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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1990-07-16, Collections de BAnQ.

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—infirmer 60 CENTS Vol.LXXXI — No 163 ?Montréal, lundi 16 juillet 1990 Temps brumeux.Max.: 27.Détail page 5.Côte-Nord.Gaspésie.Nouveau-BfunswicK 60 cents.Toronto 80 cents AUJOURD’HUI Éditorial Il faut souhaiter que M.Ciaccia désamorce la crise d'Oka, mais Ottawa devra s'en mêler si on veut régler le fond du problème.L’éditorial de Jean-Claude Leclerc.Page 8 Courrier Lecteurs et lectrices commentent l'affaire des Mohawks.L’Église fait aussi parler d'elle après la fête de la Saint-Jean.Page 9 PHOTO AP De Jeunes réfugiés albanais, arrivant hier à Hambourg.Les Albanais heureux et amers Des sentiments mélangés habitaient hier les fugitifs albanais arrivés ce week-end en Europe de l'Ouest.Heureux de leur exil, ils déploraient cependant la fermeture des ambassades à Tirana et dénonçaient avec virulence le régime albanais.Page 4 Rapprochement Bonn-Moscou À l'occasion du voyage d’Helmut Kohl à Moscou, l'URSS et la RFA se rapprochent rapidement d’un accord sur le futur statut militaire de l'Allemagne unifiée.Page 4 r La Colombie saigne encore Pendant que l’étau se resserrait autour du chef des sicarios colombiens Pablo Escobar, la violence a éclaté à nouveau à Medellin : au moins 45 morts ce week-end dans la capitale de la drogue.Page 4 Dépistage chez les donneurs de sang La Croix-Rouge peut maintenant dépister deux maladies de plus dans le sang des donneurs, soit les virus de l’hépathite C et de la leucémie.Page 5 Le directeur de l’EPA à Ottawa Le protecteur américain de l’environnement (EPA) est aujourd'hui à Ottawa pour entreprendre les pourparlers sur les pluies acides.Page 2 André-Philippe Gagnon Un gala inégal N'eût été la performance de Dominique Michel et d'André-Philippe Gagnon, le 3e gala du Festival Juste pour rire aurait été bien ennuyeux.Page 7 % Le pont Mercier reste barré Les Mohawks ne desserrent pas les dents sur leurs barricades |S|ie-Paule Villeneuve et Caroline Montpetit LE PONT Mercier était toujours barré par les Mohawks, tôt ce matin, au moment où nous allions sous presse, alors que les résidants de Châteauguay cédaient à l’impatience et que le ministre des Affaires autochtones du Québec, John Caccia, était sorti bredouille, vers 22 h, après quatre heures de négociations à Oka avec les Mohawks de l’endroit.« Il existe encore des modalités d’entente pour le démantèlement des barricades au pont Mercier » a dit, sans conviction, le ministre en fin de soirée.La représentante des Mohawks, Ellen Gabriel, a quant à elle paru ulcérée du fait que le gouvernement mette tant d’efforts à régler la ques- tion du pont Mercier alors que les Mohawks d’Oka, plaide-t-elle, attendent un règlement de leur litige depuis des mois.« Il nous faut rester unis et obtenir des garanties pour que tous les Indiens soient amnistiés des événements qui se sont produits depuis trois mois », a-t-elle dit.Un policier de la SQ, le caporal Marcel Lemay 31 ans, a été tué par balles, mercredi, au cours de ces « événements ».Les Mohawks exigeraient aussi, dans leurs négociations la disparition totale des policiers du paysage d’Oka et de Kahnawake en plus de faire de leurs revendications territoriales 1’ enjeu essentiel.Les membres de la Sûreté du Québec étaient toujours en position sur leur barrage de Châteauguay tout comme les Mohawks sur leurs barricades dans cette guerre des nerfs dont nul ne peut encore prédire l’is- sue.Le maire de Châteauguay a appelé la population au calme, mais des résidants de l’endroit postés 24 heures par jours aux abords de la réserve de Kahnawake, réclamaient, eux, non seulement la réouverture du pont Mercier mais l’évacuation des Warriors, les troupes de choc des Mohawks.Selon les résidants attroupés le Voir page 10: Le pont 770 Tl J BROKER IWTCR SPECTACLE mtS r-.T'W t9«.AfARmiD AKlO AMf JL 'M Tl .;VX.rv.wrq .«.érw MMM PHOTOS JACQUES NADEAU Les policiers de la Sûreté du Québec, bien armés, (à gauche) n’ont pas cessé, hier, d’ob- Du côté de Châteauguay, un blocus des résidants empêche, lui, les autochtones de se server ce qui se passait à la réserve de Kahnawake où le blocus du pont Mercier se ravitailler dans les commerces de la ville et l'impatience gagne la population excédée par poursuit (à droite).la fermeture du pont.Environ 40 000 Moscovites maudissent le communisme MOSCOU (AFP) — Sous les murs du Kremlin, environ 40 000 personnes ont hué hier le Parti communiste de l’Union soviétique lors d’une manifestation anticommuniste de masse où un ancien général du KGB, Oleg Kalouguine, a annoncé qu’il quittait le Parti et traité le règne communiste de « la pire chose qu’ait jamais connue notre pays».Un autre orateur, le député du Soviet suprême d’URSS Mikhaïl Bot-charov, a aussi provoqué l’enthousiasme de la foule en déclarant qu’il avait pris la même décision, après 25 ans d’adhésion au PCUS.Partis à 18 heures locales du parc Gorki à l’appel de l’Union des électeurs de Moscou, un mouvement dé- mocratique de la capitale, les manifestants ont marché sous la pluie jusqu’à la place du Manège, proche de la place Rouge.Vingt-cinq mille à leur arrivée, leurs rangs se sont progressivement étoffés pour atteindre environ 40 000 personnes.« À bas l’empire du fascisme rouge », « PCUS aux poubelles de l’Histoire », « Marquons la fin du 28e Congrès par une sortie en masse du PCUS» : la plupart des slogans étaient dirigés contre le PCUS et les critiques contre Mikhaïl Gorbatchev ont été plutôt rares.Encadrés par un service d’ordre imposant mais discret, les manifestants ont sifflé en direction des caméras qui sont apparues sur l’une des tours du Kremlin et aux fenêtres de l’hôtel Moskva au pied duquel s’étaient installés les orateurs.Parmi les intervenants qui ont pris la parole les uns après les autres a la tribune ne se trouvait aucune des « vedettes » politiques qui viennent de quitter le parti avec éclat, et qui semblaient attendus par un grand nombre des Moscovites présents dans la foule.Un orateur a néanmoins fait applaudir les noms de Boris Eltsine, le président de la fédération de Russie, et des maires de Moscou et Léningrad, Gavril Popov et Anatoli Sobt-chak.En leur absence, le héros du jour a Voir page 10: Moscovites La présidente d’Haïti priée de démissionner d'après AP et Reuter PORT-AU-PRINCE-La présidente haïtienne par intérim Er-tha Pascal-Trouillot fait face aujourd’hui à une échéance politique : le Conseil d’État et de nombreux partis politiques doivent en effet exiger sa démission à midi, si deux représentants de l’ancien régime, Roger Lafontant et Williams Regala, ne sont pas arrêtés et continuent de courir en liberté à l’intérieur du pays, où ils sont rentrés clandestinement plus tôt ce mois-ci.Mais l’unanimité de la classe politique ne semblait pas se faire ce week-end, certains prônant la patience envers la présidente investie ce printemps, d’autres préconisant sa démission immédiate.« Nous ne voulons plus d’elle.Elle doit partir », a déclaré pour sa part M.Max Bourjolly, président du Parti communiste.Du côté du Mouvement pour l’instauration de la démocratie de M.Marc Bazin, on semblait cependant plus bienveillant envers Mme Pascal-Trouillot.L’« Assemblée de l’unité », coalition d’opposition qui a lancé l’ultimatum a la présidente, a tenu ce week-end une série de réu- Volr page 10: La présidente L’appât du travail avant celui du gain pour la relève en affaires rain Blanchard ILS NE RÊVENT pas aux richesses de Paul Desmarais, au compte en banque de Pierre Péladeau, ni à la vie mondaine de Donald Trump.Ils ne songent pas à s’acheter un château à Westmount, une BMW de l’année ou un chalet de 40 pièces près d’Orford.Non.Ce que veulent les gars et les filles de moins de trente ans qui se lancent en affaires aujourd'hui, c’est d’avoir du plaisir à faire ce qu’ils font.Point.Du plaisir à se lever le matin pour aller au bureau, à travailler avec des employés heureux de leur sort et à devenir les meilleurs dans leur domaine.« Être heureux au travail, c’est capital, dit Sylvain Chamberland, 28 ans, président de Chamberland-Per-ron, l’un des jeunes entrepreneurs interrogés par le DEVOIR.C’est pour cette raison, et pour cette raison seulement, que je me suis lancé en affaires.Je ne suis pas en amour avec l’argent.Et je pense que la majorité des jeunes de mon âge qui créent leur entreprise ne le sont pas non plus.D’après moi, la plupart le font pour se réaliser et faire ce qu’ils aiment dans la vie ».« Trop de gens, ajoute-t-il, organisent leur existence en fonction des week-ends.Je trouve ça dommage.Moi, mon objectif c’est de m’entourer de gens qui aiment leur travail.En fait, pour réussir sa vie, je suis convaincu qu’il faut d’abord et avant tout s’organiser pour être en harmonie avec son milieu de travail ».La qualité de vie, voilà la grande priorité des jeunes gens d’affaires.Les semaines de 75 heures, très peu pour eux.La vie, c’est aussi aller au cinéma, voir des amis, se balader en forêt.Et il y tiennent.Aussi longtemps qu’ils s’amuseront à se rendre au bureau le dimanche, ils iront.Mais dès qu’ils commenceront à cou- rir après leur souffle, à se demander ce qu’ils font là alors qu’ils pourraient profiter du soleil, ce sera fini : ils mettront les deux pieds sur le frein.« Le discours de nos élites sur l’excellence et la performance me tombe royalement sur les nerfs parce qu’on en cache toujours le prix », dit Louise Bernard, présidente du bureau de designers industriels Bernard, Bertrand et Associés.« Comme bien d’autres, j’ai été endoctrinée par ce discours et ce n’est que tout récemment que j’ai décidé de me déprogrammer.Quand j’ai ouvert mon bureau, je pouvais facilement travailler 70 heures par semaine.Y’avait rien là.J’adorais mon travail et je souhaitais être nulle part ailleurs que dans mon entreprise.Le problème, c’est qu’après un certain temps ont est tellement essoufflé qu’on ne sait plus très bien où en s’en va».« Personnellement, la qualité de ma vie est aussi importante que le succès de mon entreprise.Me tuer au travail, pas question, Jamais ! Parce que la vie, c'est aussi faire du chant, aller au théâtre et dîner tranquillement avec des gens qu’on aime.Désormais, je vais moins vite.Ça va me prendre plus de temps avant d’arriver à destination, mais au moins je vais avoir du fun tout le long du chemin ».Si la qualité de vie des jeunes entrepreneurs n’est pas négociable, l’excellence de leurs rapports quotidiens avec les employés ne l’est pas non plus.Il s’agit d’une préoccupation majeure.Tous jurent que leurs employés représentent la plus grande richesse de leurs entreprises.Que sans eux, il sont foutus.Et que par conséquent entretenir avec eux des rapports d’égalité, plutôt que d’employeur à employé, est une question qui ne se pose même pas.C’est qu’ils nertont pas de différence entre ceux qui « savent » et ceux qui sont là pour exécuter.Pour eux, tout le monde fait partie de la même famille, une famille que l’on tient à rendre heureuse.« Je ne dirais jamais assez souvent combien il est important de traiter ses employés avec respect, tact et diplomatie, dit Louise Bernard.Ça prend beaucoup d’amour et d’humilité pour agir ainsi.Mais c’est capital, car c’est la seule façon de les rendre heureux au travail, donc créatifs et performants ».« Quand on fait sentir aux employés qu’ils ne sont là que pour exécuter ce qu’on leur demande de faire, il ne faut pas se surprendre d’en voir se traîner les pieds, soutient de son côté Raymond Plante, un entrepreneur de Québec.Mais donnez-leur des responsabilités, écoutez ce qu’ils ont à dire, intéressez-vous sincèrement à leurs problèmes, et vous apprendrez que les gens donnent toujours le meilleur d’euxynêmes lorsqu’on croit en eux et qu’on leur fait confiance ».« Il y a des génies, ajoute-t-il, qui Voir page 10: L*ppât DANS L’ŒIL DE L’AIGLE WASHINGTON FACE AU QUÉBEC Jean-François Lisée 580 pages - 29,95$ ^ m » m LE NOUVEL ETAT D MONDE BILAN DE LA DÉCENNIE I980-1990 432 pages - 24,95$ -J BONHEUR FOU roman 304 oaces -19.95$ ’ François Gravel «Un livre qui rend de bonne humeur.Un livre formidable.» Suzanne Lévesque - CKAC LES EDITIONS DU BORÉAL 10 B Le Devoir, lundi 16 juillet 1990 Encore l’horreur en Colombie d'après AFP et Reuter MEDELLIN — Alors que le chef des narco-trafiquants Pablo Escobar était, selon la police, sur le point d’être capturé, la Colombie a connu un week-end de terreur, interprété par les analystes comme un acte de représailles du Cartel de Medellin.Quarante-cinq personnes, dont de nombreux adolescents, ont en effet trouvé la mort en 24 heures, hier et avant-hier à Medellin, la capitale colombienne de la cocaïne.« Nous nous demandons ce qui se prépare », s’est interrogé un policier.Les décès enregistrés sont survenus aussi bien lors d’attentats — une voiture piégée a fait un mort samedi devant le quartier général de la police — que lors de règlements de compte et de crimes de droit commun.Quatre policiers ont été tués, parmi lesquels Crisanto Amarillo, 63 ans et 39 années de service, qui était le plus vieux policier de la ville.Sept jeunes gens de 14 à 25 ans ont été alignés contre un mur avant d’être abattus, dans ce qui semble constituer un nouvel épisode de la guerre des gangs de Medellin.Pendant ce temps, Pablo Escobar Gaviria, le chef du fameux Cartel-,considéré comme l’un des hommes les plus riches du monde, était toujours traqué par quelque 4000 soldais et policiers, qui n’avaient cependant pas encore réussi à lui mettre la main au collet.Le gouvernement colombien a lancé, pour capturer le principal baron de la drogue, l’une des plus grandes opérations armées jamais entreprises depuis le début, en août 89, de la « guerre totale » contre les trafiquants de drogue.Dans la nuit de samedi à dimanche, 45 personnes, des jeunes pour la plupart, qui participaient à des surprise-party, ont été assassinées par des sicarios.Selon la police, les sicarios se sont d’abord emparé de neuf jeunes gens qui assistaient à un bal dans le nord-est de Medellin et les ont fusillés froidement contre un mur.Neuf autres personnes ont été tuées ensuite par les mêmes hommes, selon la police.Une personne a été tuée et quinze autre blessées dans l’explosion d’une voiture piégée et trois corps ont été retrouvés plus tard sur les lieux de l’explosion.Quinze personnes ont également été tuées au cours de cette nuit de violence dans différents quartiers.Trois membres de la police ont également été tués dans différents quartiers ce qui porte à sept le nombre de policiers tués à Medellin en 24 heures et à 181 celui des policiers tués à Medellin depuis le début de l’année.Les autorités estiment que le narco terrorisme et ses sicarios ont mis au point une nouvelle stratégie pour terroriser la population de Medellin en procédant à des massacres collectifs qui visent principalement la jeunesse aisée de la deuxième ville de Colombie.Déjà, en juin dernier, une vingtaine de jeunes avaient été assassinés de sang-froid dans une discothèque près de Medellin.La plupart appartenaient à la jeunesse dorée de la ville.Le massacre de la nuit de samedi à dimanche est intervenu alors que l’opération contre Escobar, appelée d’abord « Centurion » et désormais « Apocalypse Ilème phase » se poursuit dans la région du Magdalena Medio.Ce massacre pourrait bien être un acte de représailles, les sicarios sentant leur chef gravement menacé.La capture d’Escobar est « une question d’heures ou de quelques jours », avait déclaré, vendredi au cours d’une conférence de presse, le général Miguel Maza Marquez, directeur du DAS (les services secrets colombiens), affirmant que le numéro un du cartel de Medellin « fuyait a pied, avec quelques complices et dans des conditions déplorables ».L’opération a déjà permis la capture de 21 des plus proches lieutenants d’Escobar et la découverte de grandes quantités de dynamite, de matériel de communication, d’armes et de documents.Les autorités ont même mis la main sur des notes écrites par Escobar et dans lesquelles le capo a fixé à ses hommes comme objectif l’assassinat de 500 policiers avant la fin de l’année.D’autre part, samedi, les forces armées ont saisi près de deux tonnes de cocaïne dans le village de Nechi (province d’Antioquia, dont Medellin est la capitale).La drogue avait été enterrée près d’une ferme sur la route qui conduit de Nechi à Medellin.Ces succès, après l’élimination en décembre dernier du Numéro 2 du Cartel de Medellin, Gonzalo Rodriguez Cacha, dit « Le Mexicain », a permis au général Maza Marquez d’affirmer que la puissance du Cartel de Medellin avait été réduite « de 50 à 60%».Mais la victoire ne peut être complète sans la capture d’Escobar.Et l’homme a l’habitude d’être poursuivi.Par trois fois déjà il a réussi, in extremis, à fausser compagnie à ses poursuivants.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + L'appât dorment dans des grandes entreprises parce que leurs supérieurs ont été incapables d’engager avec eux un dialogue intelligent.Je n’arriverai jamais à comprendre pourquoi il y a autant de cadres arrogants et méprisants incapables de réaliser que l’être humain, qu’il soit Japonais ou Turc, balayeur ou informaticien, a un besoin vital de se sentir valorisé ».La gestion des ressources humaines est donc une priorité pour eux.Certains, comme Sylvain Chamber-land, vont même jusqu’à dire que les jeunes de sa génération sont beaucoup plus humains, plus sensibles aux besoins et aux problèmes des gens que leur aînés.« Moi je donne à mes employés ce qu’aucun de mes boss n’a réussi à m’offrir lorsque j’étais à leur emploi : de l’attention.Mes employés ce sont mes camarades, mes amis ».« Moi aussi, ajoute Louise Bernard.Et cela crée un atmosphère de travail absolument formidable.Il y a même des gens qui m’ont avoué avoir envoyé leur CV chez-nous uniquement pour vivre dans un milieu pareil ».Tout cela est possible en grande partie en raison de la petite taille de leur entreprise, laquelle permet de créer des liens presque familiaux entre les membres du personnel.Pas étonnant qu’ils soient, pour la plupart, de fervants adeptes du small is beautiful el convaincus qu'un chiffre d’affaires de 500 millions $ ne sera ja- 16 juillet par la PC et l'AP 1988: le hockeyeur Wayne Gretzky épouse l'actrice Janet Jones à Ed-monton.1986: le chef de la police de Jean-Claude Duvalier est condamné à mort, à Haïti.1985: décès de l'écrivain allemand Heinrich Boell, prix Nobel de Littérature, né en 1917.1982: terrassé par un malaise subit, le maire de Montréal, Jean Drapeau, est hospitalisé; suicide de l'acteur français Patrick De-waere, né en 1947.1980: Ronald Reagan obtient l’investiture du Parti Républicain comme candidat à la Maison-Blanche.1969: lancement au Cap Canaveral de la cabine spatiale américaine Apollo 11, avec un équipage de trois hommes, dont deux doivent mettre le pied sur la lune.1965: Lucien Rivard, l'homme le plus recherché au Canada, est appréhendé près de Châteaugay; inauguration du tunnel sous le mont Blanc, en France.1953: émeutes à Berlin-Est.1952: le gouvernement Duplessis est maintenu au pouvoir au Québec avec 68 députés sur 92; Henri Groulx, député libéral d’Outre-mont, meurt le soir de l’élection.1951: Léopold III, roi des Belges, abdique en faveur de son fils, Baudouin.1945: début de l’ère atomique avec l'explosion d’une bombe expérimentale américaine dans le désert du Nouveau-Mexique.1918: le Tsar Nicolas II et sa famille sont exécutés par les Bolcheviques.1901 : Windsor Mills, en Estrie, est secouée par l’explosion de la poudrière de la société Hamilton Powder.Ils sont nés un 16 Juillet: le peintre anglais Sir Joshua Reynolds (1623-1792); l’explorateur ' norvégien Roald Admundsen (1872-1928); l’actrice américaine Barbara Stanwyck (1907-); l’actrice américaine Ginger Rogers (1911); le compositeur et chanteur français Guy Béart (1930).mais un objectif raisonnable à atteindre si le prix à payer est un environnement de travail anonyme et déshumanisé.« On est petit et on veut le rester, lance Chantal Rouleau, présidente de Papier Taïga, un distributeur de papier et de carton recyclé.L’efficacité compte beaucoup plus que l’importance de notre chiffre d’affaires.Ce que l’on veut, c’est d’être les meilleurs dans notre domaine, pas les plus gros».Telle est peut-être la raison pour laquelle ils n’entretiennent pas de relations obsessionnelles avec l’argent.Pas encore du moins.Ils en veulent, bien sûr, mais seulement, disent-ils, pour permettre à leur entreprise de se développer normalement et d’être en mesure de s’offrir un salaire intéressant.Mais la richesse, l’amour du gain, très peu pour eux.« L’argent n’esl pas un but, mais une condition au développement de l’entreprise, soutient Michel Dage-nais, président de Circuits Cadpro, un concepteur de circuit imprimé par ordinateur.Moi, je ne m’achèterai jamais une Porsche par crainte de rendre mes employés jaloux ».Certains se sont lancés en affaires parce qu’ils savaient qu’ils ne digéreraient pas longtemps de se faire dire quoi faire par n’importe qui.D’autres parce qu’ils étaient convaincus qu’ils n’arriveraient jamais à se développer pleinement en étant à l’emploi d’un autre.« Quand j’étais simple employé, se rappelle Michel Dagenais, on me faisait faire des niaiseries.J’étais sous-utilisé et ça me rendait malheureux.Je suis parti à mon compte».Certains disent même qu’il ne leur serait jamais venu à l'idée de faire la tournée des employeurs avec leur cv sous le bras.« C'est de la prostitution.Pas pour moi», dit Sylvain Chamberland.Quoi qu’il en soit, tous vivent depuis l’enfance avec cette pulsion incontrôlable qui les a toujours conduits à s’impliquer dans mille et une aventures.Mais, concluent-ils, être son propre patron nécessite un moral à toute épreuve.« Car quand tu flanches, y'a personne pour te ramasser ! ».4 La présidente nions pour examiner sa stratégie future.L’Assemblée est divisée sur l’ultimatum lancé à Mme Pascal-Trouillot, menacée d’être destituée de ses fonctions si elle ne fait pas arrêter Roger Lafontant, chef des redoutés tontons-macoutes sous le régime de Jean-Claude Duvalier et Williams Regala, haut responsable militaire sous le même régime, rentrés tous deux d’exil ce mois-ci.Le Conseil d'État — corps de 19 membres présidé par le Dr Louis Roy, représentant différents secteurs de la société civile, et doté d’un droit de veto sur la présidente — est lui aussi divisé sur l’ultimatum.Une épreuve de force entre Pascal-Trouillot et ceux qui ont lancé l’ultimatum semble néanmoins peu probable, selon certains observateurs en poste à Port-au-Prince.« La situation est très, très délicate », a déclaré un diplomate latino-américain.« Je ne sais pas ce qui se passera lundi, mais à mon avis pas grand chose », a-t-il ajouté.Le calme a régné ces derniers jours à Port-au-Prince, où le bruit a couru que Lafontant et Regala, pris de court par la grève générale de cette semaine et l’hostilité de la population à leur égard, avaient déjà quitté Haïti pour la république Dominicaine.Hier, cette information n’avait toutefois pas été confirmée.Les observateurs diplomatiques estiment que si les deux hommes avaient bien quitté le pays, le gouvernement haïtien aurait rapidement annoncé leur départ et la fin de la crise politique.Samedi, dans une allocution télévisée, Mme Pascal-Trouillot a lancé un appel au calme et réitéré sa promesse d'organiser des élections.Elle a aussi ordonné l’arrestation de Roger Lafontant, toujours libre aux dernières nouvelles.Ce weekend, on s’interrogeait toutefois à Port-au-Prince sur la légalité de ce mandat d’arrêt, tandis que l’autre ennemi public, Williams Regala, ne voyait pas de nouveau mandat émis contre sa personne, après l’expiration du précédent.« Je crois que la police ne veut pas vraiment arrêter Lafontant », a déclaré pour sa part M.Bayard Vincent, le procureur qui a émis le mandat contre l’ancien chef des tontons-macoutes.« La foi peut déplacer des montagnes », a déclaré Mme Pascal-Trouillot à la télévision.« Des élections doivent être organisées de manière à ce que le pays puisse vivre dans la justice et l’honneur », a-t-elle ajouté.Elle a assuré qu’elle faisait tout son possible pour régler la crise politique et pour organiser des élections, prévues en novembre.La présidente intérimaine a aussi repoussé les appels de l’opposition réclamant sa démission, promettant de rester en poste jusqu’au 4 novembre.Malgré toutes ces dificultés, le gpouvernement haïtien a appris samedi que le gouvernement américain venait de lui octroyer un prêt de 10 millions de dollars, pour permettre l’achat d’importations, notamment pétrolières.4 Le pont long des barricades de la Sûreté du Québec, juste à la limite de la réserve, les Warriors font la pluie et le beau temps aux abords du pont Mercier.Plusieurs affirment que c’est avec l’arrivée des Warriors que les problèmes ont commencé et que franchir le pont Mercier est devenu dangereux en tout temps.D’aucuns ajoutent que même si les négociatons avec M.John Ciaccia débouchaient sur la fin du siège au pont Mercier, ils avaient l’intention de rester en place, décidés depuis mercredi à répondre au blocus des «Warriors» par un blocus de Châ-teauguay et ce jusqu’au départ de ces derniers.Ainsi, lorsqu’un autochtone de Kahnawake a franchi le barrage policier pour aller s’approvisionner au supermarché vendredi, les résidants l’ont pris en chasse et ont forcé certains commerces à fermer leurs portes.Ils sont de 500 à 1000 manifestants, massés entre les deux barrages et scrutant avec des lunettes d’approche ce qui se passe du côté de la réserve ol) une tour d’observation a ré-cemment été installée.Deux Wa-riors armés y font le guet.La complexe question territoriale et politique qui sous-tend cette « prise en otage » du pont ne semble pas les concerner.Sous un soleil de plomb, hier, l’agent Raynald Picard de la Sûreté municipale de Châteauguay ne souhaitait qu’une chose : qu’on trouve une solution à ce conflit.« J’ai été appelé d’urgence pour faire la relève, nous sommes débordés parce qu’il ne faut pas négliger la patrouille pour autant.Moi ce que je ne comprends pas, c’est qu’une minorité décide pour la majorité.Les événements qui arrivent sont tristes parce qu’il y a beaucoup d’innocents qui paient pour cela.Habituellement, on n’a pas de problèmes avec nos Indiens.Mais qu’est-ce qui va arriver demain?Heureusement que nous sommes pendant la période des vacances et qu’il y a moins de gens qui voyagent sinon la situation serait bien plus tendue ».Sentant toutefois l’orage dams l’air, le maire Jean-Bosco Bourcier a insisté hier sur la nécessité de rester calme et de penser au lendemain.« La question indienne est compliquée, nous devons trouver une solution pour l’avenir.Nous avons choisi la confiance et le bon sens.S’il y a de la violence, ici, cela fait reculer les négociations ailleurs.On a le choix de souffrir une journée de plus ou un avenir de plus.» / PHOTO AP .V'» Marée anticommuniste à Moscou Une mer de quelque 40 000 manifestants hostiles au Parti communiste de l’Union soviétique a déferlé hier après-midi dans les rues de Moscou.Les manifestants ont scandé des slogans extrêmement durs pour les autorités, un ex-général allant jusqu’à déclarer que rien ni personne dans l’histoire, « ni les Tartares ni même les nazis », n’avait fait « autant de tort au pays que le PCUS ».Le Festival international de Québec a été le lieu d’agréables découvertes QUÉBEC (PC) - Le Festival d’été 90 ne passera peut-être pas à l’histoire comme le plus flamboyant ou le plus spectaculaire, mais soir après soir, il a encore une fois permis de rassembler de larges foules, de combler des attentes, de surprendre et d’étonner.Les bilans officiels pour 90 ne viendront que demain, mais on peut déjà parler d’un Festival qui a beaucoup ressemblé à celui de l’an dernier.D’abord par le beau temps, qui jusqu’à hier soir, n’a jamais fait défaut, a à peine menace.Le Festival 90 a été celui du vent, des soirées fraîches et des ciels variables avec de très beaux passages ensoleillés.Le Festival 90 a d’autre part privilégié encore une fois la chanson et le contenu, plutôt que les gros éclats.Déjà l’été dernier, on avait parlé d’un Festival sans grande vedette médiatique, sans gros nom venu de l’étranger et drainant public et attention vers les scènes.Tout est relatif, car en 1989, on avait quand même trouvé les Bernard Laviliers, Viktor Lazio, Maxime Leforestier, etc.Cette année, c’est décidément plus difficile de pointer du doigt un nom étranger qui aurait vraiment émergé, provoqué une effervescence un peu partout en ville.Combien d’ailleurs, s’étaient dit en feuilletant le programme 90 que c’était plus faible, moins attrayant, qu’il y avait trop ou pas assez de Québé- cois, trop de Français, etc.Et puis finalement, on a fermé les livres en se rappelant que soir après soir, à quelques exceptions près, on a quitté les scènes du Festival en se disant que c’était bon, même très bon.De façon générale, le Festival 90 a permis de constater un retour de sonorités, de styles musicaux ou de valeurs qui avaient connu des heures de gloire il y a 15 ou 20 ans.Retour des drapeaux bleus et blancs, retour du folk, délire « plu-mesque », succès de NRBQ, de Hothouse Flowers, de Pentangle, de Renbourn, etc.Plusieurs des découvertes agréables de 90 sont d’ailleurs à ranger dans le courant folk-rock, comme David Broza, les Innocents, Stephan Eicher, etc.Curiosité et réserve d’autre part, autour d’une série de groupes français amenés à Québec dans le sillage du très décevant Bashung.On pense à Noir Désir, Mano Negra, Négresses vertes, etc.Mais confirmation de l’engouement de Québec pour le blues d’un Paul Personne ou d’un Colin James.Le volet ACCT (Agence de coopération culturelle et technique) du Festival, qui permet d’accueillir notamment les groupes africains et antillais, a cependant été nettement plus discret et moins relevé que certaines années où on avait vu débarquer les Youssou N’Dour, Mory Kante, Salif Keita, Kassav, Malattini, etc.Dommage.Qualité indéniable toutefois au chapitre des amuseurs de rue, mais les talents multiples des artistes invités font en sorte que beaucoup de spectacles finissent par se ressembler, tout le monde pouvant jongler avec le feu, rouler sur unicycle, etc.L’année 90 a cependant innové avec la magie, avec le mime parfois, mais a oublié le théâtre de rue, le mouvement, les conteurs d’histoires, qu’on avait déjà vus par le passé.Affluences soutenues au fil des jours dans les rues du centre-ville, encore qu’on y a croisé cet été beaucoup moins de Canadiens anglais et d’Américains, davantage de Français et de Québécois que par le passé.Il y a encore eu des soirs où on a eu envie de se dire que les scènes de Place d’Youville et du Pigeonnier étaient trop petites, mais enfin, ça fait partie du succès.Des noms à retenir: Broza pour sa voix et sa force; Plume pour son impertinence contagieuse; Rivard pour le plaisir de l’intimité; Hothouse Flowers pour l’impact musicalé; Arthur II.pour ses textes jazzés; Stephan Eicher pour le rock d’Europe; Pa-pasov pour le souffle ; Richard Des-jardins pour sa poésie percutante; les Innocents pour la simplicité efficace du folk; Joe Bocan pour le visuel provocateur; Corcoran pour l’humour, etc.Des affrontements entre francophones et anglophones avaient suscité l’intervention d’un nombre accru de policiers samedi.Vers la fin de l’après-midi, plusieurs promettaient que « cela brasserait encore » hier soir.Pour les travailleurs qui font la navette à Montréal, les autorités municipales ont prévu des autobus supplémentaires.Le maire Bourcier a églament promis que si le pont ouvrait, des mécanismes de securité y seraient installés pour rassurer la population.Entre-temps, hier, le Conseil de bande de Kanesatake, qui n’a jamais appuyé l’occupation illégale Mohawk et qui favorise un règlement pacifique du conflit, a lancé un appel à toute la communauté Mohawk de K:\nesatake de se rallier aux négociations avec les Mohawks occupant le territoire d’Oka.Le Conseil de bande de Kanesatake a négocié parallèlement avec le minstre des Affaires autochtones John Ciaccia depuis le début du siège mené par le Long House et les Mohawks occupant de Kanesatake.Le chef du Conseil de bande de Kanesatake, M.George Martin, espère convoquer aujourd’hui une assemblée publique à Oka réunissant tous les membres de la communauté Mohawk d’Oka pour créer un consensus autour 14 revendications formulées par le Conseil de bande.Dans cette liste de revendications, George Martin et Konrad Sioui, vice-chef de l’Assemblée des Premières Nations autochtones, réclament l’intervention du gouvernement fédéral, seule instance d’autorité pouvant régler selon eux le problème de fond des revendications territoriales indiennes à Oka.« Le ministre Siddon m’a déclaré que le conflit relevait de la juridiction provinciale, en matière d’administration de la justice et de sécurité publique.Mais constitutionnellement, les questions indiennes relèvent du gouvernement fédéral » a déclaré en substance l’avocat du Conseil de bande de Kanesatake, Me Jacques Lacaille.Le droit du caporal Marcel Le-may, 31 ans, mort par balles à Oka mercredi, sera, lui, d’avoir des funérailles civiques célébrées aujourd’hui à l’église de l’Ancienne Lorette, à Québec.Evitez la fumée Pour mieux respirer $2 4 Moscovites été Oleg Kalouguine, l’ancien responsable du KGB récemment dégradé pour avoir dénoncé 1 absence de réformes au sein du Comité d’Etat à la Sécurité (KGB) et devenu en quelques semaines la coqueluche des milieux réformistes et de la population.« Aujourd’hui, comme des milliers de communistes, j’ai quitté le parti dont j’étais membre depuis 33 ans », a-t-il annoncé.« Cela n’a pas été facile », a-t-il ajouté.« Ni les Tartares, ni les tsaristes, ni même les nazis, n’ont apporté autant de malheur et de pauvreté à leur peuple que le PCUS », a dit l’ancien général sous les ovations.Le dirigeant des « communistes dissidents » de la Plate-forme démocratique Vladimir Lyssenko a appelé à une grève générale en septembre, « si, d’ici là, le gouvernement n’a pas démissionné ».Parmi les personnalités présentes, se trouvaient aussi Gleb Yakounine, un prêtre orthodoxe ancien dissident, et Youri Lioubimov, le directeur du théâtre d’avant-garde de la Taganka, récemment réintégré dans sa citoyenneté.« Nous ne chanterons plus l’Internationale », a-t-il lancé aux manifestants.« Je vous conseille la patience.La lutte ne sera pas facile », a-t-il ajouté, assurant que ce serait « une prise pacifique de la Bastille».« Nous sommes ici pour exprimer notre mépris vis-à-vis du 28e Congrès du Parti qui vient juste de s’achever », a déclaré Serguei Belosserdt-sev, député au Parlement de la fédération de Russie.« Jetez le Parti communiste dans les poubelles de l’histoire », réclamait une banderole.« De la part de la jeunesse russe déçue.Faites un parti pour les plus de 70 ans », disait un autre slogan.Malgré la pluie, la manifestation s’est déroulée dans un climat bon enfant, les mamans et les enfants côtoyant les prêtres orthodoxes vêtus de leurs longues robes noires.La police s’est tenue à distance mais a bloqué avec des camions les accès à la Place rouge et au Kremlin.« Le Parti communiste n’a pas su remplir ses promesses.À quoi a servi la révolution ?Notre peuple peut et doit avoir un nouveau gouvernement », avait déclaré à la foule un officier de l’Armée rouge au début de la manifestation.À l’issue du défilé, les manifestants se sont rassemblés aux abords de la Place rouge pour écouter des orateurs de la Plate-forme démocra- tique et d’autres mouvements réformistes, qui avaient organisé la marche.Au lendemain du 28e Congrès, l’exode des réformateurs se poursuit, des milliers de membres ont rendu leur carte et de nouvelles formations se profilent à l’horizon : la crise est totale au PCUS, malgré la victoire de Mikhaïl Gorbatchev sur les conservateurs.« Bien que Gorbatchev ait exclu du Bureau politique et du Comité central les personnes les plus détestables, le fait est que le Parti communiste est toujours aussi antidémocratique », a déclaré Vladimir Lysenko, dirigeant de la Plate-forme démocratique.La Plate-forme démocratique, qui regroupe des partisans de l’accélération des réformes, a annoncé lors du Congrès qu’elle se séparait du PCUS pour former un parti distinct.Selon Lysenko, l’hémorragie se poursuit.De nouveaux députés russes ont quitté le PCUS samedi et d’autres s’apprêtent à le faire lors d’une réunion des dirigeants du gouvernement de Russie, qui doit s’ouvrir aujourd’hui.Les conservateurs et leur chef de file, Egor Ligatchev, ne sont plus dans les instances dirigeantes du parti, mais les problèmes de Gorbatchev ne sont pas terminés.Eltsine et les dirigeants réformateurs ne sont pas les seuls à chahuter le Parti.Les militants de base, aussi, ont des états d’âme.« Je crois que le Parti n’est plus apte à jouer le rôle décisif qu’il a joué dans notre vie de par le passé », écrit un de ses membres, Valentina Misilina, au journal Vetchernaia Moskva.« Je suis au Parti depuis 25 ans et je me demande si je vais y rester.Il est probable que je fasse comme Boris Eltsine», poursuit-elle.Samedi, le président Gorbatchev a confirmé la séparation des pouvoirs de plus en plus nette entre le Bureau politique du PCUS d’un côté, le gouvernement et le conseil présidentiel de l’autre, en devenant dorénavant le seul membre simultané des ces organismes.Ainsi, de nombreux politiciens soviétiques de première grandeur, très proches du président, comme Dimitri Yazov, ministre de la Défense, Edouard Chevardnadze, ministre des Affaires extérieures et Alexandre Iakovlev, ex-ambassadeur au Canada, ont quitté le Politburo, tout en conservant leurs autres postes.Sans pour autant — le fait est nouveau et significatif de la nouvelle situation — que ce départ n’apparaisse comme une démotion.>
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