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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1990-08-15, Collections de BAnQ.

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?Vol.LXXXI — No 189 ?Montréal, mercredi 15 août 1990 Nébulosité partielle.Max.: 23.Détail page 8.W| POUR LE RETOUR À L'ECOLE JU § Gamme complète de sac à dos JSi _ ^ .T 3525, chemin Queen Mary - Tel 739-1451 /2141 ÆT LUS Côte-Nord üaspdsie Nouveau Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 60 CENTS AUJOURD'HUI Éditorial La victoire du Bloc québécois dans Laurier/Sainte-Marie ne rend pas le Québec souverain, quoi que rêve le vainqueur, mais elle place les grands partis fédéraux, miséreux constitutionnels, devant leurs choix.L'éditorial de Lise Bissonnette.Page 12 Idées Des extraits du discours de M.David Peterson sur l'avenir de l'Ontario dans un Canada en mutation.Page 13 Colombie : trêve suivie de violence Au lendemain de la confirmation par le Cartel de Medellin de la trêve annoncée, la violence a repris ces deux derniers jours en Colombie avec des attentats contre des personnalités politiques.Page 4 A X S fit Al Prince Johnson Prince Johnson aurait été abattu Dans un combat entre les deux factions rebelles au Liberia, l'un des deux chefs dissidents, Prince Johnson, aurait trouvé la mort hier.Page 4 Montréal s’attaque aux circulaires Dès janvier 1991, les Montréalais n’auront plus à se soucier de l'invasion indésirée et anarchique de leurs boîtes aux lettres par des montagnes de circulaires, brochures et autres dépliants publicitaires.Un règlement sévère serrera la vis aux distributeurs de ce type de littérature.Page 3 Les banques marquent le pas Les grandes banques canadiennes n'ont pas suivi le geste de la Banque de Montréal qui a légèrement réduit son taux préférentiel hier.Page 5 % : Katherine Mousseau, vedette de Cormoran.Le Cormoran à Radio-Canada En optant pour Cormoran, un nouveau téléroman pour la saison qui vient, la société d'État a misé sur une formule déjà éprouvée.Et gagnante.Page 11 L’armée en route vers Montréal Parizeau exhorte les Mohawks à débloquer le pont Mercier tard Descôteaux Caroline Montpetit DES UNITÉS de la 5e Brigade mécanisée de l’armée canadienne, basées à Valcartier, se sont mises en route vers Montréal, à 21 h 30 hier soir, à la demande du gouvernement du Québec.Elles devaient prendre position durant la nuit dans les régions voisines d’üka et de Châteauguay, plus précisément à Blainvitle et Saint-Benoît près d’Oka et à Saint-Rémi et Farnham sur la Rive-Sud pour être ainsi en mesure d’intervenir rapidement si nécessaire.Le gouvernement québécois a demandé ce déploiement plus tôt dans la journée, conscient que la situation à Châteauguay pourrait demander une présence des militaires.Le chef d’état-major de la Défense, le général John de Chastelain, a insisté, hier, pour dire qu’il s’agissait d’une intervention pacifique et que les forces armées n’avaient aucune intention de se livrer à des actions violentes tant que les citoyens resteront paisibles.À Valcartier, hier soir, le brigadier général Armand Roy a précisé que 2629 hommes et 1144 véhicules militaires étaient en route vers Montréal.C’est à Châteauguay qu’une intervention de l’armée paraît le plus plausible à cause des émeutes qui s’y produisent depuis quelques jours aux abords des barricades.Hier soir, pour un troisième soir 5 «Sï 'f i y MU' V Un policier de la Gendarmerie Royale du Canada retire un couteau de la poche d’un manifestant arreté à Châteauguay dans la nuit de lundi à hier.Les policiers ont trouvé d'autres armes dans le camion du suspect.d’affilée, la violence a éclaté près des barricades de Châteauguay.Les manifestants, qui sont privés du pont Mercier, ont à nouveau exprimé leur frustration et se sont dits déçus d’apprendre que l’armée n’est pas déployée immédiatement sur les barricades mais reste à l’écart.Des jeunes ont notamment lancé des bouteilles, des pierres et des cocktails Molotov aux policiers de la Sûreté du Québec qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.Un policier a été blessé quand il a été atteint à une jambe par une pierre.De son côté, hier, le chef de l’opposition, Jacques Parizeau, a exhorté les Mohawks à lever leurs barricades et débloquer le pont Mercier.Il a dénoncé l’entente intervenue dimanche à Oka entre les Warriors et les deux gouvernements et il a mis en doute la capacité de l’armée à faire face à ces Warriors dont il dit savoir qu’ils étaient très bien armés et pouvaient faire sauter le pont à tout moment.Le déploiement des Forces ar mées canadiennes est la première manifestation militaire à survenir depuis que le premier ministre Ro bert Bourassa demandait au gouver nement fédéral, mercredi dernier, de mettre l’armée canadienne à sa dis position pour l’aider à résoudre le conflit avec les Mohawks.Il est clair que ce mouvement de troupes n’est pas un prélude à un as saut contre les barricades des Mohawks à Oka et sur le pont Mercier.Les négociations s’engagent aujour d’hui avec les Mohawks et il n’est pas question de faire quoi que ce soit qui mettrait en péril une solution pacifique du conflit, assurait on hier chez M.Bourassa.Pour des motifs de sécurité publi que, il pourrait arriver toutefois que le gouvernement demande à l’armée d’assurer des fonctions policières si cela s’avère nécessaire.Mais cela ne sera que si c’est vraiment nécessaire, ajoutait-on, soulignant que toute intervention militaire risque de jeter de l’huile sur le feu.Le rôle que pourraient, dans une telle éventualité, jouer les militaires consisterait à remplacer ou épauler les policiers de la Sûreté du Québec et de la GRC.Dans les faits, une telle intervention pourrait ne survenir qu’à Kah nawake en raison de la très forte ten sion qui existe à Châteauguay.Au bu Voir page 14: L'armée L’ONU prend le commandement naval dans le Golfe d'après AFP et Reuter DANS UN GESTE sans précédent, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies se sont mis d’accord hier pour confier l’application des sanctions contre l’Irak au comité des chefs d’état-major militaire de l’ONU.Ils ne sont cependant pas d’accord sur l’importance du rôle à confier à cette instance prévue par la Charte des Nations unies, mais qui n’a jamais reçu de mission précise.« Les Etats-Unis nous ont proposé d’étudier dans quelle mesure on pourrait remettre en état de fonctionnement la consultation du comité d’étal-major militaire », a déclaré le chargé d’affaires français, M.Michel Lennuyeux-Comnène.« Je crois qu’il y a, et c’est le point fondamental, une solidarité expresse des cinq membres permanents du Conseil de sécurité pour finalement aller de l’avant », a déclaré M.Michel Lennuyeux-Comnène après une réunion, à Washington, des ambassadeurs et chargés d’affaires - —— - PHOTO AP Scène désormais familière dans le golfe Persique : une frégate américaine.Ici, le USS Barbey escortant un navire de ravitaillement en direction de la côte saoudienne.d’URSS, de Chine, de Grande-Bretagne et de France.La réactivation du comité d’état- major militaire avait été proposée par les Soviétiques dès le début de la crise du Golfe.Les États-Unis l’ont acceptée lundi, après avoir été vivement critiqués pour avoir décidé de faire respecter l’embargo com- mercial contre l'Irak sans attendre le reste du Conseil.Ils n’avaient été suivis que par la Grande-Bretagne.Quant au président George Bush, il ne croit pas à une solution diplomatique de la crise du Golfe dans l’immédiat.Il espère toutefois qu’une telle solution sera possible grâce aux sanctions économiques décrétées | par l’ONU contre l’Irak.Cela prendra du temps, a-t-il dil à Washington.À Kennebunkport, Bush aura des entretiens demain avec le roi Hussein, de Jordanie, qui a pris l'initiative de cette rencontre après avoir vu le président irakien Saddam Hussein lundi à Bagdad.On ignore si le souverain est porteur de propositions irakiennes.Le roi Hussein, qui se sent coincé dans cette crise, a tâché depuis le début de ménager la chèvre et le chou, tout en faisant face, chez lui, à de puissants mouvements de sympathie envers Saddam Hussein.Pour l’instant, les États-Unis continuent d’acheminer des troupes en Arabie Saoudite pour la protéger Voir page 14: L'ONU Les provinces prêtes à libérer leurs échanges avec ou sans le Québec ntal Hébert envoyée spéciale WINNIPEG — Expliquant qu'avec ou sans Québec la vie continue, les provinces du Canada anglais vont amorçer seules dès cet automne la libéralisation de leurs échanges commerciaux.En vertu d’une entente qui sera ratifiée dans les formes d’ici le 31 octobre prochain, leurs premiers ministres ont convenu, au terme de leur rencontre estivale annuelle, d’abandonner les politiques d’achat préférentiel qui leur servent à favoriser les fournisseurs de leur propre province lors de l’acquisition de biens et services, des opérations pour lesquelles elles déboursent annuellement plus de 50 milliards $ par année.Le gouvernement Bourassa, indiquent-ils, a le choix de se rallier au consensus du Canada anglais, mais s’il s’en abstient, les entreprises québécoises resteront sur le pas de la porte de certains des marchés gouvernementaux du reste du pays.L’entente en question, est en négociation depuis quatre ans.Sa version finale circule dans les capitales provinciales, y compris Québec, depuis plusieurs mois.En fait, les provinces s’étaient entendues, en principe, pour la ratifier l’automne dernier, mais des objections, en provenance surtout de Québec, avaient à plusieurs reprises retardé sa réalisation.Malgré cela, aucun premier ministre ne voit d’obstacles à sa ratification par le gouvernement Bourassa.Après tout, expliquent les premiers ministres avec une exceptionnelle unanimité, le Québec, qui a souscrit avec enthousiasme au libre-échange avec les États-Unis, devrait le pratiquer sans difficulté avec les autres provinces du pays.Au bureau du ministre Gil Rémil-lard, on confirme que le Québec est favorable au principe en cause.Cependant, précise-t-on, sa position Voir page 14: Les provinces La Chambre de commerce se dit ouverte à tout choix constitutionnel pour le Québec ' Gtaiide Turcotte LA CHAMBRE de commerce du Québec, qui avait jusqu'à maintenant toujours défendu farouchement l’option fédéraliste, prend désormais ses distances et se dit « prête à accueillir favorablement le choix final et démocratique de la population du Québec, quel qu’il soit ».La Chambre entend pour sa part apporter une contribution au débat constitutionnel en concentrant son attention sur l’aspect économique.Elle soumettra d’ailleurs ses conclusions cet automne à la commission parlementaire élargie de l’Assemblée nationale.Mais auparavant la Chambre procédera elle-même à une vaste consultation auprès de ses 230 Chambres affiliées, par l’intermédiaire d’un comité spécial sur les affaires constitutionnelles qui comprend 29 membres, dont deux éminents économistes, MM.Pierre Fortin et Yves Rabeau.M.Roger Char-bonneau, ex-directeur de l’École des Hautes Études commerciales et administrateur de plusieurs compagnies, en sera le président.M.Jean R.Lambert, président de la Chambre, a fait part hier de l’intention de cet organisme d’élaborer une nouvelle position con-situtionnelle, puisque l’ancienne (favorable à Meech) qui remontait à 1987 est périmée.En 1980, la Chambre avait défendu très nettement la position canadienne en incitant la population à répondre « non » à la question référendaire.En somme, depuis les premiers soubresauts constitutionnels dans les années 60, la Chambre a constamment exprimé son appui indéfectible au système fédéral.En 1990, la Chambre ne rejette pas nécessairement le fédéralisme, mais la différence fondamentale est qu’elle n’écarte pas davantage l’option souverainiste.Le mandat confié au comité nouvellement formé se termine par une phrase percutante : « La Chambre aborde le débat constitutionnel avec l’esprit ouvert et en toute sérénité.Elle confinera son intervention au domaine économique, qui est le seul de sa compétence.Enfin, elle est prête à accueillir favorablement le choix final et démocratique de la population du Québec, quel qu’il soit».Les travaux préliminaires du comité de la Chambre seront transmis à toutes les instances locales dès le 20 septembre de manière à pouvoir se préparer pour une assemblée spéciale desmem-bres le 22 octobre, lesquels devoir page 14: La Chambre 85^ ORCHESTRES Allemagne - Autriche - Suisse du 7 au 26 sept.Normandie - Bretagne - Loire du 9 au 23 sept.* * / ^ B Le Devoir, mercredi 15 août 1990 La victoire de Duceppe n’étonne pas les premiers ministres WINNIPEG (PC) — Selon les premiers ministres provinciaux réunis à Winnipeg, il n’est aucunement surprenant qu’un candidat qui favorise l’indépendance du Québec ait remporté l’élection dans le comté montréalais de Laurier/Sainte-Marie.« Pour moi, ceci était parfaitement prévisible », a dit hier le premier ministre de l’Ontario, David Peterson, à l’issue de la conférence annuelle des premiers ministres.« Nous sommes présentement dans une situation politique très instable », a-t-il ajoute.Le premier ministre de la Saskat- chewan, Grant Devine, a pour sa part déclaré que l’élection de Gilles Duceppe dans ce comté traditionnellement libéral est un autre exemple du front commun des régions dans le but de protéger leurs propres intérêts.« La nouvelle réalité veut que vous défendiez vos propres intérêts et ceci est devenu un fait courant », a-t-il déclaré.M.Devine avait d’ailleurs invité les quatre provinces de l’Ouest à faire front commun.Le premier ministre Gary Filmon, du Manitoba, l’hôte de cette conférence, a exprimé l’avis que le résul- tat du vote démontre le ressentiment des Québécois à l’endroit du reste du Canada, à la suite de l’échec de l'accord du lac Meech.« Je crois qu’il s’agit à la fois d'un geste symbolique et réel de rejet du fédéralisme ».Pour le premier ministre Joe Ghiz, de l’île-du Prince-Édouard, les Québécois ont exprimé leurs frustrations dans les bureaux de scrutin.« Je crois qu’il s’agit d’une manifestation de la nouvelle réalité.C’est la démonstration de la douleur et de la colère qui résultent de l’échec de l’accord du lac Meech au Québec.C’est la reconnaissance de la nouvelle réaüté politique du Québec ».Les propos de M.Ghiz ont été repris par la leader néo-démocrate Audrey McLaughlin qui était de passage à Winnipeg, dans le cadre de la campagne électorale provinciale du Manitoba.« L’élection du Québec constitue un message très clair à l’effet que ni le statu quo, ni le retour aux solutions d’il y a 20 ans proposées par Jean Chrétien n’est acceptable pour certaines personnes de cette province», a-t-elle dit.« Il doit y avoir une discussion partout au Canada sur le nouveau fédéralisme ».De son côté, le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, dont le refus d’entériner l’accord du lac Meech a entraîné sa mort, a exprimé son regret devant le résultat de l’élection.Mais, tout comme les autres premiers ministres, il a déclaré que le résultat d’une seule élection partielle ne signifie pas une scission dans le pays.« Je ne crois pas, a-t-il dit, que l’on peut considérer les résultats d’une élection complémentaire et en tirer des conclusions absolues ».Gary Filmon, dont la province a également refusé de ratifier l’accord, a dit espérer que les sentiments séparatistes au Québec vont se dissiper.« Pour ma part, précisait-il, j’espère que les émotions de l’après-Meech vont s’apaiser dans un avenir pas trop éloigné et que le Québec trouvera plusieurs secteurs d’intérêts communs qui lui permettront de collaborer et de faire parti d’un Canada uni ».SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?La Chambre vront décider de la forme finale du mémoire à présenter à la commission parlementaire.Au départ, la Chambre du Québec-pose trois postulats qui devraient, selon elle, constituer l’assise de la réflexion : ¦ la célérité dans les décisions politiques de façon à réduire l’incertitude susceptible de peser sur l’économie et les marches; ¦ la netteté, à savoir que la commission doit profiter de cette occasion unique pour tirer des conclusions claires de l’examen des questions fondamentales qui détermineront l’avenir du Québec; ¦ enfin, il y a le postulat de la liberté.« Que soient reconnues, soutient la Chambre, les libertés économiques fondamentales déjà acquises eu égard à la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux et que soient respectés les engagements externes auxquels le Québec participe déjà, tels le libre-échange avec les États-Unis, le GAIT, etc».Dans un second temps, la Chambre veut faire l’examen d’un certain nombre de questions qu’elle juge prioritaires pour le développement économique du Québec et que la Commission devrait, selon elle, garder présentes à l’esprit.Elle mentionne le déséquilibre persistant des défenses fédérales qui découle peut-être d’un système constitutionnel invitant à l’irresponsabilité financière; il y a aussi l’union monétaire, le contrôle de l’inflation, la valeur du dollar qui en grimpant vient annuler les effets positifs du libre-échange, les chevauchements de compétence, les institutions financières québécoises, les politiques de travail, l’immigration, la formation technologique, la ~'“ diffusion et l’innovation technologique.La Chambre ne veut pas défendre une option politique particulière, mais elle reconnaît que les questions économiques peuvent avoir une incidence sur le politique.Il est donc tout à fait prématuré de déduire vers quelle option constitutionnelle les conclusions économiques de la Chambre pourraient conduire.L’échec de Meech, se contente de dire M.Charbonneau, fait que « la situation favorise une redéfinition des paramètres économiques de manière à mieux satisfaire les besoins du Québec en vue d’une position plus concurrentielle face à l’étranger ».M.Claude Descôteaux, nouveau vice-président exécutif de la Chambre, agira comme secrétaire du comité spécial, qui comptera entre autres parmi ses membres Bernard Lamarre, de Lavalin; Robert Ar-cand, de Harricana; Robert Després, de Placements DRM; Aldéa Cabana, de l’Université de Sherbrooke; 15 août parla PC et TAP 1989: Frederick de Klerk devient président de l'Afrique du Sud 1988: Panama: manifestation contre le général Noriega au cours des obsèques de l’ancien président Arnulfo Arias.1985: Bagdad annonce qu’un raid de l’aviation irakienne a causé d'importants dégâts au terminal pétrolier iranien de File de Kharg.1980: la Canadienne Dorothy Strat-ten, Playmate de l'année, est assassinée par son man qui se suicide par la suite.1974: la femme du président sud-coréen Park Chung-IIee est tuée à Séoul dans un attentat dirigé contre son époux.1972: Harold Ballard, président du Maple Leaf Gardens, est reconnu coupable de fraude et de vol.1971: suspension de la convertibilité du dollar en or.1947: indépendance de l'Inde et du Pakistan après deux siècles de colonisation britannique: le Pandit Nehru devient chef du gouvernement indien et Ali Khan, chef du gouvernement pakistanais.1932: la station CKAC transmet la première émission de radio à partir d’un avion.1930: le Frère André pose la première pierre de l'Oratoire Saint-Joseph.1914: inauguration du canal de Panama.1884: adoption du drapeau acadien.1881: première fête nationale des Acadiens.1866: le collège d’Ottawa devient université.1806: pose de la première pierre de l’Arc de Triomphe.Ils sont nés un 15 août: Napoléon premier (1769-1821); le romancier anglais Sir Walter Scott ( 1771-1832); le compositeur français Jacques Ibert (1890-1962) ; le pianiste canadien Oscar Peterson (1925-); la princesse Anne d’Angleterre (1950 ).Pierre Parent, de Promexpo;, Rémi Marcoux, de Groupe Transcontinental, etc.Par ailleurs, M.Ghislain Dufour, président du Conseil du patronat, parlait hier à Hamilton également sur thème de la Constitution.Il s’est prononcé en faveur de changements substantiels à la Constitution canadienne, en précisant cependant que cela devait se faire dans le cadre général du régime fédéral actuel.« L’échec de l’accord du lac Meech, a-t-il dit, a conduit inéluctablement à une redéfinition de certaines données fondamentales du fédéralisme canadien et il est clair que la formule fédérale actuelle ne passera pas à travers sans changements substantiels ».M.Dufour pense qu’il faut une décentralisation accrue des pouvoirs, le rejet de la règle de l’unanimité pour les amendements constitutionnels et le maintien de continuité pour éviter que le Québec soit-laissé à l’écart de l’ensemble canadien.+ L’armée reau du premier ministre, on déplorait hier l’exaspération qui gagne cette région, situation qui pourrait se dégrader, admettait-on.Le ministre de la Sécurité publique, Sam Elkas, indiquait pour sa part hier que la Sûreté du Quebec demeurait en place à Châteauguay, mais que la situation serait réévaluée à chaque jour.Il réitérait ses appels au calme, rappelant aux citoyens de cette région que le plus sûr moyen de libérer le pont Mercier des barricades demeure la négociation.Le premier point de la négociation avec les Mohawks portera sur la levée des barricades, rappelait-t-on par ailleurs au bureau du ministre délégués aux Affaires autochtones, John Ciaccia.C’est ce que prévoit l’entente signée dimanche sur les « préconditions » à la négociation.Cette entente a été signée précisément avec les Warriors et non avec la nation Mohawk, reconnaît-on au gouvernement.Le fait est embarrassant dans la mesure où des porte-parole des gouvernement ont dé noncé les Warriors comme des criminels.On explique un peu piteusement qu’il y a un fait incontournable : ce sont les Warriors qui sont sur les barricades.Les étapes suivantes de la négociation se feront avec les représentants de la nation Mohawk.Cette négociation entre les Mohawks et les gouvernements québécois et canadien commencera en principe aujourd'hui.Hier, on en était toujours à négocier un protocole quant au mandat de l’équipe de 24 observateurs internationaux dont la présence a été convenue dans l’entente signée dimanche.Les derniers membres de cette équipe déléguée par la Fédération internationale des droits de l’homme ne sont arrivés à Mirabel qu’hier après-midi.Le protocole signé en fin d’après-midi précise le rôle des observateurs qui, pour la plupart, seront installés aux barricades afin de garantir en quelque sorte que le libre-accès des personnes et des vivres soit assuré.Deux observateurs assisteront par ailleurs aux négociatioas.Leur mandat portera sur le processus de négociation et non sur la négociation elle-même.Cette négociation se déroulera en principe à l’hôtel Hilton, à Dorval.L’équipe de négociation sera composée pour le Québec de l’avocat montréalais Alex Paterson, du sous-ministre adjoint aux Affaires autochtones, Georges Beauehemin, et d’une avocate du ministère de la Justice, Marie Rinfret, et pour le Canada, de Bernard Roy, un avocat de Montréal qui a été chef de cabinet du premier ministre Mulroney, de Roger Gagnon, sous-ministre aux Affaires indiennes, et de Marc Lafremère, fonctionnaire du même ministère.Les négociateurs mohawks n’étaient pas connus hier sinon qu’on présumait que l’avocat James O’Reilly en sera comme Joe Deom qui a négocié l’entente de dimanche dernier.Jacques Parizeau dénonce la signature de cette entente de principe.« Négocier une nation distincte, c’est une chose, négocier entouré de mitraillettes, de bazookas et d’armes anti chars, c’en est une autre », a-t-il déclaré hier dans son bureau de Montréal.« Je tiens à dire aux Mohawks, et non aux Warriors : vous avez tout gagné ce que vous avez demandé étape par étape jusqu'à présent.Je pense qu’il est temps que vous ouvriez le pont Mercier.Les problèmes d’Oka sont pratiquement réglés.Ils le seront définitivement au cours des prochains mois.Mais il va rester le pont Mercier», a-t-il déclaré.M.Parizeau affirme d’autre part savoir de source gouvernementale qu’une intervention de l’armée pour débloquer le pont Mercier est présentement impensable, voire suicidaire, compte tenu de l’attirail militaire hautement sophistiqué dont disposent les Warriors derrière les barricades.Selon M.Parizeau, les Warriors ont notamment les moyens de faire sauter l’armature métallique qui soutient le pont Mercier.« Des sources m’ont confirmé que l’armée canadienne ne peut pas intervenir sur le pont Mercier, notamment parce que les Warriors possèdent des armes anti chars.L’armée ne peut pas intervenir, poursuit-il, fort bien.Je demande au gouvernement provincial de rencontrer la population de Châteauguay pour lui donner des explications sur ce genre de choses».Lors d’une conférence de presse donnée à Ottawa, le chef d’état-major de la Défense, le général John de Chastelain, a dit espérer que l’armée n’aura pas à recourir à la force pour mettre un terme à la crise d’Oka.« L’armée se doit de réussir, a dit le général et elle y parviendra.Nous espérons donc que la situation soit résolue pacifiquement ».M.de Chastelain a ajouté qu’il avait l’obligation de protéger les citoyens et les soldats sous son commandement.M.Parizeau, qui demande la démission du ministre de la Sécurité publique Sam Elkas pour son absence de diligence depuis le début de la crise, exige également la tenue d’une enquête publique pour clarifier les relations entre le |>ouvoir policier et le pouvoir politique, « Nous ne vivons pas dans un étal militaire.Et il est impensable que la direction de la Sûreté du Québec ait pris les décisions entourant le raid du 11 juillet à Oka ainsi que celui du pont-levis de Saint-Louis-de-Gon-zague sans consulter le pouvoir politique » a-t-il dit.À l’attention de l’opinion internationale, qui semble avoir guidé jusqu’à présent les démarches des gou vernements fédéral et provincial dans ce dossier, M.Parizeau précise que seuls des citoyens blancs ont été blessés jusqu'à présent dans le eon flit opposant les Mohawks et les gou vernements.Du côté de Châteauguay, l’ambiance était toujours calme au moment de mettre sous presse près des barricades policières qui ont été la scène d’affrontements violents entre les citoyens et policiers de la Gen darmerie royale du Canada et de la Sûreté du Québec, au cours des derniers jours.Vingt-deux personnes de Châteauguay et des environs ont été arrêtées, lundi soir, dans le cadre de ces manifestations.La Sûreté du Québec précise qu’elle s’attaque particulièrement à un groupe de manifestants qui mènent les démonstrations de violence, et non à l’ensemble des manifestants de Châteauguay.« La moyenne d’âge des personnes arrêtées est d’environ de 25 ans, et seuls trois de ces manifestants possèdent déjà des casiers judiciaires », a souligné l’agent André Blanchette, des relations publiques de la Sûreté du Québec.La Sûreté du Québec évalue à environ 150 les manifestants qui apportent des armes aux manifestations.« Nous avons saisi une carabine de calibre .22, des poings américains, des boules de métal de la grosseur de balles de tennis et des couteaux », rapporte l’agent Camille Gagon, des relations publiques de la Sûreté du Québec, posté près des barricades de Châteauguay.Une soixantaine de personnes, chez les citoyens et chez les policiers, ont été blessées et acheminées au Centre hospitalier Anna-Laberge, de Châteauguay, dans le cadre .M.Gagnon affirme que la violence exprimée contre les barricades est surtout le fait de jeunes délinquants des environs, qui profitent de l’occasion pour se payer « du bon temps ».+ Les provinces dans ce dossier fait partie de celles qui sont matière à réévaluation à la lumière de l’échec de l’accord du lac Meech.En privé, plusieurs hauts fonctionnaires des provinces anglaises confient qu’ils ne s’attendaient pas à une autre réponse en provenance de Québec.D’ailleurs, leurs maîtres politiques dissimulent à peine que cette entente leur sert beaucoup de riposte au boycott par Québec de la table fédérale-provin-ciale.« Le Québec a choisi de refuser l’invitation de participer à nos délibérations.Il a laissé passer l’occasion de faire valoir ses objections.maintenant, la vie continue », s’exclame le premier ministre de l’île-du-Prince-Édouard Joe Ghiz.« Nous ne pouvons pas permettre au pays d’être paralysé », surenchérit le ministre albertain Jim Horsman.• Même son de cloche en provenance de l’Ontario, principal concurrent commercial du Québec.« Personne ne peut avoir tous les avantages et tous les droits », prévient David Peterson qui dit ne pas s’inquiéter de voir la démarche actuelle résulter en l’instauration d’une zone de libre-échange interprovinciale à l’échelle du seul Canada anglais.^ À titre de premier ministre-hôte de la conférence, le premier ministre manitobain Gary Filmon n'avait pas l’intention, hier, de faire communiquer directement les résultats de la rencontre à Québec.« Ils connaissent déjà la teneur de l’entente », soutient-il.Et il se défend bien de laisser passer ainsi une occasion de renouer des liens avec Québec.« Nous construisons des ponts avec les gens qui sont ici », lance-t-il en montrant du doigt ses collègues premiers ministres des autres provinces anglaises.La ratification à neuf d’une telle Chrétien se cherche un lieutenant pour redorer son image au Québec OTTAWA (PC) — Près de deux mois après son élection à la direction du Parti libéral, Jean Chrétien doit encore régler des formalités, comme la nomination d’un lieutenant au Québec.Des questions majeures comme la politique constitutionnelle ont été mises de côté, pendant que M.Chrétien continue ses entrevues de recrutement et tente de résoudre ses divergences avec le premier ministre de l’Ontario, David Peterson.Selon des renseignements obtenus sous le sceau de la confidentialité, Michel Fournier, un notaire de 38 ans de Montréal, aurait été embauché comme directeur du personnel de M.Chrétien avec le mandat spécial de redorer l'image de celui-ci au Québec.M.Fournier a admis, hier, avoir discuté de ce poste avec le chef libéral, mais a déclaré que sa nomination n’avait pas encore été confirmée.Mais, selon des sources au sein du parti, M.Fournier pourrait entrer en fonction dès la semaine prochaine et un bureau a été réservé à son intention sur la Colline parlementaire.Des adjoints de longue date, MM.Eddie Goldenberg et Jean Carie ont déjà assumé, respectivement, les fonctions de chef du personnel et d’assistant exécutif.M.Gordon Fitzpatrick, militant de la Colombie-Britannique, a été embauché pour diriger le bureau du chef libéral dans l’Ouest, selon les mêmes sources.Chrétien est toujours à la recherche de conseillers politiques pour l’Ontario et les Maritimes, ainsi que d’un adjoint pour M.Fournier au Québec.M.Chrétien qui s’était opposé à l’accord du lac Meech, avait admis, lors de son élection à la direction du parti, en juin dernier, qu’il aurait beaucoup de travail à accomplir au Québec.Ce fait à été démontre lundi, dans le comté de Laurier/Sainte-Marie, où les libéraux ont perdu ce château fort de la région de Montréal.Il a toutefois passé une grande partie de son temps, depuis juin, à rétablir des liens à Toronto.Des sources du parti ont laissé entendre qu’avant de s’attaquer au Québec, M.Chrétien désirait améliorer ses relations avec le premier ministre Peterson et certains éléments de l’aile ontarienne du parti.En plus de différer d’opinion avec M.Chrétien, sur l’accord du lac Meech, soutenu par Peterson, plusieurs membres de l’organisation libérale de l’Ontario appuyaient la candidature de Paul Martin, député de Lasalle-Émard, qui s’est classé second dans la course au leadership.MM.Peterson et Chrétien se sont rencontrés durant une heure et demie avant le vote pour la direction, le 23 juin dernier.Ils se sont revus depuis à Toronto et ont participé à un grand pique-nique liberal dans cette ville, le mois dernier.Selon l’ex-député torontois, David Collenette, un des stratèges de M.Chrétien durant la campagne, « il n’existe aucun désaccord, tous les deux travaillent bien ensemble».M.Chrétien, qui rentrera de van-cances dans deux semaines, a accepté de participer à la campagne électorale de M.Peterson, qui a déclenché des élections pour le 6 septembre.Toujours selon des sources du parti, M.Chrétien s’entend également bien avec Paul Martin avec qui il a assisté à un match de baseball, à Toronto, il y a deux semaines.Selon ces sources, M.Martin se verrait confier un poste de prestige dans le cabinet fantôme liberal, le mois prochain.Son poste n’a toutefois pas encore été précisé.M.Chrétien a également réussi à obtenir l’appui de Sheila Copps qui a terminé troisième dans la course à la direction.Le député de Hamilton conservera son poste de critique de l’Environnement, à Ottawa.Les informateurs du Parti libéral ont laissé entendre que Herb Gray, qui était devenu leader de l’opposition, après la démission de John Turner plus tôt cette année, deviendra chef adjoint du parti, sous M.Chrétien.Il agira également comme chef de l’opposition aux Communes, pour au mois six mois.Le whip du parti, Jean-Robert Gauthier, sera promu au poste de leader libéral en Chambre, ce qui en fera le troisième dirigeant du parti derrière MM.Chrétien et Gray.Jean Chrétien a indiqué qu’il ne cherchera pas à se faire élire lors d’une élection complémentaire, avant le début de 1991.Son parti compte 79 sièges aux Communes, comparativement à 158 pour les conservateurs et 44 pour le N PD, en plus de 12 indépendants et un représentant du Parti de la Réforme.Plusieurs députés aspirent au poste de whip du parti, mais on croit que le député de la Nouvelle-Écosse Dave Dingwall, qui a appuyé M.Chrétien durant sa campagne, est favorisé dans cette course.Le président du caucus est élu par les députés et le député Ethel Blon-din, des Territoires du Nord-Ouest, a obtenu l’appui de la majorité des élus de son parti.Quant au Québec, Michel Fournier prétend que les libéraux ont mieux figuré que prévu lors de l’élection de lundi, même si Gilles Duceppe, appuyé par le Bloc québécois, a recueilli les deux tiers des votes.Le libéral Denis Coderre, seul candidat fédéraliste dans la course, s’est classé second, devant le conservateur Christian Fortin.M.Fournier a déclaré que le parti n’espérait pas figurer aussi bien.De plus, seulement 40 % des électeurs se sont présentés aux urnes, comparativement à 66 %, lors de l’élection de 1988.Ceci démontre, selon lui, que plusieurs électeurs que l’on croyait fortement nationalistes militent encore en faveur du fédéralisme et peut-être pour Jean Chrétien.« En ce qui concerne les autres 60 % des électeurs, a-t-il expliqué, il existe un gros point d’interrogation, parce que personne ne sait ce que la souveraineté signifie ».entente s’inscrit dans une série de signaux des provinces anglaises pour indiquer qu’elles ne sont pas disposées à attendre que Québec revienne à bord pour repartir le train politique canadien.Elles insistent également pour que soit maintenue par Ottawa la conférence sur l’économie des premiers ministres prévue pour novembre prochain à Calgary.Et elles demandent que soit réinstituée une rencontre ministérielle sur les affaires autochtones, d’abord prévue pour octobre à Québec puis ensuite annulée dans la foulée de l’échec du lac Meech.Quant au contexte constitutionnel actuel, les premiers ministres indiquent, dans le communiqué qui résume leurs délibérations de Winnipeg, qu’ils seront mieux en mesure de s’y intéresser au terme de consultations publiques qu’ils entendent mener dans leurs provinces respectives au cours de la prochaine année.+ L’ONU d’une éventuelle attaque de l’Irak après l’invasion du Koweit par les forces de Bagdad, Il y aurait maintenant 30 000 soldats américains sur le territoire saoudien (page 4).Les États-Unis sont également déterminés à faire respecter l’embargo commercial qui frappe l’Irak pour le contraindre à retirer ses troupes du Koweit.Les journalistes ont demandé hier à Bush s’il y avait un espoir d’une solution diplomatique.« Je n’en vois pas dans l’immédiat, a-t-il répondu.« Mais avec l’entrée en vigueur de ces sanctions — cela prendra du temps —, j'espère qu’il y aura une solution diplomatique à la crise».Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont fait savoir que leurs forces navales dans la région auraient recours à la force, si nécessaire, pour faire respecter l’embargo et notamment empêcher toute exportation de pétrole irakien.Dans l'hypothèse d’un commandement unifié sous l’ONU de la force internationale anti-irakienne, les vaisseaux déployées dans la région seraient placés sous le commandement d’un comité composé des chefs d’état-major des membres perma-ments du Conseil, et de ceux des membres non permanents qu'ils inviteraient à siéger à leurs côtés.Hier, une frégate britannique et des bâtiments américains dans le Golfe ont interrogé par radio plu sieurs navires pour s’enquérir de leur cargaison et de leur destination.Aucun incident n’a été signalé.Mais une alerte contre la présence éventuelle de mines, dans une zone de 10 milles carrés à l’est de Bahrain, a été déclenchée.Un cargo irakien au « comportement suspect » y avait été signalé.Les États-Unis surveillent tout le trafic maritime qui pourrait être destiné à l'Irak, a déclaré Dick Che- ney, secrétaire américain à la Défense, qui se rendra vendredi en Arabie Saoudite.Bush a dit ne pas exclure l’extension de ces mesures au port jordar nien d’Akaba, d’où des camions chargés de marchandises continuent de prendre la route de Bagdad.La Jordanie a expliqué qu’elle ne pouvait interdire tout commerce avec l’Irak du jour au lendemain.Elle souhaite également recevoir une compensation financière.Les États-Unis disent envisager des mesures pour venir en aide aux pays de la région qui auront à souffrir économiquement de l’embargo.Le Japon a aussi promis une assistance financière.De nouvelles manifestations proirakiennes ont eu lieu hier en Jordanie, à Tunis où 10 000 personnes ont dénoncé « États-Unis et Arabie Saoudite associés dans l’agression », et à Alger où des partisans de l’ancien président Ben Bella ont apporté leur soutien à Bagdad.Plusieurs milliers de ressortissants occidentaux et d’autres pays ne peuvent toujours pas quitter l’Irak et le Koweit.À Genève, le Comité international de la Croix-Rouge a lancé un « pressant appel » pour être autorise à remplir sa mission humanitaire au Koweït, où Bagdad a décrété la peine de mort pour les auteurs d’actes de pillage.Enfin, la France a voulu, hier, atténuer l’impression qu’elle voulait faire cavalier seul dans le traitement de cette crise.Paris estime maintenant que, pour être efficace, l’embargo contre l’Irak doit « s'accompagner d’un ensemble de mesures de contrôle, de vérification et, le cas échéant, de contrainte», a déclaré hier soir le ministère des Affaires étrangères.Dans un communiqué, le ministère a souligné que c’est au Conseil de sécurité de l’ONU qu’il appartient, « pour le moment », de déterminer les modaütés de ces mesures.La France a ainsi précisé sa position sur les moyens de faire respecter l’embargo de l’ONU, problème qui avait suscité des divergences au sein de la communauté internationale.Elle ne fera appliquer des mesures coercitives à ses navires dans la région du Golfe que si celles-ci sont décidées au Conseil de sécurité, mais elle juge que de telles mesures peuvent s’avérer nécessaires.Le ministère n'a pas précisé quelle forme pourraient prendre ces mesures « de contrainte ».Si vous aviez un enfant qui souffre d'insuffisance rénale, vous comprendriez pourquoi La Fondation du rein vous incite fortement à signer une carte de don d'organes.LA FONDATION CANADIENNE DU REIN Parce que la vie ça n'attend pas!
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