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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-06-16, Collections de BAnQ.

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LA BIÈRE QUI CHANGE LA FACE DU MONDE.Vol.LXXXI — No 139 ?Possibilité d'averses.Max.: 28 Détail page B-10.Montréal, samedi 16 juin 1990 4 CAHIERS —1,25$ AUJOURD’HUI Éditorial Mais pourquoi donc s'en prend-on tellement au Québec, promu « société infâme ».L’éditorial de Jean-Claude Leclerc.Page A 10 Il y aura 50 ans lundi, le 18 juin, le général Charles de Gaulle lançait son célèbre appel à la France libre depuis Londres.Page A 11 Normand Brathwalte Beau et chaud Normand Brathwaite et toute son équipe de Beau et chaud sont mis à contribution pour la réalisation de l’émission.Il faut que chacun y aille de ses idées, il faut que l'émission bouge, il faut que ça lève.Page C -1 Cités-cinés 350 000 personnes l’année dernière au Palais de la Civilisation pour Cités-cinés.Ce fabuleux spectacle revient cette année, amélioré, modifié, renouvelé.Page C -1 L’inflation tombe sous les 5 % Pour la première fois depuis le mois d’avril 89, le taux annuel d’inflation est tombé en bas de 5 % en mai dernier, soit 4,5 %, a annoncé hier Statistique Canada.Page B-1 Les Chinois s’autofinancent Les Chinois qui vivent à Montréal et qui se lancent en affaires le font avec leur argent, celui de leur famille ou d’amis, rarement avec celui des banques ou de l’État.Page B-1 Vlrgll Gheorghlu Gheorghiu : Rien n’est changé Le célèbre écrivain roumain Virgil Gheorghiu, de passage à Montréal, estime que rien n’est vraiment changé en Roumanie malgré la chute de Ceaucescu.Les révolutionnaires ont été floués, affirme-t-il.Page A 9 Ottawa met tout son espoir dans une trêve avec les autochtones ntal Hébert de notre bureau d'Ottawa LE GOUVERNEMENT fédéral est en pourparlers avec les dirigeants autochtones du Canada en fin de semaine, dans l’espoir de négocier une fin à la guerre de procédures qui menace d’empêcher le Manitoba d’entériner l’accord du lac Meech à temps pour l’échéance du 23 juin.Aux yeux d’Ottawa, cette date demeure incontournable.À moins de reprendre le dossier à zéro, indi-quait-on hier en haut lieu, l’accord Pas de deuxième chance, avertit Rémillard nedt pr chain, à minuit.Sa survie passe donc par une trêve avec les Amérindiens.Selon les fédéraux, il serait alors encore possible que Winnipeg ne manque pas le rendez-vous de samedi prochain.Le ministre des Relations fédéra-les-provinciales Lowell Murray, sa collègue de la J ustice Kim Campbell et le responsable des Affaires indiennes Bill McKnight ont tous été conscrits pour tenter de contourner un obstacle que personne n’avait prévu.De son côté, la leader fédérale du NPD Audrey McLaughlin a pris la route de Winnipeg pour des entretiens avec les troupes de Gary Doer.Selon plusieurs porte-parole autochtones, seule l’assurance d’accéder à la reconnaissance constitutionnelle de leurs droits par la même « grande porte » que le Québec pourrait les amener à lever leur blocus parlementaire.Encore hier, l’obstruction systématique du seul député autochtone de l’Assemblée législative manito-baine a empêché Winnipeg d’entreprendre le débat devant mener à la ratification du lac Meech.Les politiciens manitobains, qui avaient prévu continuer leurs travaux toute la fin de semaine pour compléter l’opération à temps pour le 23, ont plutôt dû suspendre leur séance jusqu’à lundi.Entretemps, les chefs indiens du Manitoba ont écrit à Robert Bou-rassa pour clarifier le sens de leur démarche.« Nous ne rejetons pas la place du Québec comme société distincte au Canada, notent-ils, nous comprenons votre volonté passionnée de préserver la langue et la cul-ture française au Canada.Mais, poursuivent-ils, 52 de nos 55 langues sont actuellement menacées d’ex Voir page A 12 : Ottawa ' il — Le député autochtone HUfiiard Descôteaux === de notre bureau de Québec LE QUÉBEC n’acceptera pas de donner de deuxième chance au Canada anglais si, pour une raison ou une autre, le Manitoba et Terre-Neuve n’arrivent pas à respecter l’échéance du 23 juin fixée à la Constitution pour ratifier l’accord du lac Meech.C’est ce qu’a indiqué hier le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Gil Rémillard, qui a averti ces deux provinces que si le 23 juin, à minuit, l’accord du lac Meech n’est pas sanctionné, le gouvernement Bourassa fermera tout simplement le dossier.Peu importe que ces provinces agissent de bonne ou de mauvaise foi, a fait valoir le ministre qui a ajouté : « Si l’échéance du 23 juin n’est pas respectée, la conclusion sera très simple : Meech n’existera pas.Meech meurt avec toutes les conséquences que l’on connaît».Le Québec ne peut pas et ne veut pas non plus donner de deuxième chance, a expliqué le ministre.Techniquement, il est impossible de prolonger le délai du 23 juin qui est impératif, a-t-il dit, ajoutant qu’il ne saurait être question par ailleurs de reprendre à zéro le processus de ratification.Une telle hypothèse qui pourrait de fait être la seule avenue possible ferait que la résolution constitution-nalisant l’accord du lac Meech serait alors resoumise à tous les Parlements fédéral et provinciaux.C’est une hypothèse qui visiblement ne plaît pas du tout au ministre qui, sur un ton cassant, lancera : « Alors là vous recommencez avec un délai de trois ans.Se faire charrier encore sur trois ans ?Oh non ! Oh non ! Trois ans ça suffit ! » Peu après, il ajoutera : « Je crois qu’on doit tourner la page et se Voir page A 12 : Rémillard PHOTO AP Le pape Jean Paul II a accueilli chaleureusement le leader sud-africain Nelson Mandela hier au Vatican.Nelson Mandela doit arriver à Ottawa demain où II sera reçu avec les égards dus à un chef d'État.Nelson Mandela sera accueilli en homme d’État à Ottawa demain (d'après la Presse canadienne) NELSON MANDELA, symbole de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et vice-président du Congrès national africain(ANC), s’adressera aux deux Chambres réunies, lundi, à Ottawa.La décision du gouvernement canadien d’offrir à M.Mandela cette tribune privilégiée vise à souligner l’importance que le Canada accorde depuis les cinq dernières années à la cause de la majorité Noire en Afrique du Sud, ont fait savoir hier les hauts fonctionnaires des Affaires extérieures au cours d’une séance d’information.Prisonnier politique pendant 27 ans, M.Mandela, libéré le 11 février dernier, arrivera à l'aéroport d’Ottawa dimanche après-midi où il sera accueilli par le pre- mier ministre Brian Mulroney.C’est le 13 février dernier, au cours d’une conversation téléphonique, que le premier ministre Brian Mulroney a invité M.Mandela au Canada et lui a offert de prononcer un discours devant les parlementaires canadiens, un privilège réservé habituellement aux chefs d’États et de gouvernements.Lundi avant-midi, il rencontrera les chefs des deux partis de l’opposition, M.Herb Gray du Parti libéral et Mme Audrey McLaughlin du Nouveau Parti démocratique, avant de prendre la parole devant les députés, les sénateurs et des diplomates convoqués à la Chambre des communes.Dans l’après-midi de lundi, M.Mandela se rendra à Toronto où aura lieu un grand rassemblement, suivi d’un défilé vers le parlement ontarien.À 17 h, le leader Noir recontrera le premier ministre ontarien David Peterson et fera une brève allocation à Queen’s Park.Lundi soir, M.Mandela assistera à un souper offert en son honneur par le premier ministre Mulroney et Mme Mila Mulroney.M.Mandela n’arrivera à Montréal que mardi après-midi et sera accueilli à son arrivée à l’aéroport par la ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration du Québec, Mme Monique Gagnon-Tremblay.M.Mandela sera ensuite escorté jusqu’au bureau du premier ministre Robert Bourassa à l’édifice d’IIydro-Québec Voir page A 12 : Mandela per est félicité par une admiratrice.Les mineurs quittent Bucarest félicités par Iliescu François Brousseau — - — envoyé spécial BUCAREST - LES DIRIGEANTS roumains ont clamé hier, à la face du monde, qu’ils contrôlaient entièrement la situation dans leur pays, qu'ils ne céderaient jamais aux « ultimatums » et qu’ils n’avaient absolument rien à se reprocher à la suite des événements des trois derniers jours.Le président Ion Iliescu, s’adressant nier après-midi à des milliers de partisans dont de nombreux mineurs venus « rétablir l’ordre » dans la capitale, a loué « le sens civique » de ces derniers.Quant au premier ministre Petre Roman, il a déclaré, lors d’une con- ^ i férence de presse tenue dans un pa- TJ lais du gouvernement encerclé par les tanks, que la presse mondiale avait fait de la « désinformation » contre le gouvernement de Bucarest, faisant passer les violents rebondissements de cette semaine pour « un pogrom fasciste à l’encontre de l’opposition », ce qui est, a ajouté M.Roman, « complètement à l’inverse de la réalité».Les fascistes, a-t-il rétorqué, c’étaient plutôt « les bandes organisées qui avaient préparé leur tentative de coup d’État à l’avance ».Ces groupes, travaillant « selon des méthodes similaires à celles des bandes des années 39-41 », recrutaient parmi « la pègre, les spéculateurs, les trafiquants et les maquereaux » qui sévissent dans la capitale.M.Roman, flanqué pour l’occasion du nouveau ministre de l’Intérieur Viorel Ursu et du ministre de la Défense Victor Stanculescu, a affirmé que l’arrivée de quelque 4000 mineurs venus des environs de Bucarest, dans les 48 dernières heures, était « un acte parfaitement spontané ».« Personne ne les a appelés, absolument personne.» Voir page A 12 : Roumanie Les Européens sous le choc de l’Allemagne réunifiée Paule des Rivières revient d'un voyage dans le Vieux continent, où elle a pris le pouls de la nouvelle Europe des Douze, qui abolira ses frontières et deviendra un grand marché ù l'aube de 1993.Dans le premier de trois textes, elle rend compte des craintes et espoirs que la réunification de l’Allemagne provoque à l’Ouest.e des Rivières envoyée spéciale BRUXELLES — Les Européens sont encore sous le choc.Eux qui se préparaient sans surprise à abolir leurs frontières économiques en 1992 ne parlent plus désormais que de la grosse Allemagne et leurs visages s’allongent en forme de points d’interrogation.Du Portugal au Danemark, la réunification de l’Allemagne ranime les douloureux souvenirs de l’expansionnisme allemand.Mais l’attraction d’une grande Europe puissante, qui engloberait non seulement la RDA mais éventuellement d’autres pays de l’Est, donne le goût de tourner la page et d’oublier.À Copenhague, mon interlocuteur, un grand Danois dont les réponses tombent avec une efficacité frôlant la froideur, se cambre à la mention de l’Allemagne, comme s’il frissonnait.« Les Allemands ?Mon père les détestait.» Il s’arrête, regarde le ciel à la fois bas et lumineux de sa ville, et poursuit : « les temps ont changé ».L'Europe de 1992 Un peu partout à travers l’Europe, les sondages confirment l’importance de l’âge : les jeunes sont davantage pro-Européens que leurs aînés.« La réunification de l’Allemagne a provoqué ici un choc.Mais elle est inévitable.Le scénario traditionnel des Allemands qui dominent leurs voisins par la force est chose du passé.L’époque de confrontation des États-Nations est révolue », croit To-ger Seidenfaden, jeune rédacteur en chef de l’hebdomadaire Weekenda-visen, dont la table de travail est envahie de publications en danois, français, allemand et anglais.M.Seidenfaden est le lecteur — privilégié — par excellence du nouvel hebdomadaire de Robert Maxwell, The European, qui s’adresse aux cadres qui ont l’Europe pour terrain et mise sur le développement d'une mentalité européenne.Plusieurs Danois, qui ont adhéré à la Communauté européenne du bout des lèvres, par crainte d’y perdre leur identité et surtout leur extraordinaire système de sécurité sociale, veulent désormais s’associer à une Europe forte « pour bien encadrer les Allemands, les contenir ».Plus au sud, à Bruxelles, le gouvernement belge s’apprête à lancer une campagne publicitaire pour « convaincre les plus de 60 ans d’avoir un comportement plus européen».« Ils sont inquiets de la nouvelle puissance allemande », explique M.Luc Riflet chef de cabinet au Secrétariat d’État à l’Europe de 1992 au gouvernement belge.La publicité gouvernementale fera valoir qu’une Europe des Douze forte rendra l’Allemagne « moins inquiétante » parce qu’elle devra décider de concert avec les autres pays.* La campagne coïncidera avec l’entrée en vigueur, le premier juillet, d’une directive permettant la li-Volr page A 12 : Europe [s l’œil He l’aiele WASHINGTON FACE AU QUEBEC Jean-François Lisée Vol.de 580 pages - 29,95$ m m m «ST «s Un livre plus que jamais d’actualité! Boréal l B69B A-2 M Le Devoir, samedi 16 juin 1990 Le Canada boycottera la conférence mondiale sur le sida à San Francisco OTTAWA (PC) — Le gouvernement canadien a (ait part de sa décision, vendredi, de se joindre à plusieurs Eet organisations internationa-pour boycotter la conférence mondiale sur le sida, qui a lieu à San Francisco du 20 au 24 juin.Le ministre de la Santé Perrin Beatty a précisé que la restriction ne s’applique qu’aux fonctionnaires fédéraux, tous les autres Canadiens étant libres d’assister à la conférence s’ils le désirent.Parmi les autres pays qui boycot- tent la réunion, il y a la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse.« Ce n’est pas une décision qu’on rend à la légère », a déclaré M.eatty, qui a ajouté qu’il devait tenir compte des objections du Comité national consultatif sur la sida et de la Société canadienne du sida.Le mouvement de boycottage a été lancé par la Croix-Rouge, dans le but de protester contre les lois de l’immigration aux États-Unis, qu’on juge discriminatoires à l’égard des sidéens.Il est en effet interdit aux personnes séropositives d’entrer aux États-Unis, à moins d’être munies d’un visa spécial.Les autorités américaines accordent cependant un visa spécial de 10 jours aux participants à la conférence de San Francisco, sans leur demander si elles sont atteintes du sida.La conférence mondiale sur la sida aura lieu l’an prochain en Italie, où il n’existe aucune restriction con- cernant les sidéens.En 1992, cependant, la conférence doit retourner aux États-Unis, à Boston.Pour M.Richard Burzynski, directeur de la Société canadienne du sida, l’exclusion des sidéens d’un pays ne dépend que d’une décision politique, sans aucune justification scientifique.C’est pourquoi, a-t-il dit, la décision du gouvernement canadien constitue « un pas important dans la reconnaissance du droit des personnes séropositives de s’occuper des questions qui touchent leur vie ».Charest confiant de voir Des délégués étudiants Meech ratifié à temps seront absents à Calgary SHERBROOKE (PC) - Le député de la circonscription de Sherbrooke aux Communes, M.Jean Charest, est confiant de voir l’accord du lac Meech ratifié avant le 23 juin.Mais que l’accord soit ratifié ou non, M.Charest estime qu’il s’agit tout de même d’une étape importante pour le Canada.« Il va y en avoir des réformes, qu’il y ait ratification ou pas.Les revendications du peuple autochtone sont un exemple qui démontre bien que tous les Canadiens sont prêts pour réformer le fédéralisme canadien », a souligné M.Charest dans une allocution prononcée hier dans son comté.Selon lui, si Meech n’est pas ratifié, de nouvelles négociations reprendront certainement au cours des prochains mois ou du moins des procnai-nes années.« Quoi qu’il en soit, il est certain qu’il y aura des réformes, probablement au niveau de Sénat », a-t-il précisé.Il souligne par ailleurs que son gouvernement n’a prévu aucun plan d’action advenant la non-ratification de l’accord.« Pour l’instant nous nous concentrons sur la ratification de Meech.» Malgré tout, le député de Sherbrooke demeure optimiste.OTTAWA (PC) — Finalement, 80 étudiants choisis comme délégués libéraux ne participeront pas au congrès qui choisira un nouveau chef libéral, parce que les organisateurs de Jean Chrétien ont décidé à la dernière minute de ne pas les envoyer à Calgary.Mme Manon Pepin, directrice des communications avec l’équipe de M.Chrétien, a expliqué hier que le groupe avait retiré son appui aux délégués venant de 20 clubs libéraux universitaires parce qu’une série de manoeuvres légales entreprises par l’équipe de la candidate Sheila Copps semait l’incertitude.Mme Pepin a ajouté que les orga- nisateurs de M.Chrétien craignaient une injonction mettant en doute l’éligibilité des 80 étudiants élus dans les 20 clubs en tant que délégués favorables à M.Chrétien.La constitution du parti permet une telle injonction jusqu’à 72 heures avant le début du vote par les 5200 libéraux, le 23 juin.« Nous n’avons pas le choix.Sheila Copps dit qu'elle demandera une injonction.Ce n’est pas possible », a dit Mme Pepin.Autant les organisateurs de Mme Copps que ceux de M.Paul Martin ont répliqué que les raisons citées par Mme Pepin n’étaient pas convaincantes.A.Grossi O.Roy D.Vallières B.Pi lotte, is»'-*.Bell des gens de parole Un citoyen nommé Bell Dans la grande région montréalaise, Bell Canada investit, réinvestit, loue, achète, rénove, embauche et innove.Un apport économique important : 13 375 employés 932 OOO abonnés 527 120 OOO $ en salaires 2 874 851 OOO $ en immobilisations 304 660 OOO $ en investissements 316 962 OOO $ en achats locaux 15 231 OOO $ en taxes foncières Mais, Bell sait bien que, au-delà de son impact sur l’économie, la communication c’est d’abord et avant tout une affaire de relations entre les gens.Ainsi, bon nombre d’employés de Bell oeuvrent au sein de leur communauté.C’est le cas, entre autres, de Bernice Pilotte, qui a participé aux phonothons de l’Université de Montréal et d’Amnistie Internationale; d’Olivier Roy, bénévole au Club Lions et au Club Richelieu; d’Alex Grossi, bénévole à la "Course des boulevards" de Saint-Léonard, et de Denise Vallières, coordonnatrice et bénévole au Quillethon des Grands Frères et Grandes Soeurs.Partout au Québec, les gens de Bell sont au service des gens d’ici et participent à la vie sociale et culturelle de leur région.« ; Tremblay met fin à l’étude de la loi sur les heures d’ouverture Warlo Leclerc v de la Presse Canadienne QUÉBEC — L’opposition officielle a vigoureusement réagi, hier, à la décision du ministre Gé-rald Tremblay de mettre fin aux travaux de la commission parlementaire qui étudiait depuis mardi le projet de loi 75 sur les heures d’ouverture des établissements commerciaux.Il s’agissait de la deuxième motion de clôture en deux jours à l’Assemblée nationale.La veille, la même procédure avait été adoptée pour mettre un terme à l’examen détaillé du projet de loi 69 sur la modification de la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur l’enseignement privé.Appuyée par des représentants de la coalition contre l’ouverture des commerces le dimanche, la députée péquiste de Taillon Pauline Marois a blâmé, en conférence de presse, le ministre « qui a utilisé le bâillon après 24 heures de débat seulement et malgré l’intérêt des nombreuses personnes qui assitaient à la commission ».« On foule aux pieds la majorité.Si nous nous sommes opposés au projet de loi du ministre c’est que, entre la consultation et le projet de loi, il n’y avait rien de comparable », a-t-elle soutenu.« Ces gens-là ne manquent pas de culot », a pour sa part protesté le leader parlementaire du Parti québécois, Guy Chevrette, devant l’Assemblee nationale.« Lorsque nous étions au pouvoir, on a écouté les gens de l’op-postion au-delà de 200 heures en commission parlementaire dans le cas des lois 101, de l’assurance automobile et de la loi sur le financement des partis politiques.Après une vingtaine d’heures, ces jeunes vierges offensées sont tannées d’entendre parler d’une loi qui va toucher des centaines de milliers de travailleurs, les six millions de consommateurs québécois et un bon paquet de petits propriétaires qui y vont de leur gagne-pain.Le ministre s’est donné comme mission de répon- dre à un seul lobby, celui des géants tels Steinberg, Métro, Provigo et Jean Coutu, au détriment des petits propriétaires québécois », a-t-il déploré.Depuis mardi dernier, l’opposition menait un filibuster en commission parlementaire.Elle a présenté motion après motion qui avaient pour objectif d’entendre des groupes ou des personnes concernées dans le dossier avant d’amorcer l’étude article par article du projet de loi.Cette opposition farouche du PQ a eu pour effet de ralentir les travaux de la commission parlementaire et commençait à mettre en péril la volonté du ministre de faire adopter, coûte que coûte, son projet de loi avant la fin de la présente session prévue pour le 22 juin.L’opposition avait montré une certaine « ouverture » d’esprit jeudi soir en cessant ses demandes d’entendre des groupes ou individus.Mais elle avait soumis à la commission une motion visant à amorcer l’étude du projet de loi article par article, en commençant par l’article 4 (concernant la règle des quatre employés pour ouvrir le dimanche).Le PQ avait du même coup exigé du ministre qu’il dépose en vrac les amendements qu’il entendait présenter avant le début de l’étude détaillée, en retour de quoi l’opposition s’engageait à déposer ses propres amendements désirés.« Non seulement le ministre refuse-t-il d’entendre les groupes qui réprouvent le projet de loi mais il fait preuve de mauvaise foi en refusant les suggestions de l’opposition », a déploré Mme Marois.Par ailleurs, depuis le début des travaux, la députée soutient que le désaccord fuse de partout quant aux propositions législatives contenues dans ce projet de loi.La députée de Taillon a même avancé, hier, que le ministre Tremblay faisait face à des objections chez ses propres collègues.Le conseil des relations internationales de Montréal Le Conseil des Relations Internationales de Montréal DERNIÈRE HEURE Déjeuner-causerie Le très honorable Joe Clark Secrétaire d’état aux affaires extérieures du Canada «Le Canada et l’enjeu européen» Le mercredi 20 juin 1990 à 12h00 Membre: 35,00 $ Hôtel Le Méridien.Non-membre: 50,00 $ Salon Alfred Rouleau Réservation nécessaire: 876-1048 Le Devoir, samedi 16 juin 1 990 B A-3 Air Canada protégera ses employés des effets de la TPS La compagnie aérienne signe une entente de principe avec ses 3500 préposés aux billets LOIN DES rumeurs de grève qui grondaient il y a quelques semaines, Air Canada signe maintenant une à une toutes ses ententes de principe avec ses syndicats et devient même le premier employeur au pays à protéger ses employés des effets de la TPS.Après l’entente intervenue avec ses 1700 pilotes de ligne au printemps dernier, la compagnie a signé hier une nouvelle entente, cette fois avec ses 3500 préposés aux billets dont la convention collective ne venait à échéance que le 30 septembre prochain.Outre des améliorations au chapitre des avantages sociaux, ceux-ci ont obtenu des hausses salariales de 5 % pour la première année de la convention et de 6 % pour la deuxième.À ces clauses s’ajoutent toutefois la grande nouveauté du contrat : la protection contre les effets inflationnistes de la TPS jusqu’à concurrence de 2,5 % en plus des indexations prévues.Dans ce contexte, on peut croire que le Syndicat des machinistes, regroupant quelque 9000 mécaniciens et bagagistes, sont eux aussi en voie d’obtenir la même protection, une de leurs principales revendications dans les négociations qu’ils mènent actuellement avec la compagnie aérienne.La convention collective des machinistes vient à échéance le 24 juin et, il y a à peine 10 jours, ceux-ci se prononçaient à 84 % en faveur d'une grève générale si aucun règlement n’intervenait d’ici là.Or, cette semaine, un porte-parole syndical, M.Neville Hamilton, indiquait brièvement au DEVOIR que les négociations se poursuivaient en présence d’un conciliateur et que tout recours à la grève devenait maintenant une issue douteuse.Du côté d’Air Canada, la discrétion est de rigueur.La compagnie refuse de commenter les négociations en cours, même lorsqu’il y a entente de principe comme c’était le cas hier.« Nous étions plus ouverts par le passé, reconnaît une porte-parole de la compagnie nouvellement privatisée.Mais nous ne voulons plus négocier par l’entremise des médias.Les véritables discussions ont lieu aux tables de négociations et nous préférons que ce processus reste confidentiel.» Mme Christiane Brisson reconnaît toutefois qu’il s’agit d’une « très grosse année pour Air Canada » puisqu'elle doit renégocier les conventions collectives de ses quatre syndicats les plus importants.Reste encore les agents de bord à entrer dans la ronde.Les négociations avec ce syndicat, qui regroupe 3500 membres, débuteront cet été.Leur convention vient à échéance le 31 août.Air Canada n'est pas pour autant à l’abri de tout mécontement puisqu’une menace de grève pèse sur une de ses filiales.Les agents de bord d’Air Alliance, le transporteur régional québécois membre du réseau de liaison Air Canada, faisaient savoir cette semaine que les négociations sont rompues entre eux et la compagnie.Ils envisagent maintenant de déclencher un arrêt de travail le 23 juin à minuit.Les 40 agents de bord tentent d’obtenir la signature d'une première convention collective au sein de cette compagnie qui a été créée il y a deux ans et dont Air Canada détient 75 % des parts.Le salaire actuel des agents de bord chez Air Alliance varie de 14 500 $ à 15 500 $ par année alors qu’il est de 16 000 $ à 21 000 $ chez.Air Ontario, la filiale ontarienne d’Air Canada.PNOTO PC K*- ¦ La tournée de la dernière chance Le premier ministre de Terre-Neuve Clyde Wells a entrepris la visite de ses électeurs du comté de Cox’s Cove.Les 50 autres membres de l’Assemblée législative de Terre-Neuve en feront de même avant le vote libre sur l'accord du lac Meech.Les constructeurs obtiennent une injonction contre les camionneurs |§§§pline Montpetit L'ASSOCIATION des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec a obtenu hier une injonction provisoire de dix jours, ordonnant à tout camionneur de cesser l’obstruction des chantiers de construction de ses compagnies membres sur tout le territoire québécois.Cette injonction, accordée par le juge (îérald Boisvert, de la Cour supérieure du Québec, s’adresse aux quelque 4200 camionneurs-artisans du Québec qui manifestent depuis plus d’une semaine devant les chantiers de construction du Québec.Les camionneurs-artisans tentent d’obtenir du gouvernement une meilleure part minimum dans l’allocation des travaux de camionnage en vrac, et un taux minimum dans les salaires.Par cette injonction, gribouillée à la main sur la requête des constructeurs, le juge Boisvert établit que les pertes engendrées par les manifes- tations sont plus pesantes du côté des compagnies que du côté des manifestants.Les constructeurs ont précisé que les 4200 manifestants de TANÇAI blo quent le travail de quelque 5000 autres camionneurs.Plusieurs constructeurs ont d'ailleurs déjà procédé à des mises à pied de leurs employés, devant l’ampleur des manifestations.D’autre part, Stéphane Phillibert, le camionneur de 21 ans accusé d’homicide involontaire après avoir renversé et tué un autre camionneur manifestant, a été remis en libération provisoire, par le juge Savard de la Cour du Québec.Stéphane Phillibert a happé Marcel Lemieux, 55 ans, de Saint-Basile Legrand, avec son camion, en traversant les lignes de piquetage des camionneurs à la carrière Francon.La mère de M.Phillibert a avancé 20 000 dollars à la cour [jour obtenir sa libération.Les camionneurs-artisans de Montréal marqueront le deuil de leur confrère, en défilant avec des drapeaux noirs et en distribuant des communiqués, au Carrefour Laval, à sept heures ce matin.« Nous allons continuer de manifester en respectant Tinjontion, mais nous avons également l’intention de la faire rejeter comme la dernière qui nous a été imposée », a déclaré pour sa part Mme Micheline Lacroix, contrôleur au poste de courtage de Montréal.Les négociations entre le ministère des transports, l’Association des constructeurs de routes et l’Association des camionneurs-artisans étaient d’ailleurs toujours au point mort hier, à l’heure de mettre sous presse, Les représentants de TANÇAI tenait une assemblée générale vers 18 h au Pavillon de la Jeunesse de Québec, pour aviser leurs membres de la marche à suivre.L’Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec demande au gouvernement de mettre sur pied une commission parlementaire, pour trouver une solution finale aux problèmes de compétition dans le camionnage.L’écluse sur s-Gilles Francoeur OTTAWA et Québec devront débourser 32 milüons $, artificialiser et draguer les derniers rapides naturels de la rivière des Prairies s’ils veulent donner suite au voeu de la Chambre de commerce de Laval de construire une écluse pour permettre aux propriétaires de gros « cruisers » de franchir enfin le barrage d’Hydro-Québec.Ce projet serait construit là, précisément, où chaque année, en juin, des dizaines de milliers d’aloses se réunissent au pied du barrage avant de remonter a leurs sites de fraie dans les eaux métropolitaines ou de TOutaouais.C’est ce que révèle, en effet, une étude confidentielle dont LE DEVOIR a obtenu copie, qui a été remise le 30 mars dernier par la firme Tecsult au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP).Cette étude avait pour but d’évaluer le coût et de décrire les étapes techniques de ce projet dont T elite économique lavalloise rêve depuis des années.D’ailleurs, cet après-midi, une batterie de députés fédéraux accompagnés de fonctionnaires des organismes régionaux des deux rives vont se rencontrer au milieu du pont Papineau pour signer un protocole en vue de « désenclaver » (sic) cette rivière emprisonnée par l’entrave hy-dro-québecoise ! La sous-ministre du MLCP, Mme Gisèle Desrochers, niait hier la paternité de son ministère dans ce dossier : tout au plus, dit-elle, le MLCP a-t-il accepte de passer officiellement la commande de 130 000 $ à Techsult au nom des deux gouvernements pour réaliser l’étude de faisabilité.« Mais, dit-elle, c’est l’insistance des députés conservateurs après l’élection de 1988 qui a remis ce dossier sur la table ».Il dormait depuis 1982 sur les tablettes avec le reste de la 2e version du projet Archipel.Comme l’Entente Canada Québec sur le développement économique des régions permet de financer des études, le ministère fédéral de l’Industrie, de la Science et de la Technologie s’est dit prêt à payer la moitié.Le MLCP a alors été désigné par Québec pour passer la commande.Il a été impossible de savoir si d’autres projets plus urgents ont été mis de côté au profit de l’étude pour l’écluse lavalloise.« Soyons clair, précise la sous-ministre Desrochers : ce projet n’est pas une priorité du gouvernement.Pas du tout.» L’étude réclamée avec insistance depuis 20 ans par les milieux économiques lavallois est dévastatrice, en réalité, pour leur projet.Et la firme Tecsult le dit explicitement, ce qui explique que les hauts fonctionnaires ont décidé de la garder confidentielle.Selon Tecsult, la construction d’une écluse dans le barrage d'Hy-dro-Québec coûterait 31,7 millions $.Cet investissement permettrait à 12 000 personnes de franchir le barrage d’Hydro-Québec chaque année.La méthode utilisée « ne permet pas toutefois de dire si ces 12 000 personnes sont en réalité 2000 personnes qui passeraient six fois dans la même année », explique un fonctionnaire provincial au fait du dossier.Les auteurs ne manquent pas de souligner qu'un investissement public de 31 millions $ pour assurer à la rivière des Prairies coûtera 32 millions aux gouvernements une clientièle de bien nantis un service évalué par les bénéficiaires à 5 millions $ obligera les gouvernements à justifier leur politique de « redistribution de la richesse » dans une métropole où le tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté .« Ainsi, précise le rapport, il est possible que les bénéfices générés-par un projet ne se concentrent qu’au sein d’un petit groupe dans la société alors que les coûts seront supportés par l’ensemble.» L’analyse avantage-coût de ce rapport n’inclut pas certains coûts sociaux comme le dérangement des riverains pendant les travaux de construction et, par la suite, en rai- son de l’autoroute maritime qui pourrait s’installer sur la rivière « libérée » du joug de son barrage.Pas plus qu’elle ne tient compte des coûts environnementaux.Le rapport note d’ailleurs que le fait de ne pas avoir comptabilité le coût des impacts environnementaux et des mesures d’atténuation « pourrait diminuer de beaucoup la rentabilité économique du projet.» Il faudrait, en effet, draguer 133 000 mètres cubes de roc et de terre pour excaver l’écluse, construire des batardeaux, pour effectuer des dragages d’entretien ou pour la construction de chenaux de passage dans les rapides, les frayè-res et les sites d’alevinage des pois- /* b*citr«' ft ckarc*(tr,t m ‘ tt ft (rt'CfV' • c ts( ttfrt mi fur f «Le prêt à emporter» A^ou-Qué/iec Trafouj0 C’est la meilleure façon de vous faire plaisir Laissez parler vos envies Petits plats mijotes et grands classiques Tout est là devant vos yeux prêt à déguster chez vous.1025 rue Laurier ouest 272-4065 ou 272-4086 Notre qualité fait notre renommée sons résidants ou migrateurs.Les auteurs notent que si les grosses embarcations bénéficient un jour d’une écluse, il faudra logiquement s’assurer qu’elles puissent, un peu plus loin, franchir les rapides de la rivière des Prairies, deuxième étape de la libération des classes flottantes de Laval.On projette donc de dy- namiter et de draguer différents rapides et hauts fonds que la mit ure a commis dans le secteur.Et pour s’assurer que les quilles et « pinnes » de moteurs ne s’écorchent pas trop, on construira de véritables murs de roc dans les rapides pour refouler leurs eaux afin d’en rehausser le niveau.Le Rapide -du-Cheval Blanc, à l'embouchure du lac des Deux Montagnes serait ainsi émoussé au profit des chevaux mécaniques.En tout, le projet nécessiterait la construction de six seuils artificiels dans le cours d’eau lui-même, dont certains seraient noyés pour ne pas nuire à son apparence naturelle ! • Camillien HOUDE • Louis-Hippolyte LAFONTAINE • Idola SAINT-JEAN 1889-1958 1802-1864 1875-1945 Maire de Montréal Défenseur de la langue française Féministe NOTRE PATRIMOINE EST AUSSI A NOTRE-DAME-DES-NEIGES epuis sa fondation, en 1855, la corporation sans but lucratif de Notre-Dame-des-Neiges est au service de notre communauté, au coeur même de notre ville.L’institution s’est adaptée «à son époque et offre maintenant de nouveaux services pour répondre aux besoins du public, comme par exemple : • Mausolées • Columbarium • Choix d’urnes funéraires • Crématorium • Contrats de pré-arrangement et prochainement • Transport des défunts, du lieu de décès à Notre-Dame-des-Neiges, pour les familles ne souhaitant pas d’exposition.NOTRE-DAME-DES NEIGES 4601, Chemin de la Côte-des-Neiges Montréal H3V 1E7 735-1361 A-4 ¦ Le Devoir, samedi 16 juin 1990 La FFHQ met à jour sa position sur Meech Marie Tison ¦ de la Presse Canadienne OTTAWA — Incontournable, l’accord du lac Meech sera au menu lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération des francophones hors-Québec (FFHQ), en fin de semaine à Vancouver.« Comme le dossier constitutionnel évolue, il faut faire une mise au point », a indiqué M.Syl-vio Morin, le directeur des communications de la fédération.Le Conseil national des présidents de la FFHQ avait résolu en février dernier de donner son appui à l’entente constitutionnelle.Jusque-là, la fédération reconnaissait le caractère distinct du Québec et acceptait ses cinq conditions pour regagner le giron constitutionnel, mais elle refusait d’appuyer l’accord du lac Meech parce qu’il n’exigeait pas la promotion des minorités linguistiques.Lors de sa rencontre à Winnipeg, le 17 février dernier, le conseil des présidents de la FFHQ a révisé cette position et a appuyé l’entente, afin surtout d’éviter l’impasse constitutionnelle.Le président de la fédération, M.Guy Matte, avait expliqué que le rejet de l’accord du lac Meech sonnerait le glas du processus de réforme constitutionnelle et renverrait aux calendes grecques une meilleure protection des droits des communautés linguistiques minoritaires.Seule la Fédération des francophones des Territoires du Nord-Ouest avait exprimé des réticences face à cette nouvelle position, mais elle s’était ralliée à la majorité par solidarité.Hier, le bureau de direction de la FFHQ s’est à nouveau penché sur ce dossier.Il présentera le ré-sultat de ses cogitations cet après-midi aux quelque 70 délégués attendus en fin de semaine à Vancouver.S’il n’est pas question pour l’instant de modifier la position de la FFHQ, les délégués discuteront probablement des plus récentes péripéties dans le dossier constitutionnel.Il devrait notamment être question de l’entente de principe signée le 9 juin dernier par les premiers ministres dans le but de sauver l’accord du lac Meech, du vote libre prévu pour vendredi prochain à la législature de Terre-Neuve et des difficultés que connaît l’accord à la législature manitobaine.Les délégués discuteront également de la deuxième ronde de négociations constitutionnelles.L’ancien président de la FFHQ, Me Yvon Fontaine, présentera cet après-midi un rapport sur la réforme du Sénat.Il sera surtout question de la place que pourraient prendre les minorités linguistiques dans un Sénat réformé.Il pourrait aussi être question de la clause Canada, cette disposition visant à définir les caractéristiques fondamentales du pays qui fera l’objet d’audiences publiques dès cet été.Les francophones hors-Québec craignent de voir cette clause diminuer la portée de la disposition de l’accord du lac Meech sur la dualité linguistique.Les délégués délaisseront la question constitutionnelle pour aborder demain celle des liens à établir avec les communautés ethniques.Le professeur Stacy Churchill déposera à cette occasion un rapport sur le multiculturalisme.En février dernier, M.Churchill avait déclaré aux présidents de la FFHQ que les minorités francophones ne pouvaient se permettre de négliger les communautés ethniques de langue française, et qu’elles avaient tout avantage à établir des liens avec les communautés ethniques d’autres langues.Les neuf associations provinciales, les deux associations territoriales et les quatre associations nationales qui composent la FFHQ discuteront également en fin de semaine de l’adhésion de deux nouveaux membres, la Fédération culturelle canadienne-française et l’Association de la presse francophone.Gouvernement du Québec Commission des normes du travail La Fête nationale: congé reporté au 25 juin La Loi sur la Fête nationale prévoit que lorsque le 24 juin tombe un dimanche, le congé est reporté au 25 juin qui devient alors le jour chômé: c’est le cas en 1990.En conséquence, un employé à temps complet ou à temps partiel peut bénéficier d’une journée de congé payé ou d’une indemnité s’il a eu droit à un salaire pendant au moins dix jours au cours de la période du 1*r au 23 juin.RENSEIGNEMENTS On peut obtenir plus de renseignements* ou porter plainte en s’adressant aux bureaux suivants de la Commission des normes du travail: BAIE-COMEAU HULL JONQUIÈRE MATANE MONTRÉAL (418) 589-9931 (819) 772-3019 (418) 695-1940 (418) 562-2010 (514) 873-7061 QUÉBEC ROUYN-NORANDA SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES (418) 643-4940 (819) 797-0202 (819) 820-3441 (819)371-6661 * La Commission accepte les frais d’appel.Québec s s Le rapport du Groupe de travail sur la drogue est bien accueilli par les intervenants du milieu Paul Cauchon Le Rapport du Groupe de travail sur la lutte contre la drogue, présidé par Mario Bertrand, dépose jeudi, est plutôt bien reçu par les intervenants du milieu, malgré que certains déplorent qu’on ait pas abordé de façon fouillée la problématique des « drogues licites » (alcool et médicaments).L’opposition officielle à l’Assemblée nationale se dit cependant déçue, déplorant qu’on ait pas créé une organisme unique et indépendant qui aurait coordonné l’ensemble des activités de lutte contre la drogue.Mais cette proposition ne fait plus l’unanimité chez les intervenants du milieu.Au Centre Le Portage, placé sur la ligne de front depuis des années, on se montre ravi du rapport.« Nous sommes très très satisfaits », déclare Peter Vamos, directeur général du Portage, « et notre seule réticence concerne la capacité des autorités gouvernementales à mettre en forme les recommandations ».Pour M.Vamos, ce rapport» responsable et réaliste » rendu public hier reconnaît l’importance des trois Le Texas attend la marée noire fonctions essentielles en matière de lutte contre la drogue, soit la prévention, la répression et le traitement.Les auteurs font preuve de courage, ajoute-t-il, en préconisant une meilleure formation professionnelle pour les médecins et les enseignants, « qui ne sont pas préparés du tout à faire face adéquatement aux réalités de la drogue ».La Communauté urbaine de Montréal n’a également que des éloges.Guy Décary, président de Commission de la sécurité publique de la CUM, et Léa Cousineau, vice-présidente, remarquent que le rapport reconnaît l’importance de la concertation et le rôle essenitel des instances locales et régionales dans toute stratégie.On se montre particulièrement satisfait de la recommandation qui veut créer un comité de coordination entre les forces policières, afin de favoriser l’échange de renseignements et la conduite d’opérations conjointes.Pour sa part, l’Association des centres d’accueil du Québec (ACAQ) se montre « généralement satisfaite ».L’ACAQ regroupe 14 centres publics de réadaptation pour alcooliques et toxicomanes, et le rapport recommande l’ajout de nombreuses places en foyer de groupe pour ré- habilitation et en programme résidentiel.L’ACAQ avait demandé au gouvernement de « mettre de l’ordre dans la multitude de services privés » offerts au Québec, et préconisait un investissement plus important en prévention et dans le traitement des toxicomanes qui nécessitent de soins psychiatriques, des propositions dont on a tenu compte.Par contre, l’Association déplore qu’on ait exclu l’alcoolisme de la problématique générale, même si « l’alcool est le psychotrope de choix des Québécois » ajoute Michel Clair, directeur général de l’ACAQ.On déplore également que le groupe de travail ne présente pas de véritable politique gouvernementale en matière de toxicomanie.L’Association des intervenants en toxicomanie, qui regroupe 500 membres, reprend également à son compte cette critique, en ajoutant que le rapport aurait dû tenir compte de la surconsommation d’alcool et de médicaments.L’Association aurait également préféré voir la création d’un Conseil de la toxicomanie.Le Parti québécois se bat depuis longtemps pour cette idée, et il présentait le 7 juin dernier un projet de loi instituant un tel Conseil.La députée de Marie-Victorin et porte-parole en matière de toxicomanie, Cécile Vermette, se montre donc « très déçue » du contenu du rapport, déplorant l’absence de pob-tique de concertation et de coordination.« Le rapport Bertrand dresse 33 recommandations qui devraient être appliquées par neuf organismes ou ministères différents.Encore une fois, on préconise l’étalement des stratégies au détriment d’une lutte concertée», soutient la députée.Mais le PQ devra peut-être chercher un autre cheval de bataille.L’Association des centres d’accueil, qui préconisait aussi un tel Conseil, déclare maintenant que « la formule du comité rattaché au bureau du premier ministre est aussi très valable ».Le rapport Bertrand propose en effet que toutes les actions gouver-mentales soient coordonnées par le bureau du premier ministre.Peter Vamos du Portage souscrit aussi à cette solution : « en plaçant la res-ponsablité directement au premier ministre celui-ci ne peut pas se défiler et il doit assumer ses responsabilités.Et puis, il y a déjà assez de bureaucratie comme ça ».Il y a 50 ans, Gilles Pelletier entendait Vappel du général de Gaulle GALVESTON (Reuter-AP) - Les autorités du Texas attendent de pied ferme l’arrivée sur leurs côtes de la marée noire qui continue de s’écouler du pétrolier géant Mega Borg, en feu depuis près d’une semaine dans le golfe du Mexique.Des barrages flottants et des embarcations ont été déployés et le gouverneur Bill Clements a demandé à la garde nationale de se tenir prête à nettoyer les plages du pétrole qui pourrait atteindre les cotes.Les autorités locales envisagent également de recourir à une nouvelle technique, la « bioremedia-tion », faisant appel à une bactérie mangeuse de pétrole.La salle des machines du Mega Borg continuait de brûler, ce qui empêche les pompiers de vider les cuves percées et d’arrêter les fuites.Plus de 11 millions de litres de brut, sur une cargaison totale de 144 millions de litres, se sont échappés du navire depuis le début de l’accident, provoqué samedi dernier par une explosion.Une bonne part du pétrole déversé a brûlé ou s’est évaporé, mais il reste encore entre 45 000 et 152 000 litres sur une surface de 48 km, a précisé vendredi le garde-côte Gene Maes-tas.Les équipes de secours ont déjà récupéré plus de 289 000 litres de brut autour du navire qui se trouve à 92 km de Galveston et ont l’intention de transvaser le reste du contenu des réservoirs dans les cuves d’un autre navire, a-t-on appris de même source.VOYAGES EGYPTE COMBINÉ — CIRCUIT — CROISIÈRE (14 jours — 13 nuits) Tous les repas inclus - Sauf un déjeuner Départ de Paris: 30 juin, 14 juillet, 4 et 18 août O pa( / personne Taxe + frais de service inclus VOYAGES REVISOL (514) 385-5210 Permis du Québec HP INC EUROPE Paris, aller et retour, 448$ Bruxelles, 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