Brassard (Lac Saint Jean) et Jacques Léonard ( 1.abolie) Richard Holden, député de Westmount, représentera le Parti égalité.On a également nommé les quatre syndicalistes qui siège t out à la commission.11 s'agit des représentants des quatres grandes centrales syndicales, Gérald 1.arose de la CSN, Lor raine Pagéde la CKQ, Louis La berge de la FTQ et Jacques IToulx de l'U PA Seront également membres le président de l’Union des municipalités régionales de comté, Ro ger Nicolet, et celui de l'UMQ, Jean Louis Desrosiers Enfin, le représentant du mou veinent coopératif sera le prési dent du Mouvement Desjardins, Claude Béland.11 reste à nommer les quatre représentants du monde des af fan es et celui du monde culturel ou universitaire avait acheté l'immeuble d'un autre concessionnaire automobile tout en mettant la main sur les deux pnnci pales entreprises nautiques île la ville, jusque là concurrentes.Ber geron Manne et MTS Sport Jeudi dernier, des inspecteurs du service de recouvrement de la Ban que Nationale ont commencé un exa men détaillé du dossier de M Du rand pendant qu’un syndic faisait l'inventaire de ses biens Vendredi, des embarcations moteur ont été sai sios et des représentants du siège so l iai de la BN se sont rendus à Trois Rivières pour prendre état de la si tuation M Durand, lui, reste toujours in trouvable 4 Les E.-U.puissions faire la même chose dans ce cas-ci » Quant aux efforts diplomatiques, ils sont toujours dans l’impasse, ce qui n’a pas eni|iêché, hier, le roi Bus sein, de Jordanie, d’annoncer qu'il se rendrait à nouveau à Bagdad, dans les prochaines heures pour rencon tier le président Saddam Hussein Les pays occidentaux pourraient en outre resserrer l'étranglement économique de l'Irak C’est en tout cas ce nue souhaite l'Italie, qui sou mettra a ses alliés l’idée d'un blocus aérien pour renforcer le blocus naval déjà en place Ce blocus naval a donné lieu hier à l'arraisonnement par la manne amé ricain, dans le golfe d'Oman, d’un cargo irakien transportant du thé.Le rapatriement des Occidentaux s’est poursuivi dans les conditions imposées par Saddam : plus de 250 femmes et enfants ont quitté hier Bagdad pour Amman à bord de deux avions (les Iraqi Airways affrétés par des pays occidentaux.Un groupe de 98 femmes et enfants ouest allemands et d’une cinquantaine de réfugiés d'autres pays est arrivé le premier à bord d’un avion affrété par la RFA Tôt ce ma tin, un deuxième avion, affrété con joinlement parles Etats Unis et la Grande-Bretagne, atterrissait à son tour dans la capitale jordanienne avec 120 femmes et enfants, pour la plupart américains, bi itanniques et français.Compte tenu de l’impossibilité d'évacuer directement les ressortis sants bloqués au Koweït, Londres a organisé un convoi pour rapatrier par autocar vers Bagdad plus de 300 femmes et enfants britanniques Ils sont arrivés dans la capitale irakienne après un voyage de plus de 800 km dans le désert Les autorités britanniques espèrent maintenant pouvoir les rapatrier, via Amman.La Jordanie se débat parallèle ment avec plus de 100 000 réfugiés, asiatiques en majorité, qui attendent un moyen de transport pour rentrer chez eux Le prince héritier Hassan, de Jor dame, a dénoncé hier l’indifférence du monde à leur égard « L’attention du monde se porte, et c’est normal, sur la crise Irak Koweït.Mais pen danl ce temps, une tragédie humaine d’une énorme dimension rie reçoit que peu d’attention », a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse.L’impasse diplomatique est due principalement à l’inflexibilité de Bagdad concernant le Koweït Abou Iyad, numéro deux de l'OLP, a laissé entrevoir une avancée sur ce point Dans une interview au quoti dien français Libération, il déclare que Saddam pourrait retirer ses troupes de la majeure partie de l’émirat s’il obtenait de garder une bande frontalière saris risquer une attaque des États-Unis.Mais Bagdad a rapidement réagi en réaffirmant sa position officielle « Le Koweït est une partie vitale de l’Irak, écrit l’agence irakienne INA dans un commentaire.C’est la bran che qui est revenue à ses origines pour toujours ».Une ouverture diplomatique pourrait venir du sommet entre George Bush et Mikhaïl Gorbatchev, dimanche à Helsinki.Selon son porte paro le, Gorbatchev est favorable à de-nouveaux efforts des Nations unies et le dira a Bush.À Washington, on déclare que les deux présidents se concentreront sur l’unification de leurs positions dans la crise.« Ce sommet devrait aboutir à une opposition unifiée plus forte », a dit le porte-parole de la Maison Blanche.Une note pessimiste est venue de Paris, où le ministre français des Af- faires étrangères Jean Pierre Che vènemen! a estimé qu'au moins 100 000 personnes mouri aient si une guerre éclatait dans le Golfe Toujours à Pans, le secrétaire américain au Trésor Nicholas Brady a entaillé une tournée destinée à ré coller des fonds |x>ur financer Tinter vention orchestrée par les Etats Unis contre l’Irak « Les éléments diplomatiques et militaires de la stratégie commune sont bien en place Ce qu'il faut main tenant, c’est melti e en place la par lie économique ».a t il dit Enfin, l'Union soviétique a relancé hier l’idée d'une conférence interna tionale sur le Pi oclie ( irienl, à quel ques jours de la renconlre d'Helsinki entre les présidents Bush et Gorbat chov L'URSS envisage « un encouru geinent à la tenue d'une conférence internationale» sut le Proche Orient parmi les solutions possibles à la crise, a déclaré hiei M Edouard Chevaldnadze à Vladivostok, où il participait à une conférence sur la région Ysie Pacifique Le ministre soviétique des Affai i es étrangères a souligné que l’ae ceplalinn, par Israel, de celte confé ronce que réclame Moscou depuis des années, constituerait un facteui d'apaisement dans la région.Th ak se présentant comme le champion de la cause palestinienne notir molli li.xcr avec un cérium succès l’opinion aralx- T'ai se plaçant sur ce terrain, Mos cou donne cependant un certain poids à la thèse du président Saddam Hussein, qui exige un règlement de tous les problèmes en même temps et fait d’Israël la cible d'une éveil luelle riposte.« L'accord d'Israël à une telle con férence pourrait avoir une grande m fluence sur la situation en général au Proche < a lent et sur les efforts pour réduire la crise dans le Golfe », a es luné M ( he\ ai dnadze, en rappelant que Moscou s’était déclaré prêt à re prendre ses relations diplomatiques avec Jérusalem, rompues en 1967 lors de la guerre des Six Jours, si Israël acceptait de participer à celle conférence.Cette tentative de relance diplo ma tique intervient alors que le dé ploiement des troupes américaines en Arabie Saoudite suscite un débat au sein de la direction soviétique, en Ire partisans d'une nouvelle collabo i at ion des deux grandes puissances et ceux qui en sont restés à la notion « d'hégémonisme américain » Comme le soulignaient les Ixveslia lundi, M Gorbatchev va devoir liés vite trancher dans le débat entre di plumâtes et militaires, sur la nécessité de rappeler ou non les quelque 200 experts militaires toujours en Irak, avec le danger de voir Bagdad utiliser ce prétexte pour ne pas ho norer une partie de sa dette de 6 mil liants de dollars à l’égard de l’URSS.L'idée d'un rappel immédiat sem ble cependant faire son chemin et un membre du Conseil de défense, le gé néral Igor Leonov, a déclaré hier, au Congrès des communistes de Russie, que •• sans aucun doute, les spécialistes doivent rentrer avant la fin de leur contrat » 4 Nominations l ion ultérieure en sciences économiques, M André Leclerc était jusqu’à tout récemment directeur administratif du Théâtre du Nouveau Monde (TNM), où il était entré en 1987, après avoir occupé des fonctions analogues au Théâtre du Trident, à Québec M Leclerc était auparavant analyste en transports, au gouvernement du Québec.C’est sous sa responsabilité administrative que le 'TNM a connu un redressement fi nancier et un développement remarquables LE DEVOIR a toutes les raisons d’espérer que l’histoire se rééditera chez lui, et M.Leclerc peut compter sur la collaboration de tout le personnel de la maison.UN BEAU SOURIRE CA S’APPREND! (514)733-3925 Le plus beau sourire que vous puissiez entendre vous conseille gratuitement CORPORATION PROFESSIONNELLE DES HYGIENISTES DENTAIRES DU QUÉBEC (
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.