Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1990-07-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
14 ¦ Le Devoir, vendredi 6 juillet 1990 Peterson s’oppose aux négociations bilatérales entre Québec et Ottawa TORONTO (PC) - David Peterson et Robert Bourassa ne s’entendent pas sur la décision du Québec de négocier bilatéralement avec Ottawa à l’avenir.Pour M.Peterson, une telle façon d’agir, si l’exemple est suivi par les autres provinces, peut signifier « la destruction de notre pays».Tous les pouvoirs devenant plus décentralisés, a-t-il noté, toutes les provinces doivent alors se faire concurrence pour l’obtention de l’argent fédéral et des programmes d’Ottawa.« Il faut évidemment protéger nos propres intérêts, a-t-il dit, et nous y pensons énormément.» Un autre point de discussion entre M M.Bourassa et Peterson est le contrôle des télécommunications.L’Ontario veut un contrôle fédéral, tandis que le Québec favorise un contrôle régional.Mais, au lieu de s’attacher à ces différences, les deux hommes cherchent plutôt, comme l’a expliqué M.Peterson, « à trouver ce qu’ils ont en commun ».Les premiers ministres Robert Bourassa et David Peterson ont souligné, hier, que l’économie canadienne demeurait toujours saine, après l’échec de l’Accord du lac Meech, et que le Québec et l’Ontario avaient l’intention d’unir leurs efforts pour s’assurer que cela ne change pas.Les deux premiers ministres, qui ont eu un entretien d’une heure, ont également fait remarquer que le dollar canadien était vigoureux et que les taux d’intérêt étaient stables.« Cela signifie donc que la tension politique que nous avons connue au cours des dernières semaines n’a pas affecté l'économie d’une façon significative », a dit M.Peterson.« Il faut évidemment que cela ne change pas, a-t-il poursuivi.Et la façon de conserver un bon climat économique est de bien coordonner le travail du Québec et de l’Ontario.» Pour deux provinces dont les échanges commerciaux s’élèvent annuellement à 30 milliards $, a signalé le premier ministre ontarien, il n’est pas question que des différences politiques nuisent à ce commerce.Les deux premiers ministres se sont déjà rencontrés à Québec, la semaine dernière, pour ébaucher les premiers jalons d’une nouvelle collaboration.M.Bourassa, de son côté, a déclaré que, quelles que soient les décisions politiques que le Québec prendra au sujet de son avenir, « ces décisions ne devront pas affecter la stabilité économique du pays ».MM.Peterson et Bourassa ont dit avoir discuté, entre autres, d’hydroélectricité, de formation de la main-d’oeuvre et de la demande de Toronto d’avoir les Jeux olvmpiques d’été de 19%.M.Bourassa a rappelé, avec un sourire, qu’il avait déjà fait l’expérience des déficits olympiques (avec les Jeux de Montréal, en 1976) et qu’il était maintenant en mesure de donner des conseils à son homologue ontarien.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Walesa niste de la gauche laïque, alors vous, estimés adversaires, vous êtes des porcs ! », lançait un Adam Michnik d’ordinaire plus élégant, en direction de Walesa et de ses nouveaux associés de « l’Entente du centre », le parti politique récemment formé qui veut le propulser à la présidence.M.Michnik est cet intellectuel d’origine juive qui, dès le milieu des années 70, s’était engagé dans la lutte contre le pouvoir communiste, avant de devenir une des plus grandes figures de l'opposition.Les amis de Walesa — il en a toujours, souvent de nouveaux — ont récemment critiqué « la nouvelle nomenklatura » des intellectuels ex-dis-sidenLs, aujourd’hui ministres, vedettes de la télévision et journalistes en vue, en se réclamant des « vrais Polonais ».« Partout, j’entends dans la rue des gens dire que les J uifs et les intellectuels de gauche ont pris le pouvoir », a lancé Walesa en ce funeste dimanche après-midi.« Je vais tout virer à l’envers » et « organiser des batailles au sommet », car « la démocratie, c’est la lutte de tous contre —I*- tous », avait-il déclaré, fin juin, à Ga-zela Wyborcza, le populaire quotidien — 350 000 exemplaires — qui porte toujours, jusqu'à nouvel ordre, l’emblème de Solidarité.« On a signé ce dimanche l’acte de décès de Solidarité », écrivait le surlendemain Dawid Warszawski, un commentateur de Zycie Warszawy, l’autre grand quotidien de la capitale.« Walesa a de graves problèmes psychologiques.11 ne se contrôle plus », commente une universitaire cracovienne, exaspérée par les éruptions imprévisibles du leader ouvrier.La rue suit avec un mélange de dépit et d’indifférence ces débats plus ou moins cohérents où l’on se lance des insultes, où l’on parle d’« accélération » des réformes sans trop préciser ce que ça veut dire, et où l’on n’arrive pas à mettre le doigt sur des tendances politiques précises et organisées.Mais si les professeurs, étudiants et journalistes ne peuvent plus souffrir Lech Walesa, d’autres secteurs de la population peuvent être sensibles à la nouvelle phraséologie populiste et anti-intellectuelle du leader ouvrier.Zbigniew, chauffeur de taxi, espère ainsi que Walesa « va faire un grand ménage pour sortir la gauche du pouvoir ».« Il nous faut des vrais Polonais au pouvoir », clame un graffiti dans un passage souterrain de la capitale.¦< Pourquoi ne peuvent-ils pas s’entendre entre eux, alors que nous sommes dans une telle misère ?» demande, sur un autre ton, une retraitée assaillie par les problèmes économiques.Car derrière la pagaille politique se profile une grave récession économique, d’autant plus dure que la rue, au centre-ville de Varsovie, de Cracovie ou de Gdansk, affiche des airs jamais vus — et très trompeurs — d’abondance matérielle.À tous les coins de rue, on trébuche sur les étals improvisés de petits revendeurs de produits alimentaires ou hygiéniques, souvent importés plus ou moins clandestinement.Plusieurs vitrines de magasins de vêtements sont élégantes ; les queues légendaires ont pratiquement disparu.Quelques bizarreries laissent cependant deviner que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes : un peu partout, en plein midi estival, on vend la viande rouge au soleil, sans réfrigération aucune ! Mais surtout, le rapport des revenus et des prix de marchandises désormais largement disponibles, montre que la Pologne a, pour l’instant, troqué la pénurie socialiste généralisée pour la misère de type tiers-mondiste, dans laquelle des îlots d’abondance, et une offre raisonnable de biens de consommation courante, prospèrent sans se cacher.« C’est bien simple, explique un étudiant varsovien en économie, la politique de notre cher Balcerowicz (Leszek, vice-premier ministre chargé de la réforme économique) a consisté à hausser les prix de détail au niveau mondial, à rendre le zloty convertible en le dévaluant dix fois, pendant que les gens continuent à gagner, en moyenne, cent dollars par mois.Mais la production industrielle, elle, a chuté de 35 %.» Les prix de quelques biens et services restent tout de même contrôlés, mais ce commentaire résume assez bien la nouvelle situation des consommateurs polonais, sur les chemins cahoteux, plus douloureux que prévu, de l’après-communisme.Les investisseurs potentiels en Pologne se pressent dans les beaux hôtels du centre de Varsovie, luxueux morceaux d’Occident transposés où l’on entend parler japonais, allemand, français, anglais.Mais, aux dires d’un représentant de Nestlé en tournée exploratoire depuis deux mois, « ils se contentent encore souvent, pour l’instant, de rencontrer des gens, de renifler l’atmosphère et de rentrer faire des rapports chez eux.Ça pourrait débloquer éventuellement, mais je ne sais pas quand », dit ce jeune cadre suisse par ailleurs très discret sur les projets de sa propre firme.« En 1980-81, sous l’état de guerre et même il y a deux ans encore », dit Mme llalina Bortnowska, militante varsovienne des Clubs de l’intelligentsia catholique et membre du « Groupe des 60 » qui vient de se séparer de Walesa, « nous avions le sentiment de savoir pourquoi nous combattions, et où nous allions.Ce mouvement social, c’était notre chose.Aujourd’hui, le désarroi est très répandu.Les gens sont désorientés.C’est un nouveau genre de frustration qui domine».Devant la Diète polonaise, ce vendredi soir, la fédération anarchiste de Varsovie avait convié à une manifestation contre la politique d’austérité du gouvernement.Il y a un an encore, ils étaient quelques centaines à de tels rendez-vous.Aujourd’hui, signe de la démobilisation ambiante, il sont douze.« Jaruzelski, Walesa, c’est pareil ! », lance, désabusé, Mateusz, un anarcho-végéta-rien de 17 ans, pour qui « dans cent ans, deux cents ans peut-être, ça ira mieux ».+ Commission recours à des non-élus pour détenir la majorité d’une commission dite parlementaire, y compris pour la présider.Ça en dit long sur la respectabilité et la crédibilité que les parlementaires accordent eux-mêmes à leur propre institution quand il s’agit d’affaires graves et sérieuses.La réforme parlementaire de 1984 a pourtant attribué à l’Assemblée nationale et à ses commissions des pouvoirs élargis et des ressources substantielles, y compris des mandats d’initiative, précisément pour faire face à des situations particulières ou extraordinaires.À la première occasion, on se tourne largement vers l’extérieur, laissant de côté les élus et les mécanismes appropriés.La situation est d’autant plus ironique que les députés devront en quelque sorte valider l’exercice, deux fois plutôt qu'une, en début et en fin de course.Si tout va comme prévu, il faudra d’abord que l’Assemblée adopte en août une loi spéciale, pour permettre à des non parlementaires de faire partie d’une commission parlementaire, et pour éviter que quelque émule québécois du député manitobain Elijah Harper s’avise de bloquer le processus hybride.Grâce à une clause crépusculaire, la loi spéciale ne vaudrait que pour la commission spéciale et disparaîtrait des statuts avec elle.En bout de ligne, les députés devront recevoir le rapport et en disposer de quelque manière.De sorte que l’exercice que l’on tente de ficeler ne fera pas l’économie de l’inévitable démarche parlementaire, comme il sied d'ailleurs en régime parlementaire.Selon des prévisions préliminaires, un délai d'au moins 30 jours sera prévu pour la présentation de mémoires, de sorte que la commission n’entreprendra ses audiences publiques qu’en octobre.Elle les terminerait en février, juste à temps pour le congrès du PLQ et la reprise des travaux sessionnels.Il est difficile de fonctionner à 25 ou 30 membres ?Qu'à cela ne tienne.Il y aurait un comité directeur ou exécutif de cinq membres pour diriger les travaux.Si les paramètres, pour reprendre un mot à la mode, sont connus, la « plomberie », elle, est loin d’être en place.Par exemple, les membres seront-ils désignés par l’Assemblée ou par des groupes représentatifs ?Comment des députés d’un Parlement — M.Lucien Bouchard, par exemple, en sera — peuvent-ils siéger dans un autre, et selon quelles conditions, notamment pécuniaires ?Déjà, des gens appellent ou écrivent au premier ministre pour lui suggérer des noms de commissaires, parfois même le leur ! Fera-t-on un rapport à 30, avec des rapports minoritaires au besoin ?Qui présidera, avec un ou deux vice-presidents ?Pourquoi cette obsession d’avoir un président homme d’affaires ou financier ?En quoi M.Jean Campeau ou un collègue à lui (tel M.Claude Cas-tonguay ou Michel Bélanger, par exemple) serait-il plus crédible et respectable qu’un universitaire ou un homme politique, tel le président de l’Assemblée nationale, qui détient déjà un important mandat de ses pairs ?M.Jean-Pierre Saintonge s’en acquitte d’ailleurs à la satisfaction de ses « sujets ».Voilà quelques questions qui viennent à l’esprit.La réunion d’hier entre les quatre mandataires, de deux heures, a contribué à déblayer le terrain.Mais il reste encombré et les quatre conseillers ont convenu de se revoir lundi soir.On parle désormais d’une commission mixte, de type parlementaire, qui permette aux groupes et élus d’échanger en toute liberté, au lieu de se contenter de mémoires et de questions-réponses.On veut que les différentes tendances puissent s’exprimer dans un contexte non partisan, au lieu que ça vire à l’affrontement entre libéraux et péquistes.Les experts seront aussi mis à contribution.Chez les deux chefs, l’on estime que le projet en gestation combine le meilleur de trois mondes : le coude à coude de groupes divers, comme aux États généraux, l’expertise et les ressources d’une commission d’enquête, l’encadrement de l’Assemblée nationale et d’un secrétariat permanent.De part et d’autre, l'on convient que le Québec vit un moment privilégié depuis quelques semaines, et tout est mis en oeuvre pour maintenir ce fragile consensus le plus longtemps possible.D’où le compromis entre le grand machin dont rêvait M.Parizeau — se rappelant qu’il y a 20 ans, les États généraux avaient mis en orbite le PQ de M.René Lévesque — et le truc plus modeste de M.Bourassa, désireux de gagner du temps et de ne pas perdre l’initiative qui lui revient comme chef du gouvernement.M.Parizeau voulait une démarche rapide, en trois temps : une consultation publique extraordinaire, la rédaction d’une constitution québécoise, un référendum sur la constitution.Après consultation avec « son » premier ministre, il fut convenu du principe de la commission mixte et itinérante, modèle inédit pour une situation inédite, admet-on chez le chef de l’opposition, pour en arriver à ce que « le pays décide du pays ».Dans le débat qui fait rage, chacun y met son grain de sel.Par exemple, le P.Georges-Henri Lévesque fait confiance aux deux chefs et croit appropriée la formule d’une commission mixte.Par contre, M.Léon Dion préconise plutôt ( La Presse du 27 juin) une commission d’enquête en bonne et due forme, faisant rapport dans un délai de six à huit mois.La vie après le lac Meech ?Elle doit tenir compte de l’impact économique des décisions à prendre, des minorités du Québec et hors du Québec, du rôle historique de la minorité anglophone, ne cesse de répéter le premier ministre.Quant à son ministre Gil Rémillard, il veut préserver la solidarité actuelle et contribuer à préparer sans précipitation des changements substantiels qui s’inscriront dans la continuité québécoise.Quels sont-ils ?C’est prématuré.On en est encore aux préliminaires d’une longue marche qui mettra à rude épreuve l’apparente sérénité et concertation actuelles.Car M.Bourassa mijote son modèle européen, M.Parizeau son modèle de la Ve république française, M.Lucien Bouchard le modèle original de M.René Lévesque, et ainsi de suite.Avec M.Vincent Lemieux, parions que la belle et précieuse convergence sera de courte durée, même si l’opposition sera probablement moins radicale que naguère entre libéraux et péquistes.+ Immigrants claré une autre langue maternelle.De plus, un peu plus de 10 % d’entre eux déclarent parler plusieurs langues, 8 % déclarent parler le français parmi plusieurs langues et 6 % l’anglais parmi plusieurs langues.On remarquera que parmi les immigrants arrivés pendant la décennie 1970,22 % d’entre eux déclaraient le français comme seule langue maternelle, alors que parmi les immigrants arrivés depuis 1980 ce nombre est de 18 %.Il était de 17 % chez l’ensemble des immigrants arrivés avant 1970.Une fois cette distinction faite en ce qui concerne la langue d’origine, La commission mixte sur l’avenir du Québec sera une démarche inédite âiîlès Lesage ¦— de notre bureau de Québec Y A-T-IL des précédents au projet de commission mixte et itinérante sur l’avenir du Québec que l'Assemblée nationale sera appelée à entériner le mois prochain ?Il n’v en a pas au Québec.On en a pas retrace non plus au Canada, et l’on doute qu’il y en ait dans un régime de type britannique.Dans les années 60, il y a bien eu au Québec un comité constitution nel, mais rien de tel à ce que mijotent MM.Bourassa et Parizeau.Proposé par M.Jean-Jacques Bertrand et ne regroupant que des dé-utés, le comité social s'est réuni quelques reprises entre 1963 et 1966, mais sans rien conclure.Le premier ministre Lesage et le ministre Paul G érin-Lajoie y ont participé activement, de même que le chef de l’opposition Daniel Johnson.Porté au pouvoir en 1966, ce dernier a reformé le comité spécial, qui a siégé à quelques reprises.Le sous-ministre Claude Morin en était alors le secrétaire et M.Jean-Claude Rivest, son adjoint, à litre de représentant de M.Lesage, au nom de qui il a d'ailleurs témoigné en 1968.Encore là, il n'y a pas eu de suite et le comité est disparu avec le gouvernement de l’UN.Depuis 20 ans, il y a eu quelques commissions spéciales, dont une sur le lac Meech, en juin 1987, et une autre sur le libre-échange, en 1988, mais dans le contexte habi tuel des commissions parlementaires, émanant donc de l’Assemblée nationale.C’est la première fois que l’on tente un melange de parlementaires et « d’étrangers », comme on dit encore dans le jargon.Au Manitoba, l’an dernier, le Groupe de travail sur l’accord du lac Meech comprenait trois députés conservateurs, deux libéraux et un néo-démocrate, sous la présidence d’un non élu, le professeur Waldron N.Fox-Decent, du département d'études politiques de l’Université du Manitoba.It a fallu prévoir les émoluments du président, tandis que l’immunité parlementaire des six élus était levée pour les fins de ce mandat, soit de mars à octobre dernier.Plus de 300 Manitobains se sont présentés devant le Groupe de travail, dit « indépendant et compre- nant les représentants de tous les partis ».Aussi l'an dernier, au Nouveau-Brunswick, le gouvernement McKenna, qui détient tous les sièges, a formé un comité spécial sur le lac Meech.Il n’a fait appel à aucune ressource externe.En juin 1963, le réputé expert Jean-Charles Bonenfant avait commenté la formation du comité québécois (dit Bertrand) de 15 membres chargé de déterminer les objectifs à poursuivre par le Canada français dans la révision du régime constitutionnel canadien.Il notait qu’on a souvent tendance à former des comités trop considérables.Avec Brooke Clax-ton, il opinait que « l'efficacité d'un comité est en proportion géométriquement inverse de ce qu’on lui ajoute en sus du nombre de quinze ».Que dirait M.Bonenfant s’il revenait parmi nous pour commenter le projet d’une commission (comme on dit maintenant) de quelque 30 membres, dont la majorité sera d'ailleurs extra-parlementaire ?Quant à faire dans l’inédit, l’exclusif et la « distinction », n’est-ce pas ?45% des immigrants déclarent maintenant pouvoir soutenir une conversation autant en français qu’en anglais, et 24 % en français uni-quement — 69 % des immigrants peuvent donc communiquer en français.Mais ils peuvent également communiquer en anglais, et dans la même proportion ! Le français est ici nettement en hausse, puisque chez les immigrants arrivés avant 1970,18 % disaient connaître le français uniquement (48 % disaient alors pouvoir soutenir une conversation dans les deux langues).Parmi les immigrants qui ont déclaré posséder une langue maternelle autre que l’anglais ou le français, 43 % se disent bilingues et 22 % parlent le français uniquement, alors que 24 % ne connaissent que l’anglais et 11 % vivent dans leur seul langue d’origine.Ces chiffres sont encourageants, mais les auteurs de l’étude livrent aussi en conclusion une sorte d’avertissement aux autorités ministérielles : « la situation globale appelle à des interventions énergiques de soutien et de suivi de la situation non seulement auprès des nouveaux flux d’immigrants mais aussi parmi la population immigrée déjà ici et qui a conservé encore, dans une grande proportion, sa langue d’origine ».+ Bush pouvant en toute logique politique et protocolaire être reçu que par d’autres chefs d’État ou de gouvernement.À l’ouverture de leur lie sommet hier matin, M.Bush a également proposé aux alliés, pour en finir avec la guerre froide, toute une série de mesures déjà connues.À l’issue du tour de table de leurs dirigeants, qui s’est terminé une heure et demie plus tôt que prévu, les ministres des Affaires étrangères se sont attelé à la rédaction d’une déclaration historique d’une vingtaine d’articles qui doit clore le sommet aujourd’hui.Selon une source française, « seules des différences d’approche ou de langage sont apparues » mais « on ne peut exclure que des difficultés puissent surgir lors de l’examen article par article».Le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, a évoqué devant les journalistes l’existence de divergences autour de la table, entre les États-Unis et le Canada d’un côté, et certains autres pays de l’autre, « mais rien de bien substantiel ».Il a ajouté qu’il avait la conviction que « nous allons tous dans la même direction ».« Plusieurs leaders de pays européens nous ont exprimé l’avis que le Canada devait rester engagé en Europe », a par ailleurs ajouté un officiel de l’entourage de M.Mulroney.M.Mulroney a rencontré hier, séparément, Mme Thatcher.Cette dernière, ont rapporté des sources officielles canadiennes, s’est montrée préoccupée par les derniers développements au Québec.Lors de la deuxième et dernière journée de ce sommet, les alliés doivent aujourd’hui s’entendre sur au moins quatre grands points : une déclaration pan-européenne de non-agression, le concept du recours à l’arme nucléaire en dernier ressort, le rôle futur des Européens dans l’OTAN et la réduction des effectifs de l’armée allemande.De source diplomatique ouest-allemande, on n’a pas exclu « la possibilité d’une déclaration signée par les 35 » pays de la CSCE.La France, comme la Grande-Bretagne, a exprimé des réserves à propos de l’arme nucléaire utilisée seulement en ultime recours, autre idée avancée par M.Bush pour apaiser les inquiétudes soviétiques, selon des sources diplomatiques concordantes.Le président François Mitterrand a souhaité que l’OTAN adopte un concept qui soit « vraiment de dissuasion, c’est-à-dire qu’il ait sans ambiguïté pour objet d’empêcher la guerre d'éclater et non pas seulement de tenter de la gagner».Pour sa part, le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a recommandé la prudence, « pour éviter un malentendu qui pourrait saper le concept même de dissuasion », selon une source britannique.La France, et cinq autres pays européens, dont la Belgique et l’Espagne, ont plaidé pour que la déclaration finale fasse mention du « rôle ac- cru » que les Européens sont appelés à prendre dans l’OTAN, a-t-on indiqué de sources concordantes.Enfin, le chancelier Helmut Kohl a confirmé que son pays était disposé à réduire ses troupes dès la phase ac-tuelle des négociations UFE de Vienne sur le désarmement conventionnel, qui pourraient déboucher sur un premier accord cet automne.11 faudra cependant, pour ne pas faire de l’Allemagne un cas à part, l’intégrer à une « réduction globale » des forces stationnées en Europe centrale, a-t-il dit.La déclaration finale du sommet de l’OTAN à Londres fera « référence à l'union politique européenne, y compris à son identité en matière de sécurité».Ce passage clé du document qui doit clore la réunion des dirigeants alliés, aujourd’hui, a été adopté dès hier dans son principe par les 16 ministres des Affaires étrangères qui travaillent à sa rédaction.Les alliés de l’OTAN se sont mis d’accord pour que la formule du recours à l’arme nucléaire « en dernier ressort » figure dans la déclaration finale du sommet de Londres.Mais, a-t-on précisé, l’article qui en fera état sera rédigé de telle sorte que « la possibilité d’une utilisation de l’arme nucléaire par l’OTAN ne puisse être mise en doute » par un agresseur potentiel.La proposition de n’utiliser l’arme nucléaire qu’en dernier recours fait partie du projet de déclaration soumis par le président américain George Bush aux quinze autres dirigeants de l’Alliance.Le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, qui prônait la prudence en la matière « pour éviter un malentendu qui pourrait saper le concept même de dissuasion », semble avoir obtenu satisfaction.4 Sirupeuse Devant cet arsenal, se tenait Shirley Bassey.La chanteuse qui a prêté sa voix à .James Bond ! Hier soir, à la salle Wilfrid-Pelletier nous avons assisté à un « gros » show de variétés.Un show de music-hall qui, selon les règles du genre, a évolué au gré des artifices qui ont fait sa gloire mais également sa perte.Car, hier soir, nous n’étions pas à Montréal P.Q., mais bien à Las Vegas, Nevada.Chanteuse d’origine galloise, selon les indications inscrites dans le programme du Festival, Bassey a commencé son show en chantant Gold finger.Puis, elle a embrayé avec un autre thème de Bond.Puis elle a poursuivi avec .New York, New York ! N’en mettez-plus, la coupe est pleine.Au fil des mots qu’elle chantait, il faut le dire, avec puissance, on a vu défilé sous nos yeux tous les artifices et les stéréotypes que véhiculent depuis une trentaine d’années le Johnny Carson Show.Son spectacle était vieux d’une minute, peut-être deux, et tout à coup on a eu la certitude suivante : à chaque année, Shirley va faire son petit tour chez le toujours « hilarant » Carson pour l’informer de la santé de ses caniches et lui expliquer comment greffer des géraniums.Au bout de cinq minutes, on a eu, non pas une certitude, mais une révélation : Shirley Bassey est à la chanson ce que la série La croisière s’amuse est à la télé.Révélateurs de cette culture du « cheap qui s’essaie au bon goût », la musique était bêtement sirupeuse, la robe était parsemée de paillettes, un rouge vif dominait l’éclairage d’en arrière.Bref, un show « platement platte ».Auparavant, on a entendu la grande formation de Denny Christianson.Malheureusement, là également, la déception était au rendez-vous.D’abord, on percevait très mal le jeu de Lorraine Desmarais.Ensuite .Ensuite, les compositions de Christianson sont fades.Plus fades en tout cas que ce qu’il avait écrit pour les enregistrements réalisés auprès de Pepper Adams, le saxophoniste baryton avec lequel il a signé un magnifique album sur étiquette Justin 'rime.Les pièces jouées ont été interprétées sans âme, sans « groove », par la vingtaine d'instrumentistes composant cette formation qui est loin d’avoir le punch de celle que dirige Vie Vogel qui, incidemment, a donné, au même endroit, mais plus tôt cette semaine, une show beaucoup plus intéressant que celui de Christianson.Par ailleurs, au Théâtre du Nou- veau Monde, ramenant à la carte du jour un style de moins en moins entendu dans le grand public, la chanteuse Sheila Jordan, accompagnée de llarvie Swartz, a fait renaître, son « swing » chanté, puisé à même les cordes de la contrebasse qui l’accompagne.A la fois retenue, douloureuse et sereine.Jordan laisse les mots et les notes s’échapper en liberté de ses cordes vocales, confiant sa solitude dans l’extrême intimité qui la lie à la contrebasse.Ému de cette complicité parfaite, Swartz, ravi, reprend alors la mélodie, exprimant modestement son grand talent.La chanson Lady Day rendit notamment encore une fois hommage à Billie Holliday, une influence majeure dans la vie de Jordan, avec celles de Charlie Parker et Lester Young.En deuxième partie, plus frondeuse et plus indépendante, la chanteuse Karen Young livrait avec Michel Donato, à la contrebasse, un rythme plus dégagé et une interprétation plus hybride du style.En milieu du spectacle, les deux Montréalais ont improvisé à deux voix, se répondant comme en canon, un chanson créole.Les deux duos se sont rejoints sur scène en cours de soirée, rendant à une assistance en blue jeans un grand tour de « swing ».Le sida ravage le Zimbabwe HARARE (AFP) — Quatre-vingt dix pour cent de la population active du Zimbabwe pourrait décéder des suites de maladies liées au SIDA avant l’an 2000, selon un document de la Confédération de l’industrie du Zimbabwe (CZI), cité par l’agence officielle Ziana.Présenté à l’occasion du congrès annuel de la CZI à Victoria Falls, ce document estime qu’entre 10 et 20 % de la population, qui compte environ 10 millions d’habitants, est actuellement infecté par le virus du SIDA.« Nous estimons que les cas de séropositivité vont doubler tous les dix mois et qu’après une période de dix ans, 90 % de la population active pourrait décéder des suites de maladies liées au sida », indique le document.La CZI, organisation patronale, a demandé au gouvernement de publier des statistiques correctes sur l'étendue du SIDA, afin de pouvoir dresser une estimation du coût de cette maladie.Le sida « détruit la base même de l’économie du Zimbabwe, les ouvriers qualifiés et les cadres de direction étant malheureusement exposés à de hauts risques », poursuit le document.À la fin du mois de mars, 2357 cas de sida ont été recensés au Zimbabwe, selon des sources officielles, qui ont admis que ce chiffre était probablement bien inférieur au chiffre réel, en raison de recensement incomplet.6 juillet par la PC et l'AP 1988: les Communes adoptent un projet de loi controversé renforçant le bilinguisme dans les services gouvernementaux ; une explosion sur la plateforme pétrolière Piper Alpha en Mer du Nord fait 167 morts.1987: une entente intervient entre Ottawa et Victoria pour établir un parc national dans la partie sud des îles de la Reine Charlotte.1985: le colonel Lansana Conte, président guinéen, annonce l'échec d’un coup de force, qui a fait des morts et provoqué des affrontements tribaux à Conakry.1982: les États-Unis acceptent le principe de fournir des troupes pour escorter les fedayin de l’OLP qui doivent quitter Beyrouth.1979: le général Somoza lance 1000 hommes à l’assaut de Masaya au Nicaragua, tenue par les rebelles sandinistes.1975: un grêlon de 249 grammes tombe près de Wetaskiwin, en Alberta.1972: les Sud-Vietnamiens s’emparent de la ville de Quang Tri qu’occupaient les communistes.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.